Une BD qui fait dans l'efficacité tant au niveau du dessin que du sujet, un thriller fantastique grand public qui scotche le lecteur sur une intrigue dont on veut vraiment découvrir le mystère.
Le dessin est bon et maîtrisé. Par contre, il a deux petits quelques choses qui font que j'ai vraiment du mal à l'apprécier à sa juste valeur. La première chose est la colorisation : trop pastel, trop chatoyante, je ne sais pas ce qui ne me plait pas exactement mais j'ai du mal avec ces couleurs. Ensuite, le dessinateur, une fois n'est pas coutume, semble s'y entendre mieux en personnages et visages qu'en décors. Résultat : il abuse un peu trop des portraits et des gros plans sur les visages, leurs mimiques, etc... Je n'aime pas trop : question de goût.
Quant au scénario, le moins qu'on puisse dire c'est qu'il est assez efficace et prenant. Le mystère est parfaitement formé dès le premier album et les indices sont ensuite distillés tout doucement pour assouvir peu à peu la curiosité du lecteur, l'obligeant à avancer sans s'arrêter dans la lecture de la série. Une intrigue bien montée, un scénario pas si original que ça mais bien fait, une histoire qui donne envie de lire et qu'on ne lâche plus quand on l'a entamée.
Par contre, tout comme avec les couleurs et les gros plans sur les visages, je dois avouer avoir personnellement du mal avec les personnages de cette série. Le héros commence mal, déjà, beau, riche, débrouillard, intelligent et très chanceux : bien sûr, c'est le scénario qui veut ça mais ça n'empêche pas le personnage d'être suffisant, surtout dans ses dialogues qui sont parfois bien bidons (notamment quand il est avec une femme). Et à cela s'ajoute un côté facilement raccoleur des auteurs qui en profitent un peu trop souvent pour mettre de nombreuses jeunes femmes dans les bras de leur héros et d'offrir des scènes de cul certes jolies mais véritablement gratuites.
Une bonne intrigue et un dessin d'assez bonne qualité mais quelques défauts qui m'agacent en cours de lecture et qui rabaissent un peu le niveau de cette BD à mes yeux.
Chacune de ces courtes histoires étant scénarisée et dessinée par des auteurs différents, cela donne évidemment un résultat assez hétérogène : certaines sont sympas, d’autres, bien dessinées, mais, sur l’ensemble, rien n’est vraiment enthousiamant. Petite BD assez sympa pour se plonger dans l’ambiance d’Halloween, mais rien d’inoubliable.
Tout d’abord, un grand merci à Spooky qui a attiré mon attention sur cet album :*. C’est une histoire de pirates assez inhabituelle, bien sympathique, avec, en effet, des dialogues savoureux, truffés de calembours (parfois, on se dit “Non, il a osé !” mais toujours pour notre plus grand plaisir) et de digressions linguistiques créant un décalage (c’est important ça, de créer le décalage (y en a sûrement qui comprendront ;) )) désopilant. Mention spéciale à Linet et Romuald, impayables. Le dessin, lui aussi, est original, et la colorisation (je n’ai pas su déterminer si elle était faite au pinceau ou à la souris) très agréable. Le tout est un régal pour les yeux : ces personnages typés, ces flots aux vaguelettes d’azur baignant des îles à la végétation luxuriante, le navire, magnifique, bref, un vrai bonheur de lecture.
“Dimanche, sanglant dimanche ... Y s’en souviendront, les Irlandais, de celui-là!”
Nouvelle série de la part des auteurs de Le Tueur, « Les cyclopes » leur permet de changer de registre en exploitant la science-fiction. Le résultat m’est apparu mitigé aussi bien graphiquement et scénaristiquement. Le dessin de Jacamon est très agréable à contempler. Cependant, j’ai été surpris d’apercevoir de temps en temps des cases où j’ai eu l’impression que l’auteur a utilisé un logiciel de photomontage notamment lors des vues extérieures avec ce ciel aux tons jaunâtres en rupture avec le sol d’une tonalité violette. Certaines planches m’ont demandé beaucoup d’attention (manque de lisibilité) car elles sont traitées d’une couleur trop sombre et trop uniforme à mon goût.
