Spoogue ou quand Burton se lance dans la BD. En somme, un univers sombre, morbide et drôle.
La trame est parfaitement menée de bout en bout, avec une fin inattendue et jouissive. Cette série sort complètement des clichés habituels, ce qui est fort plaisant.
Spoogue et sa bande de bras cassés (c'est le cas de le dire) se révèlent être fort attachants à travers leurs turpitudes.
Sensations garanties avec cet anti-conte de fées !
J'adore le dessin de Clarke : les bouilles de ses personnages sont formidables notamment quand il s'agit de gags absurdes. C'est pourquoi j'ai toujours cherché avec envie la véritable BD où cet excellent dessin servirait un vraiment bon humour pour former une BD formidable. Et en fait, cette BD existait (presque) déjà depuis des années : c'est Durant les travaux l'exposition continue dont le premier tome, le meilleur à mes yeux, date de 1998.
Tomes 1 et 2 :
Ces deux tomes fonctionnent plus ou moins par paire car les gags du tome 2 répondent en écho à ceux du tome 1 : chaque page de gag du second tome reprend le même contexte et plus ou moins les mêmes personnages que la même page du premier tome. Ce sont des gags usant pour la plupart de l'humour absurde, parfois un petit peu noir. Et sincèrement, je les trouve excellents dans leur ensemble. Bien sûr, certains sont moins bons que les autres, n'attirant que le sourire pour moi (par exemple ceux assez répétitifs sur le savant Jenkins ou l'amnésique qui se réveille, quoique certains d'entre eux soient hilarants), mais c'est déjà un très bon minimum. Quant aux meilleurs, presque la moitié des gags du premier tome et plus d'un tiers de ceux du second tome, ils m'ont littéralement fait éclater de rire à chaque page. Très bien construits, originaux et percutants : j'adore.
Tome 3 :
Note approximative : 2.5/5
Le troisième tome change de structure, utilisant une thématique unique pour tous les gags : ici, le thème du surnaturel. Les gags sont plus bavards, les chutes nettement plus plates voire un peu lourdingues certaines fois. J'ai quand même bien ri à un certain nombre de gags mais le niveau est nettement un cran en dessous des premiers albums à mes yeux.
Mon conseil, si vous avez aimé les 2 premiers tomes, serait vraiment de ne pas gâcher votre bonne opinion sur la série : vous pouvez vous passer de la lecture de cet album.
Tome 4 :
Note approximative : 2.5/5
Si je suis plus indulgent avec cet album là, c'est parce que j'aime beaucoup Clarke pour son dessin mais aussi pour la plupart de son humour. Mais il est certain que cette BD là est loin d'être son meilleur résultat.
Le dessin est simple et sans réelle nouveauté quand on connaît Clarke.
Le thème traité de la naissance et de la maternité l'a déjà été très souvent et il n'y a pas vraiment de neuf sur le sujet dans cette BD.
Et quant à l'humour, force m'est d'admettre qu'il est assez moyen, sans rien qui fasse éclater de rire ni qui donne une quelconque envie pressante de lire le gag suivant.
Très moyen et surtout rapidement oubliable, hélas...
Tome 5 :
Note approximative : 3.5/5
Le cinquième tome reprend la même structure que les 2 premiers de la série. On retrouve le même type de gags avec les personnages récurrents du savant Jenkins, des explorateurs dans la jungle ou de l'amnésique qui se réveille. L'humour de Clarke et sa mise en page est toujours très efficace et le rire vient facilement. Il faut cependant admettre qu'à force de gags sur des sujets similaires depuis le début de la série, l'humour s'essouffle un peu. Un peu de nouveauté ne ferait pas de mal mais ce sont malgré tous des albums que je lis avec un réel plaisir.
Ce pauvre gosse qui n'a pas le droit de se branler tranquillement sans se ramasser des beignes monstrueuses de la part de ses parents. Ca me fait pleurer de rire à chaque lecture.
Je sais, c'est un peu gras, mais en même temps c'est tellement vrai. Tout mec normalement constitué devrait apprécier cet album.
