Les albums de Jean-Pierre Duffour parus à l’Association m’ont jusqu’à présent moyennement plu, la faute à un scénario faiblard, voire décevant, alors que ses dessins me plaisent beaucoup. Cette bd nous offre du "Jean-Pierre Duffour en technicolor". Et je dois dire que c’est visuellement réussi avec des aplats qui se marient bien avec le trait "pictural" de l’auteur.
Côté récit, c’est une semi déception. J’ai apprécié ce mélange d’onirisme, de conte et de légendes mais la fin est un peu facile et décevante. Ceci dit, il faut relativiser puisque c’est le meilleur album de l’auteur qu’il m’ait été donné de lire et les planches sont de toute beauté !
A lire !
"Oumpah-Pah", est le grand frère d’Astérix. Grand frère car cette BD a été créée par Goscinny (scénario) et Uderzo (dessin) avant que ceux-ci préfèrent s’occuper du cas de certains irréductibles gros nez. Ne chercher donc pas de véritable lien de parenté…
L’histoire raconte l’arriver des premiers colons en Amérique, retranché dans leur fort, ils observent et entrent en contact avec la population voisine du village indien. Bizarre ça me rappelle une autre histoire. Les deux héros sont un colon maigrelet répondant au nom De La Pâte Feuilletée alias Double-Scalp et un fière et costaud indien, Oumpah-Pah. De plus en plus étrange, vous ne trouvez pas.
Enfin bref tout était déjà là avant Astérix, le petit village, les garnisons retranchés, les noms à coucher dehors, et même les gros nez (même si les deux héros ont été épargnés de ce fameux surpoids nasal).
J’en entends déjà crier au plagiat eh ben non, Oumpah-Pah était la avant. Alors les copieurs c’est les gaulois (mais bon, ils ont si bien su le faire qu’on ne peut pas leur en vouloir).
Côté dessin, c’est très chouette, on perçoit déjà largement tout le talent de Uderzo. Le style est très très proche voir identique à celui d’Astérix.
Je conseille donc ces BDs, à tous les fans d’Astérix et autres amateurs de pures aventures comiques, même si je les trouve un poil en dessous de celles de son petit frère à la moustache jaune.
Un manga qui sort de l'ordinaire (on n'en voit pas souvent des mangas sur la 2de guerre mondiale), mais vraiment prenant.
Les visages des personnages sont expressifs, les engins de guerre sont très détaillés, le dessin est très agréable à l'oeil.
Je n'ai lu que les 3 premiers tomes, mais ça promet d'être intéressant.
Les militaires du futur vont-ils changer l'histoire au profit du Japon ? Vite ! la suite !
On ne peut pas vraiment dire que le dessin de cet album soit attirant ni attrayant : le trait est très (trop...) fin, assez raide et il paraît assez souvent maladroit.
Les différentes histoires vont du fantastique au thriller avec de larges emprunts au roman graphique. Le thème de la mort est omniprésent sous différentes formes, et la variété des nouvelles est intérressante, même si leur originalité n'est pas toujours débordante ni leur traitement passionnant. Il faut aussi faire un petit effort pour mettre de côté son incrédulité, moyennant quoi on parvient à les apprécier.
Ceci étant dit, cet album ne marque pas vraiment et est à mon avis très dispensable.
Excellent ; un dessin très bon ; un scénario original (bien qu'il s'agisse d'une énième quête) ; un monde bien travaillé, original et crédible ; une aventure décoiffante, prenante, et parfois drôle. On est rapidement conquis. C'est un sans fautes de Loisel et Le tendre.
Une série très réussie dans le style polar américain des années 50 avec un excellent dessin et un scénario bon bien que peu original. L'originalité provient du fait de mettre en scène des animaux à la place des hommes. Un choix peut-être contestable, mais qui ne gâche en rien le plaisir de lecture et apporte parfois une touche distrayante. A noter : le dessinateur rend particulièrement bien les émotions sur les visages de ses animaux/personnages.
A lire.
