Une série qui commençait bien avec un héros tout mou, adepte du 'cool relax'. Et puis, le succès venant, il a bien fallu meubler et ça se sent souvent, malgré quelques bonnes trouvailles. Comme souvent, c'est le grand méchant (Hao) qui focalise l'attention...
Graphiquement, ça tient très bien la route, ce n'est pas baclé.
Déjà 26 volumes... Et le combat des shamans ne fait QUE commencer !
PS : Je conseille les premiers volumes, pas vraiment le reste.
Une couverture orange, sur laquelle de jeunes filles aux regards vides se donnent la main et un titre qui annonce clairement une histoire des plus optimistes... voilà un manga qui sait se faire remarquer.
Au feuilletage, ouch! Ce n'est pas terrible, terrible! Les dessins, sans être laids, sont assez simplistes. Tant pis j'achète quand même, cela m'a suffisemment intrigué pour que je veuille en savoir plus.
Verdict : Je pensais être déçu, en fait mon avis est mitigé, cette histoire est plutôt bien construite, la narration utilise Kyôko (l'amie du personnage principal, Saya) comme ressort et cela fonctionne bien, on sent la folie de Saya et son étrange concept du rationnel, qui échappe totalement aux gens dits "équilibrés".
Le suspense est bien présent, malgré quelques passages un peu creux, et l'ambiance thriller se fait sentir, mais ce qui est vraiment intéressant c'est le côté fantastique, qui bien que discret est perceptible au travers de Mitsuko, un personnage très présent de par sa non présence. Je ne parlerai pas de la particularité de Mitsuko pour ne pas lever le voile sur l'intrigue, mais c'est incontestablement l'élément le plus important de l'intrigue.
Malgré ses qualités, ce manga a aussi des défauts, Il est difficile de penser qu'autant de jeunes filles aient cette fascination morbide, cela paraît un peu "gros". Dommage aussi que certains thèmes importants semblent à peine éffleurés par l'auteur, ce manga est souvent perfectible, on sent à la lecture que certains éléments auraient mérités d'être traités avec plus de profondeur.
Pour finir je dirai que au niveau de la réalisation certaines scènes peuvent paraître choquantes, mais sans tomber non plus dans le gore spectaculaire ni le côté cul trop accrocheur. Inutile de préciser que ce n'est pas une oeuvre à lire quand on a envie de rire.
A lire une fois si vous appréciez le genre, pour ce qui est de l'acheter...
Je dois avouer m'être parfois bien fait chier en lisant "Bone", vers les tomes 6, 7 et surtout 9 qui fut un véritable supplice. C'est dommage parce que j'accrochais bien à l'humour des premiers tomes, sans me rouler par terre quand même, faut pas déconner.
Heureusement la fin, bien que pratiquement uniquement fantasy et sans trop d'humour, rattrappe bien le coup je trouve, et est parvenue à m'intéresser à nouveau.
Une impression mitigée au final donc ; je conseille la lecture pour la richesse de l'univers mais l'achat, jamais ! Je suis personnellement sûr de ne jamais relire ces 1000 et quelques pages, c'est parfois affreusement long.
Un "pas mal" tendance bof donc, quand même.
Mais que font les gens de chez Dargaud? Dans le tas, il doit pourtant y en avoir quelques uns ayant des notions de marketing et de communication! Pour être honnête, j'ai rarement vue une couve aussi hideuse jumelée à un titre aussi plat.
C'est dommage parce qu'une fois passée cette première impression plus que négative, on découvre du Morvan à son meilleur niveau. OK, le gars ne pond pas que des séries incontournables pour être poli (je suis même le premier à m'en plaindre) mais il y a objectivement une quantité d'excellentes séries chez ce scénariste qui force le respect. "Trois ... et l'ange" (mon Dieu, quel titre pourri) en fait résolument parti et Morvan impressionne par son originalité dans le style fantastique, où je ne le savais pas aussi à l'aise.
