L'univers de "Gogo Monster" est empli de poésie, d'arrêt sur images, d'émerveillement et de symboles forts. Le style de narration de l'auteur m'a surpris et m'a paru très particulier. Mais il ne m'a pas fallu longtemps pour que je tombe sous le charme.
Il est surtout question dans ce livre d'un enfant qui est régulièrement submergé par des absences pendant lesquelles il entre en communication avec des monstres. Persuadé que ceux-ci sont réels, ses camarades de classe prennent peur et/ou se moquent.
C'est superbement dessiné. Le style est assez épuré. Les cases, une à une, dégagent une grande force, un impact visuel étonnant.
Quelques pages en moins ne m'auraient pas ennuyé...mais j'aurais peut-être dû lire cette bd plus lentement, avec une tasse de camomille!!
Oh là là ! Que c'est vieux !!
L'histoire est figée par le dessin. On dirait le chemin de croix du christ dépeint par les tableaux dans les églises. Il faut mettre ces BD dans un musée pour montrer aux générations futures ce qui se faisait avant et ce qui ne faut plus faire.
Que c'est laid !!!
Et en plus on s'ennuie.
C'est très début des années 80 / fin 70. Le dessin est plus proche de l'illustration des livres des contes de Grimm que de la BD. Il est vraiment bizarre. Les personnages sont grands et élancés puis deviennent tout petits. Bref ce n'est pas agréable à regarder. L'histoire est terne et sans vie. Il n'y a pas d'humour, tout est trop sérieux. Cette BD aurait plu à ma mère il y a 30 ans.
Je vais être moins enthousiaste que certains sur cet album que j'ai eu tout de même du mal à dénicher.
Certes sans les critiques précédentes je n'aurai sûrement pas acheté ce petit livre, déjà à cause d'une couverture assez peu explicite par rapport au thème abordé.
Si le mode "muet" de cette bande dessinée ne m'a pas dérangé au contraire, c'est le dessin qui, d'après moi, ne colle pas avec scénario: en effet, j'ai eu l'impression de suivre, tout au long de ma lecture, les recherches d'une gamine de 12 ans sur ses parents (et non les démarches d'une femme d'une trentaine d'année sur ses origines). Cet aspect puéril du dessin gène dans la compréhension de cette bande dessinée.
Et puis, honnêtement, étant placé de l'autre côté de la barricade (en tant que père adoptif), je n'ai pas trouvé l'émotion que je pouvais attendre d'un tel livre.
Je suis peut-être passé à côté d'un chef d’œuvre, mais je n'ai pas été entièrement conquis par ce livre.
La seule chose qui vaille vraiment le coup, c'est le dessin impeccable de Gillon. Bien sûr, son style est un rien suranné, mais la maîtrise est grande dans tous les domaines techniques, et une certaine sensibilité se dégage de son personnage féminin.
A part ça, on est passé des couleurs hyper-flashy des "Naufragés" à l'autre extrême: des tons tristes à mourir, déprimants comme un vieux Derrick. C'est bien simple, on a l'impression qu'il pleut tout le temps, qu'il fait gris dans tous les pays à toute époque.
L'histoire, bien que partant d'une base solide, s'égare dans les méandres insipides des feuilletons, avec çà et là des clichés presque drôles: le coup du personnage qui se trouve en position de tuer Hitler, pfff... ce brave Adolf a échappé à au moins un million d'assassinats, à en croire certains scénaristes peu inspirés.
Et puis l'histoire de ce type qui traverse un siècle avec en toile de fond le cinéma est résolument mi-figue mi-raisin. Rosensztroch est un personnage trop banal et pas assez vivant pour passionner.
