Il y a beaucoup de bonnes choses dans "des oiseaux, des mers", mais l'ensemble ne m'a pas paru totalement abouti, tant au niveau du graphisme que de l'histoire.
J'ai trouvé que les trois parties s'emboîtaient de façon assez artificielle. Le propos n'est pas super original, mais il est fort, émouvant et prenant.
Le graphisme est assez beau mais a encore un coté "amateur" dans le rendu qui m'a un peu gênée.
Bref, une BD plutôt moyenne en soi, mais qui donne envie de suivre un jeune auteur qui a l'air d'avoir du potentiel.
Arg... je sais que cette œuvre est considérée comme culte, mais je dois bien dire que c'est la seule BD qui m'ait donné envie de vomir à sa lecture. L'imaginaire de Jodo est nauséabond, tout du moins il me donne la nausée. Les histoires d'inceste et de femme à barbe, je trouve ça malsain et grotesque.
En plus, accompagné des dessins de Boucq, qui excelle dans la représentation de la laideur, ça donne un objet que je trouve profondément dérangeant, mais pas dans le bon sens du terme.
Un de mes pires souvenirs de lecture.
Comme dans la littérature, comme au cinéma, comme dans toute forme d'art en fait, il devient de plus en plus difficile de créer quelque chose de vraiment inédit et original en bande dessinée. A la place, on essaie de faire du neuf avec du vieux en recyclant des idées, en mélangeant des genres... Roman graphique avec des pirates, comédie avec des zombies, polar médiéval, heroic fantasy dans l'espace, tout y passe...
Bref, le mélange des genres, c'est la voie qu'a choisie Jeff Mariotte avec "Desperados" (rien que le titre est follement original) : un peu de western, un peu de fantastique et hop, regardez comme ma belle BD sort des sentiers battus. Après tout, en théorie, pourquoi pas ? On ne va pas demander aux auteurs de réinventer l'eau chaude à chaque fois. Sauf qu'ici, hélas, Mariotte se contente de plaquer les vieux poncifs bien éculés du western sur des scénarii vraisemblablement récupérés dans les poubelles des auteurs de X-Files. Le dur à cuire qui veut venger sa femme et son fils assassinés, son faire-valoir noir qu'il a sauvé d'une pendaison injuste, la fille à gros nichons, accessoirement ex-pute maltraitée qui en marre de subir la loi des hommes, le vieil Indien sage et fier, le gros propriétaire véreux, le shérif obstiné, le pied-tendre plus coriace qu'on ne le croit, les stéréotypes s'enchaînent à un rythme soutenu et nous sont servis bêtement, platement, sans détournement malin, sans second degré.
Tout ce petit monde évolue dans un far west de pacotille sur la piste d'un serial killer où chaque évolution du scénario fait factice, forcée...
On veut montrer que les 3 héros sont les plus fines gâchettes de l'Ouest ? Zou, dès le début ils flinguent tout un gang sans froisser leurs panoplies de cowboy pour montrer que c'est eux les plus forts à l'ouest du Pécos, puis ils épargnent un type qui pourtant risque de vouloir se venger d'eux, pour montrer aussi que ce ne sont pas des tueurs, ils ont une âme, un coeur. Et puis le type, on l'évacue de l'histoire, passque sa vengeance, elle servirait à rien dans le scénario.
On veut que le détective rejoigne les 3 autres larrons ? Allez hop, on dirait qu'il quitte l'agence Pinkerton passqu'un méchant milliardaire a décidé que blablabla, et puis hop le méchant milliardaire on l'oublie parce qu'on s'en branle, malgré la portée de ses actes on ne l'a collé dans l'histoire que pour que le détective puisse rejoindre les 3 gugusses.
La série a besoin d'une jolie femme à gros seins dans l'équipe de héros ? Allez, on dirait que cette fille beaucoup trop jolie pour être une pute à deux dollars va vouloir se venger de sa condition de pute à deux dollars.
Les premiers épisodes se sont bien vendus, l'éditeur est d'accord pour faire de "Desperados" une série régulière ? Allez, on dirait qu'à la fin de la 1ère enquête, après avoir éliminé le serial killer d'un coup de pétard mouillé, les Quat'Z'Amis décident que ce serait trop super chouette de rester ensemble pour devenir une équipe de bénévoles spécialistes des mystères de l'Ouest plutôt que de retourner chacun à sa vie normale comme la logique le voudrait.
Tout fonctionne comme ça, du début à la fin, alors certes les péripéties s'enchaînent vite, mais au prix de toute crédibilité...
