Je voudrais d’abord parler du dessin, et surtout des couleurs : c’est superbe ! Le style graphique employé par Prado est vraiment magnifique, poétique, envoûtant, et vraiment différent de ce que l’on a l’habitude de voir en BD. C’est un vrai plaisir d’admirer les différentes cases, et je passais parfois plusieurs minutes à explorer une page pourtant démunie de texte.
L’histoire est en parfait accord avec le dessin : rythme lent, atmosphère onirique, ambiance tranquille… jusqu’à la fin qui fait basculer le tout dans le fantastique. Enfin rien n’est sûr, et chacun ira de son interprétation (rêve, boucle temporelle…) Cette fin ouverte et poétique m’a vraiment plu.
Bref, un excellent one-shot, plein de poésie, et superbement dessiné. A lire !
Pfff... Même une planche dans Spirou, ça passait pas, alors j'ai même jamais voulu lire un album en entier tellement je trouve ça nul !! Franchement, c'est non, je n'ai qu'un seul conseil à vous donner : fuyez !!
Ah !!!!!!!! GASTON Lagaffe !! Qu'en dire ?!?! Déjà toute petite, je les dévorais, ces albums (bon, OK, avec mes 15 ans, je ne suis pas un modèle de vieillesse...) !!! Chaque gag provoque un éclat de rire, et, de plus, la tendresse n'est jamais loin, ce qui fait qu'on s'attache à ce personnage gaffeur et irrésistible !!
Larcenet dessine bien, c’est indéniable ; mais son trait, j’aime vraiment pas.
Il nous fait ici un récit des états d’âme d’un jeune homme névrosé. Ce n’est pas sans rappeler Houellebecq dans Extension du domaine de la lutte. Ca n’en a bien sûr pas la force, mais c’est quand-même réussi ; même avec sa leçon de morale de bo-bo : le racisme c’est pas bien !
Tome 2, ça commence à vraiment baver de politiquement correct gauchisant et d’humanisme du café du commerce. Ca ressemble un peu à un tract d’SOS Racisme.
Je lis pas une BD pour y retrouver les mêmes poncifs qu’on assène si régulièrement. Heureusement, le reste est pas mal.
Bon l’humour, c’est toujours très personnel et subjectif, mais je dois avouer que j’ai beaucoup moins ri que les posteurs ci-dessous. J’ai certes passé un bon moment, souri sur la plupart des histoires, mais ri que 3 ou 4 fois sur l’ensemble des deux tomes, ce qui est assez peu sur prés de 150 pages. Le dessin est quant à lui assez moyen et brouillon, mais assez expressif, ce qui est le plus important pour ce genre de bouquin.
Bref, sympa, léger, rafraîchissant, mais pas génial non plus. A feuilleter avant d’acheter.
Un scénario qui rappelle grandement celui du film Memphis Belle à la différence que le bombardier et les héros sont Anglais et non Américains ici. La plongée dans l'ambiance de la guerre aérienne de la seconde guerre mondiale est très réussie à mes yeux et l'aspect documentaire intéressant. Contrairement à Arzak, j'ai été relativement captivé par ma lecture que j'ai trouvée plaisante.
Le dessin m'a paru réussi pour tous les aspects aériens et les avions. Les visages sont un peu moins bons mais j'aime retrouver le style de Marvano que j'ai découvert avec La Guerre Eternelle.
Il y a bien des défauts à cette BD malgré tout : le récit n'est pas des plus originaux et la fin n'a rien de palpitant, la narration est parfois un peu confuse (j'ai eu du mal à comprendre tous les évènements du début de l'album) et l'histoire n'apporte pas grand chose de neuf.
Mais je trouve que c'est une belle BD sur les aviateurs et les équipages de bombardiers.
J’ai adoré l’histoire de ce one-shot, parfaitement maîtrisée, et vraiment captivante. Suivre nos 4 déserteurs et leurs déboires est absolument passionnant, malgré l’atmosphère pesante causée par le huit clos et les décors désertiques. Comme Ro ci-dessous j’ai encore plus apprécié les détails de l’histoire lors d’une deuxième lecture, et trouvé la fin encore plus logique et terrible. Vraiment une lecture à plusieurs niveaux, que l’on peut relire pour en apprécier les détails.
De plus contrairement à d’autres lecteurs j’ai adoré le dessin et les couleurs, selon moi parfaitement adaptés et diablement efficaces.
