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Couverture de la série Les Blondes
Les Blondes

Déjà 9 tomes, ou va-t-on s’arrêter ? En même temps avec les 36 planches on comprend que les éditeurs ont réussi à tirer 9 tomes quand en édition classique il n’y en aurait eu que 7, c’est toujours ça de gagné ! Au niveau dessin, la ligne est très courbe, les filles sont des tops models aux tenues légères, ça flatte les yeux. Au niveau couleur, c’est vif, ça attire le chaland sans être psychédélique. Bref on est dans de la bande dessinée conventionnelle avec un petit pari sur le dessin tout de même car les ambiances sont certes très lumineuses, mais le trait est tout de même allongé et un peu disproportionné. Côté scénario, vous prenez la totalité des blagues qui circulent sur les blondes sur le net, c’est facile et gratuit, vous en faites une planche par blague et voilà, vous obtenez un scénario. Côté dialogues ne les faites pas trop longs de façon à ce que ça ne soit pas trop dur à lire, mélangez le tout faites en une série qui a déjà 9 albums à son actif. Vous l’aurez compris vous connaissez déjà cette bande dessinée même si vous ne le savez pas encore, si vous n’avez rien à faire au supermarché, prenez là dans les bacs, vous passerez un aussi bon moment que lorsque votre collègue un peu lourd pour envoie les blagues par mail. C’est drôle un peu, mais pas trop, finalement le fait de n’avoir que 36 planches est plutôt un bien ! Ce n’est pas mauvais pour autant, les histoires sont racontées avec vivacité de couleur et de dessin, le rythme est bon, les blagues sont le very best of du style sans aller dans les plus polémiques ou trash. C’est lisse, politiquement correct, fade. Bof quoi. Inutile d’encombrer sa bibliothèque avec ces blagues que vous aurez oublié aussi vite que vous l’avez lu.

08/04/2009 (modifier)
Couverture de la série Le Goût du chlore
Le Goût du chlore

Encore un album sur lequel je ne me serais certainement jamais penché s’il n’avait été primé ! Le matériel est bien édité sur du papier agréable. Le format est petit et l’album plutôt épais la couverture ne parait pas passionnante, mais la curiosité d’un prix vaut quelques moments. Côté dessin les lignes sont très saillantes, tout est très longiligne, j’allais dire anguleuses mais en fait les courbes sont très plates les formes très allongées. Côté couleur c’est bleu ! Forcément il s’agit d’un huis clos dans une piscine ! Les couleurs sont donc toujours similaires sur tout l’album, couleurs de peau eurasienne et couleur d’eau de piscine. C’est très monotone mais quelque part c’est lié au scénario. Enfin côté cadrage les mouvements bien que très longilignes sont bien transcrits avec de jolies prises de vues. Côté scénario maintenant : un homme souffre du dos et son masseur / kiné lui conseille de faire du dos crawlé à la piscine. Grosso modo ça le saoule d’y aller jusqu’à ce qu’il y rencontre une créature féminine jolie comme tout et habituée des bassins. Forcément c’est son pote qu’il avait emmené pour ne pas y aller seul qui initie le contact alors que lui semble fasciné. Petit à petit ils vont se parler, en ancienne compétitrice elle va lui apprendre à nager correctement et lui va se prendre à aller à la piscine régulièrement, il va progresser, porter plus loin ses limites. Et puis plus rien … elle s’évapore. Hormis une sacrée jolie piscine à balcons comme on en trouve en Hongrie tout ceci est creux et vide. Il n’y a pratiquement pas de texte puisque la plupart des planches sont celles de lui et elle faisant des longueurs, le rare moment où il y a un peu de texte c’est quand elle explique les mouvements… Passionnant ! Un scénario pratiquement vide donc et que c’est long ! On compte les longueurs tout en sachant évidemment qu’elle va préférer le pote à notre éclopé du dos. Bref on s’ennuie ferme. Au final, on a le goût du chlore dans la bouche à force de voir et revoir des longueurs effectuées tout comme notre héros à la fin qui se noie presque à reconnaitre sa silhouette après une longue attente alors qu’il est en apnée (d’ailleurs ce n’est pas interdit dans les piscines françaises cet exercice ?). Je me demande tout de même quand il y va car il n’y a jamais personne sauf à quelques passages où la promiscuité des piscines parisiennes est reconnaissable. A moins que tout d’un coup le fait de la voir lui fasse oublier l’environnement général ce qui est aussi possible et rendu comme ça graphiquement ?... A lire pour voir la vie en bleu quelques minutes et voir ce dessin assez étrange dans ses traits, mais vide de sens et de scénario je ne vois pas l’intérêt au-delà du graphisme.

