Cette série n'est pas tout à fait d'un genre qui me plait vraiment mais, comme très souvent avec les séries scénarisées par Greg, elle a de nombreux côtés particulièrement intéressants.
Déjà, il s'agit là de la série précurseur de XIII. C'est en effet la série qui a lancé Vance dans le domaine du dessin réaliste d'action et d'espionnage. Personnellement, je n'aime pas le dessin de Vance que je trouve froid, souvent moche et bien souvent avare de décors. Mais c'est un dessin qui colle exactement à l'image de la série.
Ensuite, et là aussi comme dans la très grande majorité des BDs de Greg, chaque tome de cette série raconte des histoires très différentes les unes des autres, même si elles ont toutes un petit accent de déjà-vu pour les amateurs de livres ou de films d'action et de suspense.
Les quatre premiers tomes de la série sont assez naïfs dans leur récit. Partant initialement sur des scénarios à la James Bond, avec un Bruno Brazil solitaire en costard cravate fréquentant casinos et hotels chics, les histoires ont ensuite rapidement pris une tournure à la Mission Impossible avec l'apparition du "Commando Caïman", groupe hétéroclite d'aventuriers sous les ordres de Monsieur Phelps/Bruno Brazil.
Mais à partir des 5e et 6e tomes, la série prend une tournure largement moins naïve pour l'époque. Les scénarios deviennent plus humains mais aussi plus noirs, les héros meurent ou trahissent, le "Commando Caïman" et son chef sont discrédités, et le tome 9 verra une sorte d'aboutissement de la série dans une mission inutile au cours de laquelle la quasi totalité du Commando sera décimée pour... rien.
Bref, une série d'action/espionnage qui, même si elle a vieilli et n'est pas toujours vraiment captivante, ne manque pas d'interêt pour l'époque et pour son originalité au fil des tomes.
Avec « H.M.S. », Roger Seiter nous transporte à bord d'un vaisseau appartenant à la marine de la "Perfide Albion" au 18ème siècle. Le scénariste de la série policière « Fog » élabore ici un nouveau thriller dont l'intrigue se développe à huis-clos. Comme à son habitude, l'auteur distille ses indices au compte-gouttes durant le récit. Les pistes lancées sont nombreuses mais, pour le moment, il reste difficile de savoir dans quel sens l'histoire évoluera lors du prochain opus. La vie à bord d'un navire semble décrite de façon réaliste avec ses frictions, sa promiscuité et des personnages très bien dépeints tels le malchanceux Fenton.
Au niveau des dessins, Johannes Roussel possède un trait précis et réaliste. Au travers des planches de cette BD, il parvient à faire passer les ambiances inhérentes à la vie à bord d'un bateau. Les cadrages sont suffisamment variés afin que les moindres recoins de la Danae semblent ne plus avoir de secrets pour le lecteur. Un léger reproche, cependant, en rapport avec les personnages. En cours de lecture, je n'ai pu m’empêcher de faire un parallèle avec le trait singulier de Cyril Bonnin. Les visages des protagonistes sont là aussi anguleux et parfois quelques peu figés. Néanmoins, la mise en couleurs des plus réussie permet d'atténuer mes réserves.
« Les Naufragés de la Miranda » est une aventure maritime captivante qui donne envie de lire la suite.
J’ai écouté les mp3 après avoir lu les BD. Et j’ai trouvé les BD et les MP3 excellents !
Le tome 2 est plus finalisé que le tome 1, la fin est extraordinaire de décalage.
Cette BD mérite un sacrement dans les BD qui n'en sont pas !
Les dessins sont parfois un peu statiques et très colorisés (mais d'autres l'ont déjà dit, je ne vais pas harceler les auteurs...)
A lire, à écouter, pour éviter de se prendre au sérieux trop souvent !!!
Bonne lecture.
Comme beaucoup d'entre nous, je suis XIII depuis un long moment maintenant.
L'histoire de ce personnage "anonyme" est vraiment très bien ficelée, le scénario nous tient réellement en halène. On meurt d'envie de connaître l'identité et le destin de ce fameux numéro.
Les dessins sont clairs et précis sans pour autant être originaux.
