Franchement SdK est un bon manga, on aura beau dire c'est pas original et patati et patata, KYO est un manga très bien travaillé et très original.
Tout d'abord tout le monde s'accorde à dire que ce manga est très bien dessiné, ce qui est un argument de poids, mais KYO c'est aussi une quantité impressionnante de personnages vraiment très variés avec des personnalités très fortes.
L’histoire est complexe, certes, mais on n’y perd pas en plaisir, on sent que l'auteur maîtrise son sujet et ça c'est l'essentiel !
A tous les amateurs de manga SDK est à lire d'urgence!!!!
Ce manga est vraiment intéressant, enfin un shonen avec une histoire qui tient la route, non sans blague l'histoire est complexe et tant mieux au moins ça donne de l'intérêt.
Et puis ceux qui ne comprennent pas, je leur conseille de lire Naruto, c'est plus simple et les dialogues sont moins compliqués.
Je conseille ce manga à tous les amateurs de mangas de baston mais aussi à ceux qui ont envie de se creuser un peu la tête pour découvrir le secret des arms!
Un manga à lire à tout prix !!!!
Bon, autant le dire tout de suite, c’est la première fois que je lis un comics typique du genre, c’est à dire horreur et super héros. Ceci explique sans doute ma réaction à la lecture de du tome 1, intitulé “Racines” et scénarisé par Alan Moore. Certes, celui-ci a gommé le caractère horreur de base bien gore et bien bourrine, mais ça reste pour moi assez exotique. D’abord, on a un postulat de départ qu’il faut accepter : un homme mutant, appelé “homme floristique”. Hum hum, bien, ensuite, une créature des marais, qui s’imagine être un humain, puis qui à la lecture d’un rapport dont elle fait l’objet (balaise la créature !) prend conscience du fait que ce n’est pas le cas, elle n’est qu’une grosse légume, qui, de l’homme, n’a su copier que la lettre mais pas l’esprit. Et là, c’est le drame, grosse déprime. Mais, me direz-vous, si son cerveau n’est qu’un amas de lichen et d’herbe, comment peut-il penser ? Hé hé, ça c’est le deuxième postulat qu’il nous faut avaler : Swamp Thing est une imitation structurelle mais non fonctionnelle d’être humain, elle est à l’homme ce que la miniature Majorette est à l’automobile, mais elle en a conscience ! Trop fort ! Mais bon, je chipote, je chipote, j'ai déjà du avaler d'autres énormités bien pires, depuis que je m'intéresse à la bande dessinée, mais là allez savoir pourquoi, ça m'interpelle. Sans doute parce que je n’ai pas l’habitude de ce genre, mais il faut dire que du coup, on oscille en permanence entre le poético-métaphysique et le burlesque ridicule. Je me suis d’ailleurs franchement marrée à la lecture de certains passages qui pourtant, n’y étaient sans doute pas destinés : le moment où la créature court dans la forêt avec le haut d’un squelette qui lui intime de se battre pour conquérir son humanité, par exemple, donne une saveur toute particulière à ce vieux dicton “Pierre qui roule n’amasse pas mousse”. Bon, il y a aussi des passages d’une réelle poésie, je ne le nie pas. Par ailleurs, le dessin, un noir et blanc, n’est pas mal, alors je lirai sans doute la suite, mais je n’achèterai pas, car manifestement, ce n’est pas mon truc.
Note approximative : 3.5/5
Je n'attendais absolument rien de cette série que j'avais déjà vue depuis longtemps en bibliothèque sans jamais vouloir la lire car je lui trouvais trop de ressemblances avec Louis la Guigne que ce soit pour le choix du décor historique (années 30), la même collection Vécu, le visuel assez proche des couvertures et l'habillement du personnage principal. Mais autant je n'aime pas trop Louis la Guigne, autant j'ai bien aimé les Chemins de la Gloire.
Au dessin, Hulet nous offre quelque chose de vraiment très bon. On peut lui reprocher quelques visages légèrement déformés sur certaines cases (et encore pas si nombreuses), on peut aussi lui reprocher quelques décors trop épurés (vides, quoi), mais un très grand nombre de cases et de planches sont vraiment très belles autant sur les personnages que sur les décors. Cela donne une série graphiquement très bonne et agréable à lire.
