Une série très réussie dans le style polar américain des années 50 avec un excellent dessin et un scénario bon bien que peu original. L'originalité provient du fait de mettre en scène des animaux à la place des hommes. Un choix peut-être contestable, mais qui ne gâche en rien le plaisir de lecture et apporte parfois une touche distrayante. A noter : le dessinateur rend particulièrement bien les émotions sur les visages de ses animaux/personnages.
A lire.
D’emblée je l’avoue, je ne suis pas amateur de super-héros. Pourtant, avec Comix Remix, Hervé Bourhis fournit un album qui m’a captivé de bout en bout.
L’auteur centre son récit sur John-John, le fils du défunt Mister Mercure, convoité par la corporation des super-héros mais aussi par le groupe des clandestins. Le récit est intelligemment construit, dense et bien charpenté. On sent que l’auteur maîtrise parfaitement son sujet et que rien n’est laissé au hasard.
Tout en gardant son propre style, le dessin d’Hervé Bourhis est dans la lignée des auteurs dit de "nouvelle génération".
A lire sans hésitations!
Halala... Ils sont bizarres ces coréens, non contents de copier presque parfaitement les tics graphiques des productions japonaises, ils en copient aussi allègrement les clichés et les schémas narratifs. Ne cherchez pas la moindre originalité ici : c’est du Love Hina mâtiné de fantastique basique...
Bon, je résume (à peine) : un puceau souffre-douleur se retrouve dans une baraque pleine à craquer de nanas avec des gros nichons... Voilà, pas besoin d’en dire plus, vous imaginez le reste : quiproquos dans la salle de bain dès le deuxième chapitre... etc...etc...
Je suis pas un très gros lecteurs de manga, surtout du genre « humour et petites culottes », mais cette histoire, je l’ai déjà lue 10X, si pas 20X ...
Aucune ambition dans ce truc… De la décalque pure et simple. L’auteur dit au début du 2e volume « J’aimerais bien faire un manhwa amusant, une lecture agréable sans trop de prise de tête. » Vous voilà prévenu... Je ne sais pas si cette lecture peut être qualifié d’agréable, mais ce n’est pas du tout prise de tête, ça non, sur ce plan-là, l’objectif est passé haut la main ! C'est du prédigéré... Vous n'aurez pas à vous fatiguer pour lire ce truc, car vous l'avez déjà lu! Deux neurones vous suffiront donc : un pour tenir le bouquin, l’autre pour tourner les pages...
Miya, c’est un gentil délire sur une bébête informe qui aime bien taper sur tout ce qui bouge et bouffer tout ce qui lui passe sous la main. L’album est constitué de gags quasi tous muets qui nous illustrent la vie picaresque de ce personnage très basique mais attachant. La rondeur si caractéristique du trait de Boulet fait une fois de plus des merveilles, c’est très expressif et très cartoon, comme toujours. On sera reconnaissant à Glénat d’avoir adapté le format de l’album aux aspects formels de l’œuvre... 48 gags muets, on les aurait lu en 3 minutes... ici on a droit à un format plus petit mais à une pagination de 72 pages, l’idéal pour ce genre d’humour...
A lire, même si c’est un brin répétitif tout de même...
Je ne suis pas un amateur de Shojo, je crois que la chose est admise me concernant. Pourtant Please save my Earth m'a agréablement intéressé.
Le dessin est classique mais plutôt bon. Je lui reprocherais juste certains passages un peu clownesques (les moments classiques dans un manga où il faut ajouter de l'humour et où les personnages sont déformés pour être "plus drôles"). Mais le média manga est ici bien maîtrisé et malgré une mise en page parfois un peu originale, la lisibilité est bonne et la série agréable à lire.
Quant au scénario, il est véritablement original, se basant sur une histoire mêlant à la base SF, rêves, extra-terrestres et réincarnations (rien que ça) pour très vite s'intéresser aux relations complexes entre les personnages de la série. Rien ou presque de déjà-vu dans cette série qui peut surprendre même les lecteurs les plus assidus de SF et de BD.
Les personnages sont bons, les dialogues assez intelligents, leurs relations intéressantes, l'humour souvent présent et pas mauvais, bref, presque que du tout bon.
Il reste néanmoins une touche un peu nunuche, un reliquat de ce que je n'aime pas trop dans les shojos. Néanmoins, je conseille quand même la lecture, voire l'achat de cette série.
Je ne suis surtout pas fan de mangas shojos dans le style de Ayashi No Ceres que j'assimile très vite aux séries du studio Clamp que je n'aime vraiment pas.
Pourtant, j'ai été plutôt agréablement surpris par le premier tome de cette série : l'action démarre vite et surtout fort. De découvrir dans les premières pages que la famille de l'héroïne veut à tout prix... la tuer dès le jour de ses 16 ans, c'est assez original pour une histoire que je prenais pour nunuche à priori. L'intrigue s'enchaîne bien dans ce premier tome, les personnages sont corrects (même si on retrouve le "beau ténébreux" super-typique des Shojos un peu merdiques) et ça se lit bien.
