Très bonne BD, tant du point de vue du scénario, que du dessin (que j'ai trouvé simpliste au début, mais qui est finalement très bien adapté).
A mon avis, cette série est méconnue du grand public.
C'est pas évident de trouver les albums, et j'ai clairement lutté pour les acquérir.
J'espère que la sortie des intégrales (re)lancera sur le devant de la scène ce petit chef d’œuvre.
Je mettrais 4.5/5 donc un 5 pour faire connaître un maximum.
Est-ce une bande dessinée pornographique ou alors un roman porno illustré....j'avoue m'être posé la question à la lecture de cette magnifique intégrale qui nous est proposée à un prix très abordable.
Peu importe la réponse à cette question, car il s'agit d'un ouvrage d'une très grande qualité. Pourtant connaisseur des bandes dessinées dites pour adultes, j'ai découvert cet auteur presque par hasard, à l'occasion de la parution de cette intégrale qui associe à un dessin superbe, un texte de grande qualité, basé sur des témoignages de femmes faites à l'auteur
J'avais déjà rencontré ce genre de procédé (dessin en noir et blanc, avec commentaires) avec Sois vicieux de Matthias Schulttheiss, mais là le dessin de Quinn est plus réaliste, et peut parfois égaler celui d'Hyman.
Les histoires relatées tournent le plus souvent autour de la soumission, qu'elle soit masculine ou féminine, sans oublier le candaulisme ou le voyeurisme.
Les textes sont crus, les dessins explicites mais le tout forme un ouvrage de grande qualité, que tout amateur de bande dessinée pornographique doit avoir lu, je dois dire je me demande encore comment j'ai fait pour passer à côté de cette série réservée à un public très averti.
Indispensable !
Et oui c’est la note maximale que je vais accorder à cette série de BD , il est très rare que je la donne mais là il le fallait, c’est pour moi la série de bande dessinée que je préfère et qui me représente le mieux.
Et oui Kid paddle est un garçon de 10 ans environ, portant toujours sa fidèle casquette. Il est un vrai geek, il adore les objets gores et sa chambre et remplie de figurines plus répugnantes les unes que les autres. Kid est aussi un enfant très créatif, malheureusement pas pour des choses forcément très intelligentes. Il a par exemple plein d’idées pour torturer les poupées de sa soeur Carole et son imagination pour raconter des histoires fausses à son ami Horace est incroyablement folle. Il est aussi fan de films interdits à son âge et qu’il va tenter de voir à plusieurs reprises au cinéma avec sa fameuse technique de l’imper qui est un des running gags de la série.
Niveaux gags donc c’est vraiment du très bon ! Bon bien sûr il faut apprécier l’humour sanglant et gore mais très clairement la sauce a pris pour moi. Il y a plusieurs gags originaux mais aussi plusieurs running gags si on peut appeler cela ainsi. Par exemple le guichet de cinéma que j’ai déjà expliqué plus haut qui est plutôt bon, malgré la récurrence de celui-ci, Midam réussit à nous trouver à chaque fois une idée originale. Il y aussi les divers gags avec Horace qui est l’ami naïf de Kid, qui lui aime beaucoup Rikiki un petit canard rose qui est pour son ami à la casquette verte « un truc de gamin ». Horace est un peu le « Kenny » de Kid Paddle, il est très fréquemment blessé et envoyé à l’hôpital car il s’est fait frapper par quelqu’un ou tout simplement à cause de sa maladresse et de sa malchance permanente. Kid va aussi souvent le faire marcher en lui racontant que des sornettes souvent composées d’extraterrestres prenant le contrôle des humains de diverses manières. Dans un album surtout, le gag de Big Bang qui crée une invention fausse est omniprésent. Big Bang est l’intello du groupe, malgré son appartement ses parents le laissent tranquillement avoir son petit laboratoire pour créer ses objets et machines tranquillement, pas étonnant pour un fils de scientifiques me direz vous (oui on voit ses parents dans un album). Le personnage en lui même se veut intelligent mais des fois on dirait plus qu’il fait semblant.