Bref cette série est un must que tout bédéphile se doit de posséder. Dommage toutefois que les tous derniers tomes sont un peu en dessous des autres (sûrement parce que l'histoire devient un peu longue et qu'on aimerait tous en connaître le dénouement).
Voila une série qui s'annonce bien !
Un univers sombre dans un futur pessimiste. Pour ma part je trouve les dessins de bien bonne qualité et le scénario prenant. Espérons que la suite sera à la hauteur !
J'avais repéré cette BD sur le site et elle me tentait bien. Je me suis finalement décidé à l'acheter après avoir discuté avec des amis qui connaissent bien Eric Herenguel.
L'atmosphère western-fantastique qui règne dans cette bédé est très accrochante. On remarque le travail de documentation qu'a fait Herenguel et on voit également que les westerns figurent parmi ses films favoris. Les dessins sont superbes, tant au niveau des décors que des personnages. Ils sont également très détaillés lorsqu'il s'agit d'objets typiques du western (chevaux, flingues, chapeau) comme l'auteur nous l'explique à la fin du tome.
Côté scénario, l'histoire s'installe petit à petit et le lecteur se laisse tranquillement emmener dans ce monde particulier. Tout est très bien ficelé. Les points clés du scénario sont distillés au fur et à mesure si bien qu'à la fin du tome on a hâte de découvrir la suite.
Bref, une très bonne BD !
Vivement la suite (et fin).
"Les Druides", un thriller médiéval…
L’histoire est co-scénarisée par Istin et Jigourel. Des meurtres atroces sont commis à l'intérieur de plusieurs monastères et tout porte à croire que ce sont les druides en voie de disparition qui en seraient les responsables… voilà l’intrigue est lancée. L’ambiance, les personnages, et aussi le contexte à moindre mesure, me font énormément penser à "Au nom de la Rose", ce qui est normal car les auteurs ne se cachent pas s’en être inspiré (Lamontagne sur le forum Soleil : « [...] ce roman et ce film nous a servi d'inspiration au niveau des ambiances et du rythme.»).
On sent d’ailleurs que ceux-ci se sont énormément documentés pour cette série. Le contexte historique bien que romancé est vraiment très intéressant : La montée du catholicisme au détriment des anciennes croyances. Les druides sont obligés d’aller à l’encontre de leurs coutumes en couchant sur le papier leur histoire et leur savoir pour laisser une trace de leur passage avant l’extinction. Tout ça se passe en arrière plan de l’enquête, chapeau, c’est vraiment bien foutu. Je trouve le tome 1, un peu lent pour mettre l’enquête en marche, mais le tome 2 hausse le rythme. Le scénario s’étoffe et l’intrigue avance à petits pas. Le voile commence à ce lever, quelques pistes commencent à se dégager.
Les dessins de Lamontagne sont très jolis. Ses moines ont ce que j’appelle une vraie gueule, ses paysages sont magnifiques, et la princesse Dahud est à tomber :|. Sa colorisation (informatisée) est, elle aussi, de bonne facture bien que je la trouve trop éclatante sur certains visages, ce qui les rend quelques fois un peu trop lisses et statiques à mon goût. Je trouve les couvertures magnifiques.
Difficile en effet de noter une telle série. Nicolas Poupon sort de son cadre "habituel", l'humour de situation, pour se plonger dans des récits plus intimistes, avec peut-être une part d'autobiographie. C'est une histoire attachante, avec des personnages attachants (le cochon d'inde qui devient une sorte de conscience pour Maxime...). On pourrait craindre une déviation vers le surnaturel, avec ses facilités, ses clichés... Mais ça reste digne, cohérent, sobre.
Sympathique série, en tout cas.
La série des Technopères est un peu à ma collection de BD ce que l'album d'"Alliance Ethnique" (simple et funky, simple et funky...) est à ma collec' de CD : la série qu'on a adoré dans notre jeunesse et qu'on a un peu honte de ressortir aujourd'hui (car le pire, c'est que l'on continue à l'aimer)...
Je sais que cette saga de Jodorowsky n'a pas fait que des fans (loin de là), et pourtant j'aime bien cette série... Je dirais même mieux : je préfère le scénario des Technopères à celui de La Caste des Méta-barons (du même auteur) qui a pourtant rencontré un franc succès public.
