Dans la mesure où je m'y suis retrouvé à une certaine période, cette BD m'a vraiment plu. Certains gags sont bien pensés et cela sent le vécu. Mais à la longue cela s'essouffle un peu, voir tourne en rond.
Heureusement, j'ai acheté la BD d'occas'. C'est pas mauvais mais tout le problème vient de son intérêt, où était-il? On ne le saura jamais. Les pérégrinations de la fourmi n° What'mill n'ont franchement rien de paliptantes en BD.
C'est gentillet, le charme de l'époque, les facéties de deux jeunes garçons jouant dans les rues à l'époque où les enfants pouvaient jouer tranquillement à Davy Crockett et en faisant des blagues au gendarme, sans risquer l'asphyxie des gaz d'échappement et une garde à vue.... Bon, sympa à lire si on se replace dans le contexte, sinon...
TOME 1 : 4/5
Avec ce 1er tome de la série "Le stéréo Club", Poisson Pilote nous propose une nouvelle fois une BD étonnante.
Tout d’abord intrigué par la référence faite au phénomène Britney Spears, « Britney Forever » s’avère être une bonne découverte. Le récit de la douce descente de Guy vers la fameuse dépression de la quarantaine (se caractérisant par cette obsession faite à Britney), est prétexte à une critique emprunte d’humour et de tendresse de notre petit monde. Crise identitaire et autres « pétages de plombs » de notre amateur de jazz, rythme de manière efficace cette série.
Le scénario se base sur un concept original : chaque album se consacrera sur un personnage fréquentant le disquaire le « Stéréo Club », et à la lecture des péripéties de Guy, fan de jazz qui s’éprend d’amour pour l’idole des adolescentes, on ne peut qu’attendre la suite avec intérêt.
Côté graphique, il ne faut pas s’attendre à de grands effets de style, Spiessert abusant de plans serrés sur fond de couleur bleu, jaune ou rouge. Mais ce style « minimaliste » s’intègre parfaitement à l’ambiance souhaitée par les auteurs.
En conclusion, de l’humour, du rythme, de l’originalité,… « Britney Forever » constitue, pour moi, une des bonnes surprises de l’année 2004.
TOME 2 : 3/5
Deuxième tome du Stéréo Club et un avis assez partagé.
D'un côté, l'histoire de cet album est un peu plus recherchée et j'ai bien apprécié la critique du monde de l'industrie du disque qui y est faite. Le récit de la vie de Didier Chadeau, artiste looser qui souhaite réussir à tout prix, nous fait rire plus d'une fois.
Cependant, malgré un scénario plus consistant, je n'ai pu m'empêcher de préférer le 1er tome de cette série... Le pire, c'est que je ne trouve rien de tangible pour expliquer ce sentiment.
Si l'on ajoute le fait, que le trait de Spiessert s'accorde parfaitement avec le ton de l'album, nous pouvons dire que "Chante avec moi" reste une bonne BD qui continue très bien cette bonne série. J'attends avec attention la suite.
Je suis un très grand amateur de Neil Gaiman mais je dois dire que cette BD ne fait pas partie de ses oeuvres que je préfère.
Ca faisait un moment déjà que je me tâtais pour l'achat de cette BD un peu méconnue du fameux auteur de Sandman. Je l'avais déjà vue en librairie mais les dessins dans la veine de comics modernes très classiques ne m'attiraient pas vraiment (trop de décors vides ou épurés, des visages sans expressions, etc...) et le prix élevé de l'album me rebutait quand je voyais la qualité physique de ce dernier.
En effet, la couverture, quoique jolie, est faite d'une matière et d'une couleur bleue qui marque énormément et tous les exemplaires que j'ai vus avaient leur surface couverte de traces donnant une impression de BD d'occasion même à une BD en principe neuve. Ca ne donne pas envie de payer 15 euros pour une BD à l'aspect d'occasion. Heureusement, les pages intérieures sont de belle qualité en comparaison et malgré les traces sur la couverture, après achat, je trouve que c'est quand même un assez bel objet, bien solide.
