Un premier album d’une jeune dessinatrice (23 ans) qui n’a, malheureusement, pas encore le niveau qu’on est en droit d’attendre d’un auteur publié. Côté scénario, c’est assez moyen mais rien de dramatique, le rythme est soutenu et malgré certains inconsistances et des personnages très typés, ça vaut au moins Luuna, par exemple… Soit une intrigue facile mais qu’on suit sans peine.
Mais d’un point de vue graphique, pardon d’être aussi sec : cet album est une vraie catastrophe. Cristina De Arcos a encore bien des choses à apprendre. Son album est plein de perspectives foireuses, de corps mal proportionnés, de scènes d’action mal découpées, de cadrages ratés et d’une absence assez criante de tout sens de la mise en scène… On ne peut pas dire que Paquet nous ait tellement habitué à meilleur mais on tombe rarement aussi bas…
Je ne vais pas tirer sur Paquet, l’éditeur Suisse est loin d’être le seul à mettre des albums si peu aboutis sur le marché. Dans le genre, Carabas fait aussi très fort. Et puis les jeunes auteurs, il faut bien qu’ils commencent quelque part, et depuis la disparition des magazines qui permettaient aux apprentis dessinateurs de s’essayer sur des récits courts, ils sont bien forcés de proposer des albums complets et des projets de séries pour être publié, même quand ils sont encore très loin d’avoir le niveau…
Malgré tout le respect que j'ai pour Hergé, je dois reconnaître que j'ai toujours trouvé Quick et Mac... Flute, immangeable... inlecturable... imbuvable... je ne sais trop comment le dire. J'en possède pourtant quelques tomes chez moi que j'ai lus avec curiosité, mais c'est vraiment trop niais, trop plat... Il y a des années, je me souviens avoir lu le texte d'un spécialiste d'Hergé qui disait que ce dernier, malgré tous ses efforts pour introduire de l'humour dans son oeuvre, avait toujours raté son coup. Quand on lit Quick et Hamburflupke, on ne peut que lui donner raison.
A lire donc, pour la culture générale et à oublier très vite, au profit des meilleures productions du maître de la ligne claire.
Comme beaucoup l'ont déjà précisé, l'approche graphique de cette série est remarquable. Les planches se découvrent et se lisent avec beaucoup de surprise et de plaisir. On reconnaît toujours la patte de Rosinski, mais ici, on peut apprécier sa maîtrise de la couleur et on regrette à posteriori que les meilleures aventures de Thorgal n'aient pu bénéficier d'un tel travail. Je pense, quant à moi, que cela les aurait rendues inoubliables.
Mais revenons à Skarbeck. J'ai passé un grand moment d'aventure. Les références citées par Sente ne sont pas usurpées. Il y a du Dumas dans ce tourbillon de faits et de rebondissements qui sont toujours spectaculaires. Et à la fin de l'histoire, quand arrive le dénouement, on respire un peu, tant on commençait à avoir le tournis.
Je le répète, j'ai vraiment aimé l'ensemble. Pour ne rien gâcher, l'histoire est racontée en 2 tomes, ce qui nous évite les longueurs inutiles et les fins à la "mord moi le XIII".
Mon seul bémol est léger. Il concerne la dernière case de l'histoire. Elle est tellement gnangnan et convenue que ça m'a légèrement gâché le plaisir... Légèrement quand même, parce que l'essentiel avait été déjà dit, et bien dit.
Un bd à découvrir donc avec intérêt pour son graphisme somptueux et son scénar tendu et nerveux comme le physique de Skarbeck ou d'Alexandre.
Assurément une bd qui fera date.
Après deux ans d'attente, Juan Diaz Canales et Juanjo Guarnido nous livrent enfin le troisième album d'une série devenue incontournable. Dans « Âme Rouge », les milices racistes du précédent opus laissent leur place à l'inquisition MacCarthyste répondant à un nationalisme exacerbé au sein des Etats-Unis des années 1950.
