Note approximative : 2.5/5
Objectivement, cette série n'est pas mal, mais c'est typiquement le genre de série qui m'ennuie et me désintéresse complètement.
Tito a un dessin que je trouve très proche de celui de Servais. C'est d'autant plus visible que le sujet de Soledad, un village reculé et ses habitants typiques, rappelle grandement les thèmes habituels des BDs de Servais. Mais la comparaison va dans le mauvais sens pour Tito car je trouve son dessin moins bon, notamment au niveau de l'encrage et des couleurs. C'est un style réaliste qui ne me plait pas plus que ça, même si techniquement il n'est pas mauvais du tout.
Quant aux scénarios, ce sont des chroniques villageoises, des histoires de moeurs, de haines, d'amours contrariés, tout ce qui forge des intrigues de clochers assez classiques. J'ai été d'autant moins charmé que j'ai trouvé les trames scénaristiques assez naïves et surtout tellement déjà-vues.
L'édition originale de cette série date du milieu des années 80. Le style de récit est entre deux âges à mes yeux : il ne parait pas encore désuet mais il n'a pas formidablement bien vieilli à mes yeux.
En résumé, ce sont des histoires villageoises classiques, relativement bien racontées et dessinées, mais sans l'originalité ni le charme nécessaires pour me plaire.
Cette BD a d'énormes qualités et originalités : je suis presque navré que toutes ces qualités soient utilisées pour raconter une telle histoire.
Dès le départ, j'ai adoré le dessin et la narration.
L'expérience narrative innovante de Jimmy Corrigan est très réussie à mes yeux. Je l'ai découverte en passant une bonne demi-heure à lire et déchiffrer ne serait-ce que la couverture dépliable de l'album aux éditions Delcourt. J'ai aimé l'aspect ludique d'une telle construction et d'un tel agencement d'informations visuelles. D'ailleurs, l'aspect ludique s'en ressentait d'autant plus pour moi que le dessin me rappelait le style d'icones informatiques, de jeux tels que Sim City ou autres animations Flash. On se perd parfois dans la somme d'informations qui nous sont transmises ainsi mais j'ai personnellement beaucoup apprécié cette narration, même si elle implique un certain surnombre de cases et de pages pour raconter un récit qui, sous une forme de BD classique, contiendrait davantage d'ellipses et moins de détails.
J'aime également beaucoup le dessin et la colorisation. J'adore cet aspect épuré et iconique. Certains décors, tout simples, m'ont vraiment touchés. La petite ville de province, les décors de Chicago sous la neige, et surtout l'exposition universelle m'ont vraiment charmé. Malgré un certain manque de perspective par moment, je trouve que la plupart des planches sont vraiment excellentes. Il n'y a que les personnages que je n'aime pas tellement, tous moches, gras et manquant d'esthétisme à mes yeux.
Et ce sont ces mêmes personnages, et bien sûr celui de Jimmy Corrigan lui-même, qui ont plombé mon plaisir de lecture, comme beaucoup d'autres lecteurs de cette BD à ce que je vois. Son apathie, ses traumatismes, son absence totale d'estime personnelle sont irritants et déséspérants au possible. Ce n'est plus des claques qu'on veut lui donner mais c'est une vraie haine et une violence qu'il m'inspire, plus que de la pitié.
Malgré cela, le récit aurait pu être vraiment captivant car tellement bien raconté - si ce n'est quelques digressions fantasmatiques assez dispensables à mes yeux-. Mais cet énorme pavé littéraire qu'est Jimmy Corrigan se révèle raconter une histoire relativement courte au final, toute entière portée sur la démonstration de la médiocrité d'une famille de père en fils, sur les relations catastrophiques entre des pères successifs et leurs fils, sur l'incapacité de Jimmy à se prendre en main et à transformer sa vie en autre chose qu'une suite de peurs, de traumatismes et d'impuissance morale. C'est un récit plat, frustrant, déséspérant, qui progresse très peu en tant de pages d'album. Une grande quantité d'information passe du livre vers le lecteur, et avec elles une certaine dose d'humour malgré tout, mais tout cela ne mène quasiment à rien, rien d'autre que de comprendre à quel point Jimmy gâche sa vie.