On ressent beaucoup la créativité de son auteur, les gags sont très rarement redondants et lassants et si c’est le cas il sera vite rattrapé par plein de gags excellents, hilarants et originaux. Je ris souvent à travers ces situations grotesques et farfelues. Bien sûr ceux n’aimant pas les boyaux qui giclent ne s’y retrouveront pas mais moi comme je l’ai dit je m’y retrouve complètement. (Et encore je ne vous ai pas parlé de tous les gags existants ....)
Parlons dessins, et oui le dessin, je n’ai jamais été une grande fan des BD aux personnages TROP réalistes, pour moi ce qui fait le charme des bd ce sont leurs personnages originaux, avec des visages expressifs. J’aime beaucoup le style graphique de Midam, des personnages assez disproportionnés et avec des expressions faciales exagérées. Je m’y plais, les décors eux ne sont pas non plus souvent très présents, c’est par contre assez dommage mais pour une BD comme celle-ci ce n’est pas dérangeant puisque que l'on veut surtout sourire.
Enfin bref Kid Paddle, c’est ma BD CULTE ! Je mets un 5 car elle le mérite amplement. Un vrai moment de rigolades avec ce garçon geek un peu idiot mais attachant.
Bonjour tout le monde. J'ai un coup de cœur pour cette bd, et j'espère, mais franchement, un tome 2,3,4.... Cette histoire change tout de l'imaginaire ou du classique, elle est bien dessinée (bravo pour le travail), bien rédigée, écrite (bravo pour l'imagination). J'ai pas de mots pour ça parce que je l'adore. Ceux qui aiment les livre romantiques, mystérieux, ado, imaginatifs, etc. c'est ce livre qu'il vous faut. Alors croyez moi, ce livre est magnifiquement bien fait.
Faites un tome 2 et vite !
PS. N'oubliez pas de me prévenir si le tome 2 sort, je compte sur vous !
Allez, bisous tout le monde ????
Fan de films et séries policiers, je pense ne pas prendre trop de risques en disant que SODA est le meilleur polar en bande dessinée depuis 30 ans.
Plus on avance dans les albums, plus les personnages s’étoffent et le contexte général devient de plus en plus passionnant.
Du bon, du très très bon!!!
Mon album préféré? Allez, un petit coup de cœur pour "Prières et balistique"... Peut être parce que c'est la seule fois de ma vie où j'ai vu ces deux mots dans la même phrase :)...
Strasbourg n’est pas que la capitale de Noël. Il s’est passé des choses plutôt pas très catholiques en l’an 1518 qui détruiraient sans doute le mythe. Nous avons eu une étrange épidémie qui a frappé les habitants qui se sont mis à danser frénétiquement jusqu’à en mourir d’épuisement. Cela fait d’ailleurs penser à une rave party mais avant l’heure. L’Eglise a réglé le problème d’une manière fort radicale.
A vrai dire, étant habitant de cette ville et connaissant plutôt bien son histoire, je n’en n’avais jamais entendu parler. Je pense que cet épisode a sans doute volontairement été oublié au vu de ce qui s’est passé et que je ne révèlerai point. Bref, c’est extrêmement instructif car l’auteur est allé au fond des choses pour nous expliquer les conséquences que cela a entrainées. Strasbourg est devenue petit à petit protestante et ce n’est pas sans raison.
On n’a jamais trop connu les causes véritables de cette peste dansante : Folie ? Hystérie collective ? Virus ? Conséquence de la terrible famine qui sévissait à l’époque des faits ? Possession diabolique ? ... On pourrait penser à un problème lié à un empoisonnement par du seigle contaminé par une mycotoxine mais ce n’est point établi avec certitude. Le traitement opéré par les scientifiques de l’époque s’est révélé catastrophique. Cela pourrait être amusant s’il n’y avait pas eu plus d’une centaine de morts.
Sur le plan graphique, c’est un petit bijou. Le propos est servi par une magnifique représentation. Les couleurs sont tout à fait adéquates. Même les décors de Strasbourg sont tout à fait bien respectés. J’ai pu reconnaître par exemple le fameux pont du corbeau où Emeline jette son bébé car ne pouvant plus le nourrir.
Avant d’entrer dans la danse, on réfléchira à deux fois. Une flashmob assez mortelle.
Je le dis tout de suite : nous avons là de la grande bd comme on en fait aussi rarement. J’avoue que pour une fois, je suis tombé sur le gros lot.
