3.5
Une série de polar qui fait la part belle au sociale.
Le principal intérêt selon moi n'est pas de découvrir le coupable, surtout lorsque l'auteur montre rapidement qui sont les coupables comme dans le tome 2, mais la manière dont Prado décrit des problèmes sociaux du monde moderne. Il y a beaucoup de cynisme et on voit à quel point des gens peuvent s'en prendre à des plus vulnérables pour de l'argent.
Les histoires sont bien faites et le dessin de Prado est élégant. J'aime particulièrement les couleurs. Le seul défaut selon moi est que les deux personnages principaux ne sont pas particulièrement attachants ou intéressants. Ils sont même un peu clichés, sortant de n'importe quelle série policière aux personnages et scénarios interchangeables.
J’ai pris du temps à comprendre S., et je ne suis toujours pas sûr d’avoir tout compris mais ce dont je suis certain c’est que Gipi est toujours un génie à mes yeux ! S. est une multi-œuvre : une œuvre sur la guerre, ses destructions, ses peurs, ses abus, sa violence ; une œuvre sur la famille et les générations qui passent, les souvenirs qui se mélangent et parfois se contredisent ; une œuvre sur la figure du père qui inspire, dirige, frustre, radote, protège ; enfin une œuvre sur le contraste entre le passé et le présent avec la banalisation de la violence, la réappropriation des symboles, et sur la mort qui finit par prendre forme un jour où l’autre ; dans S., Gipi rend hommage à son père Sergio en racontant ses différents souvenirs qu’il lui a transmit, et ce en utilisant différentes fresque temporelles qui se mélangent (et qui se trouve être finalement très mélangeant pour le lecteur !) ; malgré S. est une très œuvre dans le fond et dans la forme ; fidèle à lui même, l’aquarelle et les coups de crayon de Gipi sont magnifiques ; un auteur à ne pas manquer !
Cet album a reçu bon nombre d'éloges, je compte bien m'ajouter.
L'histoire est bonne, plus fine et réfléchie que l'on pourrait croire à l'introduction, et compte bien explorer et remettre en question les différences d'expressions et d'attentes du genre (ou des genres) dans la société, ainsi que la fâcheuse tendance qu'on certaines personnes se présentant comme vertueuses de vouloir vilifier et contrôler les personnes qu'elles jugent comme inférieures, impures et tentatrices (les femmes, les homosexuel-le-s, …).
Tout le cœur du récit tourne autour de Bianca, mariée par ses parents à un homme qu'elle a à peine rencontré jusqu'ici, et qui, souhaitant en apprendre davantage sur son nouveau mari, va revêtir l'un des objets les plus précieux de sa famille : une peau permettant à quiconque l'enfile de devenir en tout point (en tout cas physiquement) un homme. Bianca devient donc Lorenzo et se rapproche de Giovanni, son mari, tombant progressivement amoureuse de lui. Sauf qu'un petit bémol va lui apparaître : Giovanni est homosexuel, et bien qu'il tombe éperdument amoureux de Lorenzo, Bianca ne pourra jamais réellement être aimée de lui comme elle l'aime. Doit-elle oublier sa vie de femme et ne plus être qu'un homme ? Doit-elle continuer d'espérer qu'un jour Giovanni aime autant Bianca qu'il aime Lorenzo ? Est-il judicieux de goûter à la liberté et à un monde que l'on affectionne quand tout ce qui nous entoure nous maintient que cela nous est inaccessible ? Surtout que le frère de Bianca, nouvel ecclésiastique zélé, compte visiblement purifier le lupanar que semble être devenue la ville à ses yeux.
Un récit intéressant, une situation prenante, des personnages mine de rien complexes, un questionnement des codes de genres, un discours très à propos sur le regard et le vice, …
L'album est très bon, que dire de plus ? Ah, si, que le dessin de Zanzim est très joli !
Je ne m'attendais certainement pas à autant apprécier cette lecture, et pourtant j'avoue même avoir eu un petit coup de cœur.
Je ne connais les romans dont cette série est adaptée que de nom, et n'avais jusque là qu'une vague idée du scénario. J'avais peur à l'origine qu'Enola soit un simple ersatz féminin de Sherlock Holmes mais je trouve que l'autrice a su bien individualiser cette benjamine de la famille.
Enola n'aime pas les corsets, Enola ne veut pas se marier, sa mère a toujours désirée la laisser développer son désir d'indépendance et lui a inculquée une vision des droits de la femme bien inspirée des suffragettes. Alors, quand sa mère disparaît mystérieusement le jour de son quatorzième anniversaire et que ses deux frères (ayant plus ou moins abandonné leur famille il y a de ça belle-lurette) reviennent avec l'intention d'envoyer Enola dans un pensionnat, elle décide de fuir. De fil en aiguille, Enola se retrouvera à jouer les enquêtrices de fortunes, cherchant à aider les infortuné-e-s, tout en devant changer sans cesse de costumes et d'alias afin d'échapper à ses frères. Chaque album est une aventure indépendante, mais du premier jusqu'au sixième album nous suivons également l'intrigue familiale d'Enola et son enquête pour retrouver sa mère.
