Pas mal cette série. A côté des futurs succès critiques et publics, Cothias a réalisé des récits un peu plus intimistes ou moins tape-à-l'oeil, qui valent quand même la lecture. L'histoire suit le destin elliptique d'une petite fille, un bébé qui fut dérobé à sa mère à sa naissance. Mais le récit s'éloigne de l'enfant pour sauter, de façon un peu cinématographique, (avec des transitions plutôt réussies) de l'un des protagonistes à l'autre de cette sombre histoire. Protagonistes illustres : Condorcet, Robespierre, Calonne, La Fayette... A noter que La Fayette, personnage "qui a joué un rôle positif pour le rayonnement de la France hors de ses frontières", et présenté dans nos livres d'histoire comme l'un des inspirateurs de la Révolution, en prend quand même pas mal dans la gueule. A noter aussi que Louis XVI, qui fait des apparitions ça et là, ne montre jamais son visage sous le projecteur des deux auteurs... Difficile de dégager une raison à cette "absence"...
Cela dit, le tableau que nous peint Cothias de la France est assez saisissant... C'est un pays exsangue, aux finances vides, où seuls quelques milliers de nantis vivent correctement. Un pays sur le point de basculer, sous l'impulsion de philosophes, de penseurs et de savants éclairés. On aurait bien aimé lire la suite, voir comment Cothias aurait intégré Zoé dans les événements ultérieurs... Et Lax aurait pu l'aider, lui qui accroche l'oeil avec son graphisme élégant, quoiqu'encore "tendre" à l'époque.
C'est tout de même encore une leçon d'Histoire dispensée par le professeur Cothias.
Note approximative : 2.5/5
Rafa Gonzalez Negrete a été visiblement très marqué par l'oeuvre de Moebius puisque ce recueil de nouvelles ressemble tant dans les thèmes que dans le dessin à un quasi-copier/coller de nouvelles de science-fiction telles que celles contenues dans Arzach et autres recueils du même genre.
Le dessin est vraiment très proche du style de Moebius. La maîtrise technique n'y est cependant pas vraiment. Certaines planches sont franchement très moyennes. D'autres par contre ne sont pas mal du tout. Le problème principal vient de la colorisation qui est souvent assez ratée, sauf sur une unique histoire où les couleurs sont aussi réussies que le dessin.
Quant aux scénarios de ces récits, ils sont assez simples, pas tellement originaux mais relativement plaisants. Les chutes des histoires sont souvent humoristiques même si ce n'est pas toujours fantastique.
Rien de transcendant ni de nouveau dans ce succédanné d'histoires de Moebius mais un résultat correct et pas désagréable à lire.
Apprendre à Frissonner est un album très agréable à lire. En adaptant un conte de Grimm, on sait déjà que le ton sera bon enfant et de ce coté là, on n’a pas à se plaindre.
C'est avec beaucoup de plaisir que l'on suit les aventures de cet adolescent qui veut absolument avoir peur.
Le dessin de Mazan est réussi mais j'ai trouvé les couleurs un peu plus pâles par rapport à d'autres albums de cet auteur.
A part ça, c'est une bd qui dégage beaucoup de fraîcheur et c'est à conseiller !
En cours de série, mon avis est mitigé, je ne peux pas dire que j'ai été entièrement séduit par cette BD, la faute au dessin je crois, même si je ne peux le qualifier de mauvais. Par contre le scénario me semble vraiment excellent. Il ne s'agit pas ici d'une aventure de fantasy classique et gentillette, c'est beaucoup plus complexe, approfondi et recherché que ça ; c'est une vraie intrigue alambiquée aux personnages plus subtiles que bêtement bons ou méchants. Et éventuellement avec des réflexions/messages.
J'attends la suite pour donner un avis définitif, mais il est bon de trouver des BD qui n'oublient pas que le public peut être intelligent.
Ferri a un style bien à lui que j'apprécie beaucoup même si cette série n'est pas ma préférée de lui.
Son dessin a vraiment une touche bien à lui. Ses personnages sont dégingandés et expressifs. Ses décors sont simples mais réussis. Et soit dit en passant, j'adore sa façon de dessiner des poulets. ;)
Ses histoires courtes dans cette série sont également particulières. L'humour y est à fleur de peau sans jamais être grossièrement dévoilé. L'absurde n'est jamais loin non plus. Et il règne également une certaine poésie dans ces fables modernes et nonchalantes.
Ces récits manquent cependant un peu de rythme et ne plairont sûrement pas à tout le monde. Certains sont même peut-être un peu trop... fines pour moi et je n'ai pas toujours réussi à accrocher à chacun.
Plaisant à lire cependant et assez original.
