Voilà une série qui commence très bien. L'ambiance, créée par le dessin, laisse planer une atmosphère mystérieuse, difficile de dire où l'histoire va nous mener. On se laisse agréablement porter par ce conte, qui dévoile juste ce qu'il faut, dans le premier tome, pour attendre le 2ème avec impatience.
Les jeux de lumières et les couleurs sont d'une qualité rare... trop rare!!!
Il aura fallu que j'attende Monster (et la lecture des avis de BDT) pour lire mon premier manga depuis mes douze ans et la lecture ô combien passionnante et éducative de Dragon Ball. Mais l'attente était justifiée puisqu'elle a fait remonter en flèche la côte du manga dans mes critères de choix de lecture.
Monster est un manga génial. En adoptant un dessin très réaliste, Urasawa donne vie à ses personnages et à son histoire, prenante de la première page du tome 1 jusqu'à la dernière du tome 18. Contrairement à ce que je pouvais croire, il ne se produit aucun phénomène de lassitude au cours de la lecture de ces 3000 pages et quelques. Certains reprochent à l'auteur de multiplier ses personnages secondaires, mais ce sont eux que donnent corps à l'histoire, en multipliant les points de vue, et on est réellement happé (là j'ai un léger doute sur l'orthographe) par ce récit de meurtres et de manipulations.
A lire sans hésiter et à acheter (car la relecture se fait également très bien malgré l'absence d'effet de surprise), même si le coût total de la série peut paraître dissuasif.
J'avoue avoir un faible pour cette série d'Andreas, peut être parce que c'est la première de ses oeuvres que j'ai lue. Je n'étais alors pas bien vieux, et si je n'avais pas compris grand chose à l'histoire, j'avais été frappé par ce que cette série représentait de nouveau. Des découpages que je n'avais jamais vus auparavant, un style graphique hors du commun...
Mais ce qui retint mon attention plus que tout fut le scénario, compliqué à souhait (certes moins que ne l'est celui de Rork, mais je ne connaissais pas encore) et qui pouvait introduire des indices plusieurs tomes à l'avance, obligeant un lecteur consciencieux à relire plusieurs fois la série dans son intégralité pour pouvoir mettre tous les éléments en place (je tiens à préciser ici que ces relectures se font avec plaisir et n'ont généralement rien de fastidieuses).
Peu d'auteurs sont capables de tisser une toile scénaristique sur 9 volumes (actuellement) sans qu'il se glisse quelques incohérences dans leur histoire : Andreas en fait incontestablement partie.
C'est bien la première fois que je me permets de noter une BD après une unique lecture, mais dans le cas présent la déception a été vraiment grande. Voilà un album dont j'attendais beaucoup, tant j'avais été séduit par Le Tueur. Or, la seule impression que je retiens de cette série (de son début du moins), c'est que contrairement à sa grande soeur, elle ne pousse pas le moins du monde l'étude de caractère des différents personnages. Le héros, par exemple, est lisse comme une feuille de papier glacé. Qu'il soit beau, intelligent, super sportif (et qu'avec tout ça il reste infoutu de décrocher un job) passe encore, mais en plus il obéit aux ordres comme un bon chien de garde. Ses employeurs ne sont pas mal non plus dans le genre "grands méchants pleins aux as sans âme ni remords d'assassiner des innocents".Et la femme du héros qui boit la moindre de ses paroles... Bref.
Je dois tout de même reconnaître que le dessin est excellent, et que la nouvelle méthode de colorisation de Jacamon fait merveilles, même pour moi qui ne suis pas adepte des couleurs informatiques.
Si je ne conseille pas l'achat, je conseille toutefois vivement la lecture car les précédents avis étant tous positifs, il est possible que cette mauvaise impression soit le fait d'une mauvaise humeur passagère (bien que je n'ai pas réussi à en lire plus de quelques pages lors de ma seconde tentative).
Attirée par la couverture, je me suis plongée, pleine de bienveillance à l’égard de cette BD, mais malheureusement celle-ci a vite fait place à la déception : l’histoire est assez naïve et malgré quelques idées originales, telles ce monde perpendiculaire plutôt que parallèle, les raccourcis scénaristiques donnent l’impression que les auteurs ont bâclé leur affaire, il se passe un peu trop de choses, mais tout est rapidement expédié. Dommage. Le dessin, lui, est honnête sans plus, et les couleurs, du numérique, très quelconques. Voilà, je n’en conseille donc pas l’achat.
