A première vue, je n'étais pas très chaud pour "Short Program"... Le dessin est en effet plutôt peu attirant : des cases assez vides, beaucoup de gros plans, des personnages assez difficiles à différencier... rien qui me donne vraiment envie de le lire.
Mais pourtant, passé la première histoire, on s'aperçoit que ces petites nouvelles sont très agréables. Brodées autour du sentiment amoureux façon fleur bleue / adolescent, elles en proposent de nombreuses variations, quasiment toujours originales, parfois surprenantes, et nous font ressentir à la lecture diverses émotions, tout en nuances et en finesse... et on se retrouve à sourire, bêtement, tendrement, ou carrément hilare.
Petit bémol tout de même : le découpage et la grande ressemblance de certaines personnages font qu'on a parfois un peu de mal à suivre l'action. Mais passé ces petites difficultés, restent des histoires vraiment agréables.
Bon, 4/5, j'ai peut-être eu le bon rélexe que préconisait un internaute : ne pas lire le tome 3 (que je n'ai même pas trouvé), mais je sais bien que lorsque je l'aurai trouvé je le lirai... je suis un esprit faible (sanglots...).
Dans la catégorie des oeuvres bien sombres qui nous dépeignent un univers glauque où s'ébattent des prontagonistes que l'on retrouve plus souvent dans un bar sordide et enfumé à cloper avec un tueur à gages que dans un champ de pâquerettes avec Bambi (bon, ce n'est pas une critique, chacun ses fréquentations), elle remplit bien son rôle, et après l'avoir lue on rentre à la maison se guérir à grand coup de "Télétubies" (c'est la petite soeur qui va gueuler).
Pour la vision de New-York qui tourne autour de "ville de merde remplie de délinquants et fouettant du caniveau", j'ai plus tendance à faire confiance à "Soda", mais bon, j'ai jamais fichu les pieds aux U.S.A alors... Enfin j'ai trouvé que ça avait tendance à exagérer délibérement la description de cette ville en espérant que le lecteur moyen qui n'y a jamais mis les pieds gobe ça parce que de toute façon c'est la même chose qu'il voit à la télé...
Pour le scénario rien à dire j'ai trouvé ça bien mené, et si la même histoire est racontée deux fois, chaque version apporte son lot d'informations et d'intérêts.
Bon, reste à trouver le troisième au risque de baisser la note.
SUITE APRES LE TOME 3:
Rho: on m'en avait dit tellement de mal que j'ai été bien surpris.
Bon, O.K, finir cette série par une réflexion écolos sur les Indiens on peut se demander ce que ca vient fiche !
Mais sinon j'ai trouvé cette troisième histoire intressante et ça renouvelais assez le cadre de la B.D.
Oh oui, c'est glauque et malsain. Tezuka brosse le parcours tourmenté d'un garçon devenu un vrai psychopathe manipulateur, capable des pires crimes. Il y a du meurtre, du viol... C'est assez déroutant et malgré tout, la lecture finit par ne pas être si désagréable, on se surprend presque à trouver à ce personnage des excuses. Son "ami" curé est tiraillé entre le balancer aux flics et en finir lui-même, mais il manque de force de caractère.
Le dernier chapitre part sur une espèce de vague terroriste et ça m'intéresse de voir la suite.
Côté dessins, c'est du Tezuka donc ce n'est pas très beau, et c'est parfois caricatural, mais personnellement ça ne me gêne pas.
Tome 2
Le 14 juin 2004.
Mais ça devient carrément excellent tout ça. L'histoire s'oriente vers une sorte d'enquête policière pour retrouver les personnes derrière "l'affaire du MW" et qui ont tout couvert. Le côté sordide est beaucoup moins présent je trouve et moins malsain. Du moins on n'a pas la sensation de malaise qu'on pouvait ressentir au premier tome. Bref ça se dévore comme du petit lait ou du petit manga. Du Tezuka très efficace, et allez je lui mets 4 étoiles.
