Les derniers avis (115047 avis)

Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Jésus et les copains
Jésus et les copains

Visuellement spécial, ce roman-photo a un aspect assez déjanté avec ses couleurs space et ses visages figés de... vrais blaireaux de romans-photos. Mention spéciale pour Jésus lui-même et sa mère Marie. Ce graphisme n'est pas particulièrement beau mais il marche carrément bien par l'aspect débile qu'il donne aux protagonistes de l'histoire. Je dois cependant dire qu'en cours de lecture, je me suis lassé un peu des visages figés des personnages et du fait que, une fois passé l'amusement initial de voir ces visages idiots, l'humour tient nettement plus dans les dialogues que dans les images. Quant à l'histoire, transposer le Nouveau Testament en soap opéra ridicule, c'est non seulement bien trouvé mais surtout vraiment bien réussi dans le résultat. Les dialogues sont sans arrêt à deux niveaux, l'un correspondant à de vrais passages de la Bible et l'autre à des situations bécasses de roman-photo à deux balles : soirées cocktail, séduction, trahisons, magouilles de pouvoir, etc... Au final, je dois dire que j'ai lu l'ensemble avec le sourire, et un vrai rire par-ci par-là. Néanmoins, une fois la bonne surprise du début passée, j'ai quand même fini par me lasser de l'idée et de l'humour relativement constant. Cela reste cependant une BD d'humour originale et bien réussie que je conseille.

27/12/2005 (modifier)
Couverture de la série Les Aventures de Tintin
Les Aventures de Tintin

Ce système de cotation pose problème pour une série comme Tintin. En effet, elle devrait être culte de par son importance historique et pour avoir bercé mon enfance, mais plusieurs gros défauts font tiquer. Premièrement, les 5-6 premiers albums : Les soviets est une pure bouffonnerie qui, même pour l'époque, n'était pas fameuse. Et je ne parlerais pas de l'anticommunisme primaire : j'ai en tête une scène où Tintin se fait fusiller. Est-il mort pour autant ? Evidemment non ! Ce petit malin, ALORS QU'IL ETAIT MENOTTE, profite d'un moment d'inattention des popov pour remplacer les cartouches par du... du PAPIER MACHE !!!! Allons... c'est connu, les Soviétiques laissaient toujours non loin de l'armurerie du papier mâché, ils sont tellement jouettes... Et je m'en voudrais de ne pas signaler les puissantes bottes EN FER que semblent porter tous les protagonistes. Bref, Tintin au pays des soviets est un pur nanar. Venons-en au fameux "Congo" : dire que certains veulent banaliser cet album. Je suis désolé, mais les noirs là-dedans, ce sont des BOUGNOULS, il faut dire les choses telles qu'elles sont. Cet album a la même valeur témoignage qu'une publicité "Y a bon Banania". Mettez ce livre dans les mains d'un africain, vous verrez s'il apprécie. Bien que n'ayant pas conscience de tout cela étant petit, c'est toujours avec des pieds de plomb que je lisais "L'Oreille Cassée", "Tintin en Amérique" et autres joyeusetés. Je les lisais faute d'avoir épuisé ma bibliothèque. "Le crabe au pince d'or ?" "Beurk !". Voilà ce que je me disais inconsciemment. Pour moi, Tintin commence vraiment avec le diptyque de la Licorne. Et avant toute chose, je voudrais défendre Tintin. On a dit qu'il était lisse, fade, asexué, je ne suis pas d'accord. Tintin est un héros pour les enfants des années 40 et 50. Un modèle de vertu, une image de marque, un grand frère, certes un peu suranné aujourd'hui, mais il avait sa raison d'être, et d'un point de vue technique, Tintin est la colonne vertébrale qui permet aux récits et aux autres personnages de se situer et d'exister. Et lorsque le loufoque et unique Tournesol se montre avec son pendule-arme absolue, lorsque le capitaine Haddock se laisse aller à ses colères sarcastiques, lorsque les histoires nous entraînent dans les fonds marins jusque dans les étoiles, j'en suis encore admiratif. Devant ces heures de lectures magiques que m'ont procurées "le Temple du Soleil", "Tintin au Tibet", "Objectif Lune" et autres, je suis reconnaissant du travail d'Hergé. De là à savoir si son travail passera le poids des ans, je ne sais pas. Sa vision naïve du monde qui faisait son charme deviendra peut-être son défaut, tel une image d'Epinal. Pour l'achat, j'imagine que tout le monde les a déjà, et puis mieux vaux les emprunter que donner vos deniers à ces ectoplasmes à roulette de Rodwell et Cie !

