Les derniers avis (7530 avis)

Par PAco
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Nobody - saison 1
Nobody - saison 1

Voilà un thriller qui m'a vraiment accroché ! D’emblée j'ai été scotché par cet album vraiment bien foutu ! De Metter nous immerge très rapidement dans ce thriller construit à la manière d’une série télévisée. En fait, il compte réaliser des saisons sans personnages récurrents. Ce premier volume sera suivi de trois autres pour composer la première saison. Trois autres saisons suivront avec des contextes et des protagonistes totalement différents. Dans ce premier tome, on est tout de suite saisi au colback grâce à un personnage principal qui a de la gueule, une psychologue qui m'a doucement fait penser à la jeune Clarice Starling du Silence des Agneaux et une plongée en flashback dans l’Amérique de la fin des années 60. Tout ça s'enchaîne parfaitement et on est très rapidement plongé dans cette histoire où tout semble être construit et tourner autour de l'identité, des apparences, la confiance, la trahison et la disparition. Je ne vous en dirais pas plus sur l'histoire pour vous laisser le plaisir de la découverte totale qui fait la saveur du genre, mais pour ce qui me concerne j'ai vraiment hâte de lire la suite. Surtout que côté graphique, le style très personnel de De Metter qui peut surprendre au début, m'est de plus en plus agréable à l'oeil et colle parfaitement à ce récit noir et très bien structuré. Un des meilleur thriller en BD lu ces derniers temps, en espérant que la suite soit du même tenant ! *** Tome 2 *** Et voici donc la suite de cette série que j'attendais tant ! Et je ne suis pas déçu ! Dans ce deuxième opus De Metter recentre l'action sur le passé de notre personnage principal et s'arrête ici sur l'une de ses missions d'infiltration au sein d'un gang de bikers tendance fachos soupçonnés de braquages de banques. C'est toujours aussi tendu, on navigue toujours sur le fil du rasoir avec cette omniprésence d'interrogations sur la vérité et la confiance. D'un côté, de par le récit que produit notre accusé à cette psychologue qui essaye de comprendre qui il est réellement, de l'autre avec cette bande de bikers plus méfiants que tout et qui baignent dans la paranoïa. Tout cela est plus que rondement mené et prend de plus en plus corps, grâce à une psychologie des personnages vraiment fouillée. Ajoutez à cela une narration des plus maîtrisée très inspirée des meilleures séries TV du genre, et vous obtenez une série des plus prometteuse qui jusqu'ici tient toutes ses promesse. Vivement la suite ! *** Tome 3 *** Après 2 tomes déjà très réussis, Christian De Metter continue à pousser son jeu sans rien lâcher. Nous retrouvons notre « couple » tolard/psychologue qui au fil de leurs rencontres nous recomposent le passé trouble et compliqué de notre ex flic, en tôle pour un crime dont il s’accuse. Dans ce 3e opus, on reprend le fil de sa vie après son épisode d’infiltration au sein d’une bande de bikers que le gouvernement lui demandera d’éradiquer. Il se retrouve alors simple flic dans un bled nommé Springboro. Un double meurtre d’enfants à trois mois d’intervalle le fait fortement pencher pour un tueur en série, ce dont doute sa collègue… Une nouvelle fois De Metter nous construit un récit béton où les cartes sont brouillées et où le doute est omni présent. Identité, apparences, confiance, trahison et disparition continuent de cimenter le parcours de notre tolard et de nous mener par le bout du nez dans une intrigue très aboutie. Ajoutez à cela un dessin que je trouve de plus en plus maîtrisé et personnel qui donne à l’ensemble toute l’ambiance nécessaire pour nous tenir en haleine, et vous avez à mon sens une des meilleures séries du genre du moment ! Un must pour l’instant. J’attends la conclusion de cette première saison avec impatience avec le prochain tome ! *** Tome 4 *** Ahhhhhh enfin ! La voilà cette conclusion tant attendue ! Et quelle fin mes amis ! Christian De Metter, loin de nous décevoir nous sort le grand jeu ! Car après trois tomes a avoir semé ses graines et distribué ses cartes, il fallait forcément qu'il en ai encore dans la manche pour nous proposer une apothéose digne de ce nom ! Et là tout prend forme et s'imbrique, tel le puzzle parfait qu'il a tranquillement composé. Nous retrouvons donc notre prisonnier qui continue de se livrer petit à petit à cette jeune psychologue, et nous en apprenons un peu plus sur la suite de sa vie après la résolution des meurtres d'enfants en série. Il se met en couple avec la flic qui a survécu à l'opération qui a permis l'arrestation du coupable, mais celle-ci en a gardé des séquelles irréversibles : elle est handicapée moteur. Sa vie s'enfonce du coup petit à petit dans une routine assez sordide... Je n'en dirais pas plus une fois de plus, histoire de ne pas vous gâcher le suspens et les rebondissements de cet album de clôture, mais vous en aurez pour votre argent ! "No body" monte tranquillement dans mon petit panthéon de mes albums cultes, car dans le genre c'est sans doute une des meilleures séries lues à ce jour. Merci Mr De Metter :)

