Culte... Et pourtant j'ai trouvé (et je continue à le penser) le dessin affreux. Tous les personnages se ressemblent !
Mais l'histoire nous rattrape très vite. On peut difficilement lâcher le bouquin tellement c'est bourré d'émotions, de rebondissements, d'ironie et même d'humour ! C'est si fort, que le dessin on n'y pense plus, et on se met à lire comme un roman.
Je suis vraiment heureux de rencontrer de ces oeuvres rares et denses qui enrichissent le monde de la BD et cassent ses clichés.
Certes l'exercice de style est exceptionnel et peut-être unique dans le genre. Certes, l'auteur a du se creuser les méninges un sacré bout de temps pour que tout coïncide aussi bien. Mais au final, cette bd qui se lit très très vite est assez brouillonne et les dialogues sont parfois cappillo-tractés (traduisez, tirés par les cheveux). J'ai trouvé la première moitié du bouquin assez indigeste, ne sachant pas où l'auteur voulait me mener. Et n'étant pas rentré dans l'histoire, l'effet de surprise s'en est trouvé diminué. Pour finir, je trouve que le dessin de Lécroart rend ses personnages très antipathiques.
Conclusion : une petite bd à emprunter seulement
Cette publication des éditions Soleil dans la collection mini Kids s'adresse logiquement à de jeunes lecteurs. Mais il faut reconnaître que certains gags et jeux de mots sont bien trouvés et prêtent largement à sourire, même la trentaine passée. Ne cherchez pas ici un véritable scénario mais plutôt une succession de situations cocasses mettant en scène des animaux de la jungle quelque peu désoeuvrés et pour certains, affamés... L'ensemble n'est pas mémorable mais peut valoir le coup d'y jeter un oeil.
Une BD qui fait dans l'efficacité tant au niveau du dessin que du sujet, un thriller fantastique grand public qui scotche le lecteur sur une intrigue dont on veut vraiment découvrir le mystère.
Le dessin est bon et maîtrisé. Par contre, il a deux petits quelques choses qui font que j'ai vraiment du mal à l'apprécier à sa juste valeur. La première chose est la colorisation : trop pastel, trop chatoyante, je ne sais pas ce qui ne me plait pas exactement mais j'ai du mal avec ces couleurs. Ensuite, le dessinateur, une fois n'est pas coutume, semble s'y entendre mieux en personnages et visages qu'en décors. Résultat : il abuse un peu trop des portraits et des gros plans sur les visages, leurs mimiques, etc... Je n'aime pas trop : question de goût.
Quant au scénario, le moins qu'on puisse dire c'est qu'il est assez efficace et prenant. Le mystère est parfaitement formé dès le premier album et les indices sont ensuite distillés tout doucement pour assouvir peu à peu la curiosité du lecteur, l'obligeant à avancer sans s'arrêter dans la lecture de la série. Une intrigue bien montée, un scénario pas si original que ça mais bien fait, une histoire qui donne envie de lire et qu'on ne lâche plus quand on l'a entamée.
Par contre, tout comme avec les couleurs et les gros plans sur les visages, je dois avouer avoir personnellement du mal avec les personnages de cette série. Le héros commence mal, déjà, beau, riche, débrouillard, intelligent et très chanceux : bien sûr, c'est le scénario qui veut ça mais ça n'empêche pas le personnage d'être suffisant, surtout dans ses dialogues qui sont parfois bien bidons (notamment quand il est avec une femme). Et à cela s'ajoute un côté facilement raccoleur des auteurs qui en profitent un peu trop souvent pour mettre de nombreuses jeunes femmes dans les bras de leur héros et d'offrir des scènes de cul certes jolies mais véritablement gratuites.
Une bonne intrigue et un dessin d'assez bonne qualité mais quelques défauts qui m'agacent en cours de lecture et qui rabaissent un peu le niveau de cette BD à mes yeux.
Chacune de ces courtes histoires étant scénarisée et dessinée par des auteurs différents, cela donne évidemment un résultat assez hétérogène : certaines sont sympas, d’autres, bien dessinées, mais, sur l’ensemble, rien n’est vraiment enthousiamant. Petite BD assez sympa pour se plonger dans l’ambiance d’Halloween, mais rien d’inoubliable.
