Je suis tombée sur cette bd un peu par hasard alors que je commençais à être plus que déçue par Arleston (non pas que j'aie déjà été fan, mais Lanfeust, par exemple, avait eu le mérite de me distraire sans tomber dans le sous-pop-corn-bien-lourd). Je commence à tourner les pages, pleine de méfiance et un sourcil froncé, en me répétant mentalement que le talent d'Adrien Floch vaut bien de perdre une demi-heure à lire quelque chose de médiocre. Et là quelle n'est pas ma surprise : c'est bien. Pas grandiose, pas novateur pour un sou... Mais efficace, prenant, d'une lecture agréable, avec des personnages sympathiques et une aventure dynamique... Bien quoi !
Aurais-je eu des idées préconçues ? Il faut le croire. Certes, Ythaq reste une bd d'aventure assez classique, avec ses personnages un peu stéréotypés (mais pas tant que ça finalement si l'on compare à d'autres séries)... Quelques situations convenues et scènes déjà-vues, les touches d'humour de rigueur... Et le retour de la vengeance du come back de quelques thèmes dont Arleston a bien du mal à se défaire (les pouvoirs ne pouvant fonctionner que si une source d'énergie est présente, un(e) élu(e), etc...). Mais l'ensemble fonctionne vraiment bien, et j'ai pris un grand plaisir à lire cette histoire !
Il ne s'agit certes pas de la série de l'année mais je lirai la suite avec plaisir. Une très bonne surprise, à recommander !
Will Eisner, décédé récemment, était considéré comme un génie du comic book américain. C’est donc avec une certaine excitation que j’ai entamé la lecture de « L'appel de l'espace », d’autant plus que je trouvais le sujet alléchant.
L’histoire commence exactement comme le film « Contact » (avec entre autre Jodie Foster) : des scientifiques captent un signal venu de l’espace, et découvrent rapidement qu’il s’agit d’une suite de nombres premiers, preuve que l’émetteur est doué d’une certaine intelligence. Mais là où le film s’embarquait dans une histoire très science-fictionesque, « L'appel de l'espace » reste plus terre à terre, et s’amuse à imaginer la réaction en chaîne que produirait une telle découverte sur notre bonne vielle terre.
Et là, l’auteur s’amuse et passe en revue tous les cotés les plus décadents de notre société, tous les traits les plus embarrassants de notre chère race humaine. Course au prestige entre les USA et l’URSS (oui la 1ere publication date des années 70), multinationale désireuse d’affirmer son emprise financière sur le monde, scientifiques fous avides de succès et de gloire, sectes opportuniste, motivations politiques douteuses, … Bref, que du beau monde. Les développements et implications de ce beau bordel sont tout simplement fascinants à suivre, et la conclusion est très bien faite.
Une superbe histoire, peut-être un peu difficile à suivre par moment (il y a beaucoup de personnages, beaucoup de noms à retenir), mais que je vous invite chaudement à découvrir si le sujet vous intéresse.
"La Geste des Chevaliers Dragons"Ange, le scénariste de cette série composée de one shot, nous dépeint un monde apocalyptique, où la vie ne tient plus qu’à un fil à chaque fois qu’un dragon apparaît, et seule une jeune pucelle de l’ordre des chevaliers Dragon peut en venir à bout avant que le souffle de la bête ne répande son fléau sur toute la terre. Le premier tome a le mérite de lancer une histoire Heroic Fantasy sombre et assez originale, le second s’endort un peu sur ses lauriers et joue plus la carte belles nanas en quête d’aventures (un peu trop bateau à mon goût), et le troisième retrouve une ambiance plus dramatique et sombre. Le problème c’est que l’histoire se répète et on commence à tourner autour du pot : un dragon se pointe et une vierge doit s’occuper vite fait de son cas. Ça devient très répétitif même si il faut souligner l’effort fait au fil des tomes pour développer et étoffer cet univers avec les prêtres d’Aman, les sœurs de la vengeance, les chasseurs de viell… Et puis arrive les tome 4 et 5 où il est tout d'abord question d’un siège et puis d'une sorte de chasse au trésor, pas révolutionnaire mais ils ont le mérite de changer un peu la trame de fond même si ça reste très manichéen et simpliste.
