Arf c'est vrai que depuis longtemps je me demandais d'où venait notre "bon" Wolverine, et là ben je suis pas déçu.
Le scénario est rudement bien ficelé et plein de rebondissements qui laissent sans voix. C'est surtout dans la deuxième partie que l'on découvre un Wolverine qui ne sait pas qui il est, ce qu'il est. Il va apprendre à devenir un homme tout en découvrant son côté animal.
Le dessin est très agréable et actuel. C’est surtout les visages pleins de tourment et d'expression que je préfère.
Donc pour ceux et celles qui ont envie de découvrir qui est réellement Wolverine je ne saurais trop vous conseiller d'aller acheter ce comics.
M. Van Hamme fait aussi du bon. Même si ici l'idée de départ lui a été soufflée. Les personnages sont plutôt classiques (peut-être parce que si vrais qu'on a l'impression de déjà les connaitre), mais l'histoire sort carrément du classicisme. On peut même lui trouver un message quasi-phylosophique. Illustrée en plus par Hermann, elle est un bon moment de BD.
Excellent dessin de Hermann, bien sûr, qui est ici passé à la couleur directe. Et le scénario relativement original(quand on a pas vu Little Big Man) est bon. Hermann nous offre encore un héros très humain et crédible comme il sait si bien le faire. Et bien qu'il ne soit nullement exceptionnel, ses aventures, elles aussi peu extraordinaires sont néanmoins prenantes. Un bel album agréable à lire.
La quête de l'oiseau du temps c'est un peu de temps pour apprécier les dessins, c'est aussi un peu de temps pour rentrer dans le scénario.
Mais après ce petit effort c'est une lecture passionnée pour très longtemps.
J'aime bien l'ambiance de la série Hellboy, le dessin de Mignola et je suis assez fan de Batman, je me suis donc dit que cet album permettant à Hellboy de rencontrer Batman ne devait pas être mal. Et effectivement, il n'est pas mal... mais sans plus. Il se lit bien mais...
Déjà pour commencer, cet album se sépare en 2 histoires indépendantes :
Dans la première, scénarisée par Robinson mais dessinée par Mignola, le gros démon rouge va rencontrer tout d'abord Batman puis Starman. Mais d'une part, Batman n'y a qu'un rôle annexe et disparait assez vite et, d'autre part, je ne connaissais rien du tout de ce Starman (rien à voir avec celui du film). L'univers magique de Hellboy se marie assez mal à mon goût avec celui réaliste de Batman et ça fait bizarre de voir la Chauve-souris casser du nazi aux côtés du démon. Alors mieux vaut vraiment prendre cette histoire comme une histoire de Hellboy principalement, d'autant plus que Robinson a su vraiment coller à l'univers de Mignola, lui-même bien sûr inspiré de Lovecraft. Le scénario de cette première histoire est assez basique, souvent bourrin comme à l'habitude de Hellboy mais pas déplaisant du tout à lire quand on aime l'ambiance de cette série.
La seconde histoire va voir Hellboy rencontrer Ghost, une héroïne fantôme qu'une fois de plus je ne connaissais absolument pas. L'univers de cette fantôme et du démon rouge se marient assez bien cette fois et, même si Mignola a laissé la main à un autre dessinateur pour ne s'occuper pour sa part que de scénario, Scott Benefiel nous offre un dessin qui est loin d'être mauvais.
Une fois de plus un scénario qui se lit bien même s'il est loin d'être exceptionnel.
Une BD à réserver donc aux fans de Hellboy, ou plus modérément à ceux de Batman, Starman ou Ghost (s'il en existe pour ces 2 derniers), ou alors à ceux qui veulent lire simplement une BD où l'action et l'aventure fantastique sont reines sans réellement avoir besoin d'un scénario trop profond ni complexe.
Etrangement, autant je repoussais la lecture de ce manga car je pensais ne pas vraiment l'apprécier, autant j'ai été aussitôt accroché par ma lecture au point de lire tous les tomes que j'avais à ma disposition dans la même nuit (de vacances heureusement).