Les dessins dont la qualité oscille entre moyen et médiocre ne viennent malheureusement pas rehausser la qualité de cette série au scénario écrit à la truelle par l'auteur des novellisations de Angel, Buffy ou Les Experts.
Bref, j'ai beau aimer les westerns et le fantastique, pour moi ces Tex-Files ne méritent pas d'autre sort que le goudron et les plumes.
La seule raison qui m'empêche de donner le maximum à cette série, c'est qu'elle est en cours depuis longtemps et la suite se fait un peu attendre. Néanmoins, on retrouve là un échantillon de ce que la SF sait proposer de mieux : du voyage, du rêve, de l'onirisme, ainsi qu'un peu de psychologie. Servi par le dessin anguleux et volontaire de Caza, influencé par la bd américaine, le caractère des personnages n'en ressort que mieux, le dynamisme est présent à chaque page. Cette histoire de quête initiatique dans un milieu préhistorique/futuriste fonctionne à merveille. A noter que les Mondes d'Arkadi contient sûrement un des personnages féminins les plus emblématiques de la BD à mon avis. Albe incarne à la fois la beauté et le mystère, la maturité et la responsabilité, sans tomber dans aucun des clichés, autrement dit, un personnage bien senti.
Je ne saurais trop recommander de lire cette série à condition d'être patient (et le film animé "les enfants de la pluie" vaut aussi le détour, quoique le ton soit un peu moins adulte).
J'ai immédiatement été séduit par le dessin de cette BD. C'est un dessin dans le style ligne claire, ressemblant beaucoup au style de Chaland. Je ne saurais dire s'il est maîtrisé techniquement mais il est très fluide et agréable à lire. Les quelques scènes érotiques voire pornographiques rendent d'ailleurs très bien avec ce dessin à mes yeux.
Les récits, ensuite, sont assez originaux et variés. Leur lecture est plaisante, les dialogues sont assez bons. Par contre, pour chacune de ces histoires, autant je les ai lues avec interêt à chaque fois, autant chacune des fins de ces histoires m'a laissé de marbre, avec l'impression que je n'avais pas compris. C'est assez spécial. En gros, la narration est bonne, le déroulement du récit est plutôt bon, et puis boum, on arrive à la fin de l'histoire... et sur certaines, je me suis dit que je n'avais rien compris à cette fin, tandis que sur d'autres je me suis simplement demandé quel était l'intérêt de raconter une telle histoire pour finir ainsi.
Je trouve donc cela dommage : un dessin bien sympathique, des récits originaux mais qui hélas ne mènent à rien à chaque fois, du moins à mes yeux.
Si je ne mets pas la note minimale à cette série, c'est grâce à son dessin. Et pourtant, le dessin de Bercovici, ce n'est pas tellement ma tasse de thé. Mais je lui trouve quand même un style et une maîtrise technique qui le rendent pas mauvais, assez original et assez agréable à lire.
Mais alors par contre l'humour de cette série... Le plus simple est de dire que j'ai tellement peu apprécié et j'ai trouvé ça tellement ennuyeux que vers le milieu de l'album que je lisais, je ne regardais plus que vaguement les images dans l'espoir d'être un peu accroché par telle ou telle planche. C'est bien simple : je ne trouve pas ça drôle du tout. En outre, les gags sont vraiment répétitifs, revenant sans arrêt sur les mêmes thèmes : au Club, on fait beaucoup de sport, dans la mer, il y a des requins, etc...
Je ne suis pas client du tout de cette série.
Cosey a le don pour créer l'émotion avec des choses simples mais tellement réalistes. Je pense que cette faculté est la principale force de cet auteur et on ne s'en plaindra pas.
A la Recherche de Peter pan est un diptyque plutôt réussi. L'auteur nous conte les mésaventures d'un écrivain parti sur les traces de son frère, dans les Alpes françaises.
Le scénario démarre en douceur comme dans la plupart des albums de Cosey. Par la suite, on apprend à mieux connaître les personnages, ce qui intensifie notre intérêt pour le récit.
D'un point de vue graphique, Cosey n'a pas son pareil pour dessiner les paysages enneigés et cet album ne faillit pas à la règle.
Lire un album de cet auteur est toujours un réel plaisir. C'est un univers où on se sent bien.
A la Recherche de Peter Pan est donc forcément à lire !!!
Une histoire d'amour qui s'entoure, dans ce premier tome, d'une description sensible de la montée du nazisme en Allemagne. Une histoire simple, dramatique et belle bien servie par un bon dessin.
