Graphiquement, cette BD est originale : les visages sont guères expressifs, les couleurs traitées par ordinateur sont extrêmement vives, l'histoire d'amour (style Roméo et Juliette) est difficilement crédible et enfin le décor de ce Moyen-âge atypique ressemble à un décor en carton pâte, pourtant... La magie opère et malgré ces défauts, Cadelo nous un offre un beau conte, un belle bande dessinée. Album à découvrir.
Difficile de succéder à Dufaux et Griffo lorque l'on évoque Venise. J'ai trouvé le scénario confus voire obscur. Il faut se reprendre à deux fois avant de savoir qui est qui dans cette histoire. Pourtant le dessin en couleur directe de Paturaud est superbe, les planches à dominantes grises (cf l'enterrement, pages 12/13 du tome 1 sont très belles ) mais un scénario trop ambitieux vient gâcher l'ensemble. Décidement la collection "loge noire" de Glénat à dû mal à se trouver, alliant des chefs-d'oeuvres, comme Le legs de l'alchimiste, Le Triangle Secret et le fabuleux Le marteau des sorcières et des déceptions comme cet album, et d'autres comme Poème Rouge. En conclusion, une BD décevante.
Un album original, tant au niveau du scénario qu'au niveau du dessin. La religion juive apporte à la bande dessinée beaucoup de thèmes originaux depuis quelques temps (Le Chat du Rabbin, Les Olives noires, Le Legs de l'alchimiste, Poème Rouge, etc.). Dumouilla a su recréer, dans une époque et une cité atypiques, l'atmosphère inquiétante de l'avant guerre (avec cette cohorte de miliciens aux costumes dignes "d'orange mécanique" s'attaquant à l'art nouveau), tout en enrobant le tout dans la légende des trente-six justes.
Une véritable ode au droit à la différence et à la tolérance est développée à travers le personnage de Omraam. Cet homme au bec de poule, en lieu et place du nez, est un personnage attachant et on devine qu'il va vite être confronté au premier magistrat de la ville, d'ailleurs étrangement ressemblant au Diable par sa coiffure. En outre la domination de la cité par la "caste bouchère" ne va pas sans rappeler la domination par les guildes de certains marchands dans Sulis et Demi-Lune paru récemment. Un petit coup de chapeau à Mikhaël Allouche pour les couleurs de l'album.
Fiez vous à la couverture attractive de cet album, et plongez dans cette aventure originale.
Les classiques des polars noirs d'Hollywood défilent dans cette BD : un détective privé désoeuvré, un bureau vide de tout dossier, un riche client mystérieux et un acolyte(imposé) barjo. Nous sommes presque frustrés d'arriver au dénouement de cette affaire où hasard et (ou) magie agissent un peu trop vite. Le dessin est académique même si je trouve les visages des différents personnages assez similaires.
Bref un récit où le suspense manque cruellement. Espérons que la suite nous réserve plus de surprises.
Baudelaire avait ses chats ; Colette adorait également les chats, Sfar et Geluck ont désormais des chats célèbres, voilà donc que Gradimir Smudja réécrit l'histoire de Van Gogh, affublé d'un chat, et quel chat !
Ce n'est plus une bd mais une oeuvre d'art, chaque case est un véritable tableau. Laissez vous donc entraîner dans cette aventure loufoque de Van Gogh, même si parfois le scénario devient difficilement compréhensible. Le dessin est superbe voire magnifique. Tout l'univers de Van Gogh est présent dans cet album, avec une mention spéciale pour la scène onirique des pages 64 et 65. Le dessinateur a dû faire un véritable travail de bénédictin pour recréer l'ambiance particulière liée à Van Gogh et son siècle. Ouvrage à savourer sans modération.
N'allez pas chercher midi à 14 heures dans cette aventure. Soulignons que le scénario de Van Hamme n'était qu'un prétexte pour Paul Cuvelier, qui voulait s'éloigner de la BD pour enfant, de dessiner des femmes souvent très dénudées. Un érotisme très soft et si l'ensemble a certes vieilli, cette BD demeure une curiosité historique, que tout bédéphile doit posséder dans sa bibliothèque. Un coup de chapeau aussi à la très bonne collection "signé" qui continue à nous offrir des oeuvres de qualité.
