Cette BD s'articule autour de son personnage principal, Bitchy Bitch ou Midge McCracken, celle-ci fait partie des personnages qui subissent, Bitchy est consciente qu'elle a une vie faite de frustrations et de contraintes, mais même si elle est toujours en train de pester dans son lit, dans sa voiture ou devant sa TV, elle subit son sort sans rien dire devant ses amis, sa famille, ses collègues... Combien de gens sont dans ce cas? A mon avis il y en a pas mal.
Les situations dépeintes par l'auteure dans ces albums paraissent toujours fort justes, cela sent fortement le vécu. Roberta Gregory qui est issu du même milieu que Midge et qui a du assumer plusieurs boulots alimentaires avant de percer dans le monde du comic, s'est certainement fortement inspirée de son propre parcours et de ses expériences pour créer Bitchy Bitch (d'ailleurs le troisième volume centrée sur les études de Midge "Bitchy's college daze" est publié en France avec le titre "Les rudes études de Roberta").
Au niveau de la réalisation graphique, c'est particulier, le style est sec et vif, certain trouveront cela baclé... C'est en noir et blanc, les expressions sont exagérées, les visages se déforment et rendent très bien les émotions. Les cases semblent dessinées à la main, bref on est loin du mainstream.
On dirait parfois que cette BD a été réalisée sous le coup de la colère tant le style graphique est incisif.
J'ai apprécié les aventures de Bitchy, cette BD est originale et fort bien réalisée, le tout est très crédible.
Une petite précision: c'est une BD faite par une femme mais ce n'est en aucun cas un produit feministe. Dans Bitchy Bitch personne n'est épargné, ni les femmes, ni les hommes, ni les valeurs sacrées de l'amérique, ni les institutions. En plus les histoires ne manquent pas d'humour.
Même si c'est une oeuvre assez particulière qui n'est pas destinée à tout le monde, Bitchy Bitch est un comic alternatif de qualité. A lire!
Bon, ok, c'est une BD pour enfants. Bon, ok, l'objet est plutôt joli, petit mais mignon et solide. Bon, ok, le dessin est plutôt bon (c'est marrant, les visages des animaux notamment des chats et lapins me rappellent le style actuel de Munuera). Bon, ok, ça se lit assez bien.
Mais qu'est-ce que ça se lit vite !
Si encore ça avait été une BD vraiment drôle en quelques pages, ou alors garnie d'idées vraiment originales. Mais non, c'est une histoire très classique de super-héros "rigolo" qui est appelé à la rescousse pour retrouver le nounours de monsieur Eléphant, et pour le retrouver d'une manière qui puisse se faire en cinq pages en gros.
En tant qu'adulte, bien sûr, c'est le genre de BD qui se lit en 30 secondes puis se repose aussi vite sur l'étal. Alors j'ai essayé de l'imaginer lue par ma fille (enfin, quand elle saura lire) ou alors si je la lui lisais moi-même, mais bof également... Pourquoi pas, d'accord, mais je doute que cela marque vraiment son esprit et son interêt. Et à ce prix-là, sincèrement, je préfère lui acheter un beau livre d'images ou de contes pour enfants.
Je ne suis pas pour donner une note excellent en général, cependant cette série est réellement hors du commun. Les graphismes tout d'abord sont tout à la fois dérangeants et superbes, comme le fond de l'histoire diront certains. On a à la fois des planches sous forme de tableau, vraiment superbes (bon ok la plupart du temps ces dessins illustrent une femme au formes plus qu'avantageuses !) et à la fois des scènes d'actions presques brouillons, où l'on ne comprend parfois même pas ce qui se passe réellement. Certains pourront trouver cela dommage moi je trouve que cela renforce l'oeuvre.
Concernant le scénario - oui je dis LE scénario car à part le sixième tome tous les albums se recoupent ou du moins font se mélanger les personnages principaux - c'est tout simplement la référence d'un style, la création de ce que donnera plus tard au cinéma des films comme ceux de Tarantino ou Robert Rodriguez. Tout est simple et pourtant on trouve des idées tortueuses à souhait.
