Autant vous le dire tout de suite, moi les mangas, c'est vraiment pas ma tasse de thé, et l'alpinisme, c'est vraiment quelque chose qui me passe très au dessus (c'est le cas de le dire). Donc 'le Sommet des Dieux' avait un sacré challenge à relever pour me convaincre.
Et bien c'est chose faite.
Cet ouvrage est très, très impressionnant. Le style graphique, même s'il garde une précision et une finesse très japonaises est quand même très proche de nos canons européens. Il est de plus agrémenté par des représentations de scènes de montagne à couper le souffle. Sur certaines planches, on ressent presque du vertige face à ces vides abyssaux et ces parois verticales balayées par le vent. Ce dessin superbement maîtrisé m'a fait comprendre l'ivresse et la folie qui rongent Habu et Hase, ces alpinistes extrêmes.
Le scénario est bien construit, émaillé de nombreux flash backs (toujours passionnants) mais il a quand même certaines longueurs (les affres du photographe alors qu'il est à Tokyo notamment) mais cela est peut être le résultat d'une transposition un peu trop littérale du roman (que je n'ai pas lu). Ce petit travers est assez largement contrebalancé par le fait que l'intrigue nous maintient en haleine de bout en bout.
Une oeuvre forte, sur un sujet inhabituel, réalisée avec brio.
Je n’ai lu que le tome 1 et je dois dire que le dessin de Jousselin me plait toujours autant. L’histoire est sans prétention mais bien sympathique. Contrairement à Kael, j’apprécie beaucoup les albums édités par les "indépendants" qui sont en marge des productions de masse et se révèlent être souvent une bonne surprise.
Je savais à peu près à quoi m’attendre en lisant cette série dont les deux tomes forment une histoire complète. C’est sans doute la raison pour laquelle ma note n’est pas aussi assassine que celle des autres (quoique ?). J’ai aussi des circonstances atténuantes, à savoir que je suis amateur de westerns et que Yann et Lamy sont deux auteurs que j’apprécie.
Yann a pêché par excès en voulant faire de Colt Walker un récit reprenant tous les codes du western spaghetti à la Clint où le "gentil" ne semble pas être un grand sentimental. Une fois rentré dans l’histoire, le premier opus n’est pas si mal. Toutefois, le suivant, publié bien après, déçoit. On sent que Yann a dû forcer pour boucler ce cycle et cela devient un peu n’importe quoi. Concernant le dessin, j’ai trouvé Lamy plus inspiré dans "Trio Grande" ou encore "Wayne Redlake".
Alléché par le titre (y a de quoi, non ? :) ), j’ai été plutôt déçu par le contenu de ce récit qui narre les aléas de la vie d’un écrivain qui a du mal à vendre son roman (et au vu du titre de son nanar, on comprend pourquoi !). Le dessin n’est pas désagréable mais ce n’est pas trop ma tasse de thé non plus. Ca me fait penser à du dessin de presse. Bref, la collection Comix recèle de bien meilleurs albums !
Cette BD est formidable,
Bon d'accord elle ne plaira peut-être pas au fans de Spirou et autres Titeuf... mais l'intrigue est développée et même au tome 12 tout reste encore à découvrir
Tous les fans d'héroic-fantasie doivent se ruer sur cette BD!!!!
Le seul reproche que l'on peu lui faire est qu'elle a changé de dessinateur en cour de route (Ledroit--> Pontet), perso je préférais Ledroit, c'était plus détaillé, et ces changements donnèrent un épisode 10 plutôt bâclé.
