La même histoire vue sous trois angles différents. On avance un peu plus chronologiquement à la fin de chaque album en même temps que chaque nouvelle version révèle la confusion intrinsèque à chaque personnage et nous éclaire cette histoire originale et surprenante.
Une idée rare et traitée de façon peu conventionnelle et réussie, bien servie par un bon dessin.
Dur dur de s’y plonger . . . non pas que ce soit rébarbatif, ennuyant ou que sais-je encore. Juste qu’il m’a fallu un peu de temps pour appréhender ce petit chapitre de l’histoire de France (n’est pas Hipopom qui veut ;) ). Le récit est un bel exemple de stratégie militaire au Moyen-Âge, à savoir les jeux d’alliance et de trahison qui limitent forcément la confiance qu’on pouvait accorder à ses voisins territoriaux. Cuny semble rester fidèle à l’Histoire, jusque dans la tournure des phrases qui résonnent en "ancien françois" (mais cela reste très accessible). Quant aux dessins de Fennec, il présente beaucoup de similitudes avec celui de F’murr dans Le Pauvre Chevalier. Moi, j’aime bien ce côté un peu brouillon/inachevé du dessin.
Cet album nécessite donc une lecture attentive mais il vaut la peine qu’on s’y attarde !
Des dialogues enlevés, des répliques qui font mouche, des quiproquos, un dessin vif... voilà donc tout pour passer un bon moment de lecture.
Plus proche de Walt Disney que de Blacksad, l'univers dessiné par Bertolucci n'en est pas moins cruel: les croisades même menées par des animaux restent des croisades
Puisque le dessinateur porte également le nom connu d'un cinéaste, parfois au cinéma, on sent que les acteurs se sont amusés sur un tournage; et là j'ai l'impression que les auteurs se sont fait plaisir en imaginant cette aventure (et surtout ont voulu faire plaisir au lecteur), et c'est réussi.
L'apparition de Paranoïa est tout simplement divine. Le perfide Prince Jean et le ridicule Philippe-Auguste (pour parler des personnages secondaires) m'ont bien fait rire.
Messieurs les auteurs, il ne vous reste plus qu'une chose à faire pour me combler : écrire la suite.
L'anime est sympathique alors pourquoi ne pas exploiter le filon ?
Le dessin est très moyen voire mauvais (en mettant le style de coté pour être le plus objectif possible). Le scénario est assez bidon et tout est prétexte à taper dans le gore gratuit et pas vraiment "classe".
Bref, une bonne grosse déception. Ca plaira sans doute aux fans de manga en manque d'hémoglobine . . .
Bon j'ai mis achat conseillé pour le niveau graphique car c'est essentiellement cela qui vaut le détour dans cette bd relativement classique !
En effet les dessin sont du style de Alex Alice et Mathieu Lauffray (Alice a fait la couverture et Lauffray a participé aux couleurs !) même si, comme dit précédemment, le dessin est parfois un peu maladroit mais cela ne se ressent pas trop !
Les couleurs sont assez minimalistes mais je suis assez branché "noir et blanc" et bichromie, donc cela ne m'as pas déplu même si certains n'apprécieront pas !
Ensuite, le scénario (seulement "ensuite" car la trame de l'histoire ne semble pas être le cheval de bataille de cette série) est très classique ; une sorte de prophétie avec un oracle, des enfants (a priori des jumeaux mais ça ne les empêche pas d'avoir un gosse ensemble) et un empereur victorieux (mais dont tout le monde se fout et qui va finir par trahir son fils). Bref classique quoi ! On est la dans du Chroniques de la lune noire version améliorée. Le scénario ne casse donc pas 3 pattes a un canard mais il faut voir la suite, ce tome 1 étant évidemment un tome d'introduction. De plus, la fin du tome 1 peut laisser présager de choses fort sympathiques pour le second si Delmas ne sombre pas dans le glauque satanique à deux balles dont il est assez coutumier.
Bref à suivre pour le meilleur ou pour le pire !
Drôle, trépidant, ironique a souhait et d'un style graphique très agréable !
J'adore l'ambiance lovecraftienne qui règne dans cette bd (on retrouve un peu l'ambiance de Ghost buster aussi) qui cependant est loin d'être glauque, même si le macabre est présent à chaque case !
Un formidable voyage dans le monde du paranormal avec le démon le plus cool du monde mais qui ne se laisse pas marcher sur les pieds !
Bon, quand yannick dit qu'il a lu chaque tome en 20 minutes c'est qu'il a pris tout son temps (pas passé de plus de 10 minutes moi en regardant bien les images) . . . Ce qui ne vaut pas dire que c'est mauvais !
