Les derniers avis (115092 avis)

Couverture de la série Les Cités obscures
Les Cités obscures

Cette série a autant de points forts que de point faible. Si j'aime beaucoup l'architecture, le savoir-faire technique qui s'en dégage jusqu'à la poésie, que dire des personnages? Raides, inexpressifs et même pas sympathiques. Ils ressemblent à des statues, et pour rendre des histoires vivantes, c'est pas l'idéal. J'ai du coup toujours une certaine distance avec les scénarios, vu que je ne m'intéresse que moyennement à ce qui va arriver à nos braves bonhommes en plâtre. Je peux comprendre qu'un dessinateur soit meilleur dans un domaine plutôt qu'un autre, mais ici le décalage est vraiment trop aigu (surtout en ce qui concerne les femmes). A part ça, les thèmes des histoires sont souvent intéressants, et on ne pourra pas reprocher le manque d'originalité et de personnalité.

01/01/2006 (modifier)
Couverture de la série Corto Maltese
Corto Maltese

Superbe, flamboyant... l'aventure dans tous les sens du terme: exotisme, voyages lointains dans les océans et dans la tête. Corto découvre le monde, tel un observateur neutre qui prend position selon son degré de connaissance d'une situation. Et de ses intérêts! Mais au gré de ses rencontres, Corto Maltese incarne un homme libre dans son esprit, côtoyant des héros, des criminels, des militaires paumés, des rebelles-poètes, des savants, des magiciens et la liste est encore longue. Hugo Pratt livre ici en toute simplicité l'expérience d'une vie, créant des personnages incroyablement romantiques et au vécu se confondant à l'imaginaire. Il n'y a pas deux Bouche Dorée dans l'histoire de la bd, par exemple. Et puis Corto Maltese, c'est un genre à lui tout seul, comme le jazz ou la musique classique. Entre maturité humaine et barbarie, entre poésie et guerre, "Corto"est ni plus ni moins la plus riche série que j'ai pu lire jusqu'à présent. Une baffe intemporelle. N.B: avis à Casterman: Le type responsable des nouvelles couvertures n/b est-il un fou échappé de l'asile,un daltonien du dernier degré,un sadique du mauvais goût,ou(ce que je crains)les trois à la fois?

01/01/2006 (modifier)
Couverture de la série l'Incal
l'Incal

Certes cette série a son importance dans l'histoire, mais à la relecture, ça a un peu vieilli à mon goût. D'abord les kitscheries du coloriste qui manifestement est constamment imprégné de LSD, finissent par fatiguer les yeux, même si elles sont bien sûr volontaires. S'ajoute à cela l'excellent dessin de Moebius, mais le look général fait vraiment seventies. Le scénario, très accrocheur au début, finit par m’écœurer après 3 albums. Jodorowsky veut jouer sur tous les tableaux, de la spiritualité à l'aventure pure, en passant par la parodie et le new-age de pacotille, comme la fin grotesque avec cette espèce de dieu-zeus doré un peu ringard. Cela reste cependant un joyeux bordel, plein d'énergie et de créativité, véritable icône et tournant de la sf, et de la bd en général de par son ton ouvert.

01/01/2006 (modifier)
Couverture de la série Sláine
Sláine

La meilleure réalisation de Bisley à ce jour (je ne reconnais que les 4 premiers albums dans cette critique). Un style d'une grande audace graphique, allant du très léché modelé aux coups de pinceaux bruts en passant par des crayonnés apparents, et l'harmonie est au rendez-vous. Et le dessin, énergique, vivant, s'améliore sans cesse. Bien sûr la vision celte est interprétée à l'américaine, mais on sent le travail de fond, et les ambiances crépusculaires et rocailleuses de Bisley rendent les péripéties de Slaine crédibles quant à l'univers, rempli de magie, de divinités primales et de barbarisme. Un petit bémol: les personnages, bons ou mauvais, ont souvent un rictus "sarcastique" qui ne se justifie pas vraiment, sorte de tic gratuit du dessinateur.

