Note approximative : 2.5/5
J'aime bien Greg et ses nombreuses séries mais je dois dire que cette série oubliée n'est vraiment pas sa meilleure.
Côté dessin, c'est du 100% Greg dans la lignée d'Achille Talon. J'aime assez ce dessin rond et dynamique même s'il n'a rien d'exceptionnel techniquement parlant.
Côté scénario, ce sont des aventures policières très classiques pour l'époque. Le couple cliché de reporters qui découvrent avant la police des complots et autres préparatifs de vols. L'histoire est bien menée, les dialogues assez sympas, mais ça n'a rien de très original. Je dois dire que les récits sont d'un tel banal que je me suis assez vite ennuyé. En outre, quand j'aime l'abondance de texte et de dialogues dans une BD comme Achille Talon, je trouve qu'elle plombe le rythme d'une BD d'aventure comme celle-ci.
Bref, c'est potable comme BD et ça n'a pas trop mal vieilli, mais ce n'est pas passionnant.
Le "survival" est un sous-genre cinématographique fun et jouissif pour peu que l'on en apprécie les délires. Une idée simple, une ou des personnes ordinaires, se trouvent en des lieux hostiles et sont menacés par des monstres ou autres débiles consanguins armés jusqu'au dents pour leur trouer la peau. Ils ne peuvent se raccrocher à rien car tout se retourne contre eux, toute rencontre est une menace potentielle et toute issue est forcément bloquée. De ce genre, citons le film "Délivrance" comme en étant une des références majeure.
"Pleine lune" emprunte cette voie, un type détestable en tout points, va vivre un calvaire aussi brutal que déstabilisant, tout au long d'une nuit de pleine lune. Cet employé de l'administration, si fier de régner sur son petit univers minable, va se retrouver errant dans un monde qu'il craint, le monde réel, le vrai mais sous son jour le plus violent.
Le scénario est très simple, le supense monte crescendo et l'auteur n'hésite pas à pousser les situations jusqu'à l'outrance ni à mettre en scène des personnages à la limite de la caricature pour enfoncer le clou. Cela peut paraître un peu gros mais il faut reconnaître que au niveau de la tension émotionnelle ça fonctionne à merveille. Difficile de rester insensible devant cette avalanche de cruelles mésaventures, le personnage principal, Tolwiek, est un minable, il le sait, il est ici confronté à ses peurs les plus viscérales et il s'écroule, il subit, il fuit.
Il a perdu de sa superbe, de sa fierté le long de de cette nuit, lui qui était si autosatisfait d'utiliser son semblant de pouvoir sur les plus faibles.
Pourtant en lisant on éprouve presque de la pitié pour ce minable, le monde nous apparaît froid, irréel, les situation sont surréalistes, et l'ambiance fleure bon le fantastique.
En fait, une lecture coupable mais jouissive tant on est content malgré tout de voir Tolwiek poussé au dela de ce qu'il peut endurer.
Le noir et blanc sied à merveille pour cette histoire sombre, où les nuances sont importantes et les apparences trompeuses. Au final cette BD contient pas mal d'éléments pour être qualifiée de chef-d'oeuvre, mais...
La fin déçoit, cette histoire qui malmène et fait douter le lecteur, ou la tension est palpable, ou l'on sent le spectre du fantastique planer... se conclut de manière bien trop facile.
Avait-on vraiment besoin de cette explication foireuse? Avait-on besoin de cette morale inutile?
C'est ainsi en tout cas, dommage, à mon avis Chabouté plombe son oeuvre sur les deux dernières pages.
À lire tout de même, de nombreuses qualités demeurent.
Ca ne ressemble pas à grand chose que je connais, mais je dois avouer que c'est bien plaisant. Le dessin est très bon, l'histoire est pleine de rebondissements et agrémentée d'une certaine dose d'humour assez bien senti. En clair : un bon moment de lecture.
Une BD de Comès qui semble moins connue que Silence et qui est pourtant tout aussi bien.