Chaque tome est dessiné par un auteur différent :
• TOME 1 - "Jaïna" :
Les illustrations de Varanda sont mes préférés. Il a su admirablement donner vie à cette série. Les deux héroïnes aux formes avantageuses sont très belles et les différentes architectures présentent dans ce tome sont vraiment extraordinaires. (Seul petit reproche, je n’aime pas la couverture.)
Les couleurs de Rieu sont jolies mais ce ne sont pas les meilleures.
• TOME 2 - "Akanah" :
Les dessins de Briones sont jolis et s’adaptent parfaitement bien à l’univers créé par Ange et Varanda. Encore une fois les filles sont belles, un poil plus siliconées que celles de son prédécesseur. Et le dragon de Briones est vraiment top.
Les couleurs de Paitreau (sur ce tome) sont les plus belles à mon goût.
• TOME 3 - "Le pays de non-vie" :
Guinebaud se démarque un peu plus du style des deux autres. Cette différence vient sûrement essentiellement du fait qu’il a volontairement omis d’encrer ses planches pour donner plus de spontanéité à son trait. Même si je ne suis pas un grand fan de cette technique qui fait trop fouillis selon moi, il faut bien se rendre à l’évidence que ça donne un côté encore plus effrayant à ce monde. Je trouve sa guerrière moins appétissante que les autres.
Les couleurs de Paitreau s’adapte parfaitement bien au style crayonné de Guinebaud mais s’éloigne un peu de se qu’il avait fait avec le tome 2.
• TOME 4 - "Brisken" :
On retrouve Briones et Paitreau, mais je trouve que c’est moins beau que le tome 2, les dessins et les couleurs sont plus épurés et grossiers que sur leur tome précédent.
• TOME 5 - "Les jardins du palais" :
Les dessins de Paty sont jolis et très épurés, mais ce ne sont pas mes préférés de la série. Je trouve que c'est un peu trop grossier surtout sur les prises de vue lointaines où le trait mériterait d'être plus fin. A la couleur, on retrouve encore Paitreau avec cette fois si des planches plus lumineuses et flamboyantes (parfois un peu trop).
En somme, c’est une série assez sympa avec un scénar plutôt sombre et répétitif, dont l’attrait principal est la variété des magnifiques dessins laissés par les différents auteurs qui se succèdent au fil des tomes.
Ca commence sur les chapeaux de roue avec une poursuite hight tech dans une Chine futuriste, puis on à l'impression que ça s'enlise un peu, pour déboucher sur l'esquisse d'une réflexion sur le clonage.
Au final ce thriller ne m'a pas trop convaincu, me laissant une impression à la fois de déjà vu et de pas terminé.
Bon, c'est pas mauvais non plus, on sent quand même pas mal de maîtrise de la part d'Hermann, tant au niveau du dessin que du scénario.
Non, non, et mille fois non !
Qu'est ce que c'est que ce truc ? De l'humour ? Je n'ai pas souri une seconde. Du récit d'aventure ? Ah ouais, c'est sûr que Super-Rémi il est trop fort. Non, franchement, c'est pas bon. Le dessin, qui lorgne du côté de grands auteurs du genre (déjà énumérés par mes camarades), est carrément brouillon, on a d'ailleurs même du mal à distinguer les personnages, qui se ressemblent tous... Le scénario est catastrophique, ça tombe à plat à chaque fois. C'est une aberration éditoriale.
Pas mal ce petit album. C'est une lecture assez intéressante de l'universalité de notre société de consommation ; universalité dans le sens où l'on a tendance à tous consommer la même chose. On est un peu déstabilisé par l'enchaînement des récits centrés sur les trois personnages, mais finalement c'est plutôt bien découpé, chaque transition intervenant sur une situation à suspense (suspense relatif : c'est du roman graphique). Le dessin de Pierre Maurel est un mélange plutôt pas mal de la ligne claire et de certains canons "nouvelle BD", qui sert plutôt bien son récit.
L'album est plutôt distrayant, se permettant de nous offrir une petite réflexion sur la relativité de la vie.
