Les derniers avis (7594 avis)

Par Serge
Note: 5/5
Couverture de la série Petzi
Petzi

Une série que j'ai adorée quand j'étais petit enfant. Grâce à Petzi, j'ai rêvé des heures durant de construire un navire et de partir à l'aventure. Avant de lire Jules Verne, il faut avoir lu Petzi ! Achat conseillé pour les petits.

22/10/2008 (modifier)
Par daggerman
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Légende des nuées écarlates
La Légende des nuées écarlates

Dans cette BD l'histoire est très jolie et les dessins sont beaux. Voilà ! Ca c'était l'analyse simpliste mais qui a le mérite d'être claire est concise. Pour ceux qui hésiteraient (honte à eux!) à se lancer dans la lecture de la Légende Des Nuées Ecarlates (LDNE dans la suite de cette "critique") je vous invite à lire la suite. Attention, LDNE est en passe, dès le tome 2, d'entrer dans le cercle fermé des séries cultes. Et à plus d'un titre. Déjà rien qu'à la couverture on flaire le bon. Dès qu'on ouvre, on commence à réaliser très rapidement que c'est du très bon. Mais avant petit rappel. Un livre (un roman) permet de raconter une histoire avec des mots, le scénario a autant d'importance que le style littéraire. Une BD permet de raconter une histoire avec des images (et un peu de texte). En BD, le dessin fait office de "style littéraire". Donc à mon sens ce n'est pas parce que le scénario est sublime qu'il faut bâcler le dessin. Si je lis des BD c'est pas seulement pour le scénario mais aussi pour la qualité des dessins et surtout la cohérence de ces derniers avec le récit qu'ils portent. L'inverse est aussi vrai, il est tout aussi frustrant de lire une BD dont le scénario est mauvais alors que les dessins sont magnifiques (ça donne une sensation de gâchis). LDNE est l'exemple "archétypal" d'une histoire qui apporte autant au dessin que le dessin apporte à l'histoire. L'histoire se veut être un conte asiatique narrant la légende des nuées écarlates (et je ne vous dirai pas ce que sont les nuées écarlates à vous de le découvrir). Le dessin, un peu comme le héro, semble (dans le 1er tome surtout) avoir des manques (des blancs), l'auteur nous confronte directement avec les absences dans la mémoire du ronin. Mais peu à peu, et surtout dans le tome 2 les choses se précisent. Le héro arrive à rassembler le puzzle de son passé, le dessin est plus coloré (moins de blancs) et plus précis. Par ailleurs, LDNE est une des rare BD dans laquelle la mise en couleur apporte autant. D'habitude, il y un scénariste, un dessinateur et (en tout petit loin derrière) un coloriste; et bien malin celui qui sera capable de me donner le nom des coloristes des BD qu'il possède dans sa bibliothèque. Ici une seule personne pour faire les trois (là est peut-être la clé du succès). La mise en couleur est ultra nuancée et donne du volume et de la vie aux personnages, de fait le trait du dessin n'a plus besoin d'être très marqué (il est même presque inexistant). C'est le changement de couleur qui opère la transition entre les matières. J'imagine (et je me trompe peut-être) que le dessin initial doit être plus esquissé que dessiné et que c'est lors de la mise en couleur qu'il prend toute ça mesure, sa finesse. Enfin, le scénario. Là encore du grand art. La base n'est pourtant pas révolutionnaire, mais au fur est à mesure des pages, l'intrigue se complexifie (mais sans trop) et s'enrichit pour le plus grand plaisir du lecteur. Les informations sont distillées avec justesse (ni trop ni trop peu, ni trop vite ni trop lentement), pas de planches inutiles ou de bouche trou et pas d'impression d'avoir raté quelque chose d'une page à l'autre. Au final, le cocktail : scénario et dessins donne une œuvre d'une qualité exceptionnelle et rarement égalée sur les deux tableaux simultanément. Ce sera donc un 6/5 pour l'histoire et un 6/5 pour le dessin et un 20/20 à Monsieur Tenuta Saverio.

21/10/2008 (modifier)
Par garnier
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Tours de Bois-Maury
Les Tours de Bois-Maury

Moi qui suis déjà attiré par le moyen âge, j'ai trouvé dans cette bd, ce qui me semble être le plus proche de la vérité et de l'existence d'un chevalier de l'époque, un peu particulière, dans le sens où sa quête est particulière. Chaque volume apporte son lot d'aventure, avec quelquefois des décisions importantes, des déceptions, des joies, des peurs et même du surnaturel, pour un certain volume. La quête d'un chevalier, qui peut quelquefois nous rapprocher de la nôtre. Pourquoi cette flèche a t-elle atteint son but ??

