Les 3 albums qui composent la série sont sortis en même temps. L'auteur a sûrement considéré Emma comme un ensemble et non pas comme des bouts d'histoire qui, l'un après l'autre, forment un tout.
Bel hommage à Gainsbourg qui, tout comme le lecteur, apprécie beaucoup le travail du peintre. Qui sont les Gainsbourgs ? Qui est le peintre ? De Metter joue sur cette ambiguïté des rôles qu'il distribue aussi bien à ses personnages qu'à ses lecteurs. "Peintre raté" selon lui, Gainsbourg était un grand connaisseur de cet art. De Metter a su lui redonner vie ces quelques pages en lui donnant le nom de son fils.
Ces 3 albums sont composés comme des tableaux, le contour de chaque case est blanc, pas de fioritures, pas de numéro de page, la lecture glisse d'une page à l'autre dans l'harmonie et la sérénité. Mais ce calme, cette recherche de tranquillité a ses limites. Dés le début de l'histoire le couperet tombe : une première note de couleur, du rouge, pour marquer la mort du prêtre, couleur qui reviendra régulièrement pour porter atteinte au moral d'Alex. Il ne sait pas qui il est, il s'en moque mais des vestiges de son passé remonte à la surface et la mort frappe à chaque fois. Mais qui est-il ? Outre le rouge quelques teintes vertes apparaissent ça et là, l'espoir d'Alex certainement jusqu'au 3ème tome qui commence presque totalement en couleurs. Mais là encore sa joie d'avoir trouver l'amour, une femme parfaite qui offre son corps à sa peinture cache une triste réalité. Un soupçon de fantastique et le voilà revenu en enfer !
De Metter engendre une certaine fascination de notre part pour son personnage, nous même aimerions en savoir un peu plus sur lui. Mais comme le dit Lucien, moins on en sait mieux cela est, plus importante est notre volonté de connaître et de ne pas connaître Alex. Il nous fait un peu peur, son premier tableau (on dirait du pseudo Bacon) et ses rêves ne sont pas bons à être connus.
De Metter nous livre ici une oeuvre pleine d'émotions, de recherche du bien être mais le destin dirigera toujours nos actes. Ben a beau prévenir Alex dans le tome 1 celui-ci ne pourra pas lui échapper. Ces émotions transparaissent à travers l'histoire, les dessins et les couleurs qui sont le reflet de l'âme d'Alex. On se laisse porter par ce triptyque de la première à la dernière page et à la fin on se dit whaou, quel talent ! Le coffret est assorti d'un feuillet supplémentaire, journal intime d'Alex, journal qui marque l'évolution du temps et des pages que l'on tourne sans s'en rendre compte. En effet des indications de date sont notées quelques fois pour montrer que les choses évoluent (la lecture et la vie des personnages).
Une réussite pour les amateurs de BD, de talent, d'originalité, de peinture... pour le Gainsbourg qui sommeille au creux de chacun de nous.
Un album totalement dans le style dépassé des BDs adultes des années 80.
Ce sont des histoires courtes, noires, mêlant sexe et violence dans des scénarios qui se veulent sérieux et forts mais qui paraissent presque ridicules par leur sérieux. Ce sont des femmes en tenues racolleuses ou à poil, qui ne sont que des poupées aguicheuses et sans cervelle. Ce sont des puceaux petits génies de l'informatique et autres idiots du village. Ce sont des gars qui suent la virilité et la violence mâle et silencieuse.
Les scénarios sont relativement variés, allant du complot politico-informatique à la simple quête de baise d'une femme obsédée du cul. Mais tous suintent de clichés, de "noirceur" volontaire et désuette, d'intrigue naïve et qui tient en une phrase. Ca se veut parfois choquant, parfois angoissant, mais jamais je n'ai réussi à me laisser pénétrer par l'ambiance recherchée.
Pour raconter ces histoires, l'album met en avant le dessin de Schultheiss, un dessin en couleur directe peut-être novateur à l'époque mais assez moche au final. Les couleurs sont grossières et leurs associations sont parfois hideuses. Quant au dessin, il n'est globalement pas mauvais mais très inégal et parfois même aussi raté que certaines couleurs.
Bref, un album qui a dû être légèrement "coup de poing" en 1985 mais qui fait franchement dépassé et dispensable aujourd'hui à mes yeux.