Autant le dire tout de suite, la narration est de qualité ce qui n'était pas joué d'avance compte tenu des thèmes abordés. Le scénario de Canales nous fait entrer dès les premières pages au cœur d'un bon vieux polar comme je les aime avec son héros désabusé et un cortège de seconds rôles réjouissants. L'intrigue complexe mêle astucieusement histoire d'espionnage, erreurs du passé et atmosphère policière pour notre plus grand bonheur. Le rythme insufflé au récit alterne savamment action débridée et moment de respiration avec une volonté inspirée de mettre en relief les avantages graphiques.
Car le dessin de Juanjo Guarnido est une nouvelle fois épatant. La galerie de personnages animaliers est remarquable tant leurs expressions ressemblent à celles de sujets humains. Comme à chaque fois, la race du protagoniste rappelle à merveille son tempérament présumé et ses travers. Si l'on ajoute à cela un découpage admirable et des couleurs bien senties, nous avons tous les ingrédients qui ont contribué à la réussite de cette série. Déjà récompensé par le prix du dessin au festival d'Angoulême 2004 (« Blacksad : Artic Nation »), Guarnido ne devrait pas être en reste avec ce nouvel opus.
« Blacksad » est une des productions qui aura le plus marqué le monde de la bande dessinée ces derniers temps !
Ce qui est bien avec la collection de BD pour tinenfants du Seuil, c'est qu'on peut en lire l'intégralité en 15 minutes environ. Ce qui est moins bien c'est qu'à 8.99 € le volume ça fait un peu cher la minute de lecture.
Bon, évidemment c'est des mini-histoires pour tout-petits donc il faut pas s'attendre à trouver beaucoup de chefs-d'oeuvres dans le lot, mais il y en a quand même des bons et des moins bons et "L'Ours voleur de merguez", en l'occurrence, n'est pas très bon. Une course-poursuite et une leçon sur le thème "quand on prend la peine de s'écouter les uns les autres on devient tous copains", mmmmouais, bof bof, je doute que même un môme se plonge avec passion là-dedans.
Enfin bon, si vos moins de 6 ans ont déjà lu tous vos Serpieri, vous pouvez toujours leur ramener ça de la bibliothèque, mais c'est clairement pas une lecture prioritaire.
Dans la collection "La Bande des Petits" des éditions du Seuil, il y a des choses très sympas comme Boucle d'or et les sept ours nains, mais il y a aussi pas mal de petits albums très anecdotiques, pas mauvais mais tellement simplets qu'on a du mal à imaginer que même des gosses vont réussir à s'enthousiamer pour. Quant aux adultes, ben, dépenser 8,99 € pour 24 demi-planches de BD lues en 2 minutes, y a de quoi hésiter...
Bref, "Boule de Poils et Mon Canard", c'est pas mauvais mais pas non plus folichon. Le dessin est chouette mais pas super original dans le genre "illustrations pour les enfants", y a quelques gags amusants mais ce n'est pas TRES drôle dans l'ensemble, et c'est franchement très court.
Autrement dit, c'est à emprunter à la bilbiothèque si vous avez des gamins de moins de 6 ans, mais sinon, vous pouvez vous en passer.
C’est avec beaucoup de joie et de tristesse que j’ai refermé le dernier album de « Machefer ».
De la joie parce que j’adore cette série qui reprend les péripéties et l’esprit délirant du fameux dessin animé « Diabolo et satanas ». L’univers de la série reprend également les ingrédients qui ont fait le succès de « Mad Max » avec sa situation dans un monde désertique et la présence d’engins aussi loufoques les uns que les autres. La série me satisfait pleinement par son excellent concentré d’humour bon enfant et d’action. Le dernier tome termine en apothéose « Machefer » par une course très rythmée et déjantée ! Que du bonheur pour moi qui aime les compétitions automobiles !
Par rapport aux premiers tomes, le trait de Vastra dans « les 24 heures du monde » est plus fin et me semble être plus mature. La mise en page et les cadrages sont excellents. De temps à autre, de superbes vues d’ensemble viennent occuper les planches, j’ai ressenti dans « les 24 heures du monde » plus de recherches au niveau des cadrages par rapport aux autres tomes. Ce dernier album de la série est finalement très spectaculaire graphiquement.
