Je n'avais jamais lu Universal War 1 et, suite à la superbe intégrale en un seul tome qui m'a été offerte à Noël 2008, j'ai enfin pu apprécier à sa juste valeur cette saga.
Moi qui n'aime généralement pas (c'est peu de le dire) tout ce qui touche de près ou de loin à la SF, j'avoue avoir pris un énorme plaisir à suivre cette aventure. De bout en bout on est plongé dans une histoire basée sur le voyage dans le temps. Les explications et justifications de l'auteur sur ce phénomène sont incroyables et plutôt convaincantes, les personnages sont tous très bien travaillés, et il est agréable de constater que les six tomes de la saga ont l'air d'avoir tous été remarquablement pensés dès le tout début (alors que la saga a duré plus de 8 ans), ce qui est suffisamment rare je trouve pour être noté.
Un dessin attrayant, une histoire passionnante, et au final une BD si remarquable que je me demande comment j'ai pu la louper depuis le temps.
Indispensable !
Bien au delà de tous ces tutoriaux directifs "comment dessiner/faire de la BD" souvent écrits et illustrés par des tâcherons.
Les ouvrages de Scott Mac Cloud donnent toutes les clés pour la compréhension de cette forme d'expression.
Le plus intéressant étant que le reste, c'est à nous de le découvrir ou le redécouvrir.
Aucun concept définitif, aucun dogme ; liberté et curiosité sont les maîtres mots. Une ouverture formidable et merveilleusement mise en forme.
L'art invisible est le meilleur des trois ouvrages et c'est celui qui justifie la note de 5/5.
Réinventer la BD n'est pas le meilleur.
Faire de la BD est le plus didactique et le plus simple à comprendre. Mais aussi le plus moderne, on y aborde le webcomic et le manga sans complexe.
Apparu en 1982 au Japon, Akira est l'un des grands classiques du manga : Quand Akira débarque en Europe au début des années 90, la Bd européenne est constitué en majeur partie de d’histoire d’aventures naïves, ou de comiques troupiers. En gros on a du clone de Spirou, Gaston, Boule et Bill, Asterix à toutes les sauces…
Avec son univers sombre et violent, son découpage incroyablement efficace, Akira fut donc un choc pour beaucoup de lecteurs.
Akira est aussi l’un des rares mangas qui ne soit pas découpé en chapitres d’une vingtaine de pages. Et ça se ressent dans le scénario et le rythme : on n'est pas obligé ici d’avoir un combat 1 page sur 2, d’avoir une « incroyable » révélation toutes les 10 minutes. Les personnages sont travaillés, l'histoire est captivante.
Le dessin est tranchant, net; C'est l'une des première fois dans un manga (et donc dans la BD en général) qu'un langage autant cinématographique est utilisé. (Plongée, contre plongée, plan de détail...).
Grâce à toute ses qualités Akira deviendra le premier manga à succès en France. Aux États-unis, publié en 1988 sous le label Epics comics (appartenant à Marvel), il introduit pour la première fois la colorisation par ordinateur.
De par ses qualités, son apport à la BD, son succés, Akira est culte. Tout simplement.
PS: A noter qu'après la très bonne adaptation en animation de 1988, Akira est maintenant prévu avec des acteurs en chair et en os pour 2011. L'adaptation se ferait sous la houlette de la Warner et comprendrait 2 films. Leonardo di Caprio, grand fan du manga aurait initié cette adaptation. Katsuhiro Otomo suivra le projet en tant que producteur exécutif.
Voici une bd culte dans sa catégorie. Ce road-movie au rythme effréné est un chef d’œuvre du genre. Il repose sur des bases et des personnages très classiques : un tueur à gages, piégé par ses employeurs malgré son expérience, et obligé de démêler les fils du complot pour espérer en sortir vivant, un jeune délinquant aux dents longues débarqué par erreur et admiratif devant cet ancien si talentueux, un témoin prêt à tout pour préserver son intégrité physique, et une tueuse, froide et déterminée.
Des personnages classiques et attachants, une course poursuite à 300 à l’heure, une intrigue qui s’éclaircit au fil du récit, nourrie par de multiples seconds couteaux, un graphisme maîtrisé comme une lame de rasoir, des couleurs froides comme la mort, des cadrages très cinématographiques. Nous avons même droit, au milieu du cycle, à une respiration avec un tome qui ne fait pas beaucoup progresser l’enquête mais, au contraire, offre la vedette à des seconds rôles. Ce tome permet de reprendre son souffle avant de repartir de plus belle vers l’inéluctable. Une fin très classique, et de grande qualité.
