Décidément cet éditeur m'intéresse, dans la profusion de comics actuellement en parution, Wetta tire son épingle du jeu en proposant une ligne variée et vraiment originale.
Dans le premier volume réversible il y a deux histoires principales: Stalker et Wraith.
Stalker est entièrement réalisée par David Wenzel, couverture, scénario et dessins.
On y voit des guerriers vikings aux prises avec le monstre. Evidemment le scénario est assez basique mais Wenzel réussit en peu de pages à développer une vraie intrigue accrocheuse, avec des personnages originaux et ayant une vraie personnalité.
Les dessins forts plaisants, de facture classique, offrent un joli aspect flouté, les couleurs sont légères et harmonieuses, c'est du beau travail. On est à milles lieues du style mainstream.
Wraith est une histoire se déroulant dans un monde contemporain, les dessins sont de Risso, le scénario est assuré par Jay Stephens.
Cette histoire joue plus sur le côté "flippe", elle met en scène des jeunes et un monstre plutôt vieux mais ayant conservé tout son mordant.
Si l'effet d'angoisse fonctionne bien, c'est dû en partie à l'intrigue, offrant un lot de scène en galeries sombres ou les personnages se sont égarés.
Les dessins de Risso (ici mis en couleur par Chris Chalenor) sont idéaux pour illustrer cette histoire, même si je ne suis pas fan de son style, il faut reconnaître qu'il sait représenter des gueules assez torturées. Le découpage est de plus très efficace, ce qui renforce la tension.
En plus de ces deux histoires, on a en prewiew quatre pages d'autres histoires à paraître: Pig et Purge, ces quelques planches augurent du meilleur et annocent encore une fois variété et originalité.
Au final, une série qui commence de façon fort correcte, vivement la suite, j'y reviendrai.
"Sin City" quand le noir et blanc surpasse la couleur ...
Avec tous les éloges que j’ai pu lire ici, combien de fois ai je feuilleté cette série pour ensuite la reposer en me disant pas pour moi cet ovni, trop risqué. Et ensuite j’ai vu le film au cinoche, et j’ai adoré l’ambiance noire, polar et fantastique. Après ça, j’étais bien obligé de passer le cap (pour une fois que ça marche dans ce sens là), pour enfin découvrir l’œuvre de Miller sur papier et WAHOO quelle claque.
Les scénarios peuvent apparaître comme très/trop bavards, pensifs et lourds mais c’est tellement bien tourné et juste, que pour moi, c’est passé comme une lettre à la poste et puis il faut bien comprendre que c’est fait exprès, c’est le ton de la bd qui est ainsi. Cette série est remplie de répliques de la mort qui tue qui déchiquette sa môman.
Au premier abord, les illustrations faites de noir et blanc (par de dégradé de gris, noir et blanc uniquement et à peine de couleur dans quelques tomes), peuvent déranger et dérouter, mais si on se lance et qu’on se laisse imprégner par l’ambiance, on ne peut qu’être séduit et se rendre à l’évidence, il n’y avait pas de meilleures façons de faire pour raconter ces histoires même si certaines cases ne sont pas toujours très claires.
Mon classement par ordre de préférence des différents tomes:
(Les 3 premières places se tiennent dans un mouchoir de poche)
1/. Cet enfant de salaud (Tome 4) : La meilleure histoire selon moi.
2/. Sin City (Tome 1) : Marv est mon personnage principal préféré.
3/. J’ai tué pour elle (Tome 2) : Ma première histoire inédite (car j’ai vu le film avant), c’est peut être pour ça qu’elle gagne la troisième place.
4/. Des filles et des flingues (Tome 6) : L’apport de la couleur dans cet album est le mieux réussi car il ne dénature pas le noir et blanc.
5/. Le grand carnage (Tome 3) : Je trouve ce tome un peu trop long pour ce qu’il raconte.
6/. Valeurs familiales (Tome 5) : Je trouve cette histoire plus quelconque que les autres.
