Les derniers avis (114395 avis)

Par Chelmi
Note: 3/5
Couverture de la série Le Clan des chimères
Le Clan des chimères

"Le clan des Chimères", reprenons l’histoire à ces origines… Corbeyran ajoute une troisième série dans son univers des Stryges. Mais comme pour Le Maître de Jeu, l’histoire se suffit à elle-même. Mais ceux qui suivent la série mère, seront heureux de découvrir l’enfance de Abeau et Cylinia de Roquebrune, frère et sœur énigmatiques de la saison 2 du Chant des Stryges. L’action se déroule au XIIIe siècle, une époque où l’inquisition fait rage. Religion, sorcière, stryges, descendances, fourberies, le ton est donné. L’intrigue mêlant médiéval et fantastique est vraiment très prenante. Les dessins de Suro, je ne les ai pas aimés. Ils ne sont pas horribles, loin de là, mais je les trouve beaucoup trop statiques, les personnages sont figés. On va dire qu'ils sont suffisamment supportables pour suivre l'histoire. Pareil pour les couleurs de Hubert et de Yannick. Même si elles sont correctes, à mes yeux, elles ne sauvent pas les dessins. Je donne un petit 3/5 à cette série grâce au scénario qui réussit à me tenir en haleine.

12/10/2005 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Luc Leroi
Luc Leroi

Luc Leroi, les petites aventures d'un célibataire trentenaire "parano, rigolo, anti-héros et avec un nez en patate". Mélange du quotidien d'un jeune citadin un peu paumé et de quelques aventures sentimentales le plus souvent foireuses ou à sens unique. C'est un peu un ancêtre des romans graphiques actuels tels que Monsieur Jean et autres séries parlant de la vie quotidienne avec une petite touche d'aventure et une dose d'humour. Largement teinté de l'ambiance des années 80, je dois cependant admettre que je n'ai pas vraiment accroché à l'ensemble de la série Luc Leroi. Le dessin évolue largement le long de la série qui fut entamée en 1980 pour la parution dans le magazine (A Suivre) et dont le dernier tome est paru en 2000. Proche de la ligne claire, il est un peu brouillon dans les premiers albums. Il deviendra cependant largement maîtrisé voire même très agréable visuellement parlant dans les derniers tomes, notamment au niveau des décors. Je trouve les personnages un peu moins réussis mais c'est surtout car J-C Denis cherche, semble-t-il, à les rendre réalistes en montrant leur médiocrité et leurs visages souvent ingrats. La colorisation suivra le même chemin, assez moche au début pour devenir très sympathique à mes yeux vers la fin. Globalement, je trouve quand même cette série bien dessinée et agréable à lire. Concernant le scénario, étrangement, j'ai longtemps confondu Luc Leroi avec Bernard Lermite, un autre héros moderne créé, lui, par Martin Veyron. C'est sans doute la similitude dans le physique des personnages, leur vie urbaine, les histoires de femmes, leur côté looser et l'ambiance années 80 qu'ils partagent l'un et l'autre. Passé ce côté anecdotique, les histoires de Luc Leroi me laissent assez froid. Sans réussir à m'attacher au personnage principal, je vais même jusqu'à avoir du mal à supporter sa bande d'amis qu'il fréquente. Le côté anti-héros du personnage principal m'exaspère et ne réussisse pas à le rendre vraiment sympathique à mes yeux. Quant à l'humour, il me fait relativement peu sourire. Des histoires un peu trop "ambiance bobo parisienne des années 80" que je lis sans rentrer dedans, sans les trouver captivantes, mélangeant parfois une pointe d'agacement et parfois un peu d'interêt malgré tout. Une série pas mauvaise mais qui sert plus à passer le temps me concernant.

12/10/2005 (modifier)
Par Spooky
Note: 1/5
Couverture de la série Les Sept Péchés capitaux
Les Sept Péchés capitaux

J'ai eu du mal à classer cet album en "humour", tellement j'ai eu du mal à même sourire à ces aventures. Une bande d'amis dont les défauts majeurs pourraient illustrer les 7 péchés capitaux, on en a tous. Mais de là à en faire une BD... JC Denis était alors, dans les années 1980, au faîte de sa popularité et de son succès. Mais cet album est un accident de parcours, un ratage total -sauf peut-être sur le plan du dessin, et encore, c'est un peu balbutiant-. Denis a commis son péché capital : la médiocrité artistique.

