Ce comics se lit bien mais j'avoue que je m'attendais à mieux.
Niveau dessin, Alan Davis est bon. Son style est très classique dans la veine comics de super-héros, il manque complètement de personnalité, mais il est irréprochable tant au niveau du dessin que des couleurs. Bref, visuellement parlant, cette série est très agréable à lire.
Au niveau du scénario, l'idée de départ est plutôt bonne. Le thème est proche de Superman - Red Son et sans doute d'autres séries du label "Elseworlds" : que se passerait-il si les conditions de l'arrivée de Superman sur Terre étaient différentes et si Superman aussi était différent ou s'il n'était tout simplement pas là. Là, la thématique va s'attacher au fait que sans la présence de Superman comme garant des valeurs de l'héroïsme et de la justice, la JLA et les autres super-héros n'auront pas du tout la même aura de confiance auprès de la population qui se méfiera d'eux voire les rejettera. Le sujet n'est pas bête et relativement bien traité dans une bonne part du récit.
Cependant, très vite, la reflexion sur la place des héros s'efface au profit d'une trop classique enquête contre une super-menace qui utilise ses super-capacités technologiques pour accroître encore davantage la haine de la population humaine envers les super-gentils. On saute alors d'un héros de la JLA à l'autre, Wonderwoman, Atom, Flash, Green Lantern, Hawkwoman, Aquaman, Batman, chacun ayant à faire face individuellement à tel ou tel danger engendré, on s'en doute, par la super-menace cachée. Certaines de ces confrontations sont intéressantes, notamment celle, tragique, entre Batman et le Joker. D'autres sont très dispensables et font assez remplissage. Et le dénouement se présente hélas sous la forme d'un super-affrontement avec le grand méchant qui se dévoile et se bastonne avec les gentils. Même la surprise de fin de récit m'a laissé de marbre car elle ne présente aucune force dans le scénario.
Globalement, le récit se lit bien, voire très bien car il est relativement prenant, mais il n'en ressort au final rien de vraiment original ni de vraiment intelligent comme j'aurais aimé pouvoir le ressentir à ma lecture. Juste une bonne histoire de super-héros qui ne sort pas tellement du lot.
Il était une fois un jeune homme qui allait chercher sa place pour la BD d'Angoulême 2006. Il se rendit à Leclerc (partenaire du festival) et au hasard il vit qu'il y avait une séance de dédicaces de BD avec justement Valery Vernay.
Je ne la connaissais pas du tout je ne savais pas ce qu'elle faisait et en m'approchant j'ai vu et lu "la guerre des boutons". Excellent, tous les souvenirs d'enfance qui me remontaient en tête. Ce sacré Petit Gibus et le grand Lebrac. Cette guerre d'enfants acharnée. C'est vraiment ce qu'il fallait pour me faire rire ce jour là. Les couleurs et les dialogues sont bien choisis. C'est un petit moment de bonheur.
J'ai appris aussi que ça ne serait peut-être pas elle qui ferait le second et dernier volume et ça je ne le supporterais pas.
Je suis tombé sous son charme lol.
Je me souviens d’une discussion entre JD Morvan et des internautes, c’était au sujet du tome 6 de sa série Sillage (« Artifices »). Il expliquait que tant il y aura des guerres, il fera toujours des albums antimilitaristes. Je ne peux que saluer son initiative. Jusqu’à ce jour, « La mandiguerre » est la série qui me semble la plus engagée dans son combat contre la guerre.
A la sortie du tome 3 « Le revers de la médaille », l’album était vendu avec un bandereau annonçant une similitude avec « Starship Troopers ». Je suis en désaccord avec cette annonce car la série n’est pas, comme dans ce film, une satire de la guerre. « La mandiguerre » parle de la guerre avec gravité. La série dénonce aussi la manipulation de la population par des individus qui n’ont que des ambitions personnelles.
La BD reprend la trame de la première guerre mondiale en la transposant dans le futur, à l’ère des vaisseaux spatiaux. La mentalité du début du XXème siècle, les tranchées, les « poilus », l’honneur de la partie, la propagande, tout ce qui était typique de la tragédie de 14-18 sont réunis dans cette BD.
J’ai particulièrement apprécié la thème de la « peur de l’inconnu ». Dans « La mandiguerre », les soldats et la population sont manipulés par les politiciens et l’armée, ils ignorent tout ou ont une image déformée de leur ennemi. A titre de comparaison, ce thème est également abordé dans l’excellente série La Guerre Eternelle.
