Vraiment j'ai beaucoup aimé cette série et je regrette qu'il n'y ait que 3 tomes. Le dessin est très bon et sert bien l'ambiance mais surtout le scénario est fabuleux, en effet il faut lire 2 ou 3 fois chaque album pour bien en saisir tout le sens. Comme pour un album de Compagnon du Crépuscule ! Certes ça ne se lis pas à la plage …
Enfin l’époque (peu exploitée) le thème … vraiment un sans faute que je relis tous les 6 mois.
Ce premier album de Dumontheuil est très étrange.
A la première lecture, je dois bien avouer que je me suis ennuyé. Que de longueurs dans le récit !
Puis à la deuxième lecture, cette impression d'ennui s'est estompée pour laisser place, à la troisième lecture, à une certaine admiration pour les dialogues de ce one shot.
Vous l'aurez compris à la lecture du résumé, l'histoire n'est pas palpitante. Deux hommes errent le long d'un mur interminable afin de se donner une raison de vivre... Mais sont-ils tout simplement en vie ? Existent-ils vraiment ? Pourquoi sont-ils là ? Quels sont leurs passés ? Ce paysage désertique ne serait-il pas le lieu de la folie de l'un des deux protagonistes ? Toutes ces questions métaphysiques sont abordées par nos deux personnages, ce qui donne lieu à de nombreux dialogues intéressants par leurs absurdités, véritable force de cet album.
A noter que par la suite, Dumontheuil va se servir de cet album comme de base à toutes ses oeuvres. Ainsi, dans la femme floue, nous retrouvons le même type de questionnements, où le héro n'est pas très sûr d'exister vraiment, ni pourquoi il est là, ni d'où il vient...
Au final, l'histoire est assez linéaire puisque L'enclave est juste l'occasion de nous raconter les questionnements des deux personnages (ne vous attendez pas à de gros coups de théâtre).
Côté dessins, il faut bien avouer que le cadre choisit par Dumontheuil (monde totalement désertique mis à part le mur) n'est pas propice à faire éclater son talent. Cependant, quelques scènes (les rêves d'un des héros) nous permettent d'apprécier le coup de crayon de Dumontheuil qui s'affinera par la suite dans ces prochaines oeuvres. La couleur est assez horrible. Cela a mal vieillit, c'est très fade, presque "caca beurk" (pardon, pour les apprentis bédéphiles. Sachez que "caca-beurk" signifie dans le jargon professionnel, que c'est pas top).
Vous l'aurez compris, cet album s'adresse aux fans de Dumontheuil. Personnellement, je suis très heureux de le posséder (peut être parce que je le regarde d'un oeil plus avisé, connaissant toutes les oeuvres de l'auteur). Pour les autres, préférez les autres albums de Dumontheuil, à commencer par "Qui a tué l'idiot". Peut être par la suite, aurez-vous l'envie de venir découvrir ce premier album.
GTO est un excellent manga. C'est une série comique absolument hilarante et souvent frappadingue qui vous fera souvent hurler de rire, mais elle est également très réaliste. A travers cette oeuvre, Fujisawa critique avec beaucoup pertinence tous les travers du système éducatif japonais contemporain. Le récit fait très souvent réfléchir et regorge de moments poignants.
Eikichi Onizuka notre "héros" est vraiment un professeur hors norme. Il est bagarreur, gaffeur, maladroit, naïf...
Mais derrière son apparence de 'bad boy', c'est un homme doté d'un très grand sens de l'honneur et des responsabilités, et c'est aussi quelqu'un de franc, sensible et compréhensif.
Il est nettement moins égoïste et hypocrite que certains de ses collègues.
Il vous surprendra à maintes reprises!!!
C'est un personnage haut en couleurs, attachant et profondément humain...
En bref, GTO est un manga drôle, fun, intelligent et émouvant que je vous recommande.
Le seul gros défaut que je lui trouve, c'est qu'il ne fait "que" 25 volumes, car le scénario ne s'essouffle jamais et on en redemande.
