Cette bd est vraiment très bien conçue, on sent que l'histoire est réfléchie (je crois avoir compris qu'elle a fait l'objet d'une étude basée sur des récits remontant à l'Antiquité). Beaucoup d'éloges ont été faits à son intention aussi j'en viendrai à ma petite critique, juste un léger regret, c'est au sujet de la captivante Ombre. Il y a quelque chose qui gâche au niveau visuel ; alors que tout colle à la réalité (et c'est là le côté polar si dur à obtenir), la délicieusement dangereuse Ombre se promène dans les rues de villes beaufs américaines avec deux énormes automatiques à la hanche, façon qui vous savez, un peu irréaliste !
Personnellement je trouve que c'est le seul détail qui cloche ; c'est dire le niveau !!!
Les 7 Portes est une BD destinée à la jeunesse publiée par une toute jeune maison d'édition qui a l'air bien décidée à promouvoir de jeunes talents et des auteurs BDs encore débutants. Quand on voit cela, ça donne envie d'être indulgent et de considérer cette BD avec un oeil favorable, et ce fut le cas pour moi... Mais franchement, j'en suis navré mais je n'ai vraiment guère apprécié ma lecture.
Physiquement, l'album est beau. Solide (bien cartonné), gros (près d'une centaine de pages), net, rien à redire. La maison d'édition ne se moque pas de ses auteurs.
Mais passé cela, que ce soit au niveau du dessin ou du scénario, cela ne suit vraiment pas.
Le dessin me fait penser aux vieilles BDs de qualité approximative qui paraissaient dans les journaux de BD "éducatives" pour adolescents, le genre Okapi par exemple même si de belles BDs sont sorties de ce magazine. Le dessinateur y parait à mi-chemin entre l'amateurisme et un professionalisme encore loin d'être maîtrisé. Beaucoup de ratés, de dessins approximatifs, des couleurs moyennes, le tout fait vraiment preuve d'un manque de technique. Malgré cela, ça reste regardable et lisible.
Quant au scénario, il faut savoir qu'il semble avoir été inspiré par un magazine scientifique destiné à la jeunesse Cosinus et a donc un but précis : parler de l'Alchimie et de la Chimie aux jeunes lecteurs. Pour cela, l'auteur utilise une trame de scénario ultra-classique : un jeune homme hérite de la maison d'un oncle mystérieux et, avec des proches, ils vont se lancer dans une chasse aux trésors à base d'énigmes portant sur l'Alchimie, tandis que le méchant directeur d'une société corrompue et criminelle tente de leur mettre des batons dans les roues pour s'emparer du trésor à leur place. La quasi-totalité du scénario est totalement convenue et sans surprise, à tel point que, d'avoir fait tenir le tout sur près d'une centaine de pages de BD, ça laisse largement le temps au lecteur de se lasser.
D'autant plus que ce qui fait la spécificité de cette oeuvre, ce sont les quelques informations assez superficielles sur l'Alchimie et surtout la résolution des 7 énigmes, mais ces énigmes ont des composantes soit totalement triviales (du style de nos héros qui perdent une journée à réfléchir sur une phrase "codée" sans réaliser du premier coup d'oeil qu'elle est simplement écrite à l'envers) soit résolues par des Deus Ex-Machina absolument illogiques quand on n'a pas exactement la même façon de penser que l'auteur ou quand on n'a pas envie d'admettre que la solution brille soudain sur le mur de la chambre où dorment nos héros quand la nuit tombe.
Sans surprise, frustrante ou décevante par la résolution de ses énigmes, cette BD ne m'a franchement guère appris sur l'alchimie et quand elle essaie d'entrer plus avant dans le sujet, je doute qu'elle ne largue pas aussi sec le public "jeunesse" qu'elle est sensée viser.
Je n'aime pas rabaisser une jeune maison d'éditions et de auteurs débutants mais là, il y a quand même beaucoup de progrès à faire, surtout s'il s'agit de vendre des BDs à ce prix assez élevé.
Je suis vraiment ravi de mon achat. Pour un coup d'essai, un éditeur et deux auteurs que je ne connaissais pas, c'est une très bonne surprise.
Coté scénario, Mathieu Gabella installe avec brio son histoire à la fin du 19ème siècle. J’essaierai de ne pas trop m'y étendre afin de ne pas éventer les intrigues déroutantes (car il y en a plusieurs) imaginées par l'auteur. Les éléments de cette enquête fantastique, tout comme les divers protagonistes, sont introduits à point nommé. Pas de rebondissements tirés par les cheveux. C'est fluide et parfaitement maîtrisé jusqu'à la dernière page insoupçonnable.
