C’est en me rappelant des avis de bédéphiles sur cet album et en manque de nouveautés pour cette période estivale que je me suis mis en lire « le prestige de l’uniforme ».
Pourtant, cet album n’avait rien de bien attirant à mes yeux...
D’abord, je ne suis pas vraiment fan de ce type de dessin. Personnellement, je ne suis pas persuadé que ce style sied à merveille avec cette histoire… vaste débat ! Ensuite, j’avais en souvenir ma lecture de « Comix Remix », autre bd de cette collection qui m’avait moyennement convaincu.
J’ai bien aimé la première partie du livre avec ce mari qui délaisse son foyer pour privilégier son activité professionnelle. Cet homme est obsédé par la vision des blouses de couleurs différentes qui permet à chacun de se positionner au sein de la hiérarchie de l’entreprise. Ce mari va tout faire pour monter de grade afin de se faire « respecter » et se « faire une place valorisante ». Cette première moitié du livre est, pour moi, réellement touchant et dévoile une société qui pourrait être une sorte de petite caricature pessimiste de la nôtre. Elle est vraiment réussie cette introduction !
C’est ensuite que mon avis sera plus mitigé… alors que je ne m’y attendais pas vraiment, l’histoire va au fur et à mesure se transformer à un récit de super héros blasé. Certes, j’ai été ému par la fidélité de cette femme et de la détresse de cet homme mais c’est vraiment les seuls points qui m’a fait accrocher à la deuxième partie. Dommage ! Néanmoins, le « prestige de l’uniforme » est finalement une bd qui mérite largement une lecture de votre part !
Une histoire poignante, pas autobiographique, mais inspirée de faits et témoignages réels. J’ai suivi les déboires et doutes de Toland avec un intérêt grandissant au fil des pages (le début est un peu mou), et les derniers chapitres m’ont tout simplement serré le cœur. Je me suis attaché aux différents personnages comme rarement, j’ai vraiment eu l’impression de souffrir avec eux.
Le sujet aide forcement à donner plus d’impact au récit, la narration n’étant finalement qu’un bête rapport de fait. Mais les réflexions intérieures du personnage principal sont criantes de vérité, le coté psychologique est vraiment bien développé. La façon dont les doutes de Toland sur sa propre sexualité se mêlent aux incidents de son entourage est tout simplement fascinante.
Alors d’accord, « Un monde de différence » n’est peut-être pas une BD innovante, mais elle se penche sur un sujet universel et malheureusement intemporel: L’intolérance. Le résultat est une histoire poignante, marquante, que je vous encourage à découvrir si le sujet vous intéresse un tant soit peu. Un de mes comics préférés, toutes catégories confondues.
Note : La VO est un peu difficile à lire, avec beaucoup d’argot américain, beaucoup de mots compliqués, et des accents retranscrits dans le texte. Vous voilà prévenus !
Je ne connais pas bien la production de Yann, mais c'est vrai que cette nouvelle série lorgne du côté "politiquement correct/ tous publics" des productions récentes. Le scénariste a vraiment succombé aux effets de mode en écrivant ce truc plein de technologie et d'humour foireux. Les personnages sont particulièrement creux. Je n'en ai retenu aucun qui sorte du lot, ni le héros, ni son complice à l'humour tout pourri de salle de garde. Le tout est servi un dessin qui se situe entre du Francq et du Juillard, sans avoir le niveau d'aucun de ces deux. Ca se laisse néanmoins lire sans déplaisir, mais il est clair que si ça ne sort pas des sentiers battus, la note baissera...
L’idée d’une intrigue tournant autour du mythique Tabou et le St Germain des prés de l’après deuxième guerre mondiale avec Boris Vian, Juliette Greco et Jean-Paul Sartre, ça ne me déplaisait pas… a priori. Le résultat s’avère un peu trop anecdotique à mon goût. Y’a quelques bons moments, mais cet album ne donne pas spécialement envie d’être relu... Un petit trois étoiles...
