Voici une série que l'on peut classer parmi les bd oubliées. Et tout à fait entre nous, je trouve que cela est tout à fait justifié.
Le scénario est d'une confusion incroyable. Celui-ci part dans tous les sens. A tel point qu'au bout d'un moment, vous ne savez plus très bien où vous en êtes dans l'histoire. De plus, nous avons droit à de nombreux dialogues, ce qui ne facilite pas les choses.
Je pense que ma seule motivation à l'achat de cette BD fut le dessin. Oui, le graphisme de Béjà est vraiment très beau. Il y a beaucoup de finesse dans son trait et apparemment, le dessinateur prend beaucoup de plaisir à dessiner les femmes, celles-ci sont superbes !
Paru chez Glénat puis réédité en 2004 chez Emmanuel Proust Editions, vous aurez compris que je déconseille fortement l'achat de cette BD !
Plusieurs choses ressortent de cette lecture que je retrouve dans les commentaires d'autres lecteurs. "Fabteam" parle de la non-quête des héros et effectivement, je trouve cela bien intéressant, on ne sait pas vraiment vers quels buts ils avancent, on connaît leurs motivations mais cela laisse la porte ouverte à beaucoup de choses et donc, il stimule notre propre imaginaire, c'est agréable.
Et puis, les quatre histoires de personnages qui se rejoignent ou se croisent au fil de circonstances me met l'eau à la bouche.
Effectivement, ça sent un peu le "gangs of new york" dans l'idée de base, mais on lui pardonnera bien ça parce que les dessins, les décors et les couleurs sont à l'image des principaux personnages féminins... délicieux!
Je trouve déjà le concept génial (j'imagine les différents dessinateurs et scénaristes autour d'une bonne Leffe en train de cogiter sur le projet et j'ai envie d'en faire partie!!)
Ensuite, le fait de retrouver différents styles sous la même couverture est très "frais", ça donne du volume je trouve. J'avais l'impression (fondée) de me retrouver dans un nouveau monde à chaque changement de dessinateur mais qui se rattache à quelque chose que je connais.
Et puis les histoires sont belles parce qu'elles produisent des émotions, des bouleversements, des sensations qu'on ne retrouve pas dans n'importe quelle BD.
Et enfin, oui, la mise en couleur est... comment dire... délectable!!
Tordu de rire à la première comme à la dixième lecture. Comme toute l’œuvre de Goossens, il faut pénétrer son univers avant d'en saisir toute la richesse humoristique. La barrière du dessin "réaliste" est au départ difficile à franchir, mais elle apporte un vrai plus à l'humour. Pour les connaisseurs, notez la présence d'un certains "Louis" (le petit caporal capricieux), ce qui laisse penser que ce "Voyage" est un roman écrit par Louis Machin , héros de la série Georges et Louis.
Note approximative : 3.5/5
J'ai hésité à classer cette BD dans la catégorie humour tant cette lecture m'a fait sourire et rire.
Le dessin de Saudelli est excellent. Bon, d'accord, ses décors sont bien souvent vides ou presque, mais il est excellent quand il s'agit de dessiner aussi bien de belles femmes que des hommes au physique hilarant. Ses femmes sont bien en chair, souvent de grandes musclées comme Tantala. Certains de ses hommes sont de fiers hidalgos mais d'autres, comme son héros surtout, sont rendus ridicules d'une manière parfaitement réussie : j'adore la tête de Mister Mastermind quand un pied de femme passe à sa portée. Ses planches sont cependant bizarrement colorisées, laissant de grandes plages de blanc et usant à côté de cela de couleurs flashy efficaces mais pas très jolies quand même. En outre, il n'encre pas ses dessins, donnant un aspect un peu amateur à son dessin alors que la maîtrise technique me semble clairement au rendez-vous.
Quant au scénario, il est vraiment hilarant. Mister Mastermind est un nouveau super-héros dont le super-pouvoir consiste à savoir appliquer sa volonté aux femmes. Mais surtout Mister Mastermind est un petit malingre totalement fêtichiste, complètement obsédé par les pieds des femmes ! Et quand il doit partir en mission, sa garde du corps doit passer son temps à lui répêter le but de sa mission car notre héros perd sa concentration dès qu'il voit passer une femme et se retrouve sans arrêt à léchouiller les pieds de celles-ci et à leur suggérer mentalement de se déchausser et d'entamer des... choses sensuelles ayant pour thème leurs... pieds.