Voila encore une histoire qui mérite que l'on s'y attarde. Malgré un début de lecture qui me fut laborieux à cause d'un graphisme très conventionnel et d'une mise en couleur médiocre, j'ai vite été happé par le récit et par le destin des personnages qu'il met en scène. C'est vrai, comme le soulignaient certains posteurs, que le propos souffre parfois de détails qui n'apportent pas grand chose à l'histoire, c'est vrai que certains faits sont un peu tirés par les cheveux et suscitent plus le sourire que l'intérêt (la fin de l'histoire et le rebondissement ultime en sont l'illustration la plus parfaite...), mais globalement, l'ensemble tient bien la route. J'ai passé un moment agréable et j'ai trouvé que la personnalité du producteur-narrateur, avait une vraie densité humaine et qu'elle n'en était que plus crédible.
Maintenant, pour revenir au graphisme, c'est vrai que durant ma lecture, je me suis surpris à imaginer un Gibrat à la place de Gillon. Je pense que l'ensemble, profitant d'un graphisme plus chatoyant, aurait singulièrement apporté une plus value à cette histoire.
Mais bon, je n'en suis tout de même pas à jeter la pierre (sans jeux de mots) à Gillon. Le bonhomme ne s'en tire pas mal quand même, même si son trait à un côté suranné effectivement très prononcé.
Mon avis suit une première lecture à chaud. Ce ne sont sans doute pas des conditions idéales pour rédiger une critique mais je ne peux y résister, tant cet album m’a littéralement captivé ! Le découpage et la narration donnent l’impression curieuse de vivre cette histoire à côté de l’inspecteur Rivière. Cela permet au lecteur d’être un observateur privilégié des événements étranges qui se produisent. Pourquoi d’honnêtes citoyens se mettent –il à tuer ? Zentner construit son récit autour de deux histoires distinctes en apparence : celle de l’inspecteur Rivière et celle d’une jeune magicienne aux pouvoirs éteints. Ces deux histoires sont suivies en parallèle avec un décalage dans le temps. Ces destinées finissent par se croiser dans un final très réussi malgré son manque d’originalité. Comme à l’accoutumée, Zentner s’est adjoint les bons services de son ami Pellejero. Son trait rond et épais si caractéristique se conjugue avec de larges aplats noirs, assurant aux planches un rendu sans pareil.
Je ne sais si mon enthousiasme sera entamé lors d’une prochaine relecture, mais cette œuvre me paraît être un incontournable pour les amateurs du genre.
Avis après lecture du tome 1 : 4,5/5
Quelle superbe découverte ce "sourire du Clown". Autant vous l'avouer (j'ai honte) mais je n'avais encore jamais rien lu de Brunschwig (malgré ces séries précédentes à grand succès), et c'est donc avec aucun a priori que j'ai lu cet album.
Grossièrement, c'est l'histoire d'une banlieue française qui peut s'embraser à tout moment, notamment à l'occasion des assassinats (à des époques différentes) des deux clowns qui égaient le quartier. Mais je dois aussi dire que le déroulement du scénario est assez complexe en fait. Parfois, on est à la limite de ne plus trop comprendre. Mais c'est là où Brunschwig est fort : cette limite n'est jamais dépassée. Beaucoup de zones d'ombres persistent à la fin de ce premier tome, suscitant désormais mon impatience quant à la sortie du prochain.
Mais là où cette BD est géniale, c'est sur les dessins de Hirn qui sont somptueux. Vraiment, chaque planche m'a régalé, les têtes de clown étant si expressives. Ajouté à cela, une qualité de papier digne de ce nom, et vous avez un album finalement triste et déroutant très réussit.
J'avais adoré L'Ascension du Haut Mal du même auteur et même si le sujet proposé dans "les Complots Nocturnes" m'attirait beaucoup moins, je m'attendais néanmoins à passer un bon moment de lecture.
Hélas: une succession de rêves sans vraiment de dénominateur commun, sans réelle transition, sans histoire. J'aurais aimé trouvé dans cette ouvrage une trame de fond, un fil conducteur qui me permette de pénétrer dans ce monde onirique. N'est pas Freud qui veut.
Ainsi, même si le trait de David B convient tout à fait à ce style de récit, la lecture m'a profondément ennuyé.
