Les derniers avis (114301 avis)

Par Da Rocha
Note: 4/5
Couverture de la série Cyclopes
Cyclopes

« Cyclopes » est donc la nouvelle série conçue par le tandem Jacamon/Matz. Inutile de préciser qu'après le très réussi Tueur, ces deux auteurs étaient attendus au tournant par leurs nombreux fans. Disons le immédiatement, « La Recrue » constitue un excellent premier opus de cette histoire prometteuse. Une fois n'est pas coutume, je commencerai ma chronique par le dessin de cette album. Luc Jacamon nous démontre une nouvelle fois toute sa maîtrise : le découpage efficace des premières planches donne le ton de cet ouvrage de science fiction politique. Globalement, le trait est toujours aussi intéressant, dans un style fort et caractéristique. Une réussite. La colorisation informatique me semble plus sombre que celle du Tueur, vraisemblablement à l'image de ce futur guère engageant dépeint par le scénariste. Concernant l'histoire, je n'ai pu m'empêcher de songer à Reality Show (Morvan/Porcel) en cours de lecture : une société privée chargée de maintenir l'ordre public, une diffusion télévisée des plus lucrative, un héros courageux mais encore un peu lisse... Néanmoins, Matz paraît traiter son sujet avec plus d'ambition car ce sont ici les dérives supposées de l'ONU en matière de sécurité mondiale qui sont montrées du doigt. Malgré quelques facilités scénaristiques, l'ensemble est de belle facture et laisse augurer une suite des plus réjouissante.

29/09/2005 (modifier)
Par marion
Note: 3/5
Couverture de la série Les Passants du Clair de Lune
Les Passants du Clair de Lune

Un troisième volet riche en évènements. Cornaro et les membres de la Fraternal Compania n’ont-ils pas présumé des désirs de Ruzante ? Le « double » de celui-ci s’avère étrange et étonne les immortels lorsqu’il rencontre le jeune comédien. Angelo ressort de cette rencontre bouleversé et plein de ressentiment contre Cornaro et ses pairs. Il retrouve mystérieusement Maria. Non loin, le frère prieur Calvacante et le commissaire-enquêteur Jonzac remontent la piste de la Fraternal Compania, un chemin qui sent le soufre et qui date de plusieurs siècles. Une piste qui mène l’un vers le cadavre d’un noyé, l’autre au château d’un certain Alexandre de la Gentilhommière Dans l’ombre, des puissances invisibles se combattent. Le dernier des masques ne semble-t-il pas aussi différent que Ruzante peut l’être par rapport à ses compagnons ? Que cherche-t-il et qui est-il ? Mosdi nous offre un beau scénario qui épaissit le mystère tout en révélant certaines choses. Il donne envie de connaître la suite de l'histoire. Le dessin de Paturaud est toujours très beau. J'ai trouvé qu'il avait su donné de la maturité à Ruzante qui, de fait, a perdu son innocence vis à vis de la Fraternal Compania et de ses actes. J'aime particulièrement le rendu des scènes où apparaît Sabazius, les gris de cette sorte d'entre-deux-mondes. Je note également que les couleurs semblent plus terreuses, comme si la boue remuée par les personnages déteignait sur l'environnement. Enfin, la couverture m'a fait forte impression.

29/09/2005 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série L'Autoroute du soleil
L'Autoroute du soleil

Le point fort de cette BD, c'est sa narration pêchue : c'est le genre de BD que vous avez du mal à lâcher quand vous l'avez entamée et que vous lisez jusqu'à la fin. Le dessin est pas mal même si j'ai mis quelques pages à me faire aux personnages plus expressifs que vraiment soignés. Mais le style de dessin a le même dynamisme que l'histoire elle-même donc convient très bien. Seules certaines séquences d'action sont assez mal passées pour moi car le dessin et la mise en page m'ont parus un peu difficile à comprendre en première lecture (je pense au moment où la camionnette du gars bourré arrive en zigzaguant vers les héros, ou au moment où le camion percute de plein fouet la voiture des méchants et la fait voler devant leurs yeux héberlués). Le scénario de base n'avait pas grand chose pour me plaire : je ne suis pas friand du tout de courses-poursuites avec des rebelles débrouillards comme héros et des méchants avec des flingues comme pourchasseurs. Et pourtant j'ai été rapidement happé par l'histoire notamment je pense parce qu'elle est très bien introduite et ensuite parce que la narration est très bonne. Par contre, même si je l'ai lue avec interêt, il n'est pas ressorti grand chose au final de ma lecture. J'ai passé un moment assez agréable mais je garde un souvenir assez diffus du tout car rien ne m'a vraiment marqué et la fin de l'histoire m'a parue un peu simple et sans ce petit quelque chose qui aurait fait du récit complet un tout excellent et mémorable. Bon moment de lecture mais pas un souvenir impérissable.

