Vraiment pas, mais pas du tout aimé. Franchement à éviter selon moi, et pour pas mal de raisons.
D'abord au niveau graphique, c'est très répétitif et plus que lassant, 4 ou 5 images étant réutilisées d'un bout à l'autre, seuls les "dialogues" dans les phylactères changeant. En plus, la seule couleur utilisée, le rouge, rend encore plus hideux à mes yeux ces dessins, par ailleurs quelconques.
Quant aux scénarii de ces petits strips, ils souffrent de plusieurs handicaps. D'abord, ils collent de très près à une actualité très datée dans le temps (l'après 11 septembre 2001), mais aussi dans l'espace. En effet, seuls les ferus de politique américaine de l'époque comprendront ce que l'auteur a voulu faire passer. A tout prendre, je préfère lire Le Monde Diplomatique ! Dont les articles, parfois franchement ironiques, sont beaucoup plus incisifs, compréhensibles, et drôles !
Et justement, à part un ou deux sourires, je n'ai jamais trouvé à rire dans ce petit volume à l'italienne, dont les dialogues, très vulgaires - je dirais ici inutilement vulgaires -, rendent les strips indigestes.
Bref, aussitôt emprunté à ma bibliothèque, aussitôt rendu !
Plus débile que drôle…
Si le dessin révèle la maîtrise de la technique franco-belge sans faire pour autant preuve d’originalité, on ne peut pas en dire autant du scénario, littéralement inconsistant et sans intérêt. Quant aux textes et dialogues, c’est à peine s’ils ont provoqué un sourire chez moi. On pourrait comprendre la décision de publier ce « produit » juste une semaine avant la sortie en salle de « Bilbo le Hobbit ». Mais lorsque c’est uniquement l’aspect mercantile qui est privilégié, comme cela semble le cas ici, c’est un petit peu problématique.
Aie !
Déjà enfant, la série ne m'amusait pas du tout. Mais la relecture à l’âge adulte a été des plus calamiteuses. Les gags sont vraiment lourdingues et répétitifs avec un humour daté et consensuel.
Les dessins sont d’une qualité plus que discutable et les couleurs sont moches.
Les femmes en blanc est une série commerciale dont le succès m’échappe tant les albums sont bâclés.
Il y a beaucoup de séries de grande qualité destinées à la jeunesse, pourquoi encombrer sa bibliothèque avec celle-ci ?
Je me suis franchement ennuyé en lisant cet album. Je ne connais pas l'œuvre de Boris Vian et cette adaptation ne me donne pas du tout envie de lire et de découvrir ce qu'il a fait.
Je n'ai pas aimé le dessin. Ce n'est pas le pire dessin que j'ai vu de ma vie, mais pour une raison quelconque je trouvais qu'il était assez amateur. Je n'aime pas trop comment sont dessinés les personnages. Quoique au moins je reconnais que c'est lisible et que le découpage est correct.
Le problème vient surtout du scénario. Je l'ai trouvé vide et complétement sans intérêt. Je n'arrive pas à trouver les personnages attachants et pas un seul instant je me suis intéressé à leur histoire même lorsque cela devient un peu bizarre. Je n'ai même pas fini l'album tant j'en avais marre de m'ennuyer.
Je ne suis on ne peut plus d'accord avec Spooky concernant Ratman ! Je ne suis clairement pas le public visé, comme toute personne qui dépasse les 13 ans en fait... D'habitude, je ne suis pas contre une petite régression intellectuelle, mais d'autant faudrait-il que ça en vaille la peine ! Mais pas là...
Analysons un peu : Ratman reprend un par un les clichés du Shonen, le héros complexé (ici c'est la taille) qui obtient des supers pouvoirs, y a la jolie copine, y a un peu de ptite culotte etc etc. Sur le principe, je suis pas contre, c'est un shonen, ça fait partie du délire. Mais là, c'est la façon dont c'est raconté, ça n'a ni queue ni tête, c'est pas crédible pour un sou, les auteurs étaient sous acide ou bien c'est du 286ème degré ?
Juste un petit exemple : l'organisation maléfique secrète est dirigée par une adolescente (!!!), et quand le héros lui demande pourquoi cette organisation en veut aux super-héros, elle répond un truc du genre : "Depuis quand il faut une raison pour vouloir faire le mal ?".
Franchement, ça mérite pas un gros WTF d'or ?? :)
Passons sur le dessin qui est plutôt correct, mais ça ne pourra jamais rattraper ce manga...