Les auteurs nous livrent un premier tome très dense et, tout en gardant une part de mystère, révèlent beaucoup d'éléments sur les personnages principaux: on est là bien loin du simple tome d'introduction que l'on termine avec l'impression de n'avoir rien lu.
Je ne suis pas très client du dessin parfois un peu incertain, ni de la multiplication des cases sur certaines planches (ce qui est un défaut maintenant récurrent dans les séries scénarisées par JDM) mais c'est très loin de gacher fondamentalement la lecture : voilà une série qui s'annonce vraiment excitante, pour peu qu'elle ne s'étende pas trop.
Ca ressemble à du Dupuy et Berbérian, ça en a la couleur et l’odeur, mais pas la saveur. Rien à faire, pour ma part, j’ai la sensation de ne plus avoir assez de mémoire pour compter les suiveurs et les « copieurs » du style Dupuy et Berberian. « Copieurs », je devrais dire « pâles copieurs », parce que Monsieur Jean n’a, à mon sens, jamais été dépassé et reste loin au-dessus de la mêlée, à la fois l’initiateur et le modèle du genre. On me dira qu’ici les protagonistes sont moins âgés que Monsieur Jean et que Dupuy et Berberian n’ont jamais abordé la question de la colocation, soit… Mais il suffit de regarder le dessin dans cette bd pour constater à quel point Monsieur Jean a servi de modèle. La différence ici, c’est que le dessin est presque moche, sans grande expression, alors que chez Dupuy et Berberian, les expressions sont infiniment plus justes et le dessin mille fois plus élégant. D’un point de vue narratif, la différence est du même ordre, là où chez Dupuy et Berbérian l’accumulation d’anecdotes forme au final un véritable tableau de vie, révélateur de la psychologie de personnages, ici, c’est juste une série de faits pas très passionnants dont la plupart pourraient être purement et simplement retirés de l’album sans en atténuer la substance. Et puis… de manière générale, je trouve qu’il y a un vrai manque d’authenticité dans cette bd. Traiter du quotidien, ça oblige à chercher dans la réalité les détails véridiques qui vont faire exister ce qu’on invente. Une fois que ces détails sont bidons, ça marche moins bien. Un exemple ? Une scène nous fait entrer dans un magasin de bd, dans cette scène, on voit non seulement que trois personnes travaillent dans cette petite boutique (complètement irréaliste) mais aussi qu’un des vendeurs se montre complètement odieux envers un client : un jeune gamin demande quel Dragon Ball est le meilleur et le vendeur répond : « Le meilleur, ça sera le dernier, parce que ça voudra dire que cette merde s’arrêtera ! » phrase lapidaire et inexacte, (la publication de la série est terminée depuis 5 ans) à laquelle est ajouté un très délicat « Morveux… »… Ce libraire-là, il peut fermer sa boutique demain…
On peut sérieusement se demander quel intérêt avait Dupuis à publier du sous-Monsieur Jean alors qu’il le publie déjà…
Bon, là, je suis assez méchant, car il faut reconnaître qu’il y a tout de même du rythme dans cette bd, on la lit du début à la fin sans vraiment décrocher… On passe d’un personnage à l’autre avec une certaine efficacité narrative (d’un cliché à l’autre avec une certaine complaisance, devrais-je dire…), mais ça ne suffit pas à faire une bonne bd, juste un produit assez moyen.
Je suis assez d’accord avec Yannick sur les coïncidences un peu trop forcées de la fin de l’album. C’est un peu n’importe quoi…
Mon avis est assez proche de celui d'Arzak.
Il est vrai que mêler les genres fantastique, western et policier peut donner une certaine touche d'originalité à ce Desperados, et, même si l'intrigue est très classique, elle se laisse suivre assez facilement.
Sur la forme donc, c'est plutôt correct...
