Avis pour le 2ème tome la "ligne de front" :
BD satirique en première approche sur Van Gogh, l'histoire évoluera au fur et à mesure vers une critique sur l'horreur et l’absurdité de la première guerre mondiale.
Larcenet réécrit à sa façon la vie de ce personnage en faisant croire aux lecteurs que celui-ci n’est pas mort à la date connue et qu’il a réellement vécu la « der des ders » sous la contrainte de l’armée.
L’histoire est assez émouvante. J'ai frémi à la vision des cases représentant les "toiles" de Van Gogh et celles où les hommes décédés sont remplacés par des têtes d'oiseau.
Le dessin de Larcenet est sublime dans cet album, il arrive à nous faire passer ses émotions, cette horreur de la guerre. Je reproche toutefois la scène de fin avec la petite fille et sa mère qui apporte de la poésie au scénario, c'est à mon avis un apport qui n'était pas vraiment nécessaire vu la gravité du thème abordé.
Note finale : 3/5
Avis pour le 3ème tome "Attila : le fléau de Dieu" :
Troisième tome des « aventures rocambolesques de… », « Le fléau de Dieu » est le premier album de la série non dessiné par Larcenet. Ce dernier assure le scénario et Casanave réalise le dessin.
« Le fléau de Dieu » met en scène Attila, cet empereur et son armée se retrouvent en Beauce pour livrer sa dernière bataille. Les soldats livreront un ultime combat dont ils sortiront frustrés… Sachant que le monde entier lui appartient désormais, Attila va se trouver un prochain adversaire en la personne de Dieu !
Cet album est drôlement surréaliste. J’ai beaucoup aimé la séquence de la réincarnation de Dieu en un brin d’herbe, les dialogues entre Dieu et Attila sont très amusants de même que ceux avec un mutilé. Je trouve que cette BD offre plusieurs niveaux de lecture, je pense que chacun d’entre nous aura une vision différente du déroulement de cette histoire et surtout de la chute de l’album où il me semble que l’auteur a voulu dire que l’enfer, c’est de rester sur terre… Par rapport à « la ligne de front », le 2ème album de la série, « Le fléau de Dieu » m’est apparue plus humoristique et plus intéressante au niveau de l’histoire.
L’album est dessiné par Casavane. Malgré un trait plus gras, son style est assez proche de ce que fait Manu Larcenet. Personnellement, je trouve que Casavane s’en tire très bien surtout par rapport à la situation de l’histoire où les décors ne peuvent pas se prêter à des dessins aux nombreux détails (en dehors du camp et de la scène de l’étang).
« Le fléau de Dieu » est un album que j’ai apprécié. Le déroulement de l’histoire est suffisamment amusant et ouvert pour que chaque lecteur ait sa propre version de ce récit. Rien que pour ça, je ne peux que vous conseiller vivement cette lecture !
Note finale : 3/5
Je vais être court ! Disons que le dessin est de toute beauté et qu'il n’y a rien à reprocher là-dessus. Gibrat maîtrise parfaitement la mise en couleur et son héroïsme est vraiment très mignonne…
Au niveau du scénario, si l’histoire se révèle attachante et bien construite.
Cependant, je trouve que certaines scènes dramatiques manquent de "tension". Je pense que cela est peut-être dû à un choix de cadrage pas assez adapté à ces moments de panique, de peur... ça manque, à mon avis, de gros plans sur les visages. Je pense à la scène entre Jeanne et l’allemand qui aurait méritée plus d’émotions. L’attaque des avions, par exemple, m’a semblée précipitée, trop vite oubliée.
En conclusion, "Le vol du corbeau" est une très belle série dans la bonne continuité du « Sursis » du même auteur mais qui souffre d'un manque de tensions dans certaines scènes. Néanmoins, je vous recommande fortement de lire cette BD !
Le vrai sujet de L’empire des hauts murs, c’est le monde de l’enfance, avec ses rêveries et ses illusions. Cette histoire d’un groupe d’enfants et préadolescents qui pensent pouvoir fonder un monde à eux, à part du monde des adultes, avec ses propres règles est très touchante. Bien dessiné, avec une mise en couleur originale dans ses choix chromatiques, cet album souffre néanmoins quelque peu de son caractère extrêmement prévisible, on devine la chute dès les premières planches.
