Boarf, Eye Shield 21 je me suis fait prêter les 2 premiers, l'un pour lire dans la salle de perm' du lycée et l'autre pour lire dans le bus et, à lire comme ça c'est rigolo... le ton loufoque m'a fait penser à Samurai Champloo ... un peu gamin mais ça fait sourire, le trio / quatuor de personnage est attachant, on a un des rare personnage principal de Manga qui a du charisme ... pour moi ça ne vaut pas Slam Dunk, c'est sûr, je n'irais pas les acheter mais à mes les faire prêter les uns après les autres pour lire quand je n'ai rien à faire c'est très agréable !
Cette BD est pétrie de qualités. Pétrie, comme le serait un bon pain à l'ancienne qu'on sort du four, avec les odeurs suaves qui s'en dégagent lorsqu'on s'en approche. C'est ainsi que j'ai vu les couvertures. Appétissantes et prometteuses. Et puis j'ai ouvert les albums, pour ne plus les lâcher. Je les ai dévorés d'une traite, les savourant avec délice, prenant chaque page comme une bouchée de bonheur. C'est bon comme du bon pain.
Pour être un peu plus constructif, je dirai que Rossi est là au sommet de son art, il se détache enfin de l'influence de Giraud/Moebius pour laisser exploser son dessin, chaleureux, lumineux, dense. Et quelle histoire lui a offert Le Tendre ! Un conte issu de la Grèce ancienne, respectueux des traditions (les dieux qui se mêlent aux humains, c'est fréquent dans la littérature de l'époque), et soucieux d'une approximation -sinon une exactitude- remarquable dans les décors, les costumes, les moeurs...
Vraiment une très bonne BD.
Waow. Je crois que là on atteint le summum de l'absolu archétype de l'autobiographie. En trois mots, c'est... chiant. Il ne se passe quasiment rien, les personnages ne sont vraiment pas attachants. Okay, c'est probablement vrai à 80%, mais de savoir que Chester Brown était un adolescent indifférent n'est pas forcément intéressant. Alors on se console avec le graphisme, qui est sympathique, mais sans plus, par rapport à ce qu'il fera plus tard...
Etant jeune, je n'ai jamais été fan des jouets Transformers et je me souviens à peine des dessins animés que je zappais rapidement. Maintenant, je trouve que les Transformers sont des jouets désuets datant d'une époque où les petits robots en plastique faisaient la joie de gamins qui ne connaissaient pas encore les consoles de jeu vidéo. Aussi ai-je été surpris de les voir adaptés dans une BD qui a toutes les allures d'une BD sérieuse. Je me suis dit qu'il y avait peut-être quelque chose de bon et d'original qui pouvait sortir de l'adaptation d'une série et de personnages aussi désuets. Ben non...
Le dessin de cette BD est très professionnel. Je ne me suis pas renseigné mais on dirait bien que cette BD est en fait issue d'un OAV Japonais au dessin travaillé et à la colorisation assistée par ordinateur, quelque chose qui doit donner très bien en vidéo, et qui, une fois adapté en BD, a un bon rendu même si les personnages sont un peu figés et la colorisation un peu artificielle.
Par contre, le scénario est vraiment médiocre.
Pour commencer, il faut comprendre qu'il s'est passé pas mal de choses avant cette BD. Les Transformers ont déjà vécu pas mal d'aventures sur Terre, sans doute le contenu des épisodes de dessins animés des années 80, et ils allaient pouvoir retourner sur leur planète d'origine à bord d'un vaisseau qui s'est crashé 3 ans avant le début de la BD actuelle. Mais maintenant, 3 ans plus tard, des méchants extrêmistes ont récupéré les méchants Transformers, les ont ranimés et les utilisent pour leurs basses actions. Sauf que le méchant Mégatron est encore plus méchant que les méchants et qu'il va se révolter et amener encore plus de destruction et de combats autour de lui. Heureusement, les gentils militaires et le gentil Spike vont eux aussi réussir à réveiller des Transformers, les gentils avec à leur tête Optimus Prime. Et voilà, le champ de bataille est prêt pour voir s'affronter les gentils robots contre les méchants robots.
