Faudrait arrêter les gentilles bêtises sur cette série. L'histoire est insipide, prétexte à de l'érotisme assez ringard, soyons honnête, et la réalité historique des aztèques et de l'empereur Moctezuma n'est absolument pas respectée. Même si on ne connaît pas tout de cette époque, ça ferait bien rire un historien. Manichéen à souhait, les visages le sont aussi (des big jims, qu'ils soient femmes, hommes, indiens ou espagnol). Restent de beaux décors, et une technique classique éprouvée. Un peu peu.
J'ai cru reconnaître Henry Chapier parmi les personnages caricaturés... Alors que ça fait des années qu'on ne l'a plus vu à la télé, celui-là (je me trompe?)
Ceci mis à part, faut reconnaître qu'on a déjà vu plus subtil comme attaque. Et puis, même pas deux ans après sa sortie, cette bd a mal vieilli : normal quand on prend pour cible l'actualité (enfin, une certaine forme d'actualité, voir la remarque plus haut...)
Bref : si vous voulez vous payer la tête des faux intellectuels et de la télé-réalité, prenez plutôt un bon bouquin...
A l’heure où les sources d’inspiration commencent à se tarir, on oublie la richesse de l’Egypte et l’énorme influence qu’elle a pu avoir sur la société du début du XIXème siècle.
Le scénario de cette BD nous permet, de façon parfois passionnante, parfois un peu distraite, de nous replonger dans cette ambiance. Sans être pédant, mais en respectant les codes de l’enquête policière classique, Didier Quella-Guyot nous entraîne sur des contrées peu exploitées en BD, aidé par le trait encore un peu jeune de Sophie Balland, qui parvient cependant à installer une ambiance sensuelle et chaleureuse dans une époque que l’on juge généralement comme peu intéressante.
Espérons que le tome 3, et dernier de la série, ne démentira pas les promesses contenues dans les deux premiers.
Après le tome 3 :
Conclusion de cette sympathique série avec ce tome 3.
On nous révèle enfin les dessous du mystère, le coupable des meurtres égyptianisants de Paris. L'intrigue avance de façon très agréable, sans véritable surprise toutefois. Disons que j'avais deviné le pot-aux-roses quelques pages avant la révélation. Celle-ci est dans la foulée de la série : pas spectaculaire, assez classique.
Heureusement que le dessin sensuel de Sophie Balland permet de passer agréablement cette croisière égyptienne un peu nonchalante, sans véritable relief. Par contre, l'encrage est assez curieux dans ce tome 3 : grossier, parfois incomplet, couplé à une colorisation parfois sombre ou au contraire assez terne. On a l'impression que ça a été fait à la va-vite...
Dommage, parce que "Pyramides" aurait pu devenir un classique sans ces menus défauts...
Vraiment original !!
Un bon scénario vu sous 3 angles différents. Le rythme de l'histoire est bon, elle avance ni trop vite, ni trop lentement.
Mais ce qui donne un style à cette bd, c'est bien sur le dessin. Au début c'est un peu bizarre, si on ne m'avait pas conseillé cette BD, c'est vraiment pas sûr que je l'aurais lue.
Le dessin et sa colorisation, noir et jaune, sont terriblement efficaces. Cela nous plonge totalement dans l'atmosphère dans laquelle évoluent les personnages. Il fallait oser le faire et de se côté-là c'est une vraie réussite.
J'ai trouvé que ça démarrait super bien, dans un futur proche, pas du tout irréaliste où les voitures ressemblent toujours à des voitures par exemple.
Un très bon début d'histoire, Vlad part sur la piste de son frère pour une question d'héritage et après quelques rebondissements l'histoire s'enrichit de bonne manière, son frère étant obligé de se cacher, hautement recherché qu'il est, puisqu’il détient une mystérieuse mallette... tout bon.
Par contre ensuite l'histoire se complexifie beaucoup trop à mon goût, Vlad se perd dans la zone rouge (tome 3 et 4). L'histoire de départ n'avance plus mais on nous la complique avec des méchants russes sortis d'on ne sait où, des savants fous, des vilains militaires, des députés européens... un peu trop pour moi.
Bref j'ai hésité entre 3 et 4 étoiles, c'est quand même pas mal, disons donc 3,5...
Après les mésaventures de son chat filiforme dans Au coeur du monde, Fabio récidive en développant, sur les mêmes bases, plusieurs histoires courtes. La qualité des récits est inégale mais je dois dire que, dans l’ensemble, j’ai mieux apprécié ces récits à celui du "Patte de Mouche". Les postures du chat sont toujours aussi expressives et ses états d’âme sont soulignés par une narration pictographique discrète. Les histoires qui ont le plus retenu mon attention sont : L’arbre à guigne, Un ami qui vous veux du bien et Presque. Toutefois, une certaine lassitude s’installe à la lecture des mésaventures de ce chat poursuivi par la guigne car elles sont un peu trop répétitives.