Quant à l'histoire, on peut aussi lui reprocher quelque chose : le fait qu'on ne sache pas vraiment trop où elle va. On suit les aventures de Raymond Lécluse qui sera successivement soldat, manifestant, boxeur, légionnaire, prisonnier, manutentionnaire, etc... Bref une vie sociale qui connaît des hauts et des bas, alternant moments de gloire et moments de déchéance. Contrairement à d'autres BDs basées sur les années 30, ici, le héros n'a absolument aucune opinion politique : il se retrouvera aussi bien auprès de manifestants syndicalistes que de jeunesses patriotiques d'extrême-droite. Cet aspect libre de l'histoire, sans trame vraiment définie, peut gêner car elle ne donne pas particulièrement envie de lire la suite de chaque album puisque la situation du héros est souvent bouleversée. On ne peut pas tellement s'accrocher à telle ou telle ascension sociale ou à un contexte d'histoire en particulier. On ne fait que suivre notre héros dans le cheminement de sa vie.
Mais malgré ce petit défaut (et encore tout le monde ne considère pas ça comme un défaut puisque raconté ainsi, c'est le réalisme et la justesse du personnage qui ressort), cette BD a de grandes qualités dans son scénario. Déjà, elle est assez originale dans son décor, France des années 30, monde de la boxe et de la bourgeoisie Parisienne, puis Légion Etrangère et Algérie d'avant la Guerre. Ensuite, sa narration et ses dialogues sont très bons et très agréables à lire. L'histoire se lit avec beaucoup de fluidité, sans jamais le moindre ennui, les personnages sont originaux et justes, les rebondissements suffisants pour capter l'intérêt du lecteur. Et même si l'histoire est déroutante car changeant souvent d'intrigue ou de décor, le suivi de la lecture se fait très bien et j'ai personnellement été agréablement plongé dans les chemins mêlés de gloire et de malheur de Raymond Lécluse.
La série a été arrêtée au tome 4 (publié en 1994) alors que Hulet avait repris seul le scénario (le reprenant très bien d'ailleurs, la transition ne se voit pas du tout à mes yeux). La dernière page du tome 4 annonce un tome 5 qui ne viendra sans doute jamais. Mais la série peut très bien se lire ainsi : comme dit plus haut, l'histoire n'est pas suffisamment linéaire pour nécessiter obligatoirement une suite et les tomes 1 à 4 forment un tout très cohérent et suffisant.
Parmi la masse des séries de Tezuka actuellement traduites en français, on trouve de tout. Du bon et du moins bon diront certains, mais surtout une incroyable variété. Dernière œuvre en date, Barbara est une histoire en deux volumes, racontée sous formes de récits d’une vingtaine de pages.
Barbara est une jeune hippie, sale, alcoolique, sans le sou. Yôsuke Mikura, un célèbre écrivain, la recueille. Elle s’installe chez lui apparemment sans vergogne, boit, lui prend de l’argent, et sème la pagaille. De son côté, Mikura – obsédé par des désirs sexuels anormaux comme il le dit lui-même – s’approche parfois dangereusement de la folie. Mais leur relation ne sera pas celle que l’on pourrait imaginer.
Barbara est en effet un personnage des plus mystérieux. Au fil des pages les éléments s’accumulent, contredisant allègrement les apparences, épaississant le mystère tout en pointant vers une possibilité étonnante. Il faudra attendre le 6ème récit pour comprendre ce que Mikura refusera encore d’accepter. Mais je n'en parlerai pas plus pour laisser le plaisir de la découverte au lecteur.
Barbara est une œuvre aussi riche que sombre.