A noter, l'adaptation française de Pika qui est d'une qualité exemplaire. La version française est excellente et bien dans le ton, le papier et l'impression sont de grande qualité et l'éditeur à eu l'heureuse initiative de mettre un lexique culturel dans chacun des volumes ce qui nous permet de mieux saisir le contexte de l'histoire.
City Hunter... c'est le meilleur manga qu'il m'ait été donné de lire jusqu'à présent et c'est certainement le manga le plus abouti de Tsukasa Hôjô. Ce mangaka de génie a vraiment été en état de grâce lorsqu'il a crée ce chef d’œuvre...
Son style graphique n'a jamais cessé de s'améliorer, au cours de la série. Les premiers volumes sont jolis sans plus mais les derniers sont magnifiques, de véritables oeuvres d'art.
Le scénario est passionnant, il est rythmé, et riche en surprises et en rebondissements et il saura vous maintenir en haleine jusqu'au dénouement. Il sait mêler habilement humour, action et émotion. Les personnages principaux sont tout simplement fantastiques. Ryô passe souvent pour un obsédé et un idiot mais ce n'est que pour mieux dissimuler sa souffrance et/ou pour remonter le moral de ses client(e)s et ses amis. C'est un homme courageux, fort, intelligent et sensible. Quant à Kaori sa partenaire, elle est gaffeuse et susceptible, mais c'est aussi une femme adorable, gentille, compréhensive et toujours prête à aider son prochain. Nos héros évoluent et mûrissent durant l'histoire ce qui les rend encore plus attachants. Ryô et Kaori est l'un des plus beaux couples de toute l'histoire de la bande dessinée japonaise.
City Hunter est un manga sensationnel à tout point de vue et qui se veut indispensable dans votre bibliothèque. FOREVER CITY HUNTER!! :)
Cette bd est vraiment très bien conçue, on sent que l'histoire est réfléchie (je crois avoir compris qu'elle a fait l'objet d'une étude basée sur des récits remontant à l'Antiquité). Beaucoup d'éloges ont été faits à son intention aussi j'en viendrai à ma petite critique, juste un léger regret, c'est au sujet de la captivante Ombre. Il y a quelque chose qui gâche au niveau visuel ; alors que tout colle à la réalité (et c'est là le côté polar si dur à obtenir), la délicieusement dangereuse Ombre se promène dans les rues de villes beaufs américaines avec deux énormes automatiques à la hanche, façon qui vous savez, un peu irréaliste !
Personnellement je trouve que c'est le seul détail qui cloche ; c'est dire le niveau !!!
Les 7 Portes est une BD destinée à la jeunesse publiée par une toute jeune maison d'édition qui a l'air bien décidée à promouvoir de jeunes talents et des auteurs BDs encore débutants. Quand on voit cela, ça donne envie d'être indulgent et de considérer cette BD avec un oeil favorable, et ce fut le cas pour moi... Mais franchement, j'en suis navré mais je n'ai vraiment guère apprécié ma lecture.
Physiquement, l'album est beau. Solide (bien cartonné), gros (près d'une centaine de pages), net, rien à redire. La maison d'édition ne se moque pas de ses auteurs.
Mais passé cela, que ce soit au niveau du dessin ou du scénario, cela ne suit vraiment pas.
Le dessin me fait penser aux vieilles BDs de qualité approximative qui paraissaient dans les journaux de BD "éducatives" pour adolescents, le genre Okapi par exemple même si de belles BDs sont sorties de ce magazine. Le dessinateur y parait à mi-chemin entre l'amateurisme et un professionalisme encore loin d'être maîtrisé. Beaucoup de ratés, de dessins approximatifs, des couleurs moyennes, le tout fait vraiment preuve d'un manque de technique. Malgré cela, ça reste regardable et lisible.