L’histoire reprend l’idée de base de Reality Show de Morvan. Ce qui m’a gêné dans le scénario de Matz, c’est la relative « rapidité » du personnage principal à se hisser comme héros dans une société hyper-blasée suite à un acte héroïque. Il y a dans cette ascension fulgurante quelque chose qui ne me semble pas vraiment pertinent dans ce monde imaginé par l’auteur. Autre chose qui m’a semblé louche dans ce scénario, c’est la représentation d’un homme bardé de diplômes et au passé riche en référence qui est au… chômage ! Bizarre…
Finalement, « La recrue » m’a déçu à cause de ces défauts. Bédé à lire malgré tout…
Voilà peut-être le début d'une série intéressante. De par son origine d'abord puisque ses auteurs sont allemands et que c'est la maison Paquet qui fait acte d'édition pour la France. De part son graphisme ensuite avec une opposition de deux styles de dessin provoquant l'illusion de personnages au premier plan évoluant dans un décor flou et quasiment irréel.
L'histoire, sombre, n'est pas sans rappeler l'univers du troisième testament. Le héros, un guerrier aux étranges pouvoirs de guérison va faire connaissance avec un jeune garçon dans de douloureuses circonstances. Ensemble, ils seront amenés à lier connaissance puis à poursuivre une compagnie de moines de l'Inquisition. Tout cela n'est pas bien original mais les graphismes rendent la lecture vraiment agréable.
Attendons maintenant de voir la suite.
Le Rayon U est un album qui a prit un fameux coup de vieux. Il faut dire que les premières planches ont été dessinées en 1943.
Ceci dit, ce coté désuet ne manque pas de charme.
Il est clair que les influences du scénario se placent entre "Flash Gordon" et "Le Monde Perdu".
L'histoire en elle-même n'a rien exceptionnelle mais je peux comprendre l'intérêt que pouvaient porter les lecteurs de ces années-là à l'égard de cette bd.
Je ne conseille pas l'achat de cet album excepté si vous êtes fan de Jacobs.
Bon je viens de finir la lecture des deux premiers tomes et j'ai beaucoup aimé malgré quelques imperfections, je m'explique...
1- Ca change : la série n'est pas une série "formatée" Soleil grand public avec une pucelle poumonée pré pubère, un vieux sage et un gros bourrin qui se baladent dans un univers rempli de méchants pour accomplir une quête dont on ne verra jamais la fin (cf. Lanfeust De Troy, Les Forêts d'Opale, Elixirs, Kookaburra, Atalante, Ishanti et j'en oublie bien d'autres -pardon à Mr Arleston et à Mr Crisse ).
Je suis pas loin de penser, mais on ne sait jamais, (au vu de l'avancement du tome 3 et de la récente discussion avec Laurent Sieurac) que la série aura une fin et une vraie fin, pas un truc qui fait dire : "allez on repart pour un tour les gars plus que 15 cycles de 6 tomes avant de connaître la fin". Je fais confiance aux auteurs.
2- Cette ville, elle me plait, une espèce de cité en même temps majestueuse et décadente où l'espoir des pauvres n'est vite qu'une illusion (ça me fait penser aussi comme j'ai pu lire dans un précédent message à Gangs of New York, Arclan étant inspirée d'un New York fin 19e début 20e avec les arrivées massives des immigrés. On y retrouve les clichés que l'on connaît, que j'ai beaucoup appréciés (arrivée à Ellis Island, vérifications médicales, etc...)
Puis la galère pour certains persos et, pour d'autres, la chance de trouver un but à leur séjour.
3- Rien n'est vraiment figé et on sent qu’à cause de cette non quête, l'histoire peut virer d'un moment à l'autre pour les 4 persos... et ça c'est bien car cela laisse un doute sur le futur des quatre héros, leurs destinées ou leurs véritables motivations.
4- Autour des 4 principaux persos viennent se greffer une multitude de persos secondaires, d'aventures variées qui nous font découvrir avec curiosité les bons et les mauvais côtés de la cité. Mais la narration se passe sans discontinuité et on n'est pas gêné par cette alternance. J'ai même apprécié les transitions particulièrement bien faites pour passer d'une histoire à l'autre...
5- J'ai beaucoup aimé les 3 dernières planches du second album qui m'ont donné envie de savoir la suite ! J'ai refermé l'album en me disant : "Wahou ! Qu'est-ce qu'ils vont tous devenir !?!" Et ça c'est vraiment bien !
