Voilà une série SF qui m'a tout d'abord surpris par son dessin : je le trouvais trop réaliste, trop... étrange. J'avais par moment l'impression de voir là un roman-photo, effet encore accru par les nombreuses romances et petites histoires persos de chacun des personnages. Ce n'est pas vraiment un style de dessin que j'aime, mais j'avoue que pour le côté "reportage sur la faune et la flore d'Aldébaran" et pour le côté "mystère de la Mantrisse", le réalisme colle bien pour rendre plausible un monde à la fois si proche de la Terre et tellement différent.
Ensuite justement, ce monde créé ici est vraiment prenant. Il est tellement plausible qu'on y croit volontiers, ce qui accroît d'autant plus l'attrait du mystère que pose la Mantrisse. C'est de la SF accrocheuse, et le nombre de tomes convient bien pour poser l'ambiance, ne pas faire retomber la sauce trop vite ni l'étirer trop en longueur.
Les seuls défauts à mes yeux sont justement ce côté roman-photo un peu trop présent. Suivre les aventures amoureuses des personnages ne m'intéresse pas franchement et là, on les suit un peu trop. Je préfère la SF pure et dure à ce mélange de SF et de vie de tous les jours un peu adolescente.
Moi qui n'ai pas aimé le dessin d'Annie Goetzinger dans les albums précédents que j'avais lus d'elle, je le trouve ici pas mauvais et bien dans le ton de l'histoire, tant au niveau du dessin, que des couleurs et de la mise en page (malgré quelques ratés au niveau de l'ordre de lecture des textes dûs à des essais de mise en page pas totalement réussis).
Et quant à l'histoire, elle n'est pas mauvaise non plus. On suit sans peine l'ascension de Camille dans le monde de la musique, et on suit en parrallèle avec intérêt la description du monde politique qui l'entoure. C'est une plongée dans le monde des troubles précédant le Front Populaire, de la montée des extrêmismes, de la montée du nazisme, de la victoire allemande et surtout de la collaboration des français aux idées très proches de celles des Nazis. Mais en même temps, la Diva elle-même reste aveugle à tout cela, et on comprend sans peine qu'elle s'en moque, et que pour elle seule la musique compte, que ce soit du Wagner du côté nazi ou du Stravinsky de l'autre côté de la "barrière".
En résumé, je trouve l'histoire bien contée et pas inintéressante. Bon, de manière générale, ce n'est pas une BD qui restera gravée dans mes souvenirs, mais elle n'est pas désagréable du tout.
J'ai clairement eu du mal avec ce dessin, il est trop spécial pour être abordé facilement je trouve... Du coup, j'ai abordé les premières pages avec une sorte de grimace en éspérant que l'histoire allait m'aider à digérer le truc... et ça a marché.
Le lecteur n'est pas réellement surpris, lui, vu qu'il a assisté à la 1ère scène, celle qui provoquera toute l'enquête et ses dérives. Pourtant, j'ai été impressionné par la maîtrise de l'auteur, on est tenu en haleine alors qu'on sait presque tout ce qui va se passer, c'est une performance !
Je ne sais pas si les prochains tomes pourront être aussi bons, mais ce 1er est d'autant plus agréable qu'il était inattendu.
Oui bon d'accord, c'est pas THE grande BD qu'on peut attendre de la part de Larcenet, mais il faut avouer que c'est souvent bien drôle, donc de quoi se plaint-on ?
"Ni Dieu Ni Maître Ni Croquettes" est bien meilleur que "30 millions d'imbéciles" selon moi, il est plus mordant, plus nerveux.
Cela dit, ça reste réservé je pense aux fans de la 1ère heure de Larcenet, mais sinon, c'est pas indispensable.
A peu près tout le monde a mis pas mal après une synthèse des points positifs et négatifs. J'en suis moi-même arrivé à cette conclusion. En effet, l'idée de départ en elle-même est plus qu'excellente et superbement exploitée. L'album part très très bien. Toutefois (je ne voudrais pas trop en révéler) je conseille de lire la bd bien après "L'Incal". Juste le temps en fait de conférer à la série originale son statut de culte. Parce qu'en ouvrant cet album, c'est tout "L'Incal" qui s'effondre... J'aime d'ailleurs aussi beaucoup cette ambiance :
** SPOILER **
John sort d'un rêve dont on imagine bien que c'est le cycle original. Mais pendant tout l'album il est à peine évoqué, et tous les personnages des 6 premiers tomes sont totalement occultés...
** FIN SPOILER **
... Bref vraiment très mystérieux et prenant.
Cependant j'attends de voir la suite, car ce premier tome part vraiment en sucette, on comprend pô grand-chose (juste que Difool doit sauver le monde d'une manière obscure), et finalement quelque peu ennuyeux. Mais je ne crains pas la suite, je l'attends même, car l'imagination de Jodorowsky n'a pas fini de me surprendre.
Ah oui, et A BAS LA COLORISATION !!!