7/. L’enfer du retour (Tome 7) : Je trouve que c’est le tome où la lisibilité du dessin est la plus facile car le trait est souvent plus fin et plus détaillé, l’apport de la couleurs est assez conséquent, mais ces caractéristiques font que le dessin perd sa spécificité et devient plus quelconque.
"Où le regard ne porte pas…", un magnifique voyage…
Abolin et Pont, nous livre un récit assez mélancolique mais pas larmoyant. Sur fond d’Italie, de Costa Rica, de mer, de jungle, de voyage, le tout assaisonné d’une légère pointe de fantastique, on découvre le destin lié de quatre amis à travers le temps. Pour moi, le véritable thème de cette série c’est l’amitié et le dépaysement. La lecture de cette histoire m’a réellement transporté car l’humanité des personnages sonne tellement juste.
Les dessins de Pont sont splendides. Les traits des personnages sont assez atypiques, je trouve que certains visages ressemblent au style de Loisel mais en moins réaliste. Là, où les illustrations font très fort c’est sur les paysages, que c’est joli, sur chaque planche on trouve une carte postale, magnifique…
Les couleurs de Chagnaud mettent très bien en valeur le travail de Pont. Si les paysages sont si beaux, c’est aussi grâce aux couleurs.
Je ne connaissais pas cette série (en deux tomes), j’ai donc profité de la découvrir en lisant l’intégrale qui est un fort jolie objet au design marronesque (:D) très sympathique. Ces deux cents pages pourraient décourager les plus fainéant d’entre vous, et bien, il ne faut pas, ça se lit très bien.
"Lanfeust des Etoiles", la suite de Lanfeust De Troy...
Avec ce second cycle de Lanfeust, Arleston ajoute à sa série culte une touche SF, en envoyant ces héros si attachant dans l’espace. Après avoir sauvé Troy de l’infâme Thanos, Lanfeust doit maintenant s’attaquer aux Pathacelces qui cherchent à dominer la galaxie. Malgré ce que pensent certains, je trouve cette quête aussi bonne et divertissante que la première. Les tomes 1 à 3, sont bons, mêmes si le 3 est un poil trop lent à mon goût. Certes le numéro 4, n’est pas terrible, certaines révélations sont intéressantes mais l’humour y est beaucoup trop lourd. Mais en revanche le tome 5 est un très bon cru. L’aventure est au rendez-vous et la révélation finale nous fait trépigner d’impatience pour la suite. Les petites bévues du tome précédent sont donc vites oubliées. Le tome 6 continue sur cette lancée et est jusqu'à présent le meilleur album de la série grâce à un rythme vraiment bien soutenu. Lanfeust est reparti du bon pied.
Les dessins de Tarquin, c’est toujours très bons. Son style a continué d’évoluer. Ses traits se sont simplifiés, ces personnages perdent un peu en détails mais gagnent en clarté et sont beaucoup plus expressifs.
Les couleurs de Guth sont parfaites, il continue sur sa lancée, et est aidé par Lamirand pour les effets spéciaux fait à l’ordi.
Note approximative : 2.5/5
C'est avec une vraie curiosité que j'ai cherché et lu cet album car les seuls avis que j'avais vus le concernant l'indiquaient tous comme étant culte.
Alors première information, cette BD Argentine date de 1969 : elle pêche donc un peu par une narration qui a vieilli et son dessin a quelques caractéristiques rappelant fortement son âge avancé.
Ce dessin justement est très spécial. A des personnages dessinés un peu à la manière de Gillon, autrement dit dans un style réaliste mais assez vieillot, s'ajoute des effets de noir et blanc, des travaux sur la matière même du dessin (on dirait par moments que c'est de la peinture sur une surface vernissée qui a été utilisée), différentes originalités qui donnent une vraie âme et une grande particularité à ces planches. Ce dessin spécial fonctionne très bien en début d'histoire quand il s'agit de donner une ambiance inquiétante au récit. Par contre, quand l'action s'installe dans le récit, les décors flous et les personnages peu reconnaissables n'aident vraiment pas à une bonne compréhension.
