Pour moi, Dracula a toujours été un personnage sanguinaire, énigmatique, effrayant et mystique à l’image de sa représentation dans le film du réalisateur Francis Ford Coppola. Personnellement, ce long métrage représente le summum du film d’horreur avec ses mouvements de caméra vertigineux et cette forte ambiance gothique qui me donne du malaise. Tout cela, je ne le retrouve pas cet nouvel album des Hermann fils et père.
Dans ce premier tome, le personnage de Dracula m’est apparu trop «humain » par rapport à l’idée que je me faisais de lui. Je n’ai ressenti aucune volonté de la part des auteurs de rendre épique la vie de cet « être sanguinaire ». A la décharge des auteurs, je n’étais certainement la cible privilégiée pour cette lecture puisque les Hermann ont y retracé au plus près la biographie réelle de ce personnage. Par conséquent, cette BD était loin de satisfaire à mes attentes.
Le trait de Hermann est excellent mais il ne permet malheureusement pas de rattraper le manque de mysticisme du scénario. Même les scènes de bataille ne m’ont pas réussi à donner quelques frissons. Dracula ne m’est apparu ni attachant ni répugnant. Seuls quelques passages dans la façon dont Dracula traitait ses ennemis donnent une idée du caractère sanguinaire de celui-ci…
Finalement, je pense que je ne suis certainement pas le type de lecteur privilégié pour cette BD et que je ne lirai certainement pas la suite. Par contre, pour tous ceux qui apprécient la véracité des faits historiques et se balancent complètement de l’image mystique des principaux protagonistes, « Sur les traces de Dracula » pourrait fortement leur satisfaire Au fait, malgré tout cela, je reconnais que « Vlad l’empaleur » est l’album que j’ai le plus apprécié des Hermann fils et père jusqu’à ce jour.
« La vallée des merveilles » est une nouvelle série de Sfar qui met en scène d’une façon imaginaire les carnets de l’auteur. Lassé de garder la trame habituelle de ses carnets, Sfar a eu comme idée de les raconter à la manière d’un récit d’aventure. Fan de BD de type « Rahan » et fasciné par « Conan le barbare », l’auteur a situé son récit dans la préhistoire. « La vallée des merveilles » apparaît donc comme un mélange de fantasy et d’autobiographie.
« La vallée des merveilles » ne m’a pas franchement emballée. Je l’ai lu sans réel plaisir. Sfar a mis dans sa nouvelle série des scènes de combat qui, à mon avis, n’apportent franchement pas grand chose à l’histoire. Les passages qui apparemment mettent en scène les histoires quotidiennes de l’auteur ne me sont pas parus aussi enthousiasmants que lorsque celui-ci les racontait dans ses carnets. De plus, je trouve que ces séquences ne sont pas aussi abondantes que je ne le pensais surtout au regard de la pagination importante de l’album.
Les personnages ne me sont apparus pas vraiment attachants et les péripéties des héros s’apparentent plus à une balade bavarde qu’à une aventure proprement dite.
Je n’ai jamais aimé la colorisation faite par ordinateur des albums de Sfar, je préfère largement quand l’auteur les fait lui-même en couleurs directes comme dans ses séries « Klezmer » et « Pascin (le dernier tome) » et dans ses… carnets.
Les seuls passages qui m’ont vraiment plu sont… les dernières pages de l’album dans lesquels Sfar donnent des précisions et des paradoxes sur la conception de la « vallée des merveilles » sous la forme d’un carnet !
Au final, ce premier tome de la « vallée des merveilles » ne m’a pas vraiment convaincu. C’est un album qui se lit sans plaisir ni déplaisir et que j’oublierai rapidement.
Quand j'avais découvert cette série il y a quelques années, j'avais trouvé ça vachement marrant... Je l'ai relue récemment et j'avoue que je n'ai pas trouvé ça si génial finalement. Il faut croire que depuis, les thèmes "joli mais noir" à la Tim Burton et "mignon mais gore" façon Happy Tree Friends ont été trop surexploités pour que cette pauvre Lenore garde son attrait.
