Il n'y a pas grand chose à dire sur cette bd, c'est à lire, c'est du vécu, tout simplement. Les points forts, ce sont la sensibilité de la retranscription, l'authenticité de l'oeuvre, la poésie par moment, l'émotion suscitée par l'âme de l'auteur mise à nue, la finesse pour aborder un sujet si grave. Le dessin noir et blanc dessert parfaitement l'ensemble.
Pour moi, un monument de la bd. Bravo Peeters pour ce que vous êtes et pour ce que vous faites.
C'est la deuxième oeuvre de cet auteur mythique (que je ne connaissais pas avant sa disparition, honte sur moi!) et je reste un peu sur ma faim. Certes la critique de société juive américaine, et plus généralement de la vanité du genre humain, est rondement menée, mais j'ai trouvé la lecture non pas ennuyeuse mais tout de même un peu longue, je pense à cause des pages manuscrites explicatives qui viennent saccader le récit, ou du dessin, que je trouve un peu répétitif.
C'est quand même largement lisible et très abordable, notamment pour découvrir l'oeuvre d'un des maîtres du 9ième art.
Superbement mené, ce diptyque! Imaginez que tout ce que vous entreprenez foire lamentablement et que toutes les tentatives pour rattraper la sauce ne font que vous enfoncer davantage. Si, comme les "héros", votre situation n'était déjà pas bien brillante, tout devient rapidement inextricable. Voila en quelque mot l'esprit de cette bd. Personnellement, j'adore les situations où tout peut arriver, et là, je dois dire que le suspens est présent jusqu'aux dernières pages. Bon, l'intrigue en elle même ne casse pas forcément des briques, mais on n'a pas affaire à des aigles et un scénario un peu trop alambiqué aurait gâché l'ambiance, à mon sens.
Coté dessin, c'est pas mal non plus. Les personnages collent très bien à leur psychologie, ils ont la gueule de l'emploi, si on peut dire. On relève bien quelques imperfections, surtout sur les visages surtout au niveau des yeux (quelques strabismes divergents). Mais bon, ça reste bon dans l'ensemble.
A ne pas manquer pour les amateurs du genre.
Ah, Bouzard. Larcenet lui voue une très haute estime (méritée) en affirmant qu'il est le dernier garant (quoiqu'étant un petit nouveau) de l'esprit Fluide. Il n'a pas complètement tort si vous voulez mon avis.
J'avais déjà bien accroché à son Plageman et à Le Club des quatre (j'ai un poil moins aimé son histoire de manchots par contre) mais là on passe à la vitesse supérieure : j'ai rarement lu une autobiographie aussi drôle ; entre énorme mufflée et l'écoute du dernier Motorhead, Bouzard nous fait partager son quotidien et si celui-ci n'est pas exagéré, je témoigne à sa femme toute mon estime ! Certaines pages sont proprement hilarantes (je pense à la boulangerie notamment) mais c'est plus l'ensemble qui fait le charme de ces deux tomes. Dommage que ça s'arrête là mais Bouzard l'avait lui-même dit, il ne s'est lancé dans cette autobiographie que pour avoir le plaisir de faire un jeu de mot pourri avec le deuxième tome: "The autobiographie of me too two". Il l'avait expliqué dans une page hilarante d'interview dessinée pour le numéro 1 du magazine "BD", il faudrait que j'essaie de retrouver ça.
J'ai adoré ce bouquin. C'est tout simplement hilarant, ça fait longtemps que je n'avais pas ri comme ça à la lecture d'un album.
Je n'ai pas lu les 2 précédents opus de la collection Eprouvette, et à vrai dire ils ne m'attirent pas plus que ça. Si je ne m'abuse, la collection est sujette à regrouper des albums-réflexions sur la bande dessinée. Mahler le fait ici en une douzaine de chapitres alternant anecdotes autobiographiques - ses débuts dans une vidéothèque sont très drôles - et questionnements sur l'art. La bande dessinée est-elle un art ? Pas d'après madame Goldgruber le contrôleur fiscal de Mahler.
Je n'avais pas spécialement accroché à Lone Racer une précédente lecture de Mahler, mais ici il a su me faire rire même si ses jugements sont parfois blasés sur la considération du commun des mortels envers la bande dessinée ou encore son regard sur la publicité l'associant à une vraie merde. Cet album a dû lui servir de défouloir d'une certaine manière, et bien tant mieux.
