Merci beaucoup à Yannick de m'avoir fait découvrir (et surtout de m'avoir forcé à acheter, si, si!!) ces deux volumes.
C'est une bande dessinée "spéciale", entre le récit de voyage, le carnet de croquis et la BD, le tout magnifiquement illustré.
Contrairement à Yannick, j'ai nettement préféré le deuxième tome, surtout à cause des couleurs, et sans doute car on a de plus en plus d'affection et de sympathie pour Renaud, baroudeur haut en couleur, assez naïf, à tel point que l'on se demande comment il n'a pas rencontré plus de difficultés dans ces pays (Iran, Pakistan...) assez hermétiques à" l'homo occidentalus"
Une rencontre sympathique et tolérante ( enfin ça dépend des rencontres) entre l'occident et l'Orient.
Vivement le 3ième volume ! (qui sort très bientôt parait-il)
Bien que je n’aie pas trop bien compris les motivations (un peu bizarres, à mon avis…) qui ont poussé Riad Sattouf à vouloir faire une sorte de reportage dans un collège, cette lecture m’est néanmoins apparue fort sympathique.
L’idée de réaliser un petit séjour dans une classe de 3ème avec des élèves de parents aisés est bonne même si le résultat ne m’a pas du tout surpris.
Il y a, dans cette bédé, beaucoup d’humour et d’ironie aussi envers ces jeunes dont l’avenir leur semble tracé. J’ai beaucoup apprécié le passage de Riad devant le proviseur, les mises en garde et les réserves de ce dernier sont tout simplement raillant…
Les réponses des élèves aux questions de Riad sont très souvent naïves et pleines de clichés, j’ai été parfois gêné et inquiet par cette génération dont certains sont peut-être appelés, au vu de leur rang social très aisé, à diriger des hommes…
Il m’empêche que j’ai souvent rigolé aux délires de ces élèves en souvenir de mes années collèges.
Indéniablement un très bon tome d'introduction mais je n'en attendais pas moins de cet excellent scénariste qu'est Matz. Le canevas de départ est un exemple très crédible d'anticipation politique, qui pourrait donner quelques cauchemards puisque la sécurité mondiale se voit sous-traité par l'ONU à des entreprises privées, qui en profitent au passage pour en faire un spectacle de real TV très lucratif. Ce premier tome est bien cadré, sans temps mort, même si je regrette un peu la facilité et la rapidité avec la laquelle le héros devient la coqueluche des médias et de ses patrons.
Niveau dessin, pas de reproche particulier mais je trouve que le trait de Jacamon était quand même plus efficace dans les grandes cases, au rythme assez lent, de Le tueur que dans les scènes d'actions beaucoup plus denses de "Cyclopes".
Etrange série que Hanomag Henschel. Elle conte les aventures d'un anti-héros tout à fait crédible, un gars qui s'embarque dans des drôles de galères puis, sentant qu'il ne pourrait plus faire grand-chose, abandonne les gens à leur sort. C'est bien malgré lui qu'il se retrouve mêlé à des meurtres, des braquages...
Sur le plan éditorial, on a également l'impression d'assister à deux séries distinctes, d'un album à l'autre. Edités dans des collections différentes, le premier se compose de récits courts, en noir et blanc (avec une touche de couleur, différente à chaque histoire), alors que le second est un récit de 94 pages presqu'entièrement en couleur. Graphiquement, Wintz a subi une évolution ; plutôt dans un style "tardiesque" au début, le tome 2 ressemble à du Cosey, sur bien des points. Mais Hanomag reste un loser.
Sur le plan de l'histoire, le tome 1 n'éveille que rarement la curiosité, les auteurs se contentant de faire du policier noir, comme on en faisait des tonnes chez Casterman au cours des années 1980, crapoteux et domestique. Par la suite, on nous emmène en Inde, pour découvrir ses senteurs, ses saveurs, ses beautés, sa société aussi, au travers de deux éléments essentiels, le cinéma et les trains. Je n'en dirai pas plus, afin de ne pas déflorer l'histoire. Malheureusement, la série s'interrompt de façon un peu abrupte, alors qu'on aurait aimé savoir dans quelle galère notre aventurier-malgré-lui allait se retrouver...
