Incroyable les choses que l’on peut dénicher en fouillant dans le garage de ses parents. Des choses comme « Le rayon U » par exemple, que je me suis empressé de lire pour parfaire ma culture BD.
Mon excitation est vite retombée : qu’est ce que c’est soporifique ! L’action n’est pas franchement passionnante, et surtout la narration fait vraiment vieillotte, avec des tonnes de texte narratif et très peu de dialogues, au point que certains passages ressemblent plus à un roman illustré qu’à une BD.
Bref, je me suis forcé à finir, avec le sentiment que si cette œuvre était peut-être innovante et passionnante à l’époque de sa sortie, elle est aujourd’hui complètement désuète et inintéressante.
Une trop longue série qui semble être longue pour la longueur (= on avance pas). Elle démarrait pourtant bien, avec entre autres une pointe d'humour. Mais par la suite, on tombe dans de l'heroic fantasy grossière plutôt lassante.
Dessin pas mal.
Cette BD est for-mi-da-ble ! J’adore coyote, et cette bd ne me déçoit pas DU TOUT ! Le dessins est original (dans la "gamme de dessins" de coyote, si je puis dire), il innove dans son propre style, il élargit encore son coup de crayon, et puis, last but not least, la couleur ! Coyote nous pond là une série entièrement colorisée, ce qui, jusqu'a présent, n'avais été réalisé que très peu par Coyote. Quant au scénario, co-écrit avec nini bombardier, il est béton, vraiment bien ficelé.
Vraiment génial !
Depuis le temps que j'entendais parler de tous côtés de la BD Monsieur Jean, référence de la BD parlant du quotidien d'un homme, de ses amours et de l'évolution de sa vie, ce n'est que maintenant que j'ai l'occasion d'en lire les 6 premiers tomes. Et j'ai moyennement accroché.
J'aime bien le dessin. Lui aussi est une référence puisque le style simple mais efficace de "Dupuy/Berberian" a été repris par nombre d'auteurs depuis. C'est un style clair, facile à lire, sans complexité tout en étant techniquement réussi. Agréable en tout cas.
Quant au scénario, les histoires courtes du début, s'allongeant au fil des tomes, se lisent bien. J'avais déjà lu ce type de récit romancé du quotidien d'un(e) célibataire de la trentaine puis sa vie de couple avec la série Lucie et Lucie s'en soucie (qui apparemment a été largement inspirée de Monsieur Jean). Et autant je lis ce genre d'histoire sans trop d'ennui, autant ça ne me captive pas. Cela tient au fait que je ne m'attache vraiment pas à ce personnage de Monsieur Jean qui est très différent de moi à mes yeux. Il y a quelque chose en lui qui ne me plait pas et me rend très distant par rapport à sa petite vie où après tout il se passe assez peu de choses.
En outre, autant Monsieur Jean est très peu loquace dans ses premières histoires, autant le texte devient presque saoulant dans les derniers tomes.
Je ne suis pas un adepte des chroniques du quotidien, de suivre la vie d'un homme du célibat à la vie de famille, d'autant plus quand l'homme en question ne m'est pas attachant. C'est donc une série de qualité mais pas formidable à mes yeux.
Houlàlà... Je ne suis pas sûr d'être la personne la plus apte à juger ce manhwa...
C'est quand même très cul-cul la praline... La fille, trop honteuse, décide de tout plaquer, famille, fac, et d'aller élever son enfant ailleurs. Le garçon, après un moment (très court, en fait) de panique, passe son temps à se taper la tête contre un mur en se maudissant. Et puis d'un coup, il décide de tout prendre en main... à la condition que Seulgi recouche avec lui..................
Le dessin est très quelconque, oscillant entre un pseudo-réalisme qui ne tient pas une seconde et des séquences "gros yeux-grosse bouche" qui plombent tout le sérieux qu'aurait pu avoir le récit.
Cadelo nous fait de très belles planches, avec un petit style rétro pas désagréable du tout. Le scénario, en revanche, est beaucoup plus classique et manque d’originalité. La planète dépotoir n’est pas un sujet nouveau, ni le côté meilleur des mondes de l’autre planète. Mais c’est plutôt bien raconté et l’on ne s’ennuie pas à la lecture de cet album. J’attends quand même la suite avant de recommander cette série…
Je me souviens de la sortie du premier tome de Peter Pan... rarement une BD avait suscité un tel enthousiasme chez moi. Tout y était parfait : le dessin, sublime, la mise en scène, parfaite, les personnages attachants, les ambiances glauques à souhait et le scénario moderne et extrêmement intéressant. Les relectures de contes ont quelque chose de fascinant, sans doute parce qu'elles nous permettent de voir nos histoires d'enfant à travers des yeux adultes.
