Les derniers avis (113859 avis)

Par Spooky
Note: 3/5
Couverture de la série Les Lutins
Les Lutins

Les Lutins est clairement une série coupée en deux cycles très distincts, reliés de manière ténue par une légende commune aux deux mondes, celle des lutins. Curieusement, le premier cycle est plutôt noir, pessimiste, malsain par moments, alors que le second est primesautier, printanier, plus coloré. Cette particularité rend la série assez curieuse, et le lecteur lambda risque d'être déroute, l'espace de quelques minutes, en ouvrant le tome 3. Cette confusion est renforcée par le fait que le héros du second cycle ressemble physiquement beaucoup à celui du premier. Ceci dit, les deux histoires sont assez prenantes, contenant des passages lyriques plutôt gouleyants de la part de Pierre Dubois, elficologue patenté. Le titre est un peu mensonger, puisque les lutins n'apparaissent finalement pas beaucoup dans les albums. Les 4 albums dégagent une impression de naturalisme assez fort, plutôt positif. Que pourrait-on demander de plus à des auteurs s'appelant Dubois et Duval, d'ailleurs ?

09/08/2005 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Vae Victis
Vae Victis

Décidément, même quand il n'est pas au scénario, dès que Jean-Yves Mitton dessine une série historique, que ce soit Quetzalcoatl, Chroniques Barbares ou ici Vae Victis, il insère une large part de violence et de sexe. Cela se veut peut-être réaliste pour une époque troublée, cela se veut sans doute un peu raccoleur aussi, il n'empêche que cela réduit nettement la qualité de la BD à mes yeux. Et c'est dommage car Vae Victis a bien des qualités au demeurant. Le dessin de Mitton n'est pas mauvais d'une part. Mais surtout la série est véritablement intéressante sur le plan historique car elle aborde en profondeur la Guerre des Gaules de César. L'aspect stratégique et politique de ce conflit et de la quête de pouvoir de Rome et de César est bien traité et prenant à la fois. Le réalisme et le soucis du détail dans la présentation des nombreuses tribus gauloises et de leurs relations conflictuelles entre elles et face aux légions romaines est très bon et j'ai beaucoup apprécié l'interêt de cette partie du récit. Mais à côté de cela, il y a également différents points qui ne m'ont pas plu dans cette BD. Tout d'abord, il y a cette part de violence et de sexe un peu gratuite. Ensuite, il y a ce personnage d'Ambre, jolie rousse dont tout le monde tombe amoureux à toute vitesse : je trouve tout ce qui a trait à ses romances contrariées artificiel et inutile, et je n'apprécie tout simplement pas le personnage à vrai dire. Pas plus que j'apprécie celui de Milon, jeune et sage médecin au regard ténébreux et au passé mystérieux capable parfois de prouesses d'arts martiaux assez ridicules et d'autres fois de pouvoirs de divination tout aussi ridicules. Ensuite, il y a le nombre de tomes qui m'empêche de conseiller l'achat de cette série qui vraiment s'étire trop en longueur. C'est une bonne chose de voir la Guerre des Gaules en détail, mais d'y accorder autant de tomes, puis ensuite de poursuivre avec le conflit contre les Bretons, cela tourne à la saga trop longue pour préserver l'interêt.

09/08/2005 (modifier)
Par iannick
Note: 2/5
Couverture de la série Règlement de contes
Règlement de contes

Le premier tome inaugurait une série qui avait tout pour plaire, le scénario partait sur une idée originale qui consiste à "compiler" les différents contes populaires dont la plupart sont issus de l'imagination de La Fontaine. Malheureusement, le scénario de "le coeur de la forêt" se révêle banal et délaisse quasiment ce qui faisait l'essence du premier tome : les contes. L'histoire redevient classique et on se demande ce que viennent faire des personnages animaliers dans cette "galère". Les dialogues sont trop présents et rendent pénible la lecture de cette bédé. Je regrette aussi la rareté des vues d'ensemble qui auraient permis d'"aérer" la mise en page et de pauser efficacement l'histoire. Ceci est d'autant dommage que le trait et la mise en couleur de Damien Vanderstraeten sont excellents et ce dessinateur aurait mérité une histoire et une mise en page plus adaptés à son talent. "Le coeur de la forêt" marque la fin de ce premier cycle et j'espère vivement que les erreurs narratives seront effacées dans les prochains tomes.