Tome 1 "Le travail du furet":
Un univers sombre comme je les aime.
Le furet (le héros) évolue dans un monde très proche du film "Blade Runner": des rues sombres, des sales gueules partout, des panneaux lumineux sur toutes les façades et bien sûr un temps dégueulasse.
Ce premier tome nous explique ce qu'est le boulot du furet dans la nécrozone ("il y a un autre nom pour la Nécrozone. La merde." dixit le furet).
Cette mise en place dure les trois quarts du volume sans que cela soit rébarbatif. Les premières intrigues arrivent vers la fin avec l'arrivée de Jos (une voisine, prostituée de son état) et son vieux pote Stéranko.
Ca met l'eau à la bouche...
NOTE 4,5
Tome 2 "Le furet et la colombe"
Au départ de ce tome, fini la nécrozone, bonjour la zone résidentielle (avec de la clarté, beaucoup moins de sales gueules quoique...). J'aime déjà moins.
Ensuite, et comme ça devient de plus en plus souvent le cas maintenant, des petits flash back pour nous montrer qui était le furet avant d'être le furet :) . Ca me gave...
Et au final, on a pas beaucoup avancé. Merde alors...
De plus deux choses m'ont marqué dans ce second tome: le furet est moins balèze que dans le 1 (il a fait un régime ou quoi?) et Jos n'a plus la même tête (l'auteur aurait pu nous dire si elle était passé chez le coiffeur)
NOTE 3
Au final c'est de la bonne science fiction pour les amateurs de Blade Runner.
Le tome 2 est moins bon que le 1er (c'est souvent le cas), mais je n'en veux pas aux auteurs qui ne font qu'adapter le roman de JP Andrevon (roman que je n'ai pas lu). Ils ne sont donc pas totalement libres au niveau du scénario.
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Des oiseaux, des mers
Il y a beaucoup de bonnes choses dans "des oiseaux, des mers", mais l'ensemble ne m'a pas paru totalement abouti, tant au niveau du graphisme que de l'histoire. J'ai trouvé que les trois parties s'emboîtaient de façon assez artificielle. Le propos n'est pas super original, mais il est fort, émouvant et prenant. Le graphisme est assez beau mais a encore un coté "amateur" dans le rendu qui m'a un peu gênée. Bref, une BD plutôt moyenne en soi, mais qui donne envie de suivre un jeune auteur qui a l'air d'avoir du potentiel.
Face de Lune
Arg... je sais que cette œuvre est considérée comme culte, mais je dois bien dire que c'est la seule BD qui m'ait donné envie de vomir à sa lecture. L'imaginaire de Jodo est nauséabond, tout du moins il me donne la nausée. Les histoires d'inceste et de femme à barbe, je trouve ça malsain et grotesque. En plus, accompagné des dessins de Boucq, qui excelle dans la représentation de la laideur, ça donne un objet que je trouve profondément dérangeant, mais pas dans le bon sens du terme. Un de mes pires souvenirs de lecture.
Desperados
Comme dans la littérature, comme au cinéma, comme dans toute forme d'art en fait, il devient de plus en plus difficile de créer quelque chose de vraiment inédit et original en bande dessinée. A la place, on essaie de faire du neuf avec du vieux en recyclant des idées, en mélangeant des genres... Roman graphique avec des pirates, comédie avec des zombies, polar médiéval, heroic fantasy dans l'espace, tout y passe... Bref, le mélange des genres, c'est la voie qu'a choisie Jeff Mariotte avec "Desperados" (rien que le titre est follement original) : un peu de western, un peu de fantastique et hop, regardez comme ma belle BD sort des sentiers battus. Après tout, en théorie, pourquoi pas ? On ne va pas demander aux auteurs de réinventer l'eau chaude à chaque fois. Sauf qu'ici, hélas, Mariotte se contente de plaquer les vieux poncifs bien éculés du western sur des scénarii vraisemblablement récupérés dans les poubelles des auteurs de X-Files. Le dur à cuire qui veut venger sa femme et son fils assassinés, son faire-valoir noir qu'il a sauvé d'une pendaison injuste, la fille à gros nichons, accessoirement ex-pute maltraitée qui en marre de subir la loi des hommes, le vieil Indien sage et fier, le gros propriétaire véreux, le shérif obstiné, le pied-tendre plus coriace qu'on ne le croit, les stéréotypes s'enchaînent à un rythme soutenu et nous sont servis bêtement, platement, sans détournement malin, sans second degré. Tout ce petit monde évolue dans un far west de pacotille sur la piste d'un serial killer