Le premier album est très intéressant de part le côté historique, retranscrit et retravaillé par l'inestimable Jodorowsky, et de part la retranscription graphique. Non-adepte de Manara, je trouve que le dessin est de qualité et correspond bien aux idées, à l'époque et à l'atmosphère qui règnent dans cette histoire.
Je passerais sous silence quelques détails qui peuvent paraître grossiers (les prêtres tués en ville par exemple) car ceux-ci, contrairement à la perception de certains ;), sont là pour enfoncer encore un peu plus le clou de l'horreur et de la corruption qui régnaient dans ces temps oubliés.
Je lirai le second album très prochainement, il est sorti mais pas encore dans mes étagères.
Un moment de détente avec cette histoire qui se lit assez vite. Bucquoy comme à son habitude arrive à pondre un scénario innovant et burlesque à partir de pas grand chose. L'histoire tient bien la route et donne un avant goût de l'esprit satyrique et provocateur de Bucquoy. En effet celui-ci s'en prend ouvertement aux financiers et aux faux-culs qui profitent de tout, y compris des fléaux de l'humanité.
Le dessin de Veronik et les couleurs d'un ou d'une inconnu(e) collent assez bien à l'histoire et à l'époque (début des années 80). On y retrouve un arrière goût de kitch dans ces derniers dont Bucquoy abuse régulièrement dans ses albums.
En presque 2 mots cette histoire en fout plein la gueule à beaucoup de monde et, malgré la première scène à tendance sexuelle, elle ne tombe pas dans la caricature ni dans la grossièreté. Bucquoy a encore une fois été très habile pour dénoncer et montrer discrètement mais sûrement.
Etonnant que l'une des oeuvres fondatrices de l'un des maîtres du comic underground n'ait pas connu une édition française plus ambitieuse. Problème de droits ? Peut-être.
En tous les cas, cet album, depuis longtemps épuisé, nous permet de voir ce phénomène de l'édition en action. Fritz est hâbleur, joueur, vantard, coureur de jupons... Il a presque tous les vices, et se permet toutes les audaces. Il devient même agent de la CIA.
Inutile de dire qu'il s'agit là d'une transposition des délires et des fantasmes de Crumb, qui adoptait déjà dans cette série (créée en 1964) le style généreux et rabelaisien qui fera sa marque de fabrique. Cependant, on est vite lassé par les aventures de ce chat bohême, et l'on finit l'album un peu difficilement tellement c'est gonflant d'égoïsme et de n'importe quoi.
J'ai vraiment préféré les aventures du punisher dans sa version comics standard (Celle là).
Ce one-shot parallèle ne m'a pas emballé. Cette vision très glauque de la fin du monde est beaucoup trop noire pour moi.
Le dessin est lui aussi très sombre. Certes ça colle très bien à l'ambiance de l'album : Il donne bien cette impression d'apocalypse. Mais le traitement des personnages est inégal et dans l'ensemble, encore une fois, c'est trop noire pour moi. Bref le dessin ne m'a pas emballé plus que l'histoire.
Pour moi cette BD est vraiment destiné au fan du personnage et du genre, mais pas pour les autres.
J'ai lu ça y a une heure et je me suis dit :
- Waaah c'est mauvais !
Le dessin tire vers le manga sans paraître y toucher, les couleurs sont très belles mais ne font pas réalistes, ni même enchanteresses... juste superficielles pour moi !
Je trouve la narration encore mal maîtrisée, le scénario banal et précipité, les personnages clichés, l'Univers ne me prend pas du tout et strictement rien ne me donne envie d'aller plus loin par manque d'originalité !
Que certains puissent y trouver un bon divertissement, pourquoi pas ? Je comprends moins les notes plus élevées que le 3/5 mais comme on dit... "les goûts et les couleurs".
Bref, je n'irai pas plus loin !
Pas facile de noter Lucky Luke : il y a pléthore d'albums, de scénaristes, et puis c'est la BD de mon enfance (dur dur l'objectivité). Mais si on se limite à la grande époque (Goscinny + Morris), c'est excellent, et on peut relire les albums indéfiniment semble-t-il. Même si Goscinny y est moins drôle qu'ailleurs (la faute à Morris je crois).
On dirait la compilation de tout le lourdingue dont Coyote est capable. On ne sourit que très rarement. Il faut dire qu'une caricature de biker qui ménage les bikers, c'est forcément moyen.
Heureusement qu'il y a le dessin.
