Note approximative : 3.5/5
En entamant cet album, je croyais lire là un recueil des vraies Histoires de l'Oncle Paul telles qu'elles paraissaient dans le journal Spirou dans les années 50. Mais j'ai vite réalisé qu'il s'agissait d'hommages bien plus récents, parus dans Spirou au début des années 80.
Des auteurs aussi célèbres et doués que Chaland, Yann, Goossens, Dany et autres Will avaient ainsi créé leurs propres Histoires de l'Oncle Paul qui, tout en restant dans l'esprit initial de la série originelle, sont nettement plus modernes et surtout parfois vraiment hilarantes alors que la série initiale était sérieuse.
Yann a scénarisé 5 des 8 histoires de cet album et on retrouve très vite son humour : humour noir, touches de politiquement incorrect, cynisme hilarant. Je me suis vraiment marré sur la plupart de ses histoires dans cet album. D'autant plus qu'avec Chaland, Dany ou Will au dessin, l'aspect visuel est excellent et maîtrisé.
Les dessins de Bercovici et Legall sont bons aussi mais très personnellement, j'aime un peu moins.
Les histoires de Frank et Clerc sont pour leur part nettement plus sérieuses, rendant un hommage direct aux anciennes Histoires de l'Oncle Paul puisque ces biographies de Rodin et d'espions Russes sont parfaitement véridiques et sérieuses. Ces deux récits sont cependant un peu plus ennuyeux à mon goût.
Quant à l'histoire finale scénarisée et dessinée par Goossens, elle est tout simplement excellente et hilarante, même si elle s'écarte quand même pas mal des typiques Histoires de l'Oncle Paul pour faire plutôt dans le style personnel de Goossens. Moi, j'ai adoré.
Bref, une BD hommage d'excellente qualité, vraiment drôle la plupart du temps, joliment dessinée la plupart du temps également et mettant en scène les talents de nombreux grands artistes de la BD. Si vous réussissez à la dénicher (elle date quand même de 1986), ne vous privez surtout pas de l'acheter ou au moins de la lire.
C'est le premier manga que j'ai lu. Atypique, mais très bien pour entrer en douceur dans cet univers dont j'avais jusque-là une vision étriquée et déformée. C'est donc un recueil de trois contes, où il est question d'amour éternel, de séparation et de mort, sur lesquels plane la figure légendaire de Shirahime Syo, la princesse blanche dont les larmes sont les flocons de neige.
Dans la première histoire, une jeune fille part dans la montagne enneigée, chasser le loup qui a tué son père, et fait une rencontre surprenante. La seconde, nous conte le serment d'amour d'une jeune femme à son fiancé qui part à la guerre. Il est encore question d'amour et de séparation dans le troisième conte, qui met en scène un jeune guerrier et un couple de hérons. La présence de Shirahime Syo, comme en filigrane, surplombe et sert de fil rouge à ce recueil, extrêmement poétique, mais hélas, peu palpitant.
Ces histoires font en effet la part belle au romantisme, au détriment de la tension narrative. C'est très beau mais dans le genre "...je vous attendrai, quitte à devenir moi aussi une fleur" c'est un peu too much, c'est vite lu et, au final donc, assez ennuyeux.
Le dessin, quant à lui, est assez élégant mais pas extraordinaire non plus.
Une série qui se compose de trois premiers tomes. Puis les tomes 4 et 5 peuvent se lire seuls (mais si l'on connait les personnages c'est mieux). Et enfin les tome 6 et 7 forment une seule histoire. Ces deux derniers volumes sont un peu moins bons à mon avis.
Il s'agit de BDs très oniriques où l'imagination n'a pas de limite et où il est difficile de prévoir ce qu'il va se passer. On mélange science-fiction dure (plutôt scientifique) à de la fantasy. Assez naïve dans l'ensemble, cette série magnifique de par son originalité et ses histoires nous donne une très bonne humeur : la vie est belle et celle de ce futur encore plus. A lire pour tous ceux qui veulent sortir des clichés.
