Des cosmonautes qui provoquent des catastrophes partout où ils se posent, qui foirent systématiquement leurs premiers contacts avec des civilisations extraterrestres… Voyons… Buzz & Bell ? Spoot & Nik ? Vous-mêmes avez sans doute d’autres titres en tête.
Marazano a donc fait cette petite série pour faire quelques délires qu’il avait en tête avec son ami Abel Chen, qui dessine l’album. Le premier tome est une histoire complète, ma foi relativement sympathique, tandis que le second regroupe des récits courts, cinq au total, finalement assez répétitifs. A croire que les auteurs s’étaient déjà rendus compte que l’exercice était assez vain… Je l’avoue, la lecture du tome 2 fut plus désintéressée que la première, comme je l’ai dit les situations tournaient en rond, et les personnages sont assez pathétiques.
Pourtant un tome 3, qui n’a jamais vu le jour, était annoncé… Le dessin d’Abel Chen, que je découvrais à cette occasion, est assez agréable, même s’il n’offre pas de réelle originalité pour une BD destinée à un jeune public.
L’idée de cette série était intéressante. Montrer celui que l’on a appelé Robin des Bois de façon réaliste, sans forcer le trait dans un sens ou dans l’autre, pourquoi pas ? Je ne sais pas si Marc Lizano s’est inspiré de faits réels, mais il sait y faire. Le garçon est un peu maladroit, mais ne manque pas de courage et de bonnes idées. Son ami petit Jean est une grande gueule, mais pas une tête brûlée. Etc. Le récit est découpé en chapitres (désignés par des « traits »), pour montrer les différentes étapes de la « carrière » de Robin.
Mais hélas, la série est abandonnée, et l’on n’ira pas plus loin que le moment où Robin de fait connaître auprès du shérif de Nottingham, son mortel et éternel ennemi… Dommage, car on est pris dans le récit, dessiné par Denis Leroux, qui à part Don Quichotte dans la Manche, a disparu de la circulation, alors que ce n’était pas si mal…
Si la série était en cours, j’aurais conseillé l’achat. Mais ce premier tome étant sorti depuis six ans, j’en doute…
Je n’ai pas accroché à l’univers de cette série. Il mélange trop d’éléments et intègre trop d’époques dans ce futur hypothétique peuplé de vampires, de loups-garous et d’humains.
Autre problème : le dessin. A l’occasion (et plus particulièrement lorsqu’il illustre un arrachage de membre), j’ai du mal à le décrypter. Je ne sais trop ce qui est dessiné, et c’est d’autant plus gênant que le style général de cette bande dessinée est fort proche d’un dessin d’animation très immédiat.
Ceci dit, il y a quand même quelques bonnes idées, mais elles sont noyées dans la masse des multiples paramètres de ce scénario. J’ai plus particulièrement aimé cette idée du couple « sorcière / loup-garou » et de la première légende.
J’ai tout de même le sentiment en fin de lecture d’être tombé sur une œuvre encore immature, trop riche, trop diffuse, pas assez centrée sur un thème principal vraiment captivant.
Entre le bof et le pas mal. Le manque de précision du dessin (regrettable au vu des très beaux crayonnés proposés en supplément) me fait arrondir ma cote vers le bas.
Marrant comme Clint Eastwood a inspiré plus d’une série dessinée (je me demande même s’il n’y aurait pas moyen de créer un thème, tiens). Ici, c’est son inspecteur Harry qui inspire à Hervé Richez Henri Jenfèvre une série de gags centrés sur un flic calamiteux.
Les ficelles sont grosses, les gags sont répétitifs et, par conséquent, je me suis vite lassé de la série, qui, heureusement, ne comporte que deux tomes. Bon, c’est vrai que certains gags fonctionnent et si cette série était publiée à raison d’une planche par semaine dans un magazine quelconque, je la lirais volontiers. Le problème provient donc bien de son caractère répétitif et …
… de son dessin dont je ne suis pas vraiment fan. Seul le chien de l’inspecteur m’est apparu joliment croqué. Le reste est approximatif, trop peu expressif pour le genre. Les décors, comme, hélas, bien souvent dans ce genre de série, se résument à peau de chagrin.
Autre constatation : je m’attendais à plus de références au personnage dont la série s’inspire. Et, hormis le 44 Magnum et la coupe de cheveux, cet inspecteur n’emprunte finalement que très peu d’éléments de son inspirateur.
A me relire, je m’étonne d’avoir aussi souvent employé le verbe « inspirer » pour une série qui l’est aussi peu (inspirée).
Bof, sans plus …
Dans son style minimaliste si caractéristique, Parrondo nous propose un voyage au fil de l’eau, liquide, solide et gazeuse.
