Un petit peu déçu par cet opus. Pourtant l'idée est originale et le propos très intéressant. Mais honnêtement, pourtant "fan" de Tardi, je n'ai pas réussi à rentrer dans l'histoire... j'ai trouvé ça un peu plat et je n'ai pas retrouvé les ambiances qu'arrive admirablement à créer Tardi. Où alors je suis passé à côté de quelque chose?
Belle initiative du très versatile Albin Michel, que de faire découvrir la bd qui existe sur le continent africain.
Ce qui est impressionnant, c'est le potentiel artistique certain qui émane de ces pays dit"en développement".
Certes les auteurs ici présents ne sont pas tous"rôdé", pourtant la qualité graphique est au rendez-vous, les styles sont souvent très personnels, et les histoires bien tournées, montrant quelques aspects de la vie au quotidien, en passant par l'humour et le fantastique.
Anti-formatage garanti, on est loin de l'écurie Soleil/Delcourt...
Mention particulière à la première histoire.
350 pages pour ce premier tome, est-ce pour autant un roman graphique dense et foisonnant?
Oui et non, car si il est évident qu'il y a matière à s'émouvoir, s'amuser ou parfois s'ennuyer à la lecture de ces histoires plus ou moins courtes, il n'y a pas pour autant une vraie richesse.
Les différentes histoires, qu'elles soient réelles, rêvées, fantasmées ou sublimées par l'effet flash-back, sont toutes liées et au bout du compte on s'y retrouve, mais il n'y a pas une vraie chronologie; du coup le tout parait parfois un peu confus.
Lire Locas sous cette forme de gros pavé nuit peut-être à son aspect feuilletonesque. On n'a pas vraiment le temps de s'attacher à cet univers, de suivre l'évolution des personnages dans le temps. Heureusement il y a des qualités, une certaine originalité, des passages déjantés à la limite parfois de la science fiction. Bref, il y a de quoi sortir des sentiers battus.
Un des points forts incontestable de cette BD, est la représentation des rapports qu'entretiennent Maggie et Hopey. Maggie est celle qui nous parait plus stable, plus terre à terre, le personnage auquel on s'identifie plus facilement. Pourtant Maggie à besoin d'Hopey, Hopey la caractérielle, Hopey la punkette déroutante et imprévisible est pourtant un personnage fort et rassurant pour Maggie.
Leur relation dépasse d'ailleurs l'amitié, Maggie n'est pas bisexuelle pourtant elle entretient des rapports charnels avec Hopey.
Hopey est indifféremment nommée Hopey ou Esperenzita, vu ce qu'elle représente pour Maggie, son nom n'est pas anodin.
Un des autres points fort de cette BD, c'est la variété des personnages secondaires, entre la tante Vicky Glory championne de catch, Rand Race autant séducteur que formidable baiseur, Izzy et ses araignées au plafond et toute une riche galerie d'avatars aussi drôles qu'originaux, les situations cocasses et incongrues ont la part belle.
Au niveau des dessins, le style de Jaime Hernandez n'évolue pas dans le temps, c'est un noir et blanc intense, sans trame et de bonne facture.
L'apparence des personnages, par contre, change au fil du temps, Hopey collectionne les différentes coiffures, Maggie, même si elle reste jolie, prend pas mal de kilos.
Au final, ce premier tome est une lecture fort correcte, qui contient assez d'éléments pour sortir du cadre du roman graphique lambda.
Dommage que quelques baisses de rythme plombent parfois l'ensemble.
Voilà une BD que j'ai lue sans savoir du tout à quoi m'attendre.
Premier bon point : j'aime beaucoup le dessin. Il a une petite touche qui me rappelle le dessin de certains comics que j'apprécie. J'aime vraiment beaucoup ce trait agréable à lire et à regarder. Et même la colorisation, quoique terne, n'est pas mal.
Deuxième bon point, ne sachant rien de l'histoire que j'allais lire, j'ai apprécié de découvrir par moi-même au bout des quelques premières pages qui était cette "créature" que l'on suivait.
