Certes cette série a son importance dans l'histoire, mais à la relecture, ça a un peu vieilli à mon goût.
D'abord les kitscheries du coloriste qui manifestement est constamment imprégné de LSD, finissent par fatiguer les yeux, même si elles sont bien sûr volontaires. S'ajoute à cela l'excellent dessin de Moebius, mais le look général fait vraiment seventies. Le scénario, très accrocheur au début, finit par m’écœurer après 3 albums. Jodorowsky veut jouer sur tous les tableaux, de la spiritualité à l'aventure pure, en passant par la parodie et le new-age de pacotille, comme la fin grotesque avec cette espèce de dieu-zeus doré un peu ringard.
Cela reste cependant un joyeux bordel, plein d'énergie et de créativité, véritable icône et tournant de la sf, et de la bd en général de par son ton ouvert.
La meilleure réalisation de Bisley à ce jour (je ne reconnais que les 4 premiers albums dans cette critique). Un style d'une grande audace graphique, allant du très léché modelé aux coups de pinceaux bruts en passant par des crayonnés apparents, et l'harmonie est au rendez-vous. Et le dessin, énergique, vivant, s'améliore sans cesse.
Bien sûr la vision celte est interprétée à l'américaine, mais on sent le travail de fond, et les ambiances crépusculaires et rocailleuses de Bisley rendent les péripéties de Slaine crédibles quant à l'univers, rempli de magie, de divinités primales et de barbarisme.
Un petit bémol: les personnages, bons ou mauvais, ont souvent un rictus "sarcastique" qui ne se justifie pas vraiment, sorte de tic gratuit du dessinateur.
Une série prometteuse, et originale de science-fiction (enfin!)
En effet, placer un futur à enjeu en Afrique est intéressant et judicieux. Le scénario tient la route, et donne envie d'en savoir plus. Quant aux dessins bien que pas très fan de ce genre d'univers avec mise en couleur informatique, il est très intéressant, dynamique, avec des effets bien travaillés et de belles séquences. Reste quelques grossières erreurs de dessins de temps à autres, mais elles sont isolées et augurent du meilleur pour la suite.
edit : étant donné qu'il n'y a pas de suite et que cet éditeur est de plus en plus lamentable malgré des livres étonnants dans un passé proche, j'en resterai là.Un lecteur déçu.
Exemple type du grand savoir-faire de Comès: intrigue psychologique consistante, réflexion sur l'ésotérisme (dans le bon sens du terme) mystère, sorcellerie, et graphisme unique à son apogée.
Le dessin est un peu trop lumineux à mon goût pour une série qui s’intitule Fog, et les faciès des personnages sont très particuliers. Mais ce dessin reste plutôt bon.
La première enquête (2 premiers tomes) est une variation originale d’une histoire de vengeance, dans laquelle le suspens est bien ménagé.
La seconde (tomes 3 et 4) vire au fantastico-romantique, et fait penser à Dracula de Bram Stoker. Selon moi inférieure à la première.
La série est tout de même de bonne facture.
La jaquette noire est bien classe, tout comme les encrages à l'intérieur, les dessins sont vraiment excellents, l'intrigue est complexe à souhait.
C'est vrai que les personnages ne sont pas très profonds, on oscille entre le récit polar noir très malsain (voir dérangé) et le parfois comique.
Mais une fois passé le premier tome et entré dans le vif de la série, on en démord plus, c'est tellement glauque qu'on prendrait les auteurs pour des malades mentaux mais on peut trouver ça cool. L’histoire lorgne du côté des enquêtes policières et du roman noir mais en contemporain, l'esprit de David Fincher se fait fort sentir.
Une série qui sort du lot.
A noter qu'il a été adapté en série par le réalisateur fou Takashi Miike.
Un manga qui a fait l'effet d'un coup de pied dans la fourmilière japonaise, que je lis sur la quatrième de couverture, ouille ça a l'air bien, me dis-je, et comme je me suis souvenu en avoir vu un exemplaire dans un bouquiniste en occasion, j'ai été l'acheter, surtout après avoir lu la critique dithyrambique du tome 1 dans Animeland.
Et motherfucker, la claque que je me suis prise, jamais je n'avais lu auparavant de mangas sur le milieu médical japonais avec autant de brio. Extrêmement bien documenté, Sato dissèque le fonctionnement de cette parcelle de société avec sa plume. Chaque tome que j'ai lu m'a pris les tripes.
Non, je ne trouve cela ni mièvre, ni larmoyant, les personnages n'ont pas de morale de bon chrétien, les Japonais sont bouddhistes et shintoïstes, bordel ! Les protagonistes sont ambivalents.
Une des rares séries qui m'a vraiment fait réfléchir.