J'aurais tellement aimé qu'un tel dessin et une telle narration raconte quelque chose de plus passionnant.
Un bel ouvrage dont je conseille l'achat aux grands amateurs de BD malgré son prix très élevé (l'édition Delcourt est un vrai petit bijou), mais dont le récit n'est pas à la hauteur de l'innovante narration à mes yeux.
Il faut avouer qu’avec l’Iliade comme base de scénario, c’est plus facile de raconter une bonne histoire. Mais il faut avouer aussi que l’auteur a réussi le mariage de l’Iliade et de l’archéologie. Il nous dépeint l’Iliade en costumes d’époque, telle qu’Homère a du l’imaginer, et bien loin du faste et du fantasme auxquels les péplums nous ont habitué ; et avec un parti pris de ne jamais représenter les nombreux dieux omniprésents (pourquoi pas, ça fonctionne bien). Je salue le travail de documentation et de compilation de Shanower. Il nous propose ici une œuvre comparable à From Hell, et parviens, tout comme Moore, à allier fiction et réalité avec bonheur. Mais quelle motivation ! Déjà 22 chapitres, et encore une quarantaine à venir ! Pourvu que ça aille au bout !
Et puis, voici une lecture vraiment prenante, j’ai enchaîné les chapitres quasiment sans m’arrêter, bien que je connaisse l’histoire depuis bien longtemps.
Je regrette toutefois l’absence des couleurs, elles auraient pu participer à mieux recréer cette civilisation ancienne. L’auteur la connaît assez me semble-t-il pour nous la représenter telle qu’elle était plutôt que de laisser la colorisation à notre imagination. Dommage qu’il n’ait pas poussé jusqu’au bout son effort de réalisme.
En conclusion, on peut encore une fois féliciter Homère et consorts pour le scénario originel, et Shanover pour sa réalisation et ses images.
Je ne qualifie pas une série en cours de culte, mais à la fin, ça fera certainement 5 étoiles.
Cet avis porte sur le tome 3 et 4 (histoire complète)
Voilà de la bande dessinée comme j'aime.
Quand l'Histoire (la guerre des 6 jours, Moshe Dayan) vient s'immiscer dans la petite histoire, celle de De Boers et d'Uma, cela donne un scénario formidable reposant sur une utilisation intelligente de personnages (et de faits) historiques dans une aventure romanesque.
Un scénario qui mélange habilement flash-back et l'histoire en cours (on peut suivre dans cet opus trois histoires : celle de Moshe Dayan et de ses compagnons d'armes, celle d'Uma avant l'attentat puis celle se déroulant à Paris).
On est certes très éloigné du monde feutré des diamantaires, l'histoire se rapprochant plus d'Indiana Jones, à mon sens (le diamant d'Abraham, c'est un peu l'arche perdue, non?)
Yann nous livre ici un véritable tourbillon, tourbillon des personnages (aucun des personnages des Eternels n'est oublié), tourbillon dans le temps et dans l'espace.
Avec un final somptueux, c'est le rigide et austère De Boers qui sort métamorphosé de l'aventure.
Yann et Meynet (Ah! Uma est toujours aussi séduisante sous le trait de Meynet) ont placé la barre assez haute, après un premier diptyque, que j'avais moyennement aimé.
En outre, le rythme de parution assez rapide s'accommode fort bien d'un cycle de 2 albums par histoire.
Je ne sais pas réellement ce qui m'attire dans ce premier tome, mais il m'a bien plu.
Certes les dessins ne sont pas impressionnants et les couleurs tout droit sorties d'un album de Tintin ne sont pas à mettre au crédit de l'album.
Cependant c'est avec plaisir que j'ai suivi les trois héroïnes tout au long de leurs déplacements dans le cimetière du Père Lachaise ou dans les catacombes de la capitale.