Le dessin est maîtrisé et correct, peu de choses à en dire si ce n'est que je n'aime pas trop certains visages ou certaines mimiques faciales. L'auteur donne également un drôle d'air aux malades qui sont traités dans les premiers tomes, les faisant bien souvent ressembler à des amas de chairs et de muscles assez peu ragoutants : je ne sais pas si c'est voulu mais je trouve ça assez moyen.
J'ai d'emblée été captivé par l'aspect "polémique" de ce manga. Dans le premier tome, ce sont sans arrêt des histoires de frics, des montants et des factures données, pour dénoncer fortement la façon dont la médecine au Japon est devenu une administration basée sur le fric et qui n'a donc plus rien de glorieuse du tout. Le patient est un client, s'il paie on l'opèrera même si son cas est désespéré, mais quand on a plus de fric à en tirer alors autant stopper le traitement inutile.
Cette dénonciation du système médical Japonais est très réussie à mes yeux et assez flagrante dans le récit. De tome en tome, on en découvrira un peu plus avec souvent plus de dégoût à chaque fois pour ce monde de maffia que semblent être devenus les hopitaux Japonais : une administration bornée, des rivalités entre sections de médecine, des profiteurs monstrueux, des gens qui préfèrent le fric et les honneurs truqués à la vie des patients/clients, etc...
Le message est fort et bien mis en scène. C'est sur cette base du récit que j'ai beaucoup apprécié ma lecture.
Maintenant, à côté de cela, je dois admettre trouver assez gonflant le côté "héros citoyen à la morale de bon chrétien" du personnage principal qui fait un nouveau scandale à chaque chapitre, qui joue toute sa vie pour protéger un malade puis un autre, qui a décidé à lui tout seul de bouleverser tout le système pour que "le Bien et la Bonne Morale gagne" et pour symboliser le "Bon Médecin". Un peu lourdingue...
Malgré ce côté légèrement mièvre du "gentil héros contre la méchante administration pourrie", j'ai quand même suffisamment dévoré ce manga pour ne pas le trouver très bon et surtout très prenant.
Princesse Saphir... un manga que je voulais lire depuis longtemps, mais au final une déception !
J'adore les contes de fée, c'est pour cela que je pensais aimer Saphir et au final je crois que c'est pour cela que je ne l'aime pas. Parce que l'histoire est trop inspirée des contes de fée classiques, et l'ensemble manque singulièrement de nouveauté. A chaque page plane un air de déjà-vu (qui n'existe peut-être pas pour les japonais, moins nourris que nous aux contes de Grimm, Perrault ou Andersen).
Et puis la narration est assez vieillotte, et l'ensemble est mignon mais assez niais. Je n'ai jamais réussi à m'attacher aux personnages ni à m'intéresser aux péripéties de l'intrigue.
Pas de doute, je préfère les Tezuka destinés à un public adulte !
Je me suis relu récemment les 5 premiers tomes de cette série car ma précédente lecture ne m'en avait laissé qu'un souvenir flou.
Et d'emblée, j'ai assez bien accroché au premier tome. Je ne suis pas fan de BDs d'action mais celle-ci m'a bien plu. Etrangement, dans ce premier tome, Marini a un style de dessin qui m'a fortement rappelé celui d'Otomo pour Akira notamment concernant les visages des personnages, et ça tombe bien car le début de Gipsy reprend la même thématique que le manga : un monde post-apocalyptique ou presque, pas mal de violence, des combats sur la route, etc... Ce qui m'a accroché dans ce premier tome, ce n'est surtout pas le scénario qui est vraiment basique dans le genre, mais plus l'ambiance, le décor glacé, la force et la simplicité de la narration. J'ai accroché comme on peut être accroché par un bon film d'action avec une bonne ambiance capable de transporter son spectateur.
Le second tome m'a encore assez accroché même si je sentais la sauce se délayer un peu.
Puis j'ai trouvé le troisième tome moyen, finissant le cycle sur une note un peu rapide et un poil nunuche pour une série tellement basée sur l'action.
Et ensuite, ça part sur des tomes indépendants.
Au niveau du dessin, Marini y a fait évoluer son style pour le faire devenir plus proche de son dessin actuel sur des séries comme Rapaces. J'aime assez moyennement ce style mais il reste néanmoins efficace.