Bien loin de moi le devoir de mettre obligatoirement une note extraordinaire à cet ouvrage, je n'aurais de toute manière pas le choix. Après avoir lu nombre de critiques, je décide enfin de livrer mes impressions en espérant ne pas déranger qui que ce soit.
V for Vendetta... Quel titre; quelle idée aussi dangereuse soit-elle. Pour nous pauvres lecteurs laissés à l'abandon, en tête-à-tête avec ce concept. Celui de raconter une histoire et d'essayer de nous l'exposer concrètement sur du papier. Certes les couleurs sont froides, ternes mais à l'image de ce qu'on a voulu que l'on ressente en lisant. Du début à la fin, nous restons scotchés case après case, laissant parfois derrière nous quelques lecteurs n'aspirant pas à cette atmosphère de vérité froide et terriblement crue. On sent également les influences des plus grands en parcourant notre chemin (Georges Orwell, thanks). Mais ce qui nous pousse à aller plus loin est qu'il demeure des questions auxquelles nous n'avons pas de réponse. La remise en question de notre propre condition, se demander si un jour je ne pourrai pas moi-même devenir "V"...
Une vision qui tente de réparer les lois de notre conditionnement. Un message dans des dessins qui ne se veulent pas trop explicites. Des réponses qu'on ne trouve qu'une fois s'être interrogé, après avoir lu cette magnifique BD.
PS: l'expérience continue avec cette adaptation cinématographique qui me laisse pour l'instant perplexe sur l'incidence du message qu'elle pourrait faire passer.
Ne tuons pas la culture et lisez d'abord cette bande dessinée...
Servais, en marge de ses séries vedettes, se détend en réalisant des petites histoires mystérieuses, mais toujours en rapport avec l'écologie. C'est encore une fois le cas avec ce thriller un peu daté, qui mêle agréablement sensualité, critique sociale et apiculture. Les abeilles tueuses sont mises à contribution, à côté de deux soeurs aux relations saphiques, dans cette histoire un peu oppressante. Ce sentiment d'étouffement est conforté par les couleurs de Warnauts, à l'occasion de la réédition en 2004 de l'album initialement sorti en 1991.
Cela ne laisse pas un souvenir inoubliable, mais c'est plutôt agréable à lire.
Troisième album de Comès que je lis et troisième déception. Pourtant, le trait si caractéristique en N&B de l’auteur figure parmi mes préférés dans le genre (avec ceux de Chabouté). De plus, il n’a pas son pareil pour dessiner les animaux à l’image du chat de cet album. On reste coi devant autant de maîtrise. Par contre, les figures des personnages me plaisent moins. Il en va de même pour ce récit qui m’indiffère complètement. Je trouve la narration maladroite et peu captivante, tout comme ce fut le cas pour La maison où rêvent les arbres. A la lecture des albums de Comès, on peut observer des thèmes récurrents qui se font jour : l’importance du monde végétal ou encore la confrontation entre le monde profane et la religion. Mais ces thèmes sont abordés de manière trop superficielle, sans réelle originalité pour susciter un semblant d’intérêt. Bref, les meilleurs albums de Comès restent pour moi encore à découvrir.
Je n’ai lu de Mahler que TNT et Lame Ryder que j’ai trouvé tout deux pas trop mal. De plus, le dessin minimaliste style "dessin de presse" est plutôt sympathique. Repéré dans le bac des "indépendants" d’une librairie bien fournie, j’entame la lecture du Labyrinthe de Kratochvil, lecture de courte durée car lu en quelques secondes. En effet, ce troisième album centré autour du personnage Kratochvil ne pèse pas bien lourd avec ses 24 pages en tout et un (tout petit) dessin muet par page. L’intérêt des albums précédents (parus chez L’Association) semblant déjà fort limité, celui –ci ne déroge pas à la règle. Mahler se contente de faire tourner en rond son personnage fétiche dans une sorte de cheminée d’usine. Difficile de décrypter les intentions de l’auteur sur cet album et je ne pense pas que la lecture des tomes parus chez L’Association m’y aideront beaucoup . . .
Bref, voici un album à réserver uniquement aux inconditionnels de Kratochvil (qui ne semblent pas bien nombreux).