Mais très vite, la BD ne fait plus de mystère sur son personnage et j'en suis venu à me demander quel interêt avait ce dernier d'aller dans un village d'hommes, de s'y faire maltraiter et de subir leur jugement pendant la quasi-totalité de l'album. La narration n'est pas mauvaise mais comme il ne se passait quasiment rien, j'ai assez vite perdu mon interêt.
Ma curiosité s'est réveillée lors des révélations de la Créature sur ses "vraies" origines, mais loin d'apprécier la surprise voulue, c'est surtout une déception par l'aspect un peu grotesque de cette revisite du roman originel qui a prévalu à mes yeux.
En gros, je ne trouve donc pas l'histoire de cette BD passionnante et je trouve la fin très moyenne.
Bref, c'est pas mal parce que le dessin est bon et la narration pas mauvaise, mais le scénario en lui-même est très moyen à mes yeux.
A force d'entendre parler de cette BD récemment et parce que je viens de lire avec beaucoup de plaisir Live war heroes sur un thème quasi similaire, j'avais hâte de découvrir Cyclopes mais au final, je ne suis pas vraiment convaincu.
Déjà je trouve le dessin assez moyen. Le trait me semble bon et sympathique mais il y a quelque chose qui me gène dans la colorisation et surtout dans l'encrage que je ressens comme légèrement hésitant.
Mais ensuite, c'est l'histoire elle-même que je trouve basique comparée à la dureté de Live war heroes. Les sujets de la guerre organisée et de la télé-réalité sont traités avec efficacité mais sans rien qui se démarque particulièrement dans le récit. Pas d'idée de génie, pas de moment captivant, d'intrigue prenante. Ce n'est peut-être qu'un tome 1 qui prendra toute sa force avec les tomes suivants, mais pour le moment, cette BD n'a été qu'un moment de lecture plaisant mais sans plus.
Bonne petite histoire sentimentale de djeuns ado ou post-ados plus précisément. Les personnages principaux sont coréens, je ne sais pas s'il y a brin d'autobiographie de la part de l'auteur, en tout cas Simon se voit un peu comme un loser qui n'a pas avancé dans la vie depuis le collège. Il se tourmente beaucoup pour pas grand chose, se questionne.
Ca m'a fait penser à Ghost World dans le traitement et la comparaison ados qui pensent se trouver une tête de turc bien beauf pour en rigoler, ici un homme qui envoie par erreur des lettres d'amour à la nouvelle adresse de Nancy, la protagoniste féminine de l'histoire. Mise en page travaillée, ça sent le manga parfois dans ce dessin, narration et textes plutôt justes.
Un bon comics "nouveaux auteurs", même si j'y connais rien en comics.
A l’approche des fêtes de fin d’année, les éditeurs sont souvent tentés de sortir des bédés sur le père Noël. L’intention est louable à condition que ces nouveautés apportent quelque chose de plus à la montagne d’albums de ce type déjà disponible en librairie. « Mon voisin le père Noël » évite ce piège en proposant un scénario original et accrocheur, ainsi qu’un dessin d’une grande beauté.
L’histoire est basée sur un personnage au passé sombre qui, à la suite d’une rencontre avec le père Noël va essayer de racheter ses « erreurs ». Certes, ce genre de scénario a déjà été traité sur d’autres bédés comme « Un pas vers les étoiles » mais « mon voisin le père Noël » se distingue de ceux-là par sa noirceur du propos. En effet, malgré la présence de certaines planches féeriques, la bédé est résolument tournée vers le conte pour adultes par la dureté de nombreuses scènes. Le réalisme de certaines séquences pourront faire sourire les lecteurs adultes comme dans la façon dont est exploitée la maison du père Noël. Et pourtant, le scénario accroche le lecteur car le dosage entre le récit fantastique, réaliste et dramatique est parfaitement réussi. La fin de l’histoire est d’ailleurs surprenante puisque ouverte…
Il est difficile de donner son avis sur cette bédé sans parler de la beauté des dessins réalisés par Béatrice Tillier. Les tons employés s’inspirent de la trilogie « Fées et tendres automates » dont les deux premiers tomes ont été également dessinées par cet auteur. La mise en page et découpage ne souffrent d’aucune critique, la lecture est fluide. Une grande réussite !