Quant au dessin, Anthony Audibert possède un style très particulier qui peut surprendre. Ses personnages sont plutôt anguleux, mais tout compte fait cela participe activement à l'ambiance recherchée. Les découpages et la mise en couleur sont efficaces : les différences de tons permettent une distinction aisée entre le présent, les flash-back et les périodes de "stases". On notera aussi des clins d’œil envers certains personnages connus. Plaisant.
Un récit divertissant et original que je vous conseille vivement.
Une série accrocheuse c’est certain.
L’histoire de Golden City est dynamique, beaucoup d’actions, un bon rythme, avec quelques petites poses de ci de là. Personnellement ça ne m’a pas gêné vu que c’est exactement ce à quoi je m’attendais.
On évite le cliché du héros gnan gnan, l’homme riche qui aide les pauvres, Harisson Banks est un homme plutôt simple, qui cherche juste à sauver sa peau et à découvrir ce qui se trame à Golden City.
Le dessin est assez classique, mais réussi, tout comme la mise en couleur, les cadrages. Le monde imaginé est déjà plus ou moins vu, une ville isolée où s’enferme les plus riches et les plus puissants, ça rappelle toujours quelque chose, moi c’était Gunnm.
En fait je ne vois pas de gros défauts à cette série, c’est le genre de Bd qu’on lit avec plaisir, sans se poser de questions, après l’acheter ou pas c’est un autre problème, moi je me laisserai bien tenter, d’autant que le tome 6 s’annonce intéressant.
L’idée de départ est plutôt accrocheuse, raconter la vie d’un tueur de manière autobiographique; mais j’ai tout de même l’impression qu’il manque un quelque chose.
Par certains moments la psychologie est simpliste, ça manque en général de profondeur.
Sinon l’ambiance est plutôt réussie, le noir et blanc rend bien, même si les personnages de Moynot ont parfois un physique bizarre, raté presque et que certaines cases sont pas terrible.
Un one-shot qui a de l’ambition, dommage que la formule n’ait pas marché.
Alors là, les gars, moi, je dis attention, on tient de la BD-culte en puissance. Culte comme un film Troma, culte comme L’Attaque de la Moussaka géante ou La Revanche des Sith. Si les tomes suivants sont à la hauteur de Genèse, Les Enfants d’Eve pourra entrer la tête haute au panthéon des nanars tellement mauvais qu’ils en deviennent bons. Sérieusement, Les Enfants d’Eve est une énorme couillonnade, mais je n’ai nullement l’intention de casser cette BD ni ses auteurs tant je la trouve drôle et divertissante.
Involontaire et vibrant hommage aux films de S-F bien tartignolles des années 60-70 (le genre où Sean Connery et ses poils se promènent en slip et cuissardes, voyez donc ici), Les Enfants d’Eve se situe dans un monde post-apocalyptique d’opérette peuplé uniquement de filles sapées comme dans des clips de Madonna des années 80, et dont l’extrême "crédibilité" est établie en quelques planches par ses auteurs. Ainsi donc le gouvernement pakistanais, visiblement constitué de méchants de James Bond, décide d’éliminer toute vie sur terre à l’aide d’une super-hyper-bombe atomique. Heureusement, une grande scientifique planquée dans son laboratoire souterrain survit et, grâce à ses recherches sur l’oviparité humaine, parvient à repeupler la terre à elle toute seule (signalons qu’elle était la seule et unique personne au monde planquée dans un abri au moment de l’explosion, ça c’est du coup d’pot !). 200 ans après la catastrophe, dans un Paris qui a été dévasté par les flammes à la planche 3 mais où les bâtiments sont finalement intacts en planche 4, les femmes ovipares (mais pourvues d’un nombril par le dessinateur, un peu distrait) ont recréé une nouvelle civilisation sur notre planète qui, loin d’avoir été transformée en vaste désert aride et stérile par les radiations et la combustion de l’atmosphère, est recouverte d’une superbe végétation et parfaitement habitable en surface.
Eh oui, les Pakistanais sont certes diaboliques, mais il faut reconnaître qu’ils savent faire une guerre nucléaire totale PROPRE, qui préserve la couche d’ozone et la forêt tropicale. Bref, nos petites amazones du futur habitent un vrai paradis où elles occupent leurs journées en agitant leurs jolis corps en petite tenue, en jouant à broute-mi et broute-moi en trio, ou en regardant une télé dont les programmes n’ont pour seule vocation que d’annoncer, à chaque fois qu’on l’allume, un événement qui fait progresser l’intrigue.
Seule ombre au tableau, nos nymphettes post-apocalyptiques vivent sous la coupe d’un gouvernement totalitaire qui leur dissimule la vérité sur le passé de l’humanité. Ainsi aucune de ses gourdes n’a la moindre idée que l’humanité était autrefois bisexuée, et ce malgré la présence autour d’elles d’animaux mâles et femelles. Heureusement, un groupe de rebelles lutte pour faire éclater l’incroyable vérité : à une époque, sur Terre, il y a eu de la bite.
