Alors que l'intégrale de Big Baby parue chez Cornelius est la plus facilement trouvable de nos jours, c'est à contrario la BD parue chez Loempia, Blood Club, que j'ai uniquement lue. Et je n'ai pas accroché.
Le dessin imite le style des comics des années 50, y ajoutant un encrage épais et de grandes plages de noir. Les couleurs ne sont pas fameuses, jouant sur le contraste d'une manière sans doute fait exprès mais qui ne me plait pas plus que ça. Je n'aime pas franchement ce dessin (me rappelant celui que Daniel Clowes que je n'aime pas non plus) même s'il est assez efficace au niveau narratif.
Quant au scénario, c'est idem, cela ressemble à un scénario de vieux film d'épouvante pour adolescents. L'histoire n'est pas très original quoiqu'assez bien racontée, avec une narration assez originale. Mais rien ne me permet de m'accrocher aux personnages ni à l'ambiance ni à l'histoire en elle-même.
C'est une fausse "vieille histoire" racontée à l'ancienne, mais je ne vois rien qui puisse m'exalter dans cette BD.
Comme pour Quotidien délirant et Chroniques absurdes, Prado nous offre ici un recueil de petits contes sociaux, satyres de la société moderne et de l'humanité en général.
Le dessin de Prado est bon et joliment coloré. Je l'apprécie beaucoup et prend vraiment plaisir à observer et lire des histoires dessinées par lui.
Au niveau de la narration, par contre, je dois dire que le rythme est assez lent et que ce sont plus les textes et dialogues qui racontent l'histoire que les planches elles-mêmes. Ca manque de vitalité et de force narrative.
Les petites satyres contenues dans cette BD portent sur des sujets variés et originaux. Ce sont des critiques acides du monde de la Justice, des médias, des militaires, de la politique, de la société de consommation, mais aussi plus simplement des humains eux-mêmes, de leurs comportement sociaux parfois abherrants et révoltants. Les idées sont bien trouvées et sonnent souvent juste, mettant en avant certains côtés lamentables de la société humaine dans son ensemble. Le sourire ou le rire sont souvent au rendez-vous à la chute de ces nombreuses histoires courtes.
Hélas le rythme lent et l'aspect obligatoire de la lecture assidue du texte rendent la lecture un peu laborieuse. En outre, aucune histoire ne sort de façon vraiment marquante du lot qui, hélas, s'oublie assez vite après lecture.
Une critique amusante, acide et très juste de la société humaine moderne, mais dont la narration lente et légèrement laborieuse ne séduiront pas tous les lecteurs.
Note approximative : 2.5/5
Voilà du shonen typique du début des années 90. Inspiré d'Akira (les auteurs ont d'ailleurs collaboré avec Otomo), de Gunnm et d'autres mangas de l'époque, c'est de la pure action à base de cyberpunk, de capacités sur-développées et d'armes exotiques customisées. La version française, deux tomes seulement parus en France, contient deux histoires indépendantes, le tome 1 ayant été adapté en film d'animation sous le nom de Spriggan.
Le dessin est dans la veine d'Akira en moins réussi. Les personnages sont dessinés de manière correcte mais les décors sont très moyens.
Quant aux scénarios, ils sont assez répétitifs. Des scientifiques ont trouvé une relique ancienne (l'Arche de Noé ou ce qui est sensé l'être dans le tome 1, un ancien Berserker dans le tome 2) et des militaires veulent s'en emparer alors l'ARCAM demande à Striker de protéger la relique. Et ensuite, place à l'action !
La version Française n'explique nullement l'origine de la puissance de Striker : celui-ci se dit immortel (et semble bien l'être vu ce à quoi il survit), bénéficie d'une super-armure musculaire le rendant ultra-puissant (pourquoi l'a-t-il, lui, jeune adolescent sans soutien militaire quelconque ?) et son ami professeur lui a fabriqué un poignard en orichalque ultra-perforant (il sort d'où cet orichalque ?). Il est probable que ceci soit expliqué dans le manga original japonais dont ont été extrait uniquement les deux histoires publiées en France. Mais pour le moment, il faut prendre pour argent comptant ce jeune guerrier surpuissant sans qu'on sache pourquoi il l'est.