Malgré la présence de scènes assez dures et qui peuvent donner quelques frissons aux lecteurs, « Mon voisin le père Noël » est un conte pour adultes qui arrive à nous transmettre la magie de Noël à travers un scénario assez original. Le dessin de Béatrice Tillier est tout simplement une invitation à la lecture de ce livre surprenant ! A lire absolument !
Note finale : 3,5/5
Voilà le type même de l'anti-héros, désabusé, cynique, alcoolique... le tout évoluant dans un univers totalement pourri... bref une ambiance.
J'aime beaucoup les premiers albums (jusqu'à l'amerzone), ensuite ça se tasse un peu, avec du moins bon (très inégal...peut-être un peu lent, lassant) et du très bon "la nurse aux mains sanglantes et la fille qui révaît d'horizon". Mais dans l'ensemble cela reste vraiement sympa. Il faut au moins lire les 4 premiers tomes.
J'adhère totalement au graphisme de Tardi et de surcroît, au personnage de Nestor Burma. Il s'agit ici d'une adaptation parfaitement réussie. Ambiance parfaite, trame bien menée. Seul peut-être l'humour particulier du personnage n'est pas à la hauteur. Enfin rien de très grave. Une BD franchement bien... à conseiller.
C'est bien compliqué de noter Lucky Luke. C'est une partie de mon enfance de bédéphile. Pour ma part je note ici les albums avant la fiancée de Lucky Luke... ensuite ils ne présentent aucune espèce d'intérêt. Même inégaux, avant la fiancée de Lucky Luke, je crois que je les aime tous (sauf 7 histoires de Lucky Luke), même les premiers moins aboutis graphiquement. Je ne saurai dès lors pas en conseiller un, tellement j'adhère aux histoires et aux personnages.
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La Débauche
Un petit peu déçu par cet opus. Pourtant l'idée est originale et le propos très intéressant. Mais honnêtement, pourtant "fan" de Tardi, je n'ai pas réussi à rentrer dans l'histoire... j'ai trouvé ça un peu plat et je n'ai pas retrouvé les ambiances qu'arrive admirablement à créer Tardi. Où alors je suis passé à côté de quelque chose?
BD Africa
Belle initiative du très versatile Albin Michel, que de faire découvrir la bd qui existe sur le continent africain. Ce qui est impressionnant, c'est le potentiel artistique certain qui émane de ces pays dit"en développement". Certes les auteurs ici présents ne sont pas tous"rôdé", pourtant la qualité graphique est au rendez-vous, les styles sont souvent très personnels, et les histoires bien tournées, montrant quelques aspects de la vie au quotidien, en passant par l'humour et le fantastique. Anti-formatage garanti, on est loin de l'écurie Soleil/Delcourt... Mention particulière à la première histoire.
