Un bon petit polar « à l’ancienne » (le roman dont la BD est adaptée date de 1909), façon Agatha Christie, avec un meurtre, des suspects, et un détective plus malin que tout le monde. Le tout baigne dans une atmosphère « Jasonnienne », avec ses dessins et personnages tellement reconnaissables.
Une histoire pas vraiment révolutionnaire donc, et assez différente de ce que fait Jason d’habitude (certaines pages contiennent beaucoup de texte), mais qui m’a fait passer un très bon moment. A lire si vous êtes fan de l’auteur et d’intrigues policières.
Tout ce qui est paranormal m'a toujours attiré. Et j'avais entendu parler de cette maison (réelle), hantée par les esprits de ceux qui ont été tués par des carabines Winchester. Du coup, j'étais curieux de savoir ce qu'on pourait en tirer en BD. Le résultat est assez médiocre. Les nouvelles orientations graphiques de Max Cabanes ne me plaisent pas du tout. Style haché, cadrages -certes osés- décalés, couleurs pastels ignobles... Ca ne facilite pas la lecture d'un album très conventionnel au final, avec des situations qui n'ont rien d'original.
C'est dommage, car un peu de subtilité et un traitement graphique différent auraient pu produire un album honnête...
J'adore. J'avoue je reste fan des Warbirds de la WWII et bien sûr cet album me comble car il a déjà le mérite d'aborder un thème trop souvent délaissé dans le monde de la BD.
Sinon la qualité est là, dessins et couleurs somptueux, très bon scénario.
Je rêve maintenant de voir l'auteur démarrer une longue série sur ce thème.
"Merci d'éviter de donner trop de 5/5. Cette note doit être réservée pour les BDs absolument cultes, hors du commun, qui marquent de leur empreinte la culture BD." EN VOILA UNE. Un vrai régal. Les peintures de Rosinski sont superbes !!! Quel artiste. Le scenario de Sente est plein de richesses et de rebondissements. Quand on pense enfin connaitre la vérité, tout bascule et on repart avec une autre visions des faits... A vraiment lire, je ne pense pas qu'il y aura beaucoup de déçu.
Cette BD se démarque d'abord par son dessin. Ce n'est d'ailleurs pas du dessin mais vraiment uniquement de la peinture, sans encrage. Scott Hampton y a un style qui n'est pas sans rappeler celui des peintures de Hopper. Cela donne donc parfois quelques cases ou planches très réussies, notamment celles de paysages nocturnes ou de visages en gros plan. C'était d'ailleurs exactement la même réflexion que je m'étais faite à la lecture de D-day, le jour du désastre du même dessinateur, même s'il avait déjà acquis plus de maîtrise technique dans cette autre BD que dans ce Batman plus ancien.
Cependant, dans l'ensemble, tout n'est vraiment pas réussi visuellement parlant. D'abord, il est évident qu'un peintre ne peut pas offrir la somme de détails, de décors et de précisions qu'un dessinateur à l'encre peut offrir. Ensuite, la majorité des planches m'ont parues trop obscures, trop floues, reproche que je fais très souvent aux BDs sans encrage. C'est une question de goût ceci-dit car certains doivent sûrement trouver ce style de peinture sans encrage très beau en BD.
Le scénario lui aussi est assez noir. Il traite du monde obscur de la nuit bien évidemment, comme presque toujours avec Batman, mais aussi d'abus et de violences sur des enfants, de troubles psychologiques, de traumatismes, etc... Un scénario vraiment pas très gai même s'il est relativement bien construit. Ici pas de super-méchants, pas de Joker et compagnie, c'est un polar noir et sérieux avec juste une infime touche de fantastique sur la fin.
L'ennui, c'est qu'à trop jouer dans la recherche de noirceur et de profondeur légèrement artificielle, le scénariste en a oublié un peu la narration qui n'est pas aisée à suivre et pas toujours agréable à lire. Le récit peine à entraîner le lecteur et à lui faire ressentir l'oeuvre.
Une BD à la peinture intéressante même si pas toujours excellente, et un récit noir et assez bon.