J'ai beaucoup aimé cette série, donc. D'une part Enola est adorable (je dis ça à la fois pour son caractère très empathique, sa droiture, sa fougue, et surtout pour la jolie bouille que lui donnent les dessins de Serena Blasco), d'autre part j'ai trouvé qu'elle s'insérait dans le canon de Conan Doyle de manière mine de rien assez maligne. Tout aussi brillant qu'il soit, Sherlock reste un homme de son époque et sa vision des égalités homme-femme est, il faut le dire, vraiment misogyne, mais contrairement à ce que certaines personnes pourraient dire (j'anticipe) cela n'est pas du tout une extrapolation de Nancy Springer. J'invite qui que ce soit qui en douterait à lire (ou relire) "Un scandale en Bohême", pas forcément l'histoire la plus connue du public mais contenant un personnage lui bien plus connu : Irène Adler. Tout le sel de cette enquête, le fait que les gens ont retenu le nom d'Irène Adler (la rendant presque essentielle au canon de l'œuvre selon de nombreuses adaptations) c'est qu'elle est parvenue à se montrer plus maligne que Sherlock. Le grand Sherlock, brillant mais également très orgueilleux, homme de son époque, n'avait pas anticipé qu'une femme puisse lui jouer une entourloupe et ce sont ses préjugés qui lui ont coûté la réussite de cette affaire. Si Sherlock tient Irène en respect, c'est parce qu'elle lui a ainsi rappelé que même lui n'était pas infaillible et qu'à trop sous-estimer ses adversaires on risque la défaite. Alors étendre cette idée et continuer d'appuyer que sa vision souvent condescendante du genre féminin l'empêche de réussir à gérer sa sœur chaotique et l'empêche de trouver les solutions d'affaires concernant des femmes aussi vite qu'elle est assez pertinent.
Les idéaux féministes d'Enola sont eux aussi bien géré, on ne les rends pas anachroniques : Enola se bat et croit en des droits intemporels comme la liberté et l'égalité, ou bien des droits liés aux problématiques de l'époque comme les corsets étouffants et les mariages forcés.
Au delà des propos féministes, j'ai trouvé les récits en eux-même assez bien écrits. Les enquêtes ne sont pas très complexes mais rondement menées, bien narrées, le dessin se permet quelques petites folies de mise en scène, l'intrigue familiale des Holmes est prenante, les codes sont assez amusants à déchiffrer (la série aime BEAUCOUP les messages codés, préparez-vous à en voir souvent) et j'ai trouvé que les petits carnets de dessins et de notes (censés être extraits du journal d'Enola) présents à chaque fin d'album étaient un plus vraiment bienvenu.
Je le redis, la lecture me fut très agréable, la série est de très bonne facture. Je suis d'ailleurs surprise qu'il n'y ai pas plus d'avis sur elle que ça.
Une excellente série pour les jeunes et pré-adolescent-e-s.
(Note réelle 3,5)
Je viens de refermer l'album et je me suis régalé.
C'est certainement classique dans le genre, " On a déjà vu ça mille fois " diront sans doute des lecteurs ès science-fiction, mais que c'est bien fait !
Le dessin, très détaillé, est superbe (le souci de l'esthétisme et celui de la vraisemblance sont visibles jusque dans les tenues des personnages), on en prend plein les yeux : appartements futuristes, ruelles à l'atmosphère palpable, paysages immenses et personnages bien typés, charismatiques (je vous conseille de prendre connaissance du trombinoscope avant de vous lancer). A cela s'ajoutent de bons dialogues dans l'ensemble, des vaisseaux crédibles et qui ont de l'allure, alors attachez votre ceinture et c'est parti, dépaysement garanti !
Plusieurs quêtes se mêlent, on passe d'un lieu à l'autre, mais l'ensemble demeure fluide et prenant et on apprécie l'intrigue bien ficelée.
C'est pour l'instant un très bon tome d'introduction, l'histoire avance doucement, mais les personnages et les enjeux sont exposés clairement. Alors oui, il y a peut-être un passage notamment qui sent la testostérone, mais je ne me suis pas ennuyé une seconde.
Hâte de découvrir le prochain tome !
Je n’ai jamais lu le roman – pourtant célèbre – de Golding, mais je connais depuis longtemps les grandes lignes de cette histoire. Cette adaptation a été l’occasion de me plonger un peu plus dans cette histoire qui donne une vision très noire – et hélas réaliste – de la nature humaine.