D’emblée je l’avoue, je ne suis pas amateur de super-héros. Pourtant, avec Comix Remix, Hervé Bourhis fournit un album qui m’a captivé de bout en bout.
L’auteur centre son récit sur John-John, le fils du défunt Mister Mercure, convoité par la corporation des super-héros mais aussi par le groupe des clandestins. Le récit est intelligemment construit, dense et bien charpenté. On sent que l’auteur maîtrise parfaitement son sujet et que rien n’est laissé au hasard.
Tout en gardant son propre style, le dessin d’Hervé Bourhis est dans la lignée des auteurs dit de "nouvelle génération".
A lire sans hésitations!
Halala... Ils sont bizarres ces coréens, non contents de copier presque parfaitement les tics graphiques des productions japonaises, ils en copient aussi allègrement les clichés et les schémas narratifs. Ne cherchez pas la moindre originalité ici : c’est du Love Hina mâtiné de fantastique basique...
Bon, je résume (à peine) : un puceau souffre-douleur se retrouve dans une baraque pleine à craquer de nanas avec des gros nichons... Voilà, pas besoin d’en dire plus, vous imaginez le reste : quiproquos dans la salle de bain dès le deuxième chapitre... etc...etc...
Je suis pas un très gros lecteurs de manga, surtout du genre « humour et petites culottes », mais cette histoire, je l’ai déjà lue 10X, si pas 20X ...
Aucune ambition dans ce truc… De la décalque pure et simple. L’auteur dit au début du 2e volume « J’aimerais bien faire un manhwa amusant, une lecture agréable sans trop de prise de tête. » Vous voilà prévenu... Je ne sais pas si cette lecture peut être qualifié d’agréable, mais ce n’est pas du tout prise de tête, ça non, sur ce plan-là, l’objectif est passé haut la main ! C'est du prédigéré... Vous n'aurez pas à vous fatiguer pour lire ce truc, car vous l'avez déjà lu! Deux neurones vous suffiront donc : un pour tenir le bouquin, l’autre pour tourner les pages...
Miya, c’est un gentil délire sur une bébête informe qui aime bien taper sur tout ce qui bouge et bouffer tout ce qui lui passe sous la main. L’album est constitué de gags quasi tous muets qui nous illustrent la vie picaresque de ce personnage très basique mais attachant. La rondeur si caractéristique du trait de Boulet fait une fois de plus des merveilles, c’est très expressif et très cartoon, comme toujours. On sera reconnaissant à Glénat d’avoir adapté le format de l’album aux aspects formels de l’œuvre... 48 gags muets, on les aurait lu en 3 minutes... ici on a droit à un format plus petit mais à une pagination de 72 pages, l’idéal pour ce genre d’humour...
A lire, même si c’est un brin répétitif tout de même...
Je ne suis pas un amateur de Shojo, je crois que la chose est admise me concernant. Pourtant Please save my Earth m'a agréablement intéressé.
Le dessin est classique mais plutôt bon. Je lui reprocherais juste certains passages un peu clownesques (les moments classiques dans un manga où il faut ajouter de l'humour et où les personnages sont déformés pour être "plus drôles"). Mais le média manga est ici bien maîtrisé et malgré une mise en page parfois un peu originale, la lisibilité est bonne et la série agréable à lire.
Quant au scénario, il est véritablement original, se basant sur une histoire mêlant à la base SF, rêves, extra-terrestres et réincarnations (rien que ça) pour très vite s'intéresser aux relations complexes entre les personnages de la série. Rien ou presque de déjà-vu dans cette série qui peut surprendre même les lecteurs les plus assidus de SF et de BD.
Les personnages sont bons, les dialogues assez intelligents, leurs relations intéressantes, l'humour souvent présent et pas mauvais, bref, presque que du tout bon.
Il reste néanmoins une touche un peu nunuche, un reliquat de ce que je n'aime pas trop dans les shojos. Néanmoins, je conseille quand même la lecture, voire l'achat de cette série.