La narration est tout à fait sympathique et l'humour est vraiment au rendez-vous. Le côté érotique est assez annexe même si certaines scènes sont intéressantes (quoique seul le lectorat masculin devrait apprécier à mon avis). En gros, les scènes les plus crues sont souvent des pugilats entre femmes courts-vêtues qui cherchent à se lêcher mutuellement les pieds. Je vous laisse imaginer.
Franchement drôle et sympathique à lire. Seul reproche majeur, le prix très élevé de ces albums et le fait que le tome 1, seul sorti à ce jour, soit à suivre même s'il se suffit largement à lui-même à mes yeux. De l'érotisme dans la bonne humeur et la drôlerie.
Quelle drôle de BD !
Déjà, je n'aime pas le dessin. Il me rappelle certaines BDs de Blutch mais sans la maîtrise technique. C'est un peu brouillon, un peu sale et... j'aime pas.
Ensuite, le scénario est assez déjanté tout en étant glauque à la fois. Ca commence par un meurtre par décapitation puis la vengeance d'un noir qui utilise le vaudou pour faire en sorte que la tête du décapité aille hanter l'assassin. Ensuite on découvre que l'assassin, shérif d'une petite ville du Sud des USA, est un affreux tueur en série qui dépêce ses victimes pour un affreux musée. La maîtresse de ce monstre, ex-petite amie du décapité du début, est de mêche avec lui et tout aussi brutale et manipulatrice. Et ça continue en meurtres, zombies ressuscités, corps sans tête et têtes sans corps. C'est glauque, aucun personnage n'est attachant, et le récit est tellement absurde par moment qu'il n'accroche pas du tout le lecteur que je suis.
Bref, malgré une certaine originalité, je me vois mal conseiller la lecture de cette BD et des deux autres tomes qui sont sensés y faire suite.
Je partais avec un bon à-priori en entamant cette BD car j'apprécie le dessin de Coutelis et j'imaginais avec plaisir une parodie de super-héros.
Alors oui, le dessin est bon. Coutelis a un trait vraiment maîtrisé et excellent. Seul défaut, ses cases manquent quand même assez de lisibilité et de clarté. C'est maîtrisé mais assez fouillis hélas. Pas très fluide au niveau de la lecture.
Par contre, au niveau scénario, j'ai été largement déçu. Non pas que ce soit nul... Mais je n'ai vraiment pas accroché à l'humour. La trame humoristique se répête au cours des histoires courtes : Man est successivement Plage-Man, Bouffeman, Chomeduman, P.A.F.man, Metroman, HLMman, etc... et à chaque fois il pête la gueule aux indigents qui ne respectent pas les "vraies" valeurs de la plage, de la bonne bouffe, de la culture Française, etc... A chaque fois, le super-héros déboule, casse tout, pête la gueule, crie son message un peu miteux, et se barre. Pas très drôle. Sur l'ensemble de l'album, j'ai dû rire deux ou trois fois, et encore à chaque fois le gag sortait de la trame de base de la BD.
Il a fallu que je relise une deuxième fois en profondeur cette BD pour vraiment l'apprécier à sa juste valeur.
A ma première lecture, j'avais été très rapidement séduit par le début de l'album. L'allusion à La Guerre Eternelle est flagrante et le clin d'oeil est assuré avec le nom du narrateur, Simon Haldeman. On reconnait aussi un décor proche de Starship Troopers avec la même critique de la guerre. La narration, justement, est bonne et dès la première page, on plonge dans l'ambiance absurde et forte d'une guerre déshumanisée où les soldats sont les pions d'officiers loin du champ de bataille. Le récit de la désertion de ces quatre soldats est efficace et bien mené. Le mystère qui grandit ensuite lors de leur périple m'a facilement captivé et intéressé. Par contre, m'attendant à une chute forte et surprenante, j'ai été un peu déçu par le dénouement car je m'attendais à quelque chose de plus original et ingénieux que cela. En outre, il me manquait des données pour comprendre quelques plages d'ombre dans l'intrigue que je considérais comme assez illogiques au final.