En un mot, courez l'acheter !
Note approximative : 2.5/5
Je dois avouer que si elle n'avait pas été enregistrée sur BDtheque et si je n'avais pas vaguement conversé par mail avec le dessinateur de cette BD lors de son enregistrement, je n'aurais sans doute pas lu cette BD à moins qu'elle ne me tombe sous la main.
En effet, même si j'aime beaucoup la couverture et si je trouve qu'elle attire l'oeil, compensant ainsi le petit format de l'objet, le peu que j'en avais feuilleté n'avait pas suffi à me convaincre.
Pourtant, j'aime bien le dessin. Sans être exceptionnellement beau, je le trouve sympa et agréable à lire. Sauf peut-être sur certaines cases un peu fouillies où j'ai parfois eu du mal à décrypter l'image et l'action.
Mais quand j'ai fini par me procurer l'album pour le lire sérieusement, j'ai compris ce qui me rebutait au départ : il est assez ardu d'entrer dans l'histoire. Elle commence en effet sur les chapeaux de roue et part directement dans une histoire à la logique un peu folle, une logique toute onirique où les décors et les situations sont aussi délirantes que changeantes. Dès le départ, on est lancé à la suite d'une petite fille, de son ami et de son chat qui parle, qui évoluent dans un monde étrange, leur immeuble en réalité, comme dans un rêve où presque tout est permis.
Les histoires oniriques sont entrecoupées de scènes du monde réel qui tranchent par leur sérieux et leur émotion, mais ses scénettes réelles durent rarement plus de deux pages prenant donc la quasi-totalité de l'album à prendre forme et substance.
Tout le reste est du pur délire onirique.
Et c'est bien là justement que j'ai eu du mal à accrocher. Car ce délire suit une logique bien à lui, la logique d'un rêve oscillant non loin du cauchemar. Le fil rouge qui sert d'objectif à atteindre à l'héroïne Sonia, ces portes à ouvrir et ces clés à trouver, peine à mon goût à maintenir l'interêt pour le lecteur que je suis. Et chaque chapitre de ce long rêve ne m'a guère captivé.
Au fur et à mesure que les scènes de la vie réelle se précise, on comprend le but à atteindre de ces rêves, but initiatique d'une certaine manière, et ce but est effectivement atteint. Mais la longue symbolique de toutes ces pages de rêve délirant, trop nombreuses peut-être, ne m'a pas convaincu. Le tout se lit sans mal, ce n'est pas de l'abstrait ni du pur symbolisme, chaque portion de rêve raconte une histoire qui, quoiqu'un peu folle, peut se suivre aisément. Mais j'ai trouvé une large partie de ce récit onirique inutile, peu prenante, voire lassante.
A l'inverse, je trouve que les portions de vie réelles sont véritablement pleines d'émotions et mon âme de père a été touchée. J'ai notamment apprécié le final de cette BD car il est tout en finesse et en émotion.
Malgré quelques qualités notamment au niveau du dessin dans son ensemble et de l'émotion procurée par les scènes de la vie réelle et le final de l'album, j'avoue avoir lu sans réelle passion la majorité de la BD et même après relecture, j'estime une grande part du récit onirique dispensable. C'est bien pour cela que je ne peux guère conseiller l'achat de cette BD au demeurant sympathique.
Moonlight mile débute par une scène de cul si grotesque que c'en est risible. Le pire c'est que ce n'est même pas du second degré, les deux types qui font office de héros sont introduits dans l'histoire d'une manière qui se veut sérieuse et glorifiante...
L'auteur est quand même balèze, parce que passé cette présentation des deux héros, "les bad boys blasés qui n'ont pour limite que leurs ambitions", il réussit à pondre une histoire encore plus nulle et pompeuse que son prologue.
Les deux types, aprés avoir arpenté la terre entière, décident de s'embarquer dans la conquête spatiale, le fait qu'ils ne soient pas spationautes ne dérange personne... Le tout enveloppé dans un univers de magouilles et conspirations bien fumeuses.
