Les derniers avis (32211 avis)

Par iannick
Note: 4/5
Couverture de la série Les Formidables Aventures de Lapinot
Les Formidables Aventures de Lapinot

Depuis le temps qu’on parle de Trondheim… J’ai découvert « les formidables aventures de Lapinot » que très récemment et je suis tombé sous le « charme » de ce personnage après avoir lu cinq tomes de la série. Personnellement, cet attachement m’est venu au fur et à mesure que je lisais les albums. « Lapinot » est certainement avec « Lincoln » la série la plus sympathique que j’ai lue jusqu’à maintenant. Voici mes avis (désolé s’ils sont brefs !) pour les tomes suivants ! « Blacktown », la première aventure de Lapinot se passe dans le milieu du Far West. C’est en le relisant que je me suis aperçu de la richesse de cet ouvrage. « Blacktown » est en gros une satire de notre société. C’est un album pas franchement hilarant mais les situations dans lesquelles Lapinot se retrouve montrent à quel point en est arrivée la bêtise humaine. Les dialogues, comme dans la séquence au bar, sont savoureux ! Note finale : 4/5 « Slalom » : bédé très sympa dans le milieu des sports d’hiver, les personnages secondaires comme Richard et le play boy se révèlent très présents ! Note finale : 4/5 « Pichenettes » : Pour l’instant, c’est un de mes albums préférés de « Lapinot », c’est hilarant, certaines séquences comme lorsque nos amis jouent aux billes ou encore les tentatives de suicide d’un des personnages sont irrésistibles ! Note finale : 4/5 « Walter » : Grosse satire des films d’épouvante et policiers, « Walter » est un album que j’ai moyennement apprécié. Note finale : 3/5 « Vacances de Printemps » : Avec cette bédé, les amateurs de poésie, de dialogues savoureux seront aux anges ! Le cadre british et les nombreuses références à Shakespeare sont vraiment sympathiques et adéquats au scénario. Note finale : 4/5 « La vie comme elle vient » : Je me demande encore comment j'ai fait pour ne pas découvrir cette série plus tôt ! "La vie comme elle vient" est sans conteste le meilleur tome de la série. L'histoire monte de plus en plus en puissance, nous prend par les tripes pour arriver à cette fin terriblement émouvante ! Le scénario est très accrocheur et on sent que l'auteur a du métier ! Cette bédé est une ode à la vie, son message est clair : profitons de la vie et aimons-nous les uns les autres. A mon avis, il est fort possible que les aventures de Lapinot puissent continuer puisque les tomes peuvent se lire indépendamment. Note finale : 5/5

02/08/2005 (modifier)
Par Dakhan
Note: 4/5
Couverture de la série Soeur Marie-Thérèse des Batignolles
Soeur Marie-Thérèse des Batignolles

Une vraie tranche d'humour. Qui ne fait pas souvent dans la finesse, un peu dans la provocation (pour les catholiques), mais qui, au moins, est vraiment drôle. L'humour est dans les situations, les personnages, les détails, les dialogues, le dessin (parfaitement adapté). Maester semble n'avoir aucun tabou, en tout cas concernant l'église ou la morale, et si vous savez rire de tout, vous allez vous bidonner.

01/08/2005 (modifier)
Par Dakhan
Note: 4/5
Couverture de la série De Cape et de Crocs
De Cape et de Crocs

Une lecture vraiment très plaisante et drôle. L'humour est omniprésent sous différentes formes de comique. On trouve aussi de nombreuses références et clins d'oeil à toutes sortes de choses. Le dessin est excellent et convient parfaitement à cette histoire fantastique pleine de rebondissements et de drôlerie. Tout ça n'est pas sans rappeler Astérix. A ne pas manquer.

01/08/2005 (modifier)
Par Da Rocha
Note: 4/5
Couverture de la série Fog
Fog

Le Tumulus (Tome 1) Avec "Le Tumulus", Roger Seiter nous livre une histoire qui donne envie de découvrir ce que réservent les autres volumes de la série "Fog". Les personnages évoluent dans un Londres fin de 19e siècle à l'ambiance sombre, limite glauque sur certaines planches. L'intrigue se déroule de façon habile au gré des indices distillés ça et là par le scénariste. A l'instar de certains lecteurs, j'ai également pensé aux romans de Conan Doyle en parcourant ce tome. Côté graphisme, on ne peut pas dire que le style de Cyril Bonin laissera le lecteur indifférent. Pour ma part, il m'a fallu quelques planches avant de me familiariser avec un dessin pour le moins étrange dans lequel évoluent des personnages anguleux et parfois distordus. A la réflexion, cela n'est pas désagréable et renforce même l'attrait de cet opus. En route pour "Le Destin de Jane" (tome 2)...