C’est une histoire qui tourne en rond, dans plusieurs sens du terme, mais contrairement à d’autres exercices de même nature (par Trondheim par exemple), je trouve ça un peu vain. Je me suis un peu ennuyé au fil de la lecture, et même si c’est destiné aux plus jeunes, je ne suis pas convaincu de son succès auprès d’eux…
Bof.
Le tandem de Le Cas Girardon se reforme pour ce petit huis-clos se déroulant sur une île en Asie…
On retrouve le goût de Barranger pour les personnages un peu décalés, les situations discrètement sournoises, les malentendus… Une dizaine de portraits rapidement brossés, une sous-intrigue à base d’ésotérisme à dix centimes d’euro, et voilà comment on fait un album qui se lit sans trop de mal, mais qui se termine en eau de boudin… Car à vrai dire les personnages semblent trop primaires, les situations un peu trop fortuites… Ca sonne faux.
Pour le reste, le dessin semi-réaliste est sympa, même si les personnages, qui sont censés avoir moins de quarante ans, en paraissent presque tous en avoir soixante…
Je n’ai jamais été particulièrement amateur du mythe créé par Lewis Carroll. Certes, il y a des motifs intéressants dans Alice au pays des merveilles, mais on a trop tendance à le mettre à toutes les sauces pour que ce mythe reste réellement intéressant à mes yeux.
Cette nouvelle déclinaison se veut une sorte de thriller gentillet mettant en scène une Alice, qui bascule par hasard dans un monde très proche de celui du roman. Elle croise tout un tas de personnages énigmatiques, et vole de surprises en surprises, de situations incongrues en questionnements métaphysiques. Pas évident de s’y retrouver, d’autant plus que le récit est assez confus. C’est normal, me direz-vous, le pays des merveilles est truffé d’absurde. Cette omniprésence de l’absurde autorise donc de nombreuses digressions, diversions, et du coup un lecteur adulte lâche peu à peu l’histoire, se rabattant sur le dessin qui, sans être fantastique, est d’une facture plus que correcte…
Mais je ne lirai pas la suite, pas vraiment mon truc.
Globalement je n'ai pas été emballé par cette histoire d'amour assez difficile. Deux personnes qui ont déjà chacune eu une vie, des enfants et une certaine blessure dans leurs amours passées se rencontrent. On commence à vivre cela, un peu plan plan, et hop une prise d'otages dans une école. Le revirement est plutôt surprenant. Là on se trouve dans un remake d'Human Bomb à Neuilly et l'histoire se politise un brin mais favorise surtout le rapprochement du couple.
Bref je n'ai pas trouvé cela très crédible sur bien des aspects et pour finir le dessin assez dépouillé ne me plait pas plus que ça.
Je suis gêné pour juger cette BD.
A la base, il y a une quête personnelle de l'auteur allant à la rencontre de Taïwan qui l'a vu naître. Son séjour va surtout lui faire comprendre quelles étaient les relations entre ses parents et pour quelles raisons.
La narration n'est pas des plus digestes et je me suis senti étranger au récit, d'où la notation peu flatteuse. Le dessin est très gras. Pris case par case, il a un charme mais les planches m'ont souvent paru moches à cause des couleurs saturées.
Il aurait fallu plus se dévoiler ou plus miser sur Taïwan pour offrir un récit intéressant. Le manque de positionnement est préjudiciable et retire l'intérêt pour le lecteur.
Faire une BD en l'état n'était pas forcément une bonne idée.
Une œuvre d'heroïc-fantasy dont le scénario ne se distingue pas par son originalité. Ca reste très basique avec la horde de démons et de squelettes qui déferlent sur le monde afin d'anéantir les humains. Seul le personnage du Death Dealer, inspiré des tableaux de Frank Frazetta, offre un aspect nouveau au genre. L'histoire autour de ce dernier semble d'ailleurs largement inspirée de "Sleepy Hollow", le cavalier sans tête avec notamment son jaillissement d'un imposant arbre.
Au niveau du dessin, c'est conforme à l'esprit de la peinture, à savoir un univers très sombre et un trait tantôt épais, tantôt fin qui offre beaucoup de mouvements aux nombreuses scènes de combats. L'ensemble est plutôt joli. A noter que l'ensemble des illustrations et couvertures alternatives sont offertes en fin d'ouvrage ainsi que la représentation des 7 toiles de Frank Frazetta.
Un bel ouvrage qui pêche toutefois par son manque d'originalité. A réserver aux fans du genre.
SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 3,5/10
GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 6/10
NOTE GLOBALE : 9,5/20
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Cos & Mos
Des cosmonautes qui provoquent des catastrophes partout où ils se posent, qui foirent systématiquement leurs premiers contacts avec des civilisations extraterrestres… Voyons… Buzz & Bell ? Spoot & Nik ? Vous-mêmes avez sans doute d’autres titres en tête. Marazano a donc fait cette petite série pour faire quelques délires qu’il avait en tête avec son ami Abel Chen, qui dessine l’album. Le premier tome est une histoire complète, ma foi relativement sympathique, tandis que le second regroupe des récits courts, cinq au total, finalement assez répétitifs. A croire que les auteurs s’étaient déjà rendus compte que l’exercice était assez vain… Je l’avoue, la lecture du tome 2 fut plus désintéressée que la première, comme je l’ai dit les situations tournaient en rond, et les personnages sont assez pathétiques. Pourtant un tome 3, qui n’a jamais vu le jour, était annoncé… Le dessin d’Abel Chen, que je découvrais à cette occasion, est assez agréable, même s’il n’offre pas de réelle originalité pour une BD destinée à un jeune public.
Robin de Sherwood
L’idée de cette série était intéressante. Montrer celui que l’on a appelé Robin des Bois de façon réaliste, sans forcer le trait dans un sens ou dans l’autre, pourquoi pas ? Je ne sais pas si Marc Lizano s’est inspiré de faits réels, mais il sait y faire. Le garçon est un peu maladroit, mais ne manque pas de courage et de bonnes idées. Son ami petit Jean est une grande gueule, mais pas une tête brûlée. Etc. Le récit est découpé en chapitres (désignés par des « traits »), pour montrer les différentes étapes de la « carrière » de Robin. Mais hélas, la série est abandonnée, et l’on n’ira pas plus loin que le moment où Robin de fait connaître auprès du shérif de Nottingham, son mortel et éternel ennemi… Dommage, car on est pris dans le récit, dessiné par Denis Leroux, qui à part Don Quichotte dans la Manche, a disparu de la circulation, alors que ce n’était pas si mal… Si la série était en cours, j’aurais conseillé l’achat. Mais ce premier tome étant sorti depuis six ans, j’en doute…
Les Fugitifs de l'ombre
Je n’ai pas accroché à l’univers de cette série. Il mélange trop d’éléments et intègre trop d’époques dans ce futur hypothétique peuplé de vampires, de loups-garous et d’humains. Autre problème : le dessin. A l’occasion (et plus particulièrement lorsqu’il illustre un arrachage de membre), j’ai du mal à le décrypter. Je ne sais trop ce qui est dessiné, et c’est d’autant plus gênant que le style général de cette bande dessinée est fort proche d’un dessin d’animation très immédiat. Ceci dit, il y a quand même quelques bonnes idées, mais elles sont noyées dans la masse des multiples paramètres de ce scénario. J’ai plus particulièrement aimé cette idée du couple « sorcière / loup-garou » et de la première légende. J’ai tout de même le sentiment en fin de lecture d’être tombé sur une œuvre encore immature, trop riche, trop diffuse, pas assez centrée sur un thème principal vraiment captivant. Entre le bof et le pas mal. Le manque de précision du dessin (regrettable au vu des très beaux crayonnés proposés en supplément) me fait arrondir ma cote vers le bas.
Inspecteur Dirty (Dirty Henry)
Marrant comme Clint Eastwood a inspiré plus d’une série dessinée (je me demande même s’il n’y aurait pas moyen de créer un thème, tiens). Ici, c’est son inspecteur Harry qui inspire à Hervé Richez Henri Jenfèvre une série de gags centrés sur un flic calamiteux. Les ficelles sont grosses, les gags sont répétitifs et, par conséquent, je me suis vite lassé de la série, qui, heureusement, ne comporte que deux tomes. Bon, c’est vrai que certains gags fonctionnent et si cette série était publiée à raison d’une planche par semaine dans un magazine quelconque, je la lirais volontiers. Le problème provient donc bien de son caractère répétitif et … … de son dessin dont je ne suis pas vraiment fan. Seul le chien de l’inspecteur m’est apparu joliment croqué. Le reste est approximatif, trop peu expressif pour le genre. Les décors, comme, hélas, bien souvent dans ce genre de série, se résument à peau de chagrin. Autre constatation : je m’attendais à plus de références au personnage dont la série s’inspire. Et, hormis le 44 Magnum et la coupe de cheveux, cet inspecteur n’emprunte finalement que très peu d’éléments de son inspirateur. A me relire, je m’étonne d’avoir aussi souvent employé le verbe « inspirer » pour une série qui l’est aussi peu (inspirée). Bof, sans plus …
Ni plus ni moins
Dans son style minimaliste si caractéristique, Parrondo nous propose un voyage au fil de l’eau, liquide, solide et gazeuse. C’est une histoire qui tourne en rond, dans plusieurs sens du terme, mais contrairement à d’autres exercices de même nature (par Trondheim par exemple), je trouve ça un peu vain. Je me suis un peu ennuyé au fil de la lecture, et même si c’est destiné aux plus jeunes, je ne suis pas convaincu de son succès auprès d’eux… Bof.
