Les scénarios à la Dieter, tourné plus vers les sentiments des personnages que par leurs actions, me séduisent. Je trouve à ces histoires, le même charme, le même souci de vérité psychologique, que j'avais apprécié dans Névé. Le ton, grâce au dessin est ici un peu plus léger, moins "traumatique" que dans Névé. Au cours des 4 albums, on suit l'itinéraire du héros, qui grandit et murit, malgré son "immaturité" innée. Dans le même temps, le dessin évolue, très bonhomme au début, il devient franchement plus réaliste à la fin. Une série de grande qualité aux albums variés. Chaque album se déroule dans un pays différent, cela repose un peu sur le principe de l'aventure classique à la tintin. Mais cette impression n'est qu'un leurre, ce baroudeur de Julien Boisvert n'est à la recherche que d'une chose, lui-même. La série possède également un brin de naïveté qui loin d'être dérangeant, fait même une grande partie de son charme.
Certaines planches sont magnifiques, la mise en scène et le découpage toujours très soigné, du très beau travail!
Grand fan de Trondheim devant l'éternel, il n'avait pas choisi la facilité en s'imposant ce challenge.
Au final, une BD pas très riche graphiquement (on peut pas dire que les strips soient très beaux), mais j'ai rarement été autant amené à réflechir avec une BD.
Chapeau bas !
Une bd de l'Oubapo! (Ouvroir de bande-dessinée potentielle, le pendant de l'Oulipo de Perec et Queneau!) Bonne idée, l'exercice de style est bel et bien possible en bd. Celui-ci est plutôt étrange d'ailleurs mais nous donne l'occasion d'apprécier la grande vivacité scénaristique de sieur Throndheim qui surprend à chaque case (dèjà vue pourtant). A chaque fois, avec les mêmes images, on est prongé dans un autre délire. Un album impressionant.
Peut-être la moins bonne des séries Donjons, ou plutôt : pas la meilleure.
Le concept est intéressant : faire évoluer les persos secondaires du Donjon.
Le premier tome était excellent, mais le second un peu moins bon.
Les styles sont complètement différent et le second manquait un peu de rythme.
L'inconvénient avec la collection Vécu de chez Glénat est que l'aspect historique prend souvent le dessus sur le coté humain du scénario. Résultat: on n'a parfois l'impression de lire une encyclopédie illustrée plutôt qu'une bd. Rares sont les séries qui se détachent mais La Sueur du Soleil fait partie de ses exceptions. On nous parle, ici, d'une aventure amoureuse sur fond de conquêtes espagnoles. Assez banal à première vue, mais l'histoire est très bien menée, la narration est limpide et ce Harriet mériterait d'être un peu plus présent dans le monde impitoyable de la bd. Dès les premières pages, on est absorbés par les mésaventures de Marco et Orocomay dans un climat où la soif de l'or a rendu les hommes pervers, mesquins et surtout avides de pouvoirs.
Le dessin de Mata était un peu figé dans les premiers albums mais s'est nettement amélioré par la suite. Une reflexion me vient à l'esprit: ce n'est pas toujours les meilleurs séries qui réussisent le mieux, la preuve en est encore faite, ici .
J'ai bien aimé cette série.
L'histoire est originale (elle diffère du concept d'immortalité habituel), bien rythmée et avec pas mal de moment de remise en question.
Les 2 derniers tomes sont un peu plus tordus au point de vue du scénario, mais c'est une série à lire !
C'est ce qu'on appelle une autobiographie, je trouve l'exercice plutôt bien réussi par Trondheim (en règle générale beaucoup d'auteurs s'y sont cassé les dents). Quant au niveau du dessin, c'est le style Trondheim, "bâclé" comme il le dit lui-même et pourtant furieusement personnel.
