Cette BD devrait se trouver dans toutes les bibliothèques des fans de fantastique. Au fur et à mesure des tomes, Bézian y a acquis la finesse de son style, tant graphiquement que narrativement. Si aujourd'hui Bézian est enfin de retour avec l'excellent "Ne touchez à rien" (chez Albin Michel), c'est avec "Adam Sarlech" qu'il faut entamer la découverte de sa bibliographie. Vraiment culte.
Alors qu'Albin Michel devenait un éditeur auquel on ne prêtait plus guère attention (sauf rayon humour), il nous présente coup sur coup d'excellents ouvrages de genre fantastique, de loin meilleurs que d'autres collections qui se targuent de vouloir créer des insomnies. Après Ne touchez à rien, brillant et nouveau Bézian, voici "L'épicurien" qui inaugure la série "Les quartiers de l'étrange".
Le récit se déroule à L'Epicurien, lieu de plaisirs de la chair avec son restaurant, et de plaisirs du bas-ventre aux étages. Ne vous méprenez pas, il ne s'agit nullement ici d'un bouquin de cul. Et le peu de scènes explicites auxquelles on a droit relèvent davantage du cauchemar que du fantasme.
Des prostituées superstitieuses colportent l'étrange rumeur que leur patronne serait centenaire, qu'elle porterait un foetus maléfique en elle... et qu'elle pourrait même être à l'origine de meurtres. Tout cela semble un peu trop gros aux yeux de Guillaume, voyageur de passage ayant trouvé un emploi d'aide cuisinier dans le restaurant. Cependant, après plusieurs événements survenant dans l'établissement, l'angoisse et le doute le gagnent... et nous gagnent aussi.
L'histoire nous change quelque peu de ce qu'on a pu lire d'habitude en BD et il reste à espérer que la fin dans le volume suivant soit à la hauteur. Le dessin est spécial et demande un temps d'adaptation. Après il en met plein la vue. Je n'avais plus vu des couloirs aussi inquiétants depuis le "Shining" de Kubrick !!!
Dans le style humour très noir... et un peu philosophe, je pense que c'est parmi le tout meilleur. Même le dessin est rigolo, alors que demander de plus?
Je lisais Astérix quand les seules BDs connues étaient Lucky Luke, Gaston Lagaffe, Les Schtroumphs... et seul Astérix a su retenir réellement mon attention. A l'époque un album valait 30 balles... ah le bon vieux temps.
Bien entendu je les relis de temps en temps et même si je n'ai plus la même passion qu'avant pour cette série (eh oui vingt ans nous sépare)j'en retire toujours un bon moment.
Mes tomes préférés sont:
Le tour de Gaule / Les Normands / Les lauriers de César / Bouclier Arverne / Le devin / .
Un must sans conteste au niveau du western voir même des bandes dessinées. Un héros sans en être réellement un, une aventure passionnante (la série raconte toute l’histoire de Blueberry). On suit le lieutenant mythique en le voyant évoluer et c’est un vrai bonheur. Des dessins sublimes, ainsi que des couleurs magnifiques. Que demander de plus?!
Même si cela peut paraître un achat conséquent, foncez sans hésiter et cela deviendra une des pièces maîtresses de votre collection.
Délicieusement glauque et cynique, "Les pieds dedans" est un tryptique de toute beauté! Comme le dit mon prédecesseur, y'a un côté "La vie est un long fleuve tranquille" mais en plus acide, ce qui ne gâche rien. Les personnages sont soit cons, soit complètement pourris, ils se complaisent dans une bassesse d'esprit qui confine à la nullité extrême. Rabaté ne fait aucune concessions et il a bien raison, c'est plus mordant. Son dessin est fin et d'une précision extrême, y'a de ces trognes dans cet album!
Vraiment le premier tome de cette série est particulièrement réussi et j’espère vivement que le numéro 2 soit du même niveau.
Il y a un coté mystère de l’Ouest dans cette série, sans le coté kitch. Le dessin est plutôt réussi (surtout les jeux d’ombres et lumières) avec une mise en couleur plutôt sympa (Style crayons de couleur gras)
Le scénario est une intrigue « westerno-fantastico-policière » qui se déroule à NY au début du siècle dernier. Quatre individus de tous horizons menés par un personnage fort charismatique vont tenter de résoudre une vague de meurtres et suicides aux circonstances plus qu’étranges.
Je commence par un 4/5 en espérant pouvoir confirmer cette note au 2ieme opus.
Ajout 01/04/05 : Ce deuxième album qui conclu l’histoire est vraiment excellent. L’intrigue est rondement menée et la fin nous laisse présagée de nouvelles aventures. Parfait !