- Comme il est bazaar cet album.
- Tu veux dire bizarre peut-être???
- Non non, "Bazaar", comme le roman de Stephen King. Tu sais le bouquin où pour un petit moment de bonheur, tu dois vendre ton âme au diable...
- Ben c'est comme dans la BD alors.
- Oui, c'est pareil. C'est bien, mais c'est pareil. Donc 3.
Sans blabla supplémentaire...
J'ai un peu de mal à noter "Léonard" parce qu'étant jeune, c'était une BD que je prenais vraiment plaisir à lire. J'adorais voir chaque nouvelle invention, ces anachronismes presque constants, ce détournement de la réalité historique pour en faire une sorte de SF humoristique.
Mais par contre, déjà étant jeune et encore plus maintenant, je ne supporte pas la répétition constante et tellement agaçante de ces misères subies par le disciple. Les gags à répétition, ça va un moment mais presque à chaque case, 48 pages sur 48, et ce sur plus de trente albums, ça en devient vraiment... lourd, et vraiment plus drôle.
Ceci dit, de manière générale et pour un public résolument jeune, cette série reste fraîche, pas prise de tête et souvent amusante, si ce n'est marrante, bref je la trouve pas mal.
Comme l'ont souligné les deux personnes qui ont avisé avant moi, on ne peut qu'être horrifié par le contenu de cette BD. Un sujet dur, insoutenable même par moments... Mais qui est abordé via des yeux d'enfants, déchirés entre peur, colère, frustration, incompréhension, révolte, douleur... On n'en sort pas indemne.
Par contre, comme l'a dit le posteur, le dessin est clairement sinistre, et ne fait que rajouter à l'horreur et à la confusion...
Benoît raconte comment il a vécu une histoire d'amour, alors qu'il est déjà marié et père de famille. Sans concession, pathétique dans sa sincérité, cru dans ses sentiments, il s'agit là d'une confession fort sympathique. BSK, au dessin fort sympathique, réussit à nous toucher, lui qui vivote entre deux femmes, entre ses aspirations artistiques et ses obligations familiales. Une petite curiosité.
Prototype du récit court écrit et réalisé dans l'urgence, Imbroglio est une petite histoire sympathique. Truffé de rebondissements rocambolo-abracadabrantesques autour d'un fil rouge - prétexte, le dessin de Trondheim rend cette lecture agréable bien qu'éphémère.
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Aldébaran
Voilà une série SF qui m'a tout d'abord surpris par son dessin : je le trouvais trop réaliste, trop... étrange. J'avais par moment l'impression de voir là un roman-photo, effet encore accru par les nombreuses romances et petites histoires persos de chacun des personnages. Ce n'est pas vraiment un style de dessin que j'aime, mais j'avoue que pour le côté "reportage sur la faune et la flore d'Aldébaran" et pour le côté "mystère de la Mantrisse", le réalisme colle bien pour rendre plausible un monde à la fois si proche de la Terre et tellement différent. Ensuite justement, ce monde créé ici est vraiment prenant. Il est tellement plausible qu'on y croit volontiers, ce qui accroît d'autant plus l'attrait du mystère que pose la Mantrisse. C'est de la SF accrocheuse, et le nombre de tomes convient bien pour poser l'ambiance, ne pas faire retomber la sauce trop vite ni l'étirer trop en longueur. Les seuls défauts à mes yeux sont justement ce côté roman-photo un peu trop présent. Suivre les aventures amoureuses des personnages ne m'intéresse pas franchement et là, on les suit un peu trop. Je préfère la SF pure et dure à ce mélange de SF et de vie de tous les jours un peu adolescente.
La Diva et le Kriegspiel
Moi qui n'ai pas aimé le dessin d'Annie Goetzinger dans les albums précédents que j'avais lus d'elle, je le trouve ici pas mauvais et bien dans le ton de l'histoire, tant au niveau du dessin, que des couleurs et de la mise en page (malgré quelques ratés au niveau de l'ordre de lecture des textes dûs à des essais de mise en page pas totalement réussis). Et quant à l'histoire, elle n'est pas mauvaise non plus. On suit sans peine l'ascension de Camille dans le monde de la musique, et on suit en parrallèle avec intérêt la description du monde politique qui l'entoure. C'est une plongée dans le monde des troubles précédant le Front Populaire, de la montée des extrêmismes, de la montée du nazisme, de la victoire allemande et surtout de la collaboration des français aux idées très proches de celles des Nazis. Mais en même temps, la Diva elle-même reste aveugle à tout cela, et on comprend sans peine qu'elle s'en moque, et que pour elle seule la musique compte, que ce soit du Wagner du côté nazi ou du Stravinsky de l'autre côté de la "barrière". En résumé, je trouve l'histoire bien contée et pas inintéressante. Bon, de manière générale, ce n'est pas une BD qui restera gravée dans mes souvenirs, mais elle n'est pas désagréable du tout.
