Je m'attendais à mieux avec cet album mais je n'ai pas trouvé cette BD mauvaise pour autant.
Côté dessin, rien à dire. Le style manque un peu d'âme mais il est techniquement bon. Ce qui est "amusant", c'est que le dessinateur est remplacé vers le milieu de la série et que le changement de dessin ne se voit pas du tout : les styles sont presque rigoureusement identique (comme quoi ils manquent vraiment d'âme).
Au niveau du scénario, j'étais vraiment curieux de voir le résultat de cette idée originale d'avoir imaginé Superman ayant aterri en URSS plutôt qu'aux USA. Le récit commence très vite et très fort : Superman y est dévoilé au monde dès les premières pages, son ascencion est fulgurante, la narration est très rapide et les jours et les mois défilent pages après pages tandis qu'on passe rapidement en revue la décision de Lex Luthor de combattre Superman aux côtés des USA, les différents ennemis de Superman (Bizarro, Brainiac...), l'apparition d'un Batman Russe, les liens entre Superman et Lois Lane (épouse Luthor) et Wonderwoman convertie au communisme elle aussi, etc... Malgré les bonnes idées et l'intéressante transposition du mythe de Superman dans un décor communiste, cette narration est trop rapide pour me plaire et avoir su me capter dans le récit durant les premières dizaines de pages.
Le rythme se réduit ensuite un peu pour s'attacher à différents épisodes de la vie du Superman rouge : son combat avec Batman, comment Lex Luthor et Batman ont failli avoir raison de lui. Mais à nouveau les années sautent à vitesse grand V et de 1950 au début de l'album, on passe à 1970 puis 1990 et au-délà. Superman et son régime totalitaire communiste évoluent aussi vite . Vient enfin l'intrigue finale où Lex Luthor et le reste du monde capitaliste se liguent contre Superman dans un grand combat qui n'est pas inintéressant et dont le final n'est pas mauvais. Puis vient un épilogue où à nouveau les années défilent très vite, puis les millénaires, et l'histoire se termine sur une chute qui m'a beaucoup amusé et que je trouve assez bonne. Cette fin d'album a suffi à redorer un peu le blason de cette BD à mes yeux.
Le traitement de l'idée d'un Superman soviétique manque plutôt de profondeur et je pense que j'aurais préféré une intrigue plus lente mais plus réfléchie, sans avoir besoin de sauter d'années en années pour montrer l'évolution de Superman et du monde en sa présence. Malgré cela, les idées ne sont pas mauvaises et le récit, même s'il n'est ni vraiment captivant ni pariculièrement intelligent, m'a paru plaisant, assez bien construit et relativement intéressant à lire.
Cette BD de Superman n'est pas un indispensable mais elle ne manque pas d'un certain interêt.
Un début très prometteur pour cette nouvelle série au graphisme époustouflant. Comme son nom l'indique merveilleusement, cet album d'aventures a pour cadre les étendues sauvages et inexplorées de la Terre de Feu. Un certain nombre de personnages : marins, chercheurs d'or, missionaires, militaires ou autochtones... voient leurs destins s'entremêlés dans une nature implacable.
Les graphismes impeccables et les couleurs souvent à dominante bleutée restituent la pureté sauvage que l'on peut attendre d'une telle région. L'homme est ici dominé et balloté par les éléments.
La narration nous présente successivement une galerie de personnages au caractère souvent bien trempé. Le passage d'une scène à l'autre est parfois un peu confuse mais le scénariste réussi brillament à imbriquer le fil des différentes histoires. Certaines questions restent en suspens : quel est le véritable passé de Johannes? Enlassera t-il Miss Lawrence comme le laisse promettre la jolie couverture de ce premier tome?. Restent aux auteurs à transformer l'essai et nous créer une suite dans la même veine.
En bref, c'est un bien bel hommage à ces hommes du passé qui n'hésitaient pas à risquer leur vie pour découvrir les régions les plus inhospitalières de la planète.
Parlons de la profondeur scénaristique de l'oeuvre... Soyons sérieux, qui se soucie du scénar pour une BD de cul ?
Ici on retrouve de multiples historiettes mettant en scène Reiko, Reiko est secrétaire, et n'hésite pas à utiliser ses multiples talents naturels pour avoir une promotion, sortir son mari de la panade, ou tout simplement pour s'éclater avec le sexe.
