J’insiste tout d’abord pour dire que le deux étoiles que j’inflige à cette bd sont avant tout le résultat d’une impression personnelle. Car si j’ai bien souvent fustigé la qualité douteuse d’un grand nombre de titres de chez Soleil, Edlyn n’a rien d’une bouse ou d’un produit honteux. Je ne serais même pas étonné que quelques amateurs viennent ici, à ma suite, me contredire et déclarer leur flamme à cet œuvre sensible.
La couverture du one-shot est directement attirante, et moyennement représentative du contenu de l’album. Le dessin de Cécile est malheureusement assez inégal, si la dessinatrice se révèle assez douée pour mettre en scène les expressions de ses personnages, on ne peut pas en dire autant des décors. Ils sont trop souvent réduits à l’essentiel, dessinatrice paresseuse ? On attend en tout cas quelque chose d’autre d’un album cartonné couleurs grand format. Une erreur de l’éditeur ? Il manque à cette bd un souci du détail, la cuisine de la page 7, par exemple, on n’y croit pas une seule seconde. Autre souci, cette manie de laisser quelque traces de crayonnés par-ci par-là, affleurer au-delà de la couleur. Je trouve ça démonstratif et nuisible, un encrage franc aurait été préférable.
Mais là n’est pas l’essentiel. Tout cela aurait été pardonnable si le scénario n’avait pas raté son effet de surprise. L’entièreté du scénario repose sur une révélation, pleinement exposée à la page 46, mais devinée par n’importe quel lecteur un peu dégourdi dès la page 8, ou même la page 5 si, comme moi, vous avez d’abord lu le résumé au dos de l’album. De plus, toute la dramaturgie de la fin m’est déjà apparue comme attendue dès la moitié de l’album. Bd mouillée, pétard mouillé. Peut-être une prochaine fois, Cécile ne manque de sensibilité, il lui faut encore mesurer ses effets et s’appliquer.
Tout comme mes deux compères, ce manga m’est resté sur l’estomac.
La narration et le découpage donnent l’impression désagréable que ces histoires sont morcelées, comme si elles étaient amputées d’une partie. Ajoutez à cela la brièveté des récits et vous comprendrez qu’on a du mal à s’y accrocher. Comme le souligne ThePatrick, chaque récit est centré sur le quotidiens de gens qui se prennent pour des pseudo-scientifiques et inventent toutes sortes de machines. C’est bien sympa mais ça reste plutôt creux. Alors 400 pages de cet acabit, je ne vous raconte pas... Heureusement, les dessins sont bons. C’est d’ailleurs tout ce qu’il y a à sauver de cette bd.
Dommage car l’adaptation hasardeuse de Casterman doit être en partie responsable de cette impression.
Suite à un article dithyrambique dans la presse papier, j'ai acheté il y deux ans tous les tomes disponibles de Nana d'un seul coup. J'avoue les avoir dévorés à l'époque.
Et puis, j'ai dû attendre le temps de parutions (très espacées pour un manga) des nouveaux tomes. Ayant la flemme de tout relire à chaque fois pour me replonger dans l'histoire, j'avoue m'être petit à petit ennuyé à la lecture de ces aventures amoureuses qui, bien que destinées à un public plutôt adulte, restent au final assez gnangnan (l'une des deux héroïnes étant en plus une vraie tête à claques).
J'ai finalement tout revendu d'un bloc au bout de quelques mois.
Je ne peux pas conseiller l'achat d'une série abandonnée pour la bonne et simple raison qu'elle n'est pas finie et nous laisse donc sur notre faim. A 1 tome du dénouement c'est rageant. D'autant plus que le scénario était le point fort de cette BD : à la fois simple et bien construit, c'était intéressant à suivre.
