J'augmente (très) doucement mon pourcentage de Mangas sans augmenter mon appétence pour ce genre. Ici encore je n'ai pas pu aller au-delà du tome2 ( 2 fois 300 pages quand même). J'ai trouvé le récit si dilué que j'en ai perdu le fil de nombreuses fois. Ensuite après avoir lu "La mer est la mère… " je ne sais combien de fois , j'en ai eu un peu marre. Peut être qu'en japonais cela sonne poétique mais en français je trouve cela basique et creux. C'est un peu à l'image de l'ensemble des dialogues soient simplistes soient divagants.
Pour finir j'ai apprécié le graphisme des extérieurs et les nombreux détails des habitations, du laboratoire et des paysages. Je suis un peu plus réservé sur les fonds marins qui manquent cruellement de couleurs. J'ai toujours la même remarque sur les personnages qui doivent s'oindre de pommades miracles pour perdre des années dès l'adolescence.
Une lecture qui ne m'a pas intéressée.
Attiré par l'effet Streisand en cours, il faut avouer que ce n'est pas l'album Spirou du siècle. Tout est caricatural à commencer par le dessin qui fait jaser pour sa représentation des personnes noires. Mais s'il faut reconnaitre un aspect simiesque à quelques personnages noirs parmi de nombreux puisque tout le porte-avions qui apparait au milieu de l'histoire en est rempli, le traitement des asiatiques n'en est pas meilleur quand on voit cette masseuse au bord de la piscine d'un jaune phosphorescent. Qu'est-ce que cela aurait été si Dany avait dessiné de grosses lèvres (il a indiqué les avoir réduites sur demande de l'éditeur) car elles restent d'une taille conséquente... et l'encrage rend certains noirs barbus. Sinon les belles donzelles du dessinateur pullulent dans ces pages - mais là rien à redire..., y compris peu vêtues autour de la dite piscine d'un milliardaire prétendument marié, ou fiancé selon les pages.
Caricature aussi sur le plan du scénario qui mélange un méchant Simon Santo (Monsanto vous l'avez ; initiales SS), avatar de Donald Trump qui fait du greenwashing pour cacher ses autres activités industrielles polluantes et notamment son empire de la malbouffe, allusion non voilée à MacDo. L'égérie du burger n'est autre que la femme du milliardaire qui se fait kidnapper par une organisation "écolo terroriste" adepte de la peinture bleue. L'histoire est malgré tout assez dense et amène Spirou et Fantasio, sans oublier Spip qui a toujours de bonnes saillies, sur le "continent de plastique" au milieu du Pacifique. Seccotine et Champignac (et ses champi phallusoïdes...) sont aussi présents dans un assemblage d'événements pas toujours crédibles mais Yann arrive néanmoins à faire tenir l'ensemble avec en sous-texte une dénonciation de la bouffe industrielle et des problématiques écologiques tendances de notre époque. Il faut prendre cela pour ce que c'est, une satire qui pourra aussi bien être lu par des jeunes qui ne piperont pas trop les nombreuses injures en anglais que moins jeunes. De là à retirer l'album de la vente, je suis circonspect.
J'ai souvent de la difficulté avec Baudoin et ici je pense qu'il s'adresse vraiment qu'à ses fans alors qu'un album comme ''Mat'' était plus grand public.
Baudoin a un co-scénariste dans cet album, mais cela ne se voit pas trop. On est en plein dans le roman graphique intimiste comme il l'aime. Le scénario m'a ennuyé, mais je ne sais pas si on peut vraiment parler de scénario. C'est surtout une suite de pensées que les deux auteurs ont eu durant leurs voyages à la montagne et cela donne un truc décousu et hermétique. J'ai lu l'album aujourd'hui et je ne me souviens déjà que de quelques trucs.
Au niveau du dessin, j'aime bien les paysages de Baudoin, mais pas ses personnages, et c'est parfois un peu trop encré, il y a des passages un peu trop noirs où il faut faire des efforts pour bien voir ce qui est dessiné.
