Les derniers avis (20727 avis)

Par Tetsuo
Note: 2/5
Couverture de la série The Red Star
The Red Star

Visuellement c'est pas mal. Mais à part ça... L'histoire prend différents chemins qui me laissent perplexe. C'est globalement trop confus pour moi. J'ai parfois l'impression que les auteurs ne savent pas comment orienter leur série. Plus du côté sorcellerie, de la critique sociale en Union Soviétique ou du désastre de la guerre. En résumé, on trouve un peu de tout ça : de l'amour ésotérique sur fond de guerre. Prenez l'Union Soviétique en toile de fonds. Vous y mettez une guerre entre les partisans de cette Etoile Rouge et les défenseurs d'une contrée. Ensuite vous distillez un poil de magie avec des sorcières capables d'embraser d'immenses canons et des espèces de dieux tout puissants. Au milieu de tout ça, vous rajoutez une histoire d'amour. Vous mélangez le tout et The Red Star est le résultat... Une bonne idée maladroitement réalisée qui laisse un arrière-goût de déception. Le premier tome est encore pas trop mal, car la surprise de la mise en page et du type de narration est présente. Mais au bout d'un moment, c'est ennuyeux. Le deuxième tome part dans des considérations surréalistes, très loin de l'action du premier. Je réessayerai de le relire plus tard, car je pense que des passages m'ont échappé et pourtant j'étais concentré lors de ma lecture ! Pour l'instant je me demande réellement ce que l'auteur a voulu dénoncer, puisque sa bande dessinée est à forte connotation politique et critique. Mais je ne saisis vraiment pas son point de vue. Peut-être ne suis-je pas sensible à son discours. Et pourtant j'adore les récits qui sortent de l'ordinaire, qui essayent de développer une autre façon de raconter une histoire. Le problème étant que l'auteur pousse trop en avant son scénario au point de brouiller l'histoire et de ne plus donner sens à son oeuvre. Au point même de désorienter son lecteur...

28/02/2008 (modifier)
Par Ems
Note: 2/5
Couverture de la série Les Ailes de Plomb
Les Ailes de Plomb

Après lecture des 4 premiers tomes. J'avais lu les 3 premiers tomes il y a un certain temps, et je n'avais pas vraiment apprécié ce premier triptyque. Aujourd'hui j'ai remis le couvert avec en complément le tome 4. Et bien, ça reste toujours "Bof, sans plus". L'histoire est décousue, je n'arrive pas à être captivé par le scénario. Le dessin est correct, je n'aime pas les couleurs dans les 3 premiers tomes, ce problème est corrigé dans le quatrième, mais je me demande l'intérêt de poursuivre une série poussive... L'ensemble me donne l'impression d'avoir terriblement vieilli. Je ne reviendrai plus sur cette série, quand ça ne le fait pas, autant passer à autre chose.

28/02/2008 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Bingo Bongo et son combo congolais
Bingo Bongo et son combo congolais

Etrange BD que je n'arrive pas à situer. Elle est composée d'histoires courtes en une planche, chacune étant séparée de la suivante par une page blanche ne comportant rien d'autre qu'une case de mise en situation. Ce ne sont pas vraiment des gags, ou du moins ils ne se revendiquent pas comme tels. Ce sont des instantanés de vie, des situations parfois sans queue ni tête, ou des mises en scène à la composition travaillée. Toutes tournent autour du personnage principal de Bingo Bongo. Ce dernier est un trentenaire assez antipathique, écrivain raté mais imbu de lui-même, acariâtre et traitant sa compagne comme une moins-que-rien à son service. Ses petites aventures en une planche tiennent pour beaucoup de l'absurde et le personnage de Bingo en prend souvent pour son grade. C'est un humour un peu pince-sans-rire assez surprenant car on ne sait pas comment l'appréhender. Quand on finit par s'y faire, le sourire peut venir pour quelques passages, mais on se demande tout de même franchement où l'auteur veut en venir. En fait, c'est surtout le graphisme de cette BD qui m'a plu. J'aime la ligne claire de Ted Benoit et ces scénettes de Bingo Bongo sont autant de possibilités de laisser exprimer son graphisme et de faire des tentatives de mises en page, colorisations et autres. Mais il ne suffit pas que ce soit joli car le scénario ou l'absence de scénario ne m'a pas contenté. Trop vite lu, un peu trop incongru dans le contenu, c'est une BD qui vaut le coup d'oeil pour le graphisme mais pas pour ses histoires.