Par contre, côté scénario, je trouve que ça devient assez médiocre. Le tome 4 veut se la jouer caricature du monde stupide des supporters de foot avec une intrigue un peu bidon autour de ça, mais l'humour est lourdingue et l'histoire sans aucun intérêt. Quant au tome 5, il reprend l'un des personnages à succès du premier cycle pour la transformer en grande méchante (assez en contradiction avec le personnage initial d'ailleurs à mes yeux), une grande méchante super forte, super cool, super belle et super machiavélique (l'influence de Rapaces, je trouve) : encore une histoire assez bidon et sans grand intérêt.
Bref, autant le premier cycle est assez efficace si ce n'est une fin un peu ratée, autant les albums suivants sont très dispensables.
Autant j'ai fini par bien apprécier Edika et ses histoires délirantes, autant je n'y arrive pas avec Carali.
Le dessin y est semblable mais finalement nettement moins bon.
Et les histoires ont très globalement une même thématique : du délire, du cul, du "gentil" trash et de l'humour un peu provocant. Mais franchement, je n'ai trouvé aucun gag des crétins sont des abrutis drôle et je n'aime pas cette recherche de trash et de cul gratuit et provocant par son côté un peu gore. Le délire part trop loin et surtout trop facilement et il n'en reste plus rien de drôle pour moi.
Bon, cette série ne casse aucune patte à un lombric mais comme le dit Arzak ci-dessous elle est plutôt sympa et surtout pas prise de tête.
Le dessin de Boulet est frais et lisible (il fera sans doute de très bons Donjon s'il y reprend la main comme prévu). Sans qu'il n'ait rien d'exceptionnel, j'aime assez lire ses planches surtout quand il s'agit d'humour pur et dur.
Et quant à l'humour ici, il n'est pas bien fin, souvent déjà-vu mais raconté et dessiné de telle manière que c'en est marrant, même quand on lit un gag qu'on a déjà vu sous une autre forme dans d'autres BDs. C'est du "gros humour qui tâche" mais gentil et sympa.
Rigolo, quoi.
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Wolverine - Les Origines
Arf c'est vrai que depuis longtemps je me demandais d'où venait notre "bon" Wolverine, et là ben je suis pas déçu. Le scénario est rudement bien ficelé et plein de rebondissements qui laissent sans voix. C'est surtout dans la deuxième partie que l'on découvre un Wolverine qui ne sait pas qui il est, ce qu'il est. Il va apprendre à devenir un homme tout en découvrant son côté animal. Le dessin est très agréable et actuel. C’est surtout les visages pleins de tourment et d'expression que je préfère. Donc pour ceux et celles qui ont envie de découvrir qui est réellement Wolverine je ne saurais trop vous conseiller d'aller acheter ce comics.
Lune de guerre
M. Van Hamme fait aussi du bon. Même si ici l'idée de départ lui a été soufflée. Les personnages sont plutôt classiques (peut-être parce que si vrais qu'on a l'impression de déjà les connaitre), mais l'histoire sort carrément du classicisme. On peut même lui trouver un message quasi-phylosophique. Illustrée en plus par Hermann, elle est un bon moment de BD.
On a tué Wild Bill
Excellent dessin de Hermann, bien sûr, qui est ici passé à la couleur directe. Et le scénario relativement original(quand on a pas vu Little Big Man) est bon. Hermann nous offre encore un héros très humain et crédible comme il sait si bien le faire. Et bien qu'il ne soit nullement exceptionnel, ses aventures, elles aussi peu extraordinaires sont néanmoins prenantes. Un bel album agréable à lire.
La Quête de l'Oiseau du Temps
La quête de l'oiseau du temps c'est un peu de temps pour apprécier les dessins, c'est aussi un peu de temps pour rentrer dans le scénario. Mais après ce petit effort c'est une lecture passionnée pour très longtemps.
