C'est la première fois que je lis un album de cette collection. La plupart des titres de Troisième Vague sont souvent de facture très classiques. Dans le cas de Rafales, on retrouve ce classisisme mais ce qui a titillé ma curiosité c'est une phrase qui est un peu le moteur de la série : "L'homme est une erreur de la nature".
Le scénario de Desberg est divisé en deux parties. Dans la première, sur un fond d'anti-mondialisation, le scénariste place les bases du récit. Le problème c'est que j'ai eu parfois l'impression de me trouver dans un album de Largo Winch, ce qui, entre nous, n'est vraiment pas ma tasse de thé. Malheureusement, la deuxième partie n'est pas beaucoup plus attrayante. Excepté qu'on y apprend un peu plus sur cette fille plutôt atypique : India Allen.
Au niveau du dessin, celui de Vallès est très réussi. Bien-sûr, c'est vrai que ces personnages figés et peu expressifs peuvent agacer certains lecteurs mais l'auteur compense par des visages tout en finesse ainsi que des paysages brûlant de réalisme.
En résumé, je me suis un peu ennuyé en lisant cet album et il est donc évident que je n'en conseille pas l'achat sauf si vous êtes amateur des séries de cette collection.
Si je devais résumer ce one-shot, je dirais que Le Chien de Mon Patron est un condensé de vie quotidienne au Japon.
Ce recueil d'histoires est très bien écrit. Chacune d'elles apporte son lot de bonheur et de soucis, le tout, bien-sûr, avec une bonne dose d'humour.
Excepté pour "la Romance du salon" que j'ai trouvé moins concluant, les autres récits se sont révélés plutôt convaincant. J'ai eu un petit faible pour "Il faut que tu sois là" qui nous parle d'un pdg d'une entreprise en faillite, obligé de travailler dans un fast-food pour gagné sa vie.
En somme, c'est très instructif car par le biais de cet album, on apprend un peu mieux comment fonctionne le système social japonnais.
Pour le dessin, celui de Takahashi est réussi bien que assez classique. J'ai beaucoup ris en voyant certaines expressions de visage (page 6). Comme, par exemple, case 4, page 6.
Le Chien de mon Patron vous fera passer un bon moment, c'est agréable à lire et puis on en sort avec un sourire radieux, ce qui n'est pas à dédaigner.
A lire !
Casanova fut interné a Venise (dans les plombs de Venise) pendant une periode de sa vie qui reste meconnue. Cette BD propose d'eclaircir cette histoire. Les deux premiers tomes sont vraiment intriguants. Ca ressemble a Blain (Isaac le Pirate) coté dessin et pour l'instant ca ne faiblit pas. Les expressions des personnages sont bien rendues et on ne sort jamais de l'histoire (ce qui est bluffant car ca reste quand meme un huis clot).
Le scenario lui aussi va lorgner du coté des deux premiers tomes d'Isaac: c'est tres fluide et poétique. C'est de la grande BD.
Je reactualise cet avis apres avoir lu le dernier tome (3 tomes au total) qui ne fait que confirmer la bonne impression des premiers tomes. Une BD a lire absolument.
Tout est tres bizarre dans cette BD polonaise qui a gagné le concours Glenat-Arte de BD européenne en 2003. Cette idee de transformer les livres en boisson pour commencer, cette maniere de voyager dans Varsovie (par les egouts), et ce curieux animal de compagnie: le fidele rat Watson.
Les dessins sont bien maitrisés pour une premiere BD. Ca ressemble de temps en temps a du Tardi. Le scenario malgré sa loufoquerie se tient. Je n'aime pas trop comment les victimes de "la phrase qui tue" gardent ce regard bleu un peu bizarre apres avoir lu le billet.
La rat Watson est genial, utilisé pour nettoyer un pistolet ou envoyé faire des courses. Vous allez l'adorez.
"Blacksad" est une des BD-phares du moment. Elle est l'objet d'un véritable engouement populaire, et ce pour de multiples raisons.
Tout d'abord la BD est originale dans bien des aspects et, si l'on peut dire, apporte quelque chose de neuf dans le monde du 9ème art.
"Blacksad" n'est évidemment pas la première série qui met en scène des animaux se comportant comme des humains. La fameuse BD "De capes et de crocs" est un exemple assez éloquent. Néanmoins le traitement est ici tout à fait particulier. En effet, ces animaux évoluent dans un environnement familier (paysage urbain américain habituel), et rien, hormis bien sûr leur apparence, ne pourrait laisser croire qu'ils ne sont pas "hommes".
