J'ai lu cette BD il y a longtemps et je n'en garde pas un souvenir impérissable. C'est juste que c'est un style qui a mal vieilli à mon goût, ce qui en fait une bande dessinée assez lourde à lire...Le scénario suit une trame classique et le cadrage est convenu, ça se lit mais ce n'est pas transcendant.
Niveau dessin on reconnaît la patte de Jacobs mais il n'est pas encore aussi affirmé que dans Blake et Mortimer, certaines scènes augurent néanmoins de fameux passages de sa série phare ;)
J'ai finalement bien accroché à cette série. L'histoire bien qu'un peu tarabiscotée, sait créer une véritable ambiance et les personnages qui la traversent, intriguent autant qu'ils fascinent... la droïde, la vieille dame qui tire les ficelles et son compagnon dont le moindre que l'on puisse dire est qu'il est complètement en décalage avec la faune qui l'entoure, Vlack et les autres en sont les meilleurs exemples.
Maintenant, c'est vrai que Dufaux se fourvoie un peu dans des démonstrations intellectuelles qui peuvent agacer... Les citations qui parsèment l'histoire, la référence à la musique ont crée en effet chez moi, un sentiment partagé où la curiosité et la lassitude n'en finissaient pas d'alterner.
Mais au bout du compte, ce qui pour moi manque de manière criante dans cette bd, c'est une forme de fluidité narrative. En effet, j'ai parfois eu l'impression que l'histoire partait dans tous les sens sans trop savoir où se poser.
Ce sentiment s'est surtout accentué dans la dernière partie de l'histoire. Là, il est visible que Dufaux a taillé dans le vif en précipitant l'épilogue de l'histoire. La preuve ? Il utilise ses personnages pour nous raconter les aventures de Vlack et sa famille dans une partie de l'histoire comprise entre la fin du tome 3 et le début du tome 4... cela a crée chez moi une impression, de bâclage assez forte.
Cela dit et je le répète j'ai aimé l'ambiance de cette série. Par certains aspects, elle m'a évoqué celle des Eaux de Mortelune.
Tout simplement un régal. Le dessin est magnifique et l'intrigue palpitante.Une très bonne surprise de cette fin du mois d'octobre!!! En plus avoir 63 pages pour douze euros, on en redemande, surtout quand on est étudiant!
J'étais à la recherche d'une bd au scénario intéressant et au dessin digne de ce nom.
Après plusieurs essais j'ai trouvé.
Cette histoire et tout simplement géniale, je la conseille vivement à tout le monde.
J'ai lu les 8 premiers volumes à une vitesse faramineuse et j'attends avec impatience le prochain numéro.
Niveau dessin on est loin de Marini, c'est sur, mais c'est bien pour le genre qui nous est proposé ici. Par contre, en ce qui concerne l'humour, je dirais qu'il est selectif!
Il faut etre ou avoir été consommateur de canabis pour comprendre et la, c'est vraiment le pied.
Conclusion: je recommande cette BD pour les fumeurs, les autres peuvent passer leur chemin.
Un concept plutôt original. Une trame qui verse dans la politique et une relecture de plus sur la position du Super-héros dans une société ressemblant à la notre.
En l'occurence ici c'est en plus une prise de position, Hundred, ancien héros masqué devenu maire est obligé d'affronter les problèmes de façon plus conventionelle. C'est peut-être moins évident que de jouer les "monte en l'air", en tout cas le point de vue est différent ainsi que les responsabilités et les conséquences.
Si quelques points intéressant sont soulevés ici, hélas quelques longueurs plombent souvent le déroulement de l'histoire, c'est bien dommage, de plus les préoccupations d'Hundred, ses angoisses, prennent un peu trop le pas sur le récit, difficile de ne pas perdre le fil.
Graphiquement le style est élégant, de plus le design de Hundred est assez original, son costume au look inattendu est des plus réussis (on se demande juste comment il évite de se brûler le cul avec son Jet-pack).