05/11/2016 (MAJ le 07/05/2018) (modifier)
Par Ju
Note: 5/5
Couverture de la série Le Rapport de Brodeck
Le Rapport de Brodeck

J'ai lu le rapport de Brodeck sur la base des avis du site. Et je dois avouer qu'à la fin du premier tome, j'étais un peu déçu. Bien sûr, la beauté graphique et la profondeur de l'oeuvre faisaient déjà leur effet, mais il y avait un je ne sais quoi qui me dérangeait. Avec le recul, je pense que c'est dû d'une part à la faible présence physique de l'Anderer dans ce tome, qui fait que j'ai eu du mal à me mettre à fond dans l'intrigue, et au fait que l'ambiance est vraiment spécifique, il m'a fallu un temps d'adaptation pour y rentrer. Car avec la lecture du tome 2, j'ai été subjugué, passionné. J'ai donc relu le tome 1 une deuxième fois, et je l'ai trouvé excellent, en le mettant en parallèle avec le second. Je pense que j'aurais dû les lire directement à la suite. Car l'ensemble est magnifique. Le scénario, tiré du roman de Philippe Claudel, est profond, intelligent. Il permet de se pencher sur la nature humaine dans ce qu'elle a de plus profond, ses vices, ses lâchetés, mais aussi son humanité (qui transperce quand même chez certains villageois). Et la peur de l'autre, aujourd'hui encore d'actualité (comme à toutes les époques malheureusement) est très bien traitée, sans en rajouter et avec intelligence. En parallèle, j'ai trouvé le personnage de Brodeck très réussi, finement dépeint. L'horreur de ce qu'il a vécu et de sa situation sont décrites sans minimiser ni en rajouter,et cela rend très bien. Et puis il y a le dessin. C'est magnifique. Le noir et blanc n'a jamais été aussi bien utilisé et se prête parfaitement à l'ambiance de la BD. Le texte est résolument noir, le dessin l'accompagne dans cette voie. En ce qui concerne le style, c'est très propre, les personnages sont dessinés sans détour, avec tous leurs défauts, comme des hommes ordinaires. "Le Rapport de Brodeck" fait partie des bds où le dessin a un rôle fondamental, essentiel dans l'oeuvre. Et si, quand je lis une adaptation d'un roman en bd, j'aime bien aller jeter un oeil au dit roman, je n'en ressens pas le besoin ici. Car Manu Larcenet a réalisé un chef-d'oeuvre, et je ne pense pas, vu le niveau de cette bd, que la lecture du seul roman puisse m'apporter quelque chose en plus, sans aucune offense pour Philippe Claudel, dont le scénario m'a enchanté.

