L'éternel adage se vérifie une fois encore avec cette série : "on ne change pas une formule, une équipe, une idée qui marche" (faites votre choix). Après le décalogue, voila donc une histoire qui par le biais d'un fil rouge (la musique, en l'occurrence) s'élabore autour de différents personnages, dont elle va s'attacher à raconter les trajectoires personnelles. C'est efficace, de là à crier au génie... hum ! Gardons la tête froide. Bien sûr, j'ai passé un moment de lecture agréable en découvrant les deux premiers tomes, bien sûr, les graphismes de Bonin et Gillon sont plutôt honorables, mais franchement, je n'ai pas été emballé par les deux premiers opus. C'est bien amené mais sans véritable surprise. C'est bien maîtrisé, mais la facture générale est trop conventionnelle... Le seul truc notable qui mérite d'être précisé, c'est finalement le thème de l'homosexualité qui est abordé dans le tome 2. Mais le bémol (et pour moi il est de taille), concerne les clichés, les stéréotypes dans lesquels Giroud tombe... le beau militaire qui tombe amoureux d'un.... grec.... (ça serait presque comique, si le propos de la bd, n'était pas aussi sérieux), c'est une pilule dure à avaler (n'y voyait aucune connotation à caractère sexuel). Pour le premier tome (finissons par le début), c'est un peu la même chose... la naïve qui tombe amoureuse d'un aviateur volage.... genre cliché, on a du mal à faire mieux... (en fait si, le tome 2 y est parvenu, excusez moi !).
Bref, voila un peu mes réticences. Mais que mes critiques à l'emporte pièce, ne trahissent pas mon ressenti général. J'ai passé un moment de lecture agréable. Si l'on se montre indulgent sur les points que j'ai pointés, cette série naissante, est digne qu'on s'y arrête.
Je pense tout simplement que cette BD est sympa!
L'histoire est originale. Il y a un bon déroulement, il y a du dynamisme, ça bouge, on se laisse facilement plonger dans l'histoire.
Les couleurs sont biens et les dessins sont corrects.
Personnellement, c'est une de mes BD favorites.
Simple et magique, que peut-on demander de mieux quand on veut lire ou acheter une BD?
Tiens, encore une bd sur les tribulations quotidiennes d’un groupe d’individus : pourquoi pas d’autant plus que le graphisme et les personnages ont l’air sympa…
Trois jeunes hommes cherchent une quatrième personne pour « colouer » leur appartement. C’est à partir de cette trame que l’on suit les (més)aventures amoureuses, professionnelles, familiales, humoristiques, etc… de ces quatre « héros ».
Comme dans ce genre d’histoire, chacun d’entre nous pourra faire un parallèle avec sa propre vie et se rappeler des souvenirs. Pour ma part, je n’ai pas vraiment accroché à ce premier tome à cause du dénouement que je trouve irréaliste.
J’ai eu l’impression que ces « gros coups » ont été mis pour faire avancer le scénario. Je n’ai pas vraiment été convaincu par l’adoption par les trois colocataires de ce quatrième personnage. Pareil pour les apparitions du père d’un des héros et de la mère de max’, tout cela m’a semblé téléphoner afin de faire rebondir cette histoire, il y a trop de paradoxes qui se rejoignent !
Je suis sûr que, sans ce dénouement, cette bd aurait été très sympathique et aurait gagné à être un « faux » one-shot comme la série Lincoln de chez paquet. Les excès des jeunes dans la scène finale m’ont également rendu sceptique...
J'ai lu FY la première fois à la bibliothèque, et ça m'a vraiment plu! Les dessins sont réellement très beaux, l'histoire est haletante et humoristique, bref, cela se lit d'une traite et l'on a vraiment envie de lire la suite! Pour à 100%!
Bon, maintenant que j'ai fini la série, je peux étaler une couche de commentaires de plus...^^ Il n'existe pas un seul tome où on n'éclate pas de rire... Les persos passent leur temps à sortir des énormités... OK, c'est super lourd, mais on accroche!!! J'adore aussi les blas-blas de miss Watase qui a , de plus, un max d'humour!! Et maintenant que j'ai passé la série à une copine, elle aussi s'est mise à adorer, ce qui fait que dans la cour de récré, les répliques volent à tout va, et les fous rires aussi!! Elle trouve que je ressemble à Miaka, pour la gourmandise...^^
Bref, je suis encore plus enthousiaste qu'au début!!^^
Cela fait quelques temps que j'avais envie de donner un avis sur cette série, que j'ai découvert grâce à bdtheque, et j'ai longtemps hésité entre 4 et 5, et finalement, après mûre réflexion, la balance penche définitivement vers 4.