Une très belle BD, très humaine, qui parle de relations entre hommes et femmes, de petits soucis au boulot, et de conflit culturel entre une américaine un peu arrogante et un anglais un peu flegmatique. Le résultat est une comédie agréable à suivre, touchante, et intelligente, abordant le rôle du journalisme et de la télévision dans notre société. Il est amusant de voir le point de vue d’un petit journaliste anglais opposé à celui d’une américaine scénarisant un sit-com débile. La fin est très belle, bien qu’un peu bateau.
L’ensemble reste quand même très british (Andi Watson oblige) et je me demande si toutes les querelles sur les différents culturels entre les deux pays vont être bien comprises au pays de Molière (La Bud, c’est pas de la vraie bière. Le football américain, c’est pas du vrai foot. La météo en Angleterre, ça craint. Posséder une voiture sans clim, comment est-ce possible de nos jours. Un système de santé gratuit, ça ne marchera jamais…).
Mais finalement ce qui me plait le plus dans cette BD, c’est qu’elle aborde le problème des préjugés envers un autre pays et ses habitants. C’est fait de façon un peu naïve, certes. Katharine arrive en Angleterre la tête pleine de préjugés débiles sur les locaux, alors qu’elle n’en a jamais rencontré un, évidement. Puis elle apprend à les connaître, et découvre que « ça alors, les anglais ne sont pas du tout comme on le crois, nous américains ». C’est un sujet qui me tient à cœur, et ça m’a fait plaisir de le voir traité intelligemment.
Niveau dessin, j’aime beaucoup la façon dont l’auteur rajoute des petits détails bien spécifique à l’Angleterre dans le décors (enseignes de magasins connus par exemple). Comme quoi même avec un dessin simple, il est possible de créer une ambiance sympa.
J’ai passé un bon moment de lecture, mais cette BD m’a-t-elle plus touché parce que j’habite en Angleterre ? Je serais curieux de lire un avis franchouillard sur la question.
Avis portant sur l'album Pandora uniquement :
Note approximative : 2.5/5
Cette BD est bourrée de défauts mais j'en ai entamé la lecture avec intérêt et je l'ai finie sur un éclat de rire : que demander de mieux ?
Soyons clair dès le départ, cette BD fait franchement amateur. Le scénario est assez naïf, grandement inspiré des films noirs à la Humphrey Bogart tout comme le sont les personnages du récit. Le dénouement de l'histoire est bidon et difficilement compréhensible. Le dessin est très approximatif par moment. Les dialogues sont moyens. La narration, marquée par la lecture souvent ridicule des pensées des intervenants, est amateur et souvent ratée (surtout quand ce que dit le narrateur et ce que montre l'image se contredisent : exemple la narration dit que Duck Hobbart est déchaussé sur la première case où on le voit, alors que ce n'est pas le cas si on regarde l'image).
Mais malgré tout ça, j'ai assez apprécié ma lecture.
Pour commencer, autant les visages et les personnages vus de près sont mal dessinés et changeants, autant les décors sont la plupart du temps franchement bien. Le décor de l'Amérique des années 50 y est bien foutu et permet de rentrer facilement dans le récit. Bref, les planches en noir et blanc de cette BD ne sont pas moches si on occulte le visage des personnages et de Duck Hobbart lui-même, sensé être beau alors qu'il parait ridiculement moche.
Ensuite, le côté amateur du récit, des pensées des personnages et des dialogues m'a assez amusé au départ. Mais surtout, il semble que l'auteur lui-même se soit rendu compte de l'aspect raté de son récit et au fil des pages, il a commencé à en jouer lui-même. Ca donne des dialogues encore plus ridicules, des pensées de personnages parfois hilarantes. L'auteur s'est carrément amusé vers les dernières planches à glisser des messages personnels à des proches ou autres, genre dans un décor un texte qui n'a rien à faire là "Salut Gisel, ça va la vie ?" et autres textes cachés dans le feuillage d'un arbre. De même, on dirait que l'auteur s'est rendu compte que l'enquête de son personnage devenait assez foireuse et il semble l'avoir sciemment fait tourner en eau de boudin en fin d'album. La conclusion de l'enquête est un peu du n'importe quoi trop amateur pour ne pas être voulue. Et l'auto-dérision se poursuit jusqu'à la dernière page ultra-cliché où l'enquêteur quitte la belle après un dernier baiser en lui disant qu'il doit vivre en solitaire et où la femme pense tout haut "Pfiouuu ! Quel homme !".