Je vois que cette bd culte n'est pas appréciée à sa juste valeur, c'est bordélique, anarchique, subversif, politiquement incorrect, ce n'est pas lisible mais c'est pas grave, si vous aimez les Sex Pistols, le punk en général, il y a des chances que vous accrochiez. Vous avez aimé Sid et Nancy, Summer of Sam, lisez cette bd.
C'est proche de Anita Bomba, en pire, en plus malsain, de Katsuya Terada (qui en a fait un hommage dans sa participation au recueil Bitch's live). Hewlett et Martin ont clairement influencé Ashley Wood pour son Popbot.
Le noir et blanc de la version française passe beaucoup mieux que la version US en couleurs.
Les dialogues ne sont peut-être pas très fidèles mais ne gâchez pas votre plaisir ! Les planches regorgent de détails, de peluches, de tatouages, piercing,...
L'Angleterre a accouché là de chefs de file.
Bonne série au début, car les dessins des combats sont bien faits.
Cependant c'est assez répétitif et pas très réaliste. Et au bout de 34 tomes cela devient lassant. Mais des surprises arrivent pour la suite...
Voici une petite bd parue à petit prix chez un petit éditeur inconnu au bataillon. Mais tout est petit dans cette bd me diriez-vous ? Nonon, deux géants ont réussi à se glisser sous ces quelques pages, chacune agrémentée d’une ou deux vignettes pour faire joli. Enfin, joli, pas vraiment car ces deux ogres sont de vrais laiderons, tout comme les deux chasseurs à leur poursuite ! Ajoutons à cela des couleurs horribles, non pas qu’elles fassent peur mais elles sont d’une laideur sans nom. Heureusement que seule la couverture est colorisée ! En fait, seul le titre met l’eau à la bouche (c’est dire !).
Mais alors, pourquoi ai-je autant apprécié cette bd ? Sans doute parce que je ne savais vraiment pas à quoi m’attendre et que l’humour noir qui se dégage de ce chassé-croisé "ogres-chasseurs" est tout simplement irrésistible, au point d’en oublier tous les défauts.
Album sans prétention, c’est la découverte de celui-ci qui a été un vrai régal. Si vous avez lu mon avis jusqu’ici, sans doute que cette lecture vous paraîtra plus anodine, la faute au contenu maintenant à moitié dévoilé (mea-culpa) . . .
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
l'Incal
Certes cette série a son importance dans l'histoire, mais à la relecture, ça a un peu vieilli à mon goût. D'abord les kitscheries du coloriste qui manifestement est constamment imprégné de LSD, finissent par fatiguer les yeux, même si elles sont bien sûr volontaires. S'ajoute à cela l'excellent dessin de Moebius, mais le look général fait vraiment seventies. Le scénario, très accrocheur au début, finit par m’écœurer après 3 albums. Jodorowsky veut jouer sur tous les tableaux, de la spiritualité à l'aventure pure, en passant par la parodie et le new-age de pacotille, comme la fin grotesque avec cette espèce de dieu-zeus doré un peu ringard. Cela reste cependant un joyeux bordel, plein d'énergie et de créativité, véritable icône et tournant de la sf, et de la bd en général de par son ton ouvert.
Sláine
La meilleure réalisation de Bisley à ce jour (je ne reconnais que les 4 premiers albums dans cette critique). Un style d'une grande audace graphique, allant du très léché modelé aux coups de pinceaux bruts en passant par des crayonnés apparents, et l'harmonie est au rendez-vous. Et le dessin, énergique, vivant, s'améliore sans cesse. Bien sûr la vision celte est interprétée à l'américaine, mais on sent le travail de fond, et les ambiances crépusculaires et rocailleuses de Bisley rendent les péripéties de Slaine crédibles quant à l'univers, rempli de magie, de divinités primales et de barbarisme. Un petit bémol: les personnages, bons ou mauvais, ont souvent un rictus "sarcastique" qui ne se justifie pas vraiment, sorte de tic gratuit du dessinateur.
Chinguetti
Une série prometteuse, et originale de science-fiction (enfin!) En effet, placer un futur à enjeu en Afrique est intéressant et judicieux. Le scénario tient la route, et donne envie d'en savoir plus. Quant aux dessins bien que pas très fan de ce genre d'univers avec mise en couleur informatique, il est très intéressant, dynamique, avec des effets bien travaillés et de belles séquences. Reste quelques grossières erreurs de dessins de temps à autres, mais elles sont isolées et augurent du meilleur pour la suite. edit : étant donné qu'il n'y a pas de suite et que cet éditeur est de plus en plus lamentable malgré des livres étonnants dans un passé proche, j'en resterai là.Un lecteur déçu.