Dans ce scénario, il y a pas mal de côtés ridicules. Déjà, le physique des Transformers eux-mêmes a énormément vieilli et autant ils pouvaient plaire à un gosse dans les années 80, autant ils font désuets et moches dans une BD au style manga moderne comme celle-ci. Ensuite, l'idée que les Transformers soient des extra-terrestres est passablement ridicule également : ben oui, tout le monde sait que sur une planète lointaine, les habitants ne peuvent qu'évoluer sous la forme de robots capables de se transformer en vieille jeep, en vieux camion ou en ambulance qui fait pin-pon. De toute façon, quelle importance qu'ils puissent se transformer : cette BD ne les utilise quasiment que sous leur forme robotique pour mieux les voir s'affronter à grands coups d'explosions.
Une BD bourrin, sans autre interêt de t'attirer la curiosité d'anciens amateurs des dessins animés quand ils étaient gamins.
Cette BD me fait penser à un recueil de petites BDs amateurs sur fond de SF, le genre qu'un dessinateur doué mais sans réel maturité scénaristique pourrait publier dans un fanzine de fac.
Azpiri nous montre là qu'il sait assez bien dessiner, notamment Lorna évidemment qui a tous les atouts physiques pour plaire. Mais le dessin est inégal d'une histoire à l'autre, et il a une touche assez débutante sur certains récits. Au niveau colorisation, c'est son style typique également à base de couleurs pêtantes ou pastels. Cela donne parfois bien mais d'autre fois, les couleurs sont vraiment fouillis et ne vont pas du tout ensemble à mon goût.
Quant aux scénarios, ben, ils sont assez creux et rapidement résumés. De petites histoires de SF, avec une petite dose d'humour un peu bourrin, et pas mal d'érotisme surtout sur les dernières histoires. Tout est basé sur le personnage de Lorna, blond pulpeuse qui passe sa vie à poil ou les seins à l'air. Une sorte de mercenaire-pute de l'espace. Franchement rien de bien original, le genre même d'histoire qu'on imagine assez facilement issue d'un jeune amateur de SF, de jolies filles et d'action.
Une BD qui manque nettement de maturité et d'interêt même si le dessin et le personnage de Lorna suffise à aiguiser la curiosité du lecteur.
Voilà de la BD populaire méridionale comme je ne l'aime pas : de l'action, des femmes girondes aux seins nus en permanence, de la science-fiction, un peu d'érotisme et encore de l'action.
Le style de dessin d'Azpiri se prête bien à la SF par son trait et par sa colorisation pastel. Je lui reprocherais cependant un manque de clarté dans sa mise en page et ses dessins, et un manque de profondeur dans la colorisation. Et une fois de plus, Azpiri dessine un très beau corps à son héroïne.
Maintenant, passant outre le dessin qui a un style bien à lui qui n'est pas si mal, le scénario est vraiment bateau. L'héroïne débarque dans un monde rendu sauvage et violent, montre ses seins, débrouille le mystère en quelques conversations, nous offre une petite scène lesbienne, se rend là où personne n'a osé se rendre avant alors que c'était la porte à côté, montre ses seins, et voilà en quelques minutes, elle sauve tout le monde. Ca manque d'originalité, ça manque d'humour et ça manque surtout d'un quelconque interêt.
Se lit pour passer le temps si on n'a vraiment rien d'autre à lire.
Des petits contes mêlant un peu d'érotisme, d'histoire et pas mal de fantastique. L'on y suit successivement Marco Polo, Léonard de Vinci, un conquistador et une équipe d'archéologues en Arabie dans des aventures où magie et onirisme se mêlent aux fantasmes et aux femmes nues.
Le dessin d'Azpiri n'est pas mauvais mais par contre sa colorisation est par trop artificielle, avec forces couleurs pastels et pêtantes. Ces couleurs sont telles qu'on se croit plus dans un récit de science-fiction que dans un décor historique. C'est un style teinté du genre des posters des années 80. Les corps des femmes y sont beaux mais cela ne suffit nullement à me faire apprécier le tout.