04/05/2018 (modifier)
Par sloane
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Nobody - saison 1
Nobody - saison 1

Une lecture rapide mais dans le bon sens du terme, c'est à dire que j'ai été tellement pris par l'histoire que je n'ai pas lâché l'affaire avant d'arriver à la fin. Du coup un peu plus tard j'ai tout relu cette fois en prenant mon temps et bien m'en a pris. Une intrigue qui vous scotche d'entrée de jeu. Le démarrage nous l'avons déjà vu dans le Silence des agneaux comme le fait justement remarquer PAco, mais très vite le récit de ce prisonnier nous fait sortir des sentiers battus habituels. Bougrement efficace avec un personnage à la psychologie complexe, nul doute que ce thriller restera dans les mémoires. Pour moi il est du même tonneau que le "corps perdu" de Jef et W. Hill. Le dessin n'est pas en reste, puissant avec des visages acérés et une colorisation idoine. Faites tourner vous m'en direz des nouvelles, une future valeur sûre. Majoration après la sortie du tome 3 Pfiou mes aïeux!! Mr De Metter sait mener sa barque, ce troisième tome est encore une fois excellent. Après dans le tome deux avoir fait une incursion dans le monde des bikers, oh combien plus efficace que dans Sons of Anarchy, nous voici dans la ruralité américaine ou une petite bourgade est la proie d'un serial killer. Toute la science scénaristique de C. De Metter est ici à l’œuvre pour nous concocter une intrigue fascinante avec un cliffhanger du feu de dieu . Si vous avez lu l'interview de cet auteur récemment mise en ligne sur notre site chéri, vous verrez quelles sont les influences du monsieur notamment en matière télévisuelles. Je retrouve avec grand plaisir un montage digne de "True detective" ou de "Mindhunter". Je m'emballe mais c'est pour une cause juste et vraiment vous invite à plonger dans une histoire foutrement bien fichue avec un dessin ad hoc. Nul doute que si le dernier opus de cette saison 1 est du même tonneau je passerais ma note en culte. Jamais l'expression "A lire d'urgence" n'a autant pris tout son sens . Amateurs de séries policières de hautes tenues ruez vous sur la chose. Majoration après sortie du tome 4. Pfiou!! Pour avoir rencontré l'auteur à l'occasion je sais qu'il ne s'en offusquera pas si je dis que Christian De Metter est un putain de scénariste de policier/thriller. A l'occasion de la sortie de ce dernier tome de la série je me suis bien entendu refait la totale. Mais quel talent les gars les filles!. C'est ce qui s’appelle une montée en puissance comme on aimerait en voir plus souvent, et maitrisé je vous dis pas. Au travers de l'histoire de ce flic infiltré ce sont tous les coups tordus de l'Amérique qui ressurgissent sous nos yeux, mais aussi celui d'un homme dont on ne sait si l'on doit le plaindre ou l'envoyer à la chaise, ce qu'il semble désirer plus que tout. Une qualité d'écriture assez exceptionnelle, une construction aux petits oignons oscillant entre scènes plus calmes et un déchainement de violence. Dans un autre avis sur un tome précédent je disais lecture rapide encore une fois oui tellement ce récit est prenant. Pour autant une lecture sérieuse et attentive s'impose tant le récit est dense et touffu. Pour moi il est évident que la note se hisse au niveau de culte. Dans le genre en effet j'ai rarement lu mieux et aussi intense. En comparaison cinématographique je rapproche la chose d'une série comme "True Detective". Si cette série fait partie des immanquables ce n'est pas un hasard. A lire d'urgence.

05/11/2016 (MAJ le 28/04/2018) (modifier)
Couverture de la série Gagner la Guerre
Gagner la Guerre