Les phénomènes étranges qui s'y produisent renforcent encore plus le mystère qui entoure les Veilleurs du temps...
Malheureusement le deuxième tome se fait attendre car le premier date déjà de 2003.
Au vu des bons avis qu'a récolté ce premier tome, je pensais pouvoir dire à la fin de ma lecture: "ouahh Janus...in".
Eh bien non! J'ai pas du tout halluciné.
En fait il a fallu que je m'y prenne à deux fois pour terminer ce tome. Je suis pourtant amateur d'histoires fantastiques, mais là je suis passé à coté car je n'ai pas été sensible à l'histoire.
Dommage.
Et encore une nouvelle série pour la "loge noire" de Glénat...
Cette collection alterne le bon et le moins bon, ici en l'occurrence nous avons à faire à une bonne entrée en matière malgré quelques similitudes avec des séries comme Le Triangle Secret.
Cette fois-ci c'est à travers l'Espagne du XVIIè siècle que se situent les protagonistes.
Nous suivons en particulier Don Carlos qui est à la recherche de Don Juan.
Pour en savoir plus, lire la BD.
Les dessins sont classiques et très proche d'une série comme L'Expert par exemple.
A suivre...
Encore un nouveau concept dans la BD ! Visiblement inspirés par leur série et leur héroïne Asphodèle, Corbeyran et Defali lui donnent une seconde série dédiée, constituée de 12 récits de 30 pages chacun, chaque récit se passant au cours de l'année 2006. L'idée de départ était de faire une sortie mensuelle. Delcourt préfère les regrouper deux par deux, étalant les sorties de février à novembre 2006.
Dans le premier tome, la sorcière à la grande beauté se retrouve donc aux prises avec l'esprit d'une sorcière au moyen-âge, puis avec le Cénacle, un cercle de personnages nébuleux.
Il ne faut pas attendre de "fin" à ces tomes, l'ensemble constituant visiblement un puzzle ambitieux. Les 360 pages sont réalisés par Djillali Defali, qui est le Speedy Gonzales de la BD.
Ouvertement, la série est inspirée du principe de la série TV 24 heures chrono, qui a bousculé les modes de narration. Le leitmotiv affiché : du suspense, du suspense, du suspense.
Le dessin de Defali reste beau, malgré (encore) de légers défauts anatomiques, et il est réhaussé par les couleurs des frères Péru, auteurs de Shaman. Le rythme est effréné, certes, mais il risque de lasser les lecteurs non amateurs de la série originelle.
Une BD à l'humour vraiment décalé qu'il faut lire au moins au 3eme degré... Je me suis plutôt bien marré avec les aventures de cette parodie de super héros. L'humour est limite grotesque, tout y est volontairement exagéré.
Cette BD n'est pas indispensable dans une bdthèque, mais en tout cas si vous aimez l'humour à la con, ça vaut le coup de l'emprunter.
C'est le premier comic que je lis, sur les conseils d'un pote qui me l'a prêté. Mes connaissances dans le domaine des super-héros sont assez limitées.
Je n'ai lu que le premier cycle, sous forme d'une intégrale (a priori ça correspond au 3 premiers tomes). Ça se lit vite, c'est divertissant, mais je n'ai pas trouvé ça génial.
J'ai franchement bien aimé le dessin. Les personnages sont très bien faits, les couleurs parfaitement adaptées. Le rendu est donc excellent, c'est plaisant à lire.
Par contre je trouve que l'histoire est très vite limitée. Pendant 250 pages, le punisher vide ses chargeurs sur les vilains criminels. C'est assez léger et on pourrait résumer ce volume en 5 lignes. Il n'y a aucune surprise de ce côté-là.
Je suis content de l'avoir lu, mais si c'est 9 tomes comme celui-là, je me lasserai assez vite je pense.