Nous voici donc en train de suivre la vie du jeune Albino, rejeté par sa mère qui le considère comme une erreur de la nature... Celui-ci rêve de devenir créateur de jeux virtuels, rêve qu'il va pouvoir commencer à entrevoir avec son entrée dans une école formatrice : la pré-école techno... Mais la création de monde virtuel semble n'avoir rien d'idyllique... Je n'en dis pas plus mais cette vision d'un monde déshumanisé (abruti par les jeux virtuels) et qui attend l'arrivée d'un messie pour le remettre dans le droit chemin m'a assez séduit.
Du côté des dessins, je dois avouer qu'à l'époque de mon achat (j'étais encore jeune et insouciant), j'ai adoré... Depuis, mon idée de "dessins sublimes" a quelque peu évoluée. Mais je ne peux m'empêcher d'aimer cet album (foutu syndrome "Alliance Ethnique").
Dans un premier temps, j'ai eu un peu peur d'acheter Quintett, car je me méfie des séries lancées à grand coup de pub (dans les magasines spécialisées, grands présentoirs sur les lieux de vente, etc.). D'ailleurs, ce n'est pas moi qui ait acheté ce tome 1, mais ma chérie... Et elle a eu drôlement raison.
Le premier tome nous raconte comment, par amour pour un aviateur, Dora Mars, jeune chanteuse de cabaret, va partir dans un camp militaire en Macédoine. Cette histoire d'amour est très plaisante à suivre, on ne s'ennuie pas, et les dessins de Bonin sont superbes. Je ne connaissais pas encore ce dessinateur et j'ai été immédiatement séduit par son univers graphique.
Quintett commence donc de bien belle manière et j'attends avec impatience de lire la suite pour savoir comment Giroud va s'en sortir pour relier avec intérêt les 4 destins raconté dans les 4 premiers tomes. Si c'est réussi, cette série pourrait approcher l'excellence. Je mettrais alors à jour mon avis. ;)
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Bruno Brazil
Cette série n'est pas tout à fait d'un genre qui me plait vraiment mais, comme très souvent avec les séries scénarisées par Greg, elle a de nombreux côtés particulièrement intéressants. Déjà, il s'agit là de la série précurseur de XIII. C'est en effet la série qui a lancé Vance dans le domaine du dessin réaliste d'action et d'espionnage. Personnellement, je n'aime pas le dessin de Vance que je trouve froid, souvent moche et bien souvent avare de décors. Mais c'est un dessin qui colle exactement à l'image de la série. Ensuite, et là aussi comme dans la très grande majorité des BDs de Greg, chaque tome de cette série raconte des histoires très différentes les unes des autres, même si elles ont toutes un petit accent de déjà-vu pour les amateurs de livres ou de films d'action et de suspense. Les quatre premiers tomes de la série sont assez naïfs dans leur récit. Partant initialement sur des scénarios à la James Bond, avec un Bruno Brazil solitaire en costard cravate fréquentant casinos et hotels chics, les histoires ont ensuite rapidement pris une tournure à la Mission Impossible avec l'apparition du "Commando Caïman", groupe hétéroclite d'aventuriers sous les ordres de Monsieur Phelps/Bruno Brazil. Mais à partir des 5e et 6e tomes, la série prend une tournure largement moins naïve pour l'époque. Les scénarios deviennent plus humains mais aussi plus noirs, les héros meurent ou trahissent, le "Commando Caïman" et son chef sont discrédités, et le tome 9 verra une sorte d'aboutissement de la série dans une mission inutile au cours de laquelle la quasi totalité du Commando sera décimée pour... rien. Bref, une série d'action/espionnage qui, même si elle a vieilli et n'est pas toujours vraiment captivante, ne manque pas d'interêt pour l'époque et pour son originalité au fil des tomes.
H.M.S.
