A force d'entendre parler de cette BD récemment et parce que je viens de lire avec beaucoup de plaisir Live war heroes sur un thème quasi similaire, j'avais hâte de découvrir Cyclopes mais au final, je ne suis pas vraiment convaincu.
Déjà je trouve le dessin assez moyen. Le trait me semble bon et sympathique mais il y a quelque chose qui me gène dans la colorisation et surtout dans l'encrage que je ressens comme légèrement hésitant.
Mais ensuite, c'est l'histoire elle-même que je trouve basique comparée à la dureté de Live war heroes. Les sujets de la guerre organisée et de la télé-réalité sont traités avec efficacité mais sans rien qui se démarque particulièrement dans le récit. Pas d'idée de génie, pas de moment captivant, d'intrigue prenante. Ce n'est peut-être qu'un tome 1 qui prendra toute sa force avec les tomes suivants, mais pour le moment, cette BD n'a été qu'un moment de lecture plaisant mais sans plus.
Bonne petite histoire sentimentale de djeuns ado ou post-ados plus précisément. Les personnages principaux sont coréens, je ne sais pas s'il y a brin d'autobiographie de la part de l'auteur, en tout cas Simon se voit un peu comme un loser qui n'a pas avancé dans la vie depuis le collège. Il se tourmente beaucoup pour pas grand chose, se questionne.
Ca m'a fait penser à Ghost World dans le traitement et la comparaison ados qui pensent se trouver une tête de turc bien beauf pour en rigoler, ici un homme qui envoie par erreur des lettres d'amour à la nouvelle adresse de Nancy, la protagoniste féminine de l'histoire. Mise en page travaillée, ça sent le manga parfois dans ce dessin, narration et textes plutôt justes.
Un bon comics "nouveaux auteurs", même si j'y connais rien en comics.
A l’approche des fêtes de fin d’année, les éditeurs sont souvent tentés de sortir des bédés sur le père Noël. L’intention est louable à condition que ces nouveautés apportent quelque chose de plus à la montagne d’albums de ce type déjà disponible en librairie. « Mon voisin le père Noël » évite ce piège en proposant un scénario original et accrocheur, ainsi qu’un dessin d’une grande beauté.
L’histoire est basée sur un personnage au passé sombre qui, à la suite d’une rencontre avec le père Noël va essayer de racheter ses « erreurs ». Certes, ce genre de scénario a déjà été traité sur d’autres bédés comme « Un pas vers les étoiles » mais « mon voisin le père Noël » se distingue de ceux-là par sa noirceur du propos. En effet, malgré la présence de certaines planches féeriques, la bédé est résolument tournée vers le conte pour adultes par la dureté de nombreuses scènes. Le réalisme de certaines séquences pourront faire sourire les lecteurs adultes comme dans la façon dont est exploitée la maison du père Noël. Et pourtant, le scénario accroche le lecteur car le dosage entre le récit fantastique, réaliste et dramatique est parfaitement réussi. La fin de l’histoire est d’ailleurs surprenante puisque ouverte…
Il est difficile de donner son avis sur cette bédé sans parler de la beauté des dessins réalisés par Béatrice Tillier. Les tons employés s’inspirent de la trilogie « Fées et tendres automates » dont les deux premiers tomes ont été également dessinées par cet auteur. La mise en page et découpage ne souffrent d’aucune critique, la lecture est fluide. Une grande réussite !
Malgré la présence de scènes assez dures et qui peuvent donner quelques frissons aux lecteurs, « Mon voisin le père Noël » est un conte pour adultes qui arrive à nous transmettre la magie de Noël à travers un scénario assez original. Le dessin de Béatrice Tillier est tout simplement une invitation à la lecture de ce livre surprenant ! A lire absolument !
Note finale : 3,5/5
Voilà le type même de l'anti-héros, désabusé, cynique, alcoolique... le tout évoluant dans un univers totalement pourri... bref une ambiance.
J'aime beaucoup les premiers albums (jusqu'à l'amerzone), ensuite ça se tasse un peu, avec du moins bon (très inégal...peut-être un peu lent, lassant) et du très bon "la nurse aux mains sanglantes et la fille qui révaît d'horizon". Mais dans l'ensemble cela reste vraiement sympa. Il faut au moins lire les 4 premiers tomes.