La Belette
Exemple type du grand savoir-faire de Comès: intrigue psychologique consistante, réflexion sur l'ésotérisme (dans le bon sens du terme) mystère, sorcellerie, et graphisme unique à son apogée.
Fog
Le dessin est un peu trop lumineux à mon goût pour une série qui s’intitule Fog, et les faciès des personnages sont très particuliers. Mais ce dessin reste plutôt bon. La première enquête (2 premiers tomes) est une variation originale d’une histoire de vengeance, dans laquelle le suspens est bien ménagé. La seconde (tomes 3 et 4) vire au fantastico-romantique, et fait penser à Dracula de Bram Stoker. Selon moi inférieure à la première. La série est tout de même de bonne facture.
MPD-Psycho, le détective schizophrène
La jaquette noire est bien classe, tout comme les encrages à l'intérieur, les dessins sont vraiment excellents, l'intrigue est complexe à souhait. C'est vrai que les personnages ne sont pas très profonds, on oscille entre le récit polar noir très malsain (voir dérangé) et le parfois comique. Mais une fois passé le premier tome et entré dans le vif de la série, on en démord plus, c'est tellement glauque qu'on prendrait les auteurs pour des malades mentaux mais on peut trouver ça cool. L’histoire lorgne du côté des enquêtes policières et du roman noir mais en contemporain, l'esprit de David Fincher se fait fort sentir. Une série qui sort du lot. A noter qu'il a été adapté en série par le réalisateur fou Takashi Miike.
Say Hello To Black Jack
Un manga qui a fait l'effet d'un coup de pied dans la fourmilière japonaise, que je lis sur la quatrième de couverture, ouille ça a l'air bien, me dis-je, et comme je me suis souvenu en avoir vu un exemplaire dans un bouquiniste en occasion, j'ai été l'acheter, surtout après avoir lu la critique dithyrambique du tome 1 dans Animeland. Et motherfucker, la claque que je me suis prise, jamais je n'avais lu auparavant de mangas sur le milieu médical japonais avec autant de brio. Extrêmement bien documenté, Sato dissèque le fonctionnement de cette parcelle de société avec sa plume. Chaque tome que j'ai lu m'a pris les tripes. Non, je ne trouve cela ni mièvre, ni larmoyant, les personnages n'ont pas de morale de bon chrétien, les Japonais sont bouddhistes et shintoïstes, bordel ! Les protagonistes sont ambivalents. Une des rares séries qui m'a vraiment fait réfléchir.
Tank Girl
Je vois que cette bd culte n'est pas appréciée à sa juste valeur, c'est bordélique, anarchique, subversif, politiquement incorrect, ce n'est pas lisible mais c'est pas grave, si vous aimez les Sex Pistols, le punk en général, il y a des chances que vous accrochiez. Vous avez aimé Sid et Nancy, Summer of Sam, lisez cette bd. C'est proche de Anita Bomba, en pire, en plus malsain, de Katsuya Terada (qui en a fait un hommage dans sa participation au recueil Bitch's live). Hewlett et Martin ont clairement influencé Ashley Wood pour son Popbot. Le noir et blanc de la version française passe beaucoup mieux que la version US en couleurs. Les dialogues ne sont peut-être pas très fidèles mais ne gâchez pas votre plaisir ! Les planches regorgent de détails, de peluches, de tatouages, piercing,... L'Angleterre a accouché là de chefs de file.
Tough
Bonne série au début, car les dessins des combats sont bien faits. Cependant c'est assez répétitif et pas très réaliste. Et au bout de 34 tomes cela devient lassant. Mais des surprises arrivent pour la suite...
À table !
Voici une petite bd parue à petit prix chez un petit éditeur inconnu au bataillon. Mais tout est petit dans cette bd me diriez-vous ? Nonon, deux géants ont réussi à se glisser sous ces quelques pages, chacune agrémentée d’une ou deux vignettes pour faire joli. Enfin, joli, pas vraiment car ces deux ogres sont de vrais laiderons, tout comme les deux chasseurs à leur poursuite ! Ajoutons à cela des couleurs horribles, non pas qu’elles fassent peur mais elles sont d’une laideur sans nom. Heureusement que seule la couverture est colorisée ! En fait, seul le titre met l’eau à la bouche (c’est dire !). Mais alors, pourquoi ai-je autant apprécié cette bd ? Sans doute parce que je ne savais vraiment pas à quoi m’attendre et que l’humour noir qui se dégage de ce chassé-croisé "ogres-chasseurs" est tout simplement irrésistible, au point d’en oublier tous les défauts. Album sans prétention, c’est la découverte de celui-ci qui a été un vrai régal. Si vous avez lu mon avis jusqu’ici, sans doute que cette lecture vous paraîtra plus anodine, la faute au contenu maintenant à moitié dévoilé (mea-culpa) . . .