Je ne pourrais que plagier les commentaires admiratifs faits sur cette formidable BD aux personnages (surtout féminins) complexes et attachants et j'attends la suite avec frénésie: au tome 2, Cyann cède la place à Nacara pour un destin peut-être plus "cosmique" par l'intermédiaire des Vê qui lui donnent tout pouvoir sur les "portes". Aura-t-on un Cycle de Nacara? Comment son destin et celui de Cyann se mêleront-ils à nouveau? Sans oublier Aîeîa d'Aldaal qui reviendra sans doute à la surface depuis son monde hors du temps. Bourgeon et Lacroix ont mis en place les bases d'une suite qui pourrait bien être encore plus époustouflante.
Une bien jolie BD. Béja nous y offre un dessin qui n'est pas mal du tout et qui convient très bien pour représenter des décors de sable, de rocs et de cités arabes antiques. Ses personnages également sont excellemment dessinés et ses femmes sont superbes.
J'ai par contre eu quelques soucis avec les couleurs. Il y a quelque chose qui cloche pour moi avec celles-ci, non pas qu'elles soient ratées ou moches, mais je trouve qu'elles ne s'accordent pas toujours bien ensemble.
Quant au scénario, il est un peu hermétique, légèrement onirique. Je ne suis pas très amateur de ces récits où un homme suit un rêve, sa destinée, sans qu'on sache trop pourquoi et ce qui le motive. Mais la récit coule doucement et assez agréablement avec une ambiance plaisante.
Je trouve la narration un peu lourde cependant, car les textes narratifs sont longs, nombreux et teintés d'un style un peu trop romantique à mon goût.
Au final, l'histoire me laisse quand même quelque peu sur ma faim. Sa conclusion m'a surpris sans me plaire réellement. La carte du romantisme, de la poésie est un petit peu trop jouée. Et puis vouloir finir l'histoire sur une note amoureuse quand on voit que le héros se tape toutes les filles qu'il rencontre (bon, il n'en rencontre que trois dans le récit mais quand même, c'est un peu trop pour un coeur amoureux), ça brise un peu la foi qu'on porte dans cet amour.
Bref, un assez joli récit d'une quête initiatique et romantique dans le désert, joliment dessiné et assez plaisant à lire.
Je retiens tout particulièrement le texte de présentation en 4e de couverture de l'album : "Ce qui à l'origine ne devait être qu'une parodie de BD de Science-Fiction"... Parodie, c'est le mot, car la quasi-totalité de cet album est un véritable ersatz de l'Incal de Jodorowsky et Moebius, avec une petite once de Caza également dans le dessin. On retrouve le même type d'univers, le même type de personnages, les mêmes décors à peu de choses près, une intrigue pas si lointaine, etc... Hommage, pompage, parodie ? Quoiqu'il en soit, le résultat, c'est une sous-oeuvre de SF de série B.
Le bon côté de cette Bd, c'est son dessin. Dans un style énormément inspiré de Moebius, l'auteur nous offre des décors réussis et des personnages pas mal du tout.
Mais au niveau scénario, ce n'est pas ça du tout.
La narration est dure à suivre, surtout pour les premières planches que j'ai dû relire plusieurs fois pour bien voir qui disait quoi et ce que représentait chaque image.
L'intrigue est très très moyenne, de niveau amateur un peu immature. Et surtout elle sent largement l'improvisation car elle se modifie au fil des pages.
En guise de parodie, l'humour est à peine présent si ce n'est dans le côté risible de certaines situations (et le côté hilarant de ce texte de 4e de couverture : "vertigineux combat de titans entre le Bien et le Mal" Arf ! :D).
Et surtout, la BD ne se contente pas du registre de la science-fiction puisqu'elle est également ouvertement érotique, voire pornographique par moments, de manière souvent purement gratuite (et qui dit gratuit, dit aucun interêt quand il s'agit d'érotisme). L'auteur a trouvé judicieux de donner comme point crucial de son intrigue des scènes de baise et d'en parsemer d'autres par-ci par-là, histoire de... Mais jamais rien d'émoustillant, loin de là, juste un peu raccoleur, quoi...
Bref, de la BD de série B, sans originalité ni interêt, si ce n'est d'une certaine manière l'hommage un peu raté rendu à l'oeuvre de Moebius.