Et c'est là que se situe tout l'intérêt, parmi tant d'autres, de la série: à la manière du célèbre fabuliste De la Fontaine qui cherchait à dénoncer les travers de la cour de Louis XIV, tous les vices, tous les aspects les plus noirs de l'âme humaine sont analysés avec une acuité rare, par le prisme innocent d'une faune variée et bigarrée. Ce paradoxe n'a pour but que de rendre l'analyse plus évidente, plus flagrante, et par là-même de faire naître une prise de conscience chez le lecteur, qui, sans cet habile procédé, ne se serait sans doute pas aperçu du "message".
Abordons maintenant cette BD sous l'angle du graphisme. Les dessins en eux-mêmes sont d'une grande qualité, quand bien même ils ne seraient pas sublimes. Malgré tout, le dessinateur a un talent certain pour dessiner les corps, de même que pour les expressions sur les visages.
La mise en place d'une ambiance sombre grâce à des couleurs bien choisies, une vraie ambiance de film noir américain, participe également à l'intérêt de la série. Mais ce qui m'a en premier lieu surpris, c'est le découpage: les cadrages sont d'une précision et d'une minutie allucinantes. Grâce à cela, le récit est d'une fluidité et d'un dynamisme incroyable, on se croirait vraiment devant un film. En cela, "Blacksad" se rapproche des mangas, sans tomber cependant dans l'extravagance graphique de ces derniers.
Mais bien avant l'originalité qu'elle peut apporter, "Blacksad" reste un polar dans toutes les règles de l'art. Ce sont avant tout les tribulations de ce policier désabusé bien plus que blasé qui fonde l'attrait de la BD. La construction de sa personnalité est une réussite: on s'attache à lui, on voit qu'il ne se résume à sa vie professionnelle, qu'il doute sur lui-même et n'est pas infaillible. Les personnages secondaires sont d'une profondeur peu atteinte en bande-dessinée. Les scénarios sont de très bonne facture, bien que l'on puisse reprocher que les conclusions soient le fait de la fatalité plutôt que de l'intelligence et de la persévérence de l'enquêteur.
Cependant les histoires permettent d'aborder, comme il a été dit précédemment, des thèmes graves et non moins importants: la précarité, le racisme, l'adultère...
Cette BD aux dessins très bons et à la construction parfaite se présente donc, outre quelques aspects originaux très intéressants, comme un polar efficace, qui toutefois a le mérite de nous faire pencher habilement sur des faits de société, et par là-même, de nous faire réfléchir.
N'oublions pas que seuls deux tomes de cette série ont été publiés. Espérons que les prochains albums de "Blacksad" atteigneront le niveau des deux premiers, et que le souffle ne retombera pas...
Un très bon Batman, sans doute le meilleur que j’ai lu à ce jour (je le préfère même à son « grand frère » Batman - Dark Knight). Miller est inspiré, et l’histoire est très bonne et sombre au possible, avec des politiciens et des flics plus pourris que jamais. Les deux personnages principaux, Bruce Wayne et James Gordon, sont décrit avec beaucoup de profondeur et de finesse. Alfred, lui, est toujours aussi drôle avec ses remarques ironiques.
Je trouve le dessin très bon, et bien adapté à la noirceur du récit.
Bref, je le répète, un très bon Batman, que tout fan de Miller ou de l’homme chauve-souris se doit de lire.
Le premier cycle est bon ; bon dans les dessins ; bon dans le scénario qui malgré quelques petites faiblesses est assez travaillé, original, visionnaire et qui distile sa petite morale. Une jolie histoire, plaisante, qui se lit bien. Mais mieux vaut s'arrêter au tome 7. Les auteurs n'ont pas su s'arrêter ; faîtes-le pour eux.
De même que pour Vae Victis, en pire. Racolage à gogo à base surtout de sexe, une histoire qui commence proche de l'histoire et finit de façon fantastique et peu intéressante. Et le dessin de Mitton toujours pas assez travaillé ne rattrape pas l'ensemble.
A éviter absolument.
Hauteville House, c'est le nom de la maison que Victor Hugo possédait à Guernesey. Tout de suite on se dit danger, ça sent la BD qui veut se la jouer intello. On a tout faux.
C'est simplement une bonne BD avec un scénario qui sort des sentiers battus.