L'adaptation de Tonkam est plutôt bien si ce n'est le sens de lecture à l'occidentale, mais enfin pour 5 euros c'est très correct.
Tome 3
Je dirais 3/5, j'ai bien aimé mais je n'ai rien trouvé de génial. On suit Yuki dans la poursuite de son plan machiavélique et bien décidé à tout pour réussir, on connaît enfin son vrai visage dans ce tome. Je n'ai pas été déçu par la fin contrairement à certains avis que j'ai pu lire, je la trouve assez logique et bien dans l'esprit de la série.
Petit format (17 x 25cm) chez Treize Etrange, cet album d'inspiration très biographique, est (je cite) librement adapté du texte de Giacomo Casanova : Histoire de ma fuite des prisons de Venise.
On pourrait craindre que cette source historique et le fait qu'il s'agisse d'une adaptation en fassent une lecture ennuyeuse, et pourtant non ! Si le début peut paraître légèrement désuet, la mise en scène est en revanche très vivante, très actuelle.
Le dessin y est évidemment pour beaucoup : d'un style bien particulier, rappelant assez celui de Blain, il rend à merveille les expressions. Les pages où Casanova entre dans son cachot, par exemple, sont tout particulièrement saisissantes et terribles... J'avoue avoir été impressionné. O_o
Et ne vous laissez pas tromper par son apparence assez naïve, l'histoire en elle-même est assez terrible et inquiétante... et la scène qui clôt ce volume vraiment superbe. :)
Bref, un petit album vraiment réussi, chez un éditeur que j'apprécie.
Tome 2 :
Enfermé dans les plombs, Casanova va essayer durant tout cet album de s'échapper. Arrive l'hiver, puis l'été. Les compagnons de cellule se succèdent, plus ou moins agréables. Quelques flashbacks viennent élargir l'histoire. A l'extérieur Monsieur de Bragadin fait son possible pour aider Casanova...
Ce tome se révèle tout aussi passionnant - si ce n'est plus ! - que le premier. Le sujet (l'enfermement en prison) pourrait laisser craindre des longueurs, une certaine mollesse, il n'en est rien ! C'est bien simple, l'album est passionnant du début à la fin, sans aucun temps mort. Les différentes scènes s'enchaînent au millimètre près, en suscitant une espèce de passion fiévreuse un peu à l'image de celle de Casanova au fur et à mesure qu'il approche de son but.
Le Casanova dépeint est un personnage ironique, pétillant de malice. Mais même sans cela un humour léger et un peu suranné imprègne ces pages, et même si le sujet n'est pas spécialement drôle, il est traité sans dramatisation aucune. Je ne peux pas comparer avec le texte original de Casanova, mais en tout cas cette adaptation est une vraie réussite.
Une lecture vraiment agréable et passionnante. Je lui mets un 5 pour marquer le coup (sinon ce serait 4,5). En tout cas une excellente série.
Bon, c'est peut-être un peu abuser d'avoir posté ce tome en tant que série, puisque c'est en fait une compile rubridingodossienne d'inédits, d'où le titre. Très bonne surprise, il ne s'agit pas d'un best of foireux de gags archi-connus, mais de réels inédits qui sont très plaisants et font partie de très bon crus du grand Gotlib. Cet album se doit donc d'être dans la bdthèque de tous les amateurs de cet auteur incontournable.
On nage à nouveau dans une ambiance délirante avec cette nouvelle oeuvre de Smudja. Si l'histoire repose en effet sur des éléments historiques tangibles, elle sert surtout de prétexte à un joyeux délire, à une folle saranbande qui laisse pantois et souriant. Le dessin (c'est tellement réducteur de l'appeler ainsi d'ailleurs, tant on sent en filigrane, la patte du peintre derrière), est époustouflant. Comme il l'avait fait pour "Vincent & Van gogh", Smudja s'est en effet inspiré du travail des peintres qu'il évoque, pour donner à son propos l'aspect d'un hommage grandiose et décalé.
