Je pense que Van Hamme est un raconteur de talent, et au vu de ce qu'il dit dans le livre d'entretien paru chez Niffle, il a l'air sincère et proche de cette série.
Les premiers tomes sont bien fait niveau scénario, après je ne sais pas...
Le dessin dans son genre est très bien, quoique un peu impersonnel et lisse...
Mais:
1) L'univers "sea, sex and sun", les femme-objets, les gros machos qui trouvent le temps de plaisanter même lorsqu'ils sont attachés sur un lit clouté avec un bazooka pointé sur la tempe, c'est pas mon truc.
Et 2) Bon sang, qu'est-ce que j'aimerais BOTTER LES FESSES A CES TETES A CLAQUES que sont Largo et Simon!!!!!!! J'en rêve la nuit pour tout dire! Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaarggghh!!!
L'arme X est un évènement dans la carrière de Wolverine, même si l'on apprend pas grand chose sur son passé, cette histoire révèle comment ce mutant, à la limite de la bête sauvage se retrouve affublé d'un squelette indestructible et de griffes mortelles, faisant de lui un personnage meurtrier et quasiment invincible.
C'est aussi un évènement car c'est le célèbre Barry Smith qui se colle à la réalisation de cette oeuvre. Smith est connu pour avoir réalisé quelques unes des meilleures aventures de Conan entre autres.
Il faut savoir que Wolverine est apparu pour la première fois en 1974, dans The Hulk 180 et 181, on ne savait pas encore si il possédait son squelette d'adamantium, ni son pouvoir de guérison, il n'avait que ses griffes et son courage pour affronter le monstre qu'est Hulk.
À l'époque c'est Roy Thomas qui demanda à Lein Wein de créer ce personnage petit et agressif, contrastant avec Hulk, ayant pour nom Wolverine. Par la suite Chris Claremont, en prenant le scénario de la nouvelle équipe des X-men, donnera à Wolverine toute sa dimension en révélant qu'il possédait un pouvoir de guérison et un squelette d'adamantium. Plus tard, Frank Miller et Claremont donneront sa vraie personnalité à Wolverine avec la mini-série Wolverine - Je suis Wolverine.
Ensuite tout est allé très vite, le personnage est devenu célèbre, a eu la gloire, l'argent, les femmes...
Il manquait néammoins, cette fameuse séquence ou Logan la sombre brute devient l'arme X, cette séquence dont il parle si souvent en disant qu'il ignore comment il a obtenu ses gadgets en adamantium.
C'est Barry Smith qui en 1992 illustre ce moment important de la carrière du griffu.
Et c'est magistral à tout point de vue, on y voit Logan nu, torturé, atrocement mutilé, essayant de resister au sort horrible qui lui est infligé. Ses tortionnaires le considérant comme un animal, ne se préoccuperont jamais de la souffrance de Logan.
Logan est confronté à ses pires cauchemars, à une manipulation mentale qui s'apparente à une lobotomie et tout le long du récit, il sera à la limite de la folie la plus totale.
L'histoire est simple et sans concessions, c'est brutal et dur.
Au dessins, Barry Smith est un génie, il sait passer de la scène la plus viscéralement gore au délire fantastique le plus total, sans que cela ne soit génant.
Certains passages, quand Wolverine rêve pour s'évader de son calvaire, sont une réussite totale du point de vue imaginaire, cela frise l'onirisme.
Je ne briserai aucun mystère en disant qu'à la fin Logan parvient à s'échapper, totalement amnésique, nu dans le grand froid, errant comme une bête.
L'Arme X est donc une étape importante dans l'histoire de ce personnage, à lire sans hésiter, même si il vaut mieux connaitre un petit peu le personnage avant d'aborder cette oeuvre.
Wolverine est un personnage plutôt intéressant, l'idéal de ses partenaires, les X-men, n'étant pas le sien, il est souvent opposé à eux.
Pourtant même si ce personnage semble moins humaniste que ses partenaires, il reste le plus humain d'entre tous. Devenant de plus en plus apprécié au fil du temps, ce personnage, au départ secondaire est aujourd'hui une star.
