Je n'ai lu qu'un seul cycle (celui aux états unis), et j'ai trouvé ça pas mal. Au début c'est un peu embrouillé, il y a pleins de personnages qui n'ont rien à voir les uns avec les autres. Mais quelques pages plus tard et surtout bon nombre de péripéties plus tard, tout s'éclaire. On comprend enfin les liens entre les personnages, ça se tient bien, meme si le complot dans lequel on se retrouve est un peu "enorme".
Ce qui ne m'a pas emballé par contre, c'est le trop grande nombre de situations périlleuses, dont réchappe le héros, uniquement sur un enorme coup de chance.... Alors que le mechant lui pointe son flingue dessus, qu'il ne lui reste que 5 secondes à vivre, une voiture sortie de nulle part renverse malencontrueusement le mechant.....
J'ai pris ces albums à la bibliothèque, c'était vite lu, pas mal dans l'ensemble, mais ça ne fera pas partie de ma BDthèque.
Attention, cette BD s'adresse nettement aux jeunes lecteurs, entre 7 et 12-13 ans. Les grands risquent de trouver ça un peu enfantin. Ca ressemble un peu à ce qu'on peut lire dans la bibliothèque verte, pour les nostalgiques. Cependant, l'enthousiasme évident des auteurs fait plaisir à voir, et on se remet dans la peau d'un gamin pour lire ces aventures, parfois rocambolesques, parfois légères, mais somme toute assez plaisantes. Les dialogues sont assez bons, même si certaines situations sont bizarres.
Curieusement, le héros qui donne son nom à la série n'est pas très présent dans le premier album. Il passe beaucoup de temps à essayer de rattraper ses amies, en pure perte... Preuve que les auteurs n'ont pas l'intention de l'épargner, peut-être. A noter le dessin, plutôt joli dans les paysages, mais manquant un chouïa de rigueur dans le registre des personnages.
En effet, cette BD est pas mal... On trouve Clarke et Lapière sur des sentiers où ils n'ont pas l'habitude de frayer... Clarke dans un registre graphique plus réaliste (avec une belle réussite), et Lapière dans du polar à énigme basique, mais efficace. Car c'est ce qui pourrait le mieux qualifier ce one-shot : efficace. On se demande bien ce qui s'est réellement passé cette nuit-là, entre Luna et sa mère (que l'on ne voit jamais). C'est presque un suspense en huis-clos, puisqu'il n'y a que très peu de personnages. Ce qui est l'un des challenges les plus difficiles à réaliser en polar. Cependant, le scénariste ne rentre pas vraiment en profondeur dans l'histoire. L'album se lit donc un peu vite, se conclue sur une fin plutôt attendue, si l'on ne prend pas le temps d'admirer la jolie technique de Clarke. Dommage qu'il n'ait pas pu s'exprimer sur un récit plus dense, il mérite mieux.
J'ai peu de choses à dire de plus que les avis ci-dessous. Nic Oumouk est une BD qui se lit bien, j'ai même vraiment rigolé à certains passages où je retrouvais l'humour que j'aime chez Larcenet, mais globalement l'histoire complète ne m'a pas plus motivé que ça.
Je crois essentiellement que j'ai fait un petit rejet parce que, personnellement, les jeunes des cités et leur "'culé" et autres "vazi", j'ai donné et j'ai du mal à sourire quand Larcenet insiste bien sur la façon de parler de ses jeunes personnages.
Pour le reste, le récit se laisse lire même s'il n'apporte pas grand chose de vraiment marquant ni captivant. Certains dialogues un peu décalés sont bien amusants. Mais dans l'ensemble, même si je ne déconseille pas l'achat parce que c'est une BD avec une assez bonne ambiance, je n'ai pas plus apprécié que ça.
Daallaaaas, ton univers impitoyaaaableuh !...
Cette série m'a bigrement fait penser à ces feuilletons télé à rallonge à base de succès financiers, de trahisons, d'affaires de famille, etc... La BD est pas mal faite mais ce n'est pas tellement le genre d'histoire que j'apprécie.
Au niveau du dessin, Valles est très bon. Son style n'a rien de vraiment original, mais il a une maîtrise technique certaine et c'est joli à voir. J'ai lu la version intégrale en Noir et Blanc donc je ne peux pas juger de la colorisation mais sans couleur, cela donne très bien.
Quant au récit, la patte de Van Hamme est clairement là. C'est une sorte de saga d'une famille de Largo Winch de la bière belge. Chaque tome pris indépendamment est assez bon sans être exceptionnel. Par contre, j'ai eu beaucoup de mal à m'attacher à cette famille Steenfort dont chaque membre ou presque était assez sympathique dans sa jeunesse pour devenir ensuite un vrai pourri ne pensant qu'au fric et à sa société une fois parvenu à la tête de l'empire familial.