Ajout 10/11/06 : Ce Troisième album confirme l’excellente série qu’est W.E.S.T. Les auteurs ont eu la bonne idée de « modifier » l’équipe de nos héros et de situer l’action sur Cuba. Ceci nous permet de découvrir ou redécouvrir l’histoire des Américains sur l’île. Franchement très bon.
10 volumes,
19,8cm d'épaisseur,
161 chapitres,
plus de 3300 pages !
"Maison Ikkoku" c'est une oeuvre imposante -- au propre comme au figuré d'ailleurs -- et c'est pour moi un petit record, celui du plus grand nombre de pages lues pour une même série. "Maison Ikkoku" c'est un gentil seinen, certes bien mièvre, mais fourmillant de thèmes adultes. En commençant à le lire il faut partir sur l'idée qu'il va s'agir d'un gentil délire et que les personnages ne sont clairement pas faits pour être réalistes. Partant de là, les quiproquos et autres situations abracadabrantes se liront comme une pure fiction et non comme un supposé reflet de la réalité, et les caractères des personnages seront acceptés comme tels. Sinon... c'est sûr que Kyoko (alias Juliette dans l'anime, alias Madame la concierge) paraît coincée au possible, et serait parfois carrément à baffer (d'ailleurs même les lecteurs les plus doux, les plus braves et les plus pacifiques en auront une irrépressible envie dans le tome 9, si si, j'vous jure !).
Il aborde par contre des thèmes intéressants qu'on ne trouve pas (ou peu) dans le shonen. En l'occurence le deuil, le mariage -- pour lequel il montre différents aspects et traite de nombreuses implications dans la société japonaise -- les relations familiales (également dans la société japonaise, bien sûr), mais aussi tous les problèmes de l'étudiant (petits boulots pour payer ses études, recherche d'appartement, la difficulté d'entrer dans la vie active, etc.) On voit de plus bien le regard que les personnage portent sur tous ces thèmes, qui diffère parfois énormément de celui qu'on peut avoir nous européens, et c'est en cela très intéressant. Enfin les détails de la vie quotidienne japonaise fourmillent et restent à mon avis facilement appréhendables. Ceux qui ont lu Le chien de mon patron et La tragédie de P savent que Rumiko Takahashi est coutumière du fait. Sous des dehors de comédie vaudevillesque, la richesse du contenu est donc bien présente. Peu de traces de sexe (hihi ^__^ ) par contre, contrairement à Asatte Dance, même si on trouve certains dialogues savoureux sur le sujet.
Bon, tout ça est un peu (trop) sérieux, c'est vrai, mais il ne faudrait pas croire que "Maison Ikkoku" n'est qu'un bête manga tout mièvre dégoulinant de guimauve...
Tout de même, sur 161 chapitres, il y a un peu de répétition. Il y a aussi surtout beaucoup de blocages : parfois la situation évolue sur quelques chapitres, on l'imagine sur le point d'aboutir, tout notre être est tendu vers ce but qui va enfin être atteint, calé bien confortablement dans son fauteuil préféré on trépigne impatiemment des fesses, et puis ** pof ** un imprévu surgit (hors de la nuit, cours vers l'aventure au galop, hum...) et démolit toute notre belle attente. :) Je conçois que ça puisse agacer, surtout que ça arrive quand même assez fréquemment. C'est particulièrement titillant dans les tomes 9 et 10, où le chemin semble tout tracé, mais non, il faudra encore attendre un peu. Voilà, ça fait partie du jeu. :)
Ce petit univers présente un nombre de personnages conséquent, la plupart très présents mais sur lesquels on n'apprendra pas grand chose. L'accent est vraiment plus mis sur les situations que sur les personnages, et les quiproquos et problèmes divers et variés dûs aux non-dits sont ici les ficelles maîtresses du scénario. Si ce genre de chose vous rebute, n'essayez même pas de lire "Maison Ikkoku". Les personnages sont malgré tout vraiment attachants, et presque tous débiles, chacun à sa façon. Coup de coeur tout spécial pour Mc Enroe, le chien de Mitaka (tome 8 et suivants). ^__^
Les délires sont nombreux et vraiment bien mis en scène. Par contre, avoir fini la série et revenir aux premiers tomes donne un choc : le graphisme a très nettement évolué, le découpage s'est clairement amélioré, et la mise en scène a subtilement changé, de même que les personnages, d'ailleurs.
Par contre, la traduction française semble très moyenne. Déjà une note du traducteur à la fin du tome 8 montre qu'il ne connaissait pas la série avant de la lire et qu'il a traduit les tomes un à un. Ensuite, rien qu'en feuilletant très rapidement un tome de l'édition américaine, j'ai repéré deux jeux de mots qui n'apparaissent pas dans la version française. Vraiment dommage. En plus aucune note, aucun dossier, rien, alors qu'il y avait vraiment de quoi faire (cf l'édition américaine). Et puis il y a des bulles inversées, c'est vraiment pénible...
