Difficile de cataloguer cette bd. Le genre "humour" est celui qui lui conviendrait le mieux même si elle ne m’a pas fait beaucoup rire. Cette petite bd au format italien se focalise sur deux personnages qui dissertent sur des banalités débouchant sur des discussions stériles. Dans la rubrique "tranches de vie de gens qui n’ont rien à dire", cet album tient le haut du pavé. Le graphisme n’est pas sans rappeler un certain Coyote officiant chez Fluide sans en atteindre la même maîtrise.
Bref, voici un album au contenu pauvre et totalement inintéressant.
A lire éventuellement dans une buvette en bord de mer en sirotant une glace à la fraise.
Au bout de deux albums, on reste un peu sur sa faim. Car Ethan est toujours dans une situation transitoire : infiltré par les fédéraux dans le milieu de la pègre new-yorkaise, il a une existence de petite frappe, qui n'a pas encore réglé le problème de son identité, ni de ses amours. Cela peut se justifier par le fait que les recherches de ce genre ne sont pas toujours rapides, et parfois n'aboutissent à rien. Le scénario de Filippi est tout de même assez prenant, on s'intéresse un peu à la destinée d'Ethan.
Il a trouvé en Gilles Mezzomo un très bon illustrateur qui, d'un style presque "Tardien", évolue progressivement vers du Giraud grande époque.
Espérons que la dimension légèrement fantastique liée aux origines indiennes du héros ne terniront pas cette histoire assez divertissante...
J'avoue que je n'ai pas tout compris dans cet album. Il débute par la bataille de Persépolis, remportée par un Alexandre le Grand quelque peu amer, qui confie un lourd secret à Ptolémée, son fidèle général et futur Pharaon d'Egypte. Puis on bascule sur l'histoire de Kaliclès, un orphelin au nom grec dans l'Egypte de 3 siècles plus tard. Il est dépositaire(et surtout héritier) de rouleaux mystérieux et d'une dague qui vont l'emmener dans de drôles d'aventures. Pendant 46 pages, ce ne sont que rebondissements, retournements de situation... Jusqu'à la fin du tome 1, où le récit prend une curieuse tournure, juste pour nous allécher en attendant le tome 2. Le dessin de Jesus Redondo est un peu naïf et maldroit, mais on sent que l'évolution va dans le bon sens.
Pour ces raisons ma note est un peu faible, car je n'ai pas été convaincu par ce premier album. Attendons la suite pour mieux juger...
Pas mon genre de BD, ça...
Déjà j'aime très moyennement le dessin. René Follet a un style réaliste que je trouve très proche de celui de Vance. Les planches ont un aspect très vieillot comme les vieilles BDs d'aventure : ce n'est pas ma tasse de thé.
Ensuite, concernant les scénarios, nous avons deux types d'histoires à mes yeux.
Les premiers tomes qui sont de vrais enquêtes façon "Sherlock Holmes" à la différence près qu'une part de fantastique s'inscrit dans l'intrigue. Mais ces enquêtes sont plus basées sur le mystère, l'aventure et même l'action que sur une résolution intelligente. Le dévoilement de l'intrigue est en effet un peu naïf et assez désuet.
Les deux tomes "l'ombre rouge" et "l'ombre noire" forment par contre une vraie histoire d'aventure à la façon d'un Bob Morane avec des combats contre les méchants Nazis, un dangereux homme-singe, des voyages au fin fond de la Sibérie, de la magie, du fantastique, etc... Mais à nouveau, le style est très désuet et l'histoire assez naïve, comme issue d'une époque dépassée du roman d'aventure.
Ca pourrait plaire à certains nostalgiques mais personnellement la naïveté du récit et le réalisme "moche" du dessin ne me plaisent pas.
