Jeph Loeb nous montre une fois de plus qu'il est le gardien du temple chez DC, et nous fait profiter de son immense culture du comic, en créant une histoire simple mais plaisante.
Ce Superman/Batman est une série qui a la capacité de satisfaire les fans tout en étant accessible à des gens qui découvrent les deux héros les plus célèbre du DCverse.
Evidemment on sent l'amour que porte l'auteur aux personnages et ils sont ici bien mis en valeurs, cependant il est quand même regrettable, que la face sombre du Dark knight soit ici un peu atténuée et que le côté distant de l'homme d'acier, soit quasiment absent. Superman et Batman sont donc représentés ici de façon simple, deux héros luttant ensemble et se soutenant sans reserve, ce qui d'habitude ne se réalise pas gentiment et sans tension comme ici.
Les dessins de McGuinness correspondent à cette logique de séduction d'un large public, ils utilisent nombres d'effets et ne sont pas sans rappeler par moment l'esprit graphique de la célèbre série animée des 90's consacrée à Batman.
Si vous aimez ce style vif, coloré et dynamique vous serez comblé, sinon gare à la surenchère d'explosions et d'effets spéciaux.
Si Superman/Batman vise un large public, ce n'est pas pour autant un comic inintéressant, l'action est pêchue et certains évènements importants s'y déroulent, bref, c'est un comic dans la plus pûre tradition du mainstream qui correspond aux standards de qualité.
A lire pour se distraire.
C'est bien, effectivement. Les dessins sont beaux, même s'ils manquent parfois de finesse sur les visages.
Le mode de narration choisi est intéressant, l'auteur a évité de nous conter l'histoire du super-héros. Ici, le héros est humain, trop humain d'ailleurs. Une belle rétrospective sur les débuts du Tour (eh oui, les boyaux étaient bien fragiles..) où l'EPO n'avait pas encore cours.
C'est donc un réel plaisir de suivre cet homme dans ses efforts. Toutefois, l'histoire est un peu trop rapide dans les dernières pages ; on passe trop rapidement d'une année à la suivante et le drame qui atteint son apogée perd un peu de sa force.
Il mériterait presque un 4/5, mais il manque un je ne sais quoi (ce "punch" dont parle Coacho) qui fait la différence entre une bonne BD et un BD franchement bonne. Toujours est-il que c'est une oeuvre que je vous conseille fortement de lire.
Oui, c'est franchement bien, cette histoire qui parle de racisme made in US à travers des personnages plus que touchants.
Une BD bien tournée, qui fait habilement réfléchir, via des dialogues simples et des dessins bien faits et joliment coloriés.
Une lecture à partager et un beau livre à conserver chez soi.
Hum.
J'ai approché le degré zéro de l'intérêt en lisant cet album. Le dessin ? Très très bizarre. Difficile d'identifier ce que l'on voit la plupart du temps. A part des seins. Ca, il y en a. Et des croupes, aussi. Mais c'est pas vraiment joli, tout ça. Plutôt difficile à regarder. Quant à l'histoire, pffff... Si encore Nine poussait un peu sa réflexion sur la vanité, la solitude, ou s'il avait clairement fait du porno, il aurait pu y avoir un semblant d'intérêt, une étincelle d'intelligence chez le Spooky au regard torve, au nez qui le gratte et à l'envie d'aller voir les 6 minutes à la télé. Mais non, encéphalogramme plat.
Les dessins de Risso, si particuliers, sont ici plutôt réussis, les angles sont (comme souvent avec Risso) bien choisis.
Pour ce qui est du scénario, le début est des plus prometteurs, on se demande qui est cet enfant jetté aux ordures pour être recueilli par un voyou, "le Gitan", afin de servir à de bien sombres taches, avant d'échouer en maison de correction jusqu'à sa majorité. A la sortie, Caïn se trouvera doté de capacités particulières, il aura un but, il connaitra ses origines...
Mais tout cela n'aura plus d'importance, car on aura décroché en route, l'histoire de Caïn s'essouffle bien vite et les rebondissements trop nombreux ne sauvent pas cette BD.