En avant-propos, J-P Duffour explique que le projet initial consistait en un recueil de 80 pages environ, en noir et blanc, pour l'éditeur japonais Kodansha. Le principe était de raconter une série de courtes histoires ayant pour cadre les différents étages d'un gratte-ciel. Mais finalement, l'éditeur jugera ces histoires trop noires et trop peu logiques, et le projet tournera court.
En fait, il y a bien une logique à ces courts récits, celle des rêves, ce qui les rend plutôt attachants. En particulier, L'Escalier maudit m'a évoqué des souvenirs de mes propres rêves. Malheureusement, c'est trop court, toutes les nouvelles ne sont pas du même niveau, et le dessin de Duffour, pour une fois en couleur, et dans lequel j'ai relevé un clin d'oeil à Spiegelman, n'apporte pas ce petit grain de folie qui aurait rendu cet album carrément sympa. Je ne regrette pas mon achat, mais je reste tout de même sur ma faim.
2.5
En général j'aime bien les histoires qui prennent pour cadre un contexte historique avec une pointe de fantastique, raison pour laquelle je pensais apprécier La Conjuration d'Opale.
Evidemment le contexte ne fait pas tout et le scénario est le plus important comme dans toute bonne BD. Seulement j'ai trouvé ce dernier assez peu convaincant, en effet malgré un démarrage plus que mystérieux qui laissait augurer une bonne suite (l'étrange Nostradamus et ses opales), la trame principale m'a semblé bien trop classique, superficielle, un air de déjà-vu flottant cruellement...c'est simple ce premier tome se cantonne à une description des personnages, puis une brève quête et une fin rapide et téléphonée qui à mon avis n'a pas sa place dans le premier tome :s
De ce fait j'ai l'impression d'avoir lu un récit en accéléré qui aurait mérité d'être amplement développé, mais peut-être est-ce un choix de l'auteur.
Je verrais bien chaque tome se dérouler à une génération et une époque différentes d'où cette condensation utile dans ce premier tome...si c'était le cas la suite pourrait se révéler très intéressante :)
Verdict au prochain tome !
Le dessin et la colorisation sont certainement le point fort de cette BD en ce qui me concerne. Une véritable réussite que nous livrent là Hamm et Grun, un port de La Rochelle très bien représenté, des personnages et des décors criants de vérité, de magnifiques couleurs jaune/vert/bleu terne et vieillot qui donnent presque l'impression de lire un livre parcheminé ou toute autre oeuvre moyenâgeuse, ce qui, vous l'aurez deviné, contribue à l'ambiance et au réalisme de cette BD qui se déroule au 17ème siècle :)
Au final malgré un scénario très moyen, le graphisme de qualité me donne envie de lire la suite, qui pourrait probablement rehausser l'intérêt de la série. Enfin, n'oublions pas que c'est Corbeyran aux commandes, et qu'il peut nous réserver bien des choses et des surprises au vu de la qualité de ses autres séries.... ;)
3.5
Voici un thème tout à fait original dans l'univers de la BD, du moins à ma connaissance. L'idée d'un virus inconnu qui pourrait mettre en danger la population mondiale m'a tout de suite accroché, et après la lecture de ce premier tome, force est de constater que ça fonctionne, d'autant plus que je suis friand de ce genre d'histoires fantastiques...
On sent la maîtrise scénaristique de Callède, qui arrive à donner une patte cinématographique à son récit, chose qui ne me déplaît pas (on peut faire le parallèle avec certains films). Malgré un enchaînement relativement classique on est embarqué dans l'histoire pour ne plus décrocher jusqu'à la fin.
Bien sûr on sent qu'il y a encore du travail sur la profondeur psychologique des personnages (si c'est comme Enchaînés c'est du tout bon) et sur la complexité du scénario, mais ce premier opus n'a pour but que d'installer l'intrigue et la suite risque donc d'être fort prometteuse :)
Au niveau des dessins ils sont tous simplement très bons à mon goût, clairs et modernes, détaillés mais pas surchargés ; une colorisation tout à fait réussie.
