Mmm... impression bizarre après lecture de cet album.
J'ai passé un bon moment, je l'ai trouvé amusant, mais je pense que je l'oublierai très vite.
Et puis... bah, j'apprécie la démarche de l'auteur d'avoir voulu faire de ses héroïnes des petites grosses, ça change des jolies filles au corps fantasmé qu'on voit d'habitude dans les BDs, mais elles n'échappent finalement pas aux clichés. Dans toutes ces histoires, elles sont "bonnes" au lit, ont une sexualité décomplexée, mais l'amour leur semble interdit (sauf de la part des idiots) et elles sont rejetées de tous et mal dans leur peau. En voulant briser les stéréotypes, l'auteur retombe dans un autre. Dommage, il y avait tant à dire sur le sujet. Faut dire que le format "histoires courtes" ne permet pas de beaucoup développer les personnages.
Le dessin est honnête mais je n'accroche pas plus que ça.
Cela faisait longtemps que je voulais lire cet album au casting alléchant. Et je ne suis pas déçu malgré quelques petits défauts.
L'histoire démarre au quart de tour et ne s'essoufflera jamais. Van Hamme est quand même très fort pour ficeler ses scénarios et Lune de guerre nous le démontre une fois de plus. La galerie conséquente de personnages (30 en tout) représente un sacré défit pour le scénariste et le dessinateur. Dans l'ensemble, le pari est réussi car hormis certaines scènes se passant de nuit, on s'y retrouve au milieu de ce big bazar, certains personnages comme Franz Berger le restaurateur sont subtilement approfondis. Cependant, l'album aurait presque mérité 20 pages de plus afin de développer tous les personnages.
Mise à part certaines scènes de nuit (ou savoir qui est qui s'avère parfois difficile), Hermann dessinent ce mariage qui tourne mal à la perfection et c'est un doux "oeuf et misme" de le dire (petit clin d'oeil à un passage de l'album).
En résumé, un très bon one-shot, même si la montée en violence de l'histoire aurait pu mieux s'effectuer avec quelques planches de plus.
TOME 1 : 4/5
Au départ, j’ai acheté cet album simplement à cause de sa couverture que je trouvais particulièrement belle et agréable au touché (comme quoi, je n’ai pas été très rationnel sur ce coup là)… Et il faut bien dire que ce premier tome d’Arrivederci Amore est une bonne surprise.
L’histoire est adaptée du roman de Massimo Carlotto, star du polar noir en Italie. C’est certainement la raison pour laquelle cet album utilise souvent un style narratif. Mais l’utilisation d’une voix-off ne désert en aucun cas l’histoire et rappelle un peu le style de narration du Tueur. Au final, on suit avec plaisir le parcours de Giorgio Pellegrini sans souffrir de longueurs dans le récit.
Andrea Mutti (dessinateur qui m’était jusque là inconnu) réalise dans cet album un très bon travail. Son trait réaliste est plutôt agréable, certains gros plans de visages sont un régal. Les couleurs très « grisées » participent à maintenir une ambiance pesante appréciable.
Pour le coup mon intuition ne m’a pas fait faux bon. J’attends déjà la suite qui s’annonce un poil plus rythmé.
TOME 2 : 3/5
Suite et fin de cette BD made in Italy.
On retrouve Giogio Pellegrini là où, on l'a laissé : en pleine préparation du casse qui doit lui permettre de se relancer dans une vie plus normale. Mais est-ce possible de mener une vie normale pour un ex-terroriste qui a un coeur de pierre et qui compte beaucoup d'ennemis et d'amis peu recommandables ?
J'ai moins aimé ce deuxième opus pour une seule et simple raison : le fil de l'histoire est parfois dur à suivre. Ce b'est pas que l'histoire est compliqué, mais parfois on passe du coq à l'âne en deux secondes, ce qui peut être gênant. Sans doute, il s'agit là d'un travers lié au genre : il est difficile d'adapter en BD, un roman de quelques centaines de pages.
Côté dessins, j'aime toujours autant le trait de Mutti et l'aspect un peu grisâtre des couleurs... De plus, Mutti a un style basé plus sur les gros plans que sur des plans larges. Ici, cela fonctionne bien, car à l'instar de ce qui ce fait en matière de western, de nombreuses situations à suspense (qui va ouvrir le feu en premier ?) se passent avant tout dans le regard et les traits du visage des protagonistes.