28/02/2008 (modifier)
Par Ems
Note: 2/5
Couverture de la série Pourquoi les baleines bleues viennent-elles s'échouer sur nos rivages ?
Pourquoi les baleines bleues viennent-elles s'échouer sur nos rivages ?

Même si la lecture ne fut pas pénible, ce n'est vraiment pas ce que j'affectionne le plus. Il est à noter quelques bonnes répliques toutes "en finesse" du personnage de Whales. Au delà, je n'aime pas non plus ce milieu nombriliste décrit dans cette BD, les personnages sont insignifiants par leurs façons de vivre et de penser. Ca me fait même rire de voir des personnages jouer les rebelles alors qu'ils se la veulent élitiste et vivent dans le luxe et la luxure. Plus que la BD et la forme, c'est plus le contenu que je rejette... Chacun son mode de pensée et ses convictions, ce one-shot n'a rien apporté dans ma modeste petite vie de provincial. Sans ce titre à rallonge qui interpelle, je n'aurai jamais été intéressé par cette BD. A lire pour s'en faire une idée avant d'investir.

28/02/2008 (modifier)
Par Isalia
Note: 2/5
Couverture de la série Songes
Songes

Alors j'ai craqué sur cet album rien qu'en le voyant dans la boutique... Images superbes, couleurs douces, univers sublime. Mais quelle déception à la lecture ! Le scénario ne prend pas le temps de se poser, on voit tout venir gros comme une maison, il n'y a aucune intrigue. C'est vraiment du gâchis ! Cependant, pour la beauté des images on peut revoir les pages... à acheter si on a un gros budget.

28/02/2008 (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
Couverture de la série Corpus Hermeticum
Corpus Hermeticum

Je n'ai pas lu Sanctuaire, auquel cette nouvelle série fait évidemment penser, puisque des membres de l'équipage d'un sous-marin sont aux prises avec des créatures non-humaines... Au feuilletage le dessin me semblait irrégulier, un peu erratique, et puis j'ai du mal avec les dessins sans encrage. Pourtant, le style d'Alain Brion est plutôt pas mal à la lecture. Une lecture qui se révèle assez prenante au fil des pages, dans la mesure où c'est un thriller horrifique avec pas mal d'action et peu de parlote. Mais lorsqu'on arrive à la fin (du premier tome), on ne peut s'empêcher de penser : "euh, j'en retire quoi, là ?" Eh bien pas grand-chose. Mis à part un ancrage dans son époque (et donc la nôtre, puisque les évènements relatés se passent entre 2001 et 2003), et la référence de la légende de Thulé et sa civilisation hyperboréenne, il n'y a pas grand-chose à en retenir. Ca se lit bien, vite, et c'est pas vilain. Mais c'est tout. Tome 2 : Les Hautes Terres J'ai trouvé ce tome 2 bien plus faible que le premier. Le changement d'auteurs n'est pas en cause, car une équipe par époque fait penser au procédé du "Décalogue". Mais ici la seconde équipe est passée à côté. A dessin, Christophe Palma manque de maturité, ses personnages sont irréguliers, surtout au niveau morphologique. Les couleurs sont très mauvaises, et l'atmosphère oppressante qui sous-tend la série n'est présente que dans la scène de bataille, et encore, si on se concentre. Au niveau de l'histoire, le seul intérêt est l'origine du fameux grimoire... qui finalement, n'est pas si intéressante. L'histoire en elle-même m'a plutôt ennuyé. Les promesses du tome 1 ont été sabordées par ce tome 2. Note : 2/5. Tome 3 : Les Larmes du désert Là encore, le scénario fait appel à des trames bien connues. Ici ce sont les Nazis qui faont des expériences au coeur du désert nord-africain. L'histoire est d'un niveau assez proche, et ce n'est pas la pirouette finale, pourtant osée, qui relèvera réellement le niveau. Aux pinceaux on retrouve Serge Fino, auteur "historique" de chez Soleil, en rupture de ban et arrivé là un peu par hasard, pourrait-on croire. Comme dans le tome 2 c'est au niveau de l'ambiance que ça pêche vraiment : la plupart des scènes ont un aspect "figé", dû sans doute au style du dessinateur, qui ne semble pas avoir beaucoup évolué depuis ses débuts il y a quinze ans, mais aussi aux couleurs carrément ratées. L'ensemble du bouquin semble baigner dans une lumière blafarde, peu adaptée au milieu décrit, le Sahara. Note : 2/5.

