André-Philippe Côté semble être un auteur complet qui connaît un succès certain au Canada.
"Victor et Rivière" a d’abord été édité en N&B par "Soulières Editeur" avant d’être réédité en couleur par "Trois-Pistoles" pour séduire le marché européen.
De l’album, je n’ai lu que la version N&B mais il me tarde de pouvoir dévorer la version colorisée qui semble bien alléchante ! Déniché par hasard au gré de mes errements dans une bouquinerie, j’ai d’abord été intrigué par le 4eme de couverture puis conquis par la qualité des planches.
C’est un réel plaisir que de découvrir des albums d’auteurs francophones venant d’outre atlantique. Leur manière d’approcher et de concevoir une bd apporte un regard neuf sur le neuvième art. Avec cet album, Côté aborde la complexité des relations humaines sans parti pris. L’auteur passe du monde réel à celui de l’imaginaire (et inversement) avec aisance et talent. Ainsi, le lecteur est l’observateur privilégié du lent déclin de Paul Victor et de ses rencontres avec Rimbaud et Verlaine. Malgré la complexité et la richesse de l’album, il me semble à la portée de tous. Côté dessins, Côté (l’auteur) maîtrise parfaitement le N&B et le jeu de lumières.
Bref, voici un album sobre et profondément humain qui vaut (largement) le détour . . .
On l’appelle "Taanoki" parce qu’en roulant jusqu’au torrent elle a fait chanter la forêt comme les graines de taanoki lorsqu’elles tombent des branches.
S'appuyant sur son vécu, Pasteur nous livre la réalité de l’existence radieuse et contraignante de l'existence dans la Selva Péruvienne. Elle nous entraîne dans le monde des Indiens d’Amazonie. Le récit raconte comment au cours d'une expédition, abandonnée par ses compagnons, une jeune photographe livrée à elle-même se perd en pleine forêt amazonienne. Sauvé par un groupe d'Indiens Ashanincas, elle n'a pas d'autre choix que de s'adapter aux coutumes de la communauté indienne pour survivre. Une merveilleuse amitié naît entre cette journaliste et la jeune indienne qui l'a sauvée. La citadine se transforme, elle s'adonne à un nouvel apprentissage de la vie et est rebaptisée Taanoki par sa nouvelle famille. Mais bien vite, les narco trafiquants et les guérilleros du sentier lumineux, s'acharnent à détruire la paix qui règne au coeur de la cordillère de Vilacamba. Taanoki et ses amis luttent au péril de leur vie et prennent les armes pour se défendre.
Les dessins et les couleurs de Plisson retranscrivent bien le paysage amazonien. En revanche j’ai eu quelques petits soucis pour différentier clairement les indiennes qui se ressemblent un peu toutes. Le dialogue et aussi quelques fois difficile à suivre avec les bulles qui s’entrecroisent souvent entre les cases. Le style peut sembler vieux jeu aux yeux de certains mais ça ne ma pas dérangé.
(Voici une dédicace de l’auteur.)
Je suis assez déçue par cet album, après tout le bien que j’en ai entendu dire, parce que, même si je trouve le scénario très original, je reste, comme Ro, circonspecte quant à l’enchaînement des découvertes d’Emile : le hasard fait à chaque fois, formidablement bien les choses, ses intuitions visent juste à tout coup, et ça me paraît assez artificiel. Le dessin, et bien, comme toujours, c’est du M.-A. Mathieu fidèle à lui-même, on aime ou pas, personnellement je ne crains pas, mais je n’en raffole pas non plus. Voilà, pour résumer, un scénario brillant mais qui aurait mérité un développement plus travaillé, à mon avis.
Difficile de cataloguer cette bd. Le genre "humour" est celui qui lui conviendrait le mieux même si elle ne m’a pas fait beaucoup rire. Cette petite bd au format italien se focalise sur deux personnages qui dissertent sur des banalités débouchant sur des discussions stériles. Dans la rubrique "tranches de vie de gens qui n’ont rien à dire", cet album tient le haut du pavé. Le graphisme n’est pas sans rappeler un certain Coyote officiant chez Fluide sans en atteindre la même maîtrise.
Bref, voici un album au contenu pauvre et totalement inintéressant.
A lire éventuellement dans une buvette en bord de mer en sirotant une glace à la fraise.
