Ca nous change du manga classique : une intrigue policière bien toufue, une famille de tordus (à la "Festen"), des profils psychologiques bien travaillés, une ambiance assez lourde, un graphisme peu ordinaire pour le Japon et un découpage original. Bd qand même a réserver aux adultes...
Alors voici tout a fait l'archetype de l'album "classe". Outre le dessin et la mise en page surprenante, la forme de l'album elle-même est une vraie merveille. Décidément, Paquet commence vraiment à devenir l'une des plus fameuses maisons d'édition de BD.
Alors pour revenir au graphisme de l'album, c'est tout simplement prodigieux. Le dessin est exceptionnel, la mise en page très particulière et les couleurs de Jouvray sont extrêmement chaudes, et donc rajoutent un aspect très fort à cette oeuvre magistrale.
Quant au scénario, la poésie des textes et l'ambiance des situations sont telles que "Betty Blues" vous suivra encore bien après la lecture de ce chef d'oeuvre.
Incontournable.
Très belle bd aux dessins flamboyants! Il y a de la retouche informatique là-dessous, mais pourquoi pas finalement si le resultat est beau.
L'histoire est originale, politico-policière, cyberpunk à mort... A ce propos, si toutes les filles sont habillées comme ça dans 50 ans (l'histoire se passe à paris en 2068 ) il va y avoir du sport! 8)
La texture même de la bd est excellente, très SF!
C'est sûr, c'est une série incontournable, tonnerre de Brest !
Je dirais que la plus grosse réussite d'Hergé, ce sont les seconds rôles plutôt que Tintin lui-même. Qui ne connaît pas les insultes du capitaine Haddock, la surdité du professeur Tournesol, le "ah, je ris de me voir si belle en ce miroir", de la Castafiore, Lampion le casse-pieds, ou encore la fameuse réplique des Dupondt "je dirais même plus...". Tintin est d'un terne au milieu de tout ça !
Alors bien sûr, il y a polémique sur les premiers albums de la série (l'anticomunisme primaire de "Tintin au pays des soviets" et l'aspect colonialiste de "Tintin au Congo" ou du "lotus bleu"), mais si on regarde l'oeuvre dans son ensemble, ce n'est pas l'impression qu'elle laisse. Personnellement, ce que j'adore dans Tintin, hormis la force des personnages, j'en ai déjà parlé, c'est la construction des albums: on prend le temps de faire de l'humour, de planter quelques décors, de faire du "tourisme", sans jamais que ça gène la fluidité de l'histoire. Vraiment, peu d'auteurs maitrisent à ce point le 9ième art. Avec des séquences d'anthologie: le capitaine Haddock qui apprend qu'il va partir pour la lune, le bout de sparadrap qui fait le tour du monde, les Dupondt qui tentent d'arrêter la gouvernante de la Castafiore, la Castafiore qui écorche le patronyme du capitaine, etc, etc.
D'après moi, c'est moins bon que "les Passagers du vent", l'autre série mythique de Bourgeon, mais c'est quand même très bon. Un peu plus embrouillé tout de même, au niveau du scénario.
Comme toujours, les dessins de Bourgeon valent le 4/5 à eux seuls.
Très bien, ce one shot. Bon sujet, traité d'une façon qui n'est pas racoleuse (on évite ici l'anticommunisme primaire). De très beaux dessins de Boucq, les meilleurs que je lui connaisse. Les auteurs ont vraiment réussi à créer une ambiance sur un seul tome.
La fin laisse la porte ouverte à toutes les éventualités. Y aura-t-il une suite? Je l'espère.
La quintessence du mouvement punk. Une bd qui file un peu la gerbe, tellement c'est cru. En plus, c'est plutôt bien déssiné. C'est la définition même de la bd trash.
Moi, j'ai pas pu me résoudre à l'acheter.