Je ne peux dire qu'un mot, c'est superbe.
N'ouvrez pas cette bd pour trouver une histoire à décortiquer. Ouvrez la pour le plaisir des yeux et des doigts qui caressent les images.
Pour aimer le cinéma en général et celui de l'âge d'or hollywoodien des années 40, j'ai vraiment accroché à cette mini série.
Les scénarios sont de qualité plus qu'honorable. Le graphisme est assez inégal (il passe d'une impression de fait à la va vite, à une incontestable maîtrise), mais tient la route de bout en bout.
Assurément une belle réussite, que j'ai découvert grâce à l'intégrale.
J'hésite franchement entre 3/5 et 4/5. Je suis un grand amateur de western, et j'ai lu celui-ci après avoir vu les bonnes critiques sur ce site.
Côté dessin, c'est parfait. Comme dans "Wayne Redlake", le dessin de Lamy sert parfaitement l'ambiance western spaghetti. Je ne vois pas comment ça pourrait être mieux. J'espère que Lamy nous dessinera encore des perles de ce genre.
Côté scénario, je trouve que tout tourne un peu trop autour des deux demoiselles. On a vraiment l'impression que, sortie de leur affrontement, la BD est complètement creuse. Aucun suspense, aucune originalité.
Ah si, tout de même, une scène de duel sur deux pages : superbe. C'est elle qui fera pencher pour le 4/5.
Je ne suis pas un très grand fan de la BD de western, plus par méconnaissance du sujet qu'autre chose mais les aventures de Jonathan Cartland m'ont bien plu.
Le style de Blanc Dumont est très précis et fouillé. Les costumes, décors et le contexte en général sont très étudiés. L'ensemble souffre peut-être de ce fait d'une certaine lourdeur, mais on a visiblement affaire à quelqu'un qui sait manier un crayon à la perfection.
Les scénarios ne sont pas tous des chefs d'oeuvre, mais certains d'entre eux ("le Fantôme de Wah Kee", "les Doigts du Chaos", "Silver Canyon") recèlent une originalité, mêlant souvent un peu d'érotisme et de fantastique, et aboutissent alors à de grandes réussites.
Pour le moins, la série tient la comparaison face à "Blueberry".
"Nuits Eternelles" est ma première prise de contact avec l'oeuvre de Gaiman en BD (j'étais déjà fan des romans et nouvelles. Je me suis rendu compte a posteriori que c'était une erreur, et que je suis du coup passé à côté d'une bonne partie de cet album.
Mais bon, je ne regrette rien parce que le lire m'a procuré un réel plaisir tant les histoires sont originales et subtiles, et le talent de certains des dessinateurs est impressionnant.
Sur ce dernier point, l'ensemble reste quand même très inégal. Certains chapitres sont des merveilles graphiques (Dream, Destiny, Desire), d'autres franchement moyens(Death, Destruction) et d'autres enfin, un peu trop "expérimentaux" à mon goût (Delirium, Despair).
Le tout constitue cependant une fresque envoûtante, et dans mon cas précis, un appel à la découverte du reste de Sandman.
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Short program
A première vue, je n'étais pas très chaud pour "Short Program"... Le dessin est en effet plutôt peu attirant : des cases assez vides, beaucoup de gros plans, des personnages assez difficiles à différencier... rien qui me donne vraiment envie de le lire. Mais pourtant, passé la première histoire, on s'aperçoit que ces petites nouvelles sont très agréables. Brodées autour du sentiment amoureux façon fleur bleue / adolescent, elles en proposent de nombreuses variations, quasiment toujours originales, parfois surprenantes, et nous font ressentir à la lecture diverses émotions, tout en nuances et en finesse... et on se retrouve à sourire, bêtement, tendrement, ou carrément hilare. Petit bémol tout de même : le découpage et la grande ressemblance de certaines personnages font qu'on a parfois un peu de mal à suivre l'action. Mais passé ces petites difficultés, restent des histoires vraiment agréables.
