Je ne comprends pas trop l'idée de cette BD porno : ça se passe dans un immeuble où vivent plein de... de femmes superbes mais néanmoins toutes viriles génitalement parlant se baladant toutes en petite tenue ou directement la bite à l'air. Elles papotent comme si de rien était puis se baisent toutes mutuellement, sous des pretextes faciles comme "Oh, il faut absolument que je t'essaie", "Veux-tu répéter pour un film porno ?", etc...
Est-ce que ce sont des transexuels ? A lire la BD, on ne dirait pas. On dirait que ça se passe simplement dans un univers où il n'y a pas d'hommes et de femmes (enfin à part une unique femme, Linda X, qui ne sera jamais physiquement présente) mais que des femmes superbes munies d'un pénis.
Côté érotisme et excitation, c'est donc très moyen quand ce n'est pas sa tasse de thé. Et côté scénario, il n'y en a pas, en fait, juste du cul.
Par contre, le dessin est très bon. Les femmes sont très belles (à un détail anatomique près évidemment), l'encrage excellent et l'aspect visuel est très sympa.
Dommage qu'il n'y ait que le dessin, quoi.
Le moins qu'on puisse dire, c'est que je n'ai apprécié autant que Pierig ci-dessous.
Pourtant je partais sur un bon à-priori car, comme Pierig, j'aime bien le graphisme simple mais très lisible. L'encrage gras, le trait rond et les couleurs simples donnent un aspect bien sympathique au tout. Pourtant, et même si je ne suis pas expert en matière de dessin, on ne peut pas dire que la maîtrise technique soit au rendez-vous. Rien ne distingue vraiment les éléphants les uns des autres, les expressions de leur visage sont très basiquement rendues, etc... Bref, c'est lisible mais pas aussi efficace qu'un dessin comme celui de Trondheim par exemple dans une veine similaire.
Outre le dessin, c'est surtout le scénario qui m'a déçu. L'histoire est toute simple, jouant sur le thème de la mission commando en principe décalée car les soldats sont des éléphants infiltrant une base humaine. Mais il n'y a pas grand chose de plus original dans ce récit. Et à côté de cela, l'humour ne m'a tout simplement pas fait rire, même pas sourire. Je n'y ai pas été réceptif du tout malgré mon bon à-priori. Et surtout je voyais venir la chute de cette histoire gros comme un éléphant plus de 10 pages avant la fin et... et de toute manière, je ne l'ai pas trouvée drôle.
Déception pour moi donc.
Encore un manga d'une bien bonne qualité. Stratège raconte l'histoire d'un guerrier, une espèce de sur-homme en fait, habile dans tous les milieux, qui gagne presque à chaque fois mais ne s'en sort pas toujours indemne. Le plus intéressant est donné par les combats qui s'enchaînent, la violence des affrontements est très bien retranscrite par le trait de l'auteur. On voit le côté ville assiégée et le côté assiégeur avec chacun leurs techniques, même si au final le manga ne diffuse pas de longs discours sur la stratégie contrairement à ce que j'appréhendais un peu.
Concernant la fin, je ne vois pas vraiment ce qu'on peut lui reprocher et j'ai été plutôt surpris car je m'attendais à une fin très mauvaise. Or Hideki Mori choisit de ne pas montrer cette dernière bataille car qu'aurait-il de plus à démontrer par un nouveau combat qu'il ne l'avait fait dans les précédents ? Non il choisit simplement de faire une ellipse et de conclure sur les suites de cette bataille.
Voilà bien un manga Complètement Indispensable dans sa bdtheque. Tezuka combine ici la force d'un récit historique sur la seconde guerre mondiale nous montrant plus le côté nazi que celui des alliés, mais également le conflit sino-japonais puis entre le Japon et les Etats-Unis - le fameux Pearl Harbor.
