Les derniers avis (115355 avis)

Par Dakhan
Note: 2/5
Couverture de la série Les Technopères
Les Technopères

Le scénario, c'est du Jodorowsky classique ; donc vous trouverez ça bon si vous êtes fan, ou bien nul. Moi, comme souvent avec Jodorowsky, j'ai pas aimé. Je suis certainement trop indécrotablement cartésien pour apprécier le fantastique et la spiritualité de cet homme. Mais des esprits plus ouverts que le mien pourront éventuellement juger cette histoire favorablement. Le dessin est un peu froid, mais bon.

25/01/2006 (modifier)
Par herve
Note: 4/5
Couverture de la série La Dernière cigarette
La Dernière cigarette

Une rencontre rapide entre deux officiers que tout oppose et voilà une grande partie de la fin de la seconde guerre mondiale qui défile dans ces 44 pages. Des plaines de l'Ukraine à la chute de Berlin, en passant par Varsovie et la libération (ou plutôt la découverte) des Camps, Nikolavitch nous fait revivre ces pages d'Histoire, sans en avoir l'air. Le tout sur de très beaux dessins noir et blanc (signé Botta) qui nous font penser aux films d'archives sur cette période. On arrive presque à avoir de la sympathie pour ces deux militaires, pris malgré eux, l'un dans la débâcle hitlérienne, l'autre dans l'implacable réalité de l'Armée Rouge. Une approche originale et de qualité.

25/01/2006 (modifier)
Par herve
Note: 3/5
Couverture de la série France de Riga
France de Riga

La collection "Vécu" de Glénat offre encore quelques bonnes surprises, notamment avec "France de Riga" de Séraphine. Situé lors de la période révolutionnaire, dans le milieu des émigrés, ce premier opus n'est pas sans rappeler quelques éléments développés dans Terreur de Follet et Duchâteau (collection "Signé" du lombard). Un très beau dessin en couleurs directes au service d'un scénario dont on a du mal encore à voir les tenants et les aboutissants, avec quelques ellipses parfois maladroites : de l'agression à la scène du bateau en passant par la présentation d'articles de modes aux riches émigrées, on a du mal à suivre. En effet, le scénario souffre de fluidité, mais semble retrouver tout son intérêt lorsque l'on redécouvre Adélaïde, adolescente de 17 ans, prête à affronter les méandres des complots voire d'intrigues à venir dans le prochain tome. A découvrir, en espérant que le tome 2 nous apporte des réponses aux trop nombreuses questions restées en suspens dans le présent volume.

25/01/2006 (modifier)
Par herve
Note: 4/5
Couverture de la série Souvenirs
Souvenirs

Trois héroïnes, trois aventures et j'ai presque envie ajouter trois styles différents pour un même dessinateur. Entre la première histoire (Sofia) et la dernière (Victoria), on pourrait presque croire à un changement de dessinateur. Il ne faut pas s'attarder à la couverture de cette BD (un peu style histoires pour midinettes) qui ne reflète pas la noirceur des histoires. Elles m'ont fait songer au pendant espagnol (car Monsieur Paquet met en avant ces temps-ci de bons auteurs espagnols) de "Blonde Platine " d'Adrian Tomine. Ces trois destins sont l'illustration du portrait d'une jeunesse en mal de communication, pleine de doute mais aussi pleine d'espoir, à l'image du copain de Roberto dans les dernières pages. Un petit bémol tout de même au niveau des bulles, souvent très nombreuses dans une seule case et qui nuisent à la lecture. Bref, c'est noir, tragique mais beau et en prime nous avons le droit à trois magnifiques pleines pages. Auteur à suivre de près.