Conclusion: Une histoire originale mais bancale+ de jolies images+ Un personnage principal presque réussi = Un album horriblement cher au format inadapté.
Un comic assez fun et sympa, mettant en scène un croupier et une serveuse, aux prises avec une joyeuse bande de zombies.
Des zombies qui évoluent et qui sont finalement moins cruels que les vivants.
Le scénario de cette BD est à peu prés aussi inexistant que la vie chez un zombie, peu importe c'est divertissant, bourrin et ça se laisse lire avec plaisir.
Et puis c'est vraiment joliment mis en images. Les dessins craspecs à l'apect brouillon représentent parfaitement la putréfaction qui habille ces chers morts-vivants, c'est vraiment du bon travail et c'est original. Rien que pour ce point "Remains" vaut une lecture.
Bref c'est divertissant,c'est une BD plutôt "cool" et vraiment simple à comprendre! À lire les jours de grosse fatigue intellectuelle ou en cas de gueule de bois.
PS: Forniquer dans une chambre forte peut parfois s'avérer salutaire...
La remise en question du héros dans la société a déjà été maintes fois exploitée, certes, pourtant "Le Prestige de l'uniforme" le fait de manière plutôt réussie. L'histoire est plaisante, volontier dramatique, peuplée de gens divers et les héros en sont les personnages les plus pathétiques.
Paul est un raté, un personnage qui ne s'est jamais émancipé, Paul est rongé de l'intérieur, un évènement va bouleverser sa vie...
Cette BD ne manque pas de cynisme, mais elle n'est pas pour autant dénuée de délicatesse, le regard que porte Paul sur lui même est froid et réaliste, à la lecture on ressent de la compassion pour lui quand son univers s'échappe, on ressent de l'empathie quand il est pris par ses pensées solitaires. C'est touchant, c'est bien...
Les dessins habillent parfaitement cette histoire, c'est particulier, un style qui paraît cru, mais au final c'est plutôt soigné.
"Le prestige de l'uniforme" est une BD réussie, qui donne de la fraîcheur à un sujet rebattu, ce n'était pas évident.
Premier volume paru de la collection DC Heroes chez l'éditeur panini, ce "Batman & Catwoman" ne restera pas dans les mémoires.
Le scénario est des plus plats et manque cruellement d'originalité, les rebondissements tombent à l'eau et même Batman, réduit au rang de simple faire valoir, a l'air de s'ennuyer ferme dans cette histoire.
Reste quelques scènes de bruit et de fureur plutôt réussies et une Catwoman assez sexy.
A réserver aux hardfans de Batman.
André-Philippe Côté semble être un auteur complet qui connaît un succès certain au Canada.
"Victor et Rivière" a d’abord été édité en N&B par "Soulières Editeur" avant d’être réédité en couleur par "Trois-Pistoles" pour séduire le marché européen.
De l’album, je n’ai lu que la version N&B mais il me tarde de pouvoir dévorer la version colorisée qui semble bien alléchante ! Déniché par hasard au gré de mes errements dans une bouquinerie, j’ai d’abord été intrigué par le 4eme de couverture puis conquis par la qualité des planches.
C’est un réel plaisir que de découvrir des albums d’auteurs francophones venant d’outre atlantique. Leur manière d’approcher et de concevoir une bd apporte un regard neuf sur le neuvième art. Avec cet album, Côté aborde la complexité des relations humaines sans parti pris. L’auteur passe du monde réel à celui de l’imaginaire (et inversement) avec aisance et talent. Ainsi, le lecteur est l’observateur privilégié du lent déclin de Paul Victor et de ses rencontres avec Rimbaud et Verlaine. Malgré la complexité et la richesse de l’album, il me semble à la portée de tous. Côté dessins, Côté (l’auteur) maîtrise parfaitement le N&B et le jeu de lumières.
Bref, voici un album sobre et profondément humain qui vaut (largement) le détour . . .
