J'ai trouvé que ça démarrait super bien, dans un futur proche, pas du tout irréaliste où les voitures ressemblent toujours à des voitures par exemple.
Un très bon début d'histoire, Vlad part sur la piste de son frère pour une question d'héritage et après quelques rebondissements l'histoire s'enrichit de bonne manière, son frère étant obligé de se cacher, hautement recherché qu'il est, puisqu’il détient une mystérieuse mallette... tout bon.
Par contre ensuite l'histoire se complexifie beaucoup trop à mon goût, Vlad se perd dans la zone rouge (tome 3 et 4). L'histoire de départ n'avance plus mais on nous la complique avec des méchants russes sortis d'on ne sait où, des savants fous, des vilains militaires, des députés européens... un peu trop pour moi.
Bref j'ai hésité entre 3 et 4 étoiles, c'est quand même pas mal, disons donc 3,5...
Après les mésaventures de son chat filiforme dans Au coeur du monde, Fabio récidive en développant, sur les mêmes bases, plusieurs histoires courtes. La qualité des récits est inégale mais je dois dire que, dans l’ensemble, j’ai mieux apprécié ces récits à celui du "Patte de Mouche". Les postures du chat sont toujours aussi expressives et ses états d’âme sont soulignés par une narration pictographique discrète. Les histoires qui ont le plus retenu mon attention sont : L’arbre à guigne, Un ami qui vous veux du bien et Presque. Toutefois, une certaine lassitude s’installe à la lecture des mésaventures de ce chat poursuivi par la guigne car elles sont un peu trop répétitives.
Avec "le guide crânien", on a entre les mains une des premières bds de Brüno. L’oeil aguerri du lecteur brünophile averti peut de suite remarquer que l’auteur a su très tôt développer son style graphique propre, proche de celui qu’on connaît aujourd’hui avec Nemo ou Inner City Blues.
Côté narration, cette bd est caractérisée par l’absence de paroles mais elle n’est pas muette pour autant du fait de la présence de dialogues idéographiques. Cet exercice plutôt inhabituel convient assez bien pour narrer l’histoire de cet homme qui a du mal à cohabiter avec son "guide crânien". Bd à l’atmosphère aussi étrange que celle imprégnant Cold Train même si le ressenti est différent.
Bref, une curiosité intéressante à lire (surtout pour les amateurs d’indépendants).
Aux vues des bonnes critiques, j’avais décidé d’accorder encore une chance à Mitton avec Quetzalcoatl. Quelle erreur ! On dirait les aventures de Clara Morgane chez les Aztèques : des invraisemblances, des dialogues improbables, des personnages pires que des lapins et une héroïne nue du début à la fin. Rien de nouveau chez Mitton. L’histoire ne semble être que le prétexte à l’enchaînement de scènes de sexe. On dirait du Manara, la qualité du dessin en moins. Dommage, l’auteur semble s’être bien documenté sur le contexte, il aurait pu produire de ses connaissances une vision moins fantasmée des aztèques.
Extrêmement décevant.
Je décernais sans hésiter la palme de l’originalité à ce manga extrêmement sensible et passionnant. Oda nous offre une vision de la mort poétique et fascinante. En même temps, c’est loin d’être le seul thème de l’ouvrage : la question de la création artistique, du deuil, du suicide, de la folie sont aussi au cœur du récit. Une telle richesse que ça frise le trop plein ! (Y'a qu'à voir le nombre de thème dans lesquels j'ai placé l'album). Mais Oda s’en sort bien, malgré le côté parfois un peu fourre-tout de son récit, il sait ouvrir et terminer un récit de manière magistrale et originale. Au-delà du caractère un peu pleurnichard et quelque peu poussif de certains passages, le récit émeut réellement.
