Les derniers avis (114080 avis)

Par iannick
Note: 3/5
Couverture de la série Rapaces
Rapaces

Cette série vaut surtout pour l’exceptionnel coup de patte et l’excellente maîtrise du découpage inspiré du cinéma de Enrico Marini. « Rapaces » est une histoire de vampires à travers notre monde contemporain. Le tome 1 démarre sur des chapeaux de roues : ambiance malsaine, passages érotiques certes assez osées mais cohérents au vu du thème abordé, explosions, sens du découpage à couper le souffle, scènes d’action spectaculaires, mise en couleurs époustouflante qui valorisent l’aspect surréaliste du scénario, histoire qui accroche et donne envie de connaître la suite… ce premier album est une pure réussite dans le genre ! Les deux albums suivants quoique toujours dessinés par un Enrico Marini en grande forme se révéleront scénaristiquement moins accrocheurs. Dès la fin de ma lecture du deuxième tome, j’ai ressenti une certaine lassitude au niveau de l’histoire comme si ça commençait (déjà) à traîner en longueur… et le troisième album confortera mon ressenti malgré quelques révélations sur le passé des héros. C’est le quatrième tome qui me fâchera définitivement envers cette série. Alors que je m’attendais à des révélations finales puisque cet album devait être le dénouement de ce premier cycle, voilà que le scénariste en profite pour mettre d’autres énigmes : D’où vient ce prêtre ? Que viennent faire les gamins dans cette histoire ? Que va t-il se passer pour les deux clans ? Autant de questions qui nous forcent à continuer cette série… comme si son gros succès commercial avait dicté l’avenir de « Rapaces ». Rien que pour cela, je voudrais féliciter Enrico Marini d’avoir pris la décision d’arrêter cette série dès le premier cycle pour se consacrer au « scorpion ». Personnellement, je n’achèterai pas les prochains cycles même si le nouveau dessinateur est aussi talentueux que Marini.

07/09/2005 (modifier)
Par Pierig
Note: 3/5
Couverture de la série Le courseur et autres histoires drôles
Le courseur et autres histoires drôles

Ca faisait quelques temps déjà que j’espérais dénicher cet album de Vincent Hardy, finalement trouvé fortuitement sur une brocante. La raison de mon intérêt pour cette bd vient d’un proche de l’auteur, connu lors du stage en librairie d’Elveen. Pour être objectif, cette bd m’a laissé sur une impression mitigée. Certes l’atmosphère émanant de ces histoires est particulière mais ces dernières sont de qualité inégale. Deux récits sortent du lot, à savoir le premier ("la machine") et le dernier ("paroles avec dieu"). Par contre, le récit sur "le courseur" donne vraiment l’impression d’être tiré en longueur. De plus, je ne comprends pas vraiment où l’auteur veut en venir (sans doute trop métaphorique pour mon esprit cartésien). La narration et les dialogues sont très particuliers (eux aussi), comme en témoigne le récit sur "la machine". D’ailleurs j’en viens à me demander si les fautes d’orthographes sont voulues ou pas, tant les dialogues sont truffés de mots inventés. L’originalité est incontestable mais la réussite n'est pas au rendez-vous. Reste des dessins forts séduisants qui montrent tout le potentiel graphique que Vincent possédait déjà fin des années 70. Dommage qu’il ait abandonné la bd par dégoût, la faute à des éditeurs peu scrupuleux. Je ne désespère pas de mettre la main sur d’autres albums de l’auteur, tels que "Ashe Barrett" ou "Insolitudes" qui, selon les dires de certains, semblent plus consistants.

07/09/2005 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série Coïncidence
Coïncidence

Attention, ce livre est un concept. Il ne contient au final qu'une douzaine de planches de BD. Le reste est un bref portrait de chaque auteur, accompagné d'une bibliographie et d'un entretien ou, comme dans le cas de Philippe Marcelé, d'un exposé sur la BD en général. Contrairement à ce que dit mon camarade yannick, les bibliographies ne sont pas si abondantes, et certaines (comme pour l'auteur japonais Takahashi) manquent à l'appel. Mais l'ensemble est très intéressant, ne serait-ce que pour l'originalité du concept, très révélateur de la place qu'occupe le dessinateur dans la création d'une BD. C'est particulièrement intéressant pour celui qui veut approfondir un peu sa connaissance et son analyse du média bande dessinée.

