Bof bof … Je ne connaissais pas le roman original, même de nom… Mais son adaptation en bande dessinée n’est pas passionnante.
Rien de mauvais pourtant, mais cette histoire sent bon le pot-au-feu un peu fourre-tout : un peu de chevalerie par ici, une louche de fantasy, un soupçon de SF, une guerre de succession avec fils bâtard… on mélange le tout et on a un résultat qui a tout du plat ultra préparé comme il faut pour épater l’amateur de base. Pourtant, je le répète, c’est une honnête bd, le dessin est correct (y a juste le côté pétasse des personnages féminins qui m’a paru quelque peu trop prononcé) et le scénario se laisse apprivoiser gentiment…
Mais ça ressemble à tellement d’autres trucs, et il y a tellement plus réussi dans ces registres que je ne vois pas trop pourquoi cette bd mériterait plus d’attention que n’importe quel autre produit moyen…
Pas franchement transporté d'extase par Le Stéréo club du même tandem d'auteurs, je voulais quand même leur donner une seconde chance avec cette nouvelle série qui, de par son thème, promettait quelque chose de bien différent de Britney Forever. Hélas, ce premier tome me laisse la même impression tiédasse que la plupart des posteurs ici.
Le dessin est moyen.
Le texte est pas très drôle.
L'intrigue n'est pas fameuse.
Le personnage principal est prétentieux, menteur, lâche, paresseux, sans le moindre trait qui pourrait le rendre attachant, et la complaisance que montrent les auteurs à l'égard de leur anti-héros le rend même encore plus agaçant.
La conclusion de l'album bazarde complètement l'idée de départ de la série : on démarre sur l'histoire d'un Viking délicat et pacifique perdu parmi les Vikings brutaux et assoiffés de sang, et embarqué malgré lui dans une dangereuse aventure, et on finit sur le schéma archi-classique "un gars, une fille, un obstacle entre eux", sur la terre ferme et sans Vikings...
Alors bien sûr, on ne peut pas dire que ce soit une lecture pénible, mais en refermant le 1er tome, c'est clair que le sentiment qui prédomine est plutôt une impression d'avoir perdu son temps que l'impatience de lire la suite.
Je n'ai lu que le premier tome, qui ne m'a pas franchement laissé un souvenir impérissable.
Certes, il y a de bons moments. La caricature du fan de jazz, sous la forme de ce club d'oenologues mélomanes pontifiants, est drôle et bien vue. Mais à part ça, bah, c'est un peu tout, en fait. Le dessin n'est pas trop spectaculaire et original, et l'album se conclue sur une espèce de morale un peu pourrie, genre "ne soyons pas snobs, la musique de merde c'est pas si merdique que ça, c'est juste pour s'amuser". Je n'ai jamais lu le deuxième tome et je ne m'en porte pas plus mal ; si vous n'avez pas encore lu le 1er, je pense que vous ne perdez rien à faire l'impasse sur la série.
Ben oui : "bof"... une série qui ne m'a pas laissé grands souvenirs.
Magellan fait ses débuts dans l'hebdo Tintin, n° 13, 24ème année, du 1er Avril 1969. Il y fume un dernier cigare dans le n° 26, 40ème année, du 25 Juin 1985.
Le héros ?... Un agent secret qui adore les gros cigares et les voitures de luxe. Sa copine ?... Une rousse, antiquaire, capable de déchirer un bottin de téléphone d'une seule main (!).
Mwouais...
Les histoires ? Là, je dois dire que c'est bondissant, explosif, dramatique (avec dose d'humour). Les divers scénaristes envoient cet agent de l'I.T.O. valdinguer dans tous les coins... et dans tous les sens.
Un bon mélange, c'est vrai, de "policier", d'humour et de fantastique. Mais tout cela me paraît trop superficiel.
Peut-être est-ce à cause du dessin ?... Je me suis souvent senti décontenancé par le "vide" de certaines cases, la morphologie des personnages suivant le cadrage utilisé, ces couleurs un peu fades aussi... Un trait réaliste, oui, mais pas attirant.
Tout ça pour une série pétante de santé à première vue, mais qui se révèle -du moins à mes yeux- bien creuse lors d'une lecture approfondie.
Bof ! Non pas pour les histoires ou le dessin, mais bien pour le format étriqué des cases ; lequel rend la lecture -tant textuelle que visuelle- des épisodes assez difficile. Faut être diablement concentré pour parfois décrypter les planches.