On suit donc avec intérêt cette tranche de vie et on déguste les petites "anecdotes" (comme la mouche proposée au japonais)
Monsieur Noir, c'est une petite fille toute mignonne-gentille-naïve ( mais pas tant que ça en fait ) qui n'a rien à faire là et est toute perdue au milieu d'une lutte sans merci pour le pouvoir. Tout rappelle le conte de fées, mais le rose à été échangé par du noir... L'ambiance est glaçante, grisante d'humour noir et de lutte absurde, de jeu cruel et sans merci, à se trahir les uns et les autres, à être gentil et méchant en même temps... tout ça magnifiquement illustré. Une excellente satire de notre société actuelle !
Attention, cette bd est fortement déconseillée aux amateurs de fin ( et de début, et d'histoire en général, en fait... )claire et rationnelle.
Un petit bijou d'humour et de fraicheur que ce manga. Pour ceux qui en ont marre de ces histoires à rallonge qui n'avancent pas que nous pondent savemment les mangaka, voici un oneshot pas mal du tout.
C'est dans la veine de "un petit garçon très fort part vivre des aventures loin de chez lui", mais c'est plus original. Ici, le petit garçon est un jeune démon, et son père ne l'autorise à partir que s'il s'engage, à son retour, à ne "jouer sur sa console qu'une heure par jour, dans une pièce bien éclairée, le visage loin de l'écran".
Les rebondissements se suivent, avec juste assez de rythme et d'originalité pour ne pas laisser le temps de s'ennuyer. La chute se laisse un peu trop facilement deviner, mais elle reste agréable à lire.
Les dessins... ben, ce sont les mêmes que pour BDZ. Assez simple, pas très beaux mais efficaces, et puis les têtes des démons sont marrantes.
Ceci dit, si vous n'achetez des mangas que pour vous en servir aux toilettes, soyez gentils, laissez celui-ci dans les rayoonns de votre librairie...
Une histoire vive et empreinte de plus de profondeur qu'on se l'imagine au premier abord, avec des héros "spéciaux" très humains (trop peut-être) qui donnent à cette BD une réelle dimension, au-delà des vieux comics.
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Julien Boisvert
Les scénarios à la Dieter, tourné plus vers les sentiments des personnages que par leurs actions, me séduisent. Je trouve à ces histoires, le même charme, le même souci de vérité psychologique, que j'avais apprécié dans Névé. Le ton, grâce au dessin est ici un peu plus léger, moins "traumatique" que dans Névé. Au cours des 4 albums, on suit l'itinéraire du héros, qui grandit et murit, malgré son "immaturité" innée. Dans le même temps, le dessin évolue, très bonhomme au début, il devient franchement plus réaliste à la fin. Une série de grande qualité aux albums variés. Chaque album se déroule dans un pays différent, cela repose un peu sur le principe de l'aventure classique à la tintin. Mais cette impression n'est qu'un leurre, ce baroudeur de Julien Boisvert n'est à la recherche que d'une chose, lui-même. La série possède également un brin de naïveté qui loin d'être dérangeant, fait même une grande partie de son charme. Certaines planches sont magnifiques, la mise en scène et le découpage toujours très soigné, du très beau travail!
Moins d'un quart de seconde pour vivre
Grand fan de Trondheim devant l'éternel, il n'avait pas choisi la facilité en s'imposant ce challenge. Au final, une BD pas très riche graphiquement (on peut pas dire que les strips soient très beaux), mais j'ai rarement été autant amené à réflechir avec une BD. Chapeau bas !
Moins d'un quart de seconde pour vivre
Une bd de l'Oubapo! (Ouvroir de bande-dessinée potentielle, le pendant de l'Oulipo de Perec et Queneau!) Bonne idée, l'exercice de style est bel et bien possible en bd. Celui-ci est plutôt étrange d'ailleurs mais nous donne l'occasion d'apprécier la grande vivacité scénaristique de sieur Throndheim qui surprend à chaque case (dèjà vue pourtant). A chaque fois, avec les mêmes images, on est prongé dans un autre délire. Un album impressionant.
Donjon Monsters
Peut-être la moins bonne des séries Donjons, ou plutôt : pas la meilleure. Le concept est intéressant : faire évoluer les persos secondaires du Donjon. Le premier tome était excellent, mais le second un peu moins bon. Les styles sont complètement différent et le second manquait un peu de rythme.
