Si je ne mets pas la note minimale à cette série, c'est grâce à son dessin. Et pourtant, le dessin de Bercovici, ce n'est pas tellement ma tasse de thé. Mais je lui trouve quand même un style et une maîtrise technique qui le rendent pas mauvais, assez original et assez agréable à lire.
Mais alors par contre l'humour de cette série... Le plus simple est de dire que j'ai tellement peu apprécié et j'ai trouvé ça tellement ennuyeux que vers le milieu de l'album que je lisais, je ne regardais plus que vaguement les images dans l'espoir d'être un peu accroché par telle ou telle planche. C'est bien simple : je ne trouve pas ça drôle du tout. En outre, les gags sont vraiment répétitifs, revenant sans arrêt sur les mêmes thèmes : au Club, on fait beaucoup de sport, dans la mer, il y a des requins, etc...
Je ne suis pas client du tout de cette série.
Cosey a le don pour créer l'émotion avec des choses simples mais tellement réalistes. Je pense que cette faculté est la principale force de cet auteur et on ne s'en plaindra pas.
A la Recherche de Peter pan est un diptyque plutôt réussi. L'auteur nous conte les mésaventures d'un écrivain parti sur les traces de son frère, dans les Alpes françaises.
Le scénario démarre en douceur comme dans la plupart des albums de Cosey. Par la suite, on apprend à mieux connaître les personnages, ce qui intensifie notre intérêt pour le récit.
D'un point de vue graphique, Cosey n'a pas son pareil pour dessiner les paysages enneigés et cet album ne faillit pas à la règle.
Lire un album de cet auteur est toujours un réel plaisir. C'est un univers où on se sent bien.
A la Recherche de Peter Pan est donc forcément à lire !!!
Une histoire d'amour qui s'entoure, dans ce premier tome, d'une description sensible de la montée du nazisme en Allemagne. Une histoire simple, dramatique et belle bien servie par un bon dessin.
Tome 1 "Le travail du furet":
Un univers sombre comme je les aime.
Le furet (le héros) évolue dans un monde très proche du film "Blade Runner": des rues sombres, des sales gueules partout, des panneaux lumineux sur toutes les façades et bien sûr un temps dégueulasse.
Ce premier tome nous explique ce qu'est le boulot du furet dans la nécrozone ("il y a un autre nom pour la Nécrozone. La merde." dixit le furet).
Cette mise en place dure les trois quarts du volume sans que cela soit rébarbatif. Les premières intrigues arrivent vers la fin avec l'arrivée de Jos (une voisine, prostituée de son état) et son vieux pote Stéranko.
Ca met l'eau à la bouche...
NOTE 4,5
Tome 2 "Le furet et la colombe"
Au départ de ce tome, fini la nécrozone, bonjour la zone résidentielle (avec de la clarté, beaucoup moins de sales gueules quoique...). J'aime déjà moins.
Ensuite, et comme ça devient de plus en plus souvent le cas maintenant, des petits flash back pour nous montrer qui était le furet avant d'être le furet :) . Ca me gave...
Et au final, on a pas beaucoup avancé. Merde alors...
De plus deux choses m'ont marqué dans ce second tome: le furet est moins balèze que dans le 1 (il a fait un régime ou quoi?) et Jos n'a plus la même tête (l'auteur aurait pu nous dire si elle était passé chez le coiffeur)
NOTE 3
Au final c'est de la bonne science fiction pour les amateurs de Blade Runner.
Le tome 2 est moins bon que le 1er (c'est souvent le cas), mais je n'en veux pas aux auteurs qui ne font qu'adapter le roman de JP Andrevon (roman que je n'ai pas lu). Ils ne sont donc pas totalement libres au niveau du scénario.
Gipi est le "nouvel" auteur italien en vogue de l'année 2005. Je n'avais pas vraiment accroché lors d'un début de lecture à un autre de ses albums parus en cette fin d'année, Le local, mais autant dire que Extérieur nuit m'a bien plu. Déjà le dessin est superbe, c'est entièrement réalisé à la peinture à l'huile comme l'explique l'auteur en préface. L'album est un concentré de quelques nouvelles dont 5 inspirées du vécu de l'auteur, la dernière étant une pure fiction comme il l'explique en préface. C'est innovant, les textes sont bons, le graphisme est bon, la qualité d'édition est bonne.
J'ai maintenant envie de lire une histoire complète de Gipi permettant quelque chose de plus développé que dans ces courtes histoires.
