Deuxième opus de la collection "Commedia", La Farce du Cuvier est l'un des coups de coeur de Simon Léturgie, initiateur de la collection et grand exécutant de celle-ci. J'ai fait des études de lettres, mais je ne connaissais pas cette farce-là, seulement celle de maître Pathelin. j'ai donc découvert cette histoire de façon complète, dans une adaptation distrayante et graphiquement très agréable (le style de Léturgie est à présent aisément reconnaissable).
Par contre, l'histoire en elle-même me semble complètement plate, mise à part la scène où le fameux cuvier joue un rôle prépondérant. Une affaire d'âge ? Peut-être, quand on sait que la collection Commedia s'adresse clairement aux adolescents qui commencent à apprendre les classiques. S'ils sont fans de Titeuf ou Yu-Gi-Oh, ça risque de ne pas trop les intéresser...
Le Gant de l'infini est une saga cosmique d'une ampleur et d'une richesse étonnante.
Starlin s'approprie Thanos de Titan le fils de Mentor, demi-dieu; amoureux de la mort; assassin et maître comploteur, pour en faire un des méchants les plus impressionnants et abouti de l'écurie Marvel.
Il faut dire que Jim Starlin a créé d'autres histoires mettant en scène Thanos avant le Gant de l'infini, la saga du cube cosmique qui nous montre le Titan voulant détruire le soleil pour prouver son amour à la mort (il sera défait par les Vengeurs, captain Marvel, l'araignée et la chose ainsi que par Adam Warlock, l'ennemi juré de Thanos) et, "Thanos", un récit qui sert de préambule au Gant de l'infini et qui nous montre comment le Titan fou s'approprie de force ou par la ruse, les gemmes de l'infini qui lui permettront d'accéder au pouvoir suprême. Ces séries antérieures valent une lecture, croyez moi! Starlin y dévellopait déja des idées intéressantes, Thanos y gagnait son épaisseur et démontrait déja ses talents de manipulateur sanguinaire.
Vient ensuite le Gant de l'infini, un morceau de choix, de nombreux personnages du Marvelverse sont présents, les super-héros basés sur Terre mais également de nombreux êtres ou entités peuplant l'univers, comme les éternels, Galactus, les Krees... la liste n'est pas exhaustive mais les citer tous ici serait fastidieux. A noter que les FF pourtant habitués aux croisades cosmiques sont les grands absents du récit.
On entre vite dans le vif du sujet et deux camps se forment, Thanos et quelques alliés (très peu en fait) contre l'univers entier...
Les séquences spectaculaires réussies alternent avec de longs moment dialogués et souvent grandiloquent quand c'est Thanos qui s'exprime, et c'est un plaisir de le voir ainsi, quel charisme! quelle force se dégage de ce personnage!
Assurément un des méchants les plus passionants chez Marvel avec Fatalis (je me répète mais j'aime beaucoup Thanos).
Le gant de l'infini offre un univers riche et conséquent, les personnages en plus d'être nombreux, se retrouvent parfois dans des lieux et des situations auxquelles ils ne sont pas habitués, cela fait porter au lecteur un autre regard sur ces héros, malgré le fait qu'ils soient surpuissants, leur impuissance est évidente, c'est déroutant pour eux et inhabituel pour nous.
Certaines alliances improbables ont lieux et c'est aussi plaisant qu'inédit.
Le Gant de l'infini est une série forte et divertissante, une réussite pour qui apprécie l'univers Marvel.
Par la suite Starlin a continué à exploiter Thanos dans des séries comme "La guerre du pouvoir" (plutôt bof), "Le gouffre d'infini" (plutôt sympa) et "Marvel La fin" (plutôt moyen).
Ces séries nous offrent d'autres facettes de la personnalité de l'inquiétant Titan, mais aucune autre série qu'elle lui soit antérieure ou postérieure n'offre le niveau de qualité et de richesse du Gant de l'infini. Si j'en parle ici c'est pour souligner combien Starlin est attaché à Thanos et de ce fait, le nourri d'une force considérable.
Aux dessins Perez assure, en fait son style dans la série est assez proche de celui de Starlin (il est aussi dessinateur), les personnages sont représentés conformément au style de l'époque. Le tout est classique et bien réalisé.