Finalement je suis assez partagé.
L'idée du pastiche me plaisait beaucoup et dès les premières pages j'ai bien accroché avec l'humour et le parodique (surtout les travers cachés des deux héros)... D'autant plus que le dessin est vraiment bon.
Et puis, ça s'essouffle, ça met du temps à démarrer et une fois que l'on est dans l'histoire... ouais, pas mal...
Au bout du compte déçu. Mais j'en reste à 3/5 car je pense qu'il y a un véritable potentiel dans l'idée et dans les deux auteurs. Donc j'attends maintenant le nouveau tome.
Décidément, Bouzard a le vent en poupe… Son anecdotique "Autobiography of me too" est nommée à Angoulême pour le prix du scénario (c’est pas mauvais et je n’ai rien contre cet auteur plutôt rigolo en général, mais un prix du SCENARIO pour ça ? N'importnawak) et ce vieil album a les honneurs d’une réédition 10 ans après sa sortie alors qu’il sent bon le fond de tiroir (voir le fond de poubelle pour les dernières planches : c’est juste un petit bout de BD pas finie, que Bouzard avoue lui-même avoir abandonnée "parce que c’était chiant" ; ce côté "c’est tout pourri mais je vous le mets quand même", je trouve ça limite insultant pour le lecteur)…
Certes, on peut dire que son côté oubapien (improvisation sans scénario, alternance des deux auteurs d’une planche sur l’autre, BD dans la BD) a de quoi susciter la curiosité à la base, mais le résultat final n’est qu’une petite pochade pas vraiment drôle, et répétitive. Les deux compères se sont peut-être beaucoup marrés à faire cette BD à l’époque pour égayer leur quotidien de vendeur de chichis sur la plage, mais est-ce que ça valait le coup de publier tout ça en album, pas sûr… Enfin, visiblement il y a eu des fans puisque c’est réédité aujourd’hui, mais quand même. Enfin, cela dit je comprends que ça puisse plaire à un public ado qui trouvera ça trop cool de lire une BD dont les personnages passent leur temps à se bourrer la gueule, se droguer et à dire "bite", "chatte", "pédé", "couille" ou "j’ai enculé une vache". Pour ma part, bon, j’ai pas trouvé ça aussi navrant que la BD de Bigard, mais ça vole pas beaucoup plus haut.
Un joli conte illustré par un dessin très approprié à ce type d'histoires. Une belle aventure, dont on ne sait s'il ne s'agit pas d'un rêve, tellement tout y est féerique.
Une question demeure, cette histoire de ce monde abandonné des dieux et dont le ciel tombe sur la tête de ses habitants est-elle innocente ? Ou est-ce une allégorie ? Et y-a-t-il ici un sens/propos caché ?
Je découvre Bouzard depuis un mois et, après la très bonne surprise qu'a été pour moi Le Club des quatre, j'ai voulu aussi tester sa dernière sortie à savoir Coincoin l'homme manchot empereur (tout un programme).
Pour commencer, j'ai déjà un peu moins apprécié le dessin. On reconnait toujours bien le trait de Bouzard bien sûr, mais j'ai trouvé les planches un peu moins travaillées, moins esthétiques et un peu plus fouillis. Globalement, je trouve ce dessin moins efficace au niveau de la narration que dans Le Club des quatre ou Plageman. Je ne saurais tellement dire d'où ça vient.
Ensuite, idem, même si je retrouve les dialogues et la narration un peu décalés qui sont la marque typique de Bouzard, j'ai moins accroché à ces textes cette fois-ci. De même, j'ai très peu accroché aux personnages que je ne trouve pas attachants.
Par contre, même si j'ai moins ri que je l'espérais, j'ai quand même vraiment ri à plusieurs moments, ce qui est toujours un très bon point pour un album d'humour.
Bref, sans doute pas la meilleure BD de Bouzard à mes yeux, mais vu son prix réduit et son édition souple mais de qualité, je n'en déconseille pas l'achat.
Il y a beaucoup de bonnes choses dans "des oiseaux, des mers", mais l'ensemble ne m'a pas paru totalement abouti, tant au niveau du graphisme que de l'histoire.
J'ai trouvé que les trois parties s'emboîtaient de façon assez artificielle. Le propos n'est pas super original, mais il est fort, émouvant et prenant.
Le graphisme est assez beau mais a encore un coté "amateur" dans le rendu qui m'a un peu gênée.
Bref, une BD plutôt moyenne en soi, mais qui donne envie de suivre un jeune auteur qui a l'air d'avoir du potentiel.