Graphiquement, les 2 tomes ont peut en commun, le premier tome est moche, les traits sont grossiers, la colorisation hideuse (un étrange mélange de crayon gras et d'informatique), les faciès sont inexpressifs... Bref un sentiment final d'amateurisme prononcé. En revanche le tome 2 fait de très grand progrès avec une colorisation plus informatisé mais mieux réussi, des dessins plus travaillées et plus fins et des personnages enfin expressifs... De même l'humour fait son apparition ainsi que quelques codes empruntés aux mangas (déformation, gouttes...) mais avec parcimonie.
En conclusion: un tome 1 ridicule graphiquement, un tome 2 réussi et un bon scénario... abandonné...
Dommage.
Ne connaissant pas grand-chose à l’univers des comics, on m’a conseillé quelques titres dont Midnight nation sur lequel mon choix s’est porté à cause d’un dessin assez engageant et à priori plutôt proche de ce que j’ai l’habitude de lire.
Bon….au départ, cela partait bien avec une idée intéressante à exploiter et puis patatras…le déroulement de l’histoire est assez fade, mais l’on va quand même jusqu’au bout au moins pour la curiosité de découvrir ce qu’il va advenir du héros….pour finalement être déçu.
Bon… mauvaise pioche… essaie encore une fois !
Mitchum n'est pas une BD ordinaire : c'est en fait plus un recueil d'essais graphiques et narratifs de Blutch. Sur plus de 200 pages, il nous livre des planches aux styles graphiques légèrement différents, des récits parfois complètement improvisés, souvent oniriques ou délirants, des essais sur la forme et surtout la démonstration d'une grande part de son art.
Si un auteur que j'adore comme Andreas ou Loisel par exemple avait réalisé un tel type d'album, je pense que j'aurais été subjugué et admiratif tout au long de ma lecture.
Hélas, je n'accroche vraiment (toujours) pas au style de Blutch, et cet album m'est donc à moitié tombé des mains.
Cinq chapitres (plus quelques bonus) composent cet album qui est en réalité une sorte d'intégrale de 4+1 parutions précédentes des éditions Cornelius.
Le premier chapitre regroupe quelques histoires courtes. Amérique des premiers colons, états du sud aux temps de l'esclavage, intérieurs bourgeois du 18e, New York moderne puis Mexique, chaque récit prend pour décor des lieux plus ou moins exotiques pour nous narrer des tranches d'émotions et d'amours. Trop décousu pour entrer vraiment dans ces récits, je me suis contenté de constater que même si je n'aime guère le dessin de Blutch, il sait transmettre des ambiances et des expressions corporelles en quelques courbes et ombrages bien maîtrisés.
Le second chapitre est celui qui m'a le plus em... ennuyé. Prenant pour décor le Paris "artiste", il m'a autant rebuté qu'un film français "dit d'auteur" peut me rebuter. Une fois de plus, la narration est très décousue, pas moyen d'entrer dans le récit. Ce qu'il en reste, ce sont des personnages et situations qui n'ont rien pour m'intéresser et aucune émotion qui passe dans mon cas.
Le troisième chapitre donne peut-être son nom à l'album puisque c'est le seul où Robert Mitchum apparaît réellement, plus comme une icône du mâle dominateur que comme un vrai acteur cependant. Ce récit, plus linéaire que les précédents quoiqu'un peu plus onirique, m'a plus accroché, même si je ne suis que peu sensible à sa symbolique.
Le quatrième chapitre, tel que présenté dans cette intégrale, est en fait la récupération d'une histoire un peu western inachevée (à laquelle on a droit en fin d'album) mais recouverte du dessin évocateur d'une danseuse qui cache les planches. Courbes sur courbes. Le récit part ensuite en délire graphique et improvisation narrative. Je m'excuse de parler aussi "mal" de ce qui a sans doute dû plaire à bien des personnes plus sensibles artistiquement que moi, mais moi, j'ai zappé complètement parce que ce n'est vraiment pas ma tasse de thé.
