C'est nul !
Certes le résultat est beau et Fred Besson fait un boulot de fou ça c'est sûr !
Mais le scénario est digne du plus grand navet d'Hollywood, y'en a marre des séries de Crisse où des jeunes filles fortement poumonées se baladent le cul à l'air on sait pas pourquoi...
On ne connaît ni les intentions des persos, ni le but de l'histoire, rien ! De plus c'est plat et sans intérêt... du Crisse quoi !
Le problème, c'est que dans deux ou trois ans, le monsieur va nous sortir une nouvelle série sur la mythologie Hongroise ou Polonaise (Eh ouais ! Elles vont toutes y passer). Alors monsieur Crisse, s'il vous plait, finissez les choses que vous commencez !
On attendait Kookaburra, il nous sort Atalante, et maintenant voici Ishanti. Le pire, c'est que cette série sans saveur et sans intérêt nous montre à quel point le niveau de Crisse au niveau du scénario chute de série en série...
Navrant...
Cet album est (info)graphiquement une pure merveille, il me rappelle ma jeunesse, quand je jouais à « Alone In The Dark ». Les dessins, les couleurs, la mise en page, tout me plaît ici. Chaque planche est un pur bonheur pour les yeux. Une atmosphère lourde, angoissante s'installe progressivement et ce, jusqu'à l'ultime case.
Question scénario, une courte introduction permet à l'auteur d'ouvrir largement les possibilités d'évolution. Puis le Tome 1 de « celui du sang » débute réellement et nous dévoile la quête effrayante d'une jeune trentenaire partie à la recherche de sa mère. L'histoire, sans être d'une extrême originalité, semble très prometteuse et au fil des pages, les interrogations s'amoncellent. L'épilogue, qui se déroule dans un lugubre manoir, oriente clairement le scénario vers le surnaturel. Une créature très « Strygienne » faisant une courte apparition.
Le style narratif nous impose les pensées intimes de l'héroïne, ce qui permet à l'auteur de nous faire entrer habilement dans la peau du personnage.
Cet auteur, François Barranger, a déjà prévu que « celui du sang » serait une trilogie, formant avec « celui de l'esprit » et « celui du pouvoir » une imposante série de 9 albums plus ou moins indépendants. Voilà qui devrait, si cette histoire va à son terme, nous occuper un certain temps.
Pour finir, j'avais au départ mis 5/5 à cet album mais le terme de " culte" peut paraître un peu prématuré. De ce fait je la renote à 4/5 et j'utilise la toute nouvelle fonctionnalité "coup de coeur"
Voici une oeuvre de chez « Soleil » qui à le mérite de s'éloigner un peu de la tendance « héroïc Fantasy ». Ce premier tome nous mène au temps des croisades, et nous conte les aventures de Richard Coeur de Lion. Que les férus d'histoire passent leur chemin, il s'agit d'une oeuvre purement parodique, visant surtout un public relativement jeune. Les personnages, représentés sous des traits animaliers rappellent largement « Robin des Bois » de Walt-Disney. Le dessin est sympa, coloré, appuyé par une mise en page moderne, exploitant à merveille des effets de reliefs.
Le début de l'album est assez moyen, et j'ai eu un peu de mal à rentrer dans l'histoire. Le ton se veut largement comique mais au final peu de gags m'ont fait sourire. C'est la tournure très « trash » des événements dans les dernières pages qui me laisse malgré tout sur une impression globale assez bonne. L'histoire est « ouverte » et laisse aux auteurs une bonne marge de manoeuvre.
On peut également regretter que l'ensemble soit vite lu, avec de larges cases souvent peu fournies en dialogues.
Comme souvent chez Soleil, cette série devrait faire un tabac chez les adolescents
Cette série me fait énormément penser à la chanson de Renaud "Le sirop de la rue": il se dégage une nostalgie incroyable (dans le sens positif du terme), surtout que l'ensemble est très fin et souvent très drôle. Cette série raconte à merveille le monde ouvrier et celui de l'enfance, les guerres de village, les parties de foot endiablées et les luttes d'influence entre gamins.
Bref, une une vraie petite perle qui fait preuve d'une rare finesse et de dialogues absolument savoureux. C'est une bd qu'on pourrait qualifier au départ pour enfants mais à la lecture je la trouve beaucoup plus destinée au lectorat adulte, comme le souligne justement ArzaK. Dommage que les deux derniers tomes soient un poil moins marrant que les deux premiers parce que c'est vraiment du pur bonheur.
