J'ai découvert Baru il y a peu, c'est le deuxième album que je lis du bonhomme et je ne suis pas déçu.
Son style graphique, sec et pêchu est extraordinaire, les cadrages sont parfaits, rien que pour cela, l'album mérite d'être lu.
En ce qui concerne les histoires, elles sont toutes intéressantes indépendemment, le lien qui se met tranquillement en place entre elles à la fin, se fait de façon simple et donne un intérêt supplémentaire à la lecture.
Les codes graphiques et narratifs sont sensiblement différents, selon que l'on suive l'homme ou la femme et mine de rien, c'est un détail plaisant de plus.
Au final un bon album où les situations dramatiques et parfois cocasses s'enchaînent avec brio. C'est franchement bien, c'est à lire.
Très belle adaptation du roman de Paul Auster, Cité de Verre est simplement mais superbement mis en images par Mazzuchelli. Le scénario est tiré au cordeau. Le dédoublement de la personnalité du héros, dans une cité labyrinthique (New York) et cauchemardesque, donne au final au lecteur une impression envoûtante.
A lire sans hésiter.
Note approximative : 2.5/5
Je partais avec un bon a priori pour ma lecture de cette série car je n'ai jamais lu les livres de Gaston Leroux et j'étais heureux de trouver ainsi un moyen de découvrir ses oeuvres célèbres que je n'ai pas le temps de lire en véritable roman.
Mais déjà, j'ai été un peu refroidi par le dessin. Il est stylisé ligne claire ce qui ne me dérange pas, mais il est également très moyen. Beaucoup d'erreurs, d'approximations, de petits ratés qui donnent un résultat lisible mais très passable visuellement parlant. Bon, mais rien de vraiment moche pour peu qu'on ne soit pas trop exigeant.
L'ennui, c'est qu'ensuite, la narration ne colle pas non plus. Adapter un roman est un exercice difficile car il y a énormément d'informations à faire passer dans le faible nombre de pages d'une BD. Le scénariste a choisi ici de condenser un maximum, avec un grand nombre de cases par pages et de dialogues. Ca pourrait aller si la narration ne pêchait pas vraiment. Les paroles de Rouletabille sont souvent incompréhensibles, les subtilités du roman échappant totalement à leur passage en BD. De même, les déductions logiques du héros échappent souvent largement au lecteur car il ne passe pas en BD la somme d'informations, d'ambiance, d'indices qui passent dans un roman. Et finalement, les scènes d'action elles-mêmes sont parfois embrouillées et j'ai dû relire certaines pour essayer de comprendre ce qu'il s'est passé et pourquoi tel personnage dit telle chose.
L'adaptation et la narration me semblent donc très moyennes. Et surtout, l'interêt du passage en BD me parait vraiment assez dispensable car les images n'apportent pas grand chose, l'essentiel de l'information de ces histoires étant inclus dans les dialogues.
Déception donc malgré l'intérêt que je portais à une adaptation en BD d'oeuvres littéraires intéressantes.
Je dois avouer que ce genre de Bd n'est habituellement pas ma tasse de thé.
Mais là, je me suis laissé prendre au jeu : j'ai tout de suite été happé par le scénario. C'est un bon polar, qui maintient un suspense tout au long des (nombreux) tomes. En revanche les dessins... mais bon, j'ai trouvé l'histoire suffisamment intéressante, mais pas toujours vraiment crédible, pour passer l'éponge là-dessus.
BD oubapienne.
On peut saluer l'exercice de style, mais ça reste quand même de la BD expérimentale.
Une curiosité, une réussite, certes, mais qu'il aurait, je pense, été préférable d'intégrer à un oupus.
Il faut beaucoup de talent pour intéresser un lecteur avec des sujets comme la médiocrité ou l'ennui. Clowes y réussit à merveille. Je me suis toujours demandé comment cet auteur s'y prenait pour y parvenir à chaque fois. Peut-être ses livres sont-ils le miroir de nos (mes ?) propres faiblesses ? Mais sans chercher une réponse psy ou métaphysique, Daniel Clowes possède un véritable et immense talent, tout simplement.