Riche parce qu’elle s’inscrit dans les années 70, auxquelles elle multiplie les références. Parce que les neuf histoires de ce volume – a priori indépendantes – s’accumulent pour créer un récit hésitant entre folie et réalité. Parce que ces histoires tissent un panorama varié et aussi agréablement complexe que subtil sur les thèmes de la création, de la sexualité, de la perversité, de la folie, ainsi que de la politique…
Barbara se révèle éminemment sombre de par son personnage principal, Mikura, et sa folie. Folie cynique, folie sexuelle, folie inquiétante, hallucinatoire, folie violente voire meurtrière, folie créatrice, la liste est longue. Folies souvent partagées par les autres personnages. Folies qui transpirent du dessin de Tezuka, en particulier de ces décors courbes, ondulés, déformés, torturés, de ces cadrages déstabilisants, ainsi que de son dessin à proprement parler, qui adopte ici un aspect très adulte qu’on lui connaît peu. Sombre encore par la présence parfois surprenante de violence et de nombreuses morts...
Une œuvre plutôt pour adultes donc, offrant de multiples niveaux de lectures, des thèmes nombreux et traités avec beaucoup de finesse sous des dehors qui peuvent apparaître superficiellement caricaturaux. Ajoutons à cela une mise en page magistrale, un dessin très expressif, et on obtient une (courte) série à lire impérativement. Attention, en bien ou en mal elle ne laissera personne indifférent.
Pour ma part, un 4,5 pour ce premier tome.
"L'Epée de Cristal", c’est de l’aventure, du fantastique, des rebondissements, et de la sensualité.
• PREMIER CYCLE (tome 1 à 5) : 4,5/5
Le scénario de Goupil peut sembler au départ un peu simplet et manichéen : le bien contre le néant ; mais l’histoire cache pas mal de rebondissements qui la rendent très captivante. Et il s’avère finalement plus difficile de délimiter le bien du mal.
Le dessin de Crisse est tout bonnement magnifique, peut être légèrement plus brouillon que sur Atalante et Kookaburra mais plus dynamique. Zorya est à croquer.
Les couleurs de Anyk (aidé de Carpentier sur le T.1) sont belles.
• SECOND CYCLE (tome 6 à ?) : 3/5
Côté scénario (Goupil et Krainzow), c’est difficile de juger sur un seul tome, mais je trouve l’idée générale assez bien, et l’histoire est bien relancée pour entamer un second cycle.
Côté dessin, les six premières planches, c’est Crisse qui s’y colle et Waooo qu’est ce que c’est beau, Zorya est encore plus sensuelle et sexy, et le serpent est vraiment génial.
Ensuite c’est Boube qui prend le relais, pas facile de passé derrière Crisse, il ne s’en sort pas mal même si je trouve qu’il y a quelques cases de loupées et que Zorya a perdu un petit quelque chose.
Les couleurs de Lamirand, rien à redire même si je préférais celles de Anyk.
Aux détracteurs de ce second cycle, je dirai d’attendre un peu de voir la suite avant de trop crier au loup.
(EDIT: Si elle sort un jour.)
Pfff ! Je suis restée totalement insensible à cette histoire de dispersion d’un jeune garçon dont on ne sait trop, en fin de compte, s’il maîtrise le phénomène ou si celui-ci se produit à son corps défendant. On pense à un délire de psychotique, une angoisse de morcellement, ou bien à un pouvoir particulier, on serait alors dans un contexte de fantastique, et puis finalement on s’en fiche, parce que l’auteur nous donne si peu d’indices, s’ingénie si bien à délayer l’histoire dans les jérémiades de son amie d’enfance qui le supplie à longueur de pages de revenir, de ne pas la laisser toute seule, qu’on finit par refermer le bouquin d’un coup sec !
Le dessin ne m’a pas davantage plu, je trouve les visages des personnages figés et assez disgracieux.
C’est une histoire particulière que celle de cet homme qui descend toujours plus bas dans l’échelle sociale et l’estime de sa femme. En effet, il semble mettre une application particulière à échouer dans toutes les entreprises -de plus en plus foireuses il est vrai- qu’il entreprend. Dans son entourage on ne croise que des personnages en marge, des brocanteurs de rue, un libraire de livres d’occasion qui a installé son lit au milieu de sa boutique et reçoit ses clients allongé, un vendeur d’oiseaux qui met un point d’honneur à ce que son magasin ne soit pas trop fréquenté, et pour finir, un poète qui a fini clochard. C’est assez désespérant cette impression de fatalité qui lui colle aux basques, et son indolence est vite exaspérante. Toutefois, il y a des passages assez poétiques, et des réflexions d’une grande justesse.
