Les derniers avis (113705 avis)

Par Piehr
Note: 3/5
Couverture de la série 30 jours de nuit
30 jours de nuit

j'ai lu Criminal Macabre (des mêmes auteurs, chez Carabas) avant de m'atteler à la lecture de ce One Shot, que certains de mes proches trouvaient inférieur. Pour ma part, je le trouve meilleur pour plusieurs raisons. Tout d'abord, pour le scénario lui-même. Moins complexe que CM, il n'en est pas moins beaucoup plus attractif et attirant, très "Survival horror", et diablement bien rythmé. Comme le dit Coeurdepat, 0 temps mort ici. Tout s'enchaîne très bien, et la lecture de cet album est particulièrement rapide, même pour un escargot de la lecture comme moi. Puis, pour les personnages. Leur personnalité, qui peut sembler moins poussée que dans CM, me semble aussi beaucoup plus adaptée à la situation. Les victimes sont dépassées, ne comprennent rien, on sent bien l'état de survie psychique dans lequel la plupart d'entre elles se trouvent. Les vampires, quant à eux, d'aspect particulièrement brutal, sont relativement effrayant, entre autre grâce au traitement graphique de ben Templesmith. Ce dessin, parlons-en. Lors de ma lecture de CM, je n'avais pas vraiment apprécié le traitement. Un peu tape à l'oeil, assez vide, bien foutu, certes, mais qui ne me plaisait pas. Ici, tout va mieux : le choix des teintes est vraiment pertinent, on distingue l'action, les personnages... vraiment, je préfère (sans pour autant adorer). Enfin, la fin de cet album est très bien vue. Noire, certes, mais... hum, je n'en dit pas plus, lisez le donc En bref, un album très correct, parfait pour passer un bon moment de lecture.

22/07/2005 (modifier)
Par Piehr
Note: 5/5
Couverture de la série Pest
Pest

Wow... grosse claque. Dernièrement, j'appréciais beaucoup moins les diverses réalisations de Corbeyran qui à mes yeux s'éparpillaient un peu dans des univers où il était moins à l'aise, moins original (Weena, Archipel). Mais cet album sonne comme un retour aux sources, et rappelle ses collaborations passées, avec Alfred bien sûr, mais surtout avec Bouillez sur Le phalanstère du bout du monde. Et ce tome introductif est une sacrée réussite. Un vent de folie, qui nous rappelle l'univers déjanté de la Nef des fous, souffle sur un monde très steam-punk, ambiance dans laquelle Corbeyran travaille en terrain connu... Le régulateur, du même auteur, exploite déjà bien le filon (trouverez vous le régulateur qui se promène dans cet album ?) Bouillez, quant à lui, nous offre un travail très précis, très propre, et mis en couleur avec brio. C’est pastel, c'est beau, séduisant, attirant. Allié aux dialogues savoureux des différents personnages, l'ensemble est de grande qualité, vraiment. La première collaboration de ces deux auteurs m'avait vraiment enthousiasmé, mais ce nouvel album joue dans une toute autre catégorie : celle des séries cultes en devenir, si la suite tient la route, évidemment.

22/07/2005 (modifier)
Par Piehr
Note: 4/5
Couverture de la série Vincent et Van Gogh
Vincent et Van Gogh

Vincent & Van Gogh, c'est un bel exemple de ce que peut apporter la bande dessinée à notre culture. Plus qu'une simple biographie sans saveur, l'auteur déforme malicieusement la réalité, afin de nous faire découvrir la vie misèreuse de Van Gogh d'une façon particulièrement originale. Sa schyzophrénie, mise en image par le biais de ce chat malicieux, semblable à une muse active et dirigiste, est traitée avec une légèreté qui évite de rendre le récit noir, mauribond. Le récit peu parfois sembler un poil décousu, sans réel liant. Mais là où ma lecture en aurait été franchement altérée avec un autre album, je trouve qu'ici, celà ajoute à la folie douce qui s'échappe des pages de l'album. Le dessin de Gradimir Smudja est quant à lui de grande qualité. Immitant le maître, il parvient à nous faire sourire, et surtout à nous émerveiller ! L'utilisation des couleurs est splendide. Un superbe album pour (re-)découvrir la vie de ce peintre hors du commun. Toutefois, seul le lecteur connaisseur de l'histoire originale en profitera pleinement.