Pourquoi ?
Quand on réfléchit à cette série, elle nous rappelle invariablement quelque chose...mais quoi ? C'est étrange, mais on a du mal à déterminer ce que c'est. Comme quelqu'un l'a évoqué plus bas, c'est sans doute qu'elle nous rappelle PLEIN de choses, parce que son univers est complexe...et c'est pour cela qu'elle est inclassable...
En vérité je pense que c'est plus simple.
Il y a incontestablement une forme de jubilation à lire certains tomes, et cela grâce à l'humour si particulier de turf ;
Mais il n'y a pas de complexité à proprement parler; Le décor est posé dès le premier tome et n'en change plus. L'histoire ne s'articule en fait qu'autour de quelques personnages principaux. Le déroulement du fil se fait de façon linéaire, et l'on change rarement de repères. Ce qui fait vraiment le point fort de cette série, c'est l'humour.
D'ailleurs je propose de la classer logiquement dans ce genre.
Pour ce qui est de la cinquième étoile perdue, je trouve, pardon pour les inconditionnels, qu'il y a une faiblesse dans le scénario. J'ai nettement eu l'impression à différents endroits et surtout dans le dernier tome, que l'auteur avait du mal à avancer. C'est pas très grave en soi, mais ça gâche (un peu) parfois le plaisir de la lecture.
"Le chant des Stryges"… Ils sont parmi nous…
Cette série, c’est avant tout une histoire très solide menée de main de maître par Corbeyran. L’intrigue, mêlant fantastique, complots, machinations politiques, ésotérismes et action, est excellente. Les dialogues sont très bons et sonnent toujours justes. L’ambiance a un côté polar noir assez agréable. On est tenu en haleine de tome en tome, l’aventure est très rythmée, et les rebondissements sont monnaies courantes. Les personnages sont tous bien construits psychologiquement. Alors ces Stryges, Anges ou Démons ??...
Guerineau a un trait réaliste. C’est très beau même si je ne suis pas fan de ce style, j’aurai préféré du semi réaliste mais ça n’aurait pas collé avec l’histoire qui se veut très rationnelle en dépit de son côté fantastique. Les personnages sont vraiment très réussis, spécialement l’héroïne qui est à tomber avec son look mélange de Matrix et Lara Croft. Les couvertures sont toutes plus belles les unes que les autres.
Les couleurs de Merlet des tomes 1 à 4 sont faites à la main, elle sont biens quoi que un peu vieillottes. Celles de Ruby sur les tomes 5 à 8, sont informatisées. C’est déjà plus à mon goût mais je trouve que certaines cases sont trop criardes et lisses. Favrelle sur le tome 9 continue d’utiliser les couleurs infos. Il s’en tire mieux que ses prédécesseurs, mais toujours rien d’exceptionnel car c’est toujours un peu trop flashy à certains moments.
Le scénar est tellement béton que je pardonne complètement les couleurs moyennes, je dis haut et fort: SERIE CULTE. Et je ne trouve pas du tout que cette série soit disante à rallonge s’essouffle, bien au contraire...
Quelle riche idée a eu Mr Delcourt de publier les travaux des étudiants de l’école d’Angoulème lors du lancement de sa maison d’Edition ! En allant directement à la source, il a découvert de jeunes auteurs qui forment maintenant les piliers de sa maison d’Edition. Sans "les enfants du Nil", le catalogue Delcourt ne serait pas aussi riche et prestigieux aujourd’hui. On y découvre ainsi les premiers pas de Turf, Mazan, Claire Wendling, Masbou, Ayroles (comme dessinateur !) et Boiscommun pour ne citer qu’eux. Il est amusant de constater que ces récits forment pour beaucoup l’embryon des éléments constitutifs de l’univers développé par la suite par ces auteurs (la nef par Turf, les anges par Boiscommun, le vieux fou barbu sur sa lune par Masbou) . . . C’est aussi l’unique intérêt de cette bd car les histoires sont trop courtes que pour être transcendantes.
Il s’agit donc plus d’une vitrine des talents d’Angoulème qui permet de découvrir les débuts prometteurs de quelques pointures de la bd actuelle . . .