Je n'ai pas été particulièrement captivé par ma lecture qui ne m'a pas apporté grand chose de nouveau si ce n'est un certain interêt pour l'évolution historique de la Belgique au fil des tomes.
Ca se lire assez plaisamment mais cette lecture ne me marquera pas.
Une des séries phares de Hermann, pour sa personnalité et son punch. Ce qui m'empêche de la rendre culte, ce sont les "tics" de plus en plus présents. Certains scénarios sont meilleurs que d'autre, mais depuis un certain temps, après son bond en avant avec la couleur directe, tout semble se tasser. Les histoires se répètent un peu trop, sans doute est-ce dû à la boulimie de l'auteur. Puis les visages "déformés", un peu bizarres, se multiplient, alors que dans sa période encrage, ils étaient plus travaillés. Les femmes ensuite.
J'ai bien compris que son intention, c'est d'éviter les belles femmes pulpeuses très cliché, c'est vrai qu'il y en a un peu trop, mais même une femme laide doit être bien dessinée. Or elles sont plutôt laides parce que mal dessinées, ce n'est pas la même chose, ce me semble.
Et enfin la répétition des mêmes rapports de force est à la fois une force et une faiblesse; ça donne des histoires nerveuses, voire à messages (La secte, Afromerica,...) mais aussi donne une vision un peu manichéenne ou limitée du monde.
Reste que Hermann est pour moi un auteur à tempérament, important, et les meilleurs albums méritent bien une place dans la bibliothèque.
Ah, XIII et ses complots, ses contre complots, ses renversements de situations renversants...
Au début, ça part plutôt pas mal (il faut préciser par honnêteté intellectuelle, que JVH ne s'est pas gêné pour copier/coller le roman de Ludlum), mais franchement, ce petit jeu de cache-cache d'identité me lasse assez vite. Je me dois de préciser que pour moi, les dés étaient pipés d'avance: depuis mon enfance, je n'ai jamais aimé le dessin de Vance. Certes, ses ambiances et ses illustrations sont remarquables de technique. Las, ses décors me rappellent invariablement les seventies, à croire qu'il est resté dedans.
Mais le pire, ce sont les personnages, H/F, semblables à des Big Jim à la tête interchangeable, et aussi expressifs qu'un boeuf musqué en décomposition depuis trois semaines. Même en faisant des efforts, je ne m'y fais pas, toutes mes excuses.
Avec le temps qui passe, impossible de ne pas mettre le maximum à cette série. Jamais les amérindiens n'ont été aussi bien traités en bd. Il s'agit d'une histoire qui témoigne du passé avec ses douloureuses réalités, et de la mésestimée culture autochtone des USA, et du devenir de cette culture. On sent que Derib y a mit tout son coeur et ses capacités, pour aboutir à une histoire fluide, dense et subtile.
Certes, il y a bien un côté qui peut paraître un rien moralisateur, mais cela est largement compensé par la force et la noblesse des sentiments que suscite le voyage du jeune indien paumé Amos.
Ce n'est pas rien de traduire en bd l'itinéraire intérieur d'un personnage, ses changements au fur à mesure qu'il apprend et qu'il est confronté à de nouvelles situations, parfois cruelles, parfois libératrices.
Rien que pour cela, "Red Road", suite indirecte de Celui qui est né deux fois mérite de rester dans les annales.
Un petit bijou dans le genre Fantastique, trop sous-exploité en BD.
Graphiquement somptueux, Christophe Bec est un auteur sur qui il faudra compter dans les années qui viennent.
On peut également souligner le choix des auteurs sur le choix audacieux de la fin de la série, une fin qui fait réfléchir et qui reste longtemps dans la tête.
Perso je préfère les fins ouvertes aux fins fermées que l'on oublie vite !
Je pense pouvoir être le plus objectif possible dans la mesure où de prime abord, concernant le dessin et l'univers en général de cette BD, je ne suis vraiment pas intéressé.
Oui mais voilà, on m'a offert les deux premiers tomes à Noël, en me disant c'est génial.
Voilà, après lecture de la collection, je peux vraiment dire que cette BD est excellente. Les personnages sont attachants, des plus pulpeuses aux plus vils. L'idée des pouvoirs magiques tous différents (parfois loufoques) est vraiment bonne et était un très bon point de départ pour cette BD où l'aventure est bien présente, bien menée.
Seul point que je déplore pour ma part, c'est cet humour un peu teenager qui me laisse penser que le public visé était bien au départ les ados... Mais ses qualités ont dépassé ce public et donc je ne peux que conseiller cette BD à tous.