Quant au scénario, il faut savoir qu'il semble avoir été inspiré par un magazine scientifique destiné à la jeunesse Cosinus et a donc un but précis : parler de l'Alchimie et de la Chimie aux jeunes lecteurs. Pour cela, l'auteur utilise une trame de scénario ultra-classique : un jeune homme hérite de la maison d'un oncle mystérieux et, avec des proches, ils vont se lancer dans une chasse aux trésors à base d'énigmes portant sur l'Alchimie, tandis que le méchant directeur d'une société corrompue et criminelle tente de leur mettre des batons dans les roues pour s'emparer du trésor à leur place. La quasi-totalité du scénario est totalement convenue et sans surprise, à tel point que, d'avoir fait tenir le tout sur près d'une centaine de pages de BD, ça laisse largement le temps au lecteur de se lasser.
D'autant plus que ce qui fait la spécificité de cette oeuvre, ce sont les quelques informations assez superficielles sur l'Alchimie et surtout la résolution des 7 énigmes, mais ces énigmes ont des composantes soit totalement triviales (du style de nos héros qui perdent une journée à réfléchir sur une phrase "codée" sans réaliser du premier coup d'oeil qu'elle est simplement écrite à l'envers) soit résolues par des Deus Ex-Machina absolument illogiques quand on n'a pas exactement la même façon de penser que l'auteur ou quand on n'a pas envie d'admettre que la solution brille soudain sur le mur de la chambre où dorment nos héros quand la nuit tombe.
Sans surprise, frustrante ou décevante par la résolution de ses énigmes, cette BD ne m'a franchement guère appris sur l'alchimie et quand elle essaie d'entrer plus avant dans le sujet, je doute qu'elle ne largue pas aussi sec le public "jeunesse" qu'elle est sensée viser.
Je n'aime pas rabaisser une jeune maison d'éditions et de auteurs débutants mais là, il y a quand même beaucoup de progrès à faire, surtout s'il s'agit de vendre des BDs à ce prix assez élevé.
Je suis vraiment ravi de mon achat. Pour un coup d'essai, un éditeur et deux auteurs que je ne connaissais pas, c'est une très bonne surprise.
Coté scénario, Mathieu Gabella installe avec brio son histoire à la fin du 19ème siècle. J’essaierai de ne pas trop m'y étendre afin de ne pas éventer les intrigues déroutantes (car il y en a plusieurs) imaginées par l'auteur. Les éléments de cette enquête fantastique, tout comme les divers protagonistes, sont introduits à point nommé. Pas de rebondissements tirés par les cheveux. C'est fluide et parfaitement maîtrisé jusqu'à la dernière page insoupçonnable.
Quant au dessin, Anthony Audibert possède un style très particulier qui peut surprendre. Ses personnages sont plutôt anguleux, mais tout compte fait cela participe activement à l'ambiance recherchée. Les découpages et la mise en couleur sont efficaces : les différences de tons permettent une distinction aisée entre le présent, les flash-back et les périodes de "stases". On notera aussi des clins d’œil envers certains personnages connus. Plaisant.
Un récit divertissant et original que je vous conseille vivement.
Une série accrocheuse c’est certain.
L’histoire de Golden City est dynamique, beaucoup d’actions, un bon rythme, avec quelques petites poses de ci de là. Personnellement ça ne m’a pas gêné vu que c’est exactement ce à quoi je m’attendais.
On évite le cliché du héros gnan gnan, l’homme riche qui aide les pauvres, Harisson Banks est un homme plutôt simple, qui cherche juste à sauver sa peau et à découvrir ce qui se trame à Golden City.
Le dessin est assez classique, mais réussi, tout comme la mise en couleur, les cadrages. Le monde imaginé est déjà plus ou moins vu, une ville isolée où s’enferme les plus riches et les plus puissants, ça rappelle toujours quelque chose, moi c’était Gunnm.
En fait je ne vois pas de gros défauts à cette série, c’est le genre de Bd qu’on lit avec plaisir, sans se poser de questions, après l’acheter ou pas c’est un autre problème, moi je me laisserai bien tenter, d’autant que le tome 6 s’annonce intéressant.
L’idée de départ est plutôt accrocheuse, raconter la vie d’un tueur de manière autobiographique; mais j’ai tout de même l’impression qu’il manque un quelque chose.
Par certains moments la psychologie est simpliste, ça manque en général de profondeur.