Carole Beau est la coloriste des « 24 heures du monde ». Elle utilise des teintes très lisses, moins termes mais moins réalistes aussi (ça m’a paru bizarre de voir des voitures briller dans un environnement très poussiéreux) que ceux d’Afoula qui a réalisé les deux premiers tomes.
Tous les personnages de « Machefer » sont attachants. J’adore Jean-mi, héros géant un peu neuneu mais très sympathique qui parcourt ces contrées dans son « pot de yaourt » (fiat 500). Il a cette réputation d’être le champion du monde toutes catégories de « boules » (d’après Seb’..) !
De la tristesse aussi parce que cet album est apparemment le dernier de la série. D’après « Vents d’ouest », les ventes de «Machefer» ne sont pas assez élevées… je ne comprends pas cette désaffection du public. Serait-ce l’absence de violence, de sexe dans cette série qui rebutent les lecteurs –SIC !- ? Ou serait-ce le manque de pub de la part de l’éditeur ? La série « Golden Cup » chez un autre éditeur qui met également en scène des voitures est un succès alors que « Machefer » m’apparaît bien plus intéressant et distrayant que ce premier : bizarre !
J’espère tout simplement que « Vents d’ouest » reviendra sur sa décision et qu’il relancera cette série très sympathique !
Tout pareil qu'Artemis !
Tintin est une bd culte qui a marqué l'Histoire de la BD.
On peut trouver plein de choses à redire mais c'est un succès populaire indéniable qui a bercé l'enfance de nombreux d'entre nous !
Et puis les dessins sont beaux et les histoires font rêver les plus petits. Qui n'a jamais rêvé d'être l'ancêtre du Capitaine Haddock dans "Le Secret de la Licorne" ? On peut aussi citer "Objectif Lune" et "On a marché sur la Lune".
Je pense que c'est une BD culte pour les enfants empreinte de voyages et d'aventures.
Et quand on les lit étant enfant, c'est toujours avec une pointe de nostalgie qu'on les relit étant adulte.
Mmm... impression bizarre après lecture de cet album.
J'ai passé un bon moment, je l'ai trouvé amusant, mais je pense que je l'oublierai très vite.
Et puis... bah, j'apprécie la démarche de l'auteur d'avoir voulu faire de ses héroïnes des petites grosses, ça change des jolies filles au corps fantasmé qu'on voit d'habitude dans les BDs, mais elles n'échappent finalement pas aux clichés. Dans toutes ces histoires, elles sont "bonnes" au lit, ont une sexualité décomplexée, mais l'amour leur semble interdit (sauf de la part des idiots) et elles sont rejetées de tous et mal dans leur peau. En voulant briser les stéréotypes, l'auteur retombe dans un autre. Dommage, il y avait tant à dire sur le sujet. Faut dire que le format "histoires courtes" ne permet pas de beaucoup développer les personnages.
Le dessin est honnête mais je n'accroche pas plus que ça.
Cela faisait longtemps que je voulais lire cet album au casting alléchant. Et je ne suis pas déçu malgré quelques petits défauts.
L'histoire démarre au quart de tour et ne s'essoufflera jamais. Van Hamme est quand même très fort pour ficeler ses scénarios et Lune de guerre nous le démontre une fois de plus. La galerie conséquente de personnages (30 en tout) représente un sacré défit pour le scénariste et le dessinateur. Dans l'ensemble, le pari est réussi car hormis certaines scènes se passant de nuit, on s'y retrouve au milieu de ce big bazar, certains personnages comme Franz Berger le restaurateur sont subtilement approfondis. Cependant, l'album aurait presque mérité 20 pages de plus afin de développer tous les personnages.
Mise à part certaines scènes de nuit (ou savoir qui est qui s'avère parfois difficile), Hermann dessinent ce mariage qui tourne mal à la perfection et c'est un doux "oeuf et misme" de le dire (petit clin d'oeil à un passage de l'album).
En résumé, un très bon one-shot, même si la montée en violence de l'histoire aurait pu mieux s'effectuer avec quelques planches de plus.