J'ai donc aussitôt relu le tout en m'attardant sur chaque dialogue, chaque détail d'image, sur cette métaphore des stratégies comparées des chiens de guerre et des abeilles. Les illogismes ont disparu, les plages d'ombre se sont éclaircies à quelque détail près (les peintures rupestres et le scaphandre de Krell), et la fin m'a paru soudainement nettement plus forte et réussie par sa narration et son symbolisme.
A côté de cela, le dessin n'est pas aussi bon que je l'aurais espéré. Parfois un peu difficile à déchiffrer, j'apprécie surtout très peu sa colorisation. Néanmoins, je l'ai trouvé efficace et collant très bien à la forme de narration et d'histoire. Le réalisme de ses personnages entre autres, ajoute beaucoup à la force narrative.
Cette BD est intelligente, bien menée, relativement originale et surtout a la très grande qualité de tenir excellemment bien en un simple one-shot. Une bonne BD de SF sur le thème de la guerre.
Note approximative : 2.5/5
Je connaissais déjà Arnon par son autre série Les Furies. Je connaissais donc son univers à base d'une petite part d'action, d'une bonne dose d'érotisme, d'humour et de jolies filles. Je connaissais également son ambiance un peu rock'n'roll et ses inspirations de comics et d'underground américain.
Son dessin est lui aussi dans la veine comics. Mais autant ses femmes sont relativement jolies, autant l'ensemble du dessin n'a pas un aspect des plus réussis. Les visages sont déformés, les perspectives foireuses, les décors très moyens. C'est un style auquel je ne m'y fais pas si mal, mais quand on regarde rapidement les planches de ces BDS, ce n'est franchement pas fameux visuellement parlant.
Ensuite, les scénarios de ces histoires à base de sorcellerie, d'humour et d'érotisme ne sont pas vraiment fameux. C'est gentillet voire un peu concon parfois. L'érotisme et le côté un peu trash sont là aussi un peu trop facilement intégrés dans ces historiettes. Quant à l'humour, ben autant je m'étais attaché à celui de la série Les Furies, autant là, je dois dire que je n'ai pas franchement rigolé ni souri.
Bon, je suis assez indulgent avec cette série parce que j'ai un peu d'affection pour le style assez original et personnel d'Arnon, mais ça reste néanmoins de la série B de la BD à mes yeux.
Le nom de Camille Saféris me disait quelque chose mais c'est sans savoir que c'était un habitué des chroniques humoristiques du petit écran que j'ai lu cette série.
Déjà, il faut savoir que cette série est difficile à cataloguer car son nom change à chaque nouveau tome :
- tome 1 paru chez Hors Collection sous le titre de série "Les Aventures du jeune Grégoire" et sous-titré "Seul contre toutes"
- tome 2 paru chez Albin Michel sous le titre de série "Champion de l'Amour" et sous-titré "Seul avec nous deux"
- tome 3 paru chez Albin Michel sous le titre de série "Superslip" et sous-titré "l'homme qui aimait les strings"
Le personnage principal reste le même, Grégoire, un monsieur tout-le-monde avec ses qualités et surtout ses défauts. Le tome 1 le voit vivre sa vie de célibataire un peu looser. Mais les tomes 2 et 3 le verront au contraire vivre en couple. Et à chaque fois, ce seront les petits affres du quotidien, de la vie sexuelle et sociale qui sont abordés avec une touche de réalisme et une touche d'humour. C'est nettement une série dans la mouvance des BDs du quotidien comme Monsieur Jean voire Jean-Claude Tergal pour le tome 1 mais avec nettement moins d'humour. Le rythme de la narration est lent et pas vraiment prenant. Les situations sont relativement proches du réel et pourraient être touchantes même si elles n'arrivent qu'à moitié à atteindre leur objectif me concernant. L'humour n'est pas très original ni vraiment hilarant même s'il reste plaisant.
Quant au dessin, il est de nouveau à la croisée des chemins entre Dupuy & Berberian et Chaland sans la maîtrise technique des uns ou de l'autre. Ce n'est pas désagréable à lire mais esthétiquement ce dessin n'a rien de fantastique.
Une série traitant du quotidien avec humour mais qui ne marquera pas le lecteur par son originalité, son humour ou sa finesse.
