"Robin Hood" ou comment revisiter la légende de Robin de bois…
Brrémaud nous conte une histoire bien barrée avec un humour plus que décalé. Le scénario est vraiment tordu et déjanté à souhait. Certains peuvent d’ailleurs ne pas aimer ce style un peu chaotique. Mais c’est ce qui fait l’originalité de cette série. Les personnages principaux sont ridiculisés. Et histoire de mettre encore plus le bazar, le monde féerique où ils évoluent est peuplé de dragons (armés de lunettes d’aviateur) et de tout plein d’autres bébêtes bizarres.
Les dessins et les couleurs de Loche sont chouettes. Ils retranscrivent parfaitement bien le côté enfantin et irrévérencieux de l'histoire. De plus, je trouve que les illustrations gagnent en qualité au fil des trois albums, le trait s’arrondit de plus en plus. La double pages du tome 3 est tout bonnement magnifique.
En revanche, il y a une chose qui m’a dérangé dans cette série, c’est l’espèce de texture sac a patates que l’on voit tout au long du tome 3. A priori, c’est dû au choix du papier à dessin. J’ai vraiment eu beaucoup de mal à m’habituer, d’ailleurs il faut plutôt dire que je n’ai pas réussi. Ce petit détail m’a un peu gâché la lecture de ce dernier tome.
Y’a pas à dire, elle porte bien son titre, cette bd ! Ames sensibles, abstenez-vous ! Vous ne trouverez aucun plaisir dans cette lecture édifiante. Pervers en manque de sensations, régalez-vous ! C’est du sucre ! Ces récits improbables et nauséabonds cultivent le mauvais goût aussi sûrement que d’autres la médiocrité. L’avantage, avec le mauvais goût, c’est que lorsqu’il est assumé jusqu’au bout, sans aucune retenue, on entre dans le terrain de l’humour noir (très) trash. Tandis que la médiocrité ne fait jamais rire, même dans ses niveaux les plus ultimes. Si vous ne saviez pas comment une femme peut faire du saut à l’élastique avec ses grandes lèvres, si vous ignorez qu’il est possible pour un homme de faire l’amour à une table, et si vous n’imaginez pas quelle torture un dessinateur est prêt à infliger à un personnage qu’il vient de dessiner… lisez ce truc, y’a tout ça dedans.
Cet album rappellera évidement les Gilles Hamesh que le même Durand (qui se fait appeler Durandur quand il donne dans le trash-porno-gore-humoristique) avait réalisé avec Jodorowsky. La veine est la même, saillante et purulente. Un tout petit peu moins inspirée peut-être, alors que certaines histoires sont proprement géniales, d’autres nous laissent sur la faim...
Carabas a une nouvelle fois inventé une nouvelle collection pour ce livre hors norme. Comme ils avaient déjà eu l’idée géniale d’appeler une de leur collection « Alternative » (sic), là, ils ont carrément opté pour « Révolution », avec le R renversé en rouge…(re-sic). Bravo monsieur Carabas, très joli, très design, on s’y croirait presque, mais faudrait penser à les remplir vos collections au lieu d’en créer une pour chaque bouquin…
Le prix est fleuri aussi. 20 euros pour un bouquin noir et blanc de 160 pages, ça reste cher pour ce que c'est vite lu (2 cases par planches en moyenne).
Je ne serai pas trop sévère avec cette série, qui vise un public plutôt la tranche d'age de l'héroïne, c'est à dire 10-15 ans.
J'ai souri à certains gags, certains m'ont semblé plutôt capilotractés, voire un peu lourdingues, mais bon, l'ensemble reste lisible, surtout pour le public visé.
Coté dessin rien de particulier, on a là un style qui s'il n'est pas minimaliste, n'est pas très fouillé non plus. Mais le résultat reste très honnête et de toute manière l'intérêt de l'album est ailleurs.
En effet on se trouve de suite plongé dans une ambiance digne d'un film des frères Coen, avec des personnages tous plus excentriques les uns que les autres, un scénario qui part en vrille, des protagonistes qui perdent le contrôle de la situation, mais qui persistent dans leurs erreurs. Le tout accompagné d'une pointe d'humour noir.
Vraiment une bonne petite lecture récréative.