27/12/2005 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série La Tentation
La Tentation

Les couvertures et les pages de ces albums sont vraiment très esthétiques, très attirantes. Ce sont de belles BDs. Comme dit ci-dessous, l'intérieur n'est pas strictement de la BD mais plus des alternances de planches de BDs et de pages de carnets de voyage avec notes, croquis, scans de tickets de bus et autres fleurs séchées. Les croquis (au crayon noir) sont sympathiques. Les autres dessins sont des aquarelles avec sous sans encrage. Je n'ai pas trouvé ces dernières vraiment fantastiques pour en faire une BD. Elles manquent assez de profondeur et de maîtrise. Mais ce doit être aussi une affaire de goût. Le contenu ensuite est un véritable carnet de voyage, traversée de l'Iran puis du Pakistan. Le décor et les conversations rappellent beaucoup Le Photographe d'une part parce que la région est assez voisine de l'Afghanistan et d'autre part car les sujets abordés sont proches : découverte silencieuse des lieux, rencontres avec les comunautés locales et discussions sur la religion et la façon de vivre. L'auteur visite ici non pas une région en guerre mais des pays où l'homme occidental est rare. Il aborde son voyage avec une neutralité stricte, privilégiant souvent le dessin à la recherche du dialogue et de l'exotisme, ce qui est appréciable. C'est donc un carnet de voyage sympathique, très joliment présenté et intéressant. Par contre, je trouve franchement que chaque tome se lit vraiment trop vite et manque vraiment de densité par rapport à leur prix élevé. Ce sont de beaux albums, d'accord, mais je me vois vraiment mal vous conseiller un achat à un tel prix pour un contenu de cette légèreté.

27/12/2005 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Big Baby
Big Baby

Alors que l'intégrale de Big Baby parue chez Cornelius est la plus facilement trouvable de nos jours, c'est à contrario la BD parue chez Loempia, Blood Club, que j'ai uniquement lue. Et je n'ai pas accroché. Le dessin imite le style des comics des années 50, y ajoutant un encrage épais et de grandes plages de noir. Les couleurs ne sont pas fameuses, jouant sur le contraste d'une manière sans doute fait exprès mais qui ne me plait pas plus que ça. Je n'aime pas franchement ce dessin (me rappelant celui que Daniel Clowes que je n'aime pas non plus) même s'il est assez efficace au niveau narratif. Quant au scénario, c'est idem, cela ressemble à un scénario de vieux film d'épouvante pour adolescents. L'histoire n'est pas très original quoiqu'assez bien racontée, avec une narration assez originale. Mais rien ne me permet de m'accrocher aux personnages ni à l'ambiance ni à l'histoire en elle-même. C'est une fausse "vieille histoire" racontée à l'ancienne, mais je ne vois rien qui puisse m'exalter dans cette BD.

27/12/2005 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Y'a plus de justice
Y'a plus de justice