De l'ancienne collection BDétectives de Claude Lefrancq Editeur, c'est peut-être bien cette série Sherlock Holmes scénarisée par A.P. Duchateau que j'ai le plus appréciée. Il faut avouer qu'à la base, j'aime bien le personnage de Holmes tel qu'il a été créé par Conan Doyle. Ensuite, et c'est une chance, ses aventures s'adaptent assez bien en BD car les dialogues n'y sont pas trop complexes et les situations juste assez visuelles pour donner de l'interêt au passage à l'image dessinée.
Le dessin est inégal entre les dessinateurs de cette série. J'aime le dessin de Guy Clair que je trouve net et maîtrisé, un peu rond et pas toujours excellent mais très agréable à lire. J'aime beaucoup moins par contre le dessin de Stibane dont l'encrage me rappelle celui de Walthéry mais qui est empli d'approximations et de ratés visuels à mes yeux. Quant au dessin de Di Sano, je le trouve juste correct mais ce n'est pas tellement mon genre.
Quant au scénario, eh bien, tout tient dans la force et l'intelligence des romans de Conan Doyle. Comme je le disais, l'adaptation en BD se passe très bien car les récits sont suffisamment concis, dynamiques et visuels pour rendre bien en un format d'histoire courte ou en 48 pages. Il y a parfois quand même quelques passages un peu confus ou pas très bien rendus au niveau du récit et de la narration, mais si on n'est pas trop exigeant, cela passe.
Une assez bonne adaptation au final même si elle n'a rien d'indispensable.
Mfff.
C'est bien parce que je lis tout ce qui me tombe sous la main (ou presque) que j'ai lu ce truc.
Je ne regarde pas les séries policières, d'une manière générale, et encore moins les françaises. Cette "adaptation" de l'une des séries les plus populaires est dans le prolongement de la vague de marketing qui afflue sur la BD depuis plusieurs années. Sur cet album, c'est le studio 2HB qui s'est chargé de l'exécution graphique. Zerriouh a réalisé le storyboard et les décors, tandis qu'Allam s'est chargé de l'encrage. Le résultat est... bof. Ce n'est pas franchement laid, mais le style manga pour illustrer une histoire typiquement européenne, j'ai du mal à trouver ça cohérent.
Quant à l'histoire... L'humour un peu potache qui règne passerait sans doute mieux dans un épisode télé de 40 ou 52 minutes, mais en BD, ça tombe totalement à plat. C'est quand même bourré de poncifs.
Ce n'est pas nul, non, juste mauvais.
Côté dessin, peu de chose à dire. C'est un dessin très moyen avec pas mal de ratés même s'il reste lisible. Ce n'est visuellement pas excellent.
Mais c'est surtout le scénario qui pêche totalement.
Je ne connais absolument pas les romans d'Edgar Wallace mais s'ils sont aussi confus que leurs adaptations BD, je n'ai vraiment pas envie de les lire.
Ce qui est "amusant", c'est que les 2 tomes indépendants de cette série ont strictement les mêmes défauts majeurs : la narration est confuse et l'histoire part dans tous les sens. Les personnages s'accumulent sans qu'on voit leur interêt, on ne comprend rien aux motivations des personnages qui parfois s'engueulent pour sa rabibocher tout de suite après, se menacent et en viennent aux mains pour discuter normalement ensuite, semblent tous liés les uns aux autres alors qu'en début d'album, on ne comprend absolument pas ce qu'ils font dans le même récit. Les personnages ne sont absolument pas attachants, les dialogues confus car on a vraiment du mal à comprendre leur place dans le contexte global du récit. C'est bien simple : à aucun moment, on ne rentre un tant soit peu dans l'histoire qui ennuie et agace parfois plus qu'elle n'intéresse.
Une lecture assez pénible qui tient juste par un dessin potable et encore, et par une intrigue où on sent pointer vaguement un peu d'interêt mais sans le voir vraiment.