Vivement la suite, et espérons qu’on y voit Charlton Heston en pagne en train de gueuler, à genoux sur le sable, "Soyez maudits, soyez maudits jusqu’à la fin des temps !" face à la statue de la Liberté. Bref, un scénario bien cliché, reposant sur des bases débiles, servi par des dialogues tartes et un dessin kitsch : avec ce bidule, sorte de remake de La Planète des Singes, Bernard Werber et son complice Eric Puech ont de quoi devenir les Ed Wood de la bande dessinée, et je dis ça comme un compliment. Croyez-moi, je n’achèterais certes pas cette série car faut quand même pas déconner, mais je n’échangerais pas deux barils de navets sérieux-intimistes-sensibles contre un seul baril de ce nanar de classe internationale.
Al togo est une série essentiellement d’action. Ses intrigues reposent, pour l’instant, sur des courses poursuites. Cela paraît normal pour une histoire qui se situe dans le futur au sien d’une police européenne chargée de neutraliser toutes opérations mettant en péril l’harmonie communautaire. Le personnage d’Al Togo est extrêmement attachant, c’est un homme simple, sympathique, courageux et honnête. Le tout donne une bédé ayant un fort potentiel de sympathie et qui peut se révéler assez émotionnelle par la suite… à suivre !
Voici mes avis pour les tomes suivants :
Tome 1 : « 297 km »
Malgré un mobile que j’ai trouvé surréaliste, la course poursuite entre Al’togo et un ministre suédois me fut captivante. Cela est du en grande partie par la grande fluidité des séquences, la lecture s’est faite sans anicroche malgré l’emploi de petites cases par moment.
Le trait de Sylvain Savoia est mi-réaliste, simple et fouillé à la fois, il demeure très lisible et me fait rappeler beaucoup celui de Sylvain Buchet. Le gros point fort de ce tome se trouve, à mon avis, dans le personnage de Al’Togo. Ses péripéties amusantes dans Bruxelles et la manière très humaine dont il se comporte tout le long de cette histoire le rendent très sympathique.
« 297 km » est finalement un album très divertissant à lire à condition d’outrepasser la scène initiale.
Note finale : 3,5/5
Tome 2 : « Midi Zuid »
A peine qu’Al’ Togo s’est installé à Bruxelles qu’il est aussitôt conduit d’une façon rocambolesque dans la gare du « Midi Zuid » où un homme menace d’opérer une action terroriste…
La majeure partie de ce tome est une course poursuite entre le terroriste et les membres d’Europolice aidés en quelque sorte par une équipe de reporters américains. Quelques passages humoristiques parsèment les séquences d’action et sont les bienvenus ! Encore une fois, l’intérêt principal de cette série réside dans le sympathique personnage d’Al’Togo. JD Morvan, le scénariste, gratifie au début du livre d’une scène énigmatique entre Al’Togo et un autre personnage qui pourrait par la suite nous dévoiler le pourquoi de l’engagement du héros dans l’Europolis.
Le style de Sylvain Savoia est toujours aussi simple et extrêmement lisible, les séquences s ‘enchaînent sans heurt grâce à une excellente maîtrise du découpage et du cadrage: un sans faute !
Ce tome pourrait déplaire certains lecteurs au moment de son dénouement mais, pour ma part, cela m’a semblé tout à fait logique au vu du grade dans lequel officie Al’Togo et ses coéquipiers. En conclusion, ce tome m’est apparu très divertissant et agréable à lire.
Note finale : 3/5
Le grand avantage de ce manga, c'est qu'il est illustré de main de maître par Masakazu Katsura, les dessins sont sublimes, un véritable régal pour les yeux!
Dommage que le reste ne soit pas à la hauteur...
L'humour scatologique de cette série est franchement lourdingue, il est plus exaspérant que drôle...
L'histoire est assez confuse et traîne en longueur...
J'ai particulièrement détesté le volume 3 qui tourne en dérision de manière ratée Dragon Ball Z, il était plus rasoir qu'autre chose...
Un manga mineur dans la carrière de Katsura...
Il n'a d'ailleurs pas remporté le succès escompté au pays du Soleil Levant...
Préférez lui Vidéo Girl Aï et I's qui sont de superbes comédies sentimentales drôles et touchantes, ainsi que l'excellent Shadow Lady hilarant et palpitant!!!
Cobra est la première grande série de Buichi Terasawa, et c'est elle qui à lançé la carrière de ce mangaka de génie. A travers ce monument de la science fiction et du space opéra, l'auteur à déjà su déployer toute l'étendue de sont talent.
