Sans les dythirambiques avis ci-dessous, je doute que j'aurais jamais acheté cette BD dont je trouve la couverture trop froide et pas assez explicite pour me donner envie. Le contenu historique et quasi-véridique ne m'attirait guère non plus à lire le résumé. Et pourtant, j'ai adoré ma lecture.
Le point extrêmement fort de cette BD à mon avis est sa mise en page et sa narration. La construction de Malet est vraiment excellente, usant de méthodes narratives empruntées parfois au cinéma (la présentation des personnages par exemple) et usant d'une très grande partie de ce que le média BD peut apporter à un récit. C'est très fort, je trouve, et cela m'épate de voir autant de talent et de maîtrise narrative chez un auteur qui ne semble pas avoir une très longue carrière derrière lui.
A côté de cela, je trouve que le dessin est un peu moins bon, nettement moins professionnel par moment. Je lui reproche en effet certains visages un peu trop "cartoon" notamment lorsqu'ils s'énervent (Malet surtout évidemment). Cet aspect un peu fantaisiste tranche trop pour moi avec le sérieux et la force du récit.
Mais en dehors de ce petit reproche, de beaux aplats de noir, une assez bonne maîtrise du contraste et du noir et blanc, une belle mise en page, des décors et personnages très corrects en règle général, me font trouver cette BD néanmoins pourvu d'un dessin tout à fait acceptable et agréable à lire.
Vient enfin le scénario pour lequel l'auteur a fait un beau travail de documentation. Mais comme il le dit dans son intéressant épilogue, autant tous les évènements narrés ici sont sensés être véridiques, avec chaque détail, chaque anecdote de son récit proveannt de l'un ou l'autre des livres historiques sur le sujet, autant l'Histoire n'est pas faite de certitudes et l'auteur a donc romancé selon ses envies et besoins pour créer un récit véritablement prenant.
Cela donne donc une histoire digne d'un formidable polar politique, un complot incroyable et intelligent, une préparation digne d'un film de hold-up tel qu'Ocean's Eleven, et le tout rehaussé dans sa force par le fait qu'il s'agisse d'évènements véridiques et tellement extraordinaires.
Bigrement intéressant historiquement parlant, formidablement raconté, très prenant et vraiment bien au final.
Excellent. Un des plus beaux dessins que j'ai vu, tout en aquarelle, vraiment réaliste, une histoire simple mais tellement réaliste et belle. Une BD qui ne peut laisser insensible que les obtus.
A lire.
Casanova fut interné a Venise (dans les plombs de Venise) pendant une periode de sa vie qui reste meconnue. Cette BD propose d'eclaircir cette histoire. Les deux premiers tomes sont vraiment intriguants. Ca ressemble a Blain (Isaac le Pirate) coté dessin et pour l'instant ca ne faiblit pas. Les expressions des personnages sont bien rendues et on ne sort jamais de l'histoire (ce qui est bluffant car ca reste quand meme un huis clot).
Le scenario lui aussi va lorgner du coté des deux premiers tomes d'Isaac: c'est tres fluide et poétique. C'est de la grande BD.
Je reactualise cet avis apres avoir lu le dernier tome (3 tomes au total) qui ne fait que confirmer la bonne impression des premiers tomes. Une BD a lire absolument.
"Blacksad" est une des BD-phares du moment. Elle est l'objet d'un véritable engouement populaire, et ce pour de multiples raisons.
Tout d'abord la BD est originale dans bien des aspects et, si l'on peut dire, apporte quelque chose de neuf dans le monde du 9ème art.
"Blacksad" n'est évidemment pas la première série qui met en scène des animaux se comportant comme des humains. La fameuse BD "De capes et de crocs" est un exemple assez éloquent. Néanmoins le traitement est ici tout à fait particulier. En effet, ces animaux évoluent dans un environnement familier (paysage urbain américain habituel), et rien, hormis bien sûr leur apparence, ne pourrait laisser croire qu'ils ne sont pas "hommes".
Et c'est là que se situe tout l'intérêt, parmi tant d'autres, de la série: à la manière du célèbre fabuliste De la Fontaine qui cherchait à dénoncer les travers de la cour de Louis XIV, tous les vices, tous les aspects les plus noirs de l'âme humaine sont analysés avec une acuité rare, par le prisme innocent d'une faune variée et bigarrée. Ce paradoxe n'a pour but que de rendre l'analyse plus évidente, plus flagrante, et par là-même de faire naître une prise de conscience chez le lecteur, qui, sans cet habile procédé, ne se serait sans doute pas aperçu du "message".