Mais n'appréciant personnellement pas les histoires trop noires, je n'ai que moyennement apprécié cette BD que je trouve en outre trop chère dans son ancienne édition devenue introuvable.
A la fois dérangeante et plaisante, c'est une très bonne définition de cette BD.
Le dessin est original, Jérome Simon a une vraie touche aussi bien dans le trait que l'encrage et les couleurs. C'est assez joli, j'aime bien, et surtout ce dessin donne une âme à cette BD.
Le scénario est également tout pareil : original tout en étant bien plaisant. Il surprend par des aspects un peu glauques, cannibalisme et autres démembrements, tout en mêlant des aspects de conte de fées. Croquemitaine et grand méchant Loup y fréquentent une gentille petite fille cannibale et de méchants religieux hypocrites. Une sorte de retournement de la morale où les religieux propres sur eux sont les méchants et les nécrophages qui tuent les humains sans vergogne sont les... plus ou moins gentils. Le récit, quant à lui, est plein de mystère et agréable à suivre. En lisant l'unique tome paru, j'espérais grandement pouvoir en lire un maximum, que ça ne s'arrête pas trop vite car je voulais en savoir le plus possible sur cette histoire agréable et originale.
Hélas, ce tome 1 est à suivre et... n'aura pas de suite à moins que Delcourt et Jérôme Simon ne reviennent sur leur décision. A cause de cela et parce que l'histoire reste ainsi en suspens, je ne peux pas conseiller l'achat de cette BD amputée de sa fin.
Je pense que Tintin est une BD culte au même titre qu'Astérix. Moi personnellement, j'ai toujours préféré Tintin pour les voyages et le coté plus proche de la réalité. Je ne comprends d'ailleurs pas les critiques sur les exposés politiques de Tintin au congo, en Amérique, etc...
Je me permets de rappeler quand même que ces BDs ont été écrites en 1930 et qu'elles ne montrent que la réalité de l'époque, colonisation, anti-communisme, etc...
C'est certes blamâble, mais à mes yeux, cela permet à tout le monde d'avoir une vision de cette époque. C'est aussi cela Tintin. Une exploration des autres civilisations. Avec la vision de l'époque...
Avec la renaissance de Futuropolis, l'éditeur nous offre de nouvelles oeuvres d'auteurs de talents mais en profite aussi pour rééditer les oeuvres qui ont fait sa réputation à l'époque. La véritable histoire du soldat inconnu a été publiée initialement en 1974 et Tardi se réjouit d'avoir pu la réaliser à l'époque sans aucune contrainte d'éditeur ou de série, une oeuvre totalement libre qui peut partir dans tous les sens. Et le résultat est un récit dans lequel on n'entre pas facilement.
On reconnait tout de suite le dessin typique de Tardi, avec des personnages proches d'Adèle Blanc-Sec et des décors proches de ceux d'Adieu Brindavoine. C'est en grande partie le dessin qui fait l'interêt de cet album. Je ne suis pas totalement fan du style de Tardi mais en général j'aime bien et là il s'est appliqué à faire des planches belles, travaillées et esthétiques. Bref, à moins d'être réfractaire au style quand même assez particulier de Tardi, c'est un bel ouvrage.
Mais outre le dessin, c'est surtout le récit qui est particulier ici. Toute l'histoire ou presque se présente sous la forme d'un rêve totalement absurde, un monde onirique et glauque dans lequel le héros évolue en oscillant entre le souvenir tacite et l'incompréhension totale. Jusqu'à la fin quasiment, j'ai cru que toute la véritable histoire du soldat inconnu n'était qu'un grand délire de l'auteur, délire destiné à lui permettre de dessiner les décors qui lui plaisaient (notamment le fameux Passage de la Pommeraye de Nantes (c'est la librairie Album de l'endroit qui doit être contente)). Et au final, ben c'est un peu vraiment ça : un délire total. Sauf que ce délire finit par s'expliquer d'une certaine manière et que le récit prend une vraie structure en fin d'histoire, structure qui finalement n'est pas si mal malgré mes réticences à entrer dans l'absurde de la majorité de l'histoire.