Il reste quand même quelques gags débiles franchement drôles, mais dans l'ensemble, on ne peut pas dire que ce soit ni très poilant ni très original. Lenore massacre un animal, Lenore massacre son petit copain, Lenore massacre un bébé, ça se répète pas mal et ça ne vole pas très haut. C'est pas mauvais, le dessin est réussi, mais ça ne me fait plus suffisamment rire pour que je considère cette BD comme une vraie bonne série d'humour.
Bref, à réserver aux ados tendance gothique qui cherchent un personnage "mignon" pour décorer leur matériel scolaire (les produits dérivés sont disponibles dans toutes les boutiques de comics)...
Brouillon. C'est le terme qui vient en premier à l'évocation de ce double album.
Brouillon, car le scénario est un mélange de plusieurs histoires "classiques" de SF, avec une héroïne jeune et intrépide en prime. Ca part de nulle part, ça n'arrive à peu près à rien. Le décor et les circonstances ne sont explicités à aucun moment, et l'on est obligé de ne suivre que la trame principale. A peine comprend-on le pourquoi de la situation (un président quasi-immortel, un monde post-apocalyptique plongé dans une ambiance glauque)... Des touches d'humour parsemées ça et là ne suffisent pas à rendre l'ensemble digeste.
Quant au traitement graphique... Navarro a un beau style de base, mais assez gâché par un encrage "flou", qui rend la lecture un peu usante par moments. Les couvertures sont ce qu'il y a de plus "clair"... C'est brouillon, quoi...
C'est dommage, car les thèmes de l'immortalité, de l'ivresse du pouvoir et de l'innocence pourraient donner de très belles histoires...
C'est une bd qui est construite comme un Comics, avec un scénario qui ressemble à celui d'une série américaine de base, ou le duo de flics finit toujours par rencontrer, à un moment ou à un autre un serial killer. Il y a trois suspects potentiels, dont deux ne tiennent d'ailleurs pas la route, une histoire à l'eau de rose bâclée et un final feu d'artifice, à l'américaine, avec les héroïnes qui s'en tirent avec quelques égratignures. Rajouter à cela un dessin plus qu'approximatif et un découpage ultra classique, vous avez là tout les éléments pour ne pas acheter cette bd.
A la décharge du dessinateur, c'est sa première bd. Il a fait beaucoup mieux depuis, notamment avec Là où dansent les morts
Une BD "de saison" que j'ai lue hors période de Noël, donc je devais pas être dans le bon esprit pour apprécier...
Je n'ai pas trouvé le dessin exceptionnel, quant à l'intrigue, même si comme le dit Arzak on est "loin de la guimauve habituelle des contes de Noël", ça reste une histoire très chrétienne de rédemption, qui m'a laissé d'autant plus perplexe que l'auteur semble placer sur le même plan un homme dont la faute a été de préférer sauver sa peau que de jouer au héros (c'est égoïste, mais 90% des gens en feraient autant dans la même situation) et un autre qui a effectivement commis un crime sordide mais passerait presque pour un brave type qui a simplement fait une petite bêtise.
Le fait est que j'ai lu l'album avec curiosité, sans m'ennuyer, mais sans jamais non plus être emballé par l'intrigue ni touché par les personnages. Bref, une déception.
Sympathique sans plus.
Il était une fois une femme nommée Marie qui venait de perdre son mari et qui allait devoir s'occuper toute seule du seul magasin du patelin.
Voilà pour le début.
Ensuite il s'agit de la vie de tous les jours: le petit traintrain de la campagne loin de tout avec son lot de personnages tous différents les uns des autres.
Les dialogues sont parfois chiants (car mélange de canadien et de français).
Il ne se passe rien et ça m'emm....
