L'histoire est-elle vraiment si importante que cela dans cette série ? Je ne crois pas. Elle est surtout le prétexte à une explosion du verbe qui est véritablement jubilatoire. Les joutes verbales opposant les personnages m'ont souvent fait penser à du Audiard... en plus destroy... L'exemple des échanges qui s'élaborent entre Petrus, son ami le cuistot et le capitaine, qui vont décliner chacun à leur tour le vocabulaire lié à leur activité professionnelle, en est l'illustration la plus manifeste. J'ai trouvé ça amusant et très fin.
C'est ce qui a rendu finalement ma lecture si agréable.
Côté graphisme, c'est du Sfar pur jus. J'aime toujours autant. Le trait possède une vivacité et une simplicité qui sont communes à toutes les productions de l'auteur et là encore, il excelle par sa précision et son énergie.
Je conseille donc cette bd à tous les amoureux du mot, à tous les fans de Sfar, à tous les adorateurs du délire sous sa plus simple expression.
L'oeuvre de Jirô Taniguchi n'est plus à présenter sur ce site. Pourtant, il reste un ambassadeur du manga parmi les plus appréciés en France. Peut-être parce que son oeuvre est multiple, polymorphe, difficile à saisir. Mais jusqu'à présent (je parle de ce qu'on a pu lire jusqu'ici de son oeuvre), il se cantonnait à l'aventure ou au contemplatif. Mais il surprend une fois encore avec ce recueil d'histoires courtes, contant les aventures gourmandes d'un représentant de commerce. Un gars tout ce qu'il y a de banal, qui se balade un peu dans tout le Japon (mais surtout à Tokyo), et qui semble avoir toujours faim. Il rentre souvent au hasard dans tel ou tel restaurant ou simple troquet, par curiosité la plupart du temps. Ce qu'il mange est très souvent bon, c'est varié.
Mais on se lasse très vite de ce genre d'histoire, même si c'est l'occasion, pour nous Européens, de découvrir tout un pan de la culture japonaise, si riche et surprenante, même pour un Japonais. Le récit s'anime un peu sur une histoire ou deux, mais c'est tout. Le reste du temps, c'est quand même un peu ch..., ces poulpes qui trempent dans de la sauce au gingembre, ou ces nouilles sautées accompagnées de thé fumé. Car l'intérêt, s'il y en a, est là. Dans la diversité des plats décrits, avec précision le plus souvent. Cela peut servir de guide gastronomique si vous vous baladez au Japon, mais guère plus, malgré le trait toujours agréable de l'auteur. Peut-être le Taniguchi le plus "faible" que j'aie lu jusqu'à présent...
Il s'agit d'un premier volet : La malédiction des Massaïs et j'ignore si il doit y avoir une suite à ces aventures.
J'aime bien le dessin de Marniquet, très inspiré par Jacobs... donc pur, clair mais manquant sérieusement de dynamisme et de décor.
L'histoire est sans grande originalité mais elle est bien traitée. La fin, assez surprenante, est un bon tremplin pour la suite des aventures de Sean Mac Grégor.
Le dessin est un peu raide et pas attirant pour deux sous. Mais l'humour est à mon avis de qualité et l'idée de départ est excellente: Einstein avant d'être le génie que l'on sait, c'était le petit gros de la classe, la tête de turc de l'école... un naze complet quoi. Y'a donc toujours de l'espoir. Vraiment très bon.
C'est gentillet, c'est comme Canada dry, ça se veut quelque peu subversif mais ça ne l'est pas. C'est sympa à lire mais oublié aussi vite que c'est lu. Bof, sans plus c'est exactement ça.
Je suis fan du cleb's et j'adore son côté philosophe à deux balles... donc forcément je suis pas objectif. C'est le genre d'idée que j'aurai aimé avoir. Je ne mets pas la note supérieure de 5/5 car j'estime que ce personnage de Kador mériterait parfois d'être mieux exploité mais... certaines scènes sont réellement cultes, par exemple la lévitation de Kador quand il s'emmerde (tome2) et le vote au sein du foyer Bidochon (p.21 Tome4).
