Aie aie aie...
Je vais aller à l'encontre de la quasi-totalité des avis précédents, mais tant pis. Pour moi Watchmen n'est pas culte.
C'est la somme de plusieurs éléments qui ont fait que je suis arrivé au bout de cette oeuvre assez déçu.
Tout d'abord sur les 12 chapitres que comprend ce pavé, seuls 3 ou 4 ont su retenir réellement mon attention (en particulier ceux avec Rorschach). Les autres n'ont fait que m'endormir ou me faire trouver le temps long.
Pourtant sur le dos de l'album le résumé paraissait alléchant bien que je ne sois pas spécialement un fan des super héros (et des comics en général).
Secundo, le charisme de la plupart des super héros, même s'ils sont à la retraite ou n'en sont pas très loin laisse à désirer. Dans un avis plus bas quelqu'un parlait de charisme à la François Hollande (tout moumou), c'est exactement ce que je ressens quand je lis les passages par exemple avec Jon (ceux là m'ont été les plus pénibles).
Donc mis à part encore une fois Rorschach et peut-être aussi le Comédien, les autres personnages ne m'ont pas du tout intéressé. Pire ils m'ont même paru assez niais et pleurnicheur, alors c'est très dur de se les coltiner durant 400 pages...
Par ailleurs un autre passage m'a été également difficile, il s'agit du gars qui vend des journaux dans la rue et que l'on retrouve dans plusieurs chapitres. Pour moi ils ne servent à rien (à moins que je n'ai loupé quelque chose de gigantesque: mais ça m'étonnerait) car ils ne font pas avancer l'histoire.
Certains diront "ouais mais c'est en corrélation avec l'enfant noir qui lit une BD de pirates" et alors ça fait quand même avancer les choses: NON! Très chiant à lire.
Enfin la plupart des personnes qui élèvent cette oeuvre au rang de "culte" trouvent la fin "titanesque" "magnifique" "splendide"
Ouais bof on a pas dû lire la même fin ou alors je suis complètement insensible à ce final qui pour moi tombe à plat.
Deux petites choses pour finir, contrairement à la majorité des lecteurs, les couleurs ne m'ont pas gêné. Et là tout le monde me jette des cailloux "ouah l'autre y dit tout l'inverse de nous..."
Je vous promets je ne le fais pas exprès pour faire mon rebelle...
Et surtout sur la couverture on voit le Capitaine Métropolis parmi les 7 super héros qui y apparaissent. Pourquoi? On ne l'aperçoit que très peu de fois dans l'ensemble de la BD. Il ne sert lui aussi à rien.
Mouais bof... je l'ai lu une fois, je ne re-lirai pas.
Mais bon sang où est donc ce magnifique scénario ???
Et bien moi elle m’a plu cette BD. Le mélange délire SF à la Moebius au dessin précis de Taniguchi donne un résultat très proche de ce que fait Otomo graphiquement (Akira entre autre), sans bien sur en atteindre le génie.
L’histoire est intéressante, et voir la façon dont les scientifiques essayent de maîtriser le phénomène « enfant volant » à des fins militaires est intéressant. Encore une fois le résultat est assez proche de ce qu’a écrit Otomo (Akira aussi était un enfant prodige, crée à des fins militaires, mais qui échappent finalement à tout contrôle)
Reste quand même un gros souci, qui me fait mettre 3/5 au lieu de 4/5. Il s’agit bien d’une série abandonnée ! La fin n’en est pas une, et on sent vraiment que d’autres tomes étaient prévus. Par exemple la menace terroriste, si important pendant toute l’histoire, est complètement ignorée à la fin. Un peu grotesque quand même.
Je trouve que c’est un peu une arnaque de vendre cet ouvrage en tant que « one shot », avec un cinglant « Fin » en bas de dernière page. Vraiment dommage… A lire oui, mais à acheter, bof…
Tesuka nous immerge, ici, dans une ambiance qui m'e fait un peu penser de la série TV La Quatrième Dimension. Teintées de S-F et de fantastique, l'auteur nous présente 19 histoires qui malheureusement, ne sont pas toujours convaincante. La pire de toutes est pour moi "Le plus grand de tous les voleurs". Oui, le sac à avenir qui est attaché dans le bas de votre dos m'a laissé un peu perplexe.
C'est vrai que ce manga n'est pas désagréable à lire mais les différentes histoires présentée, ici,ne sont pas très attachantes.
Aussi vite lu, aussi vite oublié !
Ce n'est pas la première bd de Comès que j'ai lue, et honnêtement, je ne savais pas que l'on considérait "Silence" comme son chef-d’œuvre. Pourtant, bien qu'excellent, il a fait des livres encore plus aboutis, mais là n'est pas le propos.
