Je peux reprendre tous les arguments des avis postés sur cet album : beau graphisme, belles couleurs mais scénario confus voire incompréhensible.
Ca me parait inutile d'en dire plus, je ne veux pas décourager ou dégoûter les éventuels amateurs.
Simplement, j'en suis qu'au 3/4 de l'album et je ne finirai sûrement pas sa lecture...
Je me suis retrouvé à lire cette bd parce que j'habite en Ariège et que je suis assez souvent à Foix (d'ailleurs, j'y suis au moment où j'écris cet avis), et dans la librairie de son superbe château, j'ai trouvé cet album, que j'ai feuilleté... Je n'accroche généralement pas aux bds historiques, celle-ci n'a pas dérogé à la règle.
Pour ce qui est de la bd en elle-même, ce n'est pas une réussite et il n'est pas étonnant que la série ait été abandonnée. Néanmoins, connaissant la région, je remarque que l'auteur s'est documenté car les sites historiques représentés sont assez fidèles. Et d'ailleurs, le dessin en général de cette bd est agréable à l'oeil.
On voit par contre clairement que le scénariste est un historien et pas un pur auteur de bd: les évènements ne s'enchaînent pas assez bien, et quand on a lu une page, on est presque obligé de la relire car il y a un fouillis monstre, surtout en ce qui concerne les personnages.
Je n'ai malheureusement lu de Comès que cette bd, et en voyant les avis des autres posteurs, j'ai compris que c'était loin d'être son oeuvre la plus réussie... Heureusement d'ailleurs, car "L'ombre du corbeau" ne m'a pas véritablement séduit. En effet, la bd n'est pas très prenante, que ce soit par son dessin assez classique que par son scénario lancinant.
Dans un décor de guerre 14-18, Comès aborde le sujet de la mort. Un soldat allemand se relève de sa bataille, parmi les corps de ses compagnons, tous morts au combat. Il va découvrir une étrange maison pleine de mystères. Les personnes qui l'habitent sont chaleureuses sans vraiment l'être, et donnent une impression digne des très grands scénarios de science-fiction. Pourtant, après ce bon début, l'histoire ne décolle pas, l'auteur préférant s'attarder plutôt autour du sujet de la mort. Je ne dis pas que c'est le mauvais choix car, dans sa métaphore de la mort, Comès ne s'en sort pas très bien. Cela aurait être mieux mis en page, en restant un peu plus sur les expressions du personnage principal peut-être...
Une série sympathique, mais l'espace de deux ou trois albums. Car par la suite, elle n'évite malheureusement pas (comme beaucoup de séries à gags) une certaine forme de répétition et une quasi-absence d'originalité.
Les premiers albums longs sont parfois assez bons, mais il y a quelques lourdeurs chez certains : génie en sous-sol m'a laissé relativement perplexe.
Un peu difficile d'accès comme oeuvre. Déjà le dessin ne me plaît pas vraiment, ce noir et blanc est assez brouillon. Ensuite l'histoire est particulière : un homme et sa presse à livres.
C'est poétique, triste et tout ce qu'on veut mais au final la lecture est assez ennuyante. On referme cela sans être convaincu, et ce n'est pas le genre de titre qu'on va relire souvent.
Mention spéciale pour le titre quand même.
Quel dommage ! Cette série originale avait si bien commencé... Scénario original, dessins et coloriages corrects... Mais quelle fin pitoyable, à croire que le scénariste l'a bâclée. Ou peut-être est-ce l'éditeur qui a lâché l'auteur ? Bref, rien que pour cette fin, d'un 4/5 (franchement bien), je ne donne que 2/5 et ne conseille pas l'achat pour ceux qui n'ont pas commencé la série.
