J'ai nettement plus accroché à cette série qu'à Louis la Guigne, la série initiale dont Louis Ferchot raconte la jeunesse. Cela tient à plusieurs choses à mon avis.
Tout d'abord, il y a le dessin. J'apprécie nettement plus le dessin de Courtois que celui de Dethorey. Il manque un petit peu de maîtrise sur les premiers tomes mais dès le départ il est plaisant et devient même très plaisant au fur et à mesure des albums. Sans devenir vraiment transcendant, il est agréable à lire et donne une bonne qualité visuelle à la série.
Ensuite, le personnage de Louis Ferchot jeune m'est bien plus sympathique que l'homme blasé et rebelle de Louis la Guigne. Entre 1910 et 1914, Louis Ferchot sera un jeune homme simple, sympathique, pas bête, assez patriote et n'ayant pas peur de s'engager que ce soit pour son pays ou pour ses amis, sa famille ou ses amours. Il va bien sûr en voir des vertes et des pas mûres l'amenant à devenir de plus en plus rebelle et méfiant, mais on suit le cheminement de son changement pas après pas, ce qui le rend attachant.
Chaque tome peut se lire comme une histoire indépendante. Et le scénario de chacun de ces albums est à chaque fois assez original et différent des autres. Ils abordent des sujets aussi différents que les conditions dans les usines au début du siècle, l'espionnage militaire ou industriel, les conditions dans les colonies Africaines et les prémisces et le début de la première Guerre Mondiale.
Chaque album se lit agréablement même s'ils ne laissent pas un souvenir impérissable.
Une série agréable et de bonne qualité.
Depuis le temps que j'entendais parler de cette série et que la couverture du premier tome m'attirait, je n'ai pas été fâché de la voir commandée par ma Bédéthèque pour que je puisse y goûter sans avoir à l'acheter. En effet, après lecture, c'est le genre de série que je lis avec un plaisir relatif mais que je n'achète pas par goût personnel.
Côté dessin, même si je n'aime pas d'habitude les colorisations informatiques, je trouve que les teintes de couleur de Golden City donnent un résultat très appréciable pour l'aspect visuel de chaque planche. A côté de cela, le dessin n'est pas mal mais je trouve que certains arrières-plans sont un peu vides et certaines anatomies un peu hésitantes. Par contre, l'auteur aime mettre des filles au corps de mannequins en petite tenue à chaque coin de page : ça me gonfle assez ce côté gratuitement racoleur sans doute destiné à un lectorat adolescent.
Côté scénario, ça pête de tous côtés, ça bouge dans tous les sens, c'est très dynamique et il faut avouer que ça marche : c'est bien prenant. La trame n'est pas vraiment originale mais le décor futuriste est sympa (me rappelant assez le roman de Neal Stephenson l'Age de Diamant en version simplifiée). Les personnages sont assez bons et l'intrigue bien menée. Je reproche cependant au récit un petit excès d'action, action qui m'a parue à certains moments inutile et juste destinée à accrocher le lecteur même si à l'inverse elle m'a un peu fait décroché lors de ces péripéties que je trouvais de trop.
Bref, c'est une série qui se lit très bien, qui fait passer un assez bon moment et que je conseille à l'achat aux amateurs d'aventure-action, de décor futuriste et qui n'ont pas peur de voir un scénario manquant un petit peu de maturité vis-à-vis du public cible.
Après lecture du tome 6 et fin du premier cycle :
Je dois dire que je suis quand même déçu par la fin de cette histoire.
Ce 6e tome montre un peu trop ce qui me génait dans le reste de la série : l'aspect assez adolescent du scénario et les trop nombreuses facilités scénaristiques. Les quelques mystères de la série et des personnages sont délivrés au lecteur comme une obligation traitée vite fait, parce qu'il le fallait bien, comme si le scénariste s'en fichait finalement de tout ça. Cette fin de cycle vient comme un cheveu sur la soupe, finalisée en 3 pages après tout un tome de péripéties et d'action sans réelle saveur, péripéties qui ne sont presque pas liées à l'intrigue principale elle-même d'ailleurs. Et le dénouement est assez ridicule de facilité.
Quant au dessin, il persiste, par sa colorisation informatique très lisse, à me paraitre vraiment froid. Je n'aime pas trop même si ça reste plutôt plaisant à lire, si ce n'est à regarder.
Bref, ça reste une lecture relativement plaisante mais sincèrement je n'achèterais pas cette série.
