C'est la première BD de cette collection Lépidoptère que je lis : elle a pourtant failli passer totalement inaperçue pour moi dans la librairie car son format minuscule la rendait invisible entre des BDs de taille normale. Le format en question est proche de celui des Pattes de Mouche de l'Association, avec un papier de très bonne qualité qui compense sa petite taille et sa couverture souple par une solidité qui ne donne pas l'impression d'acheter un fasicule un peu amateur mais un objet qui mérite relativement bien son prix.
Chacune des 24 pages de ce petit album contient une unique image dont le dessin est plutôt bon voire même très sympathique. C'est un style que j'aime assez à mi-chemin entre humour et réalisme, un peu à la manière de certaines BDs du magazine Fluide Glacial.
La narration est située en dessous des pages, fournissant l'explication de ce que ressent et pense le personnage principal et narrateur.
L'histoire est courte mais rapidement intéressante. L'auteur y fait en effet le lien troublant entre la honte qu'il a ressenti en achetant, pour rigoler et un peu par défi, un drapeau assez ridicule fêtant le mariage du Prince de Belgique et celle qu'il avait ressenti étant jeune quand il a acheté avec un ami une revue pornographique. Assez intéressant car l'auteur réussit à bien faire passer ses émotions par le texte et l'image. Assez amusant aussi dans son thème et dans la narration.
Un petit album qui vaut bien un bon Patte de Mouche.
Voici une BD, que j’ai achetée sur les conseils de mon Libraire (vive mon libraire !). Ce qui n’est absolument pas habituel pour moi puisque mon conseil n°1 c’est bdthèque (vive Bdtheque !). Enfin bref, c’était un super conseil. A la fin de lecture du premier tome, j’étais sur un sentiment du genre : c’est beau, c’est une belle histoire, gentille, triste, étrange et vraiment je m’attendais à un tome 2 sur la même lancé que le tome 1. Mais là surprise, on bascule totalement, on change de registre, on ne s’y attend pas ou peu. Cela reste toujours aussi beau, aussi triste, mais les étrangetés du premier tome sont expliquées. A la fin du 2ieme (et dernier tome), j’ai eu envie de relire tout de suite le 1. Serait-ce une histoire sans fin ? Je félicite les auteurs d’avoir contenu leur œuvre sur 2 gros volumes, mais pour une fois et c’est bien la première, j’aimerais bien une suite, une petite suite…du genre… que sont-ils devenus nos 5 personnages ?
Excellente BD qui sait allier avec perfection l’historique et le fantastique, avec une pointe d’érotisme. Il est vrai que la fin du tome 4 nous laisse un petit peu sur notre faim, mais l’album 1 du cycle 2 est pour bientôt. Vivement ! J'adore!
Ah, mais voilà un nouvel album bien marrant ! J’étais passée à côté à sa sortie, mais je suis contente de l'avoir acheté : Jazon est un personnage bien sympa, attachant en effet, et les gags sont tout à fait efficaces ! Quelques-uns m'ont franchement fait rire. Je ne suis pourtant plus dans le "coeur de cible" vu que j'ai 24 ans, mais ça m'a rappelé pas mal de situations vécues (c'est ça la force de cet opus, les gags sont plausibles, on s'identifie assez facilement). Bref : que du bon, espérons que la suite sera du même niveau !
Qu'il est bon de découvrir cette oeuvre de jeunesse de Tezuka.
Malgré un scénario facile et qui part un peu dans tous les sens, on sent l'humanisme qui se dégage de Métropolis.
Tezuka utilise déjà ici, nombre d'éléments que l'on retrouvera dans ses oeuvres futures.
Comment ne pas penser à Astro quand on voit Michii?
Et puis le fameux personnage arborant moustaches et franchise sur le visage, ce personnage si rond et si bonhomme qui symbolise le bien chez l'homme et que l'on retrouve ensuite dans pas mal d'autres oeuvres du maître est déjà présent. Ainsi que le fameux monocle, le méchant de l'histoire qui affiche le visage du mal.