Même si il y a certainement un peu de nostalgie dans mon ressenti envers cette série, ses qualités restent évidentes, j'en conseille donc la lecture mais pas l'achat, l'album est trop cher et le format n'est pas des plus adaptés.
Les quatres albums originels parus chez Semic regroupant la série se dénichent parfois avec un peu de chance et de patience à un bien meilleur prix.
A vous de voir...
Encore une nouvelle série pour Arleston, qui prend petit à petit l'habitude de proposer des albums sans goût, à l'humour douteux, et ce à toutes les sauces.
"Les naufragés d'Ythaq"... tout un programme. Similaire à Lanfeust des étoiles dans son univers (c'est à dire un faux univers de science fiction complètement cadré Heroic Fantasy.. les guerriers se battent à la hache, montent des créatures épiques, protégées par d'épaisses armures de bronze, le matos futuriste des héros ne fonctionne pas...), cet album possède tout de même un avantage de taille par rapport à la série best-seller du moment d'Arleston : ici, pas de jeu de mot merdeux sur 3 pages (le coup de "ta E.T. douche", je m'en rappellerai... longtemps), mais un humour plus fin (mais pas plus drôle), distillé au fil des pages.
On retrouve toujours et encore les mêmes personnages : L'héroïne possède un pouvoir inconnu qu'elle contrôle encore mal. Accompagnée d'un benêt au grand coeur, elle doit aussi supporter une des passagères du "Brume de comète", qui n'est finalement qu'un pâle reflet de Cixi : la belle brune machiavélique et espiègle, désagréable mais aussi exaspérante, hélas.
L'histoire en elle-même n'est pas des plus complexes, mais ne fonctionne pas si mal que ça. En reprenant encore et encore ce qui a fait le succès de ses albums passés, Arleston ne prend donc aucun risque ici... sauf celui de se répéter...
Au chapitre des gros hics de la série, nous pourrons donc relever :
- Les banfoos : race indigène d'Ythaq de morses ventripotents, qui ont la disgracieuse habitude de "fofotter" à cause de leur défense (et ce durant la moitié de l'album), afin d'asséner au lecteur leur humour catastrophique.
"V'ignore de quoi fous parlez. Les prévenus ne doifent de toute fafon avoir de contacts avec perfonne avant l'iffue du profès. Et les aftroporcs font vos complifes ? Etes-vous des aftrotruies ?". C'est vraiment insoutenable sur 20 pages.
- Des dialogues toujours aussi "rigolos" :
- "C'est pas le vert, c'est le rouge ! Je les confonds toujours, ça se ressemble tellement..."
- "Mon pied dans les fesses, tu ne le confondras pas ! Dépêche !"
Poilant.
Vous comprendrez aisément que tout ce qui peut sauver cet album, c'est finalement le dessin de Floch, assez sympa même si ultra formaté soleil. Il y a eu pas mal de travail sur les décors et les personnages (certaines planches sont vraiment chouettes), même si le design des véhicules n'est pas toujours terrible (le "Brume de comète" ressemble plus à un fer à repasser qu'à un vaisseau spatial).
De plus, la mise en couleur est tout à fait correcte, donnant pas mal de relief au dessin.
Vous l'aurez compris, ce n'est pas avec cet album que vous trouverez la paix intérieure.
J'ai lu le tome 1 en écoutant le premier épisode "radiophonique". C'est sûr, ça na pas la même saveur, on perd pas mal en ambiance, en gouaille, etc. Mais l'adaptation dessinée reste toutefois très plaisante, avec le dessin de Marion Poinsot assez sympathique, tout en rondeur. Mais par contre, je ne comprends pas pourquoi tous les personnages ont des pupilles de taille inégale... Ils sont assez catastrophiques comme ça, pourquoi rajouter ce détail "idiot" ?
Mais sinon, l'histoire est marrante, elle éveillera des échos chez les amateurs de jeux de rôles connus. Chez les autres, certains apprécieront, d'autres, allergiques à cet univers, passeront leur chemin.
Je suis très sensible à l'humour de Binet et j'aime bien son dessin même si je le trouve loin d'être très beau.