Malgré tout, cet anti-héros reste peu attachant. Le dessin, quant à lui, est assez beau, les paysages sont d’une grande finesse et les expressions des personnages sont bien rendues, mais l’achat ne me paraît pas indispensable, ce n’est pas forcément le genre d’album que l’on relit.
J’ai poussé jusqu'au « franchement bien », justement parce que ce tome est celui que l'on peut prêter pour donner envie de lire la série: il contient la fantaisie, l'humour de la série originelle tout en pouvant se lire complètement en dehors de celle-ci.
Maus est culte et c'est plus qu'une BD, en cela qu'on attend souvent de ce médium qu'il ne soit que divertissement !
Donc oui Maus peut surprendre par sa longueur, sa tristesse tellement preignante (NDW : poignante ?) qu'elle peut décourager certains. Oui le graphisme peut paraître simpliste.
Mais Maus c'est aussi et surtout le mélange bienvenu de la grande histoire et de l'histoire individuelle, d'un survivant qui témoigne.
Mais c'est aussi un témoignage de la difficulté de compréhension entre les générations et donc ici entre un père et son fils: bref sous une forme assez inattendu un message d'amour familial.
Pour le graphisme j'avoue que l'auteur est aux antipodes de mes goûts personnels : mais aurais-je pu soutenir la lecture de cette œuvre avec un graphisme plus réaliste...
Que dire de plus ? Maus fait partie des oeuvres à avoir pour les passionnés de Bd, d'histoire, elle fait partie des bds qui en transcendent les barrières du médium, arrivent à intéresser à la bd de nouveaux publics.
Culte donc, car au delà du témoignage d'une partie de notre histoire, cette bd marque je pense une étape de maturité dans l'histoire de la bande dessinée.
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Samuraï Deeper Kyo
Franchement SdK est un bon manga, on aura beau dire c'est pas original et patati et patata, KYO est un manga très bien travaillé et très original. Tout d'abord tout le monde s'accorde à dire que ce manga est très bien dessiné, ce qui est un argument de poids, mais KYO c'est aussi une quantité impressionnante de personnages vraiment très variés avec des personnalités très fortes. L’histoire est complexe, certes, mais on n’y perd pas en plaisir, on sent que l'auteur maîtrise son sujet et ça c'est l'essentiel ! A tous les amateurs de manga SDK est à lire d'urgence!!!!
Arms
Ce manga est vraiment intéressant, enfin un shonen avec une histoire qui tient la route, non sans blague l'histoire est complexe et tant mieux au moins ça donne de l'intérêt. Et puis ceux qui ne comprennent pas, je leur conseille de lire Naruto, c'est plus simple et les dialogues sont moins compliqués. Je conseille ce manga à tous les amateurs de mangas de baston mais aussi à ceux qui ont envie de se creuser un peu la tête pour découvrir le secret des arms! Un manga à lire à tout prix !!!!
