Mon cousin est infirmier et je viens de lui acheter cette BD pour Noël dans l'espoir que ça lui plaise. Mais bien sûr, avant de lui offrir, je l'ai lue. Eh ben, ça ne va pas être un cadeau de Noël très gai...
Côté dessin, pas grand chose à dire. Le style est proche du croquis, pas moche mais pas grand chose à en dire.
C'est surtout le récit qui est marquant. Enfin les récits, puisque cet album est une suite d'histoires courtes dont le narrateur est différent à chaque fois. Ca parle de la dureté du métier de médecin, ou plutôt de la vie dans la peau d'un médecin quand on accompagne des patients qui ont peu de chances de s'en sortir. Ca parle des mensonges qu'on est obligé de dire, de la carapace de vulgarité que les internes se créent, de l'absurdité de certaines vies qui ne mènent à rien d'autre qu'à une salle d'opération, de certains patients qui préfèreraient être déjà morts... C'est dur mais c'est traité avec une franchise qui fait passer le message.
J'ai été assez intéressé par ma lecture et j'ai ressenti certaines émotions (notamment lors du passage poétique en salle d'opération quand le chirurgien "ôte sa carapace" ou lorsque le narrateur imagine ce que ça puisse être d'enterrer sa fille). Mais je n'aime pas vraiment lire des histoires aussi dures et véridiques. C'est un choix d'apprécier ce genre de lecture et moi je lis plus pour le plaisir et l'évasion, pas pour ressentir la dureté et une certaine noirceur du monde, même quand celle-ci est abordée avec franchise, avec une certaine distanciation et aussi avec un certain cynisme.
Bref, une BD bien faite qui pourra sans doute intéresser mon cousin infirmier même si je m'excuserai en lui offrant de lui faire un cadeau qui ne soit pas vraiment gai.
Une vision apparemment objective de la grande guerre et bien loin des images qu’on nous montre habituellement. Ici, pas de héros, pas de bons ni de méchants, pas de guerre propre, mais une plongée dans les réalités des trouffions de la première guerre mondiale.
Des récits vraiment prenants.
La première chose qui frappe et dont j'ai envie de parler, c'est la qualité de l'édition de cet ouvrage. Cornélius se lance dans le manga et l'adaptation de ce premier Tezuka est de toute beauté : papier de très bonne qualité, sens de lecture japonais respecté, et les onomatopées sont laissées à l'identique et expliquées en dessous des cases lorsqu'elles ne sont pas explicites.
Concernant l'histoire ce premier tome est assez intéressant. Cinq cents millions d'années en arrière, nous sommes sur la Lune, notre satellite avant qu'il ne soit ravagé et devienne tel qu'on le connait aujourd'hui : mort.
On suit le parcours d'un homme qui essaie d'éviter que ce triste sort se produise. Comme à l'accoutumée avec Tezuka, il y a de très bonnes idées, un univers vraiment bien échafaudé, un peu d'auto dérision / mise en scène déjà pour un album de 1968. Notre vrai héros est un enfant qui se lie d'amitié avec une jeune extra-lunienne, ils sont la voie des bons sentiments et de l'identification des plus jeunes lecteurs.
Je regrette sur ce premier tome un petit manque d'action ou de vitesse dans la narration, on a envie d'en savoir plus or ça traine avec une histoire d'espionnage.
Un très bon Tezuka néanmoins.
http://en-f.tezuka.co.jp/manga/sakuhin/m063/m063_01.html
Un trés lointain souvenir d'enfance lu dans PIF qui m'a beaucoup marqué et m'a ouvert la voie vers le Fantastique, la SF. N'ayant pas conservé d'exemplaire, je ne peux plus juger à la vue plus objectif de l'adulte que je suis devenu. Mais j'aimerais beaucoup retrouver cette série. Je n'ose pas la qualifier de chef-d'oeuvre, mais un petit bijou trés à part dans le monde de la Fantasy.
Ce manga m'a plu par certains aspects et un peu ennuyé par d'autres.