Beau dessin, belle mise en page aux effets mesurés, bons dialogues, belles couleurs, récit prenant dès la première page, personnage intéressant et crédible… cette bd a tout pour être une vraie découverte et une lecture hautement conseillée…
Le hic, parce qu’il y en a un… c’est que ce premier volet (d’un diptyque) ne raconte pas grand chose et que le format 46 planches ne lui semble pas approprié. Chez Carabas ils sont pourtant champions de la multiplication des formats, mais ici, ils se montrent incapables d’appliquer le bon format à la bonne histoire. Ce portrait aurait du paraître en un seul tome, et dans un format plus petit, parce que des planches comme les pages 36-37 dont le temps de lecture avoisine le quart de seconde, c’est ridicule dans une bd de 46 planches. Ultime joyeuseté, Carabas nous « offre » un dos toilé, c’est beau, mais ça fait monter le prix de cette bd à 13€ alors que son format ne dépasse pas celui d’un album standard de chez Dupuis. Bravo monsieur Carabas, grâce à vous la bd deviendra un loisir plus cher que le golf… Un bon travail d’auteur un pitoyable travail d’éditeur… A acheter ? Non, pas pour l’instant…
Le tandem Chauvel-Boivin n’aime décidément pas faire deux fois la même chose. Les aventures de Lili & Winker n’avaient déjà rien à voir avec Trois allumettes, "Le Sabre et l’épée" ne rappelle en rien les deux œuvres précitées. On est plongé dans la Chine ancienne avec ses légendes et son merveilleux. Le dessin, très propret, est élégant et les couleurs le mettent bien en valeur. Côté scénario, c’est un premier tome engageant. On oscille entre sens épique et une certaine dérision vis-à-vis des instincts guerriers de certains personnages. 3 étoiles…en attendant la suite…
Franchement, cette œuvre de SF est incontournable ! Notre auteur a écrit tout son scénario avant de prendre ses crayons et pinceaux. Pour preuve, il n’y a aucune incohérence dans l’histoire, aucun temps mort, c’est vraiment magistral.
Les dessins quant à eux sont incroyablement fournit en détails, à chaque lecture on voyage dans un futur qui peut-être ressemblera à UW1… je ne suis pas sure de l’espérer…
Le dernier album termine le cycle de façon grandiose, on ne reste pas sur sa fin. Bravo et Merci.
Superbe série ! Les dessins et les couleurs sont magnifiques. Les paysage tous plus beaux les uns que les autres se succèdent pages après pages.
J'ai beaucoup aimé l'histoire du tome 1, mais un peu moins celle du tome 2. Le coté mystérieux-fantastique m'a un peu déplu.
Mais Où le regard ne porte pas est un incontournable de la BD à lire sans hésitation.
Les zombies qui ont mangé le monde est LA bande dessinée des fans de "films de zombies". Cette bande dessinée est effet bourré de références aux films des maîtres du genre tel que le cultissime "la nuit des morts vivants". Mais attention, la présence des zombies dans la bande dessinée ne fait pas d'elle une série réservée exclusivement aux fans, la qualité du scénario est en effet indéniable.
Guy Davis, le scénariste fait en effet preuve de beaucoup d'inhumanité envers les humains qui se voient obligés de cohabiter avec les zombies. On retrouve alors les thèmes du racisme, la discrimination, l'esclavage, la religion... et j'en passe.
L'histoire est aussi entretenue par un dessin de qualité qui arrive à choquer, amuser et distraire sans problème.
C'est simple, quand on a aimé on en redemande, merci de m'avoir lu.
Frantico a vu son blog édité en album avec le succès que l'on connait. La mode est lancée, les éditeurs sortent de nouveaux blogs, profitant de la renommée que certains jeunes auteurs se font grâce à Internet. Lovely Goretta a eu le bonheur de faire partie des premiers à en faire partie.
Lovely Goretta (tiens ? elle s'appelle Cecily dans la vie civile ?) se présente comme une jeune fille bien... Une jeune fille bien à base d'alcool, de putes et de mariachis. Ambiance destroy, Goretta pête, rôte, Goretta, c'est un mec vachement cool, sauf que c'est une fille, ah merde...
Bref, les histoires de Goretta sont sympas, le sourire est souvent au rendez-vous et certaines réparties sont bien marrantes.