Un album imparfait donc, mais dont la réussite se mesure aussi au caractère parfaitement casse gueule des sujets abordés. A part Baudoin (dans un album qui s’appelle Terrain vague, justement !) ou Mattoti (L'Homme à la fenêtre), je ne vois pas qui pourrait prétendre avoir abordé de manière aussi frontale des sujets aussi métaphysiques en bande dessinée. A lire absolument, ça frise les 5 étoiles…
Cette série, c'est bien accroché sur son siège qu'il faut l'appréhender. En effet, si le début de l'histoire laisse présager une ambiance thriller, la suite nous entraîne vite dans une spirale hallucinante qui ressemble étrangement à celle que connaissent les principaux protagonistes.
Complètement désorienté, j'ai forcément dû ralentir mon rythme de lecture. Conscient que tous les détails comptaient, que l'auteur distillait les informations et les pistes sans ménager le confort du lecteur, que certaines cases contenaient un début de réponse à des développements ultérieurs (l'homme au bandeau qui apparaît au détour des planches comme une image subliminale), j'ai pratiquement lu sur la pointe des pieds... Un peu comme si moi aussi, j'avais débarqué dans l'univers d'arq à l'improviste et sans trop savoir ce qui allait m'arriver.
Et c'est justement là, qu'Andréas fait fort. Il ne fait pas que raconter une histoire, il crée autour d'elle une ambiance qui fait que le lecteur devient lui aussi acteur. Cela participe au bout du compte, à nous rendre familiers les sentiments éprouvés par les personnages.
Côté originalité de l'histoire que dire ? Qu'elle est manifeste ? Qu'elle possède la même force que les thèmes abordés par les frères Wachowski dans Matrix ? Je vous laisse découvrir. La réponse me semble à moi, ne souffrir aucun doute.
Le graphisme enfin ! Il est plutôt basique. J'ai nettement préféré le travail d'Andréas sur Cromwell Stone. Mais cela dit, ne crachons pas dans la soupe. Arq est une grande bd de science fiction et chaque album ne fait que renforcer cette impression. Je suis quant à moi accroc et souhaite le rester.
Bof, en effet. Si le dessin de De Crécy est toujours aussi superbe et son univers toujours aussi personnel, cet album est en revanche résolument dénué d'originalité. Le fond (l'exploration du Louvres avec tentatives d'explication en fonction des éléments trouvés) est vu et revu, et l'histoire d'amour/rivalité greffée dessus peut résonner comme très hollywoodienne, en tout cas artificielle. Les éléménts tels que la différence humain/chien et le racisme latent qui en résulte pourraient être intéressants mais sonnent surtout comme rajoutés sur ce qui apparaît vraiment trop comme une oeuvre de commande. :o/
Au final Période Glaciaire se lit et est beau, mais il s'oubliera facilement. Quant à l'acheter...
J'ai adoré tout ou à peu près tout de l'oeuvre d'Alan Moore. En outre, je m'intéresse beaucoup ces derniers temps à la culture Comics des super-héros DC et Marvel, culture que je découvre seulement depuis quelques ans. Dans ces conditions, j'ai peu hésité à acheter cette anthologie des oeuvres d'Alan Moore chez DC Comics dans les années 80. Je voulais voir ce que cet auteur de génie avait pu imaginer pour des séries aussi classiques que Superman et Batman.
Alors, le résultat ?
Ben c'est pas mal mais rien de vraiment transcendant.
Côté dessin, nous avons différents dessinateurs allant de l'ultra-classique de la veine comics propre et net jusqu'au dessin plus torturé proche du style de certains albums de Sandman, en passant par l'inévitable Dave Gibbons. Rien d'exceptionnel dans ce dessin mais pas moche du tout.
Concernant les scénarios maintenant, ils se lisent bien mais ne marqueront pas vraiment le lecteur. Pour l'exemple, la première histoire de Superman se veut évènementielle "la fin de Superman !" mais se révèle assez bidon au niveau de l'intrigue et de sa finalité. Les autres histoires ne sont que des histoires assez classiques des héros DC, presque des tranches de vie (notamment l'histoire assez courte de l'Archer Vert par exemple). Hormis l'histoire de Gueule d'Argile et de Batman sur la fin qui est un petit peu originale, le reste n'est pas à la hauteur des autres oeuvres de Alan Moore.