Locas
350 pages pour ce premier tome, est-ce pour autant un roman graphique dense et foisonnant? Oui et non, car si il est évident qu'il y a matière à s'émouvoir, s'amuser ou parfois s'ennuyer à la lecture de ces histoires plus ou moins courtes, il n'y a pas pour autant une vraie richesse. Les différentes histoires, qu'elles soient réelles, rêvées, fantasmées ou sublimées par l'effet flash-back, sont toutes liées et au bout du compte on s'y retrouve, mais il n'y a pas une vraie chronologie; du coup le tout parait parfois un peu confus. Lire Locas sous cette forme de gros pavé nuit peut-être à son aspect feuilletonesque. On n'a pas vraiment le temps de s'attacher à cet univers, de suivre l'évolution des personnages dans le temps. Heureusement il y a des qualités, une certaine originalité, des passages déjantés à la limite parfois de la science fiction. Bref, il y a de quoi sortir des sentiers battus. Un des points forts incontestable de cette BD, est la représentation des rapports qu'entretiennent Maggie et Hopey. Maggie est celle qui nous parait plus stable, plus terre à terre, le personnage auquel on s'identifie plus facilement. Pourtant Maggie à besoin d'Hopey, Hopey la caractérielle, Hopey la punkette déroutante et imprévisible est pourtant un personnage fort et rassurant pour Maggie. Leur relation dépasse d'ailleurs l'amitié, Maggie n'est pas bisexuelle pourtant elle entretient des rapports charnels avec Hopey. Hopey est indifféremment nommée Hopey ou Esperenzita, vu ce qu'elle représente pour Maggie, son nom n'est pas anodin. Un des autres points fort de cette BD, c'est la variété des personnages secondaires, entre la tante Vicky Glory championne de catch, Rand Race autant séducteur que formidable baiseur, Izzy et ses araignées au plafond et toute une riche galerie d'avatars aussi drôles qu'originaux, les situations cocasses et incongrues ont la part belle. Au niveau des dessins, le style de Jaime Hernandez n'évolue pas dans le temps, c'est un noir et blanc intense, sans trame et de bonne facture. L'apparence des personnages, par contre, change au fil du temps, Hopey collectionne les différentes coiffures, Maggie, même si elle reste jolie, prend pas mal de kilos. Au final, ce premier tome est une lecture fort correcte, qui contient assez d'éléments pour sortir du cadre du roman graphique lambda. Dommage que quelques baisses de rythme plombent parfois l'ensemble.
Créature
Voilà une BD que j'ai lue sans savoir du tout à quoi m'attendre. Premier bon point : j'aime beaucoup le dessin. Il a une petite touche qui me rappelle le dessin de certains comics que j'apprécie. J'aime vraiment beaucoup ce trait agréable à lire et à regarder. Et même la colorisation, quoique terne, n'est pas mal. Deuxième bon point, ne sachant rien de l'histoire que j'allais lire, j'ai apprécié de découvrir par moi-même au bout des quelques premières pages qui était cette "créature" que l'on suivait. Mais très vite, la BD ne fait plus de mystère sur son personnage et j'en suis venu à me demander quel interêt avait ce dernier d'aller dans un village d'hommes, de s'y faire maltraiter et de subir leur jugement pendant la quasi-totalité de l'album. La narration n'est pas mauvaise mais comme il ne se passait quasiment rien, j'ai assez vite perdu mon interêt. Ma curiosité s'est réveillée lors des révélations de la Créature sur ses "vraies" origines, mais loin d'apprécier la surprise voulue, c'est surtout une déception par l'aspect un peu grotesque de cette revisite du roman originel qui a prévalu à mes yeux. En gros, je ne trouve donc pas l'histoire de cette BD passionnante et je trouve la fin très moyenne. Bref, c'est pas mal parce que le dessin est bon et la narration pas mauvaise, mais le scénario en lui-même est très moyen à mes yeux.
Cyclopes
A force d'entendre parler de cette BD récemment et parce que je viens de lire avec beaucoup de plaisir Live war heroes sur un thème quasi similaire, j'avais hâte de découvrir Cyclopes mais au final, je ne suis pas vraiment convaincu. Déjà je trouve le dessin assez moyen. Le trait me semble bon et sympathique mais il y a quelque chose qui me gène dans la colorisation et surtout dans l'encrage que je ressens comme légèrement hésitant. Mais ensuite, c'est l'histoire elle-même que je trouve basique comparée à la dureté de Live war heroes. Les sujets de la guerre organisée et de la télé-réalité sont traités avec efficacité mais sans rien qui se démarque particulièrement dans le récit. Pas d'idée de génie, pas de moment captivant, d'intrigue prenante. Ce n'est peut-être qu'un tome 1 qui prendra toute sa force avec les tomes suivants, mais pour le moment, cette BD n'a été qu'un moment de lecture plaisant mais sans plus.
