Une petite tuerie!
Barbara Thorson est une collégienne à la langue bien pendue et que rien n'effraie. De toutes les manières elle transporte dans son sac un marteau de guerre nordique et elle tue des géants au petit déjeuner. C'est du moins ce qu'elle raconte et dans son esprit un brin perturbé, les fantasmes et la réalité se mélangent.
Grâce à cette BD nous faisons la connaissance d'une héroïne d'un genre un peu nouveau, du moins à mes yeux, elle n'hésite pas dans les couloirs de l'école à se confronter à plus fort qu'elle même si elle en subit les fâcheuses conséquences. Elle fait preuve d'un humour acerbe et dévastateur qui lui font fréquenter le bureau du proviseur plus souvent qu'à son tour.
En fait nous sommes face à un récit qui sait faire preuve d'une grande sensibilité avec une héroïne qui doit combattre ses démons réels ou métaphysiques, car sa vie est bien loin de ce que peuvent nous montrer certaines séries ou teen movies.
Tout en noir et blanc le trait de Ken Niimura est rudement efficace et les personnages malgré un style épuré arrivent à faire ressentir leurs sentiments de belle manière. Je reste très conquis par ma lecture et souhaiterais reprendre le texte de la quatrième de couverture: " I kill giants est une histoire d'une sensibilité et d'une honnêteté rare lorsqu'il s'agit de traiter le harcèlement scolaire et l'amitié".
Oui "I kill giants" c'est ça mais pas seulement c'est aussi une ode à l'espoir, au fait de faire vivre ses rêves.
Forcément un coup de cœur, notons que cette BD a été adaptée au cinéma pour un film "Chasseuses de géantes" que je n'ai pas vu et qu'à vrai dire je n'ai pas spécialement envie de regarder tant la force du dessin se suffit à lui même.
Dessous a pu être publié grâce au financement participatif sur Sandawe, le web éditeur, et quand je vois le résultat final je me dis que le crowdfunding a un bel avenir devant lui, car pour son premier album Bones l’auteur (Fred Bonnelais) paraît plus un vétéran qu’un bizut.
Effectivement ce qui frappe d’emblée c’est la patte graphique de Bones, très proche de celle de Mike Mignola voir pourquoi pas Olivier Vatine, avec un encrage profond, des gueules taillés au couteau et des décors anguleux. Mais là où je trouve Mignola parfois difficile à percer et à démêler, je n’ai pas ressenti cette impression dans le dessin de Bones qui est lui nettement plus lisible et clairsemé. Les couleurs aident peut être à surmonter cette noirceur car bien qu’utilisées à petites doses, elles permettent d’apporter ce qu’il faut de clarté à l’ensemble et de renforcer certaines atmosphères, notamment dans les scènes d’extérieur sur les champs de bataille qui ont une teinte grisâtre et terreuse.
Un dessin qui convient très bien à l’ambiance du récit car c’est du Mignola aussi bien dans le rendu visuel que dans le texte. Qu’on se le dise, la série n’a pas pour ambition de révolutionner le genre ou même de faire dans l’originalité, c’est du grand classique dans le domaine de la série B et qui nous est servi ici avec efficacité. On sillonne les frontières car la BD est protéiforme entre l’historique, l’épouvante, le récit de guerre, le fantastique et le dieselpunk ; Dessous aurait pu s’appeler « B.P.R.D. - First Class » avec cette équipe d’élites mélangeant soldats et scientifiques français et allemand de la Première Guerre Mondiale enquêtant sur des phénomènes paranormaux.
De nombreuses références et images nous traversent l’esprit au fil du récit : on pensera bien entendu à la saga Alien que ce soit par l’entremise des créatures parasites envahissantes ou des riches hominidés crevarices qui ambitionnent de les exploiter à des fins militaires (excellente idée d’avoir inclus le boucher du Chemin des Dames le général Nivelle). On fera également plus qu’une allusion évidente à certains Grands Anciens comme Shub-Niggurath issus de l’imaginaire d’H.P Lovecraft, et d’autres horreurs lorgnant du côté de Clive Barker.
Malgré les nombreuses références on évite l’indigestion car tout cela s’imbrique parfaitement dans un récit fluide qui se lit vite (exceptés les passages en allemand non traduit) et n’est jamais ennuyeux. D’une certaine façon Dessous réussit là où d’autres grandes séries du même genre comme Sanctuaire ont échoué, en contentant tous les lecteurs, ceux ayant une préférence pour les ambiances glauques puis ceux privilégiant l’action.