Même si le scénar aurait pu être bien plus étoffé (ça manque de détails sur l'univers), il est assez efficace et va droit au but. Le seul vrai gros reproche que je fais au scénario est qu'il appelle à une suite mais en principe non ... (d'après Bengal, il pourrait y en avoir un autre si l'idée tente Bengal et Morvan !)
T1 sortir
T2 partir pour de bon
La qualité graphique est au rendez vous. Bengal est un gars qui sait dessiner même si certains hurlent au "bâclage". C'est juste que son style est assez dépouillé et assez nerveux a la fois !
Les couleurs sont impecs !
Cette série vaut surtout pour l’exceptionnel coup de patte et l’excellente maîtrise du découpage inspiré du cinéma de Enrico Marini.
« Rapaces » est une histoire de vampires à travers notre monde contemporain.
Le tome 1 démarre sur des chapeaux de roues : ambiance malsaine, passages érotiques certes assez osées mais cohérents au vu du thème abordé, explosions, sens du découpage à couper le souffle, scènes d’action spectaculaires, mise en couleurs époustouflante qui valorisent l’aspect surréaliste du scénario, histoire qui accroche et donne envie de connaître la suite… ce premier album est une pure réussite dans le genre !
Les deux albums suivants quoique toujours dessinés par un Enrico Marini en grande forme se révéleront scénaristiquement moins accrocheurs. Dès la fin de ma lecture du deuxième tome, j’ai ressenti une certaine lassitude au niveau de l’histoire comme si ça commençait (déjà) à traîner en longueur… et le troisième album confortera mon ressenti malgré quelques révélations sur le passé des héros.
C’est le quatrième tome qui me fâchera définitivement envers cette série. Alors que je m’attendais à des révélations finales puisque cet album devait être le dénouement de ce premier cycle, voilà que le scénariste en profite pour mettre d’autres énigmes : D’où vient ce prêtre ? Que viennent faire les gamins dans cette histoire ? Que va t-il se passer pour les deux clans ? Autant de questions qui nous forcent à continuer cette série… comme si son gros succès commercial avait dicté l’avenir de « Rapaces ». Rien que pour cela, je voudrais féliciter Enrico Marini d’avoir pris la décision d’arrêter cette série dès le premier cycle pour se consacrer au « scorpion ».
Personnellement, je n’achèterai pas les prochains cycles même si le nouveau dessinateur est aussi talentueux que Marini.
Ca faisait quelques temps déjà que j’espérais dénicher cet album de Vincent Hardy, finalement trouvé fortuitement sur une brocante. La raison de mon intérêt pour cette bd vient d’un proche de l’auteur, connu lors du stage en librairie d’Elveen.
Pour être objectif, cette bd m’a laissé sur une impression mitigée. Certes l’atmosphère émanant de ces histoires est particulière mais ces dernières sont de qualité inégale. Deux récits sortent du lot, à savoir le premier ("la machine") et le dernier ("paroles avec dieu"). Par contre, le récit sur "le courseur" donne vraiment l’impression d’être tiré en longueur. De plus, je ne comprends pas vraiment où l’auteur veut en venir (sans doute trop métaphorique pour mon esprit cartésien). La narration et les dialogues sont très particuliers (eux aussi), comme en témoigne le récit sur "la machine". D’ailleurs j’en viens à me demander si les fautes d’orthographes sont voulues ou pas, tant les dialogues sont truffés de mots inventés. L’originalité est incontestable mais la réussite n'est pas au rendez-vous. Reste des dessins forts séduisants qui montrent tout le potentiel graphique que Vincent possédait déjà fin des années 70. Dommage qu’il ait abandonné la bd par dégoût, la faute à des éditeurs peu scrupuleux.
Je ne désespère pas de mettre la main sur d’autres albums de l’auteur, tels que "Ashe Barrett" ou "Insolitudes" qui, selon les dires de certains, semblent plus consistants.
Attention, ce livre est un concept. Il ne contient au final qu'une douzaine de planches de BD. Le reste est un bref portrait de chaque auteur, accompagné d'une bibliographie et d'un entretien ou, comme dans le cas de Philippe Marcelé, d'un exposé sur la BD en général. Contrairement à ce que dit mon camarade yannick, les bibliographies ne sont pas si abondantes, et certaines (comme pour l'auteur japonais Takahashi) manquent à l'appel. Mais l'ensemble est très intéressant, ne serait-ce que pour l'originalité du concept, très révélateur de la place qu'occupe le dessinateur dans la création d'une BD. C'est particulièrement intéressant pour celui qui veut approfondir un peu sa connaissance et son analyse du média bande dessinée.