Jules Verne est surtout célèbre pour avoir réalisé des romans populaires de science-fiction mais tout au long de sa carrière, il a aussi écrit de nombreuses nouvelles. Ces dernières sont pour la plupart méconnues du public. A l’occasion du centenaire de la mort de Jules Verne, « Petit à petit » sort une bd reprenant quelques nouvelles de l’écrivain. Excellente initiative des auteurs et de l’éditeur !
Ces récits ont été réalisés chacun par un dessinateur différent.
Toutes ces nouvelles ont été reprises et proposées aux dessinateurs par le scénariste Céka. Je suis très admiratif du parti-pris de Céka d’avoir choisi des dessinateurs au style très différent des uns des autres. Ainsi, il est très difficile de trouver des distinctions entre le trait de Boris Joly Erard et Nicolas Hitori-De. La plupart des collectifs proposent des histoires inégales, « Les nouvelles de Jules Verne » n’en malheureusement fait pas exception à la règle.
Ainsi, j’ai adoré la nouvelle « Frritt-Flacc » dessinée par B. J. Erard (ma préférée), la grande beauté graphique de « Pierre-Jean » par Hardoc, le style inimitable et reconnaissable du jeune David François dans « Le mariage de M. Anselme des Tilleuls ». Il est dommage pour cette dernière que la mise en couleurs soit terne et ne correspond pas, à mon avis, à l’ambiance qui se dégage de l’histoire.
Dans les récits « Gil Bratar » et « San Carlos », les tons trop foncés à mon goût gâchent la lisibilité du dessin.
J’ai aimé « La journée d’un journaliste américain en 2890 », Yuio semble avoir utilisé un style volontairement (?) dépouillé qui sied à cette nouvelle.
J’ai éprouvé finalement beaucoup de plaisir à lire cette bd car je méconnaissais ces nouvelles. La diversité des styles graphiques et la possibilité de lire rapidement chaque récit me donnent régulièrement l’envie de redécouvrir l’album : c’est la principale qualité de ce livre !
Je salue aussi les éditions « Petit à petit » pour leur excellent travail de reliure et d’impression.
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Gogo monster
L'univers de "Gogo Monster" est empli de poésie, d'arrêt sur images, d'émerveillement et de symboles forts. Le style de narration de l'auteur m'a surpris et m'a paru très particulier. Mais il ne m'a pas fallu longtemps pour que je tombe sous le charme. Il est surtout question dans ce livre d'un enfant qui est régulièrement submergé par des absences pendant lesquelles il entre en communication avec des monstres. Persuadé que ceux-ci sont réels, ses camarades de classe prennent peur et/ou se moquent. C'est superbement dessiné. Le style est assez épuré. Les cases, une à une, dégagent une grande force, un impact visuel étonnant. Quelques pages en moins ne m'auraient pas ennuyé...mais j'aurais peut-être dû lire cette bd plus lentement, avec une tasse de camomille!!
Le Mercenaire
Oh là là ! Que c'est vieux !! L'histoire est figée par le dessin. On dirait le chemin de croix du christ dépeint par les tableaux dans les églises. Il faut mettre ces BD dans un musée pour montrer aux générations futures ce qui se faisait avant et ce qui ne faut plus faire.
Laïyna
Que c'est laid !!! Et en plus on s'ennuie. C'est très début des années 80 / fin 70. Le dessin est plus proche de l'illustration des livres des contes de Grimm que de la BD. Il est vraiment bizarre. Les personnages sont grands et élancés puis deviennent tout petits. Bref ce n'est pas agréable à regarder. L'histoire est terne et sans vie. Il n'y a pas d'humour, tout est trop sérieux. Cette BD aurait plu à ma mère il y a 30 ans.