Bien que pensé comme un one shot, la fin de Dessous demeure très ouverte et sujette à interprétations. La suite "Dessous – Un océan de souffrance" est actuellement ouverte aux investissements, alors écoutez l’appel lugubre des abysses et rejoignez vous aussi la cohorte des édinautes.
Mise à jour 18/04/2019
Si le premier Dessous pouvait se lire seul, ce second volet est clairement une suite dont les tenants et aboutissants paraîtront obscurs à ceux qui ne sont pas passés par la première étape. La suite du scénario prend une autre ampleur, divertissante mais qui se parcours rapidement, j'ai dû mettre une bonne vingtaine de minutes seulement pour la lire. Cela parle de mutations, d'avancée technologique, complot planétaire, le grand méchant de l'histoire à un côté Red Skul dans Captain America. Bon, c'est sympa mais on préférera juger la série dans son ensemble. "De quoi ? L'éditeur Sandawe a fermé ses portes ? Mince alors... Sans aller jusqu'à dire que le projet tombe à l'eau, Bones ne baissera pas facilement les bras j'imagine, il prend du plomb un coup de grosse Bertha dans l'aile. J'espère néanmoins voir cette fameuse conclusion qui devait nous emmener vers l'horreur cosmique.
Dans un monde à l'origine inconnue, le Soleil se meurt et reste figé au crépuscule. Afin de conjurer ce mauvais sort, un roi précédé de tout son peuple décide d'aller au devant de l'astre dans une odyssée sans retour.
Issu des Arts Décoratifs de Strasbourg, Etienne Chaize convoque tout son talent créatif au service d'un album atypique.
Atypique par le grand format et la reliure cousue dite "à la Suisse" permettant d'ouvrir complètement l'ouvrage pour apprécier les doubles pages de son récit.
Sans aucune parole malgré une courte préface résumant la situation de départ, on est vite subjugué par la beauté de ces planches gigantesques fourmillant de détails divers (forêt, désert, nécropole, cités en ruine, océan) et où se perdent ces petits personnages confrontés à divers dangers.
"Helios" est une œuvre multiple mélangeant dessins traditionnels au lavis et retouches Photoshop étincelantes. Ces décors offrent un éclairage lumineux hypnotique jouant sur les contrastes et offrant un rendu sur papier surprenant. L'histoire se dévoile par strates et reste bien plus accessible que Saccage de Peeters dans un registre équivalent.
On n'a de cesse de faire de multiples allers-retours entre les pages afin d'y suivre l'évolution de certains personnages facilement repérables par leurs habits ou symboles visuels. Etienne Chaize s'est peut-être beaucoup inspiré de la légende d'Icare ou du jeu vidéo poétique Journey mais s'en distingue par quelques trouvailles éblouissantes.
La conclusion reste peut-être en retrait par son classicisme mais certaines clés sont dissimulées dans les pages de garde finales incitant immédiatement le lecteur à de nouvelles relectures.
"Helios" est une expérience unique et accessible aux multiples interprétations mais surtout un livre qu'il faut tenir et voir pour y croire.
Sur les conseils de mon frère, je me suis lancé dans la lecture de ce récit. Dès le début, j'ai été pris dans la tourmente de cette histoire et je n'ai lâché le livre qu'à la fin, malgré les presque 180 pages qui le composent.
Quel destin que celui de Marcel Grob, grand oncle alsacien de l'auteur, Philippe Collin et qui devient ici la figure des "malgré-nous". Cette génération sacrifiée d'Alsaciens, nous la connaissons tous, mais pas à travers l'histoire d'un seul homme, comme l'illustre la couverture de l'album.
J'ai été secoué par cette lecture, qui ne peut laisser le lecteur indifférent : du front italien, en passant par le massacre de Marzobotto, au front Russe, on se demande encore comment Marcel Grob a pu affronter et survivre et tout cela.
Bien sûr, les auteurs nous décrivent les horreurs de cette guerre, mais avec quelques éclaircies comme le comportement du lieutenant Brehme, amoureux de littérature.
Du début à la fin du récit, on ressent une certaine empathie pour Marcel Grob, sans pour autant justifier ses choix.
Contrairement à certains lecteurs, je n'ai pas été dérangé par le scénario qui renvoie sans cesse à l'entretien que Marcel Grob a avec le jeune juge d'instruction fictif,qui le renvoie directement à ses actions passées, à sa conscience. Au contraire, cela donne un certaine respiration au récit.
A noter que le dessin, avec ses couleurs sépia et gris-bleu, est parfaitement en phase avec le récit.
Une lecture très forte.