Hum. Quand j'ai vu ça sur les rayonnages de ma bibliothèque favorite, j'ai cru qu'il y avait un dictionnaire dans le rayon BD. Mais non, c'est une anthologie assez incroyable sur ce support. Enfin, "anthologie" est peut-être un terme galvaudé. Disons que c'est un assemblage de bric et de broc, contenant 2000 pages de BD (au sens large parfois), réunissant de nombreux auteurs du monde entier.
Il y a bien sûr à boire et à manger dans cet énorme opus (2, 6 kg sur la balance), mais c'est surtout l'occasion de découvrir de nombreux auteurs, et pour beaucoup de se demander pourquoi leur travail ne nous est pas encore parvenu (je parle du marché francophone grand public). Car il y a du talent là-dedans. Graphique, narratif, il y a beaucoup de bonnes idées, de la plus absconse au bassement matérialiste.
C'est un véritable laboratoire-musée, orientation dont la maison L'Association s'est fait la tête de proue depuis une quinzaine d'années. L'entreprise est à saluer.
Disons-le d'entrée : la boxe, je déteste ça. Se faire taper dessus pour gagner sa vie, difficile de faire plus masochiste. Pourtant, j'aime le sport, enfin, je pense aimer ça. Et j'aime Baru. Enfin, je parle de son oeuvre, je ne connais pas personnellement le bonhomme, hein. (en plus je suis déjà marié). ;)
Bref, tout ça pour dire que c'est le nom de l'auteur qui m'a fait lire L'Enragé. Et qu'encore une fois avec Baru, je n'ai pas été déçu. Il nous propose une analyse fine de notre société, un regard à la fois cynique et tendre pour l'industrie du showbiz et du sport à grand spectacle. L'itinéraire d'Anton est assez typique de l'ascension de certains champions actuels, et son histoire est parfois même en-dessous de la vérité. Et même si je n'aime pas la boxe, j'ai suivi cette histoire avec un petit sourire aux lèvres, charmé par le talent de Baru à nous raconter notre histoire avec des mots simples. Il l'illustre de façon assez intéressante. Son trait s'est légèrement simplifié par rapport à ses créations précédentes, et malgré une déstabilisation initiale, j'ai trouvé ça plutôt bien vu.
J'attends le tome 2 avec impatience.
Je met 5/5 parce que pour moi cette Bd est un OVNI. Batman a été visité et revisité et pourtant cette histoire lui donne un souffle nouveau. Il est vrai que l'histoire demande de connaitre un peu l'univers Batman mais pas forcément sur le bout des doigts. On peut tout simplement traverser l'histoire en ne comprenant pas tout, un peu à la David Lynch pour le ciné. Le style graphique est vraiment propre à ce dessinateur, clairement on aime ou on n'aime pas. Cependant, et ça c'est la vraie force de cette histoire, le dessin et l'histoire vont de paire et sont complètement complémentaires, se renvoient l'un à l'autre, et ça j'adore !
C'est noir, sombre, torturé et avant tout c'est merveilleux ! ;)
Ca faisait déjà quelques temps que je passais devant cette série sans jamais y prêter grande attention. Il faut dire que les à priori à son sujet étaient nombreux : bd au nombre de tomes indéterminés, dessin approximatif, couleurs pas terribles . . . bref, rien de bien alléchant excepté les superbes couvertures réalisées par Lidwine!
Est-ce l’occasion "qui fait que", du temps à perdre ou bien encore l’accalmie des sorties bd en été, toujours est il que j’ai emprunté les trois premiers tomes. Mon avis ? Ben, mes a priori se sont confirmés, à savoir que les dessins sont impersonnels (inévitable au vu du rythme de parution mais aussi pour faciliter le travail d’une équipe) et que la couleur use trop les filtres de ‘toshop. Par contre, j’ai été agréablement surpris par l’histoire qui se suit avec intérêt, elle arrive même à faire oublier un temps la faible qualité visuelle des planches. Bien sûr je n’ai pas lu le roman de douze mille pages, il m’est donc difficile de juger la fidélité de cette adaptation en bd. Juste un petit bémol, je trouve le comportement de Lien Rag parfois peu compréhensible, cela résulte sans doute de raccourcis inévitables pour toute adaptation.
Bref, si vous n'êtes pas trop regardant au dessin et que les séries fleuves ne vous rebutent pas trop, cette bd pourrait vous plaire.
