Les derniers avis (114454 avis)

Par Pierig
Note: 4/5
Couverture de la série Victor et Rivière
Victor et Rivière

André-Philippe Côté semble être un auteur complet qui connaît un succès certain au Canada. "Victor et Rivière" a d’abord été édité en N&B par "Soulières Editeur" avant d’être réédité en couleur par "Trois-Pistoles" pour séduire le marché européen. De l’album, je n’ai lu que la version N&B mais il me tarde de pouvoir dévorer la version colorisée qui semble bien alléchante ! Déniché par hasard au gré de mes errements dans une bouquinerie, j’ai d’abord été intrigué par le 4eme de couverture puis conquis par la qualité des planches. C’est un réel plaisir que de découvrir des albums d’auteurs francophones venant d’outre atlantique. Leur manière d’approcher et de concevoir une bd apporte un regard neuf sur le neuvième art. Avec cet album, Côté aborde la complexité des relations humaines sans parti pris. L’auteur passe du monde réel à celui de l’imaginaire (et inversement) avec aisance et talent. Ainsi, le lecteur est l’observateur privilégié du lent déclin de Paul Victor et de ses rencontres avec Rimbaud et Verlaine. Malgré la complexité et la richesse de l’album, il me semble à la portée de tous. Côté dessins, Côté (l’auteur) maîtrise parfaitement le N&B et le jeu de lumières. Bref, voici un album sobre et profondément humain qui vaut (largement) le détour . . .

21/10/2005 (modifier)
Par Chelmi
Note: 3/5
Couverture de la série Taanoki
Taanoki

On l’appelle "Taanoki" parce qu’en roulant jusqu’au torrent elle a fait chanter la forêt comme les graines de taanoki lorsqu’elles tombent des branches. S'appuyant sur son vécu, Pasteur nous livre la réalité de l’existence radieuse et contraignante de l'existence dans la Selva Péruvienne. Elle nous entraîne dans le monde des Indiens d’Amazonie. Le récit raconte comment au cours d'une expédition, abandonnée par ses compagnons, une jeune photographe livrée à elle-même se perd en pleine forêt amazonienne. Sauvé par un groupe d'Indiens Ashanincas, elle n'a pas d'autre choix que de s'adapter aux coutumes de la communauté indienne pour survivre. Une merveilleuse amitié naît entre cette journaliste et la jeune indienne qui l'a sauvée. La citadine se transforme, elle s'adonne à un nouvel apprentissage de la vie et est rebaptisée Taanoki par sa nouvelle famille. Mais bien vite, les narco trafiquants et les guérilleros du sentier lumineux, s'acharnent à détruire la paix qui règne au coeur de la cordillère de Vilacamba. Taanoki et ses amis luttent au péril de leur vie et prennent les armes pour se défendre. Les dessins et les couleurs de Plisson retranscrivent bien le paysage amazonien. En revanche j’ai eu quelques petits soucis pour différentier clairement les indiennes qui se ressemblent un peu toutes. Le dialogue et aussi quelques fois difficile à suivre avec les bulles qui s’entrecroisent souvent entre les cases. Le style peut sembler vieux jeu aux yeux de certains mais ça ne ma pas dérangé. (Voici une dédicace de l’auteur.)

21/10/2005 (modifier)
Couverture de la série Le Dessin
Le Dessin

Je suis assez déçue par cet album, après tout le bien que j’en ai entendu dire, parce que, même si je trouve le scénario très original, je reste, comme Ro, circonspecte quant à l’enchaînement des découvertes d’Emile : le hasard fait à chaque fois, formidablement bien les choses, ses intuitions visent juste à tout coup, et ça me paraît assez artificiel. Le dessin, et bien, comme toujours, c’est du M.-A. Mathieu fidèle à lui-même, on aime ou pas, personnellement je ne crains pas, mais je n’en raffole pas non plus. Voilà, pour résumer, un scénario brillant mais qui aurait mérité un développement plus travaillé, à mon avis.