20/10/2008 (modifier)
Par mati
Note: 5/5
Couverture de la série Mafalda
Mafalda

Que dire... J'ai grandi avec Mafalda! Je connais ces histoires, ces personnages depuis toujours et je ne m'en lasse pas... En français c'est très sympa aussi, mais rien ne vaut la version espagnole et N&B ! Je ne me lasse pas d'ouvrir le "Todo Mafalda" pour retrouver Mafalda, el Guille, Felipe, Miguelito, Manolito, Suzanita etc... Bref c'est peut-être un petit brin de nationalisme (eh oui, à moitié argentine...;)) mais je ne peux que conseiller ces BD en espérant que vous aussi vous trouverez dans cette petite fille et son monde la petite chose qui me fait sourire et me réconcilie avec beaucoup de choses... (point de vue très personnel...) Bonne lecture.

19/10/2008 (modifier)
Par Pierre
Note: 5/5
Couverture de la série A la recherche du temps perdu
A la recherche du temps perdu

J’ai acheté « A la recherche » (un amour de Swann, tome 1) en me demandant ce que ca pouvait bien être cet OVNI... je connaissais Proust mais ne l'avais jamais lu. Peur du grand auteur classique. J'ai dévoré l'album en 2 heures, c'est dense, c'est fascinant ! En premier lieu le roman, la réflexion, le milieu dépeint, l'originalité des sentiments... c'est un scenario fabuleux... bon c'est Proust aussi, pas un roman de Gare. De plus le partie pris de mettre du texte original, beaucoup, de ce texte ardu à lire, qu'on ne peut comprendre en une fois mais qui à chaque phrase oblige à la réflexion... Le dessin sert bien l'oeuvre ! C’est très agréable, c'étais terriblement casse gueule aussi, bravo à l'adaptation. Une de mes meilleures lectures de 2008... bon maintenant je vais lire l'œuvre originale !

18/10/2008 (modifier)
Par Sejy
Note: 5/5
Couverture de la série Le Monde d'Edena
Le Monde d'Edena

Il m’a fallu beaucoup de temps avant d’ouvrir un album de Moëbius. Intimidé, j’avais l’illusion d’un artiste inaccessible, réservé à une « élite » de la bande dessinée, une intelligentsia avec ses interprétations nébuleuses et codifiées ; qu’il était nécessaire d’afficher derrière soi une très longue expérience de lectures, une légitimité entendue pour prétendre aborder le maître sans donner l’impression de se goinfrer d’une confiture interdite aux cochons. Connerie ! Moebius c’est l’essence de la BD, la pureté et la malléabilité d’un langage propre qui s’adresse à tous. Qu’il soit novice ou blanchi sous le harnais, qu’il se considère éclairé ou pas, tout bédéiste se doit d’y goûter au moins une fois, sans appréhension. Mon dépucelage fut Le monde d’Edena. Depuis j’y reviens souvent, comme un pèlerinage, le retour aux sources d’un fabuleux voyage spirituel. Sa science-fiction hallucinée, mélange de fantasmagorie et de métaphysique, est empreinte d’une très grande poésie. Une liberté onirique qui s’exprime dans cette quête originelle et instinctive d’Atan et Stell. Au-delà d’un scénario tangible qui débute comme un pamphlet plein de détachement et d’ironie sur l’écologie, le pouvoir ou la religion, la logique s’évapore sur plusieurs niveaux d’irréalités. Moebius s’y dévoile à travers des visions, des idées ou des états d’âme, mais sans réelle volonté de démontrer ou d’expliquer. Titillant les quelques coins ignorés de notre cerveau, il nous perd, sans nous égarer vraiment, dans une errance contemplative, philosophique et un peu psychédélique. Renvoyant chacun à son imaginaire, il lui laisse le soin de trouver son propre chemin. Et plus que la réponse elle-même, c’est sa recherche qui libère tout le vertige. Un peu comme si vous tentiez de définir une forme ou un objet dans l'obscurité, à l’aide de votre seul sens tactile. Qu’importe alors la nature du bidule. Vos mains touchent, explorent, s’attardent et s’interrogent pour sculpter une image mentale, mais ce qui prime réellement, c’est la décharge de sensations. Des émotions brutes, décuplées, qui dépendront également du contexte, de l’état affectif et de la réceptivité de l’instant. Au bout du compte, on se fout que quelqu’un nous apporte la lumière. Le catalyseur de toutes ces exaltations, c’est le génie graphique de l’auteur. Sa conception de l’image est inégalée et la fascination engendrée par son oeuvre passe avant tout par le prisme des mirettes. Son pinceau nous transforme en nomades ébahis, en témoins privilégiés de la cosmogénie d’Edena. Des jardins et des déserts délivrant un extraordinaire sentiment de plénitude, des espaces lisses ou vides qui vous happent, vous coupent le souffle, des architectures dépouillées, vertigineuses et inquiétantes, des hallucinations exaltantes ou des décors aveuglants de clarté. Les quelques enfants nés de la ligne cristalline et de l’harmonie de couleurs flashy aux contrastes ou aux dégradés si rayonnants. Un univers visuel époustouflant à l’inspiration probablement divine. Après ça, restera-t-il encore des insensibles à l’art du Maestro ?