Ce qui frappe d’emblée, c’est le dessin. Ce sont en fait de véritables petits tableaux à la manière des grands peintres évoqués par Smudja. C’est tout simplement extraordinaire, on devine même le grain de la toile, sous la couleur. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on est loin des hideuses et froides colorisations Photoshop. Smudja, à ce titre, est un véritable artiste, qui a su capter l’esprit de cette période, à travers le regard et la vie de Toulouse-Lautrec.
Là où le bât blesse, c’est au niveau du scénario, simple évocation de certains aspects de la vie du peintre, de ses rencontres avec d’autres grands noms de la peinture (Van Gogh, Seurat, Gauguin, Degas ou encore un Renoir vieillissant) et de la sculpture (Rodin) et de ses relations particulières avec sa mère, le tout baignant dans une ambiance burlesque, assez déconcertante. Bref, si le dessin est un plaisir pour l’oeil, l’histoire, elle ne m’a guère captivée, et ce, en dépit de mon vif intérêt pour la peinture.
Alors, monsieur Smudja, vous seriez bien inspiré de vous trouver un vrai scénariste, mais surtout, ne lâchez pas votre pinceau !
Avec ce premier album s'annonce une série qui pourrait devenir vraiment bien mais qui, pour le moment, ne se suffit pas à elle-même à mes yeux : j'attends de voir la suite.
Le dessin est très bon. J'aime le trait, les points de vue, le style. Par contre, je dois admettre avoir du mal avec les couleurs. Elles sont parfois trop pastels pour moi. Elles manquent aussi de contraste à mon goût comme si l'auteur avait tenu à donner une ambiance de brouillard léger à toutes ses scènes histoire de faire plus "celtique" mais ce brouillard ne colle pas vraiment avec les scènes de côtes venteuses aux vagues qui battent les rochers. En outre et plus globalement, je trouve l'harmonie des couleurs assez moyennes mais ça, c'est une histoire de goût.
Quant au récit, il se déroule comme un conte fantastique Breton qui pourrait sans doute devenir très bien car il est bien raconté. Mais pour le moment, je ne ressens que l'introduction du récit et ne sait pas vraiment comment les choses vont évoluer avec la suite de la série. Il n'y a pour le moment pas tellement d'originalité dans cette histoire, juste un récit bien raconté et assez juste.
J'attends de voir la suite.
Note approximative : 2.5/5
Disons-le simplement, le scénario de cette BD est assez bidon. Pour le résumer en gros, Chiara est soumise à son mari qui en profite abusivement mais par contre elle est dominatrice avec son amant et elle en profite abusivement. Cela donne une BD érotique sur le thème du SM comme un peu trop souvent dans ce genre de BD, pas vraiment émoustillante dans les faits.
A côté de cela, le scénariste cherche à mettre un peu d'originalité ou de profondeur à son histoire en faisant s'interroger Chiara sur ses relations sexuelles et amoureuses, sur ses habitudes sexuelles, ses pulsions, avec des dialogues un peu trop artificiels pour ne pas paraître assez lourds (du genre, je cite à haute voix l’épître 17 selon Saint-Paul en plein milieu de la rue car je trouve que cela colle tellement bien à mon état d'âme tourmenté).
Et la fin de cette histoire, fin qui tient en une page seulement, est aussi artificielle et moyenne que l'ensemble du récit.
Mais au moins il y a un semblant d'histoire et de réflexion, c'est déjà ça pour une BD érotique.
En tout cas, l’intérêt de cette BD réside nettement plus dans le dessin. Le trait, l'encrage et la beauté esthétique des planches attirent aussitôt l’œil quand on ouvre l'album. C'est un style épuré proche des anciens comics américains, ceux repris par le Pop-Art à l'époque. Cela donne au final quelques planches très belles et très esthétiques. Mais il y a aussi pas mal de cases finalement assez ratées au niveau du dessin et de l'anatomie : la technique du dessinateur se révèle très inégale quand on y regarde de près.