Mouiche . . . Je ne connaissais pas ce conte (je ne suis pas un spécialiste du genre non plus) mais sa lecture m’a moyennement plue. La faute à un dessin manquant de consistance (trait trop fin) et à un récit arrangé et artificiel (car on sent venir la fin dès le début). L’adaptation n’est donc pas des plus heureuses... Mais peut-être est-ce propre à ce conte moins transposable en bd que d’autres, comme les très réussis Le Chat Botté ou encore Le vaillant petit tailleur ?
Vu les avis exprimés ici, je m’attendais à un truc bien naze et j’ai été agréablement surpris à la lecture du premier tome, je découvrais une histoire très agréable à lire. Bien que j’admette le manque d’originalité de l’intrigue, je trouve à cette bd des qualités narratives plus qu’honorables, le rythme est bon, le temps bien géré, le découpage est irréprochable, l'utilisation des récitatifs est pertinante. C’est vrai qu’il souffrait quelque peu de n’être qu’un premier tome, mais j’aimais bien le caractère posé de l’intrigue…
Le deuxième tome est relativement différent, les évènements s’y précipitent, on apprend tout d’un bloc le passé d’Andrew et l’album se termine sur une confrontation rythmée entre magicien et démon. Alors, oui, tout cela est assez premier degré et grand guignol, mais je pense sincèrement que pour celui qui aime le genre, cette bd en vaut beaucoup d’autres. Pour ma part, les histoires de magie et moi, ça fait un peu deux… mais celle-ci me semble être un divertissement plus qu’honorable d’autant que le dessin est une vrai réussite. Ce Van Liemt a à mon avis un bel avenir devant lui, son trait est sûr et élégant, ses cadrages et sa mise en scène sont habiles, l’ensemble évoque Rossi et c’est bon signe.
Un troisième tome clôturera l’aventure.
Un scénario sans aucune surprise qu'on voit venir avec ses gros sabots dès la première planche, une narration lourdingue et naïve, une trame hyper-classique de la jeune pucelle ignorante qui se fait éduquer à la débauche et dominer par un vieil aristocrate et sa servante, une histoire où l'erotisme se traduit par sado-masochisme, fouet, fessées et domination, franchement il n'y a là rien qui puisse vraiment m'intéresser et me plaire. Seul le dessin est relativement bon, même si les zones intimes féminines et masculines sont assez ratées par moments.
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L'éternel adage se vérifie une fois encore avec cette série : "on ne change pas une formule, une équipe, une idée qui marche" (faites votre choix). Après le décalogue, voila donc une histoire qui par le biais d'un fil rouge (la musique, en l'occurrence) s'élabore autour de différents personnages, dont elle va s'attacher à raconter les trajectoires personnelles. C'est efficace, de là à crier au génie... hum ! Gardons la tête froide. Bien sûr, j'ai passé un moment de lecture agréable en découvrant les deux premiers tomes, bien sûr, les graphismes de Bonin et Gillon sont plutôt honorables, mais franchement, je n'ai pas été emballé par les deux premiers opus. C'est bien amené mais sans véritable surprise. C'est bien maîtrisé, mais la facture générale est trop conventionnelle... Le seul truc notable qui mérite d'être précisé, c'est finalement le thème de l'homosexualité qui est abordé dans le tome 2. Mais le bémol (et pour moi il est de taille), concerne les clichés, les stéréotypes dans lesquels Giroud tombe... le beau militaire qui tombe amoureux d'un.... grec.... (ça serait presque comique, si le propos de la bd, n'était pas aussi sérieux), c'est une pilule dure à avaler (n'y voyait aucune connotation à caractère sexuel). Pour le premier tome (finissons par le début), c'est un peu la même chose... la naïve qui tombe amoureuse d'un aviateur volage.... genre cliché, on a du mal à faire mieux... (en fait si, le tome 2 y est parvenu, excusez moi !). Bref, voila un peu mes réticences. Mais que mes critiques à l'emporte pièce, ne trahissent pas mon ressenti général. J'ai passé un moment de lecture agréable. Si l'on se montre indulgent sur les points que j'ai pointés, cette série naissante, est digne qu'on s'y arrête.
Slhoka
Je pense tout simplement que cette BD est sympa! L'histoire est originale. Il y a un bon déroulement, il y a du dynamisme, ça bouge, on se laisse facilement plonger dans l'histoire. Les couleurs sont biens et les dessins sont corrects. Personnellement, c'est une de mes BD favorites. Simple et magique, que peut-on demander de mieux quand on veut lire ou acheter une BD?