En plus de ce contexte historique que l'on connait tous plus ou moins bien, Tezuka y greffe un véritable thriller sur la recherche de documents concernant l'origine d'Hitler. On y rajoute une histoire d'amitié par essence impossible entre un nazi et un juif, et on obtient une histoire captivante de bout en bout.
Le manga de par son sujet est très violent par les différents combats, les exécutions, les camps de concentration. Tezuka montre bien la force de l'endoctrinement des personnes qui en deviennent inhumaines et sans pitié.
Je pourrais disserter encore longtemps pour justifier cette note mais il suffit de lire la série aujourd'hui entièrement rééditée et facile à se procurer.
Note approximative : 2.5/5
Cette BD a un côté ridicule assez indéniable. Ridicule par son scénario, pas par son dessin.
Car je trouve le dessin très bon. Silvio Cadela a un style que je trouve proche de celui d'Arno, lui-même assez proche de Moebius à mes yeux. En outre, j'aime beaucoup la colorisation, un peu pêtante par moment mais belle. Bref, visuellement, je trouve cette BD très réussie.
Maintenant, concernant le scénario, c'est clair que ce n'est pas très captivant. L'auteur ne se prend pas vraiment au sérieux (heureusement) et ça se voit à sa façon de dire toutes les 2 pages que le temps passe à l'aide d'images d'animaux divers forniquant en pleine nature. Mais par contre, non seulement le scénario est moyen, mais il est souvent ridicule avec cette intrigue de fleur mutante extra-terrestre qui excite la libido des femmes et nous narre l'histoire comme un observateur consciencieux. Les scènes érotiques avec la plante sont d'ailleurs franchement grotesques.
Bref, je suis indulgeant parce que je trouve le dessin vraiment bon, mais globalement, c'est une BD dont on peut se débarasser facilement.
Note approximative : 2.5/5
De la grosse déconnade façon manga autour du cul. Mais je ne dois pas être un vrai amateur de ce genre d'humour.
Déjà, le dessin typé "manga d'humour" me plait très moyennement. Il se lit bien, rien à dire, mais il manque un peu de qualité et d'interêt.
Ensuite, l'humour couillon permettant de mettre des scènes de cul en permanence, scènes de cul façon hentai, ce n'est pas ma tasse de thé. Je n'aime pas les Hentai, gros seins, femmes soumises ou dominatrices, bites énormes, etc... Donc côté érotique, résultat nul pour moi.
Mais ce n'est évidemment pas le but de cette série puisqu'il s'agit de se marrer sur le sexe, les complexes, les problèmes sexuels, les perversions, les obsessions, etc... C'est déjanté, couillon, typique du gros gag qui tâche à la sauce manga... Et perso, je trouve ça trop bas de plafond pour vraiment me marrer, juste sourire parfois. C'est lourd, comme le dit Kael.
Pas trop ma tasse de thé quoi...
Willem a deux obsessions. Les orifices et les trous. Voilà, en substance, ce qu'on pourrait retenir de cet album d'"humour". Pour la plupart publiées dans Psikopat, ces petites histoires (d'une à quatre planches), nous proposent des variations infinies, et pour la plupart cradingues, sur le thème du sexe (avec un peu d'amour dedans). Les histoires, pour la plupart, ne sont pas drôles du tout, juste politiquement incorrectes. Certaines sont carrément dérangeantes. Willem est un caricaturiste de presse caustique et talentueux, qui a ici pris une déviation sans le moindre intérêt.
Raconter des histoires politiquement incorrectes avec des personnages de cartoon, ce n'est pas très nouveau, ni original. Kaz a réalisé une série de gags en quatre cases avec un certain nombre de ses personnages. Déjà, la contrainte de quatre cases est difficile à tenir, et il vaut mieux s'appeler Trondheim pour en faire quelque chose d'intéressant. Kaz, lui, ne réussit qu'à enchaîner des gags sans rapport les uns avec les autres, à la limite de la private joke ou du dessin d'actualité. Et c'en est très vite lassant. Pour tout dire, et malgré un graphisme pas si mal que ça, j'ai dû un peu me forcer pour finir l'album. Au final, seuls une dizaine de gags m'a fait sourire. C'est peu.