25/01/2006 (modifier)
Par herve
Note: 5/5
Couverture de la série Mystères en Birmanie
Mystères en Birmanie

cet avis porte sur le tome 1 : Gauthier (mais ne serait-ce point le pseudonyme de Fréderic Marniquet !) nous offre ici un spectacle grandiose. Jugez donc : nous sommes dans un film à grand spectacle avec, dans les rôles principaux : John Wayne, Lee Marvin, Michaël Caïne et, en guest star, Robert Mitchum et Charlton Heston. L'histoire oscille entre Buck Danny, "les têtes brûlées" et "Alan Quatermann", bref un dépaysement garanti. Depuis le début, je suis un fan inconditionnel de Marniquet et cet album bourré de références et plein d'aventures ne m'a pas déçu. Bref, malgré le dessin souvent approximatif, le style "rétro", tant par le scénario que par le livre en lui-même (qui bénéficie d'une qualité de papier et de couverture assez exceptionnelle), me convient parfaitement. Voilà, juste pour dire que j'ai adoré cette BD particulière. cet avis porte sur le tome 2 : Annoncé depuis plusieurs mois,repoussé souvent; réjouissez vous, voiçi enfin la suite des aventures de Ken Mallory. Comme à son habitude, Marniquet (alias Gauthier , non ?) nous propose un casting hollywoodien dans cet album . Jugez donc, John Wayne, Lee Marvin, Curd Jurgens, Charlton Heston, ou encore Mickael Caine, avec en outre quelques guest stars comme Steeve Mac Queen ou Robert Mitchum et beaucoup d'autres encore. Ce second opus oscille entre le film de guerre et Indiana Jones, bref amateurs de film d'aventures, cette bd est pour vous . Pas de temps mort, des dialogues percutants, une ambiance virile et beaucoup de clin d'oeil cinématographiques. Pourtant mon enthousiasme est freiné par une question purement esthétique, le changement de maquette de la couverture et un horrible dos rond de couleur bleu/vert qui tranche avec le précédent volume dans ma bibliothèque! Sinon, le dessin reste toujours le même : visages figés voire difficilement reconnaissables d'une page à l'autre mais fichtre diantre, ces imperfections sont gommées par un scénario réjouissant et par la qualité éditoriale de l'album (format, choix du papier, dos rond etc.) Marniquet/Gauthier surfe(nt) sur la vague de l'ésotérisme avec les sempiternels croisés, un livre aux pouvoirs mystérieux etc ( ce qui n'est pas sans rappeler Fox de Dufaux et JF Charles) Distrayant.

25/01/2006 (modifier)
Par herve
Note: 2/5
Couverture de la série Baraka
Baraka

Je vais être assez sévère sur cette BD somme toute assez moyenne. Tout d'abord, le scénario est sensé se dérouler dans la fin des années 50 (si on en croit les voitures dessinées) et quelques anachronismes sont flagrants : le Ministère des Finances est situé (voir page 11) à Bercy au lieu du Louvre, des ordinateurs sont présents (voir page 10), et enfin j'ai des doutes sur la pratique du "lifting (planche 26) et encore je passe volontairement sous silence le nom des grades de policiers de la page 3 (commandant, capitaine et lieutenant) qui correspond au grade rénové des officiers de polices de la fin des années 90. Au niveau du scénario, c'est plaisant mais sans plus : un Einstein de supérette qui découvre une pilule de la chance, testée sur un quidam abonné à la chance depuis sa naissance (Bref c'est le scénario de "la chèvre" de Francis Weber à l'envers). Pour les dessins, le personnage principal de ce premier opus est sans nul doute le commissaire (ah ! non, soyons moderne), le commandant Brouillard, véritable aboutissement d'un mélange du commissaire Pradier, de Maigret et de Jean Gabin, bref aucune imagination. En résumé, album tout à fait dispensable.

25/01/2006 (modifier)
Par herve
Note: 3/5
Couverture de la série Redhand
Redhand

Le premier opus de cette série vaut le détour. Tout d'abord ce qui frappe, c'est le choix des couleurs : le rouge domine (normal vu le titre "redhand"). Ensuite le scénario est très prenant : un vaillant guerrier, venu de nulle part, qui apprend très vite langages et techniques de combat, est recueilli dans un village somme toute assez pacifique et pieux... Les points forts de cette bd sont les combats sanguinolents (avis aux amateurs), un rythme assez soutenu et une fin bien trouvée... Vivement la suite. En outre, le découpage de cet album est assez réussi : les planches offrent indifféremment petits et grands strips, ce qui donne à l'histoire une souplesse dans la lecture. Côté négatif : la couverture de l'album, trop réductrice par rapport à l'histoire relatée et peu représentative graphiquement du héros, Redhand, dans ce premier opus. Un bon achat tout de même pour les vacances.