L'album "Au secours, je ne vois plus rien !!" reprend tels quels un bon nombre de strips et de planches parues sur le blog de Goretta. Celles-ci ont été, semble-t-il, choisies pour donner l'impression de raconter le ou les amours contrariés de Goretta de la rencontre à la rupture et au coup de foudre suivant. Mais c'est en réalité plus une suite d'anecdotes, de tranches de vie de Goretta/Cecily qui n'ont pas un réel suivi si ce n'est leurs parutions chronologiques. Il ne faut donc pas s'attendre à une histoire avec un début et une fin, même si justement l'auteur a rajouté un peu d'inédit pour tendre vers cet objectif.
Au rayon des choses que j'aime moins dans cette BD, il y a déjà l'aspect visuel. Cecily a un dessin sympa mais vraiment pas transcendant. En outre, les planches sont souvent courtes et comme Albin Michel a choisi d'en publier une max par planche, voire une unique illustration par planche, ça grossit le trait et rend l'album assez rapidement lu. Ce dessin reste efficace pour faire passer son message mais vous pourrez plus facilement vous en faire une idée sur la galerie.
Il y a aussi l'aspect décousu du "récit" puisque non seulement les planches ne se suivent pas évidemment, mais en plus les sujets peuvent sauter totalement du coq à l'âne, ce qui se comprend dans un blog mais surprend dans une BD.
Il y a également l'aspect "private joke" qui ressort un peu trop souvent à mes yeux, Goretta parlant de choses implicitement comprises par ceux qui connaissent sa vie, mais pas par un lecteur lambda (exemple de l'image sur la mort du chat : quel chat ?).
Et puis il y a l'humour "je pête, je rôte" qui est parfois marrant mais pas tout le temps à la longue.
Et pour finir, je suis désolé mais je trouve cet album un peu cher pour son contenu, d'autant plus quand on trouve le tout ou presque sur le Net.
Une BD sympa, surtout pour ceux qui connaissent déjà Goretta sur le Net, mais pas un achat indispensable pour le lecteur de base à mes yeux.
(en disant ça, je me planque parce que si Goretta me lit un jour, elle va m'arracher le balai que j'ai dans le cul pour me le foutre sur la gueule...)
Fils d’un colonel de l’armée de l’air, Romain Hugault a été fasciné par l’aviation dès son plus jeune âge. Cette proximité envers ces machines donnera l’envie à cet auteur de les dessiner. Après des années à bosser comme illustrateur, Romain a réalisé sa première BD « le dernier envol » en septembre 2005. A la fin de cette année, l’album est à sa 3ème édition et figure d’ores et déjà parmi un des plus gros succès des éditions Paquet.
« Le dernier envol » nous conte 4 histoires courtes de pilotes pendant la seconde guerre mondiale. Ces récits peuvent se lire indépendamment. Cependant, une lecture complète de l’album révélera un scénario basé sur des chassés croisés entre ces pilotes. Le premier récit est inspiré d'une lettre d’un kamikaze à son père avant de partir au combat, c’est mon récit préféré par sa qualité des scènes d’action et sa capacité à nous transmettre énormément d'émotions. Cette séquence me rappelle fortement « Kamikazes » de Dimitri. Les autres histoires se révéleront également très prenantes grâce à la diversité des situations et des pilotes de nationalité différente. Chaque héros, à travers leurs réflexions sur la vie et cette guerre, font preuve paradoxalement d’une profonde humanité malgré le sort funeste qu’ils réservent à leurs adversaires. Chaque personnage semble être résigné face à cette guerre qui n’en finit pas.
Le dessin réaliste de Romain Hugault est sublimé par la mise en couleurs d’une incroyable beauté. Il est fort possible que cette mise en couleurs ait contribuée à l’engouement du public pour cet album. Les scènes de combat aérien sont formidables de réalisme. Les avions semblent jaillir des cases. L’excellente représentation de tir de mitraillettes ou de mortiers suffisent largement pour qu’on devine leurs bruits ! (cf. la dernière case de la page 12). Le découpage et la mise en page ne souffrent d’aucune critique.
Je considère « Le dernier envol » comme l'un de mes albums préférés de l’année 2005 et comme l'une des meilleurs BD ayant pour cadre l’aviation. Les fans d’aviation y trouveront largement leur compte grâce au réalisme de scènes de combats. Les autres lecteurs pourront également y trouver leur bonheur grâce à ces scénarii chargés d’émotions. Le prochain album de Romain Hugault continuera à mettre en scène des avions mais dans une époque différente à celle de la seconde guerre mondiale. Wait and see !