Hélas, les personnages principaux paraissent bien peu intéressants, on a l'impression de les avoir vus ailleurs des centaines de fois, ces pauvres stéréotypes de gentils anti-héros.
Seul le "méchant" de la première histoire est à peu prés intéressant, même si ses motivations et son sadisme semblent parfois un peu trop poussés.
Les dessins sont corrects : sans défaut ni personnalité, ils se contentent d'habiller comme il se doit cette production.
La couverture est plutôt classe.
Un comic qui n'est pas foncièrement mauvais mais qui manque cruellement de saveur. Dans cet univers, j'aurais aimé trouver un peu plus de force brute et pas forcément cette brutalité bridée.
A moins d'être un féru de western inutile d'acheter ce comic, d'autant que dans la collection contrebande, il y a beaucoup mieux...
Après lecture des deux premiers tomes, j'ai trouvé cette série plutôt ennuyeuse et fouillis. En effet, on ne sait pas trop à quoi s'attendre, on ne comprend pas bien où l'auteur veut en venir, et les situations "comiques" ne le sont pas tant que ça...
De plus, de nombreuses choses dans l'histoire restent obscures et ne sont pas expliquées.
En bref, je n'ai pas trop aimé, et je ne conseille pas l'achat.
Très décevant !
On était habitué à beaucoup mieux avec la série Nestor Burma (pour le dessin de Tardi!).
Le dessin en noir et blanc empêche l'histoire de s'exprimer pleinement, alourdit les scènes et ajoute une confusion au scénario.
Le scénario est simple, avec quelques rebondissements inattendus, mais je ne me lèverai pas la nuit pour vérifier si j ai bien compris l'histoire.
Le mode de narration, avec des retours en arrière (flashback), et inversement, des projections incessantes, fatiguent, surtout au début de l'album.
D'habitude, je ne mets pas de note sous 3, mais je regrette mon achat et suis déçu d'avoir perdu ce temps de lecture...
Donc BD achetée, lue, classée, oubliée en ce qui me concerne !
Ce sont des petits albums d'humour sans prétention. On ne peut pas dire que ce soit un Grand Cru de l'humour mais plutôt un peu de l'humour qui tâche.
Le dessin est assez typique du genre, gaiement colorisé et dessiné dans un style gros nez (rouge) la plupart du temps. Ce n'est pas un dessin franchement fantastique.
Quant aux gags, ils attirent le sourire mais sans plus, surtout pour ceux qui ne différencient pas l'Entre-Deux-Mers du Sauterne, bref ceux pour qui le vin ne veut pas dire grand chose et n'est surtout pas un sujet à rigolade franchouillarde.
Pour commencer, le dessin de Liberge est ici très bon. D'accord, les décors sont quasiment inexistants rappelant les décors noirs ou étoilés de Monsieur Mardi Gras Descendres mais les corps et les visages sont superbes et expressifs. Très belle qualité visuelle pour une BD X.
Ensuite, même s'il y a du sexe partout en permanence dans cette BD, il y a aussi une histoire, un bonne part de fantastique, une légère réflexion sur la mythologie, le lien entre sexe et amour, la façon dont les hommes modernes gèrent le sexe comparé au chaos du sexe naturel, etc... OK, c'est vraiment superficiel et la BD reste purement et simplement une BD X mais elle permet aussi de la lire avec un certain interêt sans avoir l'esprit obnubilé par les scènes hard.
Et justement, sur le plan de l'excitation vis-à-vis des scènes porno en elles-mêmes, ce n'est pas tout à fait ça parce que c'est du sexe sans aucun fard, sans aucune scénette émoustillante, vraiment du sexe pour le sexe et pour la notion même de sexe telle qu'un satyre envoyé sur terre peut se l'imaginer. Pas vraiment innovant sur ce plan là mais bon, ce n'est pas un réel problème.
Une BD X de belle qualité.