Symboliques d'une époque, les tribulations de Phil Perfect ? Elles sont surtout symptomatiques d’une certaine bande dessinée qui se voulait novatrice dans la continuité, se revendiquait révolutionnaire dans la dérision, et qui n’était qu’assommante au regard du genre qu’elle prétendait renouveler.
Serge Clerc a émergé à la fin des années 1970, comme tant d’autres rebelles chevelus lancés dans le 9ème art parce qu’ils s’ennuyaient dans leur lycée de province. La société ronronnait dans une ambiance post-pompidolienne, et le fait de mettre en scène un antihéros mythomane et alcoolique, à qui il n’arrive rien d’intéressant, passait alors pour un pied de nez exceptionnellement courageux adressé aux tenants de l’establishment.
Trois décennies plus tard, qu’en reste-t-il ? Des personnages falots, des histoires sans intérêt, un dessin daté et quelconque, surtout si on le compare à ceux de ses contemporains tenant de la « ligne claire » plus doués, tels que Ted Benoît ou Yves Chaland…
En feuilletant la belle intégrale que les éditions Dupuis viennent de consacrer aux aventures de Phil Perfect, j’ai compris pourquoi les quelques albums que je possède prennent la poussière sans que j’éprouve l’envie de les relire. Le dessin est raide, les cadrages approximatifs, les décors minimalistes. Finalement, Serge Clerc est surtout doué pour réaliser certaines illustrations statiques, des publicités, des tirés-à-part ou des cartes de vœux. Encore faut-il aimer le style vintage mal colorisé… Ce n’est pas le genre d’images que l’on a envie d’acheter pour les encadrer, plutôt de celles que l’on garde serrées dans une BD parce qu’elles ajoutent un petit côté “collector” à un album fade.
Du côté des scenarii, toutes ces histoires sont plates, sans intérêt, même pas drôles… José-Louis Bocquet, autre vieille gloire des années 1980, nous explique dans une longue préface un peu pédante pourquoi Serge Clerc mérite sa place au panthéon des créateurs de bande dessinée. Après ce propos enthousiaste, la lecture des 250 planches soporifiques qui suivent m'ont laissé perplexe.
Si les éditions Dupuis ont édité une compilation consacrée à Phil Perfect, c’est pour rendre hommage à leur créateur, retiré du métier depuis près de 20 ans, et aussi pour l’inviter « à revenir à la maison » (ça ne s’invente pas).
Nostalgie ou manque d'inspiration ? Je ne crois pas que ce soit une bonne idée de rechercher l'esprit du “Métal Hurlant” de 1980. Trop daté, et finalement sans grand intérêt.
Ce Batman commence très bien pour finir en n'importe quoi car cela part en vrille. Du coup, la déception est immense surtout lorsqu'on avait mis ses espoirs dans cette nouvelle aube. En effet, l'idée de départ était alléchante.
Cependant, l'apparition des démons a fait perdre toute crédibilité à cette oeuvre. Je n'ai absolument pas été convaincu par le côté fantastique cette histoire.
Par contre, le graphisme est de toute beauté. Cela ne suffit malheureusement pas. Est-ce pour autant la fin du monde ? Sans doute pas.
La couverture ainsi que le titre semblaient attirants mais la lecture s’est révélée très plate. On a droit à un polar moderne assez geek et girly à la fois.
Les références sont assez pompeuses et même assez répétitives au point d’accentuer la lourdeur du propos. La construction de l’ensemble du récit me semble très classique. Il manque de l’originalité et de la créativité même si celle-ci semble présente. C’est comme quand on gratte et qu’il n’y a rien en-dessous. Bref, c’est sans saveur !
Je n’insisterais pas sur les dialogues de cette bande de jeunes qui doivent certainement refléter la société actuelle et dont je me garderais d’émettre tout jugement. Pour autant, je n’ai pas trop apprécié.
Cet ouvrage a eu raison de moi après lecture d'environ un tiers de son volume...
D'abord, je déteste le graphisme de Zarate. Je me demande bien d'ailleurs comment il arrive à trouver son public.
J'ai surtout tenté cette expérience pour le scénariste, Alan Moore, puisque j'avais déjà exècré le dessin de Trois artistes à Paris.
Ca pique aux yeux, ça fait mal aux rétines, ça donne la nausée. C'est anguleux (on dirait qu'il dessine avec une règle et une équerre), surréaliste, comme dans un cauchemar. Je trouve que tout est moche.
La galerie proposée ici montre sans doute les deux plus belles cases de cette BD.
Quant aux couleurs, elles sont criardes et décrédibilisent elles aussi ce dessin.