Le destin de Jane (Tome 2) Avec ce deuxième tome, les protagonistes de « Fog » poursuivent leurs palpitantes aventures pour notre plus grand plaisir. L'histoire, particulièrement bien construite, continue pour partie dans les bas-fonds de Londres. Une nouvelle fois, Roger Seiter nous livre les réponses au compte goutte et fait résolument pencher son intrigue du coté de l'enquête policière en délaissant peu à peu les éléments fantastiques. Tout ceci est réellement bien amené : les brumes de l'enquête se dissipent, mais le scénariste parvient malgré tout à conserver secrète l'identité du vrai coupable jusqu'aux derniers instants. De la belle ouvrage. Le trait si particulier de Cyril Bonin renforce efficacement l'atmosphère oppressante des ruelles londoniennes instaurée par le scénariste. Une fois immergé dans l'histoire (et cela arrive vite), ce style peu commun en devient finalement agréable à l’œil. Les deux premiers opus constituent un cycle efficace qu'il serait dommage de laisser passer !

01/08/2005 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série A la lettre près
A la lettre près

Pour moi, voilà l'exacte illustration du roman graphique selon Saint Ro. Un homme qui se dévoile, nous conte ses forces, mais aussi ses faiblesses, passe par de nombreuses étapes durant sa vie, expérimente, vit, souffre, gémit, pleure, rit, etc. Une personne qui apparaît dans toute sa complexité, dont le dandysme apparent se craquelle sous le poids des années, discute avec ses amis de ses déboires affectifs, essaie de régler ses problèmes, tout ça dans le désordre et un bordel incroyables. Je ne sais si c'est la première BD de Pomès (il paraît que oui), mais il a fait mouche avec cet album si surprenant. Surprenant aussi sur le plan du graphisme, puisqu'il propose une histoire en bichromie à dominante verte, comme pour souligner l'esprit malade de son héros. Un (anti-)héros qui a envie de crier, à l'instar de Patrick Bruel : "j'ai mal à mon amour !". Et c'en est renversant, bien que l'on aie souvent une furieuse envie de botter le fondement à ce corniaud de Patrick. Tiens, au passage, une remarque sur un détail : le fait d'appeler un "rival" uniquement par son initiale m'a rappelé de sombres souvenirs, tellement vrais... Pomès est un auteur à suivre.

31/07/2005 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série Kin' la Belle
Kin' la Belle

Un vrai petit bijou que cet album, passé totalement inaperçu. Les auteurs, pourtant, ont mis tout leur coeur et leur savoir-faire, pour raconter cette histoire d'amour à tiroirs. C'est en effet une histoire d'amour à plusieurs niveaux : d'abord l'amour du prochain, surtout lorsqu'il vient d'ailleurs. Ici, ce sont les Zaïrois (habitants de l'ex-Congo belge) qui sont mis à l'honneur, au travers des personnages de Papa The Boss (bonhomme et paternel) et de Marie-Constance (tendre et sensuelle), mais aussi au travers du Père Mutien, moine défroqué qui a succombé aux charmes capiteux de l'Afrique. Avec en filigrane l'histoire médiocre de Vincent, cet étudiant maussade qui refuse de céder aux appels au plaisir de cette jeune femme noire... L'amour de l'Afrique, les auteurs l'évoquent plus directement au travers de quelques planches superbes, tant du point de vue du dessin, des couleurs et de la voix "off", qui nous permettent de suivre le parcours du Père Mutien. Et c'est aussi l'amour de Liège, l'une des plus belles villes de la Wallonie, qui est ici sublimée, courtisée par le dessin et les couleurs chaudes de Warnauts et Raives, unis dans ce petit bonheur. Une ode à la vie, à l'amour. Par les temps qui courent, ça fait du bien.

31/07/2005 (modifier)
Par jurafel
Note: 4/5
Couverture de la série Le Sommeil du Monstre
Le Sommeil du Monstre

Du grand Bilal sur le plan du dessin qui apparemment ne cesse de s'améliorer ; quant au scénario, il est comme lui seul en fait : visionnaire, original, bon. Ses inconditionnels aimeront, les autres pourront être séduits, l'esthétique de cette série étant moins repoussante que les autres. A lire.

30/07/2005 (modifier)
Par Fermont
Note: 4/5
Couverture de la série Jazon
Jazon

Difficile de ne pas penser à Titeuf en découvrant Jazon, tant le petit suisse a fait des émules, pas toujours à la hauteur du modèle... Mais ici, surprise ! Les gags sont d'une rare qualité, servis par un dessin simple et efficace ; le tout illuminé par des couleurs chaudes. Ce premier tome atteint largement son but : faire rire.

29/07/2005 (modifier)
Par Nijal
Note: 4/5
Couverture de la série Largo Winch
Largo Winch