Ben ça alors...Moi qui m’attendait juste à un truc sympa. Et voilà que je me prends une bonne claque! Cet album est une merveille! Bon, soyons clair, je ne suis pas sûr que grand monde partagera mon enthousiasme démesuré... Thepat et Kael ci-dessous ont juste apprécié cet album. Je suppose qu’il vous est déjà arrivé de tomber en pamoison devant un roman, une bd, un film sans que votre entourage partage cet entrain. L’objet exerce sur vous une vraie fascination, vous avez la sensation qu’il exprime quelque chose de rare, quelque chose que vous avez déjà en vain recherché ailleurs. Et bien, c’est l’effet que me procure ce Kizilkum. Au départ, bien sûr, on peut se demander en quoi un album se déroulant au début du siècle dans le fin fond de l’empire russe peut me toucher à ce point? C’est parce que Kizilkum est tout sauf une bd historique. Face à la réalité psychologique qui sous-tend l’album, le contexte est finalement bien secondaire, on pourrait même transposer avec facilité cet album dans d’autres situation, en Palestine, En Irak... dans n’importe quel point chaud du globe… dans n’importe quel situation où un peuple est soumis à une occupation illégitime et où certains individus vont recourir aux moyens les plus extrêmes pour s’en délivrer.
Il y a dans cet album une maturité tout à fait étonnante pour un premier album! Vous ne trouverez dans cet album aucun effet facile, tout est mesuré, calculé, rendu sensible avec savoir-faire. Des auteurs qui savent vous pondre 10 pages entièrement muettes sans actions démesurées sans pour autant ne rien perdre de la tension narrative, il n’y en a pas beaucoup. Des auteurs qui savent limiter les paroles de leurs personnages au minimum, sans pour autant perdre quelque chose de leur personnalité complexe, c’est encore plus rare, surtout en bd! Des auteurs qui savent vous pondre une intrigue prenante avec un personnage principal aussi antipathique, j’en connais peu. Et Lepingle, lui, il manie tout ça avec brio dès son premier album!
Une angoisse me vient... Qu’est devenu Lepingle? Depuis cet album qui date déjà de 2002, il n’a rien sorti... A-t-il arrêté la bd déçu par des ventes mauvaises? Ce serait, à mon sens, un beau gâchis…
La « Mort » est prisonnière du souverain du royaume et par conséquent les gens ne meurent plus, même en état de décomposition avancée. Seul 2 petits bouchons, Zorn et Dirna arrivent à libérer l’âme de ces «morts vivants ».
Le déroulement de l’histoire sur les deux premiers albums est plutôt soutenue et sympa, par contre le 3ieme album….pffff, on s’ennuie quand même beaucoup : le retour d’un vilain coupé en deux dans l’album précédent, l’interminable histoire racontée par la mère des enfants et cette scène dans le château de la mémé, humm… ça sent le remplissage de page de dernière minute.
Apparemment cette histoire est prévue en 4 albums (dixit le dessinateur) donc espérons que le dernier soit du niveau des 2 premiers.
Donc coté scénario, c’est « moyen plus », c’est original, mais bon, sans plus. Y’a pas de quoi se relever la nuit pour lire un Zorn et Dirna !
Coté dessin et mise en couleur vraiment rien à redire, c’est bien fait !
L'ennui parfait. Je n'ai ressenti aucun intérêt en lisant ce recueil d'histoires courtes (de 3 à 4 pages), censés retracer des destins un peu particuliers (dont celui de l'auteur des Blagues Carambar). Pas un sourire, pas un haussement de paupière d'étonnement. Rien. Le néant. Le dessin de Caritte n'est pas franchement mauvais, mais dessiner tous ses personnages avec la même tête, c'est un peu limité.
Passez votre chemin.
Je serai moins radical que Pouet. Je ne savais pas du tout à quoi m'attendre en ouvrant cet album. Et en le refermant, je ne suis pas sûr d'avoir tout compris. Effectivement, il y a une correspondance entre les trois histoires, une connexion narrative, pas évidente d'ailleurs. Les auteurs ont imaginé une atmosphère onirique, faite de paraboles et de personnages bizarres pour évoquer l'extension du métro de Toulouse. Les dessins sont en effet plutôt clairs dans les 1er et 3ème récit, plutôt confus dans le 2ème.
Il ressort de l'ensemble un sentiment ambigu : on passe à côté de quelque chose (mais quoi ?), et une sensation d'inachevé. Mon avis y ressemble, non ?