Quant aux histoires, si elles avaient un peu d'interêt, il est totalement détruit par une narration confuse, empressée et qui m'a rebuté en tant que lecteur. L'érotisme y est annexe comparé au côté fantastique ou dramatique de ces petits contes de faible qualité. Je n'ai pas été intéressé par ma lecture et n'ai pas été mécontent d'arriver en fin d'album pour passer à autre chose.
Avec Hermann, on est toujours sûr d'avoir entre les mains un album de qualité. Celui-ci ne fait pas exception. Dessinée et mise en couleur de manière trés léchée, cette histoire est sur le plan plastique très agréable à regarder. Côté scénario, c'est honnête, mais je dois le reconnaître, je n'ai pas été enthousiasmé par l'ensemble. C'est sans surprise et pour résumer vite fait mon idée, ça m'a fait penser à du sous Jeremiah... transposé au Far West.
En fait je pense que le format du one shot n'était pas forcément adapté pour cette histoire, qui aurait mérité davantage de densité. Cette impression s'est vraiment imposée à la fin de l'histoire quand le personnage principal se retrouve dans son village d'origine. Là les choses s'accèlèrent de manière trop rapide. Et en l'espace de quelques pages, tout est bouclé. Ce qui m'a laissé vraiment sur ma faim... Comme si Hermann s'était dépêché de clore son histoire, poussé par un cahier des charges lui imposant de dénouer son intrigue à la page prévue...
Un album qui, à mes yeux, a des airs de contes noirs et underground.
Underground par le dessin car le style de Mezzo est assez particulier et sombre. Maniant bien le noir et blanc, le dessin n'est pas très beau en lui-même mais il est excellent pour donner une âme et une ambiance au récit. C'est une ambiance sombre, légèrement glauque, forte, qui colle à merveille avec les récits.
Les histoires courtes de cet album sont en effet noirs, c'est le moins qu'on puisse dire. Assez originaux, relativement bien construits et narrés, ils sont agréables à lire et prenants pour qui aime les contes noirs. Certains jouent sur une surprise en fin de récit à la manière de certaines histoires noires d'Alfred Hitchcock, surprise qui hélas ne fonctionne pas toujours très bien. Mais globalement, l'ambiance, l'originalité des contes et leur relative force rendent cette BD de bonne qualité et intéressante.
Depuis le temps que j'entendais parler de cette BD, j'en attendais quand même pas mal. Je n'ai pas vraiment été déçu, juste... un peu indifférent au final.
Côté dessin, rien à dire. Je ne fais pas une passion du style de Guerineau que je ne connaissais pas, mais il est techniquement bon et colle très bien à l'histoire.
Côté scénario maintenant, il est également techniquement bon si je peux m'exprimer ainsi pour un scénario. Il est bien construit, se lit très bien et ne présente pas d'invraisemblance. Mais je suis déçu parce que ce qui fait la trame du récit, le mystère des Stryges, m'a laissé vraiment indifférent. Je m'attendais vraiment à être captivé, à vouloir à tout prix découvrir le mystère de créatures incroyables et de leurs intrigues indicibles, mais au lieu de ça, j'ai ressenti les stryges comme bassement terre à terre, des créatures un peu bourrins et dont le mystère résidait simplement dans le fait qu'elles se cachaient aux yeux des humains et manipulaient les puissants. Ca fait une intrigue correcte pour une série mais rien d'aussi fascinant et occulte que je l'espérais. Reste donc l'aspect thriller et action qui est bien réussi, mais comme ce n'est pas ma tasse de thé personnellement, cela ne suffit pas à me charmer.
Une série où thriller et fantastique s'imbriquent pour donner quelque chose de sympathique mais rien de formidable à mon goût.