Alors voila: il y a bien un héros un peu beau gosse, espion de surcroît, qui affronte dans l'ombre l'affreux Napoléon III. Il y a bien la belle délaissée qui voudrait que son héros lui accorde un peu de temps et d'attention entre ses missions.
Mais il y a aussi, le Mexique et l'Archiduc Maximilien, les Etats Unis en pleine guerre de Sécession, une mystérieuse arme secrète et des Américains qui déjà à l'époque ne comprennent vraiment rien aux Français.
Alors d'accord: le dessin est parfois limite en particulier les proportions des personnages (la page 34 du tome 2 est un exemple criant) mais les couleurs sont superbes et l'histoire prenante. Ajouter à cela la beauté des couvertures (surtout le Tome 2). Ca vous donne autant de raisons de courrir découvrir cette BD.
Révision de ce post à la sortie du Tome3.
Encore une superbe couverture: la grande classe ce bleu de la mer... malheureusement le reste est décevant: le dessin ne s'améliore que très marginalement (les jambes des personnages sont décidemment trop petites; ca fait une drole d'impression). L'histoire qui tenait bien la route dans les 2 premiers tomes part a mon sens un peu en vrille avec un monstre, un ectoplasme de monstre (?!) très très bizarrre, un dinosaure des mers..... On s'y perd un peu. J'ai été très décu; je redescend la note à 3, mais je crois encore à la série qui garde un super potentiel.
L'idée de départ (la guerre de Gaules puis la conquète de la bretagne vues à travers une des victimes) semble bonne ; mais c'est la seule chose qui soit bonne dans cette série. Un scénario vraiment facile dans ses détails et rebondissements, souvent peu vraisemblable, et qui recourt sans vergogne au raccolage. Mitton semble un bon dessinateur mais qui manque de finesse. Les personnages ne se différencient pas autrement que par la couleur des cheveux. Dommage, cette BD aurait pu être une réussite, dans le genre de Murena, mais, apparement en cèdant à la facilité, ses auteurs n'en ont fait qu'une trop longue série qui sera vite oubliée.
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Rafales
C'est la première fois que je lis un album de cette collection. La plupart des titres de Troisième Vague sont souvent de facture très classiques. Dans le cas de Rafales, on retrouve ce classisisme mais ce qui a titillé ma curiosité c'est une phrase qui est un peu le moteur de la série : "L'homme est une erreur de la nature". Le scénario de Desberg est divisé en deux parties. Dans la première, sur un fond d'anti-mondialisation, le scénariste place les bases du récit. Le problème c'est que j'ai eu parfois l'impression de me trouver dans un album de Largo Winch, ce qui, entre nous, n'est vraiment pas ma tasse de thé. Malheureusement, la deuxième partie n'est pas beaucoup plus attrayante. Excepté qu'on y apprend un peu plus sur cette fille plutôt atypique : India Allen. Au niveau du dessin, celui de Vallès est très réussi. Bien-sûr, c'est vrai que ces personnages figés et peu expressifs peuvent agacer certains lecteurs mais l'auteur compense par des visages tout en finesse ainsi que des paysages brûlant de réalisme. En résumé, je me suis un peu ennuyé en lisant cet album et il est donc évident que je n'en conseille pas l'achat sauf si vous êtes amateur des séries de cette collection.
Le Chien de mon patron
Si je devais résumer ce one-shot, je dirais que Le Chien de Mon Patron est un condensé de vie quotidienne au Japon. Ce recueil d'histoires est très bien écrit. Chacune d'elles apporte son lot de bonheur et de soucis, le tout, bien-sûr, avec une bonne dose d'humour. Excepté pour "la Romance du salon" que j'ai trouvé moins concluant, les autres récits se sont révélés plutôt convaincant. J'ai eu un petit faible pour "Il faut que tu sois là" qui nous parle d'un pdg d'une entreprise en faillite, obligé de travailler dans un fast-food pour gagné sa vie. En somme, c'est très instructif car par le biais de cet album, on apprend un peu mieux comment fonctionne le système social japonnais. Pour le dessin, celui de Takahashi est réussi bien que assez classique. J'ai beaucoup ris en voyant certaines expressions de visage (page 6). Comme, par exemple, case 4, page 6. Le Chien de mon Patron vous fera passer un bon moment, c'est agréable à lire et puis on en sort avec un sourire radieux, ce qui n'est pas à dédaigner. A lire !