Autour de ces deux charmants garçons, on retrouve toute une floppée de personnages aussi crédibles les uns que les autres : des dirigeants pourris, des nunuches bien naïves, des abrutis, bref une longue liste de stéréotypes.
Le dessin est classique mais manque de classe et de personnalité, rien de spécial de ce côté là.
Moonlight mile est un cumul des plus mauvais clichés du genre, une oeuvre aussi graveleuse que racoleuse et surtout très prétentieuse. Quand on prend le lecteur pour un imbécile à ce point, la note est sans appel : 0/5.
A éviter comme la peste!
Graphiquement ce manga est assez particulier, les dessins ont un aspect un peu "chargé" et c'est très sombre, ce n'est pas désagréable, c'est plutôt original mais pendant les séquences d'action cela devient vite confus. En plus le découpage vachement serré ne clarifie pas la situation, dommage.
L'histoire est basique, inutile de s'y attarder. Les personnages sont assez réussis, tant au niveau de leurs apparences que de leurs personnalités, malheureusement leur charisme est plombé par un humour débile, certes rare, mais assez lourd pour être pénible.
Fort heureusement le fil conducteur, la quète du personnage principal, est assez intriguant pour que l'on ait envie de connaître la suite.
A noter un détail sympa et original, l'effet "peau de croco" des couvertures, plutôt réussi.
Bref, Dorohedoro atteint parfois un niveau correct mais ne parvient jamais à passionner réellement. Note : 2.5/5.
Mic Mac Adam est une très bonne série. Le dessin est excellent ni trop simpliste ni trop travaillé, les scénarios sont très bien construits, différents d'un épisode à l'autre tout en conservant un aspect légèrement fantastique à l'intrigue policière et vous tiennent en halène tout au long chacune des histoires. Le plus gros défaut de cette série est sans nul doute la difficulté de retrouver les 5 premiers épisodes.
Les épisodes plus récents tentent de conserver l'esprit de cette série mais avec un dessin plus travaillé et une part de fantastique, de surnaturel beaucoup plus présent que je déplore....
La longueur des textes peut effectivement rebuter certains. Plus jeune je n'appréciais pas cette BD pour cette raison. Mais aujourd'hui je me régale des tirades de ce brave Talon. Les dessins tout en rondeur sans tomber dans la simplicité correspondent au style que je recherche. A noter que la qualité des albums est très stable tout au long de la série aussi bien pour les histoires en un tome que pour les albums de gags.
La tentative pour continuer cette série n'a pour l'instant pas atteint le niveau des albums de Greg, le dessin est très correct mais la fuidité du texte n'est pas encore là...
Note approximative : 3.5/5
En entamant cet album, je croyais lire là un recueil des vraies Histoires de l'Oncle Paul telles qu'elles paraissaient dans le journal Spirou dans les années 50. Mais j'ai vite réalisé qu'il s'agissait d'hommages bien plus récents, parus dans Spirou au début des années 80.
Des auteurs aussi célèbres et doués que Chaland, Yann, Goossens, Dany et autres Will avaient ainsi créé leurs propres Histoires de l'Oncle Paul qui, tout en restant dans l'esprit initial de la série originelle, sont nettement plus modernes et surtout parfois vraiment hilarantes alors que la série initiale était sérieuse.
Yann a scénarisé 5 des 8 histoires de cet album et on retrouve très vite son humour : humour noir, touches de politiquement incorrect, cynisme hilarant. Je me suis vraiment marré sur la plupart de ses histoires dans cet album. D'autant plus qu'avec Chaland, Dany ou Will au dessin, l'aspect visuel est excellent et maîtrisé.
Les dessins de Bercovici et Legall sont bons aussi mais très personnellement, j'aime un peu moins.
Les histoires de Frank et Clerc sont pour leur part nettement plus sérieuses, rendant un hommage direct aux anciennes Histoires de l'Oncle Paul puisque ces biographies de Rodin et d'espions Russes sont parfaitement véridiques et sérieuses. Ces deux récits sont cependant un peu plus ennuyeux à mon goût.
