Le Monde d'Edena est vraiment une série étonnante. Moebius, à partir de quelques courtes histoires et d'une commande publicitaire, crée peu à peu une série s'étalant sur plusieurs albums, s'efforçant de lui donner, sinon de la cohérence, au moins une intrigue de fond qui tient la route.
Le scénario n'est certes pas un chef d'oeuvre de logique cartésienne mais, ma foi, ça n'a pas à rougir face aux délires qui ont résulté de la collaboration de Moebius et de Jodorowsky. C'est même plutôt agréable car beaucoup plus poétique et harmonieux.
Le dessin est bien entendu irréprochable. Moebius a un sens de la mise en scène, des proportions et une maîtrise totale de son talent. C'est un plaisir de chaque instant.
A lire ou à découvrir pour ceux qui ne connaissent pas encore ce petit bijou.
Je suis amateur de l'oeuvre de Cosey. J'aime beaucoup la finesse avec laquelle il construit ses intrigues, jouant avec habileté avec les sentiments et les histoires personnelles de ses protagonistes, dont les backgrounds sont originaux et réalistes.
Son dessin n'est certes pas extraordinaire mais il est très agréable et servi par des couleurs douces qui rendent l'ensemble plaisant et fluide.
Les quatre histoires de cet album reprennent l'ensemble de ces qualités et en ce sens c'est un succès. Malheureusement, ce format ne permet pas de développer autant que l'on pourrait le souhaiter tant les personnages que les scénarios où ils évoluent. En bref, je suis resté franchement sur ma faim à chaque fois : les acteurs sont posés, l'histoire démarre et hop, tout est déjà fini. C'est efficace, bien ficelé mais terriblement frustrant surtout lorsque l'on a goûté à des albums plus denses comme le 'Voyage en Italie' ou 'Zeke raconte des histoires'.
Je dois bien l’avouer, je suis passé totalement à côté de cette bd au début . . . je l’ai donc reposée sur l’étagère, ce n'est que deux semaines plus tard que je l'ai relue. Cette deuxième tentative m’a permis de mieux appréhender le style narratif particulier de l’auteur qui m’avait quelque peu échappé en première lecture et qui consiste en une succession de scènes de la vie quotidienne sans rapport entre elles et sans grand intérêt (surtout !). Mais en y regardant de plus prêt, sous des airs anodins, se cachent des éléments clés pour comprendre Jon une fois adulte. Bref, il faut le temps de rentrer dans l’album . . . Le dessin dépouillé donne un certain côté innocent à cette bd pourtant bien plus "adulte".
A essayer . . .
De prime abord, j’apprécie les bds muettes. C’est donc avec un à priori positif que j’ai entamé la lecture de cet album. Le trait de Thierry Robin, plus épuré que dans Koblenz, convient parfaitement pour illustrer ces aventures muettes d’une teigne très . . . teigneuse !
Le découpage use de scènes itérées à l’identique. Cela peut paraître futile, voire créer une certaine lassitude mais cette manière de procéder est fréquente avec ce type d’album. Question de style et d’habitude aussi. La lecture est sympathique mais l’histoire de cette teigne, contrariée par un bonhomme patatoïde, est un peu faible. A réserver aux amateurs du genre dont je fais partie.
Voici une réflexion intéressante sur les états d’âme d’un corbeau qui peut facilement être transposable à l’homme . . . Cette histoire soulève inévitablement une question plus globale, à savoir comment vivre avec des remords ? Quel comportement adopter : se morfondre dans le passé ou aller de l’avant ? Pas si simple. Vous l’aurez compris, cette histoire est un peu déprimante mais le sujet est abordé de manière juste et sans complaisance. Le dessin en N&B, assez simple et stylisé, illustre bien les propos de l’album.
A lire !