La narration fait souvent plus penser à une nouvelle illustrée qu'à une BD à la lecture fluide. Les textes narratifs sont souvent de vrais pavés qu'une seule image vient illustrer. Comme pour le dessin, cela ne dérange pas en début d'histoire quand tout se joue dans l'ambiance et la reflexion, mais quand le récit passe à l'action, le lecture s'est faite assez péniblement pour moi.
Quant au scénario lui-même, il porte essentiellement sur le thème de l'invasion extra-terrestre et du combat pour la survie des humains. A ce thème s'ajoute une dénonciation politique du comportement des pays riches envers les pays moins développés d'Amérique du Sud. Pour finir sur une rapide histoire de voyage dans le temps. Rien de vraiment original pour un amateur de SF même si le scénario est assez bien monté si on la regarde avec l'indulgence qu'on pourrait avoir pour une BD de 1969. L'ambiance est noire et assez dure même si je le répête, elle fonctionne nettement mieux sur la première moitié de l'album que sur sa fin mouvementée.
En définitive, cette BD est notable par son traitement graphique particulier et souvent assez bon, mais son scénario et sa narration ont assez mal vieilli à mes yeux. Ce n'est pas l'oeuvre culte que je pensais trouver là.
Alors là, je dois dire que j'ai été scotché !
J'hésite encore à mettre culte parce qu'il n'y a que 3 tomes mais je crois bien que cette série mérite largement le qualificatif de "franchement bien".
En ouvrant cette bédé, on ne peut qu'admirer les planches car le dessin y est vraiment magnifique !
Le mouvement des personnages est très bien retranscrit si bien que certaines scènes paraissent "filmées". Il est surprenant de voir la foule d'animaux qui sont utilisés pour représenter les personnages mais surtout les expressions que le dessinateur arrive à leur imprégner.
Quant au scénario, il s'affirme de tome en tome.
Il devient plus dense, plus profond, plus prenant.
Un gros coup de coeur pour cette série !
Cette série a la particularité de se passer en parrallèle de la série Star Wars - Clone Wars, avec les mêmes personnages ou presque, des situations proches, mais dans un style assez différent. Et pour cause puisque cette BD est l'adaptation presque directe des dessins-animés Clone Wars.
Ces dessins-animés se caractérisaient avant tout par un dessin très design, où les personnages ont des allures un peu funky je trouve, où les couleurs sont flashy et où l'action et le rythme sont rois. En cela, l'adaptation en un petit format assez proche du manga se fait très bien.
Mais comme pour un manga d'action, ces petites BDs ont le défaut de se lire très vite, d'autant que chaque tome, même s'ils recueillent plusieurs histoires courtes, ne comportent tout de même qu'un nombre de pages limité : 90 pages par tome ce qui fait assez peu quand on les tourne à cette vitesse. Heureusement, le prix est relativement bas et la qualité physique des albums relativement bonne ce qui me pousse malgré tout à en conseiller l'achat.
Quant aux scénarios, comme dit plus haut, ils privilégient l'action. Combats et péripéties de jedis et de guerriers sont au menu de chaque épisode. On est loin de la finesse et des reflexions sur l'absurdité de la guerre de Star Wars - Clone Wars.
Malgré cela, et parce que la série ne fait pas de mystère quant au fait qu'elle privilégie l'action, il est assez agréable pour le lecteur amateur de Star Wars de retrouver des personnages qu'il apprécie et de s'imprégner un peu plus de ce qui a fait l'énorme imbroglio de combats qu'était la Guerre des Clones.
Et puis voir Durge et Assajj Ventress se faire mettre la patée par Grievious, n'est-ce pas formidable ? ;)
A réserver aux amateurs de Star Wars et d'action, tout en gardant en tête que même si cela donne de jolies petites BDs, les dessins animés sont malgré tout meilleurs.