Au bout de deux albums, on reste un peu sur sa faim. Car Ethan est toujours dans une situation transitoire : infiltré par les fédéraux dans le milieu de la pègre new-yorkaise, il a une existence de petite frappe, qui n'a pas encore réglé le problème de son identité, ni de ses amours. Cela peut se justifier par le fait que les recherches de ce genre ne sont pas toujours rapides, et parfois n'aboutissent à rien. Le scénario de Filippi est tout de même assez prenant, on s'intéresse un peu à la destinée d'Ethan.
Il a trouvé en Gilles Mezzomo un très bon illustrateur qui, d'un style presque "Tardien", évolue progressivement vers du Giraud grande époque.
Espérons que la dimension légèrement fantastique liée aux origines indiennes du héros ne terniront pas cette histoire assez divertissante...
J'avoue que je n'ai pas tout compris dans cet album. Il débute par la bataille de Persépolis, remportée par un Alexandre le Grand quelque peu amer, qui confie un lourd secret à Ptolémée, son fidèle général et futur Pharaon d'Egypte. Puis on bascule sur l'histoire de Kaliclès, un orphelin au nom grec dans l'Egypte de 3 siècles plus tard. Il est dépositaire(et surtout héritier) de rouleaux mystérieux et d'une dague qui vont l'emmener dans de drôles d'aventures. Pendant 46 pages, ce ne sont que rebondissements, retournements de situation... Jusqu'à la fin du tome 1, où le récit prend une curieuse tournure, juste pour nous allécher en attendant le tome 2. Le dessin de Jesus Redondo est un peu naïf et maldroit, mais on sent que l'évolution va dans le bon sens.
Pour ces raisons ma note est un peu faible, car je n'ai pas été convaincu par ce premier album. Attendons la suite pour mieux juger...
Pas mon genre de BD, ça...
Déjà j'aime très moyennement le dessin. René Follet a un style réaliste que je trouve très proche de celui de Vance. Les planches ont un aspect très vieillot comme les vieilles BDs d'aventure : ce n'est pas ma tasse de thé.
Ensuite, concernant les scénarios, nous avons deux types d'histoires à mes yeux.
Les premiers tomes qui sont de vrais enquêtes façon "Sherlock Holmes" à la différence près qu'une part de fantastique s'inscrit dans l'intrigue. Mais ces enquêtes sont plus basées sur le mystère, l'aventure et même l'action que sur une résolution intelligente. Le dévoilement de l'intrigue est en effet un peu naïf et assez désuet.
Les deux tomes "l'ombre rouge" et "l'ombre noire" forment par contre une vraie histoire d'aventure à la façon d'un Bob Morane avec des combats contre les méchants Nazis, un dangereux homme-singe, des voyages au fin fond de la Sibérie, de la magie, du fantastique, etc... Mais à nouveau, le style est très désuet et l'histoire assez naïve, comme issue d'une époque dépassée du roman d'aventure.
Ca pourrait plaire à certains nostalgiques mais personnellement la naïveté du récit et le réalisme "moche" du dessin ne me plaisent pas.
De l'ancienne collection BDétectives de Claude Lefrancq Editeur, c'est peut-être bien cette série Sherlock Holmes scénarisée par A.P. Duchateau que j'ai le plus appréciée. Il faut avouer qu'à la base, j'aime bien le personnage de Holmes tel qu'il a été créé par Conan Doyle. Ensuite, et c'est une chance, ses aventures s'adaptent assez bien en BD car les dialogues n'y sont pas trop complexes et les situations juste assez visuelles pour donner de l'interêt au passage à l'image dessinée.
Le dessin est inégal entre les dessinateurs de cette série. J'aime le dessin de Guy Clair que je trouve net et maîtrisé, un peu rond et pas toujours excellent mais très agréable à lire. J'aime beaucoup moins par contre le dessin de Stibane dont l'encrage me rappelle celui de Walthéry mais qui est empli d'approximations et de ratés visuels à mes yeux. Quant au dessin de Di Sano, je le trouve juste correct mais ce n'est pas tellement mon genre.
Quant au scénario, eh bien, tout tient dans la force et l'intelligence des romans de Conan Doyle. Comme je le disais, l'adaptation en BD se passe très bien car les récits sont suffisamment concis, dynamiques et visuels pour rendre bien en un format d'histoire courte ou en 48 pages. Il y a parfois quand même quelques passages un peu confus ou pas très bien rendus au niveau du récit et de la narration, mais si on n'est pas trop exigeant, cela passe.
Une assez bonne adaptation au final même si elle n'a rien d'indispensable.
Mfff.
C'est bien parce que je lis tout ce qui me tombe sous la main (ou presque) que j'ai lu ce truc.