Il faut aussi prendre pour argent comptant son compagnon d'arme, le Français Jean Jaquemonde (arf, ce nom !) qui est lui aussi super fort, super rapide et qui se transforme en bête sanguinaire et incontrôlable quand il voit couler son propre sang. D'où sort-il ? D'où sortent ses pouvoirs ? On n'en saura jamais rien, nous pauvres Français (il aurait pu nous raconter tout ça pourtant notre compatriote Jean :?)).
Le tome 1 a pour méchant un succédané de Tetsuo et autres Numéros d'Akira. C'est tellement visible que c'en est presque du copier-coller. Même le dessin du gamin en question et de ses attaques mentales est fait dans un style proche de celui d'Otomo pour Akira ou Dômu - Rêves d'enfants.
Pour le reste, Striker lui-même et ses combats rappellent fortement Gunnm. Le poignard en acier de Dama... heu... en Orichalque, ça ne vous dit rien ? Le côté bourrin et sanglant des bastons, le Berserker du tome 2 ainsi que les ennemis parfois démesurément plus grands et puissants que le héros, suffisent à rapprocher encore les deux séries.
Ces points font pour beaucoup considérer Striker comme un ersatz bourrin et cyberpunk d'Akira et de Gunnm et je ne suis pas loin de penser la même chose.
Cependant, la narration est plutôt bonne. L'action est la pièce maîtresse de ce manga et elle est relativement réussie. Et si on ne se pose pas trop de questions sur le réalisme de tout cela, sur les origines des super-pouvoirs de nos héros, et si on se rappelle bien que ce manga est destiné au adolescents mâles amateurs d'actions, de bastons et de gros flingues avec un semblant de scénario assez potable derrière, Striker reste assez efficace et pas désagréable à lire.
Mon Voisin le Père Noël est un album plutôt réussi. Ce one-shot, sorti en période de fêtes, est pourtant loin d'être un conte de Noël.
Le scénario de Philippe Bonifay est très subtil. Il nous fait découvrir deux personnages que la vie n'a pas épargnés. Au fil des pages, on découvre leurs souvenirs et on finit par avoir pitié de ces deux paumés. L'auteur nous sensibilise à leurs douleurs et à leurs regrets, ce qui les rend attachants.
Le dessin de Béatrice Tillier est vraiment réussi. Son graphisme, tout en finesse, est parfait pour ce genre d'histoire. Certains plans larges comme aux pages 26 et 27 sont de toute beauté. Un très beau travail !
Ce one-shot est à suivre, incontestablement !
Ce recueil est vraiment plein de charme.
Certaines de ces histoires sont très attachantes. Personnellement, j'ai eu un petit faible pour "Les 5 petits anges du paradis" de Roba.
Auparavant, Spirou publiait souvent des histoires inédites ayant pour thème les principaux moments de l'année (Pâques, les grandes vacances, Noël).
Ces récits figuraient souvent en bonne place dans des numéros spéciaux et bien-sûr, ils étaient dessinés par des auteurs renommés ( Tillieux, Peyo, Roba, ect...).
Rassembler ces mini-récits dans un seul volume était vraiment une bonne idée.
A lire...........pour se faire plaisir...............et joyeux Noël !
Voici une série que l'on peut classer parmi les bd oubliées. Et tout à fait entre nous, je trouve que cela est tout à fait justifié.
Le scénario est d'une confusion incroyable. Celui-ci part dans tous les sens. A tel point qu'au bout d'un moment, vous ne savez plus très bien où vous en êtes dans l'histoire. De plus, nous avons droit à de nombreux dialogues, ce qui ne facilite pas les choses.
Je pense que ma seule motivation à l'achat de cette BD fut le dessin. Oui, le graphisme de Béjà est vraiment très beau. Il y a beaucoup de finesse dans son trait et apparemment, le dessinateur prend beaucoup de plaisir à dessiner les femmes, celles-ci sont superbes !
Paru chez Glénat puis réédité en 2004 chez Emmanuel Proust Editions, vous aurez compris que je déconseille fortement l'achat de cette BD !