Après un feuilletage rapide, je n'étais pas du tout sûre que ça me plairait. Ma lecture a confirmé cette première impression. Déjà, l'auteur semble très préoccupé par les épinards euh... pardon, par les nombrils, et de fait, de la femme dont il est amoureux, on ne saura quasiment rien, un peu comme si elle ne représentait pour lui qu'un fantasme de mâle occidental. Alors, c'est un peu toujours les mêmes souvenirs qu'il égrène, procédé facile pour remplir des planches, mais sans doute aussi, faute d'en avoir davantage et parce que ceux-ci sont peut-être plus spécialement restés gravés sur sa rétine ( ;) ). Mais ainsi, quelques phrases reviennent, un peu comme un leitmotiv, mais elles sonnent différemment, car elles deviennent les échos d'un bonheur furtif. Il y a aussi un jeu sur le sens de la signalétique dans le paysage urbain, avec un glissement sémantique qui transforme une banale mise en garde sur la fin d'un tapis roulant, en un avertissement du destin annonçant au narrateur la fin prochaine de son histoire d'amour. Je fais partie de ceux qui ont apprécié le procédé. Le dessin n'est pas désagréable non plus, c'est un noir et blanc parfois réaliste, parfois flou pour les flash-backs. Rien de révolutionnaire donc, mais l'ensemble est assez propret. M'enfin, en refermant l'album, on se dit "oui, bon, et après ?" c'est un peu factice, vide et dépourvu d'émotion. De plus, la fin ne fait que renforcer mon impression d'avoir eu à faire aux fantasmes d'un petit Français attiré uniquement par la plastique des femmes asiatiques. Pénible.
Une couverture très attirante, des pages au graphisme très esthétique, de belles couleurs, une histoire qui aurait pu être intéressante... mais la narration vient presque tout gâcher.
L'excellent logo H.H.Holmes de la couverture où les H forment un 6.6.6 avait attiré mon attention depuis plus d'un mois. Le peu que j'en avais feuilleté avait flatté mon oeil. Ce sont des planches au dessin réussi, utilisant un esthétisme à base de couleurs marrons rehaussées de rouge et de blanc. Je trouve le choix de cette palette chromatique un peu facile dans le sens où cette association est quasiment toujours assurée de plaire mais le résultat n'en est pas moins sympathique. Les décors, la couleur directe, le tout me rappelle un peu certains albums de Sorel, en un peu moins typé cependant.
Les quelques premières pages de lecture forment une introduction assez classique : sans avoir été très captivé dès le début, j'estimais cependant que le récit pouvait être porteur.
Mais les choses se sont gâtées peu à peu quand j'ai commencé à avoir un peu de mal à suivre la narration de certaines planches. Puis, alors que je pensais que les éléments allaient finir par s'assembler, j'ai réalisé que je sombrais de plus en plus dans la confusion. On saute d'un lieu à un autre sans trop savoir pourquoi, on suit les personnages sans trop savoir ce qu'ils font et pourquoi. Le dessin a beau être esthétique, on confond facilement les visages. Par exemple, c'est seulement à la lecture du résumé que j'ai vraiment réalisé que Herman Mudgett et Henry H. Holmes étaient la même personne.
Et avant d'arriver à la moitié de l'album, on comprend que... qu'on ne comprend quasiment rien. J'ai eu beau prendre mon temps à la lecture, je ne savais jamais si l'histoire avait un suivi linéaire ou si on assistait à des sauts chronologiques par moment. Je n'ai pas compris les motivations des personnages, qui faisait quoi, pourquoi, etc. J'ai été tellement perdu que vers les deux tiers de l'album, j'en suis venu à regarder le nombre de pages qu'il restait tant j'avais décroché du récit.
Alors bien sûr, il doit être possible de réfléchir et de mettre bout à bout les séquences du récit pour y trouver un réel suivi... mais là, je n'ai pas réussi. Je n'ai donc retiré du scénario qu'un résumé d'ensemble qui pourrait tenir en une ou deux lignes et je suis passé complètement à côté de toutes les éventuelles finesses et des détails.
Vraiment dommage donc car le dessin est bon, la présentation est bonne, le sujet aurait pu être bon, mais la narration est vraiment ratée à mes yeux, et je ne sais pas si j'ai envie de lire la suite.
Ce manga est laid. Il n'y a pour ainsi dire aucun décor, seuls les personnages et le vide sidéral derrière eux sont représentés. Je suis un peu méchant, parfois le scan d'une photo tient lieu de décor. Les personnages eux-même ne sont pas beaux, le style graphique trop épuré de ce manga ne m'a pas plus.
Mais ce qui m'a le plus déçu c'est l'absence de romantisme et l'inexistence de cette pseudo histoire d'amour. En effet, l'histoire d'amour entre les 2 héros est on ne peut plus simple et quasi sans rebondissement : 2 âmes perdues qui se croisent, s'apprivoisent et finalement trouvent le bonheur, c'est bien, mais ça pouvait tenir sur 2 tomes.