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À l'ombre de l'aigle
Un premier album d’une jeune dessinatrice (23 ans) qui n’a, malheureusement, pas encore le niveau qu’on est en droit d’attendre d’un auteur publié. Côté scénario, c’est assez moyen mais rien de dramatique, le rythme est soutenu et malgré certains inconsistances et des personnages très typés, ça vaut au moins Luuna, par exemple… Soit une intrigue facile mais qu’on suit sans peine. Mais d’un point de vue graphique, pardon d’être aussi sec : cet album est une vraie catastrophe. Cristina De Arcos a encore bien des choses à apprendre. Son album est plein de perspectives foireuses, de corps mal proportionnés, de scènes d’action mal découpées, de cadrages ratés et d’une absence assez criante de tout sens de la mise en scène… On ne peut pas dire que Paquet nous ait tellement habitué à meilleur mais on tombe rarement aussi bas… Je ne vais pas tirer sur Paquet, l’éditeur Suisse est loin d’être le seul à mettre des albums si peu aboutis sur le marché. Dans le genre, Carabas fait aussi très fort. Et puis les jeunes auteurs, il faut bien qu’ils commencent quelque part, et depuis la disparition des magazines qui permettaient aux apprentis dessinateurs de s’essayer sur des récits courts, ils sont bien forcés de proposer des albums complets et des projets de séries pour être publié, même quand ils sont encore très loin d’avoir le niveau…
Quick et Flupke
Malgré tout le respect que j'ai pour Hergé, je dois reconnaître que j'ai toujours trouvé Quick et Mac... Flute, immangeable... inlecturable... imbuvable... je ne sais trop comment le dire. J'en possède pourtant quelques tomes chez moi que j'ai lus avec curiosité, mais c'est vraiment trop niais, trop plat... Il y a des années, je me souviens avoir lu le texte d'un spécialiste d'Hergé qui disait que ce dernier, malgré tous ses efforts pour introduire de l'humour dans son oeuvre, avait toujours raté son coup. Quand on lit Quick et Hamburflupke, on ne peut que lui donner raison. A lire donc, pour la culture générale et à oublier très vite, au profit des meilleures productions du maître de la ligne claire.
La Vengeance du Comte Skarbek
Comme beaucoup l'ont déjà précisé, l'approche graphique de cette série est remarquable. Les planches se découvrent et se lisent avec beaucoup de surprise et de plaisir. On reconnaît toujours la patte de Rosinski, mais ici, on peut apprécier sa maîtrise de la couleur et on regrette à posteriori que les meilleures aventures de Thorgal n'aient pu bénéficier d'un tel travail. Je pense, quant à moi, que cela les aurait rendues inoubliables. Mais revenons à Skarbeck. J'ai passé un grand moment d'aventure. Les références citées par Sente ne sont pas usurpées. Il y a du Dumas dans ce tourbillon de faits et de rebondissements qui sont toujours spectaculaires. Et à la fin de l'histoire, quand arrive le dénouement, on respire un peu, tant on commençait à avoir le tournis. Je le répète, j'ai vraiment aimé l'ensemble. Pour ne rien gâcher, l'histoire est racontée en 2 tomes, ce qui nous évite les longueurs inutiles et les fins à la "mord moi le XIII". Mon seul bémol est léger. Il concerne la dernière case de l'histoire. Elle est tellement gnangnan et convenue que ça m'a légèrement gâché le plaisir... Légèrement quand même, parce que l'essentiel avait été déjà dit, et bien dit. Un bd à découvrir donc avec intérêt pour son graphisme somptueux et son scénar tendu et nerveux comme le physique de Skarbeck ou d'Alexandre. Assurément une bd qui fera date.