Avec « H.M.S. », Roger Seiter nous transporte à bord d'un vaisseau appartenant à la marine de la "Perfide Albion" au 18ème siècle. Le scénariste de la série policière « Fog » élabore ici un nouveau thriller dont l'intrigue se développe à huis-clos. Comme à son habitude, l'auteur distille ses indices au compte-gouttes durant le récit. Les pistes lancées sont nombreuses mais, pour le moment, il reste difficile de savoir dans quel sens l'histoire évoluera lors du prochain opus. La vie à bord d'un navire semble décrite de façon réaliste avec ses frictions, sa promiscuité et des personnages très bien dépeints tels le malchanceux Fenton. Au niveau des dessins, Johannes Roussel possède un trait précis et réaliste. Au travers des planches de cette BD, il parvient à faire passer les ambiances inhérentes à la vie à bord d'un bateau. Les cadrages sont suffisamment variés afin que les moindres recoins de la Danae semblent ne plus avoir de secrets pour le lecteur. Un léger reproche, cependant, en rapport avec les personnages. En cours de lecture, je n'ai pu m’empêcher de faire un parallèle avec le trait singulier de Cyril Bonnin. Les visages des protagonistes sont là aussi anguleux et parfois quelques peu figés. Néanmoins, la mise en couleurs des plus réussie permet d'atténuer mes réserves. « Les Naufragés de la Miranda » est une aventure maritime captivante qui donne envie de lire la suite.
Le Donjon de Naheulbeuk
J’ai écouté les mp3 après avoir lu les BD. Et j’ai trouvé les BD et les MP3 excellents ! Le tome 2 est plus finalisé que le tome 1, la fin est extraordinaire de décalage. Cette BD mérite un sacrement dans les BD qui n'en sont pas ! Les dessins sont parfois un peu statiques et très colorisés (mais d'autres l'ont déjà dit, je ne vais pas harceler les auteurs...) A lire, à écouter, pour éviter de se prendre au sérieux trop souvent !!! Bonne lecture.
XIII
Comme beaucoup d'entre nous, je suis XIII depuis un long moment maintenant. L'histoire de ce personnage "anonyme" est vraiment très bien ficelée, le scénario nous tient réellement en halène. On meurt d'envie de connaître l'identité et le destin de ce fameux numéro. Les dessins sont clairs et précis sans pour autant être originaux. Bref cette série est un must que tout bédéphile se doit de posséder. Dommage toutefois que les tous derniers tomes sont un peu en dessous des autres (sûrement parce que l'histoire devient un peu longue et qu'on aimerait tous en connaître le dénouement).
Les chroniques de Centrum
Voila une série qui s'annonce bien ! Un univers sombre dans un futur pessimiste. Pour ma part je trouve les dessins de bien bonne qualité et le scénario prenant. Espérons que la suite sera à la hauteur !
Lune d'argent sur Providence
J'avais repéré cette BD sur le site et elle me tentait bien. Je me suis finalement décidé à l'acheter après avoir discuté avec des amis qui connaissent bien Eric Herenguel. L'atmosphère western-fantastique qui règne dans cette bédé est très accrochante. On remarque le travail de documentation qu'a fait Herenguel et on voit également que les westerns figurent parmi ses films favoris. Les dessins sont superbes, tant au niveau des décors que des personnages. Ils sont également très détaillés lorsqu'il s'agit d'objets typiques du western (chevaux, flingues, chapeau) comme l'auteur nous l'explique à la fin du tome. Côté scénario, l'histoire s'installe petit à petit et le lecteur se laisse tranquillement emmener dans ce monde particulier. Tout est très bien ficelé. Les points clés du scénario sont distillés au fur et à mesure si bien qu'à la fin du tome on a hâte de découvrir la suite. Bref, une très bonne BD ! Vivement la suite (et fin).