A découvrir.
Effectivement, c'est une jolie BD qui nous donne une belle image du monde spirituel des indiens d'Amérique du nord, monde cher à Dérib qui le dessine si bien. Mention spéciale pour les aventures de ce petit indien au milieu des animaux.
Les avis sont très partagés sur Tintin. Mais je n'ai pas peur de dire qu'il est culte. Il faut replacer la Tintin dans son contexte et ne pas oublier qu'il est un pionnier de la BD. Je ne dis pas cela pour excuser quoi que ce soit, Tintin est plein de qualités :
- le dessin de Hergé tout en lignes pleines très réussi
- les scénarios qui font l'effort de dépayser le lecteur et qui évoluent depuis des aventures simples pleines de rebondissements jusqu'à des intrigues plus complexes, excellentes et originales. Voici un héros qui parvient à nous entrainer dans plus de 20 aventures sans nous lasser car chacune est vraiment originale et il n'y a aucune récurence chez ce héros hormis ses belles qualités humaines.
On trouve chez Tintin de l'humour (un peu gentillet il est vrai aujourd'hui), de la politique (chez les soviets), du fantastique, de la science fiction, de l'aventure... Et Tintin est un homme de son temps que l'on peut voir évoluer avec sa société.
Vraiment, plus je lis de BD, plus j'apprécie Tintin à qui je ne vois que très peu de défauts.
Tout le monde fait d'Hergé et de son héros des vedettes... J'aimerais bien que les gens regardent un peu mieux comment sont traités tous les héros qui ne sont pas blancs et belges de surcroît... Tintin au Congo est d'une tristesse évidente sur le racisme colonial à plein nez, idem pour les Indiens, les Asiatiques...
Non, cela n'a rien d'intéressant de suivre ce journaliste asexué dans des aventures où il fait bon être bourré comme le capitaine pour y trouver de l'intérêt !
Pas d'accord avec l'appréciation générale... mes trois enfants ont rêvé avec leur copain Yakari, il a été un gentil compagnon de leur découverte de la lecture et bien plus à travers ce petit bonhomme ils ont découvert le monde des indiens d'une toute autre façon que par les westerns traditionnels qui montrent toujours d'affreux indiens.
Bravo à vous... même grand-père j'attends avec impatience votre nouvel enfant Messieurs, pour partager ces moments de tranquillité naïve avec mes petits enfants.
Superbe cours d'Histoire qui fait réfléchir enfin sur ce que fut la conquête du pays Aztèque au XVIème siècle... Rien de très glorieux et on ne peut pas être fier d'avoir annihilé une civilisation comme celle-là, même si les Aztèques manquaient totalement de gentillesse pendant les guerres fleuries !
De plus, l'auteur est un fabuleux dessinateur et excellent scénariste. Il est le seul à avoir osé se lancer dans cette histoire à illustrer et à faire revivre ce monde des civilisations pré-colombiennes. Bravo M. Mitton et merci.
C'est vrai que le point fort de cette série est le dessin : élégant, fin, soigné, on ne peut que rester béat devant la régularité de Ruben Pellejero. Régularité qui annonce de futures pièces maîtresses comme Aromm, Le Tour de Valse ou encore Un peu de fumée bleue.... En ce qui concerne les couleurs, ce style aléatoire ne m'a pas vraiment frappé, ni gêné, contrairement à Ro.
Les histoires s'enchaînent sans qu'il y ait vraiment de continuité, mis à part le héros, Dieter, à la fois nonchalant et détaché, presque désabusé, qui vit des aventures qui se veulent exaltantes mais dont il se contrefout pas mal. Lui, ce qui l'intéresse, c'est voir du pays, séduire de jolies femmes, gagner un peu d'argent. Un aventurier qui s'ignore, finalement.
Sans être inoubliable, c'est une série divertissante, qui fait passer un bon petit moment de lecture.