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Les Compagnons du Rêve
Voici une série que l'on peut classer parmi les bd oubliées. Et tout à fait entre nous, je trouve que cela est tout à fait justifié. Le scénario est d'une confusion incroyable. Celui-ci part dans tous les sens. A tel point qu'au bout d'un moment, vous ne savez plus très bien où vous en êtes dans l'histoire. De plus, nous avons droit à de nombreux dialogues, ce qui ne facilite pas les choses. Je pense que ma seule motivation à l'achat de cette BD fut le dessin. Oui, le graphisme de Béjà est vraiment très beau. Il y a beaucoup de finesse dans son trait et apparemment, le dessinateur prend beaucoup de plaisir à dessiner les femmes, celles-ci sont superbes ! Paru chez Glénat puis réédité en 2004 chez Emmanuel Proust Editions, vous aurez compris que je déconseille fortement l'achat de cette BD !
Les Princes d'Arclan
Plusieurs choses ressortent de cette lecture que je retrouve dans les commentaires d'autres lecteurs. "Fabteam" parle de la non-quête des héros et effectivement, je trouve cela bien intéressant, on ne sait pas vraiment vers quels buts ils avancent, on connaît leurs motivations mais cela laisse la porte ouverte à beaucoup de choses et donc, il stimule notre propre imaginaire, c'est agréable. Et puis, les quatre histoires de personnages qui se rejoignent ou se croisent au fil de circonstances me met l'eau à la bouche. Effectivement, ça sent un peu le "gangs of new york" dans l'idée de base, mais on lui pardonnera bien ça parce que les dessins, les décors et les couleurs sont à l'image des principaux personnages féminins... délicieux!
Les contes de Brocéliande
Je trouve déjà le concept génial (j'imagine les différents dessinateurs et scénaristes autour d'une bonne Leffe en train de cogiter sur le projet et j'ai envie d'en faire partie!!) Ensuite, le fait de retrouver différents styles sous la même couverture est très "frais", ça donne du volume je trouve. J'avais l'impression (fondée) de me retrouver dans un nouveau monde à chaque changement de dessinateur mais qui se rattache à quelque chose que je connais. Et puis les histoires sont belles parce qu'elles produisent des émotions, des bouleversements, des sensations qu'on ne retrouve pas dans n'importe quelle BD. Et enfin, oui, la mise en couleur est... comment dire... délectable!!
Voyage au bout de la Lune
Tordu de rire à la première comme à la dixième lecture. Comme toute l’œuvre de Goossens, il faut pénétrer son univers avant d'en saisir toute la richesse humoristique. La barrière du dessin "réaliste" est au départ difficile à franchir, mais elle apporte un vrai plus à l'humour. Pour les connaisseurs, notez la présence d'un certains "Louis" (le petit caporal capricieux), ce qui laisse penser que ce "Voyage" est un roman écrit par Louis Machin , héros de la série Georges et Louis.
Mister Mastermind
Note approximative : 3.5/5 J'ai hésité à classer cette BD dans la catégorie humour tant cette lecture m'a fait sourire et rire. Le dessin de Saudelli est excellent. Bon, d'accord, ses décors sont bien souvent vides ou presque, mais il est excellent quand il s'agit de dessiner aussi bien de belles femmes que des hommes au physique hilarant. Ses femmes sont bien en chair, souvent de grandes musclées comme Tantala. Certains de ses hommes sont de fiers hidalgos mais d'autres, comme son héros surtout, sont rendus ridicules d'une manière parfaitement réussie : j'adore la tête de Mister Mastermind quand un pied de femme passe à sa portée. Ses planches sont cependant bizarrement colorisées, laissant de grandes plages de blanc et usant à côté de cela de couleurs flashy efficaces mais pas très jolies quand même. En outre, il n'encre pas ses dessins, donnant un aspect un peu amateur à son dessin alors que la maîtrise technique me semble clairement au rendez-vous. Quant au scénario, il est vraiment hilarant. Mister Mastermind est un nouveau super-héros dont le super-pouvoir consiste à savoir appliquer sa volonté aux femmes. Mais surtout Mister Mastermind est un petit malingre totalement fêtichiste, complètement obsédé par les pieds des femmes ! Et quand il doit partir en mission, sa garde du corps doit passer son temps à lui répêter le but de sa mission car notre héros perd sa concentration dès qu'il voit passer une femme et se retrouve sans arrêt à léchouiller les pieds de celles-ci et à leur suggérer mentalement de se déchausser et d'entamer des... choses sensuelles ayant pour thème leurs... pieds. La narration est tout à fait sympathique et l'humour est vraiment au rendez-vous. Le côté érotique est assez annexe même si certaines scènes sont intéressantes (quoique seul le lectorat masculin devrait apprécier à mon avis). En gros, les scènes les plus crues sont souvent des pugilats entre femmes courts-vêtues qui cherchent à se lêcher mutuellement les pieds. Je vous laisse imaginer. Franchement drôle et sympathique à lire. Seul reproche majeur, le prix très élevé de ces albums et le fait que le tome 1, seul sorti à ce jour, soit à suivre même s'il se suffit largement à lui-même à mes yeux. De l'érotisme dans la bonne humeur et la drôlerie.