Tout était réuni pour que j’attende une oeuvre culte: un sujet grave, un dessin sympa à la « Chris Ware », des remarques élogieuses de Will Eisner et Craig Thompson sur le dos de la BD, et des avis extrêmement positifs sur BDT.
Je suis donc tombé de haut. Certes, c’est agréable à lire. Certes certains passages sont vaguement touchants et troublants. Mais en même temps faut-il s’étonner ? Une histoire qui raconte la mort d’une mère, le désespoir d’un père et la solitude et incompréhension d’un fils ne serait-elle pas touchante, même racontée avec des personnages Lego ?
En plus je trouve la fin complètement invraisemblable. Bref, une petite BD sympa, bien dessinée, et abordant un sujet grave, mais très chère, et selon moi à des années lumières de bijoux tels que Blankets - Manteau de neige, Pilules bleues ou Le combat ordinaire. A réserver aux fans absolus de comics indépendants. Pour ma part je suis complètement passé à coté.
1er tome lu:
Les 4 chapitres qui constituent ce premier tome ne m'ont pas passionné plus que ça.
J'ai passé un bon moment à lire les aventures de Courtney avec les choses de la nuit, mais je n'éprouve pas l'envie à la fin de ce tome de lire la suite. J'ai trouvé ça sympathique sans plus.
Le dessin en noir et blanc est quant à lui très bon (magnifique en ce qui concerne les ombres), et je donnerais une mention très bien pour ce qui est des couvertures.
D'après les avis ci-dessous, il apparaît que ce 1er tome est peut-être le moins bon, cependant je ne dépenserai pas 12 euros supplémentaires pour lire la suite et revoir ma note.
Peut-être que si un jour elle tombait sous mes yeux...
N'étant pas amateur d'histoires policières classiques, c'est parce que j'ai lu que cette série était un spin-off de Spawn et donc que j'en espérais un peu de fantastique que je me suis décidé à acheter ce nouvel album édité par Delcourt. Celui-ci, en couverture souple, comporte en effet un bon nombre de pages (2 histoires, une longue et une petite) pour un prix relativement réduit et me permettait donc aisément de me faire une idée de la série.
Première bonne surprise : je craignais, au vu des couvertures et de l'opinion que j'ai de la série Spawn, que Sam et Twitch soient deux policiers bourrins et que leurs aventures soient ponctuées d'action, de violence et de gros mots en tout genre. Au lieu de ça, le rythme est assez doux, et surtout les personnages de Sam et Twitch sont très justes, réalistes sans être ennuyeux, et leurs dialogues sont bons et loin d'une sur-enchère de violence verbale destinée à faire "noir parce que c'est cool de faire du thriller noir".
Deuxième bonne surprise : même si cet album est du pur thriller sans aucune apparition de Spawn ou autres démons, j'ai rapidement su passer outre ma petite déception de ne pas voir du tout de Fantastique dans cette histoire car les scénarios de ces polars sont simples mais très efficaces. Je les ai lus avec un bon interêt et un vrai attachement pour les personnages.
C'est du bon thriller, sans noirceur exagérée, sans trop de violence, pas tellement original dans son histoire mais très bien mené et agréable à lire.
A côté de cela, le dessin Noir et Blanc de Paul Lee n'est pas mauvais non plus. J'ai eu du mal à y accrocher car il use et abuse de décors qui ne sont rien d'autre que des photos retouchées par Photoshop. Au final, il ne dessine vraiment que les personnages. Le résultat n'est pas excessivement esthétique ni tout à fait fluide mais ce n'est pas mal et ça donne une âme assez particulière à la BD.
En bref, une série polar pas aussi sordide que je le craignais, intelligente et agréable à lire.
