Une série intéressante mais inégale. On note que les histoires et les intrigues sont plutôt bien construites jusqu'au numéro 45-46 mais par contre, il y a un gros passage à vide juste après. Les auteurs essaient de surfer avec la réalité actuelle mais cela ne prend pas. En revanche, les 4-5 derniers numéros semblent, à nouveau, être plus inspirés et se rapprochent plus de ceux du passé. On peut comparer la "sorcière mal aimée" et "la maison de la vengeance". La série est donc peut être à nouveau sur de bonnes base
« Dark Victory » est la digne suite de Batman - Un long Halloween, et en reprend tous les ingrédients (forcement, c’est les mêmes auteurs). Même personnages, et surtout même genre d’intrigue : un tueur en série, des meurtres inexpliqués, de nombreux suspects et fausses pistes, et une fin inattendue et réussie (mais un poil moins réussie que celle de Un long Halloween je trouve).
Donc si comme moi vous avez lu et aimé le premier épisode, cette suite devrait vous plaire.
(Par contre attention, je pense qu’il est essentiel de d’abord lire Un long Halloween, sinon vous allez être un peu perdu, et vous risquez de ne pas pleinement apprécier l’histoire.)
« Un long Halloween » est un très bon thriller ayant pour contexte Gotham City et son mythique super-héros. Tous les ingrédients sont au rendez-vous : un tueur en série, des meurtres inexpliqués, des fausses pistes à la pelle, des flics tourmentés, des mafieux… et surtout Batman et sa galerie de méchants (le jocker, l’épouvantail…).
La sauce prend immédiatement, impossible de reposer la BD avant la révélation finale. Impossible de deviner avec certitude qui est le tueur, et la fin est vraiment bien faite et vraisemblable.
Le dessin peut paraître un peu faible aux premiers abords, mais il est finalement très réussi (surtout les plus grosses cases et les planches complètes), et colle bien à l’histoire. J’adore cette façon qu’a Time Sale de fondre la silhouette de Batman dans les ombres du décor.
Bref, rien ne manque à l’appel (même pas Alfred et ses remarques ironiques à mourir de rire), si vous êtes un fan de Batman, ne passez surtout pas a coté de ce très bon thriller (malheureusement un peu difficile à trouver, va falloir fouiller les bacs d’occasion !).
Etrange cette BD... Autant le dessin est plaisant, fouillé, travaillé, autant le scénario ressemble à du grand n'importe quoi... Les péripéties et les situations s'enchaînent sans aucune logique. Le canard-détective passe son temps à se faire rosser, humilier, ou alors sa voiture se fait uriner dessus. On a l'impression que Baggi avait l'intention d'aligner certains éléments dans son histoire, sans se soucier réellement de la cohérence du tout, qui ressemble à un mélange d'histoire lovecraftienne avec un roman noir classique.
Un seul bon point donc, le dessin.
Embarquez pour la grande aventure avec "Cap Horn", titre qui à lui tout seul est évocateur des grandes traversées maritimes.
Surprise, au niveau du scénario, alors que je m'attendais à entendre chanter "Valparaiso" ("Au cap Horn, il ne fera pas chaud, Haul away, hé! Oula Tchalez!) par des rudes marins, et bien non... ce sont les sabots de chevaux et des cow boys (des gauchos, plutôt) qui ouvrent le bal.
Habitué aux grands espaces et aux grandes équipées avec la très bonne série "El Niño", Christian Perrisin joue entièrement la carte du dépaysement avec cet opus.
La seule chose que je peux reprocher c'est que, dans cet album, on passe trop rapidement d'une intrigue à une autre (l'histoire de Johannes Orth, la traversée en solitaire de Jason Low, la mission du navire "bisson"). Mais les transitions sont si bien amenées que l'on pardonne aux auteurs (la vision du "gust of wind" dans les jumelles -page 8-, l'albatros baudelairien quelques pages suivantes, la neige -page 42).
Reste un très bon dessin réaliste, et des superbes paysages (voir pages 12/13 ou encore page 36) sous le pinceau d'Enea Riboldi. Bon scénario, très beau dessin... Bravo aux auteurs.
