Le sourire du clown est une histoire bien menée et j'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce premier tome.
Le scénario est développé avec beaucoup de finesse. Les personnages ne manquent pas de charisme et c'est avec un certain intérêt que l'on découvre les différents protagonistes du récit. L'histoire en elle-même est placée au cœur de l'actualité car l'auteur nous plonge, ici, dans les banlieues où racisme, violence et intolérance font bon ménage.
Le dessin de Hirn est superbe. Son trait est très subtile et d'ailleurs, j'ai remarqué que les visages sont travaillés un peu à la manière de Gibrat (Le vol du corbeau).
Une mention spéciale à la qualité du papier. Celui-ci est mat, ce qui est très agréable au touché.
Les éditions Futuropolis reviennent en force. Cette nouvelle série en est la preuve.
A suivre !
N'ayant que peu d'affinités avec la montagne et l'alpinisme, c'est avant tout le nom du dessinateur qui m'a motivé à acheter le tome 1 de cette série.
Malheureusement, dès les premières pages, j'ai été que très peu passionné par ce récit. L'histoire s'installe lentement, ce qui a sûrement contribué à mon manque d'intérêt pour cet album
Etant donné le prix élevé de chacun des tomes, je vais jouer la prudence et ne pas m'engager plus loin dans cette série.
C'est la première fois que je suis déçu par du Tanigushi mais bon, comme on dit : les goûts et les couleurs...
Après Le chien de mon patron, Takahashi a sorti un deuxième one-shot nous présentant, à nouveau, quelques instantanés de vie quotidienne japonaise.
Une fois de plus, on lit ces histoires avec beaucoup de plaisir car le ton de ces nouvelles est très frais. L'humour et l'émotion ne sont pas oubliés. De ce fait, on est envahi d'un réel sentiment de bien-être, ce qui n'est pas pour me déplaire.
Le dessin de l'auteur est souvent burlesque mais il sait se révéler également délicat et plein de raffinement.
Ce manga est un antidépresseur de première qualité et c'est donc à lire !
Une nouveauté qui a attisé ma curiosité car d'une part je n'en avais jamais entendu parler avant de la voir en librairie mais en plus sa couverture m'a vraiment attiré.
Le dessin me plait beaucoup pour les décors. En réalité, le style me fait beaucoup penser à celui de Trondheim pour Donjon Zenith : décors simples mais travaillés, paysages grandioses et un peu gothiques, personnages simplifiés (2 points pour les yeux, un trait pour le nez, un trait pour la bouche). Je ne suis pas trop amateur du dessin de ces personnages mais par contre j'aime beaucoup les planches en elles-mêmes, les décors, les couleurs. Simple d'aspect mais beau et efficace, je trouve.
Quant à l'histoire, elle a tout pour me plaire. Une structure gigantesque à mi-chemin entre la Tour des Cités obscures et le décor inhumain de Blame !. Un mystère total et une exploration dans l'univers du fantastique pour une bande d'amis. Un décor changeant et des pièges surprenants (rappelant le film Cube en moins sanglant). Et des indices donnés au compte-goutte tandis que l'exploration progresse. C'est typiquement le genre de scénario que j'adore.
Mais malgré cette thématique et ce dessin qui me plaisent, j'ai moins accroché que je l'espérais. En effet, j'ai eu du mal avec deux choses essentiellement :
- la narration qui est un peu brusque et rapide. On rentre très vite dans le vif du sujet sans avoir le temps de s'attacher aux personnages et tout se passe ensuite assez vite sans qu'on ait la possibilité de trop mesurer l'ampleur ou la teneur des évènements.
- les dialogues qui sont sciemment écrits dans un langage assez jeune. C'est une bande de jeunes qui sont trop cools et qui vont s'la pêter grave dans un lieu trop trop mystérieux, quoi, c'est génial, tu comprends ? J'exagère un petit peu mais pas tant que ça et ça m'empêche un peu de plonger dans l'ambiance.
Bref, une oeuvre qui a beaucoup de bons points mais qui n'a pas encore su me convaincre par ce premier tome qui manque encore un peu de maturité à mes yeux. Cependant, j'attends la suite avec un réel intérêt.
Je viens de lire l’intégrale d’Ibicus (C’est mieux pour écrire un avis vous me direz…).