Je ne regarde pas les séries policières, d'une manière générale, et encore moins les françaises. Cette "adaptation" de l'une des séries les plus populaires est dans le prolongement de la vague de marketing qui afflue sur la BD depuis plusieurs années. Sur cet album, c'est le studio 2HB qui s'est chargé de l'exécution graphique. Zerriouh a réalisé le storyboard et les décors, tandis qu'Allam s'est chargé de l'encrage. Le résultat est... bof. Ce n'est pas franchement laid, mais le style manga pour illustrer une histoire typiquement européenne, j'ai du mal à trouver ça cohérent.
Quant à l'histoire... L'humour un peu potache qui règne passerait sans doute mieux dans un épisode télé de 40 ou 52 minutes, mais en BD, ça tombe totalement à plat. C'est quand même bourré de poncifs.
Ce n'est pas nul, non, juste mauvais.
Côté dessin, peu de chose à dire. C'est un dessin très moyen avec pas mal de ratés même s'il reste lisible. Ce n'est visuellement pas excellent.
Mais c'est surtout le scénario qui pêche totalement.
Je ne connais absolument pas les romans d'Edgar Wallace mais s'ils sont aussi confus que leurs adaptations BD, je n'ai vraiment pas envie de les lire.
Ce qui est "amusant", c'est que les 2 tomes indépendants de cette série ont strictement les mêmes défauts majeurs : la narration est confuse et l'histoire part dans tous les sens. Les personnages s'accumulent sans qu'on voit leur interêt, on ne comprend rien aux motivations des personnages qui parfois s'engueulent pour sa rabibocher tout de suite après, se menacent et en viennent aux mains pour discuter normalement ensuite, semblent tous liés les uns aux autres alors qu'en début d'album, on ne comprend absolument pas ce qu'ils font dans le même récit. Les personnages ne sont absolument pas attachants, les dialogues confus car on a vraiment du mal à comprendre leur place dans le contexte global du récit. C'est bien simple : à aucun moment, on ne rentre un tant soit peu dans l'histoire qui ennuie et agace parfois plus qu'elle n'intéresse.
Une lecture assez pénible qui tient juste par un dessin potable et encore, et par une intrigue où on sent pointer vaguement un peu d'interêt mais sans le voir vraiment.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Victor et Rivière
André-Philippe Côté semble être un auteur complet qui connaît un succès certain au Canada. "Victor et Rivière" a d’abord été édité en N&B par "Soulières Editeur" avant d’être réédité en couleur par "Trois-Pistoles" pour séduire le marché européen. De l’album, je n’ai lu que la version N&B mais il me tarde de pouvoir dévorer la version colorisée qui semble bien alléchante ! Déniché par hasard au gré de mes errements dans une bouquinerie, j’ai d’abord été intrigué par le 4eme de couverture puis conquis par la qualité des planches. C’est un réel plaisir que de découvrir des albums d’auteurs francophones venant d’outre atlantique. Leur manière d’approcher et de concevoir une bd apporte un regard neuf sur le neuvième art. Avec cet album, Côté aborde la complexité des relations humaines sans parti pris. L’auteur passe du monde réel à celui de l’imaginaire (et inversement) avec aisance et talent. Ainsi, le lecteur est l’observateur privilégié du lent déclin de Paul Victor et de ses rencontres avec Rimbaud et Verlaine. Malgré la complexité et la richesse de l’album, il me semble à la portée de tous. Côté dessins, Côté (l’auteur) maîtrise parfaitement le N&B et le jeu de lumières. Bref, voici un album sobre et profondément humain qui vaut (largement) le détour . . .
Taanoki
On l’appelle "Taanoki" parce qu’en roulant jusqu’au torrent elle a fait chanter la forêt comme les graines de taanoki lorsqu’elles tombent des branches. S'appuyant sur son vécu, Pasteur nous livre la réalité de l’existence radieuse et contraignante de l'existence dans la Selva Péruvienne. Elle nous entraîne dans le monde des Indiens d’Amazonie. Le récit raconte comment au cours d'une expédition, abandonnée par ses compagnons, une jeune photographe livrée à elle-même se perd en pleine forêt amazonienne. Sauvé par un groupe d'Indiens Ashanincas, elle n'a pas d'autre choix que de s'adapter aux coutumes de la communauté indienne pour survivre. Une merveilleuse amitié naît entre cette journaliste et la jeune indienne qui l'a sauvée. La citadine se transforme, elle s'adonne à un nouvel apprentissage de la vie et est rebaptisée Taanoki par sa nouvelle famille. Mais bien vite, les narco trafiquants et les guérilleros du sentier lumineux, s'acharnent à détruire la paix qui règne au coeur de la cordillère de Vilacamba. Taanoki et ses amis luttent au péril de leur vie et prennent les armes pour se défendre. Les dessins et les couleurs de Plisson retranscrivent bien le paysage amazonien. En revanche j’ai eu quelques petits soucis pour différentier clairement les indiennes qui se ressemblent un peu toutes. Le dialogue et aussi quelques fois difficile à suivre avec les bulles qui s’entrecroisent souvent entre les cases. Le style peut sembler vieux jeu aux yeux de certains mais ça ne ma pas dérangé. (Voici une dédicace de l’auteur.)