21/10/2005 (modifier)
Par Pierig
Note: 2/5
Couverture de la série On est tous des touristes quelque part
On est tous des touristes quelque part

Difficile de cataloguer cette bd. Le genre "humour" est celui qui lui conviendrait le mieux même si elle ne m’a pas fait beaucoup rire. Cette petite bd au format italien se focalise sur deux personnages qui dissertent sur des banalités débouchant sur des discussions stériles. Dans la rubrique "tranches de vie de gens qui n’ont rien à dire", cet album tient le haut du pavé. Le graphisme n’est pas sans rappeler un certain Coyote officiant chez Fluide sans en atteindre la même maîtrise. Bref, voici un album au contenu pauvre et totalement inintéressant. A lire éventuellement dans une buvette en bord de mer en sirotant une glace à la fraise.

21/10/2005 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
Couverture de la série Ethan Ringler, Agent fédéral
Ethan Ringler, Agent fédéral

Au bout de deux albums, on reste un peu sur sa faim. Car Ethan est toujours dans une situation transitoire : infiltré par les fédéraux dans le milieu de la pègre new-yorkaise, il a une existence de petite frappe, qui n'a pas encore réglé le problème de son identité, ni de ses amours. Cela peut se justifier par le fait que les recherches de ce genre ne sont pas toujours rapides, et parfois n'aboutissent à rien. Le scénario de Filippi est tout de même assez prenant, on s'intéresse un peu à la destinée d'Ethan. Il a trouvé en Gilles Mezzomo un très bon illustrateur qui, d'un style presque "Tardien", évolue progressivement vers du Giraud grande époque. Espérons que la dimension légèrement fantastique liée aux origines indiennes du héros ne terniront pas cette histoire assez divertissante...

21/10/2005 (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
Couverture de la série Kaliclès
Kaliclès

J'avoue que je n'ai pas tout compris dans cet album. Il débute par la bataille de Persépolis, remportée par un Alexandre le Grand quelque peu amer, qui confie un lourd secret à Ptolémée, son fidèle général et futur Pharaon d'Egypte. Puis on bascule sur l'histoire de Kaliclès, un orphelin au nom grec dans l'Egypte de 3 siècles plus tard. Il est dépositaire(et surtout héritier) de rouleaux mystérieux et d'une dague qui vont l'emmener dans de drôles d'aventures. Pendant 46 pages, ce ne sont que rebondissements, retournements de situation... Jusqu'à la fin du tome 1, où le récit prend une curieuse tournure, juste pour nous allécher en attendant le tome 2. Le dessin de Jesus Redondo est un peu naïf et maldroit, mais on sent que l'évolution va dans le bon sens. Pour ces raisons ma note est un peu faible, car je n'ai pas été convaincu par ce premier album. Attendons la suite pour mieux juger...

20/10/2005 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Edmund Bell
Edmund Bell

Pas mon genre de BD, ça... Déjà j'aime très moyennement le dessin. René Follet a un style réaliste que je trouve très proche de celui de Vance. Les planches ont un aspect très vieillot comme les vieilles BDs d'aventure : ce n'est pas ma tasse de thé. Ensuite, concernant les scénarios, nous avons deux types d'histoires à mes yeux. Les premiers tomes qui sont de vrais enquêtes façon "Sherlock Holmes" à la différence près qu'une part de fantastique s'inscrit dans l'intrigue. Mais ces enquêtes sont plus basées sur le mystère, l'aventure et même l'action que sur une résolution intelligente. Le dévoilement de l'intrigue est en effet un peu naïf et assez désuet. Les deux tomes "l'ombre rouge" et "l'ombre noire" forment par contre une vraie histoire d'aventure à la façon d'un Bob Morane avec des combats contre les méchants Nazis, un dangereux homme-singe, des voyages au fin fond de la Sibérie, de la magie, du fantastique, etc... Mais à nouveau, le style est très désuet et l'histoire assez naïve, comme issue d'une époque dépassée du roman d'aventure. Ca pourrait plaire à certains nostalgiques mais personnellement la naïveté du récit et le réalisme "moche" du dessin ne me plaisent pas.