L'Echangeur... Bon autant le dire tout de suite, je n'ai pas été vraiment emballée. Je me suis très rapidement doutée de... argh peux pas vous le dire sans dévoiler l'intrigue ! Disons que le scénario s'est révélé sans surprise pour moi et même si j'imagine bien que, comme pour les personnages, l'essentiel est ailleurs, disons que je n'ai pas été touchée par cette histoire. Par contre, c'est vrai que c'est assez fin, les personnages sont criant de vérité, et le dessin réussit bien à restituer leur caractère et leur humanité. Cependant, ce noir et blanc est assez banal, c'est juste des planches sans couleur, et je ne crois pas que j'aurai envie de relire ce one-shot, même si j'aime bien le message qu'il délivre.
Mon avis rejoindra celui de Ro. Je n'ai lu que les deux premiers tomes (le troisième, à mon avis, ne sortira jamais).
Je ne savais pas trop à quoi m'attendre en ouvrant cette BD, et je dois dire que j'ai été un peu surpris par l'histoire. Son déroulement, la façon dont Chauvel découpe l'intrigue... Mais on est loin de la maîtrise des séries qu'il réalisera par la suite. Le dessin de Fages est assez bon, mais souffre d'une mise en couleurs assez déplorable, qui gâche pas mal le plaisir visuel... La description des gangs victoriens est assez intéressante, mais on n'apprend quand même pas grand-chose. Le tome 2 est assez intrigant de par l'orientation fantastique que prend l'histoire, mais il est plutôt décevant de ne pas pouvoir lire la suite...
Ceci dit, ça se lit plutôt pas mal, d'où ma note.
Les sept vies de l'épervier. COTHIAS et JUILLARD
J'ai lu avec une avidité constante et dévorante les volumes de cette série "mythico-historique. Suivi de "Masquerouge", "Le Fou du Roy", "Masque de fer", "Ninon secrète" (pas en entier). C'est vrai que le graphisme est irrégulier. Mais... ce n'est pas le même dessinateur. Ceci expliquant cela.
Les sept vies de l'épervier forment un cycle de 7 albums (d'où le titre...) qui se déroule du temps du bon roi Henri IV. Fresque quasi-historique, les personnages réels d'Henri IV, de son épouse Marie de Médicis ainsi que de son fils Louis y croisent ceux purement imaginaires d'Ariane de Troïl, de Germain Grandpain ou encore du comte de Bruantfou.
Ariane de Troïl est l'héroïne de cet univers, c'est son extraordinaire destin qui est dépeint dans cette épopée : le cycle débute alors qu'elle naît de manière rocambolesque, après une dispute entre son père et son oncle au sujet justement de l'identité véritable du père d'Ariane. Sa mère perd la vie dans cet enfantement, et Gabriel, son oncle, décide alors de quitter le château familial, situé au fin fond de l'Auvergne, se sentant responsable de cette mort.
Il va devenir l'Épervier, un justicier masqué qui combat les injustices de ce siècle. Mais il ne sait pas encore que son destin est déjà joué. Haut dans le ciel, l'épervier rôde, maître de nos destins, maître de nos vies.
Il me reste encore à lire "Coeur brûlé"; "Plume aux vents" et "Les Tentations de Navarre" (surtout cette dernière car les dessins sont de Julliard) dont j'ignorais l'existence jusqu'a aujourd'hui. Un manque que je vais combler de ce pas.
Cela fait des années que je possède cette BD.(cinémas et autres choses). Je trouve André Barbe tout simplement génial. Cet enchaînement de dessins est époustouflant (changement de thème pour y revenir ensuite).
Quant aux autres dessins, "simples", dirais-je, comme par exemple: La cheminée nucléaire; L'évolution du globe terrestre ou ceux que je qualifie de "dessins impossibles" puisqu'ils commencent sur un thème et finissent sur un autre. Exemple: L'île où la mer qui se termine en labour... à lire absolument.
