Drôle, trépidant, ironique a souhait et d'un style graphique très agréable !
J'adore l'ambiance lovecraftienne qui règne dans cette bd (on retrouve un peu l'ambiance de Ghost buster aussi) qui cependant est loin d'être glauque, même si le macabre est présent à chaque case !
Un formidable voyage dans le monde du paranormal avec le démon le plus cool du monde mais qui ne se laisse pas marcher sur les pieds !
Bon, quand yannick dit qu'il a lu chaque tome en 20 minutes c'est qu'il a pris tout son temps (pas passé de plus de 10 minutes moi en regardant bien les images) . . . Ce qui ne vaut pas dire que c'est mauvais !
Même si le scénar aurait pu être bien plus étoffé (ça manque de détails sur l'univers), il est assez efficace et va droit au but. Le seul vrai gros reproche que je fais au scénario est qu'il appelle à une suite mais en principe non ... (d'après Bengal, il pourrait y en avoir un autre si l'idée tente Bengal et Morvan !)
T1 sortir
T2 partir pour de bon
La qualité graphique est au rendez vous. Bengal est un gars qui sait dessiner même si certains hurlent au "bâclage". C'est juste que son style est assez dépouillé et assez nerveux a la fois !
Les couleurs sont impecs !
Cette série vaut surtout pour l’exceptionnel coup de patte et l’excellente maîtrise du découpage inspiré du cinéma de Enrico Marini.
« Rapaces » est une histoire de vampires à travers notre monde contemporain.
Le tome 1 démarre sur des chapeaux de roues : ambiance malsaine, passages érotiques certes assez osées mais cohérents au vu du thème abordé, explosions, sens du découpage à couper le souffle, scènes d’action spectaculaires, mise en couleurs époustouflante qui valorisent l’aspect surréaliste du scénario, histoire qui accroche et donne envie de connaître la suite… ce premier album est une pure réussite dans le genre !
Les deux albums suivants quoique toujours dessinés par un Enrico Marini en grande forme se révéleront scénaristiquement moins accrocheurs. Dès la fin de ma lecture du deuxième tome, j’ai ressenti une certaine lassitude au niveau de l’histoire comme si ça commençait (déjà) à traîner en longueur… et le troisième album confortera mon ressenti malgré quelques révélations sur le passé des héros.
C’est le quatrième tome qui me fâchera définitivement envers cette série. Alors que je m’attendais à des révélations finales puisque cet album devait être le dénouement de ce premier cycle, voilà que le scénariste en profite pour mettre d’autres énigmes : D’où vient ce prêtre ? Que viennent faire les gamins dans cette histoire ? Que va t-il se passer pour les deux clans ? Autant de questions qui nous forcent à continuer cette série… comme si son gros succès commercial avait dicté l’avenir de « Rapaces ». Rien que pour cela, je voudrais féliciter Enrico Marini d’avoir pris la décision d’arrêter cette série dès le premier cycle pour se consacrer au « scorpion ».
Personnellement, je n’achèterai pas les prochains cycles même si le nouveau dessinateur est aussi talentueux que Marini.
Ca faisait quelques temps déjà que j’espérais dénicher cet album de Vincent Hardy, finalement trouvé fortuitement sur une brocante. La raison de mon intérêt pour cette bd vient d’un proche de l’auteur, connu lors du stage en librairie d’Elveen.
Pour être objectif, cette bd m’a laissé sur une impression mitigée. Certes l’atmosphère émanant de ces histoires est particulière mais ces dernières sont de qualité inégale. Deux récits sortent du lot, à savoir le premier ("la machine") et le dernier ("paroles avec dieu"). Par contre, le récit sur "le courseur" donne vraiment l’impression d’être tiré en longueur. De plus, je ne comprends pas vraiment où l’auteur veut en venir (sans doute trop métaphorique pour mon esprit cartésien). La narration et les dialogues sont très particuliers (eux aussi), comme en témoigne le récit sur "la machine". D’ailleurs j’en viens à me demander si les fautes d’orthographes sont voulues ou pas, tant les dialogues sont truffés de mots inventés. L’originalité est incontestable mais la réussite n'est pas au rendez-vous. Reste des dessins forts séduisants qui montrent tout le potentiel graphique que Vincent possédait déjà fin des années 70. Dommage qu’il ait abandonné la bd par dégoût, la faute à des éditeurs peu scrupuleux.