Nous avons une jeune femme d’origine chinoise Jin Ha qui migre vers Hong-Kong pour pratiquer les arts martiaux dans des productions avec un célèbre acteur ressemblant à s’y méprendre à Jackie Chan. Nous sommes dans la période de la fin des années 80 puis ensuite 90, à savoir avant la rétrocession de ce bout de territoire à la Chine communiste. Bref, l’âge d’or de cette grande cité avec un cinéma florissant dans le genre action.
Ce n’est pas Hollywood mais les espoirs des jeunes actrices sont les mêmes. On peut également tomber sur un magnat du genre Harvey Weinstein mais en pire. La déchéance de cette actrice cascadeuse sera faramineuse. Elle va tomber aussi bas que possible pour mieux se relever. Elle ne se rendra pas compte des mises en garde de ses anges protecteurs. On assiste impuissant à ces mésaventures dans ce milieu peu scrupuleux. Le regard de l’auteur est d'une profondeur fascinante, parfois critique et cynique mais décortiquant cette industrie du cinéma pour mieux la retranscrire.
J’ai bien aimé les différentes références à des films de kung-fu ayant marqué cette époque particulière. C’est la première fois que je lis une œuvre abordant ce sujet particulier ce qui la rend original de par son traitement. On ne peut que tomber sous son charme. Le dessin est magnifique dans sa précision et dans son exercice de style. Le découpage est des plus réussi pour une qualité de lecture exceptionnelle. Par ailleurs, les couleurs sont superbes et participent très largement à la beauté de cet album.
Cet album mérite vraiment d'être connu car on pourrait malheureusement passer complètement à côté. C'est vraiment une petite mine d'innovations avec des éléments utilisés à bon escient. Cette lecture a été un pur moment de bonheur.
La petite histoire raconte que Marjane Satrapi eut l'idée de concevoir ce récit autobiographique après avoir lu Maus de Art Spiegelman. Grand bien lui en a pris puisque cette inspiration aura accouché d'un second petit chef d'oeuvre dans le monde pas si évident de la bande dessinée.
Oh bien sûr, il y aura toujours des détracteurs à l'encontre de Persepolis qui sera perçu comme de la bd destinée aux gens qui ne lisent pas de bd. D'autres qui vont relier ce phénomène littéraire aux prémisses du courant féministe actuel et mêmes qui vont le considérer comme un parjure religieux.
Et si tout simplement Persepolis était simplement un conte d'une rare finesse ? Une bête histoire d'une jeune femme de notre époque née dans une contrée aux us et coutumes différentes des nôtres mais d'une modernité et d'une liberté de penser sans égal ? Oui ce serait davantage mon ressenti.
Marjane Satrapi se remémore donc sa jeunesse dans l'Iran des années 70/80 et surtout de la Révolution de 1979 qui aura transformé le pays en une république islamique. Par chance, la jeune fille est issue d'une famille des plus bienveillantes et va nous raconter son quotidien jusqu'à son départ en France pour y poursuivre ses études...
Parsemé de petits chapitres et tout autant d'anecdotes, Marjane Satrapi fait preuve d'une vivacité et d'une verve rayonnantes. Qu'il s'agisse d'expliquer les bouleversements culturels de la Révolution, d'y relater quelques méfaits sordides liés à la guerre civile ou simplement d'y raconter ses premiers émois amoureux, le tout se fait avec une spontanéité et une simplicité étonnantes. Cette histoire a beau être basée sur des souvenirs et peut-être même parfois un peu policée, on ressent tout à fait la bonne humeur rayonnante d'une histoire banale dans un pays en souffrance.
Souvent très drôle et toujours sincère, Persepolis bénéficie également d'un joli dessin que beaucoup pourraient qualifier d'amateur. Je le trouve aussi lisible qu'attrayant dans un très beau contraste noir et blanc.