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Emma
Les 3 albums qui composent la série sont sortis en même temps. L'auteur a sûrement considéré Emma comme un ensemble et non pas comme des bouts d'histoire qui, l'un après l'autre, forment un tout. Bel hommage à Gainsbourg qui, tout comme le lecteur, apprécie beaucoup le travail du peintre. Qui sont les Gainsbourgs ? Qui est le peintre ? De Metter joue sur cette ambiguïté des rôles qu'il distribue aussi bien à ses personnages qu'à ses lecteurs. "Peintre raté" selon lui, Gainsbourg était un grand connaisseur de cet art. De Metter a su lui redonner vie ces quelques pages en lui donnant le nom de son fils. Ces 3 albums sont composés comme des tableaux, le contour de chaque case est blanc, pas de fioritures, pas de numéro de page, la lecture glisse d'une page à l'autre dans l'harmonie et la sérénité. Mais ce calme, cette recherche de tranquillité a ses limites. Dés le début de l'histoire le couperet tombe : une première note de couleur, du rouge, pour marquer la mort du prêtre, couleur qui reviendra régulièrement pour porter atteinte au moral d'Alex. Il ne sait pas qui il est, il s'en moque mais des vestiges de son passé remonte à la surface et la mort frappe à chaque fois. Mais qui est-il ? Outre le rouge quelques teintes vertes apparaissent ça et là, l'espoir d'Alex certainement jusqu'au 3ème tome qui commence presque totalement en couleurs. Mais là encore sa joie d'avoir trouver l'amour, une femme parfaite qui offre son corps à sa peinture cache une triste réalité. Un soupçon de fantastique et le voilà revenu en enfer ! De Metter engendre une certaine fascination de notre part pour son personnage, nous même aimerions en savoir un peu plus sur lui. Mais comme le dit Lucien, moins on en sait mieux cela est, plus importante est notre volonté de connaître et de ne pas connaître Alex. Il nous fait un peu peur, son premier tableau (on dirait du pseudo Bacon) et ses rêves ne sont pas bons à être connus. De Metter nous livre ici une oeuvre pleine d'émotions, de recherche du bien être mais le destin dirigera toujours nos actes. Ben a beau prévenir Alex dans le tome 1 celui-ci ne pourra pas lui échapper. Ces émotions transparaissent à travers l'histoire, les dessins et les couleurs qui sont le reflet de l'âme d'Alex. On se laisse porter par ce triptyque de la première à la dernière page et à la fin on se dit whaou, quel talent ! Le coffret est assorti d'un feuillet supplémentaire, journal intime d'Alex, journal qui marque l'évolution du temps et des pages que l'on tourne sans s'en rendre compte. En effet des indications de date sont notées quelques fois pour montrer que les choses évoluent (la lecture et la vie des personnages). Une réussite pour les amateurs de BD, de talent, d'originalité, de peinture... pour le Gainsbourg qui sommeille au creux de chacun de nous.
Guerres froides
Un album totalement dans le style dépassé des BDs adultes des années 80. Ce sont des histoires courtes, noires, mêlant sexe et violence dans des scénarios qui se veulent sérieux et forts mais qui paraissent presque ridicules par leur sérieux. Ce sont des femmes en tenues racolleuses ou à poil, qui ne sont que des poupées aguicheuses et sans cervelle. Ce sont des puceaux petits génies de l'informatique et autres idiots du village. Ce sont des gars qui suent la virilité et la violence mâle et silencieuse. Les scénarios sont relativement variés, allant du complot politico-informatique à la simple quête de baise d'une femme obsédée du cul. Mais tous suintent de clichés, de "noirceur" volontaire et désuette, d'intrigue naïve et qui tient en une phrase. Ca se veut parfois choquant, parfois angoissant, mais jamais je n'ai réussi à me laisser pénétrer par l'ambiance recherchée. Pour raconter ces histoires, l'album met en avant le dessin de Schultheiss, un dessin en couleur directe peut-être novateur à l'époque mais assez moche au final. Les couleurs sont grossières et leurs associations sont parfois hideuses. Quant au dessin, il n'est globalement pas mauvais mais très inégal et parfois même aussi raté que certaines couleurs. Bref, un album qui a dû être légèrement "coup de poing" en 1985 mais qui fait franchement dépassé et dispensable aujourd'hui à mes yeux.