Les Bidochons sont devenus un classique et les albums se multiplient. Par la force des choses, je trouve que désormais ça tourne un peu en rond, même si il faut bien avouer que certaines histoires sont vraiment excellentes. Pour moi, c'est le genre de BD que l'on lit rapidement et agréablement pour se détendre... mais cela ne va pas au-delà.
Bon, la finesse n'est pas toujours au rendez-vous mais c'est sans doute ce qui fait l'attrait de cette satyre de la religion catholique et l'intérêt de la BD au final. Moi, j'adore les visages des religieuses et le personnage de Jésus. Je mets 4/5 pour le politiquement incorrect et le dessin de Maester.
Comme pour La terre sans mal, je suis vraiment impressionné par le dessin de Lepage. C'est de l'art ! Un plaisir à chaque page. Après la lecture, j'ai passé une bonne demi heure à admirer les planches, et depuis l'album est au pied de mon lit pour que je puisse le feuilleter à loisir. Superbe !
Coté scénario, c'est pas mal non plus. Certains aspects sont à mon avis très réussis, comme par exemple l'éveil de la sensualité du héros, son éveil artistique aussi, le coté historique de la BD. D'autres tombent un peu dans le lieu commun, comme les stéréotypes un peu figés de certains personnages.
Mais bon, inutile de chercher la petite bête, c'est une oeuvre remarquable dans son ensemble, jusqu'a l'épilogue qui est un modèle du genre avec un dernier dessin magnifique. La griffe du maître.
15/20
"Le local" est une très belle chronique qui me fait penser au travail de Baru. Comme son confrère français, l'italien Gipi essaie de capter le quotidien des classes populaires avec un souci du détail qui force l'admiration. Son histoire est simple (trop simple peut-être), mais très vivante. Elle met en avant ce qui fait la réalité d'un groupe de rock composé d'adolescent : un amas de rage accumulée, de rancœurs mal digérées, qui doivent s'exprimer d'une manière ou d'une autre... pour éviter l'asphyxie... la mort sociale.
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Petrus Barbygère
L'histoire est-elle vraiment si importante que cela dans cette série ? Je ne crois pas. Elle est surtout le prétexte à une explosion du verbe qui est véritablement jubilatoire. Les joutes verbales opposant les personnages m'ont souvent fait penser à du Audiard... en plus destroy... L'exemple des échanges qui s'élaborent entre Petrus, son ami le cuistot et le capitaine, qui vont décliner chacun à leur tour le vocabulaire lié à leur activité professionnelle, en est l'illustration la plus manifeste. J'ai trouvé ça amusant et très fin. C'est ce qui a rendu finalement ma lecture si agréable. Côté graphisme, c'est du Sfar pur jus. J'aime toujours autant. Le trait possède une vivacité et une simplicité qui sont communes à toutes les productions de l'auteur et là encore, il excelle par sa précision et son énergie. Je conseille donc cette bd à tous les amoureux du mot, à tous les fans de Sfar, à tous les adorateurs du délire sous sa plus simple expression.
Le Gourmet solitaire
L'oeuvre de Jirô Taniguchi n'est plus à présenter sur ce site. Pourtant, il reste un ambassadeur du manga parmi les plus appréciés en France. Peut-être parce que son oeuvre est multiple, polymorphe, difficile à saisir. Mais jusqu'à présent (je parle de ce qu'on a pu lire jusqu'ici de son oeuvre), il se cantonnait à l'aventure ou au contemplatif. Mais il surprend une fois encore avec ce recueil d'histoires courtes, contant les aventures gourmandes d'un représentant de commerce. Un gars tout ce qu'il y a de banal, qui se balade un peu dans tout le Japon (mais surtout à Tokyo), et qui semble avoir toujours faim. Il rentre souvent au hasard dans tel ou tel restaurant ou simple troquet, par curiosité la plupart du temps. Ce qu'il mange est très souvent bon, c'est varié. Mais on se lasse très vite de ce genre d'histoire, même si c'est l'occasion, pour nous Européens, de découvrir tout un pan de la culture japonaise, si riche et surprenante, même pour un Japonais. Le récit s'anime un peu sur une histoire ou deux, mais c'est tout. Le reste du temps, c'est quand même un peu ch..., ces poulpes qui trempent dans de la sauce au gingembre, ou ces nouilles sautées accompagnées de thé fumé. Car l'intérêt, s'il y en a, est là. Dans la diversité des plats décrits, avec précision le plus souvent. Cela peut servir de guide gastronomique si vous vous baladez au Japon, mais guère plus, malgré le trait toujours agréable de l'auteur. Peut-être le Taniguchi le plus "faible" que j'aie lu jusqu'à présent...