Je l'ai pris alors que je ne savais pas de quoi ça parlait et je ne l’avais pas ouvert pour voir les dessins (oui, des fois j’ai des choix un peu compulsifs) mais je ne sais pas, j’étais attiré par ce bouquin.
Et je n’ai pas été déçu : j’ai adoré !
J’ai trouvé les dessins surprenants, ce sont de vrais petites peintures à chaque case et c’est assez rare pour être original. C’est aussi une des premières fois où je suis impressionné par la mise en page des planches et l’équilibre qui s’en dégage.
Côté scénario, je suis à la base assez fan de ce genre d’histoire où l’on suit une tranche de vie de personnage où le choix d’un début et d’une fin sont le choix subjectif de l’auteur. Un peu comme un film de Robert Altman.
Ici, on suit pendant la révolution russe de 1917, les aventures de Siméon Ivanovitch Nevzorof, opportuniste, un peu lâche, à la petite morale cherchant fortune suite aux prédictions d’une voyante.
C’est habilement mené, le début se mettant en place doucement, mais plus on entre dans l’histoire, plus on est impatient de savoir comment rebondira Siméon Nevzorof, car Siméon Nevzorof rebondit toujours…
A mon sens à lire. Sans modération…
"Star Wars – Clone Wars Episodes", petit mais efficace…
Cette mini série est l’oeuvre d’un collectif. Ces histoires se situent entre l’Episode II et III de la saga Star Wars, c'est-à-dire pendant la même période que la série Star Wars - Clone Wars. Ces séries, mêmes si elles ont des noms pratiquement identiques, ne peuvent pas être confondues. Clone Wars EPISODES a un format bien plus petit (13 x 19 cm).
Comme la série de Dessins Animés Clone Wars dont le graphisme et l’esprit ont été copier-coller pour cette BD, les histoires sont très courtes (3 histoires par tome) et tout est basé sur l’action. Et si comme moi, vous appréciez le DA (notamment son graphisme et ses couleurs), vous trouvez aussi ces livrets plutôt sympathiques.
Même si le prix est raisonnable, attention, ça se lit très vite, un petit quart d’heure par tome est plus que suffisant. De toutes manières, ces petits récits sont destinés aux enfants, ce qui n’empêche pas les autres, comme moi, de les lire, mais en connaissance de cause.
J'ai assez bien aimé les dessins, assez "modernes" et bien colorés, tout à fait mon style. C'est pour ça que je l'ai emprunté. L'histoire elle est pas trop mal, sans être transcendante. Je trouve que le suspens est bien géré, ce qui m'a plutôt donné envie d'avancer pour connaître la clé de ce mystérieux territoire. Mais voilà au bout du tome 3, j'ai toujours l'impression de ne rien savoir (ou si peu)...
La lecture de ces albums était assez agréable mais ne me laissera pas un souvenir impérissable. J'hésite vraiment à conseiller l'achat, je pense que les amateurs de fantastique peuvent se lancer, les autres empruntez le à la bibliothèque.
Je suis un fan de la première heure possédant les éditions originales à partir de 1997 (Les couvertures étaient moins attractives!).
Ma série BD préférée.
Quel dommage que le site officiel soit si difficile à trouver !
J'espère que les acheteurs seront toujours au rdv et que la série pourra continuer longtemps...
Cordialement.
Ayant été agréablement surpris par deux autres BDs de la collection Mondes Futurs (à savoir Les chroniques de Centrum et surtout Live war heroes), j'ai voulu continuer sur ma lancée avec les Insurgés d'Edaleth. Mais là, grosse déception.
Déjà j'ai beaucoup de mal avec le dessin. Je ne peux pas en mettre ma main au feu mais il me semble bien que la totalité du dessin est modélisé sur ordinateur. Par dessus cela, le traitement des couleurs est extrêmement travaillé et parfois impressionnant, mais l'impression de voir des images de synthèses en permance et que les visages des personnages sont figés (avec des bouches en cul de poule) est telle pour moi que j'ai vraiment du mal à m'imprégner du récit.
Pourtant, je le répête, les couleurs sont vraiment pas mal, tellement travaillées qu'elles masquent très bien une bonne partie de la modélisation 3D tant et si bien que j'ai moi-même du mal à déterminer si tel ou tel partie de l'image est réellement dessinée/peinte ou juste modélisée.