Les trois tomes suivants étaient dans la droite lignée. Pour moi, Loisel tenait là son chef d'oeuvre.
Et puis il y a eu ce trou de plusieurs années. Manifestement, l'inspiration avait quitté Loisel. Mais, saluons le car c'est assez rare pour être cité, il sortit tout de même les deux derniers tomes, et le fit de façon extrêmement professionnelle.
Sur le plan technique, on pourra difficilement reprocher quoi que ce soit à Loisel sur ces deux derniers tomes. C'est juste que la fièvre est tombée. On le sent moins impliqué dans son histoire. Oh, ils sont bons, ces deux tomes, mais font bien pâles figure par rapport à leurs quatre aînés.
Mais Peter Pan reste néanmoins une excellente BD.
Ce comics se lit bien mais j'avoue que je m'attendais à mieux.
Niveau dessin, Alan Davis est bon. Son style est très classique dans la veine comics de super-héros, il manque complètement de personnalité, mais il est irréprochable tant au niveau du dessin que des couleurs. Bref, visuellement parlant, cette série est très agréable à lire.
Au niveau du scénario, l'idée de départ est plutôt bonne. Le thème est proche de Superman - Red Son et sans doute d'autres séries du label "Elseworlds" : que se passerait-il si les conditions de l'arrivée de Superman sur Terre étaient différentes et si Superman aussi était différent ou s'il n'était tout simplement pas là. Là, la thématique va s'attacher au fait que sans la présence de Superman comme garant des valeurs de l'héroïsme et de la justice, la JLA et les autres super-héros n'auront pas du tout la même aura de confiance auprès de la population qui se méfiera d'eux voire les rejettera. Le sujet n'est pas bête et relativement bien traité dans une bonne part du récit.
Cependant, très vite, la reflexion sur la place des héros s'efface au profit d'une trop classique enquête contre une super-menace qui utilise ses super-capacités technologiques pour accroître encore davantage la haine de la population humaine envers les super-gentils. On saute alors d'un héros de la JLA à l'autre, Wonderwoman, Atom, Flash, Green Lantern, Hawkwoman, Aquaman, Batman, chacun ayant à faire face individuellement à tel ou tel danger engendré, on s'en doute, par la super-menace cachée. Certaines de ces confrontations sont intéressantes, notamment celle, tragique, entre Batman et le Joker. D'autres sont très dispensables et font assez remplissage. Et le dénouement se présente hélas sous la forme d'un super-affrontement avec le grand méchant qui se dévoile et se bastonne avec les gentils. Même la surprise de fin de récit m'a laissé de marbre car elle ne présente aucune force dans le scénario.
Globalement, le récit se lit bien, voire très bien car il est relativement prenant, mais il n'en ressort au final rien de vraiment original ni de vraiment intelligent comme j'aurais aimé pouvoir le ressentir à ma lecture. Juste une bonne histoire de super-héros qui ne sort pas tellement du lot.
Il était une fois un jeune homme qui allait chercher sa place pour la BD d'Angoulême 2006. Il se rendit à Leclerc (partenaire du festival) et au hasard il vit qu'il y avait une séance de dédicaces de BD avec justement Valery Vernay.
Je ne la connaissais pas du tout je ne savais pas ce qu'elle faisait et en m'approchant j'ai vu et lu "la guerre des boutons". Excellent, tous les souvenirs d'enfance qui me remontaient en tête. Ce sacré Petit Gibus et le grand Lebrac. Cette guerre d'enfants acharnée. C'est vraiment ce qu'il fallait pour me faire rire ce jour là. Les couleurs et les dialogues sont bien choisis. C'est un petit moment de bonheur.
J'ai appris aussi que ça ne serait peut-être pas elle qui ferait le second et dernier volume et ça je ne le supporterais pas.
Je suis tombé sous son charme lol.
Je me souviens d’une discussion entre JD Morvan et des internautes, c’était au sujet du tome 6 de sa série Sillage (« Artifices »). Il expliquait que tant il y aura des guerres, il fera toujours des albums antimilitaristes. Je ne peux que saluer son initiative. Jusqu’à ce jour, « La mandiguerre » est la série qui me semble la plus engagée dans son combat contre la guerre.