Tout d’abord, un grand merci à Spooky qui a attiré mon attention sur cet album :*. C’est une histoire de pirates assez inhabituelle, bien sympathique, avec, en effet, des dialogues savoureux, truffés de calembours (parfois, on se dit “Non, il a osé !” mais toujours pour notre plus grand plaisir) et de digressions linguistiques créant un décalage (c’est important ça, de créer le décalage (y en a sûrement qui comprendront ;) )) désopilant. Mention spéciale à Linet et Romuald, impayables. Le dessin, lui aussi, est original, et la colorisation (je n’ai pas su déterminer si elle était faite au pinceau ou à la souris) très agréable. Le tout est un régal pour les yeux : ces personnages typés, ces flots aux vaguelettes d’azur baignant des îles à la végétation luxuriante, le navire, magnifique, bref, un vrai bonheur de lecture.
“Dimanche, sanglant dimanche ... Y s’en souviendront, les Irlandais, de celui-là!”
Nouvelle série de la part des auteurs de Le Tueur, « Les cyclopes » leur permet de changer de registre en exploitant la science-fiction. Le résultat m’est apparu mitigé aussi bien graphiquement et scénaristiquement. Le dessin de Jacamon est très agréable à contempler. Cependant, j’ai été surpris d’apercevoir de temps en temps des cases où j’ai eu l’impression que l’auteur a utilisé un logiciel de photomontage notamment lors des vues extérieures avec ce ciel aux tons jaunâtres en rupture avec le sol d’une tonalité violette. Certaines planches m’ont demandé beaucoup d’attention (manque de lisibilité) car elles sont traitées d’une couleur trop sombre et trop uniforme à mon goût.
L’histoire reprend l’idée de base de Reality Show de Morvan. Ce qui m’a gêné dans le scénario de Matz, c’est la relative « rapidité » du personnage principal à se hisser comme héros dans une société hyper-blasée suite à un acte héroïque. Il y a dans cette ascension fulgurante quelque chose qui ne me semble pas vraiment pertinent dans ce monde imaginé par l’auteur. Autre chose qui m’a semblé louche dans ce scénario, c’est la représentation d’un homme bardé de diplômes et au passé riche en référence qui est au… chômage ! Bizarre…
Finalement, « La recrue » m’a déçu à cause de ces défauts. Bédé à lire malgré tout…
Voilà peut-être le début d'une série intéressante. De par son origine d'abord puisque ses auteurs sont allemands et que c'est la maison Paquet qui fait acte d'édition pour la France. De part son graphisme ensuite avec une opposition de deux styles de dessin provoquant l'illusion de personnages au premier plan évoluant dans un décor flou et quasiment irréel.
L'histoire, sombre, n'est pas sans rappeler l'univers du troisième testament. Le héros, un guerrier aux étranges pouvoirs de guérison va faire connaissance avec un jeune garçon dans de douloureuses circonstances. Ensemble, ils seront amenés à lier connaissance puis à poursuivre une compagnie de moines de l'Inquisition. Tout cela n'est pas bien original mais les graphismes rendent la lecture vraiment agréable.
Attendons maintenant de voir la suite.
Le Rayon U est un album qui a prit un fameux coup de vieux. Il faut dire que les premières planches ont été dessinées en 1943.
Ceci dit, ce coté désuet ne manque pas de charme.
Il est clair que les influences du scénario se placent entre "Flash Gordon" et "Le Monde Perdu".
L'histoire en elle-même n'a rien exceptionnelle mais je peux comprendre l'intérêt que pouvaient porter les lecteurs de ces années-là à l'égard de cette bd.
Je ne conseille pas l'achat de cet album excepté si vous êtes fan de Jacobs.
Bon je viens de finir la lecture des deux premiers tomes et j'ai beaucoup aimé malgré quelques imperfections, je m'explique...
1- Ca change : la série n'est pas une série "formatée" Soleil grand public avec une pucelle poumonée pré pubère, un vieux sage et un gros bourrin qui se baladent dans un univers rempli de méchants pour accomplir une quête dont on ne verra jamais la fin (cf. Lanfeust De Troy, Les Forêts d'Opale, Elixirs, Kookaburra, Atalante, Ishanti et j'en oublie bien d'autres -pardon à Mr Arleston et à Mr Crisse ).
Je suis pas loin de penser, mais on ne sait jamais, (au vu de l'avancement du tome 3 et de la récente discussion avec Laurent Sieurac) que la série aura une fin et une vraie fin, pas un truc qui fait dire : "allez on repart pour un tour les gars plus que 15 cycles de 6 tomes avant de connaître la fin". Je fais confiance aux auteurs.
