J'ai pris cette BD sur le seul nom de Zidrou mais j'ai remarqué ensuite que le duo n'en est pas à son coup d'essai. Et globalement, je trouve qu'on reste dans les standard de leur duo : c'est bon, original mais pas inoubliable.
La comédie est clairement au centre du récit, avec ce chevalier braillard et violent, adepte de la route, du combat et de la chanson grivoise. Même si je reconnais quelques travers de ce qu'on peut appeler la Légende noire du Moyen-âge, j'aime bien le ton décalé et très comique que les auteurs ont décidés d'adopter. Ça ne se prend clairement pas au sérieux tout du long, on est parfois proche de la bouffonnerie et Zidrou ne se prive pas de taper sur ce qu'il n'aime pas, la religion étant allègrement pointée du doigt.
Mais la fin de la BD rehausse l'ensemble avec une sorte de connivence installée entre les différents protagonistes qui finissent par tragiquement prendre une épaisseur insoupçonné. J'ai apprécié cette fin assez belle qui renverse un peu les sentiments que j'avais pour les personnages et m'a rendu certains d'entre eux bien plus touchants que je ne l'imaginais.
C'est le genre de BD que j'aime parce qu'elle n'a pas beaucoup de choses à nous apporter si ce n'est un bon moment, quelques petites blagues, une fin touchante et puis voila. Je l'ai lu avec plaisir, la fin m'a très bien convenu et ça laisse un sourire sur le visage. Franchement, c'est vraiment pas mal !
Je dois dire que la lecture de cette BD était une expérience unique. L'histoire est complètement loufoque, avec des événements invraisemblables qui s'enchaînent sans répit. Le découpage et les couleurs vives ajoutent au rythme effréné du récit. Bien que je sois resté un peu sur ma faim, cette BD est définitivement une curiosité à découvrir.
Pour être honnête, j'ai trouvé cette BD un peu simplette. Les personnages sont plutôt caricaturaux, et les blagues manquent parfois de finesse. Cependant, j'ai apprécié l'humour naïf et les gaffes du personnage Kid Ordinn. En somme, c'est une BD divertissante, mais sans prétention. Si vous cherchez une lecture légère, elle peut plaire aux jeunes lecteurs.
Voilà un album sur lequel je n’ai pas grand-chose à dire.
En effet, c’est une lecture globalement rafraichissante, avec ces digressions d’une jeune fille qui s’ouvre à la vie, l’adolescence, le passage à l’âge adulte. Passages amers et petites éclosions joyeuses alternent, le rapport aux autres (copines, garçons – et les émotions et envies plus ou moins fantasmées qu’ils éveillent –, famille, etc.) rendent vivants ces moments de vie.
Donc c’est une lecture qui peut tout à fait trouver son public. Mais je suis resté sur ma faim. Car souvent j’ai eu l’impression que ça ne dépassait pas le stade du « commentaire », et je me lassais un peu de suivre Nine Antico dans ses découvertes.
Le dessin et la mise en pages sont aérés, et assez minimalistes – les purs amateurs de franco-belge classique n’y trouveront pas leur compte – mais c’est très lisible et, à tout prendre, ce type de dessin brouillon, presque proche du fanzinat, accentue la fraicheur des propos et se trouve donc raccord avec le sujet.
Note réelle 2,5/5.
Nagata, la mangaka mentalement instable qui devrait vraiment aller voir un psychiatre, continue de faire de l'autobiographie.
Ici, on va la voir, entre-autre, découvrir que les mariages d'amour ça existe vraiment dans la vie, essayer de rencontrer l'âme-sœur et se demander si elle doit absolument avoir un enfant. Il y a des passages qui risquent de paraitre étranges pour un occidental. Oui l'autrice peut sembler conne d'être surprise d'apprendre qu'on peut se marier par amour, mais le mariage de ses parents était arrangé et les gens qui se marient sans amour c'est normal au Japon, on se marie pour avoir un héritier et se conformer à ce que la société veut qu'on fasse.