09/08/2005 (modifier)
Par iannick
Note: 5/5
Couverture de la série La Quête de l'Oiseau du Temps
La Quête de l'Oiseau du Temps

C’était en 1992, je n’étais plus vraiment un bédéphile, mes dernières lectures étaient des livres de Tintin et de quelques bds vite oubliées qu’un cousin me prêtait de temps en temps... Bref, c’était une époque où j’étais étudiant et où j’avais fait connaissance avec un camarade de classe bédéphile. Lors d’une visite chez lui, il me présenta quatre bds dont le dessin me ne m’attirait pas vraiment. De retour chez moi, je suis mis à lire le premier tome, puis le deuxième, etc… jusqu’à cette fin étourdissante ! J’ai été tellement ému par ce dénouement que j’en suis resté un bon quart d’heure à me poser des questions, à ne plus penser à autres choses que cette bd ! La série, c’était « La quête de l’oiseau du temps ». J’ai acheté ensuite l’intégral de ce premier cycle et quand je le vois dans ma bédéthèque, je ne peux m’empêcher de penser à tous ces bons moments passés avec Bragon, Pélisse et l’inconnu ! Il y a des passages qui me sont restés dans ma mémoire, je me rappelle encore de la découverte du personnage de Fol, des péripéties dans le temple de l’oubli et puis et surtout le fameux rige ! Ahhh ce tome ! Malgré que je sache comment cette histoire se termine, je n’ai pu m’empêcher de lire et relire « Le rige ». Il y a dans cet album de tels moments de tension, d’émotion et de classe dans l’allure de ce personnage qu’on ne peut pas oublier de sitôt cette lecture ! Le dessin de Loisel, bien qu’au départ il ne me fascinait pas, est excellent. Il y a surtout chez cet auteur une grande faculté à mettre en page les évènements d’une manière très fluide, bref, c’est une perle au niveau de la narration ! Alors que dire de plus ? Quand on se souvient d’une bd plus de dix ans après avec émotion, je ne peux m’empêcher de répéter encore et encore : merci Régis ! Merci Serge de m’avoir redonner l’envie de (re)lire des bds !

09/08/2005 (modifier)
Par Chelmi
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Carmen Mc Callum
Carmen Mc Callum

"Carmen Mc Callum", voilà une série qui mérite bien sa place dans la collection Série B de chez Delcourt. En gros, de la bonne science fiction d’anticipation, cyberpunk avec beaucoup d’action, dans la même ligné que Travis (mais en plus flingueuse). L’héroïne de l’histoire créé par Duval est une ex membre de l’IRA devenue mercenaire et vendant ses compétences au plus offrant. C’est une femme forte même si elle a un côté assez pessimiste et torturé. L’action se passe au-delà des années 2040. Ces aventures comptent à l’heure actuelle trois cycles terminés (3 albums, 2 albums et 2 albums). Bien que cette série soit essentiellement basée sur l’action, les histoires sont suffisamment complexes et riche en rebondissements pour tenir le lecteur en haleine. Le dessin de Gess est tout à fait adapté à ce genre de BD, la découpe des planches et le cadrage des cases sont efficaces et très dynamiques. Il arrive que certains personnages aient une tête un peu bizarre, mais ça passe. Et je trouve que le trait s’améliore au fil des tomes. Les couleurs de Breton puis de Rabarot sont biens, et accentuent la nervosité des illustrations. J’aime beaucoup les couvertures du tome 1, 6 et 7 mais je trouve les autres trop banales et peu accrocheuses. Vivement le tome 8 !!!!

09/08/2005 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
Couverture de la série Mesdames
Mesdames

Même constat que pour Monsieur, du même auteur : il s'agit de souvenirs souvents drôles, touchants dans leur authenticité, de l'auteur. J'ai bien aimé certaines séquences, comme celles intitulées : "la fondue galloise", où David, incommodé par une mauvaise digestion du fromage ingurgité, fait des rêves complètement foutraques, ce qui permet à l'auteur de se lâcher totalement, sans toutefois tomber dans le crade ou le porno pur et dur. Ca reste gentillet, servi par un style goossien qui sied tout à fait à ces échappées oniriques. On passe un petit moment sympa.

08/08/2005 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
Couverture de la série Monsieur
Monsieur

Alors que je ne suis pas un adepte de l'humour contemporain, je me suis surpris à largement sourire à la lecture de cet album "indépendant". Car Sourdrille, qui se met lui-même en scène, est un jeune homme tout ce qu'il y a de banal et médiocre, et on peut parfois se reconnaître au détour d'une page... Fort d'un graphisme à la Goossens, et d'un humour sur soi-même assez salvateur, il nous propose une suite de saynètes un peu ridicules, sans grand intérêt certes, mais qui ont le mérite d'avoir l'air authentiques. On touche presque au roman graphique parfois... Disons que cela ne restera pas dans les annales, mais que cela reste divertissant.