Quant à l'histoire finale scénarisée et dessinée par Goossens, elle est tout simplement excellente et hilarante, même si elle s'écarte quand même pas mal des typiques Histoires de l'Oncle Paul pour faire plutôt dans le style personnel de Goossens. Moi, j'ai adoré.
Bref, une BD hommage d'excellente qualité, vraiment drôle la plupart du temps, joliment dessinée la plupart du temps également et mettant en scène les talents de nombreux grands artistes de la BD. Si vous réussissez à la dénicher (elle date quand même de 1986), ne vous privez surtout pas de l'acheter ou au moins de la lire.
C'est le premier manga que j'ai lu. Atypique, mais très bien pour entrer en douceur dans cet univers dont j'avais jusque-là une vision étriquée et déformée. C'est donc un recueil de trois contes, où il est question d'amour éternel, de séparation et de mort, sur lesquels plane la figure légendaire de Shirahime Syo, la princesse blanche dont les larmes sont les flocons de neige.
Dans la première histoire, une jeune fille part dans la montagne enneigée, chasser le loup qui a tué son père, et fait une rencontre surprenante. La seconde, nous conte le serment d'amour d'une jeune femme à son fiancé qui part à la guerre. Il est encore question d'amour et de séparation dans le troisième conte, qui met en scène un jeune guerrier et un couple de hérons. La présence de Shirahime Syo, comme en filigrane, surplombe et sert de fil rouge à ce recueil, extrêmement poétique, mais hélas, peu palpitant.
Ces histoires font en effet la part belle au romantisme, au détriment de la tension narrative. C'est très beau mais dans le genre "...je vous attendrai, quitte à devenir moi aussi une fleur" c'est un peu too much, c'est vite lu et, au final donc, assez ennuyeux.
Le dessin, quant à lui, est assez élégant mais pas extraordinaire non plus.
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Bitchy Bitch
Cette BD s'articule autour de son personnage principal, Bitchy Bitch ou Midge McCracken, celle-ci fait partie des personnages qui subissent, Bitchy est consciente qu'elle a une vie faite de frustrations et de contraintes, mais même si elle est toujours en train de pester dans son lit, dans sa voiture ou devant sa TV, elle subit son sort sans rien dire devant ses amis, sa famille, ses collègues... Combien de gens sont dans ce cas? A mon avis il y en a pas mal. Les situations dépeintes par l'auteure dans ces albums paraissent toujours fort justes, cela sent fortement le vécu. Roberta Gregory qui est issu du même milieu que Midge et qui a du assumer plusieurs boulots alimentaires avant de percer dans le monde du comic, s'est certainement fortement inspirée de son propre parcours et de ses expériences pour créer Bitchy Bitch (d'ailleurs le troisième volume centrée sur les études de Midge "Bitchy's college daze" est publié en France avec le titre "Les rudes études de Roberta"). Au niveau de la réalisation graphique, c'est particulier, le style est sec et vif, certain trouveront cela baclé... C'est en noir et blanc, les expressions sont exagérées, les visages se déforment et rendent très bien les émotions. Les cases semblent dessinées à la main, bref on est loin du mainstream. On dirait parfois que cette BD a été réalisée sous le coup de la colère tant le style graphique est incisif. J'ai apprécié les aventures de Bitchy, cette BD est originale et fort bien réalisée, le tout est très crédible. Une petite précision: c'est une BD faite par une femme mais ce n'est en aucun cas un produit feministe. Dans Bitchy Bitch personne n'est épargné, ni les femmes, ni les hommes, ni les valeurs sacrées de l'amérique, ni les institutions. En plus les histoires ne manquent pas d'humour. Même si c'est une oeuvre assez particulière qui n'est pas destinée à tout le monde, Bitchy Bitch est un comic alternatif de qualité. A lire!