Vaudou Dou Wap
Quelle drôle de BD ! Déjà, je n'aime pas le dessin. Il me rappelle certaines BDs de Blutch mais sans la maîtrise technique. C'est un peu brouillon, un peu sale et... j'aime pas. Ensuite, le scénario est assez déjanté tout en étant glauque à la fois. Ca commence par un meurtre par décapitation puis la vengeance d'un noir qui utilise le vaudou pour faire en sorte que la tête du décapité aille hanter l'assassin. Ensuite on découvre que l'assassin, shérif d'une petite ville du Sud des USA, est un affreux tueur en série qui dépêce ses victimes pour un affreux musée. La maîtresse de ce monstre, ex-petite amie du décapité du début, est de mêche avec lui et tout aussi brutale et manipulatrice. Et ça continue en meurtres, zombies ressuscités, corps sans tête et têtes sans corps. C'est glauque, aucun personnage n'est attachant, et le récit est tellement absurde par moment qu'il n'accroche pas du tout le lecteur que je suis. Bref, malgré une certaine originalité, je me vois mal conseiller la lecture de cette BD et des deux autres tomes qui sont sensés y faire suite.
Man - Super Héros Polyvalent
Je partais avec un bon à-priori en entamant cette BD car j'apprécie le dessin de Coutelis et j'imaginais avec plaisir une parodie de super-héros. Alors oui, le dessin est bon. Coutelis a un trait vraiment maîtrisé et excellent. Seul défaut, ses cases manquent quand même assez de lisibilité et de clarté. C'est maîtrisé mais assez fouillis hélas. Pas très fluide au niveau de la lecture. Par contre, au niveau scénario, j'ai été largement déçu. Non pas que ce soit nul... Mais je n'ai vraiment pas accroché à l'humour. La trame humoristique se répête au cours des histoires courtes : Man est successivement Plage-Man, Bouffeman, Chomeduman, P.A.F.man, Metroman, HLMman, etc... et à chaque fois il pête la gueule aux indigents qui ne respectent pas les "vraies" valeurs de la plage, de la bonne bouffe, de la culture Française, etc... A chaque fois, le super-héros déboule, casse tout, pête la gueule, crie son message un peu miteux, et se barre. Pas très drôle. Sur l'ensemble de l'album, j'ai dû rire deux ou trois fois, et encore à chaque fois le gag sortait de la trame de base de la BD.
Le Bataillon des lâches
Il a fallu que je relise une deuxième fois en profondeur cette BD pour vraiment l'apprécier à sa juste valeur. A ma première lecture, j'avais été très rapidement séduit par le début de l'album. L'allusion à La Guerre Eternelle est flagrante et le clin d'oeil est assuré avec le nom du narrateur, Simon Haldeman. On reconnait aussi un décor proche de Starship Troopers avec la même critique de la guerre. La narration, justement, est bonne et dès la première page, on plonge dans l'ambiance absurde et forte d'une guerre déshumanisée où les soldats sont les pions d'officiers loin du champ de bataille. Le récit de la désertion de ces quatre soldats est efficace et bien mené. Le mystère qui grandit ensuite lors de leur périple m'a facilement captivé et intéressé. Par contre, m'attendant à une chute forte et surprenante, j'ai été un peu déçu par le dénouement car je m'attendais à quelque chose de plus original et ingénieux que cela. En outre, il me manquait des données pour comprendre quelques plages d'ombre dans l'intrigue que je considérais comme assez illogiques au final. J'ai donc aussitôt relu le tout en m'attardant sur chaque dialogue, chaque détail d'image, sur cette métaphore des stratégies comparées des chiens de guerre et des abeilles. Les illogismes ont disparu, les plages d'ombre se sont éclaircies à quelque détail près (les peintures rupestres et le scaphandre de Krell), et la fin m'a paru soudainement nettement plus forte et réussie par sa narration et son symbolisme. A côté de cela, le dessin n'est pas aussi bon que je l'aurais espéré. Parfois un peu difficile à déchiffrer, j'apprécie surtout très peu sa colorisation. Néanmoins, je l'ai trouvé efficace et collant très bien à la forme de narration et d'histoire. Le réalisme de ses personnages entre autres, ajoute beaucoup à la force narrative. Cette BD est intelligente, bien menée, relativement originale et surtout a la très grande qualité de tenir excellemment bien en un simple one-shot. Une bonne BD de SF sur le thème de la guerre.