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Le Cycle de Cyann
Je ne pourrais que plagier les commentaires admiratifs faits sur cette formidable BD aux personnages (surtout féminins) complexes et attachants et j'attends la suite avec frénésie: au tome 2, Cyann cède la place à Nacara pour un destin peut-être plus "cosmique" par l'intermédiaire des Vê qui lui donnent tout pouvoir sur les "portes". Aura-t-on un Cycle de Nacara? Comment son destin et celui de Cyann se mêleront-ils à nouveau? Sans oublier Aîeîa d'Aldaal qui reviendra sans doute à la surface depuis son monde hors du temps. Bourgeon et Lacroix ont mis en place les bases d'une suite qui pourrait bien être encore plus époustouflante.
Le Poids de l'ombre
Une bien jolie BD. Béja nous y offre un dessin qui n'est pas mal du tout et qui convient très bien pour représenter des décors de sable, de rocs et de cités arabes antiques. Ses personnages également sont excellemment dessinés et ses femmes sont superbes. J'ai par contre eu quelques soucis avec les couleurs. Il y a quelque chose qui cloche pour moi avec celles-ci, non pas qu'elles soient ratées ou moches, mais je trouve qu'elles ne s'accordent pas toujours bien ensemble. Quant au scénario, il est un peu hermétique, légèrement onirique. Je ne suis pas très amateur de ces récits où un homme suit un rêve, sa destinée, sans qu'on sache trop pourquoi et ce qui le motive. Mais la récit coule doucement et assez agréablement avec une ambiance plaisante. Je trouve la narration un peu lourde cependant, car les textes narratifs sont longs, nombreux et teintés d'un style un peu trop romantique à mon goût. Au final, l'histoire me laisse quand même quelque peu sur ma faim. Sa conclusion m'a surpris sans me plaire réellement. La carte du romantisme, de la poésie est un petit peu trop jouée. Et puis vouloir finir l'histoire sur une note amoureuse quand on voit que le héros se tape toutes les filles qu'il rencontre (bon, il n'en rencontre que trois dans le récit mais quand même, c'est un peu trop pour un coeur amoureux), ça brise un peu la foi qu'on porte dans cet amour. Bref, un assez joli récit d'une quête initiatique et romantique dans le désert, joliment dessiné et assez plaisant à lire.
L'Au-delà - Sous la peau du temps
Je retiens tout particulièrement le texte de présentation en 4e de couverture de l'album : "Ce qui à l'origine ne devait être qu'une parodie de BD de Science-Fiction"... Parodie, c'est le mot, car la quasi-totalité de cet album est un véritable ersatz de l'Incal de Jodorowsky et Moebius, avec une petite once de Caza également dans le dessin. On retrouve le même type d'univers, le même type de personnages, les mêmes décors à peu de choses près, une intrigue pas si lointaine, etc... Hommage, pompage, parodie ? Quoiqu'il en soit, le résultat, c'est une sous-oeuvre de SF de série B. Le bon côté de cette Bd, c'est son dessin. Dans un style énormément inspiré de Moebius, l'auteur nous offre des décors réussis et des personnages pas mal du tout. Mais au niveau scénario, ce n'est pas ça du tout. La narration est dure à suivre, surtout pour les premières planches que j'ai dû relire plusieurs fois pour bien voir qui disait quoi et ce que représentait chaque image. L'intrigue est très très moyenne, de niveau amateur un peu immature. Et surtout elle sent largement l'improvisation car elle se modifie au fil des pages. En guise de parodie, l'humour est à peine présent si ce n'est dans le côté risible de certaines situations (et le côté hilarant de ce texte de 4e de couverture : "vertigineux combat de titans entre le Bien et le Mal" Arf ! :D). Et surtout, la BD ne se contente pas du registre de la science-fiction puisqu'elle est également ouvertement érotique, voire pornographique par moments, de manière souvent purement gratuite (et qui dit gratuit, dit aucun interêt quand il s'agit d'érotisme). L'auteur a trouvé judicieux de donner comme point crucial de son intrigue des scènes de baise et d'en parsemer d'autres par-ci par-là, histoire de... Mais jamais rien d'émoustillant, loin de là, juste un peu raccoleur, quoi... Bref, de la BD de série B, sans originalité ni interêt, si ce n'est d'une certaine manière l'hommage un peu raté rendu à l'oeuvre de Moebius.