Swamp Thing
Bon, autant le dire tout de suite, c’est la première fois que je lis un comics typique du genre, c’est à dire horreur et super héros. Ceci explique sans doute ma réaction à la lecture de du tome 1, intitulé “Racines” et scénarisé par Alan Moore. Certes, celui-ci a gommé le caractère horreur de base bien gore et bien bourrine, mais ça reste pour moi assez exotique. D’abord, on a un postulat de départ qu’il faut accepter : un homme mutant, appelé “homme floristique”. Hum hum, bien, ensuite, une créature des marais, qui s’imagine être un humain, puis qui à la lecture d’un rapport dont elle fait l’objet (balaise la créature !) prend conscience du fait que ce n’est pas le cas, elle n’est qu’une grosse légume, qui, de l’homme, n’a su copier que la lettre mais pas l’esprit. Et là, c’est le drame, grosse déprime. Mais, me direz-vous, si son cerveau n’est qu’un amas de lichen et d’herbe, comment peut-il penser ? Hé hé, ça c’est le deuxième postulat qu’il nous faut avaler : Swamp Thing est une imitation structurelle mais non fonctionnelle d’être humain, elle est à l’homme ce que la miniature Majorette est à l’automobile, mais elle en a conscience ! Trop fort ! Mais bon, je chipote, je chipote, j'ai déjà du avaler d'autres énormités bien pires, depuis que je m'intéresse à la bande dessinée, mais là allez savoir pourquoi, ça m'interpelle. Sans doute parce que je n’ai pas l’habitude de ce genre, mais il faut dire que du coup, on oscille en permanence entre le poético-métaphysique et le burlesque ridicule. Je me suis d’ailleurs franchement marrée à la lecture de certains passages qui pourtant, n’y étaient sans doute pas destinés : le moment où la créature court dans la forêt avec le haut d’un squelette qui lui intime de se battre pour conquérir son humanité, par exemple, donne une saveur toute particulière à ce vieux dicton “Pierre qui roule n’amasse pas mousse”. Bon, il y a aussi des passages d’une réelle poésie, je ne le nie pas. Par ailleurs, le dessin, un noir et blanc, n’est pas mal, alors je lirai sans doute la suite, mais je n’achèterai pas, car manifestement, ce n’est pas mon truc.
Les Chemins de la Gloire
Note approximative : 3.5/5 Je n'attendais absolument rien de cette série que j'avais déjà vue depuis longtemps en bibliothèque sans jamais vouloir la lire car je lui trouvais trop de ressemblances avec Louis la Guigne que ce soit pour le choix du décor historique (années 30), la même collection Vécu, le visuel assez proche des couvertures et l'habillement du personnage principal. Mais autant je n'aime pas trop Louis la Guigne, autant j'ai bien aimé les Chemins de la Gloire. Au dessin, Hulet nous offre quelque chose de vraiment très bon. On peut lui reprocher quelques visages légèrement déformés sur certaines cases (et encore pas si nombreuses), on peut aussi lui reprocher quelques décors trop épurés (vides, quoi), mais un très grand nombre de cases et de planches sont vraiment très belles autant sur les personnages que sur les décors. Cela donne une série graphiquement très bonne et agréable à lire. Quant à l'histoire, on peut aussi lui reprocher quelque chose : le fait qu'on ne sache pas vraiment trop où elle va. On suit les aventures de Raymond Lécluse qui sera successivement soldat, manifestant, boxeur, légionnaire, prisonnier, manutentionnaire, etc... Bref une vie sociale qui connaît des hauts et des bas, alternant moments de gloire et moments de déchéance. Contrairement à d'autres BDs basées sur les années 30, ici, le héros n'a absolument aucune opinion politique : il se retrouvera aussi bien auprès de manifestants syndicalistes que de jeunesses patriotiques d'extrême-droite. Cet aspect libre de l'histoire, sans trame vraiment définie, peut gêner car elle ne donne pas particulièrement envie de lire la suite de chaque album puisque la situation du héros est souvent bouleversée. On ne peut pas tellement s'accrocher à telle ou telle ascension sociale ou à un contexte d'histoire en particulier. On ne fait que suivre notre héros dans le cheminement de sa vie. Mais malgré ce petit défaut (et encore tout le monde ne considère pas ça comme un défaut puisque raconté ainsi, c'est le réalisme et la justesse du personnage qui ressort), cette BD a de grandes qualités dans son scénario. Déjà, elle est assez originale dans son décor, France des années 30, monde de la boxe et de la bourgeoisie Parisienne, puis Légion Etrangère et Algérie d'avant la Guerre. Ensuite, sa narration et ses dialogues sont très bons et très agréables à lire. L'histoire se lit avec beaucoup de fluidité, sans jamais le moindre ennui, les personnages sont originaux et justes, les rebondissements suffisants pour capter l'intérêt du lecteur. Et même si l'histoire est déroutante car changeant souvent d'intrigue ou de décor, le suivi de la lecture se fait très bien et j'ai personnellement été agréablement plongé dans les chemins mêlés de gloire et de malheur de Raymond Lécluse. La série a été arrêtée au tome 4 (publié en 1994) alors que Hulet avait repris seul le scénario (le reprenant très bien d'ailleurs, la transition ne se voit pas du tout à mes yeux). La dernière page du tome 4 annonce un tome 5 qui ne viendra sans doute jamais. Mais la série peut très bien se lire ainsi : comme dit plus haut, l'histoire n'est pas suffisamment linéaire pour nécessiter obligatoirement une suite et les tomes 1 à 4 forment un tout très cohérent et suffisant.