Le cinquième chapitre m'a un peu plus accroché car, comme le troisième, il est nettement plus linéaire dans sa narration. Le dessin, différent des chapitres précédents, m'a fait réaliser ce que certains reprochent à Larcenet vis-à-vis de Blutch : c'est vrai que le lien de parenté est évident, sans pour autant que je porte ensuite quelque jugement que ce soit dans un sens ou dans l'autre. Quant au récit, j'ai bien accroché au début. Le moment où l'ours casse l'oeuf du contrôleur est particulièrement fort en émotions pour moi. Mais ensuite, l'émotion se dilue car le récit devient nettement trop évasif, onirique ou symbolique pour moi.
S'ensuivent quelques histoires supplémentaires, le récit western inachevée du quatrième chapitre, un conte sympa d'après Grimm (peut-être le contenu que j'ai préféré dans cet album) puis un drôle de délire sur Vendredi ou la vie sauvage.
Oeuvre graphique, BD d'art et d'essai, Mitchum doit être une bible pour ceux qui aiment le style à part de Blutch. Mais je ne fais pas partie de ceux-là et cet album ne m'a pas fait changer d'avis, donc c'est non pour moi.
J'avais eu une véritable répulsion pour la série originale Yu-Gi-Oh !. Mais désireux d'essayer à nouveau de comprendre le succès de cette série, 38 tomes pour la série originale, j'ai voulu voir ce que donnait éventuellement la suite. Yu-Gi-Oh ! R reprend strictement la prolongation de Yu-Gi-Oh !.
Seule différence, ce n'est plus l'auteur original qui est au dessin mais c'est son ancien assistant. La différence est donc minime, voire inexistante. Le trait d'Akira Itô est juste plus anguleux que celui de Takahashi à mes yeux. Il n'en reste pas moins maîtrisé et fluide : rien à dire au niveau du dessin.
A la fin de la série de base, le héros était devenu le "roi des duellistes" ayant battu tous les plus puissants joueurs de cartes Magic & Wizards de la planète. Le scénario de Yu-Gi-Oh ! R est d'une simplicité totale : le frère du plus puissant ennemi de la série précédente veut se venger du héros et bien sûr, il est encore plus puissant. Et puis en plus, il a kidnappé la gentille amie du héros. C'est pas gentil ! Et puis il a un plan secret et mystérieux aussi. Quelle complexité ! Quelle originalité !
Passé cette base d'intrigue, c'est-à-dire dès le dixième du premier tome, le récit ne devient plus qu'une suite de combats/jeux de cartes. Les héros sont successivement confrontés à un nouvel adversaire différent à chaque nouveau chapitre, ce nouvel adversaire est super arrogant et toujours sûr de sa victoire, et le combat s'engage. Monstres spéciaux, combos, coups surprises, etc. Il n'y a vraiment plus rien d'autre que des démonstrations de ce jeu de cartes Magic & Wizards qui n'est rien d'autre qu'une version simplifiée du bien connu jeu " Magic ". L'intérêt est quasi inexistant car là où un vrai jeu favorise le hasard et la stratégie, ici, les héros ont en permanence pile-poil LA carte qu'il faut pour contrer la stratégie incroyable de chacun de leurs ennemis. Ca, pour une chance !
Utilisations abusives de magie/images virtuelles qui permettent au scénariste toutes les facilités, dialogues ridicules, personnages arrogants et sans aucune crédibilité (tous les personnages sont des gamins, allant du gamin génie de l'électronique jusqu'au super gamin propriétaire de la toute puissante compagnie multinationale) et combats sans interêt puisque totalement dirigés par les scénaristes pour que les héros s'en sortent toujours exactement comme il faut quand il faut.
La lecture ne tient donc qu'à la recette classique du shonen de baston, le fait que le lecteur mâle veuille toujours savoir comment va se dérouler chaque nouveau combat et comment les protagonistes vont gagner.
Pour le reste, même si j'ai trouvé l'esprit de cette nouvelle série légèrement moins détestable que celui de Yu-Gi-Oh ! (le début de la première série m'avait franchement révulsé), il n'y a rien d'original à en tirer.