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Je n'ai lu qu'un seul cycle (celui aux états unis), et j'ai trouvé ça pas mal. Au début c'est un peu embrouillé, il y a pleins de personnages qui n'ont rien à voir les uns avec les autres. Mais quelques pages plus tard et surtout bon nombre de péripéties plus tard, tout s'éclaire. On comprend enfin les liens entre les personnages, ça se tient bien, meme si le complot dans lequel on se retrouve est un peu "enorme". Ce qui ne m'a pas emballé par contre, c'est le trop grande nombre de situations périlleuses, dont réchappe le héros, uniquement sur un enorme coup de chance.... Alors que le mechant lui pointe son flingue dessus, qu'il ne lui reste que 5 secondes à vivre, une voiture sortie de nulle part renverse malencontrueusement le mechant..... J'ai pris ces albums à la bibliothèque, c'était vite lu, pas mal dans l'ensemble, mais ça ne fera pas partie de ma BDthèque.
Les Aventures de Christian Persil - Les Secrets du Marquis
Attention, cette BD s'adresse nettement aux jeunes lecteurs, entre 7 et 12-13 ans. Les grands risquent de trouver ça un peu enfantin. Ca ressemble un peu à ce qu'on peut lire dans la bibliothèque verte, pour les nostalgiques. Cependant, l'enthousiasme évident des auteurs fait plaisir à voir, et on se remet dans la peau d'un gamin pour lire ces aventures, parfois rocambolesques, parfois légères, mais somme toute assez plaisantes. Les dialogues sont assez bons, même si certaines situations sont bizarres. Curieusement, le héros qui donne son nom à la série n'est pas très présent dans le premier album. Il passe beaucoup de temps à essayer de rattraper ses amies, en pure perte... Preuve que les auteurs n'ont pas l'intention de l'épargner, peut-être. A noter le dessin, plutôt joli dans les paysages, mais manquant un chouïa de rigueur dans le registre des personnages.
Luna Almaden
En effet, cette BD est pas mal... On trouve Clarke et Lapière sur des sentiers où ils n'ont pas l'habitude de frayer... Clarke dans un registre graphique plus réaliste (avec une belle réussite), et Lapière dans du polar à énigme basique, mais efficace. Car c'est ce qui pourrait le mieux qualifier ce one-shot : efficace. On se demande bien ce qui s'est réellement passé cette nuit-là, entre Luna et sa mère (que l'on ne voit jamais). C'est presque un suspense en huis-clos, puisqu'il n'y a que très peu de personnages. Ce qui est l'un des challenges les plus difficiles à réaliser en polar. Cependant, le scénariste ne rentre pas vraiment en profondeur dans l'histoire. L'album se lit donc un peu vite, se conclue sur une fin plutôt attendue, si l'on ne prend pas le temps d'admirer la jolie technique de Clarke. Dommage qu'il n'ait pas pu s'exprimer sur un récit plus dense, il mérite mieux.
Nic Oumouk
J'ai peu de choses à dire de plus que les avis ci-dessous. Nic Oumouk est une BD qui se lit bien, j'ai même vraiment rigolé à certains passages où je retrouvais l'humour que j'aime chez Larcenet, mais globalement l'histoire complète ne m'a pas plus motivé que ça. Je crois essentiellement que j'ai fait un petit rejet parce que, personnellement, les jeunes des cités et leur "'culé" et autres "vazi", j'ai donné et j'ai du mal à sourire quand Larcenet insiste bien sur la façon de parler de ses jeunes personnages. Pour le reste, le récit se laisse lire même s'il n'apporte pas grand chose de vraiment marquant ni captivant. Certains dialogues un peu décalés sont bien amusants. Mais dans l'ensemble, même si je ne déconseille pas l'achat parce que c'est une BD avec une assez bonne ambiance, je n'ai pas plus apprécié que ça.
Les Maîtres de l'Orge
Daallaaaas, ton univers impitoyaaaableuh !... Cette série m'a bigrement fait penser à ces feuilletons télé à rallonge à base de succès financiers, de trahisons, d'affaires de famille, etc... La BD est pas mal faite mais ce n'est pas tellement le genre d'histoire que j'apprécie. Au niveau du dessin, Valles est très bon. Son style n'a rien de vraiment original, mais il a une maîtrise technique certaine et c'est joli à voir. J'ai lu la version intégrale en Noir et Blanc donc je ne peux pas juger de la colorisation mais sans couleur, cela donne très bien. Quant au récit, la patte de Van Hamme est clairement là. C'est une sorte de saga d'une famille de Largo Winch de la bière belge. Chaque tome pris indépendamment est assez bon sans être exceptionnel. Par contre, j'ai eu beaucoup de mal à m'attacher à cette famille Steenfort dont chaque membre ou presque était assez sympathique dans sa jeunesse pour devenir ensuite un vrai pourri ne pensant qu'au fric et à sa société une fois parvenu à la tête de l'empire familial. Je n'ai pas été particulièrement captivé par ma lecture qui ne m'a pas apporté grand chose de nouveau si ce n'est un certain interêt pour l'évolution historique de la Belgique au fil des tomes. Ca se lire assez plaisamment mais cette lecture ne me marquera pas.
