Les derniers avis (113781 avis)

Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Le roi catastrophe
Le roi catastrophe

J'aime bien le dessin de Fabrice Parme. Sa mise en page sans cases fermées pour cette série et son utilisation de couleurs bien ensoleillées donnent ici d'assez jolies planches, agréables à lire et à regarder. J'aime bien. Ensuite, en partant sur le postulat d'un petit gamin roi, capricieux et égoïste, à la richesse et aux pouvoirs illimités, quand on connait l'imagination de Trondheim, on sait qu'il y a vraiment matière à imaginer de très nombreuses histoires. Et effectivement, c'est assez original, chaque histoire courte partant sur une idée bien différente et plaisante la plupart du temps. Maintenant, je dois dire que je n'ai pas autant ri que sur d'autres BDs de Trondheim. Ca se lit bien, on ne s'ennuie pas, mais ce n'est pas très très drôle. Peut-être est-ce parce que le public visé est assez jeune, tout de même. En outre, autant ça se lit bien, autant ça se lit surtout très très vite. Un album est lu en 5 à 10 minutes. Un peu vite consommé... Pas mal, frais dans son dessin, assez original dans ses idées, mais rien de transcendant.

29/07/2005 (modifier)
Par Dakhan
Note: 3/5
Couverture de la série La Guerre Eternelle
La Guerre Eternelle

Un scénario de science fiction vraiment bon (c'est assez rare pour le faire remarquer) et assez plausible, avec de l'originalité dans la technologie mise en scène qui constitue l'un des ressorts dramatiques du scénario, et aussi différents messages. On peut même réfléchir après la lecture ! En plus le dessin est plutôt bon, bien qu'un peu fade. Alors n'hésitez pas.

28/07/2005 (modifier)
Par Nijal
Note: 4/5
Couverture de la série Largo Winch
Largo Winch

Ainsi va le monde de la bande-dessinée. Qui créé et perpétue en un mouvement sempiternel son lot bigarré de mythologies, piochées ça et là, et de dieux temporaires. Qui génére un défilé ininterrompu de stéréotypes, créés de toutes pièces par le génie de certains et perpétués par l'esprit simplificateur des hommes. Largo Winch, né de l'imagination fertile du scénariste Jean Van-Hamme, a ainsi rejoint le vaste monde des lieux communs. Que dire de lui, en effet, sinon qu'il est devenu la représentation -que dis-je?-, le symbole, d'une certaine forme de caricature: un jeune homme au corp d'Apollon, quelque peu rebelle, un brin je-m'en-foutiste, bagarreur, aimant l'action, mais très lucide. Largo Winch a été le premier du genre dans l'univers de la BD, et est très vite devenu un mythe, une sorte de dieu stéréotypé. Il a imposé un genre. Ce genre, c'est la BD d'action à intrigue politico-financière, qui a essaimé: IRS, Nikloss Koda... Mais dans cette catégorie particulière, "Largo Winch" semble indétrônable. Après bien des péripéties, Largo Winch devient donc le PDG du plus grand holding de la planète, et l'homme le plus riche du monde. Evidemment, cela suscite bien des convoitises. A la manière d'un Picsou, mais en bien plus cynique et "fun", il s'attache alors à défendre son bien, tout le long d'aventures au long desquelles il n'hésite pas à défendre la veuve et l'orphelin, à pourfendre ses ennemis, tout en enfourchant bien sûr au passage quelques plantureuses jeunes femmes. Voilà donc le fil ténu mais si solide le long duquel s'articulent et se tissent toutes sortes d'intrigues secondaires, toutes plus variées les unes que les autres mais ne s'écartant jamais au grand jamais de la trame générale qu'a fixée le Grand Ordonnateur, Van-Hamme, monstre d'efficacité. Il faut bien avouer que les scénarios concoctés, avec soin et le savoir-faire de l'industriel allemand (excusez la comparaison), sont d'une rigueur et d'une efficacité implacables. A la manière d'un film hollywoodien à la mécanique bien huilée, s'enchaînent toutes les caractéristiques primaires à tout bon "block-buster" qui se respecte: scène de présentation, scène d'action, scène de cul, scène de réflexion, scène de cul, scène d'action, etc. Le tout magistralement fondu dans le genre précédemment décrit. Le lexique financier, ici subtilement prodigué à dose adéquate de manière à ne pas ennuyer le lecteur, est décortiqué avec tout le talent du pédagogue avisé, ce qui n'en est que plus intéressant. Largo Winch, entourée de sa clique de pieds-nickelés, suscite, c'est au choix, l'admiration ou l'irritation. Comment ne pas être estomaqué ou, au contraire, réprimer un sourire douloureux de rejet, devant les péripéties de ce gars qui a quand même tout pour être heureux? Il ne laisse pas indifférent, et cela laisse percevoir, malgré les critiques négatives ou positives, qu'il a malgré tout un côté humain. Néanmoins, il demeure le prototype réussi du "mec parfait" (pour reprendre une expression déjà utilisée). Dans toutes les légendes bédéssinées, son personnage -ou plutôt ce qu'il représente- est devenu une référence, quelque soit la direction que peut prendre la série, quand bien même la pente serait raide. Bref, en allant bien plus loin que cette note dythirambique ("pas mal"), abordons "Largo Winch" avec tout le respect qu'il mérite.

