14/20
C’est le premier album de Flip que je lis et suis enchanté par l’originalité du travail de Navarro. C’est léger, drôle, tendre et amusant, sans être non plus trop moraliste. L’auteur décrit avec une certaine justesse les envies, rêves et aspiration d’un jeune ado. Il est aussi très juste dans le vocabulaire et les expressions utilisées. Alors de deux choses l’une : soit Navarro est en contact fréquent avec des ados, soit il a une très bonne mémoire de sa propre histoire. Il est difficile de ne pas se projeter dans ce gosse et de ne pas se rappeler certaines petites choses de sa propre adolescence à la lecture de cet album.
Un seul regret … D’un point de vue strictement narratif, Navarro est moins doué que Dupuy et Berberian pour imbriquer plusieurs histoires l’une dans l’autre. Dans un album de Monsieur Jean, sous des airs de faussement improvisés, tout est très construit, tout se répond, différentes histoires se mêlent mais elles s’articulent selon une thématique commune, convergent vers un même propos. Ici, le quotidien se disperse en plusieurs histoires et anecdotes qui ne se rejoignent jamais, qui sont juste juxtaposées. C’est pas moins chouette pour autant, mais ça manque un peu de densité sur la longueur d’une centaine de planches (même petites).
J’ai posté cette album a part parce que les deux autres albums de Flip ont non seulement été édités chez d’autres éditeurs, mais aussi parce qu’ils sont déjà présents à part sur le site. Sachez donc qu’il s’agit du troisième album du petit dauphin, héros certes enfant, mais dont les aventures s'adressent à un public très large.
Des mêmes auteurs que L'Imploseur et La Bombe, publié chez Albin Michel, j'avais dès le départ un mauvais à-priori sur cette BD en l'entamant.
Le dessin de Stan & Vince est relativement bon. Cependant la composition de leurs cases est souvent moyenne ce qui n'aide pas à une narration fluide. En outre les couleurs informatiques de cet album donnent une touche vraiment médiocre à l'ensemble alors que le dessin en lui seul pouvait encore tirer son épingle du jeu. Seuls les passages oniriques, quand 'le Curé' se shoote et se rêve dans des tableaux célèbres, sont assez jolis, sans doute justement parce qu'ils n'ont pas l'air trop colorisés à l'ordinateur.
Outre cela, le lettrage est assez désagréable, un lettrage en forme de caractères informatiques moches et qui tranchent avec la certaine rondeur du trait du dessin. Ce n'est pas plaisant à lire et j'ai en outre eu une forte tendance à devoir choisir entre lire ce texte et pouvoir regarder les images : les bulles ne se fondent pas du tout dans le dessin.
Quant à l'histoire... C'est du Cyberpunk bourrin qui essaie de jouer l'originalité en mêlant à son monde brutal et dégénéré une intrigue sur base de religions et de messies. Le scénario pourrait avoir une once d'interêt si la narration n'était pas aussi décousue, les personnages peu attachants et l'histoire si difficile à pénétrer. Ca joue sur la carte de la violence, de la drogue, de la religion "opium du peuple" et ça se termine par un zeste de fantastique franchement bidon. Bref, même si ça se laisse à peu près lire, il n'y a rien à tirer de ce scénario franchement basique et bourrin.
Ces 2 albums sont très rafraîchissants, je trouve, sur la forme et sur le fond. La disproportion des visages n'était peut-être pas nécessaire, mais dans l'ensemble le graphisme est accrocheur et les couleurs et les ambiances très belles. Le premier album ne laissait pas transparaître les surprises du deuxième; un jeu d'apparences trompeuses, les personnages voyageant dans divers mondes pour enrichir leur expérience personnelle, pour se redécouvrir en eux-même. C'est assez profond sans avoir l'air d'y toucher, et ça tranche avec ce qu'on a l'habitude de voir, peut-être à la défaveur de l'oeuvre d'ailleurs. Mais l'histoire a un sens intéressant pour peu qu'on s'y intéresse, il me semble, car c'est un sujet adulte bien raconté, sans prétention et sympathique.