Bien sympa ce petit album ! Pas fan de cyclisme, j'étais plutôt dubitatif en l'ouvrant, mais il dégage une jolie personnalité. Le style et le trait peuvent un peu rappeler ceux de Brüno (l'auteur de Nemo) et tout en étant particuliers, sont personnels et vraiment expressifs. Ajoutons un découpage clair et fluide, et on obtient une excellente lisibilité.
Mais ce qui est particulièrement séduisant repose sur deux points : d'abord le fait de raconter les coulisses du tour de France du début du siècle dernier, qui évoque un temps révolu où les cyclistes étaient un peu des souffres-douleur et où tout était plus dur ; et ensuite le découpage en petites histoires qui loin de faire regretter un récit unique autorise de très jolies anecdotes gentiment fantaisistes mais toujours avec un goût de possible.
Pas révolutionnaire, pas étourdissant, mais charmant, assurément. 3,5. :)
Superbe série, avec une illustration en noir et blanc sublime, et un texte extraordinaire. Les personnages naissent et s'affirment petit à petit. Tardi s'est référé à des photos de ruines, et à des textes (Maxime Vuillaume, journaliste) d'époque. Résultat impressionnant, et comme le conclut Vautrin :
"Je suis ravi que Tardi ait fait cette bande dessinée en noir et blanc, parce que je trouve que cela lui donne un caractère d’actualité. Ça renforce peut-être justement à la fois l’héroïsme, la pagaille, Paris qui brûle. Je trouve que tout cela est encore plus fort en noir et blanc. Le sang en noir et blanc, ça fait mal. "
Et quand on a lu la série d'une traite, on peut le dire, ça fait mal...
Troisième sous-sol (Tome 2)
Encore un très bon one shot réalisé par le tandem constitué de Joël Callède et Denys.
Le scénario de ce polar fantastique n'est pas des plus original, mais en revanche il est diablement efficace. Hormis les passages mettant en scène le « Bon Samaritain », toute l'histoire de ce huis clos se déroule dans un parking à l'atmosphère oppressante. A l'instar des bons films d’horreur, Joël Callède prend le temps d'installer les éléments d'angoisse et de peur qui viendront apporter une crédibilité à son macabre récit. Tous les ingrédients sont réunis de façon à ce que les protagonistes sachent que la mort les attend au tournant !
Les dessins de Denys viennent sans conteste renforcer l'ambiance glauque des lieux. Les cadrages choisis, la manière dont les inquiétudes et délires des personnages sont portés à l'image constituent de vrais points forts pour cette bande dessinée.
Un album très réussi.
Je me suis décidé à lire cette série, étonné que cela puisse se vendre si bien... C’est très proche de Crisse, je trouve, limite copié/collé même. Comme j’aime déjà pas particulièrement le style de Crisse, j’ai pu difficilement accrocher à ce dessin et ce côté un peu racoleur qui consiste à affubler l’héroïne de deux grosses prothèses mammaires au lieu de lui attribuer une vraie personnalité. Côté scénar, j’accrochais encore bien aux vingt premières pages... mais très vite, ça m’est complètement tombé des mains. J’ai fini le premier tome sans entrain et ai stoppé ma lecture au début du deuxième... C’est d’un barbant... Du déjà lu et relu... En même temps, je dois avouer avoir déjà lu bien plus mauvais dans le genre. Mais ce n'est pas suffisant à mes yeux que pour avoir envie de lire la suite...
Mon avis est très proche de celui de Steamboy13. La lecture du premier tome de The Goon m’a laissé sur un sentiment mitigé. D’un côté, le dessinateur est extrêmement doué, il sait donner à ses personnages des tronches incroyables ; son style est vivant, coloré et dynamique (chose parfois rare dans la bd US...). D’autre part, même si l’humour fait mouche, les intrigues m’apparaissent comme des prétextes un peu faciles. Ca ne vole pas très haut et ça sent fort l’improvisation. Dans la plupart des histoires, l’intérêt n’est pas soutenu de bout en bout. Certains passages sont excellents, d’autres ennuyeux. Dans un genre analogue, je préfère Hellboy (même si ce dernier, sur le fond, ne vole pas vraiment plus haut…) ou Les zombies qui ont mangé le monde (même si c’est visuellement nettement moins réussi). Je jetterai quand même un œil sur les tomes suivants, tout cela peut évoluer, mais pour l’instant, je ne conseille pas particulièrement ce comics.