Golding l’a écrite au sortir de la seconde guerre mondiale – à laquelle il a participé – et cette noirceur trouve probablement son origine dans cette boucherie.
L’album est épais, mais se lit relativement rapidement. D’abord parce que la narration, très fluide, est captivante. Ensuite parce qu’il n’y a pas beaucoup de dialogues.
Mais De Jongh, avec une économie de moyens, arrive facilement à faire passer l’essentiel – en restant je pense fidèle au texte d’origine.
C’est ainsi que ces enfants, seuls rescapés d’un accident d’avion, sur une île déserte, vont peu à peu passer de vacanciers sur une plage idyllique à participants d’un drame sauvage. Le basculement progressif est bien montré. Et, au final, le récit est glaçant, mettant à nu le mal, qui d’habitude est davantage masqué. Avec une fin édifiante et là encore très noire : c’est un navire militaire, sombre et menaçant, qui apporte les « secours ». Comme s’il n’y avait finalement pas d’échappatoire.
Le dessin de De Jongh est lui aussi très bon. Fluide et dynamique, avec une colorisation jouant sur un assombrissement progressif.
Bref, une lecture hautement recommandable !
Le premier tome donne le ton, et nous emporte dans une aventure qui, même si elle se situe dans le premier tiers du XXème siècle, fait penser aux romans de Rider Haggard sur la découverte des trésors cachés de l’Afrique. Il y a aussi un peu du souffle romanesque hollywoodien de la grande époque (quelques scènes avec les porteurs et quelques aventures m’ont aussi fait penser aux Tarzan avec Weissmuller que j’ai regardés enfant). Même si Fred Bernard apporte beaucoup de légèreté à son récit, en faisant de Jeanne une héroïne forte, une femme moderne et libérée.
L’album suivant la voit partager vedette et récit avec Love Peacock, aventurier inclassable : on s’écarte de l’Afrique et de la quête du père, pour entrer dans quelque chose de plus décousu – mais pas moins intéressant, vers l’Amérique du sud et caribéenne. Les personnages secondaires – féminins surtout – apportent originalité et dynamisme à l’intrigue. (J’ai lu ces deux albums dans un album intégrale les regroupant)
« La patience du tigre », nous envoie en Asie et « La paresse du Panda » prend la suite, les deux albums (à la pagination très conséquente) se laissent lire agréablement, même si j’ai été un chouia moins captivé par ce qui s’y passait que dans le tome inaugural.
Mais globalement ça reste une série plus que sympathique. Le dessin faussement brouillon (un peu inégal parfois) de Bernard est agréable, et beaucoup de personnages secondaires – eux-aussi féminins – donnent du coffre à cette série, qui a su revisiter quelques lieux communs de l’aventure exotique et romanesque.
Note réelle 3,5/5.
« Go go Power Rangers ! Tin nin nin ! Go go Power Rangers ! You mighty morphin’ Power Rangers ! » Non mais attendez, partez pas ! D’accord il est question de Sentai ici, mais pas que, surtout dans ce premier tome introductif, aller, parlons un peu de ce Shin Zero.
Bon les Sentai tout le monde voit ce que c’est grosso modo, ou faites vos recherches ça nous fera gagner du temps. Dans une réalité alternative, en 2008 dans un pays fictif qui ne dit pas son nom mais qui ressemble fortement à un Japon tendance très cosmopolite (des noms comme Héloïse côtoie aussi bien Satoichi que Warren ou Nikki), les Kaiju (encore une fois, Google est votre ami) ont disparu. Le dernier super boss a pris une branlée en 1995 et depuis la paix règne sur le pays. Comment recycler donc ces super héros en costume lycra devenus un peu encombrant ? Ils se sont uberisé tiens (termes un peu anachroniques en 2008 mais bon, ça passe) : mission de sauvetage de chat dans les arbres, vigiles de super marché, ou encore cassage de gueules de petits caïds en bas des cités pour les missions les plus dangereuses. L’idée paraît un peu bête de prime abord, on a du mal à y croire, mais dans le pays du 0 % de taux de chômage et où les Sentai font presque figure d’institution (on en voit au Japon faire des animations commerciales dans des supérettes), bah finalement ça tient debout.