J'adhère totalement au graphisme de Tardi et de surcroît, au personnage de Nestor Burma. Il s'agit ici d'une adaptation parfaitement réussie. Ambiance parfaite, trame bien menée. Seul peut-être l'humour particulier du personnage n'est pas à la hauteur. Enfin rien de très grave. Une BD franchement bien... à conseiller.
C'est bien compliqué de noter Lucky Luke. C'est une partie de mon enfance de bédéphile. Pour ma part je note ici les albums avant la fiancée de Lucky Luke... ensuite ils ne présentent aucune espèce d'intérêt. Même inégaux, avant la fiancée de Lucky Luke, je crois que je les aime tous (sauf 7 histoires de Lucky Luke), même les premiers moins aboutis graphiquement. Je ne saurai dès lors pas en conseiller un, tellement j'adhère aux histoires et aux personnages.
Tiens ? Une oeuvre de jeunesse de Gibrat ? Voilà une curiosité. C'est ce que je me suis dit en découvrant cette BD.
Les histoires courtes de Visions Futées semblent dater de la même époque que les premiers Goudard. Le style de Gibrat n'y est vraiment pas encore maîtrisé. Tant dans le dessin que dans les couleurs et la mise en page, cela sent encore l'amateurisme. Dans certaines cases de certains récits, on sent pointer ce qui fera la beauté des futures oeuvres de l'auteur, mais on en est quand même encore loin.
Quant aux scénarios de ceux qui ont donné ces histoires à dessiner à Gibrat, ils touchent vraiment à tout, allant de la SF au faits divers réel en passant par des contes modernes et autres satyres sociales. Mais dans l'ensemble, il n'y a vraiment rien qui ressorte du lot même si ça se laisse lire (quoique la narration et la mise en page assez ratée ne facilite pas toujours la fluidité de lecture).
Bref, une oeuvre de jeunesse qui pourrait vaguement intéresser les curieux mais sans plus.
J'ai aimé Cryozone, savant mélange de S-F et d'horreur se déroulant dans l'atmosphère confinée d'un vaisseau spatial. Une histoire se plaçant dans la lignée « d'Alien » en quelque sorte.
A la fin du 1er tome, le scénario semble comporter plusieurs incohérences majeures et critiquables. Par exemple, le responsable de la société Cryotek prêt à mourir pour sauver la réputation de sa société. Puis ce même responsable dont l'abdomen est traversé par 4 balles mais qui ne semble pas vouloir mourir. Heureusement, toutes ces incohérences sont ensuite intelligemment « effacées » dans le déroulement du 2ème tome.
Les pseudo – explications scientifiques (un virus de synthèse provenant d'ADN de lézard qui modifie les capacités régénératrices de cellules humaines ou encore des ultrasons qui ont la redoutable propriété de repousser les zombies) prêtent un peu à sourire mais le tout se tient.
Mon principal reproche porte sur la mise en couleur, qui d'ailleurs est bien meilleure dans le 2ème tome. Le changement de coloriste apporte une ambiance bien plus adaptée au récit. J'aurai aimé des palettes de couleurs très noires, créant une sensation d'étouffement, d'oppression et ceci afin de bien me mettre dans la peau de ces humains perdus dans l'infini de l'espace.
Je suis généreux ce soir, mais cette BD finit tellement bien que je m'en rapellerai longtemps. En effet le principal intérêt de cette lecture réside dans la dérision totale des texans (suivez mon regard...) qui sont des hommes très comme il faut, surtout quand ils sont entre eux.
Le dessin pourra en étonner plus d'un : il est très stylisé et repose sur une espèce de codification. C'est pas très beau (d'autant plus que les couleurs noir, blanc et orange ne donnent pas un côté agréable au tout), mais les codes, si on s'y habitue, marchent plutôt bien. D'autant plus que les clins d'oeil entre les différentes pages sont très réussis. C'est dans ces questions/réponses entre les dates (les pages suivent un ordre chronologique) que réside le côté très amusant de la chose. Mais c'est vrai que l'amateur de "Bd, superbes planches, superbes couleurs" devra passer son chemin.
Par contre j'ai été personnellement très géné par le fait que le texte soit très au dessus des strips, et qu'il délivre des idées très différentes de ce qui est dessiné.