Je ne suis pas trop adepte des tirages en noir et blanc à la base. Non pas que je n’apprécie pas la chose mais si la couleur est réalisée par un artiste sachant utiliser sa palette, j’ai tendance à me tourner vers une version normale. Toutefois, comme Benvenuto Gesufal le personnage principal et narrateur de cette série intitulée Gagner la Guerre, j’arrive à sentir le bon filon lorsque j’en flaire un. Si on me dit « Frédéric Genêt », « Tirage limité à 1000 exemplaires », « adaptation du cycle majeur de Jaworski, le best-seller de la fantasy française de ces dernières années », et « pour la modique somme de 17,95 euros », je ne vais pas gamberger des masses. Alors pour les néophytes, de quoi que ça cause ? Le premier tome intitulé Ciudalia d’après la cité où se déroule les tribulations de notre anti-héros, est l’adaptation d’une nouvelle de l’écrivain Jean-Philippe Jaworski : Mauvaise Donne. Bien que ne figurant pas dans le roman Gagner la Guerre, elle peut néanmoins lui être rattachée car personnages et décor en constituent ce qu’on pourrait appeler couramment un préquel. On peut même y voir un prototype ou galop d’essai de ce qui deviendra Gagner la Guerre. Il s’agit principalement d’une histoire de Fantasy « à canaille », avec cependant des aspects politiques et militaires très présents. Entendez par là que complots, coups tordus d’assassins en scred, appât du gain, entourloupes et retournements de veste constituent la sève du récit, mais pas que… Le tout bien entendu saupoudré d’une légère pointe de fantastique, bien que cet aspect pourtant fondamentale en Fantasy (bah ouais quand même…) constitue malheureusement un des points faibles de l’univers car trop peu présent à mon goût. Le décorum est disons inspiré par l’Italie époque du quattrocento, tandis que le système politique régissant Ciudalia ressemble grosso modo à celui de l’antique République romaine avec deux podestats gouvernants la cité. Bon maintenant que le décor est planté, je vais enfin en venir à pourquoi je juge cette nouveauté comme une très bonne adaptation et même tout simplement comme une très bonne BD. Déjà j’ai été très emballé par le level graphique proposé par Frédéric Genêt. C’est assez fouillé, l’encrage est surtout appuyé sur Benvenuto, mais tout ce qui gravite autour est plutôt bien travaillé et mis à part quelques cases, il nous propose des planches assez riches en détails et un trait net sans bavure. Vraiment il m’a donné envie de me mettre au N&B et pourquoi pas, de redécouvrir certains de mes artistes favoris dans des éditions sans couleurs, juste histoire de voir la différence et d’admirer encore plus la virtuosité de leur dessin. Après, j’ai aperçu quelques planches en couleurs, elles sont aussi très belles, ce n’est pas un problème. Après, que dire… Les Récits du Vieux Royaume (nom du cycle) sont un peu la grosse patate de forain dans le bide du paysage Fantasy sur la dernière décennie. J-P Jaworski avec sa plume hyper sophistiquée, sa quasi logorrhée inconsciente pourrait-on s’amuser à décrire le style, a créé un personnage devenu aujourd’hui iconique parmi les lecteurs de Fantasy : Benvenuto Gesufal, ou la rencontre improbable entre le poète-truand François Villon dont il est fortement inspiré (les lecteurs le découvriront dans la suite que notre tueur à gages Benvenuto a quelques talents artistiques picturales), et John MacLaine, le gars au mauvais endroit au mauvais moment qui se fourvoie dans les emmerdes. Les amateurs pourront regretter de ne pas retrouver dans ce premier jet toute la gouaille et le langage argotique dont use le personnage, et qui en faisait justement une de ces grandes forces et un fort point d’attachement. Mais patience… le vocabulaire argotique médiéviste a, pour l’instant, volontairement été mis de côté pour j’imagine faciliter la fluidité de la narration et des dialogues. Cela-dit j’y ai retrouvé la tonalité sinistre, grim&gritty du roman, ce qui démontre une adaptation plutôt fidèle. Même si c’est un cycle que j’ai adoré lire je le trouvais, notamment dans le roman, assez longuet et il m’était arrivé parfois de piqué du nez, et je m’attendais à retrouver cet aspect plus « jactance » que « action ». Je ne pouvais plus mal me tromper car comme je l’ai mentionner plus haut il y a à boire et à manger pour tout le monde. Entre deux phases de courses-poursuites et de tractations politiques, Genêt use du flash-back pour remonter dans le passé de Benvenuto à l’époque où il servait comme soldat dans l’armée ciudalienne, ce qui offre des moments épiques, guerriers, de l’action très musclée. Franchement il faut rester, acheter cet album, faire vivre cette série, parce que oui il y aura quelques creux mais aussi des batailles navales, du cape et épée, des elfes tolkieniens, plus de magie, plus d’action par la suite, toujours autant de traits d’humour cynique, des dialogues de soudards, ainsi que des plans machiavéliques encore plus fourbes.

