Jim Starlin en plus d'être un auteur complet, est un scénariste prolifique, connu pour avoir effectué des runs de qualité sur les séries régulières Marvel comme Le Surfeur d'argent ou Captain Marvel. Il a également officié en tant que scénariste chez DC, sur Batman entre autres.
Entre fin 80 et début 90, il réalise quasiment coup sur coup deux grandes sagas cosmique pour les Big two, L'Odyssée Cosmique chez DC et peu de temps aprés Le Gant de l'Infini chez Marvel.
Evidemment, les similitudes scénaristiques entre les deux sagas sont frappantes. Starlin se contente de transposer une histoire similaire d'un univers à l'autre, ceci-dit le bonhomme connaît son affaire pour insuffler un souffle épique à ses histoires cosmiques d'envergure, tout en utilisant de nombreux personnages.
Venons en au fait. L'Odyssée Cosmique met donc en scène des pointures de l'univers DC aux prises avec une terrible menace risquant d'annihiler la voie lactée toute entière, il vont donc s'allier avec diverses entités amies et ennemies pour lutter contre le fléau qu'est L'Anti-vie.
On trouve ici pêle-mêle de grandes batailles aux effets conséquents, de longues phases d'analyse des dangers potentiels, des manipulations, des trahisons et surtout une utilisation intelligente des personnages.
Les personnages sont mis à mal dans ce genre d'histoire, que fait Superman par exemple face à un adversaire contre lequel il ne représente rien?
L'utilisation de Batman à contre emploi n'est pas mal non plus, la légende urbaine se retrouvant plongé dans une guerre intersidérale, c'est peu commun et cela se révèle intéressant. Mais le meilleur sort est réservé à Green Lantern (dans cette histoire c'est John Stewart), celui-ci subit une de ses plus grandes déconvenues et les conséquences en seront douloureuses...
Si les ressemblances avec Le Gant de l'Infini sont nombreuses, ici les évènements sont quand même bien moins spectaculaires et le ton est plus dramatique, même si cela reste une pure superproduction.
La partie graphique est assuré par Mike Mignola qui a lui aussi traîné ses pinceaux un peu partout avant de créer Hellboy.
Sur L'odyssée Cosmique il n'utilisait pas le style angulaire qu'on lui connaît aujourd'hui, ses dessins étaient de qualité mais ceux qui le connaissent depuis Hellboy risquent d'être déçus. En ce qui me concerne, le style de Mignola me laisse plutôt froid, qu'il soit d'hier ou d'aujourd'hui.
Voilà, cette odyssée se laisse lire sans problème, c'est réalisé de façon honnête et ça change un peu. Reste à trouver l'album.
J’accroche bien à cette série, comme à toutes celles d’Adachi d’ailleurs. Elle possède la « Adachi touch », cette manière de suggérer les choses plutôt que de les asséner, ce découpage posé et subtil, et puis cette tendresse infinie et jamais mièvre pour ses personnages. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, Rough n’est pas seulement un manga de sport, la natation est présente, c’est sûr, mais Adachi ne nous remplit pas un tome entier avec une compétition, comme cela arrive dans tant d’autres mangas. Le centre d’intérêt reste les personnages et leurs sentiments. Tout cela n’est bien sûr pas très original, c’est plein d’archétypes qu’on retrouve dans plein d’autres mangas, mais on a la sensation en lisant celui-ci d’être face à un modèle et non une copie. C’est peut-être ça aussi la « Adachi touch ».
Un dernier argument non négligeable pour vous inciter à vous jeter à l’eau : de tome en tome, je trouve que la série est de plus en plus réussie. Exactement comme Ro ici plus bas. J’en suis au sixième, à la moitié de la série donc, et je la trouve de plus en plus attachante. Si le phénomène perdure, il faudra me résoudre à donner cinq étoiles à ce délicieux manga pour adolescents.