Le style graphique de Terasawa est toutefois assez hésitant dans les premiers volumes, il est relativement maladroit et caricatural, néanmoins, le découpage des planches se révèle assez dynamique. Fort heureusement, le dessinateur s'améliorera énormément au cours du récit, son trait s'affine au fil du temps et devient plus réaliste... Il atteint un niveau vraiment bon à partir du volume 12, et les derniers tomes sont absolument magnifiques...
L'un des grands points forts du manga, c'est la qualité de l'intrigue. Les histoires sont bien construites, variées,captivantes et elles sont menées tambour battant!!
On est fasciné par l'extraordinaire imagination dont sait faire preuve l'auteur, l'univers dans lequel évoluent les protagonistes est d'une richesse foissonnante.
Cobra est un héros extrêmement attachant: C'est un rebelle, Il est effronté, bagarreur, blagueur...
Mais il est aussi très intelligent, débrouillard et rusé. De plus l'extraordinaire puissance de son Psychogun et sa force prodigieuse l'ont sorti bien souvent d'un mauvais pas. Il est même quasiment invulnérable. Pourtant, malgré ça, l'auteur réussit le tour de force de maintenir un très grand suspense dans chacune de ses histoires...
Et Cobra ne parvient pas toujours à sauver ses ami(e)s des griffes de la mort.
L'immense avantage du manga, c'est qu'il va bien plus loin que la série télévisée. A partir du volume 9, nous découvrons des histoires totalement inédites, et bon nombre d'entre elles sont aussi exaltantes que celles qui furent adaptées dans le dessin animé...
Et dans ces récits inédits nous en apprenons un peu plus sur les origines de notre brigand favori...
A ce titre, le volume 13 de la série est particulièrement poignant...
Quant aux femmes de la saga, elles sont charismatiques, sensuelles et d'une beauté envoûtante...
Buichi Terasawa dessine les plus belles femmes de la bande dessinée japonaise avec Tsukasa Hôjô (l'auteur de Cat's Eye et City Hunter).
Certaines d'entre elles font uniquement de la figuration, tandis que d'autres sont parmi les ennemies les plus redoutables que n'ait jamais affronté notre héros. Et sa fidèle partenaire Lady, l'a souvent aidé à maintes reprises.
Les scènes d'action du manga sont très efficaces et impressionnantes et ne s'étirent jamais en longueur. Les duels qui opposent Cobra à son ennemi héréditaire Crystal Boy sont tout simplement exceptionnels et inoubliables.
L'adaptation française de Dynamic Visions est d'une qualité convenable mais pas parfaite. Le papier et l'impression sont de très bonne qualité (à part les deux derniers volumes ou l'impression est un peu trop claire). Dommage que la BD ait été publiée dans le sens de le lecture français, nous nous retrouvons avec un Cobra ayant un pyschogun dans le bras droit et non le bras gauche.
D'ailleurs, le traducteur s'est parfois emmêlé les pinceaux, en disant que son arme est parfois dans son bras droit, parfois dans son bras gauche... C'est regrettable, car à l'exception de ces petites bourdes, la version française est assez réussie, les dialogues sont à la hauteur, et les blagues irrésistibles de Cobra font souvent mouche! :)
Pour celles et ceux qui sont intrigués par le fait que certains personnages n'aient pas les mêmes noms que dans le DA (Armanoïde qui devient Lady, L' homme de Verre qui devient Crystal Boy...), c'est tout simplement parce que l'éditeur à choisi de garder leurs noms originaux(ils furent modifiés dans le DA).
Cobra est une série drôle, inventive, trépidante et émouvante que je vous recommande fortement!!!
C'est un chef d'oeuvre du manga de science fiction, au même titre que Gunnm de Yukito Kishiro et Ghost In The Shell de Masamune Shirow et il se veut indispensable dans votre bibliothèque!!!
Espérons qu'un jour, un éditeur français publiera le manga en couleurs de Cobra (toujours en cours de publication au Japon). Buichi Terasawa est à l'heure actuelle à l'apogée de son art, et les couleurs par ordinateur apportent davantage de relief à ces fantastiques aventures!!! :)
Aaaaaaaaaah mon Dieu que c'est bête !
Des dessins magnifiques, un scénario creux qui pourrait être au service d'uen réflexion pertinente mais qui lui préfère le délire gore, du c*l et de la violence, du sang, du pétage de plombs, des persos caricaturaux au possible : beaux gosses gentils et débrouillards, lâches, sadiques, allumeuses ...
... bref de la série Z 100 % pur jus de navet, drôle, bête comme ses peids et gentiment gore ... divertissant et esthétique !