Malgré cette agression visuelle, je me suis quand même accroché, enfin, j'ai essayé...
Mais, comme dans Trois artistes à Paris, bien que le scénariste soit différent, on a là aussi droit à une histoire indigeste, hermétique, incompréhensible, dans laquelle je ne suis jamais rentré.
Au moment où je commençais à lacher, j'ai parcouru en diagonale le restant des pages, et je n'ai pas trouvé la motivation pour m'y recoller, tellement cette lecture fut désagréable.
Oui, c'est bien un Za-raté.
(applaudissement)
(195)
Cauvin produit énormément, ces femmes en blanc faisaient un peu l’effet de remplissage lorsqu’elles sont arrivées dans Spirou, et je ne sais par quel miracle elles ont pris leur indépendance pour former des albums seuls. Comme cela ne suffisait pas, elles ont envahi les étalages de nos supermarchés jusqu’au tome 34 à ce jour. (et même une spin-off étouffante Les Femmes en blanc présentent...)
J’avoue une circonspection devant un tel succès. La plupart des gags présentés me paraissent plats, patauds et forcés, le dessin sommaire ne présente pas des gages de plaisir pour l’œil. En fait j’aurais tendance à penser que ce style correspond à l’image que la bande dessinée a auprès d’un public large non averti. Ce n’est pas intelligent, reste au niveau du basique et pas franchement joli, cela confirme pour notre consommateur moyen que la BD c’est un truc sans intérêt pour les enfants fait par des artistes ratés. Et hop conforté dans son idée, notre consommateur achète et place la BD dans son ensemble sur l’étagère de ses idées reçues à la lecture de cet opus qui fait fureur dans son univers de culture à lui qu’est le centre commercial.
Forcément avec ce genre d’album, le discours du collectionneur de BD que je suis ne peut pas passer devant un public ayant ce genre de référentiel. A leur décharge, il n’a pas un accès facile à autre chose, de fait ce genre de production dessert la BD d’un point de vue reconnaissance, tandis qu’un éditeur ne manquerait pas de me dire qu’elle finance des publications plus intimistes. Certes, il n’empêche que je déteste…
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Putain, c'est la guerre !
Vraiment pas, mais pas du tout aimé. Franchement à éviter selon moi, et pour pas mal de raisons. D'abord au niveau graphique, c'est très répétitif et plus que lassant, 4 ou 5 images étant réutilisées d'un bout à l'autre, seuls les "dialogues" dans les phylactères changeant. En plus, la seule couleur utilisée, le rouge, rend encore plus hideux à mes yeux ces dessins, par ailleurs quelconques. Quant aux scénarii de ces petits strips, ils souffrent de plusieurs handicaps. D'abord, ils collent de très près à une actualité très datée dans le temps (l'après 11 septembre 2001), mais aussi dans l'espace. En effet, seuls les ferus de politique américaine de l'époque comprendront ce que l'auteur a voulu faire passer. A tout prendre, je préfère lire Le Monde Diplomatique ! Dont les articles, parfois franchement ironiques, sont beaucoup plus incisifs, compréhensibles, et drôles ! Et justement, à part un ou deux sourires, je n'ai jamais trouvé à rire dans ce petit volume à l'italienne, dont les dialogues, très vulgaires - je dirais ici inutilement vulgaires -, rendent les strips indigestes. Bref, aussitôt emprunté à ma bibliothèque, aussitôt rendu !
Débilbo le Hoplite
Plus débile que drôle… Si le dessin révèle la maîtrise de la technique franco-belge sans faire pour autant preuve d’originalité, on ne peut pas en dire autant du scénario, littéralement inconsistant et sans intérêt. Quant aux textes et dialogues, c’est à peine s’ils ont provoqué un sourire chez moi. On pourrait comprendre la décision de publier ce « produit » juste une semaine avant la sortie en salle de « Bilbo le Hobbit ». Mais lorsque c’est uniquement l’aspect mercantile qui est privilégié, comme cela semble le cas ici, c’est un petit peu problématique.
Les Femmes en blanc
Aie ! Déjà enfant, la série ne m'amusait pas du tout. Mais la relecture à l’âge adulte a été des plus calamiteuses. Les gags sont vraiment lourdingues et répétitifs avec un humour daté et consensuel. Les dessins sont d’une qualité plus que discutable et les couleurs sont moches. Les femmes en blanc est une série commerciale dont le succès m’échappe tant les albums sont bâclés. Il y a beaucoup de séries de grande qualité destinées à la jeunesse, pourquoi encombrer sa bibliothèque avec celle-ci ?