Mélissa
J'ai clairement eu du mal avec ce dessin, il est trop spécial pour être abordé facilement je trouve... Du coup, j'ai abordé les premières pages avec une sorte de grimace en éspérant que l'histoire allait m'aider à digérer le truc... et ça a marché. Le lecteur n'est pas réellement surpris, lui, vu qu'il a assisté à la 1ère scène, celle qui provoquera toute l'enquête et ses dérives. Pourtant, j'ai été impressionné par la maîtrise de l'auteur, on est tenu en haleine alors qu'on sait presque tout ce qui va se passer, c'est une performance ! Je ne sais pas si les prochains tomes pourront être aussi bons, mais ce 1er est d'autant plus agréable qu'il était inattendu.
30 millions d'imbéciles
Oui bon d'accord, c'est pas THE grande BD qu'on peut attendre de la part de Larcenet, mais il faut avouer que c'est souvent bien drôle, donc de quoi se plaint-on ? "Ni Dieu Ni Maître Ni Croquettes" est bien meilleur que "30 millions d'imbéciles" selon moi, il est plus mordant, plus nerveux. Cela dit, ça reste réservé je pense aux fans de la 1ère heure de Larcenet, mais sinon, c'est pas indispensable.
Après l'Incal
A peu près tout le monde a mis pas mal après une synthèse des points positifs et négatifs. J'en suis moi-même arrivé à cette conclusion. En effet, l'idée de départ en elle-même est plus qu'excellente et superbement exploitée. L'album part très très bien. Toutefois (je ne voudrais pas trop en révéler) je conseille de lire la bd bien après "L'Incal". Juste le temps en fait de conférer à la série originale son statut de culte. Parce qu'en ouvrant cet album, c'est tout "L'Incal" qui s'effondre... J'aime d'ailleurs aussi beaucoup cette ambiance : ** SPOILER ** John sort d'un rêve dont on imagine bien que c'est le cycle original. Mais pendant tout l'album il est à peine évoqué, et tous les personnages des 6 premiers tomes sont totalement occultés... ** FIN SPOILER ** ... Bref vraiment très mystérieux et prenant. Cependant j'attends de voir la suite, car ce premier tome part vraiment en sucette, on comprend pô grand-chose (juste que Difool doit sauver le monde d'une manière obscure), et finalement quelque peu ennuyeux. Mais je ne crains pas la suite, je l'attends même, car l'imagination de Jodorowsky n'a pas fini de me surprendre. Ah oui, et A BAS LA COLORISATION !!!
W.E.S.T
- Comme il est bazaar cet album. - Tu veux dire bizarre peut-être??? - Non non, "Bazaar", comme le roman de Stephen King. Tu sais le bouquin où pour un petit moment de bonheur, tu dois vendre ton âme au diable... - Ben c'est comme dans la BD alors. - Oui, c'est pareil. C'est bien, mais c'est pareil. Donc 3. Sans blabla supplémentaire...
Léonard
J'ai un peu de mal à noter "Léonard" parce qu'étant jeune, c'était une BD que je prenais vraiment plaisir à lire. J'adorais voir chaque nouvelle invention, ces anachronismes presque constants, ce détournement de la réalité historique pour en faire une sorte de SF humoristique. Mais par contre, déjà étant jeune et encore plus maintenant, je ne supporte pas la répétition constante et tellement agaçante de ces misères subies par le disciple. Les gags à répétition, ça va un moment mais presque à chaque case, 48 pages sur 48, et ce sur plus de trente albums, ça en devient vraiment... lourd, et vraiment plus drôle. Ceci dit, de manière générale et pour un public résolument jeune, cette série reste fraîche, pas prise de tête et souvent amusante, si ce n'est marrante, bref je la trouve pas mal.
Daddy's Girl
Comme l'ont souligné les deux personnes qui ont avisé avant moi, on ne peut qu'être horrifié par le contenu de cette BD. Un sujet dur, insoutenable même par moments... Mais qui est abordé via des yeux d'enfants, déchirés entre peur, colère, frustration, incompréhension, révolte, douleur... On n'en sort pas indemne. Par contre, comme l'a dit le posteur, le dessin est clairement sinistre, et ne fait que rajouter à l'horreur et à la confusion...
L'Amour
Benoît raconte comment il a vécu une histoire d'amour, alors qu'il est déjà marié et père de famille. Sans concession, pathétique dans sa sincérité, cru dans ses sentiments, il s'agit là d'une confession fort sympathique. BSK, au dessin fort sympathique, réussit à nous toucher, lui qui vivote entre deux femmes, entre ses aspirations artistiques et ses obligations familiales. Une petite curiosité.
Imbroglio
Prototype du récit court écrit et réalisé dans l'urgence, Imbroglio est une petite histoire sympathique. Truffé de rebondissements rocambolo-abracadabrantesques autour d'un fil rouge - prétexte, le dessin de Trondheim rend cette lecture agréable bien qu'éphémère.