Oulala, j'avais oublié cette série de Gotlib !
C'est le commentaire de mon padawan js qui l'a rappelée à mon (mauvais) souvenir.
L'avis ne va pas être romanesque, tellement je ne me suis pas fendu la gueule en lisant ces gags : j'ai pas trouvé ça drôle du tout. C'est répétitif (en gros, à chaque fois, il montre sa merguez, et, à la fin de chaque planche, il en est mort de rire), parfois limite (j'aime bien l'humour trash, mais parfois avec les gamins, ça passe pas trop, ce genre de trucs).
Même le dessin de Gotlib n'arrivera pas à réhausser le niveau et à me faire retourner dans ces planches.
Ca me fait penser un peu au dérisoire Chaponoir, la mocheté en moins.
Bref, une étoile et puis c'est tout !
(107)
Je suis complètement en accord avec les auteurs pour dénoncer les conditions de vie en prison, c’est honteux et indigne d’une société qui se réclame juste et bienveillante.
D’accord aussi pour condamner le manque de volonté pour réinsérer les gens qui ont commis des fautes, nos pouvoirs publics vont à l’encontre des bonnes règles, c’est pitoyable.
N’empêche ce récit m’a gonflé sur pratiquement l’entièreté de l’album, le personnage principal n’est absolument pas crédible, un gars du style « ce n’est pas ma faute » mais qui prend vingt ans pour un vol (?) et qui se justifie de façon immonde.
De plus, des gardiens qui le font passer pour pédophile en manipulant son fichier personnel dans la base de données, c’est ridicule !
Heureusement les auteurs se rattrapent sur la fin, mais pour moi c’est trop tard.
1* et c’est bien payé (et je ne suis pas gardien de prison).
Fan de Requiem, il m'était difficile de passer à côté d'une série annexe. Grand mal m'en a pris. Ni le dessin, ni le scénario, ni même la tentative de récupération de l'univers (bien beau de poser les mêmes bases mais si les décors sont en carton plâtre, ça sent pas l'authenticité) de Requiem. Alors certes, je ne suis pas fan des vampires, gothiques et autres "références" que l'on retrouve dans cet univers mais si Requiem a réussi à me faire passer outre mes préjugés, Claudia tombe en plein dedans, ou presque.
Un dessin qui ne me parle pas du tout. Je le trouve limite vulgaire dans la réalisation (peu de finesse, manque de subtilité, de nuances) et limité côté inspiration. Tout est exagéré comme l'héroïne par exemple, superbe plante dans Requiem, qui devient une créature façon pin up de Tex Avery. De plus, le tout est trop réchauffé à mon goût. A quoi sert un univers permissif si l'imaginaire du dessinateur est limité ? Les monstres sont des insectes/animaux grandis x1000, les détails en moins ! On se croirait dans un film de science fiction de l'âge de Godzilla.
Côté scénario, quand certaines scènes gratuites de Requiem permettent de se reposer vis à vis de l'intrigue principale tout en faisant travailler la rétine sur le boulot de Ledroit, ici on a l'impression que l'on fait d'abord du gratuit et accessoirement une histoire. Et puis le fil conducteur est quand même très simpliste (on ne se pose jamais de questions) et son déroulement peu envoutant car peu de vrais protagonistes y sont rattachés et le suspens est absent car l'issue est déjà connue si l'on connait Requiem (l'inverse existe-il ?). Bref, grosse perte de qualité, aucune contrepartie et un manque d'originalité à se demander s'il ne retourne pas d'une BD business sans aucune autre ambition.
Je suis bien malheureux. Moi qui ai un tel souvenir émlu de mes lectures d'antant mettant en scène Wolverine, moi qui ai tant aimé l'interprétation du Serval au cinéma dans les épisodes des X-Men, j'espérais que cet album m'amène autant de plaisir et de bonheur;
Tout commençait pourtant bien avec un ben ennemi qui apparait rapidement justement dans les films : Dents de Sabre.
l'ennemi à de la gueule et offre suffisamment de possibilité pour nous livrer un joli combat.