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La Tentation
Merci beaucoup à Yannick de m'avoir fait découvrir (et surtout de m'avoir forcé à acheter, si, si!!) ces deux volumes. C'est une bande dessinée "spéciale", entre le récit de voyage, le carnet de croquis et la BD, le tout magnifiquement illustré. Contrairement à Yannick, j'ai nettement préféré le deuxième tome, surtout à cause des couleurs, et sans doute car on a de plus en plus d'affection et de sympathie pour Renaud, baroudeur haut en couleur, assez naïf, à tel point que l'on se demande comment il n'a pas rencontré plus de difficultés dans ces pays (Iran, Pakistan...) assez hermétiques à" l'homo occidentalus" Une rencontre sympathique et tolérante ( enfin ça dépend des rencontres) entre l'occident et l'Orient. Vivement le 3ième volume ! (qui sort très bientôt parait-il)
Retour au collège
Bien que je n’aie pas trop bien compris les motivations (un peu bizarres, à mon avis…) qui ont poussé Riad Sattouf à vouloir faire une sorte de reportage dans un collège, cette lecture m’est néanmoins apparue fort sympathique. L’idée de réaliser un petit séjour dans une classe de 3ème avec des élèves de parents aisés est bonne même si le résultat ne m’a pas du tout surpris. Il y a, dans cette bédé, beaucoup d’humour et d’ironie aussi envers ces jeunes dont l’avenir leur semble tracé. J’ai beaucoup apprécié le passage de Riad devant le proviseur, les mises en garde et les réserves de ce dernier sont tout simplement raillant… Les réponses des élèves aux questions de Riad sont très souvent naïves et pleines de clichés, j’ai été parfois gêné et inquiet par cette génération dont certains sont peut-être appelés, au vu de leur rang social très aisé, à diriger des hommes… Il m’empêche que j’ai souvent rigolé aux délires de ces élèves en souvenir de mes années collèges.
Cyclopes
Indéniablement un très bon tome d'introduction mais je n'en attendais pas moins de cet excellent scénariste qu'est Matz. Le canevas de départ est un exemple très crédible d'anticipation politique, qui pourrait donner quelques cauchemards puisque la sécurité mondiale se voit sous-traité par l'ONU à des entreprises privées, qui en profitent au passage pour en faire un spectacle de real TV très lucratif. Ce premier tome est bien cadré, sans temps mort, même si je regrette un peu la facilité et la rapidité avec la laquelle le héros devient la coqueluche des médias et de ses patrons. Niveau dessin, pas de reproche particulier mais je trouve que le trait de Jacamon était quand même plus efficace dans les grandes cases, au rythme assez lent, de Le tueur que dans les scènes d'actions beaucoup plus denses de "Cyclopes".
Hanomag Henschel
Etrange série que Hanomag Henschel. Elle conte les aventures d'un anti-héros tout à fait crédible, un gars qui s'embarque dans des drôles de galères puis, sentant qu'il ne pourrait plus faire grand-chose, abandonne les gens à leur sort. C'est bien malgré lui qu'il se retrouve mêlé à des meurtres, des braquages... Sur le plan éditorial, on a également l'impression d'assister à deux séries distinctes, d'un album à l'autre. Edités dans des collections différentes, le premier se compose de récits courts, en noir et blanc (avec une touche de couleur, différente à chaque histoire), alors que le second est un récit de 94 pages presqu'entièrement en couleur. Graphiquement, Wintz a subi une évolution ; plutôt dans un style "tardiesque" au début, le tome 2 ressemble à du Cosey, sur bien des points. Mais Hanomag reste un loser. Sur le plan de l'histoire, le tome 1 n'éveille que rarement la curiosité, les auteurs se contentant de faire du policier noir, comme on en faisait des tonnes chez Casterman au cours des années 1980, crapoteux et domestique. Par la suite, on nous emmène en Inde, pour découvrir ses senteurs, ses saveurs, ses beautés, sa société aussi, au travers de deux éléments essentiels, le cinéma et les trains. Je n'en dirai pas plus, afin de ne pas déflorer l'histoire. Malheureusement, la série s'interrompt de façon un peu abrupte, alors qu'on aurait aimé savoir dans quelle galère notre aventurier-malgré-lui allait se retrouver... A découvrir.