Je découvre cet auteur avec cet album de la collection Carrément (très grand format carré, carrément pénible à ranger dans sa bibliothèque !), et c’est plutôt une bonne pioche.
L’histoire mise plus sur la rêverie, une certaine poésie, que sur une intrigue touffue et linéaire. Il faut en tout cas savoir se laisser emporter dans cet univers brinquebalant, qui véhicule pourtant, par-delà son côté décousu et planant, quelques réflexions sur notre société moderne (l’amoncellement des déchets par exemple).
De la Science-Fiction à la fois bonasse et cruelle, pour amateurs d’évasion poétique. En tout cas c’est un album que je vous recommande fortement.
Et ce d’autant plus que l’habillage est très beau. Le dessin bien sûr, moderne et décalé. Mais aussi la colorisation, qui joue sur des tons passés. En tout cas, le format lui convient parfaitement.
Bref, un coup de cœur en ce qui me concerne !
Artiste aurait pu n’être qu’un nouveau manga traitant de l’art culinaire noyé dans la surproduction, ne se détachant pas du lot et aussi vite lu qu’oublié… Je dis bien « aurait pu »…
Car le véritable défi, à l’heure actuelle, lorsqu’on aborde ce sujet, c’est de trouver un angle d’attaque suffisamment original pour ne pas donner l’impression au lecteur de lire, encore et encore, la même histoire. Cet angle, Taro Samoyed a été le chercher via plusieurs aspects :
Premier aspect : le côté artistique de la profession. Très rapidement, Gilbert, le personnage central de ce récit, va voisiner avec des artistes venus d’horizons différents (peinture et musique jusqu’à présent mais nul doute que ce panel va s’accroître au fil des tomes). Cette approche du métier de cuisinier gastronomique comparé à d’autres arts reconnus permet de saisir des similitudes (sur l’art de dresser une assiette par exemple) et d’étoffer le propos en le décloisonnant du simple art culinaire.
Deuxième aspect : le profil du personnage principal. Rien de bien novateur à première vue puisque notre Gilbert est, au premier regard, assez semblable à bien des héros de manga. Jeune, maladroit et au plus bas de l’échelle, on le découvre plongeur et on comprend vite qu’il est appelé à franchir les paliers assez rapidement. Sauf que, au fil des trois premiers tomes, ce profil s’avère moins commun qu’il n’y paraissait. Déjà sur son aspect physique puisque Gilbert dépasse le mètre nonante. Ensuite avec sa propension à s’évanouir à la moindre frayeur… propension assez irritante au début de ma lecture mais que j’ai fini par accepter, voire même par apprécier. Enfin par son don inné (et à ce sujet je ne vous dirai rien, histoire de ne pas spoiler).
Troisième aspect : la structure du récit. Point de combat du meilleur chef, ici. On découvre les différentes spécialisations dans le domaine et la complémentarité entre les différentes tâches. L’objectif de chacun est de faire de son mieux, avec ses qualités mais aussi des défauts qui dans un cadre précis s’avèrent être des atouts. Du coup, il n’y a pas de méchants, pas d’opposition mais plutôt une quête d’excellence avec une ouverture vers les autres que je trouve très agréable.
Dernier aspect : l’humour. Très présent, il est parfois un peu lourd, un peu du genre tarte à la crème. Mais, au fil du temps (et des trois tomes que j’ai lus), il s’affine, m’amuse avec des réflexions absurdes et naïves. S’il n’est pas déterminant, cet humour est un ingrédient non négligeable de la série.
A la lecture, le début du premier tome m’est apparu fort décousu et j’ai craint le pire. Il y avait des ellipses faciles, des passages tronqués qui me laissaient croire que ce manga s’était vu estropié de certaines cases. Mais des explications viennent par la suite qui justifient pleinement la plupart de ces raccourcis de prime abord bizarres. Et, au fil des chapitres, le charme a opéré. Je peux clairement dire que dès le milieu du deuxième tome, j’étais devenu totalement accro à cette série. Et le troisième tome n’a fait que confirmer mon appréciation d’ensemble.
Au niveau du dessin, il recèle de certaines qualités mais aussi de certains défauts. Sa qualité principale réside dans le fait que Taro Samoyed parvient à bien typer ses personnages. Or, en temps normal j’ai la mauvaise manie de m’emmêler les pinceaux dans les mangas tant des acteurs ont tendance à se ressembler. Ici, il n’en est rien et c’est bien agréable.
