Autant j'ai fini par bien apprécier Edika et ses histoires délirantes, autant je n'y arrive pas avec Carali.
Le dessin y est semblable mais finalement nettement moins bon.
Et les histoires ont très globalement une même thématique : du délire, du cul, du "gentil" trash et de l'humour un peu provocant. Mais franchement, je n'ai trouvé aucun gag des crétins sont des abrutis drôle et je n'aime pas cette recherche de trash et de cul gratuit et provocant par son côté un peu gore. Le délire part trop loin et surtout trop facilement et il n'en reste plus rien de drôle pour moi.
Bon, cette série ne casse aucune patte à un lombric mais comme le dit Arzak ci-dessous elle est plutôt sympa et surtout pas prise de tête.
Le dessin de Boulet est frais et lisible (il fera sans doute de très bons Donjon s'il y reprend la main comme prévu). Sans qu'il n'ait rien d'exceptionnel, j'aime assez lire ses planches surtout quand il s'agit d'humour pur et dur.
Et quant à l'humour ici, il n'est pas bien fin, souvent déjà-vu mais raconté et dessiné de telle manière que c'en est marrant, même quand on lit un gag qu'on a déjà vu sous une autre forme dans d'autres BDs. C'est du "gros humour qui tâche" mais gentil et sympa.
Rigolo, quoi.
Passionné de littérature et de bande dessinée, je trouve que "quartier lointain" vient réconcilier ces deux pans de l'écriture. Ici, point de Duchesse de Guermantes, ni de Baron de Charlus mais des hommes et des femmes anonymes. A sa manière, Jirô Taniguchi est parti "A la recherche du temps perdu", et avec quel talent ! A ce niveau, une critique précédente évoquait, non une BD, mais un livre à propos de ce diptyque, mais moi je parlerai plutôt d'une oeuvre voire d'un chef-d'oeuvre. Car les adjectifs ne manquent pas à la lecture de "quartier lointain" : époustouflant, poignant, émouvant, nostalgique... bouleversant, bref magnifique !
Cette oeuvre monumentale, qui vous arrache des véritables moments d'émotion, est incontournable pour tout amateur de BD et de littérature. Une fois la dernière page tournée, il est très difficile de reprendre un autre livre (j'ai eu la même impression en achevant la lecture de "la recherche du temps perdu" de Marcel Proust). Pour ceux qui veulent prolonger l'univers de Taniguchi, précipitez vous sur "le journal de mon père" paru en trois volumes chez Casterman, pour les autres, courrez immédiatement acheter "Quartier Lointain".
Les albums de Jean-Pierre Duffour parus à l’Association m’ont jusqu’à présent moyennement plu, la faute à un scénario faiblard, voire décevant, alors que ses dessins me plaisent beaucoup. Cette bd nous offre du "Jean-Pierre Duffour en technicolor". Et je dois dire que c’est visuellement réussi avec des aplats qui se marient bien avec le trait "pictural" de l’auteur.
Côté récit, c’est une semi déception. J’ai apprécié ce mélange d’onirisme, de conte et de légendes mais la fin est un peu facile et décevante. Ceci dit, il faut relativiser puisque c’est le meilleur album de l’auteur qu’il m’ait été donné de lire et les planches sont de toute beauté !
A lire !
"Oumpah-Pah", est le grand frère d’Astérix. Grand frère car cette BD a été créée par Goscinny (scénario) et Uderzo (dessin) avant que ceux-ci préfèrent s’occuper du cas de certains irréductibles gros nez. Ne chercher donc pas de véritable lien de parenté…
L’histoire raconte l’arriver des premiers colons en Amérique, retranché dans leur fort, ils observent et entrent en contact avec la population voisine du village indien. Bizarre ça me rappelle une autre histoire. Les deux héros sont un colon maigrelet répondant au nom De La Pâte Feuilletée alias Double-Scalp et un fière et costaud indien, Oumpah-Pah. De plus en plus étrange, vous ne trouvez pas.
Enfin bref tout était déjà là avant Astérix, le petit village, les garnisons retranchés, les noms à coucher dehors, et même les gros nez (même si les deux héros ont été épargnés de ce fameux surpoids nasal).
J’en entends déjà crier au plagiat eh ben non, Oumpah-Pah était la avant. Alors les copieurs c’est les gaulois (mais bon, ils ont si bien su le faire qu’on ne peut pas leur en vouloir).
Côté dessin, c’est très chouette, on perçoit déjà largement tout le talent de Uderzo. Le style est très très proche voir identique à celui d’Astérix.
Je conseille donc ces BDs, à tous les fans d’Astérix et autres amateurs de pures aventures comiques, même si je les trouve un poil en dessous de celles de son petit frère à la moustache jaune.
Un manga qui sort de l'ordinaire (on n'en voit pas souvent des mangas sur la 2de guerre mondiale), mais vraiment prenant.