Etonnant album. Bien sûr, une fois passé le cap de l'adaptation fantaisiste à l'américaine de la mythologie nordique, on rentre dans une histoire introspective bien menée. La technique du dessin n'est ni trop chargée ni légère, et on retrouve cette finesse dans les cadrages, ce qui donne un côté vaporeux bienvenu à un récit se passant chez les dieux vikings. Entre frustration, vengeance et rédemption, les sensations sont riches.
Bref un comics audacieux qui se lit avec plaisir et réflexion.
Il est vrai que critiquer cette bd revient à mitrailler un corbillard... On m'en avait parlé et je l'ai tenu dans mes mains. Impossible de se retenir à ce moment, désolé : imaginez que l'on donne un matériel de dessin à un babouin enragé, qu'on le laisse faire, et vous aurez à peu près la même chose ! Et je me permets cette remarque quelque peu disgracieuse car on expose réellement des peintures de singes dans certaines galeries.
Le gaillard est storyboarder d'accord, c'est très estimable et il doit être compétent, mais la BD, c'est autre chose que son trait ligne "spaghetti mou"
Ensuite vient l'histoire : un ramassis de clichés intéressant, mais de toute façon un "dessin" pareil défigurerait n'importe quel scénario, donc difficile de juger plus avant. Enfin: les inénarrables bruitages (culte!).
Jean-Jacques Beinex veut sans doute devenir le Ed Wood de la bande dessinée. Et pourquoi pas, c'est une façon comme une autre de rentrer dans l'histoire.
Etrange que cette série soit passée inaperçue... La faute peut-être à des couvertures un peu ratées... En tous les cas, c'est une série qui ressemble, en effet, à Julien Boisvert, dans la mesure où l'on accompagne un jeune homme de bonne famille vers sa maturité, son accomplissement, en passant par une vie aventureuse à souhait. L'aventure, Herbert Livingstone décide d'y consacrer sa vie très jeune, suivant les conseils d'une drôle de conscience, qu'il trouvera sur sa route dans les mers australes...
Encore une fois, c'est l'aventure avec un grand "A" à laquelle nous convie Pierre-Yves Gabrion, et il serait dommage de bouder notre plaisir. Son dessin, qui s'affirme réellement à partir du tome 3, accompagne bien le récit des aventures de Herbert. Certaines planches sont carrément superbes !
J'ai adoré au départ. Faut avouer que le dessin est bon et que le scénario "était" super intéressant. Oui mais voilà, il y a un moment où il faut savoir s'arrêter...ça devient long, très long et l'intérêt du début s'est définitivement évanoui... dommage. A réserver aux volontaires, car de la volonté il en faut pour suivre la série.
Comme dirait l'autre, Boule et Bill, c'est comme les schtroumpfs, tintin etc... c'est toute ma jeunesse. Aussi, même si tout cela a bien vieilli (j'ai arrêté ma lecture au n°23), je ne peux que me rappeler avec une certaine nostalgie les moments où je découvrais de nouveaux tomes. Les personnages sont très attachants et les gags bien trouvés dans l'ensemble. Je dirai même que c'est plein de tendresse et je vais tenter de rendre ma fille accroc à la BD (cela justifiera le budget BD) à l'aide de cette série.
Bon j'adhère totalement à ce genre d'humour noir et bizarre. L'ambiance est glauque à souhait, les personnages assez répugnants pour sourire de leur sort. Vraiment, pour les fans du genre, je conseille la lecture de cette BD.
Titeuf m'a beaucoup plus au début... cela me fatigue un peu. J'ai peut-être dépassé l'âge limite pour trouver cette BD culte ou franchement bien. J'avoue néanmoins que cette BD reste très agréable à lire et le héros est ma foi bien sympathique. Une BD de temps en temps pour se détendre.