Làs, l'histoire ne décolle jamais. A coup de FlashBack aussi incompréhensibles pour nous que pour Wolverine, on progresse dans le noir et l'obscurité dans ce scénario.
De plus, le BackGround n'est pas assez explicité et je n'ai pas compris comment l'école du professeur X pouvait être devenue telle qu'elle nous apparait dans cet album.
Cette obscurité et opacité du scénario est renforcé par un dessin aux couleurs beaucoup trop sombres qui rendent la lecture de pages extrêmement fatigante. je pense que j'ai fini les dernières pages en survolant le dessin et en me focalisant sur les textes.
Dommage car le trait dessous semble vraiment intéressant et détaillé, précis et dynamique, mais vraiment, la mise en couleur gâche tout tellement on doit froncer des sourcils pour percer cette obscurité.
Heureusement, la fin, pour moi, complètement inattendue, a permis de refermer cette album sans être absolument abattu et dépité par mon achat.
Malgré tout, 2 pages intéressantes sur un album entier, cela reste léger !
Un scénario tellement bancal qu'il en devient ridicule, des races extraterrestres d'un manque d'originalité complet comme à peu près la totalité de l'univers dans lequel baigne Khaal, grand dadais gavé aux hormones tellement stéréotypé que ça en devient comique.
Je m'arrêterai là pour les superlatif. Après avoir lu cette BD, qui a, il faut bien le reconnaître le mérite d'être très réussie graphiquement, je n'ai eu qu'une seule envie: retourner lire mes "Petit Spirou" pour oublier le torrent de violence barbare, dénuée de finesse et la plupart du temps inutile qui tient lieu de corps à l'ouvrage dans sa totalité.
Pour être également un grand amateur de jeux vidéos, et de jeu de rôle, terrains propice à la prolifération des adolescents mâles en manque de sensations forte et de reconnaissance, je dirais que c'est à ce public que la BD s'adresse. Khaal est plus fort que tout le monde, n'a aucune faiblesse, aucune pitié, aucun sentiment, tel un joueur acharné de Call of Duty enchainant son trentième frag d'affilée, et en plus il se fait plein de meufs soumises à la suite comme un animal bref, je comprendrai que certains de mes congénères y trouvent un nouveau modèle masculin. Cependant, même Conan le Barbare passe pour un intellectuel à côté de lui, et un bon Transformers réalisé par Michael Bay fait limite figure de production d'art et d'essai à côté des exploits de Khaal l'immortel tout puissant. Je ne m'attarderai pas sur les dialogues qui viennent parachever un ouvrage peut être un peu trop conceptuel pour moi, je dois bien l'avouer.
A ne pas mettre entre toutes les mains...
Je suis comme la majorité des posteurs, si à mon sens le but avoué est honorable, son traitement est trop provocant en ce sens qu'il est malsain.
S'il voulait nous donner une leçon d'humanisme néo 68arde voir woodstockienne, il fallait s'inscrire dans cette ligne, mettre aux prises un juif et une arabe ou l'inverse, faisant l'amour sous les projecteurs de CNN et Al Jazeerha sur une colline de Cisjordanie par exemple. Au lieu de quoi on a un hébreux qui n'en est pas un, un viol qui tait son nom, une coucherie cachée de tous donc pas en adéquation avec ce qui est ciblé, les policiers sont forcément racistes, bref, on a droit à toutes les provocations faciles mais sans en avoir de sens réel.
Graphiquement, c'est très beau, comme toujours, mais là ça manque la cible.
A l’inverse de Spooky, je n’ai pas loupé la période post punk et suis même attiré par certaines œuvres dites trash ou irrévencieuses et Ranx faisait partie d’un quotidien alternatif dans les années 80.
D’abord publiées dans l’Echo des Savanes, l’histoire de ce robot serviable envers Loubna une ado tête à claques et de leurs délires ont même fait l’objet d’un jeu video. Il était de très bon gout pour paraitre « rebelle » à l’époque de dire que Ranx c’est « trop de la balle » et que c’est « pas pour les tapettes ».