Série lue grâce/à cause de BDthèque, je ne reste pas sur ma faim :)
Bâti sur un scénario solide avec des personnages intéressants qui nous livrent leurs mystères au fil des pages, cette BD est d’un autre genre qui ne manque pas d’intérêt.
De plus les dessins sont très soignés et l’atmosphère qui en ressort participe grandement à la qualité de la série.
Une série à lire dont j’achèterai la suite les yeux fermés.
Après le très réussi triptyque « Tosca » publié chez Glénat, Stephen Desberg et Francis Vallès s'associent de nouveau pour signer un thriller-fantastique aux éditions du Lombard.
Avec « Rafales », Stephen Desberg nous livre une nouvelle fois un scénario efficace. Sur fond de machination à l'échelle mondiale, le scénariste installe tranquillement les éléments de l'intrigue (devenir de l’humanité, course au pouvoir) qu'il développera sans doute lors des tomes suivants. Le récit est rythmé, même si le lecteur reçoit peu d'informations et beaucoup de questions qui maintiennent habilement le suspens final. En bref, un bon tome d'introduction tempéré seulement par une narration qui peut apparaître maladroite à certains moments.
Les dessins sont assurés par le très bon Francis Vallès (« Les Maîtres de l’Orge»). Hormis une couverture ratée, j'aime le coté académique de ce dessinateur. Le trait est fluide et agréable lors de la lecture. Seules les scènes d’action apparaissent un peu en retrait à cause d'une fixité trop marquée.
Une nouvelle série à suivre sans problème...
Du point de vue graphique, The Goon est une vraie réussite, le trait de Powell est dynamique, son style varie selon les périodes et il y a une foule de détails sympas en arrière plan.
Au niveau des scénarii, enfin si on peut appeler cela des scénarii, c'est léger. Mais ce n'est pas mauvais pour autant, il faut juste être sensible à l'humour particulier qui se dégage de ce comic... en ce qui me concerne je suis resté plutôt froid.
Les personnages sont réussis, à commencer par le Goon, un héros assez pataud mais très doué pour la destruction massive de zombies chétifs et autres calmars géants qui lui servent d'ennemis.
En résumé the Goon est une BD gentiment distrayante, une suite d'historiettes sympathiques, ponctuées de gore et joliment mises en images mais ce n'est pas un indispensable.
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Louis Ferchot
J'ai nettement plus accroché à cette série qu'à Louis la Guigne, la série initiale dont Louis Ferchot raconte la jeunesse. Cela tient à plusieurs choses à mon avis. Tout d'abord, il y a le dessin. J'apprécie nettement plus le dessin de Courtois que celui de Dethorey. Il manque un petit peu de maîtrise sur les premiers tomes mais dès le départ il est plaisant et devient même très plaisant au fur et à mesure des albums. Sans devenir vraiment transcendant, il est agréable à lire et donne une bonne qualité visuelle à la série. Ensuite, le personnage de Louis Ferchot jeune m'est bien plus sympathique que l'homme blasé et rebelle de Louis la Guigne. Entre 1910 et 1914, Louis Ferchot sera un jeune homme simple, sympathique, pas bête, assez patriote et n'ayant pas peur de s'engager que ce soit pour son pays ou pour ses amis, sa famille ou ses amours. Il va bien sûr en voir des vertes et des pas mûres l'amenant à devenir de plus en plus rebelle et méfiant, mais on suit le cheminement de son changement pas après pas, ce qui le rend attachant. Chaque tome peut se lire comme une histoire indépendante. Et le scénario de chacun de ces albums est à chaque fois assez original et différent des autres. Ils abordent des sujets aussi différents que les conditions dans les usines au début du siècle, l'espionnage militaire ou industriel, les conditions dans les colonies Africaines et les prémisces et le début de la première Guerre Mondiale. Chaque album se lit agréablement même s'ils ne laissent pas un souvenir impérissable. Une série agréable et de bonne qualité.