Les deux premiers tomes d’Extra-muros furent pour moi une lecture fastidieuse et ennuyeuse. Le dessin de Hulet ne me déplait pas, il sait installer une ambiance, c’est clair. Mais c’est surtout le scénario qui m’a très peu captivé, on passe d’une époque à l’autre sans qu’aucune scène ne soit vraiment probante. Le mystère s’épaissit de scène en scène, de tome en tome, le tout sur un fond d’histoires de Templiers et d’ésotérisme moyenâgeux… Tout un charabia auquel je suis devenu totalement allergique, je pense… Les personnages me sont complètement étrangers, je n’ai pu en aimer ou détester aucun, et il y en a tellement dont les motivations sont inconnues. Et puis surtout, il manque un vrai fil conducteur à tout ça! On suit trop cette bd comme une suite d'évènements étranges d'interêt fort variable...
Le troisième tome sort bientôt mais je ne pense pas le lire… J’aurais sans doute tout oublié de ces deux tomes d’ici-là…
Inutile de s'attarder sur le fait que les personnages de cette série Marvel, sont calqués sur les membres fondateurs de la JLA de la maison d'édition en face.
Le traitement des personnages est cependant différent.
Le premier tome dépeint en grande partie, l'arrivée d'Hyperion et les conséquences que cela aura, qu'elles soient humaines, d'interêt militaire et plus pragmatiquement économiques. Les états-unis comptent bien exploiter le filon Hyperion. Sur le traitement de ce sujet, la série rapelle indéniablement un autre comic: Classwar. Au fil du récit d'autres personnages d'importance apparaissent et les motivations de chacun sont différentes, Supreme Power ne manque pas de richesse et c'est plutôt bien réalisé, mais, tout les thèmes présentés ont déja été utilisés ailleurs, souvent de façon fort réussie, difficile alors de trouver de l'originalité ici.
Le deuxième tome s'axe sur la confrontation d'Hyperion avec le pouvoir en place et la population, et aussi l'approfondissement des rapports qu'il établi avec d'autres personnages possédant des facultés surhumaine (une des conséquences directe de l'arrivée d'Hypérion sur terre). En double lecture on peut penser que les autres héros sont tous des héritiers d'Hyperion/Superman et que si celui-ci, le plus parfait de tous, échappait à tout contrôle, les évènements qui en découleraient seraient forcément irrémédiables. Hypérion a donc de lourdes responsabilités dans l'histoire, aussi lourdes que les gens qui l'ont formé et éduqué.
Dans ce tome Hyperion approche un personnage d'importance, la princesse Zarda, qui va lui révéler des choses capitales sur son passé et ce que devrait être son futur.
A noter que le Docteur Spectrum, un être imparfait et instable qui semble être le seul capable de résister a Hyperion prend aussi de l'importance, si Hyperion est la représentation d'une puissance divine venue du ciel, Spectrum est un homme avec ses faiblesses bénéficiant de cette puissance divine. La différence de conscience qu'ont les personnages est un élément d'importance dans la série.
Ce deuxième tome est plus poussé que le précédent et gagne en rythme. La série commence à affirmer une vision et une personnalité propre.
Le troisième tome est une mini-série en six épisodes tirée de l'univers de Supreme Power, c'est donc un "faux" volume trois. Scénarisé par Sarah Barnes et dessiné par Travel Foreman.
Cette histoire, "Docteur Spectrum", est axé sur le personnage du même nom et revient sur son passé et ses actes passés.
C'est donc la vie du soldat Joe Ledger qui nous est contée ici, avant que celui-ci ne devienne le Docteur Spectrum (le Docteur Spectrum est un personnage que l'on peut apparenter à Green lantern).
Le passé de Ledger est trouble et cette mini-série met en lumière son côté sombre et torturé, cela apporte une certaine force au personnage et nous éclaire sur ses possibles faillibilités.
La narration est constituée de flash-back et le dynamisme est plus prononcé que dans la série mère, ce tome n'est pas un simple dérivé, il apporte un vrai plus.
Le style graphique diffère aussi, le trait de Foreman (qui a assuré une partie de Classwar) est efficace, percutant et bien moins conventionnel que celui de Gary Frank.
Le travail de Gary Frank sur Supreme Power rempli correctement le cahier des charges mais Foreman donne plus de personnalité et de force à ses dessins.