Berceuse assassine
Bon, 4/5, j'ai peut-être eu le bon rélexe que préconisait un internaute : ne pas lire le tome 3 (que je n'ai même pas trouvé), mais je sais bien que lorsque je l'aurai trouvé je le lirai... je suis un esprit faible (sanglots...). Dans la catégorie des oeuvres bien sombres qui nous dépeignent un univers glauque où s'ébattent des prontagonistes que l'on retrouve plus souvent dans un bar sordide et enfumé à cloper avec un tueur à gages que dans un champ de pâquerettes avec Bambi (bon, ce n'est pas une critique, chacun ses fréquentations), elle remplit bien son rôle, et après l'avoir lue on rentre à la maison se guérir à grand coup de "Télétubies" (c'est la petite soeur qui va gueuler). Pour la vision de New-York qui tourne autour de "ville de merde remplie de délinquants et fouettant du caniveau", j'ai plus tendance à faire confiance à "Soda", mais bon, j'ai jamais fichu les pieds aux U.S.A alors... Enfin j'ai trouvé que ça avait tendance à exagérer délibérement la description de cette ville en espérant que le lecteur moyen qui n'y a jamais mis les pieds gobe ça parce que de toute façon c'est la même chose qu'il voit à la télé... Pour le scénario rien à dire j'ai trouvé ça bien mené, et si la même histoire est racontée deux fois, chaque version apporte son lot d'informations et d'intérêts. Bon, reste à trouver le troisième au risque de baisser la note. SUITE APRES LE TOME 3: Rho: on m'en avait dit tellement de mal que j'ai été bien surpris. Bon, O.K, finir cette série par une réflexion écolos sur les Indiens on peut se demander ce que ca vient fiche ! Mais sinon j'ai trouvé cette troisième histoire intressante et ça renouvelais assez le cadre de la B.D.
MW
Oh oui, c'est glauque et malsain. Tezuka brosse le parcours tourmenté d'un garçon devenu un vrai psychopathe manipulateur, capable des pires crimes. Il y a du meurtre, du viol... C'est assez déroutant et malgré tout, la lecture finit par ne pas être si désagréable, on se surprend presque à trouver à ce personnage des excuses. Son "ami" curé est tiraillé entre le balancer aux flics et en finir lui-même, mais il manque de force de caractère. Le dernier chapitre part sur une espèce de vague terroriste et ça m'intéresse de voir la suite. Côté dessins, c'est du Tezuka donc ce n'est pas très beau, et c'est parfois caricatural, mais personnellement ça ne me gêne pas. Tome 2 Le 14 juin 2004. Mais ça devient carrément excellent tout ça. L'histoire s'oriente vers une sorte d'enquête policière pour retrouver les personnes derrière "l'affaire du MW" et qui ont tout couvert. Le côté sordide est beaucoup moins présent je trouve et moins malsain. Du moins on n'a pas la sensation de malaise qu'on pouvait ressentir au premier tome. Bref ça se dévore comme du petit lait ou du petit manga. Du Tezuka très efficace, et allez je lui mets 4 étoiles. L'adaptation de Tonkam est plutôt bien si ce n'est le sens de lecture à l'occidentale, mais enfin pour 5 euros c'est très correct. Tome 3 Je dirais 3/5, j'ai bien aimé mais je n'ai rien trouvé de génial. On suit Yuki dans la poursuite de son plan machiavélique et bien décidé à tout pour réussir, on connaît enfin son vrai visage dans ce tome. Je n'ai pas été déçu par la fin contrairement à certains avis que j'ai pu lire, je la trouve assez logique et bien dans l'esprit de la série.
Casanova sous les Plombs de Venise
Inédits
Bon, c'est peut-être un peu abuser d'avoir posté ce tome en tant que série, puisque c'est en fait une compile rubridingodossienne d'inédits, d'où le titre. Très bonne surprise, il ne s'agit pas d'un best of foireux de gags archi-connus, mais de réels inédits qui sont très plaisants et font partie de très bon crus du grand Gotlib. Cet album se doit donc d'être dans la bdthèque de tous les amateurs de cet auteur incontournable.
