Cet album est tellement typique des petits albums érotiques de Manara qu'il se fond dans la masse et s'oublie aussi vite.
Le dessin reste exceptionnel, comme toujours avec lui : des femmes magnifiquement dessinées dans des postures suggestives qui mettent en valeur son talent indéniable. C'est sans surprise que l'on retrouve ce côté esthétique, très sensuel... trop sans doute tant les postures sexy des femmes manquent de naturel.
De son côté, le scénario est vraiment décevant. L'idée de l'exhibitionnisme et du voyeurisme à travers les webcams était prometteuse, mais Manara n'exploite pas pleinement ce thème. Le récit est décousu, sans profondeur, et certaines situations sont totalement invraisemblables, trop artificielles. Les personnages se ressemblent trop et l'intrigue semble avant tout un prétexte à enchaîner des scènes érotiques, sans réelle cohérence.
C'est joli à regarder, pour qui aime les femmes sensuelles, mais côté histoire, ce n'est vraiment pas terrible.
J'ai trouvé cette lecture décevante. Pourtant j'aime bien les récits d'espionnage sur fond de guerre froide. Malheureusement j'ai eu du mal avec cette ambiance high tech soviétique dans un village de vacances luxueuses pour construire un univers de faux semblants. Le scénario du T1 retombe sur ses pattes grâce à un final qui m'a rappelé le Mission Impossible 1. Malheureusement ,outre les anachronismes et les situations improbables , le rythme m'a semblé assez lent et pas très dynamique pour une action qui a du mal à décoller.
Dès que l'on a compris la structure du récit la suite devient assez indigeste et prévisible. Je me suis donc arrêté au T2 qui n'a même pas le mérite d'avoir un final intéressant.
Le graphisme est bien travaillé avec de beaux extérieurs, des jolies filles mais les personnages un peu figés n'arrivent pas à sublimer l'ambiance dans une direction d'angoisse , de suspens, de dramatisation . C'est plat et le reste une grande partie de la lecture malgré les arguments des jolies espionnes russes.
Une autre nouveauté de Spirou sans grand intérêt.
Le dessin d'Elric est pas mal au premier abord, mais très vite j'ai trouvé que son trait manquait de dynamisme et que les cases étaient souvent un peu vides. Pour moi, c'est clairement le style de dessin qui marche pour de l'illustration (la quatrième de couverture est bien faite), mais dès qu'on doit montrer les personnages en mouvements, on voit les défauts.
Quant au scénario, on rend encore une fois hommage au Spirou du passé et je trouve que cela ne marche pas trop. Le scénario est franchement poussif alors que faire une histoire qui met en avant pour une fois le duo Seccotine et Fantasio aurait du donner quelque chose de plus excitant.
J'ai été dérouté par le ton de l'album. On a droit à des caricatures de personnages historiques comme c'était le cas avec Spirou chez les Soviets, sauf que ça marchait avec les soviets parce que le ton était résolument pour les fans de Spirou un peu plus vieux alors qu'ici l'humour est bébête et juvénile comme si ça s'adressait aux jeunes et je doute que la plupart vont comprendre les références. Je trouve aussi que le personnage de Longplaying est mal-utilisé, je ne le voyais pas du tout comme un type qui collabore avec la CIA.
Ça donne pas trop envie de lire les albums suivants de cette nouvelle collection Spirou.
Oulah, qu'est-ce que je me suis ennuyé à la lecture de cet opus ! Je crois bien que c'est ma première lecture de Catherine Meurisse, que je connais uniquement de nom, et cette première approche n'encourage pas !
En fait, la BD n'a pas réellement de scénario. Ce qui n'est pas forcément un drame, mais du coup ici c'est une balade dans un Japon entre le fantastique japonais et paysages. Alors disons-le tout de suite : les paysages sont magnifiques ! Il y a des planches superbes qui mériteraient des encadrements, par contre le contraste avec ses personnages est assez violent. C'est très typé caricatural et je n'ai absolument pas compris sa volonté de parfois les laisser en blanc et noir, parfois en couleur. Je ne sais pas s'il y a un sens mais ça m'a perturbé tout au long de la lecture.