On perçoit également l'évolution entre les différents tomes ce qui est tout à fait en adéquation avec le passage de l'enfance vers l'âge adulte pour la jeune Marjane. Avec un peu de recul on sera même surpris de la voir s'éloigner de ses terres natales vers l'Autriche des années 80 où elle est confrontée aussi bien à l'adolescence qu'au monde occidental. Le récit est étonnamment vivant et jamais lassant ou redondant. Tour à tout chronique, conte ou farce, Persepolis ne se lit pas, mieux il se dévore. D'une traite ou par petites touches avec son chapitrage agréable, l'oeuvre est finalement fort éloignée de Maus dont elle ne garde que la substance autobiographique et dramatique tout en insufflant sa propre énergie. On passe ainsi des rires aux larmes en un claquement de doigts et le regard porté par la jeune fille de 10 ans comme celui de la jeune femme de 21 ans conserve ses rêves et ses espoirs.
Riad Sattouf a du également s'inspirer de ce roman fleuve pour L'Arabe du futur qui y décrit également ses propres souvenirs.
Persepolis n'est donc pas l'oeuvre dérangeante que les esprits chagrins extrémistes veulent censurer, ce n'est pas non plus le "Candide" de Voltaire ou la Shoah anthropomorphe. C'est simplement l'histoire d'une jeune fille alerte du XXème siècle rendant hommage à ses racines, à sa famille et à sa bonne humeur et c'est en tous points remarquable, drôle et émouvant. Merci Madame Satrapi.
Je m'attendais tellement à un manga normal style gros pouvoirs dans ta face dès le départ, j'ai été rebuté par le début qui prend à contre pied direct avec un début surprenant pour un shonen. C'est dur de changer ses habitudes mais ça vaut le coup quand on tombe sur un manga comme Horion je trouve. Y a plein de personnages qui pètent la classe direct dans le tome 1 mais c'est surtout avec le tome 2 et 3 qu'on découvre la profondeur du truc. Niveau scénario ça ose des trucs couillus et niveau dessin ça envoie du lourd. Y a pas, je suis client. Par contre, si la suite pouvait arriver plus vite svp, merci. ^^
On croit souvent que la vie est éternelle, que les bons moments qu’on passe avec sa dulcinée vont durer. Quelquefois, cela s’arrête malgré la jeunesse de l’âge à cause d’une foutue maladie. C’est pourquoi, il faut profiter de chaque instant de bonheur comme si c’était le dernier. Vivre intensément et passionnément.
L’auteur a rencontré Kristen alors qu’il était un jeune adolescent. Même pas 10 ans après, elle est morte suite à sa maladie. La relation s’est construite au gré de ces moments de répit avant les rechutes. Il y a comme un apaisement, une reconnaissance de ces belles années pendant lesquelles l’amour a pris son envol. Comme si la confiance apporte le réconfort et la consolation. Rien ne pourra altérer ce qui a été vécu.
La majorité de ces scènes sont des morceaux de vie figés comme une compilation de moments suspendus. Cela libère une véritable authenticité qui laisse exprimer une vérité émotionnelle. Même le graphisme pourtant épuré et minimaliste suggère une profondeur de l’âme. Bref, les textes sonnent justes et nous touchent. De belles valeurs nous sont transmises. C’est beau, triste et percutant.
Il y a surtout cette passion pour le surf, instrument de liberté, dont on va découvrir toute l’histoire et la philosophie des plages hawaïennes en 1800 à ce jour. Le surf est surtout une métaphore. En effet, les vagues sont les fiancées de l’Océan. Rien n’est plus beau que de glisser sur les eaux pour affronter les mastodontes géants qui se brisent dans un flot d’écumes. Les vagues sont immortelles mais malheureusement pas les humains.
L’un des plus grands auteurs de comics à savoir Craig Thompson nous indiquait sur la préface qu’il s’agit du meilleur roman graphique au monde du moment. C’est fort. Je souligne en effet que c’est sans doute l’un des meilleurs romans graphiques de la décennie. C’est surtout un hommage étonnant et incroyablement touchant à l'amour et à la résilience. Je recommande bien entendu également sa lecture.
Reste le plus beau des cadeaux que fait l’auteur AJ Dungo en toute humilité à sa chérie disparue à savoir cette œuvre qui fait qu’elle existera pour toujours. On l’imagine alors debout sur sa planche avant qu’une déferlante se forme derrière elle pour la pousser sur de nouveaux rivages.