Golden City
Depuis le temps que j'entendais parler de cette série et que la couverture du premier tome m'attirait, je n'ai pas été fâché de la voir commandée par ma Bédéthèque pour que je puisse y goûter sans avoir à l'acheter. En effet, après lecture, c'est le genre de série que je lis avec un plaisir relatif mais que je n'achète pas par goût personnel. Côté dessin, même si je n'aime pas d'habitude les colorisations informatiques, je trouve que les teintes de couleur de Golden City donnent un résultat très appréciable pour l'aspect visuel de chaque planche. A côté de cela, le dessin n'est pas mal mais je trouve que certains arrières-plans sont un peu vides et certaines anatomies un peu hésitantes. Par contre, l'auteur aime mettre des filles au corps de mannequins en petite tenue à chaque coin de page : ça me gonfle assez ce côté gratuitement racoleur sans doute destiné à un lectorat adolescent. Côté scénario, ça pête de tous côtés, ça bouge dans tous les sens, c'est très dynamique et il faut avouer que ça marche : c'est bien prenant. La trame n'est pas vraiment originale mais le décor futuriste est sympa (me rappelant assez le roman de Neal Stephenson l'Age de Diamant en version simplifiée). Les personnages sont assez bons et l'intrigue bien menée. Je reproche cependant au récit un petit excès d'action, action qui m'a parue à certains moments inutile et juste destinée à accrocher le lecteur même si à l'inverse elle m'a un peu fait décroché lors de ces péripéties que je trouvais de trop. Bref, c'est une série qui se lit très bien, qui fait passer un assez bon moment et que je conseille à l'achat aux amateurs d'aventure-action, de décor futuriste et qui n'ont pas peur de voir un scénario manquant un petit peu de maturité vis-à-vis du public cible. Après lecture du tome 6 et fin du premier cycle : Je dois dire que je suis quand même déçu par la fin de cette histoire. Ce 6e tome montre un peu trop ce qui me génait dans le reste de la série : l'aspect assez adolescent du scénario et les trop nombreuses facilités scénaristiques. Les quelques mystères de la série et des personnages sont délivrés au lecteur comme une obligation traitée vite fait, parce qu'il le fallait bien, comme si le scénariste s'en fichait finalement de tout ça. Cette fin de cycle vient comme un cheveu sur la soupe, finalisée en 3 pages après tout un tome de péripéties et d'action sans réelle saveur, péripéties qui ne sont presque pas liées à l'intrigue principale elle-même d'ailleurs. Et le dénouement est assez ridicule de facilité. Quant au dessin, il persiste, par sa colorisation informatique très lisse, à me paraitre vraiment froid. Je n'aime pas trop même si ça reste plutôt plaisant à lire, si ce n'est à regarder. Bref, ça reste une lecture relativement plaisante mais sincèrement je n'achèterais pas cette série.
Tour de force
Bien sympa ce petit album ! Pas fan de cyclisme, j'étais plutôt dubitatif en l'ouvrant, mais il dégage une jolie personnalité. Le style et le trait peuvent un peu rappeler ceux de Brüno (l'auteur de Nemo) et tout en étant particuliers, sont personnels et vraiment expressifs. Ajoutons un découpage clair et fluide, et on obtient une excellente lisibilité. Mais ce qui est particulièrement séduisant repose sur deux points : d'abord le fait de raconter les coulisses du tour de France du début du siècle dernier, qui évoque un temps révolu où les cyclistes étaient un peu des souffres-douleur et où tout était plus dur ; et ensuite le découpage en petites histoires qui loin de faire regretter un récit unique autorise de très jolies anecdotes gentiment fantaisistes mais toujours avec un goût de possible. Pas révolutionnaire, pas étourdissant, mais charmant, assurément. 3,5. :)
Le Cri du Peuple
Superbe série, avec une illustration en noir et blanc sublime, et un texte extraordinaire. Les personnages naissent et s'affirment petit à petit. Tardi s'est référé à des photos de ruines, et à des textes (Maxime Vuillaume, journaliste) d'époque. Résultat impressionnant, et comme le conclut Vautrin : "Je suis ravi que Tardi ait fait cette bande dessinée en noir et blanc, parce que je trouve que cela lui donne un caractère d’actualité. Ça renforce peut-être justement à la fois l’héroïsme, la pagaille, Paris qui brûle. Je trouve que tout cela est encore plus fort en noir et blanc. Le sang en noir et blanc, ça fait mal. " Et quand on a lu la série d'une traite, on peut le dire, ça fait mal...
Dans la nuit
Troisième sous-sol (Tome 2) Encore un très bon one shot réalisé par le tandem constitué de Joël Callède et Denys. Le scénario de ce polar fantastique n'est pas des plus original, mais en revanche il est diablement efficace. Hormis les passages mettant en scène le « Bon Samaritain », toute l'histoire de ce huis clos se déroule dans un parking à l'atmosphère oppressante. A l'instar des bons films d’horreur, Joël Callède prend le temps d'installer les éléments d'angoisse et de peur qui viendront apporter une crédibilité à son macabre récit. Tous les ingrédients sont réunis de façon à ce que les protagonistes sachent que la mort les attend au tournant ! Les dessins de Denys viennent sans conteste renforcer l'ambiance glauque des lieux. Les cadrages choisis, la manière dont les inquiétudes et délires des personnages sont portés à l'image constituent de vrais points forts pour cette bande dessinée. Un album très réussi.