Blacksad
Après deux ans d'attente, Juan Diaz Canales et Juanjo Guarnido nous livrent enfin le troisième album d'une série devenue incontournable. Dans « Âme Rouge », les milices racistes du précédent opus laissent leur place à l'inquisition MacCarthyste répondant à un nationalisme exacerbé au sein des Etats-Unis des années 1950. Autant le dire tout de suite, la narration est de qualité ce qui n'était pas joué d'avance compte tenu des thèmes abordés. Le scénario de Canales nous fait entrer dès les premières pages au cœur d'un bon vieux polar comme je les aime avec son héros désabusé et un cortège de seconds rôles réjouissants. L'intrigue complexe mêle astucieusement histoire d'espionnage, erreurs du passé et atmosphère policière pour notre plus grand bonheur. Le rythme insufflé au récit alterne savamment action débridée et moment de respiration avec une volonté inspirée de mettre en relief les avantages graphiques. Car le dessin de Juanjo Guarnido est une nouvelle fois épatant. La galerie de personnages animaliers est remarquable tant leurs expressions ressemblent à celles de sujets humains. Comme à chaque fois, la race du protagoniste rappelle à merveille son tempérament présumé et ses travers. Si l'on ajoute à cela un découpage admirable et des couleurs bien senties, nous avons tous les ingrédients qui ont contribué à la réussite de cette série. Déjà récompensé par le prix du dessin au festival d'Angoulême 2004 (« Blacksad : Artic Nation »), Guarnido ne devrait pas être en reste avec ce nouvel opus. « Blacksad » est une des productions qui aura le plus marqué le monde de la bande dessinée ces derniers temps !
L'Ours voleur de merguez
Ce qui est bien avec la collection de BD pour tinenfants du Seuil, c'est qu'on peut en lire l'intégralité en 15 minutes environ. Ce qui est moins bien c'est qu'à 8.99 € le volume ça fait un peu cher la minute de lecture. Bon, évidemment c'est des mini-histoires pour tout-petits donc il faut pas s'attendre à trouver beaucoup de chefs-d'oeuvres dans le lot, mais il y en a quand même des bons et des moins bons et "L'Ours voleur de merguez", en l'occurrence, n'est pas très bon. Une course-poursuite et une leçon sur le thème "quand on prend la peine de s'écouter les uns les autres on devient tous copains", mmmmouais, bof bof, je doute que même un môme se plonge avec passion là-dedans. Enfin bon, si vos moins de 6 ans ont déjà lu tous vos Serpieri, vous pouvez toujours leur ramener ça de la bibliothèque, mais c'est clairement pas une lecture prioritaire.
Boule de poils et mon canard
Dans la collection "La Bande des Petits" des éditions du Seuil, il y a des choses très sympas comme Boucle d'or et les sept ours nains, mais il y a aussi pas mal de petits albums très anecdotiques, pas mauvais mais tellement simplets qu'on a du mal à imaginer que même des gosses vont réussir à s'enthousiamer pour. Quant aux adultes, ben, dépenser 8,99 € pour 24 demi-planches de BD lues en 2 minutes, y a de quoi hésiter... Bref, "Boule de Poils et Mon Canard", c'est pas mauvais mais pas non plus folichon. Le dessin est chouette mais pas super original dans le genre "illustrations pour les enfants", y a quelques gags amusants mais ce n'est pas TRES drôle dans l'ensemble, et c'est franchement très court. Autrement dit, c'est à emprunter à la bilbiothèque si vous avez des gamins de moins de 6 ans, mais sinon, vous pouvez vous en passer.