He Youzhi est un maître pour tous les peintres qui ont la cinquantaine. C'est avec ses petits livres d'"images enchaînées" qu'ils ont appris le dessin. Les Editions de l'An 2 proposent aujourd'hui cette autobiographie à part, entre bande dessinée et illustration. He Youzhi évoque de manière très succincte, un peu à la manière de flashes, ses années de jeunesse, de 0 à 30 ans. L'histoire se déroule sans événements marquants (il a même été soldat, mais n'a jamais combattu), sur un ton un peu détaché, un peu récitatif. Dommage, car cela nuit quelque peu à l'intérêt de l'histoire, servie tout de même par un joli dessin, aux proportions harmonieuses, hérité d'anciennes estampes chinoises et japonaises et de l'art religieux chinois.
Une curiosité.
Très belle fable, brillante d'originalité.
J'ai découvert cette BD par hasard et j'ai tout de suite été séduit par le dessin.
Quant au scénario, c'est un vrai petit bijou : on sent une intensité dramatique qui se fait ressentir avec de plus en plus d'acuité au fur et à mesure que se déroule l'histoire.
Attention quand même, c'est pas vraiment du polar, c'est plus du loufoque.
Cette série est vraiment remarquable.
L'univers de l'auteur qui confine au surréalisme, à la science-fiction et à l'insolite nous apporte un véritable plaisir de lecture, toujours renouvelé.
Marc-Antoine Mathieu est vraiment pour moi un auteur jubilatoire.
Chapeau bas, Messieurs, c'est un génie !
J'ai été très déçu par cette BD.
Peut-être m'en étais-je fait une idée trop forte, préconçue, à cause du prix Pullitzer sans doute, et de tous les avis que l'on peut glaner ici et ailleurs et qui en font une BD géniale, voire LA Bd du millénaire.
Personnellement je n'ai même pas réussi à atteindre la dernière page.
Franchement je ne comprends pas ; il me semble que j'ai un esprit ouvert, critique, que je ne suis pas complètement demeuré, mais là, franchement, j'ai du me forcer.
Le traitement du sujet n'est évidemment pas en cause, encore qu'on n'y apprenne rien de vraiment nouveau (du moins en ce qui me concerne)
Je ne vois vraiment pas quelles sont les qualités de cette BD.
Je pense que ce n'est pas parce que l'on écrit quelque chose sur la shoah, que ce quelque chose doive forcément être porté aux nues.
2/5 par respect pour le sujet, mais pour moi, Maus est très décevant.
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Sur la route encore
J'ai découvert Baru il y a peu, c'est le deuxième album que je lis du bonhomme et je ne suis pas déçu. Son style graphique, sec et pêchu est extraordinaire, les cadrages sont parfaits, rien que pour cela, l'album mérite d'être lu. En ce qui concerne les histoires, elles sont toutes intéressantes indépendemment, le lien qui se met tranquillement en place entre elles à la fin, se fait de façon simple et donne un intérêt supplémentaire à la lecture. Les codes graphiques et narratifs sont sensiblement différents, selon que l'on suive l'homme ou la femme et mine de rien, c'est un détail plaisant de plus. Au final un bon album où les situations dramatiques et parfois cocasses s'enchaînent avec brio. C'est franchement bien, c'est à lire.
Cité de verre
Très belle adaptation du roman de Paul Auster, Cité de Verre est simplement mais superbement mis en images par Mazzuchelli. Le scénario est tiré au cordeau. Le dédoublement de la personnalité du héros, dans une cité labyrinthique (New York) et cauchemardesque, donne au final au lecteur une impression envoûtante. A lire sans hésiter.
Rouletabille
Note approximative : 2.5/5 Je partais avec un bon a priori pour ma lecture de cette série car je n'ai jamais lu les livres de Gaston Leroux et j'étais heureux de trouver ainsi un moyen de découvrir ses oeuvres célèbres que je n'ai pas le temps de lire en véritable roman. Mais déjà, j'ai été un peu refroidi par le dessin. Il est stylisé ligne claire ce qui ne me dérange pas, mais il est également très moyen. Beaucoup d'erreurs, d'approximations, de petits ratés qui donnent un résultat lisible mais très passable visuellement parlant. Bon, mais rien de vraiment moche pour peu qu'on ne soit pas trop exigeant. L'ennui, c'est qu'ensuite, la narration ne colle pas non plus. Adapter un roman est un exercice difficile car il y a énormément d'informations à faire passer dans le faible nombre de pages d'une BD. Le scénariste a choisi ici de condenser un maximum, avec un grand nombre de cases par pages et de dialogues. Ca pourrait aller si la narration ne pêchait pas vraiment. Les paroles de Rouletabille sont souvent incompréhensibles, les subtilités du roman échappant totalement à leur passage en BD. De même, les déductions logiques du héros échappent souvent largement au lecteur car il ne passe pas en BD la somme d'informations, d'ambiance, d'indices qui passent dans un roman. Et finalement, les scènes d'action elles-mêmes sont parfois embrouillées et j'ai dû relire certaines pour essayer de comprendre ce qu'il s'est passé et pourquoi tel personnage dit telle chose. L'adaptation et la narration me semblent donc très moyennes. Et surtout, l'interêt du passage en BD me parait vraiment assez dispensable car les images n'apportent pas grand chose, l'essentiel de l'information de ces histoires étant inclus dans les dialogues. Déception donc malgré l'intérêt que je portais à une adaptation en BD d'oeuvres littéraires intéressantes.