Dans le genre, c’est tout simplement parfait.
Franquin où l'auteur aux multiples facettes, capables de tout et de rien.
Son caractère dépressif y était pour beaucoup et dans son malheur, c'est grâce à cela que nous pouvons lire ses idées noires.
Une suite de strips à l'européenne, précédés par un jeu de mots à la Devos, suivis de cases sublimement tâchées d'encre de Chine et se terminant par une signature marquant définitivement le génie de Franquin. Un must, même si les "blagues" sur les chasseurs et le clergé sont parfois un peu redondantes !
Matsumoto a la classe: il a un style graphique et un sens du rythme bien à lui et il tente de créer une 3ème voie entre la BD et le manga.
Une passionnante réflexion sur le sens de la combativité et de la victoire selon 5 points de vue et autant de personnages "centraux". Et pour ne rien gâcher, les matchs ont une dynamique phénoménale.
Attention la malédiction Uzumaki s'apprête à frapper votre village !
Des hommes vont s'enrouler, des chevelures prendre vies, des enfants se transformer en escargots, des ados surfer dans des tornades,... Que des délires énormes qui s'accumulent tout au long de l'histoire. Et j'en redemande, oh oui ! Les visages épouvantés à la "itto" (mettant en scène des personnages aux caractères et apparences identiques dans toutes ses oeuvres) apportent quelque chose de bien agréable à cette histoire je le répète, totalement invraisemblable (qui resterait dans une ville comme celle-là ?).
Comme je n'ai pas encore lu d'autres mangas d'épouvante m'ayant autant réjoui, je lui donne 5/5.
Je bénis le jour où je suis tombé sur cet indispensable chez mon vendeur de journaux.
Tout fan de la bande à Picsou se doit de lire ce chef d'oeuvre de Don Rosa qui décrit en 12 chapitres le pourquoi du comment : la pauvreté dans son Ecosse natale, la première pépite au Klondike, le sou fétiche, Donaldville, les Rapetous, l'ascendance de Donald... Et on se met à rêver nostalgiquement comme notre avare favori. L'émotion se mêle à l'aventure, le tout pêle-mêle dessiné dans un foisonnement de détails qui rend chaque page incontournable.
Cela faiblit dans la dernière partie mais les dernières planches sont tellement magnifiques qu'on oublie tout le reste.
Miyazaki non content de nous avoir offert parmi les plus belles oeuvres animées du siècle dernier, nous a aussi légué une BD de premier ordre.
Un récit touchant qui va bien au delà de la version animé et qui représente les prémices de ce qui va être l'excellent Princesse Mononoke.
Une héroïne déchirée entre son appartenance à trois forces en présence ; deux peuples humains qui se font la guerre et la forêt a repris ses droits façon jugement dernier.
Vision à la fois apocalyptique et poétique d'un futur sombre. Plus que jamais d'actualité avec la crise et le réchauffement climatique. Cette oeuvre véhicule des valeurs que certains devraient se remémorer avec un peu plus d'ardeur...
Le dessin a gardé sa touche poétique à travers les années, il n'est pas étonnant de constater qu'il continue à faire des émules, y compris parmi nos plus grands auteurs contemporains à la ligne sensible.
La narration n'a rien d'extraordinaire, on sent que Miyazaki garde ses tics de storyboarder. Mais au moins la lecture est fluide.
Une fresque majeure de la BD, au même titre que l'Incal ou l'oiseau du temps.
5/5 pour le 1er cycle et 4/5 pour le 2nd qui a parfois tendance à casser le rythme un peu trop régulièrement.
Quel bonheur de voir autant de personnages légendaires réunis par un James Bond bedonnant pour sauver le monde ou tout du moins la perfide Albion.
Des situations délirantes (comme la confrontation volante du tome 2 ou la forêt du Dr Moreau dans le 2ème cycle par exemple), d'autres épiques (le dernier assaut de Mr Hyde) ou encore d'autres émotionnellement fortes (avec encore Mr Hyde entre autres, décidément incontournable malgré son caractère primaire) m'ont de suite immerger avec ravissement dans cet univers rococo s'accaparant avec succès cette saveur qu'avait la littérature britannique à la fin du 19ème siècle qui épanchait la soif d'aventure et d'exotisme de ses lecteurs.