Borgia
Le premier album est très intéressant de part le côté historique, retranscrit et retravaillé par l'inestimable Jodorowsky, et de part la retranscription graphique. Non-adepte de Manara, je trouve que le dessin est de qualité et correspond bien aux idées, à l'époque et à l'atmosphère qui règnent dans cette histoire. Je passerais sous silence quelques détails qui peuvent paraître grossiers (les prêtres tués en ville par exemple) car ceux-ci, contrairement à la perception de certains ;), sont là pour enfoncer encore un peu plus le clou de l'horreur et de la corruption qui régnaient dans ces temps oubliés. Je lirai le second album très prochainement, il est sorti mais pas encore dans mes étagères.
Lou Strass
Un moment de détente avec cette histoire qui se lit assez vite. Bucquoy comme à son habitude arrive à pondre un scénario innovant et burlesque à partir de pas grand chose. L'histoire tient bien la route et donne un avant goût de l'esprit satyrique et provocateur de Bucquoy. En effet celui-ci s'en prend ouvertement aux financiers et aux faux-culs qui profitent de tout, y compris des fléaux de l'humanité. Le dessin de Veronik et les couleurs d'un ou d'une inconnu(e) collent assez bien à l'histoire et à l'époque (début des années 80). On y retrouve un arrière goût de kitch dans ces derniers dont Bucquoy abuse régulièrement dans ses albums. En presque 2 mots cette histoire en fout plein la gueule à beaucoup de monde et, malgré la première scène à tendance sexuelle, elle ne tombe pas dans la caricature ni dans la grossièreté. Bucquoy a encore une fois été très habile pour dénoncer et montrer discrètement mais sûrement.
Fritz the Cat
Etonnant que l'une des oeuvres fondatrices de l'un des maîtres du comic underground n'ait pas connu une édition française plus ambitieuse. Problème de droits ? Peut-être. En tous les cas, cet album, depuis longtemps épuisé, nous permet de voir ce phénomène de l'édition en action. Fritz est hâbleur, joueur, vantard, coureur de jupons... Il a presque tous les vices, et se permet toutes les audaces. Il devient même agent de la CIA. Inutile de dire qu'il s'agit là d'une transposition des délires et des fantasmes de Crumb, qui adoptait déjà dans cette série (créée en 1964) le style généreux et rabelaisien qui fera sa marque de fabrique. Cependant, on est vite lassé par les aventures de ce chat bohême, et l'on finit l'album un peu difficilement tellement c'est gonflant d'égoïsme et de n'importe quoi.
Punisher - La Fin
J'ai vraiment préféré les aventures du punisher dans sa version comics standard (Celle là). Ce one-shot parallèle ne m'a pas emballé. Cette vision très glauque de la fin du monde est beaucoup trop noire pour moi. Le dessin est lui aussi très sombre. Certes ça colle très bien à l'ambiance de l'album : Il donne bien cette impression d'apocalypse. Mais le traitement des personnages est inégal et dans l'ensemble, encore une fois, c'est trop noire pour moi. Bref le dessin ne m'a pas emballé plus que l'histoire. Pour moi cette BD est vraiment destiné au fan du personnage et du genre, mais pas pour les autres.
Pixie
J'ai lu ça y a une heure et je me suis dit : - Waaah c'est mauvais ! Le dessin tire vers le manga sans paraître y toucher, les couleurs sont très belles mais ne font pas réalistes, ni même enchanteresses... juste superficielles pour moi ! Je trouve la narration encore mal maîtrisée, le scénario banal et précipité, les personnages clichés, l'Univers ne me prend pas du tout et strictement rien ne me donne envie d'aller plus loin par manque d'originalité ! Que certains puissent y trouver un bon divertissement, pourquoi pas ? Je comprends moins les notes plus élevées que le 3/5 mais comme on dit... "les goûts et les couleurs". Bref, je n'irai pas plus loin !
Lucky Luke
Pas facile de noter Lucky Luke : il y a pléthore d'albums, de scénaristes, et puis c'est la BD de mon enfance (dur dur l'objectivité). Mais si on se limite à la grande époque (Goscinny + Morris), c'est excellent, et on peut relire les albums indéfiniment semble-t-il. Même si Goscinny y est moins drôle qu'ailleurs (la faute à Morris je crois).
Momo le coursier
C'est du Margerin classique. Un humour assez gentil et bon enfant. Rien de bien exceptionnel, mais une sympathique lecture.
Mammouth et Piston
On dirait la compilation de tout le lourdingue dont Coyote est capable. On ne sourit que très rarement. Il faut dire qu'une caricature de biker qui ménage les bikers, c'est forcément moyen. Heureusement qu'il y a le dessin.