Alors c’est bien beau tout ça, mais il faut que ça raconte quelque chose c’te histoire. C’est là qu’on suit cinq tranches de vies, cinq jeunes galériens qui vivent en colocation dans un appartement d’une cité HLM et qui enfilent le costume de super héros pour « arrondir » les fins de mois. Ils y sont tous : force rouge, le « leader » de la bande, des muscles, du cœur, mais pas de cerveau et surtout pas de perspectives d’avenir. Ce n’est pas en faisant carrière chez Uber Sentai qu’il gagnera sa vie ou le respect des autres vu que les Sentai, de nos jours, c’est un peu la loose. Force jaune, sa cousine, une jeune maman célibataire battante qui veut s’en sortir grâce à ses études d’avocate. Force rose, une lesbienne un peu bourrue à fort caractère, personnage le moins intéressant je trouve pour le moment. Force verte, l’intello premier de la classe, dommage qu’il soit un peu le cliché du dégonflé traître immature émotionnel qui mate en loucedé comme un gros pervers force bleue. Force bleue d’ailleurs, meilleure pote du vert, éduquée catho tradi, pas très intéressée par les études et préfère l’argent facile d’internet. Cinq personnages bien écrits, bien développés, dont l’évolution est très prenante à suivre.
Vous inquiétez pas, il y a de la baston aussi, il y a une sous-intrigue avec un retour possible des Kaiju, des enquêtes à la mords-moi le nœud dignes de vos séries live d’enfance (Power Rangers, Bioman, Winspector etc.) Il y a un jolie mélange entre hommage et récit original.
C’est superbement dessiné, on reconnaît bien le trait de Singelin qui s’est « mangaïsé » pour l’occasion en alliant son style habituel (déjà un mélange des genres) avec une touche un poil plus manga (j’sais pas si c’est bien clair dit comme cela…). On retrouve ses marottes habituelles avec les cités HLM dégueulasses en guise de toile de fond, les petits personnages kawai qu’on voit par-ci par-là… c’est du niveau des meilleurs mangas japonais, sauf que lui n’a pas une armée d’assistants pour fignoler…
Un récit accrocheur sur l’apprentissage de l’âge adulte, on sent que Bablet y a mis du sien, peut être son propre vécu même. En tout cas cette chroniques socialo-culturelle m’a mise l’eau à la bouche.
To be continued, donc.
La série est une entrée en matière, une mise en images de périodes historiques pour aider le jeune public à mieux visualiser et retenir ses connaissances sur le sujet. Les albums sont courts, les informations se doivent donc d'être concises et facilement compréhensibles, pour plus d'informations il faudra bien souvent approfondir via des recherches ailleurs mais le but ici reste avant tout de présenter sérieusement et simplement des informations historiques. Un petit rappel des principaux personnages de ces évènements et un fil chronologique sont fournis à la fin, afin d'avoir une meilleure visualisation et un petit "pense-bête" sous la main.
Les histoires sont toujours racontées par Ariane à son petit frère Nino. Chaque album commence par une ou deux pages de vie quotidienne de ces deux enfants, permettant à Nino de poser une question ou de faire un constat, lançant ainsi sa sœur dans une explication afin de mieux lui faire comprendre certaines choses.
Je trouve que ces mises en situations sont intéressantes et bienvenues, elles permettent aux enfants elleux-même de comprendre pourquoi apprendre sur ces évènements du passé est important et peut leur être utile dans le présent. Cela leur permet également de se sentir impliqué-e-s si, comme Nino, iels connaissent assez peu le sujet du jour.
La série est simple, courte et facilement trouvable, j'en conseille sincèrement la lecture à un jeune public.
(Note réelle 3,5)
Cette série a bien du mérite. En effet elle permet de mettre un visage et une histoire sur un grand nombre de noms qui patronnent les plus grands hôpitaux français: Necker, Bichat, Laënnec et les autres ne seront plus des noms vides après la lecture de cette intéressante encyclopédie. Il faut dire que le Pr Fabiani a un certain talent de conteur et que son récit sait capter l'attention de son lectorat. Sa construction chronologique et thématique est très dynamique. Les chapitres sont introduits par un texte très concis ( souvent une demi page) qui va à l'essentiel et laisse la place à un texte plus fourni qui accompagne la partie BD. Il y a un bon équilibre entre le dessin de Bercovici qui amène du dynamisme à travers un trait humoristique. Le récit propose beaucoup d'anecdotes dans leur contexte historique et qui donnent du sens à certains épisodes dramatiques du passé. Le Pr Fabiani met en lumière certains passages mal connus comme la relation difficile entre la Révolution de 89 et l'Hôpital ou la mise au point d'outils incontournables ( les gants, le stéthoscope).
Le métier de médecin s'est beaucoup féminisée ces dernières décennies et la série n'oublie pas le rôle majeur des femmes dans l'histoire des soins ( un chapitre sur les infirmières et un sur les sages-femmes entre autres).
Une lecture instructive et distrayante traitée d'une façon à être accessible à un très large public.