En bref, c'est quand même grandement une BD "d'auteur" qui ne plaira pas à tout public mais dont le récit se révèle au final assez original et dont le dessin vaut la peine.
Petit coup de coeur pour cette BD sympathique qui, bien que souffrant de grosses lacunes au niveau dessin et scénario, reste très agréable à parcourir, A CONDITION D'AIMER LE FOOT ET ZIZOU!
Et oui, si le ballon rond n'est pas votre ami, si vous n'avez pas vibré le 12 juillet 1998, si les roulettes n'ont aucun effet sur vous : Passez votre chemin !
Sinon, achetez cette BD (c'est pour la bonne cause!).
La jeunesse du champion est un peu mielleuse mais il faut se laisser prendre au jeu.
Les dessins des vraies rencontres sont très fidèles à la réalité et raviveront de beaux souvenirs en vous.
En résumé :
BD sympa, historiquement exacte, réservée aux fans et vendue pour la bonne cause (Association Soeur Emmanuelle).
Idéale comme cadeau pour son petit neveu fan de Zizou!
Eh bien moi cette crise de nombrilisme m'a profondément ennuyé. Baudoin est un homme à femmes, mais qui n'arrive pas à choisir entre deux amours, semblent-ils aussi beaux l'un que l'autre. On le comprend un peu, quelque part, car entre la douceur chez l'une, et l'intelligence chez l'autre, le choix peut s'avérer cornélien. "Terrains vagues" correspond bien à ce territoire en friche qu'est son coeur. Mais que dire de l'option "automatique" de son écriture ? Ca casse complètement le rythme du récit, qui du coup explose en lamelles impossible à renouer ensemble.
Certes, Baudoin écrit bien, il a un beau style graphique, mais la forme est complètement arythmique, et du coup on s'y perd.
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Le Char de fer
Un bon petit polar « à l’ancienne » (le roman dont la BD est adaptée date de 1909), façon Agatha Christie, avec un meurtre, des suspects, et un détective plus malin que tout le monde. Le tout baigne dans une atmosphère « Jasonnienne », avec ses dessins et personnages tellement reconnaissables. Une histoire pas vraiment révolutionnaire donc, et assez différente de ce que fait Jason d’habitude (certaines pages contiennent beaucoup de texte), mais qui m’a fait passer un très bon moment. A lire si vous êtes fan de l’auteur et d’intrigues policières.
La Maison Winchester
Tout ce qui est paranormal m'a toujours attiré. Et j'avais entendu parler de cette maison (réelle), hantée par les esprits de ceux qui ont été tués par des carabines Winchester. Du coup, j'étais curieux de savoir ce qu'on pourait en tirer en BD. Le résultat est assez médiocre. Les nouvelles orientations graphiques de Max Cabanes ne me plaisent pas du tout. Style haché, cadrages -certes osés- décalés, couleurs pastels ignobles... Ca ne facilite pas la lecture d'un album très conventionnel au final, avec des situations qui n'ont rien d'original. C'est dommage, car un peu de subtilité et un traitement graphique différent auraient pu produire un album honnête...
Le Dernier Envol
J'adore. J'avoue je reste fan des Warbirds de la WWII et bien sûr cet album me comble car il a déjà le mérite d'aborder un thème trop souvent délaissé dans le monde de la BD. Sinon la qualité est là, dessins et couleurs somptueux, très bon scénario. Je rêve maintenant de voir l'auteur démarrer une longue série sur ce thème.
La Vengeance du Comte Skarbek
"Merci d'éviter de donner trop de 5/5. Cette note doit être réservée pour les BDs absolument cultes, hors du commun, qui marquent de leur empreinte la culture BD." EN VOILA UNE. Un vrai régal. Les peintures de Rosinski sont superbes !!! Quel artiste. Le scenario de Sente est plein de richesses et de rebondissements. Quand on pense enfin connaitre la vérité, tout bascule et on repart avec une autre visions des faits... A vraiment lire, je ne pense pas qu'il y aura beaucoup de déçu.