Le Dessin
Je suis assez déçue par cet album, après tout le bien que j’en ai entendu dire, parce que, même si je trouve le scénario très original, je reste, comme Ro, circonspecte quant à l’enchaînement des découvertes d’Emile : le hasard fait à chaque fois, formidablement bien les choses, ses intuitions visent juste à tout coup, et ça me paraît assez artificiel. Le dessin, et bien, comme toujours, c’est du M.-A. Mathieu fidèle à lui-même, on aime ou pas, personnellement je ne crains pas, mais je n’en raffole pas non plus. Voilà, pour résumer, un scénario brillant mais qui aurait mérité un développement plus travaillé, à mon avis.
On est tous des touristes quelque part
Difficile de cataloguer cette bd. Le genre "humour" est celui qui lui conviendrait le mieux même si elle ne m’a pas fait beaucoup rire. Cette petite bd au format italien se focalise sur deux personnages qui dissertent sur des banalités débouchant sur des discussions stériles. Dans la rubrique "tranches de vie de gens qui n’ont rien à dire", cet album tient le haut du pavé. Le graphisme n’est pas sans rappeler un certain Coyote officiant chez Fluide sans en atteindre la même maîtrise. Bref, voici un album au contenu pauvre et totalement inintéressant. A lire éventuellement dans une buvette en bord de mer en sirotant une glace à la fraise.
Ethan Ringler, Agent fédéral
Au bout de deux albums, on reste un peu sur sa faim. Car Ethan est toujours dans une situation transitoire : infiltré par les fédéraux dans le milieu de la pègre new-yorkaise, il a une existence de petite frappe, qui n'a pas encore réglé le problème de son identité, ni de ses amours. Cela peut se justifier par le fait que les recherches de ce genre ne sont pas toujours rapides, et parfois n'aboutissent à rien. Le scénario de Filippi est tout de même assez prenant, on s'intéresse un peu à la destinée d'Ethan. Il a trouvé en Gilles Mezzomo un très bon illustrateur qui, d'un style presque "Tardien", évolue progressivement vers du Giraud grande époque. Espérons que la dimension légèrement fantastique liée aux origines indiennes du héros ne terniront pas cette histoire assez divertissante...
Kaliclès
J'avoue que je n'ai pas tout compris dans cet album. Il débute par la bataille de Persépolis, remportée par un Alexandre le Grand quelque peu amer, qui confie un lourd secret à Ptolémée, son fidèle général et futur Pharaon d'Egypte. Puis on bascule sur l'histoire de Kaliclès, un orphelin au nom grec dans l'Egypte de 3 siècles plus tard. Il est dépositaire(et surtout héritier) de rouleaux mystérieux et d'une dague qui vont l'emmener dans de drôles d'aventures. Pendant 46 pages, ce ne sont que rebondissements, retournements de situation... Jusqu'à la fin du tome 1, où le récit prend une curieuse tournure, juste pour nous allécher en attendant le tome 2. Le dessin de Jesus Redondo est un peu naïf et maldroit, mais on sent que l'évolution va dans le bon sens. Pour ces raisons ma note est un peu faible, car je n'ai pas été convaincu par ce premier album. Attendons la suite pour mieux juger...
Edmund Bell
Pas mon genre de BD, ça... Déjà j'aime très moyennement le dessin. René Follet a un style réaliste que je trouve très proche de celui de Vance. Les planches ont un aspect très vieillot comme les vieilles BDs d'aventure : ce n'est pas ma tasse de thé. Ensuite, concernant les scénarios, nous avons deux types d'histoires à mes yeux. Les premiers tomes qui sont de vrais enquêtes façon "Sherlock Holmes" à la différence près qu'une part de fantastique s'inscrit dans l'intrigue. Mais ces enquêtes sont plus basées sur le mystère, l'aventure et même l'action que sur une résolution intelligente. Le dévoilement de l'intrigue est en effet un peu naïf et assez désuet. Les deux tomes "l'ombre rouge" et "l'ombre noire" forment par contre une vraie histoire d'aventure à la façon d'un Bob Morane avec des combats contre les méchants Nazis, un dangereux homme-singe, des voyages au fin fond de la Sibérie, de la magie, du fantastique, etc... Mais à nouveau, le style est très désuet et l'histoire assez naïve, comme issue d'une époque dépassée du roman d'aventure. Ca pourrait plaire à certains nostalgiques mais personnellement la naïveté du récit et le réalisme "moche" du dessin ne me plaisent pas.