Les éditions Emmanuel Proust nous offrent un ONE SHOT (le concept semble être devenu des plus audacieux !) intéressant à défaut d’être passionnant…
Si la couverture avait su séduire mon regard, le contenu ne sera pas considéré comme une œuvre aboutie par les bdphiles, c’est dommage !
Le monde gothico-théâtral illustré par CROCI est assez convaincant et donne à sa bande dessinée une originalité indéniable cependant le scénario reste un peu léger, et la fin risible.
Les couleurs renforcent à merveille l’atmosphère pesante de l’intrigue, mais les dessins semblent parfois caricaturaux et donnent aux personnages des postures grotesques.
Le style des dialogues est littéraire voire théâtral (trop ?) mais comment pourrait-il en être autrement avec des emprunts avoués à Shakespeare ou Saint Augustin !
Cette b.d mérite que l’on y jette un coup d’œil. Quant à l’achat : je vous en laisse seul juge ! En continuant dans cette voie le prochain album sera vraisemblablement une réussite complète !
Même note que pour "Daredevil Yellow" mais un arc nettement supérieur à mon avis. Le scénar de Bendis est de très haut niveau et nous propose une plongée très intéressante dans les méandres politiques de la pègre new-yorkaise. Bendis ne fait pas de détail quand il met en scène l'ex-femme du Caid, j'ai été totalement séduit par la noirceur de son scénario. Le concept de dévoiler l'identité de Daredevil à la une des journaux marche carrément bien mais je commence, après six tomes, à attendre avec impatience de voir comment Murdoch va se sortir de ce guêpier (s'il s'en sort); j'ai peur que ça commence à tirer en longueur cette histoire.
Niveau dessin, c'est indéniablement extrêmement dynamique, tout du moins quand Maleev est aux pinceaux. Le passage muet dans "Underboss" s'étalant sur de nombreuses pages est rythmiquement une superbe réussite, voilà quelque chose que j'ai rarement lu dans les Comics de super héros (ma culture est limitée il est vrai). Du tout bon.
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Robin Hood
"Robin Hood" ou comment revisiter la légende de Robin de bois… Brrémaud nous conte une histoire bien barrée avec un humour plus que décalé. Le scénario est vraiment tordu et déjanté à souhait. Certains peuvent d’ailleurs ne pas aimer ce style un peu chaotique. Mais c’est ce qui fait l’originalité de cette série. Les personnages principaux sont ridiculisés. Et histoire de mettre encore plus le bazar, le monde féerique où ils évoluent est peuplé de dragons (armés de lunettes d’aviateur) et de tout plein d’autres bébêtes bizarres. Les dessins et les couleurs de Loche sont chouettes. Ils retranscrivent parfaitement bien le côté enfantin et irrévérencieux de l'histoire. De plus, je trouve que les illustrations gagnent en qualité au fil des trois albums, le trait s’arrondit de plus en plus. La double pages du tome 3 est tout bonnement magnifique. En revanche, il y a une chose qui m’a dérangé dans cette série, c’est l’espèce de texture sac a patates que l’on voit tout au long du tome 3. A priori, c’est dû au choix du papier à dessin. J’ai vraiment eu beaucoup de mal à m’habituer, d’ailleurs il faut plutôt dire que je n’ai pas réussi. Ce petit détail m’a un peu gâché la lecture de ce dernier tome.