Donc Reiko fera au fil des pages tout ce que le lecteur attendra fébrilement qu'elle fasse, les scènes hards ne manquent pas, elles sont assez variées, c'est plutôt correct.
Cette BD, sans être un chef-d'oeuvre, ne devrait pas décevoir les amateurs du genre.
Les dessins sont plutôt bons, si l'on excepte le fait que les hommes ont tous des têtes d'abrutis, pour ce qui est des femmes, il n'y en a qu'une c'est Reiko, elle est pourvue de sacrés attributs, jolie mais à condition d'apprécier les formes généreuses.
Au final une BD de cul plutôt correcte qui tranche un peu avec les thèmes habituels du Hentai.
Devant tant d'enthousiasme, on va relativiser un peu...
Je n'ai rien trouvé d'extraordinaire dans cette BD de cul, on est en droit d'aimer la réalisation certes, mais les situations sont un peu surréalistes pour que l'on y croie totalement.
Si Mayumi et Miki, les héroïnes, sont de vraies championnes de la baise toutes catégories confondues, pourquoi s'échinent-elles à ne forniquer qu'avec de jeunes puceaux timides et sensibles (néanmoins pourvus de pénis à faire pâlir d'envie Rocco Sifredi, Roberto Malone ou King-Kong!).
C'est peut-être un phantasme qui plait aux nippons, moi ça me saoule, il est dommage que dans les hentais les femmes, souvent magnifiquement représentées, soient très souvent contraintes de baiser avec de jeunes boutonneux abrutis, de vieux pervers sadiques, des médecins lubriques, ou encore des monstres pourvus de multiples bites tentaculaires.
Fin de ma parenthèse (certainement pleine d'idées préconçues) sur le genre.
Donc cela pourrait être pas mal, mais sur trois tomes en compagnie des gentilles professeurs, on frôle l'indigestion, d'autant que certains délires paraissent un peu difficile à avaler.
À lire une fois, si l'occasion se présente, et un tome me semble plus que suffisant.
OA, quelle bonne lecture !
Ne cherchez pas ici de grand scénario, il n'y a principalement qu'une série de gags. Et s'il n'y a rien d'exceptionnel, je n'ai pu m'empêcher de bien rire ; pas aux éclats, mais j'ai tout de même passé de bons moments. Ca sent bon la France d'en bas ; que du plaisir !
Pas mal, en effet !
Au delà d'une quête sympathique dans un univers fantastique, au delà d'une impression enfantine, le divertissement se voit ponctué de jolies réflexions sur la vie, la mort, la volonté de faire revivre un être cher, le dépassement des interdits de la nature, la soif de connaissance et de puissance poussant les hommes aux atrocités, la perversion de la science dans des buts ignobles, etc. qui donnent un ton désabusé et un peu tragique assez émouvant.
L'histoire et le duo de personnages sont bien trouvés, l'univers assez prenant, l'humour peut faire sourire, le dessin est de fort honnête facture... On aime ou pas mais je recommande le coup d'oeil !
Alerter les lecteurs sur les méfaits des nouveaux lotissements ultra protégés est quelque chose de louable. Christin tient là un récit d’actualité du moins aux USA où ce type de cités enclavées permet aux résidents de bénéficier d’une police privée et d’être protégés de la population extérieure. Le scénariste met l’accent sur le risque d’isolement de ces habitants vis à vis de la réalité quotidienne située à deux pas de chez eux !
L’histoire met en scène un groupe de jeunes riches, ces enfants sont constamment en manque d’excitation. L’un d’entre eux, collectionneur d’objets nazis, vient de recevoir un uniforme et un fusil. Ce sera une bonne occasion pour lui de distraire ses camarades. Mais pourquoi diable le scénariste a incorporé cet adorateur de l’Allemagne hitlérienne ? Je pense que ce récit aurait été plus réaliste et juste sans ce personnage et… la jeune française parachutée dans ce « paradis de riches » aux propos moralistes.
Quand une histoire met en scène un jeune adorateur du nazisme, on peut s’attendre au pire et c’est –sans surprise- le cas. A partir de là, à mon avis, le récit perd beaucoup de sa crédibilité et de son originalité.
Le graphisme de Mounier au trait réaliste sied parfaitement à cette histoire. « Mourir au paradis » est finalement une BD basée sur un fait d’actualité qui me laissait présager un scénario intéressant. Malheureusement, ce n’est pas le cas à cause de la présence tout au long de cette histoire de personnages trop stéréotypés.