23/02/2007 (MAJ le 26/02/2008) (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série À l'ombre des tours mortes
À l'ombre des tours mortes

L’auteur Art Spiegelmann semble atteint du syndrome James Cameron. Après l’immense succès rencontré par rapport à son œuvre culte Maus, plus rien ou presque… J’ai toujours considéré que c’était dommage qu’un génie se repose sur ses lauriers sans renouveler un nouvel exploit. Je continue de penser qu’un vrai artiste, c’est celui qui produit dans une certaine période donnée « quelques » œuvres cultes. Ici, il aura fallu les attentats terroristes les plus meurtriers au monde, pour que l’auteur se réveille. Il explique qu’il a besoin de dessiner ce qu’il ressent pour exorciser son traumatisme car il se promenait avec son épouse au moment de l’effondrement des tours et qu’il a dû vite récupérer sa fille dans l’école située non loin des bâtiments. C’est louable que de mettre son talent en hommage à ce qui s’est passé. Mais c’est tellement maladroit dans l’approche et finalement également dans son concept. Par ailleurs, cet ouvrage qui ressemble à un bel objet à collectionner ou à un premier bouquin pour bébé (au choix) se veut une critique féroce de la politique menée par Bush. Je n’ai pas senti d’attaques virulentes digne du film Fahrenheit 9/11 de Michael Moore que j’avais beaucoup apprécié soi dit en passant. Mélanger les premières bd paru au début du XXème siècle comme Pim Pam Poum avec le tragique évènement du 11 Septembre ne m’a pas paru très judicieux. Au total, je me dis que pour l’instant, j’ai plutôt était déçu par les bd ayant pour sujet le 11 Septembre. Aucune jusqu’ici n’arrive véritablement à retranscrire avec un minimum d’impartialité tout ce qui s’est passé pour donner un caractère universaliste.

26/02/2008 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Gargouille
Gargouille

Gros succès dans les années 80-90, Gargouille s'est fait plutôt discret ces dernières années. On trouve tout de même en magasin certains produits dérivés comme des albums à coloriage qui doit amuser les petits-enfants. Personnellement, j'aime bien le début de Gargouille, quand c'était des petites aventures. C'est très sympathique à lire et il y avait un personnage secondaire que j'aimais bien. Je ne me souviens plus de son nom, mais c'était un détective qui était attachant. En revanche, en gag ça ne passe pas du tout. Je souris parfois, mais je ne ris jamais. L''humour' de Demers me laisse plutôt de marbre. Il y a mieux comme bd québécoise. Pire aussi.

26/02/2008 (modifier)
Par Cassidy
Note: 2/5
Couverture de la série Je détruirai toutes les planètes civilisées !
Je détruirai toutes les planètes civilisées !