Voilà, j'aurais bien mis un 4,5 histoire de marquer ma préférence pour Asatte Dance, mais j'ai tellement ri (aaaah, le tome 6 !) que ces 5 étoiles sont bien méritées. :)
Ah, un dernier mot : à ce jour, Tonkam n'a pas réédité la série. Les premiers tomes sont donc difficilement trouvables, mais ce n'est pas impossible, il faut juste se dépêcher de les dénicher.
Bon sang, comment ai-je pu oublier de mettre une note sur cette BD qui fait partie de mon panthéon personnel, une de celles qui m'a le plus passionné, émue, impressionné, et qui en plus fait réfléchir ?
Le scénario est d'une richesse thématique unique, profonde, qui donne à réfléchir sur le rapport des hommes à la nature et à la science en des termes originaux et jamais simplistes.
Le monde présenté par Miyazaki est d'une grande cohérence, lui aussi riche et complexe, avec des trouvailles fascinantes, tantôt poétiques et tantôt effrayantes, mais toujours source d'une grande émotion.
Les personnages sont très charismatiques et intéressants, Nausicaä et Kushana en tête, jamais manichéens... quoique d'une façon, si, Nausicaä représente une certaine forme de manichéisme pour le respect des êtres vivants, quels qu'ils soient, un manichéisme habité et terrible qui nous fait réfléchir l'égocentrisme de l'homme.
Le découpage est très dynamique (c'est Miyazaki, tout de même !), les paysages somptueux, et dans l'ensemble le dessin est très très bon quoique surprenant pour un manga.
Son seul défaut pourrait être le fait qu'il soit paru sur 12 ans, et qu'effectivement on sent que le scénario a été élaboré au fur et à mesure et que toutes les étapes n'étaient pas prévues au départ. Qu'importe, le tout est parfaitement cohérent et c'est ce qui compte.
Par contre, vu la densité de la bête, il peut être conseillé de le savourer à petites doses...
Une série magnifique, portée aux nues par Franquin, et excellemment reprise par Tome et Janry. Je suis cependant un peu déçu de la reprise par Munuera et Morvan. Tout de même, laissons leur leur chance. Je suis d'autant plus déçu que le dernier album de Tome et Janry, "Machine qui rêve", était vraiment magnifique.
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Adam Sarlech
Cette BD devrait se trouver dans toutes les bibliothèques des fans de fantastique. Au fur et à mesure des tomes, Bézian y a acquis la finesse de son style, tant graphiquement que narrativement. Si aujourd'hui Bézian est enfin de retour avec l'excellent "Ne touchez à rien" (chez Albin Michel), c'est avec "Adam Sarlech" qu'il faut entamer la découverte de sa bibliographie. Vraiment culte.
Les quartiers de l'étrange
Alors qu'Albin Michel devenait un éditeur auquel on ne prêtait plus guère attention (sauf rayon humour), il nous présente coup sur coup d'excellents ouvrages de genre fantastique, de loin meilleurs que d'autres collections qui se targuent de vouloir créer des insomnies. Après Ne touchez à rien, brillant et nouveau Bézian, voici "L'épicurien" qui inaugure la série "Les quartiers de l'étrange". Le récit se déroule à L'Epicurien, lieu de plaisirs de la chair avec son restaurant, et de plaisirs du bas-ventre aux étages. Ne vous méprenez pas, il ne s'agit nullement ici d'un bouquin de cul. Et le peu de scènes explicites auxquelles on a droit relèvent davantage du cauchemar que du fantasme. Des prostituées superstitieuses colportent l'étrange rumeur que leur patronne serait centenaire, qu'elle porterait un foetus maléfique en elle... et qu'elle pourrait même être à l'origine de meurtres. Tout cela semble un peu trop gros aux yeux de Guillaume, voyageur de passage ayant trouvé un emploi d'aide cuisinier dans le restaurant. Cependant, après plusieurs événements survenant dans l'établissement, l'angoisse et le doute le gagnent... et nous gagnent aussi. L'histoire nous change quelque peu de ce qu'on a pu lire d'habitude en BD et il reste à espérer que la fin dans le volume suivant soit à la hauteur. Le dessin est spécial et demande un temps d'adaptation. Après il en met plein la vue. Je n'avais plus vu des couloirs aussi inquiétants depuis le "Shining" de Kubrick !!!
Perpette
Dans le style humour très noir... et un peu philosophe, je pense que c'est parmi le tout meilleur. Même le dessin est rigolo, alors que demander de plus?