Avec "le guide crânien", on a entre les mains une des premières bds de Brüno. L’oeil aguerri du lecteur brünophile averti peut de suite remarquer que l’auteur a su très tôt développer son style graphique propre, proche de celui qu’on connaît aujourd’hui avec Nemo ou Inner City Blues.
Côté narration, cette bd est caractérisée par l’absence de paroles mais elle n’est pas muette pour autant du fait de la présence de dialogues idéographiques. Cet exercice plutôt inhabituel convient assez bien pour narrer l’histoire de cet homme qui a du mal à cohabiter avec son "guide crânien". Bd à l’atmosphère aussi étrange que celle imprégnant Cold Train même si le ressenti est différent.
Bref, une curiosité intéressante à lire (surtout pour les amateurs d’indépendants).
Aux vues des bonnes critiques, j’avais décidé d’accorder encore une chance à Mitton avec Quetzalcoatl. Quelle erreur ! On dirait les aventures de Clara Morgane chez les Aztèques : des invraisemblances, des dialogues improbables, des personnages pires que des lapins et une héroïne nue du début à la fin. Rien de nouveau chez Mitton. L’histoire ne semble être que le prétexte à l’enchaînement de scènes de sexe. On dirait du Manara, la qualité du dessin en moins. Dommage, l’auteur semble s’être bien documenté sur le contexte, il aurait pu produire de ses connaissances une vision moins fantasmée des aztèques.
Extrêmement décevant.
Je décernais sans hésiter la palme de l’originalité à ce manga extrêmement sensible et passionnant. Oda nous offre une vision de la mort poétique et fascinante. En même temps, c’est loin d’être le seul thème de l’ouvrage : la question de la création artistique, du deuil, du suicide, de la folie sont aussi au cœur du récit. Une telle richesse que ça frise le trop plein ! (Y'a qu'à voir le nombre de thème dans lesquels j'ai placé l'album). Mais Oda s’en sort bien, malgré le côté parfois un peu fourre-tout de son récit, il sait ouvrir et terminer un récit de manière magistrale et originale. Au-delà du caractère un peu pleurnichard et quelque peu poussif de certains passages, le récit émeut réellement.
Un album imparfait donc, mais dont la réussite se mesure aussi au caractère parfaitement casse gueule des sujets abordés. A part Baudoin (dans un album qui s’appelle Terrain vague, justement !) ou Mattoti (L'Homme à la fenêtre), je ne vois pas qui pourrait prétendre avoir abordé de manière aussi frontale des sujets aussi métaphysiques en bande dessinée. A lire absolument, ça frise les 5 étoiles…
Cette série, c'est bien accroché sur son siège qu'il faut l'appréhender. En effet, si le début de l'histoire laisse présager une ambiance thriller, la suite nous entraîne vite dans une spirale hallucinante qui ressemble étrangement à celle que connaissent les principaux protagonistes.
Complètement désorienté, j'ai forcément dû ralentir mon rythme de lecture. Conscient que tous les détails comptaient, que l'auteur distillait les informations et les pistes sans ménager le confort du lecteur, que certaines cases contenaient un début de réponse à des développements ultérieurs (l'homme au bandeau qui apparaît au détour des planches comme une image subliminale), j'ai pratiquement lu sur la pointe des pieds... Un peu comme si moi aussi, j'avais débarqué dans l'univers d'arq à l'improviste et sans trop savoir ce qui allait m'arriver.
Et c'est justement là, qu'Andréas fait fort. Il ne fait pas que raconter une histoire, il crée autour d'elle une ambiance qui fait que le lecteur devient lui aussi acteur. Cela participe au bout du compte, à nous rendre familiers les sentiments éprouvés par les personnages.
Côté originalité de l'histoire que dire ? Qu'elle est manifeste ? Qu'elle possède la même force que les thèmes abordés par les frères Wachowski dans Matrix ? Je vous laisse découvrir. La réponse me semble à moi, ne souffrir aucun doute.
Le graphisme enfin ! Il est plutôt basique. J'ai nettement préféré le travail d'Andréas sur Cromwell Stone. Mais cela dit, ne crachons pas dans la soupe. Arq est une grande bd de science fiction et chaque album ne fait que renforcer cette impression. Je suis quant à moi accroc et souhaite le rester.