Cette histoire se lit avec plaisir, principalement grâce à son dessin il me semble. Il est vraiment excellent. L'histoire quant à elle s'annonce, sur ce premier tome, assez basique, dans un monde imaginaire peu imaginatif, qui fait fortement penser à un extrême orient du moyen-âge.
Reste à voir la suite et fin pour émettre un vrai jugement.
Quelle déception!
Je ne connais pas la série animée, j'ai abordé cette lecture de façon brute et neutre.
Tout d'abord, si je n'avais pas eu les neuf tomes sous la main, je ne me serai jamais infligé cette lecture, j'aurai acheté le premier... et l'aurai revendu aussitôt.
Je me suis donc littéralement fait violence à cause du caractère quasiment culte de ce manga.
Le côté psychologique de l’œuvre, j'y suis passé à côté, je n'ai vu qu'un vague enchaînement de ridicules séquences hautement dramatiques, de trop nombreux rebondissements se noyant dans les pistes multiples d'un scénario pompeusement complexe, seule la relation entretenue par le jeune héros (dont j'ai oublié le nom...) et son père, a légèrement éveillé mon intérêt. Et cela devait être vers le sixième tome.
Profondeur? Aspect métaphysique? Je n'ai vu qu'une histoire de robots géants échangeant torgnoles et tirs de laser, pilotés par des ados souffrant tous d'un mal-être largement exagéré.
Pour couronner le tout, j'ai trouvé les séquences d'actions confuses, le choix des angles n'est pas des plus idéal pour la lisibilité.
Et vu la piètre qualité des mangas édités par Glénat, cela n'arrange rien, dans le cas d'Evangelion: Reliure qu'il faut presque casser, papier minable, impression non soigné... les albums ont un aspect "cheap" inexcusable, même pas par leurs bas prix.
Pour moi c'est une oeuvre indigeste et roublarde qui se pare de jolis effets de style pour masquer son cruel manque d'intérêt.
Bref, le dixième tome peut se faire attendre, ce sera sans moi.
Par rapport aux comics que je lis habituellement, les oeuvres d'Eisner ne font pas partie de mon genre de prédilection.
Pourtant, ce comic est magnifique.
Pour éviter la redite, je ne vais pas essayer de répéter les propos du posteur qui reflètent complètement mon ressenti.
Je vous invite donc à lire l'avis de Spooky un peu plus bas, qui donne une vision de fond complète de cette oeuvre (à mon avis bien entendu).
Alors que dire?
Qu'une fois de plus Will nous prouve qu'il était un grand? Qu'à la vision d'une de ses planches le mot artiste prend tout son sens?
Tout cela est évident.
Eisner nous offre un angle de vue inédit et cohérent de l'histoire de Fagin, et il réussit à casser un stéréotype en nous en offrant un autre, mais bien plus humain et chaleureux. Fagin est une crapule par la force des choses.
Une fois allégé des clichés absurdes de la représentation du "méchant juif" dans l'imagerie populaire, ce personnage prend du sens et gagne en crédibilité, il parait sous un jour nouveau, fragile et sensible, son visage affiche une bonhomie bienveillante... Je n'irais pas jusqu'à dire qu'il ressemble au père Noël, mais il n'y a qu'un pas.
Au delà de tout ceci, Fagin le juif est une belle et émouvante histoire, l'ambiance est constituée de façon fantastique, si cela était nécessaire Will nous aurait donné une fois de plus une démonstration de son immense talent.
Une oeuvre salutaire je n'en sais rien, mais une superbe BD, ça j'en suis sûr!
Encore une fois, Junko Mizuno plonge un conte pour enfants dans son univers si particulier.
Dessins "mignons" (difficile de faire plus kawaï!), dialogues simples mais non dénués d'humour ni de pertinence et ambiance vraiment extraordinaire.
Après Cinderalla et Hansel & Gretel on peut penser que cette lecture soit lourde et ne donne guère de fraîcheur à l’œuvre de Mizuno. Détrompez-vous, une fois de plus c'est réussi, surprenant et divertissant.
Le style de Mizuno est superbe, une totale cohérence narrative, tout en simplicité où les dessins se marient admirablement aux textes.
À noter que dans cette illustration fantasmée du monde sous-marin, quelques cases offrent de petites scènes gores qui ne manquent pas d'effets.
Pour ce qui est de l'histoire, les moments drôles ne manquent pas, l'émotion est là et le final est splendide.