<<<<< Une idée en passant >>>>>>>>>
Va-t-on arriver comme à une période de la danse, où les artistes ont voulu couper les liens entre la musique et la danse, à une période de la BD où le rapport entre le dessin et le texte sont considérés comme s'exerçant de manière distincte ? Pourquoi pas au final; ce pourrait être une piste de travail intéressante...
>>>>>>>>Fin de l'idée en passant<<<<<<<
Ce manque d'interactions entre le texte et le dessin brouille à mon sens les pistes, et ne m'a pas facilité la compréhension des nombreuses idées soulevées. On arrive donc pas à mon sens à goûter à tous les doubles sens, ou peut-être qu'on est amené à en chercher alors qu'il y en n'a pas (des doubles sens, suivez un peu... Vous êtes texans ou quoi ??)
Quant à l'humour, c'est assez subjectif au final, et je trouve que celui-ci fera sourire tout le monde (enfin sauf les texans) sans faire hurler de rire personne. Peut-être certains pourront être aussi choqués par le traitement (trop ?) léger des problèmes de racisme, principalement. C'est toujours à mon sens une limite dans l'humour : "on peut rire de tout mais pas avec tout le monde" en quelque sens. Or des sujets feront vraisemblablement grincer des dents certains devant le ton léger, certes au second degré, pris par les auteurs.
Reste tout de même que le propos et le code dessiné est efficace et m'a fait passer un bon moment, d'humour, ce qui est assez rare pour un mec comme moi, qui frise le ratatinement des zygomatiques quand il s'agit de me confronter à une oeuvre comique (à l'exception notable de Le pays des trois sourires).
Enfin petite question. Que pensez vous du nom de l'historien ? Je ne comprends pas le double sens dans l'origine du nom, d'autant plus qu'elle me semble totalement décalée avec l'anticipation.
Mmmmmmhhh... C’est du tout bon ça ! Même et SURTOUT si on s'intéresse à la science-fiction, cet album est vraiment à déconseiller. Histoire improbable. Et ce "travail" à l'ordinateur... une merveille du genre, je ne vous dis que ça. Il faudrait quand même comprendre une bonne fois pour toute que, pour faire du traitement informatique, savoir dessiner n'est pas superflu, ça reste la base de tout.
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Cyclopes
A force d'entendre parler de cette BD récemment et parce que je viens de lire avec beaucoup de plaisir Live war heroes sur un thème quasi similaire, j'avais hâte de découvrir Cyclopes mais au final, je ne suis pas vraiment convaincu. Déjà je trouve le dessin assez moyen. Le trait me semble bon et sympathique mais il y a quelque chose qui me gène dans la colorisation et surtout dans l'encrage que je ressens comme légèrement hésitant. Mais ensuite, c'est l'histoire elle-même que je trouve basique comparée à la dureté de Live war heroes. Les sujets de la guerre organisée et de la télé-réalité sont traités avec efficacité mais sans rien qui se démarque particulièrement dans le récit. Pas d'idée de génie, pas de moment captivant, d'intrigue prenante. Ce n'est peut-être qu'un tome 1 qui prendra toute sa force avec les tomes suivants, mais pour le moment, cette BD n'a été qu'un moment de lecture plaisant mais sans plus.
Same Difference
Bonne petite histoire sentimentale de djeuns ado ou post-ados plus précisément. Les personnages principaux sont coréens, je ne sais pas s'il y a brin d'autobiographie de la part de l'auteur, en tout cas Simon se voit un peu comme un loser qui n'a pas avancé dans la vie depuis le collège. Il se tourmente beaucoup pour pas grand chose, se questionne. Ca m'a fait penser à Ghost World dans le traitement et la comparaison ados qui pensent se trouver une tête de turc bien beauf pour en rigoler, ici un homme qui envoie par erreur des lettres d'amour à la nouvelle adresse de Nancy, la protagoniste féminine de l'histoire. Mise en page travaillée, ça sent le manga parfois dans ce dessin, narration et textes plutôt justes. Un bon comics "nouveaux auteurs", même si j'y connais rien en comics.