Oh, et à noter aussi que le manga en VO était semble-t-il en couleurs et que l'impression en N&B dans l'édition française laisse vraiment à désirer : les planches sont quasiment toutes pixellisées, la visuel est assez médiocre du coup.
Je pense être passé complètement à côté de cet album qui sauf erreur de ma part tendrait à briser les idées que l’on pourrait se faire sur ce qui se passe dans les quartiers et sur les gens qui y vivent.
Si cela en était le but, je m’attendais à ce que l’histoire soit drôle, et elle ne l’était pas vraiment, même au deuxième degré.
Pour exprimer un ressenti, c’était plutôt ennuyeux.
Il ne faut pas attendre plus de la lecture de cet album qu’un bref moment de détente. J’ai été intrigué par les premières pages de cette histoire sur le monde des démons avec cette société où l’argent donc la puissance est remplacée par les âmes.
L’humour est présent mais il est un peu facile voire lourd.
La deuxième partie de l’album part un peu en sucette et j’ai été surpris en découvrant que c’était un one shot puisque j’ai eu l’impression que l’histoire n’était pas terminée.
Un 2,5 pour moi.
« La nage, c’est pour les poissons. Moi je suis un oiseau ». C’est en ces termes qu’un pingouin décide par tous les moyens d’apprendre à voler et de braver les railleries de ses congénères. Malheureusement, la pratique s’avère beaucoup plus compliquée que la théorie.
Cet album de 35 pages aborde avec humour la curieuse obsession d’un pingouin bien décidé à devenir le « premier pingouin volant ». Les situations sont souvent cocasses mais les gags, en une planche, assez inégaux. On sourit parfois, on rit rarement. Graphiquement, Pierre Wazem maîtrise parfaitement le dessin et les couleurs. « La joie de lire », petit éditeur suisse, affiche clairement sa ligne éditoriale : « Editeur jeunesse recherche lecteurs de 18 mois à l’adolescence ». Ce petit opus, fort sympathique, pourrait ennuyer les plus grands.
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Edlyn
J’insiste tout d’abord pour dire que le deux étoiles que j’inflige à cette bd sont avant tout le résultat d’une impression personnelle. Car si j’ai bien souvent fustigé la qualité douteuse d’un grand nombre de titres de chez Soleil, Edlyn n’a rien d’une bouse ou d’un produit honteux. Je ne serais même pas étonné que quelques amateurs viennent ici, à ma suite, me contredire et déclarer leur flamme à cet œuvre sensible. La couverture du one-shot est directement attirante, et moyennement représentative du contenu de l’album. Le dessin de Cécile est malheureusement assez inégal, si la dessinatrice se révèle assez douée pour mettre en scène les expressions de ses personnages, on ne peut pas en dire autant des décors. Ils sont trop souvent réduits à l’essentiel, dessinatrice paresseuse ? On attend en tout cas quelque chose d’autre d’un album cartonné couleurs grand format. Une erreur de l’éditeur ? Il manque à cette bd un souci du détail, la cuisine de la page 7, par exemple, on n’y croit pas une seule seconde. Autre souci, cette manie de laisser quelque traces de crayonnés par-ci par-là, affleurer au-delà de la couleur. Je trouve ça démonstratif et nuisible, un encrage franc aurait été préférable. Mais là n’est pas l’essentiel. Tout cela aurait été pardonnable si le scénario n’avait pas raté son effet de surprise. L’entièreté du scénario repose sur une révélation, pleinement exposée à la page 46, mais devinée par n’importe quel lecteur un peu dégourdi dès la page 8, ou même la page 5 si, comme moi, vous avez d’abord lu le résumé au dos de l’album. De plus, toute la dramaturgie de la fin m’est déjà apparue comme attendue dès la moitié de l’album. Bd mouillée, pétard mouillé. Peut-être une prochaine fois, Cécile ne manque de sensibilité, il lui faut encore mesurer ses effets et s’appliquer.