Bien sûr on peut penser que c'est juste une oeuvre trash et déjantée de plus, c'est vrai d'une certaine manière, mais tellement réducteur... Junko Mizuno nous offre plus que cela, sa vision est passionnée et originale. Un vrai plaisir rare et différent pour le lecteur.
Bien sûr je suis fan de l’œuvre de Junko Mizuno, je m'emporte... Pour moi c'est un auteur culte et j'attends ses prochaines oeuvres avec impatience, mais au moins une fois, il faut lire un de ses albums.
C'est si différent, si déroutant que ça en vaut la peine.
Et je recommande chaudement Cinderalla à qui voudrait découvrir cet univers.
À savoir que l'éditeur, IMHO, apporte un réel soin à ses bouquins. Ce manga est publié en sens de lecture occidental, voici ce qui est précisé sur la dernière page:
L'édition française de la Petite Sirène est une nouvelle vision de l’œuvre originale. L'auteur a non seulement renversé elle-même les images mais a aussi tenu à les recolorer et les redessiner.
C'est aussi valable pour les autres albums de Mizuno, et je pense que c'est loin d'être un détail négligeable.
Michel Plessix a eu une excellente idée de créer un deuxième cycle à cette série. Les personnages du Vent dans les Saules étaient si attachants que cela aurait été dommage de les quitter aussi vite.
C'est donc avec une joie non dissimulée que l'on retrouve, ici, Rat, Taupe et Crapeau. Dans cette histoire, nos personnages vont quitter leur chère campagne pour des contrées plus lointaines. Une décision difficile pour eux (surtout pour Rat) mais qui les conduira vers des aventures inédites où le mot Découverte prendra des allures aux parfums exotiques.
Ce second cycle n'a rien perdu en qualité et j'ai pris, à nouveau, beaucoup de plaisir à lire cet album. Dès les premières pages, on est captivé par le récit et j'avoue être impatient de connaître la suite.
Le dessin de Plessix est toujours aussi impeccable. Les saveurs de l'automne sont particulièrement bien rendues.
Le Vent dans les Sables est bien entendu à lire et à conseiller !
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Cactus Club
Si je ne mets pas la note minimale à cette série, c'est grâce à son dessin. Et pourtant, le dessin de Bercovici, ce n'est pas tellement ma tasse de thé. Mais je lui trouve quand même un style et une maîtrise technique qui le rendent pas mauvais, assez original et assez agréable à lire. Mais alors par contre l'humour de cette série... Le plus simple est de dire que j'ai tellement peu apprécié et j'ai trouvé ça tellement ennuyeux que vers le milieu de l'album que je lisais, je ne regardais plus que vaguement les images dans l'espoir d'être un peu accroché par telle ou telle planche. C'est bien simple : je ne trouve pas ça drôle du tout. En outre, les gags sont vraiment répétitifs, revenant sans arrêt sur les mêmes thèmes : au Club, on fait beaucoup de sport, dans la mer, il y a des requins, etc... Je ne suis pas client du tout de cette série.
A la recherche de Peter Pan
Cosey a le don pour créer l'émotion avec des choses simples mais tellement réalistes. Je pense que cette faculté est la principale force de cet auteur et on ne s'en plaindra pas. A la Recherche de Peter pan est un diptyque plutôt réussi. L'auteur nous conte les mésaventures d'un écrivain parti sur les traces de son frère, dans les Alpes françaises. Le scénario démarre en douceur comme dans la plupart des albums de Cosey. Par la suite, on apprend à mieux connaître les personnages, ce qui intensifie notre intérêt pour le récit. D'un point de vue graphique, Cosey n'a pas son pareil pour dessiner les paysages enneigés et cet album ne faillit pas à la règle. Lire un album de cet auteur est toujours un réel plaisir. C'est un univers où on se sent bien. A la Recherche de Peter Pan est donc forcément à lire !!!
Amours fragiles
Une histoire d'amour qui s'entoure, dans ce premier tome, d'une description sensible de la montée du nazisme en Allemagne. Une histoire simple, dramatique et belle bien servie par un bon dessin.