Mais sinon elle en vaut la peine
A oui encore un truc à lui reprocher--> à chaque tome il faut remettre en cause tout ce qu'on croyait avoir deviné le tome d'avant... et on veut toujours en lire plus :)
Très bonne BD, malheureusement elle ne mérite pas le culte, puisque cela fait plusieurs épisodes que la trame scénaristique s'essouffle, même avec une fin du 10 qui essaie de choquer ceux qui avaient deviné comment cela allait se finir (même si par la suite... on ne s'est pas trompé :)) mais bon vu la gueule de Hazel Thorn à la fin du 12 et la façon dont tout s'emballe... on est en droit d'attendre un tome treize splendide, grandiose, magistral (revirement total)
Si France Télévisions est le plus grand terrain de sport, la bande desinée est le plus grand terrain de jeu... de Manu Larcenet. Ce gars-là a un talent incroyable pour recycler de manière aussi intelligente que jouissive les mythes universels. Ce coup-ci, c'est Robin des Bois, un modèle, un mythe que tous les garçons se sont appropriés au moins une fois dans leur jeunesse, qui passe par la moulinette larssinienne. Etrangement, et malgré le décalage, temporel ou autre, chacun de ses gags tombe juste, on est plié de rire à chaque chute, chaque apparition intempestive de l'un ou l'autre des personnages secondaires ou tertiaires.
C'est bon, tout simplement. :)
Ces deux albums sont vraiment superbes!
Le Photographe est une série originale, c'est certain, un mélange de roman graphique, de roman photo et de récit de voyage.
J'ai apprécié la fascination de Lefèvre pour l'équipe de MSF lorsqu'il les voit parler avec la population, connaître les coutumes et les habitudes, c'est une impression que j'ai déjà ressentie et il est vrai que c'est impressionnant de remarquer à quel point les gens peuvent s'intégrer et assimiler une autre façon de vivre et de faire.
Le premier volume est plutôt soft, puisqu'il ne concerne que le voyage aller, on ne voit pas de blessés ni d'interventions comme dans le second, où le travaille de MSF commence vraiment.
Le mélange de dessin et de photos de la taille d'une case est réussi, c'est également agréable de voir de belles photos agrandies. Par contre les planches ou les passages constitués de photos miniatures c'est pas terrible. On voit pas grand chose, c'est souvent confus. Ca aurait été peut-être mieux de mettre moins de photos, en plus grand format, et en faisant des ellipses plus grandes. C'est aussi dommage qu'il n'y ait que des photos en noir et blanc.
Et puis bon le dessin, certes c'est pas terrible, sur un album entier ça aurait été limite, mais là ça roule, il se marie bien avec les clichés.
Le Photographe est un joli témoignage, et une belle expérience humaine que les auteurs nous font partager.
Malgré le rebut des premières pages concernant le langage utilisé, j'ai englouti ces deux albums à la suite, et avec un certain plaisir.
Une fois passé le cap du vocabulaire, on découvre la vie d'un gamin de 13 ans dans une cité. Si celle ci est aussi caricaturale, c'est peut-être par choix, cette série n'est pas tellement un témoignage sur les banlieues elles-mêmes, mais sur l'enfance d'un garçon tiré dans la "cour des grands" et vers les vols, mais qui a aussi un côté touchant avec son amour pour une jeune fille. On se dit que mêmes il fréquente un milieu qui n'est pas pour lui, comprenant vols, sexe et drogues il n'en garde pas moins la mentalité d’une personne de son âge.
Et puis il n'est pas perdu par l'argent facile, ces résultats à l'école sont une possibilité d'un avenir meilleur que celui des jeunes qu'ils fréquentent, il y a donc de l’espoir.
Une surprise sur la petite chute à la fin du second tome, même si elle est à moitié prévisible, en tout cas je ne m'en doutais pas.
Le dessin sert bien l'histoire, vulgaire quand c'est vulgaire et plus doux lorsque c'est de rigueur.
Un bel exemple d'une réalité.
Dommage, j'avais un bon a priori sur cette série, le titre me plaisait bien et la description des personnages était attirante.
Il y a peut être que ça qui est sympa en fait, les persos. Bien qu'ils ne soient pas assez cernés, l'idée d'utiliser des personnes tirées du monde du cirque est intéressante, le problème c'est qu'hormis Eleuthère qui est un personnage à part puisqu'il est transformiste et qu'il ajoute le côté extraordinaire, les autres sont assez banals et leur particularité n’ajoute pas grand chose si ce n’est un coup de pouce par-ci par-là.