Les invraisemblances s'accumulent, les facilités aussi, le background axé SF n'est pas vraiment fouillé, d'ailleurs le côté SF n'a été utilisé que pour une facilté scénaristique, le tout est bien léger au final.
Dommage, d'autant qu'il y avait quelques bonnes idées au départ et qu'à la fin il ne reste rien. Une BD qui se lit sans conviction et qui se laisse oublier sans peine.
Une série qui commençait bien avec un héros tout mou, adepte du 'cool relax'. Et puis, le succès venant, il a bien fallu meubler et ça se sent souvent, malgré quelques bonnes trouvailles. Comme souvent, c'est le grand méchant (Hao) qui focalise l'attention...
Graphiquement, ça tient très bien la route, ce n'est pas baclé.
Déjà 26 volumes... Et le combat des shamans ne fait QUE commencer !
PS : Je conseille les premiers volumes, pas vraiment le reste.
Une couverture orange, sur laquelle de jeunes filles aux regards vides se donnent la main et un titre qui annonce clairement une histoire des plus optimistes... voilà un manga qui sait se faire remarquer.
Au feuilletage, ouch! Ce n'est pas terrible, terrible! Les dessins, sans être laids, sont assez simplistes. Tant pis j'achète quand même, cela m'a suffisemment intrigué pour que je veuille en savoir plus.
Verdict : Je pensais être déçu, en fait mon avis est mitigé, cette histoire est plutôt bien construite, la narration utilise Kyôko (l'amie du personnage principal, Saya) comme ressort et cela fonctionne bien, on sent la folie de Saya et son étrange concept du rationnel, qui échappe totalement aux gens dits "équilibrés".
Le suspense est bien présent, malgré quelques passages un peu creux, et l'ambiance thriller se fait sentir, mais ce qui est vraiment intéressant c'est le côté fantastique, qui bien que discret est perceptible au travers de Mitsuko, un personnage très présent de par sa non présence. Je ne parlerai pas de la particularité de Mitsuko pour ne pas lever le voile sur l'intrigue, mais c'est incontestablement l'élément le plus important de l'intrigue.
Malgré ses qualités, ce manga a aussi des défauts, Il est difficile de penser qu'autant de jeunes filles aient cette fascination morbide, cela paraît un peu "gros". Dommage aussi que certains thèmes importants semblent à peine éffleurés par l'auteur, ce manga est souvent perfectible, on sent à la lecture que certains éléments auraient mérités d'être traités avec plus de profondeur.
Pour finir je dirai que au niveau de la réalisation certaines scènes peuvent paraître choquantes, mais sans tomber non plus dans le gore spectaculaire ni le côté cul trop accrocheur. Inutile de préciser que ce n'est pas une oeuvre à lire quand on a envie de rire.
A lire une fois si vous appréciez le genre, pour ce qui est de l'acheter...
Je dois avouer m'être parfois bien fait chier en lisant "Bone", vers les tomes 6, 7 et surtout 9 qui fut un véritable supplice. C'est dommage parce que j'accrochais bien à l'humour des premiers tomes, sans me rouler par terre quand même, faut pas déconner.
Heureusement la fin, bien que pratiquement uniquement fantasy et sans trop d'humour, rattrappe bien le coup je trouve, et est parvenue à m'intéresser à nouveau.
Une impression mitigée au final donc ; je conseille la lecture pour la richesse de l'univers mais l'achat, jamais ! Je suis personnellement sûr de ne jamais relire ces 1000 et quelques pages, c'est parfois affreusement long.
Un "pas mal" tendance bof donc, quand même.
Mais que font les gens de chez Dargaud? Dans le tas, il doit pourtant y en avoir quelques uns ayant des notions de marketing et de communication! Pour être honnête, j'ai rarement vue une couve aussi hideuse jumelée à un titre aussi plat.