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Berceuse assassine
La même histoire vue sous trois angles différents. On avance un peu plus chronologiquement à la fin de chaque album en même temps que chaque nouvelle version révèle la confusion intrinsèque à chaque personnage et nous éclaire cette histoire originale et surprenante. Une idée rare et traitée de façon peu conventionnelle et réussie, bien servie par un bon dessin.
Charles le Hardi
Dur dur de s’y plonger . . . non pas que ce soit rébarbatif, ennuyant ou que sais-je encore. Juste qu’il m’a fallu un peu de temps pour appréhender ce petit chapitre de l’histoire de France (n’est pas Hipopom qui veut ;) ). Le récit est un bel exemple de stratégie militaire au Moyen-Âge, à savoir les jeux d’alliance et de trahison qui limitent forcément la confiance qu’on pouvait accorder à ses voisins territoriaux. Cuny semble rester fidèle à l’Histoire, jusque dans la tournure des phrases qui résonnent en "ancien françois" (mais cela reste très accessible). Quant aux dessins de Fennec, il présente beaucoup de similitudes avec celui de F’murr dans Le Pauvre Chevalier. Moi, j’aime bien ce côté un peu brouillon/inachevé du dessin. Cet album nécessite donc une lecture attentive mais il vaut la peine qu’on s’y attarde !
Richard Coeur de Lion
Des dialogues enlevés, des répliques qui font mouche, des quiproquos, un dessin vif... voilà donc tout pour passer un bon moment de lecture. Plus proche de Walt Disney que de Blacksad, l'univers dessiné par Bertolucci n'en est pas moins cruel: les croisades même menées par des animaux restent des croisades Puisque le dessinateur porte également le nom connu d'un cinéaste, parfois au cinéma, on sent que les acteurs se sont amusés sur un tournage; et là j'ai l'impression que les auteurs se sont fait plaisir en imaginant cette aventure (et surtout ont voulu faire plaisir au lecteur), et c'est réussi. L'apparition de Paranoïa est tout simplement divine. Le perfide Prince Jean et le ridicule Philippe-Auguste (pour parler des personnages secondaires) m'ont bien fait rire. Messieurs les auteurs, il ne vous reste plus qu'une chose à faire pour me combler : écrire la suite.
Hellsing
L'anime est sympathique alors pourquoi ne pas exploiter le filon ? Le dessin est très moyen voire mauvais (en mettant le style de coté pour être le plus objectif possible). Le scénario est assez bidon et tout est prétexte à taper dans le gore gratuit et pas vraiment "classe". Bref, une bonne grosse déception. Ca plaira sans doute aux fans de manga en manque d'hémoglobine . . .
Totendom
Bon j'ai mis achat conseillé pour le niveau graphique car c'est essentiellement cela qui vaut le détour dans cette bd relativement classique ! En effet les dessin sont du style de Alex Alice et Mathieu Lauffray (Alice a fait la couverture et Lauffray a participé aux couleurs !) même si, comme dit précédemment, le dessin est parfois un peu maladroit mais cela ne se ressent pas trop ! Les couleurs sont assez minimalistes mais je suis assez branché "noir et blanc" et bichromie, donc cela ne m'as pas déplu même si certains n'apprécieront pas ! Ensuite, le scénario (seulement "ensuite" car la trame de l'histoire ne semble pas être le cheval de bataille de cette série) est très classique ; une sorte de prophétie avec un oracle, des enfants (a priori des jumeaux mais ça ne les empêche pas d'avoir un gosse ensemble) et un empereur victorieux (mais dont tout le monde se fout et qui va finir par trahir son fils). Bref classique quoi ! On est la dans du Chroniques de la lune noire version améliorée. Le scénario ne casse donc pas 3 pattes a un canard mais il faut voir la suite, ce tome 1 étant évidemment un tome d'introduction. De plus, la fin du tome 1 peut laisser présager de choses fort sympathiques pour le second si Delmas ne sombre pas dans le glauque satanique à deux balles dont il est assez coutumier. Bref à suivre pour le meilleur ou pour le pire !
Hellboy
Drôle, trépidant, ironique a souhait et d'un style graphique très agréable ! J'adore l'ambiance lovecraftienne qui règne dans cette bd (on retrouve un peu l'ambiance de Ghost buster aussi) qui cependant est loin d'être glauque, même si le macabre est présent à chaque case ! Un formidable voyage dans le monde du paranormal avec le démon le plus cool du monde mais qui ne se laisse pas marcher sur les pieds !