L'histoire, elle, ne m'a pas accroché, l'intrigue du tome 1 est plate, maladroite par moment, autant dire que la lecture en a été éprouvante.
Le dessin de Gaultier, c'est du crayonné avec des couleurs, j'aime bien, c’est un peu trop épuré sur certaines cases, mais sur l'ensemble c'est réussi.
Aprés lecture du tome 2, j'ai effectivement changé ma note, mais pas dans le sens que je pensais. J'ai eu le même mal à rentrer dans cette histoire bâteau que pour le premier, et puis la touche fantastique est trés limité. Les décors et l'ambiance sont un poil meilleur tout de même.
Mais tout est trop simpliste, trop déjà vu, et c'est traité de manière lourde; ça donne un 1 sur 5 qui peut paraître sévère mais je ne vois pas tellement de qualité à cette série.
J'avais une sérieuse appréhension en ouvrant le premier tome des Conquérants de Troy, surtout suite à la déception du dernier Lanfeust des Etoiles. Mais j'ai été étonné, c'est très divertissant, ingénieux, bien construit et sans lourdeurs ce qui est déjà pas mal du tout. Mais il est évident que ça n'atteindra jamais le niveau des 8 tomes de Lanfeust de Troy qui eux étaient vraiment cultes. Si je devais donner une note, je dirai 3.5 mais je vais mettre 3 car il faut voir ce que nous réserve la suite... Et pour ce qui est du dessin, il est dans la continuité de celui de Tarquin et de Mourier bien que Tota n'a pas encore la même maîtrise que ces deux dessinateurs mais laissons-lui un peu le temps de s'habituer aux personnages et au monde de Troy.
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Le Sommet des dieux
Autant vous le dire tout de suite, moi les mangas, c'est vraiment pas ma tasse de thé, et l'alpinisme, c'est vraiment quelque chose qui me passe très au dessus (c'est le cas de le dire). Donc 'le Sommet des Dieux' avait un sacré challenge à relever pour me convaincre. Et bien c'est chose faite. Cet ouvrage est très, très impressionnant. Le style graphique, même s'il garde une précision et une finesse très japonaises est quand même très proche de nos canons européens. Il est de plus agrémenté par des représentations de scènes de montagne à couper le souffle. Sur certaines planches, on ressent presque du vertige face à ces vides abyssaux et ces parois verticales balayées par le vent. Ce dessin superbement maîtrisé m'a fait comprendre l'ivresse et la folie qui rongent Habu et Hase, ces alpinistes extrêmes. Le scénario est bien construit, émaillé de nombreux flash backs (toujours passionnants) mais il a quand même certaines longueurs (les affres du photographe alors qu'il est à Tokyo notamment) mais cela est peut être le résultat d'une transposition un peu trop littérale du roman (que je n'ai pas lu). Ce petit travers est assez largement contrebalancé par le fait que l'intrigue nous maintient en haleine de bout en bout. Une oeuvre forte, sur un sujet inhabituel, réalisée avec brio.
Voltige et Ratatouille
Je n’ai lu que le tome 1 et je dois dire que le dessin de Jousselin me plait toujours autant. L’histoire est sans prétention mais bien sympathique. Contrairement à Kael, j’apprécie beaucoup les albums édités par les "indépendants" qui sont en marge des productions de masse et se révèlent être souvent une bonne surprise.