Voilà une publication assez emblématique de ce qui peut m'agacer dans l'accueil réservé aux comics en France : les mêmes critiques et les mêmes lecteurs qui ne "s'abaisseront" jamais à lire des histoires de superhéros classiques parce que c'est enfantin/invraisemblable/propagandiste accordent soudain à cet ouvrage le même intérêt qu'ils porteraient à un auteur intello-branchouillé (Tomine, Clowes, Burns, Ware, bref les habitués de la rubrique comics des inrocks), sous prétexte que l'auteur est un obscur, un indépendant, un "maudit", alors que ses oeuvres allient, aux habituels défauts que ces critiques et lecteurs reprochent à ces comics qu'ils ne toucheraient pas avec des pincettes, une incroyable médiocrité artistique (dessins abominables, colorisation affreuse) et une bêtise affligeante qui les placent vraiment au niveau des plus mauvaises épisodes des plus mauvaises séries grand public. Chacun des personnages présentés ici est la copie d'un héros déjà existant, et les deux personnages principaux (Stardust et Fantomah) sont, grosso modo, le même être tout-puissant, mais l'un en homme et l'autre en femme. Les histoires sont vraiment idiotes, leur déroulement est toujours le même : pour Stardust, un groupe de méchants engloutit l'équivalent du budget d'un pays du G7 pour mettre à exécution une super attaque de banque, Stardust les laisse d'abord détruire la moitié de New York puis utilise sa toute-puissance pour retourner le cours des événements dans le bon sens et punir les méchants ; pour Fantomah, un méchant utilise sa magie pour devenir le roi de la jungle, Fantomah le laisse d'abord détruire la moitié de la faune, de la flore et de la population avant de se transformer en Skeletor et d'utiliser sa toute-puissance pour retourner le cours des événements dans le bon sens et punir le méchant... On pardonnerait le côté hyper basique si, en plus d'être très très répétitif, ça n'était pas également d'une connerie abyssale, mais malheureusement, c'est vraiment de la sous-série Z moisie. Alors bien sûr, au début, et au second degré, ça fonctionne un peu, on s'amuse, le temps de 3 ou 4 histoires (heureusement que c'est vraiment court), devant la nullité du dessin et autant d'invraisemblance et de naïveté dans les intrigues. Oui, au début, on rigole en trouvant charmant et kitsch une couillonnade comme Fantomah, "la femme la plus remarquable qui ait jamais vécu", une blonde qui parcourt la jungle en nuisette, et se fait la tronche d'un Manny Calavera à perruque pour utiliser sa magie. Ca évite la note minimum à l'album ; lisez-en quelques pages par curiosité en magasin ou en bibliothèque... Mais on se lasse très vite, parce que c'est vraiment très con, vraiment très moche, vraiment toujours pareil d'une histoire sur l'autre, et qu'au bout d'un moment, il n'y a vraiment plus trop de quoi rire ; et quand enfin arrive la dernière histoire, qui nous révèle que Fletcher Hanks était un alcoolo qui battait sa femme, on se dit que vraiment, ce pseudo-"génie" et ses vilains cacas sur papier auraient mérité de ne jamais sortir de l'ombre.

25/02/2008 (MAJ le 25/02/2008) (modifier)
Par Cassidy
Note: 2/5
Couverture de la série De Gaulle à la plage
De Gaulle à la plage

Suite à la pléthore d'avis à 4/5 et 5/5 sur cette série, j'étais assez impatient de la découvrir à mon tour et espérais bien me fendre la gueule. Hélas, je n'aurais pas dû oublier que Jean-Yves Ferri est un auteur qui, la plupart du temps, ne me fait pas rire du tout... Les 1ers gags ne m'ont pas fait marrer, ce qui m'a déjà un peu refroidi, mais j'ai pensé "Bon, c'est juste le début, ça démarre lentement parce qu'il faut bien planter le décor, les personnages, la situation, mais après, ça va décoller !", mais non, pour moi malheureusement ça n'a jamais décollé ; c'est pas que j'ai trouvé ça lamentable, sinistre, beauf, affligeant, j'ai juste trouvé ça pas drôle, je tournais les pages en espérant enfin une première occasion de rire pour de bon, ou au moins de sourire franchement, et ça ne venait pas... Tous les gags reposent plus ou moins sur la même mécanique "De Gaulle, grand con sympa, se rend doucement ridicule par son attitude trop solennelle par rapport à sa situation de vacancier en Bretagne" ; non seulement le coup du "poisson hors de l'eau" est l'un des ressorts comiques les plus usés qui soient, mais son utilisation ici ne vole jamais au-dessus de la petite blagounette gentillette pour amuser Pépé qui a bien connu l'époque gaullienne. Pour un peu on croirait revoir certains sketchs des Guignols sur le thème "Chirac s'ennuie", qui étaient certes assez drôles la 1ère fois, mais plus forcément hilarants une fois recyclés en BDs. Au final, ce que j'ai trouvé le plus drôle, c'est encore les faux titres d'albums en quatrième de couverture. Ca fait bien peu !

25/02/2008 (MAJ le 25/02/2008) (modifier)