Chose assez incompréhensible, la couverture du livre n’est pas celle que l’on trouve partout sur le net, elle est nettement moins belle et attirante… dommage…
Avis pour le tome 14 :
Ahhhh !!! Le revoila mon Largo Winch du début à moi que j’aime ! Celui qui évoluait au milieu des corrompus et qui se battait pour sauver à tout prix son immense empire économique !
Personnellement, depuis le tome 7, je me lassais des aventures de ce milliardaire. J’avais l’impression que notre héros avait évolué dans les péripéties étrangères à la survie du groupe. Ce nouveau cycle m’est apparu plus approprié à la thématique des premiers albums avec le retour aux affaires de notre beau gosse.
Bien que ça soit difficilement réaliste pour un groupe comme celui de Largo Winch, les problèmes financiers rencontrés et surtout les situations présentées (la mondialisation, les stocks-options, …) dans ce nouvel opus me sont apparus très intéressants.
Les scènes d’action, autre trait caractéristique de la série, sont toujours efficaces et contribuent agréablement à me détendre.
Finalement, ce cycle me renoue avec intérêt aux aventures de notre célèbre milliardaire de la BD franco-belge ! Vivement la suite !
Note finale : 3/5
Les lecteurs habitués aux deux premiers albums de R. Dillies (Betty Blues, Sumato) risquent d’être un peu déboussolés avec cette nouvelle BD car l’émotion y est pratiquement absente. Cependant, on retrouve bien entendu le fameux style précis, très détaillé et « cartoonesque » de Renaud Dillies. Personnellement, j’adore son coup de crayon !
« Mister Plumb » est le premier album de R. Dillies dans laquelle il ne scénarise pas. Cette tâche a été léguée à Régis Hautière qui lui fait une histoire décalée, absurde à partir de personnages que Renaud avait créés avant que ce projet se concrétise. Et ma foi, je trouve que nos deux compères s’en tirent avec les honneurs ! Ils s’étaient mis en tête de se lâcher dans cette BD, le résultat est franchement enthousiasmant, on se marre bien !
Les personnages secondaires se révèlent très sympas. John-John est un de mes préférés quoiqu’il ne dise pratiquement rien tout au long de l’album. Des clins d'oeil au cinéma ou aux dessins animés parsèment l’album sans que ça soit trop encombrant, au contraire, ils contribuent beaucoup au capital sympathie que j’en ai finalement retenu. Notons aussi que la série sera composée uniquement d’histoire complète par tome.
« Mister Plumb » est finalement une série sympa. Ce premier tome se révèle très humoristique et devrait permettre à Renaud Dillies de se « lâcher » de temps en temps, de prendre quelques distances par rapport à ses one-shots de la collection « Blandice » (ed. Paquet). Le résultat est plus que prometteur, j’attends avec impatience les prochaines aventures de Mister Plumb. Au fait, il ressemblait à quoi notre héros avant d’être un lapin ?
Note finale : 3,5/5
Tome 1 :
Un bon polar où l'on retrouve un thème tant de fois abordé au cinéma ou dans la bande dessinée : le satanisme. Un scénario classique, trop classique sans doute : le flic bougon, une héroïne sexy, des meurtres atroces. Ce premier opus manque de surprises. Le dessin oscille entre le manga et une pâle imitation de Marini. En effet, l'ambiance tant au niveau du graphisme que du scénario ressemble aux Rapaces de Dufaux et Marini. Toutefois l'ensemble se lit agréablement, bien que ce ne soit pas la BD du mois.
Tome 2 :
Avec une production assez rapide (un délai de 8 mois entre les deux volumes - de quoi faire pâlir d'envie tous les admirateurs de Sasmira-), ce second opus de "l'ennemi" s'avère d'un bon niveau. Au point de vue du scénario, aucun temps mort n'est à déplorer et nous sommes très proches de l'ambiance de film comme "Seven". Du point de vue graphique, certaines proportions sont assez mal définies, aussi le père de Miss Giggs et l'inspecteur Lowry semblent taillés pour jouer au rugby; par contre, messieurs, l'héroïne est toujours aussi sexy (décolletés plongeant et mini-jupes sont ses seuls vêtements). Les auteurs forcent peut-être trop inutilement les cases érotiques voires suggestives (pages 10,17,33,37) dans cette aventure ; mais la lecture reste agréable. Un seul regret : on lit un peu trop vite cette BD. Mais cela reste une bonne série à suivre.
