Et dire que cette série était la première publication de Thierry Robin! Quel dessin magnifique, quelle mise en page! C'est haut en couleurs. Certaines planches sont absolument magnifiques.
Côté scénario, les trois premiers tomes sont très réussis, je serais même prêt à leur donner 5 étoiles. Malheureusement la conclusion du dernier tome me laisse un peu dubitatif. Elle consiste en un changement de ton radical qui n'est pas, à mon avis, des plus heureux. Robin à voulu surprendre, mais du coup, on a l'impression qu'il nie le côté "conte" des trois premiers tomes. J'aimais cette simplicité et ce classicisme, la fin vient remettre en cause trop de choses à mon goût. Elle est intéréressante, mais ne me plaît qu'à moitié. J'aurais préféré une fin plus classique, ce n'est pourtant pas mon penchant naturel, mais une fin moderne pour conclure un récit très classique ne donne pas l'impression que l'auteur maîtrise réellement son récit. Une seconde lecture sera nécessaire pour me faire un avis définitif sur cette fin.
Cette BD mérite vraiment à mon avis que l' on se penche dessus. Au propre comme au figuré d' ailleurs, et si vous n' accrochez pas, ayez au moins l' honnêteté de reconnaitre que c' est une BD originale (tome3 page 40 vignette 5 a titre d' exemple, mais il y en a plein d' autres du même genre!!!) Lanfeust, la BD que quand on lui trouve plus d' intérêt y en a encore!
Ce premier tome est vraiment intéressant. Le dessin retranscrit une ambiance 19eme, et le trait vivant dessert bien l'histoire. Celle ci est une critique sarcastique des tares de nos sociétés et particulièrement de la "politique politicienne", de ses influences et manipulations. J'espère voir très vite arrivé la suite et pouvoir ainsi me délecter des aventures de "la voleuses du père fauteuil" et de son évolution au sein de cette société.
Les deux premiers volumes de la série sont tres prometteurs. Le mode de narration est tres original. On navigue entre le moment quand a lieu l'enquete (le présent), des flash back des jeux d'enfants du passé, et des apercus tres inquietants du futur ! Tout ca est tres bien construit et entretien un fort suspens ! J'ai hate de lire le tome 3.
Je donne cette note à l'ensemble de la trilogie que je trouve cependant inégale, si je devais détailler mes cotes je mettrai 4 au premier tome, 3 à la femme piège, album très réussi graphiquement mais un peu ennuyeux par moments et 5 au dernier tome, absolument magistral, à tous points de vue, le propos, le dessin, l'humour et sa profonde originalité (ce qui n'était pas le cas du premier tome)... 6 ans séparent chaque album et on apprécie d'autant plus toute l'évolution de Bilal. A lire si vous êtes fana de science-fiction. Une précaution néanmoins, on est loin des séries sf d'aujourd'hui (façon Sillage, Travis ou Nash) qui s'adressent surtout à un public d'adolescents et présentent de l'action "à l'américaine". Cette trilogie s'adresse à un public plus adulte, il n'y a pratiquement pas d'action chez Bilal, pas vraiment de suspense non plus, tout semble baigné dans une certaine immobilité. C'est dû également au dessin par lequel chaque personnage semble avoir la consistance d'une statue. Certains reprochent cela à Bilal, comme si cela relevait d'un incompétence de sa part à donner plus de mouvement à ses personnages. Je pense au contraire que cet effet est purement volontaire de sa part, il l'a accentué, il en rit même dans le troisième tome lorsqu'un des personnages secondaires, atteint de cimentite aigüe (maladie inventée pour l'occasion), se désagrège en poussière.
Alors là, je suis épaté ! Je connaissais Boucq par La Femme du magicien et Bouncer, c'est-à-dire en tant que dessinateur, mais alors Boucq au scénario (en plus du dessin), ça déménage !
Avec Jérôme Moucherot, on atteint des sommets dans l'absurde délirant, dans le nonsense. Assureur au quotidien, menant une vie de famille familiale, ayant un voisin un peu bricoleur dont le nom commence par Léonard et finit par "De Vinci", notre héros nous embarque dans univers résolument hors du commun, revisité avec bonheur par Boucq.