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Le Chant des Stryges
Cette bd est vraiment très bien conçue, on sent que l'histoire est réfléchie (je crois avoir compris qu'elle a fait l'objet d'une étude basée sur des récits remontant à l'Antiquité). Beaucoup d'éloges ont été faits à son intention aussi j'en viendrai à ma petite critique, juste un léger regret, c'est au sujet de la captivante Ombre. Il y a quelque chose qui gâche au niveau visuel ; alors que tout colle à la réalité (et c'est là le côté polar si dur à obtenir), la délicieusement dangereuse Ombre se promène dans les rues de villes beaufs américaines avec deux énormes automatiques à la hanche, façon qui vous savez, un peu irréaliste ! Personnellement je trouve que c'est le seul détail qui cloche ; c'est dire le niveau !!!
Les 7 portes
Les 7 Portes est une BD destinée à la jeunesse publiée par une toute jeune maison d'édition qui a l'air bien décidée à promouvoir de jeunes talents et des auteurs BDs encore débutants. Quand on voit cela, ça donne envie d'être indulgent et de considérer cette BD avec un oeil favorable, et ce fut le cas pour moi... Mais franchement, j'en suis navré mais je n'ai vraiment guère apprécié ma lecture. Physiquement, l'album est beau. Solide (bien cartonné), gros (près d'une centaine de pages), net, rien à redire. La maison d'édition ne se moque pas de ses auteurs. Mais passé cela, que ce soit au niveau du dessin ou du scénario, cela ne suit vraiment pas. Le dessin me fait penser aux vieilles BDs de qualité approximative qui paraissaient dans les journaux de BD "éducatives" pour adolescents, le genre Okapi par exemple même si de belles BDs sont sorties de ce magazine. Le dessinateur y parait à mi-chemin entre l'amateurisme et un professionalisme encore loin d'être maîtrisé. Beaucoup de ratés, de dessins approximatifs, des couleurs moyennes, le tout fait vraiment preuve d'un manque de technique. Malgré cela, ça reste regardable et lisible. Quant au scénario, il faut savoir qu'il semble avoir été inspiré par un magazine scientifique destiné à la jeunesse Cosinus et a donc un but précis : parler de l'Alchimie et de la Chimie aux jeunes lecteurs. Pour cela, l'auteur utilise une trame de scénario ultra-classique : un jeune homme hérite de la maison d'un oncle mystérieux et, avec des proches, ils vont se lancer dans une chasse aux trésors à base d'énigmes portant sur l'Alchimie, tandis que le méchant directeur d'une société corrompue et criminelle tente de leur mettre des batons dans les roues pour s'emparer du trésor à leur place. La quasi-totalité du scénario est totalement convenue et sans surprise, à tel point que, d'avoir fait tenir le tout sur près d'une centaine de pages de BD, ça laisse largement le temps au lecteur de se lasser. D'autant plus que ce qui fait la spécificité de cette oeuvre, ce sont les quelques informations assez superficielles sur l'Alchimie et surtout la résolution des 7 énigmes, mais ces énigmes ont des composantes soit totalement triviales (du style de nos héros qui perdent une journée à réfléchir sur une phrase "codée" sans réaliser du premier coup d'oeil qu'elle est simplement écrite à l'envers) soit résolues par des Deus Ex-Machina absolument illogiques quand on n'a pas exactement la même façon de penser que l'auteur ou quand on n'a pas envie d'admettre que la solution brille soudain sur le mur de la chambre où dorment nos héros quand la nuit tombe. Sans surprise, frustrante ou décevante par la résolution de ses énigmes, cette BD ne m'a franchement guère appris sur l'alchimie et quand elle essaie d'entrer plus avant dans le sujet, je doute qu'elle ne largue pas aussi sec le public "jeunesse" qu'elle est sensée viser. Je n'aime pas rabaisser une jeune maison d'éditions et de auteurs débutants mais là, il y a quand même beaucoup de progrès à faire, surtout s'il s'agit de vendre des BDs à ce prix assez élevé.
Les mesures du temps
Je suis vraiment ravi de mon achat. Pour un coup d'essai, un éditeur et deux auteurs que je ne connaissais pas, c'est une très bonne surprise. Coté scénario, Mathieu Gabella installe avec brio son histoire à la fin du 19ème siècle. J’essaierai de ne pas trop m'y étendre afin de ne pas éventer les intrigues déroutantes (car il y en a plusieurs) imaginées par l'auteur. Les éléments de cette enquête fantastique, tout comme les divers protagonistes, sont introduits à point nommé. Pas de rebondissements tirés par les cheveux. C'est fluide et parfaitement maîtrisé jusqu'à la dernière page insoupçonnable. Quant au dessin, Anthony Audibert possède un style très particulier qui peut surprendre. Ses personnages sont plutôt anguleux, mais tout compte fait cela participe activement à l'ambiance recherchée. Les découpages et la mise en couleur sont efficaces : les différences de tons permettent une distinction aisée entre le présent, les flash-back et les périodes de "stases". On notera aussi des clins d’œil envers certains personnages connus. Plaisant. Un récit divertissant et original que je vous conseille vivement.