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Avant Blake et Mortimer (Le Rayon U)
J'ai lu cette BD il y a longtemps et je n'en garde pas un souvenir impérissable. C'est juste que c'est un style qui a mal vieilli à mon goût, ce qui en fait une bande dessinée assez lourde à lire...Le scénario suit une trame classique et le cadrage est convenu, ça se lit mais ce n'est pas transcendant. Niveau dessin on reconnaît la patte de Jacobs mais il n'est pas encore aussi affirmé que dans Blake et Mortimer, certaines scènes augurent néanmoins de fameux passages de sa série phare ;)
Beatifica Blues
J'ai finalement bien accroché à cette série. L'histoire bien qu'un peu tarabiscotée, sait créer une véritable ambiance et les personnages qui la traversent, intriguent autant qu'ils fascinent... la droïde, la vieille dame qui tire les ficelles et son compagnon dont le moindre que l'on puisse dire est qu'il est complètement en décalage avec la faune qui l'entoure, Vlack et les autres en sont les meilleurs exemples. Maintenant, c'est vrai que Dufaux se fourvoie un peu dans des démonstrations intellectuelles qui peuvent agacer... Les citations qui parsèment l'histoire, la référence à la musique ont crée en effet chez moi, un sentiment partagé où la curiosité et la lassitude n'en finissaient pas d'alterner. Mais au bout du compte, ce qui pour moi manque de manière criante dans cette bd, c'est une forme de fluidité narrative. En effet, j'ai parfois eu l'impression que l'histoire partait dans tous les sens sans trop savoir où se poser. Ce sentiment s'est surtout accentué dans la dernière partie de l'histoire. Là, il est visible que Dufaux a taillé dans le vif en précipitant l'épilogue de l'histoire. La preuve ? Il utilise ses personnages pour nous raconter les aventures de Vlack et sa famille dans une partie de l'histoire comprise entre la fin du tome 3 et le début du tome 4... cela a crée chez moi une impression, de bâclage assez forte. Cela dit et je le répète j'ai aimé l'ambiance de cette série. Par certains aspects, elle m'a évoqué celle des Eaux de Mortelune.
Lune d'argent sur Providence
Tout simplement un régal. Le dessin est magnifique et l'intrigue palpitante.Une très bonne surprise de cette fin du mois d'octobre!!! En plus avoir 63 pages pour douze euros, on en redemande, surtout quand on est étudiant!
Le Chant des Stryges
J'étais à la recherche d'une bd au scénario intéressant et au dessin digne de ce nom. Après plusieurs essais j'ai trouvé. Cette histoire et tout simplement géniale, je la conseille vivement à tout le monde. J'ai lu les 8 premiers volumes à une vitesse faramineuse et j'attends avec impatience le prochain numéro.
Rilax
Niveau dessin on est loin de Marini, c'est sur, mais c'est bien pour le genre qui nous est proposé ici. Par contre, en ce qui concerne l'humour, je dirais qu'il est selectif! Il faut etre ou avoir été consommateur de canabis pour comprendre et la, c'est vraiment le pied. Conclusion: je recommande cette BD pour les fumeurs, les autres peuvent passer leur chemin.
Ex Machina
Un concept plutôt original. Une trame qui verse dans la politique et une relecture de plus sur la position du Super-héros dans une société ressemblant à la notre. En l'occurence ici c'est en plus une prise de position, Hundred, ancien héros masqué devenu maire est obligé d'affronter les problèmes de façon plus conventionelle. C'est peut-être moins évident que de jouer les "monte en l'air", en tout cas le point de vue est différent ainsi que les responsabilités et les conséquences. Si quelques points intéressant sont soulevés ici, hélas quelques longueurs plombent souvent le déroulement de l'histoire, c'est bien dommage, de plus les préoccupations d'Hundred, ses angoisses, prennent un peu trop le pas sur le récit, difficile de ne pas perdre le fil. Graphiquement le style est élégant, de plus le design de Hundred est assez original, son costume au look inattendu est des plus réussis (on se demande juste comment il évite de se brûler le cul avec son Jet-pack). Conclusion: Une histoire originale mais bancale+ de jolies images+ Un personnage principal presque réussi = Un album horriblement cher au format inadapté.
