Avis portant sur l'album Pandora uniquement :
Note approximative : 2.5/5
Cette BD est bourrée de défauts mais j'en ai entamé la lecture avec intérêt et je l'ai finie sur un éclat de rire : que demander de mieux ?
Soyons clair dès le départ, cette BD fait franchement amateur. Le scénario est assez naïf, grandement inspiré des films noirs à la Humphrey Bogart tout comme le sont les personnages du récit. Le dénouement de l'histoire est bidon et difficilement compréhensible. Le dessin est très approximatif par moment. Les dialogues sont moyens. La narration, marquée par la lecture souvent ridicule des pensées des intervenants, est amateur et souvent ratée (surtout quand ce que dit le narrateur et ce que montre l'image se contredisent : exemple la narration dit que Duck Hobbart est déchaussé sur la première case où on le voit, alors que ce n'est pas le cas si on regarde l'image).
Mais malgré tout ça, j'ai assez apprécié ma lecture.
Pour commencer, autant les visages et les personnages vus de près sont mal dessinés et changeants, autant les décors sont la plupart du temps franchement bien. Le décor de l'Amérique des années 50 y est bien foutu et permet de rentrer facilement dans le récit. Bref, les planches en noir et blanc de cette BD ne sont pas moches si on occulte le visage des personnages et de Duck Hobbart lui-même, sensé être beau alors qu'il parait ridiculement moche.
Ensuite, le côté amateur du récit, des pensées des personnages et des dialogues m'a assez amusé au départ. Mais surtout, il semble que l'auteur lui-même se soit rendu compte de l'aspect raté de son récit et au fil des pages, il a commencé à en jouer lui-même. Ca donne des dialogues encore plus ridicules, des pensées de personnages parfois hilarantes. L'auteur s'est carrément amusé vers les dernières planches à glisser des messages personnels à des proches ou autres, genre dans un décor un texte qui n'a rien à faire là "Salut Gisel, ça va la vie ?" et autres textes cachés dans le feuillage d'un arbre. De même, on dirait que l'auteur s'est rendu compte que l'enquête de son personnage devenait assez foireuse et il semble l'avoir sciemment fait tourner en eau de boudin en fin d'album. La conclusion de l'enquête est un peu du n'importe quoi trop amateur pour ne pas être voulue. Et l'auto-dérision se poursuit jusqu'à la dernière page ultra-cliché où l'enquêteur quitte la belle après un dernier baiser en lui disant qu'il doit vivre en solitaire et où la femme pense tout haut "Pfiouuu ! Quel homme !".
Et ça continue jusque dans la dernière page de garde où Duck Hobbart tient la belle dans ses bras devant la mer et lui montre un rocher en lui disant : "Et si je te disais que je suis comme ce récif, tu me croirais ?", réponse de la femme : "Oh ! Oui !". Ca n'a strictement rien à voir avec l'histoire de la BD mais c'est purement hilarant tellement l'auteur semble se moquer ouvertement de son personnage et de son intrigue pourtant si sérieux en début d'album.
Bref, cette BD est une BD de série B dont le dessin n'est bon que pour les décors et dont l'intrigue de polar noir est bateau, mais dont le côté amateur assez mauvais du début se retrouve accentué et tourné en ridicule en fin d'album de manière à rendre le tout assez hilarant. Une sorte de nanar sciemment voulu par son auteur qui se rendait compte que son récit sérieux du début tournait au vinaigre.
1er épisode d’une trilogie, ce tome ce lit pourtant comme un one-shot, et nous raconte une simple histoire d’amour adolescent. L’auteur nous prévient d’ailleurs dans la préface du bouquin : il faut se remettre dans sa peau d’ado pour apprécier cette histoire d’amour gentillette et naïve, de petits soucis et de passion musicale.
Alors à vous de voir si le genre vous tente. Moi j’ai passé un bon moment, et je ne regrette pas mon achat. Mais il faut dire que je l’ai acheté en Angleterre pour la modique somme de £2.95 (un peu plus de 4 euros). Or les éditions « Cà et Là » vendent la VF 13 euros. Je sais que c’est de l’indépendant, mais 13 euros pour 43 pages petit format noir et blanc, ça me paraît quand même bien cher. Je suis content de voir un petit éditeur français se spécialiser dans le comic indépendant, mais je me demande s’ils vont trouver leur public en pratiquant ce genre de prix.
Une petite BD sympa, mais selon moi à emprunter ou à lire en bibliothèque. (Ou à commander en VO !)