Comme pour Quotidien délirant et Chroniques absurdes, Prado nous offre ici un recueil de petits contes sociaux, satyres de la société moderne et de l'humanité en général. Le dessin de Prado est bon et joliment coloré. Je l'apprécie beaucoup et prend vraiment plaisir à observer et lire des histoires dessinées par lui. Au niveau de la narration, par contre, je dois dire que le rythme est assez lent et que ce sont plus les textes et dialogues qui racontent l'histoire que les planches elles-mêmes. Ca manque de vitalité et de force narrative. Les petites satyres contenues dans cette BD portent sur des sujets variés et originaux. Ce sont des critiques acides du monde de la Justice, des médias, des militaires, de la politique, de la société de consommation, mais aussi plus simplement des humains eux-mêmes, de leurs comportement sociaux parfois abherrants et révoltants. Les idées sont bien trouvées et sonnent souvent juste, mettant en avant certains côtés lamentables de la société humaine dans son ensemble. Le sourire ou le rire sont souvent au rendez-vous à la chute de ces nombreuses histoires courtes. Hélas le rythme lent et l'aspect obligatoire de la lecture assidue du texte rendent la lecture un peu laborieuse. En outre, aucune histoire ne sort de façon vraiment marquante du lot qui, hélas, s'oublie assez vite après lecture. Une critique amusante, acide et très juste de la société humaine moderne, mais dont la narration lente et légèrement laborieuse ne séduiront pas tous les lecteurs.

27/12/2005 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Striker
Striker

Note approximative : 2.5/5 Voilà du shonen typique du début des années 90. Inspiré d'Akira (les auteurs ont d'ailleurs collaboré avec Otomo), de Gunnm et d'autres mangas de l'époque, c'est de la pure action à base de cyberpunk, de capacités sur-développées et d'armes exotiques customisées. La version française, deux tomes seulement parus en France, contient deux histoires indépendantes, le tome 1 ayant été adapté en film d'animation sous le nom de Spriggan. Le dessin est dans la veine d'Akira en moins réussi. Les personnages sont dessinés de manière correcte mais les décors sont très moyens. Quant aux scénarios, ils sont assez répétitifs. Des scientifiques ont trouvé une relique ancienne (l'Arche de Noé ou ce qui est sensé l'être dans le tome 1, un ancien Berserker dans le tome 2) et des militaires veulent s'en emparer alors l'ARCAM demande à Striker de protéger la relique. Et ensuite, place à l'action ! La version Française n'explique nullement l'origine de la puissance de Striker : celui-ci se dit immortel (et semble bien l'être vu ce à quoi il survit), bénéficie d'une super-armure musculaire le rendant ultra-puissant (pourquoi l'a-t-il, lui, jeune adolescent sans soutien militaire quelconque ?) et son ami professeur lui a fabriqué un poignard en orichalque ultra-perforant (il sort d'où cet orichalque ?). Il est probable que ceci soit expliqué dans le manga original japonais dont ont été extrait uniquement les deux histoires publiées en France. Mais pour le moment, il faut prendre pour argent comptant ce jeune guerrier surpuissant sans qu'on sache pourquoi il l'est. Il faut aussi prendre pour argent comptant son compagnon d'arme, le Français Jean Jaquemonde (arf, ce nom !) qui est lui aussi super fort, super rapide et qui se transforme en bête sanguinaire et incontrôlable quand il voit couler son propre sang. D'où sort-il ? D'où sortent ses pouvoirs ? On n'en saura jamais rien, nous pauvres Français (il aurait pu nous raconter tout ça pourtant notre compatriote Jean :?)). Le tome 1 a pour méchant un succédané de Tetsuo et autres Numéros d'Akira. C'est tellement visible que c'en est presque du copier-coller. Même le dessin du gamin en question et de ses attaques mentales est fait dans un style proche de celui d'Otomo pour Akira ou Dômu - Rêves d'enfants. Pour le reste, Striker lui-même et ses combats rappellent fortement Gunnm. Le poignard en acier de Dama... heu... en Orichalque, ça ne vous dit rien ? Le côté bourrin et sanglant des bastons, le Berserker du tome 2 ainsi que les ennemis parfois démesurément plus grands et puissants que le héros, suffisent à rapprocher encore les deux séries. Ces points font pour beaucoup considérer Striker comme un ersatz bourrin et cyberpunk d'Akira et de Gunnm et je ne suis pas loin de penser la même chose. Cependant, la narration est plutôt bonne. L'action est la pièce maîtresse de ce manga et elle est relativement réussie. Et si on ne se pose pas trop de questions sur le réalisme de tout cela, sur les origines des super-pouvoirs de nos héros, et si on se rappelle bien que ce manga est destiné au adolescents mâles amateurs d'actions, de bastons et de gros flingues avec un semblant de scénario assez potable derrière, Striker reste assez efficace et pas désagréable à lire.