Pour les fans de l'auteur uniquement.
Comme souvent avec ces auteurs, il y a de bonnes idées, des enchaînements amusants. Mais c'est aussi ce qui rend cette lecture frustrante, car le résultat final m'a déçu.
L'histoire tourne entièrement autour du cul, sans jamais vraiment montrer grand chose. Tout est traité de façon métaphorique, avec quelques trouvailles bien vues, quelques situations cocasses qui me font regretter le reste.
Car l'ensemble est quand même sacrément creux, longuet. Le personnage principal, artiste moderne et branché, exalte la vacuité. Ses questionnements artistiques et existentiels (je ne dis pas amoureux tant celui-ci est absent) m'ont laissé de côté.
Et du coup l'aspect branchouille bobo du personnage et de l'intrigue a recouvert d'une couche d'ennui les passages qui m'avaient amusé.
Une lecture décevante.
C'est quand même rude d'attribuer une aussi médiocre note à une série aussi érudite et au dessin si bien travaillé. Mais voilà je me retrouve dans l'avis d'Agecanonix sur de nombreux points. Quand on parle des chemins de Compostelle on pense surtout à Vézelay, Le Puy en Velay ou Conques. L'idée de départ de Servais de faire découvrir d'autres chemins comme ceux de Bretagne ou des Ardennes est originale et intéressante. Las ! l'auteur nous propose une sorte de Guide Bleu érudit certes, mais au ton professoral si monotone et encyclopédique à l'ancienne que l'ennui prend vite toute la place. De plus Servais s'éparpille sur un nombre important de sujets culturels ou sociétaux. Ainsi on passe d'une leçon sur la bière, à la ligne Maginot puis à la fabrication du champagne sans que l'on sache le rapport avec l'axe narratif de la série. Pour introduire un brin de tension dramatique, Servais nous propose trois destins de JF sans réel connexion ( au moins jusqu'au T3).Cela produit une narration lourde, hachée et manquant de cohérence. On a l'impression que ces personnages ne sont que prétexte pour introduire de façon très superficielle des thématiques sociétales ( racisme, néo nazis, industriels capitalistes).
Le pire est que la série s'enfonce dans une romance rocambolesque d'un présumé assassin bien voleur qui frise le ridicule.
Le graphisme sur un mode réaliste est très soigné surtout pour les monuments et les paysages. Malheureusement la multiplication des portraits de face ( surtout le papounet) casse la dynamique et donne des personnages peu expressifs.
Avec ce vacarme de paroles tout du long des planches, j'ai le sentiment que Servais est passé complétement à côté de ce qui fait le sel de la marche : silence et introspection. On en est très loin. Je note à 2 pour le travail de documentation et le graphisme des monuments sinon...
L'idée des deux albums racontant chacun l'histoire de ces deux reines m'a plu, elles sont ennemies, on des choix de vie qui diverge mais en fin de compte le même destin... Elles sont a la fois détestables avec leurs caprices, mais tout aussi respectable de leurs forces a vouloir garder le pouvoir en tant que femme face à ces hommes qui ne les considère à leurs égal.
Ce qui m'a perdue ces le grand nombre de personnages qui racontent l'histoire, je ne comprenais plus du tout qui était qui et le dessin un peu brouillon ne m'aidé pas dans ma tâche...je donne 2,5 pour l'originalité mes malheureusement je ne suis pas conquise trop brouillon pour moi.
C'est une série qui fait mon admiration par sa longévité. J'avais lu quelques albums dans ma jeunesse et j'ai emprunté des opus plus récents à ma BM pour me rafraîchir la mémoire. En effet quand j'ai recommencé à lire des BD avec mes premiers enfants cette série n'a pas fait partie de mes achats. Pourtant j'apprécie le talent de Tibet car je suis un fan de Ric Hochet.