Plusieurs choses ressortent de cette lecture que je retrouve dans les commentaires d'autres lecteurs. "Fabteam" parle de la non-quête des héros et effectivement, je trouve cela bien intéressant, on ne sait pas vraiment vers quels buts ils avancent, on connaît leurs motivations mais cela laisse la porte ouverte à beaucoup de choses et donc, il stimule notre propre imaginaire, c'est agréable.
Et puis, les quatre histoires de personnages qui se rejoignent ou se croisent au fil de circonstances me met l'eau à la bouche.
Effectivement, ça sent un peu le "gangs of new york" dans l'idée de base, mais on lui pardonnera bien ça parce que les dessins, les décors et les couleurs sont à l'image des principaux personnages féminins... délicieux!
Je trouve déjà le concept génial (j'imagine les différents dessinateurs et scénaristes autour d'une bonne Leffe en train de cogiter sur le projet et j'ai envie d'en faire partie!!)
Ensuite, le fait de retrouver différents styles sous la même couverture est très "frais", ça donne du volume je trouve. J'avais l'impression (fondée) de me retrouver dans un nouveau monde à chaque changement de dessinateur mais qui se rattache à quelque chose que je connais.
Et puis les histoires sont belles parce qu'elles produisent des émotions, des bouleversements, des sensations qu'on ne retrouve pas dans n'importe quelle BD.
Et enfin, oui, la mise en couleur est... comment dire... délectable!!
Tordu de rire à la première comme à la dixième lecture. Comme toute l’œuvre de Goossens, il faut pénétrer son univers avant d'en saisir toute la richesse humoristique. La barrière du dessin "réaliste" est au départ difficile à franchir, mais elle apporte un vrai plus à l'humour. Pour les connaisseurs, notez la présence d'un certains "Louis" (le petit caporal capricieux), ce qui laisse penser que ce "Voyage" est un roman écrit par Louis Machin , héros de la série Georges et Louis.
Note approximative : 3.5/5
J'ai hésité à classer cette BD dans la catégorie humour tant cette lecture m'a fait sourire et rire.
Le dessin de Saudelli est excellent. Bon, d'accord, ses décors sont bien souvent vides ou presque, mais il est excellent quand il s'agit de dessiner aussi bien de belles femmes que des hommes au physique hilarant. Ses femmes sont bien en chair, souvent de grandes musclées comme Tantala. Certains de ses hommes sont de fiers hidalgos mais d'autres, comme son héros surtout, sont rendus ridicules d'une manière parfaitement réussie : j'adore la tête de Mister Mastermind quand un pied de femme passe à sa portée. Ses planches sont cependant bizarrement colorisées, laissant de grandes plages de blanc et usant à côté de cela de couleurs flashy efficaces mais pas très jolies quand même. En outre, il n'encre pas ses dessins, donnant un aspect un peu amateur à son dessin alors que la maîtrise technique me semble clairement au rendez-vous.
Quant au scénario, il est vraiment hilarant. Mister Mastermind est un nouveau super-héros dont le super-pouvoir consiste à savoir appliquer sa volonté aux femmes. Mais surtout Mister Mastermind est un petit malingre totalement fêtichiste, complètement obsédé par les pieds des femmes ! Et quand il doit partir en mission, sa garde du corps doit passer son temps à lui répêter le but de sa mission car notre héros perd sa concentration dès qu'il voit passer une femme et se retrouve sans arrêt à léchouiller les pieds de celles-ci et à leur suggérer mentalement de se déchausser et d'entamer des... choses sensuelles ayant pour thème leurs... pieds.
La narration est tout à fait sympathique et l'humour est vraiment au rendez-vous. Le côté érotique est assez annexe même si certaines scènes sont intéressantes (quoique seul le lectorat masculin devrait apprécier à mon avis). En gros, les scènes les plus crues sont souvent des pugilats entre femmes courts-vêtues qui cherchent à se lêcher mutuellement les pieds. Je vous laisse imaginer.
Franchement drôle et sympathique à lire. Seul reproche majeur, le prix très élevé de ces albums et le fait que le tome 1, seul sorti à ce jour, soit à suivre même s'il se suffit largement à lui-même à mes yeux. De l'érotisme dans la bonne humeur et la drôlerie.