27/12/2005 (modifier)
Par okilebo
Note: 4/5
Couverture de la série Mon voisin le Père Noël
Mon voisin le Père Noël

Mon Voisin le Père Noël est un album plutôt réussi. Ce one-shot, sorti en période de fêtes, est pourtant loin d'être un conte de Noël. Le scénario de Philippe Bonifay est très subtil. Il nous fait découvrir deux personnages que la vie n'a pas épargnés. Au fil des pages, on découvre leurs souvenirs et on finit par avoir pitié de ces deux paumés. L'auteur nous sensibilise à leurs douleurs et à leurs regrets, ce qui les rend attachants. Le dessin de Béatrice Tillier est vraiment réussi. Son graphisme, tout en finesse, est parfait pour ce genre d'histoire. Certains plans larges comme aux pages 26 et 27 sont de toute beauté. Un très beau travail ! Ce one-shot est à suivre, incontestablement !

27/12/2005 (modifier)
Par okilebo
Note: 3/5
Couverture de la série Contes de Noël du journal Spirou
Contes de Noël du journal Spirou

Ce recueil est vraiment plein de charme. Certaines de ces histoires sont très attachantes. Personnellement, j'ai eu un petit faible pour "Les 5 petits anges du paradis" de Roba. Auparavant, Spirou publiait souvent des histoires inédites ayant pour thème les principaux moments de l'année (Pâques, les grandes vacances, Noël). Ces récits figuraient souvent en bonne place dans des numéros spéciaux et bien-sûr, ils étaient dessinés par des auteurs renommés ( Tillieux, Peyo, Roba, ect...). Rassembler ces mini-récits dans un seul volume était vraiment une bonne idée. A lire...........pour se faire plaisir...............et joyeux Noël !

27/12/2005 (modifier)
Par okilebo
Note: 1/5
Couverture de la série Les Compagnons du Rêve
Les Compagnons du Rêve

Voici une série que l'on peut classer parmi les bd oubliées. Et tout à fait entre nous, je trouve que cela est tout à fait justifié. Le scénario est d'une confusion incroyable. Celui-ci part dans tous les sens. A tel point qu'au bout d'un moment, vous ne savez plus très bien où vous en êtes dans l'histoire. De plus, nous avons droit à de nombreux dialogues, ce qui ne facilite pas les choses. Je pense que ma seule motivation à l'achat de cette BD fut le dessin. Oui, le graphisme de Béjà est vraiment très beau. Il y a beaucoup de finesse dans son trait et apparemment, le dessinateur prend beaucoup de plaisir à dessiner les femmes, celles-ci sont superbes ! Paru chez Glénat puis réédité en 2004 chez Emmanuel Proust Editions, vous aurez compris que je déconseille fortement l'achat de cette BD !

27/12/2005 (modifier)
Par Nawm
Note: 4/5
Couverture de la série Les Princes d'Arclan
Les Princes d'Arclan

Plusieurs choses ressortent de cette lecture que je retrouve dans les commentaires d'autres lecteurs. "Fabteam" parle de la non-quête des héros et effectivement, je trouve cela bien intéressant, on ne sait pas vraiment vers quels buts ils avancent, on connaît leurs motivations mais cela laisse la porte ouverte à beaucoup de choses et donc, il stimule notre propre imaginaire, c'est agréable. Et puis, les quatre histoires de personnages qui se rejoignent ou se croisent au fil de circonstances me met l'eau à la bouche. Effectivement, ça sent un peu le "gangs of new york" dans l'idée de base, mais on lui pardonnera bien ça parce que les dessins, les décors et les couleurs sont à l'image des principaux personnages féminins... délicieux!

27/12/2005 (modifier)