Tome 1 :
La collection Polyptyque du Lombard débute sous de bons auspices. Mythic a concocté un scénario digne d'un bon polar américain de série B (et ce n'est en rien péjoratif). Les héros sont certes caricaturaux, le jeune flic redresseur de tort, la veuve qui ne restera pas inconsolable très longtemps, le notable verreux... mais l'histoire fonctionne bien. Un dessin impeccable et une couverture accrocheuse font de cette BD un bon investissement. Le scénario est assez ouvert dans ce premier volume pour donner matière à un second volume que l'on attend avec impatience.
Il faut souligner que ce thriller, prévu en sept tomes, nous offre dans cet opus quasiment un "one shot"(ce qui pour le lecteur est une chose agréable).
Tome 2 :
J'avais beaucoup aimé le premier opus de cette série. Le deuxième volet ne me décoit pas non plus. Si le fil rouge de ce Polyptyque semble un peu en sommeil (à savoir le meurtre de la ravissante et néanmoins démoniaque Dana Anderson), Mythic nous a concocté un scénario avec rebondissements dignes des films américains des années 50. Quant au dessin de Kas, il est parfait. Un petit regret tout de même, si le scénario principal (la disparition de la famille de Miss Morison) est bien mené, les pages consacrées aux liens entre les différents volumes (à travers le personnage de Dana Anderson) font un peu remplissage dans ce second opus. Comme je l'ai écrit au début de cet article, Dana Anderson et son mari Forester Hill, restent, pour l'instant, des personnages récurrents, dont les personnalités et histoires ne sont pas encore affirmées. A suivre donc.
Le premier volume du "legs de l'alchimiste" était sans aucun doute le numéro phare et marquant de la collection "La Loge Noire" lancée par Glénat début 2002. On y admirait un scénario original ; un dessin superbe et inhabituel dans le catalogue de la maison Glénat. La magie opère toujours autant dans ce second volet.
Même si Hubert nous avait fait croire dans le premier opus que le héros de la série était Joachim, (en fait la bague tient le premier rôle), nous sommes ravis de suivre ensuite les aventures de Léonora, véritable avant gardiste du 19ème siècle. Complots, politique et surnaturel rythment cet album avec délice. Admirez le parrallèle entre le dessin d'ouverture du tome 1 et du tome 2.
Un dessin encore plus sombre, un scénario encore plus dramatique, mais le tout relevé par des dialogues savoureux (notamment dans la scène du bal du tome 2), font de cette bande dessinée une des meilleures de ces derniers mois. Si l'ombre de Sfar plane sur le dessin (d'ailleurs Tanquerelle n'a t-il pas repris avec brio la succession de Sfar dans le Professeur Bell), elle n'est que bénéfique et Tanquerelle apporte un souffle nouveau chez Glénat. Si vous n'avez pas encore lu cette série, courrez chez votre libraire et régalez vous !
La beauté des dessins vient étoffer le scénario. Même si, j'en conviens, la succession de visages arrondis peut décourager certains dans la lecture, les couleurs et de très belles grandes cases font de cette BD une bonne surprise.
Côté scénario, on navigue entre différents mythes (de Dracula, au loup garou et à la bête du Gévaudan), le tout dans une ambiance proche de celle décrite dans "le nom de la rose". Un album à découvrir.
Je n'avais pas accroché au premier opus de cette nouvelle série. Le second ne m'a guère convaincu non plus. Un scénario calqué idem pour les deux volumes, avec flash-back, la même héroïne à chaque fois et une grande déception au final. On ne voit pas où le scénariste veut en venir. En outre l'intrigue principale (l'histoire entre Eleonora et Hans) tarde à venir. Bref, un scénario qui a tendance à s'éparpiller entre passé et présent, entre Hans et Eleonara, entre Stradivari et ses violons, entre réalité et alchimie. Malheureusement le dessin ne vient pas sauver l'ensemble de l'histoire.
La loge noire de Glénat nous a habitué à mieux (lisez Le marteau des sorcières, il vaut le détour ou le fabuleux Le legs de l'alchimiste ou encore Le Triangle Secret).
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Une aventure rocambolesque de...