Les visages des personnages sont expressifs, les engins de guerre sont très détaillés, le dessin est très agréable à l'oeil.
Je n'ai lu que les 3 premiers tomes, mais ça promet d'être intéressant.
Les militaires du futur vont-ils changer l'histoire au profit du Japon ? Vite ! la suite !
On ne peut pas vraiment dire que le dessin de cet album soit attirant ni attrayant : le trait est très (trop...) fin, assez raide et il paraît assez souvent maladroit.
Les différentes histoires vont du fantastique au thriller avec de larges emprunts au roman graphique. Le thème de la mort est omniprésent sous différentes formes, et la variété des nouvelles est intérressante, même si leur originalité n'est pas toujours débordante ni leur traitement passionnant. Il faut aussi faire un petit effort pour mettre de côté son incrédulité, moyennant quoi on parvient à les apprécier.
Ceci étant dit, cet album ne marque pas vraiment et est à mon avis très dispensable.
Excellent ; un dessin très bon ; un scénario original (bien qu'il s'agisse d'une énième quête) ; un monde bien travaillé, original et crédible ; une aventure décoiffante, prenante, et parfois drôle. On est rapidement conquis. C'est un sans fautes de Loisel et Le tendre.
Une série très réussie dans le style polar américain des années 50 avec un excellent dessin et un scénario bon bien que peu original. L'originalité provient du fait de mettre en scène des animaux à la place des hommes. Un choix peut-être contestable, mais qui ne gâche en rien le plaisir de lecture et apporte parfois une touche distrayante. A noter : le dessinateur rend particulièrement bien les émotions sur les visages de ses animaux/personnages.
A lire.
D’emblée je l’avoue, je ne suis pas amateur de super-héros. Pourtant, avec Comix Remix, Hervé Bourhis fournit un album qui m’a captivé de bout en bout.
L’auteur centre son récit sur John-John, le fils du défunt Mister Mercure, convoité par la corporation des super-héros mais aussi par le groupe des clandestins. Le récit est intelligemment construit, dense et bien charpenté. On sent que l’auteur maîtrise parfaitement son sujet et que rien n’est laissé au hasard.
Tout en gardant son propre style, le dessin d’Hervé Bourhis est dans la lignée des auteurs dit de "nouvelle génération".
A lire sans hésitations!
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Les Crétins sont des abrutis
Autant j'ai fini par bien apprécier Edika et ses histoires délirantes, autant je n'y arrive pas avec Carali. Le dessin y est semblable mais finalement nettement moins bon. Et les histoires ont très globalement une même thématique : du délire, du cul, du "gentil" trash et de l'humour un peu provocant. Mais franchement, je n'ai trouvé aucun gag des crétins sont des abrutis drôle et je n'aime pas cette recherche de trash et de cul gratuit et provocant par son côté un peu gore. Le délire part trop loin et surtout trop facilement et il n'en reste plus rien de drôle pour moi.
Le Miya
Bon, cette série ne casse aucune patte à un lombric mais comme le dit Arzak ci-dessous elle est plutôt sympa et surtout pas prise de tête. Le dessin de Boulet est frais et lisible (il fera sans doute de très bons Donjon s'il y reprend la main comme prévu). Sans qu'il n'ait rien d'exceptionnel, j'aime assez lire ses planches surtout quand il s'agit d'humour pur et dur. Et quant à l'humour ici, il n'est pas bien fin, souvent déjà-vu mais raconté et dessiné de telle manière que c'en est marrant, même quand on lit un gag qu'on a déjà vu sous une autre forme dans d'autres BDs. C'est du "gros humour qui tâche" mais gentil et sympa. Rigolo, quoi.
Quartier lointain
Passionné de littérature et de bande dessinée, je trouve que "quartier lointain" vient réconcilier ces deux pans de l'écriture. Ici, point de Duchesse de Guermantes, ni de Baron de Charlus mais des hommes et des femmes anonymes. A sa manière, Jirô Taniguchi est parti "A la recherche du temps perdu", et avec quel talent ! A ce niveau, une critique précédente évoquait, non une BD, mais un livre à propos de ce diptyque, mais moi je parlerai plutôt d'une oeuvre voire d'un chef-d'oeuvre. Car les adjectifs ne manquent pas à la lecture de "quartier lointain" : époustouflant, poignant, émouvant, nostalgique... bouleversant, bref magnifique ! Cette oeuvre monumentale, qui vous arrache des véritables moments d'émotion, est incontournable pour tout amateur de BD et de littérature. Une fois la dernière page tournée, il est très difficile de reprendre un autre livre (j'ai eu la même impression en achevant la lecture de "la recherche du temps perdu" de Marcel Proust). Pour ceux qui veulent prolonger l'univers de Taniguchi, précipitez vous sur "le journal de mon père" paru en trois volumes chez Casterman, pour les autres, courrez immédiatement acheter "Quartier Lointain".