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Big Baby
Alors que l'intégrale de Big Baby parue chez Cornelius est la plus facilement trouvable de nos jours, c'est à contrario la BD parue chez Loempia, Blood Club, que j'ai uniquement lue. Et je n'ai pas accroché. Le dessin imite le style des comics des années 50, y ajoutant un encrage épais et de grandes plages de noir. Les couleurs ne sont pas fameuses, jouant sur le contraste d'une manière sans doute fait exprès mais qui ne me plait pas plus que ça. Je n'aime pas franchement ce dessin (me rappelant celui que Daniel Clowes que je n'aime pas non plus) même s'il est assez efficace au niveau narratif. Quant au scénario, c'est idem, cela ressemble à un scénario de vieux film d'épouvante pour adolescents. L'histoire n'est pas très original quoiqu'assez bien racontée, avec une narration assez originale. Mais rien ne me permet de m'accrocher aux personnages ni à l'ambiance ni à l'histoire en elle-même. C'est une fausse "vieille histoire" racontée à l'ancienne, mais je ne vois rien qui puisse m'exalter dans cette BD.
Y'a plus de justice
Comme pour Quotidien délirant et Chroniques absurdes, Prado nous offre ici un recueil de petits contes sociaux, satyres de la société moderne et de l'humanité en général. Le dessin de Prado est bon et joliment coloré. Je l'apprécie beaucoup et prend vraiment plaisir à observer et lire des histoires dessinées par lui. Au niveau de la narration, par contre, je dois dire que le rythme est assez lent et que ce sont plus les textes et dialogues qui racontent l'histoire que les planches elles-mêmes. Ca manque de vitalité et de force narrative. Les petites satyres contenues dans cette BD portent sur des sujets variés et originaux. Ce sont des critiques acides du monde de la Justice, des médias, des militaires, de la politique, de la société de consommation, mais aussi plus simplement des humains eux-mêmes, de leurs comportement sociaux parfois abherrants et révoltants. Les idées sont bien trouvées et sonnent souvent juste, mettant en avant certains côtés lamentables de la société humaine dans son ensemble. Le sourire ou le rire sont souvent au rendez-vous à la chute de ces nombreuses histoires courtes. Hélas le rythme lent et l'aspect obligatoire de la lecture assidue du texte rendent la lecture un peu laborieuse. En outre, aucune histoire ne sort de façon vraiment marquante du lot qui, hélas, s'oublie assez vite après lecture. Une critique amusante, acide et très juste de la société humaine moderne, mais dont la narration lente et légèrement laborieuse ne séduiront pas tous les lecteurs.
Striker
Note approximative : 2.5/5 Voilà du shonen typique du début des années 90. Inspiré d'Akira (les auteurs ont d'ailleurs collaboré avec Otomo), de Gunnm et d'autres mangas de l'époque, c'est de la pure action à base de cyberpunk, de capacités sur-développées et d'armes exotiques customisées. La version française, deux tomes seulement parus en France, contient deux histoires indépendantes, le tome 1 ayant été adapté en film d'animation sous le nom de Spriggan. Le dessin est dans la veine d'Akira en moins réussi. Les personnages sont dessinés de manière correcte mais les décors sont très moyens. Quant aux scénarios, ils sont assez répétitifs. Des scientifiques ont trouvé une relique ancienne (l'Arche de Noé ou ce qui est sensé l'être dans le tome 1, un ancien Berserker dans le tome 2) et des militaires veulent s'en emparer alors l'ARCAM demande à Striker de protéger la relique. Et ensuite, place à l'action ! La version Française n'explique nullement l'origine de la puissance de Striker : celui-ci se dit immortel (et semble bien l'être vu ce à quoi il survit), bénéficie d'une super-armure musculaire le rendant ultra-puissant (pourquoi l'a-t-il, lui, jeune adolescent sans soutien militaire quelconque ?) et son ami professeur lui a fabriqué un poignard en orichalque ultra-perforant (il sort d'où cet orichalque ?). Il est probable que ceci soit expliqué dans le manga original japonais dont ont été extrait uniquement