Note approximative : 3.5/5
Après L'Autoroute du soleil, c'est la seconde BD de Baru que je lis et je dois dire que celle-ci m'a presque davantage touché que la première.
Quéquette Blues, initialement parue en 3 tomes mais n'existant plus qu'en intégrale, est la première véritable BD de Baru.
Le dessin n'y est pas encore totalement maîtrisé, notamment concernant les personnages eux-mêmes et leurs visages qui sont souvent très moyens. Par contre, la plupart des décors sont bons. Et certaines grandes images montrant les vieilles villes, les usines, les paysages enneigés et gris sont même particulièrement réussies à mes yeux.
La colorisation, en couleurs directes, est aussi assez spéciale et pas tout à fait maîtrisée par moment, mais elle est également parfois forte et réussit à transmettre une bonne part de l'émotion justement dans ces images de grands décors.
L'histoire reprend un décor d'Est de la France, de villes où les usines et les hauts-fourneaux ont longtemps été les reines, de jeunes un peu paumés qui ne veulent pas se laisser faire par la routine et par l'usine, décor et thèmes qu'on retrouvera ensuite dans L'Autoroute du soleil. Mais là où L'Autoroute du soleil sortait très rapidement ses héros de ce décor pour les emmener sur la route, ici, on reste dans ce milieu à la fois sinistre et vivant. On suit la bande de Baru et de ses potes - je crois comprendre que cette BD est largement autobiographique - durant tout le temps d'un week-end de Nouvel An, week-end durant lequel ils chercheront à s'amuser, à draguer les filles, et où Baru aura pour mission de perdre son pucelage.
Les dialogues sont bons, les situations justes, les personnages attachants. Et même si je dois admettre m'être un peu lassé sur certains passages de l'histoire, d'autres passages m'ont paru véritablement touchants. La façon dont Baru fait ressentir l'état d'âme des habitants de ces villes ouvrières et des jeunes qu'il a cotoyés ainsi que leur relation avec les usines elles-mêmes, véritables entités menaçantes et omniprésentes même dans une ambiance de fête du Nouvel An, est vraiment réussie.
Ainsi, même si cette bande de jeunes et leurs obsessions de frustrés du sexe m'ont parfois un peu lassé sur la longueur - l'équivalent tout de même de 3 albums durant lesquels on suit toujours la même "fiesta du Nouvel An" -, leur côté attachant et l'émotion qui se dégage de certains passages du récit m'ont permis de garder un souvenir très agréable de ma lecture.
Un premier tome très noir et riche en émotions. C'est un drame social et psychologique solide, âpre et violent, assez proche dans l'esprit de toute une littérature américaine, celle qui sonde les bas-fonds de l'Amérique sans complaisance. Le dessin de Maël est parfaitement dans le ton de l'histoire, sans merci pour ses personnages, il leur dresse des portraits peu flatteurs, sous des visages laids et grimaçants. Aucun des personnages n'est vraiment sympathique, certains suscitent peut-être notre pitié, mais pas notre sympathie, non, ce qui fait qu'on accroche à cette histoire, c'est la justesse de la description de certains bas instincts que nous avons tous en germe en nous : la cupidité, la vengeance... Un premier tome qui fait plus que poser une intrigue, il l'impose.
Juste une idée en passant : peut-être le résultat aurait-il été encore plus surprenant si ce scénario avait été dessiné par un dessinateur au trait moins cruel et plus "lisse", dessin et scénario auraient alors fonctionné en contrepoint, dans une belle et fertile contradiction.
Ajout après lecture du second et dernier tome :
Je redescend quelque peu ma note. Non pas que ce second tome soit réellement décevant, mais il n'exploite pas toutes les potentialités du premier. Un chouette dyptique tout de même.
Cosey livre ici un très beau premier tome, plein de rêve et d'émotion contenue, son histoire est simple et limpide, illustrée par un dessin devenu tout de même très géométrique, mais qui a gardé une vraie poésie intérieure. Un très bon premier tome qui est de bonne augure pour la suite. Si le second tome garde le cap, on pourrait très bien se retrouver en face d'une oeuvre du niveau d'A la recherche de Peter Pan ou du Voyage en Italie.
