Les derniers avis (113982 avis)

Par Spooky
Note: 3/5
Couverture de la série Buck
Buck

Pas mal ce petit album. C'est une lecture assez intéressante de l'universalité de notre société de consommation ; universalité dans le sens où l'on a tendance à tous consommer la même chose. On est un peu déstabilisé par l'enchaînement des récits centrés sur les trois personnages, mais finalement c'est plutôt bien découpé, chaque transition intervenant sur une situation à suspense (suspense relatif : c'est du roman graphique). Le dessin de Pierre Maurel est un mélange plutôt pas mal de la ligne claire et de certains canons "nouvelle BD", qui sert plutôt bien son récit. L'album est plutôt distrayant, se permettant de nous offrir une petite réflexion sur la relativité de la vie.

26/08/2005 (modifier)
Couverture de la série V pour Vendetta
V pour Vendetta

Bien loin de moi le devoir de mettre obligatoirement une note extraordinaire à cet ouvrage, je n'aurais de toute manière pas le choix. Après avoir lu nombre de critiques, je décide enfin de livrer mes impressions en espérant ne pas déranger qui que ce soit. V for Vendetta... Quel titre; quelle idée aussi dangereuse soit-elle. Pour nous pauvres lecteurs laissés à l'abandon, en tête-à-tête avec ce concept. Celui de raconter une histoire et d'essayer de nous l'exposer concrètement sur du papier. Certes les couleurs sont froides, ternes mais à l'image de ce qu'on a voulu que l'on ressente en lisant. Du début à la fin, nous restons scotchés case après case, laissant parfois derrière nous quelques lecteurs n'aspirant pas à cette atmosphère de vérité froide et terriblement crue. On sent également les influences des plus grands en parcourant notre chemin (Georges Orwell, thanks). Mais ce qui nous pousse à aller plus loin est qu'il demeure des questions auxquelles nous n'avons pas de réponse. La remise en question de notre propre condition, se demander si un jour je ne pourrai pas moi-même devenir "V"... Une vision qui tente de réparer les lois de notre conditionnement. Un message dans des dessins qui ne se veulent pas trop explicites. Des réponses qu'on ne trouve qu'une fois s'être interrogé, après avoir lu cette magnifique BD. PS: l'expérience continue avec cette adaptation cinématographique qui me laisse pour l'instant perplexe sur l'incidence du message qu'elle pourrait faire passer. Ne tuons pas la culture et lisez d'abord cette bande dessinée...

26/08/2005 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
Couverture de la série La Petite Reine
La Petite Reine

Servais, en marge de ses séries vedettes, se détend en réalisant des petites histoires mystérieuses, mais toujours en rapport avec l'écologie. C'est encore une fois le cas avec ce thriller un peu daté, qui mêle agréablement sensualité, critique sociale et apiculture. Les abeilles tueuses sont mises à contribution, à côté de deux soeurs aux relations saphiques, dans cette histoire un peu oppressante. Ce sentiment d'étouffement est conforté par les couleurs de Warnauts, à l'occasion de la réédition en 2004 de l'album initialement sorti en 1991. Cela ne laisse pas un souvenir inoubliable, mais c'est plutôt agréable à lire.

26/08/2005 (modifier)
Par Pierig
Note: 2/5
Couverture de la série Iris
Iris

Troisième album de Comès que je lis et troisième déception. Pourtant, le trait si caractéristique en N&B de l’auteur figure parmi mes préférés dans le genre (avec ceux de Chabouté). De plus, il n’a pas son pareil pour dessiner les animaux à l’image du chat de cet album. On reste coi devant autant de maîtrise. Par contre, les figures des personnages me plaisent moins. Il en va de même pour ce récit qui m’indiffère complètement. Je trouve la narration maladroite et peu captivante, tout comme ce fut le cas pour La maison où rêvent les arbres. A la lecture des albums de Comès, on peut observer des thèmes récurrents qui se font jour : l’importance du monde végétal ou encore la confrontation entre le monde profane et la religion. Mais ces thèmes sont abordés de manière trop superficielle, sans réelle originalité pour susciter un semblant d’intérêt. Bref, les meilleurs albums de Comès restent pour moi encore à découvrir.

26/08/2005 (modifier)
Par Pierig
Note: 1/5
Couverture de la série Le Labyrinthe de Kratochvil
Le Labyrinthe de Kratochvil

Je n’ai lu de Mahler que TNT et Lame Ryder que j’ai trouvé tout deux pas trop mal. De plus, le dessin minimaliste style "dessin de presse" est plutôt sympathique. Repéré dans le bac des "indépendants" d’une librairie bien fournie, j’entame la lecture du Labyrinthe de Kratochvil, lecture de courte durée car lu en quelques secondes. En effet, ce troisième album centré autour du personnage Kratochvil ne pèse pas bien lourd avec ses 24 pages en tout et un (tout petit) dessin muet par page. L’intérêt des albums précédents (parus chez L’Association) semblant déjà fort limité, celui –ci ne déroge pas à la règle. Mahler se contente de faire tourner en rond son personnage fétiche dans une sorte de cheminée d’usine. Difficile de décrypter les intentions de l’auteur sur cet album et je ne pense pas que la lecture des tomes parus chez L’Association m’y aideront beaucoup . . . Bref, voici un album à réserver uniquement aux inconditionnels de Kratochvil (qui ne semblent pas bien nombreux).