La vraie déception vient vraiment du scénario. Il ressemble à un amalgame de déjà-vus avec de fortes inspirations de Dune de Frank Herbert mais aussi de son adaptation cinéma par David Lynch (notamment pour les personnages, leurs vêtements et quelques décors et véhicules). Outre le côté banal de l'intrigue, une rebellion et un état totalitaire usant chacun à leur manière de la religion et des complots et au milieu une superbe jeune femme en tant qu'héroïne oscillant d'un camp à l'autre.
Ce n'est pas passionnant, la narration est embrouillée (et l'abus de noms propres divers et variés n'arrangent rien) et il n'en ressort vraiment rien de neuf au final.
Pas mon type de BD.
Enfin il sort, ce monument, ce choc de titans. Car c'est la rencontre de deux géants de la BD, Moebius et Taniguchi, qui nous est révélée ici-bas. On pourrait presque dire que Moebius compte double, vue la carrière qu'il a aux States.
Mais malheureusement, la montagne accouche d'une souris. Moebius, pour une fois qu'il n'a pas bouffé des champis qui font rire, a fait un rêve, qui lui a inspiré cette histoire. Bon, déjà, à la lecture du résumé, vous vous doutez bien qu'il n'y a pas de grande originalité là-dessous. Un mélange d'Akira, de Nomad, mais aussi un soupçon du Caméléon (la série TV) ou de Firestarter (roman de Stephen King porté à l'écran), on peut difficilement faire quelque chose d'original avec tout ça, me direz-vous... Et pourtant on pouvait attendre mieux de ces deux géants, qui ont chacun révolutionné leur art, soit visuellement, soit narrativement... Mais hélas, l'intérêt suscité par la scène d'ouverture tourne court. On se désintéresse très vite d'Icare, de Kiyoko ou des moguls du laboratoire. Le dessin de Taniguchi acquiert ici, sans doute pour les besoins de l'histoire, de subtils changements, propre à évoquer l'action, le mouvement, la vitesse... Mais ça ne marche pas, n'est pas Otomo qui veut, même si l'on s'appelle Taniguchi...
Peut-être que si les deux auteurs avaient échangé leurs "postes" (Moebius aux pinceaux et taniguchi à la machine à écrire), cela aurait mieux fonctionné... On ne le saura sans doute jamais...
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Le sourire du clown
Le sourire du clown est une histoire bien menée et j'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce premier tome. Le scénario est développé avec beaucoup de finesse. Les personnages ne manquent pas de charisme et c'est avec un certain intérêt que l'on découvre les différents protagonistes du récit. L'histoire en elle-même est placée au cœur de l'actualité car l'auteur nous plonge, ici, dans les banlieues où racisme, violence et intolérance font bon ménage. Le dessin de Hirn est superbe. Son trait est très subtile et d'ailleurs, j'ai remarqué que les visages sont travaillés un peu à la manière de Gibrat (Le vol du corbeau). Une mention spéciale à la qualité du papier. Celui-ci est mat, ce qui est très agréable au touché. Les éditions Futuropolis reviennent en force. Cette nouvelle série en est la preuve. A suivre !
Le Sommet des dieux
N'ayant que peu d'affinités avec la montagne et l'alpinisme, c'est avant tout le nom du dessinateur qui m'a motivé à acheter le tome 1 de cette série. Malheureusement, dès les premières pages, j'ai été que très peu passionné par ce récit. L'histoire s'installe lentement, ce qui a sûrement contribué à mon manque d'intérêt pour cet album Etant donné le prix élevé de chacun des tomes, je vais jouer la prudence et ne pas m'engager plus loin dans cette série. C'est la première fois que je suis déçu par du Tanigushi mais bon, comme on dit : les goûts et les couleurs...
La Tragédie de P.
Après Le chien de mon patron, Takahashi a sorti un deuxième one-shot nous présentant, à nouveau, quelques instantanés de vie quotidienne japonaise. Une fois de plus, on lit ces histoires avec beaucoup de plaisir car le ton de ces nouvelles est très frais. L'humour et l'émotion ne sont pas oubliés. De ce fait, on est envahi d'un réel sentiment de bien-être, ce qui n'est pas pour me déplaire. Le dessin de l'auteur est souvent burlesque mais il sait se révéler également délicat et plein de raffinement. Ce manga est un antidépresseur de première qualité et c'est donc à lire !