Les Colocataires
Tiens, encore une bd sur les tribulations quotidiennes d’un groupe d’individus : pourquoi pas d’autant plus que le graphisme et les personnages ont l’air sympa… Trois jeunes hommes cherchent une quatrième personne pour « colouer » leur appartement. C’est à partir de cette trame que l’on suit les (més)aventures amoureuses, professionnelles, familiales, humoristiques, etc… de ces quatre « héros ». Comme dans ce genre d’histoire, chacun d’entre nous pourra faire un parallèle avec sa propre vie et se rappeler des souvenirs. Pour ma part, je n’ai pas vraiment accroché à ce premier tome à cause du dénouement que je trouve irréaliste. J’ai eu l’impression que ces « gros coups » ont été mis pour faire avancer le scénario. Je n’ai pas vraiment été convaincu par l’adoption par les trois colocataires de ce quatrième personnage. Pareil pour les apparitions du père d’un des héros et de la mère de max’, tout cela m’a semblé téléphoner afin de faire rebondir cette histoire, il y a trop de paradoxes qui se rejoignent ! Je suis sûr que, sans ce dénouement, cette bd aurait été très sympathique et aurait gagné à être un « faux » one-shot comme la série Lincoln de chez paquet. Les excès des jeunes dans la scène finale m’ont également rendu sceptique...
Fushigi Yugi - Un Jeu étrange
J'ai lu FY la première fois à la bibliothèque, et ça m'a vraiment plu! Les dessins sont réellement très beaux, l'histoire est haletante et humoristique, bref, cela se lit d'une traite et l'on a vraiment envie de lire la suite! Pour à 100%! Bon, maintenant que j'ai fini la série, je peux étaler une couche de commentaires de plus...^^ Il n'existe pas un seul tome où on n'éclate pas de rire... Les persos passent leur temps à sortir des énormités... OK, c'est super lourd, mais on accroche!!! J'adore aussi les blas-blas de miss Watase qui a , de plus, un max d'humour!! Et maintenant que j'ai passé la série à une copine, elle aussi s'est mise à adorer, ce qui fait que dans la cour de récré, les répliques volent à tout va, et les fous rires aussi!! Elle trouve que je ressemble à Miaka, pour la gourmandise...^^ Bref, je suis encore plus enthousiaste qu'au début!!^^
La Nef des fous
Cela fait quelques temps que j'avais envie de donner un avis sur cette série, que j'ai découvert grâce à bdtheque, et j'ai longtemps hésité entre 4 et 5, et finalement, après mûre réflexion, la balance penche définitivement vers 4. Pourquoi ? Quand on réfléchit à cette série, elle nous rappelle invariablement quelque chose...mais quoi ? C'est étrange, mais on a du mal à déterminer ce que c'est. Comme quelqu'un l'a évoqué plus bas, c'est sans doute qu'elle nous rappelle PLEIN de choses, parce que son univers est complexe...et c'est pour cela qu'elle est inclassable... En vérité je pense que c'est plus simple. Il y a incontestablement une forme de jubilation à lire certains tomes, et cela grâce à l'humour si particulier de turf ; Mais il n'y a pas de complexité à proprement parler; Le décor est posé dès le premier tome et n'en change plus. L'histoire ne s'articule en fait qu'autour de quelques personnages principaux. Le déroulement du fil se fait de façon linéaire, et l'on change rarement de repères. Ce qui fait vraiment le point fort de cette série, c'est l'humour. D'ailleurs je propose de la classer logiquement dans ce genre. Pour ce qui est de la cinquième étoile perdue, je trouve, pardon pour les inconditionnels, qu'il y a une faiblesse dans le scénario. J'ai nettement eu l'impression à différents endroits et surtout dans le dernier tome, que l'auteur avait du mal à avancer. C'est pas très grave en soi, mais ça gâche (un peu) parfois le plaisir de la lecture.