Il m'a fallu quelques pages pour me faire au dessin très épuré de Ebine Yamaji. Dans les faits, je trouve qu'elle dessine mal. Ses visages sont corrects mais au niveau des anatomies (les pieds surtout) et des décors, on ne peut pas dire que le résultat soit joli, du moins à mes yeux. Néanmoins, le récit étant essentiellement basé sur les dialogues et les visages, j'ai très vite oublié mes réticences et j'ai même fini par apprécier cet esthétisme tout particulier du dessin.
Et parlant des dialogues justement, ils sont très justes, fins et intelligents. Love my life aborde de nombreux sujets ayant trait non seulement à l'homosexualité mais surtout à l'amour. Ca m'a d'ailleurs fait un peu peur en début de lecture car cela donnait l'impression que chaque chapitre du manga allait aborder un nouveau sujet, un peu comme un inventaire des spécificités de l'amour homosexuel. Mais au bout de quelques chapitres, je me suis attaché au personnage d'Ichiko. Et surtout, vers la fin, le manga réussit bien à faire passer des émotions elles aussi justes et touchantes.
Ce qui m'a agacé par contre, c'est ce côté adolescent des personnages et de leurs préoccupations, les reflexions sur l'amour et tout cela prenant la forme de reflexions de journal intime de jeune fille qui découvre la vie adulte. Les références répétitives à la musique "oh, j'adore la chanson de ce groupe" par exemple me font typiquement penser à une façon de penser de gamine et ça m'a un peu refroidi quand justement je commençais à être touché par certaines émotions issues du récit.
Et puis au final, il faut admettre que malgré la justesse et la finesse du récit, je n'ai guère été captivé. J'ai lu ce manga par curiosité, parce qu'on en dit du bien ici et ailleurs, mais sans cela, je doute du fait que je m'y sois intéressé, voire je ne suis même pas sûr d'avoir eu l'envie de le lire jusqu'à la fin si je l'avais entamé sans savoir à quoi m'attendre.
Comme signalé par le premier avis, mon conseil d'achat est à pondérer avec le prix, mais j'ai vraiment trouvé ça très bien.
Je suis admiratif devant une telle adéquation entre dessins, histoire et couleurs. La création d'un univers complet y est et donne un effet des meilleurs, surtout en unissant les deux périodes de l'histoire.
Le dessin est peu esthétique mais d'une telle expression et force, qu'on lui passe son côté déformé qui souligne de surcroît les ambiguïtés des personnages.
Car le principal intérêt de cette bd réside bien là: le thème et les personnages. Le mythe du savant fou est servi avec précisions, avec force. Ces servants sont à la fois moches, pathétiques mais tellement romantiques et humains, qu'on en vient à les pardonner.
De plus le final joue sur l'ambiguïté de la création de l’œuvre avec un écrivain dont on peut douter (je ne suis pas personnellement de cet avis) de sa réelle santé psychique.
Enfin et c'est important cette bd nous fait passer un excellent moment dans un univers très bien construit. On plonge donc dans cette histoire morbide avec force. A lire au moins une fois.
De cette BD, j'aime bien le dessin. Frais, dynamique, joliement colorisé, il offre de jolies filles et des cases très efficaces. Bien foutu, plaisant à regarder, ça aurait pu faire une bonne BD.
Mais l'ennui, c'est que je n'accroche pas du tout au scénario. Je passe outre le côté racoleur des filles sans arrêt parfaites et seins nus car, puisque c'est l'idée non déguisée du scénario, ça passe relativement bien. Le problème, c'est qu'à côté de cela, je n'ai ri à aucun des moments sensés être drôles (et surtout pas aux noms des personnages à base de mauvais jeux de mots ou clins d'oeil) et le récit lui-même m'a singulièrement ennuyé.
Trop léger scénaristiquement parlant pour m'intéresser un tant soit peu, le dessin ne suffit pas à me donner envie de voir plus loin que ce premier tome.