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Les Démons d'Alexia
Très bonne BD, tant du point de vue du scénario, que du dessin (que j'ai trouvé simpliste au début, mais qui est finalement très bien adapté). A mon avis, cette série est méconnue du grand public. C'est pas évident de trouver les albums, et j'ai clairement lutté pour les acquérir. J'espère que la sortie des intégrales (re)lancera sur le devant de la scène ce petit chef d’œuvre. Je mettrais 4.5/5 donc un 5 pour faire connaître un maximum.
Ombre & lumière (Ombre et lumière)
Est-ce une bande dessinée pornographique ou alors un roman porno illustré....j'avoue m'être posé la question à la lecture de cette magnifique intégrale qui nous est proposée à un prix très abordable. Peu importe la réponse à cette question, car il s'agit d'un ouvrage d'une très grande qualité. Pourtant connaisseur des bandes dessinées dites pour adultes, j'ai découvert cet auteur presque par hasard, à l'occasion de la parution de cette intégrale qui associe à un dessin superbe, un texte de grande qualité, basé sur des témoignages de femmes faites à l'auteur J'avais déjà rencontré ce genre de procédé (dessin en noir et blanc, avec commentaires) avec Sois vicieux de Matthias Schulttheiss, mais là le dessin de Quinn est plus réaliste, et peut parfois égaler celui d'Hyman. Les histoires relatées tournent le plus souvent autour de la soumission, qu'elle soit masculine ou féminine, sans oublier le candaulisme ou le voyeurisme. Les textes sont crus, les dessins explicites mais le tout forme un ouvrage de grande qualité, que tout amateur de bande dessinée pornographique doit avoir lu, je dois dire je me demande encore comment j'ai fait pour passer à côté de cette série réservée à un public très averti. Indispensable !
Kid Paddle
Et oui c’est la note maximale que je vais accorder à cette série de BD , il est très rare que je la donne mais là il le fallait, c’est pour moi la série de bande dessinée que je préfère et qui me représente le mieux. Et oui Kid paddle est un garçon de 10 ans environ, portant toujours sa fidèle casquette. Il est un vrai geek, il adore les objets gores et sa chambre et remplie de figurines plus répugnantes les unes que les autres. Kid est aussi un enfant très créatif, malheureusement pas pour des choses forcément très intelligentes. Il a par exemple plein d’idées pour torturer les poupées de sa soeur Carole et son imagination pour raconter des histoires fausses à son ami Horace est incroyablement folle. Il est aussi fan de films interdits à son âge et qu’il va tenter de voir à plusieurs reprises au cinéma avec sa fameuse technique de l’imper qui est un des running gags de la série. Niveaux gags donc c’est vraiment du très bon ! Bon bien sûr il faut apprécier l’humour sanglant et gore mais très clairement la sauce a pris pour moi. Il y a plusieurs gags originaux mais aussi plusieurs running gags si on peut appeler cela ainsi. Par exemple le guichet de cinéma que j’ai déjà expliqué plus haut qui est plutôt bon, malgré la récurrence de celui-ci, Midam réussit à nous trouver à chaque fois une idée originale. Il y aussi les divers gags avec Horace qui est l’ami naïf de Kid, qui lui aime beaucoup Rikiki un petit canard rose qui est pour son ami à la casquette verte « un truc de gamin ». Horace est un peu le « Kenny » de Kid Paddle, il est très fréquemment blessé et envoyé à l’hôpital car il s’est fait frapper par quelqu’un ou tout simplement à cause de sa maladresse et de sa malchance permanente. Kid va aussi souvent le faire marcher en lui racontant que des sornettes souvent composées d’extraterrestres prenant le contrôle des humains de diverses manières. Dans un album surtout, le gag de Big Bang qui crée une invention fausse est omniprésent. Big Bang est l’intello du groupe, malgré son appartement ses parents le laissent tranquillement avoir son petit laboratoire pour créer ses objets et machines tranquillement, pas étonnant pour un fils de scientifiques me direz vous (oui on voit ses parents dans un album). Le personnage en lui même se veut intelligent mais des fois on dirait plus qu’il fait semblant. On ressent beaucoup la créativité de son auteur, les gags sont très rarement redondants et lassants et si c’est le cas il sera vite rattrapé par plein de gags excellents, hilarants et originaux. Je ris souvent à travers ces situations grotesques et farfelues. Bien sûr ceux n’aimant pas les boyaux qui giclent ne s’y retrouveront pas mais moi comme je l’ai dit je m’y retrouve complètement. (Et encore je ne vous ai pas parlé de tous les gags existants ....) Parlons dessins, et oui le dessin, je n’ai jamais été une grande fan des BD aux personnages TROP réalistes, pour moi ce qui fait le charme des bd ce sont leurs personnages originaux, avec des visages expressifs. J’aime beaucoup le style graphique de Midam, des personnages assez disproportionnés et avec des expressions faciales exagérées. Je m’y plais, les décors eux ne sont pas non plus souvent très présents, c’est par contre assez dommage mais pour une BD comme celle-ci ce n’est pas dérangeant puisque que l'on veut surtout sourire. Enfin bref Kid Paddle, c’est ma BD CULTE ! Je mets un 5 car elle le mérite amplement. Un vrai moment de rigolades avec ce garçon geek un peu idiot mais attachant.