Et vu la popularité du personnage, chez Marvel on s'est dit qu'en faisant du Wolverine à toutes les sauces, on pourrait gagner du fric, voir même sauver des séries en difficulté en y rajoutant Wolverine en guest star de luxe...
Et ça marche, le personnage est devenu une vraie vache à lait, un mythe, il faut tout de même reconnaître que la qualité est souvent au rendez-vous en plus de la réussite commerciale.
Chez Marvel, la célèbre maison ou on ne manque pas d'idées pour gagner un max de pognon, on s'est dit: "Tiens, si on révélait les origines de Logan? Les lecteurs seraient contents, et nous n'en serions que plus riche".
Donc on sort l'artillerie lourde et on confie le scénar à Joe Quesada, les dessins à Andy Kubert, avec deux pointures pareilles impossible de se planter...
Hélas, l'histoire est loin de tenir ses promesses, ce que l'on y apprend sur Wolverine est loin d'être intéressant, voir carrément déroutant.
Ce personnage auraît Impérativement du conserver une part de mystère pour le lecteur. Quand le lecteur fébril découvre cette super production faisant office de préquelle à toutes les aventures de Wolvie, il est irrémédiablement déçu du traitement gentillet qui lui est accordé.
Au final, c'est un joli exercice, mais vain et creux qui plombe une partie importante de la légende du personnage.
Pour découvrir Wolverine, préfèrez, et de loin, lire des oeuvres comme Wolverine - Je suis Wolverine de Claremont et Miller, ou l'excellent "l'Arme X" de Barry Smith.
À bon entendeur...
Une histoire de Wolvie qui sent bon la petite quète initiatique sans trop d'envergure mais assez sympathique.
Pour ce célèbre personnage, le style d'histoire utilisé ne varie guère, c'est souvent la recherche de ses origines par le héros (enfin maintenant qu'elles ont été dévoilées dans le bien nommé Wolverine - les origines, c'est un peu moins le cas), soit le héros tente de se dépasser en affrontant un adversaire le dépassant, l'obligeant à transcender son côté animal. Bien sûr pour bien illustrer sa partie sauvage, Wolvie se retrouve souvent pour ses histoires solo dans la jungle, voir une jungle urbaine.
Cette histoire correspond donc assez bien au petit poilu et se lit sans déplaisir, même si l'ensemble est plutôt bourrin.
Il vaut mieux être fan du personnage tout de même.
Les dessins, c'est Mignola, il a ses clients, même si cette oeuvre est antérieure à Hellboy, le style angulaire et caractéristique de Mignola s'affirmait déja.
Donc une aventure de Wolverine gentillette et typique qui se lit sans déplaisir.
Un cycle qui partait pourtant pour être encore meilleur qu'Aldébaran, mais qui déçoit par certains côtés. Le fond de l'intrigue est bien pensé, les révélations finales sur la mantrisse et le reste ne manquent pas de réflexions. Les décors et la maîtrise de Léo sur son univers sont incontestables. Mais certaines "maladresses" apparaissent: un des point fort d'Aldébaran, c'était les dialogues. Ici c'est parfois une faiblesse.
Je suis pas contre les histoires amoureuses, mais la plupart sont vraiment mal amenée, tombent comme un troupeau de mammouths dans la soupe, et certains dialogues ne font pas naturel, genre: "hé, je suis amoureux de toi, tu savais pas?"-"Ah bon? Tiens! Moi pas, mais on peut faire l'amour quand même"-"Ah oui, bonne idée!" (C’est imagé, je le précise)
Le plus dommage, c'est que Léo se donne la peine d'introduire plein de personnages secondaires qui ont l'air intéressants, certains d'Aldébaran reviennent,... et rien, pas de développement ou peu. Ils sont là pour tomber amoureux les uns des autres. Je trouve l'histoire de Kim réussie et même audacieuse, mais les autres, Marc qui avait une bonne personnalité devient un pantin, la belge au gros sein tombe dans les clichés qu'elle dénonce, et Hector résume bien involontairement tout: « Machin est amoureux de truc qui est amoureuse de moi... c'est un mauvais film, ça! » (Ca c'est bien dans le tome 5) Eh bien oui!!!! Tu crois pas si bien dire!!!!!