Le choix du dessinateur pour réaliser cette série est assez bizarre. Tamiazzo a un coup de patte « manga » qui détonne dans ce milieu de la BD franco-belge. Au final, son graphisme apporte un style assez intéressant à « la mandiguerre » qui, une fois la surprise passée, s’adapte bien à la série.
Malheureusement, je trouve que la mise en couleur trop informatisée dévalorise son trait (voir les magnifiques crayonnés de ce dessinateur dans le cahier supplémentaire du tome 2). Les auteurs semblent en être conscients puisque chaque tome a été réalisé par un coloriste différent ! A mon avis, il aurait fallu dès le premier tome une mise en couleur dans le même principe que la série Okko. Je pense que cela aurait été plus approprié à l’ambiance générale de « la mandiguerre »
Par son thème abordé et sa transposition de la première guerre mondiale dans un monde futuriste, « La mandiguerre » est une série qui mérite le détour !
Un bon premier tome malgré des dessins laissant à désirer par moments tels que les voitures ou les traits du personnage qui diffèrent d'une planche à l'autre ! Mais bon une série à découvrir...
Tiens ? Je n'avais pas déjà avisé cette série ? Sans doute parce qu'elle passe totalement inaperçue dans mon champ de vision littéraire. Elle fait partie des exemples types de série d'humour franco-belge à rallonge avec Cauvin au scénario : des gags pas déplaisants à lire mais lassants dès le deuxième ou le troisième d'un album. L'humour est bateau et ne me fait pas rire du tout. Et même quand je lisais ces gags dans le journal Spirou étant jeune, c'était une vraie lecture express, une sorte de remplissage que j'oubliais aussi vite que je l'avais lu.
Et même si le dessin de Malik est sympathique et assez original, je n'arrive pas à comprendre qu'on soit à 18 albums parus au moment où j'écris.
Il ne faut pas oublier que cette bd est surtout très bien adaptée pour les enfants : 30 pages, petit format, prix sympa...
Le dessin est déjà personnel et chaleureux. Les textes, eux, retranscrivent bien cette époque de la guerre des boutons. Enfin, les mieux placés pour parler de cet album, ce sont les enfants... impossible de comparer leur plaisir à celui d'un adulte. A suivre en tout cas.
Tout d'abord il faut souligner l'édition de qualité de Dupuis pour ce hors série, de 58 pages -et oui- (je ne parle pas de spin-off, terme mal approprié pour cet album), un grand format qui, volontairement, dénote, de la série originelle de nos deux héros.
J'ai été littéralement ravi de retrouver mes personnages fétiches au long de cette aventure : un comte de Champignac qui ne m'a jamais paru aussi représentatif de la noblesse que dans cet album, un Fantasio fort réussi graphiquement et qui reste très fier de lui voire arrogant, un Zorglub normal presque sympathique. Seul le dessin de Yoann pour Spirou, himself, m'a au début rebuté. Je le trouve en effet assez raté, n'étant pas du tout familier à l'univers de ce dessinateur.
Cependant, lecture faisant, j'ai apprécié les clins d'oeil à Franquin avec le fameux sous-marin du "repaire de la murène" mais surtout, j'ai adoré l'évolution des personnages à travers le scénario de Vehlmann.
Notamment les rapports inédits entretenus tout au long de l'histoire par nos deux principaux protagonistes avec la gente féminine, qui me paraissent assez, voire très, réussis : imaginer un Fantasio, quasiment gentleman-farmer, succomber quasi vénalement au sexe faible est une excellente idée... Et je ne parle pas de Spirou, passif (voir la main aux fesses administrée par sa compagne indonésienne) face au charme féminin.
Une initiative excellente des éditions Dupuis, initiative renouvelée et attendue pour les deux prochains volumes, signés respectivement de Tarrin & Yann, puis de Frank Le Gall.
=> Une grosse déception à la lecture de ce nouvel album signé par Simon Hureau, auteur qui m'a toujours enthousiasmé. (ses précédents albums Palaces, Bureau des prolongations voire Colombe et la Horde sortaient véritablement du lot parmi la production actuelle)
Ce n'est pas le dessin qui est en cause (les couleurs et le dessin restent toujours aussi soignés).