Tiens, une histoire mettant en miroir les premiers temps de l'humanité et une aventure (presque) contemporaine. J'étais curieux de voir ce que ça pourrait donner en BD. Premier constat : j'ai du mal avec le graphisme de Winshluss. Un peu fouillis, composé de trop de traits, ce manque de clarté m'a gêné dans ma lecture. Par contre, j'ai beaucoup apprécié l'histoire, suite d'historiettes avec pour filigrane la traque par un tigre dents-de-sabre. Cet élément m'a beaucoup plu. J'avais un peu peur de retrouver un mélange de Marsupilami et de Le Roi Lion, mais non, Winshluss réussit à garder une certaine originalité, et c'est à saluer. J'ai franchement, moi aussi, éclaté de rire à la conclusion de l'histoire principale, et à celle de l'épilogue.
En bref, l'album, sans être graphiquement renversant (à moins d'être un fan de Winshluss), reste divertissant.
La préface nous annonçait un thriller déroutant, étourdissant, intemporel... Un peu comme du SE7EN en BD. C'est vrai que le dessin, dans un style onirique et dépouillé, est vraiment à part, on aime ou on n'aime pas. Pour ma part, j'aime beaucoup. Mais malheureusement, l'histoire est un soufflé. Je veux dire par là que la fin m'a incroyablement déçu, par rapport aux promesses du premier tiers de l'histoire. Le second tiers, quant à lui, est plutôt mou, sans relief. A croire que Petrucci a plus ou moins laissé tomber son sujet. :(
Dommage, car avec une intrigue bien menée, l'album aurait pu devenir un véritable coup de coeur.
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Casa HowHard
Je ne comprends pas trop l'idée de cette BD porno : ça se passe dans un immeuble où vivent plein de... de femmes superbes mais néanmoins toutes viriles génitalement parlant se baladant toutes en petite tenue ou directement la bite à l'air. Elles papotent comme si de rien était puis se baisent toutes mutuellement, sous des pretextes faciles comme "Oh, il faut absolument que je t'essaie", "Veux-tu répéter pour un film porno ?", etc... Est-ce que ce sont des transexuels ? A lire la BD, on ne dirait pas. On dirait que ça se passe simplement dans un univers où il n'y a pas d'hommes et de femmes (enfin à part une unique femme, Linda X, qui ne sera jamais physiquement présente) mais que des femmes superbes munies d'un pénis. Côté érotisme et excitation, c'est donc très moyen quand ce n'est pas sa tasse de thé. Et côté scénario, il n'y en a pas, en fait, juste du cul. Par contre, le dessin est très bon. Les femmes sont très belles (à un détail anatomique près évidemment), l'encrage excellent et l'aspect visuel est très sympa. Dommage qu'il n'y ait que le dessin, quoi.
La Mission infernale
Le moins qu'on puisse dire, c'est que je n'ai apprécié autant que Pierig ci-dessous. Pourtant je partais sur un bon à-priori car, comme Pierig, j'aime bien le graphisme simple mais très lisible. L'encrage gras, le trait rond et les couleurs simples donnent un aspect bien sympathique au tout. Pourtant, et même si je ne suis pas expert en matière de dessin, on ne peut pas dire que la maîtrise technique soit au rendez-vous. Rien ne distingue vraiment les éléphants les uns des autres, les expressions de leur visage sont très basiquement rendues, etc... Bref, c'est lisible mais pas aussi efficace qu'un dessin comme celui de Trondheim par exemple dans une veine similaire. Outre le dessin, c'est surtout le scénario qui m'a déçu. L'histoire est toute simple, jouant sur le thème de la mission commando en principe décalée car les soldats sont des éléphants infiltrant une base humaine. Mais il n'y a pas grand chose de plus original dans ce récit. Et à côté de cela, l'humour ne m'a tout simplement pas fait rire, même pas sourire. Je n'y ai pas été réceptif du tout malgré mon bon à-priori. Et surtout je voyais venir la chute de cette histoire gros comme un éléphant plus de 10 pages avant la fin et... et de toute manière, je ne l'ai pas trouvée drôle. Déception pour moi donc.