Concernant le scénario maintenant, on y reconnait bien la patte de Neil Gaiman. Il mélange comme à son habitude monde moderne et personnages marginaux avec les légendes et la mythologie, ici le mythe des anges de Dieu dans leur cité d'Argent. Le récit est bon mais le rythme est lent. Je n'ai été que très moyennement captivé par cette enquête menée au paradis, enquête qui au final se déroule de manière très classique. Le vrai interêt du récit apparait justement après le dénouement de l'enquête quand on découvre ce que sa résolution entraîne et en quoi cette enquête a un lien avec le narrateur du début de l'album, un simple anglais en déplacement à Los Angeles. Mais là aussi, j'ai trouvé que cet épilogue-surprise aurait pu être traité différemment avec plus de succès. A mes yeux, Neil Gaiman nous a offert des récits assez proches et nettement plus réussis dans sa série Sandman.
Pas mal mais pas aussi intelligent, fort et original que je l'espérais de la part de son auteur.
Tout a été dit ici sur Tintin et Milou. Moi je retiens l'imagination d'Hergé et puis il faut être honnête, je trouve cette série culte car j'ai été baigné tout petit dans par les EO de mon père... ce sont mes premiers pas dans la BD, le charme suranné de l'enfance.
Décidément, j'adore ce que fait Larcenet, tant dans ses productions humoristiques que dans ses ouvrages plus "graves".
Loin du style fluide glacial, Presque est un album très intimiste et très sombre. Celui-ci raconte combien le service militaire a été une rude épreuve pour l'auteur, et lorsque vous fermez cet album, vous ne pouvez que comprendre et partager les vieux démons de Larcenet.
Un très bel album donc, qui est mis admirablement en avant par des dessins noir et blanc (plus noir que blanc d'ailleurs) tantôt simples, tantôt "brouillons" (ce n'est pas péjoratif !) débordants d'émotions.
Une oeuvre magistrale !!!
Ibicus, est une pure merveille. Rabaté nous raconte la vie de Siméon Nevzorof, russe profitant de la révolution qui éclate dans son pays (en 1917 pour les nuls en histoire) pour s'enrichir. Et les 4 tomes sont riches en rebondissements.
Sexe, drogue, violence, arnaques... tout y passe dans cette série où le coup de crayon de Rabaté fait merveille. Véritablement, le dessin (noir et blanc) est original et super bien maîtrisé.
Et quelle bonne idée de sortir les 4 tomes de cette série sous la forme d'une intégrale (gros pavé de 532 pages, avec un format rétréci pour l'occasion, et le tout, accessible pour la modique somme de 25 euros !!!). De quoi persuader les réfractaires aux prix initiaux élevés des 4 tomes, qu'Ibicus est un achat qui vaut le coup.
Incontestablement, cet album rejoint mon "best of" personnel.
Blankets est une pure merveille. Très peu habitué à ce type de format de BD (gros pavé de 600 pages), j’ai commencé la lecture de Blankets avec un peu d’appréhension… Celle-ci a due disparaître après à peine une dizaine de pages tellement on est pris par l’histoire.
Craig Thompson nous dévoile son univers, ses rêves, sa foi (même si je suis un peu allergique à ça, cela ne m’a pas du tout dérangé : au contraire, la vision des choses de Craig sans sa foi, ne serait pas du tout la même), son enfance, son amour de jeunesse… Et tout ça est fait avec une telle sincérité, une telle émotion que je me suis totalement mis à la place de Craig tout au long de la lecture. Un livre vraiment bouleversant, attendrissant, parfois amusant et qui arrive souvent à bien nous nouer l’estomac.
Au niveau des dessins, j’appréhendais aussi le noir et blanc par manque d’habitude à ce style (à l'époque de ma première lecture)… Mais je dois bien dire que les dessins de Thompson m’ont séduit voir troublé au point qu’au final, je ne sais plus très bien si j’ai lu une BD, un roman ou tout simplement rêvé.
Une découverte à tout point de vues que je ne regrette absolument pas. Je m’en vais même de ce pas acheter cet album pour ma « belle-maman » (instit’ à la retraite assez réfractaire aux BD) afin de lui prouver que la BD ce n’est pas que Tintin.
Tout a quasiment été dit sur ce classique: dessin pur, scénario science-fiction, longueur des textes... Chacun y trouve son compte.
Je retiens simplement deux choses: la qualité inégale des opus qui doit obligatoirement inviter le nouveau lecteur à ne pas se limiter à la lecture d'un ou deux tomes pour se forger son opinion.
Enfin, j'avoue que les suites réalisées après la mort de Jacobs sont de qualité, ce qui n'est à mon avis pas toujours le cas pour d'autres BD.