Globalement j'aime bien les BDs de König mais je dois avouer que sur ce recueil là, je n'ai pas apprécié grand chose. On retrouve le dessin et les thèmes typiques abordés par König mais le tout est mis en scène sous la forme de petits gags en une image, un strip ou quelques planches. Certains ne sont même pas des gags mais juste des récits réalistes ou un peu poétiques. Mais dans l'ensemble, je n'ai été ni touché, ni amusé ni même intéressé la plupart du temps.
Un recueil de BDs à l'époque inédites mais sûrement parce que ce n'était pas les meilleures de König.
J'aime beaucoup le dessin de Mo-Cdm alors je me suis dit d'emblée que cette BD devait être bien.
Et effectivement, cette BD d'humour est plutôt bien dessinée. D'ailleurs on reconnaitra le professeur de Forbidden Zone du même auteur.
Mais hélas, comme Forbidden Zone, une fois le dessin passé, ben... ce n'est pas franchement drôle. Sur tout l'album, j'ai souri à 2 gags seulement ! Et tout le reste, j'ai trouvé les récits un peu poussifs et surtout les chutes prévisibles et... pas drôles. Ce sont des gags globalement déjà-vus sur le thème de la SF, des gros martiens à tentacules et autres science-fictionneries.
J'ai trouvé vraiment dommage de gâcher un si bon dessin parce que le scénario n'est pas du tout à la hauteur.
Cette BD s'adresse sans doute plus à un public jeune adolescent qu'adulte mais elle m'a fait sourire.
Le dessin n'est pas mauvais mais un peu trop épuré à mes yeux. Certains décors font quand même assez vides. Ceci dit, ça reste efficace et pas désagréable à lire.
Quant aux scénarios de ces histoires courtes, ils partent sur la base d'un groupe d'orphelins qui se débrouillent dans une grande ville américaine. Mais loin de jouer la carte de la misère, les récits portent très rapidement sur des sujets à base de fantastique et d'humour. C'est assez rigolo par moments, et plaisant dans l'ensemble.
Bref, pour un prix réduit et pour un public relativement jeune d'esprit, c'est une BD sympa.
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Bonne santé
Mon cousin est infirmier et je viens de lui acheter cette BD pour Noël dans l'espoir que ça lui plaise. Mais bien sûr, avant de lui offrir, je l'ai lue. Eh ben, ça ne va pas être un cadeau de Noël très gai... Côté dessin, pas grand chose à dire. Le style est proche du croquis, pas moche mais pas grand chose à en dire. C'est surtout le récit qui est marquant. Enfin les récits, puisque cet album est une suite d'histoires courtes dont le narrateur est différent à chaque fois. Ca parle de la dureté du métier de médecin, ou plutôt de la vie dans la peau d'un médecin quand on accompagne des patients qui ont peu de chances de s'en sortir. Ca parle des mensonges qu'on est obligé de dire, de la carapace de vulgarité que les internes se créent, de l'absurdité de certaines vies qui ne mènent à rien d'autre qu'à une salle d'opération, de certains patients qui préfèreraient être déjà morts... C'est dur mais c'est traité avec une franchise qui fait passer le message. J'ai été assez intéressé par ma lecture et j'ai ressenti certaines émotions (notamment lors du passage poétique en salle d'opération quand le chirurgien "ôte sa carapace" ou lorsque le narrateur imagine ce que ça puisse être d'enterrer sa fille). Mais je n'aime pas vraiment lire des histoires aussi dures et véridiques. C'est un choix d'apprécier ce genre de lecture et moi je lis plus pour le plaisir et l'évasion, pas pour ressentir la dureté et une certaine noirceur du monde, même quand celle-ci est abordée avec franchise, avec une certaine distanciation et aussi avec un certain cynisme. Bref, une BD bien faite qui pourra sans doute intéresser mon cousin infirmier même si je m'excuserai en lui offrant de lui faire un cadeau qui ne soit pas vraiment gai.
C'était la guerre des tranchées
Une vision apparemment objective de la grande guerre et bien loin des images qu’on nous montre habituellement. Ici, pas de héros, pas de bons ni de méchants, pas de guerre propre, mais une plongée dans les réalités des trouffions de la première guerre mondiale. Des récits vraiment prenants.