07/09/2005 (modifier)
Par Cassidy
Note: 4/5
Couverture de la série Jésus et les copains
Jésus et les copains

Ca fait bien longtemps qu'il n'y a plus grand'chose de potable à lire dans Fluide mais j'avoue que c'est toujours avec plaisir que je retrouvais chaque mois un épisode de Jésus et les copains. J'ai fini par m'acheter l'album et je ne regrette pas. Souvent, pour les séries de ce type, on se dit "4 planches tous les mois c'est sympa, mais en album complet c'est vite lassant" ; ici, je trouve que ça ne gâche rien, bien au contraire. Bon, j'avoue que je suis de bonne humeur ces jours-ci, je m'amuse de pas grand'chose et rien que la tronche et le look impayables des personnages ou le fait de voir Jésus jouer au tennis ou faire de l'équitation suffiraient à me faire marrer, mais il y a plus que ça dans Jésus et les copains. Planchon signe ici une mini-série franchement drôle, où il parodie habilement à la fois le roman-photo et la Bible. Le mélange des deux est assez génial, parfaitement maîtrisé, les situations et le discours bibliques s'adaptant parfaitement aux clichés et au kitsch des romans-photos ("Marie... Le Seigneur est avec toi ?" "Oui, comprends-moi... Il est si puissant... si miséricordieux... dans ses bras, je me sens bénie entre toutes les femmes !"). Ca ressemble un tout petit peu à ce qu'on pu faire les Monty Python sans pour autant être une sous-Vie de Brian, ça rappelle un peu South Park, mais dans l'ensemble, ça ne fait pas vraiment trop "déjà-vu". Et dans le même genre, c'est infiniment plus réussi qu'un machin comme Les Dessous de Terminal Beach. Bref, voilà, moi Jésus et les copains ça m'amuse beaucoup ; bon, après, l'humour, chacun le sien, hein, je m'étonnerai pas s'il y a 10 avis dans les semaines qui viennent pour dire que c'est naze, poussif, raté, répétitif et tout ce que vous voudrez et que ça ne vaut pas un bon vieux roman graphique ou une la manga sensible et adulte (pfff, j'aurais pas dû écrire ça, j'ai l'impression d'être Patrick Sébastien genre "Ch'uis un gros déconneur et les intellos, j'les emmerde parce que ch'uis un rebelle !"). A noter aussi que ça ne fera pas forcément marrer les cathos pas trop portés sur la rigolade au sujet de leurs héros favoris. Mais si vous avez envie de voir la résurrection de Lazare transformée en soap opera en milieu hospitalier ou Marie-Madeleine version secrétaire amoureuse de son Largo Winch de patron, vous allez vous régaler avec Jésus et les copains.

07/09/2005 (modifier)
Par Cassidy
Note: 2/5
Couverture de la série ASH - L'Académie des Super-Héros
ASH - L'Académie des Super-Héros