Ca se laisse lire, surtout pour un curieux comme moi de l'univers DC et des oeuvres d'Alan Moore, mais nul besoin d'acheter cet album assez cher : je doute avoir envie de le relire avant longtemps.
Jusqu'à présent, je n'avais jamais été pleinement satisfait par une BD de Nicolas de Crécy : son dessin me charmait toujours, mais ses scénarios ne me plaisaient pas suffisamment pour ne pas regretter mes achats tels que Foligatto ou Salvatore. J'ai donc longuement hésité avant d'acheter cette BD phare du renouveau de Futuropolis. Mais finalement, la beauté de la couverture et les promesses du scénario m'ont fait craquer et je ne m'en plains pas.
Comme je le dis, je trouve la couverture superbe. Les couleurs, la composition, le dessin, à elle seule, cette couverture me séduit et me fait apprécier mon achat. Concernant le dessin des planches elles-mêmes maintenant, j'ai été un petit peu déçu par l'apparente "facilité" et le côté un peu brouillon du trait notamment quand il s'agit de représenter les personnages. Néanmoins, ce trait que j'aurais voulu un peu plus travaillé se révèle très réussi dans l'ensemble et à nouveau les excellentes compositions et couleurs donnent une vraie beauté à ces planches. Bref, c'est visuellement un bel album.
Concernant le scénario maintenant, il a le mérite d'être véritablement original et amusant : une équipe de scientifiques (dont des chiens génétiquement modifiés) trouve dans quelques centaines d'années les vestiges oubliées du Musée du Louvre et imagine, avec une foule d'erreurs, la civilisation qu'impliquent ces oeuvres artistiques d'un autre âge. La narration est simple et efficace, pas de digression dans l'absurde ou l'onirique comme celles qui m'ont un peu lâché en tant que lecteur sur d'autres oeuvres de De Crécy. Les personnages aussi sont simples et sympathiques, avec une affection particulière pour le personnage du chien Hulk. En outre, l'humour ne manque pas et rend la lecture bien agréable.
Le scénario enfin, dans son ensemble, se lit bien et est agréable même si l'aspect "oeuvre commandée par le Louvre" ressort un petit peu par moment, notamment concernant l'histoire du déménagement des oeuvres du musée durant la Seconde Guerre Mondiale. La fin de l'histoire part un petit peu en queue de poisson onirique mais rien qui me gâche mon plaisir de lecture.
Pour finir, je voudrais insister sur la beauté de l'objet en lui-même. Pour un prix tout juste supérieur à une BD classique, Futuropolis nous offre une BD d'une qualité physique formidable. Le papier, la couverture, les pages de garde sont d'une épaisseur, d'une beauté et d'une qualité exceptionnelle. J'aimerais véritablement voir davantage de BDs publiées avec un tel soucis de la qualité physique, un soucis qui à lui seul rehausse la valeur de la BD et ma satisfaction de l'avoir achetée.
Superbe objet, dessin excellent, scénario original et amusant même si présentant quelques petites lacunes : à conseiller fortement !
Je n'ai lu que les 3 premiers tomes pour l'instant, et pour l'instant ça m'a beaucoup plu.
Les dessins sont très bien faits, avec de jolies couleurs. Au début le scénario ne m'emballait pas spécialement : l'histoire d'une fille partie à l'autre bout du monde pour retrouver son frère.
Puis finalement on rentre vraiment dedans au fil des pages et des rebondissements. En conclusion j'ai passé un bon moment à lire cette série.