Prince Norman
La première chose qui frappe et dont j'ai envie de parler, c'est la qualité de l'édition de cet ouvrage. Cornélius se lance dans le manga et l'adaptation de ce premier Tezuka est de toute beauté : papier de très bonne qualité, sens de lecture japonais respecté, et les onomatopées sont laissées à l'identique et expliquées en dessous des cases lorsqu'elles ne sont pas explicites. Concernant l'histoire ce premier tome est assez intéressant. Cinq cents millions d'années en arrière, nous sommes sur la Lune, notre satellite avant qu'il ne soit ravagé et devienne tel qu'on le connait aujourd'hui : mort. On suit le parcours d'un homme qui essaie d'éviter que ce triste sort se produise. Comme à l'accoutumée avec Tezuka, il y a de très bonnes idées, un univers vraiment bien échafaudé, un peu d'auto dérision / mise en scène déjà pour un album de 1968. Notre vrai héros est un enfant qui se lie d'amitié avec une jeune extra-lunienne, ils sont la voie des bons sentiments et de l'identification des plus jeunes lecteurs. Je regrette sur ce premier tome un petit manque d'action ou de vitesse dans la narration, on a envie d'en savoir plus or ça traine avec une histoire d'espionnage. Un très bon Tezuka néanmoins. http://en-f.tezuka.co.jp/manga/sakuhin/m063/m063_01.html
Mystérieuse matin, midi et soir
Un trés lointain souvenir d'enfance lu dans PIF qui m'a beaucoup marqué et m'a ouvert la voie vers le Fantastique, la SF. N'ayant pas conservé d'exemplaire, je ne peux plus juger à la vue plus objectif de l'adulte que je suis devenu. Mais j'aimerais beaucoup retrouver cette série. Je n'ose pas la qualifier de chef-d'oeuvre, mais un petit bijou trés à part dans le monde de la Fantasy.
Love My Life
Ce manga m'a plu par certains aspects et un peu ennuyé par d'autres. Il m'a fallu quelques pages pour me faire au dessin très épuré de Ebine Yamaji. Dans les faits, je trouve qu'elle dessine mal. Ses visages sont corrects mais au niveau des anatomies (les pieds surtout) et des décors, on ne peut pas dire que le résultat soit joli, du moins à mes yeux. Néanmoins, le récit étant essentiellement basé sur les dialogues et les visages, j'ai très vite oublié mes réticences et j'ai même fini par apprécier cet esthétisme tout particulier du dessin. Et parlant des dialogues justement, ils sont très justes, fins et intelligents. Love my life aborde de nombreux sujets ayant trait non seulement à l'homosexualité mais surtout à l'amour. Ca m'a d'ailleurs fait un peu peur en début de lecture car cela donnait l'impression que chaque chapitre du manga allait aborder un nouveau sujet, un peu comme un inventaire des spécificités de l'amour homosexuel. Mais au bout de quelques chapitres, je me suis attaché au personnage d'Ichiko. Et surtout, vers la fin, le manga réussit bien à faire passer des émotions elles aussi justes et touchantes. Ce qui m'a agacé par contre, c'est ce côté adolescent des personnages et de leurs préoccupations, les reflexions sur l'amour et tout cela prenant la forme de reflexions de journal intime de jeune fille qui découvre la vie adulte. Les références répétitives à la musique "oh, j'adore la chanson de ce groupe" par exemple me font typiquement penser à une façon de penser de gamine et ça m'a un peu refroidi quand justement je commençais à être touché par certaines émotions issues du récit. Et puis au final, il faut admettre que malgré la justesse et la finesse du récit, je n'ai guère été captivé. J'ai lu ce manga par curiosité, parce qu'on en dit du bien ici et ailleurs, mais sans cela, je doute du fait que je m'y sois intéressé, voire je ne suis même pas sûr d'avoir eu l'envie de le lire jusqu'à la fin si je l'avais entamé sans savoir à quoi m'attendre.