28/07/2005 (modifier)
Par tidy654
Note: 5/5
Couverture de la série Le Chant des Stryges
Le Chant des Stryges

Cette BD m'a été conseillée par la personne qui m'a initié à la BD. Et je ne peux que le remercier, car cette BD est grandiose. J'ai bien accroché sur le dessin qui permet de s'immiscer dans l'histoire. Le scénario est parfait. Bon rythme, qui vous tient en halène tout au long de chaque épisode, avec quelques belles surprises et un finish sur le premier cycle qui m'a laissé pantois. Le deuxième cycle est reparti sur le même rythme et nous permet de découvrir un peu plus des personnages importants. J'ai découvert par la suite l'ensemble de l'univers des stryges. Les deux autres séries sont bien mais ne rivalisent pas avec le Chant des stryges. Mais, c'est sympa de pouvoir faire des liens entre les différentes histoires. En tout cas, tous les amateurs et les novices de BD ne peuvent prendre que du plaisir en découvrant cette BD. C'est pour ça qu'elle est culte !!

28/07/2005 (modifier)
Par Chelmi
Note: 5/5
Couverture de la série La Quête de l'Oiseau du Temps
La Quête de l'Oiseau du Temps

"La Quête de l'Oiseau du Temps", ou comment est née l’Heroic Fantasy ... Le scénario de Le Tendre est très riche pour une histoire qui n’est en faite qu’une simple quête. Riche en personnages principaux attachants avec Bragon, Pélisse, Bulrog et l’inconnu ; et en personnages secondaires bien développés tel que le Rige. Riche en paysages divers, variés et bien détaillés qui rendent le monde d’Akbar plus vrai que nature. Riche en rebondissements surtout dans le tome 4. Bref une excellente histoire, vraiment bien ficelée. Les dessins et les couleurs sont de Loisel. Le tome 1 est d’un niveau très moyen, trop brouillon, le deux s’améliore nettement, et les trois et quatre sont tout bonnement magnifiques. Au départ le dessin peut apparaître rebutant et demande un certain temps pour bien s’accoutumer mais après quel régal.