Dans ce cas, quel est le contenu de cette oeuvre me direz-vous ? Réponse : les sentiments des personnages. Mais attention, je ne parle pas d'amour mais de bien de sentiments, à savoir de ce que ressentent les personnages. Et cela tourne à 90% autour de la mort ! En effet les tourments de ces esprits torturés que nous décrit l'auteur sont des sentiments morbides et non des sentiments amoureux.
Petit florilège de ces tourments :
*Le héros s'affuble de la responsabilité de la mort de son frère (suicidé sous ses yeux) et ne se sent aucune raison de vivre, ce qui le conduit à vivre comme une tête brûlée.
*L'héroïne n'est pas en reste, elle s'imagine tuer tous les hommes qui l'approchent.
*Shoko tente de tuer ses enfants et finit par se suicider, suite à la mort de son amant.
*Makio est un assassin et prend plaisir à tuer, il ne comprend pas la valeur de la vie...
*Sei ressent l'envie de voir les gens mourir, au point qu'il en vient à se suicider, en espérant emmener Rei avec lui.
etc...
2 derniers exemples édifiants :
*Le manga commence et finit dans un hôpital
*Le mariage prend 3 cases, suivis de 3 pages d'hospitalisation...
En bref, pour moi ce manga c'est :
1) une horreur graphique
2) une histoire d'amour, bonne mais simpliste
3) une réflexion permanente sur la mort au travers d'esprits plus ou moins dérangés.
Baru peut clairement mieux faire. Malgré un sujet alléchant, il est difficile de se sentir réellement impliqué dans cet album. Y'a bien deux-trois séquences très bonnes, mais l'ensemble ne tient pas sur la longueur et se révèle limite ennuyeux. En fait, je ne pense pas que Baru soit un bon auteur de SF... Il est nettement meilleur quand il s'agit d'évoquer le passé ou le présent.
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Votre vote
H.H. Holmes
Je peux reprendre tous les arguments des avis postés sur cet album : beau graphisme, belles couleurs mais scénario confus voire incompréhensible. Ca me parait inutile d'en dire plus, je ne veux pas décourager ou dégoûter les éventuels amateurs. Simplement, j'en suis qu'au 3/4 de l'album et je ne finirai sûrement pas sa lecture...
Gaston Fébus
Je me suis retrouvé à lire cette bd parce que j'habite en Ariège et que je suis assez souvent à Foix (d'ailleurs, j'y suis au moment où j'écris cet avis), et dans la librairie de son superbe château, j'ai trouvé cet album, que j'ai feuilleté... Je n'accroche généralement pas aux bds historiques, celle-ci n'a pas dérogé à la règle. Pour ce qui est de la bd en elle-même, ce n'est pas une réussite et il n'est pas étonnant que la série ait été abandonnée. Néanmoins, connaissant la région, je remarque que l'auteur s'est documenté car les sites historiques représentés sont assez fidèles. Et d'ailleurs, le dessin en général de cette bd est agréable à l'oeil. On voit par contre clairement que le scénariste est un historien et pas un pur auteur de bd: les évènements ne s'enchaînent pas assez bien, et quand on a lu une page, on est presque obligé de la relire car il y a un fouillis monstre, surtout en ce qui concerne les personnages.
L'Ombre du Corbeau
Je n'ai malheureusement lu de Comès que cette bd, et en voyant les avis des autres posteurs, j'ai compris que c'était loin d'être son oeuvre la plus réussie... Heureusement d'ailleurs, car "L'ombre du corbeau" ne m'a pas véritablement séduit. En effet, la bd n'est pas très prenante, que ce soit par son dessin assez classique que par son scénario lancinant. Dans un décor de guerre 14-18, Comès aborde le sujet de la mort. Un soldat allemand se relève de sa bataille, parmi les corps de ses compagnons, tous morts au combat. Il va découvrir une étrange maison pleine de mystères. Les personnes qui l'habitent sont chaleureuses sans vraiment l'être, et donnent une impression digne des très grands scénarios de science-fiction. Pourtant, après ce bon début, l'histoire ne décolle pas, l'auteur préférant s'attarder plutôt autour du sujet de la mort. Je ne dis pas que c'est le mauvais choix car, dans sa métaphore de la mort, Comès ne s'en sort pas très bien. Cela aurait être mieux mis en page, en restant un peu plus sur les expressions du personnage principal peut-être...