Hellboy - Rencontres
J'aime bien l'ambiance de la série Hellboy, le dessin de Mignola et je suis assez fan de Batman, je me suis donc dit que cet album permettant à Hellboy de rencontrer Batman ne devait pas être mal. Et effectivement, il n'est pas mal... mais sans plus. Il se lit bien mais... Déjà pour commencer, cet album se sépare en 2 histoires indépendantes : Dans la première, scénarisée par Robinson mais dessinée par Mignola, le gros démon rouge va rencontrer tout d'abord Batman puis Starman. Mais d'une part, Batman n'y a qu'un rôle annexe et disparait assez vite et, d'autre part, je ne connaissais rien du tout de ce Starman (rien à voir avec celui du film). L'univers magique de Hellboy se marie assez mal à mon goût avec celui réaliste de Batman et ça fait bizarre de voir la Chauve-souris casser du nazi aux côtés du démon. Alors mieux vaut vraiment prendre cette histoire comme une histoire de Hellboy principalement, d'autant plus que Robinson a su vraiment coller à l'univers de Mignola, lui-même bien sûr inspiré de Lovecraft. Le scénario de cette première histoire est assez basique, souvent bourrin comme à l'habitude de Hellboy mais pas déplaisant du tout à lire quand on aime l'ambiance de cette série. La seconde histoire va voir Hellboy rencontrer Ghost, une héroïne fantôme qu'une fois de plus je ne connaissais absolument pas. L'univers de cette fantôme et du démon rouge se marient assez bien cette fois et, même si Mignola a laissé la main à un autre dessinateur pour ne s'occuper pour sa part que de scénario, Scott Benefiel nous offre un dessin qui est loin d'être mauvais. Une fois de plus un scénario qui se lit bien même s'il est loin d'être exceptionnel. Une BD à réserver donc aux fans de Hellboy, ou plus modérément à ceux de Batman, Starman ou Ghost (s'il en existe pour ces 2 derniers), ou alors à ceux qui veulent lire simplement une BD où l'action et l'aventure fantastique sont reines sans réellement avoir besoin d'un scénario trop profond ni complexe.
Say Hello To Black Jack
Etrangement, autant je repoussais la lecture de ce manga car je pensais ne pas vraiment l'apprécier, autant j'ai été aussitôt accroché par ma lecture au point de lire tous les tomes que j'avais à ma disposition dans la même nuit (de vacances heureusement). Le dessin est maîtrisé et correct, peu de choses à en dire si ce n'est que je n'aime pas trop certains visages ou certaines mimiques faciales. L'auteur donne également un drôle d'air aux malades qui sont traités dans les premiers tomes, les faisant bien souvent ressembler à des amas de chairs et de muscles assez peu ragoutants : je ne sais pas si c'est voulu mais je trouve ça assez moyen. J'ai d'emblée été captivé par l'aspect "polémique" de ce manga. Dans le premier tome, ce sont sans arrêt des histoires de frics, des montants et des factures données, pour dénoncer fortement la façon dont la médecine au Japon est devenu une administration basée sur le fric et qui n'a donc plus rien de glorieuse du tout. Le patient est un client, s'il paie on l'opèrera même si son cas est désespéré, mais quand on a plus de fric à en tirer alors autant stopper le traitement inutile. Cette dénonciation du système médical Japonais est très réussie à mes yeux et assez flagrante dans le récit. De tome en tome, on en découvrira un peu plus avec souvent plus de dégoût à chaque fois pour ce monde de maffia que semblent être devenus les hopitaux Japonais : une administration bornée, des rivalités entre sections de médecine, des profiteurs monstrueux, des gens qui préfèrent le fric et les honneurs truqués à la vie des patients/clients, etc... Le message est fort et bien mis en scène. C'est sur cette base du récit que j'ai beaucoup apprécié ma lecture. Maintenant, à côté de cela, je dois admettre trouver assez gonflant le côté "héros citoyen à la morale de bon chrétien" du personnage principal qui fait un nouveau scandale à chaque chapitre, qui joue toute sa vie pour protéger un malade puis un autre, qui a décidé à lui tout seul de bouleverser tout le système pour que "le Bien et la Bonne Morale gagne" et pour symboliser le "Bon Médecin". Un peu lourdingue... Malgré ce côté légèrement mièvre du "gentil héros contre la méchante administration pourrie", j'ai quand même suffisamment dévoré ce manga pour ne pas le trouver très bon et surtout très prenant.