Un polar qui, bien que peu original, fonctionne bien mais qui aurait aussi pu être bien meilleur.
4,5/5
Chute de vélo (outre le fait d'être l'album préféré de Jean Paul Olivier et Gérard Holtz) est un chef d'oeuvre ! C'est une histoire toute bête d'une famille qui se réunit une dernière fois dans la maison familiale avant de la mettre en vente. Mais chaque famille possède ses secrets et c'est, entre autre ce que chute de vélo nous propose de découvrir.
Alors oui, l'album part d'une situation très banale mais oui, Davodeau arrive à en faire une histoire captivante, émouvante. C'est un peu comme le film "le bonheur est dans le pré" : l'intrigue casse pas trois pattes à un canard mais au final c'est plus que très réussi.
Un superbe album donc, où le trait réaliste de Davodeau s'accorde à la perfection avec le ton du récit. Et je le dis haut et fort : Chute de vélo est à lire et à relire.
Dans la mesure où je m'y suis retrouvé à une certaine période, cette BD m'a vraiment plu. Certains gags sont bien pensés et cela sent le vécu. Mais à la longue cela s'essouffle un peu, voir tourne en rond.
Heureusement, j'ai acheté la BD d'occas'. C'est pas mauvais mais tout le problème vient de son intérêt, où était-il? On ne le saura jamais. Les pérégrinations de la fourmi n° What'mill n'ont franchement rien de paliptantes en BD.
C'est gentillet, le charme de l'époque, les facéties de deux jeunes garçons jouant dans les rues à l'époque où les enfants pouvaient jouer tranquillement à Davy Crockett et en faisant des blagues au gendarme, sans risquer l'asphyxie des gaz d'échappement et une garde à vue.... Bon, sympa à lire si on se replace dans le contexte, sinon...
TOME 1 : 4/5
Avec ce 1er tome de la série "Le stéréo Club", Poisson Pilote nous propose une nouvelle fois une BD étonnante.
Tout d’abord intrigué par la référence faite au phénomène Britney Spears, « Britney Forever » s’avère être une bonne découverte. Le récit de la douce descente de Guy vers la fameuse dépression de la quarantaine (se caractérisant par cette obsession faite à Britney), est prétexte à une critique emprunte d’humour et de tendresse de notre petit monde. Crise identitaire et autres « pétages de plombs » de notre amateur de jazz, rythme de manière efficace cette série.
Le scénario se base sur un concept original : chaque album se consacrera sur un personnage fréquentant le disquaire le « Stéréo Club », et à la lecture des péripéties de Guy, fan de jazz qui s’éprend d’amour pour l’idole des adolescentes, on ne peut qu’attendre la suite avec intérêt.
Côté graphique, il ne faut pas s’attendre à de grands effets de style, Spiessert abusant de plans serrés sur fond de couleur bleu, jaune ou rouge. Mais ce style « minimaliste » s’intègre parfaitement à l’ambiance souhaitée par les auteurs.
En conclusion, de l’humour, du rythme, de l’originalité,… « Britney Forever » constitue, pour moi, une des bonnes surprises de l’année 2004.
TOME 2 : 3/5
Deuxième tome du Stéréo Club et un avis assez partagé.
D'un côté, l'histoire de cet album est un peu plus recherchée et j'ai bien apprécié la critique du monde de l'industrie du disque qui y est faite. Le récit de la vie de Didier Chadeau, artiste looser qui souhaite réussir à tout prix, nous fait rire plus d'une fois.
Cependant, malgré un scénario plus consistant, je n'ai pu m'empêcher de préférer le 1er tome de cette série... Le pire, c'est que je ne trouve rien de tangible pour expliquer ce sentiment.
Si l'on ajoute le fait, que le trait de Spiessert s'accorde parfaitement avec le ton de l'album, nous pouvons dire que "Chante avec moi" reste une bonne BD qui continue très bien cette bonne série. J'attends avec attention la suite.
Je suis un très grand amateur de Neil Gaiman mais je dois dire que cette BD ne fait pas partie de ses oeuvres que je préfère.