Cela peut paraître, facile, puéril voir un peu manichéen, il n'en est rien, cette oeuvre d'avant-garde réserve son lot de surprise avec son univers fourni et riche et sa fin pleine d'espoir.
Les dessins sont tout en ronds et courbes, le style de Tezuka est empreint de références au Disney de la grande époque. Si l'aspect est un peu simple cela reste très inventif, les détails graphiques amusants sont nombreux.
Bien sûr Tezuka a fait largement mieux ensuite, et on est loin de la richesse d'un Bouddha par exemple, mais si vous aimez l'auteur, Métropolis est un incontournable, un des manga fondateur du genre.
Note approximative : 2.5/5
Je n'ai jamais été très fan de Margerin et pas plus de Lucien qui est sa série phare à ma connaissance.
C'est un sentiment un peu mitigé qui commence avec le dessin. D'un côté, il me plait assez avec ses rondeurs, ses couleurs assez joyeuses, etc... Mais à côté de ça, je trouve la mise en page et la composition de chaque case très fouillis. Les bulles de dialogues sont assez nombreuses et bizarrement leur positionnement ou leur longueur brise pour moi le rythme de lecture de la BD que j'hésite parfois à lire uniquement en lisant le texte ou uniquement avec les images. C'est un peu le genre de BD et de dessin qui me donne envie de sauter des cases pour voir où le récit est sensé nous mener.
Ensuite, je suis assez hermétique aux personnages typés années 70-80, motos, blousons noirs, zone dans les bars à flipper et petites combines. Là aussi, le sentiment est mitigé car je trouve notamment Lucien assez attachant mais inversement je n'arrive pas à m'attacher à ses histoires et ses copains. Et puis surtout l'humour ne me fait pas rire, tout juste sourire et encore.
En résumé, quelques bons côtés dans cette série mais elle n'a jamais vraiment réussi à me plaire.
Rhââââ !!!! Que c’est beau ! Que c’est beau !
David B. est au sommet de son art, et sa coloriste, Brigitte Findakly (tendre moitié de Lewis Trondheim) n’est pas en reste : ces harmonies de couleurs, ces ambiances chromatiques, qui collent si merveilleusement bien à l’univers oriental et mystique développé par David B..
Je suis en extase devant chaque planche, je tourne la page, je contemple, et après seulement, je lis.
Le scénario, donc. Bon, autant le dire tout de suite, ce n’est pas le point fort de cette série, et s’il n’était soutenu par un dessin aussi génial (oui, David B. est un génie, sa façon de dessiner est unique, lisez-donc son chef-d'oeuvre L'Ascension du Haut Mal) je ne l’aurais sans doute pas achetée. Cette histoire de voleurs d’ombre et de prophète voilé est intéressante mais pas captivante, je veux dire par là, qu’on suit le déroulement de l’histoire sans bailler mais, on ne tourne pas les pages fébrilement.
De plus, les personnages, proches du conte, sont assez loin de nous, il est difficile de s’identifier à leur quête, il faut donc accepter d’entrer dans un univers déroutant (comme toujours avec David B.) mais dépaysant et très esthétique.
Si comme moi, vous succombez à la magie du dessin, ces albums sont pour vous, sinon, passez votre chemin.
« Cyclopes » est donc la nouvelle série conçue par le tandem Jacamon/Matz. Inutile de préciser qu'après le très réussi Tueur, ces deux auteurs étaient attendus au tournant par leurs nombreux fans. Disons le immédiatement, « La Recrue » constitue un excellent premier opus de cette histoire prometteuse.
Une fois n'est pas coutume, je commencerai ma chronique par le dessin de cette album. Luc Jacamon nous démontre une nouvelle fois toute sa maîtrise : le découpage efficace des premières planches donne le ton de cet ouvrage de science fiction politique. Globalement, le trait est toujours aussi intéressant, dans un style fort et caractéristique. Une réussite. La colorisation informatique me semble plus sombre que celle du Tueur, vraisemblablement à l'image de ce futur guère engageant dépeint par le scénariste.
