Si le dessin est parfois assez travaillé et que l'ambiance semble à peu près correctement rendue, les dialogues tout comme le scénario ne brillent que par leur manque de cohérence. Le ton hésite entre le comique et le tragique sans sembler arriver à trouver son camp et le résultat m'a plutôt déplu. Quant au scénario, il est confus et surtout ne semble pas être bien construit. Inutile de dire que je n'ai pas vraiment aimé...
Je n'ai lu que deux tomes et je ne comprends pas comment autant de personnes peuvent mettre 5/5 à cette série.
Les personnages ne sont pas attachants et la manière dont ils sont stéréotypés ne me convient pas réellement. Le scénario n'est absolument pas ce que j'attendais : même s'il est captivant, le reste de la bd ne l'est pas assez pour permettre au lecteur de vraiment accrocher.
Les dessins, quant à eux, ne sont pas si mal, certaines planches sont belles mais rien de particulier, sans personnalité. Je trouve même que le dessin des personnages est assez brouillon.
Les points particulièrement négatifs à l'ensemble de cette série sont un manque d'originalité, des personnages peu attractifs, un scénario commercial et un manque total d'humour.
Le scénario (Pécau) utilise encore les ficelles de la "retro-synchronicité" d'Arcanes et Arcane Majeur. C'est assez bien écrit, rythmé, et très documenté.
Le dessin des 2 premiers tomes (Kordey) est dans un style réaliste assez réussi.
C'est prometteur et on sera vite fixé sur la qualité globale puisque les tomes sortent à un train d'enfer : 7 tomes en 1 an !!!
Culte !!!
C'est exactement le mot...
Des graphismes géniaux, magiques,
des lignes épurées,
des couleurs extraordinaires,
un scénario plein d'humour.
Bref, vraiment tout pour (me) plaire... Il y a trop de choses à dire.
Je le conseille vivement à... beaucoup de monde.
Pierre for ever
PS : merci encore aux concepteurs de ce site génial
Une aventure pas très connue et pourtant très forte du Batman.
Très forte et très puissante pour deux raisons.
Le dessin, d'abord. Les peintures de Scott Hampton dans cet album sont magnifiques. Flirtant avec Hopper, il réussit à transfigurer l'univers sombre et nocturne du Dark Knight de manière subtile et magistrale.
Le sujet, ensuite : les sévices sur enfants.
Le scénario d'Archie Goodwin aborde le problème sans fard, mais sans voyeurisme et manichéisme. Le parti-pris face à cette violence innommable est réaliste, et c'est un constat terriblement désespérant qui attend le protecteur de Gotham (et le lecteur).
"Cris dans la nuit" prouve que Batman reste le sujet phare lorsqu'on veut aborder les Super-héros sur un mode plus noir qu'à l'accoutumée.
(PS : malheureusement non réédité, je pense que cet album est aujourd’hui difficile à trouver)
Je connaissais Golden Boy en dessin-animé et même si tout ne me plaisait pas vraiment, j'avais bien rigolé sur certains passages. Mais je n'aime pas trop le manga en comparaison.
Déjà, j'aime très moyennement le dessin. Il est relativement maîtrisé, mais les personnages (enfin surtout les femmes) semblent tout droit sortis de mangas de cul sans interêt. Trop lisses, trop étirés en longueurs, faisant face à des décors trop souvent vides, je trouve le dessin à la fois insipide et assez repoussant pour ceux qui n'aiment pas ce style trop typé manga érotique.
Ensuite là où l'animé avait un certain rythme et où l'humour ressortait assez bien, mêlant à la fois potache et érotisme, ici ça ne marche pas du tout pour moi. L'érotisme a la part belle sans avoir aucun interêt. L'humour est présent mais s'efface trop vite. Les dialogues sont lourdingues. Et ce qui devait être au départ une série d'humour jouant sur son personnage de héros/anti-héros et sur des scènes à la fois drôles et sexys tourne au mauvais manga racoleur et même assez malsain quand on voit la façon dont sont traitées les relations hommes-femmes.