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Vlad
J'ai trouvé que ça démarrait super bien, dans un futur proche, pas du tout irréaliste où les voitures ressemblent toujours à des voitures par exemple. Un très bon début d'histoire, Vlad part sur la piste de son frère pour une question d'héritage et après quelques rebondissements l'histoire s'enrichit de bonne manière, son frère étant obligé de se cacher, hautement recherché qu'il est, puisqu’il détient une mystérieuse mallette... tout bon. Par contre ensuite l'histoire se complexifie beaucoup trop à mon goût, Vlad se perd dans la zone rouge (tome 3 et 4). L'histoire de départ n'avance plus mais on nous la complique avec des méchants russes sortis d'on ne sait où, des savants fous, des vilains militaires, des députés européens... un peu trop pour moi. Bref j'ai hésité entre 3 et 4 étoiles, c'est quand même pas mal, disons donc 3,5...
L'Oeil du chat
Après les mésaventures de son chat filiforme dans Au coeur du monde, Fabio récidive en développant, sur les mêmes bases, plusieurs histoires courtes. La qualité des récits est inégale mais je dois dire que, dans l’ensemble, j’ai mieux apprécié ces récits à celui du "Patte de Mouche". Les postures du chat sont toujours aussi expressives et ses états d’âme sont soulignés par une narration pictographique discrète. Les histoires qui ont le plus retenu mon attention sont : L’arbre à guigne, Un ami qui vous veux du bien et Presque. Toutefois, une certaine lassitude s’installe à la lecture des mésaventures de ce chat poursuivi par la guigne car elles sont un peu trop répétitives.
Le Guide Crânien
Avec "le guide crânien", on a entre les mains une des premières bds de Brüno. L’oeil aguerri du lecteur brünophile averti peut de suite remarquer que l’auteur a su très tôt développer son style graphique propre, proche de celui qu’on connaît aujourd’hui avec Nemo ou Inner City Blues. Côté narration, cette bd est caractérisée par l’absence de paroles mais elle n’est pas muette pour autant du fait de la présence de dialogues idéographiques. Cet exercice plutôt inhabituel convient assez bien pour narrer l’histoire de cet homme qui a du mal à cohabiter avec son "guide crânien". Bd à l’atmosphère aussi étrange que celle imprégnant Cold Train même si le ressenti est différent. Bref, une curiosité intéressante à lire (surtout pour les amateurs d’indépendants).
Quetzalcoatl
Aux vues des bonnes critiques, j’avais décidé d’accorder encore une chance à Mitton avec Quetzalcoatl. Quelle erreur ! On dirait les aventures de Clara Morgane chez les Aztèques : des invraisemblances, des dialogues improbables, des personnages pires que des lapins et une héroïne nue du début à la fin. Rien de nouveau chez Mitton. L’histoire ne semble être que le prétexte à l’enchaînement de scènes de sexe. On dirait du Manara, la qualité du dessin en moins. Dommage, l’auteur semble s’être bien documenté sur le contexte, il aurait pu produire de ses connaissances une vision moins fantasmée des aztèques. Extrêmement décevant.