Concernant l'histoire, je n'ai pu m'empêcher de songer à Reality Show (Morvan/Porcel) en cours de lecture : une société privée chargée de maintenir l'ordre public, une diffusion télévisée des plus lucrative, un héros courageux mais encore un peu lisse... Néanmoins, Matz paraît traiter son sujet avec plus d'ambition car ce sont ici les dérives supposées de l'ONU en matière de sécurité mondiale qui sont montrées du doigt. Malgré quelques facilités scénaristiques, l'ensemble est de belle facture et laisse augurer une suite des plus réjouissante.
Un troisième volet riche en évènements.
Cornaro et les membres de la Fraternal Compania n’ont-ils pas présumé des désirs de Ruzante ? Le « double » de celui-ci s’avère étrange et étonne les immortels lorsqu’il rencontre le jeune comédien. Angelo ressort de cette rencontre bouleversé et plein de ressentiment contre Cornaro et ses pairs. Il retrouve mystérieusement Maria. Non loin, le frère prieur Calvacante et le commissaire-enquêteur Jonzac remontent la piste de la Fraternal Compania, un chemin qui sent le soufre et qui date de plusieurs siècles. Une piste qui mène l’un vers le cadavre d’un noyé, l’autre au château d’un certain Alexandre de la Gentilhommière Dans l’ombre, des puissances invisibles se combattent. Le dernier des masques ne semble-t-il pas aussi différent que Ruzante peut l’être par rapport à ses compagnons ? Que cherche-t-il et qui est-il ?
Mosdi nous offre un beau scénario qui épaissit le mystère tout en révélant certaines choses. Il donne envie de connaître la suite de l'histoire.
Le dessin de Paturaud est toujours très beau. J'ai trouvé qu'il avait su donné de la maturité à Ruzante qui, de fait, a perdu son innocence vis à vis de la Fraternal Compania et de ses actes. J'aime particulièrement le rendu des scènes où apparaît Sabazius, les gris de cette sorte d'entre-deux-mondes. Je note également que les couleurs semblent plus terreuses, comme si la boue remuée par les personnages déteignait sur l'environnement.
Enfin, la couverture m'a fait forte impression.
Le point fort de cette BD, c'est sa narration pêchue : c'est le genre de BD que vous avez du mal à lâcher quand vous l'avez entamée et que vous lisez jusqu'à la fin.
Le dessin est pas mal même si j'ai mis quelques pages à me faire aux personnages plus expressifs que vraiment soignés. Mais le style de dessin a le même dynamisme que l'histoire elle-même donc convient très bien. Seules certaines séquences d'action sont assez mal passées pour moi car le dessin et la mise en page m'ont parus un peu difficile à comprendre en première lecture (je pense au moment où la camionnette du gars bourré arrive en zigzaguant vers les héros, ou au moment où le camion percute de plein fouet la voiture des méchants et la fait voler devant leurs yeux héberlués).
Le scénario de base n'avait pas grand chose pour me plaire : je ne suis pas friand du tout de courses-poursuites avec des rebelles débrouillards comme héros et des méchants avec des flingues comme pourchasseurs. Et pourtant j'ai été rapidement happé par l'histoire notamment je pense parce qu'elle est très bien introduite et ensuite parce que la narration est très bonne.
Par contre, même si je l'ai lue avec interêt, il n'est pas ressorti grand chose au final de ma lecture. J'ai passé un moment assez agréable mais je garde un souvenir assez diffus du tout car rien ne m'a vraiment marqué et la fin de l'histoire m'a parue un peu simple et sans ce petit quelque chose qui aurait fait du récit complet un tout excellent et mémorable.
Bon moment de lecture mais pas un souvenir impérissable.