A la sortie du tome 3 « Le revers de la médaille », l’album était vendu avec un bandereau annonçant une similitude avec « Starship Troopers ». Je suis en désaccord avec cette annonce car la série n’est pas, comme dans ce film, une satire de la guerre. « La mandiguerre » parle de la guerre avec gravité. La série dénonce aussi la manipulation de la population par des individus qui n’ont que des ambitions personnelles.
La BD reprend la trame de la première guerre mondiale en la transposant dans le futur, à l’ère des vaisseaux spatiaux. La mentalité du début du XXème siècle, les tranchées, les « poilus », l’honneur de la partie, la propagande, tout ce qui était typique de la tragédie de 14-18 sont réunis dans cette BD.
J’ai particulièrement apprécié la thème de la « peur de l’inconnu ». Dans « La mandiguerre », les soldats et la population sont manipulés par les politiciens et l’armée, ils ignorent tout ou ont une image déformée de leur ennemi. A titre de comparaison, ce thème est également abordé dans l’excellente série La Guerre Eternelle.
Le choix du dessinateur pour réaliser cette série est assez bizarre. Tamiazzo a un coup de patte « manga » qui détonne dans ce milieu de la BD franco-belge. Au final, son graphisme apporte un style assez intéressant à « la mandiguerre » qui, une fois la surprise passée, s’adapte bien à la série.
Malheureusement, je trouve que la mise en couleur trop informatisée dévalorise son trait (voir les magnifiques crayonnés de ce dessinateur dans le cahier supplémentaire du tome 2). Les auteurs semblent en être conscients puisque chaque tome a été réalisé par un coloriste différent ! A mon avis, il aurait fallu dès le premier tome une mise en couleur dans le même principe que la série Okko. Je pense que cela aurait été plus approprié à l’ambiance générale de « la mandiguerre »
Par son thème abordé et sa transposition de la première guerre mondiale dans un monde futuriste, « La mandiguerre » est une série qui mérite le détour !
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Avant Blake et Mortimer (Le Rayon U)
Incroyable les choses que l’on peut dénicher en fouillant dans le garage de ses parents. Des choses comme « Le rayon U » par exemple, que je me suis empressé de lire pour parfaire ma culture BD. Mon excitation est vite retombée : qu’est ce que c’est soporifique ! L’action n’est pas franchement passionnante, et surtout la narration fait vraiment vieillotte, avec des tonnes de texte narratif et très peu de dialogues, au point que certains passages ressemblent plus à un roman illustré qu’à une BD. Bref, je me suis forcé à finir, avec le sentiment que si cette œuvre était peut-être innovante et passionnante à l’époque de sa sortie, elle est aujourd’hui complètement désuète et inintéressante.
Chroniques de la lune noire
Une trop longue série qui semble être longue pour la longueur (= on avance pas). Elle démarrait pourtant bien, avec entre autres une pointe d'humour. Mais par la suite, on tombe dans de l'heroic fantasy grossière plutôt lassante. Dessin pas mal.
Les Voisins du 109
Cette BD est for-mi-da-ble ! J’adore coyote, et cette bd ne me déçoit pas DU TOUT ! Le dessins est original (dans la "gamme de dessins" de coyote, si je puis dire), il innove dans son propre style, il élargit encore son coup de crayon, et puis, last but not least, la couleur ! Coyote nous pond là une série entièrement colorisée, ce qui, jusqu'a présent, n'avais été réalisé que très peu par Coyote. Quant au scénario, co-écrit avec nini bombardier, il est béton, vraiment bien ficelé. Vraiment génial !