Casanova sous les Plombs de Venise
Casanova fut interné a Venise (dans les plombs de Venise) pendant une periode de sa vie qui reste meconnue. Cette BD propose d'eclaircir cette histoire. Les deux premiers tomes sont vraiment intriguants. Ca ressemble a Blain (Isaac le Pirate) coté dessin et pour l'instant ca ne faiblit pas. Les expressions des personnages sont bien rendues et on ne sort jamais de l'histoire (ce qui est bluffant car ca reste quand meme un huis clot). Le scenario lui aussi va lorgner du coté des deux premiers tomes d'Isaac: c'est tres fluide et poétique. C'est de la grande BD. Je reactualise cet avis apres avoir lu le dernier tome (3 tomes au total) qui ne fait que confirmer la bonne impression des premiers tomes. Une BD a lire absolument.
Les Extravagantes Enquêtes d'Otto et Watson
Tout est tres bizarre dans cette BD polonaise qui a gagné le concours Glenat-Arte de BD européenne en 2003. Cette idee de transformer les livres en boisson pour commencer, cette maniere de voyager dans Varsovie (par les egouts), et ce curieux animal de compagnie: le fidele rat Watson. Les dessins sont bien maitrisés pour une premiere BD. Ca ressemble de temps en temps a du Tardi. Le scenario malgré sa loufoquerie se tient. Je n'aime pas trop comment les victimes de "la phrase qui tue" gardent ce regard bleu un peu bizarre apres avoir lu le billet. La rat Watson est genial, utilisé pour nettoyer un pistolet ou envoyé faire des courses. Vous allez l'adorez.
Blacksad
"Blacksad" est une des BD-phares du moment. Elle est l'objet d'un véritable engouement populaire, et ce pour de multiples raisons. Tout d'abord la BD est originale dans bien des aspects et, si l'on peut dire, apporte quelque chose de neuf dans le monde du 9ème art. "Blacksad" n'est évidemment pas la première série qui met en scène des animaux se comportant comme des humains. La fameuse BD "De capes et de crocs" est un exemple assez éloquent. Néanmoins le traitement est ici tout à fait particulier. En effet, ces animaux évoluent dans un environnement familier (paysage urbain américain habituel), et rien, hormis bien sûr leur apparence, ne pourrait laisser croire qu'ils ne sont pas "hommes". Et c'est là que se situe tout l'intérêt, parmi tant d'autres, de la série: à la manière du célèbre fabuliste De la Fontaine qui cherchait à dénoncer les travers de la cour de Louis XIV, tous les vices, tous les aspects les plus noirs de l'âme humaine sont analysés avec une acuité rare, par le prisme innocent d'une faune variée et bigarrée. Ce paradoxe n'a pour but que de rendre l'analyse plus évidente, plus flagrante, et par là-même de faire naître une prise de conscience chez le lecteur, qui, sans cet habile procédé, ne se serait sans doute pas aperçu du "message". Abordons maintenant cette BD sous l'angle du graphisme. Les dessins en eux-mêmes sont d'une grande qualité, quand bien même ils ne seraient pas sublimes. Malgré tout, le dessinateur a un talent certain pour dessiner les corps, de même que pour les expressions sur les visages. La mise en place d'une ambiance sombre grâce à des couleurs bien choisies, une vraie ambiance de film noir américain, participe également à l'intérêt de la série. Mais ce qui m'a en premier lieu surpris, c'est le découpage: les cadrages sont d'une précision et d'une minutie allucinantes. Grâce à cela, le récit est d'une fluidité et d'un dynamisme incroyable, on se croirait vraiment devant un film. En cela, "Blacksad" se rapproche des mangas, sans tomber cependant dans l'extravagance graphique de ces derniers. Mais bien avant l'originalité qu'elle peut apporter, "Blacksad" reste un polar dans toutes les règles de l'art. Ce sont avant tout les tribulations de ce policier désabusé bien plus que blasé qui fonde l'attrait de la BD. La construction de sa personnalité est une réussite: on s'attache à lui, on voit qu'il ne se résume à sa vie professionnelle, qu'il doute sur lui-même et n'est pas infaillible. Les personnages secondaires sont d'une profondeur peu atteinte en bande-dessinée. Les scénarios sont de très bonne facture, bien que l'on puisse reprocher que les conclusions soient le fait de la fatalité plutôt que de l'intelligence et de la persévérence de l'enquêteur. Cependant les histoires permettent d'aborder, comme il a été dit précédemment, des thèmes graves et non moins importants: la précarité, le racisme, l'adultère... Cette BD aux dessins très bons et à la construction parfaite se présente donc, outre quelques aspects originaux très intéressants, comme un polar efficace, qui toutefois a le mérite de nous faire pencher habilement sur des faits de société, et par là-même, de nous faire réfléchir. N'oublions pas que seuls deux tomes de cette série ont été publiés. Espérons que les prochains albums de "Blacksad" atteigneront le niveau des deux premiers, et que le souffle ne retombera pas...