Astérix
Je lisais Astérix quand les seules BDs connues étaient Lucky Luke, Gaston Lagaffe, Les Schtroumphs... et seul Astérix a su retenir réellement mon attention. A l'époque un album valait 30 balles... ah le bon vieux temps. Bien entendu je les relis de temps en temps et même si je n'ai plus la même passion qu'avant pour cette série (eh oui vingt ans nous sépare)j'en retire toujours un bon moment. Mes tomes préférés sont: Le tour de Gaule / Les Normands / Les lauriers de César / Bouclier Arverne / Le devin / .
Blueberry
Un must sans conteste au niveau du western voir même des bandes dessinées. Un héros sans en être réellement un, une aventure passionnante (la série raconte toute l’histoire de Blueberry). On suit le lieutenant mythique en le voyant évoluer et c’est un vrai bonheur. Des dessins sublimes, ainsi que des couleurs magnifiques. Que demander de plus?! Même si cela peut paraître un achat conséquent, foncez sans hésiter et cela deviendra une des pièces maîtresses de votre collection.
Les Pieds dedans
Délicieusement glauque et cynique, "Les pieds dedans" est un tryptique de toute beauté! Comme le dit mon prédecesseur, y'a un côté "La vie est un long fleuve tranquille" mais en plus acide, ce qui ne gâche rien. Les personnages sont soit cons, soit complètement pourris, ils se complaisent dans une bassesse d'esprit qui confine à la nullité extrême. Rabaté ne fait aucune concessions et il a bien raison, c'est plus mordant. Son dessin est fin et d'une précision extrême, y'a de ces trognes dans cet album!
W.E.S.T
Vraiment le premier tome de cette série est particulièrement réussi et j’espère vivement que le numéro 2 soit du même niveau. Il y a un coté mystère de l’Ouest dans cette série, sans le coté kitch. Le dessin est plutôt réussi (surtout les jeux d’ombres et lumières) avec une mise en couleur plutôt sympa (Style crayons de couleur gras) Le scénario est une intrigue « westerno-fantastico-policière » qui se déroule à NY au début du siècle dernier. Quatre individus de tous horizons menés par un personnage fort charismatique vont tenter de résoudre une vague de meurtres et suicides aux circonstances plus qu’étranges. Je commence par un 4/5 en espérant pouvoir confirmer cette note au 2ieme opus. Ajout 01/04/05 : Ce deuxième album qui conclu l’histoire est vraiment excellent. L’intrigue est rondement menée et la fin nous laisse présagée de nouvelles aventures. Parfait ! Ajout 10/11/06 : Ce Troisième album confirme l’excellente série qu’est W.E.S.T. Les auteurs ont eu la bonne idée de « modifier » l’équipe de nos héros et de situer l’action sur Cuba. Ceci nous permet de découvrir ou redécouvrir l’histoire des Américains sur l’île. Franchement très bon.
Maison Ikkoku - Juliette je t'aime
Nausicaä de la vallée du vent
Bon sang, comment ai-je pu oublier de mettre une note sur cette BD qui fait partie de mon panthéon personnel, une de celles qui m'a le plus passionné, émue, impressionné, et qui en plus fait réfléchir ? Le scénario est d'une richesse thématique unique, profonde, qui donne à réfléchir sur le rapport des hommes à la nature et à la science en des termes originaux et jamais simplistes. Le monde présenté par Miyazaki est d'une grande cohérence, lui aussi riche et complexe, avec des trouvailles fascinantes, tantôt poétiques et tantôt effrayantes, mais toujours source d'une grande émotion. Les personnages sont très charismatiques et intéressants, Nausicaä et Kushana en tête, jamais manichéens... quoique d'une façon, si, Nausicaä représente une certaine forme de manichéisme pour le respect des êtres vivants, quels qu'ils soient, un manichéisme habité et terrible qui nous fait réfléchir l'égocentrisme de l'homme. Le découpage est très dynamique (c'est Miyazaki, tout de même !), les paysages somptueux, et dans l'ensemble le dessin est très très bon quoique surprenant pour un manga. Son seul défaut pourrait être le fait qu'il soit paru sur 12 ans, et qu'effectivement on sent que le scénario a été élaboré au fur et à mesure et que toutes les étapes n'étaient pas prévues au départ. Qu'importe, le tout est parfaitement cohérent et c'est ce qui compte. Par contre, vu la densité de la bête, il peut être conseillé de le savourer à petites doses...
Spirou et Fantasio
Une série magnifique, portée aux nues par Franquin, et excellemment reprise par Tome et Janry. Je suis cependant un peu déçu de la reprise par Munuera et Morvan. Tout de même, laissons leur leur chance. Je suis d'autant plus déçu que le dernier album de Tome et Janry, "Machine qui rêve", était vraiment magnifique.