Le terrain vague
Je décernais sans hésiter la palme de l’originalité à ce manga extrêmement sensible et passionnant. Oda nous offre une vision de la mort poétique et fascinante. En même temps, c’est loin d’être le seul thème de l’ouvrage : la question de la création artistique, du deuil, du suicide, de la folie sont aussi au cœur du récit. Une telle richesse que ça frise le trop plein ! (Y'a qu'à voir le nombre de thème dans lesquels j'ai placé l'album). Mais Oda s’en sort bien, malgré le côté parfois un peu fourre-tout de son récit, il sait ouvrir et terminer un récit de manière magistrale et originale. Au-delà du caractère un peu pleurnichard et quelque peu poussif de certains passages, le récit émeut réellement. Un album imparfait donc, mais dont la réussite se mesure aussi au caractère parfaitement casse gueule des sujets abordés. A part Baudoin (dans un album qui s’appelle Terrain vague, justement !) ou Mattoti (L'Homme à la fenêtre), je ne vois pas qui pourrait prétendre avoir abordé de manière aussi frontale des sujets aussi métaphysiques en bande dessinée. A lire absolument, ça frise les 5 étoiles…
Arq
Cette série, c'est bien accroché sur son siège qu'il faut l'appréhender. En effet, si le début de l'histoire laisse présager une ambiance thriller, la suite nous entraîne vite dans une spirale hallucinante qui ressemble étrangement à celle que connaissent les principaux protagonistes. Complètement désorienté, j'ai forcément dû ralentir mon rythme de lecture. Conscient que tous les détails comptaient, que l'auteur distillait les informations et les pistes sans ménager le confort du lecteur, que certaines cases contenaient un début de réponse à des développements ultérieurs (l'homme au bandeau qui apparaît au détour des planches comme une image subliminale), j'ai pratiquement lu sur la pointe des pieds... Un peu comme si moi aussi, j'avais débarqué dans l'univers d'arq à l'improviste et sans trop savoir ce qui allait m'arriver. Et c'est justement là, qu'Andréas fait fort. Il ne fait pas que raconter une histoire, il crée autour d'elle une ambiance qui fait que le lecteur devient lui aussi acteur. Cela participe au bout du compte, à nous rendre familiers les sentiments éprouvés par les personnages. Côté originalité de l'histoire que dire ? Qu'elle est manifeste ? Qu'elle possède la même force que les thèmes abordés par les frères Wachowski dans Matrix ? Je vous laisse découvrir. La réponse me semble à moi, ne souffrir aucun doute. Le graphisme enfin ! Il est plutôt basique. J'ai nettement préféré le travail d'Andréas sur Cromwell Stone. Mais cela dit, ne crachons pas dans la soupe. Arq est une grande bd de science fiction et chaque album ne fait que renforcer cette impression. Je suis quant à moi accroc et souhaite le rester.
Période Glaciaire
Bof, en effet. Si le dessin de De Crécy est toujours aussi superbe et son univers toujours aussi personnel, cet album est en revanche résolument dénué d'originalité. Le fond (l'exploration du Louvres avec tentatives d'explication en fonction des éléments trouvés) est vu et revu, et l'histoire d'amour/rivalité greffée dessus peut résonner comme très hollywoodienne, en tout cas artificielle. Les éléménts tels que la différence humain/chien et le racisme latent qui en résulte pourraient être intéressants mais sonnent surtout comme rajoutés sur ce qui apparaît vraiment trop comme une oeuvre de commande. :o/ Au final Période Glaciaire se lit et est beau, mais il s'oubliera facilement. Quant à l'acheter...
Alan Moore Présente DC Comics (L'Univers des Super-Héros DC par Alan Moore)
J'ai adoré tout ou à peu près tout de l'oeuvre d'Alan Moore. En outre, je m'intéresse beaucoup ces derniers temps à la culture Comics des super-héros DC et Marvel, culture que je découvre seulement depuis quelques ans. Dans ces conditions, j'ai peu hésité à acheter cette anthologie des oeuvres d'Alan Moore chez DC Comics dans les années 80. Je voulais voir ce que cet auteur de génie avait pu imaginer pour des séries aussi classiques que Superman et Batman. Alors, le résultat ? Ben c'est pas mal mais rien de vraiment transcendant. Côté dessin, nous avons différents dessinateurs allant de l'ultra-classique de la veine comics propre et net jusqu'au dessin plus torturé proche du style de certains albums de Sandman, en passant par l'inévitable Dave Gibbons. Rien d'exceptionnel dans ce dessin mais pas moche du tout. Concernant les scénarios maintenant, ils se lisent bien mais ne marqueront pas vraiment le lecteur. Pour l'exemple, la première histoire de Superman se veut évènementielle "la fin de Superman !" mais se révèle assez bidon au niveau de l'intrigue et de sa finalité. Les autres histoires ne sont que des histoires assez classiques des héros DC, presque des tranches de vie (notamment l'histoire assez courte de l'Archer Vert par exemple). Hormis l'histoire de Gueule d'Argile et de Batman sur la fin qui est un petit peu originale, le reste n'est pas à la hauteur des autres oeuvres de Alan Moore. Ca se laisse lire, surtout pour un curieux comme moi de l'univers DC et des oeuvres d'Alan Moore, mais nul besoin d'acheter cet album assez cher : je doute avoir envie de le relire avant longtemps.