La Sueur du soleil
L'inconvénient avec la collection Vécu de chez Glénat est que l'aspect historique prend souvent le dessus sur le coté humain du scénario. Résultat: on n'a parfois l'impression de lire une encyclopédie illustrée plutôt qu'une bd. Rares sont les séries qui se détachent mais La Sueur du Soleil fait partie de ses exceptions. On nous parle, ici, d'une aventure amoureuse sur fond de conquêtes espagnoles. Assez banal à première vue, mais l'histoire est très bien menée, la narration est limpide et ce Harriet mériterait d'être un peu plus présent dans le monde impitoyable de la bd. Dès les premières pages, on est absorbés par les mésaventures de Marco et Orocomay dans un climat où la soif de l'or a rendu les hommes pervers, mesquins et surtout avides de pouvoirs. Le dessin de Mata était un peu figé dans les premiers albums mais s'est nettement amélioré par la suite. Une reflexion me vient à l'esprit: ce n'est pas toujours les meilleurs séries qui réussisent le mieux, la preuve en est encore faite, ici .
Dallas Barr
J'ai bien aimé cette série. L'histoire est originale (elle diffère du concept d'immortalité habituel), bien rythmée et avec pas mal de moment de remise en question. Les 2 derniers tomes sont un peu plus tordus au point de vue du scénario, mais c'est une série à lire !
Approximativement
C'est ce qu'on appelle une autobiographie, je trouve l'exercice plutôt bien réussi par Trondheim (en règle générale beaucoup d'auteurs s'y sont cassé les dents). Quant au niveau du dessin, c'est le style Trondheim, "bâclé" comme il le dit lui-même et pourtant furieusement personnel. On suit donc avec intérêt cette tranche de vie et on déguste les petites "anecdotes" (comme la mouche proposée au japonais)
Monsieur Noir
Monsieur Noir, c'est une petite fille toute mignonne-gentille-naïve ( mais pas tant que ça en fait ) qui n'a rien à faire là et est toute perdue au milieu d'une lutte sans merci pour le pouvoir. Tout rappelle le conte de fées, mais le rose à été échangé par du noir... L'ambiance est glaçante, grisante d'humour noir et de lutte absurde, de jeu cruel et sans merci, à se trahir les uns et les autres, à être gentil et méchant en même temps... tout ça magnifiquement illustré. Une excellente satire de notre société actuelle ! Attention, cette bd est fortement déconseillée aux amateurs de fin ( et de début, et d'histoire en général, en fait... )claire et rationnelle.
Sand Land
Un petit bijou d'humour et de fraicheur que ce manga. Pour ceux qui en ont marre de ces histoires à rallonge qui n'avancent pas que nous pondent savemment les mangaka, voici un oneshot pas mal du tout. C'est dans la veine de "un petit garçon très fort part vivre des aventures loin de chez lui", mais c'est plus original. Ici, le petit garçon est un jeune démon, et son père ne l'autorise à partir que s'il s'engage, à son retour, à ne "jouer sur sa console qu'une heure par jour, dans une pièce bien éclairée, le visage loin de l'écran". Les rebondissements se suivent, avec juste assez de rythme et d'originalité pour ne pas laisser le temps de s'ennuyer. La chute se laisse un peu trop facilement deviner, mais elle reste agréable à lire. Les dessins... ben, ce sont les mêmes que pour BDZ. Assez simple, pas très beaux mais efficaces, et puis les têtes des démons sont marrantes. Ceci dit, si vous n'achetez des mangas que pour vous en servir aux toilettes, soyez gentils, laissez celui-ci dans les rayoonns de votre librairie...
Rising Stars
Une histoire vive et empreinte de plus de profondeur qu'on se l'imagine au premier abord, avec des héros "spéciaux" très humains (trop peut-être) qui donnent à cette BD une réelle dimension, au-delà des vieux comics.