Léo à intérêt à faire gaffe, s'il continue comme ça sur Antarès, je ne suis pas là!
Ce manga a de quoi paraître déroutant, Tsuge ne s'embarrasse pas avec les codes narratifs habituels du manga, ici pas de découpage rapide ou sophistiqué, Tsuge préfère utiliser un système tout en douceur, l'action se ressent plus qu'elle ne se voit.
Yoshiaru Tsuge n'est clairement pas un auteur de manga mainstream, ses oeuvres sont mesurées, personnelles et rares.
On est loin du classique avec cet auteur. L'Homme sans talent exprime la vision décalé qu'a Tsuge de ce monde, Sukezo, le mangaka sans talent, ne cherche ni à s'intégrer ni à se mettre en marge du monde, il vit juste sa vie à sa façon, au bord de la vie, sans chercher de but à atteindre. Bien sûr cela déroute autant le lecteur que l'entourage du héros.
Cette histoire est empreinte de richesse et d'émotions diverses, malgré l'aspect lourdement dramatique de l'oeuvre, ce manga prête parfois à rire ce qui, compte tenu du propos, est un tour de force.
Les dessins sont aussi simples qu'intenses, en parfaite résonance avec le récit.
Pour apprécier ce manga il faut se laisser surprendre, ce n'est pas évident d'aborder le manga sous cet angle en France, tant nous avons tendance à classer les oeuvres par genres, Shonen, Shojo, Seinen etc...
De ce point de vue, l'Homme sans talent est tout bonnement inclassable.
Une oeuvre culte... je n'en sais rien, mais une BD marquante, intense, dérangeante, destructrice, tout simplement belle, ça j'en suis sûr!
L'homme sans talent est incontestablement une lecture cinq étoiles.
Un pote m'a prêté l'intégrale, c'était la première des séries de Léo que je lisais, sans savoir de quoi ça allait parler. J'ai été très agréablement surpris.
D'abord les dessins de créatures sont splendides, les couleurs et les paysages tout autant. De ce coté là rien à redire. Les personnages sont un peu moins bien, ce sentiment est d'autant plus renforcé lorsqu'on lit d'autres séries de Léo : L'héroïne est moche, alors que tout le monde la trouve super belle et veut coucher avec.
Coté scénario, c'est pas mal du tout aussi. J'ai complètement adhéré aux mystères liés à la mantrisse et à ses apparitions. Les péripéties s'enchaînent plutôt bien.
J'ai passé un très bon moment avec cette BD et à peine finie j'ai attaqué Bételgeuse.
Généralement j'aime assez les BDs de Carlos Gimenez. J'aime bien son dessin et c'est vrai que ses femmes ont souvent beaucoup de charme et de personnalité.
Mais généralement, ses BDs sont vraiment des BDs d'humour ou alors des témoignages mêlant sérieux et humour comme Paracuellos. Je m'attendais donc ici à une série d'histoires amusantes comme celles de sa série Aux risques de l'amour. Mais en réalité, Amor, amor recueille des histoires courtes assez sérieuses, réfléchissant sur les choses de l'amour, du sexe et des relations entre hommes et femmes. Ce n'est donc pas drôle, quoique certaines histoires attirent un peu le sourire. Mais d'un autre côté, ce n'est pas passionnant non plus. Trop de texte (j'ai fini par zapper les bulles de texte largement trop nombreuses de la première histoire en 17 pages par exemple) et une mauvaise fluidité de lecture. Une des premières oeuvres de Gimenez chez Fluide Glacial et je trouve qu'il a fait nettement mieux après.
Oh que c'est mauvais...! Comment le dire gentiment?
C'est à la BD ce que Bernard Menez et Patrick Topaloff sont à la chanson française... franchouillard, beauf. Rien de marrant, des dessins insipides. A éviter ou à offrir à un ennemi.
Je n'aime pas le graphisme et donc, j'ai fait un effort pour lire cette BD. J'ai été parfois agréablement surpris avec de très bons gags. Mais dans l'ensemble c'est moyen, ni bon, ni mauvais. On lit cette BD aussi rapidement qu'on l'oublie.