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3.5 Une série de polar qui fait la part belle au sociale. Le principal intérêt selon moi n'est pas de découvrir le coupable, surtout lorsque l'auteur montre rapidement qui sont les coupables comme dans le tome 2, mais la manière dont Prado décrit des problèmes sociaux du monde moderne. Il y a beaucoup de cynisme et on voit à quel point des gens peuvent s'en prendre à des plus vulnérables pour de l'argent. Les histoires sont bien faites et le dessin de Prado est élégant. J'aime particulièrement les couleurs. Le seul défaut selon moi est que les deux personnages principaux ne sont pas particulièrement attachants ou intéressants. Ils sont même un peu clichés, sortant de n'importe quelle série policière aux personnages et scénarios interchangeables.
S.
J’ai pris du temps à comprendre S., et je ne suis toujours pas sûr d’avoir tout compris mais ce dont je suis certain c’est que Gipi est toujours un génie à mes yeux ! S. est une multi-œuvre : une œuvre sur la guerre, ses destructions, ses peurs, ses abus, sa violence ; une œuvre sur la famille et les générations qui passent, les souvenirs qui se mélangent et parfois se contredisent ; une œuvre sur la figure du père qui inspire, dirige, frustre, radote, protège ; enfin une œuvre sur le contraste entre le passé et le présent avec la banalisation de la violence, la réappropriation des symboles, et sur la mort qui finit par prendre forme un jour où l’autre ; dans S., Gipi rend hommage à son père Sergio en racontant ses différents souvenirs qu’il lui a transmit, et ce en utilisant différentes fresque temporelles qui se mélangent (et qui se trouve être finalement très mélangeant pour le lecteur !) ; malgré S. est une très œuvre dans le fond et dans la forme ; fidèle à lui même, l’aquarelle et les coups de crayon de Gipi sont magnifiques ; un auteur à ne pas manquer !
Peau d'Homme
Cet album a reçu bon nombre d'éloges, je compte bien m'ajouter. L'histoire est bonne, plus fine et réfléchie que l'on pourrait croire à l'introduction, et compte bien explorer et remettre en question les différences d'expressions et d'attentes du genre (ou des genres) dans la société, ainsi que la fâcheuse tendance qu'on certaines personnes se présentant comme vertueuses de vouloir vilifier et contrôler les personnes qu'elles jugent comme inférieures, impures et tentatrices (les femmes, les homosexuel-le-s, …). Tout le cœur du récit tourne autour de Bianca, mariée par ses parents à un homme qu'elle a à peine rencontré jusqu'ici, et qui, souhaitant en apprendre davantage sur son nouveau mari, va revêtir l'un des objets les plus précieux de sa famille : une peau permettant à quiconque l'enfile de devenir en tout point (en tout cas physiquement) un homme. Bianca devient donc Lorenzo et se rapproche de Giovanni, son mari, tombant progressivement amoureuse de lui. Sauf qu'un petit bémol va lui apparaître : Giovanni est homosexuel, et bien qu'il tombe éperdument amoureux de Lorenzo, Bianca ne pourra jamais réellement être aimée de lui comme elle l'aime. Doit-elle oublier sa vie de femme et ne plus être qu'un homme ? Doit-elle continuer d'espérer qu'un jour Giovanni aime autant Bianca qu'il aime Lorenzo ? Est-il judicieux de goûter à la liberté et à un monde que l'on affectionne quand tout ce qui nous entoure nous maintient que cela nous est inaccessible ? Surtout que le frère de Bianca, nouvel ecclésiastique zélé, compte visiblement purifier le lupanar que semble être devenue la ville à ses yeux. Un récit intéressant, une situation prenante, des personnages mine de rien complexes, un questionnement des codes de genres, un discours très à propos sur le regard et le vice, … L'album est très bon, que dire de plus ? Ah, si, que le dessin de Zanzim est très joli !