Ca faisait un moment déjà que je me tâtais pour l'achat de cette BD un peu méconnue du fameux auteur de Sandman. Je l'avais déjà vue en librairie mais les dessins dans la veine de comics modernes très classiques ne m'attiraient pas vraiment (trop de décors vides ou épurés, des visages sans expressions, etc...) et le prix élevé de l'album me rebutait quand je voyais la qualité physique de ce dernier.
En effet, la couverture, quoique jolie, est faite d'une matière et d'une couleur bleue qui marque énormément et tous les exemplaires que j'ai vus avaient leur surface couverte de traces donnant une impression de BD d'occasion même à une BD en principe neuve. Ca ne donne pas envie de payer 15 euros pour une BD à l'aspect d'occasion. Heureusement, les pages intérieures sont de belle qualité en comparaison et malgré les traces sur la couverture, après achat, je trouve que c'est quand même un assez bel objet, bien solide.
Concernant le scénario maintenant, on y reconnait bien la patte de Neil Gaiman. Il mélange comme à son habitude monde moderne et personnages marginaux avec les légendes et la mythologie, ici le mythe des anges de Dieu dans leur cité d'Argent. Le récit est bon mais le rythme est lent. Je n'ai été que très moyennement captivé par cette enquête menée au paradis, enquête qui au final se déroule de manière très classique. Le vrai interêt du récit apparait justement après le dénouement de l'enquête quand on découvre ce que sa résolution entraîne et en quoi cette enquête a un lien avec le narrateur du début de l'album, un simple anglais en déplacement à Los Angeles. Mais là aussi, j'ai trouvé que cet épilogue-surprise aurait pu être traité différemment avec plus de succès. A mes yeux, Neil Gaiman nous a offert des récits assez proches et nettement plus réussis dans sa série Sandman.
Pas mal mais pas aussi intelligent, fort et original que je l'espérais de la part de son auteur.
Tout a été dit ici sur Tintin et Milou. Moi je retiens l'imagination d'Hergé et puis il faut être honnête, je trouve cette série culte car j'ai été baigné tout petit dans par les EO de mon père... ce sont mes premiers pas dans la BD, le charme suranné de l'enfance.
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Les Coeurs boudinés
Mmm... impression bizarre après lecture de cet album. J'ai passé un bon moment, je l'ai trouvé amusant, mais je pense que je l'oublierai très vite. Et puis... bah, j'apprécie la démarche de l'auteur d'avoir voulu faire de ses héroïnes des petites grosses, ça change des jolies filles au corps fantasmé qu'on voit d'habitude dans les BDs, mais elles n'échappent finalement pas aux clichés. Dans toutes ces histoires, elles sont "bonnes" au lit, ont une sexualité décomplexée, mais l'amour leur semble interdit (sauf de la part des idiots) et elles sont rejetées de tous et mal dans leur peau. En voulant briser les stéréotypes, l'auteur retombe dans un autre. Dommage, il y avait tant à dire sur le sujet. Faut dire que le format "histoires courtes" ne permet pas de beaucoup développer les personnages. Le dessin est honnête mais je n'accroche pas plus que ça.
Lune de guerre
Cela faisait longtemps que je voulais lire cet album au casting alléchant. Et je ne suis pas déçu malgré quelques petits défauts. L'histoire démarre au quart de tour et ne s'essoufflera jamais. Van Hamme est quand même très fort pour ficeler ses scénarios et Lune de guerre nous le démontre une fois de plus. La galerie conséquente de personnages (30 en tout) représente un sacré défit pour le scénariste et le dessinateur. Dans l'ensemble, le pari est réussi car hormis certaines scènes se passant de nuit, on s'y retrouve au milieu de ce big bazar, certains personnages comme Franz Berger le restaurateur sont subtilement approfondis. Cependant, l'album aurait presque mérité 20 pages de plus afin de développer tous les personnages. Mise à part certaines scènes de nuit (ou savoir qui est qui s'avère parfois difficile), Hermann dessinent ce mariage qui tourne mal à la perfection et c'est un doux "oeuf et misme" de le dire (petit clin d'oeil à un passage de l'album). En résumé, un très bon one-shot, même si la montée en violence de l'histoire aurait pu mieux s'effectuer avec quelques planches de plus.