Presque 30 ans après il reste quoi de ce vestige né d’une marque de copieurs dont tout le monde a oublié le nom aujourd’hui ?
Et bien pas grand-chose du tout car il faut bien dire que si Liberatore a du talent, son style est devenu archi daté tout autant que les histoires qu’il illustre. De la baston, un peu de cul ou de provoc surtout, de la drogue pour faire « in » et un héros avec une tête de con façon skinhead à lunettes habillé par Jean-Paul Gaultier…
Bref ce qui avait pas ou peu d’intérêt à l’époque n’en a plus du tout aujourd’hui, la faute à des scénarios privilégiant un univers et une ambiance dirons-nous à une histoire qui tienne un tantinet la route ou qui soit divertissante.
Le slogan hurlait « Lisez et vous crierez pitié » et je crois qu’il n’y a pas mieux pour résumer Ranx ce dinosaure du 9ème art !
A défaut d’être pleinement crédible à mes yeux, l’univers futuriste imaginé par les auteurs est plutôt pas mal, avec cette omniprésence de la publicité et des médias. C’est là la seule qualité que je relèverai de cet album, par ailleurs, euhhhh, comment dire… mal conçu à mes yeux.
Tout d’abord, il y a la première partie, où l’on nage en plein brouillard. Le temps que tout se mette en place et… on arrive au dénouement final. C’est pas toujours évident à suivre mais ce côté obscur du scénario ne m’a pas spécialement dérangé. L’univers très S-F avec ses clones, ses manipulations, ses extra-terrestres, est réarrangé avec une certaine originalité mais rien de fondamental (on notera juste le langage fleuri de « la main », grande manipulatrice de nos clones, bein oui : main = manipulation, ouhhhh subtil !! bon, passons).
Jusque là, ma note aurait été entre le « pas mal » et le « bof ». Puis vient l’explication. Et là, bein, j’ai trouvé que c’était vraiment du grand n’importe quoi, pas logique, pas crédible, crétin même, à mes yeux.
Je m’excuse auprès des auteurs mais leur plan machiavélique, leur manipulation diabolique est aussi peu crédible dans sa mise en place que cohérente dans ses objectifs. Raison de ma cote sévère…
Dieu que c'est du grand n'importe quoi. Ca démarre plutôt sur une bonne note, cette composition d'une équipe de prisonniers réunis par un original millionnaire pour une mission qu'on pressent délicate et difficile.
Et puis on bascule vite dans le foutraque complet, avec une touche de gang post apocalyptique façon Ghost of Mars, un soupçon d'Ocean Eleven, de la SF, de la pseudo science et anticipation, un bloubiboulga des plus indigeste qui se termine par un bain de sang. On ne parvient à s'intéresser ni à l'intrigue, ni aux personnages ni même au background de cette découverte archéologique si particulière.
Le dessin, à l'image de ces séries Auchan, est fait rapidement pour séduire le plus grand nombre sans donner de supplément d'âme.
Vaut vraiment pas le coup.
Je suis globalement d'accord avec les avis précédents, mais plus sévère car justement cette bd a été primée : on donne la chance à un auteur de se faire connaitre, il doit donc y avoir quelque chose de surprenant (dans le dessin, l'histoire, les couleurs, les émotions). Ici, pour moi, ce ne fut rien.
En la feuilletant, je me suis dit : tiens, les changements de couleurs sont intéressants, mais je n'aime pas les dessins (chacun son mauvais goût !), l'histoire doit donc être captivante (la balance des âmes : j'ai mis plus de poids du coté du prix Angoulême, erreur).
Raté, l'histoire ne m'a pas transporté ni à 5000 kilomètres, ni dans la tête des personnages (Kunderien, Lelouchien ou Sartrien), voire même elle m'a vraiment lassé.
Dommage.