20/10/2005 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Sherlock Holmes
Sherlock Holmes

De l'ancienne collection BDétectives de Claude Lefrancq Editeur, c'est peut-être bien cette série Sherlock Holmes scénarisée par A.P. Duchateau que j'ai le plus appréciée. Il faut avouer qu'à la base, j'aime bien le personnage de Holmes tel qu'il a été créé par Conan Doyle. Ensuite, et c'est une chance, ses aventures s'adaptent assez bien en BD car les dialogues n'y sont pas trop complexes et les situations juste assez visuelles pour donner de l'interêt au passage à l'image dessinée. Le dessin est inégal entre les dessinateurs de cette série. J'aime le dessin de Guy Clair que je trouve net et maîtrisé, un peu rond et pas toujours excellent mais très agréable à lire. J'aime beaucoup moins par contre le dessin de Stibane dont l'encrage me rappelle celui de Walthéry mais qui est empli d'approximations et de ratés visuels à mes yeux. Quant au dessin de Di Sano, je le trouve juste correct mais ce n'est pas tellement mon genre. Quant au scénario, eh bien, tout tient dans la force et l'intelligence des romans de Conan Doyle. Comme je le disais, l'adaptation en BD se passe très bien car les récits sont suffisamment concis, dynamiques et visuels pour rendre bien en un format d'histoire courte ou en 48 pages. Il y a parfois quand même quelques passages un peu confus ou pas très bien rendus au niveau du récit et de la narration, mais si on n'est pas trop exigeant, cela passe. Une assez bonne adaptation au final même si elle n'a rien d'indispensable.

20/10/2005 (modifier)
Par Spooky
Note: 1/5
Couverture de la série Léa Parker
Léa Parker

Mfff. C'est bien parce que je lis tout ce qui me tombe sous la main (ou presque) que j'ai lu ce truc. Je ne regarde pas les séries policières, d'une manière générale, et encore moins les françaises. Cette "adaptation" de l'une des séries les plus populaires est dans le prolongement de la vague de marketing qui afflue sur la BD depuis plusieurs années. Sur cet album, c'est le studio 2HB qui s'est chargé de l'exécution graphique. Zerriouh a réalisé le storyboard et les décors, tandis qu'Allam s'est chargé de l'encrage. Le résultat est... bof. Ce n'est pas franchement laid, mais le style manga pour illustrer une histoire typiquement européenne, j'ai du mal à trouver ça cohérent. Quant à l'histoire... L'humour un peu potache qui règne passerait sans doute mieux dans un épisode télé de 40 ou 52 minutes, mais en BD, ça tombe totalement à plat. C'est quand même bourré de poncifs. Ce n'est pas nul, non, juste mauvais.

20/10/2005 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Edgar Wallace
Edgar Wallace

Côté dessin, peu de chose à dire. C'est un dessin très moyen avec pas mal de ratés même s'il reste lisible. Ce n'est visuellement pas excellent. Mais c'est surtout le scénario qui pêche totalement. Je ne connais absolument pas les romans d'Edgar Wallace mais s'ils sont aussi confus que leurs adaptations BD, je n'ai vraiment pas envie de les lire. Ce qui est "amusant", c'est que les 2 tomes indépendants de cette série ont strictement les mêmes défauts majeurs : la narration est confuse et l'histoire part dans tous les sens. Les personnages s'accumulent sans qu'on voit leur interêt, on ne comprend rien aux motivations des personnages qui parfois s'engueulent pour sa rabibocher tout de suite après, se menacent et en viennent aux mains pour discuter normalement ensuite, semblent tous liés les uns aux autres alors qu'en début d'album, on ne comprend absolument pas ce qu'ils font dans le même récit. Les personnages ne sont absolument pas attachants, les dialogues confus car on a vraiment du mal à comprendre leur place dans le contexte global du récit. C'est bien simple : à aucun moment, on ne rentre un tant soit peu dans l'histoire qui ennuie et agace parfois plus qu'elle n'intéresse. Une lecture assez pénible qui tient juste par un dessin potable et encore, et par une intrigue où on sent pointer vaguement un peu d'interêt mais sans le voir vraiment.

19/10/2005 (modifier)