Aprés lecture de ces trois volumes mon sentiment est plutôt positif, à voir si par la suite la série s'émancipe et dépasse le cadre "pas mal".
C'est vrai que cette BD retranscrit de manière extraordinaire les situations ou ambiances que l'on peut retrouver lors des concerts.
La façon dont Zep représente les choses est des plus rigolotte, les effets des riffs d'Angus, l'euphorie des retours de concert...
Zep connaît son affaire, de plus son humour et son style graphique fonctionnent à merveille.
Si vous aimez Titeuf, cette BD ne peut vous décevoir, certains avis plus bas prouvent même que l'on peut l'apprécier sans avoir jamais mis les pieds à un concert.
Un vrai plaisir!
Plutôt pas mal. Moi qui ai généralement du mal avec les scénarios de Jodorowsky, je dois avouer que celui-ci passe plutôt bien. Comme d'habitude, c'est une quête intérieure avec plein de fantastique, mais, une fois de temps en temps, surtout au Tibet, c'est acceptable.
Mention spéciale pour le dessin de Bess.
Cela se lit vite et bien, mais je n'attends pas le cycle suivant.
Voici un des meilleurs "patte de mouche" qu’il m’ait été donné de lire. Avec un trait brouillon, Baudoin réussit à illustrer avec beaucoup de sensibilité la (courte) vie de Nam. Le début ne laisse en rien présager de la fin qui donne toute sa dimension au récit. On le relit à nouveau et on ne s’en lasse pas . . . superbe !
Sans transcender les foules, cette petite bd muette parue dans la sympathique collection "patte de mouche" se laisse regarder sans déplaisir. Les dessins de J.C Menu sont en effet bien sympas. Par contre, l’histoire ne casse pas deux pattes à un échassier (quoique ?) mais illustre bien la maxime "on ne fait pas d’omelette sans casser des oeufs". La fin vient heureusement ponctuer ce récit un tantinet trop répétitif. A réserver pour les acharnés de la collection.
MÄR est le sigle de Märchen Awaken Romance, le sous-titre de la série. C'est aussi le début du premier mot, Märchen, terme allemand signifiant "conte de fées", d'après l'auteur.
A la fin du premier tome, les enjeux du manga sont posés : c'est de la fantasy burlesque, enfantine, avec une dose d'auto-dérision. Ginta se plaît assez dans ce nouveau monde, où il est un garçon plein de vitalité, intrépide et généreux. Il rencontre des personnages auxquels il prête main-forte, et qui l'aident à leur tour. Mais il aimerait bien rentrer chez lui, quand même. Le seul moyen serait de retrouver un artefact surpuissant. Dont il ne connaît même pas l'aspect. Il part donc à sa recherche, la fleur au fusil.
Rien d'original dans tout ça. Ma culture manga n'étant pas assez développée, je citerai néanmoins "Dragonball" et tous les mangas s'en rapprochant, pour une partie du concept, et des séries comme Den pour le côté basculement/transformation d'un monde à l'autre. La suite de l'histoire se rapproche, curieusement, des "Chevaliers du Zodiaque".
Le dessin est sympathique, typique du style "grands yeux-grande bouche" auquel on ramène trop souvent le manga.
Mais à manger à tous les râteliers, on finit par ne plus avoir de goût. C'est ce qui pend au nez de cette série, si elle ne fait pas preuve d'originalité.
"Pas d’enfance pour les héros" fait suite aux aventures de Voltige et Ratatouille ou plutôt précède ces dernières en retraçant le parcours en culotte courte de Voltige. Ce premier tome est le seul paru à ce jour mais il peut se suffire à lui-même. J’étais déjà séduit par le trait "enfantin" de Jousselin bien agréable à l’oeil et je dois dire que je trouve cet album encore plus plaisant que ceux de la série mère. Même si la trame de l’histoire est des plus conventionnelles, Jousselin réussi à garder l’attention du lecteur sans difficulté grâce à une narration fluide et des dialogues incisifs. Bref, une belle surprise !