Je fais comme tout le monde, j'adore cette bd justement car le monsieur dont il est question n'est pas comme tout le monde.
Le scénario est bien ficelé, c'est un excellent polar tout en restant classique. Non ce qui est vraiment bien ici, c'est la richesse des personnages, surtout du tueur. Il nous livre sa pensee, une pensee coherente, froide, cynique, désabusée, mickey mouse, sans scrupules, sévère sur le monde. Il nous explique sa vision du monde de façon rationnelle et je trouve ce personnage vraiment convaincant. Son entourage est aussi bien approché, entre l'avocat véreux, le jeune mafieux, la fille ou même le flic, ils ont tous quelquechose qui les rend humains et accrocheurs. Une très belle galerie mais une galerie sombre, très sombre.
Il faut aussi rendre hommage au dessin qui est époustouflant et divers. Les cadrages sont bien sentis et toutes les scènes dynamiques nous font réellement vivre la scène. J'ai beaucoup apprécié les planches un peu étranges, notamment celles des moments clés, comme les meurtres etc Les couleurs sont excellentes également, réussissant à produire des vrais changements d'ambiance : chaleur du Vénézuela, gris de Paris...
Bref l'alliance des deux ne peut que donner une bd de très grande qualité. J'avais peur d'être déçu après avoir lu des éloges, et ce d'autant plus que j'aime bien les histoires de tueur (fan de Léon et de Victor oblige) et.... j'ai tout de même adoré et cela n'a en rien gâché mon plaisir ni ma lecture.
"Le troisième testament" ou la quête de la parole divine.
Le scénario de Dorison et de Alice (sur une idée de Dorison) se déroule sur quatre tomes. L’histoire mêle habillement différents thèmes tels que la religion, l’ésotérisme, le moyen age, le fantastique… et le tout est fabuleusement bien orchestré avec des flash back, des énigmes... Cet BD, en bien des points, me fait penser à l’excellent film "Au nom de la rose", à ceci près qu’il faut y ajouter plus d’action et de batailles, de grands espaces et de nombreux voyages. Ici et là, j’ai pu lire quelques critiques sur la fin de cette histoire où certains lecteurs reprochent une fin bâclée. Eh bien, je ne suis pas du tout d’accord, je viens de les lire et découvrir les 4 à la suite, je n’ai pas du tout eu ce sentiment. Et je me demande bien ce à quoi certains s’attendaient ?
Les dessins et les couleurs de Alice sont magnifiques. Les traits des paysages et les diverses architectures sont très réussis. Les planches sont remplies de prises de vu assez recherchées sans tomber dans le tape à l’œil. La palette de couleurs utilisée colle parfaitement à l’ambiance glauque avec des tons tantôt orangés tantôt bleutés mais toujours très sombres. (Ma seule critique, si je devais en faire une, porterait sur les visages que je trouve trop "réaliste" et dont je ne suis jamais "fan". C’est donc très subjectif comme reproche et puis ça ne m’a pas gêné dans ma lecture.)
Ça fait toujours plaisir de temps en temps de lire une bonne série assez courte et achevée.
Ah le sieur Sganarelle !
Oncques ne se vit médecin plus illustre
Qui ne connût mieux les ficelles
Et redonna à la médecine son lustre.
Car malgré le peu de science
Dont fit preuve le faux praticien
Il inventa la prescience
Et remit Lucinde dans le droit chemin.
Cette histoire fut première contée
Par le sieur Jean-Baptiste Poquelin
Molière au théâtre les plus athées
D'éloges la pièce fit le plein.
Le sieur Léturgie prit le relais
Afin d'y intéresser les plus jeunes
Avec l'aide de l'illustrateur Percelay
Pour une pincée de fun*
Las ! Que Léturgie ne prît-il
Pas lui-même les rênes de l'entreprise
Car de Molière plus de subtil
Laissant l'ouvrage dans les nuées grises.
Les couleurs s'avèrent ternes
L'illustration est sans esprit, sans élévation
Laissant le lecteur à la poterne
D'une hypothétique révélation.
Reste l'esprit de Molière
L'incroyable aplomb de Sganarelle
Son épouse, droite et fière
Percelay, retourne à la marelle !