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Soledad
Note approximative : 2.5/5 Objectivement, cette série n'est pas mal, mais c'est typiquement le genre de série qui m'ennuie et me désintéresse complètement. Tito a un dessin que je trouve très proche de celui de Servais. C'est d'autant plus visible que le sujet de Soledad, un village reculé et ses habitants typiques, rappelle grandement les thèmes habituels des BDs de Servais. Mais la comparaison va dans le mauvais sens pour Tito car je trouve son dessin moins bon, notamment au niveau de l'encrage et des couleurs. C'est un style réaliste qui ne me plait pas plus que ça, même si techniquement il n'est pas mauvais du tout. Quant aux scénarios, ce sont des chroniques villageoises, des histoires de moeurs, de haines, d'amours contrariés, tout ce qui forge des intrigues de clochers assez classiques. J'ai été d'autant moins charmé que j'ai trouvé les trames scénaristiques assez naïves et surtout tellement déjà-vues. L'édition originale de cette série date du milieu des années 80. Le style de récit est entre deux âges à mes yeux : il ne parait pas encore désuet mais il n'a pas formidablement bien vieilli à mes yeux. En résumé, ce sont des histoires villageoises classiques, relativement bien racontées et dessinées, mais sans l'originalité ni le charme nécessaires pour me plaire.
Jimmy Corrigan
Cette BD a d'énormes qualités et originalités : je suis presque navré que toutes ces qualités soient utilisées pour raconter une telle histoire. Dès le départ, j'ai adoré le dessin et la narration. L'expérience narrative innovante de Jimmy Corrigan est très réussie à mes yeux. Je l'ai découverte en passant une bonne demi-heure à lire et déchiffrer ne serait-ce que la couverture dépliable de l'album aux éditions Delcourt. J'ai aimé l'aspect ludique d'une telle construction et d'un tel agencement d'informations visuelles. D'ailleurs, l'aspect ludique s'en ressentait d'autant plus pour moi que le dessin me rappelait le style d'icones informatiques, de jeux tels que Sim City ou autres animations Flash. On se perd parfois dans la somme d'informations qui nous sont transmises ainsi mais j'ai personnellement beaucoup apprécié cette narration, même si elle implique un certain surnombre de cases et de pages pour raconter un récit qui, sous une forme de BD classique, contiendrait davantage d'ellipses et moins de détails. J'aime également beaucoup le dessin et la colorisation. J'adore cet aspect épuré et iconique. Certains décors, tout simples, m'ont vraiment touchés. La petite ville de province, les décors de Chicago sous la neige, et surtout l'exposition universelle m'ont vraiment charmé. Malgré un certain manque de perspective par moment, je trouve que la plupart des planches sont vraiment excellentes. Il n'y a que les personnages que je n'aime pas tellement, tous moches, gras et manquant d'esthétisme à mes yeux. Et ce sont ces mêmes personnages, et bien sûr celui de Jimmy Corrigan lui-même, qui ont plombé mon plaisir de lecture, comme beaucoup d'autres lecteurs de cette BD à ce que je vois. Son apathie, ses traumatismes, son absence totale d'estime personnelle sont irritants et déséspérants au possible. Ce n'est plus des claques qu'on veut lui donner mais c'est une vraie haine et une violence qu'il m'inspire, plus que de la pitié. Malgré cela, le récit aurait pu être vraiment captivant car tellement bien raconté - si ce n'est quelques digressions fantasmatiques assez dispensables à mes yeux-. Mais cet énorme pavé littéraire qu'est Jimmy Corrigan se révèle raconter une histoire relativement courte au final, toute entière portée sur la démonstration de la médiocrité d'une famille de père en fils, sur les relations catastrophiques entre des pères successifs et leurs fils, sur l'incapacité de Jimmy à se prendre en main et à transformer sa vie en autre chose qu'une suite de peurs, de traumatismes et d'impuissance morale. C'est un récit plat, frustrant, déséspérant, qui progresse très peu en tant de pages d'album. Une grande quantité d'information passe du livre vers le lecteur, et avec elles une certaine dose d'humour malgré tout, mais tout cela ne mène quasiment à rien, rien d'autre que de comprendre à quel point Jimmy gâche sa vie. J'aurais tellement aimé qu'un tel dessin et une telle narration raconte quelque chose de plus passionnant. Un bel ouvrage dont je conseille l'achat aux grands amateurs de BD malgré son prix très élevé (l'édition Delcourt est un vrai petit bijou), mais dont le récit n'est pas à la hauteur de l'innovante narration à mes yeux.