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Eye Shield 21
Boarf, Eye Shield 21 je me suis fait prêter les 2 premiers, l'un pour lire dans la salle de perm' du lycée et l'autre pour lire dans le bus et, à lire comme ça c'est rigolo... le ton loufoque m'a fait penser à Samurai Champloo ... un peu gamin mais ça fait sourire, le trio / quatuor de personnage est attachant, on a un des rare personnage principal de Manga qui a du charisme ... pour moi ça ne vaut pas Slam Dunk, c'est sûr, je n'irais pas les acheter mais à mes les faire prêter les uns après les autres pour lire quand je n'ai rien à faire c'est très agréable !
Tirésias
Cette BD est pétrie de qualités. Pétrie, comme le serait un bon pain à l'ancienne qu'on sort du four, avec les odeurs suaves qui s'en dégagent lorsqu'on s'en approche. C'est ainsi que j'ai vu les couvertures. Appétissantes et prometteuses. Et puis j'ai ouvert les albums, pour ne plus les lâcher. Je les ai dévorés d'une traite, les savourant avec délice, prenant chaque page comme une bouchée de bonheur. C'est bon comme du bon pain. Pour être un peu plus constructif, je dirai que Rossi est là au sommet de son art, il se détache enfin de l'influence de Giraud/Moebius pour laisser exploser son dessin, chaleureux, lumineux, dense. Et quelle histoire lui a offert Le Tendre ! Un conte issu de la Grèce ancienne, respectueux des traditions (les dieux qui se mêlent aux humains, c'est fréquent dans la littérature de l'époque), et soucieux d'une approximation -sinon une exactitude- remarquable dans les décors, les costumes, les moeurs... Vraiment une très bonne BD.
Je ne t'ai jamais aimé
Waow. Je crois que là on atteint le summum de l'absolu archétype de l'autobiographie. En trois mots, c'est... chiant. Il ne se passe quasiment rien, les personnages ne sont vraiment pas attachants. Okay, c'est probablement vrai à 80%, mais de savoir que Chester Brown était un adolescent indifférent n'est pas forcément intéressant. Alors on se console avec le graphisme, qui est sympathique, mais sans plus, par rapport à ce qu'il fera plus tard...
Transformers
Etant jeune, je n'ai jamais été fan des jouets Transformers et je me souviens à peine des dessins animés que je zappais rapidement. Maintenant, je trouve que les Transformers sont des jouets désuets datant d'une époque où les petits robots en plastique faisaient la joie de gamins qui ne connaissaient pas encore les consoles de jeu vidéo. Aussi ai-je été surpris de les voir adaptés dans une BD qui a toutes les allures d'une BD sérieuse. Je me suis dit qu'il y avait peut-être quelque chose de bon et d'original qui pouvait sortir de l'adaptation d'une série et de personnages aussi désuets. Ben non... Le dessin de cette BD est très professionnel. Je ne me suis pas renseigné mais on dirait bien que cette BD est en fait issue d'un OAV Japonais au dessin travaillé et à la colorisation assistée par ordinateur, quelque chose qui doit donner très bien en vidéo, et qui, une fois adapté en BD, a un bon rendu même si les personnages sont un peu figés et la colorisation un peu artificielle. Par contre, le scénario est vraiment médiocre. Pour commencer, il faut comprendre qu'il s'est passé pas mal de choses avant cette BD. Les Transformers ont déjà vécu pas mal d'aventures sur Terre, sans doute le contenu des épisodes de dessins animés des années 80, et ils allaient pouvoir retourner sur leur planète d'origine à bord d'un vaisseau qui s'est crashé 3 ans avant le début de la BD actuelle. Mais maintenant, 3 ans plus tard, des méchants extrêmistes ont récupéré les méchants Transformers, les ont ranimés et les utilisent pour leurs basses actions. Sauf que le méchant Mégatron est encore plus méchant que les méchants et qu'il va se révolter et amener encore plus de destruction et de combats autour de lui. Heureusement, les gentils militaires et le gentil Spike vont eux aussi réussir à réveiller des Transformers, les gentils avec à leur tête Optimus Prime. Et voilà, le champ de bataille est prêt pour voir s'affronter les gentils robots contre les méchants robots. Dans ce scénario, il y a pas mal de côtés ridicules. Déjà, le physique des Transformers eux-mêmes a énormément vieilli et autant ils pouvaient plaire à un gosse dans les années 80, autant ils font désuets et moches dans une BD au style manga moderne comme celle-ci. Ensuite, l'idée que les Transformers soient des extra-terrestres est passablement ridicule également : ben oui, tout le monde sait que sur une planète lointaine, les habitants ne peuvent qu'évoluer sous la forme de robots capables de se transformer en vieille jeep, en vieux camion ou en ambulance qui fait pin-pon. De toute façon, quelle importance qu'ils puissent se transformer : cette BD ne les utilise quasiment que sous leur forme robotique pour mieux les voir s'affronter à grands coups d'explosions. Une BD bourrin, sans autre interêt de t'attirer la curiosité d'anciens amateurs des dessins animés quand ils étaient gamins.