C'est dommage parce qu'une fois passée cette première impression plus que négative, on découvre du Morvan à son meilleur niveau. OK, le gars ne pond pas que des séries incontournables pour être poli (je suis même le premier à m'en plaindre) mais il y a objectivement une quantité d'excellentes séries chez ce scénariste qui force le respect. "Trois ... et l'ange" (mon Dieu, quel titre pourri) en fait résolument parti et Morvan impressionne par son originalité dans le style fantastique, où je ne le savais pas aussi à l'aise.
Les auteurs nous livrent un premier tome très dense et, tout en gardant une part de mystère, révèlent beaucoup d'éléments sur les personnages principaux: on est là bien loin du simple tome d'introduction que l'on termine avec l'impression de n'avoir rien lu.
Je ne suis pas très client du dessin parfois un peu incertain, ni de la multiplication des cases sur certaines planches (ce qui est un défaut maintenant récurrent dans les séries scénarisées par JDM) mais c'est très loin de gacher fondamentalement la lecture : voilà une série qui s'annonce vraiment excitante, pour peu qu'elle ne s'étende pas trop.
Ca ressemble à du Dupuy et Berbérian, ça en a la couleur et l’odeur, mais pas la saveur. Rien à faire, pour ma part, j’ai la sensation de ne plus avoir assez de mémoire pour compter les suiveurs et les « copieurs » du style Dupuy et Berberian. « Copieurs », je devrais dire « pâles copieurs », parce que Monsieur Jean n’a, à mon sens, jamais été dépassé et reste loin au-dessus de la mêlée, à la fois l’initiateur et le modèle du genre. On me dira qu’ici les protagonistes sont moins âgés que Monsieur Jean et que Dupuy et Berberian n’ont jamais abordé la question de la colocation, soit… Mais il suffit de regarder le dessin dans cette bd pour constater à quel point Monsieur Jean a servi de modèle. La différence ici, c’est que le dessin est presque moche, sans grande expression, alors que chez Dupuy et Berberian, les expressions sont infiniment plus justes et le dessin mille fois plus élégant. D’un point de vue narratif, la différence est du même ordre, là où chez Dupuy et Berbérian l’accumulation d’anecdotes forme au final un véritable tableau de vie, révélateur de la psychologie de personnages, ici, c’est juste une série de faits pas très passionnants dont la plupart pourraient être purement et simplement retirés de l’album sans en atténuer la substance. Et puis… de manière générale, je trouve qu’il y a un vrai manque d’authenticité dans cette bd. Traiter du quotidien, ça oblige à chercher dans la réalité les détails véridiques qui vont faire exister ce qu’on invente. Une fois que ces détails sont bidons, ça marche moins bien. Un exemple ? Une scène nous fait entrer dans un magasin de bd, dans cette scène, on voit non seulement que trois personnes travaillent dans cette petite boutique (complètement irréaliste) mais aussi qu’un des vendeurs se montre complètement odieux envers un client : un jeune gamin demande quel Dragon Ball est le meilleur et le vendeur répond : « Le meilleur, ça sera le dernier, parce que ça voudra dire que cette merde s’arrêtera ! » phrase lapidaire et inexacte, (la publication de la série est terminée depuis 5 ans) à laquelle est ajouté un très délicat « Morveux… »… Ce libraire-là, il peut fermer sa boutique demain…
On peut sérieusement se demander quel intérêt avait Dupuis à publier du sous-Monsieur Jean alors qu’il le publie déjà…
Bon, là, je suis assez méchant, car il faut reconnaître qu’il y a tout de même du rythme dans cette bd, on la lit du début à la fin sans vraiment décrocher… On passe d’un personnage à l’autre avec une certaine efficacité narrative (d’un cliché à l’autre avec une certaine complaisance, devrais-je dire…), mais ça ne suffit pas à faire une bonne bd, juste un produit assez moyen.