Globalement, c'est sympathique à lire, mais il ne faut pas avoir peur des autobiographies qui montrent des trucs vraiment glauques (l'autrice parle notamment de l'agression sexuelle qu'elle a subie enfant). J'ai tout de même l'impression que l'autrice se répète dans les thématiques qu'elle aborde, mais je pense que c'est parce qu'elle angoisse toujours pour les mêmes choses, à cause de son état mental qui est tout de même très triste à regarder.
Une anthologie de trois histoires bien sombres par Osamu Tezuka.
La première qui donne son titre à l'album est surtout intéressante d'un point de vue historique. Lorsqu'il crée cette histoire en 1970, le moral de Tezuka est au plus bas. Son premier studio d'animation a des ennuis (il semblerait, entre-autres à cause de la trahison de certains producteurs) et le monde du manga change. Le mouvement gegika est devenu mainstream et les séries de type shonen et de type shojo vont être remplies d'œuvres plus sombres dès la fin des années 60 et cela va être le cas pendant au moins tout le long des années 70. Le style Tezuka que tout le monde copiait dans les années 50-60 va être jugé has-been et le maitre va devoir se réinventer pour continuer sa carrière.
Lorsqu'on a ces éléments en tête, on comprend parfaitement ce qu'exprimait Tezuka dans cette histoire mettant en vedette un garçon qui peut faire apparaitre un cheval fantomatique lorsqu'il veut se venger de ceux qui lui font du mal. Le résultat est correct, mais ce n'est pas une œuvre mémorable. Le ton reste un peu enfantin, ce qui est étonnant parce qu'au même moment Tezuka produisait 'Le Cratère' qui possède des histoires beaucoup plus matures. Là on est plus dans une œuvre qui se veut plus mature que ce que l'auteur produit avant, mais il y a encore des tics narratifs et la psychologie des personnages est sommaire. J’ai un peu l’impression que ce qui l’intéressait dans ce récit c’était de montrer sa colère et comme je l’ai dit l’histoire n’a vraiment d’intérêt que si on connait la biographie de Tezuka.
L'album contient deux autres histoires et il n'y a que celle se passant dans un environnement post-apocalyptique que j'ai bien aimée, c'est le meilleur récit de l'album qui montre le talent de Tezuka à son meilleur.
En gros, un album cher uniquement destiné aux gros fans du maitre, deux histoires sur les trois sentant quand même le fond de tiroir.
Une petite déception, j'espérais mieux.
Cet album est le premier titre de la collection Black Label de chez DC.
Sean Murphy propose un Gotham City réaliste gangréné par le crime malgré Batman et ses méthodes discutables. Une idée de départ intéressante, celle d'un Joker sous sa véritable identité, Jack Napier : une référence au film de Tim Burton. Mais surtout Murphy inverse les rôles avec un Joker qui va se muer en chevalier blanc pour en faire le nouveau héros de Gotham contre le crime, alors que Batman sera considéré comme le méchant.
Une réalisation qui me laisse perplexe, j'ai aimé la façon de traiter le personnage du Joker, de le faire passer pour le gentil de l'histoire après avoir été guéri par des pilules. Par contre le comportement jusqu'au-boutiste de Batman ne m'a pas convaincu, il m'a même agacé en début d'album. Un récit qui a du mal à démarrer, il joue avec les personnalité des personnages, mais seule la gentille Harley Quinn m'a vraiment intéressé.
J'aime beaucoup le style graphique de Sean Murphy, son trait anguleux et agressif apporte du dynamisme à l'histoire. La mise en scène n'est pas en reste, elle est très dynamique.
Les superbes couleurs sombres de Matt Hollingsworth contribuent à l'ambiance poisseuse de ce comics.
Du très bon boulot.
Du bon et du moins bon pour une lecture sympathique, mais je n'y reviendrai pas.