Same Difference
Bonne petite histoire sentimentale de djeuns ado ou post-ados plus précisément. Les personnages principaux sont coréens, je ne sais pas s'il y a brin d'autobiographie de la part de l'auteur, en tout cas Simon se voit un peu comme un loser qui n'a pas avancé dans la vie depuis le collège. Il se tourmente beaucoup pour pas grand chose, se questionne. Ca m'a fait penser à Ghost World dans le traitement et la comparaison ados qui pensent se trouver une tête de turc bien beauf pour en rigoler, ici un homme qui envoie par erreur des lettres d'amour à la nouvelle adresse de Nancy, la protagoniste féminine de l'histoire. Mise en page travaillée, ça sent le manga parfois dans ce dessin, narration et textes plutôt justes. Un bon comics "nouveaux auteurs", même si j'y connais rien en comics.
Mon voisin le Père Noël
A l’approche des fêtes de fin d’année, les éditeurs sont souvent tentés de sortir des bédés sur le père Noël. L’intention est louable à condition que ces nouveautés apportent quelque chose de plus à la montagne d’albums de ce type déjà disponible en librairie. « Mon voisin le père Noël » évite ce piège en proposant un scénario original et accrocheur, ainsi qu’un dessin d’une grande beauté. L’histoire est basée sur un personnage au passé sombre qui, à la suite d’une rencontre avec le père Noël va essayer de racheter ses « erreurs ». Certes, ce genre de scénario a déjà été traité sur d’autres bédés comme « Un pas vers les étoiles » mais « mon voisin le père Noël » se distingue de ceux-là par sa noirceur du propos. En effet, malgré la présence de certaines planches féeriques, la bédé est résolument tournée vers le conte pour adultes par la dureté de nombreuses scènes. Le réalisme de certaines séquences pourront faire sourire les lecteurs adultes comme dans la façon dont est exploitée la maison du père Noël. Et pourtant, le scénario accroche le lecteur car le dosage entre le récit fantastique, réaliste et dramatique est parfaitement réussi. La fin de l’histoire est d’ailleurs surprenante puisque ouverte… Il est difficile de donner son avis sur cette bédé sans parler de la beauté des dessins réalisés par Béatrice Tillier. Les tons employés s’inspirent de la trilogie « Fées et tendres automates » dont les deux premiers tomes ont été également dessinées par cet auteur. La mise en page et découpage ne souffrent d’aucune critique, la lecture est fluide. Une grande réussite ! Malgré la présence de scènes assez dures et qui peuvent donner quelques frissons aux lecteurs, « Mon voisin le père Noël » est un conte pour adultes qui arrive à nous transmettre la magie de Noël à travers un scénario assez original. Le dessin de Béatrice Tillier est tout simplement une invitation à la lecture de ce livre surprenant ! A lire absolument ! Note finale : 3,5/5
Canardo
Voilà le type même de l'anti-héros, désabusé, cynique, alcoolique... le tout évoluant dans un univers totalement pourri... bref une ambiance. J'aime beaucoup les premiers albums (jusqu'à l'amerzone), ensuite ça se tasse un peu, avec du moins bon (très inégal...peut-être un peu lent, lassant) et du très bon "la nurse aux mains sanglantes et la fille qui révaît d'horizon". Mais dans l'ensemble cela reste vraiement sympa. Il faut au moins lire les 4 premiers tomes.
Nestor Burma
J'adhère totalement au graphisme de Tardi et de surcroît, au personnage de Nestor Burma. Il s'agit ici d'une adaptation parfaitement réussie. Ambiance parfaite, trame bien menée. Seul peut-être l'humour particulier du personnage n'est pas à la hauteur. Enfin rien de très grave. Une BD franchement bien... à conseiller.
Lucky Luke
C'est bien compliqué de noter Lucky Luke. C'est une partie de mon enfance de bédéphile. Pour ma part je note ici les albums avant la fiancée de Lucky Luke... ensuite ils ne présentent aucune espèce d'intérêt. Même inégaux, avant la fiancée de Lucky Luke, je crois que je les aime tous (sauf 7 histoires de Lucky Luke), même les premiers moins aboutis graphiquement. Je ne saurai dès lors pas en conseiller un, tellement j'adhère aux histoires et aux personnages.