Meka
Bon, quand yannick dit qu'il a lu chaque tome en 20 minutes c'est qu'il a pris tout son temps (pas passé de plus de 10 minutes moi en regardant bien les images) . . . Ce qui ne vaut pas dire que c'est mauvais ! Même si le scénar aurait pu être bien plus étoffé (ça manque de détails sur l'univers), il est assez efficace et va droit au but. Le seul vrai gros reproche que je fais au scénario est qu'il appelle à une suite mais en principe non ... (d'après Bengal, il pourrait y en avoir un autre si l'idée tente Bengal et Morvan !) T1 sortir T2 partir pour de bon La qualité graphique est au rendez vous. Bengal est un gars qui sait dessiner même si certains hurlent au "bâclage". C'est juste que son style est assez dépouillé et assez nerveux a la fois ! Les couleurs sont impecs !
Rapaces
Cette série vaut surtout pour l’exceptionnel coup de patte et l’excellente maîtrise du découpage inspiré du cinéma de Enrico Marini. « Rapaces » est une histoire de vampires à travers notre monde contemporain. Le tome 1 démarre sur des chapeaux de roues : ambiance malsaine, passages érotiques certes assez osées mais cohérents au vu du thème abordé, explosions, sens du découpage à couper le souffle, scènes d’action spectaculaires, mise en couleurs époustouflante qui valorisent l’aspect surréaliste du scénario, histoire qui accroche et donne envie de connaître la suite… ce premier album est une pure réussite dans le genre ! Les deux albums suivants quoique toujours dessinés par un Enrico Marini en grande forme se révéleront scénaristiquement moins accrocheurs. Dès la fin de ma lecture du deuxième tome, j’ai ressenti une certaine lassitude au niveau de l’histoire comme si ça commençait (déjà) à traîner en longueur… et le troisième album confortera mon ressenti malgré quelques révélations sur le passé des héros. C’est le quatrième tome qui me fâchera définitivement envers cette série. Alors que je m’attendais à des révélations finales puisque cet album devait être le dénouement de ce premier cycle, voilà que le scénariste en profite pour mettre d’autres énigmes : D’où vient ce prêtre ? Que viennent faire les gamins dans cette histoire ? Que va t-il se passer pour les deux clans ? Autant de questions qui nous forcent à continuer cette série… comme si son gros succès commercial avait dicté l’avenir de « Rapaces ». Rien que pour cela, je voudrais féliciter Enrico Marini d’avoir pris la décision d’arrêter cette série dès le premier cycle pour se consacrer au « scorpion ». Personnellement, je n’achèterai pas les prochains cycles même si le nouveau dessinateur est aussi talentueux que Marini.
Le courseur et autres histoires drôles
Ca faisait quelques temps déjà que j’espérais dénicher cet album de Vincent Hardy, finalement trouvé fortuitement sur une brocante. La raison de mon intérêt pour cette bd vient d’un proche de l’auteur, connu lors du stage en librairie d’Elveen. Pour être objectif, cette bd m’a laissé sur une impression mitigée. Certes l’atmosphère émanant de ces histoires est particulière mais ces dernières sont de qualité inégale. Deux récits sortent du lot, à savoir le premier ("la machine") et le dernier ("paroles avec dieu"). Par contre, le récit sur "le courseur" donne vraiment l’impression d’être tiré en longueur. De plus, je ne comprends pas vraiment où l’auteur veut en venir (sans doute trop métaphorique pour mon esprit cartésien). La narration et les dialogues sont très particuliers (eux aussi), comme en témoigne le récit sur "la machine". D’ailleurs j’en viens à me demander si les fautes d’orthographes sont voulues ou pas, tant les dialogues sont truffés de mots inventés. L’originalité est incontestable mais la réussite n'est pas au rendez-vous. Reste des dessins forts séduisants qui montrent tout le potentiel graphique que Vincent possédait déjà fin des années 70. Dommage qu’il ait abandonné la bd par dégoût, la faute à des éditeurs peu scrupuleux. Je ne désespère pas de mettre la main sur d’autres albums de l’auteur, tels que "Ashe Barrett" ou "Insolitudes" qui, selon les dires de certains, semblent plus consistants.
Coïncidence
Attention, ce livre est un concept. Il ne contient au final qu'une douzaine de planches de BD. Le reste est un bref portrait de chaque auteur, accompagné d'une bibliographie et d'un entretien ou, comme dans le cas de Philippe Marcelé, d'un exposé sur la BD en général. Contrairement à ce que dit mon camarade yannick, les bibliographies ne sont pas si abondantes, et certaines (comme pour l'auteur japonais Takahashi) manquent à l'appel. Mais l'ensemble est très intéressant, ne serait-ce que pour l'originalité du concept, très révélateur de la place qu'occupe le dessinateur dans la création d'une BD. C'est particulièrement intéressant pour celui qui veut approfondir un peu sa connaissance et son analyse du média bande dessinée.