Un nouvel album de David B. c'est toujours quelque chose de précieux, de rare et de savoureux, forcément. Quand en plus cet album est un prolongement de son titre phare, "L'ascension du Haut-Mal", on ne peut qu'être plus ravi encore.
Car "Babel" est une sorte de continuité dans l'analyse de la maladie de son frère que l'auteur a si bien mise en images dans les 6 tomes parus à l'Association. Continuité mais avec une faille évidente toutefois : ici David B. est plus serein, il a mis la distance nécessaire entre lui et son propos, le fond de son album est moins violent car moins direct. Avec la parabole sur la guerre tribale en Afrique, il parvient à sortir de la maladie de son frère pour ouvrir les yeux sur les misères d'ailleurs et les accepter comme un tout, comme une vaste folie humaine dont on n'est que les pantins. La maladie, la fraternité, les médecines parallèles, les ancêtres, les rêves, les guerres, pour la première fois David B. semble les affronter avec sérénité. Plus encore, l'auteur apparaît ici vraiment avoir vaincu les traumatismes qui l'habitaient. On assiste ici à la naissance d'un nouveau David B. qui est allé au fond de son histoire, au terme du haut-mal de son frère Tito.
Ajoutez à cela un dessin superbe avec des allégories surréalistes qui lorgnent farouchement sur les créations les plus inspirées des maîtres du genre (le trompe-l'oeil "Mae west" de Salvador Dali notamment), et vous obtenez un ouvrage excellent. "Babel" est assurément indispensable pour tous les amateurs de l'excellent David B.
Voilà une BD historique d'excellente qualité.
Le dessin de Hermann y est superbe. Les premiers tomes sont beaux même sans avoir besoin de la couleur directe que j'aime tant chez lui, couleur directe que justement on retrouve dans les derniers albums parus de la série et ce de manière toujours aussi sympathique. Visuellement, je retrouve dans les Tours de Bois Maury le plaisir de chaque album que j'ai avec la série Jeremiah.
L'histoire y est "vraie", sans recherche du grand spectacle ou du scénario facile. On se sent vraiment entrer dans ce moyen-âge particulièrement véridique et sans maquillage. Les personnages sont très réalistes, sans héros beau/fort/intelligent à tel point que le héros change même au fil des tomes (le seigneur cède la place à l'écuyer puis à l'héritier...), et que ce dernier dans chaque album n'a rien du héros qui résoud tout et savue tout : il est juste acteur ou spectateur, comme un homme dans la vraie vie. En outre, les histoires en question, indépendantes ou presque pour chaque tome, sont intéressantes en elles-mêmes, permettant au lecteur de découvrir des aspects "véridiques" et justes de l'époque moyen-âgeuse, de France jusqu'aux limites de l'Europe.
Daffodil est le nouveau bébé de Frédéric Brrémaud chez Soleil après Robin Hood, Alienor et Sexy Gun. Une fois de plus il nous livre un scénario décalé qui peut plaire et déplaire.
L'histoire est rythmée par la course folle de ces 3 agents très spéciales. L'histoire est très sanglante et on se demande même ce qu'elle fait dans la Collection Start...L'humour n'est pas très plaisant, juste quelque piques de temps en temps grâce à Globuline et Roman. Achille est plus mystérieuse voire inquiétante, tandis que Daffodil est en retrait niveau personnalité par rapport à ses deux coéquipieres. Seul bémol, l'histoire avance peu, ce tome est surtout prétexte à présenter les personnages...
Le dessin de Rigano est proche de celui de Barbucci, très cartoon et il convient parfaitement à l'histoire déjantée de Daffodil. Les personnages principaux sont très bien stylisés et on les suit avec plaisir. Les couleurs de Paolo Lamanna à dominantes rouges et noires se marient très bien avec les dessins.
Bref Daffodil est une petite série qui divertit et j'attends la suite avec une certaine impatience !
