Le début prometteur peine à masquer le manque manifeste d’originalité de ce récit où les avatars de ce Rhino (héros de l’histoire?) sont clairement empruntés à ceux de Shrek. Ainsi, ces deux exclus de la société se retrouvent à devoir aller délivrer une princesse dans un château surveillé par une dragonne pour l’un et par un marais (vivant!) pour l’autre.
Mais bien vite, l’histoire s’enlise dans des propos stériles et la quête de départ se disperse dans une série de mésaventures qui sont autant de subterfuges malhabiles pour meubler un album au final bien décevant. Quant au dessin, il est correct, voire agréable par moment. Petit bémol toutefois à formuler concernant le manque d’expression des visages.
Bref, pas inoubliable . . .
Que voilà un ovni sympathique !
Tout d'abord, ne vous trompez pas sur la marchandise : certes, "stairway to heaven" est une BD où les personnages sont tous à poil et où il y a des phallus partout, mais ce n'est pas vraiment une BD érotique. C'est bel et bien l'aspect humoristique qui prévaut, et il est original et très réussi. C'est une BD drôle, pas vulgaire pour un sou, et très respectueuse pour ses personnages ce qui est assez rare dans ce genre de manga pour être noté.
Une franche réussite, donc !
Une série interminable sur l'art de s'empapahouter la tronche, c'est vite indigeste. J'ai tout de même réussi à tenir dix tomes car il y a quelques qualités, faut l'avouer.
Kibo le héros de l'histoire est un benêt exubérant au grand coeur, la relation qu'il entretient avec son père, combattant émérite mais discret au possible fonctionne assez bien. Le grand père de Kibo, un vieillard emmerdeur et libidineux fait office de ressort comique pendant les moments calmes entre deux scènes de rixes.
Si certaines idées ont de quoi séduire, cela tourne vite en rond à cause du côté souvent puéril de l'oeuvre, Kibo est vraiment montré comme un idiot, ça en devient vite agaçant. Un côté répétitif évident plombe bien l'ambiance: Un tome Kibo rencontre un adversaire hyper balaise, le tome suivant il s'entraîne car si il perd il devra, selon la coutume du Nadashinkage, se faire seppuku... Puis le tome d'après il le bat, rencontre un adversaire encore plus balaise etc, etc...
Les combats: Saruwatari est fasciné par les sports de combat, il essaye de rendre les bastons réalistes, mais ce n'est pas bien réussi... son style graphique assez surgonflé se prête plus à l'exagération.
À noter que Saruwatari est un fan de sports dits de "chope" genre lutte ou catch, son Nadashinkage (le style de Kibo) est plutôt inspiré de ces disciplines. Et si parfois des combattants utilisant les arts de percussion, genre Karaté, font une apparition ce n'est pas très fréquent.
Je précise ce point pour bien souligner la différence de rendu entre cette série et Coq de combat par exemple. Même si évidemment ces deux séries sont incomparables sur bien d'autres points.
Conclusion, lire un ou deux tomes pour se vider la tête ça va, ensuite c'est largement dispensable.
Eh bien c'est simple, les carnets sont ce que je préfère de ce qu'a fait Joann Sfar jusqu'à présent.
Au début, avec Harmonica, j'avoue avoir été un peu dérangée par le côté un peu trop "sympa" de l'ensemble. Après avoir lu le Journal de Neaud, ou bien les différents Carnet de bord de Trondheim, je m'attendais à quelque chose du même style, où l'auteur se "livrerait" plus.
Mais les carnets de Sfar ne forment pas du tout un journal intime. C'est un ramassis hétéroclite de réflexions de l'auteur, de croquis, de choses dont ils veut se souvenir. Et personnellement, j'adore. On a l'impression de converser avec lui, de suivre les sujets qui lui plaisent, et on est séduit par l'intelligence et la modestie qui se dégagent de l'ensemble, même si on peut être énervé par le fait que Sfar s'y donne résolument une image sympathique.
Chaque nouveau tome est à mon sens meilleur que le précédent. Et s'il n'en faut qu'un, autant prendre "Caravan" !
C'est un paradoxe : le meilleur graphisme de Comès pour sa moins bonne histoire. Même un amateur comme moi ne peut tout à fait défendre l'album.
Les indiens se prêtent admirablement au trait, les décors et les ambiances sont superbes, la magie est là. Et alors ? Alors l'histoire est trop hermétique, trop simplifiée, comme s'il manquait des pages pour étoffer les personnages pourtant vivants et sympathiques.