Je suis une sorcière
Note approximative : 2.5/5 Je connaissais déjà Arnon par son autre série Les Furies. Je connaissais donc son univers à base d'une petite part d'action, d'une bonne dose d'érotisme, d'humour et de jolies filles. Je connaissais également son ambiance un peu rock'n'roll et ses inspirations de comics et d'underground américain. Son dessin est lui aussi dans la veine comics. Mais autant ses femmes sont relativement jolies, autant l'ensemble du dessin n'a pas un aspect des plus réussis. Les visages sont déformés, les perspectives foireuses, les décors très moyens. C'est un style auquel je ne m'y fais pas si mal, mais quand on regarde rapidement les planches de ces BDS, ce n'est franchement pas fameux visuellement parlant. Ensuite, les scénarios de ces histoires à base de sorcellerie, d'humour et d'érotisme ne sont pas vraiment fameux. C'est gentillet voire un peu concon parfois. L'érotisme et le côté un peu trash sont là aussi un peu trop facilement intégrés dans ces historiettes. Quant à l'humour, ben autant je m'étais attaché à celui de la série Les Furies, autant là, je dois dire que je n'ai pas franchement rigolé ni souri. Bon, je suis assez indulgent avec cette série parce que j'ai un peu d'affection pour le style assez original et personnel d'Arnon, mais ça reste néanmoins de la série B de la BD à mes yeux.
Les Aventures du jeune Grégoire (Champion de l'amour)
Le nom de Camille Saféris me disait quelque chose mais c'est sans savoir que c'était un habitué des chroniques humoristiques du petit écran que j'ai lu cette série. Déjà, il faut savoir que cette série est difficile à cataloguer car son nom change à chaque nouveau tome : - tome 1 paru chez Hors Collection sous le titre de série "Les Aventures du jeune Grégoire" et sous-titré "Seul contre toutes" - tome 2 paru chez Albin Michel sous le titre de série "Champion de l'Amour" et sous-titré "Seul avec nous deux" - tome 3 paru chez Albin Michel sous le titre de série "Superslip" et sous-titré "l'homme qui aimait les strings" Le personnage principal reste le même, Grégoire, un monsieur tout-le-monde avec ses qualités et surtout ses défauts. Le tome 1 le voit vivre sa vie de célibataire un peu looser. Mais les tomes 2 et 3 le verront au contraire vivre en couple. Et à chaque fois, ce seront les petits affres du quotidien, de la vie sexuelle et sociale qui sont abordés avec une touche de réalisme et une touche d'humour. C'est nettement une série dans la mouvance des BDs du quotidien comme Monsieur Jean voire Jean-Claude Tergal pour le tome 1 mais avec nettement moins d'humour. Le rythme de la narration est lent et pas vraiment prenant. Les situations sont relativement proches du réel et pourraient être touchantes même si elles n'arrivent qu'à moitié à atteindre leur objectif me concernant. L'humour n'est pas très original ni vraiment hilarant même s'il reste plaisant. Quant au dessin, il est de nouveau à la croisée des chemins entre Dupuy & Berberian et Chaland sans la maîtrise technique des uns ou de l'autre. Ce n'est pas désagréable à lire mais esthétiquement ce dessin n'a rien de fantastique. Une série traitant du quotidien avec humour mais qui ne marquera pas le lecteur par son originalité, son humour ou sa finesse.