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La Marquise des Lumières
Pas mal cette série. A côté des futurs succès critiques et publics, Cothias a réalisé des récits un peu plus intimistes ou moins tape-à-l'oeil, qui valent quand même la lecture. L'histoire suit le destin elliptique d'une petite fille, un bébé qui fut dérobé à sa mère à sa naissance. Mais le récit s'éloigne de l'enfant pour sauter, de façon un peu cinématographique, (avec des transitions plutôt réussies) de l'un des protagonistes à l'autre de cette sombre histoire. Protagonistes illustres : Condorcet, Robespierre, Calonne, La Fayette... A noter que La Fayette, personnage "qui a joué un rôle positif pour le rayonnement de la France hors de ses frontières", et présenté dans nos livres d'histoire comme l'un des inspirateurs de la Révolution, en prend quand même pas mal dans la gueule. A noter aussi que Louis XVI, qui fait des apparitions ça et là, ne montre jamais son visage sous le projecteur des deux auteurs... Difficile de dégager une raison à cette "absence"... Cela dit, le tableau que nous peint Cothias de la France est assez saisissant... C'est un pays exsangue, aux finances vides, où seuls quelques milliers de nantis vivent correctement. Un pays sur le point de basculer, sous l'impulsion de philosophes, de penseurs et de savants éclairés. On aurait bien aimé lire la suite, voir comment Cothias aurait intégré Zoé dans les événements ultérieurs... Et Lax aurait pu l'aider, lui qui accroche l'oeil avec son graphisme élégant, quoiqu'encore "tendre" à l'époque. C'est tout de même encore une leçon d'Histoire dispensée par le professeur Cothias.
Soleils bleus
Note approximative : 2.5/5 Rafa Gonzalez Negrete a été visiblement très marqué par l'oeuvre de Moebius puisque ce recueil de nouvelles ressemble tant dans les thèmes que dans le dessin à un quasi-copier/coller de nouvelles de science-fiction telles que celles contenues dans Arzach et autres recueils du même genre. Le dessin est vraiment très proche du style de Moebius. La maîtrise technique n'y est cependant pas vraiment. Certaines planches sont franchement très moyennes. D'autres par contre ne sont pas mal du tout. Le problème principal vient de la colorisation qui est souvent assez ratée, sauf sur une unique histoire où les couleurs sont aussi réussies que le dessin. Quant aux scénarios de ces récits, ils sont assez simples, pas tellement originaux mais relativement plaisants. Les chutes des histoires sont souvent humoristiques même si ce n'est pas toujours fantastique. Rien de transcendant ni de nouveau dans ce succédanné d'histoires de Moebius mais un résultat correct et pas désagréable à lire.
Apprendre à frissonner
Apprendre à Frissonner est un album très agréable à lire. En adaptant un conte de Grimm, on sait déjà que le ton sera bon enfant et de ce coté là, on n’a pas à se plaindre. C'est avec beaucoup de plaisir que l'on suit les aventures de cet adolescent qui veut absolument avoir peur. Le dessin de Mazan est réussi mais j'ai trouvé les couleurs un peu plus pâles par rapport à d'autres albums de cet auteur. A part ça, c'est une bd qui dégage beaucoup de fraîcheur et c'est à conseiller !
Angus Powderhill
En cours de série, mon avis est mitigé, je ne peux pas dire que j'ai été entièrement séduit par cette BD, la faute au dessin je crois, même si je ne peux le qualifier de mauvais. Par contre le scénario me semble vraiment excellent. Il ne s'agit pas ici d'une aventure de fantasy classique et gentillette, c'est beaucoup plus complexe, approfondi et recherché que ça ; c'est une vraie intrigue alambiquée aux personnages plus subtiles que bêtement bons ou méchants. Et éventuellement avec des réflexions/messages. J'attends la suite pour donner un avis définitif, mais il est bon de trouver des BD qui n'oublient pas que le public peut être intelligent.
Les Fables autonomes
Ferri a un style bien à lui que j'apprécie beaucoup même si cette série n'est pas ma préférée de lui. Son dessin a vraiment une touche bien à lui. Ses personnages sont dégingandés et expressifs. Ses décors sont simples mais réussis. Et soit dit en passant, j'adore sa façon de dessiner des poulets. ;) Ses histoires courtes dans cette série sont également particulières. L'humour y est à fleur de peau sans jamais être grossièrement dévoilé. L'absurde n'est jamais loin non plus. Et il règne également une certaine poésie dans ces fables modernes et nonchalantes. Ces récits manquent cependant un peu de rythme et ne plairont sûrement pas à tout le monde. Certains sont même peut-être un peu trop... fines pour moi et je n'ai pas toujours réussi à accrocher à chacun. Plaisant à lire cependant et assez original.