Pour le reste, je serais bien en peine de vous faire un avis. J'ai du retenter trois fois pour finir la lecture, je l'oublie déjà et j'ai l'impression d'avoir baignée dans une soupe mi-paysage mi-fantastique japonaise. C'est beau, ça semble indiquer qu'elle aime ce pays et son imaginaire. Et puis moi je suis resté sur le côté et j'ai passé tout les évènements sans rien accrocher.
En fin de compte, je dirais surtout que cette BD n'est pas faite pour moi. Et franchement, c'est à peu près tout ce que je peux en dire.
J’ai lu récemment Le Syndrome [E], qui m’avait clairement laissé sur ma faim. Et sur sa fin ouverte, puisqu’un cliffhanger semblait relancer in-extremis l’intrigue.
Ce « Gataca » prend donc la suite. Il peut se lire sans avoir lu le précédent album, les liens sont ténus. Il m’a en tout cas encore moins captivé.
C’est du polar classique mais fourre-tout, qui mélange pas mal de choses, sans affermir leur crédibilité. J’ai trouvé ça du niveau d’une série lambda de France Télévision. Un autre album est sorti dans le même univers. Je pense que je vais faire l’impasse.
Je n’ai jamais cru à l’histoire, et trop de choses ne m’ont pas convaincu. La scène de crime préhistorique – avec un Cro-Magnon momifié en sus !? Les pérégrinations de Lucie en Amazonie sont aussi peu crédibles. Quant aux manigances ayant permis la propagation du virus, là aussi ça ne m’a pas convaincu.
Gros bof.
La lecture de l'intégrale de Petite forêt ne m'a pas du tout emballé. Passons au-delà du dessin qui n'est certes pas de la plus grande finesse mais ce n'est pas un problème pour moi. Je ne m'attendais pas à une succession de recettes de cuisine avec des produits inconnus dans des chapitres très courts. Pourquoi pas après tout mais l'auteur n'a pas réussi à m'emmener avec lui et sa jeune héroïne qui fait un retour à la tranquille campagne à tel point que je ne l'ai même pas totalement lu, malgré plusieurs tentatives, tellement cela m'a ennuyé. On ne peut pas dire que l'auteur donne faim. Pour les amateurs il y a quelques recettes de cuisine qui pourraient s'avérer intéressantes. Un sentiment plus proche du 1/5. J'ajouterai qu'il y a plusieurs grossières fautes d'orthographe, par exemple palet au lieu de palais, pas de relecture chez l'éditeur ?
J'ai fini par passer directement aux 50 dernières pages où l'héroïne explique comment elle cultive les patates à la sortie de l'hiver dans son potager et une recette de gâteau à la patate inspirée de son enfance. J'ai vu que ça a été adapté en film, je me demande ce que ça peut donner.
Voila une lecture qui ne révolutionne pas le genre du western sombre. Ce n'est ni original car une multitude d'éléments existaient dans des œuvres précédentes (le "Impitoyable" de Clint), ni crédible en de nombreux endroits avec un cercueil incassable, insubmersible et thermo réfrigéré !
Enfin c'est bourré de clichés convenus (Bone qui échappe aux tireurs maladroits, au pasteur fou, aux bisons, aux indiens à la rivière en crue…) pour finir la larme à l'œil en ersatz de père après quelques jours avec un gamin. J'ai dû lire ou voir ce type de scènes de nombreuses fois. Je ne suis déjà pas fan des hagiographies de tueurs, ce n'est pas cet ouvrage qui me fera changer d'avis.
Le graphisme de Berthet est très soigné mais il manque ce qui fait son charme ++ dans ses autres productions, à savoir ses personnages féminins classes et séduisants. C'est du travail bien maitrisé mais sans originalité compte tenu du talent de l'auteur.
Une lecture commerciale assez facile et décevante.
Après l’exposition Gou Tanabe à Angoulême, je me lance dans la lecture d’une adaptation de 4 nouvelles de Lovecraft par des auteurs allemand.