Le Chant des Stryges
"Le chant des Stryges"… Ils sont parmi nous… Cette série, c’est avant tout une histoire très solide menée de main de maître par Corbeyran. L’intrigue, mêlant fantastique, complots, machinations politiques, ésotérismes et action, est excellente. Les dialogues sont très bons et sonnent toujours justes. L’ambiance a un côté polar noir assez agréable. On est tenu en haleine de tome en tome, l’aventure est très rythmée, et les rebondissements sont monnaies courantes. Les personnages sont tous bien construits psychologiquement. Alors ces Stryges, Anges ou Démons ??... Guerineau a un trait réaliste. C’est très beau même si je ne suis pas fan de ce style, j’aurai préféré du semi réaliste mais ça n’aurait pas collé avec l’histoire qui se veut très rationnelle en dépit de son côté fantastique. Les personnages sont vraiment très réussis, spécialement l’héroïne qui est à tomber avec son look mélange de Matrix et Lara Croft. Les couvertures sont toutes plus belles les unes que les autres. Les couleurs de Merlet des tomes 1 à 4 sont faites à la main, elle sont biens quoi que un peu vieillottes. Celles de Ruby sur les tomes 5 à 8, sont informatisées. C’est déjà plus à mon goût mais je trouve que certaines cases sont trop criardes et lisses. Favrelle sur le tome 9 continue d’utiliser les couleurs infos. Il s’en tire mieux que ses prédécesseurs, mais toujours rien d’exceptionnel car c’est toujours un peu trop flashy à certains moments. Le scénar est tellement béton que je pardonne complètement les couleurs moyennes, je dis haut et fort: SERIE CULTE. Et je ne trouve pas du tout que cette série soit disante à rallonge s’essouffle, bien au contraire...
Les Enfants du Nil
Quelle riche idée a eu Mr Delcourt de publier les travaux des étudiants de l’école d’Angoulème lors du lancement de sa maison d’Edition ! En allant directement à la source, il a découvert de jeunes auteurs qui forment maintenant les piliers de sa maison d’Edition. Sans "les enfants du Nil", le catalogue Delcourt ne serait pas aussi riche et prestigieux aujourd’hui. On y découvre ainsi les premiers pas de Turf, Mazan, Claire Wendling, Masbou, Ayroles (comme dessinateur !) et Boiscommun pour ne citer qu’eux. Il est amusant de constater que ces récits forment pour beaucoup l’embryon des éléments constitutifs de l’univers développé par la suite par ces auteurs (la nef par Turf, les anges par Boiscommun, le vieux fou barbu sur sa lune par Masbou) . . . C’est aussi l’unique intérêt de cette bd car les histoires sont trop courtes que pour être transcendantes. Il s’agit donc plus d’une vitrine des talents d’Angoulème qui permet de découvrir les débuts prometteurs de quelques pointures de la bd actuelle . . .
Le diable aux trois cheveux d'or
Mouiche . . . Je ne connaissais pas ce conte (je ne suis pas un spécialiste du genre non plus) mais sa lecture m’a moyennement plue. La faute à un dessin manquant de consistance (trait trop fin) et à un récit arrangé et artificiel (car on sent venir la fin dès le début). L’adaptation n’est donc pas des plus heureuses... Mais peut-être est-ce propre à ce conte moins transposable en bd que d’autres, comme les très réussis Le Chat Botté ou encore Le vaillant petit tailleur ?
Incantations
Vu les avis exprimés ici, je m’attendais à un truc bien naze et j’ai été agréablement surpris à la lecture du premier tome, je découvrais une histoire très agréable à lire. Bien que j’admette le manque d’originalité de l’intrigue, je trouve à cette bd des qualités narratives plus qu’honorables, le rythme est bon, le temps bien géré, le découpage est irréprochable, l'utilisation des récitatifs est pertinante. C’est vrai qu’il souffrait quelque peu de n’être qu’un premier tome, mais j’aimais bien le caractère posé de l’intrigue… Le deuxième tome est relativement différent, les évènements s’y précipitent, on apprend tout d’un bloc le passé d’Andrew et l’album se termine sur une confrontation rythmée entre magicien et démon. Alors, oui, tout cela est assez premier degré et grand guignol, mais je pense sincèrement que pour celui qui aime le genre, cette bd en vaut beaucoup d’autres. Pour ma part, les histoires de magie et moi, ça fait un peu deux… mais celle-ci me semble être un divertissement plus qu’honorable d’autant que le dessin est une vrai réussite. Ce Van Liemt a à mon avis un bel avenir devant lui, son trait est sûr et élégant, ses cadrages et sa mise en scène sont habiles, l’ensemble évoque Rossi et c’est bon signe. Un troisième tome clôturera l’aventure.
Ninon
Un scénario sans aucune surprise qu'on voit venir avec ses gros sabots dès la première planche, une narration lourdingue et naïve, une trame hyper-classique de la jeune pucelle ignorante qui se fait éduquer à la débauche et dominer par un vieil aristocrate et sa servante, une histoire où l'erotisme se traduit par sado-masochisme, fouet, fessées et domination, franchement il n'y a là rien qui puisse vraiment m'intéresser et me plaire. Seul le dessin est relativement bon, même si les zones intimes féminines et masculines sont assez ratées par moments. Tout à fait dispensable.