Une excellente série avec un héros atypique et très attachant, des personnages secondaires en nombre limité mais avec un volume important, des scénarios rocambolesques dignes des meilleurs polars...
Ca c'est du héros Bernard Prince ! Il est beau, il est fort, il est intelligent, et j'en oublie. En plus, il a un copain qui est moche, vieux, alcoolique, gros, beaucoup moins rusé. Il est vraiment malin ce Bernard, celui-là il risque pas de lui casser ses coups, bien au contraire ! Ah oui ! Et puis il a aussi recueilli un gamin basané, ça montre bien qu'il a grand coeur et qu'il est pas raciste. Et je vous parle même pas de ce qu'il fait avec ce beau corps et ce beau cerveau, si le FBI le connaissait, Bill Baroud serait au chômage.
Quand j'avais 10 ans, j'aurais voulu être Bernard Prince, mais voila, la puberté est passée par là, et je n'arrive même plus à finir un de ses albums.
Et si vous aimez le dessin de Hermann, il a fait mieux ailleurs, où vous n'aurez pas à supporter un mauvais scénario.
Je n'ai pas réussi à dépasser le tome 3.
Ca se donne des airs de BD réaliste, entre autres avec le dessin de Hermann (à ses débuts), mais il n'y a que les apparences. Parce que niveau scénario, c'est du Greg tout craché (càd grossier : juste un enchaînement pas très réussi de péripéties rocambolesques de personnages sans la moindre nuance).
Déconseillé aux plus de 10 ans.
Un conte des 1001 wagons ; un monde qui tourne en rond, une société auto-condamnée à l’enfermement et la promiscuité comme des jeunes dans un loft.
Le dessin est vraiment moyen moins. Surtout au premier tome.
Il ne faut pas être trop attentif aux détails pour bien croire à l’univers post-troisième guerre mondiale ici décrit (il est bien difficile d’inventer tout un monde original, d’additionner tout un tas de choses imaginaires et d’obtenir une somme très réaliste et cohérente dans ses moindres recoins).
Les détails du scénario ne sont pas non-plus irréprochables. Mais ce dernier reste dans ses grands traits très bon, excellent même, il donne une vision intelligente d’une société humaine, de l’exercice du pouvoir et des hommes.
Cependant, ne lisez surtout pas le tome 3, vous serez, à coup sûr, déçu.
Faut-il y voir une fiction, une anticipation, une caricature (au trait finalement peu forcé) de notre société ? Peut-être tout ça. Au moins une très bonne BD.
Il se dégage du « baleinier » une ambiance formidable, sur un bateau où l’on n’a pour seule compagnie que des compagnons imposés par les circonstances, les oiseaux et ses souvenirs, et pour seule ambition la confrontation avec les plus grands mammifères vivants sur notre planète. On devine que derrière cette dangereuse passion se cache la fuite d’un passé plombé de regrets et d’amertume. L’album a une dimension documentaire intéressante, et l’on en apprend pas mal (mine de rien) sur la chasse à la baleine, à travers de superbes dessins. Malheureusement, l’histoire est sans surprise et les personnages sont clichés - un héros ingénu un peu trop naïf dans un monde de brutes qui ne sont de si mauvais bougres. Si l’on prend en compte que cet album s’adresse à un public jeune, ces critiques sont peut-être injustes, mais autant que les adultes soient avertis avant de l’acheter.
Les chercheurs de trésor sont au nombre de sept, tous de religion et de profession différentes. Ils sont confrontés au prophète voilé, qui vole les ombres des habitants de Bagdad pour se constituer une armée et détrôner le calife. L’histoire est pétrie dans le mysticisme et l’ésotérisme, un domaine que David B. maîtrise parfaitement. On retrouve beaucoup de métaphores, à la fois dans les événements et dans les dialogues, ce qui confère à l’histoire un côté poétique unique. Les symboles renvoient à des associations d’idées quasi universelles, qui ne demandent donc pas un savoir spécifique pour être appréciées. Au contraire des albums oniriques de David B., cette série est à la portée de tous, pour le plus grand plaisir des lecteurs.