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Adam
Dans la mesure où je m'y suis retrouvé à une certaine période, cette BD m'a vraiment plu. Certains gags sont bien pensés et cela sent le vécu. Mais à la longue cela s'essouffle un peu, voir tourne en rond.
Les Fourmis
Heureusement, j'ai acheté la BD d'occas'. C'est pas mauvais mais tout le problème vient de son intérêt, où était-il? On ne le saura jamais. Les pérégrinations de la fourmi n° What'mill n'ont franchement rien de paliptantes en BD.
Quick et Flupke
C'est gentillet, le charme de l'époque, les facéties de deux jeunes garçons jouant dans les rues à l'époque où les enfants pouvaient jouer tranquillement à Davy Crockett et en faisant des blagues au gendarme, sans risquer l'asphyxie des gaz d'échappement et une garde à vue.... Bon, sympa à lire si on se replace dans le contexte, sinon...
Le Stéréo club
TOME 1 : 4/5 Avec ce 1er tome de la série "Le stéréo Club", Poisson Pilote nous propose une nouvelle fois une BD étonnante. Tout d’abord intrigué par la référence faite au phénomène Britney Spears, « Britney Forever » s’avère être une bonne découverte. Le récit de la douce descente de Guy vers la fameuse dépression de la quarantaine (se caractérisant par cette obsession faite à Britney), est prétexte à une critique emprunte d’humour et de tendresse de notre petit monde. Crise identitaire et autres « pétages de plombs » de notre amateur de jazz, rythme de manière efficace cette série. Le scénario se base sur un concept original : chaque album se consacrera sur un personnage fréquentant le disquaire le « Stéréo Club », et à la lecture des péripéties de Guy, fan de jazz qui s’éprend d’amour pour l’idole des adolescentes, on ne peut qu’attendre la suite avec intérêt. Côté graphique, il ne faut pas s’attendre à de grands effets de style, Spiessert abusant de plans serrés sur fond de couleur bleu, jaune ou rouge. Mais ce style « minimaliste » s’intègre parfaitement à l’ambiance souhaitée par les auteurs. En conclusion, de l’humour, du rythme, de l’originalité,… « Britney Forever » constitue, pour moi, une des bonnes surprises de l’année 2004. TOME 2 : 3/5 Deuxième tome du Stéréo Club et un avis assez partagé. D'un côté, l'histoire de cet album est un peu plus recherchée et j'ai bien apprécié la critique du monde de l'industrie du disque qui y est faite. Le récit de la vie de Didier Chadeau, artiste looser qui souhaite réussir à tout prix, nous fait rire plus d'une fois. Cependant, malgré un scénario plus consistant, je n'ai pu m'empêcher de préférer le 1er tome de cette série... Le pire, c'est que je ne trouve rien de tangible pour expliquer ce sentiment. Si l'on ajoute le fait, que le trait de Spiessert s'accorde parfaitement avec le ton de l'album, nous pouvons dire que "Chante avec moi" reste une bonne BD qui continue très bien cette bonne série. J'attends avec attention la suite.
Le Premier Meurtre (Les Mysteres du Meurtre)
Je suis un très grand amateur de Neil Gaiman mais je dois dire que cette BD ne fait pas partie de ses oeuvres que je préfère. Ca faisait un moment déjà que je me tâtais pour l'achat de cette BD un peu méconnue du fameux auteur de Sandman. Je l'avais déjà vue en librairie mais les dessins dans la veine de comics modernes très classiques ne m'attiraient pas vraiment (trop de décors vides ou épurés, des visages sans expressions, etc...) et le prix élevé de l'album me rebutait quand je voyais la qualité physique de ce dernier. En effet, la couverture, quoique jolie, est faite d'une matière et d'une couleur bleue qui marque énormément et tous les exemplaires que j'ai vus avaient leur surface couverte de traces donnant une impression de BD d'occasion même à une BD en principe neuve. Ca ne donne pas envie de payer 15 euros pour une BD à l'aspect d'occasion. Heureusement, les pages intérieures sont de belle qualité en comparaison et malgré les traces sur la couverture, après achat, je trouve que c'est quand même un assez bel objet, bien solide. Concernant le scénario maintenant, on y reconnait bien la patte de Neil Gaiman. Il mélange comme à son habitude monde moderne et personnages marginaux avec les légendes et la mythologie, ici le mythe des anges de Dieu dans leur cité d'Argent. Le récit est bon mais le rythme est lent. Je n'ai été que très moyennement captivé par cette enquête menée au paradis, enquête qui au final se déroule de manière très classique. Le vrai interêt du récit apparait justement après le dénouement de l'enquête quand on découvre ce que sa résolution entraîne et en quoi cette enquête a un lien avec le narrateur du début de l'album, un simple anglais en déplacement à Los Angeles. Mais là aussi, j'ai trouvé que cet épilogue-surprise aurait pu être traité différemment avec plus de succès. A mes yeux, Neil Gaiman nous a offert des récits assez proches et nettement plus réussis dans sa série Sandman. Pas mal mais pas aussi intelligent, fort et original que je l'espérais de la part de son auteur.