Je ne suis pas d'accord avec Ro. Peut-être que n'importe qui peut dessiner aussi mal qu'Hélène Bruller, mais ce qui est sûr, c'est qu'une personne au moins peut dessiner encore plus mal. Et c'est moi. Je le sais, j'ai essayé.
Une autre chose est sûre, c'est que son humour est pas mal, passées (comme le dit mon illustre devancier) les premières pages qui ont l'air simplement méchantes. Parce que l'on sourit presque à chaque gag, on rit même souvent. J'ai particulièrement apprécié celui où elle explique comment les filles font du bruit pour que l'on n'entende pas quand elles font pipi. Que tout ça sente le vécu, ou que ce soit une fine récupération de son expérience de psychanalyste m'indiffère. Ce qui compte, c'est que ça fonctionne.
Et le dessin, finalement, on s'y fait aussi, il en devient sympathique au fil des gags.
C'est un petit album sympathique. :)
Pour ceux qui ne me connaissent pas encore, je suis un inconditionnel de Dumontheuil. Alors ne comptez pas sur moi pour dire du mal du « Singe et la Sirène » ! L’ambiance de cette BD est plus sombre (car peut être plus réaliste) que les précédents travaux de Dumontheuil, mais la qualité des dialogues (à la fois violents et drôles) opère de suite.
Ajoutez à cela une qualité de dessins et de couleurs irréprochable, on a tout pour faire une BD culte. Oui mais voila, le scénario est peut être un peu léger et heureusement que les qualités décrites ci-dessus arrivent à gommer cette faiblesse et à rendre plaisant la lecture de cet album.
Donc, dans l’ensemble le « Singe et la Sirène » est une bonne BD où les admirateurs de Dumontheuil s’y retrouveront. Pour les moins initiés, préférez l’excellentissime « Qui a tué l’idiot ? » du même auteur (si après toute la pub que je lui fait, cet album ne rentre pas en tête de tous les classements existants, c’est à n’y rien comprendre). ;)
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Prestige de l'uniforme
C’est en me rappelant des avis de bédéphiles sur cet album et en manque de nouveautés pour cette période estivale que je me suis mis en lire « le prestige de l’uniforme ». Pourtant, cet album n’avait rien de bien attirant à mes yeux... D’abord, je ne suis pas vraiment fan de ce type de dessin. Personnellement, je ne suis pas persuadé que ce style sied à merveille avec cette histoire… vaste débat ! Ensuite, j’avais en souvenir ma lecture de « Comix Remix », autre bd de cette collection qui m’avait moyennement convaincu. J’ai bien aimé la première partie du livre avec ce mari qui délaisse son foyer pour privilégier son activité professionnelle. Cet homme est obsédé par la vision des blouses de couleurs différentes qui permet à chacun de se positionner au sein de la hiérarchie de l’entreprise. Ce mari va tout faire pour monter de grade afin de se faire « respecter » et se « faire une place valorisante ». Cette première moitié du livre est, pour moi, réellement touchant et dévoile une société qui pourrait être une sorte de petite caricature pessimiste de la nôtre. Elle est vraiment réussie cette introduction ! C’est ensuite que mon avis sera plus mitigé… alors que je ne m’y attendais pas vraiment, l’histoire va au fur et à mesure se transformer à un récit de super héros blasé. Certes, j’ai été ému par la fidélité de cette femme et de la détresse de cet homme mais c’est vraiment les seuls points qui m’a fait accrocher à la deuxième partie. Dommage ! Néanmoins, le « prestige de l’uniforme » est finalement une bd qui mérite largement une lecture de votre part !
