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Couverture de la série Coco et Moumouche
Coco et Moumouche

Coco le loup n'arrive pas à construire sa tour de jouet, chaque fois qu'il s'éloigne celle-ci s'effondre. Il n'en peut plus, alors il décide de se cacher pour voir qui est responsable. Me croiriez-vous si je vous disais que le coupable était une mouche ? Une première lecture sur le thème de la patience et l'entraide. Comme le reste de la collection "Mini Bulles", le petit dossier fourni au début aide à la lecture (et à une discussion entre parent et enfant). (L'album étant vraiment très court, j'ai mine de rien assez peu à dire ; Ro, comment fais-tu ?!)

19/03/2025 (modifier)
Couverture de la série L'Étreinte
L'Étreinte

Un petit pavé qui se laisse lire, mais au final j’en suis quand même sorti un chouia déçu. Dans l’entretien croisé de fin d’album, les auteurs précisent leur processus de création : le dessinateur a semble-t-il donné l’impulsion, le scénariste a suivi – l’inverse de la plupart des BD. Pourquoi pas ? Mais du coup « l’illustration » prend souvent le dessus, dans de longs déroulés un peu statiques, au détriment de l’intrigue elle-même. Une intrigue du coup pleine de longueurs. Il faut dire que le héros est perdu dans des considérations évanescentes : il ressasse certains moments passés avec la femme qu’il aimait et qui est dans le coma – dont elle ne sortira pas – après un accident, dialogue avec elle – du moins avec son « fantôme », tout en enquêtant de façon maniaque et presque inexpliquée sur une femme inconnue prise en photo sur une plage en Espagne). On a donc deux récits parallèles, tous deux menés sur un rythme lent et contemplatif, parfois ennuyeux. C’est un peu froid, et on a du mal à s’attacher au drame vécu par le héros (et sa femme), ses atermoiements devenant un peu lassants. Pour revenir au dessin, il possède d’indéniables qualités. Je l’ai trouvé beau sur les décors et plans larges. Mais les personnages, et en particulier les visages, posent problème. Esthétiquement je n’ai pas accroché, on a l’impression qu’ils sont tous ridés, sans âge, le rendu est un peu bizarre. Note réelle 2,5/5.

19/03/2025 (modifier)
Couverture de la série Les Âmes noires
Les Âmes noires

Un polar social et exotique, qui se laisse lire, mais sans plus au niveau de l’histoire, finalement assez légère. Mais la localisation originale compense en partie : avec de faux airs de documentaires sur quelques Chinois, lumpen prolétariat exploité, qui chargent et déchargent illégalement du charbon, dans une région indéfinie mais périphérique de la Chine, payant des pots de vin, à la merci de quelques caïds poisseux. L’autre point fort est le dessin, très lisible, allié à une colorisation adaptée au sujet, et que j’ai bien aimée. Un peu polar, pas mal chronique sociale, une lecture sympathique.

19/03/2025 (modifier)
Couverture de la série Tous les héros s'appellent Phénix
Tous les héros s'appellent Phénix

Je ne pense pas être le cœur de cible, d’une histoire que je trouve davantage tournée vers un lectorat adolescent, plutôt qu’adulte (ma notation tient compte de ça, spontanément j'aurais arrondi à deux étoiles). En tout cas j’ai lu cet album sans vraiment accrocher, sans réellement m’attacher aux personnages. C’est dommage, car Phénix et sa sœur Sacha ont des côtés originaux et attachants. Mais le récit n’a pas su me captiver suffisamment. L’idée de l’emprise, de la violence subie par les deux filles de la part du nouveau copain de leur mère (et accessoirement le prof de la plus âgée) peut être intéressante. Mais le scénario reste trop imprécis sur plusieurs sujets. D’abord je n’ai pas compris la situation de départ (et la fin n’éclaircit rien) : le père des filles absent – il revient sur la fin – a-t-il quitté leur mère ? Est-il seulement en voyage de travail ? Cette mère justement est souvent aussi absente – dans tous les sens du terme, elle est toujours en retrait. Quant à son nouveau copain (situation qui pose questions par rapport à mes interrogations précédentes), j’ai trouvé très brutal son passage de copain idéal à dictateur d’intérieur, violent et menaçant avec les filles, qu’il coupe du monde. Trop de questions sans réponse pour me convenir. J’ai traversé cette histoire sans enthousiasme. Note réelle 2,5/5.