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Les Champs de l'obscène
C'est la première BD de cette collection Lépidoptère que je lis : elle a pourtant failli passer totalement inaperçue pour moi dans la librairie car son format minuscule la rendait invisible entre des BDs de taille normale. Le format en question est proche de celui des Pattes de Mouche de l'Association, avec un papier de très bonne qualité qui compense sa petite taille et sa couverture souple par une solidité qui ne donne pas l'impression d'acheter un fasicule un peu amateur mais un objet qui mérite relativement bien son prix. Chacune des 24 pages de ce petit album contient une unique image dont le dessin est plutôt bon voire même très sympathique. C'est un style que j'aime assez à mi-chemin entre humour et réalisme, un peu à la manière de certaines BDs du magazine Fluide Glacial. La narration est située en dessous des pages, fournissant l'explication de ce que ressent et pense le personnage principal et narrateur. L'histoire est courte mais rapidement intéressante. L'auteur y fait en effet le lien troublant entre la honte qu'il a ressenti en achetant, pour rigoler et un peu par défi, un drapeau assez ridicule fêtant le mariage du Prince de Belgique et celle qu'il avait ressenti étant jeune quand il a acheté avec un ami une revue pornographique. Assez intéressant car l'auteur réussit à bien faire passer ses émotions par le texte et l'image. Assez amusant aussi dans son thème et dans la narration. Un petit album qui vaut bien un bon Patte de Mouche.
Où le regard ne porte pas...
Voici une BD, que j’ai achetée sur les conseils de mon Libraire (vive mon libraire !). Ce qui n’est absolument pas habituel pour moi puisque mon conseil n°1 c’est bdthèque (vive Bdtheque !). Enfin bref, c’était un super conseil. A la fin de lecture du premier tome, j’étais sur un sentiment du genre : c’est beau, c’est une belle histoire, gentille, triste, étrange et vraiment je m’attendais à un tome 2 sur la même lancé que le tome 1. Mais là surprise, on bascule totalement, on change de registre, on ne s’y attend pas ou peu. Cela reste toujours aussi beau, aussi triste, mais les étrangetés du premier tome sont expliquées. A la fin du 2ieme (et dernier tome), j’ai eu envie de relire tout de suite le 1. Serait-ce une histoire sans fin ? Je félicite les auteurs d’avoir contenu leur œuvre sur 2 gros volumes, mais pour une fois et c’est bien la première, j’aimerais bien une suite, une petite suite…du genre… que sont-ils devenus nos 5 personnages ?
Djinn
Excellente BD qui sait allier avec perfection l’historique et le fantastique, avec une pointe d’érotisme. Il est vrai que la fin du tome 4 nous laisse un petit peu sur notre faim, mais l’album 1 du cycle 2 est pour bientôt. Vivement ! J'adore!
Jazon
Ah, mais voilà un nouvel album bien marrant ! J’étais passée à côté à sa sortie, mais je suis contente de l'avoir acheté : Jazon est un personnage bien sympa, attachant en effet, et les gags sont tout à fait efficaces ! Quelques-uns m'ont franchement fait rire. Je ne suis pourtant plus dans le "coeur de cible" vu que j'ai 24 ans, mais ça m'a rappelé pas mal de situations vécues (c'est ça la force de cet opus, les gags sont plausibles, on s'identifie assez facilement). Bref : que du bon, espérons que la suite sera du même niveau !