Comme ton ombre
Bonjour tout le monde. J'ai un coup de cœur pour cette bd, et j'espère, mais franchement, un tome 2,3,4.... Cette histoire change tout de l'imaginaire ou du classique, elle est bien dessinée (bravo pour le travail), bien rédigée, écrite (bravo pour l'imagination). J'ai pas de mots pour ça parce que je l'adore. Ceux qui aiment les livre romantiques, mystérieux, ado, imaginatifs, etc. c'est ce livre qu'il vous faut. Alors croyez moi, ce livre est magnifiquement bien fait. Faites un tome 2 et vite ! PS. N'oubliez pas de me prévenir si le tome 2 sort, je compte sur vous ! Allez, bisous tout le monde ????
Soda
Fan de films et séries policiers, je pense ne pas prendre trop de risques en disant que SODA est le meilleur polar en bande dessinée depuis 30 ans. Plus on avance dans les albums, plus les personnages s’étoffent et le contexte général devient de plus en plus passionnant. Du bon, du très très bon!!! Mon album préféré? Allez, un petit coup de cœur pour "Prières et balistique"... Peut être parce que c'est la seule fois de ma vie où j'ai vu ces deux mots dans la même phrase :)...
Entrez dans la danse
Strasbourg n’est pas que la capitale de Noël. Il s’est passé des choses plutôt pas très catholiques en l’an 1518 qui détruiraient sans doute le mythe. Nous avons eu une étrange épidémie qui a frappé les habitants qui se sont mis à danser frénétiquement jusqu’à en mourir d’épuisement. Cela fait d’ailleurs penser à une rave party mais avant l’heure. L’Eglise a réglé le problème d’une manière fort radicale. A vrai dire, étant habitant de cette ville et connaissant plutôt bien son histoire, je n’en n’avais jamais entendu parler. Je pense que cet épisode a sans doute volontairement été oublié au vu de ce qui s’est passé et que je ne révèlerai point. Bref, c’est extrêmement instructif car l’auteur est allé au fond des choses pour nous expliquer les conséquences que cela a entrainées. Strasbourg est devenue petit à petit protestante et ce n’est pas sans raison. On n’a jamais trop connu les causes véritables de cette peste dansante : Folie ? Hystérie collective ? Virus ? Conséquence de la terrible famine qui sévissait à l’époque des faits ? Possession diabolique ? ... On pourrait penser à un problème lié à un empoisonnement par du seigle contaminé par une mycotoxine mais ce n’est point établi avec certitude. Le traitement opéré par les scientifiques de l’époque s’est révélé catastrophique. Cela pourrait être amusant s’il n’y avait pas eu plus d’une centaine de morts. Sur le plan graphique, c’est un petit bijou. Le propos est servi par une magnifique représentation. Les couleurs sont tout à fait adéquates. Même les décors de Strasbourg sont tout à fait bien respectés. J’ai pu reconnaître par exemple le fameux pont du corbeau où Emeline jette son bébé car ne pouvant plus le nourrir. Avant d’entrer dans la danse, on réfléchira à deux fois. Une flashmob assez mortelle.