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Pervers Pépère
Oulala, j'avais oublié cette série de Gotlib ! C'est le commentaire de mon padawan js qui l'a rappelée à mon (mauvais) souvenir. L'avis ne va pas être romanesque, tellement je ne me suis pas fendu la gueule en lisant ces gags : j'ai pas trouvé ça drôle du tout. C'est répétitif (en gros, à chaque fois, il montre sa merguez, et, à la fin de chaque planche, il en est mort de rire), parfois limite (j'aime bien l'humour trash, mais parfois avec les gamins, ça passe pas trop, ce genre de trucs). Même le dessin de Gotlib n'arrivera pas à réhausser le niveau et à me faire retourner dans ces planches. Ca me fait penser un peu au dérisoire Chaponoir, la mocheté en moins. Bref, une étoile et puis c'est tout ! (107)
20 ans ferme
Je suis complètement en accord avec les auteurs pour dénoncer les conditions de vie en prison, c’est honteux et indigne d’une société qui se réclame juste et bienveillante. D’accord aussi pour condamner le manque de volonté pour réinsérer les gens qui ont commis des fautes, nos pouvoirs publics vont à l’encontre des bonnes règles, c’est pitoyable. N’empêche ce récit m’a gonflé sur pratiquement l’entièreté de l’album, le personnage principal n’est absolument pas crédible, un gars du style « ce n’est pas ma faute » mais qui prend vingt ans pour un vol (?) et qui se justifie de façon immonde. De plus, des gardiens qui le font passer pour pédophile en manipulant son fichier personnel dans la base de données, c’est ridicule ! Heureusement les auteurs se rattrapent sur la fin, mais pour moi c’est trop tard. 1* et c’est bien payé (et je ne suis pas gardien de prison).
Claudia - Chevalier Vampire
Fan de Requiem, il m'était difficile de passer à côté d'une série annexe. Grand mal m'en a pris. Ni le dessin, ni le scénario, ni même la tentative de récupération de l'univers (bien beau de poser les mêmes bases mais si les décors sont en carton plâtre, ça sent pas l'authenticité) de Requiem. Alors certes, je ne suis pas fan des vampires, gothiques et autres "références" que l'on retrouve dans cet univers mais si Requiem a réussi à me faire passer outre mes préjugés, Claudia tombe en plein dedans, ou presque. Un dessin qui ne me parle pas du tout. Je le trouve limite vulgaire dans la réalisation (peu de finesse, manque de subtilité, de nuances) et limité côté inspiration. Tout est exagéré comme l'héroïne par exemple, superbe plante dans Requiem, qui devient une créature façon pin up de Tex Avery. De plus, le tout est trop réchauffé à mon goût. A quoi sert un univers permissif si l'imaginaire du dessinateur est limité ? Les monstres sont des insectes/animaux grandis x1000, les détails en moins ! On se croirait dans un film de science fiction de l'âge de Godzilla. Côté scénario, quand certaines scènes gratuites de Requiem permettent de se reposer vis à vis de l'intrigue principale tout en faisant travailler la rétine sur le boulot de Ledroit, ici on a l'impression que l'on fait d'abord du gratuit et accessoirement une histoire. Et puis le fil conducteur est quand même très simpliste (on ne se pose jamais de questions) et son déroulement peu envoutant car peu de vrais protagonistes y sont rattachés et le suspens est absent car l'issue est déjà connue si l'on connait Requiem (l'inverse existe-il ?). Bref, grosse perte de qualité, aucune contrepartie et un manque d'originalité à se demander s'il ne retourne pas d'une BD business sans aucune autre ambition.