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Le Monde d'Edena
Le Monde d'Edena est vraiment une série étonnante. Moebius, à partir de quelques courtes histoires et d'une commande publicitaire, crée peu à peu une série s'étalant sur plusieurs albums, s'efforçant de lui donner, sinon de la cohérence, au moins une intrigue de fond qui tient la route. Le scénario n'est certes pas un chef d'oeuvre de logique cartésienne mais, ma foi, ça n'a pas à rougir face aux délires qui ont résulté de la collaboration de Moebius et de Jodorowsky. C'est même plutôt agréable car beaucoup plus poétique et harmonieux. Le dessin est bien entendu irréprochable. Moebius a un sens de la mise en scène, des proportions et une maîtrise totale de son talent. C'est un plaisir de chaque instant. A lire ou à découvrir pour ceux qui ne connaissent pas encore ce petit bijou.
Une maison de Frank L. Wright
Je suis amateur de l'oeuvre de Cosey. J'aime beaucoup la finesse avec laquelle il construit ses intrigues, jouant avec habileté avec les sentiments et les histoires personnelles de ses protagonistes, dont les backgrounds sont originaux et réalistes. Son dessin n'est certes pas extraordinaire mais il est très agréable et servi par des couleurs douces qui rendent l'ensemble plaisant et fluide. Les quatre histoires de cet album reprennent l'ensemble de ces qualités et en ce sens c'est un succès. Malheureusement, ce format ne permet pas de développer autant que l'on pourrait le souhaiter tant les personnages que les scénarios où ils évoluent. En bref, je suis resté franchement sur ma faim à chaque fois : les acteurs sont posés, l'histoire démarre et hop, tout est déjà fini. C'est efficace, bien ficelé mais terriblement frustrant surtout lorsque l'on a goûté à des albums plus denses comme le 'Voyage en Italie' ou 'Zeke raconte des histoires'.
Attends
Je dois bien l’avouer, je suis passé totalement à côté de cette bd au début . . . je l’ai donc reposée sur l’étagère, ce n'est que deux semaines plus tard que je l'ai relue. Cette deuxième tentative m’a permis de mieux appréhender le style narratif particulier de l’auteur qui m’avait quelque peu échappé en première lecture et qui consiste en une succession de scènes de la vie quotidienne sans rapport entre elles et sans grand intérêt (surtout !). Mais en y regardant de plus prêt, sous des airs anodins, se cachent des éléments clés pour comprendre Jon une fois adulte. Bref, il faut le temps de rentrer dans l’album . . . Le dessin dépouillé donne un certain côté innocent à cette bd pourtant bien plus "adulte". A essayer . . .
La Teigne
De prime abord, j’apprécie les bds muettes. C’est donc avec un à priori positif que j’ai entamé la lecture de cet album. Le trait de Thierry Robin, plus épuré que dans Koblenz, convient parfaitement pour illustrer ces aventures muettes d’une teigne très . . . teigneuse ! Le découpage use de scènes itérées à l’identique. Cela peut paraître futile, voire créer une certaine lassitude mais cette manière de procéder est fréquente avec ce type d’album. Question de style et d’habitude aussi. La lecture est sympathique mais l’histoire de cette teigne, contrariée par un bonhomme patatoïde, est un peu faible. A réserver aux amateurs du genre dont je fais partie.
Le Chant du Corbeau
Voici une réflexion intéressante sur les états d’âme d’un corbeau qui peut facilement être transposable à l’homme . . . Cette histoire soulève inévitablement une question plus globale, à savoir comment vivre avec des remords ? Quel comportement adopter : se morfondre dans le passé ou aller de l’avant ? Pas si simple. Vous l’aurez compris, cette histoire est un peu déprimante mais le sujet est abordé de manière juste et sans complaisance. Le dessin en N&B, assez simple et stylisé, illustre bien les propos de l’album. A lire !