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La Vengeance du Golem Africain
Les albums de Jean-Pierre Duffour parus à l’Association m’ont jusqu’à présent moyennement plu, la faute à un scénario faiblard, voire décevant, alors que ses dessins me plaisent beaucoup. Cette bd nous offre du "Jean-Pierre Duffour en technicolor". Et je dois dire que c’est visuellement réussi avec des aplats qui se marient bien avec le trait "pictural" de l’auteur. Côté récit, c’est une semi déception. J’ai apprécié ce mélange d’onirisme, de conte et de légendes mais la fin est un peu facile et décevante. Ceci dit, il faut relativiser puisque c’est le meilleur album de l’auteur qu’il m’ait été donné de lire et les planches sont de toute beauté ! A lire !
Oumpah-Pah
"Oumpah-Pah", est le grand frère d’Astérix. Grand frère car cette BD a été créée par Goscinny (scénario) et Uderzo (dessin) avant que ceux-ci préfèrent s’occuper du cas de certains irréductibles gros nez. Ne chercher donc pas de véritable lien de parenté… L’histoire raconte l’arriver des premiers colons en Amérique, retranché dans leur fort, ils observent et entrent en contact avec la population voisine du village indien. Bizarre ça me rappelle une autre histoire. Les deux héros sont un colon maigrelet répondant au nom De La Pâte Feuilletée alias Double-Scalp et un fière et costaud indien, Oumpah-Pah. De plus en plus étrange, vous ne trouvez pas. Enfin bref tout était déjà là avant Astérix, le petit village, les garnisons retranchés, les noms à coucher dehors, et même les gros nez (même si les deux héros ont été épargnés de ce fameux surpoids nasal). J’en entends déjà crier au plagiat eh ben non, Oumpah-Pah était la avant. Alors les copieurs c’est les gaulois (mais bon, ils ont si bien su le faire qu’on ne peut pas leur en vouloir). Côté dessin, c’est très chouette, on perçoit déjà largement tout le talent de Uderzo. Le style est très très proche voir identique à celui d’Astérix. Je conseille donc ces BDs, à tous les fans d’Astérix et autres amateurs de pures aventures comiques, même si je les trouve un poil en dessous de celles de son petit frère à la moustache jaune.
Zipang
Un manga qui sort de l'ordinaire (on n'en voit pas souvent des mangas sur la 2de guerre mondiale), mais vraiment prenant. Les visages des personnages sont expressifs, les engins de guerre sont très détaillés, le dessin est très agréable à l'oeil. Je n'ai lu que les 3 premiers tomes, mais ça promet d'être intéressant. Les militaires du futur vont-ils changer l'histoire au profit du Japon ? Vite ! la suite !
Fujisan
On ne peut pas vraiment dire que le dessin de cet album soit attirant ni attrayant : le trait est très (trop...) fin, assez raide et il paraît assez souvent maladroit. Les différentes histoires vont du fantastique au thriller avec de larges emprunts au roman graphique. Le thème de la mort est omniprésent sous différentes formes, et la variété des nouvelles est intérressante, même si leur originalité n'est pas toujours débordante ni leur traitement passionnant. Il faut aussi faire un petit effort pour mettre de côté son incrédulité, moyennant quoi on parvient à les apprécier. Ceci étant dit, cet album ne marque pas vraiment et est à mon avis très dispensable.
La Quête de l'Oiseau du Temps
Excellent ; un dessin très bon ; un scénario original (bien qu'il s'agisse d'une énième quête) ; un monde bien travaillé, original et crédible ; une aventure décoiffante, prenante, et parfois drôle. On est rapidement conquis. C'est un sans fautes de Loisel et Le tendre.
Blacksad
Une série très réussie dans le style polar américain des années 50 avec un excellent dessin et un scénario bon bien que peu original. L'originalité provient du fait de mettre en scène des animaux à la place des hommes. Un choix peut-être contestable, mais qui ne gâche en rien le plaisir de lecture et apporte parfois une touche distrayante. A noter : le dessinateur rend particulièrement bien les émotions sur les visages de ses animaux/personnages. A lire.
