Les derniers avis (32624 avis)

Par Piehr
Note: 4/5
Couverture de la série Maurice et Patapon
Maurice et Patapon

Mesdames et Messieurs, laissez moi vous présenter les deux rois de la rigolade scabreuse, de l'humour grinçant, et du second degré dans toute sa splendeur : Maurice eeeeetttttt Patapon !! A ma gauche : Dégoutant, il pette chie et rotte comme personne. Scato dans l'âme, son quotidien, c'est bouffer de la m*rde, chier partout comme un gros sale, et emmerder (dans tous les sens du terme) ses contemporains : Le petit chien jaune qui cache bien son jeu, Maurice !!! A ma droite : Mignonne petite boule qu'on carresserait bien dans le sens du poil, cet animal est un boureau, un tyran, un sadique comme on en fait plus ! Décapiter les oisillons est son hobby, lacérer les ventres de bébé à coup de griffes sa passion : le chaton trognon, Patapon !!! Et ces deux anti-héros asociaux, par le biais d'un humour d'une brutalité hallucinante, commentent notre monde d'adulte (d'humain, plutot) avec une facilité déconcertante, abordant tous les sujets sans tabou. Une monstruosité zygomatique sans nom condensée dans deux albums qui font le véritable effet d'un pavé dans la mare ! Tout y passe : social, politique, religion, effet de mode... nous sommes tous visé, par un moyen ou par un autre, mais c'est pour notre plus grand plaisir ! Toutefois, cette série n'est à mon avis pas à faire lire à tout le monde. Il FAUT lire ces deux albums au second degré, car tout prendre au pied de la lettre serait une belle erreur ! Charb se lache, Charb attaque, Charb dénonce surtout. Même si certains gags, fort drôles au demeurant, sont gratuit, la plupart ont tous un sens fort, une idée à faire passer... Graphiquement, c'est tout bête, tout brouillon. Noir et blanc teinté de jaune, le trait est rapide, sans complication, tant les dessins ici sont dispensables. Une bonne rigolade, un humour bien gras et sauvage : Maurice et Patapon est fait pour vous !

22/08/2002 (modifier)
Par Tout's
Note: 4/5
Couverture de la série Pascin
Pascin

Sfar nous plonge avec Pascin dans l'univers de la bohème parisienne. Le scénario est jusqu'a présent bien construit et l'on suit les aventures de cet anti-héros avec plaisir. Le graphisme ne plaira pas à tout le monde; c'est sur, mais moi il ne m'a pas choqué, loin de là, et au contraire m'a particulièrement plût. Ce noir et blanc utilisé de cette manière (de façon "sale") me fait penser aux petites rues et aux appartements délabrés dans lesquelles je suppose, il était monnaie courante de vivre à l'époque. N.B je n'ai lu que les deux premiers tomes, je vous tiendrai donc au courant de la suite des aventures de Pascin

21/08/2002 (modifier)
Par Marv'
Note: 4/5
Couverture de la série Punisher (Ennis/Dillon)
Punisher (Ennis/Dillon)

Garth Ennis est un fou. Un fou qui manie l'humour noir (vraiment noir) et la violence avec une maîtrise qui laisse pantois. Steve Dillon, son fidèle acolyte (sur le Preacher entre autres) aux pinceaux sans être un génie est un bon dessinateur, et l'association des 2 est encore une fois explosive. Le Punisher, sorte de vigilante à la sauce Marvel, qui cumule les rôles de flic, juge et bourreau, a connu depuis sa création en 1974 et sa première série en 1986 de nombreuses adaptations et lectures, selon les artistes qui l'ont abordés. Et plus particulièrement en comparaison de la précédente version (où le Punisher, mort, revient sur Terre en tant qu'ange vengeur, bras armé du ciel aux pouvoirs magiques et aux flingues de lumière !), cette reprise de Frank Castle est très largement supérieure. Revoici le Punisher, pur et dur, qui parle peu et fait le ménage dans la pègre. Bien sûr, sur le fond, le concept même du personnage est plus que discutable. Mais dans la forme, force est de constater que c'est jouissif ! La violence est à ce point exagérée, et dopée par le comique des situations et des dialogues à contre-emploi, que la pillule passe sans problème. Au contraire, on en redemande : action, humour noir et auto-dérision ! À ne surtout pas prendre au premier degré, sous peine de passer un mauvais moment ... Pour être vraiment complet, il faut avouer que le 4ème tome est moins bon que les 3 premiers, haletants et qu'on engloutit d'un trait d'un seul. Mais l'ensemble vaut tout de même un 4 étoiles à mon avis.

21/08/2002 (modifier)
Couverture de la série Trio Grande - Adios Palomita
Trio Grande - Adios Palomita

Voici une BD comme on aimerait en voir plus souvent : bons dessins, bonne histoire, humour. Dommage qu'elle semble être passée inaperçue (enfin je dis cela par rapport aux peu de critiques vues ici). Bref courrez vous procurer cette BD dans les bacs d'occasion (11 ans déjà...)