Hostie, Je ne suis pas un grand fan d'action, mais j'aime quand il y a un fil conducteur!
Allez j'men va chauffer un peu par cette belle journée
Je pourrais faire l'étonné, mais je vais plutôt assumer mon snobisme et avouer que je ne suis pas vraiment surpris par le fait que ce soit la BD la moins intéressante de Larcenet qui lui ait valu la reconnaissance critique après des années à n'être qu'un rigolo de Fluide Glacial.
Ainsi donc, pour faire comme les vrais Auteurs de bandes dessinées sensibles et artistiques et tout, Larcenet a pondu sagement un "roman graphique intimiste" comme on les aime, en choisissant de suivre, comme c'est original, le quotidien d'un trentenaire sympa qui a peur de vieillir, aime fumer des pétards et trouve que le racisme, c'est mal. Pour un peu, on croirait que Larcenet cherche à parodier le genre, mais le pire c'est qu'il a l'air de se prendre au sérieux.
Fidèle au genre, "Le Combat ordinaire" ne propose pas vraiment d'intrigue, se contentant d'aligner les passages obligés de la vie du jeune bobo d'aujourd'hui : c'est dur de s'engager affectivement, c'est dur de voir vieillir ses parents, c'est dur la vie, c'est dur d'avoir une copine qui veut un enfant, c'est dur de trouver sa place dans ce monde effrayant, les riches c'est des salauds, les pauvres sont sympas et nobles, et puis le racisme, quand même, c'est mal. Sans oublier une bonne dose de "rapport au père", cette vieille tarte à la crème psychanalytique pour jeune auteur de BD qui veut faire intello. Et puis, surtout, surtout, les choses simples, à côté desquelles il est important de ne pas passer ; une philosophie qui a fait ses preuves, puisqu'elle fait vendre aussi bien des saucisses que des albums de BD.
Bref, maintenant qu'il les a eus, son prix à Angoulême et son grand succès critique et public, et maintenant que le monde a enfin pu lire ses prises de positions vachement originales et sans concessions sur le monde d'aujourd'hui (par exemple, maintenant on sait enfin qu'il trouve que le racisme, c'est mal) j'espère que Larcenet va sortir de sa crise existentielle "Suis-je un vrai artiste ou ne suis-je qu'un rigolo de Fluide Glacial ?" et refaire des choses plus intéressantes que ça une fois qu'il aura fini le tome 4...
On ne le répétera jamais assez : scénariste de BD, c'est un métier. Benoît Delépine a beau avoir écrit des choses rigolotes pour la télé, ça ne fait pas de lui un bon scénariste de BD. J'avoue que cet album est le seul de lui que j'aie lu mais ça ne me donne pas envie de lire les autres. L'intrigue est poussive, assez prévisible, sans véritable originalité, et les dialogues sont plats. A peu près rien n'est crédible (rien que cette histoire d'effondrement de la religion catholique toute entière à cause d'une affaire qui "prouve l'inexistence de Jésus"... super plausible. Toutes les religions auraient disparu aujourd'hui si les croyants avaient besoin de preuves scientifiques de quoi que ce soit pour avoir la foi), et rapidement, les rebondissements de l'histoire ne sont plus accueillis que par des bâillements d'ennui. Reste les dessins, pas mal dans leur genre, d'où le 2/5, mais à part ça, c'est très mauvais.
Le sujet semblait de très bonne augure et encore pleinement dans l'actualité, une guerre dont les débuts sont devenus flous. Le contexte international qui sous-tend l'histoire est quasiment oublié, la prise de position souvent nette et rarement nuancée, le dessin approximatif, l'action et surtout la tension peu mises en valeur. Malheureusement car il y a là tous les ingrédients pour faire une excellente histoire, un témoignage unique, bien au-delà de la seule bd. En somme, on reste sur sa faim...