25/01/2006 (modifier)
Par herve
Note: 3/5
Couverture de la série De sang froid
De sang froid

Si vous avez aimé les Enchaînés ou encore 7 secondes, cette bande dessinée est pour vous : scénario implacable, mécanique bien huilée, le tout servi par un dessin plutôt proche du manga, bref un très bon album pour la fin de cette période estivale. En outre, le scénariste a eu la géniale idée de clore cet épisode sans nous faire trépigner d'avance pour connaître la suite : presque tous les tenants et aboutissants de ce premier épisode apparaissent dès le premier opus. Et lorsque les clefs de l'énigme nous sont révélées, on a envie de relire le livre pour voir si cela tient debout. Un agréable moment de lecture. Après lecture du tome 3 : Le tome 1 était très original et l'histoire aurait pu s'en tenir là. Mais en prolongeant l'aventure de son informaticien dans la pègre, Mathieu Mariolle signe un scénario trop souvent confus et décousu. Trop de clichés et un dessin auquel je n'ai pas accroché. Bof, bof. Fin de cycle pour l'histoire, fin de l'histoire pour moi.

25/01/2006 (modifier)
Par herve
Note: 3/5
Couverture de la série Shandy, un Anglais dans l'Empire
Shandy, un Anglais dans l'Empire

cet avis porte sur le tome 1: L'épopée Napoléonienne inspire nos auteurs pour cette rentrée. Avant Double Masque de Dufaux et Jamar (chez Dargaud), les éditions Delcourt sortent Shandy, premier volume relatant les aventures d'un anglais dans une France encore sous le Consulat. Le scénariste Matz (connu pour sa série Le Tueur ) prend le lecteur à contre-pied puisque nous partons d'une histoire de fantôme pour arriver rapidement dans les méandres d'un complot politique. Ce qui frappe tout d'abord, dans cet album, ce sont les magnifiques couleurs employées. Le grand reproche reste le dessin, notamment les grandes vignettes : les personnages semblent avoir été placés avec la méthode du décalcomanie dans les paysages : voir les pages 11, 12, 14, 30, 44. Dommage car cela gâche le plaisir de la lecture. Traitée en épisode indépendant, cette série reste tout de même prometteuse avec un héros attachant. A suivre. cet avis porte sur le tome 2 : Beaucoup de progrès dans le dessin, par rapport au précédent album , où Bertail usait(voire abusait) d'un dessin style photo-montage. Très proche de Fabrice del Donguo , héros de "la chartreuse de Parme" , par son enthousiasme pour les idées de la révolution française, Shandy rejoint comme lui, le champ de bataille de Waterloo. Ce qui nous offre de belles scènes de bataille et une description fidèle de la vie militaire sous le Premier Empire. Je conseille cette série aux amateurs d'Histoire: complots, amours , bataille sur fond de réalité historique. Cet album se lit avec plaisir. Delcourt semble reprendre, à travers cette série, le fonds de commerce de la collection Vécu de Glénat, mais avec une approche plus moderne. Une bonne surprise après un premier opus qui m'avait laissé dubitatif. A suivre de près.

25/01/2006 (modifier)
Par herve
Note: 5/5
Couverture de la série Mariée par correspondance
Mariée par correspondance

"Mariée par correspondance" ou le choc des cultures. Comment rester indifférent à cette histoire magnifiquement illustrée par Kalesniko, auteur que je découvre en cette occasion. A travers Kyung Séo, l'auteur dresse un portrait parfois cruel, drôle, et souvent pathétique (notamment lorsque Monty, le mari, apparaît) de ce couple métissé, le tout ponctué d'une pointe d'érotisme. Cette bande dessinée est un véritable pamphlet du droit à la différence. Si vous aimez les romans graphiques, ce livre de plus de 250 pages (mais la lecture est fluide et passionnante) est pour vous. Acheté par hasard (au vu de la couverture), c'est pour moi une des (agréables) surprises de la rentrée 2004. Un petit bijou... bref mon coup de coeur. Indispensable !

25/01/2006 (modifier)