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Les Naufragés d'Ythaq
Je suis tombée sur cette bd un peu par hasard alors que je commençais à être plus que déçue par Arleston (non pas que j'aie déjà été fan, mais Lanfeust, par exemple, avait eu le mérite de me distraire sans tomber dans le sous-pop-corn-bien-lourd). Je commence à tourner les pages, pleine de méfiance et un sourcil froncé, en me répétant mentalement que le talent d'Adrien Floch vaut bien de perdre une demi-heure à lire quelque chose de médiocre. Et là quelle n'est pas ma surprise : c'est bien. Pas grandiose, pas novateur pour un sou... Mais efficace, prenant, d'une lecture agréable, avec des personnages sympathiques et une aventure dynamique... Bien quoi ! Aurais-je eu des idées préconçues ? Il faut le croire. Certes, Ythaq reste une bd d'aventure assez classique, avec ses personnages un peu stéréotypés (mais pas tant que ça finalement si l'on compare à d'autres séries)... Quelques situations convenues et scènes déjà-vues, les touches d'humour de rigueur... Et le retour de la vengeance du come back de quelques thèmes dont Arleston a bien du mal à se défaire (les pouvoirs ne pouvant fonctionner que si une source d'énergie est présente, un(e) élu(e), etc...). Mais l'ensemble fonctionne vraiment bien, et j'ai pris un grand plaisir à lire cette histoire ! Il ne s'agit certes pas de la série de l'année mais je lirai la suite avec plaisir. Une très bonne surprise, à recommander !
L'Appel de l'Espace
Will Eisner, décédé récemment, était considéré comme un génie du comic book américain. C’est donc avec une certaine excitation que j’ai entamé la lecture de « L'appel de l'espace », d’autant plus que je trouvais le sujet alléchant. L’histoire commence exactement comme le film « Contact » (avec entre autre Jodie Foster) : des scientifiques captent un signal venu de l’espace, et découvrent rapidement qu’il s’agit d’une suite de nombres premiers, preuve que l’émetteur est doué d’une certaine intelligence. Mais là où le film s’embarquait dans une histoire très science-fictionesque, « L'appel de l'espace » reste plus terre à terre, et s’amuse à imaginer la réaction en chaîne que produirait une telle découverte sur notre bonne vielle terre. Et là, l’auteur s’amuse et passe en revue tous les cotés les plus décadents de notre société, tous les traits les plus embarrassants de notre chère race humaine. Course au prestige entre les USA et l’URSS (oui la 1ere publication date des années 70), multinationale désireuse d’affirmer son emprise financière sur le monde, scientifiques fous avides de succès et de gloire, sectes opportuniste, motivations politiques douteuses, … Bref, que du beau monde. Les développements et implications de ce beau bordel sont tout simplement fascinants à suivre, et la conclusion est très bien faite. Une superbe histoire, peut-être un peu difficile à suivre par moment (il y a beaucoup de personnages, beaucoup de noms à retenir), mais que je vous invite chaudement à découvrir si le sujet vous intéresse.
La Geste des Chevaliers Dragons
"La Geste des Chevaliers Dragons" Ange, le scénariste de cette série composée de one shot, nous dépeint un monde apocalyptique, où la vie ne tient plus qu’à un fil à chaque fois qu’un dragon apparaît, et seule une jeune pucelle de l’ordre des chevaliers Dragon peut en venir à bout avant que le souffle de la bête ne répande son fléau sur toute la terre. Le premier tome a le mérite de lancer une histoire Heroic Fantasy sombre et assez originale, le second s’endort un peu sur ses lauriers et joue plus la carte belles nanas en quête d’aventures (un peu trop bateau à mon goût), et le troisième retrouve une ambiance plus dramatique et sombre. Le problème c’est que l’histoire se répète et on commence à tourner autour du pot : un dragon se pointe et une vierge doit s’occuper vite fait de son cas. Ça devient très répétitif même si il faut souligner l’effort fait au fil des tomes pour développer et étoffer cet univers avec les prêtres d’Aman, les sœurs de la vengeance, les chasseurs de viell… Et puis arrive les tome 4 et 5 où