Peine perdue
Je vais être moins enthousiaste que certains sur cet album que j'ai eu tout de même du mal à dénicher. Certes sans les critiques précédentes je n'aurai sûrement pas acheté ce petit livre, déjà à cause d'une couverture assez peu explicite par rapport au thème abordé. Si le mode "muet" de cette bande dessinée ne m'a pas dérangé au contraire, c'est le dessin qui, d'après moi, ne colle pas avec scénario: en effet, j'ai eu l'impression de suivre, tout au long de ma lecture, les recherches d'une gamine de 12 ans sur ses parents (et non les démarches d'une femme d'une trentaine d'année sur ses origines). Cet aspect puéril du dessin gène dans la compréhension de cette bande dessinée. Et puis, honnêtement, étant placé de l'autre côté de la barricade (en tant que père adoptif), je n'ai pas trouvé l'émotion que je pouvais attendre d'un tel livre. Je suis peut-être passé à côté d'un chef d’œuvre, mais je n'ai pas été entièrement conquis par ce livre.
La Dernière des Salles Obscures
La seule chose qui vaille vraiment le coup, c'est le dessin impeccable de Gillon. Bien sûr, son style est un rien suranné, mais la maîtrise est grande dans tous les domaines techniques, et une certaine sensibilité se dégage de son personnage féminin. A part ça, on est passé des couleurs hyper-flashy des "Naufragés" à l'autre extrême: des tons tristes à mourir, déprimants comme un vieux Derrick. C'est bien simple, on a l'impression qu'il pleut tout le temps, qu'il fait gris dans tous les pays à toute époque. L'histoire, bien que partant d'une base solide, s'égare dans les méandres insipides des feuilletons, avec çà et là des clichés presque drôles: le coup du personnage qui se trouve en position de tuer Hitler, pfff... ce brave Adolf a échappé à au moins un million d'assassinats, à en croire certains scénaristes peu inspirés. Et puis l'histoire de ce type qui traverse un siècle avec en toile de fond le cinéma est résolument mi-figue mi-raisin. Rosensztroch est un personnage trop banal et pas assez vivant pour passionner.
La Dernière des Salles Obscures
Voila encore une histoire qui mérite que l'on s'y attarde. Malgré un début de lecture qui me fut laborieux à cause d'un graphisme très conventionnel et d'une mise en couleur médiocre, j'ai vite été happé par le récit et par le destin des personnages qu'il met en scène. C'est vrai, comme le soulignaient certains posteurs, que le propos souffre parfois de détails qui n'apportent pas grand chose à l'histoire, c'est vrai que certains faits sont un peu tirés par les cheveux et suscitent plus le sourire que l'intérêt (la fin de l'histoire et le rebondissement ultime en sont l'illustration la plus parfaite...), mais globalement, l'ensemble tient bien la route. J'ai passé un moment agréable et j'ai trouvé que la personnalité du producteur-narrateur, avait une vraie densité humaine et qu'elle n'en était que plus crédible. Maintenant, pour revenir au graphisme, c'est vrai que durant ma lecture, je me suis surpris à imaginer un Gibrat à la place de Gillon. Je pense que l'ensemble, profitant d'un graphisme plus chatoyant, aurait singulièrement apporté une plus value à cette histoire. Mais bon, je n'en suis tout de même pas à jeter la pierre (sans jeux de mots) à Gillon. Le bonhomme ne s'en tire pas mal quand même, même si son trait à un côté suranné effectivement très prononcé.
Tabou
Mon avis suit une première lecture à chaud. Ce ne sont sans doute pas des conditions idéales pour rédiger une critique mais je ne peux y résister, tant cet album m’a littéralement captivé ! Le découpage et la narration donnent l’impression curieuse de vivre cette histoire à côté de l’inspecteur Rivière. Cela permet au lecteur d’être un observateur privilégié des événements étranges qui se produisent. Pourquoi d’honnêtes citoyens se mettent –il à tuer ? Zentner construit son récit autour de deux histoires distinctes en apparence : celle de l’inspecteur Rivière et celle d’une jeune magicienne aux pouvoirs éteints. Ces deux histoires sont suivies en parallèle avec un décalage dans le temps. Ces destinées finissent par se croiser dans un final très réussi malgré son manque d’originalité. Comme à l’accoutumée, Zentner s’est adjoint les bons services de son ami Pellejero. Son trait rond et épais si caractéristique se conjugue avec de larges aplats noirs, assurant aux planches un rendu sans pareil. Je ne sais si mon enthousiasme sera entamé lors d’une prochaine relecture, mais cette œuvre me paraît être un incontournable pour les amateurs du genre.