Je ne désespère pas de mettre la main sur d’autres albums de l’auteur, tels que "Ashe Barrett" ou "Insolitudes" qui, selon les dires de certains, semblent plus consistants.
Attention, ce livre est un concept. Il ne contient au final qu'une douzaine de planches de BD. Le reste est un bref portrait de chaque auteur, accompagné d'une bibliographie et d'un entretien ou, comme dans le cas de Philippe Marcelé, d'un exposé sur la BD en général. Contrairement à ce que dit mon camarade yannick, les bibliographies ne sont pas si abondantes, et certaines (comme pour l'auteur japonais Takahashi) manquent à l'appel. Mais l'ensemble est très intéressant, ne serait-ce que pour l'originalité du concept, très révélateur de la place qu'occupe le dessinateur dans la création d'une BD. C'est particulièrement intéressant pour celui qui veut approfondir un peu sa connaissance et son analyse du média bande dessinée.
Ca fait bien longtemps qu'il n'y a plus grand'chose de potable à lire dans Fluide mais j'avoue que c'est toujours avec plaisir que je retrouvais chaque mois un épisode de Jésus et les copains. J'ai fini par m'acheter l'album et je ne regrette pas. Souvent, pour les séries de ce type, on se dit "4 planches tous les mois c'est sympa, mais en album complet c'est vite lassant" ; ici, je trouve que ça ne gâche rien, bien au contraire.
Bon, j'avoue que je suis de bonne humeur ces jours-ci, je m'amuse de pas grand'chose et rien que la tronche et le look impayables des personnages ou le fait de voir Jésus jouer au tennis ou faire de l'équitation suffiraient à me faire marrer, mais il y a plus que ça dans Jésus et les copains. Planchon signe ici une mini-série franchement drôle, où il parodie habilement à la fois le roman-photo et la Bible. Le mélange des deux est assez génial, parfaitement maîtrisé, les situations et le discours bibliques s'adaptant parfaitement aux clichés et au kitsch des romans-photos ("Marie... Le Seigneur est avec toi ?" "Oui, comprends-moi... Il est si puissant... si miséricordieux... dans ses bras, je me sens bénie entre toutes les femmes !"). Ca ressemble un tout petit peu à ce qu'on pu faire les Monty Python sans pour autant être une sous-Vie de Brian, ça rappelle un peu South Park, mais dans l'ensemble, ça ne fait pas vraiment trop "déjà-vu". Et dans le même genre, c'est infiniment plus réussi qu'un machin comme Les Dessous de Terminal Beach.
Bref, voilà, moi Jésus et les copains ça m'amuse beaucoup ; bon, après, l'humour, chacun le sien, hein, je m'étonnerai pas s'il y a 10 avis dans les semaines qui viennent pour dire que c'est naze, poussif, raté, répétitif et tout ce que vous voudrez et que ça ne vaut pas un bon vieux roman graphique ou une la manga sensible et adulte (pfff, j'aurais pas dû écrire ça, j'ai l'impression d'être Patrick Sébastien genre "Ch'uis un gros déconneur et les intellos, j'les emmerde parce que ch'uis un rebelle !"). A noter aussi que ça ne fera pas forcément marrer les cathos pas trop portés sur la rigolade au sujet de leurs héros favoris. Mais si vous avez envie de voir la résurrection de Lazare transformée en soap opera en milieu hospitalier ou Marie-Madeleine version secrétaire amoureuse de son Largo Winch de patron, vous allez vous régaler avec Jésus et les copains.
On ne change pas une recette qui gagne : dessin rigolo-coloré, clins d'oeils permanents à la "sous-culture" chère aux jeunes de 12 à 30 ans, Laurent Crenn dit Loran délaisse ses héros Bouyoul et Evil Devil pour une nouvelle série mais n'abandonne pas pour autant les ingrédients qui ont fait de lui un des plus gros vendeurs des éditions Le Cycliste.