Des histoires inédites ayant pour thème le Japon, par seize des plus grands auteurs de la BD franco-belge et japonaise d'aujourd'hui, ça vous tente ? Eh bien il y a de quoi, car cet album est une vraie réussite ! Tant par leur style graphique que leur imagination, les auteurs remplissent leur contrat avec une grande classe. Evidemment, il n'y a pas de lien entre les histoires, et c'est ça qui est intéressant : on passe d'un univers à l'autre, d'une vision à l'autre avec d'autant plus de plaisir...
Personnellement, j'ai eu un vrai coup de coeur pour les japonais Daisuké Igarashi et Taiyô Matsumoto : tous deux signent des histoires liées au folklore du Japon, avec un style très nerveux et fouillé pour le premier, et plus "zen" et épuré pour le second.
Nicolas de Crécy a fait lui aussi un excellent travail : une histoire à la fois drôle et onirique, servi par son style toujours exceptionnel...
Par contre, Joann Sfar, que j'adore par ailleurs, m'a bien déçu en cédant aux vieux clichés sur les japonais timides, grégaires, voire cons. C'est assez lourdingue, surtout quand on voit les trésors de poésie et d'invention déployés par les autres auteurs... Sfar se contente juste de faire le malin, mais le Japon il s'en fiche un peu!
En tout cas, cet ouvrage est une très bonne initiative : réunir, mélanger, faire se rencontrer les talents de tous pays... C'est ça la BD de l'avenir ! :)
Le fil existant entre le chef d'oeuvre incontestable et l'ovni incompréhensible est ténu. Je pense que sur ce coup là, Andréas aurait du s'en souvenir.
J'ai vraiment eu du mal à suivre le propos.... ok, il y a plein d'idées originales, ok, le traitement graphique est intéressant, mais bon sang, de quoi s'agit-il exactement dans cette bd ???
A trop vouloir se démarquer des sentiers battus, Andréas se perd dans la jungle de son imagination. Et ce qui faisait la force de Arq ou Cromwell Stone, tombe ici à plat...
On aura beau me dire, que j'ai peut être pas tout compris, qu'il faut lire la bd au 3eme, voire au 7eme degré, je n'en serais pas plus convaincu... pour moi, une oeuvre accomplie est à la fois accessible à tous, tout en comprenant effectivement différents niveaux de lecture... Rork est pour moi loin de répondre à la première condition. Et si je n'aimais pas autant Andréas, je dirais même, qu'il a eu les yeux plus gros que le ventre. En voulant créer une histoire dense et à différents niveaux, il n'a accouché que d'un avatar compliqué, loin, trés loin, de ses meilleurs productions.
Par contre, j'ai beaucoup aimé la présence de Capricorne dans cette histoire. Elle donne à l'oeuvre de Andréas une cohérence qui est effectivement trés intéressante.
Malgré toutes les bonnes critiques que j'ai pu lire sur bdtheque et ailleurs à propos de cette histoire, je dois avouer que j'ai eu du mal à entrer dans l'univers proposé. Les premières planches quasi muettes qui jetaient les bases de l'histoire en sont la cause principale. Je les ai trouvé hermétiques et honnêtement, ça m'a agacé un peu... je n'aime pas trop quand la bd se croit obligé de "singer" le cinéma en proposant une ouverture où le silence est censé relever l'intensité du propos...
En bd, arriver à être clair tout en se passant de l'écriture est un exercice très difficile, et dans mon souvenir, je ne vois que Comès pour réellement maîtriser la technique...
Bon, j'arrête là, pour les points qui m'ont agacé... d'autant plus, qu'au bout du compte, j'ai beaucoup aimé l'univers proposé. C'est pétri d'humanité et les thèmes de la différence, de la solidarité, de l'abnégation ont participé à créer chez moi une empathie immédiate pour les personnages. Et pour ne rien gâcher, la description de ces derniers, est finement amenée et riche en détails. Ce qui leur donne une réelle épaisseur humaine et rend tangible leurs fêlures secrètes.
Quant au graphisme et à la mise en couleur, ils sont parfaits. C'est de la bel ouvrage. Ils participent à nous rendre le monde décrit, accessible tout en soulignant le climat "monde à part" voulu par les auteurs.
Voila donc une bd, très très intéressante et j'attends la suite avec impatience.