Avis pour le 2ème tome la "ligne de front" : BD satirique en première approche sur Van Gogh, l'histoire évoluera au fur et à mesure vers une critique sur l'horreur et l’absurdité de la première guerre mondiale. Larcenet réécrit à sa façon la vie de ce personnage en faisant croire aux lecteurs que celui-ci n’est pas mort à la date connue et qu’il a réellement vécu la « der des ders » sous la contrainte de l’armée. L’histoire est assez émouvante. J'ai frémi à la vision des cases représentant les "toiles" de Van Gogh et celles où les hommes décédés sont remplacés par des têtes d'oiseau. Le dessin de Larcenet est sublime dans cet album, il arrive à nous faire passer ses émotions, cette horreur de la guerre. Je reproche toutefois la scène de fin avec la petite fille et sa mère qui apporte de la poésie au scénario, c'est à mon avis un apport qui n'était pas vraiment nécessaire vu la gravité du thème abordé. Note finale : 3/5 Avis pour le 3ème tome "Attila : le fléau de Dieu" : Troisième tome des « aventures rocambolesques de… », « Le fléau de Dieu » est le premier album de la série non dessiné par Larcenet. Ce dernier assure le scénario et Casanave réalise le dessin. « Le fléau de Dieu » met en scène Attila, cet empereur et son armée se retrouvent en Beauce pour livrer sa dernière bataille. Les soldats livreront un ultime combat dont ils sortiront frustrés… Sachant que le monde entier lui appartient désormais, Attila va se trouver un prochain adversaire en la personne de Dieu ! Cet album est drôlement surréaliste. J’ai beaucoup aimé la séquence de la réincarnation de Dieu en un brin d’herbe, les dialogues entre Dieu et Attila sont très amusants de même que ceux avec un mutilé. Je trouve que cette BD offre plusieurs niveaux de lecture, je pense que chacun d’entre nous aura une vision différente du déroulement de cette histoire et surtout de la chute de l’album où il me semble que l’auteur a voulu dire que l’enfer, c’est de rester sur terre… Par rapport à « la ligne de front », le 2ème album de la série, « Le fléau de Dieu » m’est apparue plus humoristique et plus intéressante au niveau de l’histoire. L’album est dessiné par Casavane. Malgré un trait plus gras, son style est assez proche de ce que fait Manu Larcenet. Personnellement, je trouve que Casavane s’en tire très bien surtout par rapport à la situation de l’histoire où les décors ne peuvent pas se prêter à des dessins aux nombreux détails (en dehors du camp et de la scène de l’étang). « Le fléau de Dieu » est un album que j’ai apprécié. Le déroulement de l’histoire est suffisamment amusant et ouvert pour que chaque lecteur ait sa propre version de ce récit. Rien que pour ça, je ne peux que vous conseiller vivement cette lecture ! Note finale : 3/5
Le Vol du Corbeau
Je vais être court ! Disons que le dessin est de toute beauté et qu'il n’y a rien à reprocher là-dessus. Gibrat maîtrise parfaitement la mise en couleur et son héroïsme est vraiment très mignonne… Au niveau du scénario, si l’histoire se révèle attachante et bien construite. Cependant, je trouve que certaines scènes dramatiques manquent de "tension". Je pense que cela est peut-être dû à un choix de cadrage pas assez adapté à ces moments de panique, de peur... ça manque, à mon avis, de gros plans sur les visages. Je pense à la scène entre Jeanne et l’allemand qui aurait méritée plus d’émotions. L’attaque des avions, par exemple, m’a semblée précipitée, trop vite oubliée. En conclusion, "Le vol du corbeau" est une très belle série dans la bonne continuité du « Sursis » du même auteur mais qui souffre d'un manque de tensions dans certaines scènes. Néanmoins, je vous recommande fortement de lire cette BD !