Parodie des X-Men et des héros Marvel en général, ce premier tome annonce une série plutôt destinée aux gamins et pré-ados car, contrairement à ses prédecesseurs basés sur un humour trash et gore, ASH est plutôt clean et bon enfant. Certes, il y a toujours de la bagarre et des explosions mais ici tout le monde s'en tire avec un plâtre ou un pansement, comme dans les cartoons de Bip-Bip. A part ça, les gentils sont cools-mais-gaffeurs-et-rigolos, les méchants sont très-méchants-mais-rigolos-aussi, et à la fin, badaboum, ils s'en prennent plein la tête, ha ha !
Les adultes déploreront qu'un thème aussi rebattu que la parodie de superhéros soit traitée de façon si banale. Aucune situation réellement surprenante, aucun regard neuf sur le genre, pas franchement de gag à se taper le cul par terre, un ton très sage qui tranche avec les délires sanglants de Bouyoul. Les mômes qui n'aiment pas les BDs cuculs et préfèrent Hulk et Kid Paddle à Petzi et Bouchon le petit cochon, eux, ne s'offusqueront sans doute pas trop de ce défaut. Bref, c'est pas mauvais, c'est sympa mais sans plus, personnellement ça m'a pas plus passionné que ça mais bon, votre petite frère fait généralement moins la fine bouche que moi. A vous de voir si, pour 12.50 €, vous n'avez rien de mieux à acheter à vos nains.
"Travis" est en quelque sorte le "petit frère" de Carmen Mc Callum. Eh oui comment ne pas comparer ses deux séries qui ont le même scénariste, un style de dessin de la même trempe et un univers commun qui a donné lieu à quelques rencontres dans les cossovers Carmen+Travis - les Récits.
Duval continue de nous faire explorer son univers cyberpunk de science fiction d’anticipation. Mais cette fois ci c’est à travers les aventures de Steve Travis, un pilote de navette spatiale, intrépide au grand cœur. Cette série comme pour Carmen Mc Callum, comprend beaucoup d’action mais pas seulement l’histoire du premier cycle (5 tomes) est vraiment très intéressante, originale et pleine de rebondissements avec les révélations du tome 5. Le second cycle débute bien avec le tome 6.1, je trouve le 6.2 inutile mais de tout façon il est à mettre à part (avec son changement de dessinateur Alizon juste pour ce tome). Même si je préfère le personnage de Carmen que je trouve plus riche intérieurement que celui de Travis, j’ai une légère préférence pour les scénarii de "Travis" et ses personnages secondaires. Bref une excellente série qui comme sa "grande sœur" mérite bien son label de série B.
Les dessins sont biens. Quet maîtrise parfaitement les scènes d’actions avec un angle de vue et un cadrage toujours savamment choisi.
Les couleurs de Schelle et Rosa sont jolies et s’adaptent comme un gant aux illustrations.
(Je ne m’attarde pas sur les dessins et les couleurs de Alizon du tome 6.2, non pas qu’ils soient moches mais simplement largement en dessous à mes yeux de ceux des autres tomes.)
Brian K Vaughn, scénariste par ailleurs de Y, Le Dernier Homme et des Fugitifs, nous mitonne une nouvelle série fort appétissante dont il a le secret.
Une trame très attractive (un super-héros en devenir préfère essayer de changer les choses en devenant un élu du peuple, maire de New York, excusez du peu, plutot qu'un protecteur masqué), des dialogues finement ciselés, un dessin plutot agréable : tout pour passer un bon moment de lecture.
Laissez-vous entrainer dans ces histoires politico-héroïques, vous ne le regrettez pas. Vous y découvrirez même une subtile uchronie très habilement mise en place et traitée (le 9/11 à eu lieu, mais ne s'est pas exactement passé comme dans la réalité).
Le seul regret pourrait porter sur le grand format choisi par l'éditeur français, qui n'apporte franchement rien, mais pour le reste Ex-Machina est une BD palpitante et très plaisante
L’idée de départ est originale : évoquer 10 commandements à travers 10 histoires différentes sans autre lien que le livre renfermant ces commandements. Autre originalité : un dessinateur par histoire. Alors bien sûr, ces 10 albums sont inégaux en qualité sur le plan du dessin aussi bien que sur celui du scénario, et chacun les jugera individuellement, selon sa sensibilité, de très bons à banals. Mais il semble à peu près sûr que cette série, dans sa diversité, offre à chaque lecteur au moins un album plaisant, et peu ou pas de déplaisant.
