Ca démarre de façon un peu confuse dans le premier tome, il y a beaucoup de personnages, beaucoup de relations entre eux, j'ai eu du mal à tout saisir au début. Mais par la suite, tout s'éclaire au fur et à mesure et révèle un scénario excellent. Pas dans sa trame de fond (retour de puissances occultes) qui est classique, mais dans sa forme, puisque ici, l'intrigue s'inscrit au cœur même des évènements historiques et empreinte beaucoup de personnages à l'histoire de France et de personnages réels ou imaginaires à la littérature française. Il y a même un peu d'humour.
Quant au dessin, il est réaliste et assez bon, même si on peu reprocher un peu de manque de finition des décors.
Grossier, voyeur, obsédé, comique, franc, poète, rigolo, sensible, pervers, ironique, philosophe,… voilà comment Frantico est désigné par les lecteurs... Autant dire que ce personnage ne nous laisse pas indifférent !
A la base, ce qui devait être un blog destiné à le faire connaître et permettant à celui-ci de nous partager sa vie réelle ou pas quotidiennement et sa vision de la société s’est vite transformé en véritable phénomène internet. Jugez par vous-même : 8 000 visiteurs par jour au bout de 6 mois ! Et à la clé, une publication de ses « aventures » chez un grand éditeur ! Alors, pourquoi ce succès ?
A mon avis, il y a la personnalité unique de l’auteur qui le fait ressorti au milieu du monde de la BD. Cet élément, on le retrouve aussi dans ses dessins au style dépouillé, très lisible, facilement identifiable et à la mise en couleurs qui fait dire à de nombreux lecteurs que Frantico est Trondheim.
Peu importe ! Personnellement, j’adore les réflexions de cet auteur qui sont à la fois grinçant, réaliste de « l’enfant qui coince les doigts aux sports d’hiver » au « client avec le portable constamment allumé au supermarché ». Le coup d’œil de Frantico est bluffant ! D’ailleurs, je suis prêt à parier que l’auteur avait réalisé de nombreuses planches avant de se lancer dans ce blog, j’ai du mal à croire qu’il a ce fameux « don » quotidiennement ! Ma seule réserve concerne le déballage sexuel sur un bon tiers du blog qui m’est apparu trop cru…
« Vingt mille lieues sous les mers » est un des ouvrages les plus connus de Jules Verne. Ce roman a été maintes fois adapté au cinéma et en …bandes dessinées. Parmi ces adaptations, celle de Brüno tire son épingle du jeu par son originalité et son style très personnel.
L’auteur a situé sa série à l’époque des premiers cuirassés, dans un monde où on peut imaginer le premier conflit mondial du vingtième siècle. L’ensemble donne des engins au design très différent au roman initial. Ainsi , le « nautilus » me semble plus approprié à l’idée qu’on se fait d’un sous-marin. Bien que la plupart des lecteurs connaissent le dénouement final du roman, Brüno a su me captiver à sa version en modifiant le déroulement de l’histoire. Un des points forts de « Nemo » est dans l’évolution psychologique de Ned et surtout de Conseil. J’ai senti que l’auteur a voulu mettre l’accent sur le poids de l’isolement des hommes dans un sous-marin pendant des semaines et des semaines. Les cauchemars de Ned, le changement de comportement de Conseil, l’attente interminable, la peur lors des affrontements entre le Nautilus et les navires de surface, la haine de Némo vis à vis du monde terrestre sont des thèmes que Brüno a su me transmettre avec émotion dans sa bédé.
J’admire le dessin de cet auteur au style très personnel et d’une lisibilité exemplaire. Le découpage et la mise en page me sont apparus excellent. L’ensemble m’a beaucoup captivé et ma lecture fut très agréable. Mon seule reproche concerne la séquence où les personnages découvrent le monde sous-marin : l’emploi de couleurs un peu trop ternes à mon goût gâche l’idée que je me fais de la beauté de ces lieux... un détail !
Finalement, « Némo » est une adaptation très originale du célèbre roman de Jules Vernes que je vous recommande fortement à découvrir ! Ne loupez pas non plus le très beau coffret et son carnet d’esquisses !