Mon seul regret est finalement que ça se termine bien vite, et que j’aurais plutôt vu cette histoire en 2 ou 3 tomes. Mais trêve de pinaillages, les histoires de SF intelligentes se font rares, alors si vous aimez le genre, ne ratez pas ce one-shot très réussi.
Note approximative : 3.5/5
Si je voulais être objectif, je dirais que cette série est franchement bien pour les amateurs du genre. Mais si je reste proche malgré tout de la note moyenne, c'est parce que ce n'est justement pas mon genre préféré et si je conseille l'achat c'est pour les amateurs, moi je n'achèterais pas cette série.
Des 3 tomes parus actuellement, le premier est sans doute le plus marquant puisqu'il met en scène l'horreur et la dureté du monde des enfants des rues à Medellin. Le scénario est fort et réussi. L'ascension du jeune Juan, sorte de mélange entre la dureté d'un Juan Solo et l'efficacité de la série Le Tueur, est crédible.
Je reprocherais juste l'insistance sur toute l'horreur de la vie de ces enfants de rue car c'est tellement glauque que j'en viens à me demander si l'auteur ne joue pas la carte de l'accumulation de tout ce qui peut arriver de pire là-bas. De même, la maturité totale voire trop désabusée de Juan me parait un peu artificielle. Mais je ne sais pas trop comment la juger, n'ayant aucune connaissance de la dureté de Medellin.
Une fois passé le tome 1, le sujet devient un peu plus classique puisqu'il s'agit seulement de l'ascencion au pouvoir d'un homme devenu adulte. Le ton reste dur et juste, l'intrigue réaliste et intelligente même si toujours aussi noire.
Au niveau du dessin, j'ai du mal à vraiment l'apprécier pour de bon. L'encrage du tome 1 par exemple me semble trop léger pour bien faire ressortir les images, quoique cet encrage se précise au fil des tomes. Les couleurs ne sont pas non plus tellement à mon goût.
Le plus spécifique dans les planches de Cuervos, ce sont les cadrages et les angles de vue qui sont vraiment très originaux en permanence. L'auteur semble chercher à tout prix à ne pas tomber dans le cadrage classique à l'américaine. C'est intéressant mais parfois frustrant quand l'ensemble d'une scène ne montre par exemple que le haut des visages de gens, voir la scène au dessus de ceux qui parlent.
Bref, une bonne série, juste un peu trop dure et noire à mon goût.
Attention, il n'y a qu'une seule originalité dans cette BD. J'en parlerai en fin d'avis.
Car Jeffrey Brown nous parle de son histoire d'amour avec Theresa, rencontrée au hasard d'une sortie entre amis. On peut penser que c'est inspiré d'une histoire vraie, puisque le héros s'appelle Jeff, et que l'album est dédié à Theresa...
Il faut savoir que cet album est un phénomène d'édition outre-Atlantique. C'est un pur produit de l'auto-édition, qui y a rencontré un énorme succès, semble-t-il. Brown y parle donc de sa relation aigre-douce avec Theresa, une jolie brunette. Il parle aussi de ses débuts de dessinateur, en gros il dessine sur les serviettes au restaurant.
Bon, il n'y a rien d'original dans l'histoire, ce sont des "instantanés" en une à quatre planches de cette relation. Une histoire comme beaucoup d'entre nous en ont vécu. Le tout est servi par un dessin très enfantin dans le style, assez peu expressif au final. Un dessin que j'aurais pu exécuter, moi qui n'ai aucun talent graphique.
C'est d'ailleurs incompréhensible que cet album ait été sélectionné pour Angoulême...
Revenons à l'originalité dont je parlais au début. Elle réside dans la construction du récit. Les "instantanés" ne sont pas présentés par ordre chronologique, mais dans le déésordre. Ainsi le lecteur est-il perdu.
Bref, c'est moche et c'est ennuyeux.
Tout à fait d'accord avec Anandh! J'ai eu l'occasion de lire la BD grâce à un ami de retour d'Angoulême. On a vraiment l'impression -dessins à l'appui- de mieux comprendre ce qui s'est joué en Argentine pendant la crise. Vivement qu'on puisse trouver Carne Argentina en librairie!