Je n'ai vraiment pas accroché à cette histoire de gosses, assez naïve et qui offre peu de surprise au lecteur. Du déjà vu, comme Le Club des Cinq contre.... ou encore un ersatz de La Patrouille des Castors, je n'ai pas ressenti la magie annoncée en 4ième plat.
J'ai eu l'impression de suivre une histoire somme toute assez banale... dommage car Simon Hureau m'avait habitué à mieux par le passé.
Est-ce son passage aux éditions Delcourt, qui oblige l'auteur à une histoire plus formatée ?
Bref, je n'ai trouvé que peu d'intérêt dans cet album.
Fushigi Yugi - La Légende de Gembu est de la même trempe que tous les autres mangas de Watase, c'est-à-dire qu'on y trouve de l'action, des sentiments et une bonne dose d'humour. Comme d'habitude, Watase fournit aux personnages une psychologie assez fouillée (enfin, surtout pour Rimudo et Takiko) et accorde beaucoup d'importance à leur sentiments et évolutions. Le dessin est toujours très beau, beaucoup plus épuré que dans Fushigi Yugi - Un Jeu étrange. Nous retrouvons toujours avec plaisir les petits bla-blas de miss Watase^^, et, pour ceux qui n'arrivaient pas à supporter l'héroïne de la première histoire, Miaka, Takiko est complètement différente d'elle : elle ne mange pas à longueur de temps^^, et est plus adulte et responsable (il faut noter qu'elle est plus âgée, aussi). Bref, voilà, c'est un très bon manga, mais attention : pour ceux qui n'ont jamais lu Fushigi Yugi, ne lisez pas les deux mangas en même temps, sinon vous saurez ce que va devenir Takiko...
Star Wars - Le Cycle de Thrawn est considérée comme la troisième trilogie par beaucoup de fans.
Les 5 tomes :
- L’héritier de l’empire (Tomes 1.1 et 1.2)
- La bataille des Jedi (Tome 2)
- L’ultime commandement (Tomes 3.1 et 3.2)
Le scénario de Baron est tiré des romans de Zahn qui eux viennent de l’univers de Star Wars créé par Lucas (Bon, ça c’est fait :D). Cette trilogie débute 5 ans après Star Wars - Episode VI "Le retour du Jedi". L’empire a été vaincu mais pas totalement anéanti. Ce qui reste de ses forces a été regroupé sous le commandement de l’Amiral Thrawn, un grand stratège qui cherche à renverser la nouvelle et fragile république dont Luke Skywalker est le premier chancelier Jedi.
C’est avec plaisir que l’on retrouve tous les héros des épisodes 4, 5 et 6. Mais il y a aussi pas mal de nouveaux personnages dont l’amiral Thrawn, la sombre Mara Jade, le maître Jedi C’Baoth et une belle ribambelle de mercenaires et de contrebandiers. Ces derniers ont un rôle très important car c’est d'eux que dépend essentiellement le cours de la galaxie (lointaine, très lointaine…). Rejoindront-ils la nouvelle république ou l’empire ?
L’histoire est très intéressante à condition de connaître un temps soit peu l’univers Star Wars. Stratégie, trahisons, intrigues politiques font l’essentiel de ces 5 albums. Le fil n’est d’ailleurs malheureusement pas toujours facile à suivre, ce qui m’a plusieurs fois gêné dans le tome 2 où j’ai dû revenir pas mal de fois en arrière pour arriver au bout de cet album.
Dans "L’héritier de l’empire", c’est Vatine et Blanchard au dessin et Rabarot à la couleur. Le tout fait trop vieillot et les traits des personnages sont trop grossiers à mon goût.
Dans "La bataille des Jedi", c’est Dodson et Nowlan au dessin et Rambo à la couleur. Je trouve le tout bien meilleur mais toujours assez vieillot.
Dans "L’ultime commandement", c’est Biukovic et Shanower au dessin et Rambo et Brown à la couleur. Le tout est cette fois ci beaucoup plus moderne mais un tantinet trop flashy par moment (Tatillon, je suis :D).
Je recommande cette série aux lecteurs connaissant bien l’univers de Lucas et pour les autres je les aiguillerais plus vers des séries tel que Star Wars - Clone Wars ou Star Wars - Jedi qui sont ouvertes à un plus large lectorat et de bien meilleure qualité graphique.