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Universal War One
Je n'avais jamais lu Universal War 1 et, suite à la superbe intégrale en un seul tome qui m'a été offerte à Noël 2008, j'ai enfin pu apprécier à sa juste valeur cette saga. Moi qui n'aime généralement pas (c'est peu de le dire) tout ce qui touche de près ou de loin à la SF, j'avoue avoir pris un énorme plaisir à suivre cette aventure. De bout en bout on est plongé dans une histoire basée sur le voyage dans le temps. Les explications et justifications de l'auteur sur ce phénomène sont incroyables et plutôt convaincantes, les personnages sont tous très bien travaillés, et il est agréable de constater que les six tomes de la saga ont l'air d'avoir tous été remarquablement pensés dès le tout début (alors que la saga a duré plus de 8 ans), ce qui est suffisamment rare je trouve pour être noté. Un dessin attrayant, une histoire passionnante, et au final une BD si remarquable que je me demande comment j'ai pu la louper depuis le temps.
L'Art Invisible
Indispensable ! Bien au delà de tous ces tutoriaux directifs "comment dessiner/faire de la BD" souvent écrits et illustrés par des tâcherons. Les ouvrages de Scott Mac Cloud donnent toutes les clés pour la compréhension de cette forme d'expression. Le plus intéressant étant que le reste, c'est à nous de le découvrir ou le redécouvrir. Aucun concept définitif, aucun dogme ; liberté et curiosité sont les maîtres mots. Une ouverture formidable et merveilleusement mise en forme. L'art invisible est le meilleur des trois ouvrages et c'est celui qui justifie la note de 5/5. Réinventer la BD n'est pas le meilleur. Faire de la BD est le plus didactique et le plus simple à comprendre. Mais aussi le plus moderne, on y aborde le webcomic et le manga sans complexe.
Akira
Apparu en 1982 au Japon, Akira est l'un des grands classiques du manga : Quand Akira débarque en Europe au début des années 90, la Bd européenne est constitué en majeur partie de d’histoire d’aventures naïves, ou de comiques troupiers. En gros on a du clone de Spirou, Gaston, Boule et Bill, Asterix à toutes les sauces… Avec son univers sombre et violent, son découpage incroyablement efficace, Akira fut donc un choc pour beaucoup de lecteurs. Akira est aussi l’un des rares mangas qui ne soit pas découpé en chapitres d’une vingtaine de pages. Et ça se ressent dans le scénario et le rythme : on n'est pas obligé ici d’avoir un combat 1 page sur 2, d’avoir une « incroyable » révélation toutes les 10 minutes. Les personnages sont travaillés, l'histoire est captivante. Le dessin est tranchant, net; C'est l'une des première fois dans un manga (et donc dans la BD en général) qu'un langage autant cinématographique est utilisé. (Plongée, contre plongée, plan de détail...). Grâce à toute ses qualités Akira deviendra le premier manga à succès en France. Aux États-unis, publié en 1988 sous le label Epics comics (appartenant à Marvel), il introduit pour la première fois la colorisation par ordinateur. De par ses qualités, son apport à la BD, son succés, Akira est culte. Tout simplement. PS: A noter qu'après la très bonne adaptation en animation de 1988, Akira est maintenant prévu avec des acteurs en chair et en os pour 2011. L'adaptation se ferait sous la houlette de la Warner et comprendrait 2 films. Leonardo di Caprio, grand fan du manga aurait initié cette adaptation. Katsuhiro Otomo suivra le projet en tant que producteur exécutif.
Les Enragés
Voici une bd culte dans sa catégorie. Ce road-movie au rythme effréné est un chef d’œuvre du genre. Il repose sur des bases et des personnages très classiques : un tueur à gages, piégé par ses employeurs malgré son expérience, et obligé de démêler les fils du complot pour espérer en sortir vivant, un jeune délinquant aux dents longues débarqué par erreur et admiratif devant cet ancien si talentueux, un témoin prêt à tout pour préserver son intégrité physique, et une tueuse, froide et déterminée. Des personnages classiques et attachants, une course poursuite à 300 à l’heure, une intrigue qui s’éclaircit au fil du récit, nourrie par de multiples seconds couteaux, un graphisme maîtrisé comme une lame de rasoir, des couleurs froides comme la mort, des cadrages très cinématographiques. Nous avons même droit, au milieu du cycle, à une respiration avec un tome qui ne fait pas beaucoup progresser l’enquête mais, au contraire, offre la vedette à des seconds rôles. Ce tome permet de reprendre son souffle avant de repartir de plus belle vers l’inéluctable. Une fin très classique, et de grande qualité. Dans le genre, c’est tout simplement parfait.