J'adore le style ! que ce soit le dessin, la colorisation, la mise en page ou les dialogues, tout y est original et distinctif, ce qui la fait vraiment sortir du lot. Bon, l'histoire en elle-même ne m'a pas vraiment captivé. Bien que ce soit une autobiographie sur le thème du deuil, je m'attendais à autre chose, étant donné le style visuel assez décalé.
En fin de compte, le réalisme de l'histoire était un peu trop présent à mon goût, et j'ai réalisé que je n'avais peut-être pas choisi le bon moment pour lire cette BD. Malgré l'originalité de la double histoire qui finit par se croiser et des rêveries, scènes intéressantes, j'attendais surtout de terminer rapidement ma lecture, sachant que je ne reviendrais probablement pas sur ma lecture. Cela dit, ça se lit vite et j'ai donc pu tout lire d'une traite sans grande difficulté.
Voila un ouvrage qui a fait parler de lui. Il faut dire que le contenu est carrément étonnant, avec une recherche formaliste sur le procédé même de la BD. On est dans la BD qui se redéfinit presque en terme de narration visuelle, et c'est franchement bien menée ! Si dès le départ, j'ai eu du mal à suivre les différentes actions mais très vite j'ai réussi à suivre l'ensemble de façon assez claire. Il n'y a que peu de moments qui étaient assez peu compréhensible.
Cela dit, au-delà du formalisme de la narration qui force le respect parce qu'il est parfaitement bien exécuté et qui tient jusqu'au bout, je dois dire que j'ai tout de même trouvée la lecture assez longue. C'est notamment dû au récit qui reste finalement dans une histoire convenue. Peu de surprises interviennent dans le récit et la baleine présentée comme une curiosité qui servira plus tard ne m'a pas surpris au moment où elle intervient, puisque j'avais déjà compris son rôle dans l'histoire.
En l'état, je suis semi-satisfait de ma lecture. C'est indéniablement un exploit dans la façon de raconter l'histoire, mais celle-ci est assez plate dans le déroulé et je trouve malheureusement que ça ne vole pas très haut dans l'ensemble. Il manque quelque chose pour que je le relise ou veuille l'acheter : en l'état, c'est un objet visuel impressionnant mais à l'histoire plutôt quelconque. C'est peut-être moi qui suis imperméable à l'humour absurde, mais je n'ai pas réussi à considérer le récit comme humoristique.
Étrange mélange des genres, à la croisée de Daytripper et du conte indien. Le tout dans un style envoyant, avec le scénario de Ram V qui fait la part belle aux dieux de l'Inde et une philosophie de la mort.
C'est beau, le dessin a de très belles qualités notamment dans les couleurs qui sont très jolies. D'autre part, le récit mélange des influences venues du Panthéon indien (j'en ai reconnu quelques uns même si je ne suis pas du tout une pointure dans le genre) et des questionnements bien contemporains, mais arrive à tirer de son récit quelque chose de plus universel. La question de la mort et de la vie est centrale au récit, avec la Mort découvrant la vie, mais je trouve que c'est assez léger tout de même.
C'est un peu le hic de la BD : elle est assez rapide à mon gout, presque trop courte, et je vois assez mal comment se passe l'évolution de la mort avec les différents temps de vie qu'elle découvre. Il y a quelques ellipses, mais je trouve le cheminement interne assez peu clair. D'autre part, plusieurs détails ne seront finalement jamais vraiment élucidés. Que se passe-t-il après, comment fonctionne la mort sans elle, etc ?
Je suis conscient que c'est une histoire en forme de conte allégorique, mais je trouve qu'on a trop de petits points de détails qui manquent d'explications. C'est dommage, j'aimais bien le récit et son ton, mais au final je me rends compte que la question de la mort et de la vie a été abordée de façon plus intéressante dans le récit de Sandman. Ici, c'est pas mauvais mais un peu léger dans le propos. Dommage, j'aime bien ce qui est fait par le scénariste et j'ai bien envie de poursuivre la découverte de ses ouvrages.