Enfant j'aimais à déchiffrer les calembours proposés par l'auteur et le "Qui dort dîne" ma longtemps poursuivi comme un air entêtant. Aujourd'hui je trouve que Tibet n'a pas su faire évoluer un humour très répétitif qui tourne presqu'exclusivement sur la relation Kid-Dog dans un comique de répétition abusif. Chick devenu portrait craché de Ric est aussi lisse qu'une patinoire olympique et Tibet n'a pas trouvé mieux que "petit caniche" pour son jeune "indien loyal" ( je trouve la précision donnée par l'adjectif péjorative sans parler du nom "caniche").
Comme c'est une série jeunesse on peut accepter des scenarii assez simplistes même si on a l'impression que certains titres rappellent Les Tuniques Bleues (à moins que ce ne soit le contraire). Malheureusement j'ai trouvé la lecture très lourde et je n'ai pas eu l'envie de terminer chaque album en une fois, c'est dire.
Evidemment le graphisme ligne claire 70's est devenu plus précis au fil du temps mais malgré mon appétence pour ce style je l'ai trouvé assez vieillot.
J'ai donc confirmé mon impression de jeunesse ce n'est pas une série pour ma bibliothèque.
Une adaptation d'un grand classique par un Corbeyran vraiment paresseux.
J'ai lu il y a longtemps ce récit de Kafka, mais je n'y ai pas retrouvé ici la richesse originelle. La montée en tension, le malaise qui s'installe, on été escamotés, pour ne laisser qu'un récit un peu sec.
Pas emballant au niveau de la narration, cet album m'a aussi laissé de côté au niveau du dessin. Certes la colorisation sombre convient au récit. Mais il est inégal, brouillon et peu fouillé. Et pas mon truc.
Un album décevant, y compris pour les amateurs de Kafka. Surtout pour eux je pense, d'ailleurs.
Un gros bof.
Pourtant le graphisme est renversant de détails et de couleurs éclatantes, chaque planche serait à encadrer. Les scènes nocturnes, les contrastes... im-pec-ca-ble. Le marsupilami, loin de celui qui a bercé de nombreuses enfances, est étrangement très animal autant que surnaturel, apparaissant et disparaissant aussi vite.
Mais alors pourquoi ce gros bof ? Eh bien car avec ce super duo aux manettes, on s'attend à quelque chose de surprenant alors qu'on a droit à une histoire simpliste. Les visages cartoonesques dénotent avec les décors et le scénario hésite et opte pour le planplan. Oui c'est un album jeunesse mais qui ne trouve pas sa place. Ce type de récit collerait tout à fait avec un dessin plus aéré comme Yakari par exemple pour les grands enfants. Ou alors Trondheim aurait facilement pu donner des coups d'accélération et de maturité pour coller à un public plus grand ado. Un sentiment de gâchis lorsqu'on sait ce dont ils sont capables.
Et hop ! Encore une énième série qui nous envoie dans un monde de fantasy en mode RPG ! La particularité de celui-ci tient au choix que va faire notre personnage principal : choisir un score d'apparence de... -255 ; pour faire cours, il devient laidron en échange de capacité hors norme. il est limite devenu une divinité !
Bon, je ne vais pas m'étendre sur ce manga tant le scénario et le dessin m'auront laissé de marbre. Déjà, l'idée de base est un peu ridicule, mais le scénario qui se tisse autour est tout aussi maigre que notre protagoniste corpulent et les personnages secondaires restent des plus caricaturaux.
Quant au dessin, franchement c’est pas terrible. Les décors sont quasi inexistants, les personnages donnent dans la caricature et même notre héros n'est pas attachant.
Bref, vous trouverez bien mieux dans le genre au vu de la production actuelle. La suite se fera sans moi.