* Licence poétique
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Ishanti Danseuse sacrée
C'est nul ! Certes le résultat est beau et Fred Besson fait un boulot de fou ça c'est sûr ! Mais le scénario est digne du plus grand navet d'Hollywood, y'en a marre des séries de Crisse où des jeunes filles fortement poumonées se baladent le cul à l'air on sait pas pourquoi... On ne connaît ni les intentions des persos, ni le but de l'histoire, rien ! De plus c'est plat et sans intérêt... du Crisse quoi ! Le problème, c'est que dans deux ou trois ans, le monsieur va nous sortir une nouvelle série sur la mythologie Hongroise ou Polonaise (Eh ouais ! Elles vont toutes y passer). Alors monsieur Crisse, s'il vous plait, finissez les choses que vous commencez ! On attendait Kookaburra, il nous sort Atalante, et maintenant voici Ishanti. Le pire, c'est que cette série sans saveur et sans intérêt nous montre à quel point le niveau de Crisse au niveau du scénario chute de série en série... Navrant...
Freaks Agency
Cet album est (info)graphiquement une pure merveille, il me rappelle ma jeunesse, quand je jouais à « Alone In The Dark ». Les dessins, les couleurs, la mise en page, tout me plaît ici. Chaque planche est un pur bonheur pour les yeux. Une atmosphère lourde, angoissante s'installe progressivement et ce, jusqu'à l'ultime case. Question scénario, une courte introduction permet à l'auteur d'ouvrir largement les possibilités d'évolution. Puis le Tome 1 de « celui du sang » débute réellement et nous dévoile la quête effrayante d'une jeune trentenaire partie à la recherche de sa mère. L'histoire, sans être d'une extrême originalité, semble très prometteuse et au fil des pages, les interrogations s'amoncellent. L'épilogue, qui se déroule dans un lugubre manoir, oriente clairement le scénario vers le surnaturel. Une créature très « Strygienne » faisant une courte apparition. Le style narratif nous impose les pensées intimes de l'héroïne, ce qui permet à l'auteur de nous faire entrer habilement dans la peau du personnage. Cet auteur, François Barranger, a déjà prévu que « celui du sang » serait une trilogie, formant avec « celui de l'esprit » et « celui du pouvoir » une imposante série de 9 albums plus ou moins indépendants. Voilà qui devrait, si cette histoire va à son terme, nous occuper un certain temps. Pour finir, j'avais au départ mis 5/5 à cet album mais le terme de " culte" peut paraître un peu prématuré. De ce fait je la renote à 4/5 et j'utilise la toute nouvelle fonctionnalité "coup de coeur"
Richard Coeur de Lion
Voici une oeuvre de chez « Soleil » qui à le mérite de s'éloigner un peu de la tendance « héroïc Fantasy ». Ce premier tome nous mène au temps des croisades, et nous conte les aventures de Richard Coeur de Lion. Que les férus d'histoire passent leur chemin, il s'agit d'une oeuvre purement parodique, visant surtout un public relativement jeune. Les personnages, représentés sous des traits animaliers rappellent largement « Robin des Bois » de Walt-Disney. Le dessin est sympa, coloré, appuyé par une mise en page moderne, exploitant à merveille des effets de reliefs. Le début de l'album est assez moyen, et j'ai eu un peu de mal à rentrer dans l'histoire. Le ton se veut largement comique mais au final peu de gags m'ont fait sourire. C'est la tournure très « trash » des événements dans les dernières pages qui me laisse malgré tout sur une impression globale assez bonne. L'histoire est « ouverte » et laisse aux auteurs une bonne marge de manoeuvre. On peut également regretter que l'ensemble soit vite lu, avec de larges cases souvent peu fournies en dialogues. Comme souvent chez Soleil, cette série devrait faire un tabac chez les adolescents
Les Années Spoutnik
Cette série me fait énormément penser à la chanson de Renaud "Le sirop de la rue": il se dégage une nostalgie incroyable (dans le sens positif du terme), surtout que l'ensemble est très fin et souvent très drôle. Cette série raconte à merveille le monde ouvrier et celui de l'enfance, les guerres de village, les parties de foot endiablées et les luttes d'influence entre gamins. Bref, une une vraie petite perle qui fait preuve d'une rare finesse et de dialogues absolument savoureux. C'est une bd qu'on pourrait qualifier au départ pour enfants mais à la lecture je la trouve beaucoup plus destinée au lectorat adulte, comme le souligne justement ArzaK. Dommage que les deux derniers tomes soient un poil moins marrant que les deux premiers parce que c'est vraiment du pur bonheur.