The Golden Path - Ma vie de cascadeuse
Je le dis tout de suite : nous avons là de la grande bd comme on en fait aussi rarement. J’avoue que pour une fois, je suis tombé sur le gros lot. Nous avons une jeune femme d’origine chinoise Jin Ha qui migre vers Hong-Kong pour pratiquer les arts martiaux dans des productions avec un célèbre acteur ressemblant à s’y méprendre à Jackie Chan. Nous sommes dans la période de la fin des années 80 puis ensuite 90, à savoir avant la rétrocession de ce bout de territoire à la Chine communiste. Bref, l’âge d’or de cette grande cité avec un cinéma florissant dans le genre action. Ce n’est pas Hollywood mais les espoirs des jeunes actrices sont les mêmes. On peut également tomber sur un magnat du genre Harvey Weinstein mais en pire. La déchéance de cette actrice cascadeuse sera faramineuse. Elle va tomber aussi bas que possible pour mieux se relever. Elle ne se rendra pas compte des mises en garde de ses anges protecteurs. On assiste impuissant à ces mésaventures dans ce milieu peu scrupuleux. Le regard de l’auteur est d'une profondeur fascinante, parfois critique et cynique mais décortiquant cette industrie du cinéma pour mieux la retranscrire. J’ai bien aimé les différentes références à des films de kung-fu ayant marqué cette époque particulière. C’est la première fois que je lis une œuvre abordant ce sujet particulier ce qui la rend original de par son traitement. On ne peut que tomber sous son charme. Le dessin est magnifique dans sa précision et dans son exercice de style. Le découpage est des plus réussi pour une qualité de lecture exceptionnelle. Par ailleurs, les couleurs sont superbes et participent très largement à la beauté de cet album. Cet album mérite vraiment d'être connu car on pourrait malheureusement passer complètement à côté. C'est vraiment une petite mine d'innovations avec des éléments utilisés à bon escient. Cette lecture a été un pur moment de bonheur.
Persepolis
La petite histoire raconte que Marjane Satrapi eut l'idée de concevoir ce récit autobiographique après avoir lu Maus de Art Spiegelman. Grand bien lui en a pris puisque cette inspiration aura accouché d'un second petit chef d'oeuvre dans le monde pas si évident de la bande dessinée. Oh bien sûr, il y aura toujours des détracteurs à l'encontre de Persepolis qui sera perçu comme de la bd destinée aux gens qui ne lisent pas de bd. D'autres qui vont relier ce phénomène littéraire aux prémisses du courant féministe actuel et mêmes qui vont le considérer comme un parjure religieux. Et si tout simplement Persepolis était simplement un conte d'une rare finesse ? Une bête histoire d'une jeune femme de notre époque née dans une contrée aux us et coutumes différentes des nôtres mais d'une modernité et d'une liberté de penser sans égal ? Oui ce serait davantage mon ressenti. Marjane Satrapi se remémore donc sa jeunesse dans l'Iran des années 70/80 et surtout de la Révolution de 1979 qui aura transformé le pays en une république islamique. Par chance, la jeune fille est issue d'une famille des plus bienveillantes et va nous raconter son quotidien jusqu'à son départ en France pour y poursuivre ses études... Parsemé de petits chapitres et tout autant d'anecdotes, Marjane Satrapi fait preuve d'une vivacité et d'une verve rayonnantes. Qu'il s'agisse d'expliquer les bouleversements culturels de la Révolution, d'y relater quelques méfaits sordides liés à la guerre civile ou simplement d'y raconter ses premiers émois amoureux, le tout se fait avec une spontanéité et une simplicité étonnantes. Cette histoire a beau être basée sur des souvenirs et peut-être même parfois un peu policée, on ressent tout à fait la bonne humeur rayonnante d'une histoire banale dans un pays en souffrance. Souvent très drôle et toujours sincère, Persepolis bénéficie également d'un joli dessin que beaucoup pourraient qualifier d'amateur. Je le trouve aussi lisible qu'attrayant dans un très beau contraste noir et blanc. On perçoit également l'évolution entre les différents tomes ce qui est tout à fait en adéquation avec le passage de l'enfance vers l'âge adulte pour la jeune Marjane. Avec un peu de recul on sera même surpris de la voir s'éloigner de ses terres natales vers l'Autriche des années 80 où elle est confrontée aussi bien à l'adolescence qu'au monde occidental. Le récit est étonnamment vivant et jamais lassant ou redondant. Tour à tout chronique, conte ou farce, Persepolis ne se lit pas, mieux il se dévore. D'une traite ou par petites touches avec son chapitrage agréable, l'oeuvre est finalement fort éloignée de Maus dont elle ne garde que la substance autobiographique et dramatique tout en insufflant sa propre énergie. On passe ainsi des rires aux larmes en un claquement de doigts et le regard porté par la jeune fille de 10 ans comme celui de la jeune femme de 21 ans conserve ses rêves et ses espoirs. Riad Sattouf a du également s'inspirer de ce roman fleuve pour L'Arabe du futur qui y décrit également ses propres souvenirs. Persepolis n'est donc pas l'oeuvre dérangeante que les esprits chagrins extrémistes veulent censurer, ce n'est pas non plus le "Candide" de Voltaire ou la Shoah anthropomorphe. C'est simplement l'histoire d'une jeune fille alerte du XXème siècle rendant hommage à ses racines, à sa famille et à sa bonne humeur et c'est en tous points remarquable, drôle et émouvant. Merci Madame Satrapi.