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Justice League - Faute d'un Clou... (JLA - Le Clou)
Ce comics se lit bien mais j'avoue que je m'attendais à mieux. Niveau dessin, Alan Davis est bon. Son style est très classique dans la veine comics de super-héros, il manque complètement de personnalité, mais il est irréprochable tant au niveau du dessin que des couleurs. Bref, visuellement parlant, cette série est très agréable à lire. Au niveau du scénario, l'idée de départ est plutôt bonne. Le thème est proche de Superman - Red Son et sans doute d'autres séries du label "Elseworlds" : que se passerait-il si les conditions de l'arrivée de Superman sur Terre étaient différentes et si Superman aussi était différent ou s'il n'était tout simplement pas là. Là, la thématique va s'attacher au fait que sans la présence de Superman comme garant des valeurs de l'héroïsme et de la justice, la JLA et les autres super-héros n'auront pas du tout la même aura de confiance auprès de la population qui se méfiera d'eux voire les rejettera. Le sujet n'est pas bête et relativement bien traité dans une bonne part du récit. Cependant, très vite, la reflexion sur la place des héros s'efface au profit d'une trop classique enquête contre une super-menace qui utilise ses super-capacités technologiques pour accroître encore davantage la haine de la population humaine envers les super-gentils. On saute alors d'un héros de la JLA à l'autre, Wonderwoman, Atom, Flash, Green Lantern, Hawkwoman, Aquaman, Batman, chacun ayant à faire face individuellement à tel ou tel danger engendré, on s'en doute, par la super-menace cachée. Certaines de ces confrontations sont intéressantes, notamment celle, tragique, entre Batman et le Joker. D'autres sont très dispensables et font assez remplissage. Et le dénouement se présente hélas sous la forme d'un super-affrontement avec le grand méchant qui se dévoile et se bastonne avec les gentils. Même la surprise de fin de récit m'a laissé de marbre car elle ne présente aucune force dans le scénario. Globalement, le récit se lit bien, voire très bien car il est relativement prenant, mais il n'en ressort au final rien de vraiment original ni de vraiment intelligent comme j'aurais aimé pouvoir le ressentir à ma lecture. Juste une bonne histoire de super-héros qui ne sort pas tellement du lot.
La Guerre des Boutons
Il était une fois un jeune homme qui allait chercher sa place pour la BD d'Angoulême 2006. Il se rendit à Leclerc (partenaire du festival) et au hasard il vit qu'il y avait une séance de dédicaces de BD avec justement Valery Vernay. Je ne la connaissais pas du tout je ne savais pas ce qu'elle faisait et en m'approchant j'ai vu et lu "la guerre des boutons". Excellent, tous les souvenirs d'enfance qui me remontaient en tête. Ce sacré Petit Gibus et le grand Lebrac. Cette guerre d'enfants acharnée. C'est vraiment ce qu'il fallait pour me faire rire ce jour là. Les couleurs et les dialogues sont bien choisis. C'est un petit moment de bonheur. J'ai appris aussi que ça ne serait peut-être pas elle qui ferait le second et dernier volume et ça je ne le supporterais pas. Je suis tombé sous son charme lol.
La Mandiguerre
Je me souviens d’une discussion entre JD Morvan et des internautes, c’était au sujet du tome 6 de sa série Sillage (« Artifices »). Il expliquait que tant il y aura des guerres, il fera toujours des albums antimilitaristes. Je ne peux que saluer son initiative. Jusqu’à ce jour, « La mandiguerre » est la série qui me semble la plus engagée dans son combat contre la guerre. A la sortie du tome 3 « Le revers de la médaille », l’album était vendu avec un bandereau annonçant une similitude avec « Starship Troopers ». Je suis en désaccord avec cette annonce car la série n’est pas, comme dans ce film, une satire de la guerre. « La mandiguerre » parle de la guerre avec gravité. La série dénonce aussi la manipulation de la population par des individus qui n’ont que des ambitions personnelles. La BD reprend la trame de la première guerre mondiale en la transposant dans le futur, à l’ère des vaisseaux spatiaux. La mentalité du début du XXème siècle, les tranchées, les « poilus », l’honneur de la partie, la propagande, tout ce qui était typique de la tragédie de 14-18 sont réunis dans cette BD. J’ai particulièrement apprécié la thème de la « peur de l’inconnu ». Dans « La mandiguerre », les soldats et la population sont manipulés par les politiciens et l’armée, ils ignorent tout ou ont une image déformée de leur ennemi. A titre de comparaison, ce thème est également abordé dans l’excellente série La Guerre Eternelle. Le choix du dessinateur pour réaliser cette série est assez bizarre. Tamiazzo a un coup de patte « manga » qui détonne dans ce milieu de la BD franco-belge. Au final, son graphisme apporte un style assez intéressant à « la mandiguerre » qui, une fois la surprise passée, s’adapte bien à la série. Malheureusement, je trouve que la mise en couleur trop informatisée dévalorise son trait (voir les magnifiques crayonnés de ce dessinateur dans le cahier supplémentaire du tome 2). Les auteurs semblent en être conscients puisque chaque tome a été réalisé par un coloriste différent ! A mon avis, il aurait fallu dès le premier tome une mise en couleur dans le même principe que la série Okko. Je pense que cela aurait été plus approprié à l’ambiance générale de « la mandiguerre » Par son thème abordé et sa transposition de la première guerre mondiale dans un monde futuriste, « La mandiguerre » est une série qui mérite le détour !