Les chroniques de Centrum
Tome 1 "Le travail du furet": Un univers sombre comme je les aime. Le furet (le héros) évolue dans un monde très proche du film "Blade Runner": des rues sombres, des sales gueules partout, des panneaux lumineux sur toutes les façades et bien sûr un temps dégueulasse. Ce premier tome nous explique ce qu'est le boulot du furet dans la nécrozone ("il y a un autre nom pour la Nécrozone. La merde." dixit le furet). Cette mise en place dure les trois quarts du volume sans que cela soit rébarbatif. Les premières intrigues arrivent vers la fin avec l'arrivée de Jos (une voisine, prostituée de son état) et son vieux pote Stéranko. Ca met l'eau à la bouche... NOTE 4,5 Tome 2 "Le furet et la colombe" Au départ de ce tome, fini la nécrozone, bonjour la zone résidentielle (avec de la clarté, beaucoup moins de sales gueules quoique...). J'aime déjà moins. Ensuite, et comme ça devient de plus en plus souvent le cas maintenant, des petits flash back pour nous montrer qui était le furet avant d'être le furet :) . Ca me gave... Et au final, on a pas beaucoup avancé. Merde alors... De plus deux choses m'ont marqué dans ce second tome: le furet est moins balèze que dans le 1 (il a fait un régime ou quoi?) et Jos n'a plus la même tête (l'auteur aurait pu nous dire si elle était passé chez le coiffeur) NOTE 3 Au final c'est de la bonne science fiction pour les amateurs de Blade Runner. Le tome 2 est moins bon que le 1er (c'est souvent le cas), mais je n'en veux pas aux auteurs qui ne font qu'adapter le roman de JP Andrevon (roman que je n'ai pas lu). Ils ne sont donc pas totalement libres au niveau du scénario.
Extérieur nuit
Gipi est le "nouvel" auteur italien en vogue de l'année 2005. Je n'avais pas vraiment accroché lors d'un début de lecture à un autre de ses albums parus en cette fin d'année, Le local, mais autant dire que Extérieur nuit m'a bien plu. Déjà le dessin est superbe, c'est entièrement réalisé à la peinture à l'huile comme l'explique l'auteur en préface. L'album est un concentré de quelques nouvelles dont 5 inspirées du vécu de l'auteur, la dernière étant une pure fiction comme il l'explique en préface. C'est innovant, les textes sont bons, le graphisme est bon, la qualité d'édition est bonne. J'ai maintenant envie de lire une histoire complète de Gipi permettant quelque chose de plus développé que dans ces courtes histoires.
Okko
Cette histoire se lit avec plaisir, principalement grâce à son dessin il me semble. Il est vraiment excellent. L'histoire quant à elle s'annonce, sur ce premier tome, assez basique, dans un monde imaginaire peu imaginatif, qui fait fortement penser à un extrême orient du moyen-âge. Reste à voir la suite et fin pour émettre un vrai jugement.
Neon Genesis Evangelion
Quelle déception! Je ne connais pas la série animée, j'ai abordé cette lecture de façon brute et neutre. Tout d'abord, si je n'avais pas eu les neuf tomes sous la main, je ne me serai jamais infligé cette lecture, j'aurai acheté le premier... et l'aurai revendu aussitôt. Je me suis donc littéralement fait violence à cause du caractère quasiment culte de ce manga. Le côté psychologique de l’œuvre, j'y suis passé à côté, je n'ai vu qu'un vague enchaînement de ridicules séquences hautement dramatiques, de trop nombreux rebondissements se noyant dans les pistes multiples d'un scénario pompeusement complexe, seule la relation entretenue par le jeune héros (dont j'ai oublié le nom...) et son père, a légèrement éveillé mon intérêt. Et cela devait être vers le sixième tome. Profondeur? Aspect métaphysique? Je n'ai vu qu'une histoire de robots géants échangeant torgnoles et tirs de laser, pilotés par des ados souffrant tous d'un mal-être largement exagéré. Pour couronner le tout, j'ai trouvé les séquences d'actions confuses, le choix des angles n'est pas des plus idéal pour la lisibilité. Et vu la piètre qualité des mangas édités par Glénat, cela n'arrange rien, dans le cas d'Evangelion: Reliure qu'il faut presque casser, papier minable, impression non soigné... les albums ont un aspect "cheap" inexcusable, même pas par leurs bas prix. Pour moi c'est une oeuvre indigeste et roublarde qui se pare de jolis effets de style pour masquer son cruel manque d'intérêt. Bref, le dixième tome peut se faire attendre, ce sera sans moi.