Monsieur Jean
Depuis le temps que j'entendais parler de tous côtés de la BD Monsieur Jean, référence de la BD parlant du quotidien d'un homme, de ses amours et de l'évolution de sa vie, ce n'est que maintenant que j'ai l'occasion d'en lire les 6 premiers tomes. Et j'ai moyennement accroché. J'aime bien le dessin. Lui aussi est une référence puisque le style simple mais efficace de "Dupuy/Berberian" a été repris par nombre d'auteurs depuis. C'est un style clair, facile à lire, sans complexité tout en étant techniquement réussi. Agréable en tout cas. Quant au scénario, les histoires courtes du début, s'allongeant au fil des tomes, se lisent bien. J'avais déjà lu ce type de récit romancé du quotidien d'un(e) célibataire de la trentaine puis sa vie de couple avec la série Lucie et Lucie s'en soucie (qui apparemment a été largement inspirée de Monsieur Jean). Et autant je lis ce genre d'histoire sans trop d'ennui, autant ça ne me captive pas. Cela tient au fait que je ne m'attache vraiment pas à ce personnage de Monsieur Jean qui est très différent de moi à mes yeux. Il y a quelque chose en lui qui ne me plait pas et me rend très distant par rapport à sa petite vie où après tout il se passe assez peu de choses. En outre, autant Monsieur Jean est très peu loquace dans ses premières histoires, autant le texte devient presque saoulant dans les derniers tomes. Je ne suis pas un adepte des chroniques du quotidien, de suivre la vie d'un homme du célibat à la vie de famille, d'autant plus quand l'homme en question ne m'est pas attachant. C'est donc une série de qualité mais pas formidable à mes yeux.
Say Love
Houlàlà... Je ne suis pas sûr d'être la personne la plus apte à juger ce manhwa... C'est quand même très cul-cul la praline... La fille, trop honteuse, décide de tout plaquer, famille, fac, et d'aller élever son enfant ailleurs. Le garçon, après un moment (très court, en fait) de panique, passe son temps à se taper la tête contre un mur en se maudissant. Et puis d'un coup, il décide de tout prendre en main... à la condition que Seulgi recouche avec lui.................. Le dessin est très quelconque, oscillant entre un pseudo-réalisme qui ne tient pas une seconde et des séquences "gros yeux-grosse bouche" qui plombent tout le sérieux qu'aurait pu avoir le récit.
Libera
Cadelo nous fait de très belles planches, avec un petit style rétro pas désagréable du tout. Le scénario, en revanche, est beaucoup plus classique et manque d’originalité. La planète dépotoir n’est pas un sujet nouveau, ni le côté meilleur des mondes de l’autre planète. Mais c’est plutôt bien raconté et l’on ne s’ennuie pas à la lecture de cet album. J’attends quand même la suite avant de recommander cette série…
Peter Pan
Je me souviens de la sortie du premier tome de Peter Pan... rarement une BD avait suscité un tel enthousiasme chez moi. Tout y était parfait : le dessin, sublime, la mise en scène, parfaite, les personnages attachants, les ambiances glauques à souhait et le scénario moderne et extrêmement intéressant. Les relectures de contes ont quelque chose de fascinant, sans doute parce qu'elles nous permettent de voir nos histoires d'enfant à travers des yeux adultes. Les trois tomes suivants étaient dans la droite lignée. Pour moi, Loisel tenait là son chef d'oeuvre. Et puis il y a eu ce trou de plusieurs années. Manifestement, l'inspiration avait quitté Loisel. Mais, saluons le car c'est assez rare pour être cité, il sortit tout de même les deux derniers tomes, et le fit de façon extrêmement professionnelle. Sur le plan technique, on pourra difficilement reprocher quoi que ce soit à Loisel sur ces deux derniers tomes. C'est juste que la fièvre est tombée. On le sent moins impliqué dans son histoire. Oh, ils sont bons, ces deux tomes, mais font bien pâles figure par rapport à leurs quatre aînés. Mais Peter Pan reste néanmoins une excellente BD.