Sinon l’ambiance est plutôt réussie, le noir et blanc rend bien, même si les personnages de Moynot ont parfois un physique bizarre, raté presque et que certaines cases sont pas terrible.
Un one-shot qui a de l’ambition, dommage que la formule n’ait pas marché.
Alors là, les gars, moi, je dis attention, on tient de la BD-culte en puissance. Culte comme un film Troma, culte comme L’Attaque de la Moussaka géante ou La Revanche des Sith. Si les tomes suivants sont à la hauteur de Genèse, Les Enfants d’Eve pourra entrer la tête haute au panthéon des nanars tellement mauvais qu’ils en deviennent bons. Sérieusement, Les Enfants d’Eve est une énorme couillonnade, mais je n’ai nullement l’intention de casser cette BD ni ses auteurs tant je la trouve drôle et divertissante.
Involontaire et vibrant hommage aux films de S-F bien tartignolles des années 60-70 (le genre où Sean Connery et ses poils se promènent en slip et cuissardes, voyez donc ici), Les Enfants d’Eve se situe dans un monde post-apocalyptique d’opérette peuplé uniquement de filles sapées comme dans des clips de Madonna des années 80, et dont l’extrême "crédibilité" est établie en quelques planches par ses auteurs. Ainsi donc le gouvernement pakistanais, visiblement constitué de méchants de James Bond, décide d’éliminer toute vie sur terre à l’aide d’une super-hyper-bombe atomique. Heureusement, une grande scientifique planquée dans son laboratoire souterrain survit et, grâce à ses recherches sur l’oviparité humaine, parvient à repeupler la terre à elle toute seule (signalons qu’elle était la seule et unique personne au monde planquée dans un abri au moment de l’explosion, ça c’est du coup d’pot !). 200 ans après la catastrophe, dans un Paris qui a été dévasté par les flammes à la planche 3 mais où les bâtiments sont finalement intacts en planche 4, les femmes ovipares (mais pourvues d’un nombril par le dessinateur, un peu distrait) ont recréé une nouvelle civilisation sur notre planète qui, loin d’avoir été transformée en vaste désert aride et stérile par les radiations et la combustion de l’atmosphère, est recouverte d’une superbe végétation et parfaitement habitable en surface.
Eh oui, les Pakistanais sont certes diaboliques, mais il faut reconnaître qu’ils savent faire une guerre nucléaire totale PROPRE, qui préserve la couche d’ozone et la forêt tropicale. Bref, nos petites amazones du futur habitent un vrai paradis où elles occupent leurs journées en agitant leurs jolis corps en petite tenue, en jouant à broute-mi et broute-moi en trio, ou en regardant une télé dont les programmes n’ont pour seule vocation que d’annoncer, à chaque fois qu’on l’allume, un événement qui fait progresser l’intrigue.
Seule ombre au tableau, nos nymphettes post-apocalyptiques vivent sous la coupe d’un gouvernement totalitaire qui leur dissimule la vérité sur le passé de l’humanité. Ainsi aucune de ses gourdes n’a la moindre idée que l’humanité était autrefois bisexuée, et ce malgré la présence autour d’elles d’animaux mâles et femelles. Heureusement, un groupe de rebelles lutte pour faire éclater l’incroyable vérité : à une époque, sur Terre, il y a eu de la bite.
Vivement la suite, et espérons qu’on y voit Charlton Heston en pagne en train de gueuler, à genoux sur le sable, "Soyez maudits, soyez maudits jusqu’à la fin des temps !" face à la statue de la Liberté. Bref, un scénario bien cliché, reposant sur des bases débiles, servi par des dialogues tartes et un dessin kitsch : avec ce bidule, sorte de remake de La Planète des Singes, Bernard Werber et son complice Eric Puech ont de quoi devenir les Ed Wood de la bande dessinée, et je dis ça comme un compliment. Croyez-moi, je n’achèterais certes pas cette série car faut quand même pas déconner, mais je n’échangerais pas deux barils de navets sérieux-intimistes-sensibles contre un seul baril de ce nanar de classe internationale.