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Les Aventures de Flip (Skateboard et Vahinés)
14/20 C’est le premier album de Flip que je lis et suis enchanté par l’originalité du travail de Navarro. C’est léger, drôle, tendre et amusant, sans être non plus trop moraliste. L’auteur décrit avec une certaine justesse les envies, rêves et aspiration d’un jeune ado. Il est aussi très juste dans le vocabulaire et les expressions utilisées. Alors de deux choses l’une : soit Navarro est en contact fréquent avec des ados, soit il a une très bonne mémoire de sa propre histoire. Il est difficile de ne pas se projeter dans ce gosse et de ne pas se rappeler certaines petites choses de sa propre adolescence à la lecture de cet album. Un seul regret … D’un point de vue strictement narratif, Navarro est moins doué que Dupuy et Berberian pour imbriquer plusieurs histoires l’une dans l’autre. Dans un album de Monsieur Jean, sous des airs de faussement improvisés, tout est très construit, tout se répond, différentes histoires se mêlent mais elles s’articulent selon une thématique commune, convergent vers un même propos. Ici, le quotidien se disperse en plusieurs histoires et anecdotes qui ne se rejoignent jamais, qui sont juste juxtaposées. C’est pas moins chouette pour autant, mais ça manque un peu de densité sur la longueur d’une centaine de planches (même petites). J’ai posté cette album a part parce que les deux autres albums de Flip ont non seulement été édités chez d’autres éditeurs, mais aussi parce qu’ils sont déjà présents à part sur le site. Sachez donc qu’il s’agit du troisième album du petit dauphin, héros certes enfant, mais dont les aventures s'adressent à un public très large.
Godkiller (Now future)
Des mêmes auteurs que L'Imploseur et La Bombe, publié chez Albin Michel, j'avais dès le départ un mauvais à-priori sur cette BD en l'entamant. Le dessin de Stan & Vince est relativement bon. Cependant la composition de leurs cases est souvent moyenne ce qui n'aide pas à une narration fluide. En outre les couleurs informatiques de cet album donnent une touche vraiment médiocre à l'ensemble alors que le dessin en lui seul pouvait encore tirer son épingle du jeu. Seuls les passages oniriques, quand 'le Curé' se shoote et se rêve dans des tableaux célèbres, sont assez jolis, sans doute justement parce qu'ils n'ont pas l'air trop colorisés à l'ordinateur. Outre cela, le lettrage est assez désagréable, un lettrage en forme de caractères informatiques moches et qui tranchent avec la certaine rondeur du trait du dessin. Ce n'est pas plaisant à lire et j'ai en outre eu une forte tendance à devoir choisir entre lire ce texte et pouvoir regarder les images : les bulles ne se fondent pas du tout dans le dessin. Quant à l'histoire... C'est du Cyberpunk bourrin qui essaie de jouer l'originalité en mêlant à son monde brutal et dégénéré une intrigue sur base de religions et de messies. Le scénario pourrait avoir une once d'interêt si la narration n'était pas aussi décousue, les personnages peu attachants et l'histoire si difficile à pénétrer. Ca joue sur la carte de la violence, de la drogue, de la religion "opium du peuple" et ça se termine par un zeste de fantastique franchement bidon. Bref, même si ça se laisse à peu près lire, il n'y a rien à tirer de ce scénario franchement basique et bourrin.
Le Passager
Ces 2 albums sont très rafraîchissants, je trouve, sur la forme et sur le fond. La disproportion des visages n'était peut-être pas nécessaire, mais dans l'ensemble le graphisme est accrocheur et les couleurs et les ambiances très belles. Le premier album ne laissait pas transparaître les surprises du deuxième; un jeu d'apparences trompeuses, les personnages voyageant dans divers mondes pour enrichir leur expérience personnelle, pour se redécouvrir en eux-même. C'est assez profond sans avoir l'air d'y toucher, et ça tranche avec ce qu'on a l'habitude de voir, peut-être à la défaveur de l'oeuvre d'ailleurs. Mais l'histoire a un sens intéressant pour peu qu'on s'y intéresse, il me semble, car c'est un sujet adulte bien raconté, sans prétention et sympathique.