Colt Walker
Je savais à peu près à quoi m’attendre en lisant cette série dont les deux tomes forment une histoire complète. C’est sans doute la raison pour laquelle ma note n’est pas aussi assassine que celle des autres (quoique ?). J’ai aussi des circonstances atténuantes, à savoir que je suis amateur de westerns et que Yann et Lamy sont deux auteurs que j’apprécie. Yann a pêché par excès en voulant faire de Colt Walker un récit reprenant tous les codes du western spaghetti à la Clint où le "gentil" ne semble pas être un grand sentimental. Une fois rentré dans l’histoire, le premier opus n’est pas si mal. Toutefois, le suivant, publié bien après, déçoit. On sent que Yann a dû forcer pour boucler ce cycle et cela devient un peu n’importe quoi. Concernant le dessin, j’ai trouvé Lamy plus inspiré dans "Trio Grande" ou encore "Wayne Redlake".
Mes voisins sont formidables
Alléché par le titre (y a de quoi, non ? :) ), j’ai été plutôt déçu par le contenu de ce récit qui narre les aléas de la vie d’un écrivain qui a du mal à vendre son roman (et au vu du titre de son nanar, on comprend pourquoi !). Le dessin n’est pas désagréable mais ce n’est pas trop ma tasse de thé non plus. Ca me fait penser à du dessin de presse. Bref, la collection Comix recèle de bien meilleurs albums !
Chroniques de la lune noire
Cette BD est formidable, Bon d'accord elle ne plaira peut-être pas au fans de Spirou et autres Titeuf... mais l'intrigue est développée et même au tome 12 tout reste encore à découvrir Tous les fans d'héroic-fantasie doivent se ruer sur cette BD!!!! Le seul reproche que l'on peu lui faire est qu'elle a changé de dessinateur en cour de route (Ledroit--> Pontet), perso je préférais Ledroit, c'était plus détaillé, et ces changements donnèrent un épisode 10 plutôt bâclé. Mais sinon elle en vaut la peine A oui encore un truc à lui reprocher--> à chaque tome il faut remettre en cause tout ce qu'on croyait avoir deviné le tome d'avant... et on veut toujours en lire plus :) Très bonne BD, malheureusement elle ne mérite pas le culte, puisque cela fait plusieurs épisodes que la trame scénaristique s'essouffle, même avec une fin du 10 qui essaie de choquer ceux qui avaient deviné comment cela allait se finir (même si par la suite... on ne s'est pas trompé :)) mais bon vu la gueule de Hazel Thorn à la fin du 12 et la façon dont tout s'emballe... on est en droit d'attendre un tome treize splendide, grandiose, magistral (revirement total)
La Légende de Robin des Bois
Si France Télévisions est le plus grand terrain de sport, la bande desinée est le plus grand terrain de jeu... de Manu Larcenet. Ce gars-là a un talent incroyable pour recycler de manière aussi intelligente que jouissive les mythes universels. Ce coup-ci, c'est Robin des Bois, un modèle, un mythe que tous les garçons se sont appropriés au moins une fois dans leur jeunesse, qui passe par la moulinette larssinienne. Etrangement, et malgré le décalage, temporel ou autre, chacun de ses gags tombe juste, on est plié de rire à chaque chute, chaque apparition intempestive de l'un ou l'autre des personnages secondaires ou tertiaires. C'est bon, tout simplement. :)
Le Photographe
Ces deux albums sont vraiment superbes! Le Photographe est une série originale, c'est certain, un mélange de roman graphique, de roman photo et de récit de voyage. J'ai apprécié la fascination de Lefèvre pour l'équipe de MSF lorsqu'il les voit parler avec la population, connaître les coutumes et les habitudes, c'est une impression que j'ai déjà ressentie et il est vrai que c'est impressionnant de remarquer à quel point les gens peuvent s'intégrer et assimiler une autre façon de vivre et de faire. Le premier volume est plutôt soft, puisqu'il ne concerne que le voyage aller, on ne voit pas de blessés ni d'interventions comme dans le second, où le travaille de MSF commence vraiment. Le mélange de dessin et de photos de la taille d'une case est réussi, c'est également agréable de voir de belles photos agrandies. Par contre les planches ou les passages constitués de photos miniatures c'est pas terrible. On voit pas grand chose, c'est souvent confus. Ca aurait été peut-être mieux de mettre moins de photos, en plus grand format, et en faisant des ellipses plus grandes. C'est aussi dommage qu'il n'y ait que des photos en noir et blanc. Et puis bon le dessin, certes c'est pas terrible, sur un album entier ça aurait été limite, mais là ça roule, il se marie bien avec les clichés. Le Photographe est un joli témoignage, et une belle expérience humaine que les auteurs nous font partager.