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Les Fées noires
Vraiment j'ai beaucoup aimé cette série et je regrette qu'il n'y ait que 3 tomes. Le dessin est très bon et sert bien l'ambiance mais surtout le scénario est fabuleux, en effet il faut lire 2 ou 3 fois chaque album pour bien en saisir tout le sens. Comme pour un album de Compagnon du Crépuscule ! Certes ça ne se lis pas à la plage … Enfin l’époque (peu exploitée) le thème … vraiment un sans faute que je relis tous les 6 mois.
L'Enclave
Ce premier album de Dumontheuil est très étrange. A la première lecture, je dois bien avouer que je me suis ennuyé. Que de longueurs dans le récit ! Puis à la deuxième lecture, cette impression d'ennui s'est estompée pour laisser place, à la troisième lecture, à une certaine admiration pour les dialogues de ce one shot. Vous l'aurez compris à la lecture du résumé, l'histoire n'est pas palpitante. Deux hommes errent le long d'un mur interminable afin de se donner une raison de vivre... Mais sont-ils tout simplement en vie ? Existent-ils vraiment ? Pourquoi sont-ils là ? Quels sont leurs passés ? Ce paysage désertique ne serait-il pas le lieu de la folie de l'un des deux protagonistes ? Toutes ces questions métaphysiques sont abordées par nos deux personnages, ce qui donne lieu à de nombreux dialogues intéressants par leurs absurdités, véritable force de cet album. A noter que par la suite, Dumontheuil va se servir de cet album comme de base à toutes ses oeuvres. Ainsi, dans la femme floue, nous retrouvons le même type de questionnements, où le héro n'est pas très sûr d'exister vraiment, ni pourquoi il est là, ni d'où il vient... Au final, l'histoire est assez linéaire puisque L'enclave est juste l'occasion de nous raconter les questionnements des deux personnages (ne vous attendez pas à de gros coups de théâtre). Côté dessins, il faut bien avouer que le cadre choisit par Dumontheuil (monde totalement désertique mis à part le mur) n'est pas propice à faire éclater son talent. Cependant, quelques scènes (les rêves d'un des héros) nous permettent d'apprécier le coup de crayon de Dumontheuil qui s'affinera par la suite dans ces prochaines oeuvres. La couleur est assez horrible. Cela a mal vieillit, c'est très fade, presque "caca beurk" (pardon, pour les apprentis bédéphiles. Sachez que "caca-beurk" signifie dans le jargon professionnel, que c'est pas top). Vous l'aurez compris, cet album s'adresse aux fans de Dumontheuil. Personnellement, je suis très heureux de le posséder (peut être parce que je le regarde d'un oeil plus avisé, connaissant toutes les oeuvres de l'auteur). Pour les autres, préférez les autres albums de Dumontheuil, à commencer par "Qui a tué l'idiot". Peut être par la suite, aurez-vous l'envie de venir découvrir ce premier album.
GTO - Great Teacher Onizuka
GTO est un excellent manga. C'est une série comique absolument hilarante et souvent frappadingue qui vous fera souvent hurler de rire, mais elle est également très réaliste. A travers cette oeuvre, Fujisawa critique avec beaucoup pertinence tous les travers du système éducatif japonais contemporain. Le récit fait très souvent réfléchir et regorge de moments poignants. Eikichi Onizuka notre "héros" est vraiment un professeur hors norme. Il est bagarreur, gaffeur, maladroit, naïf... Mais derrière son apparence de 'bad boy', c'est un homme doté d'un très grand sens de l'honneur et des responsabilités, et c'est aussi quelqu'un de franc, sensible et compréhensif. Il est nettement moins égoïste et hypocrite que certains de ses collègues. Il vous surprendra à maintes reprises!!! C'est un personnage haut en couleurs, attachant et profondément humain... En bref, GTO est un manga drôle, fun, intelligent et émouvant que je vous recommande. Le seul gros défaut que je lui trouve, c'est qu'il ne fait "que" 25 volumes, car le scénario ne s'essouffle jamais et on en redemande. A noter, l'adaptation française de Pika qui est d'une qualité exemplaire. La version française est excellente et bien dans le ton, le papier et l'impression sont de grande qualité et l'éditeur à eu l'heureuse initiative de mettre un lexique culturel dans chacun des volumes ce qui nous permet de mieux saisir le contexte de l'histoire.