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Superman - Red Son
Je m'attendais à mieux avec cet album mais je n'ai pas trouvé cette BD mauvaise pour autant. Côté dessin, rien à dire. Le style manque un peu d'âme mais il est techniquement bon. Ce qui est "amusant", c'est que le dessinateur est remplacé vers le milieu de la série et que le changement de dessin ne se voit pas du tout : les styles sont presque rigoureusement identique (comme quoi ils manquent vraiment d'âme). Au niveau du scénario, j'étais vraiment curieux de voir le résultat de cette idée originale d'avoir imaginé Superman ayant aterri en URSS plutôt qu'aux USA. Le récit commence très vite et très fort : Superman y est dévoilé au monde dès les premières pages, son ascencion est fulgurante, la narration est très rapide et les jours et les mois défilent pages après pages tandis qu'on passe rapidement en revue la décision de Lex Luthor de combattre Superman aux côtés des USA, les différents ennemis de Superman (Bizarro, Brainiac...), l'apparition d'un Batman Russe, les liens entre Superman et Lois Lane (épouse Luthor) et Wonderwoman convertie au communisme elle aussi, etc... Malgré les bonnes idées et l'intéressante transposition du mythe de Superman dans un décor communiste, cette narration est trop rapide pour me plaire et avoir su me capter dans le récit durant les premières dizaines de pages. Le rythme se réduit ensuite un peu pour s'attacher à différents épisodes de la vie du Superman rouge : son combat avec Batman, comment Lex Luthor et Batman ont failli avoir raison de lui. Mais à nouveau les années sautent à vitesse grand V et de 1950 au début de l'album, on passe à 1970 puis 1990 et au-délà. Superman et son régime totalitaire communiste évoluent aussi vite . Vient enfin l'intrigue finale où Lex Luthor et le reste du monde capitaliste se liguent contre Superman dans un grand combat qui n'est pas inintéressant et dont le final n'est pas mauvais. Puis vient un épilogue où à nouveau les années défilent très vite, puis les millénaires, et l'histoire se termine sur une chute qui m'a beaucoup amusé et que je trouve assez bonne. Cette fin d'album a suffi à redorer un peu le blason de cette BD à mes yeux. Le traitement de l'idée d'un Superman soviétique manque plutôt de profondeur et je pense que j'aurais préféré une intrigue plus lente mais plus réfléchie, sans avoir besoin de sauter d'années en années pour montrer l'évolution de Superman et du monde en sa présence. Malgré cela, les idées ne sont pas mauvaises et le récit, même s'il n'est ni vraiment captivant ni pariculièrement intelligent, m'a paru plaisant, assez bien construit et relativement intéressant à lire. Cette BD de Superman n'est pas un indispensable mais elle ne manque pas d'un certain interêt.
Cap Horn
Un début très prometteur pour cette nouvelle série au graphisme époustouflant. Comme son nom l'indique merveilleusement, cet album d'aventures a pour cadre les étendues sauvages et inexplorées de la Terre de Feu. Un certain nombre de personnages : marins, chercheurs d'or, missionaires, militaires ou autochtones... voient leurs destins s'entremêlés dans une nature implacable. Les graphismes impeccables et les couleurs souvent à dominante bleutée restituent la pureté sauvage que l'on peut attendre d'une telle région. L'homme est ici dominé et balloté par les éléments. La narration nous présente successivement une galerie de personnages au caractère souvent bien trempé. Le passage d'une scène à l'autre est parfois un peu confuse mais le scénariste réussi brillament à imbriquer le fil des différentes histoires. Certaines questions restent en suspens : quel est le véritable passé de Johannes? Enlassera t-il Miss Lawrence comme le laisse promettre la jolie couverture de ce premier tome?. Restent aux auteurs à transformer l'essai et nous créer une suite dans la même veine. En bref, c'est un bien bel hommage à ces hommes du passé qui n'hésitaient pas à risquer leur vie pour découvrir les régions les plus inhospitalières de la planète.