Les Aventures de Sean Mac Gregor
Il s'agit d'un premier volet : La malédiction des Massaïs et j'ignore si il doit y avoir une suite à ces aventures. J'aime bien le dessin de Marniquet, très inspiré par Jacobs... donc pur, clair mais manquant sérieusement de dynamisme et de décor. L'histoire est sans grande originalité mais elle est bien traitée. La fin, assez surprenante, est un bon tremplin pour la suite des aventures de Sean Mac Grégor.
La Vie d'Einstein
Le dessin est un peu raide et pas attirant pour deux sous. Mais l'humour est à mon avis de qualité et l'idée de départ est excellente: Einstein avant d'être le génie que l'on sait, c'était le petit gros de la classe, la tête de turc de l'école... un naze complet quoi. Y'a donc toujours de l'espoir. Vraiment très bon.
Litteul Kévin
C'est gentillet, c'est comme Canada dry, ça se veut quelque peu subversif mais ça ne l'est pas. C'est sympa à lire mais oublié aussi vite que c'est lu. Bof, sans plus c'est exactement ça.
Kador
Je suis fan du cleb's et j'adore son côté philosophe à deux balles... donc forcément je suis pas objectif. C'est le genre d'idée que j'aurai aimé avoir. Je ne mets pas la note supérieure de 5/5 car j'estime que ce personnage de Kador mériterait parfois d'être mieux exploité mais... certaines scènes sont réellement cultes, par exemple la lévitation de Kador quand il s'emmerde (tome2) et le vote au sein du foyer Bidochon (p.21 Tome4).
Les Bidochon
Les Bidochons sont devenus un classique et les albums se multiplient. Par la force des choses, je trouve que désormais ça tourne un peu en rond, même si il faut bien avouer que certaines histoires sont vraiment excellentes. Pour moi, c'est le genre de BD que l'on lit rapidement et agréablement pour se détendre... mais cela ne va pas au-delà.
Soeur Marie-Thérèse des Batignolles
Bon, la finesse n'est pas toujours au rendez-vous mais c'est sans doute ce qui fait l'attrait de cette satyre de la religion catholique et l'intérêt de la BD au final. Moi, j'adore les visages des religieuses et le personnage de Jésus. Je mets 4/5 pour le politiquement incorrect et le dessin de Maester.
Muchacho
Comme pour La terre sans mal, je suis vraiment impressionné par le dessin de Lepage. C'est de l'art ! Un plaisir à chaque page. Après la lecture, j'ai passé une bonne demi heure à admirer les planches, et depuis l'album est au pied de mon lit pour que je puisse le feuilleter à loisir. Superbe ! Coté scénario, c'est pas mal non plus. Certains aspects sont à mon avis très réussis, comme par exemple l'éveil de la sensualité du héros, son éveil artistique aussi, le coté historique de la BD. D'autres tombent un peu dans le lieu commun, comme les stéréotypes un peu figés de certains personnages. Mais bon, inutile de chercher la petite bête, c'est une oeuvre remarquable dans son ensemble, jusqu'a l'épilogue qui est un modèle du genre avec un dernier dessin magnifique. La griffe du maître.
Le local
15/20 "Le local" est une très belle chronique qui me fait penser au travail de Baru. Comme son confrère français, l'italien Gipi essaie de capter le quotidien des classes populaires avec un souci du détail qui force l'admiration. Son histoire est simple (trop simple peut-être), mais très vivante. Elle met en avant ce qui fait la réalité d'un groupe de rock composé d'adolescent : un amas de rage accumulée, de rancœurs mal digérées, qui doivent s'exprimer d'une manière ou d'une autre... pour éviter l'asphyxie... la mort sociale.