Thor - Loki
Etonnant album. Bien sûr, une fois passé le cap de l'adaptation fantaisiste à l'américaine de la mythologie nordique, on rentre dans une histoire introspective bien menée. La technique du dessin n'est ni trop chargée ni légère, et on retrouve cette finesse dans les cadrages, ce qui donne un côté vaporeux bienvenu à un récit se passant chez les dieux vikings. Entre frustration, vengeance et rédemption, les sensations sont riches. Bref un comics audacieux qui se lit avec plaisir et réflexion.
L'Affaire du siècle
Il est vrai que critiquer cette bd revient à mitrailler un corbillard... On m'en avait parlé et je l'ai tenu dans mes mains. Impossible de se retenir à ce moment, désolé : imaginez que l'on donne un matériel de dessin à un babouin enragé, qu'on le laisse faire, et vous aurez à peu près la même chose ! Et je me permets cette remarque quelque peu disgracieuse car on expose réellement des peintures de singes dans certaines galeries. Le gaillard est storyboarder d'accord, c'est très estimable et il doit être compétent, mais la BD, c'est autre chose que son trait ligne "spaghetti mou" Ensuite vient l'histoire : un ramassis de clichés intéressant, mais de toute façon un "dessin" pareil défigurerait n'importe quel scénario, donc difficile de juger plus avant. Enfin: les inénarrables bruitages (culte!). Jean-Jacques Beinex veut sans doute devenir le Ed Wood de la bande dessinée. Et pourquoi pas, c'est une façon comme une autre de rentrer dans l'histoire.
L'homme de Java
Etrange que cette série soit passée inaperçue... La faute peut-être à des couvertures un peu ratées... En tous les cas, c'est une série qui ressemble, en effet, à Julien Boisvert, dans la mesure où l'on accompagne un jeune homme de bonne famille vers sa maturité, son accomplissement, en passant par une vie aventureuse à souhait. L'aventure, Herbert Livingstone décide d'y consacrer sa vie très jeune, suivant les conseils d'une drôle de conscience, qu'il trouvera sur sa route dans les mers australes... Encore une fois, c'est l'aventure avec un grand "A" à laquelle nous convie Pierre-Yves Gabrion, et il serait dommage de bouder notre plaisir. Son dessin, qui s'affirme réellement à partir du tome 3, accompagne bien le récit des aventures de Herbert. Certaines planches sont carrément superbes !
Les Aigles décapitées
J'ai adoré au départ. Faut avouer que le dessin est bon et que le scénario "était" super intéressant. Oui mais voilà, il y a un moment où il faut savoir s'arrêter...ça devient long, très long et l'intérêt du début s'est définitivement évanoui... dommage. A réserver aux volontaires, car de la volonté il en faut pour suivre la série.
Boule & Bill
Comme dirait l'autre, Boule et Bill, c'est comme les schtroumpfs, tintin etc... c'est toute ma jeunesse. Aussi, même si tout cela a bien vieilli (j'ai arrêté ma lecture au n°23), je ne peux que me rappeler avec une certaine nostalgie les moments où je découvrais de nouveaux tomes. Les personnages sont très attachants et les gags bien trouvés dans l'ensemble. Je dirai même que c'est plein de tendresse et je vais tenter de rendre ma fille accroc à la BD (cela justifiera le budget BD) à l'aide de cette série.
La Soupe aux cadavres
Bon j'adhère totalement à ce genre d'humour noir et bizarre. L'ambiance est glauque à souhait, les personnages assez répugnants pour sourire de leur sort. Vraiment, pour les fans du genre, je conseille la lecture de cette BD.
Titeuf
Titeuf m'a beaucoup plus au début... cela me fatigue un peu. J'ai peut-être dépassé l'âge limite pour trouver cette BD culte ou franchement bien. J'avoue néanmoins que cette BD reste très agréable à lire et le héros est ma foi bien sympathique. Une BD de temps en temps pour se détendre.