Ah Jeanine !!! C'est pas la meilleure mère que l'on puisse souhaiter... mais c'est sûrement la plus jolie.
J'adore le dessin nerveux de Reiser. En 3 gribouillis, la scène est posée. Encore quelques traits et les persos s'animent. C'est vivant.
Cette album est truffé de scènes inoubliables : le gosse qui souffle sur les doigts de pieds vernis de sa mère et se prend une beigne parce qu'il mate sa culotte, les piles de vaisselles qui s'entassent inexorablement, les amants renvoyés à leur médiocrité solitaire...
Jeanine est un peu ce que les mamans doivent secrètement phantasmer mais que leur morale interdit : imaginer de ne plus jamais toucher au ménage, de rester libre et disposer des hommes comme d'objets, d'être malgré tout entourée de ses enfants et en être aimée et admirée passionnément...
Je pense qu'il y a derrière un premier niveau de lecture de BD rigolote/provocante, une sensibilité et une justesse propres à Reiser.
Je suis surpris des mauvaises appréciations de cette BD. Il est vrai que l'ensemble paraît choquant et irrespectueux mais à chaque lecture, je ressent toujours très fort cette sensibilité sur la vie, ce désir d'échapper à la médiocrité.
Bon, j'arrête là en espérant ne pas être le seul ici qui croit encore aux Jeanines cachées au fond de chaque femme.
En tant que fan absolu de Monsieur Jean, je me suis procuré ce tome, un peu à part dans la série, sur Bd.net.
On retrouve avec plaisir notre trentenaire écrivain souvent en mal d'inspiration, accompagné de sa croix, son boulet, Félix. Dans ce tome on insiste sur l'aspect le plus antipathique de ce dernier et on nous rappelle plus que jamais son statut de vert solitaire dans l'appartement de Jean. Ce tome est comme vous avez pu le constater, en noir et blanc, simplement broché et avec un format réduit. On retrouve le trait simple et agréable (je suis fan) de la paire Dupuy-Berberian, même si il supporte moyennement la monochromie. En effet, c'est tout de même plus agréable à lire en couleur, surtout pour apprécier les décors parisiens. L'humour reste inchangé par rapport au reste de la série. Comme dans chaque tome de la série on retrouve des personnages en fil rouge qui apparaissent uniquement dans les rêves de Jean.
Cet album est immanquable pour tous les fans de la série puisqu'il est tout aussi bon que les autres. Néanmoins je ne mets pas 5/5 en raison d'un prix un peu élevé pour un petit format noir et blanc. Pour ceux qui ne connaissent pas encore Monsieur Jean, je conseille de plutôt commencer par les 3 premiers tome de la série originale, pour la mise en couleur qui met en valeur le dessin.
Qu'est-ce qu'un tueur? Un homme sans sentiment, de sang froid sans morale? Voici l'histoire d'un tueur pas comme les autres... on entre dans le milieu très fermé des hauts fonctionnaires se liquidant entre eux et c'est passionnant de voir cet homme, froid, essayer de se sortir d'un mauvais pas. Du grand polar noir avec toutefois un petit bémol au niveau dessin qui n'est pas toujours à la hauteur du scénario.
La BD qui a fait connaitre 2 génies : Van Hamme et Rosinski, au grand public. C'est déjà un petit avant goût de Thorgal. C'est beau, c'est bien fait et ça montre déjà la cruauté de l'homme. Bref un chef d'oeuvre.
J’adore cette série. Je l’ai découverte il y a quelques ans sans savoir du tout de quoi il s’agissait. Je me souviens avoir tiqué en découvrant les cases toutes petites et le dessin… bizarre… et tout marron. Mais très très vite, je me suis laissée emporter par le charme de ce conte dans un monde de légende avec une part de fantasy, un zeste de contes de fée et une portion de science-fiction mixées en un cocktail original et appétissant. L’histoire est prenante et belle. Un vrai envoûtement. Je dois dire que j’aime moins le dernier album qui clôt la série où le charme est légèrement rompu par rapport aux deux premiers. Mais dans l’ensemble, cette série fait partie de mon best-of personnel.