6- Sinon coté dessin, rien a redire c'est propre et séduisant, les filles sont superbes (Allez jeter un coup d'oeil sur la dernière case de la page 38...), la couverture du tome 2 est à craquer ! J'ai pas trop apprécié par contre les ombres sur le visage de Madame (tome 2 pages 4-5) qui gâchent trop un joli visage.
Voilà, un peu long, j'ai mis ce qui m'est passé par la tête pour résumer ma lecture. Le principal est que j'ai passé un bon moment et que j'ai découvert une série qui ne m'attirait pas tellement à la base... Ca fait plaisir.
Je serai donc de la partie pour le tome 3.
C'est nul !
Certes le résultat est beau et Fred Besson fait un boulot de fou ça c'est sûr !
Mais le scénario est digne du plus grand navet d'Hollywood, y'en a marre des séries de Crisse où des jeunes filles fortement poumonées se baladent le cul à l'air on sait pas pourquoi...
On ne connaît ni les intentions des persos, ni le but de l'histoire, rien ! De plus c'est plat et sans intérêt... du Crisse quoi !
Le problème, c'est que dans deux ou trois ans, le monsieur va nous sortir une nouvelle série sur la mythologie Hongroise ou Polonaise (Eh ouais ! Elles vont toutes y passer). Alors monsieur Crisse, s'il vous plait, finissez les choses que vous commencez !
On attendait Kookaburra, il nous sort Atalante, et maintenant voici Ishanti. Le pire, c'est que cette série sans saveur et sans intérêt nous montre à quel point le niveau de Crisse au niveau du scénario chute de série en série...
Navrant...
Cet album est (info)graphiquement une pure merveille, il me rappelle ma jeunesse, quand je jouais à « Alone In The Dark ». Les dessins, les couleurs, la mise en page, tout me plaît ici. Chaque planche est un pur bonheur pour les yeux. Une atmosphère lourde, angoissante s'installe progressivement et ce, jusqu'à l'ultime case.
Question scénario, une courte introduction permet à l'auteur d'ouvrir largement les possibilités d'évolution. Puis le Tome 1 de « celui du sang » débute réellement et nous dévoile la quête effrayante d'une jeune trentenaire partie à la recherche de sa mère. L'histoire, sans être d'une extrême originalité, semble très prometteuse et au fil des pages, les interrogations s'amoncellent. L'épilogue, qui se déroule dans un lugubre manoir, oriente clairement le scénario vers le surnaturel. Une créature très « Strygienne » faisant une courte apparition.
Le style narratif nous impose les pensées intimes de l'héroïne, ce qui permet à l'auteur de nous faire entrer habilement dans la peau du personnage.
Cet auteur, François Barranger, a déjà prévu que « celui du sang » serait une trilogie, formant avec « celui de l'esprit » et « celui du pouvoir » une imposante série de 9 albums plus ou moins indépendants. Voilà qui devrait, si cette histoire va à son terme, nous occuper un certain temps.
Pour finir, j'avais au départ mis 5/5 à cet album mais le terme de " culte" peut paraître un peu prématuré. De ce fait je la renote à 4/5 et j'utilise la toute nouvelle fonctionnalité "coup de coeur"
Voici une oeuvre de chez « Soleil » qui à le mérite de s'éloigner un peu de la tendance « héroïc Fantasy ». Ce premier tome nous mène au temps des croisades, et nous conte les aventures de Richard Coeur de Lion. Que les férus d'histoire passent leur chemin, il s'agit d'une oeuvre purement parodique, visant surtout un public relativement jeune. Les personnages, représentés sous des traits animaliers rappellent largement « Robin des Bois » de Walt-Disney. Le dessin est sympa, coloré, appuyé par une mise en page moderne, exploitant à merveille des effets de reliefs.
Le début de l'album est assez moyen, et j'ai eu un peu de mal à rentrer dans l'histoire. Le ton se veut largement comique mais au final peu de gags m'ont fait sourire. C'est la tournure très « trash » des événements dans les dernières pages qui me laisse malgré tout sur une impression globale assez bonne. L'histoire est « ouverte » et laisse aux auteurs une bonne marge de manoeuvre.
On peut également regretter que l'ensemble soit vite lu, avec de larges cases souvent peu fournies en dialogues.