Et ça continue jusque dans la dernière page de garde où Duck Hobbart tient la belle dans ses bras devant la mer et lui montre un rocher en lui disant : "Et si je te disais que je suis comme ce récif, tu me croirais ?", réponse de la femme : "Oh ! Oui !". Ca n'a strictement rien à voir avec l'histoire de la BD mais c'est purement hilarant tellement l'auteur semble se moquer ouvertement de son personnage et de son intrigue pourtant si sérieux en début d'album.
Bref, cette BD est une BD de série B dont le dessin n'est bon que pour les décors et dont l'intrigue de polar noir est bateau, mais dont le côté amateur assez mauvais du début se retrouve accentué et tourné en ridicule en fin d'album de manière à rendre le tout assez hilarant. Une sorte de nanar sciemment voulu par son auteur qui se rendait compte que son récit sérieux du début tournait au vinaigre.
1er épisode d’une trilogie, ce tome ce lit pourtant comme un one-shot, et nous raconte une simple histoire d’amour adolescent. L’auteur nous prévient d’ailleurs dans la préface du bouquin : il faut se remettre dans sa peau d’ado pour apprécier cette histoire d’amour gentillette et naïve, de petits soucis et de passion musicale.
Alors à vous de voir si le genre vous tente. Moi j’ai passé un bon moment, et je ne regrette pas mon achat. Mais il faut dire que je l’ai acheté en Angleterre pour la modique somme de £2.95 (un peu plus de 4 euros). Or les éditions « Cà et Là » vendent la VF 13 euros. Je sais que c’est de l’indépendant, mais 13 euros pour 43 pages petit format noir et blanc, ça me paraît quand même bien cher. Je suis content de voir un petit éditeur français se spécialiser dans le comic indépendant, mais je me demande s’ils vont trouver leur public en pratiquant ce genre de prix.
Une petite BD sympa, mais selon moi à emprunter ou à lire en bibliothèque. (Ou à commander en VO !)
Une excellente série avec un héros atypique et très attachant, des personnages secondaires en nombre limité mais avec un volume important, des scénarios rocambolesques dignes des meilleurs polars...
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Sulis et Demi-Lune
Graphiquement, cette BD est originale : les visages sont guères expressifs, les couleurs traitées par ordinateur sont extrêmement vives, l'histoire d'amour (style Roméo et Juliette) est difficilement crédible et enfin le décor de ce Moyen-âge atypique ressemble à un décor en carton pâte, pourtant... La magie opère et malgré ces défauts, Cadelo nous un offre un beau conte, un belle bande dessinée. Album à découvrir.
Les Passants du Clair de Lune
Difficile de succéder à Dufaux et Griffo lorque l'on évoque Venise. J'ai trouvé le scénario confus voire obscur. Il faut se reprendre à deux fois avant de savoir qui est qui dans cette histoire. Pourtant le dessin en couleur directe de Paturaud est superbe, les planches à dominantes grises (cf l'enterrement, pages 12/13 du tome 1 sont très belles ) mais un scénario trop ambitieux vient gâcher l'ensemble. Décidement la collection "loge noire" de Glénat à dû mal à se trouver, alliant des chefs-d'oeuvres, comme Le legs de l'alchimiste, Le Triangle Secret et le fabuleux Le marteau des sorcières et des déceptions comme cet album, et d'autres comme Poème Rouge. En conclusion, une BD décevante.
Le 36ème Juste
Un album original, tant au niveau du scénario qu'au niveau du dessin. La religion juive apporte à la bande dessinée beaucoup de thèmes originaux depuis quelques temps (Le Chat du Rabbin, Les Olives noires, Le Legs de l'alchimiste, Poème Rouge, etc.). Dumouilla a su recréer, dans une époque et une cité atypiques, l'atmosphère inquiétante de l'avant guerre (avec cette cohorte de miliciens aux costumes dignes "d'orange mécanique" s'attaquant à l'art nouveau), tout en enrobant le tout dans la légende des trente-six justes. Une véritable ode au droit à la différence et à la tolérance est développée à travers le personnage de Omraam. Cet homme au bec de poule, en lieu et place du nez, est un personnage attachant et on devine qu'il va vite être confronté au premier magistrat de la ville, d'ailleurs étrangement ressemblant au Diable par sa coiffure. En outre la domination de la cité par la "caste bouchère" ne va pas sans rappeler la domination par les guildes de certains marchands dans Sulis et Demi-Lune paru récemment. Un petit coup de chapeau à Mikhaël Allouche pour les couleurs de l'album. Fiez vous à la couverture attractive de cet album, et plongez dans cette aventure originale.