Boarf, Eye Shield 21 je me suis fait prêter les 2 premiers, l'un pour lire dans la salle de perm' du lycée et l'autre pour lire dans le bus et, à lire comme ça c'est rigolo... le ton loufoque m'a fait penser à Samurai Champloo ... un peu gamin mais ça fait sourire, le trio / quatuor de personnage est attachant, on a un des rare personnage principal de Manga qui a du charisme ... pour moi ça ne vaut pas Slam Dunk, c'est sûr, je n'irais pas les acheter mais à mes les faire prêter les uns après les autres pour lire quand je n'ai rien à faire c'est très agréable !
Cette BD est pétrie de qualités. Pétrie, comme le serait un bon pain à l'ancienne qu'on sort du four, avec les odeurs suaves qui s'en dégagent lorsqu'on s'en approche. C'est ainsi que j'ai vu les couvertures. Appétissantes et prometteuses. Et puis j'ai ouvert les albums, pour ne plus les lâcher. Je les ai dévorés d'une traite, les savourant avec délice, prenant chaque page comme une bouchée de bonheur. C'est bon comme du bon pain.
Pour être un peu plus constructif, je dirai que Rossi est là au sommet de son art, il se détache enfin de l'influence de Giraud/Moebius pour laisser exploser son dessin, chaleureux, lumineux, dense. Et quelle histoire lui a offert Le Tendre ! Un conte issu de la Grèce ancienne, respectueux des traditions (les dieux qui se mêlent aux humains, c'est fréquent dans la littérature de l'époque), et soucieux d'une approximation -sinon une exactitude- remarquable dans les décors, les costumes, les moeurs...
Vraiment une très bonne BD.
Waow. Je crois que là on atteint le summum de l'absolu archétype de l'autobiographie. En trois mots, c'est... chiant. Il ne se passe quasiment rien, les personnages ne sont vraiment pas attachants. Okay, c'est probablement vrai à 80%, mais de savoir que Chester Brown était un adolescent indifférent n'est pas forcément intéressant. Alors on se console avec le graphisme, qui est sympathique, mais sans plus, par rapport à ce qu'il fera plus tard...
Etant jeune, je n'ai jamais été fan des jouets Transformers et je me souviens à peine des dessins animés que je zappais rapidement. Maintenant, je trouve que les Transformers sont des jouets désuets datant d'une époque où les petits robots en plastique faisaient la joie de gamins qui ne connaissaient pas encore les consoles de jeu vidéo. Aussi ai-je été surpris de les voir adaptés dans une BD qui a toutes les allures d'une BD sérieuse. Je me suis dit qu'il y avait peut-être quelque chose de bon et d'original qui pouvait sortir de l'adaptation d'une série et de personnages aussi désuets. Ben non...
Le dessin de cette BD est très professionnel. Je ne me suis pas renseigné mais on dirait bien que cette BD est en fait issue d'un OAV Japonais au dessin travaillé et à la colorisation assistée par ordinateur, quelque chose qui doit donner très bien en vidéo, et qui, une fois adapté en BD, a un bon rendu même si les personnages sont un peu figés et la colorisation un peu artificielle.
Par contre, le scénario est vraiment médiocre.
Pour commencer, il faut comprendre qu'il s'est passé pas mal de choses avant cette BD. Les Transformers ont déjà vécu pas mal d'aventures sur Terre, sans doute le contenu des épisodes de dessins animés des années 80, et ils allaient pouvoir retourner sur leur planète d'origine à bord d'un vaisseau qui s'est crashé 3 ans avant le début de la BD actuelle. Mais maintenant, 3 ans plus tard, des méchants extrêmistes ont récupéré les méchants Transformers, les ont ranimés et les utilisent pour leurs basses actions. Sauf que le méchant Mégatron est encore plus méchant que les méchants et qu'il va se révolter et amener encore plus de destruction et de combats autour de lui. Heureusement, les gentils militaires et le gentil Spike vont eux aussi réussir à réveiller des Transformers, les gentils avec à leur tête Optimus Prime. Et voilà, le champ de bataille est prêt pour voir s'affronter les gentils robots contre les méchants robots.