les deux histoires publiées en France. Mais pour le moment, il faut prendre pour argent comptant ce jeune guerrier surpuissant sans qu'on sache pourquoi il l'est. Il faut aussi prendre pour argent comptant son compagnon d'arme, le Français Jean Jaquemonde (arf, ce nom !) qui est lui aussi super fort, super rapide et qui se transforme en bête sanguinaire et incontrôlable quand il voit couler son propre sang. D'où sort-il ? D'où sortent ses pouvoirs ? On n'en saura jamais rien, nous pauvres Français (il aurait pu nous raconter tout ça pourtant notre compatriote Jean :?)). Le tome 1 a pour méchant un succédané de Tetsuo et autres Numéros d'Akira. C'est tellement visible que c'en est presque du copier-coller. Même le dessin du gamin en question et de ses attaques mentales est fait dans un style proche de celui d'Otomo pour Akira ou Dômu - Rêves d'enfants. Pour le reste, Striker lui-même et ses combats rappellent fortement Gunnm. Le poignard en acier de Dama... heu... en Orichalque, ça ne vous dit rien ? Le côté bourrin et sanglant des bastons, le Berserker du tome 2 ainsi que les ennemis parfois démesurément plus grands et puissants que le héros, suffisent à rapprocher encore les deux séries. Ces points font pour beaucoup considérer Striker comme un ersatz bourrin et cyberpunk d'Akira et de Gunnm et je ne suis pas loin de penser la même chose. Cependant, la narration est plutôt bonne. L'action est la pièce maîtresse de ce manga et elle est relativement réussie. Et si on ne se pose pas trop de questions sur le réalisme de tout cela, sur les origines des super-pouvoirs de nos héros, et si on se rappelle bien que ce manga est destiné au adolescents mâles amateurs d'actions, de bastons et de gros flingues avec un semblant de scénario assez potable derrière, Striker reste assez efficace et pas désagréable à lire.
Mon voisin le Père Noël
Mon Voisin le Père Noël est un album plutôt réussi. Ce one-shot, sorti en période de fêtes, est pourtant loin d'être un conte de Noël. Le scénario de Philippe Bonifay est très subtil. Il nous fait découvrir deux personnages que la vie n'a pas épargnés. Au fil des pages, on découvre leurs souvenirs et on finit par avoir pitié de ces deux paumés. L'auteur nous sensibilise à leurs douleurs et à leurs regrets, ce qui les rend attachants. Le dessin de Béatrice Tillier est vraiment réussi. Son graphisme, tout en finesse, est parfait pour ce genre d'histoire. Certains plans larges comme aux pages 26 et 27 sont de toute beauté. Un très beau travail ! Ce one-shot est à suivre, incontestablement !
Contes de Noël du journal Spirou
Ce recueil est vraiment plein de charme. Certaines de ces histoires sont très attachantes. Personnellement, j'ai eu un petit faible pour "Les 5 petits anges du paradis" de Roba. Auparavant, Spirou publiait souvent des histoires inédites ayant pour thème les principaux moments de l'année (Pâques, les grandes vacances, Noël). Ces récits figuraient souvent en bonne place dans des numéros spéciaux et bien-sûr, ils étaient dessinés par des auteurs renommés ( Tillieux, Peyo, Roba, ect...). Rassembler ces mini-récits dans un seul volume était vraiment une bonne idée. A lire...........pour se faire plaisir...............et joyeux Noël !
Les Compagnons du Rêve
Voici une série que l'on peut classer parmi les bd oubliées. Et tout à fait entre nous, je trouve que cela est tout à fait justifié. Le scénario est d'une confusion incroyable. Celui-ci part dans tous les sens. A tel point qu'au bout d'un moment, vous ne savez plus très bien où vous en êtes dans l'histoire. De plus, nous avons droit à de nombreux dialogues, ce qui ne facilite pas les choses. Je pense que ma seule motivation à l'achat de cette BD fut le dessin. Oui, le graphisme de Béjà est vraiment très beau. Il y a beaucoup de finesse dans son trait et apparemment, le dessinateur prend beaucoup de plaisir à dessiner les femmes, celles-ci sont superbes ! Paru chez Glénat puis réédité en 2004 chez Emmanuel Proust Editions, vous aurez compris que je déconseille fortement l'achat de cette BD !