Période Glaciaire
Jusqu'à présent, je n'avais jamais été pleinement satisfait par une BD de Nicolas de Crécy : son dessin me charmait toujours, mais ses scénarios ne me plaisaient pas suffisamment pour ne pas regretter mes achats tels que Foligatto ou Salvatore. J'ai donc longuement hésité avant d'acheter cette BD phare du renouveau de Futuropolis. Mais finalement, la beauté de la couverture et les promesses du scénario m'ont fait craquer et je ne m'en plains pas. Comme je le dis, je trouve la couverture superbe. Les couleurs, la composition, le dessin, à elle seule, cette couverture me séduit et me fait apprécier mon achat. Concernant le dessin des planches elles-mêmes maintenant, j'ai été un petit peu déçu par l'apparente "facilité" et le côté un peu brouillon du trait notamment quand il s'agit de représenter les personnages. Néanmoins, ce trait que j'aurais voulu un peu plus travaillé se révèle très réussi dans l'ensemble et à nouveau les excellentes compositions et couleurs donnent une vraie beauté à ces planches. Bref, c'est visuellement un bel album. Concernant le scénario maintenant, il a le mérite d'être véritablement original et amusant : une équipe de scientifiques (dont des chiens génétiquement modifiés) trouve dans quelques centaines d'années les vestiges oubliées du Musée du Louvre et imagine, avec une foule d'erreurs, la civilisation qu'impliquent ces oeuvres artistiques d'un autre âge. La narration est simple et efficace, pas de digression dans l'absurde ou l'onirique comme celles qui m'ont un peu lâché en tant que lecteur sur d'autres oeuvres de De Crécy. Les personnages aussi sont simples et sympathiques, avec une affection particulière pour le personnage du chien Hulk. En outre, l'humour ne manque pas et rend la lecture bien agréable. Le scénario enfin, dans son ensemble, se lit bien et est agréable même si l'aspect "oeuvre commandée par le Louvre" ressort un petit peu par moment, notamment concernant l'histoire du déménagement des oeuvres du musée durant la Seconde Guerre Mondiale. La fin de l'histoire part un petit peu en queue de poisson onirique mais rien qui me gâche mon plaisir de lecture. Pour finir, je voudrais insister sur la beauté de l'objet en lui-même. Pour un prix tout juste supérieur à une BD classique, Futuropolis nous offre une BD d'une qualité physique formidable. Le papier, la couverture, les pages de garde sont d'une épaisseur, d'une beauté et d'une qualité exceptionnelle. J'aimerais véritablement voir davantage de BDs publiées avec un tel soucis de la qualité physique, un soucis qui à lui seul rehausse la valeur de la BD et ma satisfaction de l'avoir achetée. Superbe objet, dessin excellent, scénario original et amusant même si présentant quelques petites lacunes : à conseiller fortement !
El Niño
Je n'ai lu que les 3 premiers tomes pour l'instant, et pour l'instant ça m'a beaucoup plu. Les dessins sont très bien faits, avec de jolies couleurs. Au début le scénario ne m'emballait pas spécialement : l'histoire d'une fille partie à l'autre bout du monde pour retrouver son frère. Puis finalement on rentre vraiment dedans au fil des pages et des rebondissements. En conclusion j'ai passé un bon moment à lire cette série.