Batman - Des cris dans la nuit
Cette BD se démarque d'abord par son dessin. Ce n'est d'ailleurs pas du dessin mais vraiment uniquement de la peinture, sans encrage. Scott Hampton y a un style qui n'est pas sans rappeler celui des peintures de Hopper. Cela donne donc parfois quelques cases ou planches très réussies, notamment celles de paysages nocturnes ou de visages en gros plan. C'était d'ailleurs exactement la même réflexion que je m'étais faite à la lecture de D-day, le jour du désastre du même dessinateur, même s'il avait déjà acquis plus de maîtrise technique dans cette autre BD que dans ce Batman plus ancien. Cependant, dans l'ensemble, tout n'est vraiment pas réussi visuellement parlant. D'abord, il est évident qu'un peintre ne peut pas offrir la somme de détails, de décors et de précisions qu'un dessinateur à l'encre peut offrir. Ensuite, la majorité des planches m'ont parues trop obscures, trop floues, reproche que je fais très souvent aux BDs sans encrage. C'est une question de goût ceci-dit car certains doivent sûrement trouver ce style de peinture sans encrage très beau en BD. Le scénario lui aussi est assez noir. Il traite du monde obscur de la nuit bien évidemment, comme presque toujours avec Batman, mais aussi d'abus et de violences sur des enfants, de troubles psychologiques, de traumatismes, etc... Un scénario vraiment pas très gai même s'il est relativement bien construit. Ici pas de super-méchants, pas de Joker et compagnie, c'est un polar noir et sérieux avec juste une infime touche de fantastique sur la fin. L'ennui, c'est qu'à trop jouer dans la recherche de noirceur et de profondeur légèrement artificielle, le scénariste en a oublié un peu la narration qui n'est pas aisée à suivre et pas toujours agréable à lire. Le récit peine à entraîner le lecteur et à lui faire ressentir l'oeuvre. Une BD à la peinture intéressante même si pas toujours excellente, et un récit noir et assez bon. Mais n'appréciant personnellement pas les histoires trop noires, je n'ai que moyennement apprécié cette BD que je trouve en outre trop chère dans son ancienne édition devenue introuvable.
Elend
A la fois dérangeante et plaisante, c'est une très bonne définition de cette BD. Le dessin est original, Jérome Simon a une vraie touche aussi bien dans le trait que l'encrage et les couleurs. C'est assez joli, j'aime bien, et surtout ce dessin donne une âme à cette BD. Le scénario est également tout pareil : original tout en étant bien plaisant. Il surprend par des aspects un peu glauques, cannibalisme et autres démembrements, tout en mêlant des aspects de conte de fées. Croquemitaine et grand méchant Loup y fréquentent une gentille petite fille cannibale et de méchants religieux hypocrites. Une sorte de retournement de la morale où les religieux propres sur eux sont les méchants et les nécrophages qui tuent les humains sans vergogne sont les... plus ou moins gentils. Le récit, quant à lui, est plein de mystère et agréable à suivre. En lisant l'unique tome paru, j'espérais grandement pouvoir en lire un maximum, que ça ne s'arrête pas trop vite car je voulais en savoir le plus possible sur cette histoire agréable et originale. Hélas, ce tome 1 est à suivre et... n'aura pas de suite à moins que Delcourt et Jérôme Simon ne reviennent sur leur décision. A cause de cela et parce que l'histoire reste ainsi en suspens, je ne peux pas conseiller l'achat de cette BD amputée de sa fin.
Les Aventures de Tintin
Je pense que Tintin est une BD culte au même titre qu'Astérix. Moi personnellement, j'ai toujours préféré Tintin pour les voyages et le coté plus proche de la réalité. Je ne comprends d'ailleurs pas les critiques sur les exposés politiques de Tintin au congo, en Amérique, etc... Je me permets de rappeler quand même que ces BDs ont été écrites en 1930 et qu'elles ne montrent que la réalité de l'époque, colonisation, anti-communisme, etc... C'est certes blamâble, mais à mes yeux, cela permet à tout le monde d'avoir une vision de cette époque. C'est aussi cela Tintin. Une exploration des autres civilisations. Avec la vision de l'époque...