Note approximative : 3.5/5
Après avoir lu Plageman, Le Club des quatre et Coincoin l'homme manchot empereur, j'ai poursuivi ma découverte du talent et de l'humour de Bouzard en achetant les 2 tomes de son oeuvre en théorie unanimement la plus reconnue à l'heure actuelle dans le petit monde de la BD sur Internet, à savoir "The autobiography of me too".
Premier constat, les albums sont de très belle qualité. La couverture recouverte de cette sorte de tissu donne un aspect vraiment solide et classe à ces objets. Le papier aussi est de belle qualité et met bien en valeur le trait humoristique de Bouzard. Bref, globalement, ne serait-ce que par le nombre de pages et la qualité de l'objet, le prix d'achat relativement élevé pour une Bd d'humour me parait correct.
Deuxième constat, Bouzard, dans la vraie vie, c'est Plageman en civil ! ;) La petite vie qu'il nous raconte là, agrémentée de loose, de scéances de murges (muflées ?) au bar du coin et de déconnades décomplexées, c'est tout le style de l'humour de Bouzard tel que je commence doucement à le découvrir.
Maintenant, qu'est-ce que ça donne dans les faits ?
J'ai lu les deux albums avec le sourire la plupart du temps et j'ai éclaté de rire un certain nombre de fois. Globalement, le but est donc atteint : cette BD est drôle et fraîche.
Cependant, je dois aussi avouer que certains passages m'ont un peu moins intéressés que d'autres. Bassement matérialiste, j'espérais qu'à un tel prix, cette BD me ferait vraiment rire de bout en bout ou presque. Au lieu de ça, j'ai décroché par moments, trouvant certaines histoires courtes assez moyennes.
Mais globalement, c'est drôle !
Et ça vous met de bonne humeur !
Alors lisez-les !
Note approximative : 2.5/5
J'ai été lourdement déçu par cette série que d'aucuns sur le Net conseillaient comme l'une des meilleures séries publiées par Semic actuellement.
J'ai été charmé par l'idée de base de voir tous les mâles de la Terre disparaitre sauf notre héros et son singe domestique. J'avais déjà lu cette idée développée dans un roman de Robert Merle les Hommes Protégés mais je n'étais pas contre le fait d'en voir une nouvelle version en BD.
Et effectivement, le premier chapitre de Y, Le Dernier Homme partait bien, présentant des personnages relativement originaux et les mettant tous en scène pour le moment de la "catastrophe".
Mais voilà, passé la fin de ce premier chapitre, le scénario ne s'attarde pas du tout sur l'immédiat après-catastrophe et bondit 2 mois plus tard dans un monde complètement plongé dans le chaos. J'ai déjà été déçu à ce moment là car j'aurais nettement aimé découvrir les réactions de chacun sur le coup, pas voir immédiatement le résultat bien plus tard.
Quant à ce résultat, je ne l'ai pas vraiment apprécié. Le scénario m'a fait penser à certains récits de Stephen king que je trouve très décevants, notamment celui du téléfilm du Fléau par exemple. L'idée de base est bonne et pourrait amener une intrigue complexe et prenante, et au lieu de ça, l'auteur joue la carte de l'action, avec des méchants qui poursuivent les gentils, une société complètement désorganisée qui laisse la possibilité aux méchants d'être vraiment très méchants, les gentils n'ont plus qu'à fuir à la recherche d'un abri et d'une solution à la situation. Et la rencontre de ce village de femmes qui se sont organisées en une vraie communauté dans le tome 2 m'a encore une fois bigrement fait penser au Fléau et à d'autres scénarios de téléfilms de SF.
Franchement, je trouve le déroulement de l'histoire naïf, les personnages complètement superficiels et caricaturaux, et j'ai été très déçu.
A côté de ces défauts, le dessin est correct. Le trait me rappelle d'ailleurs celui de Gillon (tout comme l'intrigue de base plus ce qu'on apprend en toute fin du tome 2 me rappelle certains passages de la Survivante).
Quant à la narration, malgré la naïveté et le côté stupide de certaines réactions de personnages (je pense à Yorrick qui fonce au pied du mémorial à Washington et se dévoile bêtement devant les Amazones, je pense au Docteur Mann qui empêche 355 d'utiliser son arme, etc...), ça se laisse lire, mais franchement sans me passionner et sans m'intéresser comme je l'aurais aimé.