Retrouvailles à Cliff Island
Le tandem de Le Cas Girardon se reforme pour ce petit huis-clos se déroulant sur une île en Asie… On retrouve le goût de Barranger pour les personnages un peu décalés, les situations discrètement sournoises, les malentendus… Une dizaine de portraits rapidement brossés, une sous-intrigue à base d’ésotérisme à dix centimes d’euro, et voilà comment on fait un album qui se lit sans trop de mal, mais qui se termine en eau de boudin… Car à vrai dire les personnages semblent trop primaires, les situations un peu trop fortuites… Ca sonne faux. Pour le reste, le dessin semi-réaliste est sympa, même si les personnages, qui sont censés avoir moins de quarante ans, en paraissent presque tous en avoir soixante…
Alice au Royaume de coeur
Je n’ai jamais été particulièrement amateur du mythe créé par Lewis Carroll. Certes, il y a des motifs intéressants dans Alice au pays des merveilles, mais on a trop tendance à le mettre à toutes les sauces pour que ce mythe reste réellement intéressant à mes yeux. Cette nouvelle déclinaison se veut une sorte de thriller gentillet mettant en scène une Alice, qui bascule par hasard dans un monde très proche de celui du roman. Elle croise tout un tas de personnages énigmatiques, et vole de surprises en surprises, de situations incongrues en questionnements métaphysiques. Pas évident de s’y retrouver, d’autant plus que le récit est assez confus. C’est normal, me direz-vous, le pays des merveilles est truffé d’absurde. Cette omniprésence de l’absurde autorise donc de nombreuses digressions, diversions, et du coup un lecteur adulte lâche peu à peu l’histoire, se rabattant sur le dessin qui, sans être fantastique, est d’une facture plus que correcte… Mais je ne lirai pas la suite, pas vraiment mon truc.
Mise en bouche
Globalement je n'ai pas été emballé par cette histoire d'amour assez difficile. Deux personnes qui ont déjà chacune eu une vie, des enfants et une certaine blessure dans leurs amours passées se rencontrent. On commence à vivre cela, un peu plan plan, et hop une prise d'otages dans une école. Le revirement est plutôt surprenant. Là on se trouve dans un remake d'Human Bomb à Neuilly et l'histoire se politise un brin mais favorise surtout le rapprochement du couple. Bref je n'ai pas trouvé cela très crédible sur bien des aspects et pour finir le dessin assez dépouillé ne me plait pas plus que ça.
Née quelque part
Je suis gêné pour juger cette BD. A la base, il y a une quête personnelle de l'auteur allant à la rencontre de Taïwan qui l'a vu naître. Son séjour va surtout lui faire comprendre quelles étaient les relations entre ses parents et pour quelles raisons. La narration n'est pas des plus digestes et je me suis senti étranger au récit, d'où la notation peu flatteuse. Le dessin est très gras. Pris case par case, il a un charme mais les planches m'ont souvent paru moches à cause des couleurs saturées. Il aurait fallu plus se dévoiler ou plus miser sur Taïwan pour offrir un récit intéressant. Le manque de positionnement est préjudiciable et retire l'intérêt pour le lecteur. Faire une BD en l'état n'était pas forcément une bonne idée.
Death Dealer - Les Ombres de Mirahan
Une œuvre d'heroïc-fantasy dont le scénario ne se distingue pas par son originalité. Ca reste très basique avec la horde de démons et de squelettes qui déferlent sur le monde afin d'anéantir les humains. Seul le personnage du Death Dealer, inspiré des tableaux de Frank Frazetta, offre un aspect nouveau au genre. L'histoire autour de ce dernier semble d'ailleurs largement inspirée de "Sleepy Hollow", le cavalier sans tête avec notamment son jaillissement d'un imposant arbre. Au niveau du dessin, c'est conforme à l'esprit de la peinture, à savoir un univers très sombre et un trait tantôt épais, tantôt fin qui offre beaucoup de mouvements aux nombreuses scènes de combats. L'ensemble est plutôt joli. A noter que l'ensemble des illustrations et couvertures alternatives sont offertes en fin d'ouvrage ainsi que la représentation des 7 toiles de Frank Frazetta. Un bel ouvrage qui pêche toutefois par son manque d'originalité. A réserver aux fans du genre. SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 3,5/10 GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 6/10 NOTE GLOBALE : 9,5/20