22/07/2005 (modifier)
Par Piehr
Note: 2/5
Couverture de la série Le Journal de mon père
Le Journal de mon père

J'ai découvert Taniguchi par le biais de Quartier Lointain, dyptique de grande qualité qui à l'époque m'avait vraiment transporté. Vraiment, cette histoire méritait bien son Alph'art du meilleur scénario 2003 ! C'est donc tout naturellement que je me suis tourné vers les autres productions de l'auteur : L'homme qui marche, Kaze No Sho... Autant d'albums qui m'ont laissé dubitatif au mieux, et qui m'ont franchement déçu, dans tous les cas. Mais le journal de mon père retenait tout de même mon attention : semblable dans son style et sa narration à Quartier Lointain, ce dernier m'avait tellement plu... Mais voilà, une fois de plus, ça ne marche pas. Tout d'abord parceque je me rends compte que les themes récurrents que l'auteur aborde ne me touchent pas plus que ça. L'auteur à travers son personnage qui nous expose sa relation avec son père, le pauvre chien malade, les catastrophes écologiques, le sens de la famille, l'honneur... j'ai déjà lu tout cela dans une autre série autrement mieux construite. Mais alors, d'où vient le problème ? Cet album méritait t'il d'être lu avant Quartier Lointain ? Tout au plus ne m'a-t'il apporté, hélas, qu'une vague impression de déjà vu, et ce malgré la maîtrise narrative de l'auteur. Le dessin est très beau, très net. Certes, on peut reprocher à l'auteur d'user des stéréotypes physiques habituels pour dessiner ses personnages, qui, ils faut bien le dire, ont "souvent la même tête". Mais les plus grands auteurs connaissent ce problème... Marini en tête, ce qui ne m'empêche pas de trouver son travail remarquable. Ici, même chose. Ce qui ne m'a pas plu, c'est donc résoluement le fait de lire un "Quartier Loitain" de plus, mais qui n'en possède ni l'âme, ni la grandeur. Fans de Taniguchi, lisez cette oeuvre que vous trouverez culte. Les autres, par contre...

22/07/2005 (modifier)
Par Piehr
Note: 2/5
Couverture de la série L'Histoire de Joe
L'Histoire de Joe

En voila un bien singulier album. Paru à l'origine chez Vents d'Ouest en 1995, il redécouvre les rayons de nos libraires chez les Humanoïdes Associés, qui permettent à Olivier Boiscommun de laisser aller sa plume dans une histoire personnelle, aux premiers abords fantastique, mais finalement relativement humaine, tant elle traite de se passage difficile de l'enfance à l'adolescence. Un album qui pourtant, et ce malgré sa relative beauté graphique, ne m'a pas réellement touché. Tout au plus ai-je suivi d'un oeil distrait les aventures de Joe, à travers une allégorie qui, trop obscure, ne laisse transparaître qu'une histoire fantastique un peu trop décousue pour être réellement palpitante. Car si le style de Boiscommun, ici en noir et blanc, est si singulier et maîtrisé, sa mise en scène manque de rigueur, d'un liant entre les scènes. Boiscommun n'est pas scénariste, et le story-board manque pour le coup cruellement de structure... Reste que l'appréciation de cet album passera avant tout par celle du dessin de l'artiste. Et s'il est superbe, on est tout de même en droit de se demander si ces planches n'ont pas été crées en couleur pour ensuite être passées en noir et blanc... d'autant plus que cette monochromie n'a ici pas de réel intérêt, à mes yeux. Pas de jeu de contraste, pas d'éclat de blanc lumineux ni d'obscurité noire provocante... Un album à réserver aux fans de l'auteur, les autres n'y trouveront qu'un court divertissement.