Les Aventures de Philip et Francis
Finalement je suis assez partagé. L'idée du pastiche me plaisait beaucoup et dès les premières pages j'ai bien accroché avec l'humour et le parodique (surtout les travers cachés des deux héros)... D'autant plus que le dessin est vraiment bon. Et puis, ça s'essouffle, ça met du temps à démarrer et une fois que l'on est dans l'histoire... ouais, pas mal... Au bout du compte déçu. Mais j'en reste à 3/5 car je pense qu'il y a un véritable potentiel dans l'idée et dans les deux auteurs. Donc j'attends maintenant le nouveau tome.
Les Pauvres types de l'espace
Décidément, Bouzard a le vent en poupe… Son anecdotique "Autobiography of me too" est nommée à Angoulême pour le prix du scénario (c’est pas mauvais et je n’ai rien contre cet auteur plutôt rigolo en général, mais un prix du SCENARIO pour ça ? N'importnawak) et ce vieil album a les honneurs d’une réédition 10 ans après sa sortie alors qu’il sent bon le fond de tiroir (voir le fond de poubelle pour les dernières planches : c’est juste un petit bout de BD pas finie, que Bouzard avoue lui-même avoir abandonnée "parce que c’était chiant" ; ce côté "c’est tout pourri mais je vous le mets quand même", je trouve ça limite insultant pour le lecteur)… Certes, on peut dire que son côté oubapien (improvisation sans scénario, alternance des deux auteurs d’une planche sur l’autre, BD dans la BD) a de quoi susciter la curiosité à la base, mais le résultat final n’est qu’une petite pochade pas vraiment drôle, et répétitive. Les deux compères se sont peut-être beaucoup marrés à faire cette BD à l’époque pour égayer leur quotidien de vendeur de chichis sur la plage, mais est-ce que ça valait le coup de publier tout ça en album, pas sûr… Enfin, visiblement il y a eu des fans puisque c’est réédité aujourd’hui, mais quand même. Enfin, cela dit je comprends que ça puisse plaire à un public ado qui trouvera ça trop cool de lire une BD dont les personnages passent leur temps à se bourrer la gueule, se droguer et à dire "bite", "chatte", "pédé", "couille" ou "j’ai enculé une vache". Pour ma part, bon, j’ai pas trouvé ça aussi navrant que la BD de Bigard, mais ça vole pas beaucoup plus haut.
L'Autre Monde
Un joli conte illustré par un dessin très approprié à ce type d'histoires. Une belle aventure, dont on ne sait s'il ne s'agit pas d'un rêve, tellement tout y est féerique. Une question demeure, cette histoire de ce monde abandonné des dieux et dont le ciel tombe sur la tête de ses habitants est-elle innocente ? Ou est-ce une allégorie ? Et y-a-t-il ici un sens/propos caché ?
Coincoin l'homme manchot empereur
Je découvre Bouzard depuis un mois et, après la très bonne surprise qu'a été pour moi Le Club des quatre, j'ai voulu aussi tester sa dernière sortie à savoir Coincoin l'homme manchot empereur (tout un programme). Pour commencer, j'ai déjà un peu moins apprécié le dessin. On reconnait toujours bien le trait de Bouzard bien sûr, mais j'ai trouvé les planches un peu moins travaillées, moins esthétiques et un peu plus fouillis. Globalement, je trouve ce dessin moins efficace au niveau de la narration que dans Le Club des quatre ou Plageman. Je ne saurais tellement dire d'où ça vient. Ensuite, idem, même si je retrouve les dialogues et la narration un peu décalés qui sont la marque typique de Bouzard, j'ai moins accroché à ces textes cette fois-ci. De même, j'ai très peu accroché aux personnages que je ne trouve pas attachants. Par contre, même si j'ai moins ri que je l'espérais, j'ai quand même vraiment ri à plusieurs moments, ce qui est toujours un très bon point pour un album d'humour. Bref, sans doute pas la meilleure BD de Bouzard à mes yeux, mais vu son prix réduit et son édition souple mais de qualité, je n'en déconseille pas l'achat.
Des oiseaux, des mers
Il y a beaucoup de bonnes choses dans "des oiseaux, des mers", mais l'ensemble ne m'a pas paru totalement abouti, tant au niveau du graphisme que de l'histoire. J'ai trouvé que les trois parties s'emboîtaient de façon assez artificielle. Le propos n'est pas super original, mais il est fort, émouvant et prenant. Le graphisme est assez beau mais a encore un coté "amateur" dans le rendu qui m'a un peu gênée. Bref, une BD plutôt moyenne en soi, mais qui donne envie de suivre un jeune auteur qui a l'air d'avoir du potentiel.