On retrouve le style particulier de Comès dans le dessin des personnages (notamment dans l'intensité du regard).
C'est le découpage du récit et la déformation des perspectives dans son dessin qui donne à "La Belette" l'impression d'avoir fait un rêve une fois le livre refermé.
Bref pour passer un moment, déconnecté de la réalité, et avoir l'agréable sensation de se reveiller en ayant vécu une histoire sombre, dramatique et magique, laissez-vous tenter par "La Belette".
Excellemment bien traité au niveau du graphisme (mélange photos + dessins), beaucoup d'originalité et de liberté aussi.
En ce qui concerne l'histoire, j'ai appris une quantité de choses impressionnante sur médecins sans frontières et la vie en Afghanistan.
Je ne peux que conseiller.
Excellente bd sur beaucoup de plans. Beaucoup d'originalité dans le graphisme. Histoire bien traitée.
Jusqu'à la qualité du papier : un délice entre les mains.
Je ne peux que conseiller.
Il paraît qu'en 1987, ce one-shot a reçu la prix de la bd Philip Morris, à Genève.
Mouais, j'aurais été curieux de connaître les autres nominés parce que là, franchement, cela vole pas haut.
Denis Fremond nous présente, ici, 10 tableaux oniriques sur le thème de l'amour. Certaines histoires démarrent assez bien mais malheureusement, celle-ci tournent vite en eau de boudin. D'autres n'ont vraiment aucun intérêt.
La seule chose que l'on pourrait éventuellement retenir de cet album c'est les décors de carte postale assez bien dessinés.
Ceci dit, « Sentimental » est à éviter !
Encore une histoire avec ces bons vieux zombies. Et quels zombies ! Parce que graphiquement, cette bd tue ! Le dessin est précis et trash à la fois, à faire pâlir plus d’un scribouillard du dimanche. Ces chairs en putréfaction sont joliment bien dessinées, on en mangerait !
Dommage que le scénario se révèle en fin de compte si basique et si anecdotique… On arrive pas à la cheville des Zombies de Romero et on est très loin du délicieux "L’armée des morts" (sans doute le meilleur film du (sous-)genre depuis une dizaine d’années). Pour rester dans la bd, on est loin égaler de l’originalité de Les zombies qui ont mangé le monde, qui reste, à mon sens, un des musts en matière de bd de zombies.
Bôf, du gore porno glauque pour le simple plaisir de l'être, un peu trop gratuit parfois ... au vu de certaines trouvailles pas mal du tout, ou de certaines situations pas mal trouvé, voire même cocasses (le coup des 4 pieds de tables ... je n'en dis pas plus) ... on a une bédé assez originale et suprenante mais bon ... le dessin est brouillon, dur à lire et une peu chiant.
Ca se laisse lire mais ça s'oublie bien vite au rang d'une curiosité qui étonne sur le coup mais sans plus de génie que ça.
Divertissant mais moyen !
Ayant beaucoup apprécié Leela et Krishna et trouvant le dessin de Bess excellent, j'ai acheté sans hésiter cette nouvelle BD. Et pourtant, maintenant que je l'ai lue, j'en regrette l'achat car ce n'est pas mon genre de BD.
Alors oui, je trouve toujours le dessin de Bess excellent. Il a vraiment un style qui se rapproche de celui de Moebius et qui le vaut bien à mes yeux de néophyte. Il est aussi doué pour les décors que pour les personnages. J'aime beaucoup.
Pourtant les images de cette BD sont bien souvent récurrentes : presque toujours des décors caillouteux, la mer, un figuier, des images un peu oniriques, des nuages, etc... Bess y dessine un peu les images qui lui viennent à l'esprit mais ne cherche pas trop la difficulté je trouve. Les images sont jolies mais il n'y a rien de vraiment travaillé et grandiose dans cet album. Certaines planches sont tellement peu travaillées que Bess les laisse blanches, affirmant son droit à "la page blanche". Hormis ces planches vides, tout est joli mais rien n'est vraiment formidable si ce n'est peut-être la simple maîtrise technique de Bess.