Casey ?... Les lecteurs américains le découvrent un dimanche matin du 22 Mai 1949, édité sous forme d'une demi-planche par le "United Features Syndicate".
Beau succès du lectorat US qui en redemande ; des "bagarres avec les méchants et les indiens..."
Sous-titré "A Saga of the West", Casey va bénéficier d'un strip journalier. Au vu du succès, Tufts -son créateur- va se faire assister d'autres illustrateurs dont Alex Toth.
Pourtant il délaisse son personnage en 1954, accaparé par d'autres séries. Fin de vie pour Casey dès le 3 Avril 1954.
Et en France ?... Les aventures de notre cow-boy paraissent, dès 1950, dans l'hebdo Tarzan. J'aurais aimé connaître le véritable idiot qui a francisé "Casey Ruggles" en "Dick Rivers" (!) pour la version francophone !!!...
En 1955, il sera édité sous son vrai nom d'origine.
Qu'en dire ?... A vrai dire pas grand chose. Bon, ce sont de bonnes "histoires de cow-boys", surtout placées -au départ- dans le contexte de la ruée vers l'or. Mais ce sont des histoires comme il en a existé des dizaines ; le héros sans peur et sans (trop de) reproches qui combat mauvais indiens, voleurs, malfrats, hors-la-loi de tous genres... avec, quand même, un "petit quelque chose" de spécial : les femmes ! Chose rare pour l'époque, certaines intervenantes ou héroïnes de la version US sont "soigneusement" déshabillées au cours des opus. Ne cherchez pas dans vos vieux Tarzan ; pour la version française, elles ont été "rhabillées" par quelques tâcherons de l'éditeur français.
Le dessin ?... Bien dommage que Tufts ait dû se contenter de cases étriquées ; son dessin n'est pas sans rappeler celui d' Harold Foster ou d'Alex Raymond. Tufts possède un style minutieux, au trait hachuré très bien mis en relief par le noir et blanc.
Le graphisme est réaliste, original parfois et fait montre d'une grande personnalité.
"Casey Ruggles" durera cinq ans. En France, il paraîtra dans divers autres hebdos.
C'est en 1978 seulement que l'éditeur bruxellois Michel Deligne aura la bonne idée de remettre à jour ce héros oublié. 8 albums brochés paraîtront. Très jolis, les 5 premiers sont en format "à l'italienne".
Notes sur l'auteur, publications et diffusions diverses dans la presse francophone : voir fenêtre "série".
Eh bien, quelle déception que cette série-là (dont je n'ai lu que le tome 1 c'est vrai, mais ça ne me donne pas envie d'essayer le 2ème).
Je m'attendais à un bon petit truc bien sympa et rigolo et au final, bof bof bof, c'est vraiment du produit générique au possible, avec des personnages tous directement tirés du Catalogue des Stéréotypes pour Histoires pour Enfants (le petit gars sympa mais timide qui se fait maltraiter, la petite soeur enquiquineuse, le grand-père trop cool et ses inventions farfelues, les gros méchants "caïds" de l'école qui terrorisent les faibles, etc.) sans une once de second degré, de détournement, et une intrigue qui sent bon le déjà-vu. Ca fait illusion parce que c'est accompagné de dessins mignons comme des jouets ou des mascottes de céréales, mais à part ça, c'est plat et sans originalité.
Ca se lit vite, ça s'oublie vite, c'est pas foncièrement médiocre, disons que c'est juste une vieille soupe dans un joli pot.
Bof aussi...
Sydney fait son apparition dans "Circus" n° 101 de Septembre 1986.
Je possède les deux albums, qui me semblent un peu... vides.
L'esprit "vieille Angleterre" y est, vieux château écossais, faux fantôme, secte mystérieuse... ben oui.. et après ?... Ben Sydney sera aidé pour ses enquêtes par deux inconnus qui s'appellent Sherlock Holmes et Docteur Watson !
Waooow !... Quelle créativité d'esprit !... et après ?.. ben... c'est tout !
Tristounet. Qui plus est, le "héros" n'est pas attachant ; se contente de "faire son boulot" aux yeux du lecteur, sans plus. Je n'y ai pas ressenti ce "petit quelque chose" qui aurait pu me faire m'attarder dans ces histoires. Je n'ai pas été le seul, je pense, car Sydney n'a pas eu de succès.
Une (mini) série inutile ?... Oui et non... "Sydney Bruce" possède de bonnes qualités d'écriture et de graphisme... mais n'a pas cette "aura", même minime d'une oeuvre qui aurait pu être attachante.