Remains
Un comic assez fun et sympa, mettant en scène un croupier et une serveuse, aux prises avec une joyeuse bande de zombies. Des zombies qui évoluent et qui sont finalement moins cruels que les vivants. Le scénario de cette BD est à peu prés aussi inexistant que la vie chez un zombie, peu importe c'est divertissant, bourrin et ça se laisse lire avec plaisir. Et puis c'est vraiment joliment mis en images. Les dessins craspecs à l'apect brouillon représentent parfaitement la putréfaction qui habille ces chers morts-vivants, c'est vraiment du bon travail et c'est original. Rien que pour ce point "Remains" vaut une lecture. Bref c'est divertissant,c'est une BD plutôt "cool" et vraiment simple à comprendre! À lire les jours de grosse fatigue intellectuelle ou en cas de gueule de bois. PS: Forniquer dans une chambre forte peut parfois s'avérer salutaire...
Prestige de l'uniforme
La remise en question du héros dans la société a déjà été maintes fois exploitée, certes, pourtant "Le Prestige de l'uniforme" le fait de manière plutôt réussie. L'histoire est plaisante, volontier dramatique, peuplée de gens divers et les héros en sont les personnages les plus pathétiques. Paul est un raté, un personnage qui ne s'est jamais émancipé, Paul est rongé de l'intérieur, un évènement va bouleverser sa vie... Cette BD ne manque pas de cynisme, mais elle n'est pas pour autant dénuée de délicatesse, le regard que porte Paul sur lui même est froid et réaliste, à la lecture on ressent de la compassion pour lui quand son univers s'échappe, on ressent de l'empathie quand il est pris par ses pensées solitaires. C'est touchant, c'est bien... Les dessins habillent parfaitement cette histoire, c'est particulier, un style qui paraît cru, mais au final c'est plutôt soigné. "Le prestige de l'uniforme" est une BD réussie, qui donne de la fraîcheur à un sujet rebattu, ce n'était pas évident.
Batman & Catwoman - Tu ne tueras point
Premier volume paru de la collection DC Heroes chez l'éditeur panini, ce "Batman & Catwoman" ne restera pas dans les mémoires. Le scénario est des plus plats et manque cruellement d'originalité, les rebondissements tombent à l'eau et même Batman, réduit au rang de simple faire valoir, a l'air de s'ennuyer ferme dans cette histoire. Reste quelques scènes de bruit et de fureur plutôt réussies et une Catwoman assez sexy. A réserver aux hardfans de Batman.
Victor et Rivière
André-Philippe Côté semble être un auteur complet qui connaît un succès certain au Canada. "Victor et Rivière" a d’abord été édité en N&B par "Soulières Editeur" avant d’être réédité en couleur par "Trois-Pistoles" pour séduire le marché européen. De l’album, je n’ai lu que la version N&B mais il me tarde de pouvoir dévorer la version colorisée qui semble bien alléchante ! Déniché par hasard au gré de mes errements dans une bouquinerie, j’ai d’abord été intrigué par le 4eme de couverture puis conquis par la qualité des planches. C’est un réel plaisir que de découvrir des albums d’auteurs francophones venant d’outre atlantique. Leur manière d’approcher et de concevoir une bd apporte un regard neuf sur le neuvième art. Avec cet album, Côté aborde la complexité des relations humaines sans parti pris. L’auteur passe du monde réel à celui de l’imaginaire (et inversement) avec aisance et talent. Ainsi, le lecteur est l’observateur privilégié du lent déclin de Paul Victor et de ses rencontres avec Rimbaud et Verlaine. Malgré la complexité et la richesse de l’album, il me semble à la portée de tous. Côté dessins, Côté (l’auteur) maîtrise parfaitement le N&B et le jeu de lumières. Bref, voici un album sobre et profondément humain qui vaut (largement) le détour . . .