L'Âge de Bronze
Il faut avouer qu’avec l’Iliade comme base de scénario, c’est plus facile de raconter une bonne histoire. Mais il faut avouer aussi que l’auteur a réussi le mariage de l’Iliade et de l’archéologie. Il nous dépeint l’Iliade en costumes d’époque, telle qu’Homère a du l’imaginer, et bien loin du faste et du fantasme auxquels les péplums nous ont habitué ; et avec un parti pris de ne jamais représenter les nombreux dieux omniprésents (pourquoi pas, ça fonctionne bien). Je salue le travail de documentation et de compilation de Shanower. Il nous propose ici une œuvre comparable à From Hell, et parviens, tout comme Moore, à allier fiction et réalité avec bonheur. Mais quelle motivation ! Déjà 22 chapitres, et encore une quarantaine à venir ! Pourvu que ça aille au bout ! Et puis, voici une lecture vraiment prenante, j’ai enchaîné les chapitres quasiment sans m’arrêter, bien que je connaisse l’histoire depuis bien longtemps. Je regrette toutefois l’absence des couleurs, elles auraient pu participer à mieux recréer cette civilisation ancienne. L’auteur la connaît assez me semble-t-il pour nous la représenter telle qu’elle était plutôt que de laisser la colorisation à notre imagination. Dommage qu’il n’ait pas poussé jusqu’au bout son effort de réalisme. En conclusion, on peut encore une fois féliciter Homère et consorts pour le scénario originel, et Shanover pour sa réalisation et ses images. Je ne qualifie pas une série en cours de culte, mais à la fin, ça fera certainement 5 étoiles.
Les Eternels
Cet avis porte sur le tome 3 et 4 (histoire complète) Voilà de la bande dessinée comme j'aime. Quand l'Histoire (la guerre des 6 jours, Moshe Dayan) vient s'immiscer dans la petite histoire, celle de De Boers et d'Uma, cela donne un scénario formidable reposant sur une utilisation intelligente de personnages (et de faits) historiques dans une aventure romanesque. Un scénario qui mélange habilement flash-back et l'histoire en cours (on peut suivre dans cet opus trois histoires : celle de Moshe Dayan et de ses compagnons d'armes, celle d'Uma avant l'attentat puis celle se déroulant à Paris). On est certes très éloigné du monde feutré des diamantaires, l'histoire se rapprochant plus d'Indiana Jones, à mon sens (le diamant d'Abraham, c'est un peu l'arche perdue, non?) Yann nous livre ici un véritable tourbillon, tourbillon des personnages (aucun des personnages des Eternels n'est oublié), tourbillon dans le temps et dans l'espace. Avec un final somptueux, c'est le rigide et austère De Boers qui sort métamorphosé de l'aventure. Yann et Meynet (Ah! Uma est toujours aussi séduisante sous le trait de Meynet) ont placé la barre assez haute, après un premier diptyque, que j'avais moyennement aimé. En outre, le rythme de parution assez rapide s'accommode fort bien d'un cycle de 2 albums par histoire.
Les Miroirs du Temps
Je ne sais pas réellement ce qui m'attire dans ce premier tome, mais il m'a bien plu. Certes les dessins ne sont pas impressionnants et les couleurs tout droit sorties d'un album de Tintin ne sont pas à mettre au crédit de l'album. Cependant c'est avec plaisir que j'ai suivi les trois héroïnes tout au long de leurs déplacements dans le cimetière du Père Lachaise ou dans les catacombes de la capitale. Les phénomènes étranges qui s'y produisent renforcent encore plus le mystère qui entoure les Veilleurs du temps... Malheureusement le deuxième tome se fait attendre car le premier date déjà de 2003.