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Aliens (Wetta Worldwide)
Décidément cet éditeur m'intéresse, dans la profusion de comics actuellement en parution, Wetta tire son épingle du jeu en proposant une ligne variée et vraiment originale. Dans le premier volume réversible il y a deux histoires principales: Stalker et Wraith. Stalker est entièrement réalisée par David Wenzel, couverture, scénario et dessins. On y voit des guerriers vikings aux prises avec le monstre. Evidemment le scénario est assez basique mais Wenzel réussit en peu de pages à développer une vraie intrigue accrocheuse, avec des personnages originaux et ayant une vraie personnalité. Les dessins forts plaisants, de facture classique, offrent un joli aspect flouté, les couleurs sont légères et harmonieuses, c'est du beau travail. On est à milles lieues du style mainstream. Wraith est une histoire se déroulant dans un monde contemporain, les dessins sont de Risso, le scénario est assuré par Jay Stephens. Cette histoire joue plus sur le côté "flippe", elle met en scène des jeunes et un monstre plutôt vieux mais ayant conservé tout son mordant. Si l'effet d'angoisse fonctionne bien, c'est dû en partie à l'intrigue, offrant un lot de scène en galeries sombres ou les personnages se sont égarés. Les dessins de Risso (ici mis en couleur par Chris Chalenor) sont idéaux pour illustrer cette histoire, même si je ne suis pas fan de son style, il faut reconnaître qu'il sait représenter des gueules assez torturées. Le découpage est de plus très efficace, ce qui renforce la tension. En plus de ces deux histoires, on a en prewiew quatre pages d'autres histoires à paraître: Pig et Purge, ces quelques planches augurent du meilleur et annocent encore une fois variété et originalité. Au final, une série qui commence de façon fort correcte, vivement la suite, j'y reviendrai.
Sin City
"Sin City" quand le noir et blanc surpasse la couleur ... Avec tous les éloges que j’ai pu lire ici, combien de fois ai je feuilleté cette série pour ensuite la reposer en me disant pas pour moi cet ovni, trop risqué. Et ensuite j’ai vu le film au cinoche, et j’ai adoré l’ambiance noire, polar et fantastique. Après ça, j’étais bien obligé de passer le cap (pour une fois que ça marche dans ce sens là), pour enfin découvrir l’œuvre de Miller sur papier et WAHOO quelle claque. Les scénarios peuvent apparaître comme très/trop bavards, pensifs et lourds mais c’est tellement bien tourné et juste, que pour moi, c’est passé comme une lettre à la poste et puis il faut bien comprendre que c’est fait exprès, c’est le ton de la bd qui est ainsi. Cette série est remplie de répliques de la mort qui tue qui déchiquette sa môman. Au premier abord, les illustrations faites de noir et blanc (par de dégradé de gris, noir et blanc uniquement et à peine de couleur dans quelques tomes), peuvent déranger et dérouter, mais si on se lance et qu’on se laisse imprégner par l’ambiance, on ne peut qu’être séduit et se rendre à l’évidence, il n’y avait pas de meilleures façons de faire pour raconter ces histoires même si certaines cases ne sont pas toujours très claires. Mon classement par ordre de préférence des différents tomes: (Les 3 premières places se tiennent dans un mouchoir de poche) 1/. Cet enfant de salaud (Tome 4) : La meilleure histoire selon moi. 2/. Sin City (Tome 1) : Marv est mon personnage principal préféré. 3/. J’ai tué pour elle (Tome 2) : Ma première histoire inédite (car j’ai vu le film avant), c’est peut être pour ça qu’elle gagne la troisième place. 4/. Des filles et des flingues (Tome 6) : L’apport de la couleur dans cet album est le mieux réussi car il ne dénature pas le noir et blanc. 5/. Le grand carnage (Tome 3) : Je trouve ce tome un peu trop long pour ce qu’il raconte. 6/. Valeurs familiales (Tome 5) : Je trouve cette histoire plus quelconque que les autres. 7/. L’enfer du retour (Tome 7) : Je trouve que c’est le tome où la lisibilité du dessin est la plus facile car le trait est souvent plus fin et plus détaillé, l’apport de la couleurs est assez conséquent, mais ces caractéristiques font que le dessin perd sa spécificité et devient plus quelconque.