Une BD qui se veut divertissante, à lire dans le noir avec du popcorn et un soda (lol) pour passer un très bon moment ;)
Une histoire où le personnage principal peut arrêter le temps, idée alléchante sur le papier.
Pourtant je trouve que l’histoire ne décolle jamais vraiment, et si j’ai passé un bon moment de lecture, on ne peut pas dire que j’ai été enthousiasmé. Disons que j’avais un peu l’impression d’avoir déjà lu ce genre de bouquin. Arrêter le temps pour pouvoir regarder sous les jupes des filles/cambrioler une banque/baisser le pantalon d’un pote (rayez les mentions inutiles), je pense qu’on y a déjà tous pensé non ?
La fin qui de toute évidence se veut surprenante m’a laissé sur la mienne, de faim. Enfaim, heuuu enfin la lecture de ce one-shot est bien trop rapide malgré ses 62 pages.
Bref, un avis assez négatif pour une BD quand même sympa, mais au final une impression de trop peu et de déjà vu (ou lu).
Après l'administration fiscale américaine, Stephen Desberg choisit maintenant les services secrets US comme théâtre de ses nouvelles intrigues.
Dans ce premier opus, il pose les bases de son histoire et nous présente Floyd, le personnage central. Globalement, il s'agit d'un récit d'espionnage à travers le monde sans originalité ébouriffante, mais efficace ! En scénariste expérimenté, Desberg nous entraîne dans deux époques différentes afin d'esquisser ses diverses intrigues. Les thèmes abordés sont bien choisis, notamment les suspicions quant à l'élection du Président des Etats-Unis, car cela mêle habilement fiction et réalité. Je pense que la vraie force du récit est là. Néanmoins, malgré le talent indéniable du scénariste, on ne parvient pas encore à se prendre d'amitié pour Floyd. Gageons que cela viendra par la suite.
Le graphisme de Hugues Labiano est expressif et restitue au mieux les ambiances des années 50-60. Son style semi-réaliste est reconnaissable à la façon très particulière qu'il a de dessiner ses personnages : on se croirait presque dans Mister George ! Ses cadrages sont bien sentis et donnent un petit coté cinématographique.
Un premier tome honnête au concept convainquant.
Mon avis sur cette série n'est basé que sur ma connaissance de la BD, car je ne connais absolument pas les livres de Arnaud. Le scénario est passionnant, plein de rebondissements et jamais décevant, on en demande toujours plus et on en a toujours plus!
La seule ombre au tableau est le dessin, il traduit très mal les expressions des personnages, ce les rend lointains et sans aucune expression ou sentiment apparent, même la colère n'est pas crédible.
J'ai quand même mis 4/5 car le scénario le vaut largement, et le dessin plus que mauvais au tome 1 a énormément été amélioré au fur et à mesure de l'avancement de la série. Peut être aura-t-on des personnages humains d'ici quelques tomes...
(il parait même que les 2 premiers tomes vont être entièrement redessinés, pour reprendre le mauvais dessin initial... Affaire à suivre)
Voila, la série est finie désormais, une fin magnifique et totalement inattendue, qui ne nous fait pas regretter d'avoir attendu.
C'est une série au dessin magnifique (et encore c'est un faible mot pour le décrire), et au scénario prenant quoi que un peu confus.
C'est justement sur le scénario que la série fait défaut, on s'attend à quelque chose de long et de développé, mais ça finit par couper court, on en sait pas beaucoup plus sur certains personnages oubliés aussi vite qu'ils sont apparus, malgré leur importance (je pense a celui qui est sensé être le "vilain" de l'histoire).
Mais les personnages principaux sont bien là, avec leur personnalité, leur caractère et tout ce qu'il faut pour qu'on s'attache à eux.
Un conseil tout de même, lisez et relisez attentivement les 6 tomes, l'histoire est bien entière et bien complète, quoi que pas forcement évidente, et qui a tendance à finir bien plus vite qu'on ne l'aurait cru.