Horion
Je m'attendais tellement à un manga normal style gros pouvoirs dans ta face dès le départ, j'ai été rebuté par le début qui prend à contre pied direct avec un début surprenant pour un shonen. C'est dur de changer ses habitudes mais ça vaut le coup quand on tombe sur un manga comme Horion je trouve. Y a plein de personnages qui pètent la classe direct dans le tome 1 mais c'est surtout avec le tome 2 et 3 qu'on découvre la profondeur du truc. Niveau scénario ça ose des trucs couillus et niveau dessin ça envoie du lourd. Y a pas, je suis client. Par contre, si la suite pouvait arriver plus vite svp, merci. ^^
In Waves
On croit souvent que la vie est éternelle, que les bons moments qu’on passe avec sa dulcinée vont durer. Quelquefois, cela s’arrête malgré la jeunesse de l’âge à cause d’une foutue maladie. C’est pourquoi, il faut profiter de chaque instant de bonheur comme si c’était le dernier. Vivre intensément et passionnément. L’auteur a rencontré Kristen alors qu’il était un jeune adolescent. Même pas 10 ans après, elle est morte suite à sa maladie. La relation s’est construite au gré de ces moments de répit avant les rechutes. Il y a comme un apaisement, une reconnaissance de ces belles années pendant lesquelles l’amour a pris son envol. Comme si la confiance apporte le réconfort et la consolation. Rien ne pourra altérer ce qui a été vécu. La majorité de ces scènes sont des morceaux de vie figés comme une compilation de moments suspendus. Cela libère une véritable authenticité qui laisse exprimer une vérité émotionnelle. Même le graphisme pourtant épuré et minimaliste suggère une profondeur de l’âme. Bref, les textes sonnent justes et nous touchent. De belles valeurs nous sont transmises. C’est beau, triste et percutant. Il y a surtout cette passion pour le surf, instrument de liberté, dont on va découvrir toute l’histoire et la philosophie des plages hawaïennes en 1800 à ce jour. Le surf est surtout une métaphore. En effet, les vagues sont les fiancées de l’Océan. Rien n’est plus beau que de glisser sur les eaux pour affronter les mastodontes géants qui se brisent dans un flot d’écumes. Les vagues sont immortelles mais malheureusement pas les humains. L’un des plus grands auteurs de comics à savoir Craig Thompson nous indiquait sur la préface qu’il s’agit du meilleur roman graphique au monde du moment. C’est fort. Je souligne en effet que c’est sans doute l’un des meilleurs romans graphiques de la décennie. C’est surtout un hommage étonnant et incroyablement touchant à l'amour et à la résilience. Je recommande bien entendu également sa lecture. Reste le plus beau des cadeaux que fait l’auteur AJ Dungo en toute humilité à sa chérie disparue à savoir cette œuvre qui fait qu’elle existera pour toujours. On l’imagine alors debout sur sa planche avant qu’une déferlante se forme derrière elle pour la pousser sur de nouveaux rivages.