18/03/2025 (modifier)
Couverture de la série Marée Blanche
Marée Blanche

Un récit inégal, pas prise de tête, mais globalement c’est une lecture plaisante. La mise en place est peut-être un peu longue, il y a aussi sans doute quelques personnages trop caricaturaux, et certaines situations sont un peu artificielles – en tout cas donnent l’impression de facilités scénaristiques. Mais malgré ces petits reproches, c’est une histoire qui se laisse lire agréablement. Une fois que les quatre marins-pêcheurs ont mis la main dans l’engrenage (ils ont repêché par hasard des ballots de drogue en mer), l’intrigue s’accélère. Tous les personnages que nous avons découverts précédemment se retrouvent tous rapidement liés, en tout cas tous embarqués dans un jeu de massacre qui leur échappe. C’est parfois expédié, parfois grotesque, avec quelques touches d’humour un peu gras (les deux jumeaux malfrats – en particulier le plus débile des deux, analpha-bête et presque poète avec se lapsus et autres créations verbales). Une petite lecture détente sympathique.

18/03/2025 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Sous les galets la plage
Sous les galets la plage

Une histoire correcte, mais sans plus et cela m'a déçu parce que j'avais bien aimé certains récits de Rabaté. Ici, je trouve qu'il a un peu manqué d'inspiration. Je retrouve son dessin que je trouve élégant et qui est le point fort. Le scénario raconte les vacances d'un jeune bourgeois coincé qui a un père militaire et qui pour une fois se retrouve seul à la maison pour les vacances. Il en profite pour passer du bon temps avec ses copains et ils rencontrent une jeune femme rebelle qui va faire basculer leurs vies. Il y a de la romance et une dénonciation de la violence venant d'une certaine bourgeoisie, mais je trouve que tout est un peu cliché. Déjà au sujet de la romance, il y a le même problème que dans plein de récits écrits par des hommes: si je comprends pourquoi le héros est amoureux de cette femme malgré qu'elle apporte des ennuis, j'ai pas trop compris pourquoi elle s'intéressait à cet ado-presque adulte un peu coincé. En plus, son histoire personnelle est intéressante, mais ce n'est qu'effleuré et en plus elle est racontée par un personnage masculin. Le seul personnage féminin important de l'histoire est juste un gros fantasme ambulant, sauf dans la scène où elle est victime de la violence des méchants hommes issus de la société patriarcat. Sinon, je trouve aussi que le récit n'approfondit jamais ses thèmes, mais c'est peut-être parce que j'ai toujours ressenti une distance entre les personnages et moi. Je n'ai pas été touché par leur histoire. Je trouve aussi que tout se résout facilement. Tellement facile qu'au final on peut se dire que la société est pas trop mal. On passe un mauvais moment et puis c'est tout !

18/03/2025 (modifier)
Couverture de la série Nellie Bly
Nellie Bly

La biographie est bonne, relativement fidèle (des connaissances éloignées que je connaisse sur Nellie Bly) et, malheureusement, assez maigre j'ai trouvé. Le défaut inhérent à toute biographie : comment résumer en si peu de mots, d'images, de temps l'ensemble d'une vie ? Comment rendre le tout digeste et intéressant pour les lecteur-ice-s/spectateur-ice-s ? Question mine de rien pas si simple qu'elle en a l'air. En tout cas, bien souvent, les biographies décident de se centrer sur un aspect de la vie de la personne, de prendre une ligne directrice afin de ne pas trop s'éparpiller dans les milliards de "sous-intrigues" qui composent nos existences (je dis sous-intrigues dans le cas où l'on considèrerait une vie sous un angle précis, qui serait alors "l'intrigue principale"). Ici, on se centre sur la profession de Nellie Bly : le journalisme. On retrace ses débuts, ses motivations, son parcours et sa fin. Pas inintéressant, mais peut-être un peu trop large, en tout cas avec si peu de pages. Parce que là, j'ai vraiment eu l'impression d'avoir survolé un résumé sur la vie de Nellie Bly plutôt que d'avoir lu (et surtout vécu) son histoire. Pas le temps de s'attarder sur un épisode précis, on enchaîne deux pages après sur le suivant. Cela peut passer dans des documentaires retraçant des périodes historiques dont les grandes lignes sont au moins vaguement connues du grand public, mais quand il s'agit d'une personne en particulier je pense qu'il est préférable d'éviter d'être trop mince dans les explications et les développements d'idées. Et l'intrigue annexe amenant Nellie à raconter son passé n'aide pas. Elle est intéressante et importante sur le papier, il faut montrer l'importance et l'impact qu'à eu Nellie Bly sur l'avancée des droits des femmes et les successeuses qu'elle a inspirée, mais ces passages sont tout aussi expéditifs, on ne s'intéresse pas vraiment au personnage qui nous y est présenté. Normal, vous me direz, nous sommes-là pour Nellie. Oui, mais si on ne s'attarde ni sur l'histoire de Nellie ni sur l'histoire romancée d'une jeune femme qu'elle a inspirée, qu'est-ce que l'album nous raconte ? L'album n'est pas mauvais pour autant, mais je l'ai vraiment trouvé oubliable, la faute à la narration anecdotique et au caractère trop mince des explications. Les informations sur les actions et la vie de cette femme restent intéressantes à lire, je déplore juste la forme. La petite présentation des journalistes féminines qui ont succédé à Nellie Bly à la fin de l'album était elle très intéressante.