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Hellboy
Drôle, trépidant, ironique a souhait et d'un style graphique très agréable ! J'adore l'ambiance lovecraftienne qui règne dans cette bd (on retrouve un peu l'ambiance de Ghost buster aussi) qui cependant est loin d'être glauque, même si le macabre est présent à chaque case ! Un formidable voyage dans le monde du paranormal avec le démon le plus cool du monde mais qui ne se laisse pas marcher sur les pieds !
Meka
Bon, quand yannick dit qu'il a lu chaque tome en 20 minutes c'est qu'il a pris tout son temps (pas passé de plus de 10 minutes moi en regardant bien les images) . . . Ce qui ne vaut pas dire que c'est mauvais ! Même si le scénar aurait pu être bien plus étoffé (ça manque de détails sur l'univers), il est assez efficace et va droit au but. Le seul vrai gros reproche que je fais au scénario est qu'il appelle à une suite mais en principe non ... (d'après Bengal, il pourrait y en avoir un autre si l'idée tente Bengal et Morvan !) T1 sortir T2 partir pour de bon La qualité graphique est au rendez vous. Bengal est un gars qui sait dessiner même si certains hurlent au "bâclage". C'est juste que son style est assez dépouillé et assez nerveux a la fois ! Les couleurs sont impecs !
Rapaces
Cette série vaut surtout pour l’exceptionnel coup de patte et l’excellente maîtrise du découpage inspiré du cinéma de Enrico Marini. « Rapaces » est une histoire de vampires à travers notre monde contemporain. Le tome 1 démarre sur des chapeaux de roues : ambiance malsaine, passages érotiques certes assez osées mais cohérents au vu du thème abordé, explosions, sens du découpage à couper le souffle, scènes d’action spectaculaires, mise en couleurs époustouflante qui valorisent l’aspect surréaliste du scénario, histoire qui accroche et donne envie de connaître la suite… ce premier album est une pure réussite dans le genre ! Les deux albums suivants quoique toujours dessinés par un Enrico Marini en grande forme se révéleront scénaristiquement moins accrocheurs. Dès la fin de ma lecture du deuxième tome, j’ai ressenti une certaine lassitude au niveau de l’histoire comme si ça commençait (déjà) à traîner en longueur… et le troisième album confortera mon ressenti malgré quelques révélations sur le passé des héros. C’est le quatrième tome qui me fâchera définitivement envers cette série. Alors que je m’attendais à des révélations finales puisque cet album devait être le dénouement de ce premier cycle, voilà que le scénariste en profite pour mettre d’autres énigmes : D’où vient ce prêtre ? Que viennent faire les gamins dans cette histoire ? Que va t-il se passer pour les deux clans ? Autant de questions qui nous forcent à continuer cette série… comme si son gros succès commercial avait dicté l’avenir de « Rapaces ». Rien que pour cela, je voudrais féliciter Enrico Marini d’avoir pris la décision d’arrêter cette série dès le premier cycle pour se consacrer au « scorpion ». Personnellement, je n’achèterai pas les prochains cycles même si le nouveau dessinateur est aussi talentueux que Marini.
Le courseur et autres histoires drôles
Ca faisait quelques temps déjà que j’espérais dénicher cet album de Vincent Hardy, finalement trouvé fortuitement sur une brocante. La raison de mon intérêt pour cette bd vient d’un proche de l’auteur, connu lors du stage en librairie d’Elveen. Pour être objectif, cette bd m’a laissé sur une impression mitigée. Certes l’atmosphère émanant de ces histoires est particulière mais ces dernières sont de qualité inégale. Deux récits sortent du lot, à savoir le premier ("la machine") et le dernier ("paroles avec dieu"). Par contre, le récit sur "le courseur" donne vraiment l’impression d’être tiré en longueur. De plus, je ne comprends pas vraiment où l’auteur veut en venir (sans doute trop métaphorique pour mon esprit cartésien). La narration et les dialogues sont très particuliers (eux aussi), comme en témoigne le récit sur "la machine". D’ailleurs j’en viens à me demander si les fautes d’orthographes sont voulues ou pas, tant les dialogues sont truffés de mots inventés. L’originalité est incontestable mais la réussite n'est pas au rendez-vous. Reste des dessins forts séduisants qui montrent tout le potentiel graphique que Vincent possédait déjà fin des années 70. Dommage qu’il ait abandonné la bd par dégoût, la faute à des éditeurs peu scrupuleux. Je ne désespère pas de mettre la main sur d’autres albums de l’auteur, tels que "Ashe Barrett" ou "Insolitudes" qui, selon les dires de certains, semblent plus consistants.