City Hunter
City Hunter... c'est le meilleur manga qu'il m'ait été donné de lire jusqu'à présent et c'est certainement le manga le plus abouti de Tsukasa Hôjô. Ce mangaka de génie a vraiment été en état de grâce lorsqu'il a crée ce chef d’œuvre... Son style graphique n'a jamais cessé de s'améliorer, au cours de la série. Les premiers volumes sont jolis sans plus mais les derniers sont magnifiques, de véritables oeuvres d'art. Le scénario est passionnant, il est rythmé, et riche en surprises et en rebondissements et il saura vous maintenir en haleine jusqu'au dénouement. Il sait mêler habilement humour, action et émotion. Les personnages principaux sont tout simplement fantastiques. Ryô passe souvent pour un obsédé et un idiot mais ce n'est que pour mieux dissimuler sa souffrance et/ou pour remonter le moral de ses client(e)s et ses amis. C'est un homme courageux, fort, intelligent et sensible. Quant à Kaori sa partenaire, elle est gaffeuse et susceptible, mais c'est aussi une femme adorable, gentille, compréhensive et toujours prête à aider son prochain. Nos héros évoluent et mûrissent durant l'histoire ce qui les rend encore plus attachants. Ryô et Kaori est l'un des plus beaux couples de toute l'histoire de la bande dessinée japonaise. City Hunter est un manga sensationnel à tout point de vue et qui se veut indispensable dans votre bibliothèque. FOREVER CITY HUNTER!! :)
Le Chant des Stryges
Cette bd est vraiment très bien conçue, on sent que l'histoire est réfléchie (je crois avoir compris qu'elle a fait l'objet d'une étude basée sur des récits remontant à l'Antiquité). Beaucoup d'éloges ont été faits à son intention aussi j'en viendrai à ma petite critique, juste un léger regret, c'est au sujet de la captivante Ombre. Il y a quelque chose qui gâche au niveau visuel ; alors que tout colle à la réalité (et c'est là le côté polar si dur à obtenir), la délicieusement dangereuse Ombre se promène dans les rues de villes beaufs américaines avec deux énormes automatiques à la hanche, façon qui vous savez, un peu irréaliste ! Personnellement je trouve que c'est le seul détail qui cloche ; c'est dire le niveau !!!
Les 7 portes
Les 7 Portes est une BD destinée à la jeunesse publiée par une toute jeune maison d'édition qui a l'air bien décidée à promouvoir de jeunes talents et des auteurs BDs encore débutants. Quand on voit cela, ça donne envie d'être indulgent et de considérer cette BD avec un oeil favorable, et ce fut le cas pour moi... Mais franchement, j'en suis navré mais je n'ai vraiment guère apprécié ma lecture. Physiquement, l'album est beau. Solide (bien cartonné), gros (près d'une centaine de pages), net, rien à redire. La maison d'édition ne se moque pas de ses auteurs. Mais passé cela, que ce soit au niveau du dessin ou du scénario, cela ne suit vraiment pas. Le dessin me fait penser aux vieilles BDs de qualité approximative qui paraissaient dans les journaux de BD "éducatives" pour adolescents, le genre Okapi par exemple même si de belles BDs sont sorties de ce magazine. Le dessinateur y parait à mi-chemin entre l'amateurisme et un professionalisme encore loin d'être maîtrisé. Beaucoup de ratés, de dessins approximatifs, des couleurs moyennes, le tout fait vraiment preuve d'un manque de technique. Malgré cela, ça reste regardable et lisible. Quant au scénario, il faut savoir qu'il semble avoir été inspiré par un magazine scientifique destiné à la jeunesse Cosinus et a donc un but précis : parler de l'Alchimie et de la Chimie aux jeunes lecteurs. Pour cela, l'auteur utilise une trame de scénario ultra-classique : un jeune homme hérite de la maison d'un oncle mystérieux et, avec des proches, ils vont se lancer