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Ayako
Ca nous change du manga classique : une intrigue policière bien toufue, une famille de tordus (à la "Festen"), des profils psychologiques bien travaillés, une ambiance assez lourde, un graphisme peu ordinaire pour le Japon et un découpage original. Bd qand même a réserver aux adultes...
Betty Blues
Alors voici tout a fait l'archetype de l'album "classe". Outre le dessin et la mise en page surprenante, la forme de l'album elle-même est une vraie merveille. Décidément, Paquet commence vraiment à devenir l'une des plus fameuses maisons d'édition de BD. Alors pour revenir au graphisme de l'album, c'est tout simplement prodigieux. Le dessin est exceptionnel, la mise en page très particulière et les couleurs de Jouvray sont extrêmement chaudes, et donc rajoutent un aspect très fort à cette oeuvre magistrale. Quant au scénario, la poésie des textes et l'ambiance des situations sont telles que "Betty Blues" vous suivra encore bien après la lecture de ce chef d'oeuvre. Incontournable.
Neurotrans
Très belle bd aux dessins flamboyants! Il y a de la retouche informatique là-dessous, mais pourquoi pas finalement si le resultat est beau. L'histoire est originale, politico-policière, cyberpunk à mort... A ce propos, si toutes les filles sont habillées comme ça dans 50 ans (l'histoire se passe à paris en 2068 ) il va y avoir du sport! 8) La texture même de la bd est excellente, très SF!
Les Aventures de Tintin
C'est sûr, c'est une série incontournable, tonnerre de Brest ! Je dirais que la plus grosse réussite d'Hergé, ce sont les seconds rôles plutôt que Tintin lui-même. Qui ne connaît pas les insultes du capitaine Haddock, la surdité du professeur Tournesol, le "ah, je ris de me voir si belle en ce miroir", de la Castafiore, Lampion le casse-pieds, ou encore la fameuse réplique des Dupondt "je dirais même plus...". Tintin est d'un terne au milieu de tout ça ! Alors bien sûr, il y a polémique sur les premiers albums de la série (l'anticomunisme primaire de "Tintin au pays des soviets" et l'aspect colonialiste de "Tintin au Congo" ou du "lotus bleu"), mais si on regarde l'oeuvre dans son ensemble, ce n'est pas l'impression qu'elle laisse. Personnellement, ce que j'adore dans Tintin, hormis la force des personnages, j'en ai déjà parlé, c'est la construction des albums: on prend le temps de faire de l'humour, de planter quelques décors, de faire du "tourisme", sans jamais que ça gène la fluidité de l'histoire. Vraiment, peu d'auteurs maitrisent à ce point le 9ième art. Avec des séquences d'anthologie: le capitaine Haddock qui apprend qu'il va partir pour la lune, le bout de sparadrap qui fait le tour du monde, les Dupondt qui tentent d'arrêter la gouvernante de la Castafiore, la Castafiore qui écorche le patronyme du capitaine, etc, etc.
Les Compagnons du Crépuscule
D'après moi, c'est moins bon que "les Passagers du vent", l'autre série mythique de Bourgeon, mais c'est quand même très bon. Un peu plus embrouillé tout de même, au niveau du scénario. Comme toujours, les dessins de Bourgeon valent le 4/5 à eux seuls.
Bouche du diable
Très bien, ce one shot. Bon sujet, traité d'une façon qui n'est pas racoleuse (on évite ici l'anticommunisme primaire). De très beaux dessins de Boucq, les meilleurs que je lui connaisse. Les auteurs ont vraiment réussi à créer une ambiance sur un seul tome. La fin laisse la porte ouverte à toutes les éventualités. Y aura-t-il une suite? Je l'espère.
Ranxerox
La quintessence du mouvement punk. Une bd qui file un peu la gerbe, tellement c'est cru. En plus, c'est plutôt bien déssiné. C'est la définition même de la bd trash. Moi, j'ai pas pu me résoudre à l'acheter.