Mâchefer
C’est avec beaucoup de joie et de tristesse que j’ai refermé le dernier album de « Machefer ». De la joie parce que j’adore cette série qui reprend les péripéties et l’esprit délirant du fameux dessin animé « Diabolo et satanas ». L’univers de la série reprend également les ingrédients qui ont fait le succès de « Mad Max » avec sa situation dans un monde désertique et la présence d’engins aussi loufoques les uns que les autres. La série me satisfait pleinement par son excellent concentré d’humour bon enfant et d’action. Le dernier tome termine en apothéose « Machefer » par une course très rythmée et déjantée ! Que du bonheur pour moi qui aime les compétitions automobiles ! Par rapport aux premiers tomes, le trait de Vastra dans « les 24 heures du monde » est plus fin et me semble être plus mature. La mise en page et les cadrages sont excellents. De temps à autre, de superbes vues d’ensemble viennent occuper les planches, j’ai ressenti dans « les 24 heures du monde » plus de recherches au niveau des cadrages par rapport aux autres tomes. Ce dernier album de la série est finalement très spectaculaire graphiquement. Carole Beau est la coloriste des « 24 heures du monde ». Elle utilise des teintes très lisses, moins termes mais moins réalistes aussi (ça m’a paru bizarre de voir des voitures briller dans un environnement très poussiéreux) que ceux d’Afoula qui a réalisé les deux premiers tomes. Tous les personnages de « Machefer » sont attachants. J’adore Jean-mi, héros géant un peu neuneu mais très sympathique qui parcourt ces contrées dans son « pot de yaourt » (fiat 500). Il a cette réputation d’être le champion du monde toutes catégories de « boules » (d’après Seb’..) ! De la tristesse aussi parce que cet album est apparemment le dernier de la série. D’après « Vents d’ouest », les ventes de «Machefer» ne sont pas assez élevées… je ne comprends pas cette désaffection du public. Serait-ce l’absence de violence, de sexe dans cette série qui rebutent les lecteurs –SIC !- ? Ou serait-ce le manque de pub de la part de l’éditeur ? La série « Golden Cup » chez un autre éditeur qui met également en scène des voitures est un succès alors que « Machefer » m’apparaît bien plus intéressant et distrayant que ce premier : bizarre ! J’espère tout simplement que « Vents d’ouest » reviendra sur sa décision et qu’il relancera cette série très sympathique !
Les Aventures de Tintin
Tout pareil qu'Artemis ! Tintin est une bd culte qui a marqué l'Histoire de la BD. On peut trouver plein de choses à redire mais c'est un succès populaire indéniable qui a bercé l'enfance de nombreux d'entre nous ! Et puis les dessins sont beaux et les histoires font rêver les plus petits. Qui n'a jamais rêvé d'être l'ancêtre du Capitaine Haddock dans "Le Secret de la Licorne" ? On peut aussi citer "Objectif Lune" et "On a marché sur la Lune". Je pense que c'est une BD culte pour les enfants empreinte de voyages et d'aventures. Et quand on les lit étant enfant, c'est toujours avec une pointe de nostalgie qu'on les relit étant adulte.
Les Coeurs boudinés
Mmm... impression bizarre après lecture de cet album. J'ai passé un bon moment, je l'ai trouvé amusant, mais je pense que je l'oublierai très vite. Et puis... bah, j'apprécie la démarche de l'auteur d'avoir voulu faire de ses héroïnes des petites grosses, ça change des jolies filles au corps fantasmé qu'on voit d'habitude dans les BDs, mais elles n'échappent finalement pas aux clichés. Dans toutes ces histoires, elles sont "bonnes" au lit, ont une sexualité décomplexée, mais l'amour leur semble interdit (sauf de la part des idiots) et elles sont rejetées de tous et mal dans leur peau. En voulant briser les stéréotypes, l'auteur retombe dans un autre. Dommage, il y avait tant à dire sur le sujet. Faut dire que le format "histoires courtes" ne permet pas de beaucoup développer les personnages. Le dessin est honnête mais je n'accroche pas plus que ça.
Lune de guerre
Cela faisait longtemps que je voulais lire cet album au casting alléchant. Et je ne suis pas déçu malgré quelques petits défauts. L'histoire démarre au quart de tour et ne s'essoufflera jamais. Van Hamme est quand même très fort pour ficeler ses scénarios et Lune de guerre nous le démontre une fois de plus. La galerie conséquente de personnages (30 en tout) représente un sacré défit pour le scénariste et le dessinateur. Dans l'ensemble, le pari est réussi car hormis certaines scènes se passant de nuit, on s'y retrouve au milieu de ce big bazar, certains personnages comme Franz Berger le restaurateur sont subtilement approfondis. Cependant, l'album aurait presque mérité 20 pages de plus afin de développer tous les personnages. Mise à part certaines scènes de nuit (ou savoir qui est qui s'avère parfois difficile), Hermann dessinent ce mariage qui tourne mal à la perfection et c'est un doux "oeuf et misme" de le dire (petit clin d'oeil à un passage de l'album). En résumé, un très bon one-shot, même si la montée en violence de l'histoire aurait pu mieux s'effectuer avec quelques planches de plus.