Comme souvent chez Soleil, cette série devrait faire un tabac chez les adolescents
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La Maison Dieu
Une BD qui fait dans l'efficacité tant au niveau du dessin que du sujet, un thriller fantastique grand public qui scotche le lecteur sur une intrigue dont on veut vraiment découvrir le mystère. Le dessin est bon et maîtrisé. Par contre, il a deux petits quelques choses qui font que j'ai vraiment du mal à l'apprécier à sa juste valeur. La première chose est la colorisation : trop pastel, trop chatoyante, je ne sais pas ce qui ne me plait pas exactement mais j'ai du mal avec ces couleurs. Ensuite, le dessinateur, une fois n'est pas coutume, semble s'y entendre mieux en personnages et visages qu'en décors. Résultat : il abuse un peu trop des portraits et des gros plans sur les visages, leurs mimiques, etc... Je n'aime pas trop : question de goût. Quant au scénario, le moins qu'on puisse dire c'est qu'il est assez efficace et prenant. Le mystère est parfaitement formé dès le premier album et les indices sont ensuite distillés tout doucement pour assouvir peu à peu la curiosité du lecteur, l'obligeant à avancer sans s'arrêter dans la lecture de la série. Une intrigue bien montée, un scénario pas si original que ça mais bien fait, une histoire qui donne envie de lire et qu'on ne lâche plus quand on l'a entamée. Par contre, tout comme avec les couleurs et les gros plans sur les visages, je dois avouer avoir personnellement du mal avec les personnages de cette série. Le héros commence mal, déjà, beau, riche, débrouillard, intelligent et très chanceux : bien sûr, c'est le scénario qui veut ça mais ça n'empêche pas le personnage d'être suffisant, surtout dans ses dialogues qui sont parfois bien bidons (notamment quand il est avec une femme). Et à cela s'ajoute un côté facilement raccoleur des auteurs qui en profitent un peu trop souvent pour mettre de nombreuses jeunes femmes dans les bras de leur héros et d'offrir des scènes de cul certes jolies mais véritablement gratuites. Une bonne intrigue et un dessin d'assez bonne qualité mais quelques défauts qui m'agacent en cours de lecture et qui rabaissent un peu le niveau de cette BD à mes yeux.
Les Cauchemars d'Halloween
Chacune de ces courtes histoires étant scénarisée et dessinée par des auteurs différents, cela donne évidemment un résultat assez hétérogène : certaines sont sympas, d’autres, bien dessinées, mais, sur l’ensemble, rien n’est vraiment enthousiamant. Petite BD assez sympa pour se plonger dans l’ambiance d’Halloween, mais rien d’inoubliable.
Ratafia
Tout d’abord, un grand merci à Spooky qui a attiré mon attention sur cet album :*. C’est une histoire de pirates assez inhabituelle, bien sympathique, avec, en effet, des dialogues savoureux, truffés de calembours (parfois, on se dit “Non, il a osé !” mais toujours pour notre plus grand plaisir) et de digressions linguistiques créant un décalage (c’est important ça, de créer le décalage (y en a sûrement qui comprendront ;) )) désopilant. Mention spéciale à Linet et Romuald, impayables. Le dessin, lui aussi, est original, et la colorisation (je n’ai pas su déterminer si elle était faite au pinceau ou à la souris) très agréable. Le tout est un régal pour les yeux : ces personnages typés, ces flots aux vaguelettes d’azur baignant des îles à la végétation luxuriante, le navire, magnifique, bref, un vrai bonheur de lecture. “Dimanche, sanglant dimanche ... Y s’en souviendront, les Irlandais, de celui-là!”