Yakari
Effectivement, c'est une jolie BD qui nous donne une belle image du monde spirituel des indiens d'Amérique du nord, monde cher à Dérib qui le dessine si bien. Mention spéciale pour les aventures de ce petit indien au milieu des animaux.
Les Aventures de Tintin
Les avis sont très partagés sur Tintin. Mais je n'ai pas peur de dire qu'il est culte. Il faut replacer la Tintin dans son contexte et ne pas oublier qu'il est un pionnier de la BD. Je ne dis pas cela pour excuser quoi que ce soit, Tintin est plein de qualités : - le dessin de Hergé tout en lignes pleines très réussi - les scénarios qui font l'effort de dépayser le lecteur et qui évoluent depuis des aventures simples pleines de rebondissements jusqu'à des intrigues plus complexes, excellentes et originales. Voici un héros qui parvient à nous entrainer dans plus de 20 aventures sans nous lasser car chacune est vraiment originale et il n'y a aucune récurence chez ce héros hormis ses belles qualités humaines. On trouve chez Tintin de l'humour (un peu gentillet il est vrai aujourd'hui), de la politique (chez les soviets), du fantastique, de la science fiction, de l'aventure... Et Tintin est un homme de son temps que l'on peut voir évoluer avec sa société. Vraiment, plus je lis de BD, plus j'apprécie Tintin à qui je ne vois que très peu de défauts.
Les Aventures de Tintin
Tout le monde fait d'Hergé et de son héros des vedettes... J'aimerais bien que les gens regardent un peu mieux comment sont traités tous les héros qui ne sont pas blancs et belges de surcroît... Tintin au Congo est d'une tristesse évidente sur le racisme colonial à plein nez, idem pour les Indiens, les Asiatiques... Non, cela n'a rien d'intéressant de suivre ce journaliste asexué dans des aventures où il fait bon être bourré comme le capitaine pour y trouver de l'intérêt !
Yakari
Pas d'accord avec l'appréciation générale... mes trois enfants ont rêvé avec leur copain Yakari, il a été un gentil compagnon de leur découverte de la lecture et bien plus à travers ce petit bonhomme ils ont découvert le monde des indiens d'une toute autre façon que par les westerns traditionnels qui montrent toujours d'affreux indiens. Bravo à vous... même grand-père j'attends avec impatience votre nouvel enfant Messieurs, pour partager ces moments de tranquillité naïve avec mes petits enfants.
Quetzalcoatl
Superbe cours d'Histoire qui fait réfléchir enfin sur ce que fut la conquête du pays Aztèque au XVIème siècle... Rien de très glorieux et on ne peut pas être fier d'avoir annihilé une civilisation comme celle-là, même si les Aztèques manquaient totalement de gentillesse pendant les guerres fleuries ! De plus, l'auteur est un fabuleux dessinateur et excellent scénariste. Il est le seul à avoir osé se lancer dans cette histoire à illustrer et à faire revivre ce monde des civilisations pré-colombiennes. Bravo M. Mitton et merci.
Dieter Lumpen
C'est vrai que le point fort de cette série est le dessin : élégant, fin, soigné, on ne peut que rester béat devant la régularité de Ruben Pellejero. Régularité qui annonce de futures pièces maîtresses comme Aromm, Le Tour de Valse ou encore Un peu de fumée bleue.... En ce qui concerne les couleurs, ce style aléatoire ne m'a pas vraiment frappé, ni gêné, contrairement à Ro. Les histoires s'enchaînent sans qu'il y ait vraiment de continuité, mis à part le héros, Dieter, à la fois nonchalant et détaché, presque désabusé, qui vit des aventures qui se veulent exaltantes mais dont il se contrefout pas mal. Lui, ce qui l'intéresse, c'est voir du pays, séduire de jolies femmes, gagner un peu d'argent. Un aventurier qui s'ignore, finalement. Sans être inoubliable, c'est une série divertissante, qui fait passer un bon petit moment de lecture.