Sherlock Holmes
De l'ancienne collection BDétectives de Claude Lefrancq Editeur, c'est peut-être bien cette série Sherlock Holmes scénarisée par A.P. Duchateau que j'ai le plus appréciée. Il faut avouer qu'à la base, j'aime bien le personnage de Holmes tel qu'il a été créé par Conan Doyle. Ensuite, et c'est une chance, ses aventures s'adaptent assez bien en BD car les dialogues n'y sont pas trop complexes et les situations juste assez visuelles pour donner de l'interêt au passage à l'image dessinée. Le dessin est inégal entre les dessinateurs de cette série. J'aime le dessin de Guy Clair que je trouve net et maîtrisé, un peu rond et pas toujours excellent mais très agréable à lire. J'aime beaucoup moins par contre le dessin de Stibane dont l'encrage me rappelle celui de Walthéry mais qui est empli d'approximations et de ratés visuels à mes yeux. Quant au dessin de Di Sano, je le trouve juste correct mais ce n'est pas tellement mon genre. Quant au scénario, eh bien, tout tient dans la force et l'intelligence des romans de Conan Doyle. Comme je le disais, l'adaptation en BD se passe très bien car les récits sont suffisamment concis, dynamiques et visuels pour rendre bien en un format d'histoire courte ou en 48 pages. Il y a parfois quand même quelques passages un peu confus ou pas très bien rendus au niveau du récit et de la narration, mais si on n'est pas trop exigeant, cela passe. Une assez bonne adaptation au final même si elle n'a rien d'indispensable.
Léa Parker
Mfff. C'est bien parce que je lis tout ce qui me tombe sous la main (ou presque) que j'ai lu ce truc. Je ne regarde pas les séries policières, d'une manière générale, et encore moins les françaises. Cette "adaptation" de l'une des séries les plus populaires est dans le prolongement de la vague de marketing qui afflue sur la BD depuis plusieurs années. Sur cet album, c'est le studio 2HB qui s'est chargé de l'exécution graphique. Zerriouh a réalisé le storyboard et les décors, tandis qu'Allam s'est chargé de l'encrage. Le résultat est... bof. Ce n'est pas franchement laid, mais le style manga pour illustrer une histoire typiquement européenne, j'ai du mal à trouver ça cohérent. Quant à l'histoire... L'humour un peu potache qui règne passerait sans doute mieux dans un épisode télé de 40 ou 52 minutes, mais en BD, ça tombe totalement à plat. C'est quand même bourré de poncifs. Ce n'est pas nul, non, juste mauvais.
Edgar Wallace
Côté dessin, peu de chose à dire. C'est un dessin très moyen avec pas mal de ratés même s'il reste lisible. Ce n'est visuellement pas excellent. Mais c'est surtout le scénario qui pêche totalement. Je ne connais absolument pas les romans d'Edgar Wallace mais s'ils sont aussi confus que leurs adaptations BD, je n'ai vraiment pas envie de les lire. Ce qui est "amusant", c'est que les 2 tomes indépendants de cette série ont strictement les mêmes défauts majeurs : la narration est confuse et l'histoire part dans tous les sens. Les personnages s'accumulent sans qu'on voit leur interêt, on ne comprend rien aux motivations des personnages qui parfois s'engueulent pour sa rabibocher tout de suite après, se menacent et en viennent aux mains pour discuter normalement ensuite, semblent tous liés les uns aux autres alors qu'en début d'album, on ne comprend absolument pas ce qu'ils font dans le même récit. Les personnages ne sont absolument pas attachants, les dialogues confus car on a vraiment du mal à comprendre leur place dans le contexte global du récit. C'est bien simple : à aucun moment, on ne rentre un tant soit peu dans l'histoire qui ennuie et agace parfois plus qu'elle n'intéresse. Une lecture assez pénible qui tient juste par un dessin potable et encore, et par une intrigue où on sent pointer vaguement un peu d'interêt mais sans le voir vraiment.