Le portrait
Beau dessin, belle mise en page aux effets mesurés, bons dialogues, belles couleurs, récit prenant dès la première page, personnage intéressant et crédible… cette bd a tout pour être une vraie découverte et une lecture hautement conseillée… Le hic, parce qu’il y en a un… c’est que ce premier volet (d’un diptyque) ne raconte pas grand chose et que le format 46 planches ne lui semble pas approprié. Chez Carabas ils sont pourtant champions de la multiplication des formats, mais ici, ils se montrent incapables d’appliquer le bon format à la bonne histoire. Ce portrait aurait du paraître en un seul tome, et dans un format plus petit, parce que des planches comme les pages 36-37 dont le temps de lecture avoisine le quart de seconde, c’est ridicule dans une bd de 46 planches. Ultime joyeuseté, Carabas nous « offre » un dos toilé, c’est beau, mais ça fait monter le prix de cette bd à 13€ alors que son format ne dépasse pas celui d’un album standard de chez Dupuis. Bravo monsieur Carabas, grâce à vous la bd deviendra un loisir plus cher que le golf… Un bon travail d’auteur un pitoyable travail d’éditeur… A acheter ? Non, pas pour l’instant…
Le Sabre et l'épée
Le tandem Chauvel-Boivin n’aime décidément pas faire deux fois la même chose. Les aventures de Lili & Winker n’avaient déjà rien à voir avec Trois allumettes, "Le Sabre et l’épée" ne rappelle en rien les deux œuvres précitées. On est plongé dans la Chine ancienne avec ses légendes et son merveilleux. Le dessin, très propret, est élégant et les couleurs le mettent bien en valeur. Côté scénario, c’est un premier tome engageant. On oscille entre sens épique et une certaine dérision vis-à-vis des instincts guerriers de certains personnages. 3 étoiles…en attendant la suite…
Universal War One
Franchement, cette œuvre de SF est incontournable ! Notre auteur a écrit tout son scénario avant de prendre ses crayons et pinceaux. Pour preuve, il n’y a aucune incohérence dans l’histoire, aucun temps mort, c’est vraiment magistral. Les dessins quant à eux sont incroyablement fournit en détails, à chaque lecture on voyage dans un futur qui peut-être ressemblera à UW1… je ne suis pas sure de l’espérer… Le dernier album termine le cycle de façon grandiose, on ne reste pas sur sa fin. Bravo et Merci.
Où le regard ne porte pas...
Superbe série ! Les dessins et les couleurs sont magnifiques. Les paysage tous plus beaux les uns que les autres se succèdent pages après pages. J'ai beaucoup aimé l'histoire du tome 1, mais un peu moins celle du tome 2. Le coté mystérieux-fantastique m'a un peu déplu. Mais Où le regard ne porte pas est un incontournable de la BD à lire sans hésitation.
Les zombies qui ont mangé le monde
Les zombies qui ont mangé le monde est LA bande dessinée des fans de "films de zombies". Cette bande dessinée est effet bourré de références aux films des maîtres du genre tel que le cultissime "la nuit des morts vivants". Mais attention, la présence des zombies dans la bande dessinée ne fait pas d'elle une série réservée exclusivement aux fans, la qualité du scénario est en effet indéniable. Guy Davis, le scénariste fait en effet preuve de beaucoup d'inhumanité envers les humains qui se voient obligés de cohabiter avec les zombies. On retrouve alors les thèmes du racisme, la discrimination, l'esclavage, la religion... et j'en passe. L'histoire est aussi entretenue par un dessin de qualité qui arrive à choquer, amuser et distraire sans problème. C'est simple, quand on a aimé on en redemande, merci de m'avoir lu.