Dans ce scénario, il y a pas mal de côtés ridicules. Déjà, le physique des Transformers eux-mêmes a énormément vieilli et autant ils pouvaient plaire à un gosse dans les années 80, autant ils font désuets et moches dans une BD au style manga moderne comme celle-ci. Ensuite, l'idée que les Transformers soient des extra-terrestres est passablement ridicule également : ben oui, tout le monde sait que sur une planète lointaine, les habitants ne peuvent qu'évoluer sous la forme de robots capables de se transformer en vieille jeep, en vieux camion ou en ambulance qui fait pin-pon. De toute façon, quelle importance qu'ils puissent se transformer : cette BD ne les utilise quasiment que sous leur forme robotique pour mieux les voir s'affronter à grands coups d'explosions.
Une BD bourrin, sans autre interêt de t'attirer la curiosité d'anciens amateurs des dessins animés quand ils étaient gamins.
Cette BD me fait penser à un recueil de petites BDs amateurs sur fond de SF, le genre qu'un dessinateur doué mais sans réel maturité scénaristique pourrait publier dans un fanzine de fac.
Azpiri nous montre là qu'il sait assez bien dessiner, notamment Lorna évidemment qui a tous les atouts physiques pour plaire. Mais le dessin est inégal d'une histoire à l'autre, et il a une touche assez débutante sur certains récits. Au niveau colorisation, c'est son style typique également à base de couleurs pêtantes ou pastels. Cela donne parfois bien mais d'autre fois, les couleurs sont vraiment fouillis et ne vont pas du tout ensemble à mon goût.
Quant aux scénarios, ben, ils sont assez creux et rapidement résumés. De petites histoires de SF, avec une petite dose d'humour un peu bourrin, et pas mal d'érotisme surtout sur les dernières histoires. Tout est basé sur le personnage de Lorna, blond pulpeuse qui passe sa vie à poil ou les seins à l'air. Une sorte de mercenaire-pute de l'espace. Franchement rien de bien original, le genre même d'histoire qu'on imagine assez facilement issue d'un jeune amateur de SF, de jolies filles et d'action.
Une BD qui manque nettement de maturité et d'interêt même si le dessin et le personnage de Lorna suffise à aiguiser la curiosité du lecteur.
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Ric Hochet
Une série intéressante mais inégale. On note que les histoires et les intrigues sont plutôt bien construites jusqu'au numéro 45-46 mais par contre, il y a un gros passage à vide juste après. Les auteurs essaient de surfer avec la réalité actuelle mais cela ne prend pas. En revanche, les 4-5 derniers numéros semblent, à nouveau, être plus inspirés et se rapprochent plus de ceux du passé. On peut comparer la "sorcière mal aimée" et "la maison de la vengeance". La série est donc peut être à nouveau sur de bonnes base
Batman - Amère victoire (Dark Victory)
« Dark Victory » est la digne suite de Batman - Un long Halloween, et en reprend tous les ingrédients (forcement, c’est les mêmes auteurs). Même personnages, et surtout même genre d’intrigue : un tueur en série, des meurtres inexpliqués, de nombreux suspects et fausses pistes, et une fin inattendue et réussie (mais un poil moins réussie que celle de Un long Halloween je trouve). Donc si comme moi vous avez lu et aimé le premier épisode, cette suite devrait vous plaire. (Par contre attention, je pense qu’il est essentiel de d’abord lire Un long Halloween, sinon vous allez être un peu perdu, et vous risquez de ne pas pleinement apprécier l’histoire.)
Batman - Un long Halloween
« Un long Halloween » est un très bon thriller ayant pour contexte Gotham City et son mythique super-héros. Tous les ingrédients sont au rendez-vous : un tueur en série, des meurtres inexpliqués, des fausses pistes à la pelle, des flics tourmentés, des mafieux… et surtout Batman et sa galerie de méchants (le jocker, l’épouvantail…). La sauce prend immédiatement, impossible de reposer la BD avant la révélation finale. Impossible de deviner avec certitude qui est le tueur, et la fin est vraiment bien faite et vraisemblable. Le dessin peut paraître un peu faible aux premiers abords, mais il est finalement très réussi (surtout les plus grosses cases et les planches complètes), et colle bien à l’histoire. J’adore cette façon qu’a Time Sale de fondre la silhouette de Batman dans les ombres du décor. Bref, rien ne manque à l’appel (même pas Alfred et ses remarques ironiques à mourir de rire), si vous êtes un fan de Batman, ne passez surtout pas a coté de ce très bon thriller (malheureusement un peu difficile à trouver, va falloir fouiller les bacs d’occasion !).