Mon voisin le Père Noël
A l’approche des fêtes de fin d’année, les éditeurs sont souvent tentés de sortir des bédés sur le père Noël. L’intention est louable à condition que ces nouveautés apportent quelque chose de plus à la montagne d’albums de ce type déjà disponible en librairie. « Mon voisin le père Noël » évite ce piège en proposant un scénario original et accrocheur, ainsi qu’un dessin d’une grande beauté. L’histoire est basée sur un personnage au passé sombre qui, à la suite d’une rencontre avec le père Noël va essayer de racheter ses « erreurs ». Certes, ce genre de scénario a déjà été traité sur d’autres bédés comme « Un pas vers les étoiles » mais « mon voisin le père Noël » se distingue de ceux-là par sa noirceur du propos. En effet, malgré la présence de certaines planches féeriques, la bédé est résolument tournée vers le conte pour adultes par la dureté de nombreuses scènes. Le réalisme de certaines séquences pourront faire sourire les lecteurs adultes comme dans la façon dont est exploitée la maison du père Noël. Et pourtant, le scénario accroche le lecteur car le dosage entre le récit fantastique, réaliste et dramatique est parfaitement réussi. La fin de l’histoire est d’ailleurs surprenante puisque ouverte… Il est difficile de donner son avis sur cette bédé sans parler de la beauté des dessins réalisés par Béatrice Tillier. Les tons employés s’inspirent de la trilogie « Fées et tendres automates » dont les deux premiers tomes ont été également dessinées par cet auteur. La mise en page et découpage ne souffrent d’aucune critique, la lecture est fluide. Une grande réussite ! Malgré la présence de scènes assez dures et qui peuvent donner quelques frissons aux lecteurs, « Mon voisin le père Noël » est un conte pour adultes qui arrive à nous transmettre la magie de Noël à travers un scénario assez original. Le dessin de Béatrice Tillier est tout simplement une invitation à la lecture de ce livre surprenant ! A lire absolument ! Note finale : 3,5/5
Canardo
Voilà le type même de l'anti-héros, désabusé, cynique, alcoolique... le tout évoluant dans un univers totalement pourri... bref une ambiance. J'aime beaucoup les premiers albums (jusqu'à l'amerzone), ensuite ça se tasse un peu, avec du moins bon (très inégal...peut-être un peu lent, lassant) et du très bon "la nurse aux mains sanglantes et la fille qui révaît d'horizon". Mais dans l'ensemble cela reste vraiement sympa. Il faut au moins lire les 4 premiers tomes.
Nestor Burma
J'adhère totalement au graphisme de Tardi et de surcroît, au personnage de Nestor Burma. Il s'agit ici d'une adaptation parfaitement réussie. Ambiance parfaite, trame bien menée. Seul peut-être l'humour particulier du personnage n'est pas à la hauteur. Enfin rien de très grave. Une BD franchement bien... à conseiller.
Lucky Luke
C'est bien compliqué de noter Lucky Luke. C'est une partie de mon enfance de bédéphile. Pour ma part je note ici les albums avant la fiancée de Lucky Luke... ensuite ils ne présentent aucune espèce d'intérêt. Même inégaux, avant la fiancée de Lucky Luke, je crois que je les aime tous (sauf 7 histoires de Lucky Luke), même les premiers moins aboutis graphiquement. Je ne saurai dès lors pas en conseiller un, tellement j'adhère aux histoires et aux personnages.
Visions futées
Tiens ? Une oeuvre de jeunesse de Gibrat ? Voilà une curiosité. C'est ce que je me suis dit en découvrant cette BD. Les histoires courtes de Visions Futées semblent dater de la même époque que les premiers Goudard. Le style de Gibrat n'y est vraiment pas encore maîtrisé. Tant dans le dessin que dans les couleurs et la mise en page, cela sent encore l'amateurisme. Dans certaines cases de certains récits, on sent pointer ce qui fera la beauté des futures oeuvres de l'auteur, mais on en est quand même encore loin. Quant aux scénarios de ceux qui ont donné ces histoires à dessiner à Gibrat, ils touchent vraiment à tout, allant de la SF au faits divers réel en passant par des contes modernes et autres satyres sociales. Mais dans l'ensemble, il n'y a vraiment rien qui ressorte du lot même si ça se laisse lire (quoique la narration et la mise en page assez ratée ne facilite pas toujours la fluidité de lecture). Bref, une oeuvre de jeunesse qui pourrait vaguement intéresser les curieux mais sans plus.