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Shaman King
Une série qui commençait bien avec un héros tout mou, adepte du 'cool relax'. Et puis, le succès venant, il a bien fallu meubler et ça se sent souvent, malgré quelques bonnes trouvailles. Comme souvent, c'est le grand méchant (Hao) qui focalise l'attention... Graphiquement, ça tient très bien la route, ce n'est pas baclé. Déjà 26 volumes... Et le combat des shamans ne fait QUE commencer ! PS : Je conseille les premiers volumes, pas vraiment le reste.
Le Cercle du Suicide
Une couverture orange, sur laquelle de jeunes filles aux regards vides se donnent la main et un titre qui annonce clairement une histoire des plus optimistes... voilà un manga qui sait se faire remarquer. Au feuilletage, ouch! Ce n'est pas terrible, terrible! Les dessins, sans être laids, sont assez simplistes. Tant pis j'achète quand même, cela m'a suffisemment intrigué pour que je veuille en savoir plus. Verdict : Je pensais être déçu, en fait mon avis est mitigé, cette histoire est plutôt bien construite, la narration utilise Kyôko (l'amie du personnage principal, Saya) comme ressort et cela fonctionne bien, on sent la folie de Saya et son étrange concept du rationnel, qui échappe totalement aux gens dits "équilibrés". Le suspense est bien présent, malgré quelques passages un peu creux, et l'ambiance thriller se fait sentir, mais ce qui est vraiment intéressant c'est le côté fantastique, qui bien que discret est perceptible au travers de Mitsuko, un personnage très présent de par sa non présence. Je ne parlerai pas de la particularité de Mitsuko pour ne pas lever le voile sur l'intrigue, mais c'est incontestablement l'élément le plus important de l'intrigue. Malgré ses qualités, ce manga a aussi des défauts, Il est difficile de penser qu'autant de jeunes filles aient cette fascination morbide, cela paraît un peu "gros". Dommage aussi que certains thèmes importants semblent à peine éffleurés par l'auteur, ce manga est souvent perfectible, on sent à la lecture que certains éléments auraient mérités d'être traités avec plus de profondeur. Pour finir je dirai que au niveau de la réalisation certaines scènes peuvent paraître choquantes, mais sans tomber non plus dans le gore spectaculaire ni le côté cul trop accrocheur. Inutile de préciser que ce n'est pas une oeuvre à lire quand on a envie de rire. A lire une fois si vous appréciez le genre, pour ce qui est de l'acheter...
Bone
Je dois avouer m'être parfois bien fait chier en lisant "Bone", vers les tomes 6, 7 et surtout 9 qui fut un véritable supplice. C'est dommage parce que j'accrochais bien à l'humour des premiers tomes, sans me rouler par terre quand même, faut pas déconner. Heureusement la fin, bien que pratiquement uniquement fantasy et sans trop d'humour, rattrappe bien le coup je trouve, et est parvenue à m'intéresser à nouveau. Une impression mitigée au final donc ; je conseille la lecture pour la richesse de l'univers mais l'achat, jamais ! Je suis personnellement sûr de ne jamais relire ces 1000 et quelques pages, c'est parfois affreusement long. Un "pas mal" tendance bof donc, quand même.
Trois... et l'ange
Mais que font les gens de chez Dargaud? Dans le tas, il doit pourtant y en avoir quelques uns ayant des notions de marketing et de communication! Pour être honnête, j'ai rarement vue une couve aussi hideuse jumelée à un titre aussi plat. C'est dommage parce qu'une fois passée cette première impression plus que négative, on découvre du Morvan à son meilleur niveau. OK, le gars ne pond pas que des séries incontournables pour être poli (je suis même le premier à m'en plaindre) mais il y a objectivement une quantité d'excellentes séries chez ce scénariste qui force le respect. "Trois ... et l'ange" (mon Dieu, quel titre pourri) en fait résolument parti et Morvan impressionne par son originalité dans le style fantastique, où je ne le savais pas aussi à l'aise. Les auteurs nous livrent un premier tome très dense et, tout en gardant une part de mystère, révèlent beaucoup d'éléments sur les personnages principaux: on est là bien loin du simple tome d'introduction que l'on termine avec l'impression de n'avoir rien lu. Je ne suis pas très client du dessin parfois un peu incertain, ni de la multiplication des cases sur certaines planches (ce qui est un défaut maintenant récurrent dans les séries scénarisées par JDM) mais c'est très loin de gacher fondamentalement la lecture : voilà une série qui s'annonce vraiment excitante, pour peu qu'elle ne s'étende pas trop.