Golden City
Une série accrocheuse c’est certain. L’histoire de Golden City est dynamique, beaucoup d’actions, un bon rythme, avec quelques petites poses de ci de là. Personnellement ça ne m’a pas gêné vu que c’est exactement ce à quoi je m’attendais. On évite le cliché du héros gnan gnan, l’homme riche qui aide les pauvres, Harisson Banks est un homme plutôt simple, qui cherche juste à sauver sa peau et à découvrir ce qui se trame à Golden City. Le dessin est assez classique, mais réussi, tout comme la mise en couleur, les cadrages. Le monde imaginé est déjà plus ou moins vu, une ville isolée où s’enferme les plus riches et les plus puissants, ça rappelle toujours quelque chose, moi c’était Gunnm. En fait je ne vois pas de gros défauts à cette série, c’est le genre de Bd qu’on lit avec plaisir, sans se poser de questions, après l’acheter ou pas c’est un autre problème, moi je me laisserai bien tenter, d’autant que le tome 6 s’annonce intéressant.
Bonne Fête Maman !
L’idée de départ est plutôt accrocheuse, raconter la vie d’un tueur de manière autobiographique; mais j’ai tout de même l’impression qu’il manque un quelque chose. Par certains moments la psychologie est simpliste, ça manque en général de profondeur. Sinon l’ambiance est plutôt réussie, le noir et blanc rend bien, même si les personnages de Moynot ont parfois un physique bizarre, raté presque et que certaines cases sont pas terrible. Un one-shot qui a de l’ambition, dommage que la formule n’ait pas marché.
Les Enfants d'Eve
Alors là, les gars, moi, je dis attention, on tient de la BD-culte en puissance. Culte comme un film Troma, culte comme L’Attaque de la Moussaka géante ou La Revanche des Sith. Si les tomes suivants sont à la hauteur de Genèse, Les Enfants d’Eve pourra entrer la tête haute au panthéon des nanars tellement mauvais qu’ils en deviennent bons. Sérieusement, Les Enfants d’Eve est une énorme couillonnade, mais je n’ai nullement l’intention de casser cette BD ni ses auteurs tant je la trouve drôle et divertissante. Involontaire et vibrant hommage aux films de S-F bien tartignolles des années 60-70 (le genre où Sean Connery et ses poils se promènent en slip et cuissardes, voyez donc ici), Les Enfants d’Eve se situe dans un monde post-apocalyptique d’opérette peuplé uniquement de filles sapées comme dans des clips de Madonna des années 80, et dont l’extrême "crédibilité" est établie en quelques planches par ses auteurs. Ainsi donc le gouvernement pakistanais, visiblement constitué de méchants de James Bond, décide d’éliminer toute vie sur terre à l’aide d’une super-hyper-bombe atomique. Heureusement, une grande scientifique planquée dans son laboratoire souterrain survit et, grâce à ses recherches sur l’oviparité humaine, parvient à repeupler la terre à elle toute seule (signalons qu’elle était la seule et unique personne au monde planquée dans un abri au moment de l’explosion, ça c’est du coup d’pot !). 200 ans après la catastrophe, dans un Paris qui a été dévasté par les flammes à la planche 3 mais où les bâtiments sont finalement intacts en planche 4, les femmes ovipares (mais pourvues d’un nombril par le dessinateur, un peu distrait) ont recréé une nouvelle civilisation sur notre planète qui, loin d’avoir été transformée en vaste désert aride et stérile par les radiations et la combustion de l’atmosphère, est recouverte d’une superbe végétation et parfaitement habitable en surface. Eh oui, les Pakistanais sont certes diaboliques, mais il faut reconnaître qu’ils savent faire une guerre nucléaire totale PROPRE, qui préserve la couche d’ozone et la forêt tropicale. Bref, nos petites amazones du futur habitent un vrai paradis où elles occupent leurs journées en agitant leurs jolis corps en petite tenue, en jouant à broute-mi et broute-moi en trio, ou en regardant une télé dont les programmes n’ont pour seule vocation que d’annoncer, à chaque fois qu’on l’allume, un événement qui fait progresser l’intrigue. Seule ombre au tableau, nos nymphettes post-apocalyptiques vivent sous la coupe d’un gouvernement totalitaire qui leur dissimule la vérité sur le passé de l’humanité. Ainsi aucune de ses gourdes n’a la moindre idée que l’humanité était autrefois bisexuée, et ce malgré la présence autour d’elles d’animaux mâles et femelles. Heureusement, un groupe de rebelles lutte pour faire éclater l’incroyable vérité : à une époque, sur Terre, il y a eu de la bite. Vivement la suite, et espérons qu’on y voit Charlton Heston en pagne en train de gueuler, à genoux sur le sable, "Soyez maudits, soyez maudits jusqu’à la fin des temps !" face à la statue de la Liberté. Bref, un scénario bien cliché, reposant sur des bases débiles, servi par des dialogues tartes et un dessin kitsch : avec ce bidule, sorte de remake de La Planète des Singes, Bernard Werber et son complice Eric Puech ont de quoi devenir les Ed Wood de la bande dessinée, et je dis ça comme un compliment. Croyez-moi, je n’achèterais certes pas cette série car faut quand même pas déconner, mais je n’échangerais pas deux barils de navets sérieux-intimistes-sensibles contre un seul baril de ce nanar de classe internationale.