L'Empire des hauts murs
Le vrai sujet de L’empire des hauts murs, c’est le monde de l’enfance, avec ses rêveries et ses illusions. Cette histoire d’un groupe d’enfants et préadolescents qui pensent pouvoir fonder un monde à eux, à part du monde des adultes, avec ses propres règles est très touchante. Bien dessiné, avec une mise en couleur originale dans ses choix chromatiques, cet album souffre néanmoins quelque peu de son caractère extrêmement prévisible, on devine la chute dès les premières planches. Chose assez incompréhensible, la couverture du livre n’est pas celle que l’on trouve partout sur le net, elle est nettement moins belle et attirante… dommage…
Largo Winch
Avis pour le tome 14 : Ahhhh !!! Le revoila mon Largo Winch du début à moi que j’aime ! Celui qui évoluait au milieu des corrompus et qui se battait pour sauver à tout prix son immense empire économique ! Personnellement, depuis le tome 7, je me lassais des aventures de ce milliardaire. J’avais l’impression que notre héros avait évolué dans les péripéties étrangères à la survie du groupe. Ce nouveau cycle m’est apparu plus approprié à la thématique des premiers albums avec le retour aux affaires de notre beau gosse. Bien que ça soit difficilement réaliste pour un groupe comme celui de Largo Winch, les problèmes financiers rencontrés et surtout les situations présentées (la mondialisation, les stocks-options, …) dans ce nouvel opus me sont apparus très intéressants. Les scènes d’action, autre trait caractéristique de la série, sont toujours efficaces et contribuent agréablement à me détendre. Finalement, ce cycle me renoue avec intérêt aux aventures de notre célèbre milliardaire de la BD franco-belge ! Vivement la suite ! Note finale : 3/5
Mister Plumb
Les lecteurs habitués aux deux premiers albums de R. Dillies (Betty Blues, Sumato) risquent d’être un peu déboussolés avec cette nouvelle BD car l’émotion y est pratiquement absente. Cependant, on retrouve bien entendu le fameux style précis, très détaillé et « cartoonesque » de Renaud Dillies. Personnellement, j’adore son coup de crayon ! « Mister Plumb » est le premier album de R. Dillies dans laquelle il ne scénarise pas. Cette tâche a été léguée à Régis Hautière qui lui fait une histoire décalée, absurde à partir de personnages que Renaud avait créés avant que ce projet se concrétise. Et ma foi, je trouve que nos deux compères s’en tirent avec les honneurs ! Ils s’étaient mis en tête de se lâcher dans cette BD, le résultat est franchement enthousiasmant, on se marre bien ! Les personnages secondaires se révèlent très sympas. John-John est un de mes préférés quoiqu’il ne dise pratiquement rien tout au long de l’album. Des clins d'oeil au cinéma ou aux dessins animés parsèment l’album sans que ça soit trop encombrant, au contraire, ils contribuent beaucoup au capital sympathie que j’en ai finalement retenu. Notons aussi que la série sera composée uniquement d’histoire complète par tome. « Mister Plumb » est finalement une série sympa. Ce premier tome se révèle très humoristique et devrait permettre à Renaud Dillies de se « lâcher » de temps en temps, de prendre quelques distances par rapport à ses one-shots de la collection « Blandice » (ed. Paquet). Le résultat est plus que prometteur, j’attends avec impatience les prochaines aventures de Mister Plumb. Au fait, il ressemblait à quoi notre héros avant d’être un lapin ? Note finale : 3,5/5
L'Ennemi
Tome 1 :
Un bon polar où l'on retrouve un thème tant de fois abordé au cinéma ou dans la bande dessinée : le satanisme. Un scénario classique, trop classique sans doute : le flic bougon, une héroïne sexy, des meurtres atroces. Ce premier opus manque de surprises. Le dessin oscille entre le manga et une pâle imitation de Marini. En effet, l'ambiance tant au niveau du graphisme que du scénario ressemble aux Rapaces de Dufaux et Marini. Toutefois l'ensemble se lit agréablement, bien que ce ne soit pas la BD du mois.
Tome 2 :
Avec une production assez rapide (un délai de 8 mois entre les deux volumes - de quoi faire pâlir d'envie tous les admirateurs de Sasmira-), ce second opus de "l'ennemi" s'avère d'un bon niveau. Au point de vue du scénario, aucun temps mort n'est à déplorer et nous sommes très proches de l'ambiance de film comme "Seven". Du point de vue graphique, certaines proportions sont assez mal définies, aussi le père de Miss Giggs et l'inspecteur Lowry semblent taillés pour jouer au rugby; par contre, messieurs, l'héroïne est toujours aussi sexy (décolletés plongeant et mini-jupes sont ses seuls vêtements). Les auteurs forcent peut-être trop inutilement les cases érotiques voires suggestives (pages 10,17,33,37) dans cette aventure ; mais la lecture reste agréable. Un seul regret : on lit un peu trop vite cette BD. Mais cela reste une bonne série à suivre.