En partant d'une idée très forte et simple, à savoir un muet exploité comme un simple d'esprit, alors que son intelligence et son âme valent bien plus, chose qu'il aura l'occasion de prouver grâce à la sorcellerie, des amis et... lui-même. La métaphore est évidente et intelligente. Cependant certains passages datent un peu, ou sont un peu long à mon avis, et le dessin, Comès n'était pas encore à son top.
Evidemment, "Silence" contient des passages magistraux et noirs, et la fin est splendide. C'est sans aucun doute un classique mais Comès a réalisé d'autres livres plus aboutis par la suite à mon sens.
N.B:la version couleur est plus qu'inutile.
Ca alors, pas d’avis sur cette série depuis la parution du 2eme tome, c’est surprenant, parce qu’elle est très agréable.
Niveau dessin, le style de Cazaux est toujours superbe, comme dans Mémoires d'un incapable, mais cette fois en couleur.
Le scénario est une belle histoire sur la vie, une histoire d’amour, pour une mère ou une compagne, et une belle leçon de positivisme sur le temps qui passe trop vite et dont il faut profiter. Oh ben oui c’est du vu et revu, ne vous attendez pas à trop d’originalité. Mais si ce genre d’histoire vous botte, n’hésitez pas une seconde et investissez dans ce très joli diptyque.
Sans doute un des meilleurs Comès. Sa narration, forme de "bédécriture", atteint ici des sommets tant l'ambiance, les non-dits et les regards sont lourd de signification. Le point fort de l'album, c'est la forte psychologie qui s'en dégage. Une jeune femme, une étrangère de passage, représente la chance pour Yves de se débarrasser de son passé, de passer un cap où il sera affranchi et deviendra une personne plus accomplie. Car Yves a du talent mais n'ose pas complètement s'épanouir. Y arrivera-t-il?
C'est tout ce duel qui est rendu comme rarement en bd, la lutte interne d'un personnage pour sa salvation. Et la comparaison avec le psychose d'Hitchcock n'est que superficielle et pour la forme seulement. A mon avis, le suspense pur n'est pas un des critères les plus fondamentaux pour faire une bonne histoire, c'est plutôt le vécu et son intensité qui compte. Et ici, il est terrible.
Un très bon Comès, peut-être pas le meilleur, mais on retrouve cette ambiance de mythologie contemporaine, avec la nature qui a décidé de régler son compte au genre humain. Il s'agit d'un vibrant plaidoyer écologiste, habile et poétique. Comès montre une nature puissante, mystérieuse et vengeresse. Les scènes oniriques sont présentes comme d'habitude, et les personnages très bien caractérisés (comme la vieille femme qui ressemble à un parchemin végétal, ou le dieu Pan)
Il est absolument certain que toute personne s'intéressant à la peinture ou à l'aquarelle ne peut rester insensible devant cette fresque. Corps torturés à la façon d'Egon Schiele, questionnements existentiels profonds et sincères, il s'agit d'une bd anglo-saxonne d'avant-garde, un peu comme Batman - L'asile d'Arkham de Mckean. Si on accroche, on passe un grand moment avec cet ovni graphique, bien repris par les éditions EP.
Je viens de lire le tome 2, et assurément, cette série se confirme comme étant une référence du genre. Et pourtant, le sujet était difficile: la documentation qu'on imagine abondante pour la seconde guerre mondiale, et l'approche originale du scénario, consistant à mettre en avant les services secrets.
Mis à part quelques cases pleines de bulles pas évidentes à remettre dans l'ordre, le scénario est solidement construit, rigoureux à en devenir passionnant. Benton raconte sa guerre à lui, vue d'un espion traître à son pays et fidèle au nazisme. Le tome 2 à le mérite d'aborder la question de l'Holocauste sans redondance. Et le dessin! Anguleux, vif, dynamique à la base, la couleur directe donnant la touche finale en instaurant des ambiances sombres, moites et inquiétantes de circonstances. D'une base monochrome, Perger joue avec les taches de couleurs, pratique qui s'intensifie dans le 2, épurant également au passage certains visages parfois un peu trop surchargés. Mais vivement le troisième et dernier album!
Cet album nous raconte l'histoire de mandrin à travers un poète qui recueille les témoignages de gens qui l'ont côtoyé. Le récit me parait très fidèle à l'histoire et n'occulte pas les crimes commis par le personnage.
Je connaissais le nom de Mandrin et je savais simplement que c'était une sorte de gentil-brigand. C'était très intéressant de découvrir son histoire complète. Je n'ai par contre pas été emballé par les dessins pas assez précis à mon goût.