Barbara
Parmi la masse des séries de Tezuka actuellement traduites en français, on trouve de tout. Du bon et du moins bon diront certains, mais surtout une incroyable variété. Dernière œuvre en date, Barbara est une histoire en deux volumes, racontée sous formes de récits d’une vingtaine de pages. Barbara est une jeune hippie, sale, alcoolique, sans le sou. Yôsuke Mikura, un célèbre écrivain, la recueille. Elle s’installe chez lui apparemment sans vergogne, boit, lui prend de l’argent, et sème la pagaille. De son côté, Mikura – obsédé par des désirs sexuels anormaux comme il le dit lui-même – s’approche parfois dangereusement de la folie. Mais leur relation ne sera pas celle que l’on pourrait imaginer. Barbara est en effet un personnage des plus mystérieux. Au fil des pages les éléments s’accumulent, contredisant allègrement les apparences, épaississant le mystère tout en pointant vers une possibilité étonnante. Il faudra attendre le 6ème récit pour comprendre ce que Mikura refusera encore d’accepter. Mais je n'en parlerai pas plus pour laisser le plaisir de la découverte au lecteur. Barbara est une œuvre aussi riche que sombre. Riche parce qu’elle s’inscrit dans les années 70, auxquelles elle multiplie les références. Parce que les neuf histoires de ce volume – a priori indépendantes – s’accumulent pour créer un récit hésitant entre folie et réalité. Parce que ces histoires tissent un panorama varié et aussi agréablement complexe que subtil sur les thèmes de la création, de la sexualité, de la perversité, de la folie, ainsi que de la politique… Barbara se révèle éminemment sombre de par son personnage principal, Mikura, et sa folie. Folie cynique, folie sexuelle, folie inquiétante, hallucinatoire, folie violente voire meurtrière, folie créatrice, la liste est longue. Folies souvent partagées par les autres personnages. Folies qui transpirent du dessin de Tezuka, en particulier de ces décors courbes, ondulés, déformés, torturés, de ces cadrages déstabilisants, ainsi que de son dessin à proprement parler, qui adopte ici un aspect très adulte qu’on lui connaît peu. Sombre encore par la présence parfois surprenante de violence et de nombreuses morts... Une œuvre plutôt pour adultes donc, offrant de multiples niveaux de lectures, des thèmes nombreux et traités avec beaucoup de finesse sous des dehors qui peuvent apparaître superficiellement caricaturaux. Ajoutons à cela une mise en page magistrale, un dessin très expressif, et on obtient une (courte) série à lire impérativement. Attention, en bien ou en mal elle ne laissera personne indifférent. Pour ma part, un 4,5 pour ce premier tome.
L'Epée de Cristal
"L'Epée de Cristal", c’est de l’aventure, du fantastique, des rebondissements, et de la sensualité. • PREMIER CYCLE (tome 1 à 5) : 4,5/5 Le scénario de Goupil peut sembler au départ un peu simplet et manichéen : le bien contre le néant ; mais l’histoire cache pas mal de rebondissements qui la rendent très captivante. Et il s’avère finalement plus difficile de délimiter le bien du mal. Le dessin de Crisse est tout bonnement magnifique, peut être légèrement plus brouillon que sur Atalante et Kookaburra mais plus dynamique. Zorya est à croquer. Les couleurs de Anyk (aidé de Carpentier sur le T.1) sont belles. • SECOND CYCLE (tome 6 à ?) : 3/5 Côté scénario (Goupil et Krainzow), c’est difficile de juger sur un seul tome, mais je trouve l’idée générale assez bien, et l’histoire est bien relancée pour entamer un second cycle. Côté dessin, les six premières planches, c’est Crisse qui s’y colle et Waooo qu’est ce que c’est beau, Zorya est encore plus sensuelle et sexy, et le serpent est vraiment génial. Ensuite c’est Boube qui prend le relais, pas facile de passé derrière Crisse, il ne s’en sort pas mal même si je trouve qu’il y a quelques cases de loupées et que Zorya a perdu un petit quelque chose. Les couleurs de Lamirand, rien à redire même si je préférais celles de Anyk. Aux détracteurs de ce second cycle, je dirai d’attendre un peu de voir la suite avant de trop crier au loup. (EDIT: Si elle sort un jour.)