L'Affaire Loretta Stevens
Etrange cette BD... Autant le dessin est plaisant, fouillé, travaillé, autant le scénario ressemble à du grand n'importe quoi... Les péripéties et les situations s'enchaînent sans aucune logique. Le canard-détective passe son temps à se faire rosser, humilier, ou alors sa voiture se fait uriner dessus. On a l'impression que Baggi avait l'intention d'aligner certains éléments dans son histoire, sans se soucier réellement de la cohérence du tout, qui ressemble à un mélange d'histoire lovecraftienne avec un roman noir classique. Un seul bon point donc, le dessin.
Cap Horn
Embarquez pour la grande aventure avec "Cap Horn", titre qui à lui tout seul est évocateur des grandes traversées maritimes. Surprise, au niveau du scénario, alors que je m'attendais à entendre chanter "Valparaiso" ("Au cap Horn, il ne fera pas chaud, Haul away, hé! Oula Tchalez!) par des rudes marins, et bien non... ce sont les sabots de chevaux et des cow boys (des gauchos, plutôt) qui ouvrent le bal. Habitué aux grands espaces et aux grandes équipées avec la très bonne série "El Niño", Christian Perrisin joue entièrement la carte du dépaysement avec cet opus. La seule chose que je peux reprocher c'est que, dans cet album, on passe trop rapidement d'une intrigue à une autre (l'histoire de Johannes Orth, la traversée en solitaire de Jason Low, la mission du navire "bisson"). Mais les transitions sont si bien amenées que l'on pardonne aux auteurs (la vision du "gust of wind" dans les jumelles -page 8-, l'albatros baudelairien quelques pages suivantes, la neige -page 42). Reste un très bon dessin réaliste, et des superbes paysages (voir pages 12/13 ou encore page 36) sous le pinceau d'Enea Riboldi. Bon scénario, très beau dessin... Bravo aux auteurs.
Eye Shield 21
Boarf, Eye Shield 21 je me suis fait prêter les 2 premiers, l'un pour lire dans la salle de perm' du lycée et l'autre pour lire dans le bus et, à lire comme ça c'est rigolo... le ton loufoque m'a fait penser à Samurai Champloo ... un peu gamin mais ça fait sourire, le trio / quatuor de personnage est attachant, on a un des rare personnage principal de Manga qui a du charisme ... pour moi ça ne vaut pas Slam Dunk, c'est sûr, je n'irais pas les acheter mais à mes les faire prêter les uns après les autres pour lire quand je n'ai rien à faire c'est très agréable !
Tirésias
Cette BD est pétrie de qualités. Pétrie, comme le serait un bon pain à l'ancienne qu'on sort du four, avec les odeurs suaves qui s'en dégagent lorsqu'on s'en approche. C'est ainsi que j'ai vu les couvertures. Appétissantes et prometteuses. Et puis j'ai ouvert les albums, pour ne plus les lâcher. Je les ai dévorés d'une traite, les savourant avec délice, prenant chaque page comme une bouchée de bonheur. C'est bon comme du bon pain. Pour être un peu plus constructif, je dirai que Rossi est là au sommet de son art, il se détache enfin de l'influence de Giraud/Moebius pour laisser exploser son dessin, chaleureux, lumineux, dense. Et quelle histoire lui a offert Le Tendre ! Un conte issu de la Grèce ancienne, respectueux des traditions (les dieux qui se mêlent aux humains, c'est fréquent dans la littérature de l'époque), et soucieux d'une approximation -sinon une exactitude- remarquable dans les décors, les costumes, les moeurs... Vraiment une très bonne BD.
Je ne t'ai jamais aimé
Waow. Je crois que là on atteint le summum de l'absolu archétype de l'autobiographie. En trois mots, c'est... chiant. Il ne se passe quasiment rien, les personnages ne sont vraiment pas attachants. Okay, c'est probablement vrai à 80%, mais de savoir que Chester Brown était un adolescent indifférent n'est pas forcément intéressant. Alors on se console avec le graphisme, qui est sympathique, mais sans plus, par rapport à ce qu'il fera plus tard...