12/10/2005 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Je suis gland
Je suis gland

Lefred-Thouron est un descendant de Reiser et autres Wolinski : il fait de l'humour de presse en quantité non négligeable avec pour support un dessin très... heu... minimal. Techniquement, c'est le genre de dessin d'humour qui se fait dans la minute, aussi vite qu'il le faudrait pour raconter une bonne blague de comptoir par exemple. Pas beau mais relativement efficace. Je connais surtout Lefred-Thouron par ses dessins dans le magazine Fluide Glacial. Là, ils accompagnent le plus souvent un texte humoristique écrit par un autre et servent pour illustrer ce texte tout en rajoutant une touche d'humour en plus sur le même thème que le texte. Et comme d'habitude, le texte en question est assez drôle, je souris aussi en regardant vite fait ce dessin qui l'accompagne. Mais la vérité, c'est qu'à mes yeux, ces dessins d'humour ne se suffisent vraiment pas à eux-mêmes. J'ai eu du mal à ne serait-ce que sourire durant ma lecture. C'est idem pour les gags en une bande ou en une planche : ce n'est clairement pas le genre d'humour de presse qui me fait rire. C'est assez convenu, potable mais vraiment sans plus, d'autant plus que le dessin ne rajoute rien du tout à l'humour. Dispensable...

12/10/2005 (modifier)
Par herve
Note: 4/5
Couverture de la série Les Rêves de Milton
Les Rêves de Milton

Imaginez notre Quasimodo national au pays des "raisins de la colère" et vous obtenez "les rêves de Milton", oeuvre forte, violente et belle à la fois. Sylvain Ricard nous gratifie, une fois de plus, d'une histoire forte et marquante, mise en relief d'une façon magistrale par Maël, qui nous avait habitué à un dessin plus coloré avec "Tamino" chez Glénat. La période de la Grande Dépression nous a fourni donc, outre les meilleurs films de Chaplin, mais aussi cette bande dessinée, violente et réaliste qui nous entraîne vers les plus bas desseins de l'homme. Je regrette une seule chose à propos de cette histoire, c'est que la collection "Aire Libre" de Dupuis n'ait pas offert aux auteurs la possibilité de traiter leur histoire sous forme de one shot (même en un volume de 80 pages, cela restait possible). Mais Sylvain Ricard m'a confié récemment que le prochain tome comportera 70 pages- et sortira en octobre 2006-; donc un one shot de près de 140 pages n'était guère envisageable chez l'éditeur. Toutefois, bravo pour le dessin. Bravo à Sylvain Ricard et à Frédéric Féjard pour le scénario accrocheur.

11/10/2005 (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
Couverture de la série Cours, Bong-Gu!
Cours, Bong-Gu!

Byun Byung Jun oppose à la pression urbaine moderne son dessin élégant, sa poésie champêtre et sa candeur intemporelle. Mais la mièvrerie est au détour du building... On a très vite envie de le baffer, ce Bong-gu. Personne ne peut le moucher, ce sale gosse morveux et teigneux ? Et difficile de ne pas détester ces personnages sans réelle expression, qui passent énormément de temps à se regarder de part et d'autre d'une rue, d'une impasse... C'est dommage, car la couverture laissait présager de quelque chose de sympathique. Le dessin du Coréen est agréable, intéressant, mais mal utilisé, je trouve... Pourquoi abuser de ces vues en plongée ? En définitive, ne restent que la couverture et quelques jolis plans sur la mère de Bong-gu...

11/10/2005 (modifier)
Couverture de la série Un peu de fumée bleue...
Un peu de fumée bleue...

Je ne connaissais pas le trait de Ruben Pellejero, et j’avoue le trouver assez beau (même si j’ai un peu de mal avec sa mise en couleur des visages) et non sans une certaine parenté avec celui de Guibert dans Le Capitaine Ecarlate, mais je semble être la seule à le penser. Quoi qu’il en soit, certaines scènes nocturnes sont somptueuses. Le Catalan met son talent au service d’un scénario intelligent, bien rythmé, qui alterne les flash-backs avec le présent de l’héroïne, et en fil rouge, si l’on peut dire, la fumée bleue de la cigarette et de son âme qui se consume. L’auteur est resté volontairement elliptique sur le contexte historique, même s’il semble que l’on puisse au moins dire qu’on est dans une dictature d’un pays de Est, et sur les tortures infligées aux prisonniers politiques, insistant sur les rares moments où ces derniers peuvent furtivement entrevoir leurs proches. Je trouve ce parti-pris très intéressant, car on est comme ces femmes : on ne sait rien, on ne peut qu’imaginer. La fin est à la fois fine puisqu’elle éclaire l’histoire et un peu trop facile, comme l’ont déjà dit certains. De plus, on referme l’album avec des questions qui resteront malheureusement sans réponse. Donc 3 étoiles, et pour l’achat, moi je me suis contentée de l’emprunter...