Arrivederci Amore
TOME 1 : 4/5 Au départ, j’ai acheté cet album simplement à cause de sa couverture que je trouvais particulièrement belle et agréable au touché (comme quoi, je n’ai pas été très rationnel sur ce coup là)… Et il faut bien dire que ce premier tome d’Arrivederci Amore est une bonne surprise. L’histoire est adaptée du roman de Massimo Carlotto, star du polar noir en Italie. C’est certainement la raison pour laquelle cet album utilise souvent un style narratif. Mais l’utilisation d’une voix-off ne désert en aucun cas l’histoire et rappelle un peu le style de narration du Tueur. Au final, on suit avec plaisir le parcours de Giorgio Pellegrini sans souffrir de longueurs dans le récit. Andrea Mutti (dessinateur qui m’était jusque là inconnu) réalise dans cet album un très bon travail. Son trait réaliste est plutôt agréable, certains gros plans de visages sont un régal. Les couleurs très « grisées » participent à maintenir une ambiance pesante appréciable. Pour le coup mon intuition ne m’a pas fait faux bon. J’attends déjà la suite qui s’annonce un poil plus rythmé. TOME 2 : 3/5 Suite et fin de cette BD made in Italy. On retrouve Giogio Pellegrini là où, on l'a laissé : en pleine préparation du casse qui doit lui permettre de se relancer dans une vie plus normale. Mais est-ce possible de mener une vie normale pour un ex-terroriste qui a un coeur de pierre et qui compte beaucoup d'ennemis et d'amis peu recommandables ? J'ai moins aimé ce deuxième opus pour une seule et simple raison : le fil de l'histoire est parfois dur à suivre. Ce b'est pas que l'histoire est compliqué, mais parfois on passe du coq à l'âne en deux secondes, ce qui peut être gênant. Sans doute, il s'agit là d'un travers lié au genre : il est difficile d'adapter en BD, un roman de quelques centaines de pages. Côté dessins, j'aime toujours autant le trait de Mutti et l'aspect un peu grisâtre des couleurs... De plus, Mutti a un style basé plus sur les gros plans que sur des plans larges. Ici, cela fonctionne bien, car à l'instar de ce qui ce fait en matière de western, de nombreuses situations à suspense (qui va ouvrir le feu en premier ?) se passent avant tout dans le regard et les traits du visage des protagonistes. Un polar qui, bien que peu original, fonctionne bien mais qui aurait aussi pu être bien meilleur.
Chute de Vélo
4,5/5 Chute de vélo (outre le fait d'être l'album préféré de Jean Paul Olivier et Gérard Holtz) est un chef d'oeuvre ! C'est une histoire toute bête d'une famille qui se réunit une dernière fois dans la maison familiale avant de la mettre en vente. Mais chaque famille possède ses secrets et c'est, entre autre ce que chute de vélo nous propose de découvrir. Alors oui, l'album part d'une situation très banale mais oui, Davodeau arrive à en faire une histoire captivante, émouvante. C'est un peu comme le film "le bonheur est dans le pré" : l'intrigue casse pas trois pattes à un canard mais au final c'est plus que très réussi. Un superbe album donc, où le trait réaliste de Davodeau s'accorde à la perfection avec le ton du récit. Et je le dis haut et fort : Chute de vélo est à lire et à relire.
Adam
Dans la mesure où je m'y suis retrouvé à une certaine période, cette BD m'a vraiment plu. Certains gags sont bien pensés et cela sent le vécu. Mais à la longue cela s'essouffle un peu, voir tourne en rond.
Les Fourmis
Heureusement, j'ai acheté la BD d'occas'. C'est pas mauvais mais tout le problème vient de son intérêt, où était-il? On ne le saura jamais. Les pérégrinations de la fourmi n° What'mill n'ont franchement rien de paliptantes en BD.
Quick et Flupke
C'est gentillet, le charme de l'époque, les facéties de deux jeunes garçons jouant dans les rues à l'époque où les enfants pouvaient jouer tranquillement à Davy Crockett et en faisant des blagues au gendarme, sans risquer l'asphyxie des gaz d'échappement et une garde à vue.... Bon, sympa à lire si on se replace dans le contexte, sinon...