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Cosmic Odyssey (L'Odyssée Cosmique)
Jim Starlin en plus d'être un auteur complet, est un scénariste prolifique, connu pour avoir effectué des runs de qualité sur les séries régulières Marvel comme Le Surfeur d'argent ou Captain Marvel. Il a également officié en tant que scénariste chez DC, sur Batman entre autres. Entre fin 80 et début 90, il réalise quasiment coup sur coup deux grandes sagas cosmique pour les Big two, L'Odyssée Cosmique chez DC et peu de temps aprés Le Gant de l'Infini chez Marvel. Evidemment, les similitudes scénaristiques entre les deux sagas sont frappantes. Starlin se contente de transposer une histoire similaire d'un univers à l'autre, ceci-dit le bonhomme connaît son affaire pour insuffler un souffle épique à ses histoires cosmiques d'envergure, tout en utilisant de nombreux personnages. Venons en au fait. L'Odyssée Cosmique met donc en scène des pointures de l'univers DC aux prises avec une terrible menace risquant d'annihiler la voie lactée toute entière, il vont donc s'allier avec diverses entités amies et ennemies pour lutter contre le fléau qu'est L'Anti-vie. On trouve ici pêle-mêle de grandes batailles aux effets conséquents, de longues phases d'analyse des dangers potentiels, des manipulations, des trahisons et surtout une utilisation intelligente des personnages. Les personnages sont mis à mal dans ce genre d'histoire, que fait Superman par exemple face à un adversaire contre lequel il ne représente rien? L'utilisation de Batman à contre emploi n'est pas mal non plus, la légende urbaine se retrouvant plongé dans une guerre intersidérale, c'est peu commun et cela se révèle intéressant. Mais le meilleur sort est réservé à Green Lantern (dans cette histoire c'est John Stewart), celui-ci subit une de ses plus grandes déconvenues et les conséquences en seront douloureuses... Si les ressemblances avec Le Gant de l'Infini sont nombreuses, ici les évènements sont quand même bien moins spectaculaires et le ton est plus dramatique, même si cela reste une pure superproduction. La partie graphique est assuré par Mike Mignola qui a lui aussi traîné ses pinceaux un peu partout avant de créer Hellboy. Sur L'odyssée Cosmique il n'utilisait pas le style angulaire qu'on lui connaît aujourd'hui, ses dessins étaient de qualité mais ceux qui le connaissent depuis Hellboy risquent d'être déçus. En ce qui me concerne, le style de Mignola me laisse plutôt froid, qu'il soit d'hier ou d'aujourd'hui. Voilà, cette odyssée se laisse lire sans problème, c'est réalisé de façon honnête et ça change un peu. Reste à trouver l'album.
Rough
J’accroche bien à cette série, comme à toutes celles d’Adachi d’ailleurs. Elle possède la « Adachi touch », cette manière de suggérer les choses plutôt que de les asséner, ce découpage posé et subtil, et puis cette tendresse infinie et jamais mièvre pour ses personnages. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, Rough n’est pas seulement un manga de sport, la natation est présente, c’est sûr, mais Adachi ne nous remplit pas un tome entier avec une compétition, comme cela arrive dans tant d’autres mangas. Le centre d’intérêt reste les personnages et leurs sentiments. Tout cela n’est bien sûr pas très original, c’est plein d’archétypes qu’on retrouve dans plein d’autres mangas, mais on a la sensation en lisant celui-ci d’être face à un modèle et non une copie. C’est peut-être ça aussi la « Adachi touch ». Un dernier argument non négligeable pour vous inciter à vous jeter à l’eau : de tome en tome, je trouve que la série est de plus en plus réussie. Exactement comme Ro ici plus bas. J’en suis au sixième, à la moitié de la série donc, et je la trouve de plus en plus attachante. Si le phénomène perdure, il faudra me résoudre à donner cinq étoiles à ce délicieux manga pour adolescents.