Une fois de plus, selon les conseils de BDT, je me suis procuré la version Intégrale de cette série et je n'ai pas été déçu.
Les dessins sont vraiment très beaux et notamment les décors (ah cette crique, magnifique). Au fur et à mesure que je parcourais les planches, je me surprenais à les contempler telles de superbes cartes postales.
L'histoire de cette famille d'étranger débarquant dans ce petit village d'Italie semble banale avec les difficultés d'insertion que l'on imagine au début du siècle. Mais rapidement, une part de mystère prend place au même titre qu'une dose de fantastique dans le récit des aventures de cette bande d'amis.
Au final, une série qui se lit très bien et qui vous apportera son lot d'émotions.
C’est par hasard que j’ai lu Gil St André. C’est grâce à mon fils (8 ans), fou de BD. Un jour il me ramena de la bibliothèque les deux premiers volumes. Du moment de l’ouverture de la BD je n’ai pas pu la refermer jusqu’à la fin et je n’ai jamais ramené aussi rapidement des livres pour échange à la bibliothèque. Les dessins sont vraiment bien faits et le polar bien ficelé, digne de XIII, et en plus une partie de l’histoire se passe dans Lyon, désolé je suis Lyonnais. Donc étant passionné de polar et de ma ville je ne peux qu’encourager de si belle BD.
New-York 1931. La prohibition fait rage et les gangs mafieux se partagent le pouvoir. L'un d'eux assassine un couple de commerçants, parents de 7 enfants, dont Anthony. Nous allons suivre les aventures de celui-ci et son combat au milieu de la pègre new-yorkaise.
Ce premier tome pose les bases de l'histoire avec une présentation des principaux personnages. Même si certains d'entre eux se révèlent assez caricaturaux (je pense notamment à "l'ogre" chef d'un gang mafieux et de son bras droit "le Tailleur"), on a de la sympathie pour Anthony, Annie ou Candice.
On n'échappe malheureusement pas au côté manichéen de ce type de récit (les gentils enfants d'un côté contre les méchants gangsters de l'autre.). Néanmoins, j'ai passé un très agréable moment de lecture et lirai avec grand plaisir le tome 2.
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Pilules bleues
Il n'y a pas grand chose à dire sur cette bd, c'est à lire, c'est du vécu, tout simplement. Les points forts, ce sont la sensibilité de la retranscription, l'authenticité de l'oeuvre, la poésie par moment, l'émotion suscitée par l'âme de l'auteur mise à nue, la finesse pour aborder un sujet si grave. Le dessin noir et blanc dessert parfaitement l'ensemble. Pour moi, un monument de la bd. Bravo Peeters pour ce que vous êtes et pour ce que vous faites.
La Valse des Alliances
C'est la deuxième oeuvre de cet auteur mythique (que je ne connaissais pas avant sa disparition, honte sur moi!) et je reste un peu sur ma faim. Certes la critique de société juive américaine, et plus généralement de la vanité du genre humain, est rondement menée, mais j'ai trouvé la lecture non pas ennuyeuse mais tout de même un peu longue, je pense à cause des pages manuscrites explicatives qui viennent saccader le récit, ou du dessin, que je trouve un peu répétitif. C'est quand même largement lisible et très abordable, notamment pour découvrir l'oeuvre d'un des maîtres du 9ième art.
Ocean City
Superbement mené, ce diptyque! Imaginez que tout ce que vous entreprenez foire lamentablement et que toutes les tentatives pour rattraper la sauce ne font que vous enfoncer davantage. Si, comme les "héros", votre situation n'était déjà pas bien brillante, tout devient rapidement inextricable. Voila en quelque mot l'esprit de cette bd. Personnellement, j'adore les situations où tout peut arriver, et là, je dois dire que le suspens est présent jusqu'aux dernières pages. Bon, l'intrigue en elle même ne casse pas forcément des briques, mais on n'a pas affaire à des aigles et un scénario un peu trop alambiqué aurait gâché l'ambiance, à mon sens. Coté dessin, c'est pas mal non plus. Les personnages collent très bien à leur psychologie, ils ont la gueule de l'emploi, si on peut dire. On relève bien quelques imperfections, surtout sur les visages surtout au niveau des yeux (quelques strabismes divergents). Mais bon, ça reste bon dans l'ensemble. A ne pas manquer pour les amateurs du genre.