Au niveau des défauts, je pense que l’auteur a beaucoup de mal à dessiner le mouvement. Du coup, il recourt aux ellipses pour, par exemple, illustrer un évanouissement (où on passe sans transition du statut « debout normal tout va bien » au statut « couché évanoui »). C’est un peu facile à mon goût et surtout ça casse le rythme narratif.
Mais j’avoue, je suis accro et je lirai la suite avec grand plaisir.
Alors j'avoue, je n'en n'avais pas entendu parler, c'est mon libraire qui me l'a conseillé.
J'ai eu un gros coup de coeur pour cette Bd ! Les dessins sont super beaux et l'histoire m'a emportée. Ça fait beaucoup penser à Miyazaki mais un peu aussi à Dragonball. J'attends la suite avec impatience, Bouko est trop trop cool !
Wow ! La voilà la surprise de ce début de printemps côté roman graphique ! Cette adaptation de "Peau de Mille Bêtes" des frères Grimm qui inspirera ensuite le conte Peau d'Âne est une parfaite réussite !
Belle est une jeune femme magnifique que tous les hommes du village courtisent et aimeraient bien épouser. Mais lassée de cette situation, Belle s'enfuie dans la forêt où elle sera recueillie par le roi Lucane ; ils y vivront une idylle parfaite qui donnera naissance à une fille : Ronce. Tout se passe merveilleusement bien jusqu'à ce que Belle meure et que le roi sombre dans une dépression profonde pendant de longues années jusqu'à ce que la jeune Ronce devienne à son tour une belle jeune femme, ce que ne va pas manquer de finir par remarquer le roi...
La force des contes réside dans l'universalité des messages qu'ils délivrent même à travers le temps. Si certains vieillissent mieux que d'autres, la force de cet album tient à la réussite de son adaptation qui a su intégrer le questionnement actuel de la place des femmes dans nos sociétés. J'ai même poussé le vice à retrouver le texte original des frères Grimm pour comparer, et c'est là qu'on réalise toute la qualité du travail de Stéphane Fert. Rien ne manque au conte original ; il pose tranquillement ses pions pour nous proposer une version des plus actuelle de ce "Peau de Mille Bêtes" avec en prime un graphisme des plus somptueux. Certaines planches sont tout bonnement magnifiques ! Entre l'absence d'encrage sur beaucoup de cases et une palette de couleurs des plus réussie j'avoue sortir de cette lecture complètement conquis !
A découvrir, je recommande chaudement !
Ah que j'aime cette ambiance si singulière qui transpire du graphisme et de l'imagination de Tony Sandoval !
C'est avec l'édition intégrale dégotée à Angoulême que je me suis plongée dans cette série. Entre réalisme amer et un fantastique sombre frôlant le gothique, Tony Sandoval nous propose de suivre l'évolution d'une relation amoureuse un peu tortueuse entre Karen, une jeune fille réservée et Seck le leader d'un groupe de métal. C'est à partir de cette trame qu'il nous embarque sur une frêle esquive qui va être ballotée entre réalité et fantastique jouant avec différents graphismes en fonction des événements et des ambiances qu'il nous impose.
C'est majestueusement beau, original et bien mené. J'ai adoré ces ambiances liées au récit supportées par des parti pris graphiques différents au fil de l'album. Tony Sandoval a décidément un univers romantico-gothique très personnel qui me plait énormément !
Le trait léché et travaillé de Loïc Malnati se rapproche davantage de l’illustration que de la bd proprement dite. Chaque case est un chef d’œuvre qui mérite d’être exposé. Etre tatoueur aide manifestement à développer une telle singularité dans le trait.
Cet album rassemble deux récits courts « Silence » et « fleur éternelle ». En première lecture, j’avoue avoir eu une préférence nette pour le deuxième qui mélange subtilement peine et espoir, mort et vie avec, comme symbole, une fleur imaginaire. J’ai particulièrement été sensible au traitement tout en finesse et douceur de cette histoire triste.
En m’intéressant à cette bd sur le net en vue de l’aviser, je me suis rendu compte que Silence, le premier Conte Mécanique, évoque l'attentat de la promenade des anglais à Nice. Une seconde lecture m’a permis de mieux appréhender les desseins de l’auteur et d’en saisir sa pleine signification. Et je dois dire qu’il réalise un sacré tour de force en abordant un événement aussi tragique de manière aussi poétique. Le message n’est pas en reste en développant un optimisme inébranlable.
Bref, voici une bd à part d’un auteur qui l’est tout autant. Un second opus est prévu pour septembre 2019 avec Stephen Desberg au scénario.