Le Stéréo club
TOME 1 : 4/5 Avec ce 1er tome de la série "Le stéréo Club", Poisson Pilote nous propose une nouvelle fois une BD étonnante. Tout d’abord intrigué par la référence faite au phénomène Britney Spears, « Britney Forever » s’avère être une bonne découverte. Le récit de la douce descente de Guy vers la fameuse dépression de la quarantaine (se caractérisant par cette obsession faite à Britney), est prétexte à une critique emprunte d’humour et de tendresse de notre petit monde. Crise identitaire et autres « pétages de plombs » de notre amateur de jazz, rythme de manière efficace cette série. Le scénario se base sur un concept original : chaque album se consacrera sur un personnage fréquentant le disquaire le « Stéréo Club », et à la lecture des péripéties de Guy, fan de jazz qui s’éprend d’amour pour l’idole des adolescentes, on ne peut qu’attendre la suite avec intérêt. Côté graphique, il ne faut pas s’attendre à de grands effets de style, Spiessert abusant de plans serrés sur fond de couleur bleu, jaune ou rouge. Mais ce style « minimaliste » s’intègre parfaitement à l’ambiance souhaitée par les auteurs. En conclusion, de l’humour, du rythme, de l’originalité,… « Britney Forever » constitue, pour moi, une des bonnes surprises de l’année 2004. TOME 2 : 3/5 Deuxième tome du Stéréo Club et un avis assez partagé. D'un côté, l'histoire de cet album est un peu plus recherchée et j'ai bien apprécié la critique du monde de l'industrie du disque qui y est faite. Le récit de la vie de Didier Chadeau, artiste looser qui souhaite réussir à tout prix, nous fait rire plus d'une fois. Cependant, malgré un scénario plus consistant, je n'ai pu m'empêcher de préférer le 1er tome de cette série... Le pire, c'est que je ne trouve rien de tangible pour expliquer ce sentiment. Si l'on ajoute le fait, que le trait de Spiessert s'accorde parfaitement avec le ton de l'album, nous pouvons dire que "Chante avec moi" reste une bonne BD qui continue très bien cette bonne série. J'attends avec attention la suite.
Le Premier Meurtre (Les Mysteres du Meurtre)
Je suis un très grand amateur de Neil Gaiman mais je dois dire que cette BD ne fait pas partie de ses oeuvres que je préfère. Ca faisait un moment déjà que je me tâtais pour l'achat de cette BD un peu méconnue du fameux auteur de Sandman. Je l'avais déjà vue en librairie mais les dessins dans la veine de comics modernes très classiques ne m'attiraient pas vraiment (trop de décors vides ou épurés, des visages sans expressions, etc...) et le prix élevé de l'album me rebutait quand je voyais la qualité physique de ce dernier. En effet, la couverture, quoique jolie, est faite d'une matière et d'une couleur bleue qui marque énormément et tous les exemplaires que j'ai vus avaient leur surface couverte de traces donnant une impression de BD d'occasion même à une BD en principe neuve. Ca ne donne pas envie de payer 15 euros pour une BD à l'aspect d'occasion. Heureusement, les pages intérieures sont de belle qualité en comparaison et malgré les traces sur la couverture, après achat, je trouve que c'est quand même un assez bel objet, bien solide. Concernant le scénario maintenant, on y reconnait bien la patte de Neil Gaiman. Il mélange comme à son habitude monde moderne et personnages marginaux avec les légendes et la mythologie, ici le mythe des anges de Dieu dans leur cité d'Argent. Le récit est bon mais le rythme est lent. Je n'ai été que très moyennement captivé par cette enquête menée au paradis, enquête qui au final se déroule de manière très classique. Le vrai interêt du récit apparait justement après le dénouement de l'enquête quand on découvre ce que sa résolution entraîne et en quoi cette enquête a un lien avec le narrateur du début de l'album, un simple anglais en déplacement à Los Angeles. Mais là aussi, j'ai trouvé que cet épilogue-surprise aurait pu être traité différemment avec plus de succès. A mes yeux, Neil Gaiman nous a offert des récits assez proches et nettement plus réussis dans sa série Sandman. Pas mal mais pas aussi intelligent, fort et original que je l'espérais de la part de son auteur.
Les Aventures de Tintin
Tout a été dit ici sur Tintin et Milou. Moi je retiens l'imagination d'Hergé et puis il faut être honnête, je trouve cette série culte car j'ai été baigné tout petit dans par les EO de mon père... ce sont mes premiers pas dans la BD, le charme suranné de l'enfance.