28/07/2005 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Bêtes, sales et mal élevés
Bêtes, sales et mal élevés

Je n'ai jamais trop aimé les BDs de Veyron mais j'étais curieux de voir ce dont il était capable en matière de recueil de gags en 2 pages sur un sujet tel que les jeunes enfants et surtout dans une publication Futuropolis. Pour commencer, c'est le dessin typique de Veyron, on aime ou on aime pas, et je ne l'aime pas trop personnellement. On reconnait tout à fait sa patte et ses enfants ont d'ailleurs des "bouilles" assez adultes qui rappellent fortement les personnages plus âgés des autres BDs de Veyron. D'une certaine manière, je pense que c'est voulu puisque ces "enfants" ont des discours particulièrement adultes tout au long de la BD, ne manquant pas de rappeler que les enfants d'aujourd'hui seront les adultes de demain. L'album se présente sous la forme d'une suite de double pages portant chacune sur une caractéristique des enfants : ils sont sales, ils sont timides, ils sont râleurs, ils font pipi au lit, ils sucent leur pouce, etc... Mais loin d'une suite de gags façon tarte à la crême ou Guide du bébé qui fait gouzi-gouzi, chacune de ces caractéristiques infantiles sont présentées de manière adulte, psychologique, mettant en scène les enfants ou les bébés comme de mini-adultes discutant et philosophant sur leur sort et leur situation sociale. L'idée de ce décalage entre le thème des innocents bambins et ces mêmes enfants au discours mature et parfois futile parfois prise de tête comme de vrais adultes aurait pu être marrant mais... mais là, ça ne me fait pas rire. Ca ressemble trop à ce que je n'aime pas trop chez Veyron, ces discussions sociales, ces blablas philosophico-bourgeois, ces études freudiennes de l'homme (ici au stade enfantin), ces dénonciations d'une bourgeoisie risible, etc... L'aspect décalé de ce traitement de l'enfance n'est pas traité de manière à me faire rire, pas plus que la dénonciation des tares des enfants, ces futurs adultes, vue comme une "vengeance contre ces sales gosses qui rendent invivables la vie des adultes". Un peu trop de blablas, quelques bonnes idées, mais ces dernières ne sont pas suffisamment drôles pour moi.

28/07/2005 (modifier)
Par carlito
Note: 5/5
Couverture de la série Persepolis
Persepolis

La grosse claque. J'ai souvent brievement feuilleté Persepolis à la librairie. Mais je n'aimais pas trop l'aspect un peu decharné de la BD: un dessin simplifié a l'extreme, le noir et blanc et le petit format de l'Association. De passage chez un ami Iranien, il me dit que c'est ce qu'il a lu de mieux pour expliquer l'histoire recente son pays, le desarroi de ses compatriotes et une partie de la situation actuelle au Moyen Orient. Le premier tome est d'ailleurs un admirable petit abrégé d'histoire. Et finalement le dessin colle parfaitement, c'est l'expression des visages qui importe ici. Si vous voulez voir des paysages, passez votre chemin. Il n'est question que d'Histoire racontée a travers les yeux d'une enfant et de parcours initiatique. Les Tomes 1 et 2 sont indispensables, le reste est tres drole notamment par rapport au choc des cultures Orient-Occident.

27/07/2005 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Un petit coin de paradis
Un petit coin de paradis

Petite déception pour moi car les avis ci-dessous m'ont incité à m'attendre à mieux. Pour commencer, je ne connaissais pas ce format de la collection Comix du Cycliste : je m'attendais à une petite BD, certes, mais au moins cartonnée. Mais le format réel de cette BD ressemble plus à un fasicule souple, agraffé et sans dos, quelque chose de trop fin pour simplement être aperçu quand on le range dans une bibliothèque à côté de ses autres BDs. Bon, mais ceci explique son petit prix donc je ne me plains pas : c'est pas cher. Ensuite, le dessin est sympa mais rend mieux vu de loin. Car vu de plus près, je ressens quand même un certain manque de maîtrise et quelques recherches de facilités. Ce n'est pas moche mais passée la jolie première planche, j'ai un petit sentiment d'amateurisme dans le dessin qui m'empêche de l'apprécier totalement. Quant à l'histoire, elle est originale dans son ensemble et c'est bien son résumé qui m'a incité à acheter cette BD. Bon point de départ, bonne accroche. Pour ce qui est du récit qui vient ensuite, je le trouve... pas mal. Je m'attendais à nettement plus de suprises et de force et je suis resté nettement sur ma fin. Ca se lit un peu vite à mon goût et je n'ai pas ressenti grand chose à la lecture de ce récit, pas d'émotion forte sur une fin qui pourtant aurait pu l'être quand on sait comment elle se présente. Lecture pas désagréable mais que je crains d'oublier trop rapidement. J'en conseille cependant l'achat car d'une part ce n'est pas cher, d'autre part l'idée est bonne et pour finir je pense que ces deux auteurs Le Brun et Yeb peuvent réussir de belles choses s'ils poursuivent sur la même voie.