Durandur
Y’a pas à dire, elle porte bien son titre, cette bd ! Ames sensibles, abstenez-vous ! Vous ne trouverez aucun plaisir dans cette lecture édifiante. Pervers en manque de sensations, régalez-vous ! C’est du sucre ! Ces récits improbables et nauséabonds cultivent le mauvais goût aussi sûrement que d’autres la médiocrité. L’avantage, avec le mauvais goût, c’est que lorsqu’il est assumé jusqu’au bout, sans aucune retenue, on entre dans le terrain de l’humour noir (très) trash. Tandis que la médiocrité ne fait jamais rire, même dans ses niveaux les plus ultimes. Si vous ne saviez pas comment une femme peut faire du saut à l’élastique avec ses grandes lèvres, si vous ignorez qu’il est possible pour un homme de faire l’amour à une table, et si vous n’imaginez pas quelle torture un dessinateur est prêt à infliger à un personnage qu’il vient de dessiner… lisez ce truc, y’a tout ça dedans. Cet album rappellera évidement les Gilles Hamesh que le même Durand (qui se fait appeler Durandur quand il donne dans le trash-porno-gore-humoristique) avait réalisé avec Jodorowsky. La veine est la même, saillante et purulente. Un tout petit peu moins inspirée peut-être, alors que certaines histoires sont proprement géniales, d’autres nous laissent sur la faim... Carabas a une nouvelle fois inventé une nouvelle collection pour ce livre hors norme. Comme ils avaient déjà eu l’idée géniale d’appeler une de leur collection « Alternative » (sic), là, ils ont carrément opté pour « Révolution », avec le R renversé en rouge…(re-sic). Bravo monsieur Carabas, très joli, très design, on s’y croirait presque, mais faudrait penser à les remplir vos collections au lieu d’en créer une pour chaque bouquin… Le prix est fleuri aussi. 20 euros pour un bouquin noir et blanc de 160 pages, ça reste cher pour ce que c'est vite lu (2 cases par planches en moyenne).
Norma
Je ne serai pas trop sévère avec cette série, qui vise un public plutôt la tranche d'age de l'héroïne, c'est à dire 10-15 ans. J'ai souri à certains gags, certains m'ont semblé plutôt capilotractés, voire un peu lourdingues, mais bon, l'ensemble reste lisible, surtout pour le public visé.
Voleurs de Chien
Coté dessin rien de particulier, on a là un style qui s'il n'est pas minimaliste, n'est pas très fouillé non plus. Mais le résultat reste très honnête et de toute manière l'intérêt de l'album est ailleurs. En effet on se trouve de suite plongé dans une ambiance digne d'un film des frères Coen, avec des personnages tous plus excentriques les uns que les autres, un scénario qui part en vrille, des protagonistes qui perdent le contrôle de la situation, mais qui persistent dans leurs erreurs. Le tout accompagné d'une pointe d'humour noir. Vraiment une bonne petite lecture récréative.
Comix 2000
Hum. Quand j'ai vu ça sur les rayonnages de ma bibliothèque favorite, j'ai cru qu'il y avait un dictionnaire dans le rayon BD. Mais non, c'est une anthologie assez incroyable sur ce support. Enfin, "anthologie" est peut-être un terme galvaudé. Disons que c'est un assemblage de bric et de broc, contenant 2000 pages de BD (au sens large parfois), réunissant de nombreux auteurs du monde entier. Il y a bien sûr à boire et à manger dans cet énorme opus (2, 6 kg sur la balance), mais c'est surtout l'occasion de découvrir de nombreux auteurs, et pour beaucoup de se demander pourquoi leur travail ne nous est pas encore parvenu (je parle du marché francophone grand public). Car il y a du talent là-dedans. Graphique, narratif, il y a beaucoup de bonnes idées, de la plus absconse au bassement matérialiste. C'est un véritable laboratoire-musée, orientation dont la maison L'Association s'est fait la tête de proue depuis une quinzaine d'années. L'entreprise est à saluer.
L'Enragé
Disons-le d'entrée : la boxe, je déteste ça. Se faire taper dessus pour gagner sa vie, difficile de faire plus masochiste. Pourtant, j'aime le sport, enfin, je pense aimer ça. Et j'aime Baru. Enfin, je parle de son oeuvre, je ne connais pas personnellement le bonhomme, hein. (en plus je suis déjà marié). ;) Bref, tout ça pour dire que c'est le nom de l'auteur qui m'a fait lire L'Enragé. Et qu'encore une fois avec Baru, je n'ai pas été déçu. Il nous propose une analyse fine de notre société, un regard à la fois cynique et tendre pour l'industrie du showbiz et du sport à grand spectacle. L'itinéraire d'Anton est assez typique de l'ascension de certains champions actuels, et son histoire est parfois même en-dessous de la vérité. Et même si je n'aime pas la boxe, j'ai suivi cette histoire avec un petit sourire aux lèvres, charmé par le talent de Baru à nous raconter notre histoire avec des mots simples. Il l'illustre de façon assez intéressante. Son trait s'est légèrement simplifié par rapport à ses créations précédentes, et malgré une déstabilisation initiale, j'ai trouvé ça plutôt bien vu. J'attends le tome 2 avec impatience.