Et pour cet album, je dois dire que j'ai été éclaté de rire sur pas mal de gags sur le début de l'album. Cependant, au fil de ma lecture le nombre de gags moins drôles voire très moyens s'est fait de plus en plus grand, refroidissant ma très bonne impression du début. En résumé, j'ai bien ri au début puis lu le reste un peu comme si c'était du remplissage.
Dommage même si globalement je garde un assez bon souvenir de cette BD d'humour.
Le dessin de Barbe est bon, voire très bon, absolument rien à en redire. D'autant plus que cette BD est un exercice de style assez réussi, un travail sur l'image et le dessin en lui-même. Il y a dans ces 2 albums quelques idées vraiment excellentes, surtout pour l'époque, portant sur les enchainements d'images, les "retournements de points de vue des images" à la manière des illustrations d'Escher, les "morphings", les histoires racontées par le retour au pur art séquentiel. Techniquement et dans l'idée, il y a vraiment des choses immanquables dans cette oeuvre.
En ce qui concerne les histoires maintenant, elles sont à mi-chemin entre onirisme et érotisme, souvent sans réel scénario, juste le flux des images comme elles viennent. Et force m'est d'avouer que déjà en elles-mêmes, ces histoires courtes n'ont rien pour vraiment me captiver par leur scénario. Mais surtout j'ai assez peiné à les lire car la mise en page sous le forme de colonnes de très nombreuses petites images successives n'est pas aisée à lire pour un esprit non habitué, c'est-à-dire pour l'ensemble des lecteurs lambdas de BD en général. J'avais du mal à suivre précisément l'ensemble de l'enchainement des images, me lassant assez souvent en cours de récit et sautant quelques cases pour seulement ensuite revenir vers elles pour vérifier s'il n'y avait pas une trouvaille graphique que j'avais manquée.
Graphiquement très intéressant, si vous aviez à choisir, je vous conseillerais plutôt le premier album que le second car je trouve le tome 2 moins innovant et moins esthétique à mes yeux.
Un manga assez particulier...
Graphiquement c'est très réussi, les dessins sont superbes, les personnages sont représentés de façons torturées, les femmes sont généreusement dotées de formes agréables.
Cadrages parfaits, couleurs pétantes à souhait, au niveau visuel c'est une réussite incontestable.
L'univers qui nous est proposé est très onirique.
Pour ce qui est de l'intrigue, je suis moins convaincu, les épisodes nous sont présentés dans le désordre et on est immanquablement perdu... aux trois quarts de l'album, un semblant de cohérence se fait sentir mais le lien entre les épisodes est loin d'être évident. C'est bien confus tout ça.
Un premier volume qui laisse un sentiment mitigé, la couverture est belle, l'album de facture soignée avec un papier de qualité et j'ai parlé plus haut des évidentes qualités graphiques de l'oeuvre.
J'attends donc la suite pour voir si ce Saiyukiden est autre chose qu'un beau livre d'images.
Le scénario est plutôt original, juste un petit peu confus au début. Quoiqu’il en soit, cela se laisse lire très bien et le tome 2 révèle bien des surprises. Le dessin est plutôt réussi.
Mais ce qui m’énerve le plus dans cette BD est le fait qu’elle soit arrêtée.
Merci pour la politique commerciale de Soleil qui n’a absolument aucun respect pour ses lecteurs. Je crois que c’est l’éditeur qui laisse en plan le plus de séries. Alors évidement les 2 albums de la série des Seigneurs d’Agartha ne sont pas à acheter car vous ne saurez jamais la fin. Au moins chez d’autres éditeurs, on a le courage de publier le dernier tome d’une série qui ne fonctionne pas afin de conclure l’histoire.
Méfiez-vous avant d’acheter un tome 1 ou 2 de chez Soleil, vous n’êtes pas à l’abri que la série ne soit pas abandonnée. Pour être sur de son achat, il faut voir Lanfeust ou Troy dans le titre : là on ne risque rien.
Depuis relativement peu de temps, les oeuvres d'Osamu Tezuka arrivent massivement en France, et force est de constater que la qualité est très souvent au rendez-vous.
Avec Kirihito, le mangaka au béret parvient une fois de plus à nous surprendre.