Sur la planche de gauche, à chaque page, Bess nous offre un décor assez épuré dessiné au crayon qui va évoluer un peu comme une image mouvante au fil des pages, restant dans un style contemplatif et assez onirique. Ce type de dessin par page me rappelle encore fois fortement certains albums de Moebius qui bénéficient eux aussi d'un dessin d'accompagnement aux planches elles-mêmes, dessin situé sur la "page d'en face" de chaque feuille.
Quant au scénario, c'est surtout ça qui m'a assez déçu. Après Leela et Krishna, je ne m'attendais pas vraiment à une vraie histoire structurée avec un début, une intrigue et une fin, mais je m'attendais au moins à un peu de suivi entre les pages, une histoire absurde et drôle suivant les pensées et idées de l'auteur. Mais au final, les Chroniques aléatoires sont en réalité une suite de planches à la manière d'un blog BD, avec une idée de planche par jour dirait-on, avec sur chaque planche la "reflexion du jour", une thématique, une pensée mise en image et en BD. Ce sont des petites reflexions sur la vie, l'imagination ou encore le fait d'être auteur de BD et dessinateur. Ce sont des planches parfois absurdes, souvent poétiques, et bien souvent amusantes aussi. Mais ce sont aussi pour moi une grande quantité de planches que je lis sans passion, sans véritablement entrer dans l'ambiance, avec parfois un petit sourire mais sans plus.
Et surtout je dois véritablement admettre que je me suis suffisamment ennuyé à la lecture pour ne pas avoir réussi à lire la BD d'une seule traite. Je trouve le concept assez amusant même s'il me rappelle grandement certains blogs BD comme je le dis plus haut, mais je n'ai pas su être touché, ni vraiment intéressé ni suffisamment amusé.
Pas mal, souvent très joli, mais je n'en conseille pas l'achat car je ne suis moi-même pas vraiment satisfait de mon achat.
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Babiole et Zou
Note approximative : 2.5/5 J'aime bien Greg et ses nombreuses séries mais je dois dire que cette série oubliée n'est vraiment pas sa meilleure. Côté dessin, c'est du 100% Greg dans la lignée d'Achille Talon. J'aime assez ce dessin rond et dynamique même s'il n'a rien d'exceptionnel techniquement parlant. Côté scénario, ce sont des aventures policières très classiques pour l'époque. Le couple cliché de reporters qui découvrent avant la police des complots et autres préparatifs de vols. L'histoire est bien menée, les dialogues assez sympas, mais ça n'a rien de très original. Je dois dire que les récits sont d'un tel banal que je me suis assez vite ennuyé. En outre, quand j'aime l'abondance de texte et de dialogues dans une BD comme Achille Talon, je trouve qu'elle plombe le rythme d'une BD d'aventure comme celle-ci. Bref, c'est potable comme BD et ça n'a pas trop mal vieilli, mais ce n'est pas passionnant.