Princesse Saphir
Princesse Saphir... un manga que je voulais lire depuis longtemps, mais au final une déception ! J'adore les contes de fée, c'est pour cela que je pensais aimer Saphir et au final je crois que c'est pour cela que je ne l'aime pas. Parce que l'histoire est trop inspirée des contes de fée classiques, et l'ensemble manque singulièrement de nouveauté. A chaque page plane un air de déjà-vu (qui n'existe peut-être pas pour les japonais, moins nourris que nous aux contes de Grimm, Perrault ou Andersen). Et puis la narration est assez vieillotte, et l'ensemble est mignon mais assez niais. Je n'ai jamais réussi à m'attacher aux personnages ni à m'intéresser aux péripéties de l'intrigue. Pas de doute, je préfère les Tezuka destinés à un public adulte !
Gipsy
Je me suis relu récemment les 5 premiers tomes de cette série car ma précédente lecture ne m'en avait laissé qu'un souvenir flou. Et d'emblée, j'ai assez bien accroché au premier tome. Je ne suis pas fan de BDs d'action mais celle-ci m'a bien plu. Etrangement, dans ce premier tome, Marini a un style de dessin qui m'a fortement rappelé celui d'Otomo pour Akira notamment concernant les visages des personnages, et ça tombe bien car le début de Gipsy reprend la même thématique que le manga : un monde post-apocalyptique ou presque, pas mal de violence, des combats sur la route, etc... Ce qui m'a accroché dans ce premier tome, ce n'est surtout pas le scénario qui est vraiment basique dans le genre, mais plus l'ambiance, le décor glacé, la force et la simplicité de la narration. J'ai accroché comme on peut être accroché par un bon film d'action avec une bonne ambiance capable de transporter son spectateur. Le second tome m'a encore assez accroché même si je sentais la sauce se délayer un peu. Puis j'ai trouvé le troisième tome moyen, finissant le cycle sur une note un peu rapide et un poil nunuche pour une série tellement basée sur l'action. Et ensuite, ça part sur des tomes indépendants. Au niveau du dessin, Marini y a fait évoluer son style pour le faire devenir plus proche de son dessin actuel sur des séries comme Rapaces. J'aime assez moyennement ce style mais il reste néanmoins efficace. Par contre, côté scénario, je trouve que ça devient assez médiocre. Le tome 4 veut se la jouer caricature du monde stupide des supporters de foot avec une intrigue un peu bidon autour de ça, mais l'humour est lourdingue et l'histoire sans aucun intérêt. Quant au tome 5, il reprend l'un des personnages à succès du premier cycle pour la transformer en grande méchante (assez en contradiction avec le personnage initial d'ailleurs à mes yeux), une grande méchante super forte, super cool, super belle et super machiavélique (l'influence de Rapaces, je trouve) : encore une histoire assez bidon et sans grand intérêt. Bref, autant le premier cycle est assez efficace si ce n'est une fin un peu ratée, autant les albums suivants sont très dispensables.
Les Crétins sont des abrutis
Autant j'ai fini par bien apprécier Edika et ses histoires délirantes, autant je n'y arrive pas avec Carali. Le dessin y est semblable mais finalement nettement moins bon. Et les histoires ont très globalement une même thématique : du délire, du cul, du "gentil" trash et de l'humour un peu provocant. Mais franchement, je n'ai trouvé aucun gag des crétins sont des abrutis drôle et je n'aime pas cette recherche de trash et de cul gratuit et provocant par son côté un peu gore. Le délire part trop loin et surtout trop facilement et il n'en reste plus rien de drôle pour moi.
Le Miya
Bon, cette série ne casse aucune patte à un lombric mais comme le dit Arzak ci-dessous elle est plutôt sympa et surtout pas prise de tête. Le dessin de Boulet est frais et lisible (il fera sans doute de très bons Donjon s'il y reprend la main comme prévu). Sans qu'il n'ait rien d'exceptionnel, j'aime assez lire ses planches surtout quand il s'agit d'humour pur et dur. Et quant à l'humour ici, il n'est pas bien fin, souvent déjà-vu mais raconté et dessiné de telle manière que c'en est marrant, même quand on lit un gag qu'on a déjà vu sous une autre forme dans d'autres BDs. C'est du "gros humour qui tâche" mais gentil et sympa. Rigolo, quoi.