Cyclopes
Nouvelle série de la part des auteurs de Le Tueur, « Les cyclopes » leur permet de changer de registre en exploitant la science-fiction. Le résultat m’est apparu mitigé aussi bien graphiquement et scénaristiquement. Le dessin de Jacamon est très agréable à contempler. Cependant, j’ai été surpris d’apercevoir de temps en temps des cases où j’ai eu l’impression que l’auteur a utilisé un logiciel de photomontage notamment lors des vues extérieures avec ce ciel aux tons jaunâtres en rupture avec le sol d’une tonalité violette. Certaines planches m’ont demandé beaucoup d’attention (manque de lisibilité) car elles sont traitées d’une couleur trop sombre et trop uniforme à mon goût. L’histoire reprend l’idée de base de Reality Show de Morvan. Ce qui m’a gêné dans le scénario de Matz, c’est la relative « rapidité » du personnage principal à se hisser comme héros dans une société hyper-blasée suite à un acte héroïque. Il y a dans cette ascension fulgurante quelque chose qui ne me semble pas vraiment pertinent dans ce monde imaginé par l’auteur. Autre chose qui m’a semblé louche dans ce scénario, c’est la représentation d’un homme bardé de diplômes et au passé riche en référence qui est au… chômage ! Bizarre… Finalement, « La recrue » m’a déçu à cause de ces défauts. Bédé à lire malgré tout…
La Chronique des Immortels
Voilà peut-être le début d'une série intéressante. De par son origine d'abord puisque ses auteurs sont allemands et que c'est la maison Paquet qui fait acte d'édition pour la France. De part son graphisme ensuite avec une opposition de deux styles de dessin provoquant l'illusion de personnages au premier plan évoluant dans un décor flou et quasiment irréel. L'histoire, sombre, n'est pas sans rappeler l'univers du troisième testament. Le héros, un guerrier aux étranges pouvoirs de guérison va faire connaissance avec un jeune garçon dans de douloureuses circonstances. Ensemble, ils seront amenés à lier connaissance puis à poursuivre une compagnie de moines de l'Inquisition. Tout cela n'est pas bien original mais les graphismes rendent la lecture vraiment agréable. Attendons maintenant de voir la suite.
Avant Blake et Mortimer (Le Rayon U)
Le Rayon U est un album qui a prit un fameux coup de vieux. Il faut dire que les premières planches ont été dessinées en 1943. Ceci dit, ce coté désuet ne manque pas de charme. Il est clair que les influences du scénario se placent entre "Flash Gordon" et "Le Monde Perdu". L'histoire en elle-même n'a rien exceptionnelle mais je peux comprendre l'intérêt que pouvaient porter les lecteurs de ces années-là à l'égard de cette bd. Je ne conseille pas l'achat de cet album excepté si vous êtes fan de Jacobs.
Les Princes d'Arclan
Bon je viens de finir la lecture des deux premiers tomes et j'ai beaucoup aimé malgré quelques imperfections, je m'explique... 1- Ca change : la série n'est pas une série "formatée" Soleil grand public avec une pucelle poumonée pré pubère, un vieux sage et un gros bourrin qui se baladent dans un univers rempli de méchants pour accomplir une quête dont on ne verra jamais la fin (cf. Lanfeust De Troy, Les Forêts d'Opale, Elixirs, Kookaburra, Atalante, Ishanti et j'en oublie bien d'autres -pardon à Mr Arleston et à Mr Crisse ). Je suis pas loin de penser, mais on ne sait jamais, (au vu de l'avancement du tome 3 et de la récente discussion avec Laurent Sieurac) que la série aura une fin et une vraie fin, pas un truc qui fait dire : "allez on repart pour un tour les gars plus que 15 cycles de 6 tomes avant de connaître la fin". Je fais confiance aux auteurs. 2- Cette ville, elle me plait, une espèce de cité en même temps majestueuse et décadente où l'espoir des pauvres n'est vite qu'une illusion (ça me fait penser aussi comme j'ai pu lire dans un précédent message à Gangs of New York, Arclan étant inspirée d'un New York fin 19e début 20e avec les arrivées massives des immigrés. On y retrouve les clichés que l'on connaît, que j'ai beaucoup appréciés (arrivée à Ellis Island, vérifications médicales, etc...) Puis la galère pour certains persos et, pour d'autres, la chance de trouver un but à leur séjour. 3- Rien n'est vraiment figé et on sent qu’à cause de cette non quête, l'histoire peut virer d'un moment à l'autre pour les 4 persos... et ça c'est bien car cela laisse un doute sur le futur des quatre héros, leurs destinées ou leurs véritables motivations. 4- Autour des 4 principaux persos viennent se greffer une multitude de persos secondaires, d'aventures variées qui nous font découvrir avec curiosité les bons et les mauvais côtés de la cité. Mais la narration se passe sans discontinuité et on n'est pas gêné par cette alternance. J'ai même apprécié les transitions particulièrement bien faites pour passer d'une histoire à l'autre... 5- J'ai beaucoup aimé les 3 dernières planches du second album qui m'ont donné envie de savoir la suite ! J'ai refermé l'album en me disant : "Wahou ! Qu'est-ce qu'ils vont tous devenir !?!" Et ça c'est vraiment bien ! 6- Sinon coté dessin, rien a redire c'est propre et séduisant, les filles sont superbes (Allez jeter un coup d'oeil sur la dernière case de la page 38...), la couverture du tome 2 est à craquer ! J'ai pas trop apprécié par contre les ombres sur le visage de Madame (tome 2 pages 4-5) qui gâchent trop un joli visage. Voilà, un peu long, j'ai mis ce qui m'est passé par la tête pour résumer ma lecture. Le principal est que j'ai passé un bon moment et que j'ai découvert une série qui ne m'attirait pas tellement à la base... Ca fait plaisir. Je serai donc de la partie pour le tome 3.