Al'Togo
Al togo est une série essentiellement d’action. Ses intrigues reposent, pour l’instant, sur des courses poursuites. Cela paraît normal pour une histoire qui se situe dans le futur au sien d’une police européenne chargée de neutraliser toutes opérations mettant en péril l’harmonie communautaire. Le personnage d’Al Togo est extrêmement attachant, c’est un homme simple, sympathique, courageux et honnête. Le tout donne une bédé ayant un fort potentiel de sympathie et qui peut se révéler assez émotionnelle par la suite… à suivre ! Voici mes avis pour les tomes suivants : Tome 1 : « 297 km » Malgré un mobile que j’ai trouvé surréaliste, la course poursuite entre Al’togo et un ministre suédois me fut captivante. Cela est du en grande partie par la grande fluidité des séquences, la lecture s’est faite sans anicroche malgré l’emploi de petites cases par moment. Le trait de Sylvain Savoia est mi-réaliste, simple et fouillé à la fois, il demeure très lisible et me fait rappeler beaucoup celui de Sylvain Buchet. Le gros point fort de ce tome se trouve, à mon avis, dans le personnage de Al’Togo. Ses péripéties amusantes dans Bruxelles et la manière très humaine dont il se comporte tout le long de cette histoire le rendent très sympathique. « 297 km » est finalement un album très divertissant à lire à condition d’outrepasser la scène initiale. Note finale : 3,5/5 Tome 2 : « Midi Zuid » A peine qu’Al’ Togo s’est installé à Bruxelles qu’il est aussitôt conduit d’une façon rocambolesque dans la gare du « Midi Zuid » où un homme menace d’opérer une action terroriste… La majeure partie de ce tome est une course poursuite entre le terroriste et les membres d’Europolice aidés en quelque sorte par une équipe de reporters américains. Quelques passages humoristiques parsèment les séquences d’action et sont les bienvenus ! Encore une fois, l’intérêt principal de cette série réside dans le sympathique personnage d’Al’Togo. JD Morvan, le scénariste, gratifie au début du livre d’une scène énigmatique entre Al’Togo et un autre personnage qui pourrait par la suite nous dévoiler le pourquoi de l’engagement du héros dans l’Europolis. Le style de Sylvain Savoia est toujours aussi simple et extrêmement lisible, les séquences s ‘enchaînent sans heurt grâce à une excellente maîtrise du découpage et du cadrage: un sans faute ! Ce tome pourrait déplaire certains lecteurs au moment de son dénouement mais, pour ma part, cela m’a semblé tout à fait logique au vu du grade dans lequel officie Al’Togo et ses coéquipiers. En conclusion, ce tome m’est apparu très divertissant et agréable à lire. Note finale : 3/5
DNA²
Le grand avantage de ce manga, c'est qu'il est illustré de main de maître par Masakazu Katsura, les dessins sont sublimes, un véritable régal pour les yeux! Dommage que le reste ne soit pas à la hauteur... L'humour scatologique de cette série est franchement lourdingue, il est plus exaspérant que drôle... L'histoire est assez confuse et traîne en longueur... J'ai particulièrement détesté le volume 3 qui tourne en dérision de manière ratée Dragon Ball Z, il était plus rasoir qu'autre chose... Un manga mineur dans la carrière de Katsura... Il n'a d'ailleurs pas remporté le succès escompté au pays du Soleil Levant... Préférez lui Vidéo Girl Aï et I's qui sont de superbes comédies sentimentales drôles et touchantes, ainsi que l'excellent Shadow Lady hilarant et palpitant!!!