Wolverine - Evolution
Je suis bien malheureux. Moi qui ai un tel souvenir émlu de mes lectures d'antant mettant en scène Wolverine, moi qui ai tant aimé l'interprétation du Serval au cinéma dans les épisodes des X-Men, j'espérais que cet album m'amène autant de plaisir et de bonheur; Tout commençait pourtant bien avec un ben ennemi qui apparait rapidement justement dans les films : Dents de Sabre. l'ennemi à de la gueule et offre suffisamment de possibilité pour nous livrer un joli combat. Làs, l'histoire ne décolle jamais. A coup de FlashBack aussi incompréhensibles pour nous que pour Wolverine, on progresse dans le noir et l'obscurité dans ce scénario. De plus, le BackGround n'est pas assez explicité et je n'ai pas compris comment l'école du professeur X pouvait être devenue telle qu'elle nous apparait dans cet album. Cette obscurité et opacité du scénario est renforcé par un dessin aux couleurs beaucoup trop sombres qui rendent la lecture de pages extrêmement fatigante. je pense que j'ai fini les dernières pages en survolant le dessin et en me focalisant sur les textes. Dommage car le trait dessous semble vraiment intéressant et détaillé, précis et dynamique, mais vraiment, la mise en couleur gâche tout tellement on doit froncer des sourcils pour percer cette obscurité. Heureusement, la fin, pour moi, complètement inattendue, a permis de refermer cette album sans être absolument abattu et dépité par mon achat. Malgré tout, 2 pages intéressantes sur un album entier, cela reste léger !
Khaal, Chroniques d'un empereur galactique
Un scénario tellement bancal qu'il en devient ridicule, des races extraterrestres d'un manque d'originalité complet comme à peu près la totalité de l'univers dans lequel baigne Khaal, grand dadais gavé aux hormones tellement stéréotypé que ça en devient comique. Je m'arrêterai là pour les superlatif. Après avoir lu cette BD, qui a, il faut bien le reconnaître le mérite d'être très réussie graphiquement, je n'ai eu qu'une seule envie: retourner lire mes "Petit Spirou" pour oublier le torrent de violence barbare, dénuée de finesse et la plupart du temps inutile qui tient lieu de corps à l'ouvrage dans sa totalité. Pour être également un grand amateur de jeux vidéos, et de jeu de rôle, terrains propice à la prolifération des adolescents mâles en manque de sensations forte et de reconnaissance, je dirais que c'est à ce public que la BD s'adresse. Khaal est plus fort que tout le monde, n'a aucune faiblesse, aucune pitié, aucun sentiment, tel un joueur acharné de Call of Duty enchainant son trentième frag d'affilée, et en plus il se fait plein de meufs soumises à la suite comme un animal bref, je comprendrai que certains de mes congénères y trouvent un nouveau modèle masculin. Cependant, même Conan le Barbare passe pour un intellectuel à côté de lui, et un bon Transformers réalisé par Michael Bay fait limite figure de production d'art et d'essai à côté des exploits de Khaal l'immortel tout puissant. Je ne m'attarderai pas sur les dialogues qui viennent parachever un ouvrage peut être un peu trop conceptuel pour moi, je dois bien l'avouer. A ne pas mettre entre toutes les mains...
Le Ciel au-dessus de Bruxelles
Je suis comme la majorité des posteurs, si à mon sens le but avoué est honorable, son traitement est trop provocant en ce sens qu'il est malsain. S'il voulait nous donner une leçon d'humanisme néo 68arde voir woodstockienne, il fallait s'inscrire dans cette ligne, mettre aux prises un juif et une arabe ou l'inverse, faisant l'amour sous les projecteurs de CNN et Al Jazeerha sur une colline de Cisjordanie par exemple. Au lieu de quoi on a un hébreux qui n'en est pas un, un viol qui tait son nom, une coucherie cachée de tous donc pas en adéquation avec ce qui est ciblé, les policiers sont forcément racistes, bref, on a droit à toutes les provocations faciles mais sans en avoir de sens réel. Graphiquement, c'est très beau, comme toujours, mais là ça manque la cible.