Miss 130
Parlons de la profondeur scénaristique de l'oeuvre... Soyons sérieux, qui se soucie du scénar pour une BD de cul ? Ici on retrouve de multiples historiettes mettant en scène Reiko, Reiko est secrétaire, et n'hésite pas à utiliser ses multiples talents naturels pour avoir une promotion, sortir son mari de la panade, ou tout simplement pour s'éclater avec le sexe. Donc Reiko fera au fil des pages tout ce que le lecteur attendra fébrilement qu'elle fasse, les scènes hards ne manquent pas, elles sont assez variées, c'est plutôt correct. Cette BD, sans être un chef-d'oeuvre, ne devrait pas décevoir les amateurs du genre. Les dessins sont plutôt bons, si l'on excepte le fait que les hommes ont tous des têtes d'abrutis, pour ce qui est des femmes, il n'y en a qu'une c'est Reiko, elle est pourvue de sacrés attributs, jolie mais à condition d'apprécier les formes généreuses. Au final une BD de cul plutôt correcte qui tranche un peu avec les thèmes habituels du Hentai.
Cours Particuliers
Devant tant d'enthousiasme, on va relativiser un peu... Je n'ai rien trouvé d'extraordinaire dans cette BD de cul, on est en droit d'aimer la réalisation certes, mais les situations sont un peu surréalistes pour que l'on y croie totalement. Si Mayumi et Miki, les héroïnes, sont de vraies championnes de la baise toutes catégories confondues, pourquoi s'échinent-elles à ne forniquer qu'avec de jeunes puceaux timides et sensibles (néanmoins pourvus de pénis à faire pâlir d'envie Rocco Sifredi, Roberto Malone ou King-Kong!). C'est peut-être un phantasme qui plait aux nippons, moi ça me saoule, il est dommage que dans les hentais les femmes, souvent magnifiquement représentées, soient très souvent contraintes de baiser avec de jeunes boutonneux abrutis, de vieux pervers sadiques, des médecins lubriques, ou encore des monstres pourvus de multiples bites tentaculaires. Fin de ma parenthèse (certainement pleine d'idées préconçues) sur le genre. Donc cela pourrait être pas mal, mais sur trois tomes en compagnie des gentilles professeurs, on frôle l'indigestion, d'autant que certains délires paraissent un peu difficile à avaler. À lire une fois, si l'occasion se présente, et un tome me semble plus que suffisant.
Lucien
OA, quelle bonne lecture ! Ne cherchez pas ici de grand scénario, il n'y a principalement qu'une série de gags. Et s'il n'y a rien d'exceptionnel, je n'ai pu m'empêcher de bien rire ; pas aux éclats, mais j'ai tout de même passé de bons moments. Ca sent bon la France d'en bas ; que du plaisir !
FullMetal Alchemist
Pas mal, en effet ! Au delà d'une quête sympathique dans un univers fantastique, au delà d'une impression enfantine, le divertissement se voit ponctué de jolies réflexions sur la vie, la mort, la volonté de faire revivre un être cher, le dépassement des interdits de la nature, la soif de connaissance et de puissance poussant les hommes aux atrocités, la perversion de la science dans des buts ignobles, etc. qui donnent un ton désabusé et un peu tragique assez émouvant. L'histoire et le duo de personnages sont bien trouvés, l'univers assez prenant, l'humour peut faire sourire, le dessin est de fort honnête facture... On aime ou pas mais je recommande le coup d'oeil !
Mourir au paradis
Alerter les lecteurs sur les méfaits des nouveaux lotissements ultra protégés est quelque chose de louable. Christin tient là un récit d’actualité du moins aux USA où ce type de cités enclavées permet aux résidents de bénéficier d’une police privée et d’être protégés de la population extérieure. Le scénariste met l’accent sur le risque d’isolement de ces habitants vis à vis de la réalité quotidienne située à deux pas de chez eux ! L’histoire met en scène un groupe de jeunes riches, ces enfants sont constamment en manque d’excitation. L’un d’entre eux, collectionneur d’objets nazis, vient de recevoir un uniforme et un fusil. Ce sera une bonne occasion pour lui de distraire ses camarades. Mais pourquoi diable le scénariste a incorporé cet adorateur de l’Allemagne hitlérienne ? Je pense que ce récit aurait été plus réaliste et juste sans ce personnage et… la jeune française parachutée dans ce « paradis de riches » aux propos moralistes. Quand une histoire met en scène un jeune adorateur du nazisme, on peut s’attendre au pire et c’est –sans surprise- le cas. A partir de là, à mon avis, le récit perd beaucoup de sa crédibilité et de son originalité. Le graphisme de Mounier au trait réaliste sied parfaitement à cette histoire. « Mourir au paradis » est finalement une BD basée sur un fait d’actualité qui me laissait présager un scénario intéressant. Malheureusement, ce n’est pas le cas à cause de la présence tout au long de cette histoire de personnages trop stéréotypés.