Les Princes d'Arclan
Plusieurs choses ressortent de cette lecture que je retrouve dans les commentaires d'autres lecteurs. "Fabteam" parle de la non-quête des héros et effectivement, je trouve cela bien intéressant, on ne sait pas vraiment vers quels buts ils avancent, on connaît leurs motivations mais cela laisse la porte ouverte à beaucoup de choses et donc, il stimule notre propre imaginaire, c'est agréable. Et puis, les quatre histoires de personnages qui se rejoignent ou se croisent au fil de circonstances me met l'eau à la bouche. Effectivement, ça sent un peu le "gangs of new york" dans l'idée de base, mais on lui pardonnera bien ça parce que les dessins, les décors et les couleurs sont à l'image des principaux personnages féminins... délicieux!
Les contes de Brocéliande
Je trouve déjà le concept génial (j'imagine les différents dessinateurs et scénaristes autour d'une bonne Leffe en train de cogiter sur le projet et j'ai envie d'en faire partie!!) Ensuite, le fait de retrouver différents styles sous la même couverture est très "frais", ça donne du volume je trouve. J'avais l'impression (fondée) de me retrouver dans un nouveau monde à chaque changement de dessinateur mais qui se rattache à quelque chose que je connais. Et puis les histoires sont belles parce qu'elles produisent des émotions, des bouleversements, des sensations qu'on ne retrouve pas dans n'importe quelle BD. Et enfin, oui, la mise en couleur est... comment dire... délectable!!
Voyage au bout de la Lune
Tordu de rire à la première comme à la dixième lecture. Comme toute l’œuvre de Goossens, il faut pénétrer son univers avant d'en saisir toute la richesse humoristique. La barrière du dessin "réaliste" est au départ difficile à franchir, mais elle apporte un vrai plus à l'humour. Pour les connaisseurs, notez la présence d'un certains "Louis" (le petit caporal capricieux), ce qui laisse penser que ce "Voyage" est un roman écrit par Louis Machin , héros de la série Georges et Louis.
Mister Mastermind
Note approximative : 3.5/5 J'ai hésité à classer cette BD dans la catégorie humour tant cette lecture m'a fait sourire et rire. Le dessin de Saudelli est excellent. Bon, d'accord, ses décors sont bien souvent vides ou presque, mais il est excellent quand il s'agit de dessiner aussi bien de belles femmes que des hommes au physique hilarant. Ses femmes sont bien en chair, souvent de grandes musclées comme Tantala. Certains de ses hommes sont de fiers hidalgos mais d'autres, comme son héros surtout, sont rendus ridicules d'une manière parfaitement réussie : j'adore la tête de Mister Mastermind quand un pied de femme passe à sa portée. Ses planches sont cependant bizarrement colorisées, laissant de grandes plages de blanc et usant à côté de cela de couleurs flashy efficaces mais pas très jolies quand même. En outre, il n'encre pas ses dessins, donnant un aspect un peu amateur à son dessin alors que la maîtrise technique me semble clairement au rendez-vous. Quant au scénario, il est vraiment hilarant. Mister Mastermind est un nouveau super-héros dont le super-pouvoir consiste à savoir appliquer sa volonté aux femmes. Mais surtout Mister Mastermind est un petit malingre totalement fêtichiste, complètement obsédé par les pieds des femmes ! Et quand il doit partir en mission, sa garde du corps doit passer son temps à lui répêter le but de sa mission car notre héros perd sa concentration dès qu'il voit passer une femme et se retrouve sans arrêt à léchouiller les pieds de celles-ci et à leur suggérer mentalement de se déchausser et d'entamer des... choses sensuelles ayant pour thème leurs... pieds. La narration est tout à fait sympathique et l'humour est vraiment au rendez-vous. Le côté érotique est assez annexe même si certaines scènes sont intéressantes (quoique seul le lectorat masculin devrait apprécier à mon avis). En gros, les scènes les plus crues sont souvent des pugilats entre femmes courts-vêtues qui cherchent à se lêcher mutuellement les pieds. Je vous laisse imaginer. Franchement drôle et sympathique à lire. Seul reproche majeur, le prix très élevé de ces albums et le fait que le tome 1, seul sorti à ce jour, soit à suivre même s'il se suffit largement à lui-même à mes yeux. De l'érotisme dans la bonne humeur et la drôlerie.