01/01/2006 (modifier)
Couverture de la série Chinguetti
Chinguetti

Une série prometteuse, et originale de science-fiction (enfin!) En effet, placer un futur à enjeu en Afrique est intéressant et judicieux. Le scénario tient la route, et donne envie d'en savoir plus. Quant aux dessins bien que pas très fan de ce genre d'univers avec mise en couleur informatique, il est très intéressant, dynamique, avec des effets bien travaillés et de belles séquences. Reste quelques grossières erreurs de dessins de temps à autres, mais elles sont isolées et augurent du meilleur pour la suite. edit : étant donné qu'il n'y a pas de suite et que cet éditeur est de plus en plus lamentable malgré des livres étonnants dans un passé proche, j'en resterai là.Un lecteur déçu.

01/01/2006 (modifier)
Couverture de la série La Belette
La Belette

Exemple type du grand savoir-faire de Comès: intrigue psychologique consistante, réflexion sur l'ésotérisme (dans le bon sens du terme) mystère, sorcellerie, et graphisme unique à son apogée.

01/01/2006 (modifier)
Par Dakhan
Note: 4/5
Couverture de la série Fog
Fog

Le dessin est un peu trop lumineux à mon goût pour une série qui s’intitule Fog, et les faciès des personnages sont très particuliers. Mais ce dessin reste plutôt bon. La première enquête (2 premiers tomes) est une variation originale d’une histoire de vengeance, dans laquelle le suspens est bien ménagé. La seconde (tomes 3 et 4) vire au fantastico-romantique, et fait penser à Dracula de Bram Stoker. Selon moi inférieure à la première. La série est tout de même de bonne facture.

31/12/2005 (modifier)
Par gau
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série MPD-Psycho, le détective schizophrène
MPD-Psycho, le détective schizophrène

La jaquette noire est bien classe, tout comme les encrages à l'intérieur, les dessins sont vraiment excellents, l'intrigue est complexe à souhait. C'est vrai que les personnages ne sont pas très profonds, on oscille entre le récit polar noir très malsain (voir dérangé) et le parfois comique. Mais une fois passé le premier tome et entré dans le vif de la série, on en démord plus, c'est tellement glauque qu'on prendrait les auteurs pour des malades mentaux mais on peut trouver ça cool. L’histoire lorgne du côté des enquêtes policières et du roman noir mais en contemporain, l'esprit de David Fincher se fait fort sentir. Une série qui sort du lot. A noter qu'il a été adapté en série par le réalisateur fou Takashi Miike.

31/12/2005 (modifier)
Par gau
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Say Hello To Black Jack
Say Hello To Black Jack

Un manga qui a fait l'effet d'un coup de pied dans la fourmilière japonaise, que je lis sur la quatrième de couverture, ouille ça a l'air bien, me dis-je, et comme je me suis souvenu en avoir vu un exemplaire dans un bouquiniste en occasion, j'ai été l'acheter, surtout après avoir lu la critique dithyrambique du tome 1 dans Animeland. Et motherfucker, la claque que je me suis prise, jamais je n'avais lu auparavant de mangas sur le milieu médical japonais avec autant de brio. Extrêmement bien documenté, Sato dissèque le fonctionnement de cette parcelle de société avec sa plume. Chaque tome que j'ai lu m'a pris les tripes. Non, je ne trouve cela ni mièvre, ni larmoyant, les personnages n'ont pas de morale de bon chrétien, les Japonais sont bouddhistes et shintoïstes, bordel ! Les protagonistes sont ambivalents. Une des rares séries qui m'a vraiment fait réfléchir.

31/12/2005 (modifier)
Par gau
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Tank Girl
Tank Girl

Je vois que cette bd culte n'est pas appréciée à sa juste valeur, c'est bordélique, anarchique, subversif, politiquement incorrect, ce n'est pas lisible mais c'est pas grave, si vous aimez les Sex Pistols, le punk en général, il y a des chances que vous accrochiez. Vous avez aimé Sid et Nancy, Summer of Sam, lisez cette bd. C'est proche de Anita Bomba, en pire, en plus malsain, de Katsuya Terada (qui en a fait un hommage dans sa participation au recueil Bitch's live). Hewlett et Martin ont clairement influencé Ashley Wood pour son Popbot. Le noir et blanc de la version française passe beaucoup mieux que la version US en couleurs. Les dialogues ne sont peut-être pas très fidèles mais ne gâchez pas votre plaisir ! Les planches regorgent de détails, de peluches, de tatouages, piercing,... L'Angleterre a accouché là de chefs de file.

31/12/2005 (modifier)