Léonard
Une série sympathique, mais l'espace de deux ou trois albums. Car par la suite, elle n'évite malheureusement pas (comme beaucoup de séries à gags) une certaine forme de répétition et une quasi-absence d'originalité. Les premiers albums longs sont parfois assez bons, mais il y a quelques lourdeurs chez certains : génie en sous-sol m'a laissé relativement perplexe.
Une trop bruyante solitude
Un peu difficile d'accès comme oeuvre. Déjà le dessin ne me plaît pas vraiment, ce noir et blanc est assez brouillon. Ensuite l'histoire est particulière : un homme et sa presse à livres. C'est poétique, triste et tout ce qu'on veut mais au final la lecture est assez ennuyante. On referme cela sans être convaincu, et ce n'est pas le genre de titre qu'on va relire souvent. Mention spéciale pour le titre quand même.
Vlad
Quel dommage ! Cette série originale avait si bien commencé... Scénario original, dessins et coloriages corrects... Mais quelle fin pitoyable, à croire que le scénariste l'a bâclée. Ou peut-être est-ce l'éditeur qui a lâché l'auteur ? Bref, rien que pour cette fin, d'un 4/5 (franchement bien), je ne donne que 2/5 et ne conseille pas l'achat pour ceux qui n'ont pas commencé la série.
L'Epinard de Yukiko
Après un feuilletage rapide, je n'étais pas du tout sûre que ça me plairait. Ma lecture a confirmé cette première impression. Déjà, l'auteur semble très préoccupé par les épinards euh... pardon, par les nombrils, et de fait, de la femme dont il est amoureux, on ne saura quasiment rien, un peu comme si elle ne représentait pour lui qu'un fantasme de mâle occidental. Alors, c'est un peu toujours les mêmes souvenirs qu'il égrène, procédé facile pour remplir des planches, mais sans doute aussi, faute d'en avoir davantage et parce que ceux-ci sont peut-être plus spécialement restés gravés sur sa rétine ( ;) ). Mais ainsi, quelques phrases reviennent, un peu comme un leitmotiv, mais elles sonnent différemment, car elles deviennent les échos d'un bonheur furtif. Il y a aussi un jeu sur le sens de la signalétique dans le paysage urbain, avec un glissement sémantique qui transforme une banale mise en garde sur la fin d'un tapis roulant, en un avertissement du destin annonçant au narrateur la fin prochaine de son histoire d'amour. Je fais partie de ceux qui ont apprécié le procédé. Le dessin n'est pas désagréable non plus, c'est un noir et blanc parfois réaliste, parfois flou pour les flash-backs. Rien de révolutionnaire donc, mais l'ensemble est assez propret. M'enfin, en refermant l'album, on se dit "oui, bon, et après ?" c'est un peu factice, vide et dépourvu d'émotion. De plus, la fin ne fait que renforcer mon impression d'avoir eu à faire aux fantasmes d'un petit Français attiré uniquement par la plastique des femmes asiatiques. Pénible.