21/04/2018 (MAJ le 21/04/2018) (modifier)
Par Don Lope
Note: 5/5
Couverture de la série Zaï Zaï Zaï Zaï
Zaï Zaï Zaï Zaï

Une des BD les plus drôles de ces dernières années. L'humour absurde à son plus haut niveau et un succès totalement mérité. Cette BD mérite de passer la barre hautement symbolique des 4/5.

20/04/2018 (modifier)
Par Gabriel
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Banni
Le Banni

Une superbe série médiévale tant au niveau du scénario et du graphisme.Les dessins sont magnifiques. Les personnages sont charismatiques et le scénario est vraiment prenant. C'est une série aurait méritée d’être plus connue. .J'espère qu'il y aura une suite.Je l'attends avec impatience. Si elle est complète, cela pourrait être la meilleure série médiévale. Note Dessin : 4.5/5 – Note Scénario : 5/5 – Note Globale : 4.75/5

06/04/2018 (modifier)
Par Erik
Note: 5/5
Couverture de la série Bouncer
Bouncer

Nous avons là un vrai western sauvage vu par Jodorowsky entre drames familiaux et combats spectaculaires. Il n’y a pas de concession, c’est l’anti-Blueberry par excellence! Et que j'aime ça! Bref, il y a toute une différence de génération de lecteurs entre les deux œuvres ce qui n’empêche pas d’apprécier le mythe original de la bd western. Mais là, cela va plus loin car nous sommes au-delà d'une apparente naïveté du héros sans peur, ni reproche. "Bouncer", c'est avant tout une histoire de famille: celle d'Aunty Lola, la prostituée la plus féroce de l'Ouest et de ses fils... d'un en particulier : le Bouncer, videur d'un saloon et accessoirement légèrement manchot ce qui ne l’empêche pas d’être un excellent tireur. Le videur va d'ailleurs devenir propriétaire. Cependant, ce n'est pas la restauration qui l'intéresse vraiment. Cette série va connaître 5 cycles assez distincts: - le premier composée des 2 premiers albums qui tourne autour de Seth, le neveu du Bouncer. - le second cycle est composé des 3 albums suivants (tome 3, 4 et 5) où notre héros, un pistolero manchot, va reprendre du service après une vie redevenue normale. - le troisième cycle (tome 6 et 7) autour de la veuve noire. Le final réserve bien des surprises au point d'avoir été littéralement bluffé. - le quatrième cycle (tome 8 et 9) autour du pénitencier où se cache un tueur qui n'est autre que le fils du directeur de l'établissement. - le cinquième cycle (tome 10 et 11) autour d'un trésor maudit caché dans le désert mexicain et qui a appartenu au défunt empereur Maximilien fusillé par la révolution locale. A noter un rythme de parution sans précédent puisqu'à peine quelques mois se sont écoulés entre les deux tomes. Depuis le 8ème tome, la parution de cette série se fait chez Glénat. Fini les Humanoïdes Associés tombés en désuétude après une lente agonie. On regrettera le changement de tranche et de format qui ne plaît pas, par essence, au collectionneur de bd. J’ai réellement apprécié cette saga familiale dans l’Ouest qui explore les facettes les plus obscures des personnages. Le scénario est passionnant et on se laisse vite emporter. Je crois que ce qui m’a définitivement convaincu, c’est l’atmosphère dégagée par ce western pas comme les autres. Nous avons là une âpreté inégalée. Et cerise sur le gâteau, on peut souligner une splendeur graphique d'une puissance rare qui fait de Bouncer un western comme on n'en avait encore jamais vu! Note Dessin : 4.5/5 – Note Scénario : 4.5/5 – Note Globale : 4.5/5

15/02/2007 (MAJ le 29/03/2018) (modifier)
Couverture de la série Et si l'amour c'était aimer ?
Et si l'amour c'était aimer ?