Je suis assez d’accord avec Yannick sur les coïncidences un peu trop forcées de la fin de l’album. C’est un peu n’importe quoi…
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Superman / Batman
Jeph Loeb nous montre une fois de plus qu'il est le gardien du temple chez DC, et nous fait profiter de son immense culture du comic, en créant une histoire simple mais plaisante. Ce Superman/Batman est une série qui a la capacité de satisfaire les fans tout en étant accessible à des gens qui découvrent les deux héros les plus célèbre du DCverse. Evidemment on sent l'amour que porte l'auteur aux personnages et ils sont ici bien mis en valeurs, cependant il est quand même regrettable, que la face sombre du Dark knight soit ici un peu atténuée et que le côté distant de l'homme d'acier, soit quasiment absent. Superman et Batman sont donc représentés ici de façon simple, deux héros luttant ensemble et se soutenant sans reserve, ce qui d'habitude ne se réalise pas gentiment et sans tension comme ici. Les dessins de McGuinness correspondent à cette logique de séduction d'un large public, ils utilisent nombres d'effets et ne sont pas sans rappeler par moment l'esprit graphique de la célèbre série animée des 90's consacrée à Batman. Si vous aimez ce style vif, coloré et dynamique vous serez comblé, sinon gare à la surenchère d'explosions et d'effets spéciaux. Si Superman/Batman vise un large public, ce n'est pas pour autant un comic inintéressant, l'action est pêchue et certains évènements importants s'y déroulent, bref, c'est un comic dans la plus pûre tradition du mainstream qui correspond aux standards de qualité. A lire pour se distraire.
L'Aigle sans orteils
C'est bien, effectivement. Les dessins sont beaux, même s'ils manquent parfois de finesse sur les visages. Le mode de narration choisi est intéressant, l'auteur a évité de nous conter l'histoire du super-héros. Ici, le héros est humain, trop humain d'ailleurs. Une belle rétrospective sur les débuts du Tour (eh oui, les boyaux étaient bien fragiles..) où l'EPO n'avait pas encore cours. C'est donc un réel plaisir de suivre cet homme dans ses efforts. Toutefois, l'histoire est un peu trop rapide dans les dernières pages ; on passe trop rapidement d'une année à la suivante et le drame qui atteint son apogée perd un peu de sa force. Il mériterait presque un 4/5, mais il manque un je ne sais quoi (ce "punch" dont parle Coacho) qui fait la différence entre une bonne BD et un BD franchement bonne. Toujours est-il que c'est une oeuvre que je vous conseille fortement de lire.
Big Bill est mort
Oui, c'est franchement bien, cette histoire qui parle de racisme made in US à travers des personnages plus que touchants. Une BD bien tournée, qui fait habilement réfléchir, via des dialogues simples et des dessins bien faits et joliment coloriés. Une lecture à partager et un beau livre à conserver chez soi.
Saubón le petit canard (Le Canard qui aimait les poules)
Hum. J'ai approché le degré zéro de l'intérêt en lisant cet album. Le dessin ? Très très bizarre. Difficile d'identifier ce que l'on voit la plupart du temps. A part des seins. Ca, il y en a. Et des croupes, aussi. Mais c'est pas vraiment joli, tout ça. Plutôt difficile à regarder. Quant à l'histoire, pffff... Si encore Nine poussait un peu sa réflexion sur la vanité, la solitude, ou s'il avait clairement fait du porno, il aurait pu y avoir un semblant d'intérêt, une étincelle d'intelligence chez le Spooky au regard torve, au nez qui le gratte et à l'envie d'aller voir les 6 minutes à la télé. Mais non, encéphalogramme plat.
Caïn
Les dessins de Risso, si particuliers, sont ici plutôt réussis, les angles sont (comme souvent avec Risso) bien choisis. Pour ce qui est du scénario, le début est des plus prometteurs, on se demande qui est cet enfant jetté aux ordures pour être recueilli par un voyou, "le Gitan", afin de servir à de bien sombres taches, avant d'échouer en maison de correction jusqu'à sa majorité. A la sortie, Caïn se trouvera doté de capacités particulières, il aura un but, il connaitra ses origines... Mais tout cela n'aura plus d'importance, car on aura décroché en route, l'histoire de Caïn s'essouffle bien vite et les rebondissements trop nombreux ne sauvent pas cette BD. Les invraisemblances s'accumulent, les facilités aussi, le background axé SF n'est pas vraiment fouillé, d'ailleurs le côté SF n'a été utilisé que pour une facilté scénaristique, le tout est bien léger au final. Dommage, d'autant qu'il y avait quelques bonnes idées au départ et qu'à la fin il ne reste rien. Une BD qui se lit sans conviction et qui se laisse oublier sans peine.