Japon
Des histoires inédites ayant pour thème le Japon, par seize des plus grands auteurs de la BD franco-belge et japonaise d'aujourd'hui, ça vous tente ? Eh bien il y a de quoi, car cet album est une vraie réussite ! Tant par leur style graphique que leur imagination, les auteurs remplissent leur contrat avec une grande classe. Evidemment, il n'y a pas de lien entre les histoires, et c'est ça qui est intéressant : on passe d'un univers à l'autre, d'une vision à l'autre avec d'autant plus de plaisir... Personnellement, j'ai eu un vrai coup de coeur pour les japonais Daisuké Igarashi et Taiyô Matsumoto : tous deux signent des histoires liées au folklore du Japon, avec un style très nerveux et fouillé pour le premier, et plus "zen" et épuré pour le second. Nicolas de Crécy a fait lui aussi un excellent travail : une histoire à la fois drôle et onirique, servi par son style toujours exceptionnel... Par contre, Joann Sfar, que j'adore par ailleurs, m'a bien déçu en cédant aux vieux clichés sur les japonais timides, grégaires, voire cons. C'est assez lourdingue, surtout quand on voit les trésors de poésie et d'invention déployés par les autres auteurs... Sfar se contente juste de faire le malin, mais le Japon il s'en fiche un peu! En tout cas, cet ouvrage est une très bonne initiative : réunir, mélanger, faire se rencontrer les talents de tous pays... C'est ça la BD de l'avenir ! :)
Rork
Le fil existant entre le chef d'oeuvre incontestable et l'ovni incompréhensible est ténu. Je pense que sur ce coup là, Andréas aurait du s'en souvenir. J'ai vraiment eu du mal à suivre le propos.... ok, il y a plein d'idées originales, ok, le traitement graphique est intéressant, mais bon sang, de quoi s'agit-il exactement dans cette bd ??? A trop vouloir se démarquer des sentiers battus, Andréas se perd dans la jungle de son imagination. Et ce qui faisait la force de Arq ou Cromwell Stone, tombe ici à plat... On aura beau me dire, que j'ai peut être pas tout compris, qu'il faut lire la bd au 3eme, voire au 7eme degré, je n'en serais pas plus convaincu... pour moi, une oeuvre accomplie est à la fois accessible à tous, tout en comprenant effectivement différents niveaux de lecture... Rork est pour moi loin de répondre à la première condition. Et si je n'aimais pas autant Andréas, je dirais même, qu'il a eu les yeux plus gros que le ventre. En voulant créer une histoire dense et à différents niveaux, il n'a accouché que d'un avatar compliqué, loin, trés loin, de ses meilleurs productions. Par contre, j'ai beaucoup aimé la présence de Capricorne dans cette histoire. Elle donne à l'oeuvre de Andréas une cohérence qui est effectivement trés intéressante.
Zoo
Malgré toutes les bonnes critiques que j'ai pu lire sur bdtheque et ailleurs à propos de cette histoire, je dois avouer que j'ai eu du mal à entrer dans l'univers proposé. Les premières planches quasi muettes qui jetaient les bases de l'histoire en sont la cause principale. Je les ai trouvé hermétiques et honnêtement, ça m'a agacé un peu... je n'aime pas trop quand la bd se croit obligé de "singer" le cinéma en proposant une ouverture où le silence est censé relever l'intensité du propos... En bd, arriver à être clair tout en se passant de l'écriture est un exercice très difficile, et dans mon souvenir, je ne vois que Comès pour réellement maîtriser la technique... Bon, j'arrête là, pour les points qui m'ont agacé... d'autant plus, qu'au bout du compte, j'ai beaucoup aimé l'univers proposé. C'est pétri d'humanité et les thèmes de la différence, de la solidarité, de l'abnégation ont participé à créer chez moi une empathie immédiate pour les personnages. Et pour ne rien gâcher, la description de ces derniers, est finement amenée et riche en détails. Ce qui leur donne une réelle épaisseur humaine et rend tangible leurs fêlures secrètes. Quant au graphisme et à la mise en couleur, ils sont parfaits. C'est de la bel ouvrage. Ils participent à nous rendre le monde décrit, accessible tout en soulignant le climat "monde à part" voulu par les auteurs. Voila donc une bd, très très intéressante et j'attends la suite avec impatience.