Spirit of Wonder
Tout comme mes deux compères, ce manga m’est resté sur l’estomac. La narration et le découpage donnent l’impression désagréable que ces histoires sont morcelées, comme si elles étaient amputées d’une partie. Ajoutez à cela la brièveté des récits et vous comprendrez qu’on a du mal à s’y accrocher. Comme le souligne ThePatrick, chaque récit est centré sur le quotidiens de gens qui se prennent pour des pseudo-scientifiques et inventent toutes sortes de machines. C’est bien sympa mais ça reste plutôt creux. Alors 400 pages de cet acabit, je ne vous raconte pas... Heureusement, les dessins sont bons. C’est d’ailleurs tout ce qu’il y a à sauver de cette bd. Dommage car l’adaptation hasardeuse de Casterman doit être en partie responsable de cette impression.
Nana
Suite à un article dithyrambique dans la presse papier, j'ai acheté il y deux ans tous les tomes disponibles de Nana d'un seul coup. J'avoue les avoir dévorés à l'époque. Et puis, j'ai dû attendre le temps de parutions (très espacées pour un manga) des nouveaux tomes. Ayant la flemme de tout relire à chaque fois pour me replonger dans l'histoire, j'avoue m'être petit à petit ennuyé à la lecture de ces aventures amoureuses qui, bien que destinées à un public plutôt adulte, restent au final assez gnangnan (l'une des deux héroïnes étant en plus une vraie tête à claques). J'ai finalement tout revendu d'un bloc au bout de quelques mois.
Le Coeur de Xatim
Je ne peux pas conseiller l'achat d'une série abandonnée pour la bonne et simple raison qu'elle n'est pas finie et nous laisse donc sur notre faim. A 1 tome du dénouement c'est rageant. D'autant plus que le scénario était le point fort de cette BD : à la fois simple et bien construit, c'était intéressant à suivre. Graphiquement, les 2 tomes ont peut en commun, le premier tome est moche, les traits sont grossiers, la colorisation hideuse (un étrange mélange de crayon gras et d'informatique), les faciès sont inexpressifs... Bref un sentiment final d'amateurisme prononcé. En revanche le tome 2 fait de très grand progrès avec une colorisation plus informatisé mais mieux réussi, des dessins plus travaillées et plus fins et des personnages enfin expressifs... De même l'humour fait son apparition ainsi que quelques codes empruntés aux mangas (déformation, gouttes...) mais avec parcimonie. En conclusion: un tome 1 ridicule graphiquement, un tome 2 réussi et un bon scénario... abandonné... Dommage.
Midnight Nation
Ne connaissant pas grand-chose à l’univers des comics, on m’a conseillé quelques titres dont Midnight nation sur lequel mon choix s’est porté à cause d’un dessin assez engageant et à priori plutôt proche de ce que j’ai l’habitude de lire. Bon….au départ, cela partait bien avec une idée intéressante à exploiter et puis patatras…le déroulement de l’histoire est assez fade, mais l’on va quand même jusqu’au bout au moins pour la curiosité de découvrir ce qu’il va advenir du héros….pour finalement être déçu. Bon… mauvaise pioche… essaie encore une fois !