Mais il fait nettement illusion et la qualité physique de l'album en lui-même, grand, beau et solide, ajoute à l’intérêt visuel de cette BD.
Je n'en conseille pas l'achat car le scénario est vraiment trop moyen pour cela mais je n'en déconseille pas le feuilletage ou la lecture.
Voilà une BD qui m’a, avant tout, plu par ses dessins et ses couleurs très vives aux multiples nuances de bleu. Bien sûr il faut aimer ce genre couleurs « flashy » faites par ordinateur, mais dans ce cas, c’est un vrai régale.
Le scénario est accrocheur sans être novateur. On y retrouve le jeune, beau riche héritier pris dans un complot visant à le renverser. Il est vrai que la trame de l’histoire n’est pas super originale mais l’histoire est bien menée avec du rythme et de l’intrigue et l’univers de Golden City est intéressant. On ne s’ennuie pas un seul moment.
Un beau jour, Simon Léturgie, l'auteur de Spoon & White, s'est dit que les classiques du théâtre n'étaient pas vraiment mis en valeur pour le public d'adolescents auquel on les impose. Il propose donc à son éditeur de lancer une collection dédiée à l'adaptation des plus célèbres de ces oeuvres, et d'en dessiner certaines. Léturgie a bien préparé son coup, s'entourant d'un studio, réalisant une charte graphique, un "casting" d'acteurs utilisés dans toutes les pièces, apparentant, toutes proportions gardées, son travail à celui d'un véritable metteur en scène.
Le premier album sorti est donc ce classique de Molière, en texte intégral.
On y découvre ces deux cousines, qu'on a très vite envie de baffer, sous le charme de deux valets malicieux. Si vous avez aimé la pièce, je pense que cette adaptation vous plaira, car elle est la plupart du temps légère. Mais certains dialogues, empesés, sont un peu lourds et casse-pieds. Le trait de Léturgie est toujours aussi sympathique, tout en rondeurs, dans un décor minimal.
A réserver aux amateurs de théâtre et aux curieux.
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L'Auberge du Bout du Monde
Voilà une série qui commence très bien. L'ambiance, créée par le dessin, laisse planer une atmosphère mystérieuse, difficile de dire où l'histoire va nous mener. On se laisse agréablement porter par ce conte, qui dévoile juste ce qu'il faut, dans le premier tome, pour attendre le 2ème avec impatience. Les jeux de lumières et les couleurs sont d'une qualité rare... trop rare!!!
Monster
Il aura fallu que j'attende Monster (et la lecture des avis de BDT) pour lire mon premier manga depuis mes douze ans et la lecture ô combien passionnante et éducative de Dragon Ball. Mais l'attente était justifiée puisqu'elle a fait remonter en flèche la côte du manga dans mes critères de choix de lecture. Monster est un manga génial. En adoptant un dessin très réaliste, Urasawa donne vie à ses personnages et à son histoire, prenante de la première page du tome 1 jusqu'à la dernière du tome 18. Contrairement à ce que je pouvais croire, il ne se produit aucun phénomène de lassitude au cours de la lecture de ces 3000 pages et quelques. Certains reprochent à l'auteur de multiplier ses personnages secondaires, mais ce sont eux que donnent corps à l'histoire, en multipliant les points de vue, et on est réellement happé (là j'ai un léger doute sur l'orthographe) par ce récit de meurtres et de manipulations. A lire sans hésiter et à acheter (car la relecture se fait également très bien malgré l'absence d'effet de surprise), même si le coût total de la série peut paraître dissuasif.
Capricorne
J'avoue avoir un faible pour cette série d'Andreas, peut être parce que c'est la première de ses oeuvres que j'ai lue. Je n'étais alors pas bien vieux, et si je n'avais pas compris grand chose à l'histoire, j'avais été frappé par ce que cette série représentait de nouveau. Des découpages que je n'avais jamais vus auparavant, un style graphique hors du commun... Mais ce qui retint mon attention plus que tout fut le scénario, compliqué à souhait (certes moins que ne l'est celui de Rork, mais je ne connaissais pas encore) et qui pouvait introduire des indices plusieurs tomes à l'avance, obligeant un lecteur consciencieux à relire plusieurs fois la série dans son intégralité pour pouvoir mettre tous les éléments en place (je tiens à préciser ici que ces relectures se font avec plaisir et n'ont généralement rien de fastidieuses). Peu d'auteurs sont capables de tisser une toile scénaristique sur 9 volumes (actuellement) sans qu'il se glisse quelques incohérences dans leur histoire : Andreas en fait incontestablement partie.