Ascensions
Une nouveauté qui a attisé ma curiosité car d'une part je n'en avais jamais entendu parler avant de la voir en librairie mais en plus sa couverture m'a vraiment attiré. Le dessin me plait beaucoup pour les décors. En réalité, le style me fait beaucoup penser à celui de Trondheim pour Donjon Zenith : décors simples mais travaillés, paysages grandioses et un peu gothiques, personnages simplifiés (2 points pour les yeux, un trait pour le nez, un trait pour la bouche). Je ne suis pas trop amateur du dessin de ces personnages mais par contre j'aime beaucoup les planches en elles-mêmes, les décors, les couleurs. Simple d'aspect mais beau et efficace, je trouve. Quant à l'histoire, elle a tout pour me plaire. Une structure gigantesque à mi-chemin entre la Tour des Cités obscures et le décor inhumain de Blame !. Un mystère total et une exploration dans l'univers du fantastique pour une bande d'amis. Un décor changeant et des pièges surprenants (rappelant le film Cube en moins sanglant). Et des indices donnés au compte-goutte tandis que l'exploration progresse. C'est typiquement le genre de scénario que j'adore. Mais malgré cette thématique et ce dessin qui me plaisent, j'ai moins accroché que je l'espérais. En effet, j'ai eu du mal avec deux choses essentiellement : - la narration qui est un peu brusque et rapide. On rentre très vite dans le vif du sujet sans avoir le temps de s'attacher aux personnages et tout se passe ensuite assez vite sans qu'on ait la possibilité de trop mesurer l'ampleur ou la teneur des évènements. - les dialogues qui sont sciemment écrits dans un langage assez jeune. C'est une bande de jeunes qui sont trop cools et qui vont s'la pêter grave dans un lieu trop trop mystérieux, quoi, c'est génial, tu comprends ? J'exagère un petit peu mais pas tant que ça et ça m'empêche un peu de plonger dans l'ambiance. Bref, une oeuvre qui a beaucoup de bons points mais qui n'a pas encore su me convaincre par ce premier tome qui manque encore un peu de maturité à mes yeux. Cependant, j'attends la suite avec un réel intérêt.
Ibicus
Je viens de lire l’intégrale d’Ibicus (C’est mieux pour écrire un avis vous me direz…). Je l'ai pris alors que je ne savais pas de quoi ça parlait et je ne l’avais pas ouvert pour voir les dessins (oui, des fois j’ai des choix un peu compulsifs) mais je ne sais pas, j’étais attiré par ce bouquin. Et je n’ai pas été déçu : j’ai adoré ! J’ai trouvé les dessins surprenants, ce sont de vrais petites peintures à chaque case et c’est assez rare pour être original. C’est aussi une des premières fois où je suis impressionné par la mise en page des planches et l’équilibre qui s’en dégage. Côté scénario, je suis à la base assez fan de ce genre d’histoire où l’on suit une tranche de vie de personnage où le choix d’un début et d’une fin sont le choix subjectif de l’auteur. Un peu comme un film de Robert Altman. Ici, on suit pendant la révolution russe de 1917, les aventures de Siméon Ivanovitch Nevzorof, opportuniste, un peu lâche, à la petite morale cherchant fortune suite aux prédictions d’une voyante. C’est habilement mené, le début se mettant en place doucement, mais plus on entre dans l’histoire, plus on est impatient de savoir comment rebondira Siméon Nevzorof, car Siméon Nevzorof rebondit toujours… A mon sens à lire. Sans modération…
Star Wars - Clone Wars Episodes
"Star Wars – Clone Wars Episodes", petit mais efficace… Cette mini série est l’oeuvre d’un collectif. Ces histoires se situent entre l’Episode II et III de la saga Star Wars, c'est-à-dire pendant la même période que la série Star Wars - Clone Wars. Ces séries, mêmes si elles ont des noms pratiquement identiques, ne peuvent pas être confondues. Clone Wars EPISODES a un format bien plus petit (13 x 19 cm). Comme la série de Dessins Animés Clone Wars dont le graphisme et l’esprit ont été copier-coller pour cette BD, les histoires sont très courtes (3 histoires par tome) et tout est basé sur l’action. Et si comme moi, vous appréciez le DA (notamment son graphisme et ses couleurs), vous trouvez aussi ces livrets plutôt sympathiques. Même si le prix est raisonnable, attention, ça se lit très vite, un petit quart d’heure par tome est plus que suffisant. De toutes manières, ces petits récits sont destinés aux enfants, ce qui n’empêche pas les autres, comme moi, de les lire, mais en connaissance de cause.