On ne change pas une recette qui gagne : dessin rigolo-coloré, clins d'oeils permanents à la "sous-culture" chère aux jeunes de 12 à 30 ans, Laurent Crenn dit Loran délaisse ses héros Bouyoul et Evil Devil pour une nouvelle série mais n'abandonne pas pour autant les ingrédients qui ont fait de lui un des plus gros vendeurs des éditions Le Cycliste. Parodie des X-Men et des héros Marvel en général, ce premier tome annonce une série plutôt destinée aux gamins et pré-ados car, contrairement à ses prédecesseurs basés sur un humour trash et gore, ASH est plutôt clean et bon enfant. Certes, il y a toujours de la bagarre et des explosions mais ici tout le monde s'en tire avec un plâtre ou un pansement, comme dans les cartoons de Bip-Bip. A part ça, les gentils sont cools-mais-gaffeurs-et-rigolos, les méchants sont très-méchants-mais-rigolos-aussi, et à la fin, badaboum, ils s'en prennent plein la tête, ha ha ! Les adultes déploreront qu'un thème aussi rebattu que la parodie de superhéros soit traitée de façon si banale. Aucune situation réellement surprenante, aucun regard neuf sur le genre, pas franchement de gag à se taper le cul par terre, un ton très sage qui tranche avec les délires sanglants de Bouyoul. Les mômes qui n'aiment pas les BDs cuculs et préfèrent Hulk et Kid Paddle à Petzi et Bouchon le petit cochon, eux, ne s'offusqueront sans doute pas trop de ce défaut. Bref, c'est pas mauvais, c'est sympa mais sans plus, personnellement ça m'a pas plus passionné que ça mais bon, votre petite frère fait généralement moins la fine bouche que moi. A vous de voir si, pour 12.50 €, vous n'avez rien de mieux à acheter à vos nains.

07/09/2005 (modifier)
Par Chelmi
Note: 4/5
Couverture de la série Travis
Travis

"Travis" est en quelque sorte le "petit frère" de Carmen Mc Callum. Eh oui comment ne pas comparer ses deux séries qui ont le même scénariste, un style de dessin de la même trempe et un univers commun qui a donné lieu à quelques rencontres dans les cossovers Carmen+Travis - les Récits. Duval continue de nous faire explorer son univers cyberpunk de science fiction d’anticipation. Mais cette fois ci c’est à travers les aventures de Steve Travis, un pilote de navette spatiale, intrépide au grand cœur. Cette série comme pour Carmen Mc Callum, comprend beaucoup d’action mais pas seulement l’histoire du premier cycle (5 tomes) est vraiment très intéressante, originale et pleine de rebondissements avec les révélations du tome 5. Le second cycle débute bien avec le tome 6.1, je trouve le 6.2 inutile mais de tout façon il est à mettre à part (avec son changement de dessinateur Alizon juste pour ce tome). Même si je préfère le personnage de Carmen que je trouve plus riche intérieurement que celui de Travis, j’ai une légère préférence pour les scénarii de "Travis" et ses personnages secondaires. Bref une excellente série qui comme sa "grande sœur" mérite bien son label de série B. Les dessins sont biens. Quet maîtrise parfaitement les scènes d’actions avec un angle de vue et un cadrage toujours savamment choisi. Les couleurs de Schelle et Rosa sont jolies et s’adaptent comme un gant aux illustrations. (Je ne m’attarde pas sur les dessins et les couleurs de Alizon du tome 6.2, non pas qu’ils soient moches mais simplement largement en dessous à mes yeux de ceux des autres tomes.)

07/09/2005 (modifier)
Par Bert
Note: 4/5
Couverture de la série Ex Machina
Ex Machina

Brian K Vaughn, scénariste par ailleurs de Y, Le Dernier Homme et des Fugitifs, nous mitonne une nouvelle série fort appétissante dont il a le secret. Une trame très attractive (un super-héros en devenir préfère essayer de changer les choses en devenant un élu du peuple, maire de New York, excusez du peu, plutot qu'un protecteur masqué), des dialogues finement ciselés, un dessin plutot agréable : tout pour passer un bon moment de lecture. Laissez-vous entrainer dans ces histoires politico-héroïques, vous ne le regrettez pas. Vous y découvrirez même une subtile uchronie très habilement mise en place et traitée (le 9/11 à eu lieu, mais ne s'est pas exactement passé comme dans la réalité). Le seul regret pourrait porter sur le grand format choisi par l'éditeur français, qui n'apporte franchement rien, mais pour le reste Ex-Machina est une BD palpitante et très plaisante

06/09/2005 (modifier)
Par Dakhan
Note: 4/5
Couverture de la série Le Décalogue
Le Décalogue

L’idée de départ est originale : évoquer 10 commandements à travers 10 histoires différentes sans autre lien que le livre renfermant ces commandements. Autre originalité : un dessinateur par histoire. Alors bien sûr, ces 10 albums sont inégaux en qualité sur le plan du dessin aussi bien que sur celui du scénario, et chacun les jugera individuellement, selon sa sensibilité, de très bons à banals. Mais il semble à peu près sûr que cette série, dans sa diversité, offre à chaque lecteur au moins un album plaisant, et peu ou pas de déplaisant.