Ranxerox
A l’inverse de Spooky, je n’ai pas loupé la période post punk et suis même attiré par certaines œuvres dites trash ou irrévencieuses et Ranx faisait partie d’un quotidien alternatif dans les années 80. D’abord publiées dans l’Echo des Savanes, l’histoire de ce robot serviable envers Loubna une ado tête à claques et de leurs délires ont même fait l’objet d’un jeu video. Il était de très bon gout pour paraitre « rebelle » à l’époque de dire que Ranx c’est « trop de la balle » et que c’est « pas pour les tapettes ». Presque 30 ans après il reste quoi de ce vestige né d’une marque de copieurs dont tout le monde a oublié le nom aujourd’hui ? Et bien pas grand-chose du tout car il faut bien dire que si Liberatore a du talent, son style est devenu archi daté tout autant que les histoires qu’il illustre. De la baston, un peu de cul ou de provoc surtout, de la drogue pour faire « in » et un héros avec une tête de con façon skinhead à lunettes habillé par Jean-Paul Gaultier… Bref ce qui avait pas ou peu d’intérêt à l’époque n’en a plus du tout aujourd’hui, la faute à des scénarios privilégiant un univers et une ambiance dirons-nous à une histoire qui tienne un tantinet la route ou qui soit divertissante. Le slogan hurlait « Lisez et vous crierez pitié » et je crois qu’il n’y a pas mieux pour résumer Ranx ce dinosaure du 9ème art !
Sept clones
A défaut d’être pleinement crédible à mes yeux, l’univers futuriste imaginé par les auteurs est plutôt pas mal, avec cette omniprésence de la publicité et des médias. C’est là la seule qualité que je relèverai de cet album, par ailleurs, euhhhh, comment dire… mal conçu à mes yeux. Tout d’abord, il y a la première partie, où l’on nage en plein brouillard. Le temps que tout se mette en place et… on arrive au dénouement final. C’est pas toujours évident à suivre mais ce côté obscur du scénario ne m’a pas spécialement dérangé. L’univers très S-F avec ses clones, ses manipulations, ses extra-terrestres, est réarrangé avec une certaine originalité mais rien de fondamental (on notera juste le langage fleuri de « la main », grande manipulatrice de nos clones, bein oui : main = manipulation, ouhhhh subtil !! bon, passons). Jusque là, ma note aurait été entre le « pas mal » et le « bof ». Puis vient l’explication. Et là, bein, j’ai trouvé que c’était vraiment du grand n’importe quoi, pas logique, pas crédible, crétin même, à mes yeux. Je m’excuse auprès des auteurs mais leur plan machiavélique, leur manipulation diabolique est aussi peu crédible dans sa mise en place que cohérente dans ses objectifs. Raison de ma cote sévère…
Sept prisonniers
Dieu que c'est du grand n'importe quoi. Ca démarre plutôt sur une bonne note, cette composition d'une équipe de prisonniers réunis par un original millionnaire pour une mission qu'on pressent délicate et difficile. Et puis on bascule vite dans le foutraque complet, avec une touche de gang post apocalyptique façon Ghost of Mars, un soupçon d'Ocean Eleven, de la SF, de la pseudo science et anticipation, un bloubiboulga des plus indigeste qui se termine par un bain de sang. On ne parvient à s'intéresser ni à l'intrigue, ni aux personnages ni même au background de cette découverte archéologique si particulière. Le dessin, à l'image de ces séries Auchan, est fait rapidement pour séduire le plus grand nombre sans donner de supplément d'âme. Vaut vraiment pas le coup.
Cinq mille kilomètres par seconde
Je suis globalement d'accord avec les avis précédents, mais plus sévère car justement cette bd a été primée : on donne la chance à un auteur de se faire connaitre, il doit donc y avoir quelque chose de surprenant (dans le dessin, l'histoire, les couleurs, les émotions). Ici, pour moi, ce ne fut rien. En la feuilletant, je me suis dit : tiens, les changements de couleurs sont intéressants, mais je n'aime pas les dessins (chacun son mauvais goût !), l'histoire doit donc être captivante (la balance des âmes : j'ai mis plus de poids du coté du prix Angoulême, erreur). Raté, l'histoire ne m'a pas transporté ni à 5000 kilomètres, ni dans la tête des personnages (Kunderien, Lelouchien ou Sartrien), voire même elle m'a vraiment lassé. Dommage.