Le Territoire
J'ai assez bien aimé les dessins, assez "modernes" et bien colorés, tout à fait mon style. C'est pour ça que je l'ai emprunté. L'histoire elle est pas trop mal, sans être transcendante. Je trouve que le suspens est bien géré, ce qui m'a plutôt donné envie d'avancer pour connaître la clé de ce mystérieux territoire. Mais voilà au bout du tome 3, j'ai toujours l'impression de ne rien savoir (ou si peu)... La lecture de ces albums était assez agréable mais ne me laissera pas un souvenir impérissable. J'hésite vraiment à conseiller l'achat, je pense que les amateurs de fantastique peuvent se lancer, les autres empruntez le à la bibliothèque.
Le Chant des Stryges
Je suis un fan de la première heure possédant les éditions originales à partir de 1997 (Les couvertures étaient moins attractives!). Ma série BD préférée. Quel dommage que le site officiel soit si difficile à trouver ! J'espère que les acheteurs seront toujours au rdv et que la série pourra continuer longtemps... Cordialement.
Les Insurgés d'Edaleth
Ayant été agréablement surpris par deux autres BDs de la collection Mondes Futurs (à savoir Les chroniques de Centrum et surtout Live war heroes), j'ai voulu continuer sur ma lancée avec les Insurgés d'Edaleth. Mais là, grosse déception. Déjà j'ai beaucoup de mal avec le dessin. Je ne peux pas en mettre ma main au feu mais il me semble bien que la totalité du dessin est modélisé sur ordinateur. Par dessus cela, le traitement des couleurs est extrêmement travaillé et parfois impressionnant, mais l'impression de voir des images de synthèses en permance et que les visages des personnages sont figés (avec des bouches en cul de poule) est telle pour moi que j'ai vraiment du mal à m'imprégner du récit. Pourtant, je le répête, les couleurs sont vraiment pas mal, tellement travaillées qu'elles masquent très bien une bonne partie de la modélisation 3D tant et si bien que j'ai moi-même du mal à déterminer si tel ou tel partie de l'image est réellement dessinée/peinte ou juste modélisée. La vraie déception vient vraiment du scénario. Il ressemble à un amalgame de déjà-vus avec de fortes inspirations de Dune de Frank Herbert mais aussi de son adaptation cinéma par David Lynch (notamment pour les personnages, leurs vêtements et quelques décors et véhicules). Outre le côté banal de l'intrigue, une rebellion et un état totalitaire usant chacun à leur manière de la religion et des complots et au milieu une superbe jeune femme en tant qu'héroïne oscillant d'un camp à l'autre. Ce n'est pas passionnant, la narration est embrouillée (et l'abus de noms propres divers et variés n'arrangent rien) et il n'en ressort vraiment rien de neuf au final. Pas mon type de BD.
Icare
Enfin il sort, ce monument, ce choc de titans. Car c'est la rencontre de deux géants de la BD, Moebius et Taniguchi, qui nous est révélée ici-bas. On pourrait presque dire que Moebius compte double, vue la carrière qu'il a aux States. Mais malheureusement, la montagne accouche d'une souris. Moebius, pour une fois qu'il n'a pas bouffé des champis qui font rire, a fait un rêve, qui lui a inspiré cette histoire. Bon, déjà, à la lecture du résumé, vous vous doutez bien qu'il n'y a pas de grande originalité là-dessous. Un mélange d'Akira, de Nomad, mais aussi un soupçon du Caméléon (la série TV) ou de Firestarter (roman de Stephen King porté à l'écran), on peut difficilement faire quelque chose d'original avec tout ça, me direz-vous... Et pourtant on pouvait attendre mieux de ces deux géants, qui ont chacun révolutionné leur art, soit visuellement, soit narrativement... Mais hélas, l'intérêt suscité par la scène d'ouverture tourne court. On se désintéresse très vite d'Icare, de Kiyoko ou des moguls du laboratoire. Le dessin de Taniguchi acquiert ici, sans doute pour les besoins de l'histoire, de subtils changements, propre à évoquer l'action, le mouvement, la vitesse... Mais ça ne marche pas, n'est pas Otomo qui veut, même si l'on s'appelle Taniguchi... Peut-être que si les deux auteurs avaient échangé leurs "postes" (Moebius aux pinceaux et taniguchi à la machine à écrire), cela aurait mieux fonctionné... On ne le saura sans doute jamais...