2- Cette ville, elle me plait, une espèce de cité en même temps majestueuse et décadente où l'espoir des pauvres n'est vite qu'une illusion (ça me fait penser aussi comme j'ai pu lire dans un précédent message à Gangs of New York, Arclan étant inspirée d'un New York fin 19e début 20e avec les arrivées massives des immigrés. On y retrouve les clichés que l'on connaît, que j'ai beaucoup appréciés (arrivée à Ellis Island, vérifications médicales, etc...)
Puis la galère pour certains persos et, pour d'autres, la chance de trouver un but à leur séjour.
3- Rien n'est vraiment figé et on sent qu’à cause de cette non quête, l'histoire peut virer d'un moment à l'autre pour les 4 persos... et ça c'est bien car cela laisse un doute sur le futur des quatre héros, leurs destinées ou leurs véritables motivations.
4- Autour des 4 principaux persos viennent se greffer une multitude de persos secondaires, d'aventures variées qui nous font découvrir avec curiosité les bons et les mauvais côtés de la cité. Mais la narration se passe sans discontinuité et on n'est pas gêné par cette alternance. J'ai même apprécié les transitions particulièrement bien faites pour passer d'une histoire à l'autre...
5- J'ai beaucoup aimé les 3 dernières planches du second album qui m'ont donné envie de savoir la suite ! J'ai refermé l'album en me disant : "Wahou ! Qu'est-ce qu'ils vont tous devenir !?!" Et ça c'est vraiment bien !
6- Sinon coté dessin, rien a redire c'est propre et séduisant, les filles sont superbes (Allez jeter un coup d'oeil sur la dernière case de la page 38...), la couverture du tome 2 est à craquer ! J'ai pas trop apprécié par contre les ombres sur le visage de Madame (tome 2 pages 4-5) qui gâchent trop un joli visage.
Voilà, un peu long, j'ai mis ce qui m'est passé par la tête pour résumer ma lecture. Le principal est que j'ai passé un bon moment et que j'ai découvert une série qui ne m'attirait pas tellement à la base... Ca fait plaisir.
Je serai donc de la partie pour le tome 3.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Maus
Culte... Et pourtant j'ai trouvé (et je continue à le penser) le dessin affreux. Tous les personnages se ressemblent ! Mais l'histoire nous rattrape très vite. On peut difficilement lâcher le bouquin tellement c'est bourré d'émotions, de rebondissements, d'ironie et même d'humour ! C'est si fort, que le dessin on n'y pense plus, et on se met à lire comme un roman. Je suis vraiment heureux de rencontrer de ces oeuvres rares et denses qui enrichissent le monde de la BD et cassent ses clichés.
Cercle vicieux
Certes l'exercice de style est exceptionnel et peut-être unique dans le genre. Certes, l'auteur a du se creuser les méninges un sacré bout de temps pour que tout coïncide aussi bien. Mais au final, cette bd qui se lit très très vite est assez brouillonne et les dialogues sont parfois cappillo-tractés (traduisez, tirés par les cheveux). J'ai trouvé la première moitié du bouquin assez indigeste, ne sachant pas où l'auteur voulait me mener. Et n'étant pas rentré dans l'histoire, l'effet de surprise s'en est trouvé diminué. Pour finir, je trouve que le dessin de Lécroart rend ses personnages très antipathiques. Conclusion : une petite bd à emprunter seulement
Les Garnimos
Cette publication des éditions Soleil dans la collection mini Kids s'adresse logiquement à de jeunes lecteurs. Mais il faut reconnaître que certains gags et jeux de mots sont bien trouvés et prêtent largement à sourire, même la trentaine passée. Ne cherchez pas ici un véritable scénario mais plutôt une succession de situations cocasses mettant en scène des animaux de la jungle quelque peu désoeuvrés et pour certains, affamés... L'ensemble n'est pas mémorable mais peut valoir le coup d'y jeter un oeil.