18/03/2025 (modifier)
Par greg
Note: 3/5
Couverture de la série Angor
Angor

Comme l'a dit l'un de mes prédécesseurs, Angor est une petite série d'héroic-fantasy agréable à lire. Ce n'est pas une grand histoire, mais c'est distrayant et fait le job. On a donc un trio de héros, deux ados et un gamin, qui se retrouvent en possession d'un objet magique leur permettant d'atteindre l'âge adulte, et qui vont se retrouver mêlés à une quête type "McGuffin". Les personnages sont assez sympathiques, l'univers décrit crédible, mais l'histoire est cependant un peu simpliste et "facile". Surtout vers la fin, qui laisse une étrange impression d'avoir été précipitée, alors qu'elle annonce clairement un nouveau cycle dont on a jamais vu la couleur. Donc une petite chose sans prétention pour faire passer le temps.

18/03/2025 (modifier)
Par Cleck
Note: 3/5
Couverture de la série El Diablo
El Diablo

A la manière de la BD La Bête, il s'agit ici d'une BD hommage au génial Marsupilami. La BD joue avec l'horizon d'attente du lecteur, les codes du genre, pour varier son approche, entre le sage hommage et celui insidieusement plus renversant. Ainsi surviennent aussi bien les mêmes codes du récit d'aventure, le même décor verdoyant, la belle légèreté ironique de l'humour, que Franquin avaient génialement mis en place, mais cette vision du mythe est maintes fois bousculée : par ces éléments inauguraux de piraterie, l'insidieuse violence des rapports sociaux ou ce Marsupilami aux couleurs parfaitement reconnaissables mais à la bouille enfantine, joviale, semblable à un étrange mais familier doudou. Le projet est très intéressant, à destination d'un public jeune, mais l'intrigue dévoile fort peu de surprise une fois la forêt amazonienne plantée et les peuples indiens ajoutés. C'est agréable à lire, très coloré, amusant ou dynamique, mais trop attendu et sans perfidie scénaristique venant enrichir un sage récit d'aventure.

18/03/2025 (modifier)
Par Creamy
Note: 3/5
Couverture de la série Pygmalion et la vierge d'ivoire
Pygmalion et la vierge d'ivoire

J'ai découvert cet album en arpentant la chouette chaîne YouTube de Frédéric Peynet, "Dans l'ombre des bulles". Comme plusieurs aviseurs, je n'ai pas pu m'empêcher de faire le parallèle avec Tirésias du même scénariste : même traitement dynamique de l'antiquité grecque où les dieux agissent directement sur le quotidien de simples mortels. Dans les deux histoires, une personne se métamorphose littéralement, ce qui entraînera l'avènement d'une histoire d'amour. Tirésias et Pygmalion nous sont présentés tous deux comme vains et égoïstes, mais là où Tirésias gagnait en humanité au fil du récit jusqu'à devenir touchant sur la dernière partie, je n'ai senti que peu d'évolution chez Pygmalion. Son amour pour Agapè semble complètement subordonné à l'apparence physique de celle-ci, ce qui le rend assez superficiel. La lecture reste plaisante avec ce superbe dessin réhaussé de couleurs chaudes au service d'une narration fluide et vivante.

17/03/2025 (modifier)