La Véritable Histoire du Soldat inconnu
Avec la renaissance de Futuropolis, l'éditeur nous offre de nouvelles oeuvres d'auteurs de talents mais en profite aussi pour rééditer les oeuvres qui ont fait sa réputation à l'époque. La véritable histoire du soldat inconnu a été publiée initialement en 1974 et Tardi se réjouit d'avoir pu la réaliser à l'époque sans aucune contrainte d'éditeur ou de série, une oeuvre totalement libre qui peut partir dans tous les sens. Et le résultat est un récit dans lequel on n'entre pas facilement. On reconnait tout de suite le dessin typique de Tardi, avec des personnages proches d'Adèle Blanc-Sec et des décors proches de ceux d'Adieu Brindavoine. C'est en grande partie le dessin qui fait l'interêt de cet album. Je ne suis pas totalement fan du style de Tardi mais en général j'aime bien et là il s'est appliqué à faire des planches belles, travaillées et esthétiques. Bref, à moins d'être réfractaire au style quand même assez particulier de Tardi, c'est un bel ouvrage. Mais outre le dessin, c'est surtout le récit qui est particulier ici. Toute l'histoire ou presque se présente sous la forme d'un rêve totalement absurde, un monde onirique et glauque dans lequel le héros évolue en oscillant entre le souvenir tacite et l'incompréhension totale. Jusqu'à la fin quasiment, j'ai cru que toute la véritable histoire du soldat inconnu n'était qu'un grand délire de l'auteur, délire destiné à lui permettre de dessiner les décors qui lui plaisaient (notamment le fameux Passage de la Pommeraye de Nantes (c'est la librairie Album de l'endroit qui doit être contente)). Et au final, ben c'est un peu vraiment ça : un délire total. Sauf que ce délire finit par s'expliquer d'une certaine manière et que le récit prend une vraie structure en fin d'histoire, structure qui finalement n'est pas si mal malgré mes réticences à entrer dans l'absurde de la majorité de l'histoire. En bref, c'est quand même grandement une BD "d'auteur" qui ne plaira pas à tout public mais dont le récit se révèle au final assez original et dont le dessin vaut la peine.
Zidane
Petit coup de coeur pour cette BD sympathique qui, bien que souffrant de grosses lacunes au niveau dessin et scénario, reste très agréable à parcourir, A CONDITION D'AIMER LE FOOT ET ZIZOU! Et oui, si le ballon rond n'est pas votre ami, si vous n'avez pas vibré le 12 juillet 1998, si les roulettes n'ont aucun effet sur vous : Passez votre chemin ! Sinon, achetez cette BD (c'est pour la bonne cause!). La jeunesse du champion est un peu mielleuse mais il faut se laisser prendre au jeu. Les dessins des vraies rencontres sont très fidèles à la réalité et raviveront de beaux souvenirs en vous. En résumé : BD sympa, historiquement exacte, réservée aux fans et vendue pour la bonne cause (Association Soeur Emmanuelle). Idéale comme cadeau pour son petit neveu fan de Zizou!
Terrains vagues
Eh bien moi cette crise de nombrilisme m'a profondément ennuyé. Baudoin est un homme à femmes, mais qui n'arrive pas à choisir entre deux amours, semblent-ils aussi beaux l'un que l'autre. On le comprend un peu, quelque part, car entre la douceur chez l'une, et l'intelligence chez l'autre, le choix peut s'avérer cornélien. "Terrains vagues" correspond bien à ce territoire en friche qu'est son coeur. Mais que dire de l'option "automatique" de son écriture ? Ca casse complètement le rythme du récit, qui du coup explose en lamelles impossible à renouer ensemble. Certes, Baudoin écrit bien, il a un beau style graphique, mais la forme est complètement arythmique, et du coup on s'y perd.