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Quetzalcoatl
Faudrait arrêter les gentilles bêtises sur cette série. L'histoire est insipide, prétexte à de l'érotisme assez ringard, soyons honnête, et la réalité historique des aztèques et de l'empereur Moctezuma n'est absolument pas respectée. Même si on ne connaît pas tout de cette époque, ça ferait bien rire un historien. Manichéen à souhait, les visages le sont aussi (des big jims, qu'ils soient femmes, hommes, indiens ou espagnol). Restent de beaux décors, et une technique classique éprouvée. Un peu peu.
On achève bien les cons !
J'ai cru reconnaître Henry Chapier parmi les personnages caricaturés... Alors que ça fait des années qu'on ne l'a plus vu à la télé, celui-là (je me trompe?) Ceci mis à part, faut reconnaître qu'on a déjà vu plus subtil comme attaque. Et puis, même pas deux ans après sa sortie, cette bd a mal vieilli : normal quand on prend pour cible l'actualité (enfin, une certaine forme d'actualité, voir la remarque plus haut...) Bref : si vous voulez vous payer la tête des faux intellectuels et de la télé-réalité, prenez plutôt un bon bouquin...
Pyramides
A l’heure où les sources d’inspiration commencent à se tarir, on oublie la richesse de l’Egypte et l’énorme influence qu’elle a pu avoir sur la société du début du XIXème siècle. Le scénario de cette BD nous permet, de façon parfois passionnante, parfois un peu distraite, de nous replonger dans cette ambiance. Sans être pédant, mais en respectant les codes de l’enquête policière classique, Didier Quella-Guyot nous entraîne sur des contrées peu exploitées en BD, aidé par le trait encore un peu jeune de Sophie Balland, qui parvient cependant à installer une ambiance sensuelle et chaleureuse dans une époque que l’on juge généralement comme peu intéressante. Espérons que le tome 3, et dernier de la série, ne démentira pas les promesses contenues dans les deux premiers. Après le tome 3 : Conclusion de cette sympathique série avec ce tome 3. On nous révèle enfin les dessous du mystère, le coupable des meurtres égyptianisants de Paris. L'intrigue avance de façon très agréable, sans véritable surprise toutefois. Disons que j'avais deviné le pot-aux-roses quelques pages avant la révélation. Celle-ci est dans la foulée de la série : pas spectaculaire, assez classique. Heureusement que le dessin sensuel de Sophie Balland permet de passer agréablement cette croisière égyptienne un peu nonchalante, sans véritable relief. Par contre, l'encrage est assez curieux dans ce tome 3 : grossier, parfois incomplet, couplé à une colorisation parfois sombre ou au contraire assez terne. On a l'impression que ça a été fait à la va-vite... Dommage, parce que "Pyramides" aurait pu devenir un classique sans ces menus défauts...
Berceuse assassine
Vraiment original !! Un bon scénario vu sous 3 angles différents. Le rythme de l'histoire est bon, elle avance ni trop vite, ni trop lentement. Mais ce qui donne un style à cette bd, c'est bien sur le dessin. Au début c'est un peu bizarre, si on ne m'avait pas conseillé cette BD, c'est vraiment pas sûr que je l'aurais lue. Le dessin et sa colorisation, noir et jaune, sont terriblement efficaces. Cela nous plonge totalement dans l'atmosphère dans laquelle évoluent les personnages. Il fallait oser le faire et de se côté-là c'est une vraie réussite.
Vlad
J'ai trouvé que ça démarrait super bien, dans un futur proche, pas du tout irréaliste où les voitures ressemblent toujours à des voitures par exemple. Un très bon début d'histoire, Vlad part sur la piste de son frère pour une question d'héritage et après quelques rebondissements l'histoire s'enrichit de bonne manière, son frère étant obligé de se cacher, hautement recherché qu'il est, puisqu’il détient une mystérieuse mallette... tout bon. Par contre ensuite l'histoire se complexifie beaucoup trop à mon goût, Vlad se perd dans la zone rouge (tome 3 et 4). L'histoire de départ n'avance plus mais on nous la complique avec des méchants russes sortis d'on ne sait où, des savants fous, des vilains militaires, des députés européens... un peu trop pour moi. Bref j'ai hésité entre 3 et 4 étoiles, c'est quand même pas mal, disons donc 3,5...
L'Oeil du chat
Après les mésaventures de son chat filiforme dans Au coeur du monde, Fabio récidive en développant, sur les mêmes bases, plusieurs histoires courtes. La qualité des récits est inégale mais je dois dire que, dans l’ensemble, j’ai mieux apprécié ces récits à celui du "Patte de Mouche". Les postures du chat sont toujours aussi expressives et ses états d’âme sont soulignés par une narration pictographique discrète. Les histoires qui ont le plus retenu mon attention sont : L’arbre à guigne, Un ami qui vous veux du bien et Presque. Toutefois, une certaine lassitude s’installe à la lecture des mésaventures de ce chat poursuivi par la guigne car elles sont un peu trop répétitives.