Ce premier volume est déjà d'une richesse incroyable, l'histoire s'avère captivante et déjà très développée, le thème est original, et les personnages...
Les personnages sont nombreux et tous intéressants, mis à part Kirihito qui est un être très pur, les autres sont tous ambigus et l'on sent que l'on n'est pas au bout de nos surprises à la lecture de ce premier tome.
Les dessins, le style Tezuka tout le monde commence à bien le connaître. Son trait est ici "adulte", on est plus proche d'Ayako que de Métropolis pour donner un exemple simple.
En tout cas c'est toujours aussi plaisant et inventif. La disposition des cases donne une certaine force à l'action et supporte également la narration, c'est toujours très clair même quand les informations sont nombreuses.
Les pages 112 à 114, qui mettent en scène la confusion ressentie par Kirihito, affichent de purs délires graphiques, c'est très convaincant.
Un premier tome touchant, qui promet une suite riche en émotions. La série sera probablement courte.
C'est du Tezuka, c'est bon, c'est à lire.
Ps: Ce n'est pas parce que Kirihito est médecin que l'on retrouve ici l'ambiance de Black Jack, tout diffère, tant dans le traitement narratif que dans la mise en forme.
Moi qui n’aime pas tellement le sport ni les exploits sportifs, j’ai été surprise d’apprécier autant cet album. Je pense que cela vient du fait qu’il s’agit de l’histoire d’un homme (comme dans le film « Le vélo de Ghislain Lambert ») plutôt que de l’histoire d’un sportif, un homme qui aime, qui doute, qui a ses faiblesses.
Ensuite, le fait que cela se passe avant la 1e guerre mondiale y est pour beaucoup : à cette époque les coureurs partaient avec des vélos de 13kg (contre 9kg aujourd’hui) et des boyaux autour du torse pour parer aux crevaisons, je crois que l’exploit sportif était plus prestigieux qu’aujourd’hui où les sportifs sont dopés jusqu’aux yeux.
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La Farce du Cuvier
Deuxième opus de la collection "Commedia", La Farce du Cuvier est l'un des coups de coeur de Simon Léturgie, initiateur de la collection et grand exécutant de celle-ci. J'ai fait des études de lettres, mais je ne connaissais pas cette farce-là, seulement celle de maître Pathelin. j'ai donc découvert cette histoire de façon complète, dans une adaptation distrayante et graphiquement très agréable (le style de Léturgie est à présent aisément reconnaissable). Par contre, l'histoire en elle-même me semble complètement plate, mise à part la scène où le fameux cuvier joue un rôle prépondérant. Une affaire d'âge ? Peut-être, quand on sait que la collection Commedia s'adresse clairement aux adolescents qui commencent à apprendre les classiques. S'ils sont fans de Titeuf ou Yu-Gi-Oh, ça risque de ne pas trop les intéresser...
Le Gant de l'Infini - Le Défi de Thanos
Le Gant de l'infini est une saga cosmique d'une ampleur et d'une richesse étonnante. Starlin s'approprie Thanos de Titan le fils de Mentor, demi-dieu; amoureux de la mort; assassin et maître comploteur, pour en faire un des méchants les plus impressionnants et abouti de l'écurie Marvel. Il faut dire que Jim Starlin a créé d'autres histoires mettant en scène Thanos avant le Gant de l'infini, la saga du cube cosmique qui nous montre le Titan voulant détruire le soleil pour prouver son amour à la mort (il sera défait par les Vengeurs, captain Marvel, l'araignée et la chose ainsi que par Adam Warlock, l'ennemi juré de Thanos) et, "Thanos", un récit qui sert de préambule au Gant de l'infini et qui nous montre comment le Titan fou s'approprie de force ou par la ruse, les gemmes de l'infini qui lui permettront d'accéder au pouvoir suprême. Ces séries antérieures valent une lecture, croyez moi! Starlin y dévellopait déja des idées intéressantes, Thanos y gagnait son épaisseur et démontrait déja ses talents de manipulateur sanguinaire. Vient ensuite le Gant de l'infini, un morceau de choix, de nombreux personnages du Marvelverse sont présents, les super-héros basés sur Terre mais également de nombreux êtres ou entités peuplant l'univers, comme les éternels, Galactus, les Krees... la liste n'est pas exhaustive mais les citer tous ici serait fastidieux. A noter que les FF pourtant habitués aux croisades cosmiques sont les grands absents du récit. On entre vite dans le vif du sujet et deux camps se forment, Thanos et quelques alliés (très peu en fait) contre l'univers entier... Les séquences spectaculaires réussies alternent avec de longs moment dialogués et souvent grandiloquent quand c'est Thanos qui s'exprime, et c'est un plaisir de le voir ainsi, quel