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Sur les traces de Dracula
Pour moi, Dracula a toujours été un personnage sanguinaire, énigmatique, effrayant et mystique à l’image de sa représentation dans le film du réalisateur Francis Ford Coppola. Personnellement, ce long métrage représente le summum du film d’horreur avec ses mouvements de caméra vertigineux et cette forte ambiance gothique qui me donne du malaise. Tout cela, je ne le retrouve pas cet nouvel album des Hermann fils et père. Dans ce premier tome, le personnage de Dracula m’est apparu trop «humain » par rapport à l’idée que je me faisais de lui. Je n’ai ressenti aucune volonté de la part des auteurs de rendre épique la vie de cet « être sanguinaire ». A la décharge des auteurs, je n’étais certainement la cible privilégiée pour cette lecture puisque les Hermann ont y retracé au plus près la biographie réelle de ce personnage. Par conséquent, cette BD était loin de satisfaire à mes attentes. Le trait de Hermann est excellent mais il ne permet malheureusement pas de rattraper le manque de mysticisme du scénario. Même les scènes de bataille ne m’ont pas réussi à donner quelques frissons. Dracula ne m’est apparu ni attachant ni répugnant. Seuls quelques passages dans la façon dont Dracula traitait ses ennemis donnent une idée du caractère sanguinaire de celui-ci… Finalement, je pense que je ne suis certainement pas le type de lecteur privilégié pour cette BD et que je ne lirai certainement pas la suite. Par contre, pour tous ceux qui apprécient la véracité des faits historiques et se balancent complètement de l’image mystique des principaux protagonistes, « Sur les traces de Dracula » pourrait fortement leur satisfaire Au fait, malgré tout cela, je reconnais que « Vlad l’empaleur » est l’album que j’ai le plus apprécié des Hermann fils et père jusqu’à ce jour.
La Vallée des Merveilles
« La vallée des merveilles » est une nouvelle série de Sfar qui met en scène d’une façon imaginaire les carnets de l’auteur. Lassé de garder la trame habituelle de ses carnets, Sfar a eu comme idée de les raconter à la manière d’un récit d’aventure. Fan de BD de type « Rahan » et fasciné par « Conan le barbare », l’auteur a situé son récit dans la préhistoire. « La vallée des merveilles » apparaît donc comme un mélange de fantasy et d’autobiographie. « La vallée des merveilles » ne m’a pas franchement emballée. Je l’ai lu sans réel plaisir. Sfar a mis dans sa nouvelle série des scènes de combat qui, à mon avis, n’apportent franchement pas grand chose à l’histoire. Les passages qui apparemment mettent en scène les histoires quotidiennes de l’auteur ne me sont pas parus aussi enthousiasmants que lorsque celui-ci les racontait dans ses carnets. De plus, je trouve que ces séquences ne sont pas aussi abondantes que je ne le pensais surtout au regard de la pagination importante de l’album. Les personnages ne me sont apparus pas vraiment attachants et les péripéties des héros s’apparentent plus à une balade bavarde qu’à une aventure proprement dite. Je n’ai jamais aimé la colorisation faite par ordinateur des albums de Sfar, je préfère largement quand l’auteur les fait lui-même en couleurs directes comme dans ses séries « Klezmer » et « Pascin (le dernier tome) » et dans ses… carnets. Les seuls passages qui m’ont vraiment plu sont… les dernières pages de l’album dans lesquels Sfar donnent des précisions et des paradoxes sur la conception de la « vallée des merveilles » sous la forme d’un carnet ! Au final, ce premier tome de la « vallée des merveilles » ne m’a pas vraiment convaincu. C’est un album qui se lit sans plaisir ni déplaisir et que j’oublierai rapidement.