Comix Remix
D’emblée je l’avoue, je ne suis pas amateur de super-héros. Pourtant, avec Comix Remix, Hervé Bourhis fournit un album qui m’a captivé de bout en bout. L’auteur centre son récit sur John-John, le fils du défunt Mister Mercure, convoité par la corporation des super-héros mais aussi par le groupe des clandestins. Le récit est intelligemment construit, dense et bien charpenté. On sent que l’auteur maîtrise parfaitement son sujet et que rien n’est laissé au hasard. Tout en gardant son propre style, le dessin d’Hervé Bourhis est dans la lignée des auteurs dit de "nouvelle génération". A lire sans hésitations!
Adrenalin
Halala... Ils sont bizarres ces coréens, non contents de copier presque parfaitement les tics graphiques des productions japonaises, ils en copient aussi allègrement les clichés et les schémas narratifs. Ne cherchez pas la moindre originalité ici : c’est du Love Hina mâtiné de fantastique basique... Bon, je résume (à peine) : un puceau souffre-douleur se retrouve dans une baraque pleine à craquer de nanas avec des gros nichons... Voilà, pas besoin d’en dire plus, vous imaginez le reste : quiproquos dans la salle de bain dès le deuxième chapitre... etc...etc... Je suis pas un très gros lecteurs de manga, surtout du genre « humour et petites culottes », mais cette histoire, je l’ai déjà lue 10X, si pas 20X ... Aucune ambition dans ce truc… De la décalque pure et simple. L’auteur dit au début du 2e volume « J’aimerais bien faire un manhwa amusant, une lecture agréable sans trop de prise de tête. » Vous voilà prévenu... Je ne sais pas si cette lecture peut être qualifié d’agréable, mais ce n’est pas du tout prise de tête, ça non, sur ce plan-là, l’objectif est passé haut la main ! C'est du prédigéré... Vous n'aurez pas à vous fatiguer pour lire ce truc, car vous l'avez déjà lu! Deux neurones vous suffiront donc : un pour tenir le bouquin, l’autre pour tourner les pages...
Le Miya
Miya, c’est un gentil délire sur une bébête informe qui aime bien taper sur tout ce qui bouge et bouffer tout ce qui lui passe sous la main. L’album est constitué de gags quasi tous muets qui nous illustrent la vie picaresque de ce personnage très basique mais attachant. La rondeur si caractéristique du trait de Boulet fait une fois de plus des merveilles, c’est très expressif et très cartoon, comme toujours. On sera reconnaissant à Glénat d’avoir adapté le format de l’album aux aspects formels de l’œuvre... 48 gags muets, on les aurait lu en 3 minutes... ici on a droit à un format plus petit mais à une pagination de 72 pages, l’idéal pour ce genre d’humour... A lire, même si c’est un brin répétitif tout de même...
Réincarnations - Please Save my Earth
Je ne suis pas un amateur de Shojo, je crois que la chose est admise me concernant. Pourtant Please save my Earth m'a agréablement intéressé. Le dessin est classique mais plutôt bon. Je lui reprocherais juste certains passages un peu clownesques (les moments classiques dans un manga où il faut ajouter de l'humour et où les personnages sont déformés pour être "plus drôles"). Mais le média manga est ici bien maîtrisé et malgré une mise en page parfois un peu originale, la lisibilité est bonne et la série agréable à lire. Quant au scénario, il est véritablement original, se basant sur une histoire mêlant à la base SF, rêves, extra-terrestres et réincarnations (rien que ça) pour très vite s'intéresser aux relations complexes entre les personnages de la série. Rien ou presque de déjà-vu dans cette série qui peut surprendre même les lecteurs les plus assidus de SF et de BD. Les personnages sont bons, les dialogues assez intelligents, leurs relations intéressantes, l'humour souvent présent et pas mauvais, bref, presque que du tout bon. Il reste néanmoins une touche un peu nunuche, un reliquat de ce que je n'aime pas trop dans les shojos. Néanmoins, je conseille quand même la lecture, voire l'achat de cette série.