22/07/2005 (modifier)
Par Piehr
Note: 2/5
Couverture de la série Le Cabaret des Muses (Le Bordel des Muses)
Le Cabaret des Muses (Le Bordel des Muses)

Bien sûr, c'est beau. Très beau, même ! Mais là ou Vincent & Van Gogh m'avait touché par la folie ambiante qui illustrait les pages du recueil, je trouve qu'ici le côté un peu détaché de la narration de ce premier tome, sans réel liant, entache le plaisir de lecture. En effet, même si l'on se plait à découvrir la vie de débauche et de luxure de Toulouse-Lautrec, sous le dessin à la fois fantaisiste et incroyablement maîtrisé de Gradimir Smudja, le manque évident de structure pêche. On décroche régulièrement, sans pour autant "subir" l'album - ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit ! Ce premier Opus n'est pas mauvais, mais méritait un traitement narratif plus précis. Je passe très vite sur les couleurs de l'auteur qui sont tout simplement fabuleuses. C'est de l'Art avec un grand A, chaque case est un tableau, chaque page une invitation au voyage. Du plaisir pour nos yeux... Les amateurs d'art de l'époque trouveront surement leur compte par les multiples références qui composent cet album. Les autres, eux, seront surement gênés comme moi par le côté un peu bordélique du scénario.

22/07/2005 (modifier)
Par Piehr
Note: 4/5
Couverture de la série Alim le tanneur
Alim le tanneur

La rentrée 2004 a vu apparaitre son lot de nouvelles séries dans les rayons de votre librairie préférées, et les éditions Delcourt ont elles aussi, bien entendu, participé à la fête. Parmis les sorties de cet éditeur, Alim le tanneur mérite particulièrement qu'on s'attarde à sa lecture. Malgré une couverture qui ne paie pas de mine, ce premier tome renferme en effet un monde superbe, aux couleurs acidulées et aux ambiances orientales. Ce qui frappe, c'est l'originalité de l'oeuvre. Dans le domaine de l'heroic Fantasy, on pensait avoir depuis longtemps fait le tour de la question. mais les auteurs nous proposent ici une vision radicalement différente de ce à quoi Soleil nous a habitué depuis bien longtemps. Par la narration, tout d'abord : c'est doux, tendre, drôle. Les 3 héros catapultés malgré eux dans une histoire qui les dépasse sont attendrissants, et l'on s'y attache très vite. La petite Bul est adorable... Le dessin est superbe. Décors fouillés, mise en page superbe, couleurs chatoyantes... Si seulement toutes les BD colorées à l'ordi étaient de ce niveau... Le trait est résoluement cartoon, et l'étude du design général lorgne franchement du coté des codes graphiques Indoux. La créature éléphantesque du début de l'album, parée de ses défenses massives, fait vraiment rêver ! Une grande surprise, un incroyable premier album. Moi qui m'inquiétait des dernières sorties Delcourt, me voilà bien rassuré. Une série qui risque de passer culte si la suite est du même accabit !

22/07/2005 (modifier)
Par Piehr
Note: 2/5
Couverture de la série Belladone
Belladone

Cet album m'avait attiré par son dessin et sa couverture assez sympa. Pourtant, je ne suis pas particulièrement fan des productions de Ange, de manière générale... Bon, rien de transcendant, finalement. Le dessin est certes racé et dynamique, mais manque un peu de constance, surtout (hélas) au niveau du visage de l'héroine, qu'il m'est arrivé de ne pas reconnaitre au premier coup d'oeil sur certaines cases. Toutefois, l'ensemble se tient très bien, et le découpage est de qualité. Vif, coloré, il ne manque qu'un peu d'expérience à l'auteur pour effectuer un travail vraiment nickel. C'est au niveau du scénario que j'emettrais plus de réserves. L'histoire elle-même est assez séduisante, mais la narration est telle qu'on décroche régulièrement, hélas. Dommage, car le clan secret qui vit dans les murs du Roi méritait d'être mieux traité... peut être en l'entourant encore plus de mystère, ce qui l'aurait rendu vraiment attrayant... Bon, je lirai la suite... mais je ne suis pas retourné, pour le moment.