Vlad
Un bon premier tome malgré des dessins laissant à désirer par moments tels que les voitures ou les traits du personnage qui diffèrent d'une planche à l'autre ! Mais bon une série à découvrir...
Cupidon
Tiens ? Je n'avais pas déjà avisé cette série ? Sans doute parce qu'elle passe totalement inaperçue dans mon champ de vision littéraire. Elle fait partie des exemples types de série d'humour franco-belge à rallonge avec Cauvin au scénario : des gags pas déplaisants à lire mais lassants dès le deuxième ou le troisième d'un album. L'humour est bateau et ne me fait pas rire du tout. Et même quand je lisais ces gags dans le journal Spirou étant jeune, c'était une vraie lecture express, une sorte de remplissage que j'oubliais aussi vite que je l'avais lu. Et même si le dessin de Malik est sympathique et assez original, je n'arrive pas à comprendre qu'on soit à 18 albums parus au moment où j'écris.
Les Chaussettes trouées
Il ne faut pas oublier que cette bd est surtout très bien adaptée pour les enfants : 30 pages, petit format, prix sympa... Le dessin est déjà personnel et chaleureux. Les textes, eux, retranscrivent bien cette époque de la guerre des boutons. Enfin, les mieux placés pour parler de cet album, ce sont les enfants... impossible de comparer leur plaisir à celui d'un adulte. A suivre en tout cas.
Le Spirou de Yoann & Vehlmann - Les Géants pétrifiés
Tout d'abord il faut souligner l'édition de qualité de Dupuis pour ce hors série, de 58 pages -et oui- (je ne parle pas de spin-off, terme mal approprié pour cet album), un grand format qui, volontairement, dénote, de la série originelle de nos deux héros. J'ai été littéralement ravi de retrouver mes personnages fétiches au long de cette aventure : un comte de Champignac qui ne m'a jamais paru aussi représentatif de la noblesse que dans cet album, un Fantasio fort réussi graphiquement et qui reste très fier de lui voire arrogant, un Zorglub normal presque sympathique. Seul le dessin de Yoann pour Spirou, himself, m'a au début rebuté. Je le trouve en effet assez raté, n'étant pas du tout familier à l'univers de ce dessinateur. Cependant, lecture faisant, j'ai apprécié les clins d'oeil à Franquin avec le fameux sous-marin du "repaire de la murène" mais surtout, j'ai adoré l'évolution des personnages à travers le scénario de Vehlmann. Notamment les rapports inédits entretenus tout au long de l'histoire par nos deux principaux protagonistes avec la gente féminine, qui me paraissent assez, voire très, réussis : imaginer un Fantasio, quasiment gentleman-farmer, succomber quasi vénalement au sexe faible est une excellente idée... Et je ne parle pas de Spirou, passif (voir la main aux fesses administrée par sa compagne indonésienne) face au charme féminin. Une initiative excellente des éditions Dupuis, initiative renouvelée et attendue pour les deux prochains volumes, signés respectivement de Tarrin & Yann, puis de Frank Le Gall.