D'habitude, je lis les commentaires plus que je n'en écris, mais je me dois de faire exception pour cette BD. Pris complètement par hasard dans le rayon parce que la couverture était simplement "jolie", j'ai dévoré le premier tome et été bluffé sur le second. Le dessin est aussi doux et beau que l'histoire. J'étais content de lire enfin quelque chose qui me permette de ressentir des sentiments nouveaux en lisant une bd. Lorsque j'ai tourné la dernière page, le sourire béa, j'avais l'impression d'avoir été me promener au bord de la mer ou dans les bois, c'est tellement raffraîchissant!
"Les garnimos", tout est dit dans le titre... Animaux et garnements.
Dav, nous livre une histoire destinée à nos chères têtes blondes mais à la différence des très tendances Titeuf, Petit Spirou, … ici, il ne s’agit pas d’un album formaté sur le système un gag par planche mais d’une vraie histoire. Même si celle-ci est plutôt un simple prétexte à enchaîner les gags, la lecture est plus agréable comme ça. Les dialogues sont toujours justes, bien trouvés, et très inspirés (Spécial dédicace au rap des hyènes :D). L’humour cocasse et surréaliste fait que même les plus "vieux" y trouveront leur compte.
Les dessins de Dav sont très jolis. Parfait pour une BD jeunesse. Les personnages sont vraiment tout mimi et très expressifs.
BenGrrr a su trouver les couleurs chaudes dans des tons orangés qui collent parfaitement à l’ambiance savane. La colo est tout bonnement magnifique ; simple et efficace comme le dessin.
Rahhh mais 30 pages, c’est trop court…
Quatre ans ! Quatre ans qu’il m’a fallu pour relire cet album ! Une première lecture que j’ai arrêtée au trois-quarts de l’intégrale à cause de l’ambiance malsaine régnant tout au long de cette histoire. Et bizarrement, c’est cette ambiance qui m’a fait accrocher à cette deuxième lecture.
Les auteurs se sont inspirés d’« alien » pour réaliser cette série, ça se voit et, d’après leurs remerciements, ne le cachent pas ! Sans atteindre le suspens et l’atmosphère de ce film culte, Marazano et Bec ont néanmoins signé une bonne BD.
L’histoire est classique, elle met en scène un commando qui intervient dans une base d’une planète glaciale dont ils n’ont aucune nouvelle de ses résidents. Les soldats n’ont eu qu’une seule consigne : ils doivent à tout prix laisser la base intacte… mais une fois sur place, ils tomberont un par un…
L’atmosphère malsaine qui règne tout au long de cette série est principalement due par la pression psychologique subie par les personnages qui voient leurs compagnons mourir un par un sous d’étranges circonstances.
Le scénariste a mis beaucoup de scènes de discussions entre ces soldats qui peuvent lasser des lecteurs. Moi-même, j’ai eu beaucoup de mal à m’accrocher à ces débats mais qui contribuent énormément à cette sale ambiance.
En gros, je reproche aux auteurs d’avoir étiré leur histoire par ces nombreux débats et aussi par l’emploi de scènes qui n’apportent que peu de choses aux lecteurs. A la décharge du scénariste, je déplore également par moments la faible taille de la police de texte qui a entaché mon confort de lecture.
J’aime bien le dessin réaliste de Bec qui est en totale adéquation avec ce récit.
Toutefois, j’ai trouvé dommage que les visages ne soient pas assez différenciés. J’ai eu tout au long de l’album la difficulté de savoir reconnaître tout de suite les personnages. Je pense que Christophe Bec aurait gagné à rendre un peu moins réaliste son trait un peu à la manière de Bajram pour que son style gagne en lisibilité.
J’aurais bien aimé voir une version noir et blanc de cette série pour mieux apprécier le dessin de Bec. La mise en couleurs est assez discrète et se révèle finalement adaptée à l’histoire.
Au final, « Zéro absolu » m’a laissé un sentiment mitigé. Il y a dans cette série quelque chose qui me dit que, sans ces défauts de lisibilité et de narration, ça aurait pu être une excellente BD. Malgré tout, je me souviendrai toujours de cette sale ambiance !