06/09/2005 (modifier)
Par iannick
Note: 2/5
Couverture de la série Wayne Shelton
Wayne Shelton

Avis sur le premier cycle (les deux premiers tomes) : Concrètement, les deux premiers tomes de cette série n'apportent rien de neuf dans l'univers de la bande dessinée. Le scénario m'a fait penser à un film de série B, voire même à un feuilleton américain dont nous abreuvent les chaînes télévisées les dimanches après-midi. L'histoire est sans grand intérêt, le déroulement et la fin sont prévisibles. A l'heure où la plupart des auteurs nous sortent désormais des BD avec des personnages très sensibles, où la psychologie des héros est très poussée, Van Hamme (auteur également de Largo Winch) continue à présenter des héros cinquantenaires sans peur, sans remord... que de clichés ! Pour le dessin, c'est du net et sans bavure. Mon seul reproche à ce sujet, c'est que le trait manque de personnalité, j'ai l'impression d'avoir déjà vu ce style quelque part... Le découpage des scènes est parfait et les deux albums se lisent facilement. En conclusion, les deux premiers tomes ne m’ont pas trop accroché mais je pense que les amateurs d’action apprécieront pleinement ce cycle. Note finale : 2/5 Avis sur le quatrième tome : "Le survivant" est une histoire de vengeance. La mise en page, l’encrage, le découpage, la mise en couleurs, sont tous dans la lignée des grandes séries d’action ou d’espionnage de cet éditeur, ils sont efficaces. "Le survivant" propose un scénario sans surprise mais l’histoire est bien menée et maîtrisée. Certes, de nombreux clichés et de situations convenues apparaissent à la lecture de cet album mais il me semble que le personnage principal devient de plus en plus humain au fil de la série. Wayne Schelton est représenté comme un héros responsable de ses soldats et sensible, et surtout il apparaît enfin avec des défauts comme celui de faire trop confiance aux hommes ! Ce quatrième tome aborde donc un tournant sentimental certes léger à la série mais qui me donne enfin l’envie de découvrir les prochaines aventures de Wayne Schelton. Encourageant… Note finale : 3/5

06/09/2005 (modifier)
Par iannick
Note: 3/5
Couverture de la série Lanfeust de Troy
Lanfeust de Troy

Après lecture des 4 premiers tomes de cette série qui forment le premier cycle, je dois avouer que je suis très surpris du succès de "Lanfeust de Troy" auprès des lecteurs. Le scénario est très classique, le héros doté d'un pouvoir part accomplir une quête avec d'autres personnages afin de sauver le monde des forces maléfiques : on a vu mieux comme histoire... alors pour compenser les faiblesses du scénario, Lanfeust est accompagné par deux demoiselles bien roulées qui se disputent comme des adolescentes pour conquérir le cœur du jeune homme... par un vieux sage père des deux fillettes... et par un troll qui s'apparente à Obélix. Que du classique donc mais... ça marche rondement bien ! "Lanfeust de Troy" possède un côté sympa et une narration fluide qui nous poussent à lire les prochains tomes. Le dessin est agréable et participe grandement au côté sympathique de cette série. Ca se lit donc très bien, on ne se casse pas la tête et c'est peut-être pour ces raisons que le jeune public en fait une oeuvre culte. Quant à moi, lecteur plus âgé, je dois avouer que "Lanfeust de Troy" m'a laissé sur ma faim. Je préfère de loin La Quête de l'Oiseau du Temps dont l'univers est plus riche et dont la chute finale en surprendra plus d'un... Une dernière chose : j’aime beaucoup les « trolls de troy » qui est une série plus « déjantée » que les « Lanfeust ».

06/09/2005 (modifier)