Quel est le propos de cet album j'ai envie de dire. Laurent André nous livre une suite de situations à l'humour particulier dont il ne me semble pas avoir saisi plus d'un quart des gags. Je n'ai rien compris aux histoires sur le zèbre brun par exemple, et pourtant j'y ai mis de la bonne volonté, jusqu'au bout de la lecture j'ai espéré voir la lumière.
Premier ouvrage publié pour un des anciens de l'Association - éditeur qui a sorti plusieurs choses du four en cette fin d'année, c'est à coup sûr le plus long à lire de la collection Mimolette tant les mises en pages éclatées ne collent à aucun code de la bande dessinée, mais ce n'est pas un reproche même si on a souvent du mal à suivre un fil de lecture malgré les chtites flèches.
Des personnages façon Beavis and Butthead essaient de blablater des banalités façon café du commerce, il faut sûrement y voir une critique quelconque de la société. Moi sot que je suis je n'ai pas vraiment "accroché" à cet ouvrage inrésumable, mais je ne désespère pas de m'y atteler à nouveau un jour peut-être.
« Mariée par correspondance » est un excellent comics « roman graphique », sans doute un des meilleurs que j’ai lus. Suivre cette relation arrangée entre un canadien pathétique et une coréenne un peu parachutée est vraiment touchant. Pendant la lecture on prend partie pour la femme, on est un peu dégoûté par le gars et son coté « adorateur de femmes objets », mais la fin revient équilibrer les choses. Au final pas de gentil ou de méchant, juste deux individus un peu lâches et faibles, et de culture tellement différente qu’ils ont du mal à se comprendre et s’accepter.
La narration est parfaite, sans texte superflu, tout se joue dans les regards, les expressions et les silences. Les 261 pages se lisent d’une traite avec beaucoup de fluidité.
L’ouverture de Kyung à l’art est vraiment passionnante, tout ce coté artistique apporte vraiment un plus à la BD.
Une œuvre de qualité, qui mériterait à être plus connue. A découvrir si vous aimez la BD US indépendante.
Les Feux d'Askell,
Petites lumières des phares éclairant chacun des nombreux ports composant l'archipel.
Arleston et Mourier nous offrent grâce à cette bd une ambiance se rapprochant grandement de celle de La Quête de l'Oiseau du Temps.
Un guerrier, une guerrière, un voleur, un poète sont entraînés dans de nombreuses aventures...
Mêlant habileté scénaristique et humour la série s'éloigne de Lanfeust De Troy par son côté plus adulte et moins commercial, tout en gardant ses bons côtés.
Les dessins sont flous mais brillants conférant à la série un véritable caractère propre qui nous plonge dans le rêve que seul une bd peut procurer...
Oubliez que la série est inachevée, elle ne le sera sans doute pas toujours et les trois premiers tomes vous suffiront pour vous emporter.
Junko Mizuno a vraiment un drôle d'univers. Ce conte est le troisième et dernier qu'elle revisite à sa façon. Ses sirènes sont des prostituées, qui dévorent leurs "clients" après les avoir contentés, elles se droguent, fricotent avec un dragon marin... Des dialogues naïfs, des graphismes à la fois déroutants et harmonieux se dégagent de cette oeuvre totalement à part. Et Mizuno, cette petite cochonne, montre les sirènes (mais aussi des humaines zombifiées) dénudées plus souvent qu'à leur tour...
Etonnant, vraiment étonnant...
Attilio Micheluzzi fut l'un des plus grands auteurs de BD italiens de l'après-guerre. Son trait réaliste et puissant, inspiré de Pratt et de grands auteurs américains, a toujours magnifié ses histoires, souvent empreintes d'humanisme et d'aventure pure. Sa jeunesse passée près d'un aéroport militaire lui a inspiré un grand amour des avions et autres hélicoptères. Des hélicoptères, il y en a dans ce récit, où les "Hind" soviétiques peinent à sortir leurs camarades de l'enlisement d'une guérilla montagnarde qui s'éternise. De nombreuses histoires dramatiques sont évoquées, illustrant le chaos politique et religieux qui régnait alors en Asie centrale. Le dessin de Micheluzzi est encore fluide, précis, magnifique. Mais hélas, il ne terminera pas son livre, le laissant à l'état d'encrage (et d'ébauches pour certaines planches), puisqu'il disparaîtra brutalement en septembre 1990, en plein travail. Il apparaît lui-même dans l'ultime case du récit, édictant une sentence à portée prophétique...
Ce livre est dramatique, décidément...
Le point de départ de l'histoire était intéressant... Quand deux enfants, liés par un étrange don pour les mathématiques, se retrouvent séparés, à cause d'une petite erreur d'appréciation... Thierry Smolderen, scénariste rare, attise un peu la curiosité du chaland avec cette histoire. Mais hélas, le soufflé retombe vite, et le scénario se contente d'aligner quelques scènes bizarres, sans vraiment les lier entre elles... Le personnage de Nombre aurait pu être plus intéressant, si mieux exploité. Le dessin d'Egger, quant à lui, manque clairement de maturité, même s'il progresse sur le tome 2. Mais cela ne suffit pas pour rétablir la balance...