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Les Enfants de la Mer
J'augmente (très) doucement mon pourcentage de Mangas sans augmenter mon appétence pour ce genre. Ici encore je n'ai pas pu aller au-delà du tome2 ( 2 fois 300 pages quand même). J'ai trouvé le récit si dilué que j'en ai perdu le fil de nombreuses fois. Ensuite après avoir lu "La mer est la mère… " je ne sais combien de fois , j'en ai eu un peu marre. Peut être qu'en japonais cela sonne poétique mais en français je trouve cela basique et creux. C'est un peu à l'image de l'ensemble des dialogues soient simplistes soient divagants. Pour finir j'ai apprécié le graphisme des extérieurs et les nombreux détails des habitations, du laboratoire et des paysages. Je suis un peu plus réservé sur les fonds marins qui manquent cruellement de couleurs. J'ai toujours la même remarque sur les personnages qui doivent s'oindre de pommades miracles pour perdre des années dès l'adolescence. Une lecture qui ne m'a pas intéressée.
Spirou et la Gorgone bleue
Attiré par l'effet Streisand en cours, il faut avouer que ce n'est pas l'album Spirou du siècle. Tout est caricatural à commencer par le dessin qui fait jaser pour sa représentation des personnes noires. Mais s'il faut reconnaitre un aspect simiesque à quelques personnages noirs parmi de nombreux puisque tout le porte-avions qui apparait au milieu de l'histoire en est rempli, le traitement des asiatiques n'en est pas meilleur quand on voit cette masseuse au bord de la piscine d'un jaune phosphorescent. Qu'est-ce que cela aurait été si Dany avait dessiné de grosses lèvres (il a indiqué les avoir réduites sur demande de l'éditeur) car elles restent d'une taille conséquente... et l'encrage rend certains noirs barbus. Sinon les belles donzelles du dessinateur pullulent dans ces pages - mais là rien à redire..., y compris peu vêtues autour de la dite piscine d'un milliardaire prétendument marié, ou fiancé selon les pages. Caricature aussi sur le plan du scénario qui mélange un méchant Simon Santo (Monsanto vous l'avez ; initiales SS), avatar de Donald Trump qui fait du greenwashing pour cacher ses autres activités industrielles polluantes et notamment son empire de la malbouffe, allusion non voilée à MacDo. L'égérie du burger n'est autre que la femme du milliardaire qui se fait kidnapper par une organisation "écolo terroriste" adepte de la peinture bleue. L'histoire est malgré tout assez dense et amène Spirou et Fantasio, sans oublier Spip qui a toujours de bonnes saillies, sur le "continent de plastique" au milieu du Pacifique. Seccotine et Champignac (et ses champi phallusoïdes...) sont aussi présents dans un assemblage d'événements pas toujours crédibles mais Yann arrive néanmoins à faire tenir l'ensemble avec en sous-texte une dénonciation de la bouffe industrielle et des problématiques écologiques tendances de notre époque. Il faut prendre cela pour ce que c'est, une satire qui pourra aussi bien être lu par des jeunes qui ne piperont pas trop les nombreuses injures en anglais que moins jeunes. De là à retirer l'album de la vente, je suis circonspect.
La Traverse
J'ai souvent de la difficulté avec Baudoin et ici je pense qu'il s'adresse vraiment qu'à ses fans alors qu'un album comme ''Mat'' était plus grand public. Baudoin a un co-scénariste dans cet album, mais cela ne se voit pas trop. On est en plein dans le roman graphique intimiste comme il l'aime. Le scénario m'a ennuyé, mais je ne sais pas si on peut vraiment parler de scénario. C'est surtout une suite de pensées que les deux auteurs ont eu durant leurs voyages à la montagne et cela donne un truc décousu et hermétique. J'ai lu l'album aujourd'hui et je ne me souviens déjà que de quelques trucs. Au niveau du dessin, j'aime bien les paysages de Baudoin, mais pas ses personnages, et c'est parfois un peu trop encré, il y a des passages un peu trop noirs où il faut faire des efforts pour bien voir ce qui est dessiné. Pour les fans de l'auteur uniquement.