Cette bande dessinée est mignonne et drôle. Ses couleurs toutes roses et chaudes et son héroïne fleur-bleue me font un tout petit peu honte quand des amis et amies se rendent compte que je lis ce genre de bande dessinée théoriquement destinée à un public de jeune adolescente, mais je craque pour cette petite Lou et son petit matou. C’est frais, amusant, mignon tout plein et souvent vraiment très drôle. Et puis le dessin est très joli également ce qui fait plaisir quand on lit ce genre d’histoire.
Formidable œuvre lyrique et originale, Sandman est une bande dessinée d’une originalité et d’une force incroyable. S’enfoncer dans sa lecture, c’est s’enfoncer dans un monde noir et beau, envoûtant et prenant. La richesse des idées et de la poésie de Neil Gaiman emporte mon cœur de lectrice, passant ainsi au-delà de l’aspect assez glauque de certains passages un peu trop noirs. Ma seule déception vient du dessin de certaines histoires, notamment celles du tout premier tome, qui est vraiment très moche et m’empêche de faire apprécier au premier coup d’œil cette bande dessinée à mes amis à qui je veux leur faire découvrir : ils sont toujours obligés de prendre vraiment leur temps et de lire au moins un album dans son intégralité pour commencer à vraiment être subjugué… mais ça marche pour ceux qui savent apprécier les choses grandioses en prenant le temps de s’y plonger pour de bon !
Ma deuxième TRES grande déception vient de DC Comics qui a bloqué les droits de cette série pour le moment, empêchant Delcourt de sortir de nouveaux tomes depuis plus d’un an sans qu’on sache encore ce qu’il va advenir à l’avenir. Mais cette question de droit n’enlève rien à la puissance et à la beauté de Sandman.
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Spoogue
Spoogue ou quand Burton se lance dans la BD. En somme, un univers sombre, morbide et drôle. La trame est parfaitement menée de bout en bout, avec une fin inattendue et jouissive. Cette série sort complètement des clichés habituels, ce qui est fort plaisant. Spoogue et sa bande de bras cassés (c'est le cas de le dire) se révèlent être fort attachants à travers leurs turpitudes. Sensations garanties avec cet anti-conte de fées !
Histoires à lunettes (Durant les travaux, l'exposition continue...)
J'adore le dessin de Clarke : les bouilles de ses personnages sont formidables notamment quand il s'agit de gags absurdes. C'est pourquoi j'ai toujours cherché avec envie la véritable BD où cet excellent dessin servirait un vraiment bon humour pour former une BD formidable. Et en fait, cette BD existait (presque) déjà depuis des années : c'est Durant les travaux l'exposition continue dont le premier tome, le meilleur à mes yeux, date de 1998. Tomes 1 et 2 :
Ces deux tomes fonctionnent plus ou moins par paire car les gags du tome 2 répondent en écho à ceux du tome 1 : chaque page de gag du second tome reprend le même contexte et plus ou moins les mêmes personnages que la même page du premier tome. Ce sont des gags usant pour la plupart de l'humour absurde, parfois un petit peu noir. Et sincèrement, je les trouve excellents dans leur ensemble. Bien sûr, certains sont moins bons que les autres, n'attirant que le sourire pour moi (par exemple ceux assez répétitifs sur le savant Jenkins ou l'amnésique qui se réveille, quoique certains d'entre eux soient hilarants), mais c'est déjà un très bon minimum. Quant aux meilleurs, presque la moitié des gags du premier tome et plus d'un tiers de ceux du second tome, ils m'ont littéralement fait éclater de rire à chaque page. Très bien construits, originaux et percutants : j'adore.
Tome 3 :
Note approximative : 2.5/5
Le troisième tome change de structure, utilisant une thématique unique pour tous les gags : ici, le thème du surnaturel. Les gags sont plus bavards, les chutes nettement plus plates voire un peu lourdingues certaines fois. J'ai quand même bien ri à un certain nombre de gags mais le niveau est nettement un cran en dessous des premiers albums à mes yeux.