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Watchmen
Aie aie aie... Je vais aller à l'encontre de la quasi-totalité des avis précédents, mais tant pis. Pour moi Watchmen n'est pas culte. C'est la somme de plusieurs éléments qui ont fait que je suis arrivé au bout de cette oeuvre assez déçu. Tout d'abord sur les 12 chapitres que comprend ce pavé, seuls 3 ou 4 ont su retenir réellement mon attention (en particulier ceux avec Rorschach). Les autres n'ont fait que m'endormir ou me faire trouver le temps long. Pourtant sur le dos de l'album le résumé paraissait alléchant bien que je ne sois pas spécialement un fan des super héros (et des comics en général). Secundo, le charisme de la plupart des super héros, même s'ils sont à la retraite ou n'en sont pas très loin laisse à désirer. Dans un avis plus bas quelqu'un parlait de charisme à la François Hollande (tout moumou), c'est exactement ce que je ressens quand je lis les passages par exemple avec Jon (ceux là m'ont été les plus pénibles). Donc mis à part encore une fois Rorschach et peut-être aussi le Comédien, les autres personnages ne m'ont pas du tout intéressé. Pire ils m'ont même paru assez niais et pleurnicheur, alors c'est très dur de se les coltiner durant 400 pages... Par ailleurs un autre passage m'a été également difficile, il s'agit du gars qui vend des journaux dans la rue et que l'on retrouve dans plusieurs chapitres. Pour moi ils ne servent à rien (à moins que je n'ai loupé quelque chose de gigantesque: mais ça m'étonnerait) car ils ne font pas avancer l'histoire. Certains diront "ouais mais c'est en corrélation avec l'enfant noir qui lit une BD de pirates" et alors ça fait quand même avancer les choses: NON! Très chiant à lire. Enfin la plupart des personnes qui élèvent cette oeuvre au rang de "culte" trouvent la fin "titanesque" "magnifique" "splendide" Ouais bof on a pas dû lire la même fin ou alors je suis complètement insensible à ce final qui pour moi tombe à plat. Deux petites choses pour finir, contrairement à la majorité des lecteurs, les couleurs ne m'ont pas gêné. Et là tout le monde me jette des cailloux "ouah l'autre y dit tout l'inverse de nous..." Je vous promets je ne le fais pas exprès pour faire mon rebelle... Et surtout sur la couverture on voit le Capitaine Métropolis parmi les 7 super héros qui y apparaissent. Pourquoi? On ne l'aperçoit que très peu de fois dans l'ensemble de la BD. Il ne sert lui aussi à rien. Mouais bof... je l'ai lu une fois, je ne re-lirai pas. Mais bon sang où est donc ce magnifique scénario ???
Icare
Et bien moi elle m’a plu cette BD. Le mélange délire SF à la Moebius au dessin précis de Taniguchi donne un résultat très proche de ce que fait Otomo graphiquement (Akira entre autre), sans bien sur en atteindre le génie. L’histoire est intéressante, et voir la façon dont les scientifiques essayent de maîtriser le phénomène « enfant volant » à des fins militaires est intéressant. Encore une fois le résultat est assez proche de ce qu’a écrit Otomo (Akira aussi était un enfant prodige, crée à des fins militaires, mais qui échappent finalement à tout contrôle) Reste quand même un gros souci, qui me fait mettre 3/5 au lieu de 4/5. Il s’agit bien d’une série abandonnée ! La fin n’en est pas une, et on sent vraiment que d’autres tomes étaient prévus. Par exemple la menace terroriste, si important pendant toute l’histoire, est complètement ignorée à la fin. Un peu grotesque quand même. Je trouve que c’est un peu une arnaque de vendre cet ouvrage en tant que « one shot », avec un cinglant « Fin » en bas de dernière page. Vraiment dommage… A lire oui, mais à acheter, bof…
Le Cratère
Tesuka nous immerge, ici, dans une ambiance qui m'e fait un peu penser de la série TV La Quatrième Dimension. Teintées de S-F et de fantastique, l'auteur nous présente 19 histoires qui malheureusement, ne sont pas toujours convaincante. La pire de toutes est pour moi "Le plus grand de tous les voleurs". Oui, le sac à avenir qui est attaché dans le bas de votre dos m'a laissé un peu perplexe. C'est vrai que ce manga n'est pas désagréable à lire mais les différentes histoires présentée, ici,ne sont pas très attachantes. Aussi vite lu, aussi vite oublié !