Lenore
Quand j'avais découvert cette série il y a quelques années, j'avais trouvé ça vachement marrant... Je l'ai relue récemment et j'avoue que je n'ai pas trouvé ça si génial finalement. Il faut croire que depuis, les thèmes "joli mais noir" à la Tim Burton et "mignon mais gore" façon Happy Tree Friends ont été trop surexploités pour que cette pauvre Lenore garde son attrait. Il reste quand même quelques gags débiles franchement drôles, mais dans l'ensemble, on ne peut pas dire que ce soit ni très poilant ni très original. Lenore massacre un animal, Lenore massacre son petit copain, Lenore massacre un bébé, ça se répète pas mal et ça ne vole pas très haut. C'est pas mauvais, le dessin est réussi, mais ça ne me fait plus suffisamment rire pour que je considère cette BD comme une vraie bonne série d'humour. Bref, à réserver aux ados tendance gothique qui cherchent un personnage "mignon" pour décorer leur matériel scolaire (les produits dérivés sont disponibles dans toutes les boutiques de comics)...
Les mondes de Luz
Brouillon. C'est le terme qui vient en premier à l'évocation de ce double album. Brouillon, car le scénario est un mélange de plusieurs histoires "classiques" de SF, avec une héroïne jeune et intrépide en prime. Ca part de nulle part, ça n'arrive à peu près à rien. Le décor et les circonstances ne sont explicités à aucun moment, et l'on est obligé de ne suivre que la trame principale. A peine comprend-on le pourquoi de la situation (un président quasi-immortel, un monde post-apocalyptique plongé dans une ambiance glauque)... Des touches d'humour parsemées ça et là ne suffisent pas à rendre l'ensemble digeste. Quant au traitement graphique... Navarro a un beau style de base, mais assez gâché par un encrage "flou", qui rend la lecture un peu usante par moments. Les couvertures sont ce qu'il y a de plus "clair"... C'est brouillon, quoi... C'est dommage, car les thèmes de l'immortalité, de l'ivresse du pouvoir et de l'innocence pourraient donner de très belles histoires...
Portrait de femmes avec tueur
C'est une bd qui est construite comme un Comics, avec un scénario qui ressemble à celui d'une série américaine de base, ou le duo de flics finit toujours par rencontrer, à un moment ou à un autre un serial killer. Il y a trois suspects potentiels, dont deux ne tiennent d'ailleurs pas la route, une histoire à l'eau de rose bâclée et un final feu d'artifice, à l'américaine, avec les héroïnes qui s'en tirent avec quelques égratignures. Rajouter à cela un dessin plus qu'approximatif et un découpage ultra classique, vous avez là tout les éléments pour ne pas acheter cette bd. A la décharge du dessinateur, c'est sa première bd. Il a fait beaucoup mieux depuis, notamment avec Là où dansent les morts
Mon voisin le Père Noël
Une BD "de saison" que j'ai lue hors période de Noël, donc je devais pas être dans le bon esprit pour apprécier... Je n'ai pas trouvé le dessin exceptionnel, quant à l'intrigue, même si comme le dit Arzak on est "loin de la guimauve habituelle des contes de Noël", ça reste une histoire très chrétienne de rédemption, qui m'a laissé d'autant plus perplexe que l'auteur semble placer sur le même plan un homme dont la faute a été de préférer sauver sa peau que de jouer au héros (c'est égoïste, mais 90% des gens en feraient autant dans la même situation) et un autre qui a effectivement commis un crime sordide mais passerait presque pour un brave type qui a simplement fait une petite bêtise. Le fait est que j'ai lu l'album avec curiosité, sans m'ennuyer, mais sans jamais non plus être emballé par l'intrigue ni touché par les personnages. Bref, une déception.