22/07/2005 (modifier)
Par Piehr
Note: 3/5
Couverture de la série Same Difference
Same Difference

J'ai un avis plutôt mitigé sur cet album. Commençons par les bons points : c'est une histoire tendre, qui véhicule des messages de tolérance, d'acceptation de la différence, de compréhension de son prochain, d'écoute. Simon se rappelle de son amitié avec Irène, cette jeune aveugle, avec qui il était, en privé, particulièrement complice, mais avec qui il a fait une erreur de comportement importante, par pur soucis de son égo. Aujourd'hui encore, cela le mine particulièrement, et c'est par cet album qu'il tentera de se repentir. Nancy, pour sa part, se moque du redneck" de base californien, et est prête à traverser la Baie pour en observer un.. particulièrement un : Ben Leland. Pourtant, leur rencontre ne la laissera pas indifferente. C'est bien raconté, même si un peu long a démarrer. Un peu grossier sur le début, on sent une oeuvre "jeune", dans le sens où elle manque de maturité. Pourtant, après les 20 premières pages, pas particulièrement encourageante, on entre dans le vif du sujet, et Kim s'en sort particulièrement bien : on suit les tribulations de ces deux américano-corréens avec amusement, le sourire aux lèvres, parfois. Le dessin est sympa.. pas transcendant, mais sympa. Assez gras, un peu rond, il donne un côté indé' que j'aime beaucoup à l'album, mais si, au contraire de Cha, je trouve que les perso' manquent parfois cruellement d'expressions... dommage. En tout cas, j'aime assez, et le trait de Kim ne pourra que s'améliorer, à mon avis. En fait, il manque tout simplement d'expérience dans la narration de Kim : l'idée est déjà là. En cela, les futures oeuvres de cet auteur mériteront le coup d'oeil, assuremment.

22/07/2005 (modifier)
Par Piehr
Note: 4/5
Couverture de la série John Lord
John Lord

On m'avait averti : scénario un peu "complexe", d'où une lecture difficile possible... Mais pour ma part, la magie a opéré, et tout coule de source. Tant mieux ! Bien sûr, il reste des zones d'ombres - mais c'est bien là tout l'intérêt d'un polar de qualité, à mes yeux. Alors, qu'avons-nous là : une histoire sombre, mais aux allures classiques, où s'entrecroisent relations viriles, ambiances années 40-50, et allusions fantastiques. Mais aussi une autre histoire, issue d'une mutinerie, qui verra évoluer de véritables Robinsons Crusoés. Entre ces deux histoires, apparemment aucune liaison... pour le moment ! Les personnages sont bien campés, leur psychologie développée, leur background travaillé. On sent une réelle recherche de la part du scénariste pour rendre son récit réaliste et occulte. Le trait de Patrick Laumont n'est à mes yeux qu'un réceptacle à la couleur de Sébastien Gérard. Cette dernière est tout simplement sublime : informatique, elle n'oublie pourtant pas d'être chaleureuse et génératrice d'ambiances fortes, très présentes. Les scènes concernant l'île perdue sont tout simplement superbes ! C'est donc avant tout le travail du coloriste qui est éblouissant. J'en redemande ! Un premier album qui mérite vraiment le détour, et nous fait espérer une suite du même accabit. Connaissant la production de Filippi, je n'en doute pas une minute.

22/07/2005 (modifier)