Où le regard ne porte pas...
"Où le regard ne porte pas…", un magnifique voyage… Abolin et Pont, nous livre un récit assez mélancolique mais pas larmoyant. Sur fond d’Italie, de Costa Rica, de mer, de jungle, de voyage, le tout assaisonné d’une légère pointe de fantastique, on découvre le destin lié de quatre amis à travers le temps. Pour moi, le véritable thème de cette série c’est l’amitié et le dépaysement. La lecture de cette histoire m’a réellement transporté car l’humanité des personnages sonne tellement juste. Les dessins de Pont sont splendides. Les traits des personnages sont assez atypiques, je trouve que certains visages ressemblent au style de Loisel mais en moins réaliste. Là, où les illustrations font très fort c’est sur les paysages, que c’est joli, sur chaque planche on trouve une carte postale, magnifique… Les couleurs de Chagnaud mettent très bien en valeur le travail de Pont. Si les paysages sont si beaux, c’est aussi grâce aux couleurs. Je ne connaissais pas cette série (en deux tomes), j’ai donc profité de la découvrir en lisant l’intégrale qui est un fort jolie objet au design marronesque (:D) très sympathique. Ces deux cents pages pourraient décourager les plus fainéant d’entre vous, et bien, il ne faut pas, ça se lit très bien.
Lanfeust des Etoiles
"Lanfeust des Etoiles", la suite de Lanfeust De Troy... Avec ce second cycle de Lanfeust, Arleston ajoute à sa série culte une touche SF, en envoyant ces héros si attachant dans l’espace. Après avoir sauvé Troy de l’infâme Thanos, Lanfeust doit maintenant s’attaquer aux Pathacelces qui cherchent à dominer la galaxie. Malgré ce que pensent certains, je trouve cette quête aussi bonne et divertissante que la première. Les tomes 1 à 3, sont bons, mêmes si le 3 est un poil trop lent à mon goût. Certes le numéro 4, n’est pas terrible, certaines révélations sont intéressantes mais l’humour y est beaucoup trop lourd. Mais en revanche le tome 5 est un très bon cru. L’aventure est au rendez-vous et la révélation finale nous fait trépigner d’impatience pour la suite. Les petites bévues du tome précédent sont donc vites oubliées. Le tome 6 continue sur cette lancée et est jusqu'à présent le meilleur album de la série grâce à un rythme vraiment bien soutenu. Lanfeust est reparti du bon pied. Les dessins de Tarquin, c’est toujours très bons. Son style a continué d’évoluer. Ses traits se sont simplifiés, ces personnages perdent un peu en détails mais gagnent en clarté et sont beaucoup plus expressifs. Les couleurs de Guth sont parfaites, il continue sur sa lancée, et est aidé par Lamirand pour les effets spéciaux fait à l’ordi.