La Vengeance du Golem Africain
Les albums de Jean-Pierre Duffour parus à l’Association m’ont jusqu’à présent moyennement plu, la faute à un scénario faiblard, voire décevant, alors que ses dessins me plaisent beaucoup. Cette bd nous offre du "Jean-Pierre Duffour en technicolor". Et je dois dire que c’est visuellement réussi avec des aplats qui se marient bien avec le trait "pictural" de l’auteur. Côté récit, c’est une semi déception. J’ai apprécié ce mélange d’onirisme, de conte et de légendes mais la fin est un peu facile et décevante. Ceci dit, il faut relativiser puisque c’est le meilleur album de l’auteur qu’il m’ait été donné de lire et les planches sont de toute beauté ! A lire !
Oumpah-Pah
"Oumpah-Pah", est le grand frère d’Astérix. Grand frère car cette BD a été créée par Goscinny (scénario) et Uderzo (dessin) avant que ceux-ci préfèrent s’occuper du cas de certains irréductibles gros nez. Ne chercher donc pas de véritable lien de parenté… L’histoire raconte l’arriver des premiers colons en Amérique, retranché dans leur fort, ils observent et entrent en contact avec la population voisine du village indien. Bizarre ça me rappelle une autre histoire. Les deux héros sont un colon maigrelet répondant au nom De La Pâte Feuilletée alias Double-Scalp et un fière et costaud indien, Oumpah-Pah. De plus en plus étrange, vous ne trouvez pas. Enfin bref tout était déjà là avant Astérix, le petit village, les garnisons retranchés, les noms à coucher dehors, et même les gros nez (même si les deux héros ont été épargnés de ce fameux surpoids nasal). J’en entends déjà crier au plagiat eh ben non, Oumpah-Pah était la avant. Alors les copieurs c’est les gaulois (mais bon, ils ont si bien su le faire qu’on ne peut pas leur en vouloir). Côté dessin, c’est très chouette, on perçoit déjà largement tout le talent de Uderzo. Le style est très très proche voir identique à celui d’Astérix. Je conseille donc ces BDs, à tous les fans d’Astérix et autres amateurs de pures aventures comiques, même si je les trouve un poil en dessous de celles de son petit frère à la moustache jaune.
Zipang
Un manga qui sort de l'ordinaire (on n'en voit pas souvent des mangas sur la 2de guerre mondiale), mais vraiment prenant. Les visages des personnages sont expressifs, les engins de guerre sont très détaillés, le dessin est très agréable à l'oeil. Je n'ai lu que les 3 premiers tomes, mais ça promet d'être intéressant. Les militaires du futur vont-ils changer l'histoire au profit du Japon ? Vite ! la suite !
Fujisan
On ne peut pas vraiment dire que le dessin de cet album soit attirant ni attrayant : le trait est très (trop...) fin, assez raide et il paraît assez souvent maladroit. Les différentes histoires vont du fantastique au thriller avec de larges emprunts au roman graphique. Le thème de la mort est omniprésent sous différentes formes, et la variété des nouvelles est intérressante, même si leur originalité n'est pas toujours débordante ni leur traitement passionnant. Il faut aussi faire un petit effort pour mettre de côté son incrédulité, moyennant quoi on parvient à les apprécier. Ceci étant dit, cet album ne marque pas vraiment et est à mon avis très dispensable.
La Quête de l'Oiseau du Temps
Excellent ; un dessin très bon ; un scénario original (bien qu'il s'agisse d'une énième quête) ; un monde bien travaillé, original et crédible ; une aventure décoiffante, prenante, et parfois drôle. On est rapidement conquis. C'est un sans fautes de Loisel et Le tendre.
Blacksad
Une série très réussie dans le style polar américain des années 50 avec un excellent dessin et un scénario bon bien que peu original. L'originalité provient du fait de mettre en scène des animaux à la place des hommes. Un choix peut-être contestable, mais qui ne gâche en rien le plaisir de lecture et apporte parfois une touche distrayante. A noter : le dessinateur rend particulièrement bien les émotions sur les visages de ses animaux/personnages. A lire.
Comix Remix
D’emblée je l’avoue, je ne suis pas amateur de super-héros. Pourtant, avec Comix Remix, Hervé Bourhis fournit un album qui m’a captivé de bout en bout. L’auteur centre son récit sur John-John, le fils du défunt Mister Mercure, convoité par la corporation des super-héros mais aussi par le groupe des clandestins. Le récit est intelligemment construit, dense et bien charpenté. On sent que l’auteur maîtrise parfaitement son sujet et que rien n’est laissé au hasard. Tout en gardant son propre style, le dessin d’Hervé Bourhis est dans la lignée des auteurs dit de "nouvelle génération". A lire sans hésitations!