Justice League - Faute d'un Clou... (JLA - Le Clou)
Ce comics se lit bien mais j'avoue que je m'attendais à mieux. Niveau dessin, Alan Davis est bon. Son style est très classique dans la veine comics de super-héros, il manque complètement de personnalité, mais il est irréprochable tant au niveau du dessin que des couleurs. Bref, visuellement parlant, cette série est très agréable à lire. Au niveau du scénario, l'idée de départ est plutôt bonne. Le thème est proche de Superman - Red Son et sans doute d'autres séries du label "Elseworlds" : que se passerait-il si les conditions de l'arrivée de Superman sur Terre étaient différentes et si Superman aussi était différent ou s'il n'était tout simplement pas là. Là, la thématique va s'attacher au fait que sans la présence de Superman comme garant des valeurs de l'héroïsme et de la justice, la JLA et les autres super-héros n'auront pas du tout la même aura de confiance auprès de la population qui se méfiera d'eux voire les rejettera. Le sujet n'est pas bête et relativement bien traité dans une bonne part du récit. Cependant, très vite, la reflexion sur la place des héros s'efface au profit d'une trop classique enquête contre une super-menace qui utilise ses super-capacités technologiques pour accroître encore davantage la haine de la population humaine envers les super-gentils. On saute alors d'un héros de la JLA à l'autre, Wonderwoman, Atom, Flash, Green Lantern, Hawkwoman, Aquaman, Batman, chacun ayant à faire face individuellement à tel ou tel danger engendré, on s'en doute, par la super-menace cachée. Certaines de ces confrontations sont intéressantes, notamment celle, tragique, entre Batman et le Joker. D'autres sont très dispensables et font assez remplissage. Et le dénouement se présente hélas sous la forme d'un super-affrontement avec le grand méchant qui se dévoile et se bastonne avec les gentils. Même la surprise de fin de récit m'a laissé de marbre car elle ne présente aucune force dans le scénario. Globalement, le récit se lit bien, voire très bien car il est relativement prenant, mais il n'en ressort au final rien de vraiment original ni de vraiment intelligent comme j'aurais aimé pouvoir le ressentir à ma lecture. Juste une bonne histoire de super-héros qui ne sort pas tellement du lot.
La Guerre des Boutons
Il était une fois un jeune homme qui allait chercher sa place pour la BD d'Angoulême 2006. Il se rendit à Leclerc (partenaire du festival) et au hasard il vit qu'il y avait une séance de dédicaces de BD avec justement Valery Vernay. Je ne la connaissais pas du tout je ne savais pas ce qu'elle faisait et en m'approchant j'ai vu et lu "la guerre des boutons". Excellent, tous les souvenirs d'enfance qui me remontaient en tête. Ce sacré Petit Gibus et le grand Lebrac. Cette guerre d'enfants acharnée. C'est vraiment ce qu'il fallait pour me faire rire ce jour là. Les couleurs et les dialogues sont bien choisis. C'est un petit moment de bonheur. J'ai appris aussi que ça ne serait peut-être pas elle qui ferait le second et dernier volume et ça je ne le supporterais pas. Je suis tombé sous son charme lol.
La Mandiguerre
Je me souviens d’une discussion entre JD Morvan et des internautes, c’était au sujet du tome 6 de sa série Sillage (« Artifices »). Il expliquait que tant il y aura des guerres, il fera toujours des albums antimilitaristes. Je ne peux que saluer son initiative. Jusqu’à ce jour, « La mandiguerre » est la série qui me semble la plus engagée dans son combat contre la guerre. A la sortie du tome 3 « Le revers de la médaille », l’album était vendu avec un bandereau annonçant une similitude avec « Starship Troopers ». Je suis en désaccord avec cette annonce car la série n’est pas, comme dans ce film, une satire de la guerre. « La mandiguerre » parle de la guerre avec gravité. La série dénonce aussi la manipulation de la population par des individus qui n’ont que des ambitions personnelles. La BD reprend la trame de la première guerre mondiale en la transposant dans le futur, à l’ère des vaisseaux spatiaux. La mentalité du début du XXème siècle, les tranchées, les « poilus », l’honneur de la partie, la propagande, tout ce qui était typique de la tragédie de 14-18 sont réunis dans cette BD. J’ai particulièrement apprécié la thème de la « peur de l’inconnu ». Dans « La mandiguerre », les soldats et la population sont manipulés par les politiciens et l’armée, ils ignorent tout ou ont une image déformée de leur ennemi. A titre de comparaison, ce thème est également abordé dans l’excellente série La Guerre Eternelle. Le choix du dessinateur pour réaliser cette série est assez bizarre. Tamiazzo a un coup de patte « manga » qui détonne dans ce milieu de la BD franco-belge. Au final, son graphisme apporte un style assez intéressant à « la mandiguerre » qui, une fois la surprise passée, s’adapte bien à la série. Malheureusement, je trouve que la mise en couleur trop informatisée dévalorise son trait (voir les magnifiques crayonnés de ce dessinateur dans le cahier supplémentaire du tome 2). Les auteurs semblent en être conscients puisque chaque tome a été réalisé par un coloriste différent ! A mon avis, il aurait fallu dès le premier tome une mise en couleur dans le même principe que la série Okko. Je pense que cela aurait été plus approprié à l’ambiance générale de « la mandiguerre » Par son thème abordé et sa transposition de la première guerre mondiale dans un monde futuriste, « La mandiguerre » est une série qui mérite le détour !