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I kill giants (Je tue des géants)
Une petite tuerie! Barbara Thorson est une collégienne à la langue bien pendue et que rien n'effraie. De toutes les manières elle transporte dans son sac un marteau de guerre nordique et elle tue des géants au petit déjeuner. C'est du moins ce qu'elle raconte et dans son esprit un brin perturbé, les fantasmes et la réalité se mélangent. Grâce à cette BD nous faisons la connaissance d'une héroïne d'un genre un peu nouveau, du moins à mes yeux, elle n'hésite pas dans les couloirs de l'école à se confronter à plus fort qu'elle même si elle en subit les fâcheuses conséquences. Elle fait preuve d'un humour acerbe et dévastateur qui lui font fréquenter le bureau du proviseur plus souvent qu'à son tour. En fait nous sommes face à un récit qui sait faire preuve d'une grande sensibilité avec une héroïne qui doit combattre ses démons réels ou métaphysiques, car sa vie est bien loin de ce que peuvent nous montrer certaines séries ou teen movies. Tout en noir et blanc le trait de Ken Niimura est rudement efficace et les personnages malgré un style épuré arrivent à faire ressentir leurs sentiments de belle manière. Je reste très conquis par ma lecture et souhaiterais reprendre le texte de la quatrième de couverture: " I kill giants est une histoire d'une sensibilité et d'une honnêteté rare lorsqu'il s'agit de traiter le harcèlement scolaire et l'amitié". Oui "I kill giants" c'est ça mais pas seulement c'est aussi une ode à l'espoir, au fait de faire vivre ses rêves. Forcément un coup de cœur, notons que cette BD a été adaptée au cinéma pour un film "Chasseuses de géantes" que je n'ai pas vu et qu'à vrai dire je n'ai pas spécialement envie de regarder tant la force du dessin se suffit à lui même.
Dessous (Bones)
Dessous a pu être publié grâce au financement participatif sur Sandawe, le web éditeur, et quand je vois le résultat final je me dis que le crowdfunding a un bel avenir devant lui, car pour son premier album Bones l’auteur (Fred Bonnelais) paraît plus un vétéran qu’un bizut. Effectivement ce qui frappe d’emblée c’est la patte graphique de Bones, très proche de celle de Mike Mignola voir pourquoi pas Olivier Vatine, avec un encrage profond, des gueules taillés au couteau et des décors anguleux. Mais là où je trouve Mignola parfois difficile à percer et à démêler, je n’ai pas ressenti cette impression dans le dessin de Bones qui est lui nettement plus lisible et clairsemé. Les couleurs aident peut être à surmonter cette noirceur car bien qu’utilisées à petites doses, elles permettent d’apporter ce qu’il faut de clarté à l’ensemble et de renforcer certaines atmosphères, notamment dans les scènes d’extérieur sur les champs de bataille qui ont une teinte grisâtre et terreuse. Un dessin qui convient très bien à l’ambiance du récit car c’est du Mignola aussi bien dans le rendu visuel que dans le texte. Qu’on se le dise, la série n’a pas pour ambition de révolutionner le genre ou même de faire dans l’originalité, c’est du grand classique dans le domaine de la série B et qui nous est servi ici avec efficacité. On sillonne les frontières car la BD est protéiforme entre l’historique, l’épouvante, le récit de guerre, le fantastique et le dieselpunk ; Dessous aurait pu s’appeler « B.P.R.D. - First Class » avec cette équipe d’élites mélangeant soldats et scientifiques français et allemand de la Première Guerre Mondiale enquêtant sur des phénomènes paranormaux. De nombreuses références et images nous traversent l’esprit au fil du récit : on pensera bien entendu à la saga Alien que ce soit par l’entremise des créatures parasites envahissantes ou des riches hominidés crevarices qui ambitionnent de les exploiter à des fins militaires (excellente idée d’avoir inclus le boucher du Chemin des Dames le général Nivelle). On fera également plus qu’une allusion évidente à certains Grands Anciens comme Shub-Niggurath issus de l’imaginaire d’H.P Lovecraft, et d’autres horreurs lorgnant du côté de Clive Barker. Malgré les nombreuses références on évite l’indigestion car tout cela s’imbrique parfaitement dans un récit fluide qui se lit vite (exceptés les passages en allemand non traduit) et n’est jamais ennuyeux. D’une certaine façon Dessous réussit là où d’autres grandes séries du même genre comme Sanctuaire ont échoué, en contentant tous les lecteurs, ceux ayant une préférence pour les ambiances glauques puis ceux privilégiant l’action. Bien que pensé comme un one shot, la fin de Dessous demeure très ouverte et sujette à interprétations. La suite "Dessous – Un océan de souffrance" est actuellement ouverte aux investissements, alors écoutez l’appel lugubre des abysses et rejoignez vous aussi la cohorte des édinautes. Mise à jour 18/04/2019 Si le premier Dessous pouvait se lire seul, ce second volet est clairement une suite dont les tenants et aboutissants paraîtront obscurs à ceux qui ne sont pas passés par la première étape. La suite du scénario prend une autre ampleur, divertissante mais qui se parcours rapidement, j'ai dû mettre une bonne vingtaine de minutes seulement pour la lire. Cela parle de mutations, d'avancée technologique, complot planétaire, le grand méchant de l'histoire à un côté Red Skul dans Captain America. Bon, c'est sympa mais on préférera juger la série dans son ensemble. "De quoi ? L'éditeur Sandawe a fermé ses portes ? Mince alors... Sans aller jusqu'à dire que le projet tombe à l'eau, Bones ne baissera pas facilement les bras j'imagine, il prend du plomb un coup de grosse Bertha dans l'aile. J'espère néanmoins voir cette fameuse conclusion qui devait nous emmener vers l'horreur cosmique.