L'Anatomiste
Comme signalé par le premier avis, mon conseil d'achat est à pondérer avec le prix, mais j'ai vraiment trouvé ça très bien. Je suis admiratif devant une telle adéquation entre dessins, histoire et couleurs. La création d'un univers complet y est et donne un effet des meilleurs, surtout en unissant les deux périodes de l'histoire. Le dessin est peu esthétique mais d'une telle expression et force, qu'on lui passe son côté déformé qui souligne de surcroît les ambiguïtés des personnages. Car le principal intérêt de cette bd réside bien là: le thème et les personnages. Le mythe du savant fou est servi avec précisions, avec force. Ces servants sont à la fois moches, pathétiques mais tellement romantiques et humains, qu'on en vient à les pardonner. De plus le final joue sur l'ambiguïté de la création de l’œuvre avec un écrivain dont on peut douter (je ne suis pas personnellement de cet avis) de sa réelle santé psychique. Enfin et c'est important cette bd nous fait passer un excellent moment dans un univers très bien construit. On plonge donc dans cette histoire morbide avec force. A lire au moins une fois.
Sexy Gun
De cette BD, j'aime bien le dessin. Frais, dynamique, joliement colorisé, il offre de jolies filles et des cases très efficaces. Bien foutu, plaisant à regarder, ça aurait pu faire une bonne BD. Mais l'ennui, c'est que je n'accroche pas du tout au scénario. Je passe outre le côté racoleur des filles sans arrêt parfaites et seins nus car, puisque c'est l'idée non déguisée du scénario, ça passe relativement bien. Le problème, c'est qu'à côté de cela, je n'ai ri à aucun des moments sensés être drôles (et surtout pas aux noms des personnages à base de mauvais jeux de mots ou clins d'oeil) et le récit lui-même m'a singulièrement ennuyé. Trop léger scénaristiquement parlant pour m'intéresser un tant soit peu, le dessin ne suffit pas à me donner envie de voir plus loin que ce premier tome.
Marrons glacés
Globalement j'aime bien les BDs de König mais je dois avouer que sur ce recueil là, je n'ai pas apprécié grand chose. On retrouve le dessin et les thèmes typiques abordés par König mais le tout est mis en scène sous la forme de petits gags en une image, un strip ou quelques planches. Certains ne sont même pas des gags mais juste des récits réalistes ou un peu poétiques. Mais dans l'ensemble, je n'ai été ni touché, ni amusé ni même intéressé la plupart du temps. Un recueil de BDs à l'époque inédites mais sûrement parce que ce n'était pas les meilleures de König.
Les Aventures de Nukle et Harwar
J'aime beaucoup le dessin de Mo-Cdm alors je me suis dit d'emblée que cette BD devait être bien. Et effectivement, cette BD d'humour est plutôt bien dessinée. D'ailleurs on reconnaitra le professeur de Forbidden Zone du même auteur. Mais hélas, comme Forbidden Zone, une fois le dessin passé, ben... ce n'est pas franchement drôle. Sur tout l'album, j'ai souri à 2 gags seulement ! Et tout le reste, j'ai trouvé les récits un peu poussifs et surtout les chutes prévisibles et... pas drôles. Ce sont des gags globalement déjà-vus sur le thème de la SF, des gros martiens à tentacules et autres science-fictionneries. J'ai trouvé vraiment dommage de gâcher un si bon dessin parce que le scénario n'est pas du tout à la hauteur.
Wondertown
Cette BD s'adresse sans doute plus à un public jeune adolescent qu'adulte mais elle m'a fait sourire. Le dessin n'est pas mauvais mais un peu trop épuré à mes yeux. Certains décors font quand même assez vides. Ceci dit, ça reste efficace et pas désagréable à lire. Quant aux scénarios de ces histoires courtes, ils partent sur la base d'un groupe d'orphelins qui se débrouillent dans une grande ville américaine. Mais loin de jouer la carte de la misère, les récits portent très rapidement sur des sujets à base de fantastique et d'humour. C'est assez rigolo par moments, et plaisant dans l'ensemble. Bref, pour un prix réduit et pour un public relativement jeune d'esprit, c'est une BD sympa.