Le Guide Crânien
Avec "le guide crânien", on a entre les mains une des premières bds de Brüno. L’oeil aguerri du lecteur brünophile averti peut de suite remarquer que l’auteur a su très tôt développer son style graphique propre, proche de celui qu’on connaît aujourd’hui avec Nemo ou Inner City Blues. Côté narration, cette bd est caractérisée par l’absence de paroles mais elle n’est pas muette pour autant du fait de la présence de dialogues idéographiques. Cet exercice plutôt inhabituel convient assez bien pour narrer l’histoire de cet homme qui a du mal à cohabiter avec son "guide crânien". Bd à l’atmosphère aussi étrange que celle imprégnant Cold Train même si le ressenti est différent. Bref, une curiosité intéressante à lire (surtout pour les amateurs d’indépendants).
Quetzalcoatl
Aux vues des bonnes critiques, j’avais décidé d’accorder encore une chance à Mitton avec Quetzalcoatl. Quelle erreur ! On dirait les aventures de Clara Morgane chez les Aztèques : des invraisemblances, des dialogues improbables, des personnages pires que des lapins et une héroïne nue du début à la fin. Rien de nouveau chez Mitton. L’histoire ne semble être que le prétexte à l’enchaînement de scènes de sexe. On dirait du Manara, la qualité du dessin en moins. Dommage, l’auteur semble s’être bien documenté sur le contexte, il aurait pu produire de ses connaissances une vision moins fantasmée des aztèques. Extrêmement décevant.
Le terrain vague
Je décernais sans hésiter la palme de l’originalité à ce manga extrêmement sensible et passionnant. Oda nous offre une vision de la mort poétique et fascinante. En même temps, c’est loin d’être le seul thème de l’ouvrage : la question de la création artistique, du deuil, du suicide, de la folie sont aussi au cœur du récit. Une telle richesse que ça frise le trop plein ! (Y'a qu'à voir le nombre de thème dans lesquels j'ai placé l'album). Mais Oda s’en sort bien, malgré le côté parfois un peu fourre-tout de son récit, il sait ouvrir et terminer un récit de manière magistrale et originale. Au-delà du caractère un peu pleurnichard et quelque peu poussif de certains passages, le récit émeut réellement. Un album imparfait donc, mais dont la réussite se mesure aussi au caractère parfaitement casse gueule des sujets abordés. A part Baudoin (dans un album qui s’appelle Terrain vague, justement !) ou Mattoti (L'Homme à la fenêtre), je ne vois pas qui pourrait prétendre avoir abordé de manière aussi frontale des sujets aussi métaphysiques en bande dessinée. A lire absolument, ça frise les 5 étoiles…
Arq
Cette série, c'est bien accroché sur son siège qu'il faut l'appréhender. En effet, si le début de l'histoire laisse présager une ambiance thriller, la suite nous entraîne vite dans une spirale hallucinante qui ressemble étrangement à celle que connaissent les principaux protagonistes. Complètement désorienté, j'ai forcément dû ralentir mon rythme de lecture. Conscient que tous les détails comptaient, que l'auteur distillait les informations et les pistes sans ménager le confort du lecteur, que certaines cases contenaient un début de réponse à des développements ultérieurs (l'homme au bandeau qui apparaît au détour des planches comme une image subliminale), j'ai pratiquement lu sur la pointe des pieds... Un peu comme si moi aussi, j'avais débarqué dans l'univers d'arq à l'improviste et sans trop savoir ce qui allait m'arriver. Et c'est justement là, qu'Andréas fait fort. Il ne fait pas que raconter une histoire, il crée autour d'elle une ambiance qui fait que le lecteur devient lui aussi acteur. Cela participe au bout du compte, à nous rendre familiers les sentiments éprouvés par les personnages. Côté originalité de l'histoire que dire ? Qu'elle est manifeste ? Qu'elle possède la même force que les thèmes abordés par les frères Wachowski dans Matrix ? Je vous laisse découvrir. La réponse me semble à moi, ne souffrir aucun doute. Le graphisme enfin ! Il est plutôt basique. J'ai nettement préféré le travail d'Andréas sur Cromwell Stone. Mais cela dit, ne crachons pas dans la soupe. Arq est une grande bd de science fiction et chaque album ne fait que renforcer cette impression. Je suis quant à moi accroc et souhaite le rester.