Extra-Muros
Les deux premiers tomes d’Extra-muros furent pour moi une lecture fastidieuse et ennuyeuse. Le dessin de Hulet ne me déplait pas, il sait installer une ambiance, c’est clair. Mais c’est surtout le scénario qui m’a très peu captivé, on passe d’une époque à l’autre sans qu’aucune scène ne soit vraiment probante. Le mystère s’épaissit de scène en scène, de tome en tome, le tout sur un fond d’histoires de Templiers et d’ésotérisme moyenâgeux… Tout un charabia auquel je suis devenu totalement allergique, je pense… Les personnages me sont complètement étrangers, je n’ai pu en aimer ou détester aucun, et il y en a tellement dont les motivations sont inconnues. Et puis surtout, il manque un vrai fil conducteur à tout ça! On suit trop cette bd comme une suite d'évènements étranges d'interêt fort variable... Le troisième tome sort bientôt mais je ne pense pas le lire… J’aurais sans doute tout oublié de ces deux tomes d’ici-là…
Supreme Power
Inutile de s'attarder sur le fait que les personnages de cette série Marvel, sont calqués sur les membres fondateurs de la JLA de la maison d'édition en face. Le traitement des personnages est cependant différent. Le premier tome dépeint en grande partie, l'arrivée d'Hyperion et les conséquences que cela aura, qu'elles soient humaines, d'interêt militaire et plus pragmatiquement économiques. Les états-unis comptent bien exploiter le filon Hyperion. Sur le traitement de ce sujet, la série rapelle indéniablement un autre comic: Classwar. Au fil du récit d'autres personnages d'importance apparaissent et les motivations de chacun sont différentes, Supreme Power ne manque pas de richesse et c'est plutôt bien réalisé, mais, tout les thèmes présentés ont déja été utilisés ailleurs, souvent de façon fort réussie, difficile alors de trouver de l'originalité ici. Le deuxième tome s'axe sur la confrontation d'Hyperion avec le pouvoir en place et la population, et aussi l'approfondissement des rapports qu'il établi avec d'autres personnages possédant des facultés surhumaine (une des conséquences directe de l'arrivée d'Hypérion sur terre). En double lecture on peut penser que les autres héros sont tous des héritiers d'Hyperion/Superman et que si celui-ci, le plus parfait de tous, échappait à tout contrôle, les évènements qui en découleraient seraient forcément irrémédiables. Hypérion a donc de lourdes responsabilités dans l'histoire, aussi lourdes que les gens qui l'ont formé et éduqué. Dans ce tome Hyperion approche un personnage d'importance, la princesse Zarda, qui va lui révéler des choses capitales sur son passé et ce que devrait être son futur. A noter que le Docteur Spectrum, un être imparfait et instable qui semble être le seul capable de résister a Hyperion prend aussi de l'importance, si Hyperion est la représentation d'une puissance divine venue du ciel, Spectrum est un homme avec ses faiblesses bénéficiant de cette puissance divine. La différence de conscience qu'ont les personnages est un élément d'importance dans la série. Ce deuxième tome est plus poussé que le précédent et gagne en rythme. La série commence à affirmer une vision et une personnalité propre. Le troisième tome est une mini-série en six épisodes tirée de l'univers de Supreme Power, c'est donc un "faux" volume trois. Scénarisé par Sarah Barnes et dessiné par Travel Foreman. Cette histoire, "Docteur Spectrum", est axé sur le personnage du même nom et revient sur son passé et ses actes passés. C'est donc la vie du soldat Joe Ledger qui nous est contée ici, avant que celui-ci ne devienne le Docteur Spectrum (le Docteur Spectrum est un personnage que l'on peut apparenter à Green lantern). Le passé de Ledger est trouble et cette mini-série met en lumière son côté sombre et torturé, cela apporte une certaine force au personnage et nous éclaire sur ses possibles faillibilités. La narration est constituée de flash-back et le dynamisme est plus prononcé que dans la série mère, ce tome n'est pas un simple dérivé, il apporte un vrai plus. Le style graphique diffère aussi, le trait de Foreman (qui a assuré une partie de Classwar) est efficace, percutant et bien moins conventionnel que celui de Gary Frank. Le travail de Gary Frank sur Supreme Power rempli correctement le cahier des charges mais Foreman donne plus de personnalité et de force à ses dessins. Aprés lecture de ces trois volumes mon sentiment est plutôt positif, à voir si par la suite la série s'émancipe et dépasse le cadre "pas mal".