Fagin le Juif
Par rapport aux comics que je lis habituellement, les oeuvres d'Eisner ne font pas partie de mon genre de prédilection. Pourtant, ce comic est magnifique. Pour éviter la redite, je ne vais pas essayer de répéter les propos du posteur qui reflètent complètement mon ressenti. Je vous invite donc à lire l'avis de Spooky un peu plus bas, qui donne une vision de fond complète de cette oeuvre (à mon avis bien entendu). Alors que dire? Qu'une fois de plus Will nous prouve qu'il était un grand? Qu'à la vision d'une de ses planches le mot artiste prend tout son sens? Tout cela est évident. Eisner nous offre un angle de vue inédit et cohérent de l'histoire de Fagin, et il réussit à casser un stéréotype en nous en offrant un autre, mais bien plus humain et chaleureux. Fagin est une crapule par la force des choses. Une fois allégé des clichés absurdes de la représentation du "méchant juif" dans l'imagerie populaire, ce personnage prend du sens et gagne en crédibilité, il parait sous un jour nouveau, fragile et sensible, son visage affiche une bonhomie bienveillante... Je n'irais pas jusqu'à dire qu'il ressemble au père Noël, mais il n'y a qu'un pas. Au delà de tout ceci, Fagin le juif est une belle et émouvante histoire, l'ambiance est constituée de façon fantastique, si cela était nécessaire Will nous aurait donné une fois de plus une démonstration de son immense talent. Une oeuvre salutaire je n'en sais rien, mais une superbe BD, ça j'en suis sûr!
La Petite Sirène
Encore une fois, Junko Mizuno plonge un conte pour enfants dans son univers si particulier. Dessins "mignons" (difficile de faire plus kawaï!), dialogues simples mais non dénués d'humour ni de pertinence et ambiance vraiment extraordinaire. Après Cinderalla et Hansel & Gretel on peut penser que cette lecture soit lourde et ne donne guère de fraîcheur à l’œuvre de Mizuno. Détrompez-vous, une fois de plus c'est réussi, surprenant et divertissant. Le style de Mizuno est superbe, une totale cohérence narrative, tout en simplicité où les dessins se marient admirablement aux textes. À noter que dans cette illustration fantasmée du monde sous-marin, quelques cases offrent de petites scènes gores qui ne manquent pas d'effets. Pour ce qui est de l'histoire, les moments drôles ne manquent pas, l'émotion est là et le final est splendide. Bien sûr on peut penser que c'est juste une oeuvre trash et déjantée de plus, c'est vrai d'une certaine manière, mais tellement réducteur... Junko Mizuno nous offre plus que cela, sa vision est passionnée et originale. Un vrai plaisir rare et différent pour le lecteur. Bien sûr je suis fan de l’œuvre de Junko Mizuno, je m'emporte... Pour moi c'est un auteur culte et j'attends ses prochaines oeuvres avec impatience, mais au moins une fois, il faut lire un de ses albums. C'est si différent, si déroutant que ça en vaut la peine. Et je recommande chaudement Cinderalla à qui voudrait découvrir cet univers. À savoir que l'éditeur, IMHO, apporte un réel soin à ses bouquins. Ce manga est publié en sens de lecture occidental, voici ce qui est précisé sur la dernière page: L'édition française de la Petite Sirène est une nouvelle vision de l’œuvre originale. L'auteur a non seulement renversé elle-même les images mais a aussi tenu à les recolorer et les redessiner. C'est aussi valable pour les autres albums de Mizuno, et je pense que c'est loin d'être un détail négligeable.
Le Vent dans les Sables
Michel Plessix a eu une excellente idée de créer un deuxième cycle à cette série. Les personnages du Vent dans les Saules étaient si attachants que cela aurait été dommage de les quitter aussi vite. C'est donc avec une joie non dissimulée que l'on retrouve, ici, Rat, Taupe et Crapeau. Dans cette histoire, nos personnages vont quitter leur chère campagne pour des contrées plus lointaines. Une décision difficile pour eux (surtout pour Rat) mais qui les conduira vers des aventures inédites où le mot Découverte prendra des allures aux parfums exotiques. Ce second cycle n'a rien perdu en qualité et j'ai pris, à nouveau, beaucoup de plaisir à lire cet album. Dès les premières pages, on est captivé par le récit et j'avoue être impatient de connaître la suite. Le dessin de Plessix est toujours aussi impeccable. Les saveurs de l'automne sont particulièrement bien rendues. Le Vent dans les Sables est bien entendu à lire et à conseiller !