Le sourire du clown
Avis après lecture du tome 1 : 4,5/5 Quelle superbe découverte ce "sourire du Clown". Autant vous l'avouer (j'ai honte) mais je n'avais encore jamais rien lu de Brunschwig (malgré ces séries précédentes à grand succès), et c'est donc avec aucun a priori que j'ai lu cet album. Grossièrement, c'est l'histoire d'une banlieue française qui peut s'embraser à tout moment, notamment à l'occasion des assassinats (à des époques différentes) des deux clowns qui égaient le quartier. Mais je dois aussi dire que le déroulement du scénario est assez complexe en fait. Parfois, on est à la limite de ne plus trop comprendre. Mais c'est là où Brunschwig est fort : cette limite n'est jamais dépassée. Beaucoup de zones d'ombres persistent à la fin de ce premier tome, suscitant désormais mon impatience quant à la sortie du prochain. Mais là où cette BD est géniale, c'est sur les dessins de Hirn qui sont somptueux. Vraiment, chaque planche m'a régalé, les têtes de clown étant si expressives. Ajouté à cela, une qualité de papier digne de ce nom, et vous avez un album finalement triste et déroutant très réussit.
Les complots nocturnes
J'avais adoré L'Ascension du Haut Mal du même auteur et même si le sujet proposé dans "les Complots Nocturnes" m'attirait beaucoup moins, je m'attendais néanmoins à passer un bon moment de lecture. Hélas: une succession de rêves sans vraiment de dénominateur commun, sans réelle transition, sans histoire. J'aurais aimé trouvé dans cette ouvrage une trame de fond, un fil conducteur qui me permette de pénétrer dans ce monde onirique. N'est pas Freud qui veut. Ainsi, même si le trait de David B convient tout à fait à ce style de récit, la lecture m'a profondément ennuyé.
Jules Verne - Les Nouvelles en BD
Jules Verne est surtout célèbre pour avoir réalisé des romans populaires de science-fiction mais tout au long de sa carrière, il a aussi écrit de nombreuses nouvelles. Ces dernières sont pour la plupart méconnues du public. A l’occasion du centenaire de la mort de Jules Verne, « Petit à petit » sort une bd reprenant quelques nouvelles de l’écrivain. Excellente initiative des auteurs et de l’éditeur ! Ces récits ont été réalisés chacun par un dessinateur différent. Toutes ces nouvelles ont été reprises et proposées aux dessinateurs par le scénariste Céka. Je suis très admiratif du parti-pris de Céka d’avoir choisi des dessinateurs au style très différent des uns des autres. Ainsi, il est très difficile de trouver des distinctions entre le trait de Boris Joly Erard et Nicolas Hitori-De. La plupart des collectifs proposent des histoires inégales, « Les nouvelles de Jules Verne » n’en malheureusement fait pas exception à la règle. Ainsi, j’ai adoré la nouvelle « Frritt-Flacc » dessinée par B. J. Erard (ma préférée), la grande beauté graphique de « Pierre-Jean » par Hardoc, le style inimitable et reconnaissable du jeune David François dans « Le mariage de M. Anselme des Tilleuls ». Il est dommage pour cette dernière que la mise en couleurs soit terne et ne correspond pas, à mon avis, à l’ambiance qui se dégage de l’histoire. Dans les récits « Gil Bratar » et « San Carlos », les tons trop foncés à mon goût gâchent la lisibilité du dessin. J’ai aimé « La journée d’un journaliste américain en 2890 », Yuio semble avoir utilisé un style volontairement (?) dépouillé qui sied à cette nouvelle. J’ai éprouvé finalement beaucoup de plaisir à lire cette bd car je méconnaissais ces nouvelles. La diversité des styles graphiques et la possibilité de lire rapidement chaque récit me donnent régulièrement l’envie de redécouvrir l’album : c’est la principale qualité de ce livre ! Je salue aussi les éditions « Petit à petit » pour leur excellent travail de reliure et d’impression.