William Panama
Les classiques des polars noirs d'Hollywood défilent dans cette BD : un détective privé désoeuvré, un bureau vide de tout dossier, un riche client mystérieux et un acolyte(imposé) barjo. Nous sommes presque frustrés d'arriver au dénouement de cette affaire où hasard et (ou) magie agissent un peu trop vite. Le dessin est académique même si je trouve les visages des différents personnages assez similaires. Bref un récit où le suspense manque cruellement. Espérons que la suite nous réserve plus de surprises.
Vincent et Van Gogh
Baudelaire avait ses chats ; Colette adorait également les chats, Sfar et Geluck ont désormais des chats célèbres, voilà donc que Gradimir Smudja réécrit l'histoire de Van Gogh, affublé d'un chat, et quel chat ! Ce n'est plus une bd mais une oeuvre d'art, chaque case est un véritable tableau. Laissez vous donc entraîner dans cette aventure loufoque de Van Gogh, même si parfois le scénario devient difficilement compréhensible. Le dessin est superbe voire magnifique. Tout l'univers de Van Gogh est présent dans cet album, avec une mention spéciale pour la scène onirique des pages 64 et 65. Le dessinateur a dû faire un véritable travail de bénédictin pour recréer l'ambiance particulière liée à Van Gogh et son siècle. Ouvrage à savourer sans modération.
Epoxy
N'allez pas chercher midi à 14 heures dans cette aventure. Soulignons que le scénario de Van Hamme n'était qu'un prétexte pour Paul Cuvelier, qui voulait s'éloigner de la BD pour enfant, de dessiner des femmes souvent très dénudées. Un érotisme très soft et si l'ensemble a certes vieilli, cette BD demeure une curiosité historique, que tout bédéphile doit posséder dans sa bibliothèque. Un coup de chapeau aussi à la très bonne collection "signé" qui continue à nous offrir des oeuvres de qualité.
Slow News Day
Une très belle BD, très humaine, qui parle de relations entre hommes et femmes, de petits soucis au boulot, et de conflit culturel entre une américaine un peu arrogante et un anglais un peu flegmatique. Le résultat est une comédie agréable à suivre, touchante, et intelligente, abordant le rôle du journalisme et de la télévision dans notre société. Il est amusant de voir le point de vue d’un petit journaliste anglais opposé à celui d’une américaine scénarisant un sit-com débile. La fin est très belle, bien qu’un peu bateau. L’ensemble reste quand même très british (Andi Watson oblige) et je me demande si toutes les querelles sur les différents culturels entre les deux pays vont être bien comprises au pays de Molière (La Bud, c’est pas de la vraie bière. Le football américain, c’est pas du vrai foot. La météo en Angleterre, ça craint. Posséder une voiture sans clim, comment est-ce possible de nos jours. Un système de santé gratuit, ça ne marchera jamais…). Mais finalement ce qui me plait le plus dans cette BD, c’est qu’elle aborde le problème des préjugés envers un autre pays et ses habitants. C’est fait de façon un peu naïve, certes. Katharine arrive en Angleterre la tête pleine de préjugés débiles sur les locaux, alors qu’elle n’en a jamais rencontré un, évidement. Puis elle apprend à les connaître, et découvre que « ça alors, les anglais ne sont pas du tout comme on le crois, nous américains ». C’est un sujet qui me tient à cœur, et ça m’a fait plaisir de le voir traité intelligemment. Niveau dessin, j’aime beaucoup la façon dont l’auteur rajoute des petits détails bien spécifique à l’Angleterre dans le décors (enseignes de magasins connus par exemple). Comme quoi même avec un dessin simple, il est possible de créer une ambiance sympa. J’ai passé un bon moment de lecture, mais cette BD m’a-t-elle plus touché parce que j’habite en Angleterre ? Je serais curieux de lire un avis franchouillard sur la question.