L'ennui, c'est que ça se dégrade très vite au fil des tomes. L'histoire de la nymphe céleste devient cliché et sans originalité. Les petites intrigues s'enchaînent sans être prenantes du tout et surtout bien souvent très déjà vues. Bref, l'intérêt du manga chute très rapidement pour devenir franchement banal et inintéressant.
RahXephon est clairement pour moi un succédané de Neon Genesis Evangelion. On y retrouve cette idée de "nouveaux mangas de robots" où les combats avec les méchas eux-mêmes sont laissés au second rang derrière une réflexion sur la psychologie des personnages et une pseudo-histoire symboliste où le mystique rencontre le surnaturel.
Le dessin de RahXephon est bon même si à nouveau on ressent franchement l'influence de Neon Genesis Evangelion alors que justement la maîtrise du dessinateur n'atteint pas celle de Sadamoto.
Quant au scénario, il accumule ce qui est très rapidement devenu des clichés quand on compare ce manga à Evangelion. Les méchas sont presque annexes tant ce sont plus les personnages, leurs pensées et leurs dialogues qui sont importants ici, mais le tout sent vraiment la guimauve intellectuelle, la recherche d'une esthétique un peu mythologique foireuse et d'un symbolisme parfois lourdingue. Tout ce qui faisait l'originalité de Neon Genesis Evangelion a été ici repris et amplifié mais sans que la sauce prenne et en faisant ressortir une bonne partie de ce qui faisait les défauts de la série imitée. C'est ennuyeux et pompeux.
Je n'ai pas accroché.
Cet album est une réflexion philosophique intéressante sur une mise en situation particulière, à savoir : qui sacrifier lorsqu’on est six et qu’il y a place que pour cinq ? Pour étayer ce choix, Thomas Gosselin a choisi d’adapter cette mise en situation dans différents contextes : chauffard, écolier, naufragé, travailleur manuel . . . L’attrait principal de cet album est l’observation des comportements des gens faisant face à cette situation. Il s’en suit moult discussions où chacun essaye tant bien que mal de sauver sa peau. Parfois, la narration se perd dans des considérations qui m’échappent quelque peu, voire un peu trop alambiquées. Bref, c’est pas toujours facile à suivre, il faut s’accrocher ! Le découpage est particulier lui aussi puisqu’on passe d’une scène à l’autre parfois de manière un peu rude. Quelques mots sur le dessin tout en crayonné, juste pour préciser qu’il me plaît beaucoup malgré la posture des gens parfois bizarre (un peu "cassée").
S'il n'y avait la fin (enfin les fins), je trouverais la série animée Evangelion culte et formidable ! Et ça tombe bien finalement puisque le manga en bandes dessinées s'est pour le moment arrêté juste avant le moment où l'anime périclite.
Pour commencer, le dessin très pro de ce manga est excellent. Un plaisir de lecture au niveau visuel.
Ensuite, le scénario est non seulement extrêmement prenant mais en plus très... dense. Je ne saurais trop comment en parler sans dévoiler l'ensemble des composantes psychologiques, métaphysiques, fantastiques de cette histoire... tout ce qui la rend si originale et différente d'une bête histoire de méchas façon Mazinger. Ce manga combine à la fois un aspect particulièrement adulte et profond (même si parfois un poil prise de tête) avec des intrigues de SF "guerrière" pure et dure à même de charmer totalement un lecteur à mi-chemin entre adolescence et maturité.
Il faut néanmoins, pour vraiment apprécier ce manga, faire abstraction de cette hérésie qui fait que toutes les pistes complexes et passionnantes qui sont ouvertes tout au long des 9 tomes parus à ce jour ne... trouveront hélas pas de fin à la hauteur des attentes du lecteur car force est d'admettre que quand on connaît les différentes fins existantes de l'anime, il y a franchement de quoi être déçu.
Etrange album que nous livre Tom Tirabosco. Les images sont autant de portraits réalisés autour de thèmes variés (voir la fiche de présentation). C’est l’occasion pour l’auteur de porter une réflexion sur certaines mises en situation comme, par exemple, que ferions-nous si nous étions invisible ? L’ensemble se lit sans difficulté mais je suis un peu réticent avec ce genre narratif plus descriptif, voire contemplatif, qui me laisse sur ma faim. Quand au graphisme, il reste fidèle à celui des autres productions de l’auteur. Moi, j’y adhère complètement !
Bref, il s’agit d’une oeuvre plus personnelle de l’auteur, sans doute moins accessible au grand public.