Métropolis
Qu'il est bon de découvrir cette oeuvre de jeunesse de Tezuka. Malgré un scénario facile et qui part un peu dans tous les sens, on sent l'humanisme qui se dégage de Métropolis. Tezuka utilise déjà ici, nombre d'éléments que l'on retrouvera dans ses oeuvres futures. Comment ne pas penser à Astro quand on voit Michii? Et puis le fameux personnage arborant moustaches et franchise sur le visage, ce personnage si rond et si bonhomme qui symbolise le bien chez l'homme et que l'on retrouve ensuite dans pas mal d'autres oeuvres du maître est déjà présent. Ainsi que le fameux monocle, le méchant de l'histoire qui affiche le visage du mal. Cela peut paraître, facile, puéril voir un peu manichéen, il n'en est rien, cette oeuvre d'avant-garde réserve son lot de surprise avec son univers fourni et riche et sa fin pleine d'espoir. Les dessins sont tout en ronds et courbes, le style de Tezuka est empreint de références au Disney de la grande époque. Si l'aspect est un peu simple cela reste très inventif, les détails graphiques amusants sont nombreux. Bien sûr Tezuka a fait largement mieux ensuite, et on est loin de la richesse d'un Bouddha par exemple, mais si vous aimez l'auteur, Métropolis est un incontournable, un des manga fondateur du genre.
Lucien
Note approximative : 2.5/5 Je n'ai jamais été très fan de Margerin et pas plus de Lucien qui est sa série phare à ma connaissance. C'est un sentiment un peu mitigé qui commence avec le dessin. D'un côté, il me plait assez avec ses rondeurs, ses couleurs assez joyeuses, etc... Mais à côté de ça, je trouve la mise en page et la composition de chaque case très fouillis. Les bulles de dialogues sont assez nombreuses et bizarrement leur positionnement ou leur longueur brise pour moi le rythme de lecture de la BD que j'hésite parfois à lire uniquement en lisant le texte ou uniquement avec les images. C'est un peu le genre de BD et de dessin qui me donne envie de sauter des cases pour voir où le récit est sensé nous mener. Ensuite, je suis assez hermétique aux personnages typés années 70-80, motos, blousons noirs, zone dans les bars à flipper et petites combines. Là aussi, le sentiment est mitigé car je trouve notamment Lucien assez attachant mais inversement je n'arrive pas à m'attacher à ses histoires et ses copains. Et puis surtout l'humour ne me fait pas rire, tout juste sourire et encore. En résumé, quelques bons côtés dans cette série mais elle n'a jamais vraiment réussi à me plaire.
Les Chercheurs de trésor
Rhââââ !!!! Que c’est beau ! Que c’est beau ! David B. est au sommet de son art, et sa coloriste, Brigitte Findakly (tendre moitié de Lewis Trondheim) n’est pas en reste : ces harmonies de couleurs, ces ambiances chromatiques, qui collent si merveilleusement bien à l’univers oriental et mystique développé par David B.. Je suis en extase devant chaque planche, je tourne la page, je contemple, et après seulement, je lis. Le scénario, donc. Bon, autant le dire tout de suite, ce n’est pas le point fort de cette série, et s’il n’était soutenu par un dessin aussi génial (oui, David B. est un génie, sa façon de dessiner est unique, lisez-donc son chef-d'oeuvre L'Ascension du Haut Mal) je ne l’aurais sans doute pas achetée. Cette histoire de voleurs d’ombre et de prophète voilé est intéressante mais pas captivante, je veux dire par là, qu’on suit le déroulement de l’histoire sans bailler mais, on ne tourne pas les pages fébrilement. De plus, les personnages, proches du conte, sont assez loin de nous, il est difficile de s’identifier à leur quête, il faut donc accepter d’entrer dans un univers déroutant (comme toujours avec David B.) mais dépaysant et très esthétique. Si comme moi, vous succombez à la magie du dessin, ces albums sont pour vous, sinon, passez votre chemin.