Batman - Arkham Asylum (L'asile d'Arkham)
Je met 5/5 parce que pour moi cette Bd est un OVNI. Batman a été visité et revisité et pourtant cette histoire lui donne un souffle nouveau. Il est vrai que l'histoire demande de connaitre un peu l'univers Batman mais pas forcément sur le bout des doigts. On peut tout simplement traverser l'histoire en ne comprenant pas tout, un peu à la David Lynch pour le ciné. Le style graphique est vraiment propre à ce dessinateur, clairement on aime ou on n'aime pas. Cependant, et ça c'est la vraie force de cette histoire, le dessin et l'histoire vont de paire et sont complètement complémentaires, se renvoient l'un à l'autre, et ça j'adore ! C'est noir, sombre, torturé et avant tout c'est merveilleux ! ;)
La Compagnie des Glaces
Ca faisait déjà quelques temps que je passais devant cette série sans jamais y prêter grande attention. Il faut dire que les à priori à son sujet étaient nombreux : bd au nombre de tomes indéterminés, dessin approximatif, couleurs pas terribles . . . bref, rien de bien alléchant excepté les superbes couvertures réalisées par Lidwine! Est-ce l’occasion "qui fait que", du temps à perdre ou bien encore l’accalmie des sorties bd en été, toujours est il que j’ai emprunté les trois premiers tomes. Mon avis ? Ben, mes a priori se sont confirmés, à savoir que les dessins sont impersonnels (inévitable au vu du rythme de parution mais aussi pour faciliter le travail d’une équipe) et que la couleur use trop les filtres de ‘toshop. Par contre, j’ai été agréablement surpris par l’histoire qui se suit avec intérêt, elle arrive même à faire oublier un temps la faible qualité visuelle des planches. Bien sûr je n’ai pas lu le roman de douze mille pages, il m’est donc difficile de juger la fidélité de cette adaptation en bd. Juste un petit bémol, je trouve le comportement de Lien Rag parfois peu compréhensible, cela résulte sans doute de raccourcis inévitables pour toute adaptation. Bref, si vous n'êtes pas trop regardant au dessin et que les séries fleuves ne vous rebutent pas trop, cette bd pourrait vous plaire.
Lady Tara Cornwall
Les éditions Emmanuel Proust nous offrent un ONE SHOT (le concept semble être devenu des plus audacieux !) intéressant à défaut d’être passionnant… Si la couverture avait su séduire mon regard, le contenu ne sera pas considéré comme une œuvre aboutie par les bdphiles, c’est dommage ! Le monde gothico-théâtral illustré par CROCI est assez convaincant et donne à sa bande dessinée une originalité indéniable cependant le scénario reste un peu léger, et la fin risible. Les couleurs renforcent à merveille l’atmosphère pesante de l’intrigue, mais les dessins semblent parfois caricaturaux et donnent aux personnages des postures grotesques. Le style des dialogues est littéraire voire théâtral (trop ?) mais comment pourrait-il en être autrement avec des emprunts avoués à Shakespeare ou Saint Augustin ! Cette b.d mérite que l’on y jette un coup d’œil. Quant à l’achat : je vous en laisse seul juge ! En continuant dans cette voie le prochain album sera vraisemblablement une réussite complète !
Daredevil - L'homme sans peur (Cycle de Bendis et Maleev)
Même note que pour "Daredevil Yellow" mais un arc nettement supérieur à mon avis. Le scénar de Bendis est de très haut niveau et nous propose une plongée très intéressante dans les méandres politiques de la pègre new-yorkaise. Bendis ne fait pas de détail quand il met en scène l'ex-femme du Caid, j'ai été totalement séduit par la noirceur de son scénario. Le concept de dévoiler l'identité de Daredevil à la une des journaux marche carrément bien mais je commence, après six tomes, à attendre avec impatience de voir comment Murdoch va se sortir de ce guêpier (s'il s'en sort); j'ai peur que ça commence à tirer en longueur cette histoire. Niveau dessin, c'est indéniablement extrêmement dynamique, tout du moins quand Maleev est aux pinceaux. Le passage muet dans "Underboss" s'étalant sur de nombreuses pages est rythmiquement une superbe réussite, voilà quelque chose que j'ai rarement lu dans les Comics de super héros (ma culture est limitée il est vrai). Du tout bon.