charisme! quelle force se dégage de ce personnage! Assurément un des méchants les plus passionants chez Marvel avec Fatalis (je me répète mais j'aime beaucoup Thanos). Le gant de l'infini offre un univers riche et conséquent, les personnages en plus d'être nombreux, se retrouvent parfois dans des lieux et des situations auxquelles ils ne sont pas habitués, cela fait porter au lecteur un autre regard sur ces héros, malgré le fait qu'ils soient surpuissants, leur impuissance est évidente, c'est déroutant pour eux et inhabituel pour nous. Certaines alliances improbables ont lieux et c'est aussi plaisant qu'inédit. Le Gant de l'infini est une série forte et divertissante, une réussite pour qui apprécie l'univers Marvel. Par la suite Starlin a continué à exploiter Thanos dans des séries comme "La guerre du pouvoir" (plutôt bof), "Le gouffre d'infini" (plutôt sympa) et "Marvel La fin" (plutôt moyen). Ces séries nous offrent d'autres facettes de la personnalité de l'inquiétant Titan, mais aucune autre série qu'elle lui soit antérieure ou postérieure n'offre le niveau de qualité et de richesse du Gant de l'infini. Si j'en parle ici c'est pour souligner combien Starlin est attaché à Thanos et de ce fait, le nourri d'une force considérable. Aux dessins Perez assure, en fait son style dans la série est assez proche de celui de Starlin (il est aussi dessinateur), les personnages sont représentés conformément au style de l'époque. Le tout est classique et bien réalisé. Même si il y a certainement un peu de nostalgie dans mon ressenti envers cette série, ses qualités restent évidentes, j'en conseille donc la lecture mais pas l'achat, l'album est trop cher et le format n'est pas des plus adaptés. Les quatres albums originels parus chez Semic regroupant la série se dénichent parfois avec un peu de chance et de patience à un bien meilleur prix. A vous de voir...
Les Naufragés d'Ythaq
Encore une nouvelle série pour Arleston, qui prend petit à petit l'habitude de proposer des albums sans goût, à l'humour douteux, et ce à toutes les sauces. "Les naufragés d'Ythaq"... tout un programme. Similaire à Lanfeust des étoiles dans son univers (c'est à dire un faux univers de science fiction complètement cadré Heroic Fantasy.. les guerriers se battent à la hache, montent des créatures épiques, protégées par d'épaisses armures de bronze, le matos futuriste des héros ne fonctionne pas...), cet album possède tout de même un avantage de taille par rapport à la série best-seller du moment d'Arleston : ici, pas de jeu de mot merdeux sur 3 pages (le coup de "ta E.T. douche", je m'en rappellerai... longtemps), mais un humour plus fin (mais pas plus drôle), distillé au fil des pages. On retrouve toujours et encore les mêmes personnages : L'héroïne possède un pouvoir inconnu qu'elle contrôle encore mal. Accompagnée d'un benêt au grand coeur, elle doit aussi supporter une des passagères du "Brume de comète", qui n'est finalement qu'un pâle reflet de Cixi : la belle brune machiavélique et espiègle, désagréable mais aussi exaspérante, hélas. L'histoire en elle-même n'est pas des plus complexes, mais ne fonctionne pas si mal que ça. En reprenant encore et encore ce qui a fait le succès de ses albums passés, Arleston ne prend donc aucun risque ici... sauf celui de se répéter... Au chapitre des gros hics de la série, nous pourrons donc relever : - Les banfoos : race indigène d'Ythaq de morses ventripotents, qui ont la disgracieuse habitude de "fofotter" à cause de leur défense (et ce durant la moitié de l'album), afin d'asséner au lecteur leur humour catastrophique. "V'ignore de quoi fous parlez. Les prévenus ne doifent de toute fafon avoir de contacts avec perfonne avant l'iffue du profès. Et les aftroporcs font vos complifes ? Etes-vous des aftrotruies ?". C'est vraiment insoutenable sur 20 pages. - Des dialogues toujours aussi "rigolos" : - "C'est pas le vert, c'est le rouge ! Je les confonds toujours, ça se ressemble tellement..." - "Mon pied dans les fesses, tu ne le confondras pas ! Dépêche !" Poilant. Vous comprendrez aisément que tout ce qui peut sauver cet album, c'est finalement le dessin de Floch, assez sympa même si ultra formaté soleil. Il y a eu pas mal de travail sur les décors et les personnages (certaines planches sont vraiment chouettes), même si le design des véhicules n'est pas toujours terrible (le "Brume de comète" ressemble plus à un fer à repasser qu'à un vaisseau spatial). De plus, la mise en couleur est tout à fait correcte, donnant pas mal de relief au dessin. Vous l'aurez compris, ce n'est pas avec cet album que vous trouverez la paix intérieure.