Babel (Vertige Graphic)
Un nouvel album de David B. c'est toujours quelque chose de précieux, de rare et de savoureux, forcément. Quand en plus cet album est un prolongement de son titre phare, "L'ascension du Haut-Mal", on ne peut qu'être plus ravi encore. Car "Babel" est une sorte de continuité dans l'analyse de la maladie de son frère que l'auteur a si bien mise en images dans les 6 tomes parus à l'Association. Continuité mais avec une faille évidente toutefois : ici David B. est plus serein, il a mis la distance nécessaire entre lui et son propos, le fond de son album est moins violent car moins direct. Avec la parabole sur la guerre tribale en Afrique, il parvient à sortir de la maladie de son frère pour ouvrir les yeux sur les misères d'ailleurs et les accepter comme un tout, comme une vaste folie humaine dont on n'est que les pantins. La maladie, la fraternité, les médecines parallèles, les ancêtres, les rêves, les guerres, pour la première fois David B. semble les affronter avec sérénité. Plus encore, l'auteur apparaît ici vraiment avoir vaincu les traumatismes qui l'habitaient. On assiste ici à la naissance d'un nouveau David B. qui est allé au fond de son histoire, au terme du haut-mal de son frère Tito. Ajoutez à cela un dessin superbe avec des allégories surréalistes qui lorgnent farouchement sur les créations les plus inspirées des maîtres du genre (le trompe-l'oeil "Mae west" de Salvador Dali notamment), et vous obtenez un ouvrage excellent. "Babel" est assurément indispensable pour tous les amateurs de l'excellent David B.
Les Tours de Bois-Maury
Voilà une BD historique d'excellente qualité. Le dessin de Hermann y est superbe. Les premiers tomes sont beaux même sans avoir besoin de la couleur directe que j'aime tant chez lui, couleur directe que justement on retrouve dans les derniers albums parus de la série et ce de manière toujours aussi sympathique. Visuellement, je retrouve dans les Tours de Bois Maury le plaisir de chaque album que j'ai avec la série Jeremiah. L'histoire y est "vraie", sans recherche du grand spectacle ou du scénario facile. On se sent vraiment entrer dans ce moyen-âge particulièrement véridique et sans maquillage. Les personnages sont très réalistes, sans héros beau/fort/intelligent à tel point que le héros change même au fil des tomes (le seigneur cède la place à l'écuyer puis à l'héritier...), et que ce dernier dans chaque album n'a rien du héros qui résoud tout et savue tout : il est juste acteur ou spectateur, comme un homme dans la vraie vie. En outre, les histoires en question, indépendantes ou presque pour chaque tome, sont intéressantes en elles-mêmes, permettant au lecteur de découvrir des aspects "véridiques" et justes de l'époque moyen-âgeuse, de France jusqu'aux limites de l'Europe.
Daffodil
Daffodil est le nouveau bébé de Frédéric Brrémaud chez Soleil après Robin Hood, Alienor et Sexy Gun. Une fois de plus il nous livre un scénario décalé qui peut plaire et déplaire. L'histoire est rythmée par la course folle de ces 3 agents très spéciales. L'histoire est très sanglante et on se demande même ce qu'elle fait dans la Collection Start...L'humour n'est pas très plaisant, juste quelque piques de temps en temps grâce à Globuline et Roman. Achille est plus mystérieuse voire inquiétante, tandis que Daffodil est en retrait niveau personnalité par rapport à ses deux coéquipieres. Seul bémol, l'histoire avance peu, ce tome est surtout prétexte à présenter les personnages... Le dessin de Rigano est proche de celui de Barbucci, très cartoon et il convient parfaitement à l'histoire déjantée de Daffodil. Les personnages principaux sont très bien stylisés et on les suit avec plaisir. Les couleurs de Paolo Lamanna à dominantes rouges et noires se marient très bien avec les dessins. Bref Daffodil est une petite série qui divertit et j'attends la suite avec une certaine impatience !