Les Druides
"Les Druides", un thriller médiéval… L’histoire est co-scénarisée par Istin et Jigourel. Des meurtres atroces sont commis à l'intérieur de plusieurs monastères et tout porte à croire que ce sont les druides en voie de disparition qui en seraient les responsables… voilà l’intrigue est lancée. L’ambiance, les personnages, et aussi le contexte à moindre mesure, me font énormément penser à "Au nom de la Rose", ce qui est normal car les auteurs ne se cachent pas s’en être inspiré (Lamontagne sur le forum Soleil : « [...] ce roman et ce film nous a servi d'inspiration au niveau des ambiances et du rythme.»). On sent d’ailleurs que ceux-ci se sont énormément documentés pour cette série. Le contexte historique bien que romancé est vraiment très intéressant : La montée du catholicisme au détriment des anciennes croyances. Les druides sont obligés d’aller à l’encontre de leurs coutumes en couchant sur le papier leur histoire et leur savoir pour laisser une trace de leur passage avant l’extinction. Tout ça se passe en arrière plan de l’enquête, chapeau, c’est vraiment bien foutu. Je trouve le tome 1, un peu lent pour mettre l’enquête en marche, mais le tome 2 hausse le rythme. Le scénario s’étoffe et l’intrigue avance à petits pas. Le voile commence à ce lever, quelques pistes commencent à se dégager. Les dessins de Lamontagne sont très jolis. Ses moines ont ce que j’appelle une vraie gueule, ses paysages sont magnifiques, et la princesse Dahud est à tomber :|. Sa colorisation (informatisée) est, elle aussi, de bonne facture bien que je la trouve trop éclatante sur certains visages, ce qui les rend quelques fois un peu trop lisses et statiques à mon goût. Je trouve les couvertures magnifiques.
Super sensible
Difficile en effet de noter une telle série. Nicolas Poupon sort de son cadre "habituel", l'humour de situation, pour se plonger dans des récits plus intimistes, avec peut-être une part d'autobiographie. C'est une histoire attachante, avec des personnages attachants (le cochon d'inde qui devient une sorte de conscience pour Maxime...). On pourrait craindre une déviation vers le surnaturel, avec ses facilités, ses clichés... Mais ça reste digne, cohérent, sobre. Sympathique série, en tout cas.
Les Technopères
La série des Technopères est un peu à ma collection de BD ce que l'album d'"Alliance Ethnique" (simple et funky, simple et funky...) est à ma collec' de CD : la série qu'on a adoré dans notre jeunesse et qu'on a un peu honte de ressortir aujourd'hui (car le pire, c'est que l'on continue à l'aimer)... Je sais que cette saga de Jodorowsky n'a pas fait que des fans (loin de là), et pourtant j'aime bien cette série... Je dirais même mieux : je préfère le scénario des Technopères à celui de La Caste des Méta-barons (du même auteur) qui a pourtant rencontré un franc succès public. Nous voici donc en train de suivre la vie du jeune Albino, rejeté par sa mère qui le considère comme une erreur de la nature... Celui-ci rêve de devenir créateur de jeux virtuels, rêve qu'il va pouvoir commencer à entrevoir avec son entrée dans une école formatrice : la pré-école techno... Mais la création de monde virtuel semble n'avoir rien d'idyllique... Je n'en dis pas plus mais cette vision d'un monde déshumanisé (abruti par les jeux virtuels) et qui attend l'arrivée d'un messie pour le remettre dans le droit chemin m'a assez séduit. Du côté des dessins, je dois avouer qu'à l'époque de mon achat (j'étais encore jeune et insouciant), j'ai adoré... Depuis, mon idée de "dessins sublimes" a quelque peu évoluée. Mais je ne peux m'empêcher d'aimer cet album (foutu syndrome "Alliance Ethnique").
Quintett
Dans un premier temps, j'ai eu un peu peur d'acheter Quintett, car je me méfie des séries lancées à grand coup de pub (dans les magasines spécialisées, grands présentoirs sur les lieux de vente, etc.). D'ailleurs, ce n'est pas moi qui ait acheté ce tome 1, mais ma chérie... Et elle a eu drôlement raison. Le premier tome nous raconte comment, par amour pour un aviateur, Dora Mars, jeune chanteuse de cabaret, va partir dans un camp militaire en Macédoine. Cette histoire d'amour est très plaisante à suivre, on ne s'ennuie pas, et les dessins de Bonin sont superbes. Je ne connaissais pas encore ce dessinateur et j'ai été immédiatement séduit par son univers graphique. Quintett commence donc de bien belle manière et j'attends avec impatience de lire la suite pour savoir comment Giroud va s'en sortir pour relier avec intérêt les 4 destins raconté dans les 4 premiers tomes. Si c'est réussi, cette série pourrait approcher l'excellence. Je mettrais alors à jour mon avis. ;)