Les Colocataires
Ca ressemble à du Dupuy et Berbérian, ça en a la couleur et l’odeur, mais pas la saveur. Rien à faire, pour ma part, j’ai la sensation de ne plus avoir assez de mémoire pour compter les suiveurs et les « copieurs » du style Dupuy et Berberian. « Copieurs », je devrais dire « pâles copieurs », parce que Monsieur Jean n’a, à mon sens, jamais été dépassé et reste loin au-dessus de la mêlée, à la fois l’initiateur et le modèle du genre. On me dira qu’ici les protagonistes sont moins âgés que Monsieur Jean et que Dupuy et Berberian n’ont jamais abordé la question de la colocation, soit… Mais il suffit de regarder le dessin dans cette bd pour constater à quel point Monsieur Jean a servi de modèle. La différence ici, c’est que le dessin est presque moche, sans grande expression, alors que chez Dupuy et Berberian, les expressions sont infiniment plus justes et le dessin mille fois plus élégant. D’un point de vue narratif, la différence est du même ordre, là où chez Dupuy et Berbérian l’accumulation d’anecdotes forme au final un véritable tableau de vie, révélateur de la psychologie de personnages, ici, c’est juste une série de faits pas très passionnants dont la plupart pourraient être purement et simplement retirés de l’album sans en atténuer la substance. Et puis… de manière générale, je trouve qu’il y a un vrai manque d’authenticité dans cette bd. Traiter du quotidien, ça oblige à chercher dans la réalité les détails véridiques qui vont faire exister ce qu’on invente. Une fois que ces détails sont bidons, ça marche moins bien. Un exemple ? Une scène nous fait entrer dans un magasin de bd, dans cette scène, on voit non seulement que trois personnes travaillent dans cette petite boutique (complètement irréaliste) mais aussi qu’un des vendeurs se montre complètement odieux envers un client : un jeune gamin demande quel Dragon Ball est le meilleur et le vendeur répond : « Le meilleur, ça sera le dernier, parce que ça voudra dire que cette merde s’arrêtera ! » phrase lapidaire et inexacte, (la publication de la série est terminée depuis 5 ans) à laquelle est ajouté un très délicat « Morveux… »… Ce libraire-là, il peut fermer sa boutique demain… On peut sérieusement se demander quel intérêt avait Dupuis à publier du sous-Monsieur Jean alors qu’il le publie déjà… Bon, là, je suis assez méchant, car il faut reconnaître qu’il y a tout de même du rythme dans cette bd, on la lit du début à la fin sans vraiment décrocher… On passe d’un personnage à l’autre avec une certaine efficacité narrative (d’un cliché à l’autre avec une certaine complaisance, devrais-je dire…), mais ça ne suffit pas à faire une bonne bd, juste un produit assez moyen. Je suis assez d’accord avec Yannick sur les coïncidences un peu trop forcées de la fin de l’album. C’est un peu n’importe quoi…
Desperados
Mon avis est assez proche de celui d'Arzak. Il est vrai que mêler les genres fantastique, western et policier peut donner une certaine touche d'originalité à ce Desperados, et, même si l'intrigue est très classique, elle se laisse suivre assez facilement. Sur la forme donc, c'est plutôt correct... Hélas, les personnages principaux paraissent bien peu intéressants, on a l'impression de les avoir vus ailleurs des centaines de fois, ces pauvres stéréotypes de gentils anti-héros. Seul le "méchant" de la première histoire est à peu prés intéressant, même si ses motivations et son sadisme semblent parfois un peu trop poussés. Les dessins sont corrects : sans défaut ni personnalité, ils se contentent d'habiller comme il se doit cette production. La couverture est plutôt classe. Un comic qui n'est pas foncièrement mauvais mais qui manque cruellement de saveur. Dans cet univers, j'aurais aimé trouver un peu plus de force brute et pas forcément cette brutalité bridée. A moins d'être un féru de western inutile d'acheter ce comic, d'autant que dans la collection contrebande, il y a beaucoup mieux...