Mitchum
Mitchum n'est pas une BD ordinaire : c'est en fait plus un recueil d'essais graphiques et narratifs de Blutch. Sur plus de 200 pages, il nous livre des planches aux styles graphiques légèrement différents, des récits parfois complètement improvisés, souvent oniriques ou délirants, des essais sur la forme et surtout la démonstration d'une grande part de son art. Si un auteur que j'adore comme Andreas ou Loisel par exemple avait réalisé un tel type d'album, je pense que j'aurais été subjugué et admiratif tout au long de ma lecture. Hélas, je n'accroche vraiment (toujours) pas au style de Blutch, et cet album m'est donc à moitié tombé des mains. Cinq chapitres (plus quelques bonus) composent cet album qui est en réalité une sorte d'intégrale de 4+1 parutions précédentes des éditions Cornelius. Le premier chapitre regroupe quelques histoires courtes. Amérique des premiers colons, états du sud aux temps de l'esclavage, intérieurs bourgeois du 18e, New York moderne puis Mexique, chaque récit prend pour décor des lieux plus ou moins exotiques pour nous narrer des tranches d'émotions et d'amours. Trop décousu pour entrer vraiment dans ces récits, je me suis contenté de constater que même si je n'aime guère le dessin de Blutch, il sait transmettre des ambiances et des expressions corporelles en quelques courbes et ombrages bien maîtrisés. Le second chapitre est celui qui m'a le plus em... ennuyé. Prenant pour décor le Paris "artiste", il m'a autant rebuté qu'un film français "dit d'auteur" peut me rebuter. Une fois de plus, la narration est très décousue, pas moyen d'entrer dans le récit. Ce qu'il en reste, ce sont des personnages et situations qui n'ont rien pour m'intéresser et aucune émotion qui passe dans mon cas. Le troisième chapitre donne peut-être son nom à l'album puisque c'est le seul où Robert Mitchum apparaît réellement, plus comme une icône du mâle dominateur que comme un vrai acteur cependant. Ce récit, plus linéaire que les précédents quoiqu'un peu plus onirique, m'a plus accroché, même si je ne suis que peu sensible à sa symbolique. Le quatrième chapitre, tel que présenté dans cette intégrale, est en fait la récupération d'une histoire un peu western inachevée (à laquelle on a droit en fin d'album) mais recouverte du dessin évocateur d'une danseuse qui cache les planches. Courbes sur courbes. Le récit part ensuite en délire graphique et improvisation narrative. Je m'excuse de parler aussi "mal" de ce qui a sans doute dû plaire à bien des personnes plus sensibles artistiquement que moi, mais moi, j'ai zappé complètement parce que ce n'est vraiment pas ma tasse de thé. Le cinquième chapitre m'a un peu plus accroché car, comme le troisième, il est nettement plus linéaire dans sa narration. Le dessin, différent des chapitres précédents, m'a fait réaliser ce que certains reprochent à Larcenet vis-à-vis de Blutch : c'est vrai que le lien de parenté est évident, sans pour autant que je porte ensuite quelque jugement que ce soit dans un sens ou dans l'autre. Quant au récit, j'ai bien accroché au début. Le moment où l'ours casse l'oeuf du contrôleur est particulièrement fort en émotions pour moi. Mais ensuite, l'émotion se dilue car le récit devient nettement trop évasif, onirique ou symbolique pour moi. S'ensuivent quelques histoires supplémentaires, le récit western inachevée du quatrième chapitre, un conte sympa d'après Grimm (peut-être le contenu que j'ai préféré dans cet album) puis un drôle de délire sur Vendredi ou la vie sauvage. Oeuvre graphique, BD d'art et d'essai, Mitchum doit être une bible pour ceux qui aiment le style à part de Blutch. Mais je ne fais pas partie de ceux-là et cet album ne m'a pas fait changer d'avis, donc c'est non pour moi.