Helios
Dans un monde à l'origine inconnue, le Soleil se meurt et reste figé au crépuscule. Afin de conjurer ce mauvais sort, un roi précédé de tout son peuple décide d'aller au devant de l'astre dans une odyssée sans retour. Issu des Arts Décoratifs de Strasbourg, Etienne Chaize convoque tout son talent créatif au service d'un album atypique. Atypique par le grand format et la reliure cousue dite "à la Suisse" permettant d'ouvrir complètement l'ouvrage pour apprécier les doubles pages de son récit. Sans aucune parole malgré une courte préface résumant la situation de départ, on est vite subjugué par la beauté de ces planches gigantesques fourmillant de détails divers (forêt, désert, nécropole, cités en ruine, océan) et où se perdent ces petits personnages confrontés à divers dangers. "Helios" est une œuvre multiple mélangeant dessins traditionnels au lavis et retouches Photoshop étincelantes. Ces décors offrent un éclairage lumineux hypnotique jouant sur les contrastes et offrant un rendu sur papier surprenant. L'histoire se dévoile par strates et reste bien plus accessible que Saccage de Peeters dans un registre équivalent. On n'a de cesse de faire de multiples allers-retours entre les pages afin d'y suivre l'évolution de certains personnages facilement repérables par leurs habits ou symboles visuels. Etienne Chaize s'est peut-être beaucoup inspiré de la légende d'Icare ou du jeu vidéo poétique Journey mais s'en distingue par quelques trouvailles éblouissantes. La conclusion reste peut-être en retrait par son classicisme mais certaines clés sont dissimulées dans les pages de garde finales incitant immédiatement le lecteur à de nouvelles relectures. "Helios" est une expérience unique et accessible aux multiples interprétations mais surtout un livre qu'il faut tenir et voir pour y croire.
Le Voyage de Marcel Grob
Sur les conseils de mon frère, je me suis lancé dans la lecture de ce récit. Dès le début, j'ai été pris dans la tourmente de cette histoire et je n'ai lâché le livre qu'à la fin, malgré les presque 180 pages qui le composent. Quel destin que celui de Marcel Grob, grand oncle alsacien de l'auteur, Philippe Collin et qui devient ici la figure des "malgré-nous". Cette génération sacrifiée d'Alsaciens, nous la connaissons tous, mais pas à travers l'histoire d'un seul homme, comme l'illustre la couverture de l'album. J'ai été secoué par cette lecture, qui ne peut laisser le lecteur indifférent : du front italien, en passant par le massacre de Marzobotto, au front Russe, on se demande encore comment Marcel Grob a pu affronter et survivre et tout cela. Bien sûr, les auteurs nous décrivent les horreurs de cette guerre, mais avec quelques éclaircies comme le comportement du lieutenant Brehme, amoureux de littérature. Du début à la fin du récit, on ressent une certaine empathie pour Marcel Grob, sans pour autant justifier ses choix. Contrairement à certains lecteurs, je n'ai pas été dérangé par le scénario qui renvoie sans cesse à l'entretien que Marcel Grob a avec le jeune juge d'instruction fictif,qui le renvoie directement à ses actions passées, à sa conscience. Au contraire, cela donne un certaine respiration au récit. A noter que le dessin, avec ses couleurs sépia et gris-bleu, est parfaitement en phase avec le récit. Une lecture très forte.