Une oeuvre intéressante mais qui a eu du mal à naître on dirait. La lecture vaut à mon avis la peine, car Comès revient à ses thèmes via les amérindiens, et sa description est si imprégnée de sincérité que le plaisir est toujours là. Qui sait si ce n'est pas là son dernier album ? (ce que je ne souhaite aucunement)
Un dessin assez intéressant. Il n'est pas vraiment beau, il est irrégulier, certains visages sont très changeants et souvent ratés, certaines cases sont très difficiles à déchiffrer. Mais malgré tout cela, il est efficace, original, expressif, dynamique. Plein de qualités qui lui donnent une âme et un vrai interêt. Je ne lui reprocherais que le dessin des enfants et autres bébés qui sont franchement laids à mes yeux.
Quant aux scénarios de ces histoires courtes, ils sont noirs. Je ne sais pas si on peut vraiment parler d'humour, noir ou pas, car la plupart de ces récits sont nettement plus dramatiques qu'humoristiques. Les histoires sont assez originales, assez plaisantes aussi. Je me suis cependant assez souvent dit en fin d'histoire : "tout ça pour ça ? mouairf...". Les conclusions de certaines de ces nouvelles m'est un peu passé à côté. L'émotion passe néanmoins sur quelques histoires, notamment la première et la dernière pour moi.
Une BD pas désagréable à lire, avec un dessin et des histoires assez originales même si pas excellents ni l'un ni les autres.
Bon, je l'avoue, je ne suis pas un grand amateur du style de dessin deTardi. Mais en lisant cette série, je l'avoue, on s'y habitue. Les aventures de Nestor Burma se passent, en effet, dans un Paris typique des années 1950, et ça flatte la nostalgie des anciens titis parisiens et de certains bobos actuels. Nestor Burma, c'est un peu un certain parisianisme peuple. Mais je trouve certaines histoires, comme "Une gueule de bois en plomb" moins bien dessinées que d'autres... Et un peu expédiées d'ailleurs. Cela dit, l'ensemble des histoires sont relativement sympas, même si j'ai un peu de mal à trouver la logique de certaines intrigues. Burma se retrouve un peu facilement dans les emmerdes, et trop facilement dans des situations qui l'amènent à démêler le truc...
Je ne suis pas un amateur de roman policier, encore moins un spécialiste du genre, mais je dois dire que ce n'est pas ce que j'ai lu de mieux...
Hermann se fait plaisir avec ce premier western en couleur directe, et ça se voit. Il maîtrise parfaitement son univers, du cadrage au dynamisme des séquences. Cependant, l'épopée humaine du héros n'est pas des plus prenantes et originales. Hermann fait une énième variante de l'homme seul dans un environnement hostile. La répétition ne me gêne pas, mais ça se laisse lire sans être transcendant. Dans ce cas, il manque un petit quelque chose qui n'arrive pas.
Puis comme souvent depuis le passage à l'aquarelle, les traits des personnages ont pris de vilains tics de dessin, et personnages féminins = fée carabosse.
Le scénar de Corbeyran se tient, il est très bon. Mais ce qui m'a le plus marqué, c'est l'environnement déssiné par Moreno et dans lequel évoluent les personnages. J'ai presque envie de dire que c'est génial ! En fait on se croirait au siècle dernier, mais avec quelque chose de futuriste ! C'est vraiment particulier : par exemple le vieux téléphone sans clavier possède une visio, il y a dans la ville des sortes de navettes volantes, mais "d'époque"... Tout un univers de machines infernales qui fument et qui font du bruit, sorties tout droit d'un roman de Jules Verne !
L'histoire est glauque, sombre et mysterieuse, à l'image des illustrations.
Alors que le décor est carré et magistralement dessiné, les traits des personnages sont parfois faits un peu rapidement selon les pages, ceci pourrait en effet déplaire à certains.
En résumé j'ai bien aimé cette BD pour son originalité.
Après la relativement bonne surprise qu'a été le Docteur Tutut pour moi, j'ai voulu donner encore sa chance à Carali en lisant cet album que Wikipedia considère comme étant peut-être son album le plus important. Mais j'ai franchement moins apprécié cette BD là.
L'Amalgame est un recueil d'histoires courtes et de strips très variés. Cela va de l'histoire totalement loufoque (pire que Le concombre masqué de Mandryka que je trouvais déjà fort en matière de loufoquerie) à l'adaptation du conte persan semblable à ceux de l'album Les Contes d'un conteur. L'ennui, c'est qu'outre cette loufoquerie et outre le côté un peu trash (mais pas trop) des récits, je n'ai vraiment pas trouvé ces histoires drôles ni follement originales.
Quant au dessin, il est dans la style spécifique de Carali, volontairement "sale", fouillis et moche. Je n'aime pas du tout.
Bref, un album qui ne m'a franchement pas enthousiasmé.