Les Aventures de Tintin
Tout a été dit ici sur Tintin et Milou. Moi je retiens l'imagination d'Hergé et puis il faut être honnête, je trouve cette série culte car j'ai été baigné tout petit dans par les EO de mon père... ce sont mes premiers pas dans la BD, le charme suranné de l'enfance.
Presque
Décidément, j'adore ce que fait Larcenet, tant dans ses productions humoristiques que dans ses ouvrages plus "graves". Loin du style fluide glacial, Presque est un album très intimiste et très sombre. Celui-ci raconte combien le service militaire a été une rude épreuve pour l'auteur, et lorsque vous fermez cet album, vous ne pouvez que comprendre et partager les vieux démons de Larcenet. Un très bel album donc, qui est mis admirablement en avant par des dessins noir et blanc (plus noir que blanc d'ailleurs) tantôt simples, tantôt "brouillons" (ce n'est pas péjoratif !) débordants d'émotions.
Ibicus
Une oeuvre magistrale !!! Ibicus, est une pure merveille. Rabaté nous raconte la vie de Siméon Nevzorof, russe profitant de la révolution qui éclate dans son pays (en 1917 pour les nuls en histoire) pour s'enrichir. Et les 4 tomes sont riches en rebondissements. Sexe, drogue, violence, arnaques... tout y passe dans cette série où le coup de crayon de Rabaté fait merveille. Véritablement, le dessin (noir et blanc) est original et super bien maîtrisé. Et quelle bonne idée de sortir les 4 tomes de cette série sous la forme d'une intégrale (gros pavé de 532 pages, avec un format rétréci pour l'occasion, et le tout, accessible pour la modique somme de 25 euros !!!). De quoi persuader les réfractaires aux prix initiaux élevés des 4 tomes, qu'Ibicus est un achat qui vaut le coup. Incontestablement, cet album rejoint mon "best of" personnel.
Blankets - Manteau de neige
Blankets est une pure merveille. Très peu habitué à ce type de format de BD (gros pavé de 600 pages), j’ai commencé la lecture de Blankets avec un peu d’appréhension… Celle-ci a due disparaître après à peine une dizaine de pages tellement on est pris par l’histoire. Craig Thompson nous dévoile son univers, ses rêves, sa foi (même si je suis un peu allergique à ça, cela ne m’a pas du tout dérangé : au contraire, la vision des choses de Craig sans sa foi, ne serait pas du tout la même), son enfance, son amour de jeunesse… Et tout ça est fait avec une telle sincérité, une telle émotion que je me suis totalement mis à la place de Craig tout au long de la lecture. Un livre vraiment bouleversant, attendrissant, parfois amusant et qui arrive souvent à bien nous nouer l’estomac. Au niveau des dessins, j’appréhendais aussi le noir et blanc par manque d’habitude à ce style (à l'époque de ma première lecture)… Mais je dois bien dire que les dessins de Thompson m’ont séduit voir troublé au point qu’au final, je ne sais plus très bien si j’ai lu une BD, un roman ou tout simplement rêvé. Une découverte à tout point de vues que je ne regrette absolument pas. Je m’en vais même de ce pas acheter cet album pour ma « belle-maman » (instit’ à la retraite assez réfractaire aux BD) afin de lui prouver que la BD ce n’est pas que Tintin.
Blake et Mortimer
Tout a quasiment été dit sur ce classique: dessin pur, scénario science-fiction, longueur des textes... Chacun y trouve son compte. Je retiens simplement deux choses: la qualité inégale des opus qui doit obligatoirement inviter le nouveau lecteur à ne pas se limiter à la lecture d'un ou deux tomes pour se forger son opinion. Enfin, j'avoue que les suites réalisées après la mort de Jacobs sont de qualité, ce qui n'est à mon avis pas toujours le cas pour d'autres BD.