Silence
Ce n'est pas la première bd de Comès que j'ai lue, et honnêtement, je ne savais pas que l'on considérait "Silence" comme son chef-d’œuvre. Pourtant, bien qu'excellent, il a fait des livres encore plus aboutis, mais là n'est pas le propos. En partant d'une idée très forte et simple, à savoir un muet exploité comme un simple d'esprit, alors que son intelligence et son âme valent bien plus, chose qu'il aura l'occasion de prouver grâce à la sorcellerie, des amis et... lui-même. La métaphore est évidente et intelligente. Cependant certains passages datent un peu, ou sont un peu long à mon avis, et le dessin, Comès n'était pas encore à son top. Evidemment, "Silence" contient des passages magistraux et noirs, et la fin est splendide. C'est sans aucun doute un classique mais Comès a réalisé d'autres livres plus aboutis par la suite à mon sens. N.B:la version couleur est plus qu'inutile.
Le Grand Large
Ca alors, pas d’avis sur cette série depuis la parution du 2eme tome, c’est surprenant, parce qu’elle est très agréable. Niveau dessin, le style de Cazaux est toujours superbe, comme dans Mémoires d'un incapable, mais cette fois en couleur. Le scénario est une belle histoire sur la vie, une histoire d’amour, pour une mère ou une compagne, et une belle leçon de positivisme sur le temps qui passe trop vite et dont il faut profiter. Oh ben oui c’est du vu et revu, ne vous attendez pas à trop d’originalité. Mais si ce genre d’histoire vous botte, n’hésitez pas une seconde et investissez dans ce très joli diptyque.
Eva
Sans doute un des meilleurs Comès. Sa narration, forme de "bédécriture", atteint ici des sommets tant l'ambiance, les non-dits et les regards sont lourd de signification. Le point fort de l'album, c'est la forte psychologie qui s'en dégage. Une jeune femme, une étrangère de passage, représente la chance pour Yves de se débarrasser de son passé, de passer un cap où il sera affranchi et deviendra une personne plus accomplie. Car Yves a du talent mais n'ose pas complètement s'épanouir. Y arrivera-t-il? C'est tout ce duel qui est rendu comme rarement en bd, la lutte interne d'un personnage pour sa salvation. Et la comparaison avec le psychose d'Hitchcock n'est que superficielle et pour la forme seulement. A mon avis, le suspense pur n'est pas un des critères les plus fondamentaux pour faire une bonne histoire, c'est plutôt le vécu et son intensité qui compte. Et ici, il est terrible.
La maison où rêvent les arbres
Un très bon Comès, peut-être pas le meilleur, mais on retrouve cette ambiance de mythologie contemporaine, avec la nature qui a décidé de régler son compte au genre humain. Il s'agit d'un vibrant plaidoyer écologiste, habile et poétique. Comès montre une nature puissante, mystérieuse et vengeresse. Les scènes oniriques sont présentes comme d'habitude, et les personnages très bien caractérisés (comme la vieille femme qui ressemble à un parchemin végétal, ou le dieu Pan)
Blood
Il est absolument certain que toute personne s'intéressant à la peinture ou à l'aquarelle ne peut rester insensible devant cette fresque. Corps torturés à la façon d'Egon Schiele, questionnements existentiels profonds et sincères, il s'agit d'une bd anglo-saxonne d'avant-garde, un peu comme Batman - L'asile d'Arkham de Mckean. Si on accroche, on passe un grand moment avec cet ovni graphique, bien repris par les éditions EP.
Sir Arthur Benton
Je viens de lire le tome 2, et assurément, cette série se confirme comme étant une référence du genre. Et pourtant, le sujet était difficile: la documentation qu'on imagine abondante pour la seconde guerre mondiale, et l'approche originale du scénario, consistant à mettre en avant les services secrets. Mis à part quelques cases pleines de bulles pas évidentes à remettre dans l'ordre, le scénario est solidement construit, rigoureux à en devenir passionnant. Benton raconte sa guerre à lui, vue d'un espion traître à son pays et fidèle au nazisme. Le tome 2 à le mérite d'aborder la question de l'Holocauste sans redondance. Et le dessin! Anguleux, vif, dynamique à la base, la couleur directe donnant la touche finale en instaurant des ambiances sombres, moites et inquiétantes de circonstances. D'une base monochrome, Perger joue avec les taches de couleurs, pratique qui s'intensifie dans le 2, épurant également au passage certains visages parfois un peu trop surchargés. Mais vivement le troisième et dernier album!
L'Histoire de Mandrin en BD
Cet album nous raconte l'histoire de mandrin à travers un poète qui recueille les témoignages de gens qui l'ont côtoyé. Le récit me parait très fidèle à l'histoire et n'occulte pas les crimes commis par le personnage. Je connaissais le nom de Mandrin et je savais simplement que c'était une sorte de gentil-brigand. C'était très intéressant de découvrir son histoire complète. Je n'ai par contre pas été emballé par les dessins pas assez précis à mon goût.