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Les Histoires merveilleuses des Oncles Paul
Note approximative : 3.5/5 En entamant cet album, je croyais lire là un recueil des vraies Histoires de l'Oncle Paul telles qu'elles paraissaient dans le journal Spirou dans les années 50. Mais j'ai vite réalisé qu'il s'agissait d'hommages bien plus récents, parus dans Spirou au début des années 80. Des auteurs aussi célèbres et doués que Chaland, Yann, Goossens, Dany et autres Will avaient ainsi créé leurs propres Histoires de l'Oncle Paul qui, tout en restant dans l'esprit initial de la série originelle, sont nettement plus modernes et surtout parfois vraiment hilarantes alors que la série initiale était sérieuse. Yann a scénarisé 5 des 8 histoires de cet album et on retrouve très vite son humour : humour noir, touches de politiquement incorrect, cynisme hilarant. Je me suis vraiment marré sur la plupart de ses histoires dans cet album. D'autant plus qu'avec Chaland, Dany ou Will au dessin, l'aspect visuel est excellent et maîtrisé. Les dessins de Bercovici et Legall sont bons aussi mais très personnellement, j'aime un peu moins. Les histoires de Frank et Clerc sont pour leur part nettement plus sérieuses, rendant un hommage direct aux anciennes Histoires de l'Oncle Paul puisque ces biographies de Rodin et d'espions Russes sont parfaitement véridiques et sérieuses. Ces deux récits sont cependant un peu plus ennuyeux à mon goût. Quant à l'histoire finale scénarisée et dessinée par Goossens, elle est tout simplement excellente et hilarante, même si elle s'écarte quand même pas mal des typiques Histoires de l'Oncle Paul pour faire plutôt dans le style personnel de Goossens. Moi, j'ai adoré. Bref, une BD hommage d'excellente qualité, vraiment drôle la plupart du temps, joliment dessinée la plupart du temps également et mettant en scène les talents de nombreux grands artistes de la BD. Si vous réussissez à la dénicher (elle date quand même de 1986), ne vous privez surtout pas de l'acheter ou au moins de la lire.
Shirahime Syo
C'est le premier manga que j'ai lu. Atypique, mais très bien pour entrer en douceur dans cet univers dont j'avais jusque-là une vision étriquée et déformée. C'est donc un recueil de trois contes, où il est question d'amour éternel, de séparation et de mort, sur lesquels plane la figure légendaire de Shirahime Syo, la princesse blanche dont les larmes sont les flocons de neige. Dans la première histoire, une jeune fille part dans la montagne enneigée, chasser le loup qui a tué son père, et fait une rencontre surprenante. La seconde, nous conte le serment d'amour d'une jeune femme à son fiancé qui part à la guerre. Il est encore question d'amour et de séparation dans le troisième conte, qui met en scène un jeune guerrier et un couple de hérons. La présence de Shirahime Syo, comme en filigrane, surplombe et sert de fil rouge à ce recueil, extrêmement poétique, mais hélas, peu palpitant. Ces histoires font en effet la part belle au romantisme, au détriment de la tension narrative. C'est très beau mais dans le genre "...je vous attendrai, quitte à devenir moi aussi une fleur" c'est un peu too much, c'est vite lu et, au final donc, assez ennuyeux. Le dessin, quant à lui, est assez élégant mais pas extraordinaire non plus.
Altor
Une série qui se compose de trois premiers tomes. Puis les tomes 4 et 5 peuvent se lire seuls (mais si l'on connait les personnages c'est mieux). Et enfin les tome 6 et 7 forment une seule histoire. Ces deux derniers volumes sont un peu moins bons à mon avis. Il s'agit de BDs très oniriques où l'imagination n'a pas de limite et où il est difficile de prévoir ce qu'il va se passer. On mélange science-fiction dure (plutôt scientifique) à de la fantasy. Assez naïve dans l'ensemble, cette série magnifique de par son originalité et ses histoires nous donne une très bonne humeur : la vie est belle et celle de ce futur encore plus. A lire pour tous ceux qui veulent sortir des clichés.