Lorna (Soleil Production)
Cette BD me fait penser à un recueil de petites BDs amateurs sur fond de SF, le genre qu'un dessinateur doué mais sans réel maturité scénaristique pourrait publier dans un fanzine de fac. Azpiri nous montre là qu'il sait assez bien dessiner, notamment Lorna évidemment qui a tous les atouts physiques pour plaire. Mais le dessin est inégal d'une histoire à l'autre, et il a une touche assez débutante sur certains récits. Au niveau colorisation, c'est son style typique également à base de couleurs pêtantes ou pastels. Cela donne parfois bien mais d'autre fois, les couleurs sont vraiment fouillis et ne vont pas du tout ensemble à mon goût. Quant aux scénarios, ben, ils sont assez creux et rapidement résumés. De petites histoires de SF, avec une petite dose d'humour un peu bourrin, et pas mal d'érotisme surtout sur les dernières histoires. Tout est basé sur le personnage de Lorna, blond pulpeuse qui passe sa vie à poil ou les seins à l'air. Une sorte de mercenaire-pute de l'espace. Franchement rien de bien original, le genre même d'histoire qu'on imagine assez facilement issue d'un jeune amateur de SF, de jolies filles et d'action. Une BD qui manque nettement de maturité et d'interêt même si le dessin et le personnage de Lorna suffise à aiguiser la curiosité du lecteur.
Lorna (Albin Michel)
Voilà de la BD populaire méridionale comme je ne l'aime pas : de l'action, des femmes girondes aux seins nus en permanence, de la science-fiction, un peu d'érotisme et encore de l'action. Le style de dessin d'Azpiri se prête bien à la SF par son trait et par sa colorisation pastel. Je lui reprocherais cependant un manque de clarté dans sa mise en page et ses dessins, et un manque de profondeur dans la colorisation. Et une fois de plus, Azpiri dessine un très beau corps à son héroïne. Maintenant, passant outre le dessin qui a un style bien à lui qui n'est pas si mal, le scénario est vraiment bateau. L'héroïne débarque dans un monde rendu sauvage et violent, montre ses seins, débrouille le mystère en quelques conversations, nous offre une petite scène lesbienne, se rend là où personne n'a osé se rendre avant alors que c'était la porte à côté, montre ses seins, et voilà en quelques minutes, elle sauve tout le monde. Ca manque d'originalité, ça manque d'humour et ça manque surtout d'un quelconque interêt. Se lit pour passer le temps si on n'a vraiment rien d'autre à lire.