Cyclopes
C'est bien la première fois que je me permets de noter une BD après une unique lecture, mais dans le cas présent la déception a été vraiment grande. Voilà un album dont j'attendais beaucoup, tant j'avais été séduit par Le Tueur. Or, la seule impression que je retiens de cette série (de son début du moins), c'est que contrairement à sa grande soeur, elle ne pousse pas le moins du monde l'étude de caractère des différents personnages. Le héros, par exemple, est lisse comme une feuille de papier glacé. Qu'il soit beau, intelligent, super sportif (et qu'avec tout ça il reste infoutu de décrocher un job) passe encore, mais en plus il obéit aux ordres comme un bon chien de garde. Ses employeurs ne sont pas mal non plus dans le genre "grands méchants pleins aux as sans âme ni remords d'assassiner des innocents".Et la femme du héros qui boit la moindre de ses paroles... Bref. Je dois tout de même reconnaître que le dessin est excellent, et que la nouvelle méthode de colorisation de Jacamon fait merveilles, même pour moi qui ne suis pas adepte des couleurs informatiques. Si je ne conseille pas l'achat, je conseille toutefois vivement la lecture car les précédents avis étant tous positifs, il est possible que cette mauvaise impression soit le fait d'une mauvaise humeur passagère (bien que je n'ai pas réussi à en lire plus de quelques pages lors de ma seconde tentative).
Les Passagers de la Dernière Vague
Attirée par la couverture, je me suis plongée, pleine de bienveillance à l’égard de cette BD, mais malheureusement celle-ci a vite fait place à la déception : l’histoire est assez naïve et malgré quelques idées originales, telles ce monde perpendiculaire plutôt que parallèle, les raccourcis scénaristiques donnent l’impression que les auteurs ont bâclé leur affaire, il se passe un peu trop de choses, mais tout est rapidement expédié. Dommage. Le dessin, lui, est honnête sans plus, et les couleurs, du numérique, très quelconques. Voilà, je n’en conseille donc pas l’achat.
Le Cabaret des Muses (Le Bordel des Muses)
Ce qui frappe d’emblée, c’est le dessin. Ce sont en fait de véritables petits tableaux à la manière des grands peintres évoqués par Smudja. C’est tout simplement extraordinaire, on devine même le grain de la toile, sous la couleur. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on est loin des hideuses et froides colorisations Photoshop. Smudja, à ce titre, est un véritable artiste, qui a su capter l’esprit de cette période, à travers le regard et la vie de Toulouse-Lautrec. Là où le bât blesse, c’est au niveau du scénario, simple évocation de certains aspects de la vie du peintre, de ses rencontres avec d’autres grands noms de la peinture (Van Gogh, Seurat, Gauguin, Degas ou encore un Renoir vieillissant) et de la sculpture (Rodin) et de ses relations particulières avec sa mère, le tout baignant dans une ambiance burlesque, assez déconcertante. Bref, si le dessin est un plaisir pour l’oeil, l’histoire, elle ne m’a guère captivée, et ce, en dépit de mon vif intérêt pour la peinture. Alors, monsieur Smudja, vous seriez bien inspiré de vous trouver un vrai scénariste, mais surtout, ne lâchez pas votre pinceau !
L'Auberge du Bout du Monde
Avec ce premier album s'annonce une série qui pourrait devenir vraiment bien mais qui, pour le moment, ne se suffit pas à elle-même à mes yeux : j'attends de voir la suite. Le dessin est très bon. J'aime le trait, les points de vue, le style. Par contre, je dois admettre avoir du mal avec les couleurs. Elles sont parfois trop pastels pour moi. Elles manquent aussi de contraste à mon goût comme si l'auteur avait tenu à donner une ambiance de brouillard léger à toutes ses scènes histoire de faire plus "celtique" mais ce brouillard ne colle pas vraiment avec les scènes de côtes venteuses aux vagues qui battent les rochers. En outre et plus globalement, je trouve l'harmonie des couleurs assez moyennes mais ça, c'est une histoire de goût. Quant au récit, il se déroule comme un conte fantastique Breton qui pourrait sans doute devenir très bien car il est bien raconté. Mais pour le moment, je ne ressens que l'introduction du récit et ne sait pas vraiment comment les choses vont évoluer avec la suite de la série. Il n'y a pour le moment pas tellement d'originalité dans cette histoire, juste un récit bien raconté et assez juste. J'attends de voir la suite.
