Note approximative : 3,5/5.
Bizarre comme j'attendais beaucoup de cet album. Affranchi de la coupe de Jodorowsky (mais peut-être Le Quatrième pouvoir date-t-il d'avant leur collaboration ?), j'espérais que Juan Gimenez nous proposerait un récit linéaire, clair, limpide. Peine -en partie- perdu, puisque le début de l'histoire est assez laborieux, et qu'on a du mal à comprendre le lien, et même la finalité de tous les personnages et éléments. Mais à partir de la moitié de l'album, tout s'éclaire soudain, et la lecture devient un réel plaisir. Plaisir intellectuel qui rejoint celui des yeux, puisque dès le départ et tout au long de l'album, Gimenez nous gratifie d'un dessin réellement superbe, sérieux et puissant, du niveau d'un Moebius. Du coup, on termine cet album sur une note très positive.
Trouvé dans le rayonnage de ma "Baie des Tecks" préférée, j’ai été de suite happé par les planches en N&B de cet auteur espagnol puis intrigué par le texte en 4e de couv. L’histoire mêle intimement folie, démence et fantastique pour conduire à "rêver la réalité et s’y réveiller". L’allégorie du début avec le train fantôme capte l’attention : un homme vient rechercher Ana, sa belle d’alors réincarnée dans Julia. Mais cette "simple" histoire où un mort vient retrouver sa belle se complexifie pour prendre des proportions beaucoup plus large dans le dernier tiers de l’album. Les enjeux sont ailleurs . . . l’homme aux masque blanc pourra t’il accomplir sa tâche et retrouver Ana à travers Julia ? La fin répond à cette question de manière dramatique et poétique.
Très très prenant !
Une série plaisante à lire, divertissante, avec un dessin sympathique. Bref j'accroche bien et en plus ça se laisse relire volontiers...
Alors pourquoi pas 4/5 ?
Déjà pour respecter mon échelle de valeurs : si je devais mettre 4 à Lanfeust, il me faudrait pouvoir en mettre 6 à "La Quête de l'oiseau du temps"...
Puis à la longue l'humour d'Arleston fatigue, surtout si on a lu ses autres séries avant Lanfeust. On voit venir les gags de très loin parfois...
Bref une bonne BD quand même dans laquelle on plonge facilement avant de se tourner peut-être vers de l'HF plus sérieuse.
Des BDs j'en ai lu un bon paquet. Des bonnes, des moins bonnes, des cultes et des beaucoup moins cultes !
Mais de toutes, celle là fut la seule à avoir réussi à m'attacher aux personnages au point que je n'ai pas pu retenir une larme devant le final du premier cycle et cette douleur que l'on partage. Un pur chef-d'oeuvre qui mérite largement que l'on pardonne les faiblesses graphiques des deux premiers tomes.
Enfin bref l'impression d'avoir lu une bd inégalable, dont le plus gros defaut fut de rendre fade les séries d'HF que j'ai pu lire par la suite...
Tofu ? Taf ? Turf ? Typhon ? Tout faux ? Possible oui...
Cet album, quelque peu expérimental, nous propose une plongée dans l'enfer d'une ex-gloire du chant. Mais très vite on s'ennuie, on baille, on regarde sa montre. Et quand on a fini, on regarde à nouveau sa montre. Seules 10 minutes ont passé... On ne voit pas bien où les auteurs veulent en venir. Okay, la cantatrice veut créer un simulacre de sa grandeur passée, mais ça ne suffit pas, Messieurs.
Surtout quand le dessin, fait à la carte à gratter, est des plus confus et complètement figé. Du coup, on a passé un mauvais moment de lecture, partagé entre la perplexité quant à la finalité de l'album et l'impression d'avoir perdu son temps...
"Bergson et le kid" réunit deux grands auteurs de la bd que sont Riff Reb’s et Qwak, présents depuis longue date dans le milieu mais pourtant peu prolifique.
L’humour absurde et complètement décalé font de cette bd un bon divertissement. Le côté loufoque est donc prépondérant, au détriment sans doute de la structure de l’histoire. Juste un regret : on reste sur sa faim à la fin car les histoires sont un peu "courte". Le dessin est tout simplement génial, comme on peut s’en douter avec Riff et Qwak !
Voici donc un album délirant où on voit que les auteurs s’en sont donnés à coeur joie . . . de quoi passer un bref mais agréable moment! ;)
Voici une oeuvre de jeunesse de O.G. Boiscommun éditée initialement dans la collection Comix du Cycliste (collection que j’affectionne particulièrement) puis rééditée récemment par les Humanos. Même si les dessins manquent de maturité et de constance, on peut déjà y déceler le potentiel graphique incomparable de l’auteur. Par contre, j’ai été assez déçu par ce conte fantastique un peu trop décousu bien que touchant . . . mais l’émotion à elle seule ne suffit pas ! Comme quoi, il est difficile d’être à la fois un dessinateur hors pair et un scénariste convaincant.
A réserver uniquement aux inconditionnels de O.G. Boiscommun.
