Les Fils de la Louve

Note: 2/5
(2/5 pour 3 avis)

Futur archéologue, Luca Marini accomplit un stage à Rome. Il y succombe bientôt aux avances d'une jolie Romaine.


Au temps de Rome et de l'Empire Romain Polyptyque Rome Voyages dans le temps

Futur archéologue, Luca Marini accomplit un stage à Rome. Il y succombe bientôt aux avances d'une jolie Romaine. Leur première nuit d'amour le plonge dans un rêve qui le projette en 44 avant notre ère et le mêle à l'assassinat de Jules César. Mais s'agit-il vraiment d'un rêve ? texte : Lombard

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Juin 2005
Statut histoire Série terminée 5 tomes parus
Couverture de la série Les Fils de la Louve
Les notes (3)
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12/06/2005 | ArzaK
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L'avatar du posteur Agecanonix

Cette Bd qui évolue entre passé et présent, aurait pu viser un très haut degré d'excellence, mais hélas je ne peux y souscrire. Je trouve que le stratagème permettant au héros Luca de se retrouver dans des époques différentes de l'Histoire de Rome est totalement invraisemblable ; quand on fait une série fantastique, il faut donner un minimum d'explications pour qu'on puisse y croire, or là je ne peux pas car le scénariste qui est pourtant un écrivain de renom, se fout complètement de la gueule du lecteur et ne donne aucune raison valable pour transporter son héros dans la Rome antique (sous César puis Néron), dans le Quattrocento (sous les Borgia), dans la France de Napoléon Ier, puis dans l'Italie fasciste de Mussolini. Non monsieur, c'est trop facile, les sauts temporels de Luca étant inexpliqués, et en plus quel rôle doit-il jouer dans chacun de ses sauts temporels ? Je pensais que le dénouement serait à la hauteur avec une explication potable, mais non même pas : du foutage de gueule je vous dis ! Ce point étant éclairci, reste le fonds historique choisi pour chacune des excursions temporelles de Luca. Et là rien à dire, Weber fait preuve d'un didactisme parfait, tout est juste, il a dû bien réviser ses encyclopédies ou potasser Wikipédia, on y trouve même des mots jugés apocryphes par plusieurs historiens comme le fameux "Tu quoque fili" soi-disant prononcé par César lors de son assassinat. Soit dit en passant, si j'avais le don comme Luca de voyager dans le temps (par on ne sait quel moyen) et de me retrouver face au complot des Républicains contre César, je n'aurais rien tenté comme le fait dangereusement le héros, j'aurais en plus eu grand plaisir à voir crever cette pourriture de César baignant dans son sang (oulah ! je vais passer pour un horrible sadique, j'arrête là...). Sur le plan graphique, c'est également très soigné, j'aime bien ce trait académique et lisse, à l'encrage fin ; seuls les décors de temples et de Sénat sont un peu trop tracés à la régle, ça ne suinte pas le Romain un peu trouble et ambigu comme dans Murena, mais les personnages n'ont pas les allures statufiées du style Jacques Martin. Le tout est très propre. A signaler que le dessinateur change au tome 5, il s'agit de Giuliano Lotti qui reste dans l'influence graphique de Pasarin, pas de perturbation pour le lecteur donc. Et puis comme souvent dans ces Bd se déroulant dans un pays à forte identité culturelle, il y a toujours cet abus des formules locales en VO (italiennes ici), mais bon c'est pas ça le plus grave... Ce qui me déçoit clairement, c'est que cette Bd n'est pas convaincante sur le plan fantastique.

03/08/2015 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 2/5

Le postulat de départ m'a fait ressentir un goût de "déjà vu, déjà lu". "Les fils de la Louve" ?... c'est l'histoire d'un voyage temporel qui, personnellement, ne renouvelle pas le genre. Je reconnais que Patrick Weber -excellent écrivain- développe son histoire en connaissance de cause, truffant son récit de nombreuses références. MAIS : bien que j'aime le textuel, façon Alix, il y a ici beaucoup plus de discours que d'action. Autre "problème" aussi relevé. Pasarin, jeune dessinateur ibérique, joue un peu trop sur l'expression des visages ; semblant oublier que dans une BD il y a aussi du mouvement, des décors, des arrière-plans... Qui plus est, il n'est pas aidé par une colorisation relativement "plate". Ces "fils" bénéficient quand même d'une idée accrocheuse, mais le développement aurait mérité plus de personnalité. Bien fait, c'est vrai, mais assez... fade. Mais ce n'est que mon avis.

01/03/2007 (modifier)
Par ArzaK
Note: 2/5

Un jeune archéologue du 21e siècle se retrouve projeté dans la Rome antique. Ok, pourquoi pas... Là, il se retrouve en plein complot contre César. Ok, c’est un moment important de l’histoire de Rome. Résumé de la situation : les sénateurs ont peur de la montée en puissance de César. Ses ambitions impérialistes affichées leur font peur, il est un danger pour la république. Ce en quoi, ils n’ont pas tout à fait tort... Mais là où je ne suis nullement les auteurs, c’est que leur héros, surgit du présent, placé au milieu du complot contre César va tout faire pour sauver le dictateur. Prenant des gros risques. On peut être contre le principe même de l’assassinat politique, c’est sûr, mais de là à imaginer que Monsieur tout le monde surgit du 21e siècle soit prêt à risquer sa vie pour sauver un despote mort il y a deux milles ans... Ca me parait très peu crédible... Perso, j’aurais même plutôt pris le parti des sénateurs... J’ai lu cette bd en ayant envie de dire au héros : « Mais qu’est-ce que tu fous, pauvre con... laisse-le le crever, non seulement, c’est déjà écrit, mais le monde se porte peut-être mieux sans lui... ». Les auteurs, eux, présentent ça comme tout naturel... Comme si c’était un leitmotiv du même ordre que « sauver le président des USA » que les américains nous resservent souvent... La question est là : est-ce que « moralement » il faut sauver César parce que c’est César et que c’est une grande figure de l’histoire? Ce qui m’énerve parfois avec le recul historique, c’est qu’on présente souvent des grandes figures historiques sous un jour favorable alors que ce sont de vrais meurtriers de masse... pour moi, César ou Napoléon, ne sont pas très éloigné d’Hitler ou Staline... Perso, je connais rien de pire que ce téléfilm sur Napoléon avec Christian Clavier en vedette... On vous présente Napoléon de manière aimable, comme un héros... Moi, je dis halte là! Ce gars a mis l’Europe a feu et à sang pour des ambitions toutes personnelles! Qu’est-ce que vous diriez si les allemands nous faisaient un film idolâtrant Hitler et la grandeur perdue de l’Allemagne nazie... Ce qui fait qu’on pardonne plus facilement les crimes de César ou Napoléon, c’est qu’on a plus à côté de nous les proches leurs victimes... Mais ne nous leurrons pas, un despote est un despote... y’en a pas de meilleurs que d’autres... Donc, je trouve clairement que cette bd a un fond douteux... Il y a un a priori des auteurs que je trouve franchement déplaisant... Voilà la véritable raison de mes deux étoiles. Je précise que le dessin, très classique, est très beau, très soigné. Que ça se laisse lire, mais y’a rien de transcendant... La Rome présentée fait un peu carton-pâte, on n'a pas tellement l’impression de se trouver dans une des plus grandes cités du monde antique... Ca manque de décor et de pittoresque... Des romains on ne voit que les sénateurs, de Rome on ne voit que quelques propriétés luxueuses ou des bouts du forum... pas une seule vue sur une rue populaire ou un truc du genre... Ca manque...

12/06/2005 (modifier)