Quéquette blues (Roulez jeunesse !)
Note approximative : 3.5/5 Après L'Autoroute du soleil, c'est la seconde BD de Baru que je lis et je dois dire que celle-ci m'a presque davantage touché que la première. Quéquette Blues, initialement parue en 3 tomes mais n'existant plus qu'en intégrale, est la première véritable BD de Baru. Le dessin n'y est pas encore totalement maîtrisé, notamment concernant les personnages eux-mêmes et leurs visages qui sont souvent très moyens. Par contre, la plupart des décors sont bons. Et certaines grandes images montrant les vieilles villes, les usines, les paysages enneigés et gris sont même particulièrement réussies à mes yeux. La colorisation, en couleurs directes, est aussi assez spéciale et pas tout à fait maîtrisée par moment, mais elle est également parfois forte et réussit à transmettre une bonne part de l'émotion justement dans ces images de grands décors. L'histoire reprend un décor d'Est de la France, de villes où les usines et les hauts-fourneaux ont longtemps été les reines, de jeunes un peu paumés qui ne veulent pas se laisser faire par la routine et par l'usine, décor et thèmes qu'on retrouvera ensuite dans L'Autoroute du soleil. Mais là où L'Autoroute du soleil sortait très rapidement ses héros de ce décor pour les emmener sur la route, ici, on reste dans ce milieu à la fois sinistre et vivant. On suit la bande de Baru et de ses potes - je crois comprendre que cette BD est largement autobiographique - durant tout le temps d'un week-end de Nouvel An, week-end durant lequel ils chercheront à s'amuser, à draguer les filles, et où Baru aura pour mission de perdre son pucelage. Les dialogues sont bons, les situations justes, les personnages attachants. Et même si je dois admettre m'être un peu lassé sur certains passages de l'histoire, d'autres passages m'ont paru véritablement touchants. La façon dont Baru fait ressentir l'état d'âme des habitants de ces villes ouvrières et des jeunes qu'il a cotoyés ainsi que leur relation avec les usines elles-mêmes, véritables entités menaçantes et omniprésentes même dans une ambiance de fête du Nouvel An, est vraiment réussie. Ainsi, même si cette bande de jeunes et leurs obsessions de frustrés du sexe m'ont parfois un peu lassé sur la longueur - l'équivalent tout de même de 3 albums durant lesquels on suit toujours la même "fiesta du Nouvel An" -, leur côté attachant et l'émotion qui se dégage de certains passages du récit m'ont permis de garder un souvenir très agréable de ma lecture.
Les Rêves de Milton
Un premier tome très noir et riche en émotions. C'est un drame social et psychologique solide, âpre et violent, assez proche dans l'esprit de toute une littérature américaine, celle qui sonde les bas-fonds de l'Amérique sans complaisance. Le dessin de Maël est parfaitement dans le ton de l'histoire, sans merci pour ses personnages, il leur dresse des portraits peu flatteurs, sous des visages laids et grimaçants. Aucun des personnages n'est vraiment sympathique, certains suscitent peut-être notre pitié, mais pas notre sympathie, non, ce qui fait qu'on accroche à cette histoire, c'est la justesse de la description de certains bas instincts que nous avons tous en germe en nous : la cupidité, la vengeance... Un premier tome qui fait plus que poser une intrigue, il l'impose. Juste une idée en passant : peut-être le résultat aurait-il été encore plus surprenant si ce scénario avait été dessiné par un dessinateur au trait moins cruel et plus "lisse", dessin et scénario auraient alors fonctionné en contrepoint, dans une belle et fertile contradiction. Ajout après lecture du second et dernier tome : Je redescend quelque peu ma note. Non pas que ce second tome soit réellement décevant, mais il n'exploite pas toutes les potentialités du premier. Un chouette dyptique tout de même.
Le Bouddha d'Azur
Cosey livre ici un très beau premier tome, plein de rêve et d'émotion contenue, son histoire est simple et limpide, illustrée par un dessin devenu tout de même très géométrique, mais qui a gardé une vraie poésie intérieure. Un très bon premier tome qui est de bonne augure pour la suite. Si le second tome garde le cap, on pourrait très bien se retrouver en face d'une oeuvre du niveau d'A la recherche de Peter Pan ou du Voyage en Italie.