Cyclopes
« Cyclopes » est donc la nouvelle série conçue par le tandem Jacamon/Matz. Inutile de préciser qu'après le très réussi Tueur, ces deux auteurs étaient attendus au tournant par leurs nombreux fans. Disons le immédiatement, « La Recrue » constitue un excellent premier opus de cette histoire prometteuse. Une fois n'est pas coutume, je commencerai ma chronique par le dessin de cette album. Luc Jacamon nous démontre une nouvelle fois toute sa maîtrise : le découpage efficace des premières planches donne le ton de cet ouvrage de science fiction politique. Globalement, le trait est toujours aussi intéressant, dans un style fort et caractéristique. Une réussite. La colorisation informatique me semble plus sombre que celle du Tueur, vraisemblablement à l'image de ce futur guère engageant dépeint par le scénariste. Concernant l'histoire, je n'ai pu m'empêcher de songer à Reality Show (Morvan/Porcel) en cours de lecture : une société privée chargée de maintenir l'ordre public, une diffusion télévisée des plus lucrative, un héros courageux mais encore un peu lisse... Néanmoins, Matz paraît traiter son sujet avec plus d'ambition car ce sont ici les dérives supposées de l'ONU en matière de sécurité mondiale qui sont montrées du doigt. Malgré quelques facilités scénaristiques, l'ensemble est de belle facture et laisse augurer une suite des plus réjouissante.
Les Passants du Clair de Lune
Un troisième volet riche en évènements. Cornaro et les membres de la Fraternal Compania n’ont-ils pas présumé des désirs de Ruzante ? Le « double » de celui-ci s’avère étrange et étonne les immortels lorsqu’il rencontre le jeune comédien. Angelo ressort de cette rencontre bouleversé et plein de ressentiment contre Cornaro et ses pairs. Il retrouve mystérieusement Maria. Non loin, le frère prieur Calvacante et le commissaire-enquêteur Jonzac remontent la piste de la Fraternal Compania, un chemin qui sent le soufre et qui date de plusieurs siècles. Une piste qui mène l’un vers le cadavre d’un noyé, l’autre au château d’un certain Alexandre de la Gentilhommière Dans l’ombre, des puissances invisibles se combattent. Le dernier des masques ne semble-t-il pas aussi différent que Ruzante peut l’être par rapport à ses compagnons ? Que cherche-t-il et qui est-il ? Mosdi nous offre un beau scénario qui épaissit le mystère tout en révélant certaines choses. Il donne envie de connaître la suite de l'histoire. Le dessin de Paturaud est toujours très beau. J'ai trouvé qu'il avait su donné de la maturité à Ruzante qui, de fait, a perdu son innocence vis à vis de la Fraternal Compania et de ses actes. J'aime particulièrement le rendu des scènes où apparaît Sabazius, les gris de cette sorte d'entre-deux-mondes. Je note également que les couleurs semblent plus terreuses, comme si la boue remuée par les personnages déteignait sur l'environnement. Enfin, la couverture m'a fait forte impression.
L'Autoroute du soleil
Le point fort de cette BD, c'est sa narration pêchue : c'est le genre de BD que vous avez du mal à lâcher quand vous l'avez entamée et que vous lisez jusqu'à la fin. Le dessin est pas mal même si j'ai mis quelques pages à me faire aux personnages plus expressifs que vraiment soignés. Mais le style de dessin a le même dynamisme que l'histoire elle-même donc convient très bien. Seules certaines séquences d'action sont assez mal passées pour moi car le dessin et la mise en page m'ont parus un peu difficile à comprendre en première lecture (je pense au moment où la camionnette du gars bourré arrive en zigzaguant vers les héros, ou au moment où le camion percute de plein fouet la voiture des méchants et la fait voler devant leurs yeux héberlués). Le scénario de base n'avait pas grand chose pour me plaire : je ne suis pas friand du tout de courses-poursuites avec des rebelles débrouillards comme héros et des méchants avec des flingues comme pourchasseurs. Et pourtant j'ai été rapidement happé par l'histoire notamment je pense parce qu'elle est très bien introduite et ensuite parce que la narration est très bonne. Par contre, même si je l'ai lue avec interêt, il n'est pas ressorti grand chose au final de ma lecture. J'ai passé un moment assez agréable mais je garde un souvenir assez diffus du tout car rien ne m'a vraiment marqué et la fin de l'histoire m'a parue un peu simple et sans ce petit quelque chose qui aurait fait du récit complet un tout excellent et mémorable. Bon moment de lecture mais pas un souvenir impérissable.