Une folle aventure de Super cochon
Bon, ok, c'est une BD pour enfants. Bon, ok, l'objet est plutôt joli, petit mais mignon et solide. Bon, ok, le dessin est plutôt bon (c'est marrant, les visages des animaux notamment des chats et lapins me rappellent le style actuel de Munuera). Bon, ok, ça se lit assez bien. Mais qu'est-ce que ça se lit vite ! Si encore ça avait été une BD vraiment drôle en quelques pages, ou alors garnie d'idées vraiment originales. Mais non, c'est une histoire très classique de super-héros "rigolo" qui est appelé à la rescousse pour retrouver le nounours de monsieur Eléphant, et pour le retrouver d'une manière qui puisse se faire en cinq pages en gros. En tant qu'adulte, bien sûr, c'est le genre de BD qui se lit en 30 secondes puis se repose aussi vite sur l'étal. Alors j'ai essayé de l'imaginer lue par ma fille (enfin, quand elle saura lire) ou alors si je la lui lisais moi-même, mais bof également... Pourquoi pas, d'accord, mais je doute que cela marque vraiment son esprit et son interêt. Et à ce prix-là, sincèrement, je préfère lui acheter un beau livre d'images ou de contes pour enfants.
Sin City
Je ne suis pas pour donner une note excellent en général, cependant cette série est réellement hors du commun. Les graphismes tout d'abord sont tout à la fois dérangeants et superbes, comme le fond de l'histoire diront certains. On a à la fois des planches sous forme de tableau, vraiment superbes (bon ok la plupart du temps ces dessins illustrent une femme au formes plus qu'avantageuses !) et à la fois des scènes d'actions presques brouillons, où l'on ne comprend parfois même pas ce qui se passe réellement. Certains pourront trouver cela dommage moi je trouve que cela renforce l'oeuvre. Concernant le scénario - oui je dis LE scénario car à part le sixième tome tous les albums se recoupent ou du moins font se mélanger les personnages principaux - c'est tout simplement la référence d'un style, la création de ce que donnera plus tard au cinéma des films comme ceux de Tarantino ou Robert Rodriguez. Tout est simple et pourtant on trouve des idées tortueuses à souhait. En un mot, courez l'acheter !
Sonia
Note approximative : 2.5/5 Je dois avouer que si elle n'avait pas été enregistrée sur BDtheque et si je n'avais pas vaguement conversé par mail avec le dessinateur de cette BD lors de son enregistrement, je n'aurais sans doute pas lu cette BD à moins qu'elle ne me tombe sous la main. En effet, même si j'aime beaucoup la couverture et si je trouve qu'elle attire l'oeil, compensant ainsi le petit format de l'objet, le peu que j'en avais feuilleté n'avait pas suffi à me convaincre. Pourtant, j'aime bien le dessin. Sans être exceptionnellement beau, je le trouve sympa et agréable à lire. Sauf peut-être sur certaines cases un peu fouillies où j'ai parfois eu du mal à décrypter l'image et l'action. Mais quand j'ai fini par me procurer l'album pour le lire sérieusement, j'ai compris ce qui me rebutait au départ : il est assez ardu d'entrer dans l'histoire. Elle commence en effet sur les chapeaux de roue et part directement dans une histoire à la logique un peu folle, une logique toute onirique où les décors et les situations sont aussi délirantes que changeantes. Dès le départ, on est lancé à la suite d'une petite fille, de son ami et de son chat qui parle, qui évoluent dans un monde étrange, leur immeuble en réalité, comme dans un rêve où presque tout est permis. Les histoires oniriques sont entrecoupées de scènes du monde réel qui tranchent par leur sérieux et leur émotion, mais ses scénettes réelles durent rarement plus de deux pages prenant donc la quasi-totalité de l'album à prendre forme et substance. Tout le reste est du pur délire onirique. Et c'est bien là justement que j'ai eu du mal à accrocher. Car ce délire suit une logique bien à lui, la logique d'un rêve oscillant non loin du cauchemar. Le fil rouge qui sert d'objectif à atteindre à l'héroïne Sonia, ces portes à ouvrir et ces clés à trouver, peine à mon goût à maintenir l'interêt pour le lecteur que je suis. Et chaque