The autobiography of me too
Ah, Bouzard. Larcenet lui voue une très haute estime (méritée) en affirmant qu'il est le dernier garant (quoiqu'étant un petit nouveau) de l'esprit Fluide. Il n'a pas complètement tort si vous voulez mon avis. J'avais déjà bien accroché à son Plageman et à Le Club des quatre (j'ai un poil moins aimé son histoire de manchots par contre) mais là on passe à la vitesse supérieure : j'ai rarement lu une autobiographie aussi drôle ; entre énorme mufflée et l'écoute du dernier Motorhead, Bouzard nous fait partager son quotidien et si celui-ci n'est pas exagéré, je témoigne à sa femme toute mon estime ! Certaines pages sont proprement hilarantes (je pense à la boulangerie notamment) mais c'est plus l'ensemble qui fait le charme de ces deux tomes. Dommage que ça s'arrête là mais Bouzard l'avait lui-même dit, il ne s'est lancé dans cette autobiographie que pour avoir le plaisir de faire un jeu de mot pourri avec le deuxième tome: "The autobiographie of me too two". Il l'avait expliqué dans une page hilarante d'interview dessinée pour le numéro 1 du magazine "BD", il faudrait que j'essaie de retrouver ça.
L'Art selon Madame Goldgruber
J'ai adoré ce bouquin. C'est tout simplement hilarant, ça fait longtemps que je n'avais pas ri comme ça à la lecture d'un album. Je n'ai pas lu les 2 précédents opus de la collection Eprouvette, et à vrai dire ils ne m'attirent pas plus que ça. Si je ne m'abuse, la collection est sujette à regrouper des albums-réflexions sur la bande dessinée. Mahler le fait ici en une douzaine de chapitres alternant anecdotes autobiographiques - ses débuts dans une vidéothèque sont très drôles - et questionnements sur l'art. La bande dessinée est-elle un art ? Pas d'après madame Goldgruber le contrôleur fiscal de Mahler. Je n'avais pas spécialement accroché à Lone Racer une précédente lecture de Mahler, mais ici il a su me faire rire même si ses jugements sont parfois blasés sur la considération du commun des mortels envers la bande dessinée ou encore son regard sur la publicité l'associant à une vraie merde. Cet album a dû lui servir de défouloir d'une certaine manière, et bien tant mieux.
The autobiography of me too
Note approximative : 3.5/5 Après avoir lu Plageman, Le Club des quatre et Coincoin l'homme manchot empereur, j'ai poursuivi ma découverte du talent et de l'humour de Bouzard en achetant les 2 tomes de son oeuvre en théorie unanimement la plus reconnue à l'heure actuelle dans le petit monde de la BD sur Internet, à savoir "The autobiography of me too". Premier constat, les albums sont de très belle qualité. La couverture recouverte de cette sorte de tissu donne un aspect vraiment solide et classe à ces objets. Le papier aussi est de belle qualité et met bien en valeur le trait humoristique de Bouzard. Bref, globalement, ne serait-ce que par le nombre de pages et la qualité de l'objet, le prix d'achat relativement élevé pour une Bd d'humour me parait correct. Deuxième constat, Bouzard, dans la vraie vie, c'est Plageman en civil ! ;) La petite vie qu'il nous raconte là, agrémentée de loose, de scéances de murges (muflées ?) au bar du coin et de déconnades décomplexées, c'est tout le style de l'humour de Bouzard tel que je commence doucement à le découvrir. Maintenant, qu'est-ce que ça donne dans les faits ? J'ai lu les deux albums avec le sourire la plupart du temps et j'ai éclaté de rire un certain nombre de fois. Globalement, le but est donc atteint : cette BD est drôle et fraîche. Cependant, je dois aussi avouer que certains passages m'ont un peu moins intéressés que d'autres. Bassement matérialiste, j'espérais qu'à un tel prix, cette BD me ferait vraiment rire de bout en bout ou presque. Au lieu de ça, j'ai décroché par moments, trouvant certaines histoires courtes assez moyennes. Mais globalement, c'est drôle ! Et ça vous met de bonne humeur ! Alors lisez-les !