Happy Rock (L'enfer des concerts)
C'est vrai que cette BD retranscrit de manière extraordinaire les situations ou ambiances que l'on peut retrouver lors des concerts. La façon dont Zep représente les choses est des plus rigolotte, les effets des riffs d'Angus, l'euphorie des retours de concert... Zep connaît son affaire, de plus son humour et son style graphique fonctionnent à merveille. Si vous aimez Titeuf, cette BD ne peut vous décevoir, certains avis plus bas prouvent même que l'on peut l'apprécier sans avoir jamais mis les pieds à un concert. Un vrai plaisir!
Le Lama blanc
Plutôt pas mal. Moi qui ai généralement du mal avec les scénarios de Jodorowsky, je dois avouer que celui-ci passe plutôt bien. Comme d'habitude, c'est une quête intérieure avec plein de fantastique, mais, une fois de temps en temps, surtout au Tibet, c'est acceptable. Mention spéciale pour le dessin de Bess. Cela se lit vite et bien, mais je n'attends pas le cycle suivant.
Nam
Voici un des meilleurs "patte de mouche" qu’il m’ait été donné de lire. Avec un trait brouillon, Baudoin réussit à illustrer avec beaucoup de sensibilité la (courte) vie de Nam. Le début ne laisse en rien présager de la fin qui donne toute sa dimension au récit. On le relit à nouveau et on ne s’en lasse pas . . . superbe !
Omelette
Sans transcender les foules, cette petite bd muette parue dans la sympathique collection "patte de mouche" se laisse regarder sans déplaisir. Les dessins de J.C Menu sont en effet bien sympas. Par contre, l’histoire ne casse pas deux pattes à un échassier (quoique ?) mais illustre bien la maxime "on ne fait pas d’omelette sans casser des oeufs". La fin vient heureusement ponctuer ce récit un tantinet trop répétitif. A réserver pour les acharnés de la collection.
Mär - Märchen Awaken Romance
MÄR est le sigle de Märchen Awaken Romance, le sous-titre de la série. C'est aussi le début du premier mot, Märchen, terme allemand signifiant "conte de fées", d'après l'auteur. A la fin du premier tome, les enjeux du manga sont posés : c'est de la fantasy burlesque, enfantine, avec une dose d'auto-dérision. Ginta se plaît assez dans ce nouveau monde, où il est un garçon plein de vitalité, intrépide et généreux. Il rencontre des personnages auxquels il prête main-forte, et qui l'aident à leur tour. Mais il aimerait bien rentrer chez lui, quand même. Le seul moyen serait de retrouver un artefact surpuissant. Dont il ne connaît même pas l'aspect. Il part donc à sa recherche, la fleur au fusil. Rien d'original dans tout ça. Ma culture manga n'étant pas assez développée, je citerai néanmoins "Dragonball" et tous les mangas s'en rapprochant, pour une partie du concept, et des séries comme Den pour le côté basculement/transformation d'un monde à l'autre. La suite de l'histoire se rapproche, curieusement, des "Chevaliers du Zodiaque". Le dessin est sympathique, typique du style "grands yeux-grande bouche" auquel on ramène trop souvent le manga. Mais à manger à tous les râteliers, on finit par ne plus avoir de goût. C'est ce qui pend au nez de cette série, si elle ne fait pas preuve d'originalité.
Voltige sans Ratatouille
"Pas d’enfance pour les héros" fait suite aux aventures de Voltige et Ratatouille ou plutôt précède ces dernières en retraçant le parcours en culotte courte de Voltige. Ce premier tome est le seul paru à ce jour mais il peut se suffire à lui-même. J’étais déjà séduit par le trait "enfantin" de Jousselin bien agréable à l’oeil et je dois dire que je trouve cet album encore plus plaisant que ceux de la série mère. Même si la trame de l’histoire est des plus conventionnelles, Jousselin réussi à garder l’attention du lecteur sans difficulté grâce à une narration fluide et des dialogues incisifs. Bref, une belle surprise !