Abordons maintenant cette BD sous l'angle du graphisme. Les dessins en eux-mêmes sont d'une grande qualité, quand bien même ils ne seraient pas sublimes. Malgré tout, le dessinateur a un talent certain pour dessiner les corps, de même que pour les expressions sur les visages.
La mise en place d'une ambiance sombre grâce à des couleurs bien choisies, une vraie ambiance de film noir américain, participe également à l'intérêt de la série. Mais ce qui m'a en premier lieu surpris, c'est le découpage: les cadrages sont d'une précision et d'une minutie allucinantes. Grâce à cela, le récit est d'une fluidité et d'un dynamisme incroyable, on se croirait vraiment devant un film. En cela, "Blacksad" se rapproche des mangas, sans tomber cependant dans l'extravagance graphique de ces derniers.
Mais bien avant l'originalité qu'elle peut apporter, "Blacksad" reste un polar dans toutes les règles de l'art. Ce sont avant tout les tribulations de ce policier désabusé bien plus que blasé qui fonde l'attrait de la BD. La construction de sa personnalité est une réussite: on s'attache à lui, on voit qu'il ne se résume à sa vie professionnelle, qu'il doute sur lui-même et n'est pas infaillible. Les personnages secondaires sont d'une profondeur peu atteinte en bande-dessinée. Les scénarios sont de très bonne facture, bien que l'on puisse reprocher que les conclusions soient le fait de la fatalité plutôt que de l'intelligence et de la persévérence de l'enquêteur.
Cependant les histoires permettent d'aborder, comme il a été dit précédemment, des thèmes graves et non moins importants: la précarité, le racisme, l'adultère...
Cette BD aux dessins très bons et à la construction parfaite se présente donc, outre quelques aspects originaux très intéressants, comme un polar efficace, qui toutefois a le mérite de nous faire pencher habilement sur des faits de société, et par là-même, de nous faire réfléchir.
N'oublions pas que seuls deux tomes de cette série ont été publiés. Espérons que les prochains albums de "Blacksad" atteigneront le niveau des deux premiers, et que le souffle ne retombera pas...
Un très bon Batman, sans doute le meilleur que j’ai lu à ce jour (je le préfère même à son « grand frère » Batman - Dark Knight). Miller est inspiré, et l’histoire est très bonne et sombre au possible, avec des politiciens et des flics plus pourris que jamais. Les deux personnages principaux, Bruce Wayne et James Gordon, sont décrit avec beaucoup de profondeur et de finesse. Alfred, lui, est toujours aussi drôle avec ses remarques ironiques.
Je trouve le dessin très bon, et bien adapté à la noirceur du récit.
Bref, je le répète, un très bon Batman, que tout fan de Miller ou de l’homme chauve-souris se doit de lire.
"Les Naufragés d'Ythaq", c’est un mélange de Science-Fiction et d’Heroic Fantasy.
Au scénario, Arleston, nous livre une histoire très classique comme il sait si bien les faire. Rien d’original, juste du bon Arleston. Pour résumer rapidement l’histoire : un vaisseau s’écrase sur une planète médiévale: Ythaq, trois survivants font connaissance avec les autochtones et partent à la recherche d’autres survivants et se retrouvent traqué par des affreux mercenaires. On ne s'enuie pas, le scénar est vraiment bien mené, tout est bien dosé action / aventure / humour, c'est de la pure détente.
Au dessin, Floch est éblouissant. J’aime beaucoup le trait des différents personnages. Les décors et les paysages me rappellent beaucoup ceux de Tarquin dans Lanfeust.
A la couleur, le travail de l’atelier Crazytoons est très chouette (couleurs info sous Photoshop).
Vraiment un bon moment d'humour. Le dessin est pas mal pour nous conter les aventures drôles de ces monstres attachants. Je n'en dis pas plus, lisez. A moins d'être coincé ou de n'aimer que l'humour tarte à la crème, cette BD va vous plaire.
Une histoire vraiment prenante et presque émouvante qui nous plonge totalement dans le monde des espions de la guerre froide. Le tout est teinté d'un peu de fantastique qui n'est pas pour améliorer l'ensemble, mais ressemble plutôt par moment à un ressort facile pour aider au déroulement du scénario. Néanmoins, l'histoire reste captivante et est très bien servie par le dessin de Boucq. Malgré ce fantastique que je n'aime pas trop, je ne peux pas mettre 3/5 tellement est forte l'impression que m'a fait cette BD. Et ce pour la troisième fois.