Shaman King
Une série qui commençait bien avec un héros tout mou, adepte du 'cool relax'. Et puis, le succès venant, il a bien fallu meubler et ça se sent souvent, malgré quelques bonnes trouvailles. Comme souvent, c'est le grand méchant (Hao) qui focalise l'attention... Graphiquement, ça tient très bien la route, ce n'est pas baclé. Déjà 26 volumes... Et le combat des shamans ne fait QUE commencer ! PS : Je conseille les premiers volumes, pas vraiment le reste.
Le Cercle du Suicide
Une couverture orange, sur laquelle de jeunes filles aux regards vides se donnent la main et un titre qui annonce clairement une histoire des plus optimistes... voilà un manga qui sait se faire remarquer. Au feuilletage, ouch! Ce n'est pas terrible, terrible! Les dessins, sans être laids, sont assez simplistes. Tant pis j'achète quand même, cela m'a suffisemment intrigué pour que je veuille en savoir plus. Verdict : Je pensais être déçu, en fait mon avis est mitigé, cette histoire est plutôt bien construite, la narration utilise Kyôko (l'amie du personnage principal, Saya) comme ressort et cela fonctionne bien, on sent la folie de Saya et son étrange concept du rationnel, qui échappe totalement aux gens dits "équilibrés". Le suspense est bien présent, malgré quelques passages un peu creux, et l'ambiance thriller se fait sentir, mais ce qui est vraiment intéressant c'est le côté fantastique, qui bien que discret est perceptible au travers de Mitsuko, un personnage très présent de par sa non présence. Je ne parlerai pas de la particularité de Mitsuko pour ne pas lever le voile sur l'intrigue, mais c'est incontestablement l'élément le plus important de l'intrigue. Malgré ses qualités, ce manga a aussi des défauts, Il est difficile de penser qu'autant de jeunes filles aient cette fascination morbide, cela paraît un peu "gros". Dommage aussi que certains thèmes importants semblent à peine éffleurés par l'auteur, ce manga est souvent perfectible, on sent à la lecture que certains éléments auraient mérités d'être traités avec plus de profondeur. Pour finir je dirai que au niveau de la réalisation certaines scènes peuvent paraître choquantes, mais sans tomber non plus dans le gore spectaculaire ni le côté cul trop accrocheur. Inutile de préciser que ce n'est pas une oeuvre à lire quand on a envie de rire. A lire une fois si vous appréciez le genre, pour ce qui est de l'acheter...
Bone
Je dois avouer m'être parfois bien fait chier en lisant "Bone", vers les tomes 6, 7 et surtout 9 qui fut un véritable supplice. C'est dommage parce que j'accrochais bien à l'humour des premiers tomes, sans me rouler par terre quand même, faut pas déconner. Heureusement la fin, bien que pratiquement uniquement fantasy et sans trop d'humour, rattrappe bien le coup je trouve, et est parvenue à m'intéresser à nouveau. Une impression mitigée au final donc ; je conseille la lecture pour la richesse de l'univers mais l'achat, jamais ! Je suis personnellement sûr de ne jamais relire ces 1000 et quelques pages, c'est parfois affreusement long. Un "pas mal" tendance bof donc, quand même.