Dispersion
Pfff ! Je suis restée totalement insensible à cette histoire de dispersion d’un jeune garçon dont on ne sait trop, en fin de compte, s’il maîtrise le phénomène ou si celui-ci se produit à son corps défendant. On pense à un délire de psychotique, une angoisse de morcellement, ou bien à un pouvoir particulier, on serait alors dans un contexte de fantastique, et puis finalement on s’en fiche, parce que l’auteur nous donne si peu d’indices, s’ingénie si bien à délayer l’histoire dans les jérémiades de son amie d’enfance qui le supplie à longueur de pages de revenir, de ne pas la laisser toute seule, qu’on finit par refermer le bouquin d’un coup sec ! Le dessin ne m’a pas davantage plu, je trouve les visages des personnages figés et assez disgracieux.
L'Homme sans talent
C’est une histoire particulière que celle de cet homme qui descend toujours plus bas dans l’échelle sociale et l’estime de sa femme. En effet, il semble mettre une application particulière à échouer dans toutes les entreprises -de plus en plus foireuses il est vrai- qu’il entreprend. Dans son entourage on ne croise que des personnages en marge, des brocanteurs de rue, un libraire de livres d’occasion qui a installé son lit au milieu de sa boutique et reçoit ses clients allongé, un vendeur d’oiseaux qui met un point d’honneur à ce que son magasin ne soit pas trop fréquenté, et pour finir, un poète qui a fini clochard. C’est assez désespérant cette impression de fatalité qui lui colle aux basques, et son indolence est vite exaspérante. Toutefois, il y a des passages assez poétiques, et des réflexions d’une grande justesse. Malgré tout, cet anti-héros reste peu attachant. Le dessin, quant à lui, est assez beau, les paysages sont d’une grande finesse et les expressions des personnages sont bien rendues, mais l’achat ne me paraît pas indispensable, ce n’est pas forcément le genre d’album que l’on relit.
Bone - Big Johnson Bone
J’ai poussé jusqu'au « franchement bien », justement parce que ce tome est celui que l'on peut prêter pour donner envie de lire la série: il contient la fantaisie, l'humour de la série originelle tout en pouvant se lire complètement en dehors de celle-ci.
Maus
Maus est culte et c'est plus qu'une BD, en cela qu'on attend souvent de ce médium qu'il ne soit que divertissement ! Donc oui Maus peut surprendre par sa longueur, sa tristesse tellement preignante (NDW : poignante ?) qu'elle peut décourager certains. Oui le graphisme peut paraître simpliste. Mais Maus c'est aussi et surtout le mélange bienvenu de la grande histoire et de l'histoire individuelle, d'un survivant qui témoigne. Mais c'est aussi un témoignage de la difficulté de compréhension entre les générations et donc ici entre un père et son fils: bref sous une forme assez inattendu un message d'amour familial. Pour le graphisme j'avoue que l'auteur est aux antipodes de mes goûts personnels : mais aurais-je pu soutenir la lecture de cette œuvre avec un graphisme plus réaliste... Que dire de plus ? Maus fait partie des oeuvres à avoir pour les passionnés de Bd, d'histoire, elle fait partie des bds qui en transcendent les barrières du médium, arrivent à intéresser à la bd de nouveaux publics. Culte donc, car au delà du témoignage d'une partie de notre histoire, cette bd marque je pense une étape de maturité dans l'histoire de la bande dessinée.