Ayant adoré Batman - Un long Halloween et sa suite Batman - Dark Victory, je me suis tout naturellement intéressé à ce recueil de trois histoires écrites par les mêmes auteurs et publiées avant « Un long halloween ».
Alors que « Un long Halloween » et « Dark Victory » mettaient l’accent sur un scénario développé et une intrigue complexe, « Batman – Halloween » propose des histoires très simples, et mise tout sur le coté psychologique et l’atmosphère. Les retours dans le passé de Batman sont fréquents, et son coté « âme tourmentée » est vraiment mis en avant.
En conclusion, je m’attendais à une BD pas terrible, uniquement publiée pour profiter de la renommé de ses grandes sœurs, mais j’ai finalement passé un bon moment avec ces trois histoires, et je ne regrette absolument pas mon achat. A lire si vous avez adoré « Batman - Un long Halloween » (surtout qu’on retrouve avec plaisir le dessin de Tim Sale).
Quand j'étais ado, Gai Luron me gonflait un peu. J'étais assez hermétique à l'humour de Gotlieb et ne voyait en cette bd, qu'une suite de plans fixes plus proche de la masturbation mentale que du chef d'oeuvre absolu. Il m'aura fallu attendre des années pour me décider à tenter à nouveau la lecture de ce chien si spécial. Et bien sûr, avec le recul il est bon de reconnaître que décidément, je manquai à l'époque de discernement pour ne pas dire de sensibilité (à cette époque là, même Blueberry me gonflait...).
Aujourd'hui, j'aime bien relire les aventures et les délires de Gai Luron, qui est un peu, un snoopy en plus déjanté... en moins torturé du ciboulo.
Les personnages secondaires délirants et qui menent leur vie dans un coin de case, les parodies tv ou d'autres bd, les digressions et autres références ou clins d'oeil toutes plus azimutées les unes que les autres, participent finalement à rendre cette bd complétement atypiques et hilarante. Et avec un recul de plusieurs années, je me demande pourquoi durant tout ce temps, j'avais gardé en souvenir, l'image d'une bd statique et ennuyeuse ??? Peut être à cause du trait si caractéristique de Gotlied si souvent anguleux... Mais bon, au risque de me répéter, cette série est hyper plaisante. Et j'attends avec impatience les intégrales, qui sont prévues pour bientôt je crois.
Ahhh Gai-Luron! C'est grâce à lui que j'ai découvert Gotlib! Grâce notamment à un lot de BD présenté par les stations Shell au début des années 90...
Mais trêve de salamalecs, et parlons un peu de Gai-Luron.
Premièrement, contrairement à ce que son patronyme peut laisser penser, Gai-Luron est tout sauf un... gai luron. On peut même le trouver ennuyeux en lui-même. Mais les situations dans lesquelles il est placé sont très "gotlibiennes", d'un absurde "froid et sophistiqué" pour reprendre une expression bien connue.
Jujude, Belle-Lurette, la petite souris et ses mimiques (presque) désopilantes, bref tout un univers rassurant et comique.
Malheureusement, la BD pêche par son excès de répétition, conséquence logique d'une toile de fond qui au bout d'un moment fait tourner en rond les personnages.
Toutefois, "Gai-Luron" reste un bon moyen de se relaxer après une lecture assidue de la Rubrique-à-Brac.
Concernant spécifiquement le tome 3, "Ame Rouge", je considère que c’est le plus abouti de la série. Les dessins restent magnifiques, mais l'ambiance polar y est accentuée par cet espèce de voile mis dans certains passages. Une fumée envoûtante et mystérieuse qui apporte au chef d’œuvre une dimension supplémentaire.
L'ambiance glacée de fascisme du tome 2 est vite oubliée avec le décor chaud de communisme sur fond de chasse aux sorcières.
L'intrigue est une nouvelle fois admirablement menée et la fin est assez inattendue...
L'aspect animalier donne une touche qui permet au lecteur de s'imprégner très rapidement de l'environnement et de partager les déboires du héros.
A lire, à vivre !!
Les mêmes auteurs que Le Pouvoir des innocents reviennent en force.
Un très beau dessin qui peut faire penser à du Gibrat, des couleurs superbes.
Et comme d'habitude avec Luc Brunschwig, le scénario tient la route. L'intrigue se situe en France, dans une banlieue où se mêle espoir et désespoir, c'est sur ce fond que démarre un nouveau thriller bien torturé. Du caviar.