Le parti pris est aux antipodes de Tanabe : autant le premier joue sur une forte pagination et réussit grâce à cette « lenteur » à instiller une atmosphère de malaise malgré un dessin précis et descriptif, ce qui était une gageure pour des adaptations de l’écrivain de l’indicible horreur, autant Kleist joue sur un dessin charbonneux, souvent à la limite de la lisibilité, avec une pagination réduite. Deux approches à l’opposé pour conduire le lecteur vers des réalités différentes de la nôtre, incompréhensibles et inacceptables. Deux manières aussi de représenter la folie faces à ces réalités.
En ce sens la lecture de cette Bd m’a paru intéressante mais force est de constater que la comparaison avec le mangaka ne tourne pas forcément à l’avantage des adaptations allemandes. Le manque de lisibilité m’a gêné et les deux premières nouvelles m’ont déçu. J’ai trouvé plus d’intérêt dans les deux dernières, « les rats dans les murs » et « air frais », pourtant pas deux des nouvelles les plus représentatives de Lovecraft. Le dessinateur réussit à introduire l’angoisse et à représenter cet indicible lovecraftien par son trait charbonneux et ses encrages très marqués. Pas assez en ce qui me concerne pour passer à 3 étoiles mais je ne déconseille pas cependant cette lecture aux amateurs de Lovecraft qui pourront y trouver une approche interessante de la représentation de cet « indicible »
L’album est intrigant, avec une histoire originale et un dessin qui lui aussi sort des sentiers battus. En tout cas il a piqué ma curiosité. Mais, au final, j’en suis sorti déçu.
Brigitte Archambault (auteure québécoise que je découvre avec cet album, sans doute son premier ?) nous présente une histoire qui pose question, mais qui laisse trop de choses en suspens à mon goût. Le « projet Shiatsung » est assez mystérieux. Tout est centré sur une jeune femme qui, semble-t-il depuis son enfance, est enfermée, seule, dans une maison avec jardin entouré d’un haut mur. Toutes ses relations avec « l’extérieur » sont gérées par des ordinateurs et des robots (qui lui livrent tout ce qu’elle demande en nourriture, lui fournissent les émissions qui l’intéressent, etc.).
A la suite de quelques hasards, elle s’aperçoit qu’il y a « quelqu’un » de l’autre côté du mur, et elle cherche à entrer en relation avec cette personne. Mais à chaque fois qu’elle peut sortir (une porte mal fermée, un trou dans le mur pour observer), les robots agissent et elle se retrouve endormi chez elle.
Forcément, comme la jeune femme, le lecteur veut en savoir plus. Mais hélas la fin est un peu brutale et décevante. En effet, le projet semble avoir été brusquement abandonné, et tout s’arrête (y compris l’intrigue) en laissant la femme et les lecteurs en plan. Du coup, il me reste trop de questions.
Surtout que l’intrigue elle-même est assez sèche, comme le dessin, très géométrique et froid. On pense à Kafka ou un film comme « The Truman Show », mais ici il m’a manqué trop de choses pour pleinement apprécier ma lecture. Pourtant, il y a du potentiel au départ, mais qui est resté trop peu exploité selon moi.
Bon, à l'origine, après lecture des deux albums, je m'étais dit que ça valait un 2,5. Pas mauvais dans le fond, le message est plutôt louable (prend soin de toi et tu iras mieux), mais l'histoire est racontée sans réelle magie, sans énergie, de manière bien trop convenue - disons le - barbante. Un 2,5, d'habitude, je l'arrondis toujours à 3, afin de rendre clair mon ressenti de "neutre".
Le problème ici, c'est que je n'avais pas grand chose à ajouter par rapport aux précédents avis, et qu'après lecture de ces derniers je me suis même dit qu'ils avaient sans doute raison, cela vaudrait peut-être moins qu'un neutre. Encore une fois, idée de fond pas mauvaise (ça peut paraître évident d'en parler mais prendre soin de soi dans la réalité ce n'est pas facile), mais... bah je me suis ennuyée à la lecture. Je me suis fait un peu souffrance pour aller jusqu'au bout.
Donc bon, on va sans doute partir sur un 2.
Pour un avis plus détaillé (mais rapide) des deux albums : histoire trop simple, message louable mais rendu peu engageant, dessins bien expressifs mais pas ma came personnelle, postulat de base intéressant mais le résultat ne joue pas pleinement avec.