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Chevalier Brayard
J'ai pris cette BD sur le seul nom de Zidrou mais j'ai remarqué ensuite que le duo n'en est pas à son coup d'essai. Et globalement, je trouve qu'on reste dans les standard de leur duo : c'est bon, original mais pas inoubliable. La comédie est clairement au centre du récit, avec ce chevalier braillard et violent, adepte de la route, du combat et de la chanson grivoise. Même si je reconnais quelques travers de ce qu'on peut appeler la Légende noire du Moyen-âge, j'aime bien le ton décalé et très comique que les auteurs ont décidés d'adopter. Ça ne se prend clairement pas au sérieux tout du long, on est parfois proche de la bouffonnerie et Zidrou ne se prive pas de taper sur ce qu'il n'aime pas, la religion étant allègrement pointée du doigt. Mais la fin de la BD rehausse l'ensemble avec une sorte de connivence installée entre les différents protagonistes qui finissent par tragiquement prendre une épaisseur insoupçonné. J'ai apprécié cette fin assez belle qui renverse un peu les sentiments que j'avais pour les personnages et m'a rendu certains d'entre eux bien plus touchants que je ne l'imaginais. C'est le genre de BD que j'aime parce qu'elle n'a pas beaucoup de choses à nous apporter si ce n'est un bon moment, quelques petites blagues, une fin touchante et puis voila. Je l'ai lu avec plaisir, la fin m'a très bien convenu et ça laisse un sourire sur le visage. Franchement, c'est vraiment pas mal !
Jim Henson's Tale of Sand
Je dois dire que la lecture de cette BD était une expérience unique. L'histoire est complètement loufoque, avec des événements invraisemblables qui s'enchaînent sans répit. Le découpage et les couleurs vives ajoutent au rythme effréné du récit. Bien que je sois resté un peu sur ma faim, cette BD est définitivement une curiosité à découvrir.
Chick Bill
Pour être honnête, j'ai trouvé cette BD un peu simplette. Les personnages sont plutôt caricaturaux, et les blagues manquent parfois de finesse. Cependant, j'ai apprécié l'humour naïf et les gaffes du personnage Kid Ordinn. En somme, c'est une BD divertissante, mais sans prétention. Si vous cherchez une lecture légère, elle peut plaire aux jeunes lecteurs.
Le Goût du paradis
Voilà un album sur lequel je n’ai pas grand-chose à dire. En effet, c’est une lecture globalement rafraichissante, avec ces digressions d’une jeune fille qui s’ouvre à la vie, l’adolescence, le passage à l’âge adulte. Passages amers et petites éclosions joyeuses alternent, le rapport aux autres (copines, garçons – et les émotions et envies plus ou moins fantasmées qu’ils éveillent –, famille, etc.) rendent vivants ces moments de vie. Donc c’est une lecture qui peut tout à fait trouver son public. Mais je suis resté sur ma faim. Car souvent j’ai eu l’impression que ça ne dépassait pas le stade du « commentaire », et je me lassais un peu de suivre Nine Antico dans ses découvertes. Le dessin et la mise en pages sont aérés, et assez minimalistes – les purs amateurs de franco-belge classique n’y trouveront pas leur compte – mais c’est très lisible et, à tout prendre, ce type de dessin brouillon, presque proche du fanzinat, accentue la fraicheur des propos et se trouve donc raccord avec le sujet. Note réelle 2,5/5.
Solitude d'une guerrière errante
Nagata, la mangaka mentalement instable qui devrait vraiment aller voir un psychiatre, continue de faire de l'autobiographie. Ici, on va la voir, entre-autre, découvrir que les mariages d'amour ça existe vraiment dans la vie, essayer de rencontrer l'âme-sœur et se demander si elle doit absolument avoir un enfant. Il y a des passages qui risquent de paraitre étranges pour un occidental. Oui l'autrice peut sembler conne d'être surprise d'apprendre qu'on peut se marier par amour, mais le mariage de ses parents était arrangé et les gens qui se marient sans amour c'est normal au Japon, on se marie pour avoir un héritier et se conformer à ce que la société veut qu'on fasse. Globalement, c'est sympathique à lire, mais il ne faut pas avoir peur des autobiographies qui montrent des trucs vraiment glauques (l'autrice parle notamment de l'agression sexuelle qu'elle a subie enfant). J'ai tout de même l'impression que l'autrice se répète dans les thématiques qu'elle aborde, mais je pense que c'est parce qu'elle angoisse toujours pour les mêmes choses, à cause de son état mental qui est tout de même très triste à regarder.