Qui n’a jamais rêvé de pouvoir se déplacer dans un espace-temps figé ? c’est le concept sur lequel repose la trame de cet album. Concept séduisant s’il en est et au potentiel de développement infini, certes, pour autant que la maîtrise du sujet soit sans failles. Là où "Phenomenum" s’est fourvoyé, "Les Mesures du Temps" a su éviter les écueils avec beaucoup d’intelligence. L’époque dans laquelle se déroule l’histoire me semble déjà plus propice à ce genre de récits. De plus, un tome unique rend l’histoire plus dense et plus rythmée avec peu de cafouillages et de déchets. Le dessin, savant mélange entre du Pedrosa et de l’Alfred, est également très appréciable. Les couleurs ne sont pas en reste avec une dominance de tons ocre qui soulignent le cachet ancien du récit. De même, l’utilisation de flous pour mimer le temps qui se fige est bien à propos. Enfin, ce one shot bénéficie d’une fin originale sur fond de poésie. ;)
Bref, du beau travail comme on aimerait en voir plus souvent !
Cette série est de bonne facture.
C'est de la SF (tendance ethnologique) assez mainstream, qui m'a fait un peu penser aux univers, intrigues et sociétés créés par Jack Vance.
Le scénario contient la dose réglementaire de rebondissements, de grands méchants et d'action. Il a en outre l'avantage de se situer dans un contexte plutôt bien pensé et léché (celui d'une planète où la religion est protéiforme et omniprésente).
Le héros (à la limite de l'anti-héros, parfois) est un profiteur beau gosse et cynique, ce qui constitue également un agréable changement.
Le dessin est classique, mais il ne m'a pas vraiment surpris ni bouleversé - certains paysages sont quand même magnifiques.
En résumé, je n'y ai rien vu de transcendant ni de terriblement innovant mais cela m'a permis de passer un agréable moment.
Cet album est un bon petit délire de Manu Larcenet qui pastiche le fameux justicier en y saupoudrant de ci de là quelques anachronismes. TATA YOYO mmmh, où en étais-je ? ah oui, je disais donc que c’est assez délirant comme ambiance. QU’EST-CE QU’IL Y A SOUS TON GRAND CHAPEAU Hem hem, désolé, quelques égarements de ma part, je continue . . . D’ailleurs, ce recueil d’histoires courtes vaut essentiellement pour l’atmosphère déjantée qui s’en dégage, le final pouvant paraître décevant car cela se termine de manière un peu abrupte. Mais qu’importe, je crois que cet album marque et qu’il est difficile d’en ressortir indemne, c’est certain ! :S
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Le quatrième pouvoir
Note approximative : 3,5/5. Bizarre comme j'attendais beaucoup de cet album. Affranchi de la coupe de Jodorowsky (mais peut-être Le Quatrième pouvoir date-t-il d'avant leur collaboration ?), j'espérais que Juan Gimenez nous proposerait un récit linéaire, clair, limpide. Peine -en partie- perdu, puisque le début de l'histoire est assez laborieux, et qu'on a du mal à comprendre le lien, et même la finalité de tous les personnages et éléments. Mais à partir de la moitié de l'album, tout s'éclaire soudain, et la lecture devient un réel plaisir. Plaisir intellectuel qui rejoint celui des yeux, puisque dès le départ et tout au long de l'album, Gimenez nous gratifie d'un dessin réellement superbe, sérieux et puissant, du niveau d'un Moebius. Du coup, on termine cet album sur une note très positive.
Aliénation
Trouvé dans le rayonnage de ma "Baie des Tecks" préférée, j’ai été de suite happé par les planches en N&B de cet auteur espagnol puis intrigué par le texte en 4e de couv. L’histoire mêle intimement folie, démence et fantastique pour conduire à "rêver la réalité et s’y réveiller". L’allégorie du début avec le train fantôme capte l’attention : un homme vient rechercher Ana, sa belle d’alors réincarnée dans Julia. Mais cette "simple" histoire où un mort vient retrouver sa belle se complexifie pour prendre des proportions beaucoup plus large dans le dernier tiers de l’album. Les enjeux sont ailleurs . . . l’homme aux masque blanc pourra t’il accomplir sa tâche et retrouver Ana à travers Julia ? La fin répond à cette question de manière dramatique et poétique. Très très prenant !
Lanfeust de Troy
Une série plaisante à lire, divertissante, avec un dessin sympathique. Bref j'accroche bien et en plus ça se laisse relire volontiers... Alors pourquoi pas 4/5 ? Déjà pour respecter mon échelle de valeurs : si je devais mettre 4 à Lanfeust, il me faudrait pouvoir en mettre 6 à "La Quête de l'oiseau du temps"... Puis à la longue l'humour d'Arleston fatigue, surtout si on a lu ses autres séries avant Lanfeust. On voit venir les gags de très loin parfois... Bref une bonne BD quand même dans laquelle on plonge facilement avant de se tourner peut-être vers de l'HF plus sérieuse.