Peu intéressant, vraiment.
C’est pas que j’ai trouvé ça mauvais ou complètement inintéressant, mais je crois que je vais très vite oublier cette BD. Déjà je n’ai pas accroché au style graphique. C’est pas mal dessiné, mais je trouve les personnages moches. Pour ce genre d’histoire, j’aurais vraiment plus apprécié une héroïne un peu plus sexy…
Le cahier bleu est divisé en 3 chapitres et seul le deuxième comporte un intérêt à mes yeux.
Le premier pose l’histoire et les personnages. Il nous montre surtout les amourettes de Louise, l’héroïne. J’ai trouvé ça gentillet mais pas très palpitant.
Le deuxième chapitre, à travers la lecture du cahier bleu, donne une tournure très intéressante à l’histoire. Les révélations de ce journal intime apportent un peu de piment et j’ai enfin été captivé par la BD.
Mais le dernier chapitre n’apporte rien à l’histoire. Il nous ajoute un mystère qui ne trouvera pas de réponse et la BD se termine sans fin réelle. Il y aurait eu 3 pages en plus ou en moins ce serait pareil….
1935...
L'éditeur de Hergé s'insurge. Le lectorat de Tintin serait "déboussolé". Pourquoi n'a-t-il pas de parents ??!...
Il est demandé à son créateur de créer une série plus "familiale" (!). Ainsi naissent Jo, Zette et Jocko ; une oeuvre de "commande".
Ces frère et soeur, ainsi que leur chimpanzé -doué de raison- font leur apparition dans l'hebdo "Le Petit Vingtième", n° 42, du 22 Octobre 1936. Ils "vivront" jusqu'au Tintin n° 51, 9ème année, du 22 Décembre 1954.
J'aime et déteste en même temps.
J'aime parce que Hergé crée une belle galerie de personnages bien typés -mais peu attachants-, crée des scénarios bien structurés, bondissants, qui mêlent aventure, exotisme et intensité dramatique.
Je déteste parce que je n'ai jamais ressenti un réel plaisir de lecture à cette oeuvre. Les "braves 'tits n'enfants" qui, l'air de rien, dégagent une impression de supériorité par rapport à ceux qu'ils côtoient, qui pilotent un stratonef, qui se retrouvent au Pôle Nord en chemisette à courte manche et qui y vont -par -40°- d'un "brrr, il fait froid"... tout ça ne m'émeut guère (déjà que je n'aime pas Tintin !).
Cette série, moins connue que celle de l'illustre reporter, ne manque néanmoins pas de charme. Un mélange d'aventure, d'humour gentillet, de science-fiction...
Une oeuvre de commande où j'ai ressenti que Hergé ne s'est réellement pas investi. Moi non plus d'ailleurs...
C'est un collègue, amateur de récits de guerre, qui m'a prêté l'album. Je ne connaissais pas.
Inconnu dans mes fiches, dans mes collections de périodiques. Rien !
J'ai lu l'histoire. Une bonne histoire sans plus- comme il y en eu des dizaines pendant la guerre, aux Etats Unis, et qui mettent en exergue le courage, l'héroïsme, les hauts faits d'armes des soldats US de l'époque.
Néanmoins, l'album ne reprend que la période 1943-1944 (les débuts). Je ne sais donc rien vous dire de la suite des aventures de Buz... qui continuera sa carrière jusqu'en Octobre 1989 (!) aux States. Une série d'une durée de 45 ans !... Fou, non ?...
Qu'en dire ?... Ca a été vu et lu dans d'autres séries, sous des formes très approchantes. Qui s'est inspiré de qui ?... Néanmoins le graphisme est accrocheur. Crane fait montre ici d'un trait expressif qui tend vers une certaine caricature de ses personnages. Curieux. Ce n'est pas "réaliste", ni "comique".
La mise en page ?... Standard, comme celle des comics d'antan. N'empêche que la narration graphique est efficace... et rapide ; Crane faisant preuve d'un très bon sens du découpage.
Ben voilà... Le héros existe. Un album en français existe. BDT existe, d'où mon avis.
Si quelqu'un a d'autres infos sur ce personnage, j'aimerais bien les connaître... mais ça m'étonnerait...
Je cote "2" car ces débuts sont assez "simplistes". Certains connaisseurs mettront peut-être 4 ou 5. Je les attends !...