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La Corne Ecarlate
Le début prometteur peine à masquer le manque manifeste d’originalité de ce récit où les avatars de ce Rhino (héros de l’histoire?) sont clairement empruntés à ceux de Shrek. Ainsi, ces deux exclus de la société se retrouvent à devoir aller délivrer une princesse dans un château surveillé par une dragonne pour l’un et par un marais (vivant!) pour l’autre. Mais bien vite, l’histoire s’enlise dans des propos stériles et la quête de départ se disperse dans une série de mésaventures qui sont autant de subterfuges malhabiles pour meubler un album au final bien décevant. Quant au dessin, il est correct, voire agréable par moment. Petit bémol toutefois à formuler concernant le manque d’expression des visages. Bref, pas inoubliable . . .
Stairway to heaven
Que voilà un ovni sympathique ! Tout d'abord, ne vous trompez pas sur la marchandise : certes, "stairway to heaven" est une BD où les personnages sont tous à poil et où il y a des phallus partout, mais ce n'est pas vraiment une BD érotique. C'est bel et bien l'aspect humoristique qui prévaut, et il est original et très réussi. C'est une BD drôle, pas vulgaire pour un sou, et très respectueuse pour ses personnages ce qui est assez rare dans ce genre de manga pour être noté. Une franche réussite, donc !
Tough
Une série interminable sur l'art de s'empapahouter la tronche, c'est vite indigeste. J'ai tout de même réussi à tenir dix tomes car il y a quelques qualités, faut l'avouer. Kibo le héros de l'histoire est un benêt exubérant au grand coeur, la relation qu'il entretient avec son père, combattant émérite mais discret au possible fonctionne assez bien. Le grand père de Kibo, un vieillard emmerdeur et libidineux fait office de ressort comique pendant les moments calmes entre deux scènes de rixes. Si certaines idées ont de quoi séduire, cela tourne vite en rond à cause du côté souvent puéril de l'oeuvre, Kibo est vraiment montré comme un idiot, ça en devient vite agaçant. Un côté répétitif évident plombe bien l'ambiance: Un tome Kibo rencontre un adversaire hyper balaise, le tome suivant il s'entraîne car si il perd il devra, selon la coutume du Nadashinkage, se faire seppuku... Puis le tome d'après il le bat, rencontre un adversaire encore plus balaise etc, etc... Les combats: Saruwatari est fasciné par les sports de combat, il essaye de rendre les bastons réalistes, mais ce n'est pas bien réussi... son style graphique assez surgonflé se prête plus à l'exagération. À noter que Saruwatari est un fan de sports dits de "chope" genre lutte ou catch, son Nadashinkage (le style de Kibo) est plutôt inspiré de ces disciplines. Et si parfois des combattants utilisant les arts de percussion, genre Karaté, font une apparition ce n'est pas très fréquent. Je précise ce point pour bien souligner la différence de rendu entre cette série et Coq de combat par exemple. Même si évidemment ces deux séries sont incomparables sur bien d'autres points. Conclusion, lire un ou deux tomes pour se vider la tête ça va, ensuite c'est largement dispensable.
Carnets de Joann Sfar
Eh bien c'est simple, les carnets sont ce que je préfère de ce qu'a fait Joann Sfar jusqu'à présent. Au début, avec Harmonica, j'avoue avoir été un peu dérangée par le côté un peu trop "sympa" de l'ensemble. Après avoir lu le Journal de Neaud, ou bien les différents Carnet de bord de Trondheim, je m'attendais à quelque chose du même style, où l'auteur se "livrerait" plus. Mais les carnets de Sfar ne forment pas du tout un journal intime. C'est un ramassis hétéroclite de réflexions de l'auteur, de croquis, de choses dont ils veut se souvenir. Et personnellement, j'adore. On a l'impression de converser avec lui, de suivre les sujets qui lui plaisent, et on est séduit par l'intelligence et la modestie qui se dégagent de l'ensemble, même si on peut être énervé par le fait que Sfar s'y donne résolument une image sympathique. Chaque nouveau tome est à mon sens meilleur que le précédent. Et s'il n'en faut qu'un, autant prendre "Caravan" !