Magasin général
Sympathique sans plus. Il était une fois une femme nommée Marie qui venait de perdre son mari et qui allait devoir s'occuper toute seule du seul magasin du patelin. Voilà pour le début. Ensuite il s'agit de la vie de tous les jours: le petit traintrain de la campagne loin de tout avec son lot de personnages tous différents les uns des autres. Les dialogues sont parfois chiants (car mélange de canadien et de français). Il ne se passe rien et ça m'emm.... Hostie, Je ne suis pas un grand fan d'action, mais j'aime quand il y a un fil conducteur! Allez j'men va chauffer un peu par cette belle journée
Le combat ordinaire
Je pourrais faire l'étonné, mais je vais plutôt assumer mon snobisme et avouer que je ne suis pas vraiment surpris par le fait que ce soit la BD la moins intéressante de Larcenet qui lui ait valu la reconnaissance critique après des années à n'être qu'un rigolo de Fluide Glacial. Ainsi donc, pour faire comme les vrais Auteurs de bandes dessinées sensibles et artistiques et tout, Larcenet a pondu sagement un "roman graphique intimiste" comme on les aime, en choisissant de suivre, comme c'est original, le quotidien d'un trentenaire sympa qui a peur de vieillir, aime fumer des pétards et trouve que le racisme, c'est mal. Pour un peu, on croirait que Larcenet cherche à parodier le genre, mais le pire c'est qu'il a l'air de se prendre au sérieux. Fidèle au genre, "Le Combat ordinaire" ne propose pas vraiment d'intrigue, se contentant d'aligner les passages obligés de la vie du jeune bobo d'aujourd'hui : c'est dur de s'engager affectivement, c'est dur de voir vieillir ses parents, c'est dur la vie, c'est dur d'avoir une copine qui veut un enfant, c'est dur de trouver sa place dans ce monde effrayant, les riches c'est des salauds, les pauvres sont sympas et nobles, et puis le racisme, quand même, c'est mal. Sans oublier une bonne dose de "rapport au père", cette vieille tarte à la crème psychanalytique pour jeune auteur de BD qui veut faire intello. Et puis, surtout, surtout, les choses simples, à côté desquelles il est important de ne pas passer ; une philosophie qui a fait ses preuves, puisqu'elle fait vendre aussi bien des saucisses que des albums de BD. Bref, maintenant qu'il les a eus, son prix à Angoulême et son grand succès critique et public, et maintenant que le monde a enfin pu lire ses prises de positions vachement originales et sans concessions sur le monde d'aujourd'hui (par exemple, maintenant on sait enfin qu'il trouve que le racisme, c'est mal) j'espère que Larcenet va sortir de sa crise existentielle "Suis-je un vrai artiste ou ne suis-je qu'un rigolo de Fluide Glacial ?" et refaire des choses plus intéressantes que ça une fois qu'il aura fini le tome 4...
Godkiller (Now future)
On ne le répétera jamais assez : scénariste de BD, c'est un métier. Benoît Delépine a beau avoir écrit des choses rigolotes pour la télé, ça ne fait pas de lui un bon scénariste de BD. J'avoue que cet album est le seul de lui que j'aie lu mais ça ne me donne pas envie de lire les autres. L'intrigue est poussive, assez prévisible, sans véritable originalité, et les dialogues sont plats. A peu près rien n'est crédible (rien que cette histoire d'effondrement de la religion catholique toute entière à cause d'une affaire qui "prouve l'inexistence de Jésus"... super plausible. Toutes les religions auraient disparu aujourd'hui si les croyants avaient besoin de preuves scientifiques de quoi que ce soit pour avoir la foi), et rapidement, les rebondissements de l'histoire ne sont plus accueillis que par des bâillements d'ennui. Reste les dessins, pas mal dans leur genre, d'où le 2/5, mais à part ça, c'est très mauvais.
Bouclier humain
Le sujet semblait de très bonne augure et encore pleinement dans l'actualité, une guerre dont les débuts sont devenus flous. Le contexte international qui sous-tend l'histoire est quasiment oublié, la prise de position souvent nette et rarement nuancée, le dessin approximatif, l'action et surtout la tension peu mises en valeur. Malheureusement car il y a là tous les ingrédients pour faire une excellente histoire, un témoignage unique, bien au-delà de la seule bd. En somme, on reste sur sa faim...