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Soltrois
Bof bof … Je ne connaissais pas le roman original, même de nom… Mais son adaptation en bande dessinée n’est pas passionnante. Rien de mauvais pourtant, mais cette histoire sent bon le pot-au-feu un peu fourre-tout : un peu de chevalerie par ici, une louche de fantasy, un soupçon de SF, une guerre de succession avec fils bâtard… on mélange le tout et on a un résultat qui a tout du plat ultra préparé comme il faut pour épater l’amateur de base. Pourtant, je le répète, c’est une honnête bd, le dessin est correct (y a juste le côté pétasse des personnages féminins qui m’a paru quelque peu trop prononcé) et le scénario se laisse apprivoiser gentiment… Mais ça ressemble à tellement d’autres trucs, et il y a tellement plus réussi dans ces registres que je ne vois pas trop pourquoi cette bd mériterait plus d’attention que n’importe quel autre produit moyen…
Ingmar
Pas franchement transporté d'extase par Le Stéréo club du même tandem d'auteurs, je voulais quand même leur donner une seconde chance avec cette nouvelle série qui, de par son thème, promettait quelque chose de bien différent de Britney Forever. Hélas, ce premier tome me laisse la même impression tiédasse que la plupart des posteurs ici. Le dessin est moyen. Le texte est pas très drôle. L'intrigue n'est pas fameuse. Le personnage principal est prétentieux, menteur, lâche, paresseux, sans le moindre trait qui pourrait le rendre attachant, et la complaisance que montrent les auteurs à l'égard de leur anti-héros le rend même encore plus agaçant. La conclusion de l'album bazarde complètement l'idée de départ de la série : on démarre sur l'histoire d'un Viking délicat et pacifique perdu parmi les Vikings brutaux et assoiffés de sang, et embarqué malgré lui dans une dangereuse aventure, et on finit sur le schéma archi-classique "un gars, une fille, un obstacle entre eux", sur la terre ferme et sans Vikings... Alors bien sûr, on ne peut pas dire que ce soit une lecture pénible, mais en refermant le 1er tome, c'est clair que le sentiment qui prédomine est plutôt une impression d'avoir perdu son temps que l'impatience de lire la suite.
Le Stéréo club
Je n'ai lu que le premier tome, qui ne m'a pas franchement laissé un souvenir impérissable. Certes, il y a de bons moments. La caricature du fan de jazz, sous la forme de ce club d'oenologues mélomanes pontifiants, est drôle et bien vue. Mais à part ça, bah, c'est un peu tout, en fait. Le dessin n'est pas trop spectaculaire et original, et l'album se conclue sur une espèce de morale un peu pourrie, genre "ne soyons pas snobs, la musique de merde c'est pas si merdique que ça, c'est juste pour s'amuser". Je n'ai jamais lu le deuxième tome et je ne m'en porte pas plus mal ; si vous n'avez pas encore lu le 1er, je pense que vous ne perdez rien à faire l'impasse sur la série.
Mr Magellan
Ben oui : "bof"... une série qui ne m'a pas laissé grands souvenirs. Magellan fait ses débuts dans l'hebdo Tintin, n° 13, 24ème année, du 1er Avril 1969. Il y fume un dernier cigare dans le n° 26, 40ème année, du 25 Juin 1985. Le héros ?... Un agent secret qui adore les gros cigares et les voitures de luxe. Sa copine ?... Une rousse, antiquaire, capable de déchirer un bottin de téléphone d'une seule main (!). Mwouais... Les histoires ? Là, je dois dire que c'est bondissant, explosif, dramatique (avec dose d'humour). Les divers scénaristes envoient cet agent de l'I.T.O. valdinguer dans tous les coins... et dans tous les sens. Un bon mélange, c'est vrai, de "policier", d'humour et de fantastique. Mais tout cela me paraît trop superficiel. Peut-être est-ce à cause du dessin ?... Je me suis souvent senti décontenancé par le "vide" de certaines cases, la morphologie des personnages suivant le cadrage utilisé, ces couleurs un peu fades aussi... Un trait réaliste, oui, mais pas attirant. Tout ça pour une série pétante de santé à première vue, mais qui se révèle -du moins à mes yeux- bien creuse lors d'une lecture approfondie.