Le résultat est très très surprenant ! Quelque peu inégal aussi. J'ai adoré le tome 1 (), un peu moins le tome 2 (qui reste très bien), et encore un peu moins le tome 3 (en fait, malgré de très bonnes idées, je l'ai trouvé un peu long...). Le tome 4 pour sa part, m'a laissé un léger goût d'essoufflement... On y retrouve sous forme d'histoires courtes tout cet univers farfelu, mais voilà, on retrouve. :(
C'est un vrai bonheur que de voir "notre" quotidien ainsi mis en scène. Les jeux de mots, les situations, les points de vue sont très bien exploités.
Vraiment, je ne peux que vous conseiller de lire cette série, l'humour est très très décalé, et ça rafraichit !
Il est vrai que tout cela n'est pas fondamentalement original. D'innombrables romans et films ont déjà exploité ce thème.
Mais Taniguchi traite tout cela très bien et l'émotion est au rendez-vous, c'est ce qui compte, finalement.
De plus, j'aime beaucoup son découpage et le caractère apaisant de certaines cases. Cela nous change des mangas d'action.
On peut néanmoins regretter la manière dont Casterman l'a publié, pourquoi diviser en 3 tomes, ce qui n'en faisait qu'un au Japon? Et pourquoi inverser le sens de lecture, si c'est pour créer à certains endroits des problèmes de lecture?
C'est vrai que les aventures délirantes de Jérôme Moucherot valent le coup d'être lues, et achetées... C'est un univers dans lequel les jeux de mots deviennent des images. C'est d'autant plus fascinant que le dessin de Boucq, en revanche, est très réaliste. Cela donne à cette série un cachet tout à fait inédit. C'est ce que Boucq a fait de mieux...
Et je suis d'accord avec The Patrick, "Les dents du recoin" est le meilleur de la série, à lui seul il mériterait 5 étoiles, mais les autres sont très bien aussi.
Sympa ce one-shot, si vous aimez les westerns, les ambiances poussiéreuses, les cow-boys et les beaux paysages, vous allez adorer!
L’histoire est sympa, facile à suivre, intéressante, bien construite, … mais un peu classique. Bon rien de grave hein, après tout c’est un western, on peut difficilement innover dans le genre. Donc chouette histoire! Les personnages sont biens décrits et réalistes, on a le riche, la prostituée, le héros faible, le dur à cuire, … toute la panoplie du bon western ! L’action est variée, poursuites, cache, combat, trahison, vengeance, … on ne s’ennuie pas…
Le dessin est excellent, que c’est beau, vraiment j’adore. Les couleurs collent vraiment à ce genre d’histoire, et les paysages sont magnifiques!
Voila, un western pas révolutionnaire mais très très bien, que je conseille à tous les fans du genre, et même aux autres! Achetez!
Qu'il me soit permis d'apporter ici ma pierre à l'édifice des critiques de "Blacksad" disponibles sur bdtheque. J'ai craqué comme tant d'autres après avoir lu des réactions de lecteurs enthousiastes, et si certains d'entre vous arrivent après la bataille (c'est-à-dire après l'effervescence liée à la parution d'une nouveauté), il serait dommage qu'ils ratent "Blacksad". Amis bédéphiles internautes, vous êtes impardonnables si vous n'avez pas lu cette étonnante bande dessinée espagnole !
On a rappelé avant moi la prestigieuse signature de la préface (Loisel himself qui s'essaye pour la première fois à cet exercice). On s'est longuement extasié sur un dessin effectivement époustouflant de maîtrise. Rarement la bande dessinée animalière aura trouvé pareil ambassadeur ! L'univers de "Blacksad" est proche de celui du Canardo de Benoît Sokal, en un peu moins glauque et desespéré tout de même. Et Blacksad n'est pas un anti-héros... Le parallèle n'a donc rien d'une filiation inavouée. Guarnido tient son propre style bien en plume, et risque d'en inspirer plus d'un à l'avenir. Le scénario de Canales, certes un brin en retrait par rapport au dessin (la tâche était rude...) reste fort réussi : la voix off installe très vite l'ambiance, les situations sont bien trouvées, les personnages sont remarquablement esquissés (oui, le dessin y est pour beaucoup, mais pas seulement !), le découpage est dynamique et il n'y a aucune fausse note du début à la fin.
Dessin splendide, fort bon scénario. On est bien en présence d'un des incontournables de l'année 2000, sur les talons d'un "From Hell" dans le top des albums de la fin du deuxième millénaire. Alors bonne lecture...