Janus
Au vu des bons avis qu'a récolté ce premier tome, je pensais pouvoir dire à la fin de ma lecture: "ouahh Janus...in". Eh bien non! J'ai pas du tout halluciné. En fait il a fallu que je m'y prenne à deux fois pour terminer ce tome. Je suis pourtant amateur d'histoires fantastiques, mais là je suis passé à coté car je n'ai pas été sensible à l'histoire. Dommage.
Les Trois Imposteurs
Et encore une nouvelle série pour la "loge noire" de Glénat... Cette collection alterne le bon et le moins bon, ici en l'occurrence nous avons à faire à une bonne entrée en matière malgré quelques similitudes avec des séries comme Le Triangle Secret. Cette fois-ci c'est à travers l'Espagne du XVIIè siècle que se situent les protagonistes. Nous suivons en particulier Don Carlos qui est à la recherche de Don Juan. Pour en savoir plus, lire la BD. Les dessins sont classiques et très proche d'une série comme L'Expert par exemple. A suivre...
La Loi des 12 Tables
Encore un nouveau concept dans la BD ! Visiblement inspirés par leur série et leur héroïne Asphodèle, Corbeyran et Defali lui donnent une seconde série dédiée, constituée de 12 récits de 30 pages chacun, chaque récit se passant au cours de l'année 2006. L'idée de départ était de faire une sortie mensuelle. Delcourt préfère les regrouper deux par deux, étalant les sorties de février à novembre 2006. Dans le premier tome, la sorcière à la grande beauté se retrouve donc aux prises avec l'esprit d'une sorcière au moyen-âge, puis avec le Cénacle, un cercle de personnages nébuleux. Il ne faut pas attendre de "fin" à ces tomes, l'ensemble constituant visiblement un puzzle ambitieux. Les 360 pages sont réalisés par Djillali Defali, qui est le Speedy Gonzales de la BD. Ouvertement, la série est inspirée du principe de la série TV 24 heures chrono, qui a bousculé les modes de narration. Le leitmotiv affiché : du suspense, du suspense, du suspense. Le dessin de Defali reste beau, malgré (encore) de légers défauts anatomiques, et il est réhaussé par les couleurs des frères Péru, auteurs de Shaman. Le rythme est effréné, certes, mais il risque de lasser les lecteurs non amateurs de la série originelle.
Supermurgeman
Une BD à l'humour vraiment décalé qu'il faut lire au moins au 3eme degré... Je me suis plutôt bien marré avec les aventures de cette parodie de super héros. L'humour est limite grotesque, tout y est volontairement exagéré. Cette BD n'est pas indispensable dans une bdthèque, mais en tout cas si vous aimez l'humour à la con, ça vaut le coup de l'emprunter.
Punisher (Ennis/Dillon)
C'est le premier comic que je lis, sur les conseils d'un pote qui me l'a prêté. Mes connaissances dans le domaine des super-héros sont assez limitées. Je n'ai lu que le premier cycle, sous forme d'une intégrale (a priori ça correspond au 3 premiers tomes). Ça se lit vite, c'est divertissant, mais je n'ai pas trouvé ça génial. J'ai franchement bien aimé le dessin. Les personnages sont très bien faits, les couleurs parfaitement adaptées. Le rendu est donc excellent, c'est plaisant à lire. Par contre je trouve que l'histoire est très vite limitée. Pendant 250 pages, le punisher vide ses chargeurs sur les vilains criminels. C'est assez léger et on pourrait résumer ce volume en 5 lignes. Il n'y a aucune surprise de ce côté-là. Je suis content de l'avoir lu, mais si c'est 9 tomes comme celui-là, je me lasserai assez vite je pense.