Les Larmes du Tigre
C'est un paradoxe : le meilleur graphisme de Comès pour sa moins bonne histoire. Même un amateur comme moi ne peut tout à fait défendre l'album. Les indiens se prêtent admirablement au trait, les décors et les ambiances sont superbes, la magie est là. Et alors ? Alors l'histoire est trop hermétique, trop simplifiée, comme s'il manquait des pages pour étoffer les personnages pourtant vivants et sympathiques. Une oeuvre intéressante mais qui a eu du mal à naître on dirait. La lecture vaut à mon avis la peine, car Comès revient à ses thèmes via les amérindiens, et sa description est si imprégnée de sincérité que le plaisir est toujours là. Qui sait si ce n'est pas là son dernier album ? (ce que je ne souhaite aucunement)
Sombres Destins
Un dessin assez intéressant. Il n'est pas vraiment beau, il est irrégulier, certains visages sont très changeants et souvent ratés, certaines cases sont très difficiles à déchiffrer. Mais malgré tout cela, il est efficace, original, expressif, dynamique. Plein de qualités qui lui donnent une âme et un vrai interêt. Je ne lui reprocherais que le dessin des enfants et autres bébés qui sont franchement laids à mes yeux. Quant aux scénarios de ces histoires courtes, ils sont noirs. Je ne sais pas si on peut vraiment parler d'humour, noir ou pas, car la plupart de ces récits sont nettement plus dramatiques qu'humoristiques. Les histoires sont assez originales, assez plaisantes aussi. Je me suis cependant assez souvent dit en fin d'histoire : "tout ça pour ça ? mouairf...". Les conclusions de certaines de ces nouvelles m'est un peu passé à côté. L'émotion passe néanmoins sur quelques histoires, notamment la première et la dernière pour moi. Une BD pas désagréable à lire, avec un dessin et des histoires assez originales même si pas excellents ni l'un ni les autres.
Nestor Burma
Bon, je l'avoue, je ne suis pas un grand amateur du style de dessin deTardi. Mais en lisant cette série, je l'avoue, on s'y habitue. Les aventures de Nestor Burma se passent, en effet, dans un Paris typique des années 1950, et ça flatte la nostalgie des anciens titis parisiens et de certains bobos actuels. Nestor Burma, c'est un peu un certain parisianisme peuple. Mais je trouve certaines histoires, comme "Une gueule de bois en plomb" moins bien dessinées que d'autres... Et un peu expédiées d'ailleurs. Cela dit, l'ensemble des histoires sont relativement sympas, même si j'ai un peu de mal à trouver la logique de certaines intrigues. Burma se retrouve un peu facilement dans les emmerdes, et trop facilement dans des situations qui l'amènent à démêler le truc... Je ne suis pas un amateur de roman policier, encore moins un spécialiste du genre, mais je dois dire que ce n'est pas ce que j'ai lu de mieux...
On a tué Wild Bill
Hermann se fait plaisir avec ce premier western en couleur directe, et ça se voit. Il maîtrise parfaitement son univers, du cadrage au dynamisme des séquences. Cependant, l'épopée humaine du héros n'est pas des plus prenantes et originales. Hermann fait une énième variante de l'homme seul dans un environnement hostile. La répétition ne me gêne pas, mais ça se laisse lire sans être transcendant. Dans ce cas, il manque un petit quelque chose qui n'arrive pas. Puis comme souvent depuis le passage à l'aquarelle, les traits des personnages ont pris de vilains tics de dessin, et personnages féminins = fée carabosse.
Le Régulateur
Le scénar de Corbeyran se tient, il est très bon. Mais ce qui m'a le plus marqué, c'est l'environnement déssiné par Moreno et dans lequel évoluent les personnages. J'ai presque envie de dire que c'est génial ! En fait on se croirait au siècle dernier, mais avec quelque chose de futuriste ! C'est vraiment particulier : par exemple le vieux téléphone sans clavier possède une visio, il y a dans la ville des sortes de navettes volantes, mais "d'époque"... Tout un univers de machines infernales qui fument et qui font du bruit, sorties tout droit d'un roman de Jules Verne ! L'histoire est glauque, sombre et mysterieuse, à l'image des illustrations. Alors que le décor est carré et magistralement dessiné, les traits des personnages sont parfois faits un peu rapidement selon les pages, ceci pourrait en effet déplaire à certains. En résumé j'ai bien aimé cette BD pour son originalité.
L'Amalgame
Après la relativement bonne surprise qu'a été le Docteur Tutut pour moi, j'ai voulu donner encore sa chance à Carali en lisant cet album que Wikipedia considère comme étant peut-être son album le plus important. Mais j'ai franchement moins apprécié cette BD là. L'Amalgame est un recueil d'histoires courtes et de strips très variés. Cela va de l'histoire totalement loufoque (pire que Le concombre masqué de Mandryka que je trouvais déjà fort en matière de loufoquerie) à l'adaptation du conte persan semblable à ceux de l'album Les Contes d'un conteur. L'ennui, c'est qu'outre cette loufoquerie et outre le côté un peu trash (mais pas trop) des récits, je n'ai vraiment pas trouvé ces histoires drôles ni follement originales. Quant au dessin, il est dans la style spécifique de Carali, volontairement "sale", fouillis et moche. Je n'aime pas du tout. Bref, un album qui ne m'a franchement pas enthousiasmé.