27/07/2005 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Malet
Malet

Sans les dythirambiques avis ci-dessous, je doute que j'aurais jamais acheté cette BD dont je trouve la couverture trop froide et pas assez explicite pour me donner envie. Le contenu historique et quasi-véridique ne m'attirait guère non plus à lire le résumé. Et pourtant, j'ai adoré ma lecture. Le point extrêmement fort de cette BD à mon avis est sa mise en page et sa narration. La construction de Malet est vraiment excellente, usant de méthodes narratives empruntées parfois au cinéma (la présentation des personnages par exemple) et usant d'une très grande partie de ce que le média BD peut apporter à un récit. C'est très fort, je trouve, et cela m'épate de voir autant de talent et de maîtrise narrative chez un auteur qui ne semble pas avoir une très longue carrière derrière lui. A côté de cela, je trouve que le dessin est un peu moins bon, nettement moins professionnel par moment. Je lui reproche en effet certains visages un peu trop "cartoon" notamment lorsqu'ils s'énervent (Malet surtout évidemment). Cet aspect un peu fantaisiste tranche trop pour moi avec le sérieux et la force du récit. Mais en dehors de ce petit reproche, de beaux aplats de noir, une assez bonne maîtrise du contraste et du noir et blanc, une belle mise en page, des décors et personnages très corrects en règle général, me font trouver cette BD néanmoins pourvu d'un dessin tout à fait acceptable et agréable à lire. Vient enfin le scénario pour lequel l'auteur a fait un beau travail de documentation. Mais comme il le dit dans son intéressant épilogue, autant tous les évènements narrés ici sont sensés être véridiques, avec chaque détail, chaque anecdote de son récit proveannt de l'un ou l'autre des livres historiques sur le sujet, autant l'Histoire n'est pas faite de certitudes et l'auteur a donc romancé selon ses envies et besoins pour créer un récit véritablement prenant. Cela donne donc une histoire digne d'un formidable polar politique, un complot incroyable et intelligent, une préparation digne d'un film de hold-up tel qu'Ocean's Eleven, et le tout rehaussé dans sa force par le fait qu'il s'agisse d'évènements véridiques et tellement extraordinaires. Bigrement intéressant historiquement parlant, formidablement raconté, très prenant et vraiment bien au final.

27/07/2005 (modifier)
Par mikolaj
Note: 5/5
Couverture de la série 20th Century Boys
20th Century Boys

Un thriller mené avec brio par Urasawa. Les nombreux rebondissements dans le scénario permettent de garder le lecteur en haleine et me font regretter de lire trop vite à chaque fin de tome. J'en suis au 15e tome et je ne vois toujours pas comment l'histoire pourrait se terminer prochainement. J'espère toutefois que les frasques d'Ami ne dureront pas trop longtemps, parce qu'à mesure que l'histoire avance sa crédibilité diminue. Alors attention ! A moins qu'une explication convaincante (comme il a déjà réussi à le faire brillament) sur les prouesses d'Ami des derniers tomes nous laisse sans voix. Alors bravo et à suivre..

27/07/2005 (modifier)