Casey Ruggles
Bof ! Non pas pour les histoires ou le dessin, mais bien pour le format étriqué des cases ; lequel rend la lecture -tant textuelle que visuelle- des épisodes assez difficile. Faut être diablement concentré pour parfois décrypter les planches. Casey ?... Les lecteurs américains le découvrent un dimanche matin du 22 Mai 1949, édité sous forme d'une demi-planche par le "United Features Syndicate". Beau succès du lectorat US qui en redemande ; des "bagarres avec les méchants et les indiens..." Sous-titré "A Saga of the West", Casey va bénéficier d'un strip journalier. Au vu du succès, Tufts -son créateur- va se faire assister d'autres illustrateurs dont Alex Toth. Pourtant il délaisse son personnage en 1954, accaparé par d'autres séries. Fin de vie pour Casey dès le 3 Avril 1954. Et en France ?... Les aventures de notre cow-boy paraissent, dès 1950, dans l'hebdo Tarzan. J'aurais aimé connaître le véritable idiot qui a francisé "Casey Ruggles" en "Dick Rivers" (!) pour la version francophone !!!... En 1955, il sera édité sous son vrai nom d'origine. Qu'en dire ?... A vrai dire pas grand chose. Bon, ce sont de bonnes "histoires de cow-boys", surtout placées -au départ- dans le contexte de la ruée vers l'or. Mais ce sont des histoires comme il en a existé des dizaines ; le héros sans peur et sans (trop de) reproches qui combat mauvais indiens, voleurs, malfrats, hors-la-loi de tous genres... avec, quand même, un "petit quelque chose" de spécial : les femmes ! Chose rare pour l'époque, certaines intervenantes ou héroïnes de la version US sont "soigneusement" déshabillées au cours des opus. Ne cherchez pas dans vos vieux Tarzan ; pour la version française, elles ont été "rhabillées" par quelques tâcherons de l'éditeur français. Le dessin ?... Bien dommage que Tufts ait dû se contenter de cases étriquées ; son dessin n'est pas sans rappeler celui d' Harold Foster ou d'Alex Raymond. Tufts possède un style minutieux, au trait hachuré très bien mis en relief par le noir et blanc. Le graphisme est réaliste, original parfois et fait montre d'une grande personnalité. "Casey Ruggles" durera cinq ans. En France, il paraîtra dans divers autres hebdos. C'est en 1978 seulement que l'éditeur bruxellois Michel Deligne aura la bonne idée de remettre à jour ce héros oublié. 8 albums brochés paraîtront. Très jolis, les 5 premiers sont en format "à l'italienne". Notes sur l'auteur, publications et diffusions diverses dans la presse francophone : voir fenêtre "série".
Herobear and the kid
Eh bien, quelle déception que cette série-là (dont je n'ai lu que le tome 1 c'est vrai, mais ça ne me donne pas envie d'essayer le 2ème). Je m'attendais à un bon petit truc bien sympa et rigolo et au final, bof bof bof, c'est vraiment du produit générique au possible, avec des personnages tous directement tirés du Catalogue des Stéréotypes pour Histoires pour Enfants (le petit gars sympa mais timide qui se fait maltraiter, la petite soeur enquiquineuse, le grand-père trop cool et ses inventions farfelues, les gros méchants "caïds" de l'école qui terrorisent les faibles, etc.) sans une once de second degré, de détournement, et une intrigue qui sent bon le déjà-vu. Ca fait illusion parce que c'est accompagné de dessins mignons comme des jouets ou des mascottes de céréales, mais à part ça, c'est plat et sans originalité. Ca se lit vite, ça s'oublie vite, c'est pas foncièrement médiocre, disons que c'est juste une vieille soupe dans un joli pot.
Sydney Bruce
Bof aussi... Sydney fait son apparition dans "Circus" n° 101 de Septembre 1986. Je possède les deux albums, qui me semblent un peu... vides. L'esprit "vieille Angleterre" y est, vieux château écossais, faux fantôme, secte mystérieuse... ben oui.. et après ?... Ben Sydney sera aidé pour ses enquêtes par deux inconnus qui s'appellent Sherlock Holmes et Docteur Watson ! Waooow !... Quelle créativité d'esprit !... et après ?.. ben... c'est tout ! Tristounet. Qui plus est, le "héros" n'est pas attachant ; se contente de "faire son boulot" aux yeux du lecteur, sans plus. Je n'y ai pas ressenti ce "petit quelque chose" qui aurait pu me faire m'attarder dans ces histoires. Je n'ai pas été le seul, je pense, car Sydney n'a pas eu de succès. Une (mini) série inutile ?... Oui et non... "Sydney Bruce" possède de bonnes qualités d'écriture et de graphisme... mais n'a pas cette "aura", même minime d'une oeuvre qui aurait pu être attachante. Peu intéressant, vraiment.