Transformers
Etant jeune, je n'ai jamais été fan des jouets Transformers et je me souviens à peine des dessins animés que je zappais rapidement. Maintenant, je trouve que les Transformers sont des jouets désuets datant d'une époque où les petits robots en plastique faisaient la joie de gamins qui ne connaissaient pas encore les consoles de jeu vidéo. Aussi ai-je été surpris de les voir adaptés dans une BD qui a toutes les allures d'une BD sérieuse. Je me suis dit qu'il y avait peut-être quelque chose de bon et d'original qui pouvait sortir de l'adaptation d'une série et de personnages aussi désuets. Ben non... Le dessin de cette BD est très professionnel. Je ne me suis pas renseigné mais on dirait bien que cette BD est en fait issue d'un OAV Japonais au dessin travaillé et à la colorisation assistée par ordinateur, quelque chose qui doit donner très bien en vidéo, et qui, une fois adapté en BD, a un bon rendu même si les personnages sont un peu figés et la colorisation un peu artificielle. Par contre, le scénario est vraiment médiocre. Pour commencer, il faut comprendre qu'il s'est passé pas mal de choses avant cette BD. Les Transformers ont déjà vécu pas mal d'aventures sur Terre, sans doute le contenu des épisodes de dessins animés des années 80, et ils allaient pouvoir retourner sur leur planète d'origine à bord d'un vaisseau qui s'est crashé 3 ans avant le début de la BD actuelle. Mais maintenant, 3 ans plus tard, des méchants extrêmistes ont récupéré les méchants Transformers, les ont ranimés et les utilisent pour leurs basses actions. Sauf que le méchant Mégatron est encore plus méchant que les méchants et qu'il va se révolter et amener encore plus de destruction et de combats autour de lui. Heureusement, les gentils militaires et le gentil Spike vont eux aussi réussir à réveiller des Transformers, les gentils avec à leur tête Optimus Prime. Et voilà, le champ de bataille est prêt pour voir s'affronter les gentils robots contre les méchants robots. Dans ce scénario, il y a pas mal de côtés ridicules. Déjà, le physique des Transformers eux-mêmes a énormément vieilli et autant ils pouvaient plaire à un gosse dans les années 80, autant ils font désuets et moches dans une BD au style manga moderne comme celle-ci. Ensuite, l'idée que les Transformers soient des extra-terrestres est passablement ridicule également : ben oui, tout le monde sait que sur une planète lointaine, les habitants ne peuvent qu'évoluer sous la forme de robots capables de se transformer en vieille jeep, en vieux camion ou en ambulance qui fait pin-pon. De toute façon, quelle importance qu'ils puissent se transformer : cette BD ne les utilise quasiment que sous leur forme robotique pour mieux les voir s'affronter à grands coups d'explosions. Une BD bourrin, sans autre interêt de t'attirer la curiosité d'anciens amateurs des dessins animés quand ils étaient gamins.
Lorna (Soleil Production)
Cette BD me fait penser à un recueil de petites BDs amateurs sur fond de SF, le genre qu'un dessinateur doué mais sans réel maturité scénaristique pourrait publier dans un fanzine de fac. Azpiri nous montre là qu'il sait assez bien dessiner, notamment Lorna évidemment qui a tous les atouts physiques pour plaire. Mais le dessin est inégal d'une histoire à l'autre, et il a une touche assez débutante sur certains récits. Au niveau colorisation, c'est son style typique également à base de couleurs pêtantes ou pastels. Cela donne parfois bien mais d'autre fois, les couleurs sont vraiment fouillis et ne vont pas du tout ensemble à mon goût. Quant aux scénarios, ben, ils sont assez creux et rapidement résumés. De petites histoires de SF, avec une petite dose d'humour un peu bourrin, et pas mal d'érotisme surtout sur les dernières histoires. Tout est basé sur le personnage de Lorna, blond pulpeuse qui passe sa vie à poil ou les seins à l'air. Une sorte de mercenaire-pute de l'espace. Franchement rien de bien original, le genre même d'histoire qu'on imagine assez facilement issue d'un jeune amateur de SF, de jolies filles et d'action. Une BD qui manque nettement de maturité et d'interêt même si le dessin et le personnage de Lorna suffise à aiguiser la curiosité du lecteur.