Trois... et l'ange
Mais que font les gens de chez Dargaud? Dans le tas, il doit pourtant y en avoir quelques uns ayant des notions de marketing et de communication! Pour être honnête, j'ai rarement vue une couve aussi hideuse jumelée à un titre aussi plat. C'est dommage parce qu'une fois passée cette première impression plus que négative, on découvre du Morvan à son meilleur niveau. OK, le gars ne pond pas que des séries incontournables pour être poli (je suis même le premier à m'en plaindre) mais il y a objectivement une quantité d'excellentes séries chez ce scénariste qui force le respect. "Trois ... et l'ange" (mon Dieu, quel titre pourri) en fait résolument parti et Morvan impressionne par son originalité dans le style fantastique, où je ne le savais pas aussi à l'aise. Les auteurs nous livrent un premier tome très dense et, tout en gardant une part de mystère, révèlent beaucoup d'éléments sur les personnages principaux: on est là bien loin du simple tome d'introduction que l'on termine avec l'impression de n'avoir rien lu. Je ne suis pas très client du dessin parfois un peu incertain, ni de la multiplication des cases sur certaines planches (ce qui est un défaut maintenant récurrent dans les séries scénarisées par JDM) mais c'est très loin de gacher fondamentalement la lecture : voilà une série qui s'annonce vraiment excitante, pour peu qu'elle ne s'étende pas trop.
Les Colocataires
Ca ressemble à du Dupuy et Berbérian, ça en a la couleur et l’odeur, mais pas la saveur. Rien à faire, pour ma part, j’ai la sensation de ne plus avoir assez de mémoire pour compter les suiveurs et les « copieurs » du style Dupuy et Berberian. « Copieurs », je devrais dire « pâles copieurs », parce que Monsieur Jean n’a, à mon sens, jamais été dépassé et reste loin au-dessus de la mêlée, à la fois l’initiateur et le modèle du genre. On me dira qu’ici les protagonistes sont moins âgés que Monsieur Jean et que Dupuy et Berberian n’ont jamais abordé la question de la colocation, soit… Mais il suffit de regarder le dessin dans cette bd pour constater à quel point Monsieur Jean a servi de modèle. La différence ici, c’est que le dessin est presque moche, sans grande expression, alors que chez Dupuy et Berberian, les expressions sont infiniment plus justes et le dessin mille fois plus élégant. D’un point de vue narratif, la différence est du même ordre, là où chez Dupuy et Berbérian l’accumulation d’anecdotes forme au final un véritable tableau de vie, révélateur de la psychologie de personnages, ici, c’est juste une série de faits pas très passionnants dont la plupart pourraient être purement et simplement retirés de l’album sans en atténuer la substance. Et puis… de manière générale, je trouve qu’il y a un vrai manque d’authenticité dans cette bd. Traiter du quotidien, ça oblige à chercher dans la réalité les détails véridiques qui vont faire exister ce qu’on invente. Une fois que ces détails sont bidons, ça marche moins bien. Un exemple ? Une scène nous fait entrer dans un magasin de bd, dans cette scène, on voit non seulement que trois personnes travaillent dans cette petite boutique (complètement irréaliste) mais aussi qu’un des vendeurs se montre complètement odieux envers un client : un jeune gamin demande quel Dragon Ball est le meilleur et le vendeur répond : « Le meilleur, ça sera le dernier, parce que ça voudra dire que cette merde s’arrêtera ! » phrase lapidaire et inexacte, (la publication de la série est terminée depuis 5 ans) à laquelle est ajouté un très délicat « Morveux… »… Ce libraire-là, il peut fermer sa boutique demain… On peut sérieusement se demander quel intérêt avait Dupuis à publier du sous-Monsieur Jean alors qu’il le publie déjà… Bon, là, je suis assez méchant, car il faut reconnaître qu’il y a tout de même du rythme dans cette bd, on la lit du début à la fin sans vraiment décrocher… On passe d’un personnage à l’autre avec une certaine efficacité narrative (d’un cliché à l’autre avec une certaine complaisance, devrais-je dire…), mais ça ne suffit pas à faire une bonne bd, juste un produit assez moyen. Je suis assez d’accord avec Yannick sur les coïncidences un peu trop forcées de la fin de l’album. C’est un peu n’importe quoi…