La Maison Dieu
Une BD qui fait dans l'efficacité tant au niveau du dessin que du sujet, un thriller fantastique grand public qui scotche le lecteur sur une intrigue dont on veut vraiment découvrir le mystère. Le dessin est bon et maîtrisé. Par contre, il a deux petits quelques choses qui font que j'ai vraiment du mal à l'apprécier à sa juste valeur. La première chose est la colorisation : trop pastel, trop chatoyante, je ne sais pas ce qui ne me plait pas exactement mais j'ai du mal avec ces couleurs. Ensuite, le dessinateur, une fois n'est pas coutume, semble s'y entendre mieux en personnages et visages qu'en décors. Résultat : il abuse un peu trop des portraits et des gros plans sur les visages, leurs mimiques, etc... Je n'aime pas trop : question de goût. Quant au scénario, le moins qu'on puisse dire c'est qu'il est assez efficace et prenant. Le mystère est parfaitement formé dès le premier album et les indices sont ensuite distillés tout doucement pour assouvir peu à peu la curiosité du lecteur, l'obligeant à avancer sans s'arrêter dans la lecture de la série. Une intrigue bien montée, un scénario pas si original que ça mais bien fait, une histoire qui donne envie de lire et qu'on ne lâche plus quand on l'a entamée. Par contre, tout comme avec les couleurs et les gros plans sur les visages, je dois avouer avoir personnellement du mal avec les personnages de cette série. Le héros commence mal, déjà, beau, riche, débrouillard, intelligent et très chanceux : bien sûr, c'est le scénario qui veut ça mais ça n'empêche pas le personnage d'être suffisant, surtout dans ses dialogues qui sont parfois bien bidons (notamment quand il est avec une femme). Et à cela s'ajoute un côté facilement raccoleur des auteurs qui en profitent un peu trop souvent pour mettre de nombreuses jeunes femmes dans les bras de leur héros et d'offrir des scènes de cul certes jolies mais véritablement gratuites. Une bonne intrigue et un dessin d'assez bonne qualité mais quelques défauts qui m'agacent en cours de lecture et qui rabaissent un peu le niveau de cette BD à mes yeux.
Les Cauchemars d'Halloween
Chacune de ces courtes histoires étant scénarisée et dessinée par des auteurs différents, cela donne évidemment un résultat assez hétérogène : certaines sont sympas, d’autres, bien dessinées, mais, sur l’ensemble, rien n’est vraiment enthousiamant. Petite BD assez sympa pour se plonger dans l’ambiance d’Halloween, mais rien d’inoubliable.
Ratafia
Tout d’abord, un grand merci à Spooky qui a attiré mon attention sur cet album :*. C’est une histoire de pirates assez inhabituelle, bien sympathique, avec, en effet, des dialogues savoureux, truffés de calembours (parfois, on se dit “Non, il a osé !” mais toujours pour notre plus grand plaisir) et de digressions linguistiques créant un décalage (c’est important ça, de créer le décalage (y en a sûrement qui comprendront ;) )) désopilant. Mention spéciale à Linet et Romuald, impayables. Le dessin, lui aussi, est original, et la colorisation (je n’ai pas su déterminer si elle était faite au pinceau ou à la souris) très agréable. Le tout est un régal pour les yeux : ces personnages typés, ces flots aux vaguelettes d’azur baignant des îles à la végétation luxuriante, le navire, magnifique, bref, un vrai bonheur de lecture. “Dimanche, sanglant dimanche ... Y s’en souviendront, les Irlandais, de celui-là!”
Cyclopes
Nouvelle série de la part des auteurs de Le Tueur, « Les cyclopes » leur permet de changer de registre en exploitant la science-fiction. Le résultat m’est apparu mitigé aussi bien graphiquement et scénaristiquement. Le dessin de Jacamon est très agréable à contempler. Cependant, j’ai été surpris d’apercevoir de temps en temps des cases où j’ai eu l’impression que l’auteur a utilisé un logiciel de photomontage notamment lors des vues extérieures avec ce ciel aux tons jaunâtres en rupture avec le sol d’une tonalité violette. Certaines planches m’ont demandé beaucoup d’attention (manque de lisibilité) car elles sont traitées d’une couleur trop sombre et trop uniforme à mon goût. L’histoire reprend l’idée de base de Reality Show de Morvan. Ce qui m’a gêné dans le scénario de Matz, c’est la relative « rapidité » du personnage principal à se hisser comme héros dans une société hyper-blasée suite à un acte héroïque. Il y a dans cette ascension fulgurante quelque chose qui ne me semble pas vraiment pertinent dans ce monde imaginé par l’auteur. Autre chose qui m’a semblé louche dans ce scénario, c’est la représentation d’un homme bardé de diplômes et au passé riche en référence qui est au… chômage ! Bizarre… Finalement, « La recrue » m’a déçu à cause de ces défauts. Bédé à lire malgré tout…
La Chronique des Immortels
Voilà peut-être le début d'une série intéressante. De par son origine d'abord puisque ses auteurs sont allemands et que c'est la maison Paquet qui fait acte d'édition pour la France. De part son graphisme ensuite avec une opposition de deux styles de dessin provoquant l'illusion de personnages au premier plan évoluant dans un décor flou et quasiment irréel. L'histoire, sombre, n'est pas sans rappeler l'univers du troisième testament. Le héros, un guerrier aux étranges pouvoirs de guérison va faire connaissance avec un jeune garçon dans de douloureuses circonstances. Ensemble, ils seront amenés à lier connaissance puis à poursuivre une compagnie de moines de l'Inquisition. Tout cela n'est pas bien original mais les graphismes rendent la lecture vraiment agréable. Attendons maintenant de voir la suite.