Le Robinet récalcitrant
En avant-propos, J-P Duffour explique que le projet initial consistait en un recueil de 80 pages environ, en noir et blanc, pour l'éditeur japonais Kodansha. Le principe était de raconter une série de courtes histoires ayant pour cadre les différents étages d'un gratte-ciel. Mais finalement, l'éditeur jugera ces histoires trop noires et trop peu logiques, et le projet tournera court. En fait, il y a bien une logique à ces courts récits, celle des rêves, ce qui les rend plutôt attachants. En particulier, L'Escalier maudit m'a évoqué des souvenirs de mes propres rêves. Malheureusement, c'est trop court, toutes les nouvelles ne sont pas du même niveau, et le dessin de Duffour, pour une fois en couleur, et dans lequel j'ai relevé un clin d'oeil à Spiegelman, n'apporte pas ce petit grain de folie qui aurait rendu cet album carrément sympa. Je ne regrette pas mon achat, mais je reste tout de même sur ma faim.
La Conjuration d'Opale
2.5 En général j'aime bien les histoires qui prennent pour cadre un contexte historique avec une pointe de fantastique, raison pour laquelle je pensais apprécier La Conjuration d'Opale. Evidemment le contexte ne fait pas tout et le scénario est le plus important comme dans toute bonne BD. Seulement j'ai trouvé ce dernier assez peu convaincant, en effet malgré un démarrage plus que mystérieux qui laissait augurer une bonne suite (l'étrange Nostradamus et ses opales), la trame principale m'a semblé bien trop classique, superficielle, un air de déjà-vu flottant cruellement...c'est simple ce premier tome se cantonne à une description des personnages, puis une brève quête et une fin rapide et téléphonée qui à mon avis n'a pas sa place dans le premier tome :s De ce fait j'ai l'impression d'avoir lu un récit en accéléré qui aurait mérité d'être amplement développé, mais peut-être est-ce un choix de l'auteur. Je verrais bien chaque tome se dérouler à une génération et une époque différentes d'où cette condensation utile dans ce premier tome...si c'était le cas la suite pourrait se révéler très intéressante :) Verdict au prochain tome ! Le dessin et la colorisation sont certainement le point fort de cette BD en ce qui me concerne. Une véritable réussite que nous livrent là Hamm et Grun, un port de La Rochelle très bien représenté, des personnages et des décors criants de vérité, de magnifiques couleurs jaune/vert/bleu terne et vieillot qui donnent presque l'impression de lire un livre parcheminé ou toute autre oeuvre moyenâgeuse, ce qui, vous l'aurez deviné, contribue à l'ambiance et au réalisme de cette BD qui se déroule au 17ème siècle :) Au final malgré un scénario très moyen, le graphisme de qualité me donne envie de lire la suite, qui pourrait probablement rehausser l'intérêt de la série. Enfin, n'oublions pas que c'est Corbeyran aux commandes, et qu'il peut nous réserver bien des choses et des surprises au vu de la qualité de ses autres séries.... ;)
Tatanka
3.5 Voici un thème tout à fait original dans l'univers de la BD, du moins à ma connaissance. L'idée d'un virus inconnu qui pourrait mettre en danger la population mondiale m'a tout de suite accroché, et après la lecture de ce premier tome, force est de constater que ça fonctionne, d'autant plus que je suis friand de ce genre d'histoires fantastiques... On sent la maîtrise scénaristique de Callède, qui arrive à donner une patte cinématographique à son récit, chose qui ne me déplaît pas (on peut faire le parallèle avec certains films). Malgré un enchaînement relativement classique on est embarqué dans l'histoire pour ne plus décrocher jusqu'à la fin. Bien sûr on sent qu'il y a encore du travail sur la profondeur psychologique des personnages (si c'est comme Enchaînés c'est du tout bon) et sur la complexité du scénario, mais ce premier opus n'a pour but que d'installer l'intrigue et la suite risque donc d'être fort prometteuse :) Au niveau des dessins ils sont tous simplement très bons à mon goût, clairs et modernes, détaillés mais pas surchargés ; une colorisation tout à fait réussie. Une BD qui se veut divertissante, à lire dans le noir avec du popcorn et un soda (lol) pour passer un très bon moment ;)
Les mesures du temps
Une histoire où le personnage principal peut arrêter le temps, idée alléchante sur le papier. Pourtant je trouve que l’histoire ne décolle jamais vraiment, et si j’ai passé un bon moment de lecture, on ne peut pas dire que j’ai été enthousiasmé. Disons que j’avais un peu l’impression d’avoir déjà lu ce genre de bouquin. Arrêter le temps pour pouvoir regarder sous les jupes des filles/cambrioler une banque/baisser le pantalon d’un pote (rayez les mentions inutiles), je pense qu’on y a déjà tous pensé non ? La fin qui de toute évidence se veut surprenante m’a laissé sur la mienne, de faim. Enfaim, heuuu enfin la lecture de ce one-shot est bien trop rapide malgré ses 62 pages. Bref, un avis assez négatif pour une BD quand même sympa, mais au final une impression de trop peu et de déjà vu (ou lu).