Yu-Gi-Oh ! R
J'avais eu une véritable répulsion pour la série originale Yu-Gi-Oh !. Mais désireux d'essayer à nouveau de comprendre le succès de cette série, 38 tomes pour la série originale, j'ai voulu voir ce que donnait éventuellement la suite. Yu-Gi-Oh ! R reprend strictement la prolongation de Yu-Gi-Oh !. Seule différence, ce n'est plus l'auteur original qui est au dessin mais c'est son ancien assistant. La différence est donc minime, voire inexistante. Le trait d'Akira Itô est juste plus anguleux que celui de Takahashi à mes yeux. Il n'en reste pas moins maîtrisé et fluide : rien à dire au niveau du dessin. A la fin de la série de base, le héros était devenu le "roi des duellistes" ayant battu tous les plus puissants joueurs de cartes Magic & Wizards de la planète. Le scénario de Yu-Gi-Oh ! R est d'une simplicité totale : le frère du plus puissant ennemi de la série précédente veut se venger du héros et bien sûr, il est encore plus puissant. Et puis en plus, il a kidnappé la gentille amie du héros. C'est pas gentil ! Et puis il a un plan secret et mystérieux aussi. Quelle complexité ! Quelle originalité ! Passé cette base d'intrigue, c'est-à-dire dès le dixième du premier tome, le récit ne devient plus qu'une suite de combats/jeux de cartes. Les héros sont successivement confrontés à un nouvel adversaire différent à chaque nouveau chapitre, ce nouvel adversaire est super arrogant et toujours sûr de sa victoire, et le combat s'engage. Monstres spéciaux, combos, coups surprises, etc. Il n'y a vraiment plus rien d'autre que des démonstrations de ce jeu de cartes Magic & Wizards qui n'est rien d'autre qu'une version simplifiée du bien connu jeu " Magic ". L'intérêt est quasi inexistant car là où un vrai jeu favorise le hasard et la stratégie, ici, les héros ont en permanence pile-poil LA carte qu'il faut pour contrer la stratégie incroyable de chacun de leurs ennemis. Ca, pour une chance ! Utilisations abusives de magie/images virtuelles qui permettent au scénariste toutes les facilités, dialogues ridicules, personnages arrogants et sans aucune crédibilité (tous les personnages sont des gamins, allant du gamin génie de l'électronique jusqu'au super gamin propriétaire de la toute puissante compagnie multinationale) et combats sans interêt puisque totalement dirigés par les scénaristes pour que les héros s'en sortent toujours exactement comme il faut quand il faut. La lecture ne tient donc qu'à la recette classique du shonen de baston, le fait que le lecteur mâle veuille toujours savoir comment va se dérouler chaque nouveau combat et comment les protagonistes vont gagner. Pour le reste, même si j'ai trouvé l'esprit de cette nouvelle série légèrement moins détestable que celui de Yu-Gi-Oh ! (le début de la première série m'avait franchement révulsé), il n'y a rien d'original à en tirer. Oh, et à noter aussi que le manga en VO était semble-t-il en couleurs et que l'impression en N&B dans l'édition française laisse vraiment à désirer : les planches sont quasiment toutes pixellisées, la visuel est assez médiocre du coup.
Nic Oumouk
Je pense être passé complètement à côté de cet album qui sauf erreur de ma part tendrait à briser les idées que l’on pourrait se faire sur ce qui se passe dans les quartiers et sur les gens qui y vivent. Si cela en était le but, je m’attendais à ce que l’histoire soit drôle, et elle ne l’était pas vraiment, même au deuxième degré. Pour exprimer un ressenti, c’était plutôt ennuyeux.
Succubus
Il ne faut pas attendre plus de la lecture de cet album qu’un bref moment de détente. J’ai été intrigué par les premières pages de cette histoire sur le monde des démons avec cette société où l’argent donc la puissance est remplacée par les âmes. L’humour est présent mais il est un peu facile voire lourd. La deuxième partie de l’album part un peu en sucette et j’ai été surpris en découvrant que c’était un one shot puisque j’ai eu l’impression que l’histoire n’était pas terminée. Un 2,5 pour moi.
Le pingouin volant
« La nage, c’est pour les poissons. Moi je suis un oiseau ». C’est en ces termes qu’un pingouin décide par tous les moyens d’apprendre à voler et de braver les railleries de ses congénères. Malheureusement, la pratique s’avère beaucoup plus compliquée que la théorie. Cet album de 35 pages aborde avec humour la curieuse obsession d’un pingouin bien décidé à devenir le « premier pingouin volant ». Les situations sont souvent cocasses mais les gags, en une planche, assez inégaux. On sourit parfois, on rit rarement. Graphiquement, Pierre Wazem maîtrise parfaitement le dessin et les couleurs. « La joie de lire », petit éditeur suisse, affiche clairement sa ligne éditoriale : « Editeur jeunesse recherche lecteurs de 18 mois à l’adolescence ». Ce petit opus, fort sympathique, pourrait ennuyer les plus grands.