La Technique du perinée
Comme souvent avec ces auteurs, il y a de bonnes idées, des enchaînements amusants. Mais c'est aussi ce qui rend cette lecture frustrante, car le résultat final m'a déçu. L'histoire tourne entièrement autour du cul, sans jamais vraiment montrer grand chose. Tout est traité de façon métaphorique, avec quelques trouvailles bien vues, quelques situations cocasses qui me font regretter le reste. Car l'ensemble est quand même sacrément creux, longuet. Le personnage principal, artiste moderne et branché, exalte la vacuité. Ses questionnements artistiques et existentiels (je ne dis pas amoureux tant celui-ci est absent) m'ont laissé de côté. Et du coup l'aspect branchouille bobo du personnage et de l'intrigue a recouvert d'une couche d'ennui les passages qui m'avaient amusé. Une lecture décevante.
Les Chemins de Compostelle
C'est quand même rude d'attribuer une aussi médiocre note à une série aussi érudite et au dessin si bien travaillé. Mais voilà je me retrouve dans l'avis d'Agecanonix sur de nombreux points. Quand on parle des chemins de Compostelle on pense surtout à Vézelay, Le Puy en Velay ou Conques. L'idée de départ de Servais de faire découvrir d'autres chemins comme ceux de Bretagne ou des Ardennes est originale et intéressante. Las ! l'auteur nous propose une sorte de Guide Bleu érudit certes, mais au ton professoral si monotone et encyclopédique à l'ancienne que l'ennui prend vite toute la place. De plus Servais s'éparpille sur un nombre important de sujets culturels ou sociétaux. Ainsi on passe d'une leçon sur la bière, à la ligne Maginot puis à la fabrication du champagne sans que l'on sache le rapport avec l'axe narratif de la série. Pour introduire un brin de tension dramatique, Servais nous propose trois destins de JF sans réel connexion ( au moins jusqu'au T3).Cela produit une narration lourde, hachée et manquant de cohérence. On a l'impression que ces personnages ne sont que prétexte pour introduire de façon très superficielle des thématiques sociétales ( racisme, néo nazis, industriels capitalistes). Le pire est que la série s'enfonce dans une romance rocambolesque d'un présumé assassin bien voleur qui frise le ridicule. Le graphisme sur un mode réaliste est très soigné surtout pour les monuments et les paysages. Malheureusement la multiplication des portraits de face ( surtout le papounet) casse la dynamique et donne des personnages peu expressifs. Avec ce vacarme de paroles tout du long des planches, j'ai le sentiment que Servais est passé complétement à côté de ce qui fait le sel de la marche : silence et introspection. On en est très loin. Je note à 2 pour le travail de documentation et le graphisme des monuments sinon...
La Vierge et la Putain
L'idée des deux albums racontant chacun l'histoire de ces deux reines m'a plu, elles sont ennemies, on des choix de vie qui diverge mais en fin de compte le même destin... Elles sont a la fois détestables avec leurs caprices, mais tout aussi respectable de leurs forces a vouloir garder le pouvoir en tant que femme face à ces hommes qui ne les considère à leurs égal. Ce qui m'a perdue ces le grand nombre de personnages qui racontent l'histoire, je ne comprenais plus du tout qui était qui et le dessin un peu brouillon ne m'aidé pas dans ma tâche...je donne 2,5 pour l'originalité mes malheureusement je ne suis pas conquise trop brouillon pour moi.