Pleine lune
Le "survival" est un sous-genre cinématographique fun et jouissif pour peu que l'on en apprécie les délires. Une idée simple, une ou des personnes ordinaires, se trouvent en des lieux hostiles et sont menacés par des monstres ou autres débiles consanguins armés jusqu'au dents pour leur trouer la peau. Ils ne peuvent se raccrocher à rien car tout se retourne contre eux, toute rencontre est une menace potentielle et toute issue est forcément bloquée. De ce genre, citons le film "Délivrance" comme en étant une des références majeure. "Pleine lune" emprunte cette voie, un type détestable en tout points, va vivre un calvaire aussi brutal que déstabilisant, tout au long d'une nuit de pleine lune. Cet employé de l'administration, si fier de régner sur son petit univers minable, va se retrouver errant dans un monde qu'il craint, le monde réel, le vrai mais sous son jour le plus violent. Le scénario est très simple, le supense monte crescendo et l'auteur n'hésite pas à pousser les situations jusqu'à l'outrance ni à mettre en scène des personnages à la limite de la caricature pour enfoncer le clou. Cela peut paraître un peu gros mais il faut reconnaître que au niveau de la tension émotionnelle ça fonctionne à merveille. Difficile de rester insensible devant cette avalanche de cruelles mésaventures, le personnage principal, Tolwiek, est un minable, il le sait, il est ici confronté à ses peurs les plus viscérales et il s'écroule, il subit, il fuit. Il a perdu de sa superbe, de sa fierté le long de de cette nuit, lui qui était si autosatisfait d'utiliser son semblant de pouvoir sur les plus faibles. Pourtant en lisant on éprouve presque de la pitié pour ce minable, le monde nous apparaît froid, irréel, les situation sont surréalistes, et l'ambiance fleure bon le fantastique. En fait, une lecture coupable mais jouissive tant on est content malgré tout de voir Tolwiek poussé au dela de ce qu'il peut endurer. Le noir et blanc sied à merveille pour cette histoire sombre, où les nuances sont importantes et les apparences trompeuses. Au final cette BD contient pas mal d'éléments pour être qualifiée de chef-d'oeuvre, mais... La fin déçoit, cette histoire qui malmène et fait douter le lecteur, ou la tension est palpable, ou l'on sent le spectre du fantastique planer... se conclut de manière bien trop facile. Avait-on vraiment besoin de cette explication foireuse? Avait-on besoin de cette morale inutile? C'est ainsi en tout cas, dommage, à mon avis Chabouté plombe son oeuvre sur les deux dernières pages. À lire tout de même, de nombreuses qualités demeurent.
Spoogue
Ca ne ressemble pas à grand chose que je connais, mais je dois avouer que c'est bien plaisant. Le dessin est très bon, l'histoire est pleine de rebondissements et agrémentée d'une certaine dose d'humour assez bien senti. En clair : un bon moment de lecture.
La Belette
Une BD de Comès qui semble moins connue que Silence et qui est pourtant tout aussi bien. On retrouve le style particulier de Comès dans le dessin des personnages (notamment dans l'intensité du regard). C'est le découpage du récit et la déformation des perspectives dans son dessin qui donne à "La Belette" l'impression d'avoir fait un rêve une fois le livre refermé. Bref pour passer un moment, déconnecté de la réalité, et avoir l'agréable sensation de se reveiller en ayant vécu une histoire sombre, dramatique et magique, laissez-vous tenter par "La Belette".
Le Photographe
Excellemment bien traité au niveau du graphisme (mélange photos + dessins), beaucoup d'originalité et de liberté aussi. En ce qui concerne l'histoire, j'ai appris une quantité de choses impressionnante sur médecins sans frontières et la vie en Afghanistan. Je ne peux que conseiller.
Pilules bleues
Excellente bd sur beaucoup de plans. Beaucoup d'originalité dans le graphisme. Histoire bien traitée. Jusqu'à la qualité du papier : un délice entre les mains. Je ne peux que conseiller.
Sentimental
Il paraît qu'en 1987, ce one-shot a reçu la prix de la bd Philip Morris, à Genève. Mouais, j'aurais été curieux de connaître les autres nominés parce que là, franchement, cela vole pas haut. Denis Fremond nous présente, ici, 10 tableaux oniriques sur le thème de l'amour. Certaines histoires démarrent assez bien mais malheureusement, celle-ci tournent vite en eau de boudin. D'autres n'ont vraiment aucun intérêt. La seule chose que l'on pourrait éventuellement retenir de cet album c'est les décors de carte postale assez bien dessinés. Ceci dit, « Sentimental » est à éviter !
Remains
Encore une histoire avec ces bons vieux zombies. Et quels zombies ! Parce que graphiquement, cette bd tue ! Le dessin est précis et trash à la fois, à faire pâlir plus d’un scribouillard du dimanche. Ces chairs en putréfaction sont joliment bien dessinées, on en mangerait ! Dommage que le scénario se révèle en fin de compte si basique et si anecdotique… On arrive pas à la cheville des Zombies de Romero et on est très loin du délicieux "L’armée des morts" (sans doute le meilleur film du (sous-)genre depuis une dizaine d’années). Pour rester dans la bd, on est loin égaler de l’originalité de Les zombies qui ont mangé le monde, qui reste, à mon sens, un des musts en matière de bd de zombies.