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Blacksad
Une série très réussie dans le style polar américain des années 50 avec un excellent dessin et un scénario bon bien que peu original. L'originalité provient du fait de mettre en scène des animaux à la place des hommes. Un choix peut-être contestable, mais qui ne gâche en rien le plaisir de lecture et apporte parfois une touche distrayante. A noter : le dessinateur rend particulièrement bien les émotions sur les visages de ses animaux/personnages. A lire.
Comix Remix
D’emblée je l’avoue, je ne suis pas amateur de super-héros. Pourtant, avec Comix Remix, Hervé Bourhis fournit un album qui m’a captivé de bout en bout. L’auteur centre son récit sur John-John, le fils du défunt Mister Mercure, convoité par la corporation des super-héros mais aussi par le groupe des clandestins. Le récit est intelligemment construit, dense et bien charpenté. On sent que l’auteur maîtrise parfaitement son sujet et que rien n’est laissé au hasard. Tout en gardant son propre style, le dessin d’Hervé Bourhis est dans la lignée des auteurs dit de "nouvelle génération". A lire sans hésitations!
Adrenalin
Halala... Ils sont bizarres ces coréens, non contents de copier presque parfaitement les tics graphiques des productions japonaises, ils en copient aussi allègrement les clichés et les schémas narratifs. Ne cherchez pas la moindre originalité ici : c’est du Love Hina mâtiné de fantastique basique... Bon, je résume (à peine) : un puceau souffre-douleur se retrouve dans une baraque pleine à craquer de nanas avec des gros nichons... Voilà, pas besoin d’en dire plus, vous imaginez le reste : quiproquos dans la salle de bain dès le deuxième chapitre... etc...etc... Je suis pas un très gros lecteurs de manga, surtout du genre « humour et petites culottes », mais cette histoire, je l’ai déjà lue 10X, si pas 20X ... Aucune ambition dans ce truc… De la décalque pure et simple. L’auteur dit au début du 2e volume « J’aimerais bien faire un manhwa amusant, une lecture agréable sans trop de prise de tête. » Vous voilà prévenu... Je ne sais pas si cette lecture peut être qualifié d’agréable, mais ce n’est pas du tout prise de tête, ça non, sur ce plan-là, l’objectif est passé haut la main ! C'est du prédigéré... Vous n'aurez pas à vous fatiguer pour lire ce truc, car vous l'avez déjà lu! Deux neurones vous suffiront donc : un pour tenir le bouquin, l’autre pour tourner les pages...
Le Miya
Miya, c’est un gentil délire sur une bébête informe qui aime bien taper sur tout ce qui bouge et bouffer tout ce qui lui passe sous la main. L’album est constitué de gags quasi tous muets qui nous illustrent la vie picaresque de ce personnage très basique mais attachant. La rondeur si caractéristique du trait de Boulet fait une fois de plus des merveilles, c’est très expressif et très cartoon, comme toujours. On sera reconnaissant à Glénat d’avoir adapté le format de l’album aux aspects formels de l’œuvre... 48 gags muets, on les aurait lu en 3 minutes... ici on a droit à un format plus petit mais à une pagination de 72 pages, l’idéal pour ce genre d’humour... A lire, même si c’est un brin répétitif tout de même...
Réincarnations - Please Save my Earth
Je ne suis pas un amateur de Shojo, je crois que la chose est admise me concernant. Pourtant Please save my Earth m'a agréablement intéressé. Le dessin est classique mais plutôt bon. Je lui reprocherais juste certains passages un peu clownesques (les moments classiques dans un manga où il faut ajouter de l'humour et où les personnages sont déformés pour être "plus drôles"). Mais le média manga est ici bien maîtrisé et malgré une mise en page parfois un peu originale, la lisibilité est bonne et la série agréable à lire. Quant au scénario, il est véritablement original, se basant sur une histoire mêlant à la base SF, rêves, extra-terrestres et réincarnations (rien que ça) pour très vite s'intéresser aux relations complexes entre les personnages de la série. Rien ou presque de déjà-vu dans cette série qui peut surprendre même les lecteurs les plus assidus de SF et de BD. Les personnages sont bons, les dialogues assez intelligents, leurs relations intéressantes, l'humour souvent présent et pas mauvais, bref, presque que du tout bon. Il reste néanmoins une touche un peu nunuche, un reliquat de ce que je n'aime pas trop dans les shojos. Néanmoins, je conseille quand même la lecture, voire l'achat de cette série.