08/04/2009 (modifier)
Couverture de la série Le Journal de mon père
Le Journal de mon père

N’étant pas fan des mangas c’est avec méfiance que j’ai lu cet album chaudement conseillé par des amis. Côté dessin, le trait est beaucoup plus clair que les mangas traditionnels, les planches sont très lisibles (une fois habitué à la lecture à l’envers) grâce à leur clarté et au contraste noir blanc bien maîtrisé. En revanche les personnages sont comme dans tous les mangas, calibrés, avec des attitudes convenues et des expressions fades. Je trouve également que beaucoup de personnages se ressemblent (comme dans tous les mangas !) Côté scénario, vous avez du lire mille fois le thème tant l’album est connu : il s’agit d’un fils qui retourne à contrecœur sur les lieux de son enfance et donc d’une séparation douloureuse pour un enfant, surtout quand on ne comprend pas tout et qu’on n’a qu’une version des faits. Finalement lors de l’enterrement le père qu’il déteste va s’avérer beaucoup plus humain que prévu dans la bouche des autres, mais surtout le fils va apprendre tout ce le son père a fait pour lui qu’il n’a jamais su grâce aux proches qui vont petit à petit lui raconter la vraie Histoire. Finalement on est dans un retournement classique de situation avec un fils qui juge son père et s’aperçoit quand il est trop tard que finalement ce n’était pas l’homme qu’il croyait… Dommage ! Bref on est dans le convenu, les dessins et les situations sont lentes, l’intrigue avance doucement, c’est mélodramatique à souhait avec des couches et des couches de pathos que l’on voit venir de très loin. Pour résumer c’est d’un ennui profond Alors le dessin est travaillé bien propre, occidentalisé presque, mais le courant ne passe pas. Je ne connais pas d’autres séries de lui et n’ai pas lu la série dont tout le monde parle en comparaison, mais la lecture de celui là ne m’a vraiment pas donné envie d’en lire d’autres…

08/04/2009 (modifier)
Couverture de la série Le Roi invisible
Le Roi invisible

C’est par hasard que j’ai ouvert cet album, le dessin était tellement différent des standards que je me suis attelé à la lecture. Côté image, ça décoiffe. Le trait est très présent tout comme la couleur, je dirai que l’image est traitée comme une matière, on sent de l’épaisseur au travers des pages. Honnêtement ce n’est pas toujours très lisible et il faut parfois bien suivre le scénario pour comprendre le dessin, mais il y a des codes couleurs pour nous aider, grosso modo à chaque lieu et chaque époque une tonalité majeure d’arrière plan. Côté scénario l’histoire commence avec une phrase d’Ellington. Et puis c’est la grande découverte des différentes étapes de la vie de ce musicien que fut Oscar Aleman. Le tout est conté de manière archaïque, un peu comme si nous devions nous même mettre bout à bout les différentes pièces d’un puzzle. A la première lecture ce n’est pas forcément facile de tout comprendre, le scénario ne nous aide pas ! Pourtant on devine un travail de recherche et de documentation énorme. Je ne saurai dire ce qui est mythe et ce qui est historique, et du coup je n’oserai dire que certaines anecdotes me paraissent un peu trop « faciles », en tous cas Jakupi signe ici une sacré jolie biographie. Etre musicien de jazz à cette époque au milieu des conflits, des courants musicaux, de la mondialisation naissante permet de voir et de côtoyer nombre de milieux, de problématiques et de courants, comme tant d’autres artistes ayant vécu dans l’ombre de ceux qui passaient dans les médias au talent indéniable dont on retrouve les traces de temps en temps Aleman a eu son heure, puis a connu des déboires et finalement a été perdu de vue. Donc voilà c’est un très beau travail d’archive, oui. Mais tout de même que c’est difficile de lire et finalement on a plus ici un documentaire sur la vie bohême dans le jardin musical mondial dans la première moitié du XXème siècle. L’image si présente est parfois sublime mais trop souvent trop noire. Les traits et les couleurs sont très agressifs et n’aident pas à la fluidité du texte et de l’histoire. Le scénario lui-même souffre de trop de coupures et de flashback qui certes donnent l’idée d’enquête, mais c’est fictif puisque de toute façon ce n’est pas le lecteur qui enquête. Bref je ne suis pas sûr que le hachage soit à ce point nécessaire, un peu plus de continuité, n’aurait à mon sens pas nui. J’imagine que plusieurs relectures pourront adoucir cette impression graphique pesante, mais j’avoue que je ne suis pas sûr de vouloir me remettre à la lecture tout de suite… peut être que les fans de jazz de cette époque seront ravi, je pense que la BD est pour eux, une sorte de documentaire en graphique post 1950 sur une légende oubliée. Pour les non initiés, c’est plus dur !