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Largo Winch
Je pense que Van Hamme est un raconteur de talent, et au vu de ce qu'il dit dans le livre d'entretien paru chez Niffle, il a l'air sincère et proche de cette série. Les premiers tomes sont bien fait niveau scénario, après je ne sais pas... Le dessin dans son genre est très bien, quoique un peu impersonnel et lisse... Mais: 1) L'univers "sea, sex and sun", les femme-objets, les gros machos qui trouvent le temps de plaisanter même lorsqu'ils sont attachés sur un lit clouté avec un bazooka pointé sur la tempe, c'est pas mon truc. Et 2) Bon sang, qu'est-ce que j'aimerais BOTTER LES FESSES A CES TETES A CLAQUES que sont Largo et Simon!!!!!!! J'en rêve la nuit pour tout dire! Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaarggghh!!!
Wolverine - Arme X
L'arme X est un évènement dans la carrière de Wolverine, même si l'on apprend pas grand chose sur son passé, cette histoire révèle comment ce mutant, à la limite de la bête sauvage se retrouve affublé d'un squelette indestructible et de griffes mortelles, faisant de lui un personnage meurtrier et quasiment invincible. C'est aussi un évènement car c'est le célèbre Barry Smith qui se colle à la réalisation de cette oeuvre. Smith est connu pour avoir réalisé quelques unes des meilleures aventures de Conan entre autres. Il faut savoir que Wolverine est apparu pour la première fois en 1974, dans The Hulk 180 et 181, on ne savait pas encore si il possédait son squelette d'adamantium, ni son pouvoir de guérison, il n'avait que ses griffes et son courage pour affronter le monstre qu'est Hulk. À l'époque c'est Roy Thomas qui demanda à Lein Wein de créer ce personnage petit et agressif, contrastant avec Hulk, ayant pour nom Wolverine. Par la suite Chris Claremont, en prenant le scénario de la nouvelle équipe des X-men, donnera à Wolverine toute sa dimension en révélant qu'il possédait un pouvoir de guérison et un squelette d'adamantium. Plus tard, Frank Miller et Claremont donneront sa vraie personnalité à Wolverine avec la mini-série Wolverine - Je suis Wolverine. Ensuite tout est allé très vite, le personnage est devenu célèbre, a eu la gloire, l'argent, les femmes... Il manquait néammoins, cette fameuse séquence ou Logan la sombre brute devient l'arme X, cette séquence dont il parle si souvent en disant qu'il ignore comment il a obtenu ses gadgets en adamantium. C'est Barry Smith qui en 1992 illustre ce moment important de la carrière du griffu. Et c'est magistral à tout point de vue, on y voit Logan nu, torturé, atrocement mutilé, essayant de resister au sort horrible qui lui est infligé. Ses tortionnaires le considérant comme un animal, ne se préoccuperont jamais de la souffrance de Logan. Logan est confronté à ses pires cauchemars, à une manipulation mentale qui s'apparente à une lobotomie et tout le long du récit, il sera à la limite de la folie la plus totale. L'histoire est simple et sans concessions, c'est brutal et dur. Au dessins, Barry Smith est un génie, il sait passer de la scène la plus viscéralement gore au délire fantastique le plus total, sans que cela ne soit génant. Certains passages, quand Wolverine rêve pour s'évader de son calvaire, sont une réussite totale du point de vue imaginaire, cela frise l'onirisme. Je ne briserai aucun mystère en disant qu'à la fin Logan parvient à s'échapper, totalement amnésique, nu dans le grand froid, errant comme une bête. L'Arme X est donc une étape importante dans l'histoire de ce personnage, à lire sans hésiter, même si il vaut mieux connaitre un petit peu le personnage avant d'aborder cette oeuvre.