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On est tous des touristes quelque part
Difficile de cataloguer cette bd. Le genre "humour" est celui qui lui conviendrait le mieux même si elle ne m’a pas fait beaucoup rire. Cette petite bd au format italien se focalise sur deux personnages qui dissertent sur des banalités débouchant sur des discussions stériles. Dans la rubrique "tranches de vie de gens qui n’ont rien à dire", cet album tient le haut du pavé. Le graphisme n’est pas sans rappeler un certain Coyote officiant chez Fluide sans en atteindre la même maîtrise. Bref, voici un album au contenu pauvre et totalement inintéressant. A lire éventuellement dans une buvette en bord de mer en sirotant une glace à la fraise.
Ethan Ringler, Agent fédéral
Au bout de deux albums, on reste un peu sur sa faim. Car Ethan est toujours dans une situation transitoire : infiltré par les fédéraux dans le milieu de la pègre new-yorkaise, il a une existence de petite frappe, qui n'a pas encore réglé le problème de son identité, ni de ses amours. Cela peut se justifier par le fait que les recherches de ce genre ne sont pas toujours rapides, et parfois n'aboutissent à rien. Le scénario de Filippi est tout de même assez prenant, on s'intéresse un peu à la destinée d'Ethan. Il a trouvé en Gilles Mezzomo un très bon illustrateur qui, d'un style presque "Tardien", évolue progressivement vers du Giraud grande époque. Espérons que la dimension légèrement fantastique liée aux origines indiennes du héros ne terniront pas cette histoire assez divertissante...
Kaliclès
J'avoue que je n'ai pas tout compris dans cet album. Il débute par la bataille de Persépolis, remportée par un Alexandre le Grand quelque peu amer, qui confie un lourd secret à Ptolémée, son fidèle général et futur Pharaon d'Egypte. Puis on bascule sur l'histoire de Kaliclès, un orphelin au nom grec dans l'Egypte de 3 siècles plus tard. Il est dépositaire(et surtout héritier) de rouleaux mystérieux et d'une dague qui vont l'emmener dans de drôles d'aventures. Pendant 46 pages, ce ne sont que rebondissements, retournements de situation... Jusqu'à la fin du tome 1, où le récit prend une curieuse tournure, juste pour nous allécher en attendant le tome 2. Le dessin de Jesus Redondo est un peu naïf et maldroit, mais on sent que l'évolution va dans le bon sens. Pour ces raisons ma note est un peu faible, car je n'ai pas été convaincu par ce premier album. Attendons la suite pour mieux juger...
Edmund Bell
Pas mon genre de BD, ça... Déjà j'aime très moyennement le dessin. René Follet a un style réaliste que je trouve très proche de celui de Vance. Les planches ont un aspect très vieillot comme les vieilles BDs d'aventure : ce n'est pas ma tasse de thé. Ensuite, concernant les scénarios, nous avons deux types d'histoires à mes yeux. Les premiers tomes qui sont de vrais enquêtes façon "Sherlock Holmes" à la différence près qu'une part de fantastique s'inscrit dans l'intrigue. Mais ces enquêtes sont plus basées sur le mystère, l'aventure et même l'action que sur une résolution intelligente. Le dévoilement de l'intrigue est en effet un peu naïf et assez désuet. Les deux tomes "l'ombre rouge" et "l'ombre noire" forment par contre une vraie histoire d'aventure à la façon d'un Bob Morane avec des combats contre les méchants Nazis, un dangereux homme-singe, des voyages au fin fond de la Sibérie, de la magie, du fantastique, etc... Mais à nouveau, le style est très désuet et l'histoire assez naïve, comme issue d'une époque dépassée du roman d'aventure. Ca pourrait plaire à certains nostalgiques mais personnellement la naïveté du récit et le réalisme "moche" du dessin ne me plaisent pas.