L' Écume des jours
Je me suis franchement ennuyé en lisant cet album. Je ne connais pas l'œuvre de Boris Vian et cette adaptation ne me donne pas du tout envie de lire et de découvrir ce qu'il a fait. Je n'ai pas aimé le dessin. Ce n'est pas le pire dessin que j'ai vu de ma vie, mais pour une raison quelconque je trouvais qu'il était assez amateur. Je n'aime pas trop comment sont dessinés les personnages. Quoique au moins je reconnais que c'est lisible et que le découpage est correct. Le problème vient surtout du scénario. Je l'ai trouvé vide et complétement sans intérêt. Je n'arrive pas à trouver les personnages attachants et pas un seul instant je me suis intéressé à leur histoire même lorsque cela devient un peu bizarre. Je n'ai même pas fini l'album tant j'en avais marre de m'ennuyer.
Ratman
Je ne suis on ne peut plus d'accord avec Spooky concernant Ratman ! Je ne suis clairement pas le public visé, comme toute personne qui dépasse les 13 ans en fait... D'habitude, je ne suis pas contre une petite régression intellectuelle, mais d'autant faudrait-il que ça en vaille la peine ! Mais pas là... Analysons un peu : Ratman reprend un par un les clichés du Shonen, le héros complexé (ici c'est la taille) qui obtient des supers pouvoirs, y a la jolie copine, y a un peu de ptite culotte etc etc. Sur le principe, je suis pas contre, c'est un shonen, ça fait partie du délire. Mais là, c'est la façon dont c'est raconté, ça n'a ni queue ni tête, c'est pas crédible pour un sou, les auteurs étaient sous acide ou bien c'est du 286ème degré ? Juste un petit exemple : l'organisation maléfique secrète est dirigée par une adolescente (!!!), et quand le héros lui demande pourquoi cette organisation en veut aux super-héros, elle répond un truc du genre : "Depuis quand il faut une raison pour vouloir faire le mal ?". Franchement, ça mérite pas un gros WTF d'or ?? :) Passons sur le dessin qui est plutôt correct, mais ça ne pourra jamais rattraper ce manga...
Phil Perfect
Symboliques d'une époque, les tribulations de Phil Perfect ? Elles sont surtout symptomatiques d’une certaine bande dessinée qui se voulait novatrice dans la continuité, se revendiquait révolutionnaire dans la dérision, et qui n’était qu’assommante au regard du genre qu’elle prétendait renouveler. Serge Clerc a émergé à la fin des années 1970, comme tant d’autres rebelles chevelus lancés dans le 9ème art parce qu’ils s’ennuyaient dans leur lycée de province. La société ronronnait dans une ambiance post-pompidolienne, et le fait de mettre en scène un antihéros mythomane et alcoolique, à qui il n’arrive rien d’intéressant, passait alors pour un pied de nez exceptionnellement courageux adressé aux tenants de l’establishment. Trois décennies plus tard, qu’en reste-t-il ? Des personnages falots, des histoires sans intérêt, un dessin daté et quelconque, surtout si on le compare à ceux de ses contemporains tenant de la « ligne claire » plus doués, tels que Ted Benoît ou Yves Chaland… En feuilletant la belle intégrale que les éditions Dupuis viennent de consacrer aux aventures de Phil Perfect, j’ai compris pourquoi les quelques albums que je possède prennent la poussière sans que j’éprouve l’envie de les relire. Le dessin est raide, les cadrages approximatifs, les décors minimalistes. Finalement, Serge Clerc est surtout doué pour réaliser certaines illustrations statiques, des publicités, des tirés-à-part ou des cartes de vœux. Encore faut-il aimer le style vintage mal colorisé… Ce n’est pas le genre d’images que l’on a envie d’acheter pour les encadrer, plutôt de celles que l’on garde serrées dans une BD parce qu’elles ajoutent un petit côté “collector” à un album fade. Du côté des scenarii, toutes ces histoires sont plates, sans intérêt, même pas drôles… José-Louis Bocquet, autre vieille gloire des années 1980, nous explique dans une longue préface un peu pédante pourquoi Serge Clerc mérite sa place au panthéon des créateurs de bande dessinée. Après ce propos enthousiaste, la lecture des 250 planches soporifiques qui suivent m'ont laissé perplexe. Si les éditions Dupuis ont édité une compilation consacrée à Phil Perfect, c’est pour rendre hommage à leur créateur, retiré du métier depuis près de 20 ans, et aussi pour l’inviter « à revenir à la maison » (ça ne s’invente pas). Nostalgie ou manque d'inspiration ? Je ne crois pas que ce soit une bonne idée de rechercher l'esprit du “Métal Hurlant” de 1980. Trop daté, et finalement sans grand intérêt.