Bomba ! et autres histoires courtes
Une anthologie de trois histoires bien sombres par Osamu Tezuka. La première qui donne son titre à l'album est surtout intéressante d'un point de vue historique. Lorsqu'il crée cette histoire en 1970, le moral de Tezuka est au plus bas. Son premier studio d'animation a des ennuis (il semblerait, entre-autres à cause de la trahison de certains producteurs) et le monde du manga change. Le mouvement gegika est devenu mainstream et les séries de type shonen et de type shojo vont être remplies d'œuvres plus sombres dès la fin des années 60 et cela va être le cas pendant au moins tout le long des années 70. Le style Tezuka que tout le monde copiait dans les années 50-60 va être jugé has-been et le maitre va devoir se réinventer pour continuer sa carrière. Lorsqu'on a ces éléments en tête, on comprend parfaitement ce qu'exprimait Tezuka dans cette histoire mettant en vedette un garçon qui peut faire apparaitre un cheval fantomatique lorsqu'il veut se venger de ceux qui lui font du mal. Le résultat est correct, mais ce n'est pas une œuvre mémorable. Le ton reste un peu enfantin, ce qui est étonnant parce qu'au même moment Tezuka produisait 'Le Cratère' qui possède des histoires beaucoup plus matures. Là on est plus dans une œuvre qui se veut plus mature que ce que l'auteur produit avant, mais il y a encore des tics narratifs et la psychologie des personnages est sommaire. J’ai un peu l’impression que ce qui l’intéressait dans ce récit c’était de montrer sa colère et comme je l’ai dit l’histoire n’a vraiment d’intérêt que si on connait la biographie de Tezuka. L'album contient deux autres histoires et il n'y a que celle se passant dans un environnement post-apocalyptique que j'ai bien aimée, c'est le meilleur récit de l'album qui montre le talent de Tezuka à son meilleur. En gros, un album cher uniquement destiné aux gros fans du maitre, deux histoires sur les trois sentant quand même le fond de tiroir.
Batman - White Knight
Une petite déception, j'espérais mieux. Cet album est le premier titre de la collection Black Label de chez DC. Sean Murphy propose un Gotham City réaliste gangréné par le crime malgré Batman et ses méthodes discutables. Une idée de départ intéressante, celle d'un Joker sous sa véritable identité, Jack Napier : une référence au film de Tim Burton. Mais surtout Murphy inverse les rôles avec un Joker qui va se muer en chevalier blanc pour en faire le nouveau héros de Gotham contre le crime, alors que Batman sera considéré comme le méchant. Une réalisation qui me laisse perplexe, j'ai aimé la façon de traiter le personnage du Joker, de le faire passer pour le gentil de l'histoire après avoir été guéri par des pilules. Par contre le comportement jusqu'au-boutiste de Batman ne m'a pas convaincu, il m'a même agacé en début d'album. Un récit qui a du mal à démarrer, il joue avec les personnalité des personnages, mais seule la gentille Harley Quinn m'a vraiment intéressé. J'aime beaucoup le style graphique de Sean Murphy, son trait anguleux et agressif apporte du dynamisme à l'histoire. La mise en scène n'est pas en reste, elle est très dynamique. Les superbes couleurs sombres de Matt Hollingsworth contribuent à l'ambiance poisseuse de ce comics. Du très bon boulot. Du bon et du moins bon pour une lecture sympathique, mais je n'y reviendrai pas.