Y Le Dernier Homme
Note approximative : 2.5/5 J'ai été lourdement déçu par cette série que d'aucuns sur le Net conseillaient comme l'une des meilleures séries publiées par Semic actuellement. J'ai été charmé par l'idée de base de voir tous les mâles de la Terre disparaitre sauf notre héros et son singe domestique. J'avais déjà lu cette idée développée dans un roman de Robert Merle les Hommes Protégés mais je n'étais pas contre le fait d'en voir une nouvelle version en BD. Et effectivement, le premier chapitre de Y, Le Dernier Homme partait bien, présentant des personnages relativement originaux et les mettant tous en scène pour le moment de la "catastrophe". Mais voilà, passé la fin de ce premier chapitre, le scénario ne s'attarde pas du tout sur l'immédiat après-catastrophe et bondit 2 mois plus tard dans un monde complètement plongé dans le chaos. J'ai déjà été déçu à ce moment là car j'aurais nettement aimé découvrir les réactions de chacun sur le coup, pas voir immédiatement le résultat bien plus tard. Quant à ce résultat, je ne l'ai pas vraiment apprécié. Le scénario m'a fait penser à certains récits de Stephen king que je trouve très décevants, notamment celui du téléfilm du Fléau par exemple. L'idée de base est bonne et pourrait amener une intrigue complexe et prenante, et au lieu de ça, l'auteur joue la carte de l'action, avec des méchants qui poursuivent les gentils, une société complètement désorganisée qui laisse la possibilité aux méchants d'être vraiment très méchants, les gentils n'ont plus qu'à fuir à la recherche d'un abri et d'une solution à la situation. Et la rencontre de ce village de femmes qui se sont organisées en une vraie communauté dans le tome 2 m'a encore une fois bigrement fait penser au Fléau et à d'autres scénarios de téléfilms de SF. Franchement, je trouve le déroulement de l'histoire naïf, les personnages complètement superficiels et caricaturaux, et j'ai été très déçu. A côté de ces défauts, le dessin est correct. Le trait me rappelle d'ailleurs celui de Gillon (tout comme l'intrigue de base plus ce qu'on apprend en toute fin du tome 2 me rappelle certains passages de la Survivante). Quant à la narration, malgré la naïveté et le côté stupide de certaines réactions de personnages (je pense à Yorrick qui fonce au pied du mémorial à Washington et se dévoile bêtement devant les Amazones, je pense au Docteur Mann qui empêche 355 d'utiliser son arme, etc...), ça se laisse lire, mais franchement sans me passionner et sans m'intéresser comme je l'aurais aimé.
Où le regard ne porte pas...
Une fois de plus, selon les conseils de BDT, je me suis procuré la version Intégrale de cette série et je n'ai pas été déçu. Les dessins sont vraiment très beaux et notamment les décors (ah cette crique, magnifique). Au fur et à mesure que je parcourais les planches, je me surprenais à les contempler telles de superbes cartes postales. L'histoire de cette famille d'étranger débarquant dans ce petit village d'Italie semble banale avec les difficultés d'insertion que l'on imagine au début du siècle. Mais rapidement, une part de mystère prend place au même titre qu'une dose de fantastique dans le récit des aventures de cette bande d'amis. Au final, une série qui se lit très bien et qui vous apportera son lot d'émotions.
Gil St André
C’est par hasard que j’ai lu Gil St André. C’est grâce à mon fils (8 ans), fou de BD. Un jour il me ramena de la bibliothèque les deux premiers volumes. Du moment de l’ouverture de la BD je n’ai pas pu la refermer jusqu’à la fin et je n’ai jamais ramené aussi rapidement des livres pour échange à la bibliothèque. Les dessins sont vraiment bien faits et le polar bien ficelé, digne de XIII, et en plus une partie de l’histoire se passe dans Lyon, désolé je suis Lyonnais. Donc étant passionné de polar et de ma ville je ne peux qu’encourager de si belle BD.
La Cuisine du Diable
New-York 1931. La prohibition fait rage et les gangs mafieux se partagent le pouvoir. L'un d'eux assassine un couple de commerçants, parents de 7 enfants, dont Anthony. Nous allons suivre les aventures de celui-ci et son combat au milieu de la pègre new-yorkaise. Ce premier tome pose les bases de l'histoire avec une présentation des principaux personnages. Même si certains d'entre eux se révèlent assez caricaturaux (je pense notamment à "l'ogre" chef d'un gang mafieux et de son bras droit "le Tailleur"), on a de la sympathie pour Anthony, Annie ou Candice. On n'échappe malheureusement pas au côté manichéen de ce type de récit (les gentils enfants d'un côté contre les méchants gangsters de l'autre.). Néanmoins, j'ai passé un très agréable moment de lecture et lirai avec grand plaisir le tome 2.