Sapiens
Je découvre cet auteur avec cet album de la collection Carrément (très grand format carré, carrément pénible à ranger dans sa bibliothèque !), et c’est plutôt une bonne pioche. L’histoire mise plus sur la rêverie, une certaine poésie, que sur une intrigue touffue et linéaire. Il faut en tout cas savoir se laisser emporter dans cet univers brinquebalant, qui véhicule pourtant, par-delà son côté décousu et planant, quelques réflexions sur notre société moderne (l’amoncellement des déchets par exemple). De la Science-Fiction à la fois bonasse et cruelle, pour amateurs d’évasion poétique. En tout cas c’est un album que je vous recommande fortement. Et ce d’autant plus que l’habillage est très beau. Le dessin bien sûr, moderne et décalé. Mais aussi la colorisation, qui joue sur des tons passés. En tout cas, le format lui convient parfaitement. Bref, un coup de cœur en ce qui me concerne !
Artiste - Un chef d'exception
Artiste aurait pu n’être qu’un nouveau manga traitant de l’art culinaire noyé dans la surproduction, ne se détachant pas du lot et aussi vite lu qu’oublié… Je dis bien « aurait pu »… Car le véritable défi, à l’heure actuelle, lorsqu’on aborde ce sujet, c’est de trouver un angle d’attaque suffisamment original pour ne pas donner l’impression au lecteur de lire, encore et encore, la même histoire. Cet angle, Taro Samoyed a été le chercher via plusieurs aspects : Premier aspect : le côté artistique de la profession. Très rapidement, Gilbert, le personnage central de ce récit, va voisiner avec des artistes venus d’horizons différents (peinture et musique jusqu’à présent mais nul doute que ce panel va s’accroître au fil des tomes). Cette approche du métier de cuisinier gastronomique comparé à d’autres arts reconnus permet de saisir des similitudes (sur l’art de dresser une assiette par exemple) et d’étoffer le propos en le décloisonnant du simple art culinaire. Deuxième aspect : le profil du personnage principal. Rien de bien novateur à première vue puisque notre Gilbert est, au premier regard, assez semblable à bien des héros de manga. Jeune, maladroit et au plus bas de l’échelle, on le découvre plongeur et on comprend vite qu’il est appelé à franchir les paliers assez rapidement. Sauf que, au fil des trois premiers tomes, ce profil s’avère moins commun qu’il n’y paraissait. Déjà sur son aspect physique puisque Gilbert dépasse le mètre nonante. Ensuite avec sa propension à s’évanouir à la moindre frayeur… propension assez irritante au début de ma lecture mais que j’ai fini par accepter, voire même par apprécier. Enfin par son don inné (et à ce sujet je ne vous dirai rien, histoire de ne pas spoiler). Troisième aspect : la structure du récit. Point de combat du meilleur chef, ici. On découvre les différentes spécialisations dans le domaine et la complémentarité entre les différentes tâches. L’objectif de chacun est de faire de son mieux, avec ses qualités mais aussi des défauts qui dans un cadre précis s’avèrent être des atouts. Du coup, il n’y a pas de méchants, pas d’opposition mais plutôt une quête d’excellence avec une ouverture vers les autres que je trouve très agréable. Dernier aspect : l’humour. Très présent, il est parfois un peu lourd, un peu du genre tarte à la crème. Mais, au fil du temps (et des trois tomes que j’ai lus), il s’affine, m’amuse avec des réflexions absurdes et naïves. S’il n’est pas déterminant, cet humour est un ingrédient non négligeable de la série. A la lecture, le début du premier tome m’est apparu fort décousu et j’ai craint le pire. Il y avait des ellipses faciles, des passages tronqués qui me laissaient croire que ce manga s’était vu estropié de certaines cases. Mais des explications viennent par la suite qui justifient pleinement la plupart de ces raccourcis de prime abord bizarres. Et, au fil des chapitres, le charme a opéré. Je peux clairement dire que dès le milieu du deuxième tome, j’étais devenu totalement accro à cette série. Et le troisième tome n’a fait que confirmer mon appréciation d’ensemble. Au niveau du dessin, il recèle de certaines qualités mais aussi de certains défauts. Sa qualité principale réside dans le fait que Taro Samoyed parvient à bien typer ses personnages. Or, en temps normal j’ai la mauvaise manie de m’emmêler les pinceaux dans les mangas tant des acteurs ont tendance à se ressembler. Ici, il n’en est rien et c’est bien agréable. Au niveau des défauts, je pense que l’auteur a beaucoup de mal à dessiner le mouvement. Du coup, il recourt aux ellipses pour, par exemple, illustrer un évanouissement (où on passe sans transition du statut « debout normal tout va bien » au statut « couché évanoui »). C’est un peu facile à mon goût et surtout ça casse le rythme narratif. Mais j’avoue, je suis accro et je lirai la suite avec grand plaisir.