Avant Blake et Mortimer (Le Rayon U)
Le Rayon U est un album qui a prit un fameux coup de vieux. Il faut dire que les premières planches ont été dessinées en 1943. Ceci dit, ce coté désuet ne manque pas de charme. Il est clair que les influences du scénario se placent entre "Flash Gordon" et "Le Monde Perdu". L'histoire en elle-même n'a rien exceptionnelle mais je peux comprendre l'intérêt que pouvaient porter les lecteurs de ces années-là à l'égard de cette bd. Je ne conseille pas l'achat de cet album excepté si vous êtes fan de Jacobs.
Les Princes d'Arclan
Bon je viens de finir la lecture des deux premiers tomes et j'ai beaucoup aimé malgré quelques imperfections, je m'explique... 1- Ca change : la série n'est pas une série "formatée" Soleil grand public avec une pucelle poumonée pré pubère, un vieux sage et un gros bourrin qui se baladent dans un univers rempli de méchants pour accomplir une quête dont on ne verra jamais la fin (cf. Lanfeust De Troy, Les Forêts d'Opale, Elixirs, Kookaburra, Atalante, Ishanti et j'en oublie bien d'autres -pardon à Mr Arleston et à Mr Crisse ). Je suis pas loin de penser, mais on ne sait jamais, (au vu de l'avancement du tome 3 et de la récente discussion avec Laurent Sieurac) que la série aura une fin et une vraie fin, pas un truc qui fait dire : "allez on repart pour un tour les gars plus que 15 cycles de 6 tomes avant de connaître la fin". Je fais confiance aux auteurs. 2- Cette ville, elle me plait, une espèce de cité en même temps majestueuse et décadente où l'espoir des pauvres n'est vite qu'une illusion (ça me fait penser aussi comme j'ai pu lire dans un précédent message à Gangs of New York, Arclan étant inspirée d'un New York fin 19e début 20e avec les arrivées massives des immigrés. On y retrouve les clichés que l'on connaît, que j'ai beaucoup appréciés (arrivée à Ellis Island, vérifications médicales, etc...) Puis la galère pour certains persos et, pour d'autres, la chance de trouver un but à leur séjour. 3- Rien n'est vraiment figé et on sent qu’à cause de cette non quête, l'histoire peut virer d'un moment à l'autre pour les 4 persos... et ça c'est bien car cela laisse un doute sur le futur des quatre héros, leurs destinées ou leurs véritables motivations. 4- Autour des 4 principaux persos viennent se greffer une multitude de persos secondaires, d'aventures variées qui nous font découvrir avec curiosité les bons et les mauvais côtés de la cité. Mais la narration se passe sans discontinuité et on n'est pas gêné par cette alternance. J'ai même apprécié les transitions particulièrement bien faites pour passer d'une histoire à l'autre... 5- J'ai beaucoup aimé les 3 dernières planches du second album qui m'ont donné envie de savoir la suite ! J'ai refermé l'album en me disant : "Wahou ! Qu'est-ce qu'ils vont tous devenir !?!" Et ça c'est vraiment bien ! 6- Sinon coté dessin, rien a redire c'est propre et séduisant, les filles sont superbes (Allez jeter un coup d'oeil sur la dernière case de la page 38...), la couverture du tome 2 est à craquer ! J'ai pas trop apprécié par contre les ombres sur le visage de Madame (tome 2 pages 4-5) qui gâchent trop un joli visage. Voilà, un peu long, j'ai mis ce qui m'est passé par la tête pour résumer ma lecture. Le principal est que j'ai passé un bon moment et que j'ai découvert une série qui ne m'attirait pas tellement à la base... Ca fait plaisir. Je serai donc de la partie pour le tome 3.