dans une chasse aux trésors à base d'énigmes portant sur l'Alchimie, tandis que le méchant directeur d'une société corrompue et criminelle tente de leur mettre des batons dans les roues pour s'emparer du trésor à leur place. La quasi-totalité du scénario est totalement convenue et sans surprise, à tel point que, d'avoir fait tenir le tout sur près d'une centaine de pages de BD, ça laisse largement le temps au lecteur de se lasser. D'autant plus que ce qui fait la spécificité de cette oeuvre, ce sont les quelques informations assez superficielles sur l'Alchimie et surtout la résolution des 7 énigmes, mais ces énigmes ont des composantes soit totalement triviales (du style de nos héros qui perdent une journée à réfléchir sur une phrase "codée" sans réaliser du premier coup d'oeil qu'elle est simplement écrite à l'envers) soit résolues par des Deus Ex-Machina absolument illogiques quand on n'a pas exactement la même façon de penser que l'auteur ou quand on n'a pas envie d'admettre que la solution brille soudain sur le mur de la chambre où dorment nos héros quand la nuit tombe. Sans surprise, frustrante ou décevante par la résolution de ses énigmes, cette BD ne m'a franchement guère appris sur l'alchimie et quand elle essaie d'entrer plus avant dans le sujet, je doute qu'elle ne largue pas aussi sec le public "jeunesse" qu'elle est sensée viser. Je n'aime pas rabaisser une jeune maison d'éditions et de auteurs débutants mais là, il y a quand même beaucoup de progrès à faire, surtout s'il s'agit de vendre des BDs à ce prix assez élevé.
Les mesures du temps
Je suis vraiment ravi de mon achat. Pour un coup d'essai, un éditeur et deux auteurs que je ne connaissais pas, c'est une très bonne surprise. Coté scénario, Mathieu Gabella installe avec brio son histoire à la fin du 19ème siècle. J’essaierai de ne pas trop m'y étendre afin de ne pas éventer les intrigues déroutantes (car il y en a plusieurs) imaginées par l'auteur. Les éléments de cette enquête fantastique, tout comme les divers protagonistes, sont introduits à point nommé. Pas de rebondissements tirés par les cheveux. C'est fluide et parfaitement maîtrisé jusqu'à la dernière page insoupçonnable. Quant au dessin, Anthony Audibert possède un style très particulier qui peut surprendre. Ses personnages sont plutôt anguleux, mais tout compte fait cela participe activement à l'ambiance recherchée. Les découpages et la mise en couleur sont efficaces : les différences de tons permettent une distinction aisée entre le présent, les flash-back et les périodes de "stases". On notera aussi des clins d’œil envers certains personnages connus. Plaisant. Un récit divertissant et original que je vous conseille vivement.
Golden City
Une série accrocheuse c’est certain. L’histoire de Golden City est dynamique, beaucoup d’actions, un bon rythme, avec quelques petites poses de ci de là. Personnellement ça ne m’a pas gêné vu que c’est exactement ce à quoi je m’attendais. On évite le cliché du héros gnan gnan, l’homme riche qui aide les pauvres, Harisson Banks est un homme plutôt simple, qui cherche juste à sauver sa peau et à découvrir ce qui se trame à Golden City. Le dessin est assez classique, mais réussi, tout comme la mise en couleur, les cadrages. Le monde imaginé est déjà plus ou moins vu, une ville isolée où s’enferme les plus riches et les plus puissants, ça rappelle toujours quelque chose, moi c’était Gunnm. En fait je ne vois pas de gros défauts à cette série, c’est le genre de Bd qu’on lit avec plaisir, sans se poser de questions, après l’acheter ou pas c’est un autre problème, moi je me laisserai bien tenter, d’autant que le tome 6 s’annonce intéressant.
Bonne Fête Maman !