il est tout d'abord question d’un siège et puis d'une sorte de chasse au trésor, pas révolutionnaire mais ils ont le mérite de changer un peu la trame de fond même si ça reste très manichéen et simpliste. Chaque tome est dessiné par un auteur différent : • TOME 1 - "Jaïna" : Les illustrations de Varanda sont mes préférés. Il a su admirablement donner vie à cette série. Les deux héroïnes aux formes avantageuses sont très belles et les différentes architectures présentent dans ce tome sont vraiment extraordinaires. (Seul petit reproche, je n’aime pas la couverture.) Les couleurs de Rieu sont jolies mais ce ne sont pas les meilleures. • TOME 2 - "Akanah" : Les dessins de Briones sont jolis et s’adaptent parfaitement bien à l’univers créé par Ange et Varanda. Encore une fois les filles sont belles, un poil plus siliconées que celles de son prédécesseur. Et le dragon de Briones est vraiment top. Les couleurs de Paitreau (sur ce tome) sont les plus belles à mon goût. • TOME 3 - "Le pays de non-vie" : Guinebaud se démarque un peu plus du style des deux autres. Cette différence vient sûrement essentiellement du fait qu’il a volontairement omis d’encrer ses planches pour donner plus de spontanéité à son trait. Même si je ne suis pas un grand fan de cette technique qui fait trop fouillis selon moi, il faut bien se rendre à l’évidence que ça donne un côté encore plus effrayant à ce monde. Je trouve sa guerrière moins appétissante que les autres. Les couleurs de Paitreau s’adapte parfaitement bien au style crayonné de Guinebaud mais s’éloigne un peu de se qu’il avait fait avec le tome 2. • TOME 4 - "Brisken" : On retrouve Briones et Paitreau, mais je trouve que c’est moins beau que le tome 2, les dessins et les couleurs sont plus épurés et grossiers que sur leur tome précédent. • TOME 5 - "Les jardins du palais" : Les dessins de Paty sont jolis et très épurés, mais ce ne sont pas mes préférés de la série. Je trouve que c'est un peu trop grossier surtout sur les prises de vue lointaines où le trait mériterait d'être plus fin. A la couleur, on retrouve encore Paitreau avec cette fois si des planches plus lumineuses et flamboyantes (parfois un peu trop). En somme, c’est une série assez sympa avec un scénar plutôt sombre et répétitif, dont l’attrait principal est la variété des magnifiques dessins laissés par les différents auteurs qui se succèdent au fil des tomes.
Zhong Guo
Ca commence sur les chapeaux de roue avec une poursuite hight tech dans une Chine futuriste, puis on à l'impression que ça s'enlise un peu, pour déboucher sur l'esquisse d'une réflexion sur le clonage. Au final ce thriller ne m'a pas trop convaincu, me laissant une impression à la fois de déjà vu et de pas terminé. Bon, c'est pas mauvais non plus, on sent quand même pas mal de maîtrise de la part d'Hermann, tant au niveau du dessin que du scénario.
A la recherche du non-emploi
Non, non, et mille fois non ! Qu'est ce que c'est que ce truc ? De l'humour ? Je n'ai pas souri une seconde. Du récit d'aventure ? Ah ouais, c'est sûr que Super-Rémi il est trop fort. Non, franchement, c'est pas bon. Le dessin, qui lorgne du côté de grands auteurs du genre (déjà énumérés par mes camarades), est carrément brouillon, on a d'ailleurs même du mal à distinguer les personnages, qui se ressemblent tous... Le scénario est catastrophique, ça tombe à plat à chaque fois. C'est une aberration éditoriale.
Buck
Pas mal ce petit album. C'est une lecture assez intéressante de l'universalité de notre société de consommation ; universalité dans le sens où l'on a tendance à tous consommer la même chose. On est un peu déstabilisé par l'enchaînement des récits centrés sur les trois personnages, mais finalement c'est plutôt bien découpé, chaque transition intervenant sur une situation à suspense (suspense relatif : c'est du roman graphique). Le dessin de Pierre Maurel est un mélange plutôt pas mal de la ligne claire et de certains canons "nouvelle BD", qui sert plutôt bien son récit. L'album est plutôt distrayant, se permettant de nous offrir une petite réflexion sur la relativité de la vie.