Cashgirl
Après lecture des deux premiers tomes, j'ai trouvé cette série plutôt ennuyeuse et fouillis. En effet, on ne sait pas trop à quoi s'attendre, on ne comprend pas bien où l'auteur veut en venir, et les situations "comiques" ne le sont pas tant que ça... De plus, de nombreuses choses dans l'histoire restent obscures et ne sont pas expliquées. En bref, je n'ai pas trop aimé, et je ne conseille pas l'achat.
Le Petit Bleu de la Côte Ouest
Très décevant ! On était habitué à beaucoup mieux avec la série Nestor Burma (pour le dessin de Tardi!). Le dessin en noir et blanc empêche l'histoire de s'exprimer pleinement, alourdit les scènes et ajoute une confusion au scénario. Le scénario est simple, avec quelques rebondissements inattendus, mais je ne me lèverai pas la nuit pour vérifier si j ai bien compris l'histoire. Le mode de narration, avec des retours en arrière (flashback), et inversement, des projections incessantes, fatiguent, surtout au début de l'album. D'habitude, je ne mets pas de note sous 3, mais je regrette mon achat et suis déçu d'avoir perdu ce temps de lecture... Donc BD achetée, lue, classée, oubliée en ce qui me concerne !
In Vino Veritas
Ce sont des petits albums d'humour sans prétention. On ne peut pas dire que ce soit un Grand Cru de l'humour mais plutôt un peu de l'humour qui tâche. Le dessin est assez typique du genre, gaiement colorisé et dessiné dans un style gros nez (rouge) la plupart du temps. Ce n'est pas un dessin franchement fantastique. Quant aux gags, ils attirent le sourire mais sans plus, surtout pour ceux qui ne différencient pas l'Entre-Deux-Mers du Sauterne, bref ceux pour qui le vin ne veut pas dire grand chose et n'est surtout pas un sujet à rigolade franchouillarde.
Fornikandias
Pour commencer, le dessin de Liberge est ici très bon. D'accord, les décors sont quasiment inexistants rappelant les décors noirs ou étoilés de Monsieur Mardi Gras Descendres mais les corps et les visages sont superbes et expressifs. Très belle qualité visuelle pour une BD X. Ensuite, même s'il y a du sexe partout en permanence dans cette BD, il y a aussi une histoire, un bonne part de fantastique, une légère réflexion sur la mythologie, le lien entre sexe et amour, la façon dont les hommes modernes gèrent le sexe comparé au chaos du sexe naturel, etc... OK, c'est vraiment superficiel et la BD reste purement et simplement une BD X mais elle permet aussi de la lire avec un certain interêt sans avoir l'esprit obnubilé par les scènes hard. Et justement, sur le plan de l'excitation vis-à-vis des scènes porno en elles-mêmes, ce n'est pas tout à fait ça parce que c'est du sexe sans aucun fard, sans aucune scénette émoustillante, vraiment du sexe pour le sexe et pour la notion même de sexe telle qu'un satyre envoyé sur terre peut se l'imaginer. Pas vraiment innovant sur ce plan là mais bon, ce n'est pas un réel problème. Une BD X de belle qualité.