Le Donjon de Naheulbeuk
J'ai lu le tome 1 en écoutant le premier épisode "radiophonique". C'est sûr, ça na pas la même saveur, on perd pas mal en ambiance, en gouaille, etc. Mais l'adaptation dessinée reste toutefois très plaisante, avec le dessin de Marion Poinsot assez sympathique, tout en rondeur. Mais par contre, je ne comprends pas pourquoi tous les personnages ont des pupilles de taille inégale... Ils sont assez catastrophiques comme ça, pourquoi rajouter ce détail "idiot" ? Mais sinon, l'histoire est marrante, elle éveillera des échos chez les amateurs de jeux de rôles connus. Chez les autres, certains apprécieront, d'autres, allergiques à cet univers, passeront leur chemin.
Forum
Je suis très sensible à l'humour de Binet et j'aime bien son dessin même si je le trouve loin d'être très beau. Et pour cet album, je dois dire que j'ai été éclaté de rire sur pas mal de gags sur le début de l'album. Cependant, au fil de ma lecture le nombre de gags moins drôles voire très moyens s'est fait de plus en plus grand, refroidissant ma très bonne impression du début. En résumé, j'ai bien ri au début puis lu le reste un peu comme si c'était du remplissage. Dommage même si globalement je garde un assez bon souvenir de cette BD d'humour.
Cinéma
Le dessin de Barbe est bon, voire très bon, absolument rien à en redire. D'autant plus que cette BD est un exercice de style assez réussi, un travail sur l'image et le dessin en lui-même. Il y a dans ces 2 albums quelques idées vraiment excellentes, surtout pour l'époque, portant sur les enchainements d'images, les "retournements de points de vue des images" à la manière des illustrations d'Escher, les "morphings", les histoires racontées par le retour au pur art séquentiel. Techniquement et dans l'idée, il y a vraiment des choses immanquables dans cette oeuvre. En ce qui concerne les histoires maintenant, elles sont à mi-chemin entre onirisme et érotisme, souvent sans réel scénario, juste le flux des images comme elles viennent. Et force m'est d'avouer que déjà en elles-mêmes, ces histoires courtes n'ont rien pour vraiment me captiver par leur scénario. Mais surtout j'ai assez peiné à les lire car la mise en page sous le forme de colonnes de très nombreuses petites images successives n'est pas aisée à lire pour un esprit non habitué, c'est-à-dire pour l'ensemble des lecteurs lambdas de BD en général. J'avais du mal à suivre précisément l'ensemble de l'enchainement des images, me lassant assez souvent en cours de récit et sautant quelques cases pour seulement ensuite revenir vers elles pour vérifier s'il n'y avait pas une trouvaille graphique que j'avais manquée. Graphiquement très intéressant, si vous aviez à choisir, je vous conseillerais plutôt le premier album que le second car je trouve le tome 2 moins innovant et moins esthétique à mes yeux.