29/09/2005 (modifier)
Par sibesan
Note: 5/5
Couverture de la série Berceuse assassine
Berceuse assassine

Cette BD, c'est un Tarantino en BD, avec l'avantage qu'a la BD : celle de donner à son lecteur l'intimité de la lecture. L’histoire se tient de bout en bout. Les dessins et les couleurs sont excellents et nous posent, dés la première page dans l’ambiance malsaine dans laquelle évolue le héros.

29/09/2005 (modifier)
Par bab
Note: 5/5
Couverture de la série Spirou et Fantasio
Spirou et Fantasio

Spirou et Fantasio avec tintin et les p’tits mickey, c’est ce par quoi j’ai commencé la bd… Ce sont mes premières émotions de lecteur de bandes dessinés et j’ai beau avoir lu 30 fois « la mauvaise tete », « QRN sur Bretzelburg » ou n’importe lequel, le bonheur reste intact. Je suis un grand fan. Les grandes époques de la série s’articulent autour des auteurs, Franquin a été le plus grand, suivi de très près par Tome et Janry, qui ont su donner un regain de profondeur et de dynamisme après les reprises successives et un peu poussives de Fournier et Nic et Cauvin. Mais la tache n’était pas facile derrière Franquin, d’autant plus qu’ils se voyaient privé d’un protagoniste de premier plan, le Marsupilami. Leurs histoires étaient riches d’imagination et d’audace mais, je ne sais pas, il manquait un petit quelque chose, une âme aux personnages, un souffle, qui faisait que la pilule ne passait pas après Franquin. Franquin, malgré le fait que lui-même reprenait les personnages, a su les recréer à sa façon et leurs donner une dimension et un univers dans lequel évoluer. Tome et Janry ont à mon sens su faire la même chose, en s’appropriant Spirou et Fantasio, en leurs donnant un univers, qui bien que dans la continuité de l’esprit de celui de Franquin, leurs étaient propre. Le point d’orgue de cette adaptation étant « machine qui rêve », un des meilleurs de la série, à la hauteur de « la frousse au trousse » et de « la vallée des bannis » (eux même d’un niveau très proche de celui des meilleurs albums du maître Franquin). Munuera et Morvan reprennent aujourd’hui la suite, avec deux albums déjà parus. Mais il est un peu tôt encore pour se prononcer sur la qualité de la reprise. A suivre donc… Spirou et Fantasio est pour moi un des monuments de la bd, un incontournable, avec certes ses hauts et ses bas, mais à posséder absolument.

28/09/2005 (modifier)
Par bab
Note: 3/5
Couverture de la série Bételgeuse
Bételgeuse

Ca risque de faire un peu bis repetita avec l’avis sur Aldébaran, mais en même temps ces deux bds sont très proches…Et on y retrouve les défauts et les points forts du premier cycle. De nombreux personnages et un monde fouillé et recherché, une histoire prenante et des héros attachants. Mais malgré la foultitude de protagonistes, j’ai toujours cette impression de stéréotype quant à leurs caractères et parfois ils en deviennent un peu énervants (Kim, par exemple, ça serait pas plus mal si des fois elle se taisait au lieu de ses grands discours pleins de grands principes !). Le scénario tient la route, et la fin du cycle quoiqu’un peu rocambolesque (je trouve qu’on frôle le joker sortie de la manche) s’accorde assez bien avec le reste de l’histoire et l’ambiance du dernier tome. ****SPOILER (mais c’est un exercice difficile que de traiter d’un peuple extraterrestre au même niveau d’évolution ou supérieur à la race humaine dans un contexte « réel ») ****Fin SPOILER Comme Aldébaran, c’est une bonne bd, où la découverte des mondes imaginés par Léo compense un certain manque de profondeur des personnages et nous permet de nous laisser entraîner pendant les 5 tomes.