L’histoire s’accorde parfaitement avec les dessins, puisque David B. est un orfèvre des jeux d’ombres. La mise en page est au top, comme d’habitude. Les couleurs sont elles aussi superbes (voyez l’ange de la mort !). David B. nous livre avec « Les chercheurs de trésor » une excellente série, qui ne ressemble à aucune autre dans l’histoire de la BD. Seul bémol : jusqu’à présent, les 7 chercheurs de trésors jouent des rôles très inégaux, sans que la religion ou la profession de tous n’ait une importance significative. Par ailleurs l’histoire semble parfois être un prétexte pour faire jouer un rôle à certains symboles, comme si cela était aussi important que l’enchaînement des événements, comme si l’histoire avançait un peu à tâtons, dans l’obscurité. Mais puisque même ce défaut cadre finalement bien avec le thème de l’album, je laisse le bénéfice du doute à David B. et je mets 5 étoiles pour les deux premiers albums.
Aïe Aîe Aïe Aîe... attention, manga indigeste !
J'ai eu du mal à finir le premier tome, et par curiosité j'ai essayé le tome 9, histoire de constater que rien ou presque n'avait changé en 9 tomes.
Nous avons donc un ramassis de filles superficielles qui se la jouent, avec quelques mecs forcément beaux et surtout fades et complètement inexistants.
D'ailleurs, tous les personnages sont complètement interchangeables. Quant aux intrigues, ça vole pas haut (style : j'étais une mauvaise fille mais j'ai rencontré un policier tellement beau et tellement gentil que je suis devenue une jeune fille modèle. Ou bien Ouhlalala la méchante elle essaie de faire croire que l'héroïne est malhonnête mais comme elle est trop forte l'héroïne ça marche pas. Ou encore : Bouuuuh se prostituer pour s'acheter des fringues c'est paaaaas bien. et j'en passe...)
Le pire je crois est la narration. Insupportable.
Bref, si vous avez besoin pour des raisons de fatigue psychologique d'une BD totalement décérébrante, Gals pourra convenir. Sinon, c'est même pas la peine d'essayer.
Encore une fois, je suis étonné qu'une BD de cette qualité passe presque inaperçue... Car "Ne touchez à rien" est clairement une perle, un bijour d'hmour noir et d'ambiance morbide. Une ambiance qui doit énormément au dessin torturé de Bézian, au sommet de son art dans cet album. Quant à l'histoire, difficile d'en parler sans déflorer l'intrigue, mais il faut savoir que c'est une certaine répétition plutôt maline, couplée à une histoire de fantômes un peu particulière...
A lire si vous aimez les frissons.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Duck Hobbart ( Hollywood trafic / Pandora )
Avis portant sur l'album Pandora uniquement : Note approximative : 2.5/5 Cette BD est bourrée de défauts mais j'en ai entamé la lecture avec intérêt et je l'ai finie sur un éclat de rire : que demander de mieux ? Soyons clair dès le départ, cette BD fait franchement amateur. Le scénario est assez naïf, grandement inspiré des films noirs à la Humphrey Bogart tout comme le sont les personnages du récit. Le dénouement de l'histoire est bidon et difficilement compréhensible. Le dessin est très approximatif par moment. Les dialogues sont moyens. La narration, marquée par la lecture souvent ridicule des pensées des intervenants, est amateur et souvent ratée (surtout quand ce que dit le narrateur et ce que montre l'image se contredisent : exemple la narration dit que Duck Hobbart est déchaussé sur la première case où on le voit, alors que ce n'est pas le cas si on regarde l'image). Mais malgré tout ça, j'ai assez apprécié ma lecture. Pour commencer, autant les visages et les personnages vus de près sont mal dessinés et changeants, autant les décors sont la plupart du temps franchement bien. Le décor de l'Amérique des années 50 y est bien foutu et permet de rentrer facilement dans le récit. Bref, les planches en noir et blanc de cette BD ne sont pas moches si on occulte le visage des personnages et de Duck Hobbart lui-même, sensé être beau alors qu'il parait ridiculement moche. Ensuite, le côté amateur du récit, des pensées des personnages et des dialogues m'a assez amusé au départ. Mais surtout, il semble que l'auteur lui-même se soit rendu compte de l'aspect raté de son récit et au fil des pages, il a commencé à en jouer lui-même. Ca donne des dialogues encore plus ridicules, des pensées de personnages parfois hilarantes. L'auteur s'est carrément amusé vers les dernières planches à glisser des messages personnels à des proches ou autres, genre dans un décor un texte qui n'a rien à faire là "Salut Gisel, ça va la vie ?" et autres textes cachés dans le feuillage d'un arbre. De même, on dirait que l'auteur s'est rendu compte que l'enquête de son personnage devenait assez foireuse et il semble l'avoir sciemment fait tourner en eau de boudin en fin d'album. La conclusion de l'enquête est un peu du n'importe quoi trop amateur pour ne pas être voulue. Et l'auto-dérision se poursuit jusqu'à la dernière page ultra-cliché où l'enquêteur quitte la belle après un dernier baiser en lui disant qu'il doit vivre en solitaire et où la femme pense tout haut "Pfiouuu ! Quel homme !". Et ça continue jusque dans la dernière page de garde où Duck Hobbart tient la belle dans ses bras devant la mer et lui montre un rocher en lui disant : "Et si je te disais que je suis comme ce récif, tu me croirais ?", réponse de la femme : "Oh ! Oui !". Ca n'a strictement rien à voir avec l'histoire de la BD mais c'est purement hilarant tellement l'auteur semble se moquer ouvertement de son personnage et de son intrigue pourtant si sérieux en début d'album. Bref, cette BD est une BD de série B dont le dessin n'est bon que pour les décors et dont l'intrigue de polar noir est bateau, mais dont le côté amateur assez mauvais du début se retrouve accentué et tourné en ridicule en fin d'album de manière à rendre le tout assez hilarant. Une sorte de nanar sciemment voulu par son auteur qui se rendait compte que son récit sérieux du début tournait au vinaigre.