21/08/2002 (modifier)
Par vestre
Note: 4/5
Couverture de la série Les Feux d'Askell
Les Feux d'Askell

Un dessin d'une rare qualité pour cette serie, qui je le souhaite verra une suite un jour, car malgres le plaisir eprouvé a la lecture de ces 3 albums je ne conseil pas l'achat. Pourquoi???? Parce que c'est frustrant d'attendre la suite d'une serie de cette qualite et d'etre dependant du bon vouloir des auteurs qui ont le vent en poupe (car ils sont plutot bon)et qui produise des series a vocation commerciales . bref,a acheter si la suite parait

21/08/2002 (modifier)
Par Marv'
Note: 4/5
Couverture de la série Top 10
Top 10

Alan Moore est un grand monsieur du monde des comics. L'un des plus grands même à l'heure actuelle. Avec Top Ten, il en fait encore une fois la démonstration parfaite. Non seulement il gère une quantité impressionnante de personnages sans jamais perdre le lecteur en cours de route, mais en plus il relève le défi de créer un univers où absolument tous les personnages (policiers comme civils, humains, robots et animaux familiers) sont dotés de super-pouvoirs. Là où l'on pourrait craindre l'indigestion, Alan Moore nous délecte avec des histoires passionnantes, originales et pleines d'humour. L'auteur parvient à mêler l'atmosphère d'un NYPD Blues et les personnages de type super-héros classiques. Et le tout crée une alchimie nouvelle, jusqu'alors inédite, mais réellement rafraîchissante dans un milieu (les comics) où l'on a surtout tendance à faire et refaire toujours la même chose. Mais Moore n'est pas quelqu'un de conformiste, il l'a déjà maintes fois prouvé par le passé. Le choix de Gene Ha en tant que dessinateur est somme toute logique. Rares sont ceux qui auraient su, aussi bien que lui, nous mener dans cet univers foisonnant avec autant de brio et de maîtrise. Son trait allie 2 qualités fondamentales : le sens du détail, afin que l'oeil du lecteur ne rate rien, comprenne tout de l'intrigue, et la netteté et la rigueur indispensables pour qu'on ne mélange pas tout, qu'on se sente toujours à l'aise dans cet environnement si complexe. Cerise sur le gâteau, les pages sont truffées de références (BD, ciné, TV et autres), au point qu'il est impensable de les lister exhaustivement pour autant qu'on n'en rate pas déjà la moitié à la première lecture. C'est très exactement grâce à ce genre d'auteurs et d'oeuvres que les comics pourront (peut-être ?) un jour sortir de cette image de BD crétinisante qu'ils se trainent. Prions mes amis, prions.

21/08/2002 (modifier)
Par vestre
Note: 4/5
Couverture de la série Carmen Mc Callum
Carmen Mc Callum

C'est bon, que dit-je c'est grand Ca bouge, y'a de l'action, des personnages sympas, un graphisme du tonerre, des belles couleurs. N'allez pas chercher de la profondeur dans cette BD, mais un top divertissement.

21/08/2002 (modifier)
Par brunelle
Note: 4/5
Couverture de la série Silence
Silence

"C’est pas seulement à Paris; Que le crime fleurit; Nous au village aussi on a; De beaux assassinats..." C'est un album hors du commun, dont l'ambiance est un mélange de poésie, de magie, et de mystère. Le cadre campagnard est à la fois splendide et effrayant, et le dessin donne une drôle de dimension à l'histoire, complètement inédite. Le personnage de Silence est assez attachant, avec ses "yeux de serpent". J’adore la façon dont Comès fait passer silence de l'état de simplet à l'état normal : Avec l'ortho utilisé, on comprend dès les premières cases la situation du personnage. Pour finir, c'est une belle histoire triste qui fait rêver...

21/08/2002 (modifier)
Par gwenrhil
Note: 4/5
Couverture de la série Arkeod
Arkeod

je l'avoue, je n'ai pas aimé le premier tome. j'ai mis 1 semaine a le lire. le scenario me parraissait assez flou, le dessin sympa mais sans plus.....c'etait tres laborieux. je me suis quand meme lancé dans la lecture du tome 2. et alors la, surprise!!!!! ce tome 2 rattrappe largement les "erreurs" du 1er!!!!......les couleurs sont bien plus jolies, memes si elle sont faites sous photoshop (si si!), et l'infiltration dans la forteresse est un régal!!!!......dommage que la suite ne soit pour le moment pas prévue!....

20/08/2002 (modifier)
Par SuperFox
Note: 4/5
Couverture de la série Flag
Flag

Comme je l’ai déjà dit, le maître intérêt de cette BD reste l’effort scénaristique. Chauvel, bien servi par les dessins efficaces de Le Saëc, excelle dans son découpage, sa construction narrative : pour ne citer qu’un exemple, il ouvre son récit sur un détail qui semble anodin, mais prend tout son sens à la fin de la BD… La construction en flash-backs peut dérouter, si on n’a pas l’habitude. Mais comme ceux-ci sont très bien marqués, repérés clairement dans le temps, un léger effort de représentation permet de suivre parfaitement l’histoire, avec en prime l’impression d’être intelligent ! La thématique de cette BD reste, comme bien souvent chez Chauvel, la violence, mais la violence sociale, et l’humanité de ses acteurs. Plus explicitement, on voit le flic faire son boulot, être aussi humain qu’il est possible de l’être (on a notamment droit à un aperçu rapide de sa vie de famille) en ménageant son sens du devoir, et le délinquant le prendre pour un pote inconditionnel… Avant de « tomber de haut » : le flic reste un flic – pas un pourri ni un hypocrite, mais un flic qui fait son boulot quand ça commence à devenir grave. Le jeune en conservera un sentiment amer, et tout ça, bien évidemment, finira mal. Un BD solide, un peu noire, mais à mon sens très réaliste, et qui veut plus dépeindre de manière un peu orientée, sociologique pourrait-on presque dire, que dénoncer un système ou la société.

20/08/2002 (modifier)