La Vie de ma Mère
Malgré le rebut des premières pages concernant le langage utilisé, j'ai englouti ces deux albums à la suite, et avec un certain plaisir. Une fois passé le cap du vocabulaire, on découvre la vie d'un gamin de 13 ans dans une cité. Si celle ci est aussi caricaturale, c'est peut-être par choix, cette série n'est pas tellement un témoignage sur les banlieues elles-mêmes, mais sur l'enfance d'un garçon tiré dans la "cour des grands" et vers les vols, mais qui a aussi un côté touchant avec son amour pour une jeune fille. On se dit que mêmes il fréquente un milieu qui n'est pas pour lui, comprenant vols, sexe et drogues il n'en garde pas moins la mentalité d’une personne de son âge. Et puis il n'est pas perdu par l'argent facile, ces résultats à l'école sont une possibilité d'un avenir meilleur que celui des jeunes qu'ils fréquentent, il y a donc de l’espoir. Une surprise sur la petite chute à la fin du second tome, même si elle est à moitié prévisible, en tout cas je ne m'en doutais pas. Le dessin sert bien l'histoire, vulgaire quand c'est vulgaire et plus doux lorsque c'est de rigueur. Un bel exemple d'une réalité.
Le Cirque Aléatoire
Dommage, j'avais un bon a priori sur cette série, le titre me plaisait bien et la description des personnages était attirante. Il y a peut être que ça qui est sympa en fait, les persos. Bien qu'ils ne soient pas assez cernés, l'idée d'utiliser des personnes tirées du monde du cirque est intéressante, le problème c'est qu'hormis Eleuthère qui est un personnage à part puisqu'il est transformiste et qu'il ajoute le côté extraordinaire, les autres sont assez banals et leur particularité n’ajoute pas grand chose si ce n’est un coup de pouce par-ci par-là. L'histoire, elle, ne m'a pas accroché, l'intrigue du tome 1 est plate, maladroite par moment, autant dire que la lecture en a été éprouvante. Le dessin de Gaultier, c'est du crayonné avec des couleurs, j'aime bien, c’est un peu trop épuré sur certaines cases, mais sur l'ensemble c'est réussi. Aprés lecture du tome 2, j'ai effectivement changé ma note, mais pas dans le sens que je pensais. J'ai eu le même mal à rentrer dans cette histoire bâteau que pour le premier, et puis la touche fantastique est trés limité. Les décors et l'ambiance sont un poil meilleur tout de même. Mais tout est trop simpliste, trop déjà vu, et c'est traité de manière lourde; ça donne un 1 sur 5 qui peut paraître sévère mais je ne vois pas tellement de qualité à cette série.
Les Conquérants de Troy
J'avais une sérieuse appréhension en ouvrant le premier tome des Conquérants de Troy, surtout suite à la déception du dernier Lanfeust des Etoiles. Mais j'ai été étonné, c'est très divertissant, ingénieux, bien construit et sans lourdeurs ce qui est déjà pas mal du tout. Mais il est évident que ça n'atteindra jamais le niveau des 8 tomes de Lanfeust de Troy qui eux étaient vraiment cultes. Si je devais donner une note, je dirai 3.5 mais je vais mettre 3 car il faut voir ce que nous réserve la suite... Et pour ce qui est du dessin, il est dans la continuité de celui de Tarquin et de Mourier bien que Tota n'a pas encore la même maîtrise que ces deux dessinateurs mais laissons-lui un peu le temps de s'habituer aux personnages et au monde de Troy.