La Quête de l'Oiseau du Temps
Des BDs j'en ai lu un bon paquet. Des bonnes, des moins bonnes, des cultes et des beaucoup moins cultes ! Mais de toutes, celle là fut la seule à avoir réussi à m'attacher aux personnages au point que je n'ai pas pu retenir une larme devant le final du premier cycle et cette douleur que l'on partage. Un pur chef-d'oeuvre qui mérite largement que l'on pardonne les faiblesses graphiques des deux premiers tomes. Enfin bref l'impression d'avoir lu une bd inégalable, dont le plus gros defaut fut de rendre fade les séries d'HF que j'ai pu lire par la suite...
Tufo
Tofu ? Taf ? Turf ? Typhon ? Tout faux ? Possible oui... Cet album, quelque peu expérimental, nous propose une plongée dans l'enfer d'une ex-gloire du chant. Mais très vite on s'ennuie, on baille, on regarde sa montre. Et quand on a fini, on regarde à nouveau sa montre. Seules 10 minutes ont passé... On ne voit pas bien où les auteurs veulent en venir. Okay, la cantatrice veut créer un simulacre de sa grandeur passée, mais ça ne suffit pas, Messieurs. Surtout quand le dessin, fait à la carte à gratter, est des plus confus et complètement figé. Du coup, on a passé un mauvais moment de lecture, partagé entre la perplexité quant à la finalité de l'album et l'impression d'avoir perdu son temps...
Bergson et le Kid
"Bergson et le kid" réunit deux grands auteurs de la bd que sont Riff Reb’s et Qwak, présents depuis longue date dans le milieu mais pourtant peu prolifique. L’humour absurde et complètement décalé font de cette bd un bon divertissement. Le côté loufoque est donc prépondérant, au détriment sans doute de la structure de l’histoire. Juste un regret : on reste sur sa faim à la fin car les histoires sont un peu "courte". Le dessin est tout simplement génial, comme on peut s’en douter avec Riff et Qwak ! Voici donc un album délirant où on voit que les auteurs s’en sont donnés à coeur joie . . . de quoi passer un bref mais agréable moment! ;)
L'Histoire de Joe
Voici une oeuvre de jeunesse de O.G. Boiscommun éditée initialement dans la collection Comix du Cycliste (collection que j’affectionne particulièrement) puis rééditée récemment par les Humanos. Même si les dessins manquent de maturité et de constance, on peut déjà y déceler le potentiel graphique incomparable de l’auteur. Par contre, j’ai été assez déçu par ce conte fantastique un peu trop décousu bien que touchant . . . mais l’émotion à elle seule ne suffit pas ! Comme quoi, il est difficile d’être à la fois un dessinateur hors pair et un scénariste convaincant. A réserver uniquement aux inconditionnels de O.G. Boiscommun.
Les mesures du temps
Qui n’a jamais rêvé de pouvoir se déplacer dans un espace-temps figé ? c’est le concept sur lequel repose la trame de cet album. Concept séduisant s’il en est et au potentiel de développement infini, certes, pour autant que la maîtrise du sujet soit sans failles. Là où "Phenomenum" s’est fourvoyé, "Les Mesures du Temps" a su éviter les écueils avec beaucoup d’intelligence. L’époque dans laquelle se déroule l’histoire me semble déjà plus propice à ce genre de récits. De plus, un tome unique rend l’histoire plus dense et plus rythmée avec peu de cafouillages et de déchets. Le dessin, savant mélange entre du Pedrosa et de l’Alfred, est également très appréciable. Les couleurs ne sont pas en reste avec une dominance de tons ocre qui soulignent le cachet ancien du récit. De même, l’utilisation de flous pour mimer le temps qui se fige est bien à propos. Enfin, ce one shot bénéficie d’une fin originale sur fond de poésie. ;) Bref, du beau travail comme on aimerait en voir plus souvent !
Mayam
Cette série est de bonne facture. C'est de la SF (tendance ethnologique) assez mainstream, qui m'a fait un peu penser aux univers, intrigues et sociétés créés par Jack Vance. Le scénario contient la dose réglementaire de rebondissements, de grands méchants et d'action. Il a en outre l'avantage de se situer dans un contexte plutôt bien pensé et léché (celui d'une planète où la religion est protéiforme et omniprésente). Le héros (à la limite de l'anti-héros, parfois) est un profiteur beau gosse et cynique, ce qui constitue également un agréable changement. Le dessin est classique, mais il ne m'a pas vraiment surpris ni bouleversé - certains paysages sont quand même magnifiques. En résumé, je n'y ai rien vu de transcendant ni de terriblement innovant mais cela m'a permis de passer un agréable moment.
La Légende de Robin des Bois
Cet album est un bon petit délire de Manu Larcenet qui pastiche le fameux justicier en y saupoudrant de ci de là quelques anachronismes. TATA YOYO mmmh, où en étais-je ? ah oui, je disais donc que c’est assez délirant comme ambiance. QU’EST-CE QU’IL Y A SOUS TON GRAND CHAPEAU Hem hem, désolé, quelques égarements de ma part, je continue . . . D’ailleurs, ce recueil d’histoires courtes vaut essentiellement pour l’atmosphère déjantée qui s’en dégage, le final pouvant paraître décevant car cela se termine de manière un peu abrupte. Mais qu’importe, je crois que cet album marque et qu’il est difficile d’en ressortir indemne, c’est certain ! :S