08/04/2009 (modifier)
Couverture de la série Léonard
Léonard

Dessin classique dans le style, couleurs classiques, nous sommes dans la tradition de la BD calibrée pour le grand nombre avec une cible adolescente étant donné l’humour. Pourtant même jeune adolescent ça ne passait pas. J’avoue ne pas trop comprendre pour quel âge est destinée cette BD, la préadolescence alors, éventuellement. Les personnages de léonard et du souffre douleur sont très vite cernés, et il n’y a aucune nouveauté qui vient pimenter la chose. Les gags sont généralement sur une planche avec sur certains album un fil conducteur qui sert d’histoire. Même en ne lisant qu’un seul tome on est lassé avant la fin. L’humour est très répétitif, si ça fait sourire la première fois, au bout de 20 fois ? Certes il y a bien le chat et la souris pour tenter l’humour secondaire, certes c’est ce qui évite l’ennui total ! L’achat ne me parait pas nécessaire du tout tant il existe d’autres trucs plus drôles et moins paf le chien pour les pré ados. Déjà 39 albums… whaou et il y en a qui ont tout lu ? Non parce que je veux dire déjà en en lisant 5 j’ai vu des sketches redondants alors 39 !

08/04/2009 (modifier)
Couverture de la série Alix
Alix

BD appréciée des parents, j’ai dû étant jeune, lire nombre de ces albums. Que reste-t-il aujourd’hui ? Ben pas grand-chose... Même étant petit, je n’aimais ni Alix ni son copain. Je ne croyais absolument pas qu’ils puissent faire ce qu’ils arrivaient à faire, le coup de l’ennemi qui le prenait de haut parce que jeune ne passait pas du tout, bref je lisais poliment quand on me donnait ces albums à lire mais je m’ennuyais ferme. Côté couleur rien à signaler : c’est lisse, parfois ce n’est pas très joli, le trait est classique. Côté scénario, il s’agit en général de missions spéciales auprès de chefs plus ou moins scrupuleux qu’il faut confronter afin qu’ils cessent de trahir. Ça nous emmène un peu partout dans l’empire romain, on voit des camps, des camps et des camps, les indigènes en fait il ne faut pas les brusquer parce que c’est mal ! Une succession de lieux communs et de morale de bas étage. Alors certes à 10 ans il reste l’aventure c’est déjà ça et c’est ce qui sauve la BD de la note minimale. L’achat ne me paraît même pas obligatoire tant mes propres souvenirs de jeunesse me rappellent combien je trouvais cet album « chiant » par rapport à d’autres comme Chevalier Ardent...

08/04/2009 (modifier)
Par Ems
Note: 2/5
Couverture de la série La Tranchée
La Tranchée

Après la lecture du premier tome. Il faudra attendre le tome 2 pour juger réellement cette série. En effet le scénario part à l'ouest à la fin du premier tome. L'intrigue "policière" semble s'arrêter d'un seul coup et je ne vois pas comment l'auteur va rebondir pour y revenir. Je ne suis pas convaincu par le scénario. Sinon, le contexte historique est bien retranscrit. Le dessin est très gras à mon goût et il manque un petit quelque chose au niveau des couleurs. Les visages sont expressifs mais les décors manquent sur certaines cases et sont remplacés par un fond unicolore. En l'état c'est moyen, je pense qu'il vaut mieux attendre la suite pour l'achat.