Ishanti Danseuse sacrée
C'est nul ! Certes le résultat est beau et Fred Besson fait un boulot de fou ça c'est sûr ! Mais le scénario est digne du plus grand navet d'Hollywood, y'en a marre des séries de Crisse où des jeunes filles fortement poumonées se baladent le cul à l'air on sait pas pourquoi... On ne connaît ni les intentions des persos, ni le but de l'histoire, rien ! De plus c'est plat et sans intérêt... du Crisse quoi ! Le problème, c'est que dans deux ou trois ans, le monsieur va nous sortir une nouvelle série sur la mythologie Hongroise ou Polonaise (Eh ouais ! Elles vont toutes y passer). Alors monsieur Crisse, s'il vous plait, finissez les choses que vous commencez ! On attendait Kookaburra, il nous sort Atalante, et maintenant voici Ishanti. Le pire, c'est que cette série sans saveur et sans intérêt nous montre à quel point le niveau de Crisse au niveau du scénario chute de série en série... Navrant...
Freaks Agency
Cet album est (info)graphiquement une pure merveille, il me rappelle ma jeunesse, quand je jouais à « Alone In The Dark ». Les dessins, les couleurs, la mise en page, tout me plaît ici. Chaque planche est un pur bonheur pour les yeux. Une atmosphère lourde, angoissante s'installe progressivement et ce, jusqu'à l'ultime case. Question scénario, une courte introduction permet à l'auteur d'ouvrir largement les possibilités d'évolution. Puis le Tome 1 de « celui du sang » débute réellement et nous dévoile la quête effrayante d'une jeune trentenaire partie à la recherche de sa mère. L'histoire, sans être d'une extrême originalité, semble très prometteuse et au fil des pages, les interrogations s'amoncellent. L'épilogue, qui se déroule dans un lugubre manoir, oriente clairement le scénario vers le surnaturel. Une créature très « Strygienne » faisant une courte apparition. Le style narratif nous impose les pensées intimes de l'héroïne, ce qui permet à l'auteur de nous faire entrer habilement dans la peau du personnage. Cet auteur, François Barranger, a déjà prévu que « celui du sang » serait une trilogie, formant avec « celui de l'esprit » et « celui du pouvoir » une imposante série de 9 albums plus ou moins indépendants. Voilà qui devrait, si cette histoire va à son terme, nous occuper un certain temps. Pour finir, j'avais au départ mis 5/5 à cet album mais le terme de " culte" peut paraître un peu prématuré. De ce fait je la renote à 4/5 et j'utilise la toute nouvelle fonctionnalité "coup de coeur"
Richard Coeur de Lion
Voici une oeuvre de chez « Soleil » qui à le mérite de s'éloigner un peu de la tendance « héroïc Fantasy ». Ce premier tome nous mène au temps des croisades, et nous conte les aventures de Richard Coeur de Lion. Que les férus d'histoire passent leur chemin, il s'agit d'une oeuvre purement parodique, visant surtout un public relativement jeune. Les personnages, représentés sous des traits animaliers rappellent largement « Robin des Bois » de Walt-Disney. Le dessin est sympa, coloré, appuyé par une mise en page moderne, exploitant à merveille des effets de reliefs. Le début de l'album est assez moyen, et j'ai eu un peu de mal à rentrer dans l'histoire. Le ton se veut largement comique mais au final peu de gags m'ont fait sourire. C'est la tournure très « trash » des événements dans les dernières pages qui me laisse malgré tout sur une impression globale assez bonne. L'histoire est « ouverte » et laisse aux auteurs une bonne marge de manoeuvre. On peut également regretter que l'ensemble soit vite lu, avec de larges cases souvent peu fournies en dialogues. Comme souvent chez Soleil, cette série devrait faire un tabac chez les adolescents