Pas mal cette série. A côté des futurs succès critiques et publics, Cothias a réalisé des récits un peu plus intimistes ou moins tape-à-l'oeil, qui valent quand même la lecture. L'histoire suit le destin elliptique d'une petite fille, un bébé qui fut dérobé à sa mère à sa naissance. Mais le récit s'éloigne de l'enfant pour sauter, de façon un peu cinématographique, (avec des transitions plutôt réussies) de l'un des protagonistes à l'autre de cette sombre histoire. Protagonistes illustres : Condorcet, Robespierre, Calonne, La Fayette... A noter que La Fayette, personnage "qui a joué un rôle positif pour le rayonnement de la France hors de ses frontières", et présenté dans nos livres d'histoire comme l'un des inspirateurs de la Révolution, en prend quand même pas mal dans la gueule. A noter aussi que Louis XVI, qui fait des apparitions ça et là, ne montre jamais son visage sous le projecteur des deux auteurs... Difficile de dégager une raison à cette "absence"...
Cela dit, le tableau que nous peint Cothias de la France est assez saisissant... C'est un pays exsangue, aux finances vides, où seuls quelques milliers de nantis vivent correctement. Un pays sur le point de basculer, sous l'impulsion de philosophes, de penseurs et de savants éclairés. On aurait bien aimé lire la suite, voir comment Cothias aurait intégré Zoé dans les événements ultérieurs... Et Lax aurait pu l'aider, lui qui accroche l'oeil avec son graphisme élégant, quoiqu'encore "tendre" à l'époque.
C'est tout de même encore une leçon d'Histoire dispensée par le professeur Cothias.
Note approximative : 2.5/5
Rafa Gonzalez Negrete a été visiblement très marqué par l'oeuvre de Moebius puisque ce recueil de nouvelles ressemble tant dans les thèmes que dans le dessin à un quasi-copier/coller de nouvelles de science-fiction telles que celles contenues dans Arzach et autres recueils du même genre.
Le dessin est vraiment très proche du style de Moebius. La maîtrise technique n'y est cependant pas vraiment. Certaines planches sont franchement très moyennes. D'autres par contre ne sont pas mal du tout. Le problème principal vient de la colorisation qui est souvent assez ratée, sauf sur une unique histoire où les couleurs sont aussi réussies que le dessin.
Quant aux scénarios de ces récits, ils sont assez simples, pas tellement originaux mais relativement plaisants. Les chutes des histoires sont souvent humoristiques même si ce n'est pas toujours fantastique.
Rien de transcendant ni de nouveau dans ce succédanné d'histoires de Moebius mais un résultat correct et pas désagréable à lire.
Apprendre à Frissonner est un album très agréable à lire. En adaptant un conte de Grimm, on sait déjà que le ton sera bon enfant et de ce coté là, on n’a pas à se plaindre.
C'est avec beaucoup de plaisir que l'on suit les aventures de cet adolescent qui veut absolument avoir peur.
Le dessin de Mazan est réussi mais j'ai trouvé les couleurs un peu plus pâles par rapport à d'autres albums de cet auteur.
A part ça, c'est une bd qui dégage beaucoup de fraîcheur et c'est à conseiller !
En cours de série, mon avis est mitigé, je ne peux pas dire que j'ai été entièrement séduit par cette BD, la faute au dessin je crois, même si je ne peux le qualifier de mauvais. Par contre le scénario me semble vraiment excellent. Il ne s'agit pas ici d'une aventure de fantasy classique et gentillette, c'est beaucoup plus complexe, approfondi et recherché que ça ; c'est une vraie intrigue alambiquée aux personnages plus subtiles que bêtement bons ou méchants. Et éventuellement avec des réflexions/messages.
J'attends la suite pour donner un avis définitif, mais il est bon de trouver des BD qui n'oublient pas que le public peut être intelligent.