Mon conseil, si vous avez aimé les 2 premiers tomes, serait vraiment de ne pas gâcher votre bonne opinion sur la série : vous pouvez vous passer de la lecture de cet album.
Tome 4 :
Note approximative : 2.5/5
Si je suis plus indulgent avec cet album là, c'est parce que j'aime beaucoup Clarke pour son dessin mais aussi pour la plupart de son humour. Mais il est certain que cette BD là est loin d'être son meilleur résultat.
Le dessin est simple et sans réelle nouveauté quand on connaît Clarke.
Le thème traité de la naissance et de la maternité l'a déjà été très souvent et il n'y a pas vraiment de neuf sur le sujet dans cette BD.
Et quant à l'humour, force m'est d'admettre qu'il est assez moyen, sans rien qui fasse éclater de rire ni qui donne une quelconque envie pressante de lire le gag suivant.
Très moyen et surtout rapidement oubliable, hélas...
Tome 5 :
Note approximative : 3.5/5
Le cinquième tome reprend la même structure que les 2 premiers de la série. On retrouve le même type de gags avec les personnages récurrents du savant Jenkins, des explorateurs dans la jungle ou de l'amnésique qui se réveille. L'humour de Clarke et sa mise en page est toujours très efficace et le rire vient facilement. Il faut cependant admettre qu'à force de gags sur des sujets similaires depuis le début de la série, l'humour s'essouffle un peu. Un peu de nouveauté ne ferait pas de mal mais ce sont malgré tous des albums que je lis avec un réel plaisir.
Les oreilles rouges
Ce pauvre gosse qui n'a pas le droit de se branler tranquillement sans se ramasser des beignes monstrueuses de la part de ses parents. Ca me fait pleurer de rire à chaque lecture. Je sais, c'est un peu gras, mais en même temps c'est tellement vrai. Tout mec normalement constitué devrait apprécier cet album.
Jeanine
Ah Jeanine !!! C'est pas la meilleure mère que l'on puisse souhaiter... mais c'est sûrement la plus jolie. J'adore le dessin nerveux de Reiser. En 3 gribouillis, la scène est posée. Encore quelques traits et les persos s'animent. C'est vivant. Cette album est truffé de scènes inoubliables : le gosse qui souffle sur les doigts de pieds vernis de sa mère et se prend une beigne parce qu'il mate sa culotte, les piles de vaisselles qui s'entassent inexorablement, les amants renvoyés à leur médiocrité solitaire... Jeanine est un peu ce que les mamans doivent secrètement phantasmer mais que leur morale interdit : imaginer de ne plus jamais toucher au ménage, de rester libre et disposer des hommes comme d'objets, d'être malgré tout entourée de ses enfants et en être aimée et admirée passionnément... Je pense qu'il y a derrière un premier niveau de lecture de BD rigolote/provocante, une sensibilité et une justesse propres à Reiser. Je suis surpris des mauvaises appréciations de cette BD. Il est vrai que l'ensemble paraît choquant et irrespectueux mais à chaque lecture, je ressent toujours très fort cette sensibilité sur la vie, ce désir d'échapper à la médiocrité. Bon, j'arrête là en espérant ne pas être le seul ici qui croit encore aux Jeanines cachées au fond de chaque femme.