L'Eternaute 1969
Note approximative : 2.5/5 C'est avec une vraie curiosité que j'ai cherché et lu cet album car les seuls avis que j'avais vus le concernant l'indiquaient tous comme étant culte. Alors première information, cette BD Argentine date de 1969 : elle pêche donc un peu par une narration qui a vieilli et son dessin a quelques caractéristiques rappelant fortement son âge avancé. Ce dessin justement est très spécial. A des personnages dessinés un peu à la manière de Gillon, autrement dit dans un style réaliste mais assez vieillot, s'ajoute des effets de noir et blanc, des travaux sur la matière même du dessin (on dirait par moments que c'est de la peinture sur une surface vernissée qui a été utilisée), différentes originalités qui donnent une vraie âme et une grande particularité à ces planches. Ce dessin spécial fonctionne très bien en début d'histoire quand il s'agit de donner une ambiance inquiétante au récit. Par contre, quand l'action s'installe dans le récit, les décors flous et les personnages peu reconnaissables n'aident vraiment pas à une bonne compréhension. La narration fait souvent plus penser à une nouvelle illustrée qu'à une BD à la lecture fluide. Les textes narratifs sont souvent de vrais pavés qu'une seule image vient illustrer. Comme pour le dessin, cela ne dérange pas en début d'histoire quand tout se joue dans l'ambiance et la reflexion, mais quand le récit passe à l'action, le lecture s'est faite assez péniblement pour moi. Quant au scénario lui-même, il porte essentiellement sur le thème de l'invasion extra-terrestre et du combat pour la survie des humains. A ce thème s'ajoute une dénonciation politique du comportement des pays riches envers les pays moins développés d'Amérique du Sud. Pour finir sur une rapide histoire de voyage dans le temps. Rien de vraiment original pour un amateur de SF même si le scénario est assez bien monté si on la regarde avec l'indulgence qu'on pourrait avoir pour une BD de 1969. L'ambiance est noire et assez dure même si je le répête, elle fonctionne nettement mieux sur la première moitié de l'album que sur sa fin mouvementée. En définitive, cette BD est notable par son traitement graphique particulier et souvent assez bon, mais son scénario et sa narration ont assez mal vieilli à mes yeux. Ce n'est pas l'oeuvre culte que je pensais trouver là.
Blacksad
Alors là, je dois dire que j'ai été scotché ! J'hésite encore à mettre culte parce qu'il n'y a que 3 tomes mais je crois bien que cette série mérite largement le qualificatif de "franchement bien". En ouvrant cette bédé, on ne peut qu'admirer les planches car le dessin y est vraiment magnifique ! Le mouvement des personnages est très bien retranscrit si bien que certaines scènes paraissent "filmées". Il est surprenant de voir la foule d'animaux qui sont utilisés pour représenter les personnages mais surtout les expressions que le dessinateur arrive à leur imprégner. Quant au scénario, il s'affirme de tome en tome. Il devient plus dense, plus profond, plus prenant. Un gros coup de coeur pour cette série !
Star Wars - Clone Wars Episodes
Cette série a la particularité de se passer en parrallèle de la série Star Wars - Clone Wars, avec les mêmes personnages ou presque, des situations proches, mais dans un style assez différent. Et pour cause puisque cette BD est l'adaptation presque directe des dessins-animés Clone Wars. Ces dessins-animés se caractérisaient avant tout par un dessin très design, où les personnages ont des allures un peu funky je trouve, où les couleurs sont flashy et où l'action et le rythme sont rois. En cela, l'adaptation en un petit format assez proche du manga se fait très bien. Mais comme pour un manga d'action, ces petites BDs ont le défaut de se lire très vite, d'autant que chaque tome, même s'ils recueillent plusieurs histoires courtes, ne comportent tout de même qu'un nombre de pages limité : 90 pages par tome ce qui fait assez peu quand on les tourne à cette vitesse. Heureusement, le prix est relativement bas et la qualité physique des albums relativement bonne ce qui me pousse malgré tout à en conseiller l'achat. Quant aux scénarios, comme dit plus haut, ils privilégient l'action. Combats et péripéties de jedis et de guerriers sont au menu de chaque épisode. On est loin de la finesse et des reflexions sur l'absurdité de la guerre de Star Wars - Clone Wars. Malgré cela, et parce que la série ne fait pas de mystère quant au fait qu'elle privilégie l'action, il est assez agréable pour le lecteur amateur de Star Wars de retrouver des personnages qu'il apprécie et de s'imprégner un peu plus de ce qui a fait l'énorme imbroglio de combats qu'était la Guerre des Clones. Et puis voir Durge et Assajj Ventress se faire mettre la patée par Grievious, n'est-ce pas formidable ? ;) A réserver aux amateurs de Star Wars et d'action, tout en gardant en tête que même si cela donne de jolies petites BDs, les dessins animés sont malgré tout meilleurs.