Le Tueur
Je fais comme tout le monde, j'adore cette bd justement car le monsieur dont il est question n'est pas comme tout le monde. Le scénario est bien ficelé, c'est un excellent polar tout en restant classique. Non ce qui est vraiment bien ici, c'est la richesse des personnages, surtout du tueur. Il nous livre sa pensee, une pensee coherente, froide, cynique, désabusée, mickey mouse, sans scrupules, sévère sur le monde. Il nous explique sa vision du monde de façon rationnelle et je trouve ce personnage vraiment convaincant. Son entourage est aussi bien approché, entre l'avocat véreux, le jeune mafieux, la fille ou même le flic, ils ont tous quelquechose qui les rend humains et accrocheurs. Une très belle galerie mais une galerie sombre, très sombre. Il faut aussi rendre hommage au dessin qui est époustouflant et divers. Les cadrages sont bien sentis et toutes les scènes dynamiques nous font réellement vivre la scène. J'ai beaucoup apprécié les planches un peu étranges, notamment celles des moments clés, comme les meurtres etc Les couleurs sont excellentes également, réussissant à produire des vrais changements d'ambiance : chaleur du Vénézuela, gris de Paris... Bref l'alliance des deux ne peut que donner une bd de très grande qualité. J'avais peur d'être déçu après avoir lu des éloges, et ce d'autant plus que j'aime bien les histoires de tueur (fan de Léon et de Victor oblige) et.... j'ai tout de même adoré et cela n'a en rien gâché mon plaisir ni ma lecture.
Le Troisième Testament
"Le troisième testament" ou la quête de la parole divine. Le scénario de Dorison et de Alice (sur une idée de Dorison) se déroule sur quatre tomes. L’histoire mêle habillement différents thèmes tels que la religion, l’ésotérisme, le moyen age, le fantastique… et le tout est fabuleusement bien orchestré avec des flash back, des énigmes... Cet BD, en bien des points, me fait penser à l’excellent film "Au nom de la rose", à ceci près qu’il faut y ajouter plus d’action et de batailles, de grands espaces et de nombreux voyages. Ici et là, j’ai pu lire quelques critiques sur la fin de cette histoire où certains lecteurs reprochent une fin bâclée. Eh bien, je ne suis pas du tout d’accord, je viens de les lire et découvrir les 4 à la suite, je n’ai pas du tout eu ce sentiment. Et je me demande bien ce à quoi certains s’attendaient ? Les dessins et les couleurs de Alice sont magnifiques. Les traits des paysages et les diverses architectures sont très réussis. Les planches sont remplies de prises de vu assez recherchées sans tomber dans le tape à l’œil. La palette de couleurs utilisée colle parfaitement à l’ambiance glauque avec des tons tantôt orangés tantôt bleutés mais toujours très sombres. (Ma seule critique, si je devais en faire une, porterait sur les visages que je trouve trop "réaliste" et dont je ne suis jamais "fan". C’est donc très subjectif comme reproche et puis ça ne m’a pas gêné dans ma lecture.) Ça fait toujours plaisir de temps en temps de lire une bonne série assez courte et achevée.
Le Médecin malgré lui
Ah le sieur Sganarelle ! Oncques ne se vit médecin plus illustre Qui ne connût mieux les ficelles Et redonna à la médecine son lustre. Car malgré le peu de science Dont fit preuve le faux praticien Il inventa la prescience Et remit Lucinde dans le droit chemin. Cette histoire fut première contée Par le sieur Jean-Baptiste Poquelin Molière au théâtre les plus athées D'éloges la pièce fit le plein. Le sieur Léturgie prit le relais Afin d'y intéresser les plus jeunes Avec l'aide de l'illustrateur Percelay Pour une pincée de fun* Las ! Que Léturgie ne prît-il Pas lui-même les rênes de l'entreprise Car de Molière plus de subtil Laissant l'ouvrage dans les nuées grises. Les couleurs s'avèrent ternes L'illustration est sans esprit, sans élévation Laissant le lecteur à la poterne D'une hypothétique révélation. Reste l'esprit de Molière L'incroyable aplomb de Sganarelle Son épouse, droite et fière Percelay, retourne à la marelle ! * Licence poétique