Wolverine - Les Origines
Wolverine est un personnage plutôt intéressant, l'idéal de ses partenaires, les X-men, n'étant pas le sien, il est souvent opposé à eux. Pourtant même si ce personnage semble moins humaniste que ses partenaires, il reste le plus humain d'entre tous. Devenant de plus en plus apprécié au fil du temps, ce personnage, au départ secondaire est aujourd'hui une star. Et vu la popularité du personnage, chez Marvel on s'est dit qu'en faisant du Wolverine à toutes les sauces, on pourrait gagner du fric, voir même sauver des séries en difficulté en y rajoutant Wolverine en guest star de luxe... Et ça marche, le personnage est devenu une vraie vache à lait, un mythe, il faut tout de même reconnaître que la qualité est souvent au rendez-vous en plus de la réussite commerciale. Chez Marvel, la célèbre maison ou on ne manque pas d'idées pour gagner un max de pognon, on s'est dit: "Tiens, si on révélait les origines de Logan? Les lecteurs seraient contents, et nous n'en serions que plus riche". Donc on sort l'artillerie lourde et on confie le scénar à Joe Quesada, les dessins à Andy Kubert, avec deux pointures pareilles impossible de se planter... Hélas, l'histoire est loin de tenir ses promesses, ce que l'on y apprend sur Wolverine est loin d'être intéressant, voir carrément déroutant. Ce personnage auraît Impérativement du conserver une part de mystère pour le lecteur. Quand le lecteur fébril découvre cette super production faisant office de préquelle à toutes les aventures de Wolvie, il est irrémédiablement déçu du traitement gentillet qui lui est accordé. Au final, c'est un joli exercice, mais vain et creux qui plombe une partie importante de la légende du personnage. Pour découvrir Wolverine, préfèrez, et de loin, lire des oeuvres comme Wolverine - Je suis Wolverine de Claremont et Miller, ou l'excellent "l'Arme X" de Barry Smith. À bon entendeur...
Wolverine - Jungle Saga
Une histoire de Wolvie qui sent bon la petite quète initiatique sans trop d'envergure mais assez sympathique. Pour ce célèbre personnage, le style d'histoire utilisé ne varie guère, c'est souvent la recherche de ses origines par le héros (enfin maintenant qu'elles ont été dévoilées dans le bien nommé Wolverine - les origines, c'est un peu moins le cas), soit le héros tente de se dépasser en affrontant un adversaire le dépassant, l'obligeant à transcender son côté animal. Bien sûr pour bien illustrer sa partie sauvage, Wolvie se retrouve souvent pour ses histoires solo dans la jungle, voir une jungle urbaine. Cette histoire correspond donc assez bien au petit poilu et se lit sans déplaisir, même si l'ensemble est plutôt bourrin. Il vaut mieux être fan du personnage tout de même. Les dessins, c'est Mignola, il a ses clients, même si cette oeuvre est antérieure à Hellboy, le style angulaire et caractéristique de Mignola s'affirmait déja. Donc une aventure de Wolverine gentillette et typique qui se lit sans déplaisir.
Bételgeuse
Un cycle qui partait pourtant pour être encore meilleur qu'Aldébaran, mais qui déçoit par certains côtés. Le fond de l'intrigue est bien pensé, les révélations finales sur la mantrisse et le reste ne manquent pas de réflexions. Les décors et la maîtrise de Léo sur son univers sont incontestables. Mais certaines "maladresses" apparaissent: un des point fort d'Aldébaran, c'était les dialogues. Ici c'est parfois une faiblesse. Je suis pas contre les histoires amoureuses, mais la plupart sont vraiment mal amenée, tombent comme un troupeau de mammouths dans la soupe, et certains dialogues ne font pas naturel, genre: "hé, je suis amoureux de toi, tu savais pas?"-"Ah bon? Tiens! Moi pas, mais on peut faire l'amour quand même"-"Ah oui, bonne idée!" (C’est imagé, je le précise) Le plus dommage, c'est que Léo se donne la peine d'introduire plein de personnages secondaires qui ont l'air intéressants, certains d'Aldébaran reviennent,... et rien, pas de développement ou peu. Ils sont là pour tomber amoureux les uns des autres. Je trouve l'histoire de Kim réussie et même audacieuse, mais les autres, Marc qui avait une bonne personnalité devient un pantin, la belge au gros sein tombe dans les clichés qu'elle dénonce, et Hector résume bien involontairement tout: « Machin est amoureux de truc qui est amoureuse de moi... c'est un mauvais film, ça! » (Ca c'est bien dans le tome 5) Eh bien oui!!!! Tu crois pas si bien dire!!!!! Léo à intérêt à faire gaffe, s'il continue comme ça sur Antarès, je ne suis pas là!