Les Aventures de Lovely Goretta
Frantico a vu son blog édité en album avec le succès que l'on connait. La mode est lancée, les éditeurs sortent de nouveaux blogs, profitant de la renommée que certains jeunes auteurs se font grâce à Internet. Lovely Goretta a eu le bonheur de faire partie des premiers à en faire partie. Lovely Goretta (tiens ? elle s'appelle Cecily dans la vie civile ?) se présente comme une jeune fille bien... Une jeune fille bien à base d'alcool, de putes et de mariachis. Ambiance destroy, Goretta pête, rôte, Goretta, c'est un mec vachement cool, sauf que c'est une fille, ah merde... Bref, les histoires de Goretta sont sympas, le sourire est souvent au rendez-vous et certaines réparties sont bien marrantes. L'album "Au secours, je ne vois plus rien !!" reprend tels quels un bon nombre de strips et de planches parues sur le blog de Goretta. Celles-ci ont été, semble-t-il, choisies pour donner l'impression de raconter le ou les amours contrariés de Goretta de la rencontre à la rupture et au coup de foudre suivant. Mais c'est en réalité plus une suite d'anecdotes, de tranches de vie de Goretta/Cecily qui n'ont pas un réel suivi si ce n'est leurs parutions chronologiques. Il ne faut donc pas s'attendre à une histoire avec un début et une fin, même si justement l'auteur a rajouté un peu d'inédit pour tendre vers cet objectif. Au rayon des choses que j'aime moins dans cette BD, il y a déjà l'aspect visuel. Cecily a un dessin sympa mais vraiment pas transcendant. En outre, les planches sont souvent courtes et comme Albin Michel a choisi d'en publier une max par planche, voire une unique illustration par planche, ça grossit le trait et rend l'album assez rapidement lu. Ce dessin reste efficace pour faire passer son message mais vous pourrez plus facilement vous en faire une idée sur la galerie. Il y a aussi l'aspect décousu du "récit" puisque non seulement les planches ne se suivent pas évidemment, mais en plus les sujets peuvent sauter totalement du coq à l'âne, ce qui se comprend dans un blog mais surprend dans une BD. Il y a également l'aspect "private joke" qui ressort un peu trop souvent à mes yeux, Goretta parlant de choses implicitement comprises par ceux qui connaissent sa vie, mais pas par un lecteur lambda (exemple de l'image sur la mort du chat : quel chat ?). Et puis il y a l'humour "je pête, je rôte" qui est parfois marrant mais pas tout le temps à la longue. Et pour finir, je suis désolé mais je trouve cet album un peu cher pour son contenu, d'autant plus quand on trouve le tout ou presque sur le Net. Une BD sympa, surtout pour ceux qui connaissent déjà Goretta sur le Net, mais pas un achat indispensable pour le lecteur de base à mes yeux. (en disant ça, je me planque parce que si Goretta me lit un jour, elle va m'arracher le balai que j'ai dans le cul pour me le foutre sur la gueule...)
Le Dernier Envol
Fils d’un colonel de l’armée de l’air, Romain Hugault a été fasciné par l’aviation dès son plus jeune âge. Cette proximité envers ces machines donnera l’envie à cet auteur de les dessiner. Après des années à bosser comme illustrateur, Romain a réalisé sa première BD « le dernier envol » en septembre 2005. A la fin de cette année, l’album est à sa 3ème édition et figure d’ores et déjà parmi un des plus gros succès des éditions Paquet. « Le dernier envol » nous conte 4 histoires courtes de pilotes pendant la seconde guerre mondiale. Ces récits peuvent se lire indépendamment. Cependant, une lecture complète de l’album révélera un scénario basé sur des chassés croisés entre ces pilotes. Le premier récit est inspiré d'une lettre d’un kamikaze à son père avant de partir au combat, c’est mon récit préféré par sa qualité des scènes d’action et sa capacité à nous transmettre énormément d'émotions. Cette séquence me rappelle fortement « Kamikazes » de Dimitri. Les autres histoires se révéleront également très prenantes grâce à la diversité des situations et des pilotes de nationalité différente. Chaque héros, à travers leurs réflexions sur la vie et cette guerre, font preuve paradoxalement d’une profonde humanité malgré le sort funeste qu’ils réservent à leurs adversaires. Chaque personnage semble être résigné face à cette guerre qui n’en finit pas. Le dessin réaliste de Romain Hugault est sublimé par la mise en couleurs d’une incroyable beauté. Il est fort possible que cette mise en couleurs ait contribuée à l’engouement du public pour cet album. Les scènes de combat aérien sont formidables de réalisme. Les avions semblent jaillir des cases. L’excellente représentation de tir de mitraillettes ou de mortiers suffisent largement pour qu’on devine leurs bruits ! (cf. la dernière case de la page 12). Le découpage et la mise en page ne souffrent d’aucune critique. Je considère « Le dernier envol » comme l'un de mes albums préférés de l’année 2005 et comme l'une des meilleurs BD ayant pour cadre l’aviation. Les fans d’aviation y trouveront largement leur compte grâce au réalisme de scènes de combats. Les autres lecteurs pourront également y trouver leur bonheur grâce à ces scénarii chargés d’émotions. Le prochain album de Romain Hugault continuera à mettre en scène des avions mais dans une époque différente à celle de la seconde guerre mondiale. Wait and see !