chapitre de ce long rêve ne m'a guère captivé. Au fur et à mesure que les scènes de la vie réelle se précise, on comprend le but à atteindre de ces rêves, but initiatique d'une certaine manière, et ce but est effectivement atteint. Mais la longue symbolique de toutes ces pages de rêve délirant, trop nombreuses peut-être, ne m'a pas convaincu. Le tout se lit sans mal, ce n'est pas de l'abstrait ni du pur symbolisme, chaque portion de rêve raconte une histoire qui, quoiqu'un peu folle, peut se suivre aisément. Mais j'ai trouvé une large partie de ce récit onirique inutile, peu prenante, voire lassante. A l'inverse, je trouve que les portions de vie réelles sont véritablement pleines d'émotions et mon âme de père a été touchée. J'ai notamment apprécié le final de cette BD car il est tout en finesse et en émotion. Malgré quelques qualités notamment au niveau du dessin dans son ensemble et de l'émotion procurée par les scènes de la vie réelle et le final de l'album, j'avoue avoir lu sans réelle passion la majorité de la BD et même après relecture, j'estime une grande part du récit onirique dispensable. C'est bien pour cela que je ne peux guère conseiller l'achat de cette BD au demeurant sympathique.
Moonlight mile
Moonlight mile débute par une scène de cul si grotesque que c'en est risible. Le pire c'est que ce n'est même pas du second degré, les deux types qui font office de héros sont introduits dans l'histoire d'une manière qui se veut sérieuse et glorifiante... L'auteur est quand même balèze, parce que passé cette présentation des deux héros, "les bad boys blasés qui n'ont pour limite que leurs ambitions", il réussit à pondre une histoire encore plus nulle et pompeuse que son prologue. Les deux types, aprés avoir arpenté la terre entière, décident de s'embarquer dans la conquête spatiale, le fait qu'ils ne soient pas spationautes ne dérange personne... Le tout enveloppé dans un univers de magouilles et conspirations bien fumeuses. Autour de ces deux charmants garçons, on retrouve toute une floppée de personnages aussi crédibles les uns que les autres : des dirigeants pourris, des nunuches bien naïves, des abrutis, bref une longue liste de stéréotypes. Le dessin est classique mais manque de classe et de personnalité, rien de spécial de ce côté là. Moonlight mile est un cumul des plus mauvais clichés du genre, une oeuvre aussi graveleuse que racoleuse et surtout très prétentieuse. Quand on prend le lecteur pour un imbécile à ce point, la note est sans appel : 0/5. A éviter comme la peste!
Dorohedoro
Graphiquement ce manga est assez particulier, les dessins ont un aspect un peu "chargé" et c'est très sombre, ce n'est pas désagréable, c'est plutôt original mais pendant les séquences d'action cela devient vite confus. En plus le découpage vachement serré ne clarifie pas la situation, dommage. L'histoire est basique, inutile de s'y attarder. Les personnages sont assez réussis, tant au niveau de leurs apparences que de leurs personnalités, malheureusement leur charisme est plombé par un humour débile, certes rare, mais assez lourd pour être pénible. Fort heureusement le fil conducteur, la quète du personnage principal, est assez intriguant pour que l'on ait envie de connaître la suite. A noter un détail sympa et original, l'effet "peau de croco" des couvertures, plutôt réussi. Bref, Dorohedoro atteint parfois un niveau correct mais ne parvient jamais à passionner réellement. Note : 2.5/5.
Mic Mac Adam
Mic Mac Adam est une très bonne série. Le dessin est excellent ni trop simpliste ni trop travaillé, les scénarios sont très bien construits, différents d'un épisode à l'autre tout en conservant un aspect légèrement fantastique à l'intrigue policière et vous tiennent en halène tout au long chacune des histoires. Le plus gros défaut de cette série est sans nul doute la difficulté de retrouver les 5 premiers épisodes. Les épisodes plus récents tentent de conserver l'esprit de cette série mais avec un dessin plus travaillé et une part de fantastique, de surnaturel beaucoup plus présent que je déplore....