Très bien vue cette idée de "puzzles visuels", entièrement muets. L'auteur décrit une situation sur 4 cases (page droite), vous tournez la page et vous constatez (page gauche) une case vous prenant à contre-pied par un point de vue différent amenant une autre interprétation de la scène. Le jeu est d'essayer de deviner pour chaque "puzzle" ainsi composé, "la" case. J'avoue m'être fait surprendre à chaque fois.
Je ne lui mets que "Pas mal" parce que passé l'originalité et la découverte on s'en lasse vite, et c'est pourquoi je n'en conseille pas l'achat (même s'il faudrait soutenir le travail intéressant des toutes jeunes éditions Cà et Là). Une curiosité graphique pour initiés.
Je ne connaissais jusqu'ici le sieur Guillaume Bouzard que de réputation, et c'est donc le premier de ces albums que je lis. Autant dire qu'il m'a donné envie d'en voir plus. On suit au cours de plusieurs petites histoires une tranche de vie de Coincoin accompagné par la suite du manchot Kennedy qui court après l'american dream. C'est vraiment drôle, et on trouve un contenu très riche pour cette si courte trentaine de pages. A noter que les 21 premières planches ont été publiées dans Psikopat. L'auteur a donc réalisé une fin pour l'album semble-t-il.
Je trouve que Perrissin a su ressusciter Barbe-Rouge, et il semble connaître son affaire pour nous conter des histoires plus réalistes et dresser un tableau et psychologiquement plus fouillé de notre pirate favori, tout en restant fidèle à l’esprit de JM Charlier : de l’aventure, toujours de l’aventure. Enfin de vraies histoires de pirates !
Très bon dessin.
J'ai trouvé cet album assez vide. Je pense que malgré le peu de pages accordé par le format de la collection Lépidoptère de 6 Pieds sous Terre, on peut raconter un minimum de choses.
Or à la lecture on se rend compte que beaucoup de pages ne sont qu'une présentation des "acteurs" de l'histoire ou du gag qui suit, 1 fois ça va, 5 fois c'est saoûlant.
Donc passée l'originalité de mettre en scène des soldats en plastique que je salue, les gags et le contenu de l'album m'ont difficilement arraché un sourire malgré l'évidente bonne volonté d'utiliser des mots tels que "merde" et cie, ainsi qu'une indispensable partouze de soldats.
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Quel est le propos de cet album j'ai envie de dire. Laurent André nous livre une suite de situations à l'humour particulier dont il ne me semble pas avoir saisi plus d'un quart des gags. Je n'ai rien compris aux histoires sur le zèbre brun par exemple, et pourtant j'y ai mis de la bonne volonté, jusqu'au bout de la lecture j'ai espéré voir la lumière. Premier ouvrage publié pour un des anciens de l'Association - éditeur qui a sorti plusieurs choses du four en cette fin d'année, c'est à coup sûr le plus long à lire de la collection Mimolette tant les mises en pages éclatées ne collent à aucun code de la bande dessinée, mais ce n'est pas un reproche même si on a souvent du mal à suivre un fil de lecture malgré les chtites flèches. Des personnages façon Beavis and Butthead essaient de blablater des banalités façon café du commerce, il faut sûrement y voir une critique quelconque de la société. Moi sot que je suis je n'ai pas vraiment "accroché" à cet ouvrage inrésumable, mais je ne désespère pas de m'y atteler à nouveau un jour peut-être.
Mariée par correspondance
« Mariée par correspondance » est un excellent comics « roman graphique », sans doute un des meilleurs que j’ai lus. Suivre cette relation arrangée entre un canadien pathétique et une coréenne un peu parachutée est vraiment touchant. Pendant la lecture on prend partie pour la femme, on est un peu dégoûté par le gars et son coté « adorateur de femmes objets », mais la fin revient équilibrer les choses. Au final pas de gentil ou de méchant, juste deux individus un peu lâches et faibles, et de culture tellement différente qu’ils ont du mal à se comprendre et s’accepter. La narration est parfaite, sans texte superflu, tout se joue dans les regards, les expressions et les silences. Les 261 pages se lisent d’une traite avec beaucoup de fluidité. L’ouverture de Kyung à l’art est vraiment passionnante, tout ce coté artistique apporte vraiment un plus à la BD. Une œuvre de qualité, qui mériterait à être plus connue. A découvrir si vous aimez la BD US indépendante.
Les Feux d'Askell
Les Feux d'Askell, Petites lumières des phares éclairant chacun des nombreux ports composant l'archipel. Arleston et Mourier nous offrent grâce à cette bd une ambiance se rapprochant grandement de celle de La Quête de l'Oiseau du Temps. Un guerrier, une guerrière, un voleur, un poète sont entraînés dans de nombreuses aventures... Mêlant habileté scénaristique et humour la série s'éloigne de Lanfeust De Troy par son côté plus adulte et moins commercial, tout en gardant ses bons côtés. Les dessins sont flous mais brillants conférant à la série un véritable caractère propre qui nous plonge dans le rêve que seul une bd peut procurer... Oubliez que la série est inachevée, elle ne le sera sans doute pas toujours et les trois premiers tomes vous suffiront pour vous emporter.