Les Enquêtes d'Enola Holmes
Je ne m'attendais certainement pas à autant apprécier cette lecture, et pourtant j'avoue même avoir eu un petit coup de cœur. Je ne connais les romans dont cette série est adaptée que de nom, et n'avais jusque là qu'une vague idée du scénario. J'avais peur à l'origine qu'Enola soit un simple ersatz féminin de Sherlock Holmes mais je trouve que l'autrice a su bien individualiser cette benjamine de la famille. Enola n'aime pas les corsets, Enola ne veut pas se marier, sa mère a toujours désirée la laisser développer son désir d'indépendance et lui a inculquée une vision des droits de la femme bien inspirée des suffragettes. Alors, quand sa mère disparaît mystérieusement le jour de son quatorzième anniversaire et que ses deux frères (ayant plus ou moins abandonné leur famille il y a de ça belle-lurette) reviennent avec l'intention d'envoyer Enola dans un pensionnat, elle décide de fuir. De fil en aiguille, Enola se retrouvera à jouer les enquêtrices de fortunes, cherchant à aider les infortuné-e-s, tout en devant changer sans cesse de costumes et d'alias afin d'échapper à ses frères. Chaque album est une aventure indépendante, mais du premier jusqu'au sixième album nous suivons également l'intrigue familiale d'Enola et son enquête pour retrouver sa mère. J'ai beaucoup aimé cette série, donc. D'une part Enola est adorable (je dis ça à la fois pour son caractère très empathique, sa droiture, sa fougue, et surtout pour la jolie bouille que lui donnent les dessins de Serena Blasco), d'autre part j'ai trouvé qu'elle s'insérait dans le canon de Conan Doyle de manière mine de rien assez maligne. Tout aussi brillant qu'il soit, Sherlock reste un homme de son époque et sa vision des égalités homme-femme est, il faut le dire, vraiment misogyne, mais contrairement à ce que certaines personnes pourraient dire (j'anticipe) cela n'est pas du tout une extrapolation de Nancy Springer. J'invite qui que ce soit qui en douterait à lire (ou relire) "Un scandale en Bohême", pas forcément l'histoire la plus connue du public mais contenant un personnage lui bien plus connu : Irène Adler. Tout le sel de cette enquête, le fait que les gens ont retenu le nom d'Irène Adler (la rendant presque essentielle au canon de l'œuvre selon de nombreuses adaptations) c'est qu'elle est parvenue à se montrer plus maligne que Sherlock. Le grand Sherlock, brillant mais également très orgueilleux, homme de son époque, n'avait pas anticipé qu'une femme puisse lui jouer une entourloupe et ce sont ses préjugés qui lui ont coûté la réussite de cette affaire. Si Sherlock tient Irène en respect, c'est parce qu'elle lui a ainsi rappelé que même lui n'était pas infaillible et qu'à trop sous-estimer ses adversaires on risque la défaite. Alors étendre cette idée et continuer d'appuyer que sa vision souvent condescendante du genre féminin l'empêche de réussir à gérer sa sœur chaotique et l'empêche de trouver les solutions d'affaires concernant des femmes aussi vite qu'elle est assez pertinent. Les idéaux féministes d'Enola sont eux aussi bien géré, on ne les rends pas anachroniques : Enola se bat et croit en des droits intemporels comme la liberté et l'égalité, ou bien des droits liés aux problématiques de l'époque comme les corsets étouffants et les mariages forcés. Au delà des propos féministes, j'ai trouvé les récits en eux-même assez bien écrits. Les enquêtes ne sont pas très complexes mais rondement menées, bien narrées, le dessin se permet quelques petites folies de mise en scène, l'intrigue familiale des Holmes est prenante, les codes sont assez amusants à déchiffrer (la série aime BEAUCOUP les messages codés, préparez-vous à en voir souvent) et j'ai trouvé que les petits carnets de dessins et de notes (censés être extraits du journal d'Enola) présents à chaque fin d'album étaient un plus vraiment bienvenu. Je le redis, la lecture me fut très agréable, la série est de très bonne facture. Je suis d'ailleurs surprise qu'il n'y ai pas plus d'avis sur elle que ça. Une excellente série pour les jeunes et pré-adolescent-e-s. (Note réelle 3,5)
Sphères
Je viens de refermer l'album et je me suis régalé. C'est certainement classique dans le genre, " On a déjà vu ça mille fois " diront sans doute des lecteurs ès science-fiction, mais que c'est bien fait ! Le dessin, très détaillé, est superbe (le souci de l'esthétisme et celui de la vraisemblance sont visibles jusque dans les tenues des personnages), on en prend plein les yeux : appartements futuristes, ruelles à l'atmosphère palpable, paysages immenses et personnages bien typés, charismatiques (je vous conseille de prendre connaissance du trombinoscope avant de vous lancer). A cela s'ajoutent de bons dialogues dans l'ensemble, des vaisseaux crédibles et qui ont de l'allure, alors attachez votre ceinture et c'est parti, dépaysement garanti ! Plusieurs quêtes se mêlent, on passe d'un lieu à l'autre, mais l'ensemble demeure fluide et prenant et on apprécie l'intrigue bien ficelée. C'est pour l'instant un très bon tome d'introduction, l'histoire avance doucement, mais les personnages et les enjeux sont exposés clairement. Alors oui, il y a peut-être un passage notamment qui sent la testostérone, mais je ne me suis pas ennuyé une seconde. Hâte de découvrir le prochain tome !