11/10/2005 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Limougeauds
Limougeauds

En empruntant cette BD et au vu de la couverture qui, il faut le dire, est assez moche surtout au niveau des couleurs, je m'attendais à une petite BD amateur commandée par la mairie de Limoges pour promouvoir leur ville, un truc sans grande qualité et sûrement très moche à l'intérieur. Et pourtant, au final, j'ai été agréablement surpris. D'accord, le dessin est assez amateur, voire franchement raté concernant les visages des personnages. Mais globalement, et cela tient sans doute au fait qu'on n'a pas droit aux affreuses couleurs de la couverture à l'intérieur de la BD - et pour cause puisque c'est tout en noir et blanc -, le dessin n'est pas aussi mauvais que je le craignais. Les décors ne sont même pas si mal du tout. Et globalement, si on oublie les visages des personnages, les planches sont visuellement correctes, le niveau juste au dessus de celui d'un bon amateur, quoi. Concernant le scénario, déjà il faut aimer l'Histoire, et c'est mon cas. Je suis assez facilement entré dans le récit qui se lit bien car l'auteur modère le didactisme de l'ouvrage en imaginant une saga familiale quasiment ininterrompue de la préhistoire jusqu'à la fin de la Seconde Guerre Mondiale. L'album est séparé en trois grands chapitres correspondant en gros aux périodes de la préhistoire jusqu'à la chute de l'Empire Romain, au Moyen-Age, puis à l'époque moderne de la Révolution Française jusqu'à 1945. J'ai bien apprécié la première partie car elle est claire, agréable à lire et assez intéressante par la façon dont l'auteur nous montre la "petite histoire" en s'attachant à des personnages et des conflits de personnalités. A l'inverse, j'ai un peu décroché dans le second chapitre car l'histoire moyen-âgeuse de Limoges m'a paru franchement confuse et le récit peu intéressant à suivre. Mais j'ai de nouveau assez accroché au dernier chapitre, plus agréable narrativement parlant et moins confus. Cette BD plaira aux amateurs d'Histoire et de saga historique qui savent passer outre un petit peu d'amateurisme dans une BD et dans son dessin. Intéressante et sans prétention.

11/10/2005 (modifier)
Par Dakhan
Note: 3/5
Couverture de la série Nausicaä de la vallée du vent
Nausicaä de la vallée du vent

C’est un manga, avec tous les ingrédients classiques, on sera donc indulgent sur la forme (genre BD pour enfants), qui plait certainement beaucoup aux Japonais, mais qui peut facilement lasser (surtout sur 7 tomes). On peut cependant remarquer que le dessin, bien que bon, est peu lisible, ce qui gâche pas mal le plaisir de lecture ; ici la couleur manque. Le monde imaginé est plutôt bien fait et riche. Les nombreux rebondissements et détours du scénario peuvent plaire, mais là, la profusion vire à l’excès ; et puis j’en ai rapidement eu marre de cette héroïne si gentille que tout le monde adore, même ses pires ennemis, et pour qui tout le monde se sacrifie. Pour finir, c’est un peu long et, à mon avis, dur à suivre si on lit pas tout d’une traite. Bon point pour la réflexion qu’on trouve ici, c’est si rare de nos jours (même si ça vire trop au mélodrame).

10/10/2005 (modifier)
Par Pierig
Note: 3/5
Couverture de la série Cyrrus / Mil
Cyrrus / Mil

D’emblée, je dois dire que le style d’Andreas si caractéristique me plait assez. Graphiquement, c’est donc superbe (tant au niveau du dessin que du découpage). J’ai entamé l’oeuvre de cet auteur par l’intégrale de Cyrrus-Mil en me disant qu’elle serait plus aisée à aborder qu’une série au nombre de tomes plus conséquent telle que Arq, Rock ou Capricorne. Comme quoi l’erreur est humaine puisque tout le monde semble s’accorder pour dire qu’il s’agit de l’œuvre la plus difficile à appréhender de Andreas. Et je veux bien le croire vu qu’à la première lecture, j’ai pas compris grand-chose. Deux autres lectures de l’album de l’auteur m’ont aidé à y voir plus clair (même si des zones d’ombre subsistent). Je salue l’intelligence et la cohérence du scénario mais je trouve cette série un brin trop alambiqué que pour être conseillée à l’achat. Mais si l’occasion de la lire se présente à vous . . . pourquoi pas ? ;)

10/10/2005 (modifier)