Chiara Rosenberg
Note approximative : 2.5/5 Disons-le simplement, le scénario de cette BD est assez bidon. Pour le résumer en gros, Chiara est soumise à son mari qui en profite abusivement mais par contre elle est dominatrice avec son amant et elle en profite abusivement. Cela donne une BD érotique sur le thème du SM comme un peu trop souvent dans ce genre de BD, pas vraiment émoustillante dans les faits. A côté de cela, le scénariste cherche à mettre un peu d'originalité ou de profondeur à son histoire en faisant s'interroger Chiara sur ses relations sexuelles et amoureuses, sur ses habitudes sexuelles, ses pulsions, avec des dialogues un peu trop artificiels pour ne pas paraître assez lourds (du genre, je cite à haute voix l’épître 17 selon Saint-Paul en plein milieu de la rue car je trouve que cela colle tellement bien à mon état d'âme tourmenté). Et la fin de cette histoire, fin qui tient en une page seulement, est aussi artificielle et moyenne que l'ensemble du récit. Mais au moins il y a un semblant d'histoire et de réflexion, c'est déjà ça pour une BD érotique. En tout cas, l’intérêt de cette BD réside nettement plus dans le dessin. Le trait, l'encrage et la beauté esthétique des planches attirent aussitôt l’œil quand on ouvre l'album. C'est un style épuré proche des anciens comics américains, ceux repris par le Pop-Art à l'époque. Cela donne au final quelques planches très belles et très esthétiques. Mais il y a aussi pas mal de cases finalement assez ratées au niveau du dessin et de l'anatomie : la technique du dessinateur se révèle très inégale quand on y regarde de près. Mais il fait nettement illusion et la qualité physique de l'album en lui-même, grand, beau et solide, ajoute à l’intérêt visuel de cette BD. Je n'en conseille pas l'achat car le scénario est vraiment trop moyen pour cela mais je n'en déconseille pas le feuilletage ou la lecture.
Golden City
Voilà une BD qui m’a, avant tout, plu par ses dessins et ses couleurs très vives aux multiples nuances de bleu. Bien sûr il faut aimer ce genre couleurs « flashy » faites par ordinateur, mais dans ce cas, c’est un vrai régale. Le scénario est accrocheur sans être novateur. On y retrouve le jeune, beau riche héritier pris dans un complot visant à le renverser. Il est vrai que la trame de l’histoire n’est pas super originale mais l’histoire est bien menée avec du rythme et de l’intrigue et l’univers de Golden City est intéressant. On ne s’ennuie pas un seul moment.
Les Précieuses ridicules
Un beau jour, Simon Léturgie, l'auteur de Spoon & White, s'est dit que les classiques du théâtre n'étaient pas vraiment mis en valeur pour le public d'adolescents auquel on les impose. Il propose donc à son éditeur de lancer une collection dédiée à l'adaptation des plus célèbres de ces oeuvres, et d'en dessiner certaines. Léturgie a bien préparé son coup, s'entourant d'un studio, réalisant une charte graphique, un "casting" d'acteurs utilisés dans toutes les pièces, apparentant, toutes proportions gardées, son travail à celui d'un véritable metteur en scène. Le premier album sorti est donc ce classique de Molière, en texte intégral. On y découvre ces deux cousines, qu'on a très vite envie de baffer, sous le charme de deux valets malicieux. Si vous avez aimé la pièce, je pense que cette adaptation vous plaira, car elle est la plupart du temps légère. Mais certains dialogues, empesés, sont un peu lourds et casse-pieds. Le trait de Léturgie est toujours aussi sympathique, tout en rondeurs, dans un décor minimal. A réserver aux amateurs de théâtre et aux curieux.