Cobra - The space pirate (Space adventure Cobra)
Cobra est la première grande série de Buichi Terasawa, et c'est elle qui à lançé la carrière de ce mangaka de génie. A travers ce monument de la science fiction et du space opéra, l'auteur à déjà su déployer toute l'étendue de sont talent. Le style graphique de Terasawa est toutefois assez hésitant dans les premiers volumes, il est relativement maladroit et caricatural, néanmoins, le découpage des planches se révèle assez dynamique. Fort heureusement, le dessinateur s'améliorera énormément au cours du récit, son trait s'affine au fil du temps et devient plus réaliste... Il atteint un niveau vraiment bon à partir du volume 12, et les derniers tomes sont absolument magnifiques... L'un des grands points forts du manga, c'est la qualité de l'intrigue. Les histoires sont bien construites, variées,captivantes et elles sont menées tambour battant!! On est fasciné par l'extraordinaire imagination dont sait faire preuve l'auteur, l'univers dans lequel évoluent les protagonistes est d'une richesse foissonnante. Cobra est un héros extrêmement attachant: C'est un rebelle, Il est effronté, bagarreur, blagueur... Mais il est aussi très intelligent, débrouillard et rusé. De plus l'extraordinaire puissance de son Psychogun et sa force prodigieuse l'ont sorti bien souvent d'un mauvais pas. Il est même quasiment invulnérable. Pourtant, malgré ça, l'auteur réussit le tour de force de maintenir un très grand suspense dans chacune de ses histoires... Et Cobra ne parvient pas toujours à sauver ses ami(e)s des griffes de la mort. L'immense avantage du manga, c'est qu'il va bien plus loin que la série télévisée. A partir du volume 9, nous découvrons des histoires totalement inédites, et bon nombre d'entre elles sont aussi exaltantes que celles qui furent adaptées dans le dessin animé... Et dans ces récits inédits nous en apprenons un peu plus sur les origines de notre brigand favori... A ce titre, le volume 13 de la série est particulièrement poignant... Quant aux femmes de la saga, elles sont charismatiques, sensuelles et d'une beauté envoûtante... Buichi Terasawa dessine les plus belles femmes de la bande dessinée japonaise avec Tsukasa Hôjô (l'auteur de Cat's Eye et City Hunter). Certaines d'entre elles font uniquement de la figuration, tandis que d'autres sont parmi les ennemies les plus redoutables que n'ait jamais affronté notre héros. Et sa fidèle partenaire Lady, l'a souvent aidé à maintes reprises. Les scènes d'action du manga sont très efficaces et impressionnantes et ne s'étirent jamais en longueur. Les duels qui opposent Cobra à son ennemi héréditaire Crystal Boy sont tout simplement exceptionnels et inoubliables. L'adaptation française de Dynamic Visions est d'une qualité convenable mais pas parfaite. Le papier et l'impression sont de très bonne qualité (à part les deux derniers volumes ou l'impression est un peu trop claire). Dommage que la BD ait été publiée dans le sens de le lecture français, nous nous retrouvons avec un Cobra ayant un pyschogun dans le bras droit et non le bras gauche. D'ailleurs, le traducteur s'est parfois emmêlé les pinceaux, en disant que son arme est parfois dans son bras droit, parfois dans son bras gauche... C'est regrettable, car à l'exception de ces petites bourdes, la version française est assez réussie, les dialogues sont à la hauteur, et les blagues irrésistibles de Cobra font souvent mouche! :) Pour celles et ceux qui sont intrigués par le fait que certains personnages n'aient pas les mêmes noms que dans le DA (Armanoïde qui devient Lady, L' homme de Verre qui devient Crystal Boy...), c'est tout simplement parce que l'éditeur à choisi de garder leurs noms originaux(ils furent modifiés dans le DA). Cobra est une série drôle, inventive, trépidante et émouvante que je vous recommande fortement!!! C'est un chef d'oeuvre du manga de science fiction, au même titre que Gunnm de Yukito Kishiro et Ghost In The Shell de Masamune Shirow et il se veut indispensable dans votre bibliothèque!!! Espérons qu'un jour, un éditeur français publiera le manga en couleurs de Cobra (toujours en cours de publication au Japon). Buichi Terasawa est à l'heure actuelle à l'apogée de son art, et les couleurs par ordinateur apportent davantage de relief à ces fantastiques aventures!!! :)
Battle Royale
Aaaaaaaaaah mon Dieu que c'est bête ! Des dessins magnifiques, un scénario creux qui pourrait être au service d'uen réflexion pertinente mais qui lui préfère le délire gore, du c*l et de la violence, du sang, du pétage de plombs, des persos caricaturaux au possible : beaux gosses gentils et débrouillards, lâches, sadiques, allumeuses ... ... bref de la série Z 100 % pur jus de navet, drôle, bête comme ses peids et gentiment gore ... divertissant et esthétique !