Stuck Rubber Baby (Un Monde de différence)
Une histoire poignante, pas autobiographique, mais inspirée de faits et témoignages réels. J’ai suivi les déboires et doutes de Toland avec un intérêt grandissant au fil des pages (le début est un peu mou), et les derniers chapitres m’ont tout simplement serré le cœur. Je me suis attaché aux différents personnages comme rarement, j’ai vraiment eu l’impression de souffrir avec eux. Le sujet aide forcement à donner plus d’impact au récit, la narration n’étant finalement qu’un bête rapport de fait. Mais les réflexions intérieures du personnage principal sont criantes de vérité, le coté psychologique est vraiment bien développé. La façon dont les doutes de Toland sur sa propre sexualité se mêlent aux incidents de son entourage est tout simplement fascinante. Alors d’accord, « Un monde de différence » n’est peut-être pas une BD innovante, mais elle se penche sur un sujet universel et malheureusement intemporel: L’intolérance. Le résultat est une histoire poignante, marquante, que je vous encourage à découvrir si le sujet vous intéresse un tant soit peu. Un de mes comics préférés, toutes catégories confondues. Note : La VO est un peu difficile à lire, avec beaucoup d’argot américain, beaucoup de mots compliqués, et des accents retranscrits dans le texte. Vous voilà prévenus !
Narvalo
Je ne connais pas bien la production de Yann, mais c'est vrai que cette nouvelle série lorgne du côté "politiquement correct/ tous publics" des productions récentes. Le scénariste a vraiment succombé aux effets de mode en écrivant ce truc plein de technologie et d'humour foireux. Les personnages sont particulièrement creux. Je n'en ai retenu aucun qui sorte du lot, ni le héros, ni son complice à l'humour tout pourri de salle de garde. Le tout est servi un dessin qui se situe entre du Francq et du Juillard, sans avoir le niveau d'aucun de ces deux. Ca se laisse néanmoins lire sans déplaisir, mais il est clair que si ça ne sort pas des sentiers battus, la note baissera...
Thomas ou le Retour du Tabou
L’idée d’une intrigue tournant autour du mythique Tabou et le St Germain des prés de l’après deuxième guerre mondiale avec Boris Vian, Juliette Greco et Jean-Paul Sartre, ça ne me déplaisait pas… a priori. Le résultat s’avère un peu trop anecdotique à mon goût. Y’a quelques bons moments, mais cet album ne donne pas spécialement envie d’être relu... Un petit trois étoiles...
Kizilkum
Ben ça alors...Moi qui m’attendait juste à un truc sympa. Et voilà que je me prends une bonne claque! Cet album est une merveille! Bon, soyons clair, je ne suis pas sûr que grand monde partagera mon enthousiasme démesuré... Thepat et Kael ci-dessous ont juste apprécié cet album. Je suppose qu’il vous est déjà arrivé de tomber en pamoison devant un roman, une bd, un film sans que votre entourage partage cet entrain. L’objet exerce sur vous une vraie fascination, vous avez la sensation qu’il exprime quelque chose de rare, quelque chose que vous avez déjà en vain recherché ailleurs. Et bien, c’est l’effet que me procure ce Kizilkum. Au départ, bien sûr, on peut se demander en quoi un album se déroulant au début du siècle dans le fin fond de l’empire russe peut me toucher à ce point? C’est parce que Kizilkum est tout sauf une bd historique. Face à la réalité psychologique qui sous-tend l’album, le contexte est finalement bien secondaire, on pourrait même transposer avec facilité cet album dans d’autres situation, en Palestine, En Irak... dans n’importe quel point chaud du globe… dans n’importe quel situation où un peuple est soumis à une occupation illégitime et où certains individus vont recourir aux moyens les plus extrêmes pour s’en délivrer. Il y a dans cet album une maturité tout à fait étonnante pour un premier album! Vous ne trouverez dans cet album aucun effet facile, tout est mesuré, calculé, rendu sensible avec savoir-faire. Des auteurs qui savent vous pondre 10 pages entièrement muettes sans actions démesurées sans pour autant ne rien perdre de la tension narrative, il n’y en a pas beaucoup. Des auteurs qui savent limiter les paroles de leurs personnages au minimum, sans pour autant perdre quelque chose de leur personnalité complexe, c’est encore plus rare, surtout en bd! Des auteurs qui savent vous pondre une intrigue prenante avec un personnage principal aussi antipathique, j’en connais peu. Et Lepingle, lui, il manie tout ça avec brio dès son premier album! Une angoisse me vient... Qu’est devenu Lepingle? Depuis cet album qui date déjà de 2002, il n’a rien sorti... A-t-il arrêté la bd déçu par des ventes mauvaises? Ce serait, à mon sens, un beau gâchis…
Zorn & Dirna
La « Mort » est prisonnière du souverain du royaume et par conséquent les gens ne meurent plus, même en état de décomposition avancée. Seul 2 petits bouchons, Zorn et Dirna arrivent à libérer l’âme de ces «morts vivants ». Le déroulement de l’histoire sur les deux premiers albums est plutôt soutenue et sympa, par contre le 3ieme album….pffff, on s’ennuie quand même beaucoup : le retour d’un vilain coupé en deux dans l’album précédent, l’interminable histoire racontée par la mère des enfants et cette scène dans le château de la mémé, humm… ça sent le remplissage de page de dernière minute. Apparemment cette histoire est prévue en 4 albums (dixit le dessinateur) donc espérons que le dernier soit du niveau des 2 premiers. Donc coté scénario, c’est « moyen plus », c’est original, mais bon, sans plus. Y’a pas de quoi se relever la nuit pour lire un Zorn et Dirna ! Coté dessin et mise en couleur vraiment rien à redire, c’est bien fait !