V pour Vendetta
Bien loin de moi le devoir de mettre obligatoirement une note extraordinaire à cet ouvrage, je n'aurais de toute manière pas le choix. Après avoir lu nombre de critiques, je décide enfin de livrer mes impressions en espérant ne pas déranger qui que ce soit. V for Vendetta... Quel titre; quelle idée aussi dangereuse soit-elle. Pour nous pauvres lecteurs laissés à l'abandon, en tête-à-tête avec ce concept. Celui de raconter une histoire et d'essayer de nous l'exposer concrètement sur du papier. Certes les couleurs sont froides, ternes mais à l'image de ce qu'on a voulu que l'on ressente en lisant. Du début à la fin, nous restons scotchés case après case, laissant parfois derrière nous quelques lecteurs n'aspirant pas à cette atmosphère de vérité froide et terriblement crue. On sent également les influences des plus grands en parcourant notre chemin (Georges Orwell, thanks). Mais ce qui nous pousse à aller plus loin est qu'il demeure des questions auxquelles nous n'avons pas de réponse. La remise en question de notre propre condition, se demander si un jour je ne pourrai pas moi-même devenir "V"... Une vision qui tente de réparer les lois de notre conditionnement. Un message dans des dessins qui ne se veulent pas trop explicites. Des réponses qu'on ne trouve qu'une fois s'être interrogé, après avoir lu cette magnifique BD. PS: l'expérience continue avec cette adaptation cinématographique qui me laisse pour l'instant perplexe sur l'incidence du message qu'elle pourrait faire passer. Ne tuons pas la culture et lisez d'abord cette bande dessinée...
La Petite Reine
Servais, en marge de ses séries vedettes, se détend en réalisant des petites histoires mystérieuses, mais toujours en rapport avec l'écologie. C'est encore une fois le cas avec ce thriller un peu daté, qui mêle agréablement sensualité, critique sociale et apiculture. Les abeilles tueuses sont mises à contribution, à côté de deux soeurs aux relations saphiques, dans cette histoire un peu oppressante. Ce sentiment d'étouffement est conforté par les couleurs de Warnauts, à l'occasion de la réédition en 2004 de l'album initialement sorti en 1991. Cela ne laisse pas un souvenir inoubliable, mais c'est plutôt agréable à lire.
Iris
Troisième album de Comès que je lis et troisième déception. Pourtant, le trait si caractéristique en N&B de l’auteur figure parmi mes préférés dans le genre (avec ceux de Chabouté). De plus, il n’a pas son pareil pour dessiner les animaux à l’image du chat de cet album. On reste coi devant autant de maîtrise. Par contre, les figures des personnages me plaisent moins. Il en va de même pour ce récit qui m’indiffère complètement. Je trouve la narration maladroite et peu captivante, tout comme ce fut le cas pour La maison où rêvent les arbres. A la lecture des albums de Comès, on peut observer des thèmes récurrents qui se font jour : l’importance du monde végétal ou encore la confrontation entre le monde profane et la religion. Mais ces thèmes sont abordés de manière trop superficielle, sans réelle originalité pour susciter un semblant d’intérêt. Bref, les meilleurs albums de Comès restent pour moi encore à découvrir.
Le Labyrinthe de Kratochvil
Je n’ai lu de Mahler que TNT et Lame Ryder que j’ai trouvé tout deux pas trop mal. De plus, le dessin minimaliste style "dessin de presse" est plutôt sympathique. Repéré dans le bac des "indépendants" d’une librairie bien fournie, j’entame la lecture du Labyrinthe de Kratochvil, lecture de courte durée car lu en quelques secondes. En effet, ce troisième album centré autour du personnage Kratochvil ne pèse pas bien lourd avec ses 24 pages en tout et un (tout petit) dessin muet par page. L’intérêt des albums précédents (parus chez L’Association) semblant déjà fort limité, celui –ci ne déroge pas à la règle. Mahler se contente de faire tourner en rond son personnage fétiche dans une sorte de cheminée d’usine. Difficile de décrypter les intentions de l’auteur sur cet album et je ne pense pas que la lecture des tomes parus chez L’Association m’y aideront beaucoup . . . Bref, voici un album à réserver uniquement aux inconditionnels de Kratochvil (qui ne semblent pas bien nombreux).