Black Op
Après l'administration fiscale américaine, Stephen Desberg choisit maintenant les services secrets US comme théâtre de ses nouvelles intrigues. Dans ce premier opus, il pose les bases de son histoire et nous présente Floyd, le personnage central. Globalement, il s'agit d'un récit d'espionnage à travers le monde sans originalité ébouriffante, mais efficace ! En scénariste expérimenté, Desberg nous entraîne dans deux époques différentes afin d'esquisser ses diverses intrigues. Les thèmes abordés sont bien choisis, notamment les suspicions quant à l'élection du Président des Etats-Unis, car cela mêle habilement fiction et réalité. Je pense que la vraie force du récit est là. Néanmoins, malgré le talent indéniable du scénariste, on ne parvient pas encore à se prendre d'amitié pour Floyd. Gageons que cela viendra par la suite. Le graphisme de Hugues Labiano est expressif et restitue au mieux les ambiances des années 50-60. Son style semi-réaliste est reconnaissable à la façon très particulière qu'il a de dessiner ses personnages : on se croirait presque dans Mister George ! Ses cadrages sont bien sentis et donnent un petit coté cinématographique. Un premier tome honnête au concept convainquant.
La Compagnie des Glaces
Mon avis sur cette série n'est basé que sur ma connaissance de la BD, car je ne connais absolument pas les livres de Arnaud. Le scénario est passionnant, plein de rebondissements et jamais décevant, on en demande toujours plus et on en a toujours plus! La seule ombre au tableau est le dessin, il traduit très mal les expressions des personnages, ce les rend lointains et sans aucune expression ou sentiment apparent, même la colère n'est pas crédible. J'ai quand même mis 4/5 car le scénario le vaut largement, et le dessin plus que mauvais au tome 1 a énormément été amélioré au fur et à mesure de l'avancement de la série. Peut être aura-t-on des personnages humains d'ici quelques tomes... (il parait même que les 2 premiers tomes vont être entièrement redessinés, pour reprendre le mauvais dessin initial... Affaire à suivre)
Les Gardiens du Maser
Voila, la série est finie désormais, une fin magnifique et totalement inattendue, qui ne nous fait pas regretter d'avoir attendu. C'est une série au dessin magnifique (et encore c'est un faible mot pour le décrire), et au scénario prenant quoi que un peu confus. C'est justement sur le scénario que la série fait défaut, on s'attend à quelque chose de long et de développé, mais ça finit par couper court, on en sait pas beaucoup plus sur certains personnages oubliés aussi vite qu'ils sont apparus, malgré leur importance (je pense a celui qui est sensé être le "vilain" de l'histoire). Mais les personnages principaux sont bien là, avec leur personnalité, leur caractère et tout ce qu'il faut pour qu'on s'attache à eux. Un conseil tout de même, lisez et relisez attentivement les 6 tomes, l'histoire est bien entière et bien complète, quoi que pas forcement évidente, et qui a tendance à finir bien plus vite qu'on ne l'aurait cru.