Le Cabaret des Muses (Le Bordel des Muses)
On nage à nouveau dans une ambiance délirante avec cette nouvelle oeuvre de Smudja. Si l'histoire repose en effet sur des éléments historiques tangibles, elle sert surtout de prétexte à un joyeux délire, à une folle saranbande qui laisse pantois et souriant. Le dessin (c'est tellement réducteur de l'appeler ainsi d'ailleurs, tant on sent en filigrane, la patte du peintre derrière), est époustouflant. Comme il l'avait fait pour "Vincent & Van gogh", Smudja s'est en effet inspiré du travail des peintres qu'il évoque, pour donner à son propos l'aspect d'un hommage grandiose et décalé. Je ne peux dire qu'un mot, c'est superbe. N'ouvrez pas cette bd pour trouver une histoire à décortiquer. Ouvrez la pour le plaisir des yeux et des doigts qui caressent les images.
Woogee
Pour aimer le cinéma en général et celui de l'âge d'or hollywoodien des années 40, j'ai vraiment accroché à cette mini série. Les scénarios sont de qualité plus qu'honorable. Le graphisme est assez inégal (il passe d'une impression de fait à la va vite, à une incontestable maîtrise), mais tient la route de bout en bout. Assurément une belle réussite, que j'ai découvert grâce à l'intégrale.
Trio Grande - Adios Palomita
J'hésite franchement entre 3/5 et 4/5. Je suis un grand amateur de western, et j'ai lu celui-ci après avoir vu les bonnes critiques sur ce site. Côté dessin, c'est parfait. Comme dans "Wayne Redlake", le dessin de Lamy sert parfaitement l'ambiance western spaghetti. Je ne vois pas comment ça pourrait être mieux. J'espère que Lamy nous dessinera encore des perles de ce genre. Côté scénario, je trouve que tout tourne un peu trop autour des deux demoiselles. On a vraiment l'impression que, sortie de leur affrontement, la BD est complètement creuse. Aucun suspense, aucune originalité. Ah si, tout de même, une scène de duel sur deux pages : superbe. C'est elle qui fera pencher pour le 4/5.
Cartland
Je ne suis pas un très grand fan de la BD de western, plus par méconnaissance du sujet qu'autre chose mais les aventures de Jonathan Cartland m'ont bien plu. Le style de Blanc Dumont est très précis et fouillé. Les costumes, décors et le contexte en général sont très étudiés. L'ensemble souffre peut-être de ce fait d'une certaine lourdeur, mais on a visiblement affaire à quelqu'un qui sait manier un crayon à la perfection. Les scénarios ne sont pas tous des chefs d'oeuvre, mais certains d'entre eux ("le Fantôme de Wah Kee", "les Doigts du Chaos", "Silver Canyon") recèlent une originalité, mêlant souvent un peu d'érotisme et de fantastique, et aboutissent alors à de grandes réussites. Pour le moins, la série tient la comparaison face à "Blueberry".
Sandman - Nuits Éternelles
"Nuits Eternelles" est ma première prise de contact avec l'oeuvre de Gaiman en BD (j'étais déjà fan des romans et nouvelles. Je me suis rendu compte a posteriori que c'était une erreur, et que je suis du coup passé à côté d'une bonne partie de cet album. Mais bon, je ne regrette rien parce que le lire m'a procuré un réel plaisir tant les histoires sont originales et subtiles, et le talent de certains des dessinateurs est impressionnant. Sur ce dernier point, l'ensemble reste quand même très inégal. Certains chapitres sont des merveilles graphiques (Dream, Destiny, Desire), d'autres franchement moyens(Death, Destruction) et d'autres enfin, un peu trop "expérimentaux" à mon goût (Delirium, Despair). Le tout constitue cependant une fresque envoûtante, et dans mon cas précis, un appel à la découverte du reste de Sandman.