Durandur
Bôf, du gore porno glauque pour le simple plaisir de l'être, un peu trop gratuit parfois ... au vu de certaines trouvailles pas mal du tout, ou de certaines situations pas mal trouvé, voire même cocasses (le coup des 4 pieds de tables ... je n'en dis pas plus) ... on a une bédé assez originale et suprenante mais bon ... le dessin est brouillon, dur à lire et une peu chiant. Ca se laisse lire mais ça s'oublie bien vite au rang d'une curiosité qui étonne sur le coup mais sans plus de génie que ça. Divertissant mais moyen !
Chroniques aléatoires
Ayant beaucoup apprécié Leela et Krishna et trouvant le dessin de Bess excellent, j'ai acheté sans hésiter cette nouvelle BD. Et pourtant, maintenant que je l'ai lue, j'en regrette l'achat car ce n'est pas mon genre de BD. Alors oui, je trouve toujours le dessin de Bess excellent. Il a vraiment un style qui se rapproche de celui de Moebius et qui le vaut bien à mes yeux de néophyte. Il est aussi doué pour les décors que pour les personnages. J'aime beaucoup. Pourtant les images de cette BD sont bien souvent récurrentes : presque toujours des décors caillouteux, la mer, un figuier, des images un peu oniriques, des nuages, etc... Bess y dessine un peu les images qui lui viennent à l'esprit mais ne cherche pas trop la difficulté je trouve. Les images sont jolies mais il n'y a rien de vraiment travaillé et grandiose dans cet album. Certaines planches sont tellement peu travaillées que Bess les laisse blanches, affirmant son droit à "la page blanche". Hormis ces planches vides, tout est joli mais rien n'est vraiment formidable si ce n'est peut-être la simple maîtrise technique de Bess. Sur la planche de gauche, à chaque page, Bess nous offre un décor assez épuré dessiné au crayon qui va évoluer un peu comme une image mouvante au fil des pages, restant dans un style contemplatif et assez onirique. Ce type de dessin par page me rappelle encore fois fortement certains albums de Moebius qui bénéficient eux aussi d'un dessin d'accompagnement aux planches elles-mêmes, dessin situé sur la "page d'en face" de chaque feuille. Quant au scénario, c'est surtout ça qui m'a assez déçu. Après Leela et Krishna, je ne m'attendais pas vraiment à une vraie histoire structurée avec un début, une intrigue et une fin, mais je m'attendais au moins à un peu de suivi entre les pages, une histoire absurde et drôle suivant les pensées et idées de l'auteur. Mais au final, les Chroniques aléatoires sont en réalité une suite de planches à la manière d'un blog BD, avec une idée de planche par jour dirait-on, avec sur chaque planche la "reflexion du jour", une thématique, une pensée mise en image et en BD. Ce sont des petites reflexions sur la vie, l'imagination ou encore le fait d'être auteur de BD et dessinateur. Ce sont des planches parfois absurdes, souvent poétiques, et bien souvent amusantes aussi. Mais ce sont aussi pour moi une grande quantité de planches que je lis sans passion, sans véritablement entrer dans l'ambiance, avec parfois un petit sourire mais sans plus. Et surtout je dois véritablement admettre que je me suis suffisamment ennuyé à la lecture pour ne pas avoir réussi à lire la BD d'une seule traite. Je trouve le concept assez amusant même s'il me rappelle grandement certains blogs BD comme je le dis plus haut, mais je n'ai pas su être touché, ni vraiment intéressé ni suffisamment amusé. Pas mal, souvent très joli, mais je n'en conseille pas l'achat car je ne suis moi-même pas vraiment satisfait de mon achat.