Idées Noires
Franquin où l'auteur aux multiples facettes, capables de tout et de rien. Son caractère dépressif y était pour beaucoup et dans son malheur, c'est grâce à cela que nous pouvons lire ses idées noires. Une suite de strips à l'européenne, précédés par un jeu de mots à la Devos, suivis de cases sublimement tâchées d'encre de Chine et se terminant par une signature marquant définitivement le génie de Franquin. Un must, même si les "blagues" sur les chasseurs et le clergé sont parfois un peu redondantes !
Ping Pong
Matsumoto a la classe: il a un style graphique et un sens du rythme bien à lui et il tente de créer une 3ème voie entre la BD et le manga. Une passionnante réflexion sur le sens de la combativité et de la victoire selon 5 points de vue et autant de personnages "centraux". Et pour ne rien gâcher, les matchs ont une dynamique phénoménale.
Spirale
Attention la malédiction Uzumaki s'apprête à frapper votre village ! Des hommes vont s'enrouler, des chevelures prendre vies, des enfants se transformer en escargots, des ados surfer dans des tornades,... Que des délires énormes qui s'accumulent tout au long de l'histoire. Et j'en redemande, oh oui ! Les visages épouvantés à la "itto" (mettant en scène des personnages aux caractères et apparences identiques dans toutes ses oeuvres) apportent quelque chose de bien agréable à cette histoire je le répète, totalement invraisemblable (qui resterait dans une ville comme celle-là ?). Comme je n'ai pas encore lu d'autres mangas d'épouvante m'ayant autant réjoui, je lui donne 5/5.
La Grande Histoire de Picsou (La Grande Epopée de/La Jeunesse de Picsou)
Je bénis le jour où je suis tombé sur cet indispensable chez mon vendeur de journaux. Tout fan de la bande à Picsou se doit de lire ce chef d'oeuvre de Don Rosa qui décrit en 12 chapitres le pourquoi du comment : la pauvreté dans son Ecosse natale, la première pépite au Klondike, le sou fétiche, Donaldville, les Rapetous, l'ascendance de Donald... Et on se met à rêver nostalgiquement comme notre avare favori. L'émotion se mêle à l'aventure, le tout pêle-mêle dessiné dans un foisonnement de détails qui rend chaque page incontournable. Cela faiblit dans la dernière partie mais les dernières planches sont tellement magnifiques qu'on oublie tout le reste.
Nausicaä de la vallée du vent
Miyazaki non content de nous avoir offert parmi les plus belles oeuvres animées du siècle dernier, nous a aussi légué une BD de premier ordre. Un récit touchant qui va bien au delà de la version animé et qui représente les prémices de ce qui va être l'excellent Princesse Mononoke. Une héroïne déchirée entre son appartenance à trois forces en présence ; deux peuples humains qui se font la guerre et la forêt a repris ses droits façon jugement dernier. Vision à la fois apocalyptique et poétique d'un futur sombre. Plus que jamais d'actualité avec la crise et le réchauffement climatique. Cette oeuvre véhicule des valeurs que certains devraient se remémorer avec un peu plus d'ardeur... Le dessin a gardé sa touche poétique à travers les années, il n'est pas étonnant de constater qu'il continue à faire des émules, y compris parmi nos plus grands auteurs contemporains à la ligne sensible. La narration n'a rien d'extraordinaire, on sent que Miyazaki garde ses tics de storyboarder. Mais au moins la lecture est fluide. Une fresque majeure de la BD, au même titre que l'Incal ou l'oiseau du temps.
La Ligue des Gentlemen Extraordinaires
5/5 pour le 1er cycle et 4/5 pour le 2nd qui a parfois tendance à casser le rythme un peu trop régulièrement. Quel bonheur de voir autant de personnages légendaires réunis par un James Bond bedonnant pour sauver le monde ou tout du moins la perfide Albion. Des situations délirantes (comme la confrontation volante du tome 2 ou la forêt du Dr Moreau dans le 2ème cycle par exemple), d'autres épiques (le dernier assaut de Mr Hyde) ou encore d'autres émotionnellement fortes (avec encore Mr Hyde entre autres, décidément incontournable malgré son caractère primaire) m'ont de suite immerger avec ravissement dans cet univers rococo s'accaparant avec succès cette saveur qu'avait la littérature britannique à la fin du 19ème siècle qui épanchait la soif d'aventure et d'exotisme de ses lecteurs. Que du bon !