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Trait de craie
Je voudrais d’abord parler du dessin, et surtout des couleurs : c’est superbe ! Le style graphique employé par Prado est vraiment magnifique, poétique, envoûtant, et vraiment différent de ce que l’on a l’habitude de voir en BD. C’est un vrai plaisir d’admirer les différentes cases, et je passais parfois plusieurs minutes à explorer une page pourtant démunie de texte. L’histoire est en parfait accord avec le dessin : rythme lent, atmosphère onirique, ambiance tranquille… jusqu’à la fin qui fait basculer le tout dans le fantastique. Enfin rien n’est sûr, et chacun ira de son interprétation (rêve, boucle temporelle…) Cette fin ouverte et poétique m’a vraiment plu. Bref, un excellent one-shot, plein de poésie, et superbement dessiné. A lire !
Les Paparazzi
Pfff... Même une planche dans Spirou, ça passait pas, alors j'ai même jamais voulu lire un album en entier tellement je trouve ça nul !! Franchement, c'est non, je n'ai qu'un seul conseil à vous donner : fuyez !!
Gaston Lagaffe
Ah !!!!!!!! GASTON Lagaffe !! Qu'en dire ?!?! Déjà toute petite, je les dévorais, ces albums (bon, OK, avec mes 15 ans, je ne suis pas un modèle de vieillesse...) !!! Chaque gag provoque un éclat de rire, et, de plus, la tendresse n'est jamais loin, ce qui fait qu'on s'attache à ce personnage gaffeur et irrésistible !!
Le combat ordinaire
Larcenet dessine bien, c’est indéniable ; mais son trait, j’aime vraiment pas. Il nous fait ici un récit des états d’âme d’un jeune homme névrosé. Ce n’est pas sans rappeler Houellebecq dans Extension du domaine de la lutte. Ca n’en a bien sûr pas la force, mais c’est quand-même réussi ; même avec sa leçon de morale de bo-bo : le racisme c’est pas bien ! Tome 2, ça commence à vraiment baver de politiquement correct gauchisant et d’humanisme du café du commerce. Ca ressemble un peu à un tract d’SOS Racisme. Je lis pas une BD pour y retrouver les mêmes poncifs qu’on assène si régulièrement. Heureusement, le reste est pas mal.
The autobiography of me too
Bon l’humour, c’est toujours très personnel et subjectif, mais je dois avouer que j’ai beaucoup moins ri que les posteurs ci-dessous. J’ai certes passé un bon moment, souri sur la plupart des histoires, mais ri que 3 ou 4 fois sur l’ensemble des deux tomes, ce qui est assez peu sur prés de 150 pages. Le dessin est quant à lui assez moyen et brouillon, mais assez expressif, ce qui est le plus important pour ce genre de bouquin. Bref, sympa, léger, rafraîchissant, mais pas génial non plus. A feuilleter avant d’acheter.
Berlin (Les Sept Nains)
Un scénario qui rappelle grandement celui du film Memphis Belle à la différence que le bombardier et les héros sont Anglais et non Américains ici. La plongée dans l'ambiance de la guerre aérienne de la seconde guerre mondiale est très réussie à mes yeux et l'aspect documentaire intéressant. Contrairement à Arzak, j'ai été relativement captivé par ma lecture que j'ai trouvée plaisante. Le dessin m'a paru réussi pour tous les aspects aériens et les avions. Les visages sont un peu moins bons mais j'aime retrouver le style de Marvano que j'ai découvert avec La Guerre Eternelle. Il y a bien des défauts à cette BD malgré tout : le récit n'est pas des plus originaux et la fin n'a rien de palpitant, la narration est parfois un peu confuse (j'ai eu du mal à comprendre tous les évènements du début de l'album) et l'histoire n'apporte pas grand chose de neuf. Mais je trouve que c'est une belle BD sur les aviateurs et les équipages de bombardiers.
Le Bataillon des lâches
J’ai adoré l’histoire de ce one-shot, parfaitement maîtrisée, et vraiment captivante. Suivre nos 4 déserteurs et leurs déboires est absolument passionnant, malgré l’atmosphère pesante causée par le huit clos et les décors désertiques. Comme Ro ci-dessous j’ai encore plus apprécié les détails de l’histoire lors d’une deuxième lecture, et trouvé la fin encore plus logique et terrible. Vraiment une lecture à plusieurs niveaux, que l’on peut relire pour en apprécier les détails. De plus contrairement à d’autres lecteurs j’ai adoré le dessin et les couleurs, selon moi parfaitement adaptés et diablement efficaces. Mon seul regret est finalement que ça se termine bien vite, et que j’aurais plutôt vu cette histoire en 2 ou 3 tomes. Mais trêve de pinaillages, les histoires de SF intelligentes se font rares, alors si vous aimez le genre, ne ratez pas ce one-shot très réussi.