Marlysa
Je me suis décidé à lire cette série, étonné que cela puisse se vendre si bien... C’est très proche de Crisse, je trouve, limite copié/collé même. Comme j’aime déjà pas particulièrement le style de Crisse, j’ai pu difficilement accrocher à ce dessin et ce côté un peu racoleur qui consiste à affubler l’héroïne de deux grosses prothèses mammaires au lieu de lui attribuer une vraie personnalité. Côté scénar, j’accrochais encore bien aux vingt premières pages... mais très vite, ça m’est complètement tombé des mains. J’ai fini le premier tome sans entrain et ai stoppé ma lecture au début du deuxième... C’est d’un barbant... Du déjà lu et relu... En même temps, je dois avouer avoir déjà lu bien plus mauvais dans le genre. Mais ce n'est pas suffisant à mes yeux que pour avoir envie de lire la suite...
The Goon
Mon avis est très proche de celui de Steamboy13. La lecture du premier tome de The Goon m’a laissé sur un sentiment mitigé. D’un côté, le dessinateur est extrêmement doué, il sait donner à ses personnages des tronches incroyables ; son style est vivant, coloré et dynamique (chose parfois rare dans la bd US...). D’autre part, même si l’humour fait mouche, les intrigues m’apparaissent comme des prétextes un peu faciles. Ca ne vole pas très haut et ça sent fort l’improvisation. Dans la plupart des histoires, l’intérêt n’est pas soutenu de bout en bout. Certains passages sont excellents, d’autres ennuyeux. Dans un genre analogue, je préfère Hellboy (même si ce dernier, sur le fond, ne vole pas vraiment plus haut…) ou Les zombies qui ont mangé le monde (même si c’est visuellement nettement moins réussi). Je jetterai quand même un œil sur les tomes suivants, tout cela peut évoluer, mais pour l’instant, je ne conseille pas particulièrement ce comics.
W.E.S.T
Série lue grâce/à cause de BDthèque, je ne reste pas sur ma faim :) Bâti sur un scénario solide avec des personnages intéressants qui nous livrent leurs mystères au fil des pages, cette BD est d’un autre genre qui ne manque pas d’intérêt. De plus les dessins sont très soignés et l’atmosphère qui en ressort participe grandement à la qualité de la série. Une série à lire dont j’achèterai la suite les yeux fermés.
Rafales
Après le très réussi triptyque « Tosca » publié chez Glénat, Stephen Desberg et Francis Vallès s'associent de nouveau pour signer un thriller-fantastique aux éditions du Lombard. Avec « Rafales », Stephen Desberg nous livre une nouvelle fois un scénario efficace. Sur fond de machination à l'échelle mondiale, le scénariste installe tranquillement les éléments de l'intrigue (devenir de l’humanité, course au pouvoir) qu'il développera sans doute lors des tomes suivants. Le récit est rythmé, même si le lecteur reçoit peu d'informations et beaucoup de questions qui maintiennent habilement le suspens final. En bref, un bon tome d'introduction tempéré seulement par une narration qui peut apparaître maladroite à certains moments. Les dessins sont assurés par le très bon Francis Vallès (« Les Maîtres de l’Orge»). Hormis une couverture ratée, j'aime le coté académique de ce dessinateur. Le trait est fluide et agréable lors de la lecture. Seules les scènes d’action apparaissent un peu en retrait à cause d'une fixité trop marquée. Une nouvelle série à suivre sans problème...
The Goon
Du point de vue graphique, The Goon est une vraie réussite, le trait de Powell est dynamique, son style varie selon les périodes et il y a une foule de détails sympas en arrière plan. Au niveau des scénarii, enfin si on peut appeler cela des scénarii, c'est léger. Mais ce n'est pas mauvais pour autant, il faut juste être sensible à l'humour particulier qui se dégage de ce comic... en ce qui me concerne je suis resté plutôt froid. Les personnages sont réussis, à commencer par le Goon, un héros assez pataud mais très doué pour la destruction massive de zombies chétifs et autres calmars géants qui lui servent d'ennemis. En résumé the Goon est une BD gentiment distrayante, une suite d'historiettes sympathiques, ponctuées de gore et joliment mises en images mais ce n'est pas un indispensable.