Ultralazer
Alors j'avoue, je n'en n'avais pas entendu parler, c'est mon libraire qui me l'a conseillé. J'ai eu un gros coup de coeur pour cette Bd ! Les dessins sont super beaux et l'histoire m'a emportée. Ça fait beaucoup penser à Miyazaki mais un peu aussi à Dragonball. J'attends la suite avec impatience, Bouko est trop trop cool !
Peau de Mille Bêtes
Wow ! La voilà la surprise de ce début de printemps côté roman graphique ! Cette adaptation de "Peau de Mille Bêtes" des frères Grimm qui inspirera ensuite le conte Peau d'Âne est une parfaite réussite ! Belle est une jeune femme magnifique que tous les hommes du village courtisent et aimeraient bien épouser. Mais lassée de cette situation, Belle s'enfuie dans la forêt où elle sera recueillie par le roi Lucane ; ils y vivront une idylle parfaite qui donnera naissance à une fille : Ronce. Tout se passe merveilleusement bien jusqu'à ce que Belle meure et que le roi sombre dans une dépression profonde pendant de longues années jusqu'à ce que la jeune Ronce devienne à son tour une belle jeune femme, ce que ne va pas manquer de finir par remarquer le roi... La force des contes réside dans l'universalité des messages qu'ils délivrent même à travers le temps. Si certains vieillissent mieux que d'autres, la force de cet album tient à la réussite de son adaptation qui a su intégrer le questionnement actuel de la place des femmes dans nos sociétés. J'ai même poussé le vice à retrouver le texte original des frères Grimm pour comparer, et c'est là qu'on réalise toute la qualité du travail de Stéphane Fert. Rien ne manque au conte original ; il pose tranquillement ses pions pour nous proposer une version des plus actuelle de ce "Peau de Mille Bêtes" avec en prime un graphisme des plus somptueux. Certaines planches sont tout bonnement magnifiques ! Entre l'absence d'encrage sur beaucoup de cases et une palette de couleurs des plus réussie j'avoue sortir de cette lecture complètement conquis ! A découvrir, je recommande chaudement !
Nocturno
Ah que j'aime cette ambiance si singulière qui transpire du graphisme et de l'imagination de Tony Sandoval ! C'est avec l'édition intégrale dégotée à Angoulême que je me suis plongée dans cette série. Entre réalisme amer et un fantastique sombre frôlant le gothique, Tony Sandoval nous propose de suivre l'évolution d'une relation amoureuse un peu tortueuse entre Karen, une jeune fille réservée et Seck le leader d'un groupe de métal. C'est à partir de cette trame qu'il nous embarque sur une frêle esquive qui va être ballotée entre réalité et fantastique jouant avec différents graphismes en fonction des événements et des ambiances qu'il nous impose. C'est majestueusement beau, original et bien mené. J'ai adoré ces ambiances liées au récit supportées par des parti pris graphiques différents au fil de l'album. Tony Sandoval a décidément un univers romantico-gothique très personnel qui me plait énormément !
Contes Mécaniques
Le trait léché et travaillé de Loïc Malnati se rapproche davantage de l’illustration que de la bd proprement dite. Chaque case est un chef d’œuvre qui mérite d’être exposé. Etre tatoueur aide manifestement à développer une telle singularité dans le trait. Cet album rassemble deux récits courts « Silence » et « fleur éternelle ». En première lecture, j’avoue avoir eu une préférence nette pour le deuxième qui mélange subtilement peine et espoir, mort et vie avec, comme symbole, une fleur imaginaire. J’ai particulièrement été sensible au traitement tout en finesse et douceur de cette histoire triste. En m’intéressant à cette bd sur le net en vue de l’aviser, je me suis rendu compte que Silence, le premier Conte Mécanique, évoque l'attentat de la promenade des anglais à Nice. Une seconde lecture m’a permis de mieux appréhender les desseins de l’auteur et d’en saisir sa pleine signification. Et je dois dire qu’il réalise un sacré tour de force en abordant un événement aussi tragique de manière aussi poétique. Le message n’est pas en reste en développant un optimisme inébranlable. Bref, voici une bd à part d’un auteur qui l’est tout autant. Un second opus est prévu pour septembre 2019 avec Stephen Desberg au scénario.