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Nexus
Si le dessin est parfois assez travaillé et que l'ambiance semble à peu près correctement rendue, les dialogues tout comme le scénario ne brillent que par leur manque de cohérence. Le ton hésite entre le comique et le tragique sans sembler arriver à trouver son camp et le résultat m'a plutôt déplu. Quant au scénario, il est confus et surtout ne semble pas être bien construit. Inutile de dire que je n'ai pas vraiment aimé...
Universal War One
Je n'ai lu que deux tomes et je ne comprends pas comment autant de personnes peuvent mettre 5/5 à cette série. Les personnages ne sont pas attachants et la manière dont ils sont stéréotypés ne me convient pas réellement. Le scénario n'est absolument pas ce que j'attendais : même s'il est captivant, le reste de la bd ne l'est pas assez pour permettre au lecteur de vraiment accrocher. Les dessins, quant à eux, ne sont pas si mal, certaines planches sont belles mais rien de particulier, sans personnalité. Je trouve même que le dessin des personnages est assez brouillon. Les points particulièrement négatifs à l'ensemble de cette série sont un manque d'originalité, des personnages peu attractifs, un scénario commercial et un manque total d'humour.
L'Histoire Secrète
Le scénario (Pécau) utilise encore les ficelles de la "retro-synchronicité" d'Arcanes et Arcane Majeur. C'est assez bien écrit, rythmé, et très documenté. Le dessin des 2 premiers tomes (Kordey) est dans un style réaliste assez réussi. C'est prometteur et on sera vite fixé sur la qualité globale puisque les tomes sortent à un train d'enfer : 7 tomes en 1 an !!!
Garulfo
Culte !!! C'est exactement le mot... Des graphismes géniaux, magiques, des lignes épurées, des couleurs extraordinaires, un scénario plein d'humour. Bref, vraiment tout pour (me) plaire... Il y a trop de choses à dire. Je le conseille vivement à... beaucoup de monde. Pierre for ever PS : merci encore aux concepteurs de ce site génial
Batman - Des cris dans la nuit
Une aventure pas très connue et pourtant très forte du Batman. Très forte et très puissante pour deux raisons. Le dessin, d'abord. Les peintures de Scott Hampton dans cet album sont magnifiques. Flirtant avec Hopper, il réussit à transfigurer l'univers sombre et nocturne du Dark Knight de manière subtile et magistrale. Le sujet, ensuite : les sévices sur enfants. Le scénario d'Archie Goodwin aborde le problème sans fard, mais sans voyeurisme et manichéisme. Le parti-pris face à cette violence innommable est réaliste, et c'est un constat terriblement désespérant qui attend le protecteur de Gotham (et le lecteur). "Cris dans la nuit" prouve que Batman reste le sujet phare lorsqu'on veut aborder les Super-héros sur un mode plus noir qu'à l'accoutumée. (PS : malheureusement non réédité, je pense que cet album est aujourd’hui difficile à trouver)
Golden Boy
Je connaissais Golden Boy en dessin-animé et même si tout ne me plaisait pas vraiment, j'avais bien rigolé sur certains passages. Mais je n'aime pas trop le manga en comparaison. Déjà, j'aime très moyennement le dessin. Il est relativement maîtrisé, mais les personnages (enfin surtout les femmes) semblent tout droit sortis de mangas de cul sans interêt. Trop lisses, trop étirés en longueurs, faisant face à des décors trop souvent vides, je trouve le dessin à la fois insipide et assez repoussant pour ceux qui n'aiment pas ce style trop typé manga érotique. Ensuite là où l'animé avait un certain rythme et où l'humour ressortait assez bien, mêlant à la fois potache et érotisme, ici ça ne marche pas du tout pour moi. L'érotisme a la part belle sans avoir aucun interêt. L'humour est présent mais s'efface trop vite. Les dialogues sont lourdingues. Et ce qui devait être au départ une série d'humour jouant sur son personnage de héros/anti-héros et sur des scènes à la fois drôles et sexys tourne au mauvais manga racoleur et même assez malsain quand on voit la façon dont sont traitées les relations hommes-femmes.