28/09/2005 (modifier)
Couverture de la série Sanctuary
Sanctuary

Sanctuary est la première série sur laquelle ont collaborés Buronson et Ikegami, suivront ensuite Strain et Heat qui sont plus ou moins des redites mettant en scène des personnages similaires, dans des intrigues semblables. Tout cela pour dire que la lecture de l'une de ces séries suffit. Le thème cher à Buronson est ici utilisé, encore une fois, c'est l'affrontement entre les jeunes loups aux dents longues et la vieille garde garante des traditions. Comme d'habitude cela se passe dans un monde corrompu, pourri jusqu'à la moelle et peuplé de putains, de flics véreux et de yakuzas. On peut y voir en deuxième niveau de lecture une critique du système politique japonais, mais bon, le but est clair: Assurer le divertissement. La violence est bien sûr utilisée de façon spectaculaire et les scènes de sexe mettant exagérément l'homme en valeur sont très présentes. Le style graphique d'Ikegami est fort réaliste, même si à ce moment là ses dessins étaient moins travaillés. En tout cas, l'aspect général était moins figé qu'aujourd'hui. En conclusion, Sanctuary est la série la moins "mauvaise" qu'ait scénarisé Buronson et elle a un certain succès, sans doute dû au développement de cet univers Hard Boiled si caractéristique à l'auteur. Cela reste tout de même consternant tant les séquences chocs s'enchaînent avec une totale gratuité. De plus, même si le spectacle graphique est assuré, le scénario a son lot de lourdeurs et de facilités. Allez, un 2/5 parce que c'est la première du genre.

28/09/2005 (modifier)
Par iannick
Note: 4/5
Couverture de la série Esteban (Le Voyage d'Esteban)
Esteban (Le Voyage d'Esteban)

Malgré un scénario très classique et sans surprise, Matthieu Bonhomme a littéralement réussi à me scotcher à son histoire ! J’ai été pris par l’ambiance maritime de ce récit servie par une mise en couleurs qui m’a beaucoup rappelé la série Le coeur en Islande de Makyo. J’ai été aussi entraîné par la narration terriblement efficace de cet auteur, il a un sens du découpage et de l’enchaînement des cases qui me fait penser à celui d’Hergé. Le dessin de Matthieu est de toute beauté, à mi-chemin entre le crayonné et l’encrage, il retranscrit bien le monde des marins. L’histoire est celle de Esteban. C’est un orphelin indien qui s’embarque dans un des derniers cap-horniers en bois. Il rêve de devenir un harponneur mais se heurte à l’hostilité du capitaine à cause de son jeune âge qui l’enrôlera comme mousse. Esteban va ensuite découvrir l’équipage du « Léviathan » avec les histoires mythiques racontées entre eux lors des pauses, les corvées… j’ai retrouvé dans ces séquences l’ambiance magique, féerique des films de ce genre dont le fameux « Moby Dick ». Bref, « Les baleiniers » est un petit bijou que je vous invite à découvrir d’urgence en espérant que les tomes suivants seront du même acabit !

28/09/2005 (modifier)
Couverture de la série Arnaque à l'arraché
Arnaque à l'arraché

L'intrigue met en scène les membres d'un gang, se doublant les uns les autres afin de rafler le pactole, en prime on a une magnifique histoire d'amour entre les deux principaux personnages, le tout dans une ambiance très sombre. Ce "The One trick rip-off" est une oeuvre fortement teinté de romantisme. Si l'on peut penser que l'intrigue est plutôt banale, quelques éléments flirtant avec le surnaturel lui apportent une touche d'originalité. Les personnages sont attachants et force est d'admettre qu'ils sont bien représentés. Un bon point. La mise en scène est très dynamique et les dessins sont efficaces, même si le style est loin d'être accessible, le trait est vif mais cela reste assez underground. Je m'interroge sur le fait que ce comic ait été imprimé sur un papier jaune pisseux, c'est rebutant au premier abord, la lisibilité ne parait pas évidente au feuilletage. Au bout du compte, c'est une histoire sombre empreinte de poésie, dans un Los Angeles représenté de façon très personnelle par Paul Pope. Une bonne lecture.

28/09/2005 (modifier)
Par Don Lope
Note: 3/5
Couverture de la série L'Aigle sans orteils
L'Aigle sans orteils

Le grand mérite de cet album est qu'il peut, je pense, plaire à des gens qui se foutent de la petite reine et du vélo en général. Lax nous raconte ici l'aventure et les rêves d'un homme prêt à tous les sacrifices pour courir le Tour de France. La première partie de l'album est même assez éloignée du monde du vélo et c'est plus le parcours initiatique du "héros" qui nous est raconté. La limite de l'exercice, c'est qu'on roule toujours à la limite du bon gros pathos sentimental je trouve ; on n'y sombre pas complètement mais le message central de l'histoire est quand même bien lourd. La fin qu'on peut objectivement voir comme enfonçant encore un peu plus le clou dans cette direction est paradoxalement assez touchante: sacré numéro d'équilibriste que Lax réalise là. Il va sans dire que ce dernier maîtrise son dessin parfaitement mais on commence à connaitre le talent du personnage.

28/09/2005 (modifier)