Notre seul ami commun
J'adore le style ! que ce soit le dessin, la colorisation, la mise en page ou les dialogues, tout y est original et distinctif, ce qui la fait vraiment sortir du lot. Bon, l'histoire en elle-même ne m'a pas vraiment captivé. Bien que ce soit une autobiographie sur le thème du deuil, je m'attendais à autre chose, étant donné le style visuel assez décalé. En fin de compte, le réalisme de l'histoire était un peu trop présent à mon goût, et j'ai réalisé que je n'avais peut-être pas choisi le bon moment pour lire cette BD. Malgré l'originalité de la double histoire qui finit par se croiser et des rêveries, scènes intéressantes, j'attendais surtout de terminer rapidement ma lecture, sachant que je ne reviendrais probablement pas sur ma lecture. Cela dit, ça se lit vite et j'ai donc pu tout lire d'une traite sans grande difficulté.
La Couleur des choses
Voila un ouvrage qui a fait parler de lui. Il faut dire que le contenu est carrément étonnant, avec une recherche formaliste sur le procédé même de la BD. On est dans la BD qui se redéfinit presque en terme de narration visuelle, et c'est franchement bien menée ! Si dès le départ, j'ai eu du mal à suivre les différentes actions mais très vite j'ai réussi à suivre l'ensemble de façon assez claire. Il n'y a que peu de moments qui étaient assez peu compréhensible. Cela dit, au-delà du formalisme de la narration qui force le respect parce qu'il est parfaitement bien exécuté et qui tient jusqu'au bout, je dois dire que j'ai tout de même trouvée la lecture assez longue. C'est notamment dû au récit qui reste finalement dans une histoire convenue. Peu de surprises interviennent dans le récit et la baleine présentée comme une curiosité qui servira plus tard ne m'a pas surpris au moment où elle intervient, puisque j'avais déjà compris son rôle dans l'histoire. En l'état, je suis semi-satisfait de ma lecture. C'est indéniablement un exploit dans la façon de raconter l'histoire, mais celle-ci est assez plate dans le déroulé et je trouve malheureusement que ça ne vole pas très haut dans l'ensemble. Il manque quelque chose pour que je le relise ou veuille l'acheter : en l'état, c'est un objet visuel impressionnant mais à l'histoire plutôt quelconque. C'est peut-être moi qui suis imperméable à l'humour absurde, mais je n'ai pas réussi à considérer le récit comme humoristique.
Toutes les morts de Laila Starr
Étrange mélange des genres, à la croisée de Daytripper et du conte indien. Le tout dans un style envoyant, avec le scénario de Ram V qui fait la part belle aux dieux de l'Inde et une philosophie de la mort. C'est beau, le dessin a de très belles qualités notamment dans les couleurs qui sont très jolies. D'autre part, le récit mélange des influences venues du Panthéon indien (j'en ai reconnu quelques uns même si je ne suis pas du tout une pointure dans le genre) et des questionnements bien contemporains, mais arrive à tirer de son récit quelque chose de plus universel. La question de la mort et de la vie est centrale au récit, avec la Mort découvrant la vie, mais je trouve que c'est assez léger tout de même. C'est un peu le hic de la BD : elle est assez rapide à mon gout, presque trop courte, et je vois assez mal comment se passe l'évolution de la mort avec les différents temps de vie qu'elle découvre. Il y a quelques ellipses, mais je trouve le cheminement interne assez peu clair. D'autre part, plusieurs détails ne seront finalement jamais vraiment élucidés. Que se passe-t-il après, comment fonctionne la mort sans elle, etc ? Je suis conscient que c'est une histoire en forme de conte allégorique, mais je trouve qu'on a trop de petits points de détails qui manquent d'explications. C'est dommage, j'aimais bien le récit et son ton, mais au final je me rends compte que la question de la mort et de la vie a été abordée de façon plus intéressante dans le récit de Sandman. Ici, c'est pas mauvais mais un peu léger dans le propos. Dommage, j'aime bien ce qui est fait par le scénariste et j'ai bien envie de poursuivre la découverte de ses ouvrages.