Portraits de destins
L'ennui parfait. Je n'ai ressenti aucun intérêt en lisant ce recueil d'histoires courtes (de 3 à 4 pages), censés retracer des destins un peu particuliers (dont celui de l'auteur des Blagues Carambar). Pas un sourire, pas un haussement de paupière d'étonnement. Rien. Le néant. Le dessin de Caritte n'est pas franchement mauvais, mais dessiner tous ses personnages avec la même tête, c'est un peu limité. Passez votre chemin.
Correspondances
Je serai moins radical que Pouet. Je ne savais pas du tout à quoi m'attendre en ouvrant cet album. Et en le refermant, je ne suis pas sûr d'avoir tout compris. Effectivement, il y a une correspondance entre les trois histoires, une connexion narrative, pas évidente d'ailleurs. Les auteurs ont imaginé une atmosphère onirique, faite de paraboles et de personnages bizarres pour évoquer l'extension du métro de Toulouse. Les dessins sont en effet plutôt clairs dans les 1er et 3ème récit, plutôt confus dans le 2ème. Il ressort de l'ensemble un sentiment ambigu : on passe à côté de quelque chose (mais quoi ?), et une sensation d'inachevé. Mon avis y ressemble, non ?
Je veux le Prince Charmant
Je ne suis pas d'accord avec Ro. Peut-être que n'importe qui peut dessiner aussi mal qu'Hélène Bruller, mais ce qui est sûr, c'est qu'une personne au moins peut dessiner encore plus mal. Et c'est moi. Je le sais, j'ai essayé. Une autre chose est sûre, c'est que son humour est pas mal, passées (comme le dit mon illustre devancier) les premières pages qui ont l'air simplement méchantes. Parce que l'on sourit presque à chaque gag, on rit même souvent. J'ai particulièrement apprécié celui où elle explique comment les filles font du bruit pour que l'on n'entende pas quand elles font pipi. Que tout ça sente le vécu, ou que ce soit une fine récupération de son expérience de psychanalyste m'indiffère. Ce qui compte, c'est que ça fonctionne. Et le dessin, finalement, on s'y fait aussi, il en devient sympathique au fil des gags. C'est un petit album sympathique. :)
Le Singe et la Sirène
Pour ceux qui ne me connaissent pas encore, je suis un inconditionnel de Dumontheuil. Alors ne comptez pas sur moi pour dire du mal du « Singe et la Sirène » ! L’ambiance de cette BD est plus sombre (car peut être plus réaliste) que les précédents travaux de Dumontheuil, mais la qualité des dialogues (à la fois violents et drôles) opère de suite. Ajoutez à cela une qualité de dessins et de couleurs irréprochable, on a tout pour faire une BD culte. Oui mais voila, le scénario est peut être un peu léger et heureusement que les qualités décrites ci-dessus arrivent à gommer cette faiblesse et à rendre plaisant la lecture de cet album. Donc, dans l’ensemble le « Singe et la Sirène » est une bonne BD où les admirateurs de Dumontheuil s’y retrouveront. Pour les moins initiés, préférez l’excellentissime « Qui a tué l’idiot ? » du même auteur (si après toute la pub que je lui fait, cet album ne rentre pas en tête de tous les classements existants, c’est à n’y rien comprendre). ;)