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Le Piège
Cet album est tellement typique des petits albums érotiques de Manara qu'il se fond dans la masse et s'oublie aussi vite. Le dessin reste exceptionnel, comme toujours avec lui : des femmes magnifiquement dessinées dans des postures suggestives qui mettent en valeur son talent indéniable. C'est sans surprise que l'on retrouve ce côté esthétique, très sensuel... trop sans doute tant les postures sexy des femmes manquent de naturel. De son côté, le scénario est vraiment décevant. L'idée de l'exhibitionnisme et du voyeurisme à travers les webcams était prometteuse, mais Manara n'exploite pas pleinement ce thème. Le récit est décousu, sans profondeur, et certaines situations sont totalement invraisemblables, trop artificielles. Les personnages se ressemblent trop et l'intrigue semble avant tout un prétexte à enchaîner des scènes érotiques, sans réelle cohérence. C'est joli à regarder, pour qui aime les femmes sensuelles, mais côté histoire, ce n'est vraiment pas terrible.
Le Village
J'ai trouvé cette lecture décevante. Pourtant j'aime bien les récits d'espionnage sur fond de guerre froide. Malheureusement j'ai eu du mal avec cette ambiance high tech soviétique dans un village de vacances luxueuses pour construire un univers de faux semblants. Le scénario du T1 retombe sur ses pattes grâce à un final qui m'a rappelé le Mission Impossible 1. Malheureusement ,outre les anachronismes et les situations improbables , le rythme m'a semblé assez lent et pas très dynamique pour une action qui a du mal à décoller. Dès que l'on a compris la structure du récit la suite devient assez indigeste et prévisible. Je me suis donc arrêté au T2 qui n'a même pas le mérite d'avoir un final intéressant. Le graphisme est bien travaillé avec de beaux extérieurs, des jolies filles mais les personnages un peu figés n'arrivent pas à sublimer l'ambiance dans une direction d'angoisse , de suspens, de dramatisation . C'est plat et le reste une grande partie de la lecture malgré les arguments des jolies espionnes russes.
Spirou et Fantasio Classique - La Baie des Cochons
Une autre nouveauté de Spirou sans grand intérêt. Le dessin d'Elric est pas mal au premier abord, mais très vite j'ai trouvé que son trait manquait de dynamisme et que les cases étaient souvent un peu vides. Pour moi, c'est clairement le style de dessin qui marche pour de l'illustration (la quatrième de couverture est bien faite), mais dès qu'on doit montrer les personnages en mouvements, on voit les défauts. Quant au scénario, on rend encore une fois hommage au Spirou du passé et je trouve que cela ne marche pas trop. Le scénario est franchement poussif alors que faire une histoire qui met en avant pour une fois le duo Seccotine et Fantasio aurait du donner quelque chose de plus excitant. J'ai été dérouté par le ton de l'album. On a droit à des caricatures de personnages historiques comme c'était le cas avec Spirou chez les Soviets, sauf que ça marchait avec les soviets parce que le ton était résolument pour les fans de Spirou un peu plus vieux alors qu'ici l'humour est bébête et juvénile comme si ça s'adressait aux jeunes et je doute que la plupart vont comprendre les références. Je trouve aussi que le personnage de Longplaying est mal-utilisé, je ne le voyais pas du tout comme un type qui collabore avec la CIA. Ça donne pas trop envie de lire les albums suivants de cette nouvelle collection Spirou.
La Jeune Femme et la Mer
Oulah, qu'est-ce que je me suis ennuyé à la lecture de cet opus ! Je crois bien que c'est ma première lecture de Catherine Meurisse, que je connais uniquement de nom, et cette première approche n'encourage pas ! En fait, la BD n'a pas réellement de scénario. Ce qui n'est pas forcément un drame, mais du coup ici c'est une balade dans un Japon entre le fantastique japonais et paysages. Alors disons-le tout de suite : les paysages sont magnifiques ! Il y a des planches superbes qui mériteraient des encadrements, par contre le contraste avec ses personnages est assez violent. C'est très typé caricatural et je n'ai absolument pas compris sa volonté de parfois les laisser en blanc et noir, parfois en couleur. Je ne sais pas s'il y a un sens mais ça m'a perturbé tout au long de la lecture. Pour le reste, je serais bien en peine de vous faire un avis. J'ai du retenter trois fois pour finir la lecture, je l'oublie déjà et j'ai l'impression d'avoir baignée dans une soupe mi-paysage mi-fantastique japonaise. C'est beau, ça semble indiquer qu'elle aime ce pays et son imaginaire. Et puis moi je suis resté sur le côté et j'ai passé tout les évènements sans rien accrocher. En fin de compte, je dirais surtout que cette BD n'est pas faite pour moi. Et franchement, c'est à peu près tout ce que je peux en dire.