Jeremiah
Une des séries phares de Hermann, pour sa personnalité et son punch. Ce qui m'empêche de la rendre culte, ce sont les "tics" de plus en plus présents. Certains scénarios sont meilleurs que d'autre, mais depuis un certain temps, après son bond en avant avec la couleur directe, tout semble se tasser. Les histoires se répètent un peu trop, sans doute est-ce dû à la boulimie de l'auteur. Puis les visages "déformés", un peu bizarres, se multiplient, alors que dans sa période encrage, ils étaient plus travaillés. Les femmes ensuite. J'ai bien compris que son intention, c'est d'éviter les belles femmes pulpeuses très cliché, c'est vrai qu'il y en a un peu trop, mais même une femme laide doit être bien dessinée. Or elles sont plutôt laides parce que mal dessinées, ce n'est pas la même chose, ce me semble. Et enfin la répétition des mêmes rapports de force est à la fois une force et une faiblesse; ça donne des histoires nerveuses, voire à messages (La secte, Afromerica,...) mais aussi donne une vision un peu manichéenne ou limitée du monde. Reste que Hermann est pour moi un auteur à tempérament, important, et les meilleurs albums méritent bien une place dans la bibliothèque.
XIII
Ah, XIII et ses complots, ses contre complots, ses renversements de situations renversants... Au début, ça part plutôt pas mal (il faut préciser par honnêteté intellectuelle, que JVH ne s'est pas gêné pour copier/coller le roman de Ludlum), mais franchement, ce petit jeu de cache-cache d'identité me lasse assez vite. Je me dois de préciser que pour moi, les dés étaient pipés d'avance: depuis mon enfance, je n'ai jamais aimé le dessin de Vance. Certes, ses ambiances et ses illustrations sont remarquables de technique. Las, ses décors me rappellent invariablement les seventies, à croire qu'il est resté dedans. Mais le pire, ce sont les personnages, H/F, semblables à des Big Jim à la tête interchangeable, et aussi expressifs qu'un boeuf musqué en décomposition depuis trois semaines. Même en faisant des efforts, je ne m'y fais pas, toutes mes excuses.
Red Road
Avec le temps qui passe, impossible de ne pas mettre le maximum à cette série. Jamais les amérindiens n'ont été aussi bien traités en bd. Il s'agit d'une histoire qui témoigne du passé avec ses douloureuses réalités, et de la mésestimée culture autochtone des USA, et du devenir de cette culture. On sent que Derib y a mit tout son coeur et ses capacités, pour aboutir à une histoire fluide, dense et subtile. Certes, il y a bien un côté qui peut paraître un rien moralisateur, mais cela est largement compensé par la force et la noblesse des sentiments que suscite le voyage du jeune indien paumé Amos. Ce n'est pas rien de traduire en bd l'itinéraire intérieur d'un personnage, ses changements au fur à mesure qu'il apprend et qu'il est confronté à de nouvelles situations, parfois cruelles, parfois libératrices. Rien que pour cela, "Red Road", suite indirecte de Celui qui est né deux fois mérite de rester dans les annales.
Sanctuaire
Un petit bijou dans le genre Fantastique, trop sous-exploité en BD. Graphiquement somptueux, Christophe Bec est un auteur sur qui il faudra compter dans les années qui viennent. On peut également souligner le choix des auteurs sur le choix audacieux de la fin de la série, une fin qui fait réfléchir et qui reste longtemps dans la tête. Perso je préfère les fins ouvertes aux fins fermées que l'on oublie vite !
Lanfeust de Troy
Je pense pouvoir être le plus objectif possible dans la mesure où de prime abord, concernant le dessin et l'univers en général de cette BD, je ne suis vraiment pas intéressé. Oui mais voilà, on m'a offert les deux premiers tomes à Noël, en me disant c'est génial. Voilà, après lecture de la collection, je peux vraiment dire que cette BD est excellente. Les personnages sont attachants, des plus pulpeuses aux plus vils. L'idée des pouvoirs magiques tous différents (parfois loufoques) est vraiment bonne et était un très bon point de départ pour cette BD où l'aventure est bien présente, bien menée. Seul point que je déplore pour ma part, c'est cet humour un peu teenager qui me laisse penser que le public visé était bien au départ les ados... Mais ses qualités ont dépassé ce public et donc je ne peux que conseiller cette BD à tous.