Le Triangle Secret
Je dois avouer que ce genre de Bd n'est habituellement pas ma tasse de thé. Mais là, je me suis laissé prendre au jeu : j'ai tout de suite été happé par le scénario. C'est un bon polar, qui maintient un suspense tout au long des (nombreux) tomes. En revanche les dessins... mais bon, j'ai trouvé l'histoire suffisamment intéressante, mais pas toujours vraiment crédible, pour passer l'éponge là-dessus.
Cercle vicieux
BD oubapienne. On peut saluer l'exercice de style, mais ça reste quand même de la BD expérimentale. Une curiosité, une réussite, certes, mais qu'il aurait, je pense, été préférable d'intégrer à un oupus.
Ghost World
Il faut beaucoup de talent pour intéresser un lecteur avec des sujets comme la médiocrité ou l'ennui. Clowes y réussit à merveille. Je me suis toujours demandé comment cet auteur s'y prenait pour y parvenir à chaque fois. Peut-être ses livres sont-ils le miroir de nos (mes ?) propres faiblesses ? Mais sans chercher une réponse psy ou métaphysique, Daniel Clowes possède un véritable et immense talent, tout simplement.
Mes années de jeunesse
He Youzhi est un maître pour tous les peintres qui ont la cinquantaine. C'est avec ses petits livres d'"images enchaînées" qu'ils ont appris le dessin. Les Editions de l'An 2 proposent aujourd'hui cette autobiographie à part, entre bande dessinée et illustration. He Youzhi évoque de manière très succincte, un peu à la manière de flashes, ses années de jeunesse, de 0 à 30 ans. L'histoire se déroule sans événements marquants (il a même été soldat, mais n'a jamais combattu), sur un ton un peu détaché, un peu récitatif. Dommage, car cela nuit quelque peu à l'intérêt de l'histoire, servie tout de même par un joli dessin, aux proportions harmonieuses, hérité d'anciennes estampes chinoises et japonaises et de l'art religieux chinois. Une curiosité.
Qui a tué l'idiot ?
Très belle fable, brillante d'originalité. J'ai découvert cette BD par hasard et j'ai tout de suite été séduit par le dessin. Quant au scénario, c'est un vrai petit bijou : on sent une intensité dramatique qui se fait ressentir avec de plus en plus d'acuité au fur et à mesure que se déroule l'histoire. Attention quand même, c'est pas vraiment du polar, c'est plus du loufoque.
Julius Corentin Acquefacques
Cette série est vraiment remarquable. L'univers de l'auteur qui confine au surréalisme, à la science-fiction et à l'insolite nous apporte un véritable plaisir de lecture, toujours renouvelé. Marc-Antoine Mathieu est vraiment pour moi un auteur jubilatoire. Chapeau bas, Messieurs, c'est un génie !
Maus
J'ai été très déçu par cette BD. Peut-être m'en étais-je fait une idée trop forte, préconçue, à cause du prix Pullitzer sans doute, et de tous les avis que l'on peut glaner ici et ailleurs et qui en font une BD géniale, voire LA Bd du millénaire. Personnellement je n'ai même pas réussi à atteindre la dernière page. Franchement je ne comprends pas ; il me semble que j'ai un esprit ouvert, critique, que je ne suis pas complètement demeuré, mais là, franchement, j'ai du me forcer. Le traitement du sujet n'est évidemment pas en cause, encore qu'on n'y apprenne rien de vraiment nouveau (du moins en ce qui me concerne) Je ne vois vraiment pas quelles sont les qualités de cette BD. Je pense que ce n'est pas parce que l'on écrit quelque chose sur la shoah, que ce quelque chose doive forcément être porté aux nues. 2/5 par respect pour le sujet, mais pour moi, Maus est très décevant.