Sa Majesté des Mouches
Je n’ai jamais lu le roman – pourtant célèbre – de Golding, mais je connais depuis longtemps les grandes lignes de cette histoire. Cette adaptation a été l’occasion de me plonger un peu plus dans cette histoire qui donne une vision très noire – et hélas réaliste – de la nature humaine. Golding l’a écrite au sortir de la seconde guerre mondiale – à laquelle il a participé – et cette noirceur trouve probablement son origine dans cette boucherie. L’album est épais, mais se lit relativement rapidement. D’abord parce que la narration, très fluide, est captivante. Ensuite parce qu’il n’y a pas beaucoup de dialogues. Mais De Jongh, avec une économie de moyens, arrive facilement à faire passer l’essentiel – en restant je pense fidèle au texte d’origine. C’est ainsi que ces enfants, seuls rescapés d’un accident d’avion, sur une île déserte, vont peu à peu passer de vacanciers sur une plage idyllique à participants d’un drame sauvage. Le basculement progressif est bien montré. Et, au final, le récit est glaçant, mettant à nu le mal, qui d’habitude est davantage masqué. Avec une fin édifiante et là encore très noire : c’est un navire militaire, sombre et menaçant, qui apporte les « secours ». Comme s’il n’y avait finalement pas d’échappatoire. Le dessin de De Jongh est lui aussi très bon. Fluide et dynamique, avec une colorisation jouant sur un assombrissement progressif. Bref, une lecture hautement recommandable !
Une Aventure de Jeanne Picquigny
Le premier tome donne le ton, et nous emporte dans une aventure qui, même si elle se situe dans le premier tiers du XXème siècle, fait penser aux romans de Rider Haggard sur la découverte des trésors cachés de l’Afrique. Il y a aussi un peu du souffle romanesque hollywoodien de la grande époque (quelques scènes avec les porteurs et quelques aventures m’ont aussi fait penser aux Tarzan avec Weissmuller que j’ai regardés enfant). Même si Fred Bernard apporte beaucoup de légèreté à son récit, en faisant de Jeanne une héroïne forte, une femme moderne et libérée. L’album suivant la voit partager vedette et récit avec Love Peacock, aventurier inclassable : on s’écarte de l’Afrique et de la quête du père, pour entrer dans quelque chose de plus décousu – mais pas moins intéressant, vers l’Amérique du sud et caribéenne. Les personnages secondaires – féminins surtout – apportent originalité et dynamisme à l’intrigue. (J’ai lu ces deux albums dans un album intégrale les regroupant) « La patience du tigre », nous envoie en Asie et « La paresse du Panda » prend la suite, les deux albums (à la pagination très conséquente) se laissent lire agréablement, même si j’ai été un chouia moins captivé par ce qui s’y passait que dans le tome inaugural. Mais globalement ça reste une série plus que sympathique. Le dessin faussement brouillon (un peu inégal parfois) de Bernard est agréable, et beaucoup de personnages secondaires – eux-aussi féminins – donnent du coffre à cette série, qui a su revisiter quelques lieux communs de l’aventure exotique et romanesque. Note réelle 3,5/5.
Shin Zero
« Go go Power Rangers ! Tin nin nin ! Go go Power Rangers ! You mighty morphin’ Power Rangers ! » Non mais attendez, partez pas ! D’accord il est question de Sentai ici, mais pas que, surtout dans ce premier tome introductif, aller, parlons un peu de ce Shin Zero. Bon les Sentai tout le monde voit ce que c’est grosso modo, ou faites vos recherches ça nous fera gagner du temps. Dans une réalité alternative, en 2008 dans un pays fictif qui ne dit pas son nom mais qui ressemble fortement à un Japon tendance très cosmopolite (des noms comme Héloïse côtoie aussi bien Satoichi que Warren ou Nikki), les Kaiju (encore une fois, Google est votre ami) ont disparu. Le dernier super boss a pris une branlée en 1995 et depuis la paix règne sur le pays. Comment recycler donc ces super héros en costume lycra devenus un peu encombrant ? Ils se sont uberisé tiens (termes un peu anachroniques en 2008 mais bon, ça passe) : mission de sauvetage de chat dans les arbres, vigiles de super marché, ou encore cassage de gueules de petits caïds en bas des cités pour les missions les plus dangereuses. L’idée paraît un peu bête de prime abord, on a du mal à y croire, mais dans le pays du 0 % de taux de chômage et où les Sentai font presque figure d’institution (on en voit au Japon faire des animations commerciales dans des supérettes), bah finalement ça tient debout. Alors c’est bien beau tout ça, mais il faut que ça raconte quelque chose c’te histoire. C’est là qu’on suit cinq tranches de vies, cinq jeunes galériens qui vivent en colocation dans un appartement d’une cité HLM et qui enfilent le costume de super héros pour « arrondir » les fins de mois. Ils y sont tous : force rouge, le « leader » de la bande, des muscles, du