Gataca
J’ai lu récemment Le Syndrome [E], qui m’avait clairement laissé sur ma faim. Et sur sa fin ouverte, puisqu’un cliffhanger semblait relancer in-extremis l’intrigue. Ce « Gataca » prend donc la suite. Il peut se lire sans avoir lu le précédent album, les liens sont ténus. Il m’a en tout cas encore moins captivé. C’est du polar classique mais fourre-tout, qui mélange pas mal de choses, sans affermir leur crédibilité. J’ai trouvé ça du niveau d’une série lambda de France Télévision. Un autre album est sorti dans le même univers. Je pense que je vais faire l’impasse. Je n’ai jamais cru à l’histoire, et trop de choses ne m’ont pas convaincu. La scène de crime préhistorique – avec un Cro-Magnon momifié en sus !? Les pérégrinations de Lucie en Amazonie sont aussi peu crédibles. Quant aux manigances ayant permis la propagation du virus, là aussi ça ne m’a pas convaincu. Gros bof.
Petite forêt
La lecture de l'intégrale de Petite forêt ne m'a pas du tout emballé. Passons au-delà du dessin qui n'est certes pas de la plus grande finesse mais ce n'est pas un problème pour moi. Je ne m'attendais pas à une succession de recettes de cuisine avec des produits inconnus dans des chapitres très courts. Pourquoi pas après tout mais l'auteur n'a pas réussi à m'emmener avec lui et sa jeune héroïne qui fait un retour à la tranquille campagne à tel point que je ne l'ai même pas totalement lu, malgré plusieurs tentatives, tellement cela m'a ennuyé. On ne peut pas dire que l'auteur donne faim. Pour les amateurs il y a quelques recettes de cuisine qui pourraient s'avérer intéressantes. Un sentiment plus proche du 1/5. J'ajouterai qu'il y a plusieurs grossières fautes d'orthographe, par exemple palet au lieu de palais, pas de relecture chez l'éditeur ? J'ai fini par passer directement aux 50 dernières pages où l'héroïne explique comment elle cultive les patates à la sortie de l'hiver dans son potager et une recette de gâteau à la patate inspirée de son enfance. J'ai vu que ça a été adapté en film, je me demande ce que ça peut donner.
Chiens de prairie
Voila une lecture qui ne révolutionne pas le genre du western sombre. Ce n'est ni original car une multitude d'éléments existaient dans des œuvres précédentes (le "Impitoyable" de Clint), ni crédible en de nombreux endroits avec un cercueil incassable, insubmersible et thermo réfrigéré ! Enfin c'est bourré de clichés convenus (Bone qui échappe aux tireurs maladroits, au pasteur fou, aux bisons, aux indiens à la rivière en crue…) pour finir la larme à l'œil en ersatz de père après quelques jours avec un gamin. J'ai dû lire ou voir ce type de scènes de nombreuses fois. Je ne suis déjà pas fan des hagiographies de tueurs, ce n'est pas cet ouvrage qui me fera changer d'avis. Le graphisme de Berthet est très soigné mais il manque ce qui fait son charme ++ dans ses autres productions, à savoir ses personnages féminins classes et séduisants. C'est du travail bien maitrisé mais sans originalité compte tenu du talent de l'auteur. Une lecture commerciale assez facile et décevante.