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Rouge de Chine
Et dire que cette série était la première publication de Thierry Robin! Quel dessin magnifique, quelle mise en page! C'est haut en couleurs. Certaines planches sont absolument magnifiques. Côté scénario, les trois premiers tomes sont très réussis, je serais même prêt à leur donner 5 étoiles. Malheureusement la conclusion du dernier tome me laisse un peu dubitatif. Elle consiste en un changement de ton radical qui n'est pas, à mon avis, des plus heureux. Robin à voulu surprendre, mais du coup, on a l'impression qu'il nie le côté "conte" des trois premiers tomes. J'aimais cette simplicité et ce classicisme, la fin vient remettre en cause trop de choses à mon goût. Elle est intéréressante, mais ne me plaît qu'à moitié. J'aurais préféré une fin plus classique, ce n'est pourtant pas mon penchant naturel, mais une fin moderne pour conclure un récit très classique ne donne pas l'impression que l'auteur maîtrise réellement son récit. Une seconde lecture sera nécessaire pour me faire un avis définitif sur cette fin.
Lanfeust de Troy
Cette BD mérite vraiment à mon avis que l' on se penche dessus. Au propre comme au figuré d' ailleurs, et si vous n' accrochez pas, ayez au moins l' honnêteté de reconnaitre que c' est une BD originale (tome3 page 40 vignette 5 a titre d' exemple, mais il y en a plein d' autres du même genre!!!) Lanfeust, la BD que quand on lui trouve plus d' intérêt y en a encore!
La Voleuse du Père Fauteuil
Ce premier tome est vraiment intéressant. Le dessin retranscrit une ambiance 19eme, et le trait vivant dessert bien l'histoire. Celle ci est une critique sarcastique des tares de nos sociétés et particulièrement de la "politique politicienne", de ses influences et manipulations. J'espère voir très vite arrivé la suite et pouvoir ainsi me délecter des aventures de "la voleuses du père fauteuil" et de son évolution au sein de cette société.
20th Century Boys
Les deux premiers volumes de la série sont tres prometteurs. Le mode de narration est tres original. On navigue entre le moment quand a lieu l'enquete (le présent), des flash back des jeux d'enfants du passé, et des apercus tres inquietants du futur ! Tout ca est tres bien construit et entretien un fort suspens ! J'ai hate de lire le tome 3.
La Trilogie Nikopol
Je donne cette note à l'ensemble de la trilogie que je trouve cependant inégale, si je devais détailler mes cotes je mettrai 4 au premier tome, 3 à la femme piège, album très réussi graphiquement mais un peu ennuyeux par moments et 5 au dernier tome, absolument magistral, à tous points de vue, le propos, le dessin, l'humour et sa profonde originalité (ce qui n'était pas le cas du premier tome)... 6 ans séparent chaque album et on apprécie d'autant plus toute l'évolution de Bilal. A lire si vous êtes fana de science-fiction. Une précaution néanmoins, on est loin des séries sf d'aujourd'hui (façon Sillage, Travis ou Nash) qui s'adressent surtout à un public d'adolescents et présentent de l'action "à l'américaine". Cette trilogie s'adresse à un public plus adulte, il n'y a pratiquement pas d'action chez Bilal, pas vraiment de suspense non plus, tout semble baigné dans une certaine immobilité. C'est dû également au dessin par lequel chaque personnage semble avoir la consistance d'une statue. Certains reprochent cela à Bilal, comme si cela relevait d'un incompétence de sa part à donner plus de mouvement à ses personnages. Je pense au contraire que cet effet est purement volontaire de sa part, il l'a accentué, il en rit même dans le troisième tome lorsqu'un des personnages secondaires, atteint de cimentite aigüe (maladie inventée pour l'occasion), se désagrège en poussière.
Jérôme Moucherot
Alors là, je suis épaté ! Je connaissais Boucq par La Femme du magicien et Bouncer, c'est-à-dire en tant que dessinateur, mais alors Boucq au scénario (en plus du dessin), ça déménage ! Avec Jérôme Moucherot, on atteint des sommets dans l'absurde délirant, dans le nonsense. Assureur au quotidien, menant une vie de famille familiale, ayant un voisin un peu bricoleur dont le nom commence par Léonard et finit par "De Vinci", notre héros nous embarque dans univers résolument hors du commun, revisité avec bonheur par Boucq. Le résultat est très très surprenant ! Quelque peu inégal aussi. J'ai adoré le tome 1 (
), un peu moins le tome 2 (qui reste très bien), et encore un peu moins le tome 3 (en fait, malgré de très bonnes idées, je l'ai trouvé un peu long...). Le tome 4 pour sa part, m'a laissé un léger goût d'essoufflement... On y retrouve sous forme d'histoires courtes tout cet univers farfelu, mais voilà, on retrouve. :(
C'est un vrai bonheur que de voir "notre" quotidien ainsi mis en scène. Les jeux de mots, les situations, les points de vue sont très bien exploités.