Une série très originale et réussie. Le dessin est excellent et rappelle par plusieurs côtés Bourgeon. Le scénario est relativement complexe, original et bon, et présente le rare avantage de ne pas laisser voir la fin dès le début. L'ensemble est totalement décalé et comporte une bonne dose d'humour ainsi que de nombreuses références et clins d'oeil sympathiques. Le suspens est bien ménagé, ce qui fait que la série se dévore d'un trait. Tout ceci fait de "la nef des fous" une lecture très agréable et quasiment incontournable.
Iznogoud est un des personnages les plus charismatiques de la BD franco-belge. Un must indémodable qu'il s'agit bien évidemment de traiter à sa juste valeur.
Tout d'abord, "Iznogoud" porte la marque indélébile de son génial scénariste, Goscinny. Comme dans sa BD-phare Astérix, il a repris les bonnes vieilles recettes qui avaient fait son succès. Pour ne citer que quelques ingrédients de son indéniable talent, je ne parlerai que de l'inventivité et la créativité des gags, trouvailles facétieuses pleines à ras bord de calembours tous plus savoureux les uns que les autres; mentionnons les noms des personnages, qui parfois, tel dans Astérix, sont à mourir de rire.
Le personnage principal, Iznogoud, modèle parmi d'autres de l'anti-héros comme les affectionnaient Goscinny, reste une pointure de la BD. Il restera éternellement ce nabot colérique et hargneux dévoré par l'ambition, et dont toutes les tentatives se soldent par un lamentable mais si comique échec. A sa suite, toute une galerie de personnages secondaires (le Calife, Dilat Larat...) tous plus caricaturaux les uns que les autres participent grandement à l'intérêt de cette BD.
Je trouve les dessins très modernes, bien qu'ils datent des années 60.
De l'amalgame de gags identiques mais variés, de délire verbal à prendre au 1er ou au 36ème degré, de personnages imposants par leur force symbolique, est sorti: "Iznogoud".
Je ne saurais que conseiller à tout âge, mais particulièrement aux amateurs de Goscinny, cette excellente BD d'humour.
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Malet
Sans les dythirambiques avis ci-dessous, je doute que j'aurais jamais acheté cette BD dont je trouve la couverture trop froide et pas assez explicite pour me donner envie. Le contenu historique et quasi-véridique ne m'attirait guère non plus à lire le résumé. Et pourtant, j'ai adoré ma lecture. Le point extrêmement fort de cette BD à mon avis est sa mise en page et sa narration. La construction de Malet est vraiment excellente, usant de méthodes narratives empruntées parfois au cinéma (la présentation des personnages par exemple) et usant d'une très grande partie de ce que le média BD peut apporter à un récit. C'est très fort, je trouve, et cela m'épate de voir autant de talent et de maîtrise narrative chez un auteur qui ne semble pas avoir une très longue carrière derrière lui. A côté de cela, je trouve que le dessin est un peu moins bon, nettement moins professionnel par moment. Je lui reproche en effet certains visages un peu trop "cartoon" notamment lorsqu'ils s'énervent (Malet surtout évidemment). Cet aspect un peu fantaisiste tranche trop pour moi avec le sérieux et la force du récit. Mais en dehors de ce petit reproche, de beaux aplats de noir, une assez bonne maîtrise du contraste et du noir et blanc, une belle mise en page, des décors et personnages très corrects en règle général, me font trouver cette BD néanmoins pourvu d'un dessin tout à fait acceptable et agréable à lire. Vient enfin le scénario pour lequel l'auteur a fait un beau travail de documentation. Mais comme il le dit dans son intéressant épilogue, autant tous les évènements narrés ici sont sensés être véridiques, avec chaque détail, chaque anecdote de son récit proveannt de l'un ou l'autre des livres historiques sur le sujet, autant l'Histoire n'est pas faite de certitudes et l'auteur a donc romancé selon ses envies et besoins pour créer un récit véritablement prenant. Cela donne donc une histoire digne d'un formidable polar politique, un complot incroyable et intelligent, une préparation digne d'un film de hold-up tel qu'Ocean's Eleven, et le tout rehaussé dans sa force par le fait qu'il s'agisse d'évènements véridiques et tellement extraordinaires. Bigrement intéressant historiquement parlant, formidablement raconté, très prenant et vraiment bien au final.