Batman - La Nouvelle Aube
Ce Batman commence très bien pour finir en n'importe quoi car cela part en vrille. Du coup, la déception est immense surtout lorsqu'on avait mis ses espoirs dans cette nouvelle aube. En effet, l'idée de départ était alléchante. Cependant, l'apparition des démons a fait perdre toute crédibilité à cette oeuvre. Je n'ai absolument pas été convaincu par le côté fantastique cette histoire. Par contre, le graphisme est de toute beauté. Cela ne suffit malheureusement pas. Est-ce pour autant la fin du monde ? Sans doute pas.
Le Tueur aux mangas
La couverture ainsi que le titre semblaient attirants mais la lecture s’est révélée très plate. On a droit à un polar moderne assez geek et girly à la fois. Les références sont assez pompeuses et même assez répétitives au point d’accentuer la lourdeur du propos. La construction de l’ensemble du récit me semble très classique. Il manque de l’originalité et de la créativité même si celle-ci semble présente. C’est comme quand on gratte et qu’il n’y a rien en-dessous. Bref, c’est sans saveur ! Je n’insisterais pas sur les dialogues de cette bande de jeunes qui doivent certainement refléter la société actuelle et dont je me garderais d’émettre tout jugement. Pour autant, je n’ai pas trop apprécié.
Une petite mort (Petits meurtres)
Cet ouvrage a eu raison de moi après lecture d'environ un tiers de son volume... D'abord, je déteste le graphisme de Zarate. Je me demande bien d'ailleurs comment il arrive à trouver son public. J'ai surtout tenté cette expérience pour le scénariste, Alan Moore, puisque j'avais déjà exècré le dessin de Trois artistes à Paris. Ca pique aux yeux, ça fait mal aux rétines, ça donne la nausée. C'est anguleux (on dirait qu'il dessine avec une règle et une équerre), surréaliste, comme dans un cauchemar. Je trouve que tout est moche. La galerie proposée ici montre sans doute les deux plus belles cases de cette BD. Quant aux couleurs, elles sont criardes et décrédibilisent elles aussi ce dessin. Malgré cette agression visuelle, je me suis quand même accroché, enfin, j'ai essayé... Mais, comme dans Trois artistes à Paris, bien que le scénariste soit différent, on a là aussi droit à une histoire indigeste, hermétique, incompréhensible, dans laquelle je ne suis jamais rentré. Au moment où je commençais à lacher, j'ai parcouru en diagonale le restant des pages, et je n'ai pas trouvé la motivation pour m'y recoller, tellement cette lecture fut désagréable. Oui, c'est bien un Za-raté. (applaudissement) (195)
Les Femmes en blanc
Cauvin produit énormément, ces femmes en blanc faisaient un peu l’effet de remplissage lorsqu’elles sont arrivées dans Spirou, et je ne sais par quel miracle elles ont pris leur indépendance pour former des albums seuls. Comme cela ne suffisait pas, elles ont envahi les étalages de nos supermarchés jusqu’au tome 34 à ce jour. (et même une spin-off étouffante Les Femmes en blanc présentent...) J’avoue une circonspection devant un tel succès. La plupart des gags présentés me paraissent plats, patauds et forcés, le dessin sommaire ne présente pas des gages de plaisir pour l’œil. En fait j’aurais tendance à penser que ce style correspond à l’image que la bande dessinée a auprès d’un public large non averti. Ce n’est pas intelligent, reste au niveau du basique et pas franchement joli, cela confirme pour notre consommateur moyen que la BD c’est un truc sans intérêt pour les enfants fait par des artistes ratés. Et hop conforté dans son idée, notre consommateur achète et place la BD dans son ensemble sur l’étagère de ses idées reçues à la lecture de cet opus qui fait fureur dans son univers de culture à lui qu’est le centre commercial. Forcément avec ce genre d’album, le discours du collectionneur de BD que je suis ne peut pas passer devant un public ayant ce genre de référentiel. A leur décharge, il n’a pas un accès facile à autre chose, de fait ce genre de production dessert la BD d’un point de vue reconnaissance, tandis qu’un éditeur ne manquerait pas de me dire qu’elle finance des publications plus intimistes. Certes, il n’empêche que je déteste…