L'Echangeur
L'Echangeur... Bon autant le dire tout de suite, je n'ai pas été vraiment emballée. Je me suis très rapidement doutée de... argh peux pas vous le dire sans dévoiler l'intrigue ! Disons que le scénario s'est révélé sans surprise pour moi et même si j'imagine bien que, comme pour les personnages, l'essentiel est ailleurs, disons que je n'ai pas été touchée par cette histoire. Par contre, c'est vrai que c'est assez fin, les personnages sont criant de vérité, et le dessin réussit bien à restituer leur caractère et leur humanité. Cependant, ce noir et blanc est assez banal, c'est juste des planches sans couleur, et je ne crois pas que j'aurai envie de relire ce one-shot, même si j'aime bien le message qu'il délivre.
Black Mary
Mon avis rejoindra celui de Ro. Je n'ai lu que les deux premiers tomes (le troisième, à mon avis, ne sortira jamais). Je ne savais pas trop à quoi m'attendre en ouvrant cette BD, et je dois dire que j'ai été un peu surpris par l'histoire. Son déroulement, la façon dont Chauvel découpe l'intrigue... Mais on est loin de la maîtrise des séries qu'il réalisera par la suite. Le dessin de Fages est assez bon, mais souffre d'une mise en couleurs assez déplorable, qui gâche pas mal le plaisir visuel... La description des gangs victoriens est assez intéressante, mais on n'apprend quand même pas grand-chose. Le tome 2 est assez intrigant de par l'orientation fantastique que prend l'histoire, mais il est plutôt décevant de ne pas pouvoir lire la suite... Ceci dit, ça se lit plutôt pas mal, d'où ma note.
Les 7 vies de l'épervier
Les sept vies de l'épervier. COTHIAS et JUILLARD J'ai lu avec une avidité constante et dévorante les volumes de cette série "mythico-historique. Suivi de "Masquerouge", "Le Fou du Roy", "Masque de fer", "Ninon secrète" (pas en entier). C'est vrai que le graphisme est irrégulier. Mais... ce n'est pas le même dessinateur. Ceci expliquant cela. Les sept vies de l'épervier forment un cycle de 7 albums (d'où le titre...) qui se déroule du temps du bon roi Henri IV. Fresque quasi-historique, les personnages réels d'Henri IV, de son épouse Marie de Médicis ainsi que de son fils Louis y croisent ceux purement imaginaires d'Ariane de Troïl, de Germain Grandpain ou encore du comte de Bruantfou. Ariane de Troïl est l'héroïne de cet univers, c'est son extraordinaire destin qui est dépeint dans cette épopée : le cycle débute alors qu'elle naît de manière rocambolesque, après une dispute entre son père et son oncle au sujet justement de l'identité véritable du père d'Ariane. Sa mère perd la vie dans cet enfantement, et Gabriel, son oncle, décide alors de quitter le château familial, situé au fin fond de l'Auvergne, se sentant responsable de cette mort. Il va devenir l'Épervier, un justicier masqué qui combat les injustices de ce siècle. Mais il ne sait pas encore que son destin est déjà joué. Haut dans le ciel, l'épervier rôde, maître de nos destins, maître de nos vies. Il me reste encore à lire "Coeur brûlé"; "Plume aux vents" et "Les Tentations de Navarre" (surtout cette dernière car les dessins sont de Julliard) dont j'ignorais l'existence jusqu'a aujourd'hui. Un manque que je vais combler de ce pas.
Les Aigles décapitées
J'ai lu la série complète. Car j'ai été pris par le réalisme quasi-historique de cette série. Le graphisme est irréprochable. L'histoire est prenante.
Cinéma
Cela fait des années que je possède cette BD.(cinémas et autres choses). Je trouve André Barbe tout simplement génial. Cet enchaînement de dessins est époustouflant (changement de thème pour y revenir ensuite). Quant aux autres dessins, "simples", dirais-je, comme par exemple: La cheminée nucléaire; L'évolution du globe terrestre ou ceux que je qualifie de "dessins impossibles" puisqu'ils commencent sur un thème et finissent sur un autre. Exemple: L'île où la mer qui se termine en labour... à lire absolument.