La Théorie des gens seuls
En tant que fan absolu de Monsieur Jean, je me suis procuré ce tome, un peu à part dans la série, sur Bd.net. On retrouve avec plaisir notre trentenaire écrivain souvent en mal d'inspiration, accompagné de sa croix, son boulet, Félix. Dans ce tome on insiste sur l'aspect le plus antipathique de ce dernier et on nous rappelle plus que jamais son statut de vert solitaire dans l'appartement de Jean. Ce tome est comme vous avez pu le constater, en noir et blanc, simplement broché et avec un format réduit. On retrouve le trait simple et agréable (je suis fan) de la paire Dupuy-Berberian, même si il supporte moyennement la monochromie. En effet, c'est tout de même plus agréable à lire en couleur, surtout pour apprécier les décors parisiens. L'humour reste inchangé par rapport au reste de la série. Comme dans chaque tome de la série on retrouve des personnages en fil rouge qui apparaissent uniquement dans les rêves de Jean. Cet album est immanquable pour tous les fans de la série puisqu'il est tout aussi bon que les autres. Néanmoins je ne mets pas 5/5 en raison d'un prix un peu élevé pour un petit format noir et blanc. Pour ceux qui ne connaissent pas encore Monsieur Jean, je conseille de plutôt commencer par les 3 premiers tome de la série originale, pour la mise en couleur qui met en valeur le dessin.
Le Tueur
Qu'est-ce qu'un tueur? Un homme sans sentiment, de sang froid sans morale? Voici l'histoire d'un tueur pas comme les autres... on entre dans le milieu très fermé des hauts fonctionnaires se liquidant entre eux et c'est passionnant de voir cet homme, froid, essayer de se sortir d'un mauvais pas. Du grand polar noir avec toutefois un petit bémol au niveau dessin qui n'est pas toujours à la hauteur du scénario.
Le Grand Pouvoir du Chninkel
La BD qui a fait connaitre 2 génies : Van Hamme et Rosinski, au grand public. C'est déjà un petit avant goût de Thorgal. C'est beau, c'est bien fait et ça montre déjà la cruauté de l'homme. Bref un chef d'oeuvre.
Le Mur de Pan
J’adore cette série. Je l’ai découverte il y a quelques ans sans savoir du tout de quoi il s’agissait. Je me souviens avoir tiqué en découvrant les cases toutes petites et le dessin… bizarre… et tout marron. Mais très très vite, je me suis laissée emporter par le charme de ce conte dans un monde de légende avec une part de fantasy, un zeste de contes de fée et une portion de science-fiction mixées en un cocktail original et appétissant. L’histoire est prenante et belle. Un vrai envoûtement. Je dois dire que j’aime moins le dernier album qui clôt la série où le charme est légèrement rompu par rapport aux deux premiers. Mais dans l’ensemble, cette série fait partie de mon best-of personnel.
Lou !
Cette bande dessinée est mignonne et drôle. Ses couleurs toutes roses et chaudes et son héroïne fleur-bleue me font un tout petit peu honte quand des amis et amies se rendent compte que je lis ce genre de bande dessinée théoriquement destinée à un public de jeune adolescente, mais je craque pour cette petite Lou et son petit matou. C’est frais, amusant, mignon tout plein et souvent vraiment très drôle. Et puis le dessin est très joli également ce qui fait plaisir quand on lit ce genre d’histoire.
Sandman
Formidable œuvre lyrique et originale, Sandman est une bande dessinée d’une originalité et d’une force incroyable. S’enfoncer dans sa lecture, c’est s’enfoncer dans un monde noir et beau, envoûtant et prenant. La richesse des idées et de la poésie de Neil Gaiman emporte mon cœur de lectrice, passant ainsi au-delà de l’aspect assez glauque de certains passages un peu trop noirs. Ma seule déception vient du dessin de certaines histoires, notamment celles du tout premier tome, qui est vraiment très moche et m’empêche de faire apprécier au premier coup d’œil cette bande dessinée à mes amis à qui je veux leur faire découvrir : ils sont toujours obligés de prendre vraiment leur temps et de lire au moins un album dans son intégralité pour commencer à vraiment être subjugué… mais ça marche pour ceux qui savent apprécier les choses grandioses en prenant le temps de s’y plonger pour de bon ! Ma deuxième TRES grande déception vient de DC Comics qui a bloqué les droits de cette série pour le moment, empêchant Delcourt de sortir de nouveaux tomes depuis plus d’un an sans qu’on sache encore ce qu’il va advenir à l’avenir. Mais cette question de droit n’enlève rien à la puissance et à la beauté de Sandman.