où chaque évolution du scénario fait factice, forcée... On veut montrer que les 3 héros sont les plus fines gâchettes de l'Ouest ? Zou, dès le début ils flinguent tout un gang sans froisser leurs panoplies de cowboy pour montrer que c'est eux les plus forts à l'ouest du Pécos, puis ils épargnent un type qui pourtant risque de vouloir se venger d'eux, pour montrer aussi que ce ne sont pas des tueurs, ils ont une âme, un coeur. Et puis le type, on l'évacue de l'histoire, passque sa vengeance, elle servirait à rien dans le scénario. On veut que le détective rejoigne les 3 autres larrons ? Allez hop, on dirait qu'il quitte l'agence Pinkerton passqu'un méchant milliardaire a décidé que blablabla, et puis hop le méchant milliardaire on l'oublie parce qu'on s'en branle, malgré la portée de ses actes on ne l'a collé dans l'histoire que pour que le détective puisse rejoindre les 3 gugusses. La série a besoin d'une jolie femme à gros seins dans l'équipe de héros ? Allez, on dirait que cette fille beaucoup trop jolie pour être une pute à deux dollars va vouloir se venger de sa condition de pute à deux dollars. Les premiers épisodes se sont bien vendus, l'éditeur est d'accord pour faire de "Desperados" une série régulière ? Allez, on dirait qu'à la fin de la 1ère enquête, après avoir éliminé le serial killer d'un coup de pétard mouillé, les Quat'Z'Amis décident que ce serait trop super chouette de rester ensemble pour devenir une équipe de bénévoles spécialistes des mystères de l'Ouest plutôt que de retourner chacun à sa vie normale comme la logique le voudrait. Tout fonctionne comme ça, du début à la fin, alors certes les péripéties s'enchaînent vite, mais au prix de toute crédibilité... Les dessins dont la qualité oscille entre moyen et médiocre ne viennent malheureusement pas rehausser la qualité de cette série au scénario écrit à la truelle par l'auteur des novellisations de Angel, Buffy ou Les Experts. Bref, j'ai beau aimer les westerns et le fantastique, pour moi ces Tex-Files ne méritent pas d'autre sort que le goudron et les plumes.
Le Monde d'Arkadi
La seule raison qui m'empêche de donner le maximum à cette série, c'est qu'elle est en cours depuis longtemps et la suite se fait un peu attendre. Néanmoins, on retrouve là un échantillon de ce que la SF sait proposer de mieux : du voyage, du rêve, de l'onirisme, ainsi qu'un peu de psychologie. Servi par le dessin anguleux et volontaire de Caza, influencé par la bd américaine, le caractère des personnages n'en ressort que mieux, le dynamisme est présent à chaque page. Cette histoire de quête initiatique dans un milieu préhistorique/futuriste fonctionne à merveille. A noter que les Mondes d'Arkadi contient sûrement un des personnages féminins les plus emblématiques de la BD à mon avis. Albe incarne à la fois la beauté et le mystère, la maturité et la responsabilité, sans tomber dans aucun des clichés, autrement dit, un personnage bien senti. Je ne saurais trop recommander de lire cette série à condition d'être patient (et le film animé "les enfants de la pluie" vaut aussi le détour, quoique le ton soit un peu moins adulte).
Femmes fatales
J'ai immédiatement été séduit par le dessin de cette BD. C'est un dessin dans le style ligne claire, ressemblant beaucoup au style de Chaland. Je ne saurais dire s'il est maîtrisé techniquement mais il est très fluide et agréable à lire. Les quelques scènes érotiques voire pornographiques rendent d'ailleurs très bien avec ce dessin à mes yeux. Les récits, ensuite, sont assez originaux et variés. Leur lecture est plaisante, les dialogues sont assez bons. Par contre, pour chacune de ces histoires, autant je les ai lues avec interêt à chaque fois, autant chacune des fins de ces histoires m'a laissé de marbre, avec l'impression que je n'avais pas compris. C'est assez spécial. En gros, la narration est bonne, le déroulement du récit est plutôt bon, et puis boum, on arrive à la fin de l'histoire... et sur certaines, je me suis dit que je n'avais rien compris à cette fin, tandis que sur d'autres je me suis simplement demandé quel était l'intérêt de raconter une telle histoire pour finir ainsi. Je trouve donc cela dommage : un dessin bien sympathique, des récits originaux mais qui hélas ne mènent à rien à chaque fois, du moins à mes yeux.