26/08/2005 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Nos plus grands succès
Nos plus grands succès

Un album paru en 1984 qui n'a vraiment pas dû marquer son époque à mon avis. Le dessin de Béja y est dans un style ligne claire, à mi-chemin entre Tintin et Milou et le style de Berthet des débuts de Pin-up, avec largement moins de talent cependant. En outre, les couleurs sont assez voire franchement moches. Quant aux scénarios, ce sont des adaptations de musiques connues de l'époque qui, hormis celle de Dutronc, sont plus ou moins tombées dans l'oubli. Ces adaptations demandent pour la plupart de bien connaître les chansons ou de les écouter en même temps car leur texte n'est donné qu'en petites proportions, les dialogues et la narration prenant pour acquis qu'on connait déjà l'histoire et ce qu'il se passe. Cela donne beaucoup d'ellipses, une logique narrative pas facile à suivre, une impression que les auteurs se la jouent "artistes" et surtout des histoires franchement inintéressantes. Des histoires courtes en hommage à des artistes et des chansons oubliées, une Bd qui à elle seule ne suffit pas du tout à intéresser le lecteur et des dessins très moyens. Pas la peine de vous ruer sur cette Bd si vous la trouvez en brocante...

26/08/2005 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Durango
Durango

Au vu des bons avis ci-dessous et même si les Western ne sont pas vraiment ma tasse de thé, je m'attendais à un peu mieux que cela. Durango est une série pas mal à mes yeux mais loin d'être incontournable. Au niveau du dessin, Swolfs a vu son trait évoluer au fil des albums. Dès le tome 1, les décors sont plutôt bons et les couleurs appréciables. Par contre, dans ce début de série, les visages des personnages sont passablement moches voire parfois ratés à mon goût. Mais au fil des tomes et des années, Swolfs va acquérir sa maîtrise technique qu'on lui connait actuellement, donnant un aspect visuel sympa à cette série. Quant aux scénarios, ils sont très peu originaux. Les histoires sont souvent simples quoique bien montées, la narration est efficace, on peut déplorer quelques clichés par-ci par-là, mais même pour quelqu'un qui n'aime pas trop les westerns comme moi, ça se lit très bien. Disons que la lecture fait passer un assez bon moment mais qu'il n'en ressort pas grand chose de plus à mes yeux.

26/08/2005 (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
Couverture de la série The Summer of Love
The Summer of Love

Debbie Drechsler a bien évolué depuis Daddy's Girl. Son dessin est plus fin, plus "propre", et sa narration plus harmonieuse. Son sujet, aussi, est plus "sage", moins brut. Elle raconte ici les aléas sentimentaux d'une adolescente (autobiographie ?), qui découvre presque simultanément l'homosexualité féminine, la sexualité avec des garçons plus âgés, et la fragilité d'une amitié adolescente. Bon, ça peut être intéressant si l'on a l'âme fleur bleue, mais quand même, il ne se passe pas grand-chose... Lily passe beaucoup de temps à rêvasser, à attendre, à se poser des questions, alors que tous, autour d'elle, agissent. Du coup, on a un peu envie de la baffer, cette gamine...

26/08/2005 (modifier)
Par ArzaK
Note: 2/5
Couverture de la série Cours, Bong-Gu!
Cours, Bong-Gu!

J’avais envie de l’aimer ce manhwa avec ses jolies couleurs pastelles... Une mère et un fils débarquent en ville à la recherche du père. Ils tombent sur un vieil homme et sa petite fille. Ils font état de leur misère affective commune. Leçon de vie... Amitié... et tout et tout... A la fin, ils vont tous vivre ensemble pour mieux supporter la vie... C’est d’un mielleux! A ce titre, le dos de couverture est explicite : « Sans sombrer dans le réalisme ou la noirceur, cette histoire a le pouvoir de toucher notre coeur. Elle nous démontre que l’espoir et l’amour de l’humanité peuvent faire fondre la froideur et l’indifférence de nos sociétés urbaines. »... Tout un programme... on croirait entendre la bande annonce d’une nunucherie américaine... Et bien la nunucherie coréenne, ça existe aussi, « Cours Bong-Gu » en est un beau spécimen... Et le dessin, pourtant attirant au premier abord, devient vite insupportable par son incapacité à exprimer des sentiments sur le visage de ses personnages... Les deux gosses, par exemple, n’ont que deux expressions possibles, la bouche grande ouverte comme s’ils gueulaient et la bouche fermée... On est loin de la finesse d’un Tanigushi. Le découpage n’est pas toujours évident à suivre... on ne comprend pas toujours ce qui se passe... J’avais envie de l’aimer ce manhwa avec ses jolies couleurs pastelles...

26/08/2005 (modifier)
Par ArzaK
Note: 2/5
Couverture de la série Narvalo
Narvalo

Décidément, Yann ne risque pas de faire taire ceux qui déplorent le caractère « commercial » de ses dernières créations. Les Innommables, Les exploits de Yoyo et Le Prince des Ecureuils sont décidément bien loin... Aujourd’hui, il donne plutôt dans les séries plus standard telles que Les Eternels ou Yoni... C’est dans cette veine que se situe clairement « Narvalo ». Soit une intrigue carrée et grossièrement ficelée, un dessin réaliste très correct susceptible de ne déplaire à personne... Alors oui, ça se laisse lire, mais c’est relativement froid et bidon... Presque sans âme tant les personnages semblent creusés dans le roc, comme des espèces de conglomérats de clichés ambulants… Alors oui, ça peut plaire à ceux qui ont aimés Imago Mundi ou Wayne Shelton... C’est aussi fade...

26/08/2005 (modifier)