Voilà une initiative qui s'annonce bien prometteuse, malheureusement les histoires s'enchaînent sans véritable lien, les anecdotes multiples et parfois amusantes paraissent noyées dans ce qui ressemble à une bouillie chargée de relents auteurisants et indigestes.
Certaines histoires m'ont plu bien sûr, comme celle de Sfar plutôt hilarante, celle de de Crécy assez originale (j'aime bien son style graphique), celle de Neaud qui nous raconte son quotidien de façon spontanée... Mais ma préférée reste celle d'Aurélia Aurita, la narration est parfaite, l'histoire sympa et fraîche et les crayonnés sont du plus bel effet, cela paraît simpliste, en fait c'est beau (galerie).
Pour le reste j'étais pressé d'aller au bout de ces 250 pages, côté japonais rien de bien transcendant, à part peut-être un léger intérêt pour l'histoire d'Hanawa : La Forêt profonde. Cela fait bien peu pour seize histoires.
Bien sûr il y a évidemment des auteurs que je n'apprécie pas du tout, comme Jirô Taniguchi, je trouve que son style contemplatif est extrêmement lent et ennuyeux, j'y suis totalement hermétique. Quant à Boilet, je n'ai jamais accroché et je pense que je n'y arriverai jamais.
Voilà, l'album est assez inégal, je suis certain que d'autres l'auraient mieux apprécié que moi, je ne suis pas spécialement fan de ce genre de produit.
Au final, je trouve cela creux et décevant.
Je viens de terminer la série. Dans l'ensemble c'est assez sympa, les trois tomes se lisent bien. L'idée, sans être originale, est bien traitée. La fin est assez plaisante.
J'y vois par contre un gros défaut, c'est la rapidité entre certains passages, ce qui fait perdre beaucoup de réalisme à la série.
Je reste sceptique sur la nécessité d'un second cycle, où alors il faudra à mon sens faire preuve de plus d'originalité pour vraiment nous étonner.
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Les Fées noires
Ca démarre de façon un peu confuse dans le premier tome, il y a beaucoup de personnages, beaucoup de relations entre eux, j'ai eu du mal à tout saisir au début. Mais par la suite, tout s'éclaire au fur et à mesure et révèle un scénario excellent. Pas dans sa trame de fond (retour de puissances occultes) qui est classique, mais dans sa forme, puisque ici, l'intrigue s'inscrit au cœur même des évènements historiques et empreinte beaucoup de personnages à l'histoire de France et de personnages réels ou imaginaires à la littérature française. Il y a même un peu d'humour. Quant au dessin, il est réaliste et assez bon, même si on peu reprocher un peu de manque de finition des décors.
Le Blog de Frantico
Grossier, voyeur, obsédé, comique, franc, poète, rigolo, sensible, pervers, ironique, philosophe,… voilà comment Frantico est désigné par les lecteurs... Autant dire que ce personnage ne nous laisse pas indifférent ! A la base, ce qui devait être un blog destiné à le faire connaître et permettant à celui-ci de nous partager sa vie réelle ou pas quotidiennement et sa vision de la société s’est vite transformé en véritable phénomène internet. Jugez par vous-même : 8 000 visiteurs par jour au bout de 6 mois ! Et à la clé, une publication de ses « aventures » chez un grand éditeur ! Alors, pourquoi ce succès ? A mon avis, il y a la personnalité unique de l’auteur qui le fait ressorti au milieu du monde de la BD. Cet élément, on le retrouve aussi dans ses dessins au style dépouillé, très lisible, facilement identifiable et à la mise en couleurs qui fait dire à de nombreux lecteurs que Frantico est Trondheim. Peu importe ! Personnellement, j’adore les réflexions de cet auteur qui sont à la fois grinçant, réaliste de « l’enfant qui coince les doigts aux sports d’hiver » au « client avec le portable constamment allumé au supermarché ». Le coup d’œil de Frantico est bluffant ! D’ailleurs, je suis prêt à parier que l’auteur avait réalisé de nombreuses planches avant de se lancer dans ce blog, j’ai du mal à croire qu’il a ce fameux « don » quotidiennement ! Ma seule réserve concerne le déballage sexuel sur un bon tiers du blog qui m’est apparu trop cru…
Nemo