Coïncidence
Attention, ce livre est un concept. Il ne contient au final qu'une douzaine de planches de BD. Le reste est un bref portrait de chaque auteur, accompagné d'une bibliographie et d'un entretien ou, comme dans le cas de Philippe Marcelé, d'un exposé sur la BD en général. Contrairement à ce que dit mon camarade yannick, les bibliographies ne sont pas si abondantes, et certaines (comme pour l'auteur japonais Takahashi) manquent à l'appel. Mais l'ensemble est très intéressant, ne serait-ce que pour l'originalité du concept, très révélateur de la place qu'occupe le dessinateur dans la création d'une BD. C'est particulièrement intéressant pour celui qui veut approfondir un peu sa connaissance et son analyse du média bande dessinée.
Jésus et les copains
Ca fait bien longtemps qu'il n'y a plus grand'chose de potable à lire dans Fluide mais j'avoue que c'est toujours avec plaisir que je retrouvais chaque mois un épisode de Jésus et les copains. J'ai fini par m'acheter l'album et je ne regrette pas. Souvent, pour les séries de ce type, on se dit "4 planches tous les mois c'est sympa, mais en album complet c'est vite lassant" ; ici, je trouve que ça ne gâche rien, bien au contraire. Bon, j'avoue que je suis de bonne humeur ces jours-ci, je m'amuse de pas grand'chose et rien que la tronche et le look impayables des personnages ou le fait de voir Jésus jouer au tennis ou faire de l'équitation suffiraient à me faire marrer, mais il y a plus que ça dans Jésus et les copains. Planchon signe ici une mini-série franchement drôle, où il parodie habilement à la fois le roman-photo et la Bible. Le mélange des deux est assez génial, parfaitement maîtrisé, les situations et le discours bibliques s'adaptant parfaitement aux clichés et au kitsch des romans-photos ("Marie... Le Seigneur est avec toi ?" "Oui, comprends-moi... Il est si puissant... si miséricordieux... dans ses bras, je me sens bénie entre toutes les femmes !"). Ca ressemble un tout petit peu à ce qu'on pu faire les Monty Python sans pour autant être une sous-Vie de Brian, ça rappelle un peu South Park, mais dans l'ensemble, ça ne fait pas vraiment trop "déjà-vu". Et dans le même genre, c'est infiniment plus réussi qu'un machin comme Les Dessous de Terminal Beach. Bref, voilà, moi Jésus et les copains ça m'amuse beaucoup ; bon, après, l'humour, chacun le sien, hein, je m'étonnerai pas s'il y a 10 avis dans les semaines qui viennent pour dire que c'est naze, poussif, raté, répétitif et tout ce que vous voudrez et que ça ne vaut pas un bon vieux roman graphique ou une la manga sensible et adulte (pfff, j'aurais pas dû écrire ça, j'ai l'impression d'être Patrick Sébastien genre "Ch'uis un gros déconneur et les intellos, j'les emmerde parce que ch'uis un rebelle !"). A noter aussi que ça ne fera pas forcément marrer les cathos pas trop portés sur la rigolade au sujet de leurs héros favoris. Mais si vous avez envie de voir la résurrection de Lazare transformée en soap opera en milieu hospitalier ou Marie-Madeleine version secrétaire amoureuse de son Largo Winch de patron, vous allez vous régaler avec Jésus et les copains.