cœur, mais pas de cerveau et surtout pas de perspectives d’avenir. Ce n’est pas en faisant carrière chez Uber Sentai qu’il gagnera sa vie ou le respect des autres vu que les Sentai, de nos jours, c’est un peu la loose. Force jaune, sa cousine, une jeune maman célibataire battante qui veut s’en sortir grâce à ses études d’avocate. Force rose, une lesbienne un peu bourrue à fort caractère, personnage le moins intéressant je trouve pour le moment. Force verte, l’intello premier de la classe, dommage qu’il soit un peu le cliché du dégonflé traître immature émotionnel qui mate en loucedé comme un gros pervers force bleue. Force bleue d’ailleurs, meilleure pote du vert, éduquée catho tradi, pas très intéressée par les études et préfère l’argent facile d’internet. Cinq personnages bien écrits, bien développés, dont l’évolution est très prenante à suivre. Vous inquiétez pas, il y a de la baston aussi, il y a une sous-intrigue avec un retour possible des Kaiju, des enquêtes à la mords-moi le nœud dignes de vos séries live d’enfance (Power Rangers, Bioman, Winspector etc.) Il y a un jolie mélange entre hommage et récit original. C’est superbement dessiné, on reconnaît bien le trait de Singelin qui s’est « mangaïsé » pour l’occasion en alliant son style habituel (déjà un mélange des genres) avec une touche un poil plus manga (j’sais pas si c’est bien clair dit comme cela…). On retrouve ses marottes habituelles avec les cités HLM dégueulasses en guise de toile de fond, les petits personnages kawai qu’on voit par-ci par-là… c’est du niveau des meilleurs mangas japonais, sauf que lui n’a pas une armée d’assistants pour fignoler… Un récit accrocheur sur l’apprentissage de l’âge adulte, on sent que Bablet y a mis du sien, peut être son propre vécu même. En tout cas cette chroniques socialo-culturelle m’a mise l’eau à la bouche. To be continued, donc.
Le Fil de l'Histoire raconté par Ariane & Nino
La série est une entrée en matière, une mise en images de périodes historiques pour aider le jeune public à mieux visualiser et retenir ses connaissances sur le sujet. Les albums sont courts, les informations se doivent donc d'être concises et facilement compréhensibles, pour plus d'informations il faudra bien souvent approfondir via des recherches ailleurs mais le but ici reste avant tout de présenter sérieusement et simplement des informations historiques. Un petit rappel des principaux personnages de ces évènements et un fil chronologique sont fournis à la fin, afin d'avoir une meilleure visualisation et un petit "pense-bête" sous la main. Les histoires sont toujours racontées par Ariane à son petit frère Nino. Chaque album commence par une ou deux pages de vie quotidienne de ces deux enfants, permettant à Nino de poser une question ou de faire un constat, lançant ainsi sa sœur dans une explication afin de mieux lui faire comprendre certaines choses. Je trouve que ces mises en situations sont intéressantes et bienvenues, elles permettent aux enfants elleux-même de comprendre pourquoi apprendre sur ces évènements du passé est important et peut leur être utile dans le présent. Cela leur permet également de se sentir impliqué-e-s si, comme Nino, iels connaissent assez peu le sujet du jour. La série est simple, courte et facilement trouvable, j'en conseille sincèrement la lecture à un jeune public. (Note réelle 3,5)
L'Incroyable Histoire de la Médecine
Cette série a bien du mérite. En effet elle permet de mettre un visage et une histoire sur un grand nombre de noms qui patronnent les plus grands hôpitaux français: Necker, Bichat, Laënnec et les autres ne seront plus des noms vides après la lecture de cette intéressante encyclopédie. Il faut dire que le Pr Fabiani a un certain talent de conteur et que son récit sait capter l'attention de son lectorat. Sa construction chronologique et thématique est très dynamique. Les chapitres sont introduits par un texte très concis ( souvent une demi page) qui va à l'essentiel et laisse la place à un texte plus fourni qui accompagne la partie BD. Il y a un bon équilibre entre le dessin de Bercovici qui amène du dynamisme à travers un trait humoristique. Le récit propose beaucoup d'anecdotes dans leur contexte historique et qui donnent du sens à certains épisodes dramatiques du passé. Le Pr Fabiani met en lumière certains passages mal connus comme la relation difficile entre la Révolution de 89 et l'Hôpital ou la mise au point d'outils incontournables ( les gants, le stéthoscope). Le métier de médecin s'est beaucoup féminisée ces dernières décennies et la série n'oublie pas le rôle majeur des femmes dans l'histoire des soins ( un chapitre sur les infirmières et un sur les sages-femmes entre autres). Une lecture instructive et distrayante traitée d'une façon à être accessible à un très large public.