Le Sursis
Excellent. Un des plus beaux dessins que j'ai vu, tout en aquarelle, vraiment réaliste, une histoire simple mais tellement réaliste et belle. Une BD qui ne peut laisser insensible que les obtus. A lire.
Casanova sous les Plombs de Venise
Casanova fut interné a Venise (dans les plombs de Venise) pendant une periode de sa vie qui reste meconnue. Cette BD propose d'eclaircir cette histoire. Les deux premiers tomes sont vraiment intriguants. Ca ressemble a Blain (Isaac le Pirate) coté dessin et pour l'instant ca ne faiblit pas. Les expressions des personnages sont bien rendues et on ne sort jamais de l'histoire (ce qui est bluffant car ca reste quand meme un huis clot). Le scenario lui aussi va lorgner du coté des deux premiers tomes d'Isaac: c'est tres fluide et poétique. C'est de la grande BD. Je reactualise cet avis apres avoir lu le dernier tome (3 tomes au total) qui ne fait que confirmer la bonne impression des premiers tomes. Une BD a lire absolument.
Blacksad
"Blacksad" est une des BD-phares du moment. Elle est l'objet d'un véritable engouement populaire, et ce pour de multiples raisons. Tout d'abord la BD est originale dans bien des aspects et, si l'on peut dire, apporte quelque chose de neuf dans le monde du 9ème art. "Blacksad" n'est évidemment pas la première série qui met en scène des animaux se comportant comme des humains. La fameuse BD "De capes et de crocs" est un exemple assez éloquent. Néanmoins le traitement est ici tout à fait particulier. En effet, ces animaux évoluent dans un environnement familier (paysage urbain américain habituel), et rien, hormis bien sûr leur apparence, ne pourrait laisser croire qu'ils ne sont pas "hommes". Et c'est là que se situe tout l'intérêt, parmi tant d'autres, de la série: à la manière du célèbre fabuliste De la Fontaine qui cherchait à dénoncer les travers de la cour de Louis XIV, tous les vices, tous les aspects les plus noirs de l'âme humaine sont analysés avec une acuité rare, par le prisme innocent d'une faune variée et bigarrée. Ce paradoxe n'a pour but que de rendre l'analyse plus évidente, plus flagrante, et par là-même de faire naître une prise de conscience chez le lecteur, qui, sans cet habile procédé, ne se serait sans doute pas aperçu du "message". Abordons maintenant cette BD sous l'angle du graphisme. Les dessins en eux-mêmes sont d'une grande qualité, quand bien même ils ne seraient pas sublimes. Malgré tout, le dessinateur a un talent certain pour dessiner les corps, de même que pour les expressions sur les visages. La mise en place d'une ambiance sombre grâce à des couleurs bien choisies, une vraie ambiance de film noir américain, participe également à l'intérêt de la série. Mais ce qui m'a en premier lieu surpris, c'est le découpage: les cadrages sont d'une précision et d'une minutie allucinantes. Grâce à cela, le récit est d'une fluidité et d'un dynamisme incroyable, on se croirait vraiment devant un film. En cela, "Blacksad" se rapproche des mangas, sans tomber cependant dans l'extravagance graphique de ces derniers. Mais bien avant l'originalité qu'elle peut apporter, "Blacksad" reste un polar dans toutes les règles de l'art. Ce sont avant tout les tribulations de ce policier désabusé bien plus que blasé qui fonde l'attrait de la BD. La construction de sa personnalité est une réussite: on s'attache à lui, on voit qu'il ne se résume à sa vie professionnelle, qu'il doute sur lui-même et n'est pas infaillible. Les personnages secondaires sont d'une profondeur peu atteinte en bande-dessinée. Les scénarios sont de très bonne facture, bien que l'on puisse reprocher que les conclusions soient le fait de la fatalité plutôt que de l'intelligence et de la persévérence de l'enquêteur. Cependant les histoires permettent d'aborder, comme il a été dit précédemment, des thèmes graves et non moins importants: la précarité, le racisme, l'adultère... Cette BD aux dessins très bons et à la construction parfaite se présente donc, outre quelques aspects originaux très intéressants, comme un polar efficace, qui toutefois a le mérite de nous faire pencher habilement sur des faits de société, et par là-même, de nous faire réfléchir. N'oublions pas que seuls deux tomes de cette série ont été publiés. Espérons que les prochains albums de "Blacksad" atteigneront le niveau des deux premiers, et que le souffle ne retombera pas...