A Strange Day
1er épisode d’une trilogie, ce tome ce lit pourtant comme un one-shot, et nous raconte une simple histoire d’amour adolescent. L’auteur nous prévient d’ailleurs dans la préface du bouquin : il faut se remettre dans sa peau d’ado pour apprécier cette histoire d’amour gentillette et naïve, de petits soucis et de passion musicale. Alors à vous de voir si le genre vous tente. Moi j’ai passé un bon moment, et je ne regrette pas mon achat. Mais il faut dire que je l’ai acheté en Angleterre pour la modique somme de £2.95 (un peu plus de 4 euros). Or les éditions « Cà et Là » vendent la VF 13 euros. Je sais que c’est de l’indépendant, mais 13 euros pour 43 pages petit format noir et blanc, ça me paraît quand même bien cher. Je suis content de voir un petit éditeur français se spécialiser dans le comic indépendant, mais je me demande s’ils vont trouver leur public en pratiquant ce genre de prix. Une petite BD sympa, mais selon moi à emprunter ou à lire en bibliothèque. (Ou à commander en VO !)
Jérôme K. Jérôme Bloche
Une excellente série avec un héros atypique et très attachant, des personnages secondaires en nombre limité mais avec un volume important, des scénarios rocambolesques dignes des meilleurs polars...
Bernard Prince
Ca c'est du héros Bernard Prince ! Il est beau, il est fort, il est intelligent, et j'en oublie. En plus, il a un copain qui est moche, vieux, alcoolique, gros, beaucoup moins rusé. Il est vraiment malin ce Bernard, celui-là il risque pas de lui casser ses coups, bien au contraire ! Ah oui ! Et puis il a aussi recueilli un gamin basané, ça montre bien qu'il a grand coeur et qu'il est pas raciste. Et je vous parle même pas de ce qu'il fait avec ce beau corps et ce beau cerveau, si le FBI le connaissait, Bill Baroud serait au chômage. Quand j'avais 10 ans, j'aurais voulu être Bernard Prince, mais voila, la puberté est passée par là, et je n'arrive même plus à finir un de ses albums. Et si vous aimez le dessin de Hermann, il a fait mieux ailleurs, où vous n'aurez pas à supporter un mauvais scénario.
Comanche
Je n'ai pas réussi à dépasser le tome 3. Ca se donne des airs de BD réaliste, entre autres avec le dessin de Hermann (à ses débuts), mais il n'y a que les apparences. Parce que niveau scénario, c'est du Greg tout craché (càd grossier : juste un enchaînement pas très réussi de péripéties rocambolesques de personnages sans la moindre nuance). Déconseillé aux plus de 10 ans.
Le Transperceneige
Un conte des 1001 wagons ; un monde qui tourne en rond, une société auto-condamnée à l’enfermement et la promiscuité comme des jeunes dans un loft. Le dessin est vraiment moyen moins. Surtout au premier tome. Il ne faut pas être trop attentif aux détails pour bien croire à l’univers post-troisième guerre mondiale ici décrit (il est bien difficile d’inventer tout un monde original, d’additionner tout un tas de choses imaginaires et d’obtenir une somme très réaliste et cohérente dans ses moindres recoins). Les détails du scénario ne sont pas non-plus irréprochables. Mais ce dernier reste dans ses grands traits très bon, excellent même, il donne une vision intelligente d’une société humaine, de l’exercice du pouvoir et des hommes. Cependant, ne lisez surtout pas le tome 3, vous serez, à coup sûr, déçu. Faut-il y voir une fiction, une anticipation, une caricature (au trait finalement peu forcé) de notre société ? Peut-être tout ça. Au moins une très bonne BD.