La Petite Sirène
Junko Mizuno a vraiment un drôle d'univers. Ce conte est le troisième et dernier qu'elle revisite à sa façon. Ses sirènes sont des prostituées, qui dévorent leurs "clients" après les avoir contentés, elles se droguent, fricotent avec un dragon marin... Des dialogues naïfs, des graphismes à la fois déroutants et harmonieux se dégagent de cette oeuvre totalement à part. Et Mizuno, cette petite cochonne, montre les sirènes (mais aussi des humaines zombifiées) dénudées plus souvent qu'à leur tour... Etonnant, vraiment étonnant...
Afghanistan
Attilio Micheluzzi fut l'un des plus grands auteurs de BD italiens de l'après-guerre. Son trait réaliste et puissant, inspiré de Pratt et de grands auteurs américains, a toujours magnifié ses histoires, souvent empreintes d'humanisme et d'aventure pure. Sa jeunesse passée près d'un aéroport militaire lui a inspiré un grand amour des avions et autres hélicoptères. Des hélicoptères, il y en a dans ce récit, où les "Hind" soviétiques peinent à sortir leurs camarades de l'enlisement d'une guérilla montagnarde qui s'éternise. De nombreuses histoires dramatiques sont évoquées, illustrant le chaos politique et religieux qui régnait alors en Asie centrale. Le dessin de Micheluzzi est encore fluide, précis, magnifique. Mais hélas, il ne terminera pas son livre, le laissant à l'état d'encrage (et d'ébauches pour certaines planches), puisqu'il disparaîtra brutalement en septembre 1990, en plein travail. Il apparaît lui-même dans l'ultime case du récit, édictant une sentence à portée prophétique... Ce livre est dramatique, décidément...
Nombre
Le point de départ de l'histoire était intéressant... Quand deux enfants, liés par un étrange don pour les mathématiques, se retrouvent séparés, à cause d'une petite erreur d'appréciation... Thierry Smolderen, scénariste rare, attise un peu la curiosité du chaland avec cette histoire. Mais hélas, le soufflé retombe vite, et le scénario se contente d'aligner quelques scènes bizarres, sans vraiment les lier entre elles... Le personnage de Nombre aurait pu être plus intéressant, si mieux exploité. Le dessin d'Egger, quant à lui, manque clairement de maturité, même s'il progresse sur le tome 2. Mais cela ne suffit pas pour rétablir la balance...
Points de vues
Très bien vue cette idée de "puzzles visuels", entièrement muets. L'auteur décrit une situation sur 4 cases (page droite), vous tournez la page et vous constatez (page gauche) une case vous prenant à contre-pied par un point de vue différent amenant une autre interprétation de la scène. Le jeu est d'essayer de deviner pour chaque "puzzle" ainsi composé, "la" case. J'avoue m'être fait surprendre à chaque fois. Je ne lui mets que "Pas mal" parce que passé l'originalité et la découverte on s'en lasse vite, et c'est pourquoi je n'en conseille pas l'achat (même s'il faudrait soutenir le travail intéressant des toutes jeunes éditions Cà et Là). Une curiosité graphique pour initiés.
Coincoin l'homme manchot empereur
Je ne connaissais jusqu'ici le sieur Guillaume Bouzard que de réputation, et c'est donc le premier de ces albums que je lis. Autant dire qu'il m'a donné envie d'en voir plus. On suit au cours de plusieurs petites histoires une tranche de vie de Coincoin accompagné par la suite du manchot Kennedy qui court après l'american dream. C'est vraiment drôle, et on trouve un contenu très riche pour cette si courte trentaine de pages. A noter que les 21 premières planches ont été publiées dans Psikopat. L'auteur a donc réalisé une fin pour l'album semble-t-il.
La Jeunesse de Barbe-Rouge
Je trouve que Perrissin a su ressusciter Barbe-Rouge, et il semble connaître son affaire pour nous conter des histoires plus réalistes et dresser un tableau et psychologiquement plus fouillé de notre pirate favori, tout en restant fidèle à l’esprit de JM Charlier : de l’aventure, toujours de l’aventure. Enfin de vraies histoires de pirates ! Très bon dessin.
Soldats en plastique
J'ai trouvé cet album assez vide. Je pense que malgré le peu de pages accordé par le format de la collection Lépidoptère de 6 Pieds sous Terre, on peut raconter un minimum de choses. Or à la lecture on se rend compte que beaucoup de pages ne sont qu'une présentation des "acteurs" de l'histoire ou du gag qui suit, 1 fois ça va, 5 fois c'est saoûlant. Donc passée l'originalité de mettre en scène des soldats en plastique que je salue, les gags et le contenu de l'album m'ont difficilement arraché un sourire malgré l'évidente bonne volonté d'utiliser des mots tels que "merde" et cie, ainsi qu'une indispensable partouze de soldats.