Bokko (Stratège)
Encore un manga d'une bien bonne qualité. Stratège raconte l'histoire d'un guerrier, une espèce de sur-homme en fait, habile dans tous les milieux, qui gagne presque à chaque fois mais ne s'en sort pas toujours indemne. Le plus intéressant est donné par les combats qui s'enchaînent, la violence des affrontements est très bien retranscrite par le trait de l'auteur. On voit le côté ville assiégée et le côté assiégeur avec chacun leurs techniques, même si au final le manga ne diffuse pas de longs discours sur la stratégie contrairement à ce que j'appréhendais un peu. Concernant la fin, je ne vois pas vraiment ce qu'on peut lui reprocher et j'ai été plutôt surpris car je m'attendais à une fin très mauvaise. Or Hideki Mori choisit de ne pas montrer cette dernière bataille car qu'aurait-il de plus à démontrer par un nouveau combat qu'il ne l'avait fait dans les précédents ? Non il choisit simplement de faire une ellipse et de conclure sur les suites de cette bataille.
L'Histoire des 3 Adolf
Voilà bien un manga Complètement Indispensable dans sa bdtheque. Tezuka combine ici la force d'un récit historique sur la seconde guerre mondiale nous montrant plus le côté nazi que celui des alliés, mais également le conflit sino-japonais puis entre le Japon et les Etats-Unis - le fameux Pearl Harbor. En plus de ce contexte historique que l'on connait tous plus ou moins bien, Tezuka y greffe un véritable thriller sur la recherche de documents concernant l'origine d'Hitler. On y rajoute une histoire d'amitié par essence impossible entre un nazi et un juif, et on obtient une histoire captivante de bout en bout. Le manga de par son sujet est très violent par les différents combats, les exécutions, les camps de concentration. Tezuka montre bien la force de l'endoctrinement des personnes qui en deviennent inhumaines et sans pitié. Je pourrais disserter encore longtemps pour justifier cette note mais il suffit de lire la série aujourd'hui entièrement rééditée et facile à se procurer.
La Fleur amoureuse
Note approximative : 2.5/5 Cette BD a un côté ridicule assez indéniable. Ridicule par son scénario, pas par son dessin. Car je trouve le dessin très bon. Silvio Cadela a un style que je trouve proche de celui d'Arno, lui-même assez proche de Moebius à mes yeux. En outre, j'aime beaucoup la colorisation, un peu pêtante par moment mais belle. Bref, visuellement, je trouve cette BD très réussie. Maintenant, concernant le scénario, c'est clair que ce n'est pas très captivant. L'auteur ne se prend pas vraiment au sérieux (heureusement) et ça se voit à sa façon de dire toutes les 2 pages que le temps passe à l'aide d'images d'animaux divers forniquant en pleine nature. Mais par contre, non seulement le scénario est moyen, mais il est souvent ridicule avec cette intrigue de fleur mutante extra-terrestre qui excite la libido des femmes et nous narre l'histoire comme un observateur consciencieux. Les scènes érotiques avec la plante sont d'ailleurs franchement grotesques. Bref, je suis indulgeant parce que je trouve le dessin vraiment bon, mais globalement, c'est une BD dont on peut se débarasser facilement.