Chick Bill
C'est une série qui fait mon admiration par sa longévité. J'avais lu quelques albums dans ma jeunesse et j'ai emprunté des opus plus récents à ma BM pour me rafraîchir la mémoire. En effet quand j'ai recommencé à lire des BD avec mes premiers enfants cette série n'a pas fait partie de mes achats. Pourtant j'apprécie le talent de Tibet car je suis un fan de Ric Hochet. Enfant j'aimais à déchiffrer les calembours proposés par l'auteur et le "Qui dort dîne" ma longtemps poursuivi comme un air entêtant. Aujourd'hui je trouve que Tibet n'a pas su faire évoluer un humour très répétitif qui tourne presqu'exclusivement sur la relation Kid-Dog dans un comique de répétition abusif. Chick devenu portrait craché de Ric est aussi lisse qu'une patinoire olympique et Tibet n'a pas trouvé mieux que "petit caniche" pour son jeune "indien loyal" ( je trouve la précision donnée par l'adjectif péjorative sans parler du nom "caniche"). Comme c'est une série jeunesse on peut accepter des scenarii assez simplistes même si on a l'impression que certains titres rappellent Les Tuniques Bleues (à moins que ce ne soit le contraire). Malheureusement j'ai trouvé la lecture très lourde et je n'ai pas eu l'envie de terminer chaque album en une fois, c'est dire. Evidemment le graphisme ligne claire 70's est devenu plus précis au fil du temps mais malgré mon appétence pour ce style je l'ai trouvé assez vieillot. J'ai donc confirmé mon impression de jeunesse ce n'est pas une série pour ma bibliothèque.
La Métamorphose, de Franz Kafka
Une adaptation d'un grand classique par un Corbeyran vraiment paresseux. J'ai lu il y a longtemps ce récit de Kafka, mais je n'y ai pas retrouvé ici la richesse originelle. La montée en tension, le malaise qui s'installe, on été escamotés, pour ne laisser qu'un récit un peu sec. Pas emballant au niveau de la narration, cet album m'a aussi laissé de côté au niveau du dessin. Certes la colorisation sombre convient au récit. Mais il est inégal, brouillon et peu fouillé. Et pas mon truc. Un album décevant, y compris pour les amateurs de Kafka. Surtout pour eux je pense, d'ailleurs.
El Diablo
Un gros bof. Pourtant le graphisme est renversant de détails et de couleurs éclatantes, chaque planche serait à encadrer. Les scènes nocturnes, les contrastes... im-pec-ca-ble. Le marsupilami, loin de celui qui a bercé de nombreuses enfances, est étrangement très animal autant que surnaturel, apparaissant et disparaissant aussi vite. Mais alors pourquoi ce gros bof ? Eh bien car avec ce super duo aux manettes, on s'attend à quelque chose de surprenant alors qu'on a droit à une histoire simpliste. Les visages cartoonesques dénotent avec les décors et le scénario hésite et opte pour le planplan. Oui c'est un album jeunesse mais qui ne trouve pas sa place. Ce type de récit collerait tout à fait avec un dessin plus aéré comme Yakari par exemple pour les grands enfants. Ou alors Trondheim aurait facilement pu donner des coups d'accélération et de maturité pour coller à un public plus grand ado. Un sentiment de gâchis lorsqu'on sait ce dont ils sont capables.
L'Abominable Chevalier
Et hop ! Encore une énième série qui nous envoie dans un monde de fantasy en mode RPG ! La particularité de celui-ci tient au choix que va faire notre personnage principal : choisir un score d'apparence de... -255 ; pour faire cours, il devient laidron en échange de capacité hors norme. il est limite devenu une divinité ! Bon, je ne vais pas m'étendre sur ce manga tant le scénario et le dessin m'auront laissé de marbre. Déjà, l'idée de base est un peu ridicule, mais le scénario qui se tisse autour est tout aussi maigre que notre protagoniste corpulent et les personnages secondaires restent des plus caricaturaux. Quant au dessin, franchement c’est pas terrible. Les décors sont quasi inexistants, les personnages donnent dans la caricature et même notre héros n'est pas attachant. Bref, vous trouverez bien mieux dans le genre au vu de la production actuelle. La suite se fera sans moi.