ASH - L'Académie des Super-Héros
On ne change pas une recette qui gagne : dessin rigolo-coloré, clins d'oeils permanents à la "sous-culture" chère aux jeunes de 12 à 30 ans, Laurent Crenn dit Loran délaisse ses héros Bouyoul et Evil Devil pour une nouvelle série mais n'abandonne pas pour autant les ingrédients qui ont fait de lui un des plus gros vendeurs des éditions Le Cycliste. Parodie des X-Men et des héros Marvel en général, ce premier tome annonce une série plutôt destinée aux gamins et pré-ados car, contrairement à ses prédecesseurs basés sur un humour trash et gore, ASH est plutôt clean et bon enfant. Certes, il y a toujours de la bagarre et des explosions mais ici tout le monde s'en tire avec un plâtre ou un pansement, comme dans les cartoons de Bip-Bip. A part ça, les gentils sont cools-mais-gaffeurs-et-rigolos, les méchants sont très-méchants-mais-rigolos-aussi, et à la fin, badaboum, ils s'en prennent plein la tête, ha ha ! Les adultes déploreront qu'un thème aussi rebattu que la parodie de superhéros soit traitée de façon si banale. Aucune situation réellement surprenante, aucun regard neuf sur le genre, pas franchement de gag à se taper le cul par terre, un ton très sage qui tranche avec les délires sanglants de Bouyoul. Les mômes qui n'aiment pas les BDs cuculs et préfèrent Hulk et Kid Paddle à Petzi et Bouchon le petit cochon, eux, ne s'offusqueront sans doute pas trop de ce défaut. Bref, c'est pas mauvais, c'est sympa mais sans plus, personnellement ça m'a pas plus passionné que ça mais bon, votre petite frère fait généralement moins la fine bouche que moi. A vous de voir si, pour 12.50 €, vous n'avez rien de mieux à acheter à vos nains.
Travis
"Travis" est en quelque sorte le "petit frère" de Carmen Mc Callum. Eh oui comment ne pas comparer ses deux séries qui ont le même scénariste, un style de dessin de la même trempe et un univers commun qui a donné lieu à quelques rencontres dans les cossovers Carmen+Travis - les Récits. Duval continue de nous faire explorer son univers cyberpunk de science fiction d’anticipation. Mais cette fois ci c’est à travers les aventures de Steve Travis, un pilote de navette spatiale, intrépide au grand cœur. Cette série comme pour Carmen Mc Callum, comprend beaucoup d’action mais pas seulement l’histoire du premier cycle (5 tomes) est vraiment très intéressante, originale et pleine de rebondissements avec les révélations du tome 5. Le second cycle débute bien avec le tome 6.1, je trouve le 6.2 inutile mais de tout façon il est à mettre à part (avec son changement de dessinateur Alizon juste pour ce tome). Même si je préfère le personnage de Carmen que je trouve plus riche intérieurement que celui de Travis, j’ai une légère préférence pour les scénarii de "Travis" et ses personnages secondaires. Bref une excellente série qui comme sa "grande sœur" mérite bien son label de série B. Les dessins sont biens. Quet maîtrise parfaitement les scènes d’actions avec un angle de vue et un cadrage toujours savamment choisi. Les couleurs de Schelle et Rosa sont jolies et s’adaptent comme un gant aux illustrations. (Je ne m’attarde pas sur les dessins et les couleurs de Alizon du tome 6.2, non pas qu’ils soient moches mais simplement largement en dessous à mes yeux de ceux des autres tomes.)
Ex Machina
Brian K Vaughn, scénariste par ailleurs de Y, Le Dernier Homme et des Fugitifs, nous mitonne une nouvelle série fort appétissante dont il a le secret. Une trame très attractive (un super-héros en devenir préfère essayer de changer les choses en devenant un élu du peuple, maire de New York, excusez du peu, plutot qu'un protecteur masqué), des dialogues finement ciselés, un dessin plutot agréable : tout pour passer un bon moment de lecture. Laissez-vous entrainer dans ces histoires politico-héroïques, vous ne le regrettez pas. Vous y découvrirez même une subtile uchronie très habilement mise en place et traitée (le 9/11 à eu lieu, mais ne s'est pas exactement passé comme dans la réalité). Le seul regret pourrait porter sur le grand format choisi par l'éditeur français, qui n'apporte franchement rien, mais pour le reste Ex-Machina est une BD palpitante et très plaisante
Le Décalogue
L’idée de départ est originale : évoquer 10 commandements à travers 10 histoires différentes sans autre lien que le livre renfermant ces commandements. Autre originalité : un dessinateur par histoire. Alors bien sûr, ces 10 albums sont inégaux en qualité sur le plan du dessin aussi bien que sur celui du scénario, et chacun les jugera individuellement, selon sa sensibilité, de très bons à banals. Mais il semble à peu près sûr que cette série, dans sa diversité, offre à chaque lecteur au moins un album plaisant, et peu ou pas de déplaisant.