Saiyukiden - La Légende du Roi Singe (L'étrange voyage en Occident)
Un manga assez particulier... Graphiquement c'est très réussi, les dessins sont superbes, les personnages sont représentés de façons torturées, les femmes sont généreusement dotées de formes agréables. Cadrages parfaits, couleurs pétantes à souhait, au niveau visuel c'est une réussite incontestable. L'univers qui nous est proposé est très onirique. Pour ce qui est de l'intrigue, je suis moins convaincu, les épisodes nous sont présentés dans le désordre et on est immanquablement perdu... aux trois quarts de l'album, un semblant de cohérence se fait sentir mais le lien entre les épisodes est loin d'être évident. C'est bien confus tout ça. Un premier volume qui laisse un sentiment mitigé, la couverture est belle, l'album de facture soignée avec un papier de qualité et j'ai parlé plus haut des évidentes qualités graphiques de l'oeuvre. J'attends donc la suite pour voir si ce Saiyukiden est autre chose qu'un beau livre d'images.
Les Seigneurs d'Agartha
Le scénario est plutôt original, juste un petit peu confus au début. Quoiqu’il en soit, cela se laisse lire très bien et le tome 2 révèle bien des surprises. Le dessin est plutôt réussi. Mais ce qui m’énerve le plus dans cette BD est le fait qu’elle soit arrêtée. Merci pour la politique commerciale de Soleil qui n’a absolument aucun respect pour ses lecteurs. Je crois que c’est l’éditeur qui laisse en plan le plus de séries. Alors évidement les 2 albums de la série des Seigneurs d’Agartha ne sont pas à acheter car vous ne saurez jamais la fin. Au moins chez d’autres éditeurs, on a le courage de publier le dernier tome d’une série qui ne fonctionne pas afin de conclure l’histoire. Méfiez-vous avant d’acheter un tome 1 ou 2 de chez Soleil, vous n’êtes pas à l’abri que la série ne soit pas abandonnée. Pour être sur de son achat, il faut voir Lanfeust ou Troy dans le titre : là on ne risque rien.
Kirihito
Depuis relativement peu de temps, les oeuvres d'Osamu Tezuka arrivent massivement en France, et force est de constater que la qualité est très souvent au rendez-vous. Avec Kirihito, le mangaka au béret parvient une fois de plus à nous surprendre. Ce premier volume est déjà d'une richesse incroyable, l'histoire s'avère captivante et déjà très développée, le thème est original, et les personnages... Les personnages sont nombreux et tous intéressants, mis à part Kirihito qui est un être très pur, les autres sont tous ambigus et l'on sent que l'on n'est pas au bout de nos surprises à la lecture de ce premier tome. Les dessins, le style Tezuka tout le monde commence à bien le connaître. Son trait est ici "adulte", on est plus proche d'Ayako que de Métropolis pour donner un exemple simple. En tout cas c'est toujours aussi plaisant et inventif. La disposition des cases donne une certaine force à l'action et supporte également la narration, c'est toujours très clair même quand les informations sont nombreuses. Les pages 112 à 114, qui mettent en scène la confusion ressentie par Kirihito, affichent de purs délires graphiques, c'est très convaincant. Un premier tome touchant, qui promet une suite riche en émotions. La série sera probablement courte. C'est du Tezuka, c'est bon, c'est à lire. Ps: Ce n'est pas parce que Kirihito est médecin que l'on retrouve ici l'ambiance de Black Jack, tout diffère, tant dans le traitement narratif que dans la mise en forme.
L'Aigle sans orteils
Moi qui n’aime pas tellement le sport ni les exploits sportifs, j’ai été surprise d’apprécier autant cet album. Je pense que cela vient du fait qu’il s’agit de l’histoire d’un homme (comme dans le film « Le vélo de Ghislain Lambert ») plutôt que de l’histoire d’un sportif, un homme qui aime, qui doute, qui a ses faiblesses. Ensuite, le fait que cela se passe avant la 1e guerre mondiale y est pour beaucoup : à cette époque les coureurs partaient avec des vélos de 13kg (contre 9kg aujourd’hui) et des boyaux autour du torse pour parer aux crevaisons, je crois que l’exploit sportif était plus prestigieux qu’aujourd’hui où les sportifs sont dopés jusqu’aux yeux.