08/04/2009 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Bornéo Jo
Bornéo Jo

J'ai toujours du mal avec les BD dessinées par Pichard dont je trouve le graphisme stylé mais manquant de clarté et de fluidité de lecture. Pourtant cette série là se lit sans trop de difficulté. Mais je l'ai trouvée plus que moyenne... L'idée de départ est assez originale. Un orang-outan se retrouve doué de parole et d'une allure de gentleman par le biais d'une pierre magique. Rapidement, il va attirer à lui toute une équipe de jeunes et jolies femmes et, à la façon d'un Charlie et ses drôles de dames, il va vivre d'étonnantes et variées aventures, participant à une sorte de chasse au trésor exotique, ou encore combattant des trafiquants d'animaux sans scrupules. Un peu de magie, une dose d'érotisme soft, de l'aventure débridée et des situations étonnantes, cela aurait pu donner quelque chose de bien. Mais le récit reste toujours plat. La narration est trop elliptique et le rythme trop mauvais pour captiver le lecteur qui aura en permanence du mal à entrer dans le récit et à s'y intéresser. Le récit part dans tous les sens, sans réel suivi, tournant parfois au grotesque, à l'incohérent ou au simple cliché. Ce n'est ni drôle ni captivant. Je me suis rapidement ennuyé et c'est sans passion que je suis arrivé au bout de ces deux tomes.

08/04/2009 (modifier)
Par Ems
Note: 2/5
Couverture de la série Exit Wounds
Exit Wounds

Note : 2.5/5 Cette BD est originale par son contexte, Israël et ses attentats. L'histoire s'articule autour d'un personnage que l'on ne voit jamais si ce n'est en photo. Les 2 protagonistes que tout oppose dans un premier temps, chercheront à retrouver un homme : celui ci est le père du premier et le petit ami de la seconde. L'histoire tient principalement sur les mensonges du disparu. Globalement, le scénario est bien ficelé même si il est manichéen dans le traitement du conflit Israëlo-palestinien. Par contre je n'ai pas aimé le dessin, beaucoup trop enfantin, ni les couleurs peu nuancées. Je m'habitue de plus en plus à la simplicité mais dans le cas présent, elle n'a aucune personnalité ni charme. C'est le style de BD que je conseillerai de lire car elle procure deux heures correctes de lecture mais l'achat me parait vraiment dispensable.

08/04/2009 (modifier)
Par Miranda
Note: 2/5
Couverture de la série Je voudrais me suicider, mais j'ai pas le temps
Je voudrais me suicider, mais j'ai pas le temps

Histoire vraie ou pas, peu importe ; personnage ayant existé ou pas, peu importe, car cette bd un peu trash où le vomi prend une place importante, manque de l'ingrédient principal qui aurait pu la rendre vraiment intéressante : l'humour. Il y a, en gros, une case vraiment drôle toutes les 6 pages, alors on avance en espérant tomber sur la prochaine bonne tranche de rigolade, mais entre les deux c'est d'un ennui mortel. Personnellement je n'ai pas trouvé intéressante la descente aux enfers alcoolique de Schlingo, car la vomissure prend une place de plus en plus importante au fil du récit et ça en devient vraiment trop crade. Cela dit le personnage que l'on veut montrer odieux ne l'est pas tant que ça, juste un peu je m'enfoutiste sur les bords, un peu méchant parfois, mais sans qu'on puisse crier au scandale. Par contre j'ai aimé la Méchanceté, jolie chienne, qui elle est très bien traitée par son maître. J'ai aussi apprécié les deux pages finales, d'où mes deux étoiles, et encore que je me demande si c'est suffisant pour ne pas en mettre juste une. Le dessin quant à lui est lisible et agréable à regarder, le lettrage est très grand, ce qui est une bonne chose lorsqu'on veut vite en finir avec une lecture.

08/04/2009 (modifier)