L'Empire des hauts murs
=> Une grosse déception à la lecture de ce nouvel album signé par Simon Hureau, auteur qui m'a toujours enthousiasmé. (ses précédents albums Palaces, Bureau des prolongations voire Colombe et la Horde sortaient véritablement du lot parmi la production actuelle) Ce n'est pas le dessin qui est en cause (les couleurs et le dessin restent toujours aussi soignés). Je n'ai vraiment pas accroché à cette histoire de gosses, assez naïve et qui offre peu de surprise au lecteur. Du déjà vu, comme Le Club des Cinq contre.... ou encore un ersatz de La Patrouille des Castors, je n'ai pas ressenti la magie annoncée en 4ième plat. J'ai eu l'impression de suivre une histoire somme toute assez banale... dommage car Simon Hureau m'avait habitué à mieux par le passé. Est-ce son passage aux éditions Delcourt, qui oblige l'auteur à une histoire plus formatée ? Bref, je n'ai trouvé que peu d'intérêt dans cet album.
Fushigi Yugi - La légende de Gembu
Fushigi Yugi - La Légende de Gembu est de la même trempe que tous les autres mangas de Watase, c'est-à-dire qu'on y trouve de l'action, des sentiments et une bonne dose d'humour. Comme d'habitude, Watase fournit aux personnages une psychologie assez fouillée (enfin, surtout pour Rimudo et Takiko) et accorde beaucoup d'importance à leur sentiments et évolutions. Le dessin est toujours très beau, beaucoup plus épuré que dans Fushigi Yugi - Un Jeu étrange. Nous retrouvons toujours avec plaisir les petits bla-blas de miss Watase^^, et, pour ceux qui n'arrivaient pas à supporter l'héroïne de la première histoire, Miaka, Takiko est complètement différente d'elle : elle ne mange pas à longueur de temps^^, et est plus adulte et responsable (il faut noter qu'elle est plus âgée, aussi). Bref, voilà, c'est un très bon manga, mais attention : pour ceux qui n'ont jamais lu Fushigi Yugi, ne lisez pas les deux mangas en même temps, sinon vous saurez ce que va devenir Takiko...
Star Wars - Le Cycle de Thrawn
Star Wars - Le Cycle de Thrawn est considérée comme la troisième trilogie par beaucoup de fans. Les 5 tomes : - L’héritier de l’empire (Tomes 1.1 et 1.2) - La bataille des Jedi (Tome 2) - L’ultime commandement (Tomes 3.1 et 3.2) Le scénario de Baron est tiré des romans de Zahn qui eux viennent de l’univers de Star Wars créé par Lucas (Bon, ça c’est fait :D). Cette trilogie débute 5 ans après Star Wars - Episode VI "Le retour du Jedi". L’empire a été vaincu mais pas totalement anéanti. Ce qui reste de ses forces a été regroupé sous le commandement de l’Amiral Thrawn, un grand stratège qui cherche à renverser la nouvelle et fragile république dont Luke Skywalker est le premier chancelier Jedi. C’est avec plaisir que l’on retrouve tous les héros des épisodes 4, 5 et 6. Mais il y a aussi pas mal de nouveaux personnages dont l’amiral Thrawn, la sombre Mara Jade, le maître Jedi C’Baoth et une belle ribambelle de mercenaires et de contrebandiers. Ces derniers ont un rôle très important car c’est d'eux que dépend essentiellement le cours de la galaxie (lointaine, très lointaine…). Rejoindront-ils la nouvelle république ou l’empire ? L’histoire est très intéressante à condition de connaître un temps soit peu l’univers Star Wars. Stratégie, trahisons, intrigues politiques font l’essentiel de ces 5 albums. Le fil n’est d’ailleurs malheureusement pas toujours facile à suivre, ce qui m’a plusieurs fois gêné dans le tome 2 où j’ai dû revenir pas mal de fois en arrière pour arriver au bout de cet album. Dans "L’héritier de l’empire", c’est Vatine et Blanchard au dessin et Rabarot à la couleur. Le tout fait trop vieillot et les traits des personnages sont trop grossiers à mon goût. Dans "La bataille des Jedi", c’est Dodson et Nowlan au dessin et Rambo à la couleur. Je trouve le tout bien meilleur mais toujours assez vieillot. Dans "L’ultime commandement", c’est Biukovic et Shanower au dessin et Rambo et Brown à la couleur. Le tout est cette fois ci beaucoup plus moderne mais un tantinet trop flashy par moment (Tatillon, je suis :D). Je recommande cette série aux lecteurs connaissant bien l’univers de Lucas et pour les autres je les aiguillerais plus vers des séries tel que Star Wars - Clone Wars ou Star Wars - Jedi qui sont ouvertes à un plus large lectorat et de bien meilleure qualité graphique.