Pute borgne, qu’ai-je ri devant ces inepties facétieuses emplies d’une sage folie sauvage aux suaves effluves d’un matin embrumé de café et de macédoine. Bon ! Plus sérieusement, Fabcaro nous sert là encore un grand, un très grand cru. Peut-être même l’album de lui que je préfère. Le décalage entre un dessin figé de visages inexpressifs et les propos absurdes et décalés juste ce qu’il faut est irrésistiblement hilarant. C’est vraiment génialement con, avec des passages d’anthologie (dont une discussion téléphonique, mon dieu, j’en pisse de rire rien que d’y repenser). En fait, je ne sais pas quoi dire sinon : lisez le, lisez le, lisez le. C’est absurde, c’est con mais c’est tellement jouissif. Et si je vous dis que la seconde partie de l’album est un peu moins drôle que la première, cela signifie que je n’ai plus ri qu’une à deux fois par page, contrairement au début de l’album où quasiment chaque case me faisait pouffer. Ceux qui connaissent Fabcaro : pas besoin d’essayer de vous convaincre. Les autres : si l’aspect de l’album peut rebuter (couverture moche, album peu épais, dessin peu avenant), ne vous arrêtez pas à cette impression. Ce n’est pas de l’underground obscur compréhensible que d’initié. L’humour de Fabcaro est accessible à tous… pourvu que l’absurde ne vous effraie pas et que vous n’ayez pas peur de rire comme une baleine en lisant une bande dessinée.

22/03/2018 (modifier)
Par Bouriket
Note: 5/5
Couverture de la série La Grande Histoire de Picsou (La Grande Epopée de/La Jeunesse de Picsou)
La Grande Histoire de Picsou (La Grande Epopée de/La Jeunesse de Picsou)

Allons-y franchement : Picsou est un personnage culte des comics Disney. L’équivalent de ce que Tintin, Astérix ou Gaston peuvent être à la franco-belge (au même titre que Donald et Mickey). Le mode de production en a fait un personnage quasi-universel, bien que cela entraîne une qualité parfois inégale dans ses aventures. À ce titre, l’intégrale Don Rosa concentre ce qui se fait de mieux en la matière. On y trouve un canon de la jeunesse du personnage, basé sur des anecdotes éparpillées par Carl Barks, des histoires denses, fortes, drôles et un réel travail de fond historique. Le trait de Rosa est caractéristique : beaucoup moins « propre » que la plupart des Disney actuels, fourmillant de petits traits, de points, de zones d’ombre... ses personnages humains ont un peu tous des gueules carrées et des truffes noires. Peut-être est-ce le parfum de la nostalgie mais je trouve que cela donne du caractère à l’ensemble qu’on ne retrouve pas forcément ailleurs. Il est - presque ? - impossible de posséder TOUTES les histoires de Picsou mais cette série est un incontournable du rayon Disney de votre bédéthèque.

18/03/2018 (modifier)
Par Steril
Note: 5/5
Couverture de la série Les Nouvelles Aventures de Lapinot
Les Nouvelles Aventures de Lapinot

Joie! Une de mes séries cultes favorites, dont l'auteur nous avait forcé à faire un cruel et pénible deuil, apres avoir usé de cette puissance presque divine qu'ont les auteurs de mettre fin à la vie de leur héros, bénéficie du pouvoir presque davantage surnaturel encore qu'ont les auteurs de procéder à la résurrection de leurs créations. Après une introduction justifiant aussi crédiblement que possible le retour de Lapinot dans ses formidables aventures, j'ai pris un bonheur immense à retrouver mon personnage fétiche et son univers aussi drole et à la fois si rocambolesque que vrai tels que je les savourais dans les episodes originaux. Il va de soi que je recomande chaudement la lecture des aventures originales avant de lire celle ci, qui fait tout de même abondamment référence au passé du héros. Un tout bon (nouveau) Lapinot. Vivement la suite des (nouvelles) aventures.

13/03/2018 (modifier)