Cuervos
Note approximative : 3.5/5 Si je voulais être objectif, je dirais que cette série est franchement bien pour les amateurs du genre. Mais si je reste proche malgré tout de la note moyenne, c'est parce que ce n'est justement pas mon genre préféré et si je conseille l'achat c'est pour les amateurs, moi je n'achèterais pas cette série. Des 3 tomes parus actuellement, le premier est sans doute le plus marquant puisqu'il met en scène l'horreur et la dureté du monde des enfants des rues à Medellin. Le scénario est fort et réussi. L'ascension du jeune Juan, sorte de mélange entre la dureté d'un Juan Solo et l'efficacité de la série Le Tueur, est crédible. Je reprocherais juste l'insistance sur toute l'horreur de la vie de ces enfants de rue car c'est tellement glauque que j'en viens à me demander si l'auteur ne joue pas la carte de l'accumulation de tout ce qui peut arriver de pire là-bas. De même, la maturité totale voire trop désabusée de Juan me parait un peu artificielle. Mais je ne sais pas trop comment la juger, n'ayant aucune connaissance de la dureté de Medellin. Une fois passé le tome 1, le sujet devient un peu plus classique puisqu'il s'agit seulement de l'ascencion au pouvoir d'un homme devenu adulte. Le ton reste dur et juste, l'intrigue réaliste et intelligente même si toujours aussi noire. Au niveau du dessin, j'ai du mal à vraiment l'apprécier pour de bon. L'encrage du tome 1 par exemple me semble trop léger pour bien faire ressortir les images, quoique cet encrage se précise au fil des tomes. Les couleurs ne sont pas non plus tellement à mon goût. Le plus spécifique dans les planches de Cuervos, ce sont les cadrages et les angles de vue qui sont vraiment très originaux en permanence. L'auteur semble chercher à tout prix à ne pas tomber dans le cadrage classique à l'américaine. C'est intéressant mais parfois frustrant quand l'ensemble d'une scène ne montre par exemple que le haut des visages de gens, voir la scène au dessus de ceux qui parlent. Bref, une bonne série, juste un peu trop dure et noire à mon goût.
Clumsy
Attention, il n'y a qu'une seule originalité dans cette BD. J'en parlerai en fin d'avis. Car Jeffrey Brown nous parle de son histoire d'amour avec Theresa, rencontrée au hasard d'une sortie entre amis. On peut penser que c'est inspiré d'une histoire vraie, puisque le héros s'appelle Jeff, et que l'album est dédié à Theresa... Il faut savoir que cet album est un phénomène d'édition outre-Atlantique. C'est un pur produit de l'auto-édition, qui y a rencontré un énorme succès, semble-t-il. Brown y parle donc de sa relation aigre-douce avec Theresa, une jolie brunette. Il parle aussi de ses débuts de dessinateur, en gros il dessine sur les serviettes au restaurant. Bon, il n'y a rien d'original dans l'histoire, ce sont des "instantanés" en une à quatre planches de cette relation. Une histoire comme beaucoup d'entre nous en ont vécu. Le tout est servi par un dessin très enfantin dans le style, assez peu expressif au final. Un dessin que j'aurais pu exécuter, moi qui n'ai aucun talent graphique. C'est d'ailleurs incompréhensible que cet album ait été sélectionné pour Angoulême... Revenons à l'originalité dont je parlais au début. Elle réside dans la construction du récit. Les "instantanés" ne sont pas présentés par ordre chronologique, mais dans le déésordre. Ainsi le lecteur est-il perdu. Bref, c'est moche et c'est ennuyeux.
Carne Argentina
Tout à fait d'accord avec Anandh! J'ai eu l'occasion de lire la BD grâce à un ami de retour d'Angoulême. On a vraiment l'impression -dessins à l'appui- de mieux comprendre ce qui s'est joué en Argentine pendant la crise. Vivement qu'on puisse trouver Carne Argentina en librairie!