18/10/2008 (modifier)
Par marine
Note: 5/5
Couverture de la série Death Note
Death Note

Un scénario ingénieux avec de nombreux rebondissements imprévus, des personnages charismatiques et uniques (surtout pour les deux principaux), des dessins magnifiques : un manga grandiose, déjà culte. Après avoir lu le premier tome vous serez happé dans cette partie d'échec mondiale que se livrent deux génies diamétralement différents mais œuvrant au nom de cette noble valeur qu'est la Justice ! Pourtant l'auteur va nous faire réfléchir sur cette notion de Justice en opposant deux visions qui se sont combattus durant l'histoire humaine : doit-on tuer les individus qui mettent en danger nos sociétés ? Pouvons-nous rendre notre monde meilleur par l'élimination de ceux qui le "pourrissent" ? Voilà les questions que se pose le meilleur élève du Japon : Light Yagami, dégouté par la violence et la corruption du monde dans lequel il vit. Mais quand il lui est offert le moyen de mettre en œuvre sa vision de la justice par l'acquisition d'un cahier permettant de tuer n'importe qui, pourvu que l'on connaisse son nom et son visage, Light ne met pas longtemps à devenir celui que l'on appelle "Kira" tueur invisible et monstrueux pour les uns, sauveur et dieu de la Justice pour les autres. Il sera bientôt traqué par Interpol aidé par un détective de génie dont on ignore tout hormis le nom par lequel il se présente au monde à savoir : L. Attention ce manga n'est pas manichéen, les deux génies emploient des moyens très discutables et cruels pour arriver à leur fin. Kira tue avec sang-froid, L viole sans remords (ou presque) les droits de l'homme. Entre leurs mains, les personnages secondaires sont tous des pions susceptibles d'être sacrifiés ! Enfin pour moi la fin n'est pas non plus à classer dans la norme (le bien l'emporte !). Ici l'idée est qu'aucune des Justices ne peut "gagner", quand l'une domine la majorité des esprits humains l'autre résiste et continue d'exister. Finalement quand on ressort de cette histoire de nombreuses questions nous tourmentent, mettent à mal nos convictions profondes, mais ce n'est pas plus mal de réfléchir sur nous et le monde que nous souhaitons réellement voir exister.

17/10/2008 (modifier)
Couverture de la série Monster
Monster

Monster est un très bon manga policier et psychologique ancré dans un contexte géographique et historique réel mais assez trouble et secret, celui de l'Allemagne des années 80-90 avec la chute du mur de Berlin, la réunification de l'Allemagne et de l'Europe Est/Ouest si on veut aller plus loin. Déjà la toile de fond est sérieuse, réaliste, elle nous donne une idée de l'ambiance du manga. Ensuite, l'auteur nous offre une pléiade de personnages incroyablement humains (avec le meilleur que peut offrir l'humanité comme le pire). Le scénario est intense et complexe mais vous surprendra toujours. Mais plus encore il nous amène à sonder la psychologie et les actes des hommes à travers les différents personnages et leur évolution. Il traite aussi de la souffrance de l'enfance, de l'importance de l'influence des adultes (en bien et en mal) sur le développement psychologique de l'enfant et plus tard de l'adulte qu'il deviendra. Enfin je dirais que ce manga nous fait réfléchir sur nos valeurs morales, nos choix et nos liens avec les autres et le monde. Vous verrez qu'à travers la traque du tueur et de son passé de nombreuses questions vous seront posées, l'auteur offre certaines pistes de réponses mais à la fin il vous laisse seul juge.

17/10/2008 (modifier)
Par Hellessi
Note: 5/5
Couverture de la série Balade au bout du monde
Balade au bout du monde

C'est, avec les contemporains Les Passagers du vent LA BD qui m'a fait passer dans le monde de la bd plus adulte. J'avais 14 ans et j'ai lu cela d'une traite à une époque où l'offre n'était pas aussi riche. A avoir absolument. C'est passionnant, cultissime ! Une série que tout amateur de BD même débutant doit avoir lue. Mais attention ! Je parle du 1er cycle par Vicomte et Makyo. Après c'est la cata absolue, à éviter !

17/10/2008 (modifier)
Par Hellessi
Note: 5/5
Couverture de la série Les Passagers du vent
Les Passagers du vent

C'est, avec la contemporaine Balade au bout du monde LA BD qui m'a fait passer dans le monde de la bd plus adulte. J'avais 14 ans et j'ai lu cela d'une traite à une époque où l'offre n'était pas aussi riche. A avoir absolument. C'est passionnant, superbe, intelligent, fidèle à l'histoire ! Cultissime ! Une série que tout amateur e BD même débutant doit avoir lue. Dommage que Bourgeon n'ait pas réédité le coup d'une saga aussi réussie, j'ai (beaucoup) moins accroché avec ses autres productions.

17/10/2008 (modifier)