« Vingt mille lieues sous les mers » est un des ouvrages les plus connus de Jules Verne. Ce roman a été maintes fois adapté au cinéma et en …bandes dessinées. Parmi ces adaptations, celle de Brüno tire son épingle du jeu par son originalité et son style très personnel. L’auteur a situé sa série à l’époque des premiers cuirassés, dans un monde où on peut imaginer le premier conflit mondial du vingtième siècle. L’ensemble donne des engins au design très différent au roman initial. Ainsi , le « nautilus » me semble plus approprié à l’idée qu’on se fait d’un sous-marin. Bien que la plupart des lecteurs connaissent le dénouement final du roman, Brüno a su me captiver à sa version en modifiant le déroulement de l’histoire. Un des points forts de « Nemo » est dans l’évolution psychologique de Ned et surtout de Conseil. J’ai senti que l’auteur a voulu mettre l’accent sur le poids de l’isolement des hommes dans un sous-marin pendant des semaines et des semaines. Les cauchemars de Ned, le changement de comportement de Conseil, l’attente interminable, la peur lors des affrontements entre le Nautilus et les navires de surface, la haine de Némo vis à vis du monde terrestre sont des thèmes que Brüno a su me transmettre avec émotion dans sa bédé. J’admire le dessin de cet auteur au style très personnel et d’une lisibilité exemplaire. Le découpage et la mise en page me sont apparus excellent. L’ensemble m’a beaucoup captivé et ma lecture fut très agréable. Mon seule reproche concerne la séquence où les personnages découvrent le monde sous-marin : l’emploi de couleurs un peu trop ternes à mon goût gâche l’idée que je me fais de la beauté de ces lieux... un détail ! Finalement, « Némo » est une adaptation très originale du célèbre roman de Jules Vernes que je vous recommande fortement à découvrir ! Ne loupez pas non plus le très beau coffret et son carnet d’esquisses !
Batman - Halloween
Ayant adoré Batman - Un long Halloween et sa suite Batman - Dark Victory, je me suis tout naturellement intéressé à ce recueil de trois histoires écrites par les mêmes auteurs et publiées avant « Un long halloween ». Alors que « Un long Halloween » et « Dark Victory » mettaient l’accent sur un scénario développé et une intrigue complexe, « Batman – Halloween » propose des histoires très simples, et mise tout sur le coté psychologique et l’atmosphère. Les retours dans le passé de Batman sont fréquents, et son coté « âme tourmentée » est vraiment mis en avant. En conclusion, je m’attendais à une BD pas terrible, uniquement publiée pour profiter de la renommé de ses grandes sœurs, mais j’ai finalement passé un bon moment avec ces trois histoires, et je ne regrette absolument pas mon achat. A lire si vous avez adoré « Batman - Un long Halloween » (surtout qu’on retrouve avec plaisir le dessin de Tim Sale).
Gai-Luron
Quand j'étais ado, Gai Luron me gonflait un peu. J'étais assez hermétique à l'humour de Gotlieb et ne voyait en cette bd, qu'une suite de plans fixes plus proche de la masturbation mentale que du chef d'oeuvre absolu. Il m'aura fallu attendre des années pour me décider à tenter à nouveau la lecture de ce chien si spécial. Et bien sûr, avec le recul il est bon de reconnaître que décidément, je manquai à l'époque de discernement pour ne pas dire de sensibilité (à cette époque là, même Blueberry me gonflait...). Aujourd'hui, j'aime bien relire les aventures et les délires de Gai Luron, qui est un peu, un snoopy en plus déjanté... en moins torturé du ciboulo. Les personnages secondaires délirants et qui menent leur vie dans un coin de case, les parodies tv ou d'autres bd, les digressions et autres références ou clins d'oeil toutes plus azimutées les unes que les autres, participent finalement à rendre cette bd complétement atypiques et hilarante. Et avec un recul de plusieurs années, je me demande pourquoi durant tout ce temps, j'avais gardé en souvenir, l'image d'une bd statique et ennuyeuse ??? Peut être à cause du trait si caractéristique de Gotlied si souvent anguleux... Mais bon, au risque de me répéter, cette série est hyper plaisante. Et j'attends avec impatience les intégrales, qui sont prévues pour bientôt je crois.