Ayashi No Ceres
Je ne suis surtout pas fan de mangas shojos dans le style de Ayashi No Ceres que j'assimile très vite aux séries du studio Clamp que je n'aime vraiment pas. Pourtant, j'ai été plutôt agréablement surpris par le premier tome de cette série : l'action démarre vite et surtout fort. De découvrir dans les premières pages que la famille de l'héroïne veut à tout prix... la tuer dès le jour de ses 16 ans, c'est assez original pour une histoire que je prenais pour nunuche à priori. L'intrigue s'enchaîne bien dans ce premier tome, les personnages sont corrects (même si on retrouve le "beau ténébreux" super-typique des Shojos un peu merdiques) et ça se lit bien. L'ennui, c'est que ça se dégrade très vite au fil des tomes. L'histoire de la nymphe céleste devient cliché et sans originalité. Les petites intrigues s'enchaînent sans être prenantes du tout et surtout bien souvent très déjà vues. Bref, l'intérêt du manga chute très rapidement pour devenir franchement banal et inintéressant.
RahXephon
RahXephon est clairement pour moi un succédané de Neon Genesis Evangelion. On y retrouve cette idée de "nouveaux mangas de robots" où les combats avec les méchas eux-mêmes sont laissés au second rang derrière une réflexion sur la psychologie des personnages et une pseudo-histoire symboliste où le mystique rencontre le surnaturel. Le dessin de RahXephon est bon même si à nouveau on ressent franchement l'influence de Neon Genesis Evangelion alors que justement la maîtrise du dessinateur n'atteint pas celle de Sadamoto. Quant au scénario, il accumule ce qui est très rapidement devenu des clichés quand on compare ce manga à Evangelion. Les méchas sont presque annexes tant ce sont plus les personnages, leurs pensées et leurs dialogues qui sont importants ici, mais le tout sent vraiment la guimauve intellectuelle, la recherche d'une esthétique un peu mythologique foireuse et d'un symbolisme parfois lourdingue. Tout ce qui faisait l'originalité de Neon Genesis Evangelion a été ici repris et amplifié mais sans que la sauce prenne et en faisant ressortir une bonne partie de ce qui faisait les défauts de la série imitée. C'est ennuyeux et pompeux. Je n'ai pas accroché.
L'Humanité moins un
Cet album est une réflexion philosophique intéressante sur une mise en situation particulière, à savoir : qui sacrifier lorsqu’on est six et qu’il y a place que pour cinq ? Pour étayer ce choix, Thomas Gosselin a choisi d’adapter cette mise en situation dans différents contextes : chauffard, écolier, naufragé, travailleur manuel . . . L’attrait principal de cet album est l’observation des comportements des gens faisant face à cette situation. Il s’en suit moult discussions où chacun essaye tant bien que mal de sauver sa peau. Parfois, la narration se perd dans des considérations qui m’échappent quelque peu, voire un peu trop alambiquées. Bref, c’est pas toujours facile à suivre, il faut s’accrocher ! Le découpage est particulier lui aussi puisqu’on passe d’une scène à l’autre parfois de manière un peu rude. Quelques mots sur le dessin tout en crayonné, juste pour préciser qu’il me plaît beaucoup malgré la posture des gens parfois bizarre (un peu "cassée").
Neon Genesis Evangelion
S'il n'y avait la fin (enfin les fins), je trouverais la série animée Evangelion culte et formidable ! Et ça tombe bien finalement puisque le manga en bandes dessinées s'est pour le moment arrêté juste avant le moment où l'anime périclite. Pour commencer, le dessin très pro de ce manga est excellent. Un plaisir de lecture au niveau visuel. Ensuite, le scénario est non seulement extrêmement prenant mais en plus très... dense. Je ne saurais trop comment en parler sans dévoiler l'ensemble des composantes psychologiques, métaphysiques, fantastiques de cette histoire... tout ce qui la rend si originale et différente d'une bête histoire de méchas façon Mazinger. Ce manga combine à la fois un aspect particulièrement adulte et profond (même si parfois un poil prise de tête) avec des intrigues de SF "guerrière" pure et dure à même de charmer totalement un lecteur à mi-chemin entre adolescence et maturité. Il faut néanmoins, pour vraiment apprécier ce manga, faire abstraction de cette hérésie qui fait que toutes les pistes complexes et passionnantes qui sont ouvertes tout au long des 9 tomes parus à ce jour ne... trouveront hélas pas de fin à la hauteur des attentes du lecteur car force est d'admettre que quand on connaît les différentes fins existantes de l'anime, il y a franchement de quoi être déçu.
Cabinet de curiosités
Etrange album que nous livre Tom Tirabosco. Les images sont autant de portraits réalisés autour de thèmes variés (voir la fiche de présentation). C’est l’occasion pour l’auteur de porter une réflexion sur certaines mises en situation comme, par exemple, que ferions-nous si nous étions invisible ? L’ensemble se lit sans difficulté mais je suis un peu réticent avec ce genre narratif plus descriptif, voire contemplatif, qui me laisse sur ma faim. Quand au graphisme, il reste fidèle à celui des autres productions de l’auteur. Moi, j’y adhère complètement ! Bref, il s’agit d’une oeuvre plus personnelle de l’auteur, sans doute moins accessible au grand public.