Batman - Année Un (Year One)
Un très bon Batman, sans doute le meilleur que j’ai lu à ce jour (je le préfère même à son « grand frère » Batman - Dark Knight). Miller est inspiré, et l’histoire est très bonne et sombre au possible, avec des politiciens et des flics plus pourris que jamais. Les deux personnages principaux, Bruce Wayne et James Gordon, sont décrit avec beaucoup de profondeur et de finesse. Alfred, lui, est toujours aussi drôle avec ses remarques ironiques. Je trouve le dessin très bon, et bien adapté à la noirceur du récit. Bref, je le répète, un très bon Batman, que tout fan de Miller ou de l’homme chauve-souris se doit de lire.
Les Naufragés d'Ythaq
"Les Naufragés d'Ythaq", c’est un mélange de Science-Fiction et d’Heroic Fantasy. Au scénario, Arleston, nous livre une histoire très classique comme il sait si bien les faire. Rien d’original, juste du bon Arleston. Pour résumer rapidement l’histoire : un vaisseau s’écrase sur une planète médiévale: Ythaq, trois survivants font connaissance avec les autochtones et partent à la recherche d’autres survivants et se retrouvent traqué par des affreux mercenaires. On ne s'enuie pas, le scénar est vraiment bien mené, tout est bien dosé action / aventure / humour, c'est de la pure détente. Au dessin, Floch est éblouissant. J’aime beaucoup le trait des différents personnages. Les décors et les paysages me rappellent beaucoup ceux de Tarquin dans Lanfeust. A la couleur, le travail de l’atelier Crazytoons est très chouette (couleurs info sous Photoshop).
Trolls de Troy
Vraiment un bon moment d'humour. Le dessin est pas mal pour nous conter les aventures drôles de ces monstres attachants. Je n'en dis pas plus, lisez. A moins d'être coincé ou de n'aimer que l'humour tarte à la crème, cette BD va vous plaire.
Bouche du diable
Une histoire vraiment prenante et presque émouvante qui nous plonge totalement dans le monde des espions de la guerre froide. Le tout est teinté d'un peu de fantastique qui n'est pas pour améliorer l'ensemble, mais ressemble plutôt par moment à un ressort facile pour aider au déroulement du scénario. Néanmoins, l'histoire reste captivante et est très bien servie par le dessin de Boucq. Malgré ce fantastique que je n'aime pas trop, je ne peux pas mettre 3/5 tellement est forte l'impression que m'a fait cette BD. Et ce pour la troisième fois.
La Nef des fous
Une série très originale et réussie. Le dessin est excellent et rappelle par plusieurs côtés Bourgeon. Le scénario est relativement complexe, original et bon, et présente le rare avantage de ne pas laisser voir la fin dès le début. L'ensemble est totalement décalé et comporte une bonne dose d'humour ainsi que de nombreuses références et clins d'oeil sympathiques. Le suspens est bien ménagé, ce qui fait que la série se dévore d'un trait. Tout ceci fait de "la nef des fous" une lecture très agréable et quasiment incontournable.
Iznogoud
Iznogoud est un des personnages les plus charismatiques de la BD franco-belge. Un must indémodable qu'il s'agit bien évidemment de traiter à sa juste valeur. Tout d'abord, "Iznogoud" porte la marque indélébile de son génial scénariste, Goscinny. Comme dans sa BD-phare Astérix, il a repris les bonnes vieilles recettes qui avaient fait son succès. Pour ne citer que quelques ingrédients de son indéniable talent, je ne parlerai que de l'inventivité et la créativité des gags, trouvailles facétieuses pleines à ras bord de calembours tous plus savoureux les uns que les autres; mentionnons les noms des personnages, qui parfois, tel dans Astérix, sont à mourir de rire. Le personnage principal, Iznogoud, modèle parmi d'autres de l'anti-héros comme les affectionnaient Goscinny, reste une pointure de la BD. Il restera éternellement ce nabot colérique et hargneux dévoré par l'ambition, et dont toutes les tentatives se soldent par un lamentable mais si comique échec. A sa suite, toute une galerie de personnages secondaires (le Calife, Dilat Larat...) tous plus caricaturaux les uns que les autres participent grandement à l'intérêt de cette BD. Je trouve les dessins très modernes, bien qu'ils datent des années 60. De l'amalgame de gags identiques mais variés, de délire verbal à prendre au 1er ou au 36ème degré, de personnages imposants par leur force symbolique, est sorti: "Iznogoud". Je ne saurais que conseiller à tout âge, mais particulièrement aux amateurs de Goscinny, cette excellente BD d'humour.