08/08/2005 (modifier)
Par jopicard
Note: 4/5
Couverture de la série Edward John Trelawnay
Edward John Trelawnay

Ces histoires de pirates semblent être du déjà vu. Apparemment, elles sont tirées d'un roman d'Alexandre Dumas et l'on retrouve ici l'atmosphère de ses grands romans d'aventures. Je trouve que cette libre adaptation est plutôt originale : des pirates évoluant sur des ballons dirigeables dans un monde sauvage, dominé par une vilaine compagnie très capitaliste. Beaucoup d'aventures, des peuplades chamarrées, des trahisons, de la franche camaraderie, de l'amour, des trésors, enfin que de bons ingrédients qui sont réunis au long des 3 tomes qui composent cette série. Les dessins ne sont pas exceptionnels mais le tout reste agréable à lire. Seule la colorisation n'est pas vraiment à mon goût. Cette série mérite donc au minimum d'être empruntée pour une unique lecture et peut très décemment garnir une bibliothèque personnelle, ses 3 tomes ne constituant pas un investissement phénoménal.

08/08/2005 (modifier)
Par iannick
Note: 4/5
Couverture de la série Coïncidence
Coïncidence

Cette BD est la seule, jusqu’à ce jour et à ma connaissance, à proposer un comparatif d’une même planche (même histoire) dessinée par douze dessinateurs différents ! Le résultat est assez saisissant car les auteurs ont un style très différent les uns des autres. Pour cela, je ne peux que féliciter l’association « On a marché sur la bulle » pour ce choix varié des dessinateurs ! C’est ainsi qu’on retrouve un auteur japonais, un dessinateur allemand peu connu au trait complément farfelu (et très intéressant !) et un autre spécialisé dans la réalisation de comics. Personnellement, je n’ai de cesse de comparer et recomparer encore les planches, les apprentis dessinateurs vont se régaler ! Impossible d’avouer qui dessine le mieux, qui est le meilleur metteur en scène ! Pour ceux qui croient que cette idée de mettre en scène la même histoire par 12 dessinateurs différents serait trop répétitive, sachez que le scénario de Fabien Velhmann est parfaitement adapté à cet exercice de style. Il en explique d’ailleurs la façon dont il a appréhendé ce projet. Le seul défaut de cette BD est, à mon avis, de proposer une bibliographie assez fournie des auteurs qui pourraient lasser les grands amateurs et connaisseurs de bandes-dessinées. « Coïncidence » m'apparaît donc comme une BD novatrice réussie, je pense même que cette idée sera reprise par d’autres éditeurs. Encourageant !

08/08/2005 (modifier)
Par iannick
Note: 4/5
Couverture de la série Le Tour de Valse
Le Tour de Valse

"Le Tour de Valse" est avant tout une formidable histoire d'amour entre une femme et un homme qui ne parviendront jamais à prendre en main leur destin. Cet homme, Vitor, se retrouvera au sortir de la guerre 40-45 dans un goulag pour un motif imaginé mais lourd de conséquence dans la vie de ce couple. Tout avait pourtant bien commencé pour Kalia et Vitor, ils s’étaient mariés par amour puis eurent deux magnifiques enfants… mais la 2ème guerre mondiale et la venue du stalinisme vont casser ce bonheur. Le "tour de valse" se concentre sur la vie de Kalia et la recherche de son mari. Cette femme découvrira tour à tour les "compagnons" de cellule de Vitor, l'horreur du goulag et ses conséquences. Elle découvrira aussi des hommes et des femmes brisés, le silence, la honte, l'humiliation pour Vitor qui se rend compte qu’il se comporte comme un "singe" malgré lui, la peur de dire la vérité. Ce livre est aussi une belle leçon de courage, d'espoir et d'amour. Le dessin de Pellejo est magnifique, il rend bien l'atmosphère inquiétante, dure et froide de la Russie. Cependant une remarque me vient à l'esprit, la révolution d'octobre est toujours symbolisée par les 3 couleurs suivantes : le rouge, le noir et le blanc. Ces couleurs sont très présentes dans cet album et dans d’autres qui parlent de ce pays, est-ce cela la Russie ? Cette ambiance de l'époque soviétique devient tellement banale et figée dans l’esprit des gens que je me demande si ça ne devient pas trop systématique ! L'histoire est un peu trop romancée mais les évènements et les faits de l'époque s’ils demeurent vraiment véridiques sont suffisamment touchants pour qu'on lise avec intérêt cet album. Rien que pour ça, cette BD, témoignage d'une époque peu glorieuse de l'URSS, est donc une réussite de plus dans la collection "Aire libre".

08/08/2005 (modifier)