Coincoin l'homme manchot empereur
Pour ma part, je ne suis pas hyper fan de tout ce que fait Bouzard, mais j'avoue que Coincoin, c'est du genre bien con comme j'aime. C'est complètement absurde, ça ne se prend pas du tout au sérieux, c'est pas hyper subtil mais ça ne verse pas pour autant dans le genre "je fais exprès d'être lamentable et vulgaire, mais comme j'assume, c'est drôle" (© J-M Bigard). C'est crétin mais ça ne prend pas le lecteur pour un imbécile. Alors voilà, c'est pas du Goossens (même s'il y a comme un petit air de famille, quand même, mais en plus potache) mais on passe un bon moment. A lire en bibliothèque, pas forcément à acheter.
Cactus Club
Si je ne mets pas la note minimale à cette série, c'est grâce à son dessin. Et pourtant, le dessin de Bercovici, ce n'est pas tellement ma tasse de thé. Mais je lui trouve quand même un style et une maîtrise technique qui le rendent pas mauvais, assez original et assez agréable à lire. Mais alors par contre l'humour de cette série... Le plus simple est de dire que j'ai tellement peu apprécié et j'ai trouvé ça tellement ennuyeux que vers le milieu de l'album que je lisais, je ne regardais plus que vaguement les images dans l'espoir d'être un peu accroché par telle ou telle planche. C'est bien simple : je ne trouve pas ça drôle du tout. En outre, les gags sont vraiment répétitifs, revenant sans arrêt sur les mêmes thèmes : au Club, on fait beaucoup de sport, dans la mer, il y a des requins, etc... Je ne suis pas client du tout de cette série.
A la recherche de Peter Pan
Cosey a le don pour créer l'émotion avec des choses simples mais tellement réalistes. Je pense que cette faculté est la principale force de cet auteur et on ne s'en plaindra pas. A la Recherche de Peter pan est un diptyque plutôt réussi. L'auteur nous conte les mésaventures d'un écrivain parti sur les traces de son frère, dans les Alpes françaises. Le scénario démarre en douceur comme dans la plupart des albums de Cosey. Par la suite, on apprend à mieux connaître les personnages, ce qui intensifie notre intérêt pour le récit. D'un point de vue graphique, Cosey n'a pas son pareil pour dessiner les paysages enneigés et cet album ne faillit pas à la règle. Lire un album de cet auteur est toujours un réel plaisir. C'est un univers où on se sent bien. A la Recherche de Peter Pan est donc forcément à lire !!!
Amours fragiles
Une histoire d'amour qui s'entoure, dans ce premier tome, d'une description sensible de la montée du nazisme en Allemagne. Une histoire simple, dramatique et belle bien servie par un bon dessin.
Les chroniques de Centrum
Tome 1 "Le travail du furet": Un univers sombre comme je les aime. Le furet (le héros) évolue dans un monde très proche du film "Blade Runner": des rues sombres, des sales gueules partout, des panneaux lumineux sur toutes les façades et bien sûr un temps dégueulasse. Ce premier tome nous explique ce qu'est le boulot du furet dans la nécrozone ("il y a un autre nom pour la Nécrozone. La merde." dixit le furet). Cette mise en place dure les trois quarts du volume sans que cela soit rébarbatif. Les premières intrigues arrivent vers la fin avec l'arrivée de Jos (une voisine, prostituée de son état) et son vieux pote Stéranko. Ca met l'eau à la bouche... NOTE 4,5 Tome 2 "Le furet et la colombe" Au départ de ce tome, fini la nécrozone, bonjour la zone résidentielle (avec de la clarté, beaucoup moins de sales gueules quoique...). J'aime déjà moins. Ensuite, et comme ça devient de plus en plus souvent le cas maintenant, des petits flash back pour nous montrer qui était le furet avant d'être le furet :) . Ca me gave... Et au final, on a pas beaucoup avancé. Merde alors... De plus deux choses m'ont marqué dans ce second tome: le furet est moins balèze que dans le 1 (il a fait un régime ou quoi?) et Jos n'a plus la même tête (l'auteur aurait pu nous dire si elle était passé chez le coiffeur) NOTE 3 Au final c'est de la bonne science fiction pour les amateurs de Blade Runner. Le tome 2 est moins bon que le 1er (c'est souvent le cas), mais je n'en veux pas aux auteurs qui ne font qu'adapter le roman de JP Andrevon (roman que je n'ai pas lu). Ils ne sont donc pas totalement libres au niveau du scénario.