Achille Talon
La longueur des textes peut effectivement rebuter certains. Plus jeune je n'appréciais pas cette BD pour cette raison. Mais aujourd'hui je me régale des tirades de ce brave Talon. Les dessins tout en rondeur sans tomber dans la simplicité correspondent au style que je recherche. A noter que la qualité des albums est très stable tout au long de la série aussi bien pour les histoires en un tome que pour les albums de gags. La tentative pour continuer cette série n'a pour l'instant pas atteint le niveau des albums de Greg, le dessin est très correct mais la fuidité du texte n'est pas encore là...
Les Histoires merveilleuses des Oncles Paul
Note approximative : 3.5/5 En entamant cet album, je croyais lire là un recueil des vraies Histoires de l'Oncle Paul telles qu'elles paraissaient dans le journal Spirou dans les années 50. Mais j'ai vite réalisé qu'il s'agissait d'hommages bien plus récents, parus dans Spirou au début des années 80. Des auteurs aussi célèbres et doués que Chaland, Yann, Goossens, Dany et autres Will avaient ainsi créé leurs propres Histoires de l'Oncle Paul qui, tout en restant dans l'esprit initial de la série originelle, sont nettement plus modernes et surtout parfois vraiment hilarantes alors que la série initiale était sérieuse. Yann a scénarisé 5 des 8 histoires de cet album et on retrouve très vite son humour : humour noir, touches de politiquement incorrect, cynisme hilarant. Je me suis vraiment marré sur la plupart de ses histoires dans cet album. D'autant plus qu'avec Chaland, Dany ou Will au dessin, l'aspect visuel est excellent et maîtrisé. Les dessins de Bercovici et Legall sont bons aussi mais très personnellement, j'aime un peu moins. Les histoires de Frank et Clerc sont pour leur part nettement plus sérieuses, rendant un hommage direct aux anciennes Histoires de l'Oncle Paul puisque ces biographies de Rodin et d'espions Russes sont parfaitement véridiques et sérieuses. Ces deux récits sont cependant un peu plus ennuyeux à mon goût. Quant à l'histoire finale scénarisée et dessinée par Goossens, elle est tout simplement excellente et hilarante, même si elle s'écarte quand même pas mal des typiques Histoires de l'Oncle Paul pour faire plutôt dans le style personnel de Goossens. Moi, j'ai adoré. Bref, une BD hommage d'excellente qualité, vraiment drôle la plupart du temps, joliment dessinée la plupart du temps également et mettant en scène les talents de nombreux grands artistes de la BD. Si vous réussissez à la dénicher (elle date quand même de 1986), ne vous privez surtout pas de l'acheter ou au moins de la lire.
Shirahime Syo
C'est le premier manga que j'ai lu. Atypique, mais très bien pour entrer en douceur dans cet univers dont j'avais jusque-là une vision étriquée et déformée. C'est donc un recueil de trois contes, où il est question d'amour éternel, de séparation et de mort, sur lesquels plane la figure légendaire de Shirahime Syo, la princesse blanche dont les larmes sont les flocons de neige. Dans la première histoire, une jeune fille part dans la montagne enneigée, chasser le loup qui a tué son père, et fait une rencontre surprenante. La seconde, nous conte le serment d'amour d'une jeune femme à son fiancé qui part à la guerre. Il est encore question d'amour et de séparation dans le troisième conte, qui met en scène un jeune guerrier et un couple de hérons. La présence de Shirahime Syo, comme en filigrane, surplombe et sert de fil rouge à ce recueil, extrêmement poétique, mais hélas, peu palpitant. Ces histoires font en effet la part belle au romantisme, au détriment de la tension narrative. C'est très beau mais dans le genre "...je vous attendrai, quitte à devenir moi aussi une fleur" c'est un peu too much, c'est vite lu et, au final donc, assez ennuyeux. Le dessin, quant à lui, est assez élégant mais pas extraordinaire non plus.