Esteban (Le Voyage d'Esteban)
Il se dégage du « baleinier » une ambiance formidable, sur un bateau où l’on n’a pour seule compagnie que des compagnons imposés par les circonstances, les oiseaux et ses souvenirs, et pour seule ambition la confrontation avec les plus grands mammifères vivants sur notre planète. On devine que derrière cette dangereuse passion se cache la fuite d’un passé plombé de regrets et d’amertume. L’album a une dimension documentaire intéressante, et l’on en apprend pas mal (mine de rien) sur la chasse à la baleine, à travers de superbes dessins. Malheureusement, l’histoire est sans surprise et les personnages sont clichés - un héros ingénu un peu trop naïf dans un monde de brutes qui ne sont de si mauvais bougres. Si l’on prend en compte que cet album s’adresse à un public jeune, ces critiques sont peut-être injustes, mais autant que les adultes soient avertis avant de l’acheter.
Les Chercheurs de trésor
Les chercheurs de trésor sont au nombre de sept, tous de religion et de profession différentes. Ils sont confrontés au prophète voilé, qui vole les ombres des habitants de Bagdad pour se constituer une armée et détrôner le calife. L’histoire est pétrie dans le mysticisme et l’ésotérisme, un domaine que David B. maîtrise parfaitement. On retrouve beaucoup de métaphores, à la fois dans les événements et dans les dialogues, ce qui confère à l’histoire un côté poétique unique. Les symboles renvoient à des associations d’idées quasi universelles, qui ne demandent donc pas un savoir spécifique pour être appréciées. Au contraire des albums oniriques de David B., cette série est à la portée de tous, pour le plus grand plaisir des lecteurs. L’histoire s’accorde parfaitement avec les dessins, puisque David B. est un orfèvre des jeux d’ombres. La mise en page est au top, comme d’habitude. Les couleurs sont elles aussi superbes (voyez l’ange de la mort !). David B. nous livre avec « Les chercheurs de trésor » une excellente série, qui ne ressemble à aucune autre dans l’histoire de la BD. Seul bémol : jusqu’à présent, les 7 chercheurs de trésors jouent des rôles très inégaux, sans que la religion ou la profession de tous n’ait une importance significative. Par ailleurs l’histoire semble parfois être un prétexte pour faire jouer un rôle à certains symboles, comme si cela était aussi important que l’enchaînement des événements, comme si l’histoire avançait un peu à tâtons, dans l’obscurité. Mais puisque même ce défaut cadre finalement bien avec le thème de l’album, je laisse le bénéfice du doute à David B. et je mets 5 étoiles pour les deux premiers albums.
Gals
Aïe Aîe Aïe Aîe... attention, manga indigeste ! J'ai eu du mal à finir le premier tome, et par curiosité j'ai essayé le tome 9, histoire de constater que rien ou presque n'avait changé en 9 tomes. Nous avons donc un ramassis de filles superficielles qui se la jouent, avec quelques mecs forcément beaux et surtout fades et complètement inexistants. D'ailleurs, tous les personnages sont complètement interchangeables. Quant aux intrigues, ça vole pas haut (style : j'étais une mauvaise fille mais j'ai rencontré un policier tellement beau et tellement gentil que je suis devenue une jeune fille modèle. Ou bien Ouhlalala la méchante elle essaie de faire croire que l'héroïne est malhonnête mais comme elle est trop forte l'héroïne ça marche pas. Ou encore : Bouuuuh se prostituer pour s'acheter des fringues c'est paaaaas bien. et j'en passe...) Le pire je crois est la narration. Insupportable. Bref, si vous avez besoin pour des raisons de fatigue psychologique d'une BD totalement décérébrante, Gals pourra convenir. Sinon, c'est même pas la peine d'essayer.
Ne touchez à rien
Encore une fois, je suis étonné qu'une BD de cette qualité passe presque inaperçue... Car "Ne touchez à rien" est clairement une perle, un bijour d'hmour noir et d'ambiance morbide. Une ambiance qui doit énormément au dessin torturé de Bézian, au sommet de son art dans cet album. Quant à l'histoire, difficile d'en parler sans déflorer l'intrigue, mais il faut savoir que c'est une certaine répétition plutôt maline, couplée à une histoire de fantômes un peu particulière... A lire si vous aimez les frissons.