Duck Hobbart ( Hollywood trafic / Pandora )
Avis portant sur l'album Pandora uniquement : Note approximative : 2.5/5 Cette BD est bourrée de défauts mais j'en ai entamé la lecture avec intérêt et je l'ai finie sur un éclat de rire : que demander de mieux ? Soyons clair dès le départ, cette BD fait franchement amateur. Le scénario est assez naïf, grandement inspiré des films noirs à la Humphrey Bogart tout comme le sont les personnages du récit. Le dénouement de l'histoire est bidon et difficilement compréhensible. Le dessin est très approximatif par moment. Les dialogues sont moyens. La narration, marquée par la lecture souvent ridicule des pensées des intervenants, est amateur et souvent ratée (surtout quand ce que dit le narrateur et ce que montre l'image se contredisent : exemple la narration dit que Duck Hobbart est déchaussé sur la première case où on le voit, alors que ce n'est pas le cas si on regarde l'image). Mais malgré tout ça, j'ai assez apprécié ma lecture. Pour commencer, autant les visages et les personnages vus de près sont mal dessinés et changeants, autant les décors sont la plupart du temps franchement bien. Le décor de l'Amérique des années 50 y est bien foutu et permet de rentrer facilement dans le récit. Bref, les planches en noir et blanc de cette BD ne sont pas moches si on occulte le visage des personnages et de Duck Hobbart lui-même, sensé être beau alors qu'il parait ridiculement moche. Ensuite, le côté amateur du récit, des pensées des personnages et des dialogues m'a assez amusé au départ. Mais surtout, il semble que l'auteur lui-même se soit rendu compte de l'aspect raté de son récit et au fil des pages, il a commencé à en jouer lui-même. Ca donne des dialogues encore plus ridicules, des pensées de personnages parfois hilarantes. L'auteur s'est carrément amusé vers les dernières planches à glisser des messages personnels à des proches ou autres, genre dans un décor un texte qui n'a rien à faire là "Salut Gisel, ça va la vie ?" et autres textes cachés dans le feuillage d'un arbre. De même, on dirait que l'auteur s'est rendu compte que l'enquête de son personnage devenait assez foireuse et il semble l'avoir sciemment fait tourner en eau de boudin en fin d'album. La conclusion de l'enquête est un peu du n'importe quoi trop amateur pour ne pas être voulue. Et l'auto-dérision se poursuit jusqu'à la dernière page ultra-cliché où l'enquêteur quitte la belle après un dernier baiser en lui disant qu'il doit vivre en solitaire et où la femme pense tout haut "Pfiouuu ! Quel homme !". Et ça continue jusque dans la dernière page de garde où Duck Hobbart tient la belle dans ses bras devant la mer et lui montre un rocher en lui disant : "Et si je te disais que je suis comme ce récif, tu me croirais ?", réponse de la femme : "Oh ! Oui !". Ca n'a strictement rien à voir avec l'histoire de la BD mais c'est purement hilarant tellement l'auteur semble se moquer ouvertement de son personnage et de son intrigue pourtant si sérieux en début d'album. Bref, cette BD est une BD de série B dont le dessin n'est bon que pour les décors et dont l'intrigue de polar noir est bateau, mais dont le côté amateur assez mauvais du début se retrouve accentué et tourné en ridicule en fin d'album de manière à rendre le tout assez hilarant. Une sorte de nanar sciemment voulu par son auteur qui se rendait compte que son récit sérieux du début tournait au vinaigre.
A Strange Day
1er épisode d’une trilogie, ce tome ce lit pourtant comme un one-shot, et nous raconte une simple histoire d’amour adolescent. L’auteur nous prévient d’ailleurs dans la préface du bouquin : il faut se remettre dans sa peau d’ado pour apprécier cette histoire d’amour gentillette et naïve, de petits soucis et de passion musicale. Alors à vous de voir si le genre vous tente. Moi j’ai passé un bon moment, et je ne regrette pas mon achat. Mais il faut dire que je l’ai acheté en Angleterre pour la modique somme de £2.95 (un peu plus de 4 euros). Or les éditions « Cà et Là » vendent la VF 13 euros. Je sais que c’est de l’indépendant, mais 13 euros pour 43 pages petit format noir et blanc, ça me paraît quand même bien cher. Je suis content de voir un petit éditeur français se spécialiser dans le comic indépendant, mais je me demande s’ils vont trouver leur public en pratiquant ce genre de prix. Une petite BD sympa, mais selon moi à emprunter ou à lire en bibliothèque. (Ou à commander en VO !)
Jérôme K. Jérôme Bloche
Une excellente série avec un héros atypique et très attachant, des personnages secondaires en nombre limité mais avec un volume important, des scénarios rocambolesques dignes des meilleurs polars...