Cryozone
J'ai aimé Cryozone, savant mélange de S-F et d'horreur se déroulant dans l'atmosphère confinée d'un vaisseau spatial. Une histoire se plaçant dans la lignée « d'Alien » en quelque sorte. A la fin du 1er tome, le scénario semble comporter plusieurs incohérences majeures et critiquables. Par exemple, le responsable de la société Cryotek prêt à mourir pour sauver la réputation de sa société. Puis ce même responsable dont l'abdomen est traversé par 4 balles mais qui ne semble pas vouloir mourir. Heureusement, toutes ces incohérences sont ensuite intelligemment « effacées » dans le déroulement du 2ème tome. Les pseudo – explications scientifiques (un virus de synthèse provenant d'ADN de lézard qui modifie les capacités régénératrices de cellules humaines ou encore des ultrasons qui ont la redoutable propriété de repousser les zombies) prêtent un peu à sourire mais le tout se tient. Mon principal reproche porte sur la mise en couleur, qui d'ailleurs est bien meilleure dans le 2ème tome. Le changement de coloriste apporte une ambiance bien plus adaptée au récit. J'aurai aimé des palettes de couleurs très noires, créant une sensation d'étouffement, d'oppression et ceci afin de bien me mettre dans la peau de ces humains perdus dans l'infini de l'espace.
Petite histoire du grand Texas
Je suis généreux ce soir, mais cette BD finit tellement bien que je m'en rapellerai longtemps. En effet le principal intérêt de cette lecture réside dans la dérision totale des texans (suivez mon regard...) qui sont des hommes très comme il faut, surtout quand ils sont entre eux. Le dessin pourra en étonner plus d'un : il est très stylisé et repose sur une espèce de codification. C'est pas très beau (d'autant plus que les couleurs noir, blanc et orange ne donnent pas un côté agréable au tout), mais les codes, si on s'y habitue, marchent plutôt bien. D'autant plus que les clins d'oeil entre les différentes pages sont très réussis. C'est dans ces questions/réponses entre les dates (les pages suivent un ordre chronologique) que réside le côté très amusant de la chose. Mais c'est vrai que l'amateur de "Bd, superbes planches, superbes couleurs" devra passer son chemin. Par contre j'ai été personnellement très géné par le fait que le texte soit très au dessus des strips, et qu'il délivre des idées très différentes de ce qui est dessiné. <<<<< Une idée en passant >>>>>>>>> Va-t-on arriver comme à une période de la danse, où les artistes ont voulu couper les liens entre la musique et la danse, à une période de la BD où le rapport entre le dessin et le texte sont considérés comme s'exerçant de manière distincte ? Pourquoi pas au final; ce pourrait être une piste de travail intéressante... >>>>>>>>Fin de l'idée en passant<<<<<<< Ce manque d'interactions entre le texte et le dessin brouille à mon sens les pistes, et ne m'a pas facilité la compréhension des nombreuses idées soulevées. On arrive donc pas à mon sens à goûter à tous les doubles sens, ou peut-être qu'on est amené à en chercher alors qu'il y en n'a pas (des doubles sens, suivez un peu... Vous êtes texans ou quoi ??) Quant à l'humour, c'est assez subjectif au final, et je trouve que celui-ci fera sourire tout le monde (enfin sauf les texans) sans faire hurler de rire personne. Peut-être certains pourront être aussi choqués par le traitement (trop ?) léger des problèmes de racisme, principalement. C'est toujours à mon sens une limite dans l'humour : "on peut rire de tout mais pas avec tout le monde" en quelque sens. Or des sujets feront vraisemblablement grincer des dents certains devant le ton léger, certes au second degré, pris par les auteurs. Reste tout de même que le propos et le code dessiné est efficace et m'a fait passer un bon moment, d'humour, ce qui est assez rare pour un mec comme moi, qui frise le ratatinement des zygomatiques quand il s'agit de me confronter à une oeuvre comique (à l'exception notable de Le pays des trois sourires). Enfin petite question. Que pensez vous du nom de l'historien ? Je ne comprends pas le double sens dans l'origine du nom, d'autant plus qu'elle me semble totalement décalée avec l'anticipation.
L'Impondérable
Mmmmmmhhh... C’est du tout bon ça ! Même et SURTOUT si on s'intéresse à la science-fiction, cet album est vraiment à déconseiller. Histoire improbable. Et ce "travail" à l'ordinateur... une merveille du genre, je ne vous dis que ça. Il faudrait quand même comprendre une bonne fois pour toute que, pour faire du traitement informatique, savoir dessiner n'est pas superflu, ça reste la base de tout.