La Marquise des Lumières
Pas mal cette série. A côté des futurs succès critiques et publics, Cothias a réalisé des récits un peu plus intimistes ou moins tape-à-l'oeil, qui valent quand même la lecture. L'histoire suit le destin elliptique d'une petite fille, un bébé qui fut dérobé à sa mère à sa naissance. Mais le récit s'éloigne de l'enfant pour sauter, de façon un peu cinématographique, (avec des transitions plutôt réussies) de l'un des protagonistes à l'autre de cette sombre histoire. Protagonistes illustres : Condorcet, Robespierre, Calonne, La Fayette... A noter que La Fayette, personnage "qui a joué un rôle positif pour le rayonnement de la France hors de ses frontières", et présenté dans nos livres d'histoire comme l'un des inspirateurs de la Révolution, en prend quand même pas mal dans la gueule. A noter aussi que Louis XVI, qui fait des apparitions ça et là, ne montre jamais son visage sous le projecteur des deux auteurs... Difficile de dégager une raison à cette "absence"... Cela dit, le tableau que nous peint Cothias de la France est assez saisissant... C'est un pays exsangue, aux finances vides, où seuls quelques milliers de nantis vivent correctement. Un pays sur le point de basculer, sous l'impulsion de philosophes, de penseurs et de savants éclairés. On aurait bien aimé lire la suite, voir comment Cothias aurait intégré Zoé dans les événements ultérieurs... Et Lax aurait pu l'aider, lui qui accroche l'oeil avec son graphisme élégant, quoiqu'encore "tendre" à l'époque. C'est tout de même encore une leçon d'Histoire dispensée par le professeur Cothias.
Soleils bleus
Note approximative : 2.5/5 Rafa Gonzalez Negrete a été visiblement très marqué par l'oeuvre de Moebius puisque ce recueil de nouvelles ressemble tant dans les thèmes que dans le dessin à un quasi-copier/coller de nouvelles de science-fiction telles que celles contenues dans Arzach et autres recueils du même genre. Le dessin est vraiment très proche du style de Moebius. La maîtrise technique n'y est cependant pas vraiment. Certaines planches sont franchement très moyennes. D'autres par contre ne sont pas mal du tout. Le problème principal vient de la colorisation qui est souvent assez ratée, sauf sur une unique histoire où les couleurs sont aussi réussies que le dessin. Quant aux scénarios de ces récits, ils sont assez simples, pas tellement originaux mais relativement plaisants. Les chutes des histoires sont souvent humoristiques même si ce n'est pas toujours fantastique. Rien de transcendant ni de nouveau dans ce succédanné d'histoires de Moebius mais un résultat correct et pas désagréable à lire.
Apprendre à frissonner
Apprendre à Frissonner est un album très agréable à lire. En adaptant un conte de Grimm, on sait déjà que le ton sera bon enfant et de ce coté là, on n’a pas à se plaindre. C'est avec beaucoup de plaisir que l'on suit les aventures de cet adolescent qui veut absolument avoir peur. Le dessin de Mazan est réussi mais j'ai trouvé les couleurs un peu plus pâles par rapport à d'autres albums de cet auteur. A part ça, c'est une bd qui dégage beaucoup de fraîcheur et c'est à conseiller !
Angus Powderhill
En cours de série, mon avis est mitigé, je ne peux pas dire que j'ai été entièrement séduit par cette BD, la faute au dessin je crois, même si je ne peux le qualifier de mauvais. Par contre le scénario me semble vraiment excellent. Il ne s'agit pas ici d'une aventure de fantasy classique et gentillette, c'est beaucoup plus complexe, approfondi et recherché que ça ; c'est une vraie intrigue alambiquée aux personnages plus subtiles que bêtement bons ou méchants. Et éventuellement avec des réflexions/messages. J'attends la suite pour donner un avis définitif, mais il est bon de trouver des BD qui n'oublient pas que le public peut être intelligent.