Adieu, maman
Tout était réuni pour que j’attende une oeuvre culte: un sujet grave, un dessin sympa à la « Chris Ware », des remarques élogieuses de Will Eisner et Craig Thompson sur le dos de la BD, et des avis extrêmement positifs sur BDT. Je suis donc tombé de haut. Certes, c’est agréable à lire. Certes certains passages sont vaguement touchants et troublants. Mais en même temps faut-il s’étonner ? Une histoire qui raconte la mort d’une mère, le désespoir d’un père et la solitude et incompréhension d’un fils ne serait-elle pas touchante, même racontée avec des personnages Lego ? En plus je trouve la fin complètement invraisemblable. Bref, une petite BD sympa, bien dessinée, et abordant un sujet grave, mais très chère, et selon moi à des années lumières de bijoux tels que Blankets - Manteau de neige, Pilules bleues ou Le combat ordinaire. A réserver aux fans absolus de comics indépendants. Pour ma part je suis complètement passé à coté.
Courtney Crumrin
1er tome lu: Les 4 chapitres qui constituent ce premier tome ne m'ont pas passionné plus que ça. J'ai passé un bon moment à lire les aventures de Courtney avec les choses de la nuit, mais je n'éprouve pas l'envie à la fin de ce tome de lire la suite. J'ai trouvé ça sympathique sans plus. Le dessin en noir et blanc est quant à lui très bon (magnifique en ce qui concerne les ombres), et je donnerais une mention très bien pour ce qui est des couvertures. D'après les avis ci-dessous, il apparaît que ce 1er tome est peut-être le moins bon, cependant je ne dépenserai pas 12 euros supplémentaires pour lire la suite et revoir ma note. Peut-être que si un jour elle tombait sous mes yeux...
Les Enquêtes de Sam & Twitch
N'étant pas amateur d'histoires policières classiques, c'est parce que j'ai lu que cette série était un spin-off de Spawn et donc que j'en espérais un peu de fantastique que je me suis décidé à acheter ce nouvel album édité par Delcourt. Celui-ci, en couverture souple, comporte en effet un bon nombre de pages (2 histoires, une longue et une petite) pour un prix relativement réduit et me permettait donc aisément de me faire une idée de la série. Première bonne surprise : je craignais, au vu des couvertures et de l'opinion que j'ai de la série Spawn, que Sam et Twitch soient deux policiers bourrins et que leurs aventures soient ponctuées d'action, de violence et de gros mots en tout genre. Au lieu de ça, le rythme est assez doux, et surtout les personnages de Sam et Twitch sont très justes, réalistes sans être ennuyeux, et leurs dialogues sont bons et loin d'une sur-enchère de violence verbale destinée à faire "noir parce que c'est cool de faire du thriller noir". Deuxième bonne surprise : même si cet album est du pur thriller sans aucune apparition de Spawn ou autres démons, j'ai rapidement su passer outre ma petite déception de ne pas voir du tout de Fantastique dans cette histoire car les scénarios de ces polars sont simples mais très efficaces. Je les ai lus avec un bon interêt et un vrai attachement pour les personnages. C'est du bon thriller, sans noirceur exagérée, sans trop de violence, pas tellement original dans son histoire mais très bien mené et agréable à lire. A côté de cela, le dessin Noir et Blanc de Paul Lee n'est pas mauvais non plus. J'ai eu du mal à y accrocher car il use et abuse de décors qui ne sont rien d'autre que des photos retouchées par Photoshop. Au final, il ne dessine vraiment que les personnages. Le résultat n'est pas excessivement esthétique ni tout à fait fluide mais ce n'est pas mal et ça donne une âme assez particulière à la BD. En bref, une série polar pas aussi sordide que je le craignais, intelligente et agréable à lire.