Ogenki Clinic
Note approximative : 2.5/5 De la grosse déconnade façon manga autour du cul. Mais je ne dois pas être un vrai amateur de ce genre d'humour. Déjà, le dessin typé "manga d'humour" me plait très moyennement. Il se lit bien, rien à dire, mais il manque un peu de qualité et d'interêt. Ensuite, l'humour couillon permettant de mettre des scènes de cul en permanence, scènes de cul façon hentai, ce n'est pas ma tasse de thé. Je n'aime pas les Hentai, gros seins, femmes soumises ou dominatrices, bites énormes, etc... Donc côté érotique, résultat nul pour moi. Mais ce n'est évidemment pas le but de cette série puisqu'il s'agit de se marrer sur le sexe, les complexes, les problèmes sexuels, les perversions, les obsessions, etc... C'est déjanté, couillon, typique du gros gag qui tâche à la sauce manga... Et perso, je trouve ça trop bas de plafond pour vraiment me marrer, juste sourire parfois. C'est lourd, comme le dit Kael. Pas trop ma tasse de thé quoi...
Poignées d'amour
Willem a deux obsessions. Les orifices et les trous. Voilà, en substance, ce qu'on pourrait retenir de cet album d'"humour". Pour la plupart publiées dans Psikopat, ces petites histoires (d'une à quatre planches), nous proposent des variations infinies, et pour la plupart cradingues, sur le thème du sexe (avec un peu d'amour dedans). Les histoires, pour la plupart, ne sont pas drôles du tout, juste politiquement incorrectes. Certaines sont carrément dérangeantes. Willem est un caricaturiste de presse caustique et talentueux, qui a ici pris une déviation sans le moindre intérêt.
Terrain vague
Raconter des histoires politiquement incorrectes avec des personnages de cartoon, ce n'est pas très nouveau, ni original. Kaz a réalisé une série de gags en quatre cases avec un certain nombre de ses personnages. Déjà, la contrainte de quatre cases est difficile à tenir, et il vaut mieux s'appeler Trondheim pour en faire quelque chose d'intéressant. Kaz, lui, ne réussit qu'à enchaîner des gags sans rapport les uns avec les autres, à la limite de la private joke ou du dessin d'actualité. Et c'en est très vite lassant. Pour tout dire, et malgré un graphisme pas si mal que ça, j'ai dû un peu me forcer pour finir l'album. Au final, seuls une dizaine de gags m'a fait sourire. C'est peu.
Smart monkey
Tiens, une histoire mettant en miroir les premiers temps de l'humanité et une aventure (presque) contemporaine. J'étais curieux de voir ce que ça pourrait donner en BD. Premier constat : j'ai du mal avec le graphisme de Winshluss. Un peu fouillis, composé de trop de traits, ce manque de clarté m'a gêné dans ma lecture. Par contre, j'ai beaucoup apprécié l'histoire, suite d'historiettes avec pour filigrane la traque par un tigre dents-de-sabre. Cet élément m'a beaucoup plu. J'avais un peu peur de retrouver un mélange de Marsupilami et de Le Roi Lion, mais non, Winshluss réussit à garder une certaine originalité, et c'est à saluer. J'ai franchement, moi aussi, éclaté de rire à la conclusion de l'histoire principale, et à celle de l'épilogue. En bref, l'album, sans être graphiquement renversant (à moins d'être un fan de Winshluss), reste divertissant.
Keires
La préface nous annonçait un thriller déroutant, étourdissant, intemporel... Un peu comme du SE7EN en BD. C'est vrai que le dessin, dans un style onirique et dépouillé, est vraiment à part, on aime ou on n'aime pas. Pour ma part, j'aime beaucoup. Mais malheureusement, l'histoire est un soufflé. Je veux dire par là que la fin m'a incroyablement déçu, par rapport aux promesses du premier tiers de l'histoire. Le second tiers, quant à lui, est plutôt mou, sans relief. A croire que Petrucci a plus ou moins laissé tomber son sujet. :( Dommage, car avec une intrigue bien menée, l'album aurait pu devenir un véritable coup de coeur.