Sherlock Holmes
De l'ancienne collection BDétectives de Claude Lefrancq Editeur, c'est peut-être bien cette série Sherlock Holmes scénarisée par A.P. Duchateau que j'ai le plus appréciée. Il faut avouer qu'à la base, j'aime bien le personnage de Holmes tel qu'il a été créé par Conan Doyle. Ensuite, et c'est une chance, ses aventures s'adaptent assez bien en BD car les dialogues n'y sont pas trop complexes et les situations juste assez visuelles pour donner de l'interêt au passage à l'image dessinée. Le dessin est inégal entre les dessinateurs de cette série. J'aime le dessin de Guy Clair que je trouve net et maîtrisé, un peu rond et pas toujours excellent mais très agréable à lire. J'aime beaucoup moins par contre le dessin de Stibane dont l'encrage me rappelle celui de Walthéry mais qui est empli d'approximations et de ratés visuels à mes yeux. Quant au dessin de Di Sano, je le trouve juste correct mais ce n'est pas tellement mon genre. Quant au scénario, eh bien, tout tient dans la force et l'intelligence des romans de Conan Doyle. Comme je le disais, l'adaptation en BD se passe très bien car les récits sont suffisamment concis, dynamiques et visuels pour rendre bien en un format d'histoire courte ou en 48 pages. Il y a parfois quand même quelques passages un peu confus ou pas très bien rendus au niveau du récit et de la narration, mais si on n'est pas trop exigeant, cela passe. Une assez bonne adaptation au final même si elle n'a rien d'indispensable.
Léa Parker
Mfff. C'est bien parce que je lis tout ce qui me tombe sous la main (ou presque) que j'ai lu ce truc. Je ne regarde pas les séries policières, d'une manière générale, et encore moins les françaises. Cette "adaptation" de l'une des séries les plus populaires est dans le prolongement de la vague de marketing qui afflue sur la BD depuis plusieurs années. Sur cet album, c'est le studio 2HB qui s'est chargé de l'exécution graphique. Zerriouh a réalisé le storyboard et les décors, tandis qu'Allam s'est chargé de l'encrage. Le résultat est... bof. Ce n'est pas franchement laid, mais le style manga pour illustrer une histoire typiquement européenne, j'ai du mal à trouver ça cohérent. Quant à l'histoire... L'humour un peu potache qui règne passerait sans doute mieux dans un épisode télé de 40 ou 52 minutes, mais en BD, ça tombe totalement à plat. C'est quand même bourré de poncifs. Ce n'est pas nul, non, juste mauvais.
Edgar Wallace
Côté dessin, peu de chose à dire. C'est un dessin très moyen avec pas mal de ratés même s'il reste lisible. Ce n'est visuellement pas excellent. Mais c'est surtout le scénario qui pêche totalement. Je ne connais absolument pas les romans d'Edgar Wallace mais s'ils sont aussi confus que leurs adaptations BD, je n'ai vraiment pas envie de les lire. Ce qui est "amusant", c'est que les 2 tomes indépendants de cette série ont strictement les mêmes défauts majeurs : la narration est confuse et l'histoire part dans tous les sens. Les personnages s'accumulent sans qu'on voit leur interêt, on ne comprend rien aux motivations des personnages qui parfois s'engueulent pour sa rabibocher tout de suite après, se menacent et en viennent aux mains pour discuter normalement ensuite, semblent tous liés les uns aux autres alors qu'en début d'album, on ne comprend absolument pas ce qu'ils font dans le même récit. Les personnages ne sont absolument pas attachants, les dialogues confus car on a vraiment du mal à comprendre leur place dans le contexte global du récit. C'est bien simple : à aucun moment, on ne rentre un tant soit peu dans l'histoire qui ennuie et agace parfois plus qu'elle n'intéresse. Une lecture assez pénible qui tient juste par un dessin potable et encore, et par une intrigue où on sent pointer vaguement un peu d'interêt mais sans le voir vraiment.
Où le regard ne porte pas...