Folies Erotiques
Des petits contes mêlant un peu d'érotisme, d'histoire et pas mal de fantastique. L'on y suit successivement Marco Polo, Léonard de Vinci, un conquistador et une équipe d'archéologues en Arabie dans des aventures où magie et onirisme se mêlent aux fantasmes et aux femmes nues. Le dessin d'Azpiri n'est pas mauvais mais par contre sa colorisation est par trop artificielle, avec forces couleurs pastels et pêtantes. Ces couleurs sont telles qu'on se croit plus dans un récit de science-fiction que dans un décor historique. C'est un style teinté du genre des posters des années 80. Les corps des femmes y sont beaux mais cela ne suffit nullement à me faire apprécier le tout. Quant aux histoires, si elles avaient un peu d'interêt, il est totalement détruit par une narration confuse, empressée et qui m'a rebuté en tant que lecteur. L'érotisme y est annexe comparé au côté fantastique ou dramatique de ces petits contes de faible qualité. Je n'ai pas été intéressé par ma lecture et n'ai pas été mécontent d'arriver en fin d'album pour passer à autre chose.
On a tué Wild Bill
Avec Hermann, on est toujours sûr d'avoir entre les mains un album de qualité. Celui-ci ne fait pas exception. Dessinée et mise en couleur de manière trés léchée, cette histoire est sur le plan plastique très agréable à regarder. Côté scénario, c'est honnête, mais je dois le reconnaître, je n'ai pas été enthousiasmé par l'ensemble. C'est sans surprise et pour résumer vite fait mon idée, ça m'a fait penser à du sous Jeremiah... transposé au Far West. En fait je pense que le format du one shot n'était pas forcément adapté pour cette histoire, qui aurait mérité davantage de densité. Cette impression s'est vraiment imposée à la fin de l'histoire quand le personnage principal se retrouve dans son village d'origine. Là les choses s'accèlèrent de manière trop rapide. Et en l'espace de quelques pages, tout est bouclé. Ce qui m'a laissé vraiment sur ma faim... Comme si Hermann s'était dépêché de clore son histoire, poussé par un cahier des charges lui imposant de dénouer son intrigue à la page prévue...
Un Monde étrange
Un album qui, à mes yeux, a des airs de contes noirs et underground. Underground par le dessin car le style de Mezzo est assez particulier et sombre. Maniant bien le noir et blanc, le dessin n'est pas très beau en lui-même mais il est excellent pour donner une âme et une ambiance au récit. C'est une ambiance sombre, légèrement glauque, forte, qui colle à merveille avec les récits. Les histoires courtes de cet album sont en effet noirs, c'est le moins qu'on puisse dire. Assez originaux, relativement bien construits et narrés, ils sont agréables à lire et prenants pour qui aime les contes noirs. Certains jouent sur une surprise en fin de récit à la manière de certaines histoires noires d'Alfred Hitchcock, surprise qui hélas ne fonctionne pas toujours très bien. Mais globalement, l'ambiance, l'originalité des contes et leur relative force rendent cette BD de bonne qualité et intéressante.
Le Chant des Stryges
Depuis le temps que j'entendais parler de cette BD, j'en attendais quand même pas mal. Je n'ai pas vraiment été déçu, juste... un peu indifférent au final. Côté dessin, rien à dire. Je ne fais pas une passion du style de Guerineau que je ne connaissais pas, mais il est techniquement bon et colle très bien à l'histoire. Côté scénario maintenant, il est également techniquement bon si je peux m'exprimer ainsi pour un scénario. Il est bien construit, se lit très bien et ne présente pas d'invraisemblance. Mais je suis déçu parce que ce qui fait la trame du récit, le mystère des Stryges, m'a laissé vraiment indifférent. Je m'attendais vraiment à être captivé, à vouloir à tout prix découvrir le mystère de créatures incroyables et de leurs intrigues indicibles, mais au lieu de ça, j'ai ressenti les stryges comme bassement terre à terre, des créatures un peu bourrins et dont le mystère résidait simplement dans le fait qu'elles se cachaient aux yeux des humains et manipulaient les puissants. Ca fait une intrigue correcte pour une série mais rien d'aussi fascinant et occulte que je l'espérais. Reste donc l'aspect thriller et action qui est bien réussi, mais comme ce n'est pas ma tasse de thé personnellement, cela ne suffit pas à me charmer. Une série où thriller et fantastique s'imbriquent pour donner quelque chose de sympathique mais rien de formidable à mon goût.