L’idée de départ est plutôt accrocheuse, raconter la vie d’un tueur de manière autobiographique; mais j’ai tout de même l’impression qu’il manque un quelque chose. Par certains moments la psychologie est simpliste, ça manque en général de profondeur. Sinon l’ambiance est plutôt réussie, le noir et blanc rend bien, même si les personnages de Moynot ont parfois un physique bizarre, raté presque et que certaines cases sont pas terrible. Un one-shot qui a de l’ambition, dommage que la formule n’ait pas marché.
Les Enfants d'Eve
Alors là, les gars, moi, je dis attention, on tient de la BD-culte en puissance. Culte comme un film Troma, culte comme L’Attaque de la Moussaka géante ou La Revanche des Sith. Si les tomes suivants sont à la hauteur de Genèse, Les Enfants d’Eve pourra entrer la tête haute au panthéon des nanars tellement mauvais qu’ils en deviennent bons. Sérieusement, Les Enfants d’Eve est une énorme couillonnade, mais je n’ai nullement l’intention de casser cette BD ni ses auteurs tant je la trouve drôle et divertissante. Involontaire et vibrant hommage aux films de S-F bien tartignolles des années 60-70 (le genre où Sean Connery et ses poils se promènent en slip et cuissardes, voyez donc ici), Les Enfants d’Eve se situe dans un monde post-apocalyptique d’opérette peuplé uniquement de filles sapées comme dans des clips de Madonna des années 80, et dont l’extrême "crédibilité" est établie en quelques planches par ses auteurs. Ainsi donc le gouvernement pakistanais, visiblement constitué de méchants de James Bond, décide d’éliminer toute vie sur terre à l’aide d’une super-hyper-bombe atomique. Heureusement, une grande scientifique planquée dans son laboratoire souterrain survit et, grâce à ses recherches sur l’oviparité humaine, parvient à repeupler la terre à elle toute seule (signalons qu’elle était la seule et unique personne au monde planquée dans un abri au moment de l’explosion, ça c’est du coup d’pot !). 200 ans après la catastrophe, dans un Paris qui a été dévasté par les flammes à la planche 3 mais où les bâtiments sont finalement intacts en planche 4, les femmes ovipares (mais pourvues d’un nombril par le dessinateur, un peu distrait) ont recréé une nouvelle civilisation sur notre planète qui, loin d’avoir été transformée en vaste désert aride et stérile par les radiations et la combustion de l’atmosphère, est recouverte d’une superbe végétation et parfaitement habitable en surface. Eh oui, les Pakistanais sont certes diaboliques, mais il faut reconnaître qu’ils savent faire une guerre nucléaire totale PROPRE, qui préserve la couche d’ozone et la forêt tropicale. Bref, nos petites amazones du futur habitent un vrai paradis où elles occupent leurs journées en agitant leurs jolis corps en petite tenue, en jouant à broute-mi et broute-moi en trio, ou en regardant une télé dont les programmes n’ont pour seule vocation que d’annoncer, à chaque fois qu’on l’allume, un événement qui fait progresser l’intrigue. Seule ombre au tableau, nos nymphettes post-apocalyptiques vivent sous la coupe d’un gouvernement totalitaire qui leur dissimule la vérité sur le passé de l’humanité. Ainsi aucune de ses gourdes n’a la moindre idée que l’humanité était autrefois bisexuée, et ce malgré la présence autour d’elles d’animaux mâles et femelles. Heureusement, un groupe de rebelles lutte pour faire éclater l’incroyable vérité : à une époque, sur Terre, il y a eu de la bite. Vivement la suite, et espérons qu’on y voit Charlton Heston en pagne en train de gueuler, à genoux sur le sable, "Soyez maudits, soyez maudits jusqu’à la fin des temps !" face à la statue de la Liberté. Bref, un scénario bien cliché, reposant sur des bases débiles, servi par des dialogues tartes et un dessin kitsch : avec ce bidule, sorte de remake de La Planète des Singes, Bernard Werber et son complice Eric Puech ont de quoi devenir les Ed Wood de la bande dessinée, et je dis ça comme un compliment. Croyez-moi, je n’achèterais certes pas cette série car faut quand même pas déconner, mais je n’échangerais pas deux barils de navets sérieux-intimistes-sensibles contre un seul baril de ce nanar de classe internationale.