Ainsi va le monde de la bande-dessinée. Qui créé et perpétue en un mouvement sempiternel son lot bigarré de mythologies, piochées ça et là, et de dieux temporaires. Qui génére un défilé ininterrompu de stéréotypes, créés de toutes pièces par le génie de certains et perpétués par l'esprit simplificateur des hommes. Largo Winch, né de l'imagination fertile du scénariste Jean Van-Hamme, a ainsi rejoint le vaste monde des lieux communs. Que dire de lui, en effet, sinon qu'il est devenu la représentation -que dis-je?-, le symbole, d'une certaine forme de caricature: un jeune homme au corp d'Apollon, quelque peu rebelle, un brin je-m'en-foutiste, bagarreur, aimant l'action, mais très lucide. Largo Winch a été le premier du genre dans l'univers de la BD, et est très vite devenu un mythe, une sorte de dieu stéréotypé. Il a imposé un genre. Ce genre, c'est la BD d'action à intrigue politico-financière, qui a essaimé: IRS, Nikloss Koda... Mais dans cette catégorie particulière, "Largo Winch" semble indétrônable. Après bien des péripéties, Largo Winch devient donc le PDG du plus grand holding de la planète, et l'homme le plus riche du monde. Evidemment, cela suscite bien des convoitises. A la manière d'un Picsou, mais en bien plus cynique et "fun", il s'attache alors à défendre son bien, tout le long d'aventures au long desquelles il n'hésite pas à défendre la veuve et l'orphelin, à pourfendre ses ennemis, tout en enfourchant bien sûr au passage quelques plantureuses jeunes femmes. Voilà donc le fil ténu mais si solide le long duquel s'articulent et se tissent toutes sortes d'intrigues secondaires, toutes plus variées les unes que les autres mais ne s'écartant jamais au grand jamais de la trame générale qu'a fixée le Grand Ordonnateur, Van-Hamme, monstre d'efficacité. Il faut bien avouer que les scénarios concoctés, avec soin et le savoir-faire de l'industriel allemand (excusez la comparaison), sont d'une rigueur et d'une efficacité implacables. A la manière d'un film hollywoodien à la mécanique bien huilée, s'enchaînent toutes les caractéristiques primaires à tout bon "block-buster" qui se respecte: scène de présentation, scène d'action, scène de cul, scène de réflexion, scène de cul, scène d'action, etc. Le tout magistralement fondu dans le genre précédemment décrit. Le lexique financier, ici subtilement prodigué à dose adéquate de manière à ne pas ennuyer le lecteur, est décortiqué avec tout le talent du pédagogue avisé, ce qui n'en est que plus intéressant. Largo Winch, entourée de sa clique de pieds-nickelés, suscite, c'est au choix, l'admiration ou l'irritation. Comment ne pas être estomaqué ou, au contraire, réprimer un sourire douloureux de rejet, devant les péripéties de ce gars qui a quand même tout pour être heureux? Il ne laisse pas indifférent, et cela laisse percevoir, malgré les critiques négatives ou positives, qu'il a malgré tout un côté humain. Néanmoins, il demeure le prototype réussi du "mec parfait" (pour reprendre une expression déjà utilisée). Dans toutes les légendes bédéssinées, son personnage -ou plutôt ce qu'il représente- est devenu une référence, quelque soit la direction que peut prendre la série, quand bien même la pente serait raide. Bref, en allant bien plus loin que cette note dythirambique ("pas mal"), abordons "Largo Winch" avec tout le respect qu'il mérite.

28/07/2005 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Malet
Malet

Sans les dythirambiques avis ci-dessous, je doute que j'aurais jamais acheté cette BD dont je trouve la couverture trop froide et pas assez explicite pour me donner envie. Le contenu historique et quasi-véridique ne m'attirait guère non plus à lire le résumé. Et pourtant, j'ai adoré ma lecture. Le point extrêmement fort de cette BD à mon avis est sa mise en page et sa narration. La construction de Malet est vraiment excellente, usant de méthodes narratives empruntées parfois au cinéma (la présentation des personnages par exemple) et usant d'une très grande partie de ce que le média BD peut apporter à un récit. C'est très fort, je trouve, et cela m'épate de voir autant de talent et de maîtrise narrative chez un auteur qui ne semble pas avoir une très longue carrière derrière lui. A côté de cela, je trouve que le dessin est un peu moins bon, nettement moins professionnel par moment. Je lui reproche en effet certains visages un peu trop "cartoon" notamment lorsqu'ils s'énervent (Malet surtout évidemment). Cet aspect un peu fantaisiste tranche trop pour moi avec le sérieux et la force du récit. Mais en dehors de ce petit reproche, de beaux aplats de noir, une assez bonne maîtrise du contraste et du noir et blanc, une belle mise en page, des décors et personnages très corrects en règle général, me font trouver cette BD néanmoins pourvu d'un dessin tout à fait acceptable et agréable à lire. Vient enfin le scénario pour lequel l'auteur a fait un beau travail de documentation. Mais comme il le dit dans son intéressant épilogue, autant tous les évènements narrés ici sont sensés être véridiques, avec chaque détail, chaque anecdote de son récit proveannt de l'un ou l'autre des livres historiques sur le sujet, autant l'Histoire n'est pas faite de certitudes et l'auteur a donc romancé selon ses envies et besoins pour créer un récit véritablement prenant. Cela donne donc une histoire digne d'un formidable polar politique, un complot incroyable et intelligent, une préparation digne d'un film de hold-up tel qu'Ocean's Eleven, et le tout rehaussé dans sa force par le fait qu'il s'agisse d'évènements véridiques et tellement extraordinaires. Bigrement intéressant historiquement parlant, formidablement raconté, très prenant et vraiment bien au final.

27/07/2005 (modifier)