Vraiment, je ne peux que vous conseiller de lire cette série, l'humour est très très décalé, et ça rafraichit !
Le Journal de mon père
Il est vrai que tout cela n'est pas fondamentalement original. D'innombrables romans et films ont déjà exploité ce thème. Mais Taniguchi traite tout cela très bien et l'émotion est au rendez-vous, c'est ce qui compte, finalement. De plus, j'aime beaucoup son découpage et le caractère apaisant de certaines cases. Cela nous change des mangas d'action. On peut néanmoins regretter la manière dont Casterman l'a publié, pourquoi diviser en 3 tomes, ce qui n'en faisait qu'un au Japon? Et pourquoi inverser le sens de lecture, si c'est pour créer à certains endroits des problèmes de lecture?
Jérôme Moucherot
C'est vrai que les aventures délirantes de Jérôme Moucherot valent le coup d'être lues, et achetées... C'est un univers dans lequel les jeux de mots deviennent des images. C'est d'autant plus fascinant que le dessin de Boucq, en revanche, est très réaliste. Cela donne à cette série un cachet tout à fait inédit. C'est ce que Boucq a fait de mieux... Et je suis d'accord avec The Patrick, "Les dents du recoin" est le meilleur de la série, à lui seul il mériterait 5 étoiles, mais les autres sont très bien aussi.
On a tué Wild Bill
Sympa ce one-shot, si vous aimez les westerns, les ambiances poussiéreuses, les cow-boys et les beaux paysages, vous allez adorer! L’histoire est sympa, facile à suivre, intéressante, bien construite, … mais un peu classique. Bon rien de grave hein, après tout c’est un western, on peut difficilement innover dans le genre. Donc chouette histoire! Les personnages sont biens décrits et réalistes, on a le riche, la prostituée, le héros faible, le dur à cuire, … toute la panoplie du bon western ! L’action est variée, poursuites, cache, combat, trahison, vengeance, … on ne s’ennuie pas… Le dessin est excellent, que c’est beau, vraiment j’adore. Les couleurs collent vraiment à ce genre d’histoire, et les paysages sont magnifiques! Voila, un western pas révolutionnaire mais très très bien, que je conseille à tous les fans du genre, et même aux autres! Achetez!
Blacksad
Qu'il me soit permis d'apporter ici ma pierre à l'édifice des critiques de "Blacksad" disponibles sur bdtheque. J'ai craqué comme tant d'autres après avoir lu des réactions de lecteurs enthousiastes, et si certains d'entre vous arrivent après la bataille (c'est-à-dire après l'effervescence liée à la parution d'une nouveauté), il serait dommage qu'ils ratent "Blacksad". Amis bédéphiles internautes, vous êtes impardonnables si vous n'avez pas lu cette étonnante bande dessinée espagnole ! On a rappelé avant moi la prestigieuse signature de la préface (Loisel himself qui s'essaye pour la première fois à cet exercice). On s'est longuement extasié sur un dessin effectivement époustouflant de maîtrise. Rarement la bande dessinée animalière aura trouvé pareil ambassadeur ! L'univers de "Blacksad" est proche de celui du Canardo de Benoît Sokal, en un peu moins glauque et desespéré tout de même. Et Blacksad n'est pas un anti-héros... Le parallèle n'a donc rien d'une filiation inavouée. Guarnido tient son propre style bien en plume, et risque d'en inspirer plus d'un à l'avenir. Le scénario de Canales, certes un brin en retrait par rapport au dessin (la tâche était rude...) reste fort réussi : la voix off installe très vite l'ambiance, les situations sont bien trouvées, les personnages sont remarquablement esquissés (oui, le dessin y est pour beaucoup, mais pas seulement !), le découpage est dynamique et il n'y a aucune fausse note du début à la fin. Dessin splendide, fort bon scénario. On est bien en présence d'un des incontournables de l'année 2000, sur les talons d'un "From Hell" dans le top des albums de la fin du deuxième millénaire. Alors bonne lecture...