D'habitude, je lis les commentaires plus que je n'en écris, mais je me dois de faire exception pour cette BD. Pris complètement par hasard dans le rayon parce que la couverture était simplement "jolie", j'ai dévoré le premier tome et été bluffé sur le second. Le dessin est aussi doux et beau que l'histoire. J'étais content de lire enfin quelque chose qui me permette de ressentir des sentiments nouveaux en lisant une bd. Lorsque j'ai tourné la dernière page, le sourire béa, j'avais l'impression d'avoir été me promener au bord de la mer ou dans les bois, c'est tellement raffraîchissant!
Les Garnimos
"Les garnimos", tout est dit dans le titre... Animaux et garnements. Dav, nous livre une histoire destinée à nos chères têtes blondes mais à la différence des très tendances Titeuf, Petit Spirou, … ici, il ne s’agit pas d’un album formaté sur le système un gag par planche mais d’une vraie histoire. Même si celle-ci est plutôt un simple prétexte à enchaîner les gags, la lecture est plus agréable comme ça. Les dialogues sont toujours justes, bien trouvés, et très inspirés (Spécial dédicace au rap des hyènes :D). L’humour cocasse et surréaliste fait que même les plus "vieux" y trouveront leur compte. Les dessins de Dav sont très jolis. Parfait pour une BD jeunesse. Les personnages sont vraiment tout mimi et très expressifs. BenGrrr a su trouver les couleurs chaudes dans des tons orangés qui collent parfaitement à l’ambiance savane. La colo est tout bonnement magnifique ; simple et efficace comme le dessin. Rahhh mais 30 pages, c’est trop court…
Zéro absolu
Quatre ans ! Quatre ans qu’il m’a fallu pour relire cet album ! Une première lecture que j’ai arrêtée au trois-quarts de l’intégrale à cause de l’ambiance malsaine régnant tout au long de cette histoire. Et bizarrement, c’est cette ambiance qui m’a fait accrocher à cette deuxième lecture. Les auteurs se sont inspirés d’« alien » pour réaliser cette série, ça se voit et, d’après leurs remerciements, ne le cachent pas ! Sans atteindre le suspens et l’atmosphère de ce film culte, Marazano et Bec ont néanmoins signé une bonne BD. L’histoire est classique, elle met en scène un commando qui intervient dans une base d’une planète glaciale dont ils n’ont aucune nouvelle de ses résidents. Les soldats n’ont eu qu’une seule consigne : ils doivent à tout prix laisser la base intacte… mais une fois sur place, ils tomberont un par un… L’atmosphère malsaine qui règne tout au long de cette série est principalement due par la pression psychologique subie par les personnages qui voient leurs compagnons mourir un par un sous d’étranges circonstances. Le scénariste a mis beaucoup de scènes de discussions entre ces soldats qui peuvent lasser des lecteurs. Moi-même, j’ai eu beaucoup de mal à m’accrocher à ces débats mais qui contribuent énormément à cette sale ambiance. En gros, je reproche aux auteurs d’avoir étiré leur histoire par ces nombreux débats et aussi par l’emploi de scènes qui n’apportent que peu de choses aux lecteurs. A la décharge du scénariste, je déplore également par moments la faible taille de la police de texte qui a entaché mon confort de lecture. J’aime bien le dessin réaliste de Bec qui est en totale adéquation avec ce récit. Toutefois, j’ai trouvé dommage que les visages ne soient pas assez différenciés. J’ai eu tout au long de l’album la difficulté de savoir reconnaître tout de suite les personnages. Je pense que Christophe Bec aurait gagné à rendre un peu moins réaliste son trait un peu à la manière de Bajram pour que son style gagne en lisibilité. J’aurais bien aimé voir une version noir et blanc de cette série pour mieux apprécier le dessin de Bec. La mise en couleurs est assez discrète et se révèle finalement adaptée à l’histoire. Au final, « Zéro absolu » m’a laissé un sentiment mitigé. Il y a dans cette série quelque chose qui me dit que, sans ces défauts de lisibilité et de narration, ça aurait pu être une excellente BD. Malgré tout, je me souviendrai toujours de cette sale ambiance !