Le cahier bleu
C’est pas que j’ai trouvé ça mauvais ou complètement inintéressant, mais je crois que je vais très vite oublier cette BD. Déjà je n’ai pas accroché au style graphique. C’est pas mal dessiné, mais je trouve les personnages moches. Pour ce genre d’histoire, j’aurais vraiment plus apprécié une héroïne un peu plus sexy… Le cahier bleu est divisé en 3 chapitres et seul le deuxième comporte un intérêt à mes yeux. Le premier pose l’histoire et les personnages. Il nous montre surtout les amourettes de Louise, l’héroïne. J’ai trouvé ça gentillet mais pas très palpitant. Le deuxième chapitre, à travers la lecture du cahier bleu, donne une tournure très intéressante à l’histoire. Les révélations de ce journal intime apportent un peu de piment et j’ai enfin été captivé par la BD. Mais le dernier chapitre n’apporte rien à l’histoire. Il nous ajoute un mystère qui ne trouvera pas de réponse et la BD se termine sans fin réelle. Il y aurait eu 3 pages en plus ou en moins ce serait pareil….
Jo, Zette et Jocko
1935... L'éditeur de Hergé s'insurge. Le lectorat de Tintin serait "déboussolé". Pourquoi n'a-t-il pas de parents ??!... Il est demandé à son créateur de créer une série plus "familiale" (!). Ainsi naissent Jo, Zette et Jocko ; une oeuvre de "commande". Ces frère et soeur, ainsi que leur chimpanzé -doué de raison- font leur apparition dans l'hebdo "Le Petit Vingtième", n° 42, du 22 Octobre 1936. Ils "vivront" jusqu'au Tintin n° 51, 9ème année, du 22 Décembre 1954. J'aime et déteste en même temps. J'aime parce que Hergé crée une belle galerie de personnages bien typés -mais peu attachants-, crée des scénarios bien structurés, bondissants, qui mêlent aventure, exotisme et intensité dramatique. Je déteste parce que je n'ai jamais ressenti un réel plaisir de lecture à cette oeuvre. Les "braves 'tits n'enfants" qui, l'air de rien, dégagent une impression de supériorité par rapport à ceux qu'ils côtoient, qui pilotent un stratonef, qui se retrouvent au Pôle Nord en chemisette à courte manche et qui y vont -par -40°- d'un "brrr, il fait froid"... tout ça ne m'émeut guère (déjà que je n'aime pas Tintin !). Cette série, moins connue que celle de l'illustre reporter, ne manque néanmoins pas de charme. Un mélange d'aventure, d'humour gentillet, de science-fiction... Une oeuvre de commande où j'ai ressenti que Hergé ne s'est réellement pas investi. Moi non plus d'ailleurs...
Buz Sawyer
C'est un collègue, amateur de récits de guerre, qui m'a prêté l'album. Je ne connaissais pas. Inconnu dans mes fiches, dans mes collections de périodiques. Rien ! J'ai lu l'histoire. Une bonne histoire sans plus- comme il y en eu des dizaines pendant la guerre, aux Etats Unis, et qui mettent en exergue le courage, l'héroïsme, les hauts faits d'armes des soldats US de l'époque. Néanmoins, l'album ne reprend que la période 1943-1944 (les débuts). Je ne sais donc rien vous dire de la suite des aventures de Buz... qui continuera sa carrière jusqu'en Octobre 1989 (!) aux States. Une série d'une durée de 45 ans !... Fou, non ?... Qu'en dire ?... Ca a été vu et lu dans d'autres séries, sous des formes très approchantes. Qui s'est inspiré de qui ?... Néanmoins le graphisme est accrocheur. Crane fait montre ici d'un trait expressif qui tend vers une certaine caricature de ses personnages. Curieux. Ce n'est pas "réaliste", ni "comique". La mise en page ?... Standard, comme celle des comics d'antan. N'empêche que la narration graphique est efficace... et rapide ; Crane faisant preuve d'un très bon sens du découpage. Ben voilà... Le héros existe. Un album en français existe. BDT existe, d'où mon avis. Si quelqu'un a d'autres infos sur ce personnage, j'aimerais bien les connaître... mais ça m'étonnerait... Je cote "2" car ces débuts sont assez "simplistes". Certains connaisseurs mettront peut-être 4 ou 5. Je les attends !...