Halloween Blues
Tome 1 :
La collection Polyptyque du Lombard débute sous de bons auspices. Mythic a concocté un scénario digne d'un bon polar américain de série B (et ce n'est en rien péjoratif). Les héros sont certes caricaturaux, le jeune flic redresseur de tort, la veuve qui ne restera pas inconsolable très longtemps, le notable verreux... mais l'histoire fonctionne bien. Un dessin impeccable et une couverture accrocheuse font de cette BD un bon investissement. Le scénario est assez ouvert dans ce premier volume pour donner matière à un second volume que l'on attend avec impatience.
Il faut souligner que ce thriller, prévu en sept tomes, nous offre dans cet opus quasiment un "one shot"(ce qui pour le lecteur est une chose agréable).
Tome 2 :
J'avais beaucoup aimé le premier opus de cette série. Le deuxième volet ne me décoit pas non plus. Si le fil rouge de ce Polyptyque semble un peu en sommeil (à savoir le meurtre de la ravissante et néanmoins démoniaque Dana Anderson), Mythic nous a concocté un scénario avec rebondissements dignes des films américains des années 50. Quant au dessin de Kas, il est parfait. Un petit regret tout de même, si le scénario principal (la disparition de la famille de Miss Morison) est bien mené, les pages consacrées aux liens entre les différents volumes (à travers le personnage de Dana Anderson) font un peu remplissage dans ce second opus. Comme je l'ai écrit au début de cet article, Dana Anderson et son mari Forester Hill, restent, pour l'instant, des personnages récurrents, dont les personnalités et histoires ne sont pas encore affirmées. A suivre donc.
Le legs de l'alchimiste
Le premier volume du "legs de l'alchimiste" était sans aucun doute le numéro phare et marquant de la collection "La Loge Noire" lancée par Glénat début 2002. On y admirait un scénario original ; un dessin superbe et inhabituel dans le catalogue de la maison Glénat. La magie opère toujours autant dans ce second volet. Même si Hubert nous avait fait croire dans le premier opus que le héros de la série était Joachim, (en fait la bague tient le premier rôle), nous sommes ravis de suivre ensuite les aventures de Léonora, véritable avant gardiste du 19ème siècle. Complots, politique et surnaturel rythment cet album avec délice. Admirez le parrallèle entre le dessin d'ouverture du tome 1 et du tome 2. Un dessin encore plus sombre, un scénario encore plus dramatique, mais le tout relevé par des dialogues savoureux (notamment dans la scène du bal du tome 2), font de cette bande dessinée une des meilleures de ces derniers mois. Si l'ombre de Sfar plane sur le dessin (d'ailleurs Tanquerelle n'a t-il pas repris avec brio la succession de Sfar dans le Professeur Bell), elle n'est que bénéfique et Tanquerelle apporte un souffle nouveau chez Glénat. Si vous n'avez pas encore lu cette série, courrez chez votre libraire et régalez vous !
Le Marteau des Sorcières
La beauté des dessins vient étoffer le scénario. Même si, j'en conviens, la succession de visages arrondis peut décourager certains dans la lecture, les couleurs et de très belles grandes cases font de cette BD une bonne surprise. Côté scénario, on navigue entre différents mythes (de Dracula, au loup garou et à la bête du Gévaudan), le tout dans une ambiance proche de celle décrite dans "le nom de la rose". Un album à découvrir.
Poème Rouge
Je n'avais pas accroché au premier opus de cette nouvelle série. Le second ne m'a guère convaincu non plus. Un scénario calqué idem pour les deux volumes, avec flash-back, la même héroïne à chaque fois et une grande déception au final. On ne voit pas où le scénariste veut en venir. En outre l'intrigue principale (l'histoire entre Eleonora et Hans) tarde à venir. Bref, un scénario qui a tendance à s'éparpiller entre passé et présent, entre Hans et Eleonara, entre Stradivari et ses violons, entre réalité et alchimie. Malheureusement le dessin ne vient pas sauver l'ensemble de l'histoire. La loge noire de Glénat nous a habitué à mieux (lisez Le marteau des sorcières, il vaut le détour ou le fabuleux Le legs de l'alchimiste ou encore Le Triangle Secret).