H.H. Holmes
Une couverture très attirante, des pages au graphisme très esthétique, de belles couleurs, une histoire qui aurait pu être intéressante... mais la narration vient presque tout gâcher. L'excellent logo H.H.Holmes de la couverture où les H forment un 6.6.6 avait attiré mon attention depuis plus d'un mois. Le peu que j'en avais feuilleté avait flatté mon oeil. Ce sont des planches au dessin réussi, utilisant un esthétisme à base de couleurs marrons rehaussées de rouge et de blanc. Je trouve le choix de cette palette chromatique un peu facile dans le sens où cette association est quasiment toujours assurée de plaire mais le résultat n'en est pas moins sympathique. Les décors, la couleur directe, le tout me rappelle un peu certains albums de Sorel, en un peu moins typé cependant. Les quelques premières pages de lecture forment une introduction assez classique : sans avoir été très captivé dès le début, j'estimais cependant que le récit pouvait être porteur. Mais les choses se sont gâtées peu à peu quand j'ai commencé à avoir un peu de mal à suivre la narration de certaines planches. Puis, alors que je pensais que les éléments allaient finir par s'assembler, j'ai réalisé que je sombrais de plus en plus dans la confusion. On saute d'un lieu à un autre sans trop savoir pourquoi, on suit les personnages sans trop savoir ce qu'ils font et pourquoi. Le dessin a beau être esthétique, on confond facilement les visages. Par exemple, c'est seulement à la lecture du résumé que j'ai vraiment réalisé que Herman Mudgett et Henry H. Holmes étaient la même personne. Et avant d'arriver à la moitié de l'album, on comprend que... qu'on ne comprend quasiment rien. J'ai eu beau prendre mon temps à la lecture, je ne savais jamais si l'histoire avait un suivi linéaire ou si on assistait à des sauts chronologiques par moment. Je n'ai pas compris les motivations des personnages, qui faisait quoi, pourquoi, etc. J'ai été tellement perdu que vers les deux tiers de l'album, j'en suis venu à regarder le nombre de pages qu'il restait tant j'avais décroché du récit. Alors bien sûr, il doit être possible de réfléchir et de mettre bout à bout les séquences du récit pour y trouver un réel suivi... mais là, je n'ai pas réussi. Je n'ai donc retiré du scénario qu'un résumé d'ensemble qui pourrait tenir en une ou deux lignes et je suis passé complètement à côté de toutes les éventuelles finesses et des détails. Vraiment dommage donc car le dessin est bon, la présentation est bonne, le sujet aurait pu être bon, mais la narration est vraiment ratée à mes yeux, et je ne sais pas si j'ai envie de lire la suite.
Mars
Ce manga est laid. Il n'y a pour ainsi dire aucun décor, seuls les personnages et le vide sidéral derrière eux sont représentés. Je suis un peu méchant, parfois le scan d'une photo tient lieu de décor. Les personnages eux-même ne sont pas beaux, le style graphique trop épuré de ce manga ne m'a pas plus. Mais ce qui m'a le plus déçu c'est l'absence de romantisme et l'inexistence de cette pseudo histoire d'amour. En effet, l'histoire d'amour entre les 2 héros est on ne peut plus simple et quasi sans rebondissement : 2 âmes perdues qui se croisent, s'apprivoisent et finalement trouvent le bonheur, c'est bien, mais ça pouvait tenir sur 2 tomes. Dans ce cas, quel est le contenu de cette oeuvre me direz-vous ? Réponse : les sentiments des personnages. Mais attention, je ne parle pas d'amour mais de bien de sentiments, à savoir de ce que ressentent les personnages. Et cela tourne à 90% autour de la mort ! En effet les tourments de ces esprits torturés que nous décrit l'auteur sont des sentiments morbides et non des sentiments amoureux. Petit florilège de ces tourments : *Le héros s'affuble de la responsabilité de la mort de son frère (suicidé sous ses yeux) et ne se sent aucune raison de vivre, ce qui le conduit à vivre comme une tête brûlée. *L'héroïne n'est pas en reste, elle s'imagine tuer tous les hommes qui l'approchent. *Shoko tente de tuer ses enfants et finit par se suicider, suite à la mort de son amant. *Makio est un assassin et prend plaisir à tuer, il ne comprend pas la valeur de la vie... *Sei ressent l'envie de voir les gens mourir, au point qu'il en vient à se suicider, en espérant emmener Rei avec lui. etc... 2 derniers exemples édifiants : *Le manga commence et finit dans un hôpital *Le mariage prend 3 cases, suivis de 3 pages d'hospitalisation... En bref, pour moi ce manga c'est : 1) une horreur graphique 2) une histoire d'amour, bonne mais simpliste 3) une réflexion permanente sur la mort au travers d'esprits plus ou moins dérangés.
Bonne année
Baru peut clairement mieux faire. Malgré un sujet alléchant, il est difficile de se sentir réellement impliqué dans cet album. Y'a bien deux-trois séquences très bonnes, mais l'ensemble ne tient pas sur la longueur et se révèle limite ennuyeux. En fait, je ne pense pas que Baru soit un bon auteur de SF... Il est nettement meilleur quand il s'agit d'évoquer le passé ou le présent.