Les Rats dans les murs
Après l’exposition Gou Tanabe à Angoulême, je me lance dans la lecture d’une adaptation de 4 nouvelles de Lovecraft par des auteurs allemand. Le parti pris est aux antipodes de Tanabe : autant le premier joue sur une forte pagination et réussit grâce à cette « lenteur » à instiller une atmosphère de malaise malgré un dessin précis et descriptif, ce qui était une gageure pour des adaptations de l’écrivain de l’indicible horreur, autant Kleist joue sur un dessin charbonneux, souvent à la limite de la lisibilité, avec une pagination réduite. Deux approches à l’opposé pour conduire le lecteur vers des réalités différentes de la nôtre, incompréhensibles et inacceptables. Deux manières aussi de représenter la folie faces à ces réalités. En ce sens la lecture de cette Bd m’a paru intéressante mais force est de constater que la comparaison avec le mangaka ne tourne pas forcément à l’avantage des adaptations allemandes. Le manque de lisibilité m’a gêné et les deux premières nouvelles m’ont déçu. J’ai trouvé plus d’intérêt dans les deux dernières, « les rats dans les murs » et « air frais », pourtant pas deux des nouvelles les plus représentatives de Lovecraft. Le dessinateur réussit à introduire l’angoisse et à représenter cet indicible lovecraftien par son trait charbonneux et ses encrages très marqués. Pas assez en ce qui me concerne pour passer à 3 étoiles mais je ne déconseille pas cependant cette lecture aux amateurs de Lovecraft qui pourront y trouver une approche interessante de la représentation de cet « indicible »
Le Projet Shiatsung
L’album est intrigant, avec une histoire originale et un dessin qui lui aussi sort des sentiers battus. En tout cas il a piqué ma curiosité. Mais, au final, j’en suis sorti déçu. Brigitte Archambault (auteure québécoise que je découvre avec cet album, sans doute son premier ?) nous présente une histoire qui pose question, mais qui laisse trop de choses en suspens à mon goût. Le « projet Shiatsung » est assez mystérieux. Tout est centré sur une jeune femme qui, semble-t-il depuis son enfance, est enfermée, seule, dans une maison avec jardin entouré d’un haut mur. Toutes ses relations avec « l’extérieur » sont gérées par des ordinateurs et des robots (qui lui livrent tout ce qu’elle demande en nourriture, lui fournissent les émissions qui l’intéressent, etc.). A la suite de quelques hasards, elle s’aperçoit qu’il y a « quelqu’un » de l’autre côté du mur, et elle cherche à entrer en relation avec cette personne. Mais à chaque fois qu’elle peut sortir (une porte mal fermée, un trou dans le mur pour observer), les robots agissent et elle se retrouve endormi chez elle. Forcément, comme la jeune femme, le lecteur veut en savoir plus. Mais hélas la fin est un peu brutale et décevante. En effet, le projet semble avoir été brusquement abandonné, et tout s’arrête (y compris l’intrigue) en laissant la femme et les lecteurs en plan. Du coup, il me reste trop de questions. Surtout que l’intrigue elle-même est assez sèche, comme le dessin, très géométrique et froid. On pense à Kafka ou un film comme « The Truman Show », mais ici il m’a manqué trop de choses pour pleinement apprécier ma lecture. Pourtant, il y a du potentiel au départ, mais qui est resté trop peu exploité selon moi.
(Dé)rangée
Bon, à l'origine, après lecture des deux albums, je m'étais dit que ça valait un 2,5. Pas mauvais dans le fond, le message est plutôt louable (prend soin de toi et tu iras mieux), mais l'histoire est racontée sans réelle magie, sans énergie, de manière bien trop convenue - disons le - barbante. Un 2,5, d'habitude, je l'arrondis toujours à 3, afin de rendre clair mon ressenti de "neutre". Le problème ici, c'est que je n'avais pas grand chose à ajouter par rapport aux précédents avis, et qu'après lecture de ces derniers je me suis même dit qu'ils avaient sans doute raison, cela vaudrait peut-être moins qu'un neutre. Encore une fois, idée de fond pas mauvaise (ça peut paraître évident d'en parler mais prendre soin de soi dans la réalité ce n'est pas facile), mais... bah je me suis ennuyée à la lecture. Je me suis fait un peu souffrance pour aller jusqu'au bout. Donc bon, on va sans doute partir sur un 2. Pour un avis plus détaillé (mais rapide) des deux albums : histoire trop simple, message louable mais rendu peu engageant, dessins bien expressifs mais pas ma came personnelle, postulat de base intéressant mais le résultat ne joue pas pleinement avec.