L'Homme sans talent
Ce manga a de quoi paraître déroutant, Tsuge ne s'embarrasse pas avec les codes narratifs habituels du manga, ici pas de découpage rapide ou sophistiqué, Tsuge préfère utiliser un système tout en douceur, l'action se ressent plus qu'elle ne se voit. Yoshiaru Tsuge n'est clairement pas un auteur de manga mainstream, ses oeuvres sont mesurées, personnelles et rares. On est loin du classique avec cet auteur. L'Homme sans talent exprime la vision décalé qu'a Tsuge de ce monde, Sukezo, le mangaka sans talent, ne cherche ni à s'intégrer ni à se mettre en marge du monde, il vit juste sa vie à sa façon, au bord de la vie, sans chercher de but à atteindre. Bien sûr cela déroute autant le lecteur que l'entourage du héros. Cette histoire est empreinte de richesse et d'émotions diverses, malgré l'aspect lourdement dramatique de l'oeuvre, ce manga prête parfois à rire ce qui, compte tenu du propos, est un tour de force. Les dessins sont aussi simples qu'intenses, en parfaite résonance avec le récit. Pour apprécier ce manga il faut se laisser surprendre, ce n'est pas évident d'aborder le manga sous cet angle en France, tant nous avons tendance à classer les oeuvres par genres, Shonen, Shojo, Seinen etc... De ce point de vue, l'Homme sans talent est tout bonnement inclassable. Une oeuvre culte... je n'en sais rien, mais une BD marquante, intense, dérangeante, destructrice, tout simplement belle, ça j'en suis sûr! L'homme sans talent est incontestablement une lecture cinq étoiles.
Aldébaran
Un pote m'a prêté l'intégrale, c'était la première des séries de Léo que je lisais, sans savoir de quoi ça allait parler. J'ai été très agréablement surpris. D'abord les dessins de créatures sont splendides, les couleurs et les paysages tout autant. De ce coté là rien à redire. Les personnages sont un peu moins bien, ce sentiment est d'autant plus renforcé lorsqu'on lit d'autres séries de Léo : L'héroïne est moche, alors que tout le monde la trouve super belle et veut coucher avec. Coté scénario, c'est pas mal du tout aussi. J'ai complètement adhéré aux mystères liés à la mantrisse et à ses apparitions. Les péripéties s'enchaînent plutôt bien. J'ai passé un très bon moment avec cette BD et à peine finie j'ai attaqué Bételgeuse.
Amor, Amor !!
Généralement j'aime assez les BDs de Carlos Gimenez. J'aime bien son dessin et c'est vrai que ses femmes ont souvent beaucoup de charme et de personnalité. Mais généralement, ses BDs sont vraiment des BDs d'humour ou alors des témoignages mêlant sérieux et humour comme Paracuellos. Je m'attendais donc ici à une série d'histoires amusantes comme celles de sa série Aux risques de l'amour. Mais en réalité, Amor, amor recueille des histoires courtes assez sérieuses, réfléchissant sur les choses de l'amour, du sexe et des relations entre hommes et femmes. Ce n'est donc pas drôle, quoique certaines histoires attirent un peu le sourire. Mais d'un autre côté, ce n'est pas passionnant non plus. Trop de texte (j'ai fini par zapper les bulles de texte largement trop nombreuses de la première histoire en 17 pages par exemple) et une mauvaise fluidité de lecture. Une des premières oeuvres de Gimenez chez Fluide Glacial et je trouve qu'il a fait nettement mieux après.
Le Guide de...
Oh que c'est mauvais...! Comment le dire gentiment? C'est à la BD ce que Bernard Menez et Patrick Topaloff sont à la chanson française... franchouillard, beauf. Rien de marrant, des dessins insipides. A éviter ou à offrir à un ennemi.
Les Profs
Je n'aime pas le graphisme et donc, j'ai fait un effort pour lire cette BD. J'ai été parfois agréablement surpris avec de très bons gags. Mais dans l'ensemble c'est moyen, ni bon, ni mauvais. On lit cette BD aussi rapidement qu'on l'oublie.