Gai-Luron
Ahhh Gai-Luron! C'est grâce à lui que j'ai découvert Gotlib! Grâce notamment à un lot de BD présenté par les stations Shell au début des années 90... Mais trêve de salamalecs, et parlons un peu de Gai-Luron. Premièrement, contrairement à ce que son patronyme peut laisser penser, Gai-Luron est tout sauf un... gai luron. On peut même le trouver ennuyeux en lui-même. Mais les situations dans lesquelles il est placé sont très "gotlibiennes", d'un absurde "froid et sophistiqué" pour reprendre une expression bien connue. Jujude, Belle-Lurette, la petite souris et ses mimiques (presque) désopilantes, bref tout un univers rassurant et comique. Malheureusement, la BD pêche par son excès de répétition, conséquence logique d'une toile de fond qui au bout d'un moment fait tourner en rond les personnages. Toutefois, "Gai-Luron" reste un bon moyen de se relaxer après une lecture assidue de la Rubrique-à-Brac.
Blacksad
Concernant spécifiquement le tome 3, "Ame Rouge", je considère que c’est le plus abouti de la série. Les dessins restent magnifiques, mais l'ambiance polar y est accentuée par cet espèce de voile mis dans certains passages. Une fumée envoûtante et mystérieuse qui apporte au chef d’œuvre une dimension supplémentaire. L'ambiance glacée de fascisme du tome 2 est vite oubliée avec le décor chaud de communisme sur fond de chasse aux sorcières. L'intrigue est une nouvelle fois admirablement menée et la fin est assez inattendue... L'aspect animalier donne une touche qui permet au lecteur de s'imprégner très rapidement de l'environnement et de partager les déboires du héros. A lire, à vivre !!
Le sourire du clown
Les mêmes auteurs que Le Pouvoir des innocents reviennent en force. Un très beau dessin qui peut faire penser à du Gibrat, des couleurs superbes. Et comme d'habitude avec Luc Brunschwig, le scénario tient la route. L'intrigue se situe en France, dans une banlieue où se mêle espoir et désespoir, c'est sur ce fond que démarre un nouveau thriller bien torturé. Du caviar.
Japon
Voilà une initiative qui s'annonce bien prometteuse, malheureusement les histoires s'enchaînent sans véritable lien, les anecdotes multiples et parfois amusantes paraissent noyées dans ce qui ressemble à une bouillie chargée de relents auteurisants et indigestes. Certaines histoires m'ont plu bien sûr, comme celle de Sfar plutôt hilarante, celle de de Crécy assez originale (j'aime bien son style graphique), celle de Neaud qui nous raconte son quotidien de façon spontanée... Mais ma préférée reste celle d'Aurélia Aurita, la narration est parfaite, l'histoire sympa et fraîche et les crayonnés sont du plus bel effet, cela paraît simpliste, en fait c'est beau (galerie). Pour le reste j'étais pressé d'aller au bout de ces 250 pages, côté japonais rien de bien transcendant, à part peut-être un léger intérêt pour l'histoire d'Hanawa : La Forêt profonde. Cela fait bien peu pour seize histoires. Bien sûr il y a évidemment des auteurs que je n'apprécie pas du tout, comme Jirô Taniguchi, je trouve que son style contemplatif est extrêmement lent et ennuyeux, j'y suis totalement hermétique. Quant à Boilet, je n'ai jamais accroché et je pense que je n'y arriverai jamais. Voilà, l'album est assez inégal, je suis certain que d'autres l'auraient mieux apprécié que moi, je ne suis pas spécialement fan de ce genre de produit. Au final, je trouve cela creux et décevant.
Le Messager
Je viens de terminer la série. Dans l'ensemble c'est assez sympa, les trois tomes se lisent bien. L'idée, sans être originale, est bien traitée. La fin est assez plaisante. J'y vois par contre un gros défaut, c'est la rapidité entre certains passages, ce qui fait perdre beaucoup de réalisme à la série. Je reste sceptique sur la nécessité d'un second cycle, où alors il faudra à mon sens faire preuve de plus d'originalité pour vraiment nous étonner.