Batman - Année Un (Year One)
Un très bon Batman, sans doute le meilleur que j’ai lu à ce jour (je le préfère même à son « grand frère » Batman - Dark Knight). Miller est inspiré, et l’histoire est très bonne et sombre au possible, avec des politiciens et des flics plus pourris que jamais. Les deux personnages principaux, Bruce Wayne et James Gordon, sont décrit avec beaucoup de profondeur et de finesse. Alfred, lui, est toujours aussi drôle avec ses remarques ironiques. Je trouve le dessin très bon, et bien adapté à la noirceur du récit. Bref, je le répète, un très bon Batman, que tout fan de Miller ou de l’homme chauve-souris se doit de lire.
Aquablue
Le premier cycle est bon ; bon dans les dessins ; bon dans le scénario qui malgré quelques petites faiblesses est assez travaillé, original, visionnaire et qui distile sa petite morale. Une jolie histoire, plaisante, qui se lit bien. Mais mieux vaut s'arrêter au tome 7. Les auteurs n'ont pas su s'arrêter ; faîtes-le pour eux.
Chroniques Barbares
De même que pour Vae Victis, en pire. Racolage à gogo à base surtout de sexe, une histoire qui commence proche de l'histoire et finit de façon fantastique et peu intéressante. Et le dessin de Mitton toujours pas assez travaillé ne rattrape pas l'ensemble. A éviter absolument.
Hauteville House
Hauteville House, c'est le nom de la maison que Victor Hugo possédait à Guernesey. Tout de suite on se dit danger, ça sent la BD qui veut se la jouer intello. On a tout faux. C'est simplement une bonne BD avec un scénario qui sort des sentiers battus. Alors voila: il y a bien un héros un peu beau gosse, espion de surcroît, qui affronte dans l'ombre l'affreux Napoléon III. Il y a bien la belle délaissée qui voudrait que son héros lui accorde un peu de temps et d'attention entre ses missions. Mais il y a aussi, le Mexique et l'Archiduc Maximilien, les Etats Unis en pleine guerre de Sécession, une mystérieuse arme secrète et des Américains qui déjà à l'époque ne comprennent vraiment rien aux Français. Alors d'accord: le dessin est parfois limite en particulier les proportions des personnages (la page 34 du tome 2 est un exemple criant) mais les couleurs sont superbes et l'histoire prenante. Ajouter à cela la beauté des couvertures (surtout le Tome 2). Ca vous donne autant de raisons de courrir découvrir cette BD. Révision de ce post à la sortie du Tome3. Encore une superbe couverture: la grande classe ce bleu de la mer... malheureusement le reste est décevant: le dessin ne s'améliore que très marginalement (les jambes des personnages sont décidemment trop petites; ca fait une drole d'impression). L'histoire qui tenait bien la route dans les 2 premiers tomes part a mon sens un peu en vrille avec un monstre, un ectoplasme de monstre (?!) très très bizarrre, un dinosaure des mers..... On s'y perd un peu. J'ai été très décu; je redescend la note à 3, mais je crois encore à la série qui garde un super potentiel.
Vae Victis
L'idée de départ (la guerre de Gaules puis la conquète de la bretagne vues à travers une des victimes) semble bonne ; mais c'est la seule chose qui soit bonne dans cette série. Un scénario vraiment facile dans ses détails et rebondissements, souvent peu vraisemblable, et qui recourt sans vergogne au raccolage. Mitton semble un bon dessinateur mais qui manque de finesse. Les personnages ne se différencient pas autrement que par la couleur des cheveux. Dommage, cette BD aurait pu être une réussite, dans le genre de Murena, mais, apparement en cèdant à la facilité, ses auteurs n'en ont fait qu'une trop longue série qui sera vite oubliée.