Malgré un dessin (et une colorisation) que j’ai beaucoup aimé pour son élégance, sa douceur, son style caricatural très personnel et sa précision, je n’ai pas été emballé par ce récit. Je trouve en effet que celui-ci s’égare un peu et sous-exploite certaines idées ébauchées au départ pour retomber sur du fantastique très basique et sans surprise. Les passages en flash-back ne me sont pas apparus très utiles, l’usage d’un personnage tel qu’Aleister Crowley ne se justifie pas spécialement et sa personnalité propre est sous-employée.
Une déception, donc, mais un trait élégant et caricatural et une colorisation chaude que j’avais déjà remarqués dans Winston Hoggart et qui m’apparaissent encore plus convaincants ici.
Après la lecture du premier tome.
J'avais vraiment apprécié Groenland Manhattan de la même auteur et pourtant avec "Ida" ça ne le fait pas du tout.
La faute revient surtout aux personnages insupportables, il est impossible de s'attacher à eux et surtout à Ida. L'histoire est un carnet de voyage mondain accéléré et non développé.
Le dessin est beau case par case mais quelle cacophonie dans ces pages !!!
La suite se fera sans moi, quelle déception de ne pas voir confirmer cette auteure pleine de talents.
Note : 2.5/5
A la lecture des premiers tomes de cette série, je la trouvais pas mal.
Le concept est sans surprise mais efficace. Une jeune fille se découvre des dons particuliers et rejoint dans son combat contre d'étranges démons une autre fille combattante et son mentor plus âgé. S'ensuivent des enquêtes et des combats qui ne m'ont pas trop passionnés mais qui se lisent bien. En parallèle se dessine une trame plus complexe tandis que le mystère s'épaissit autour des personnages principaux et d'autres qui viennent s'ajouter au récit. Une grande part de l'intrigue se joue sur les relations parfois ambiguës entre les personnages, amitié, affection et haine.
Le dessin, même s'il est un peu inégal sur certains tomes, est de bonne qualité, avec des personnages soignés. L'une des particularités de ce manga est son esthétique volontairement gothic lolita et il faut admettre que les vêtements (ou devrais-je dire costumes ?) sont jolis et bien rendus.
Malheureusement, au fil des tomes, j'ai peu à peu lâché l'affaire et c'est presque avec désintérêt que je suis allé jusqu'au bout de la série.
Le côté embrouillé de la narration a commencé à m'agacer. Certains passages manquent vraiment de clarté tandis que le passage du temps est régulièrement mal mis en scène. La lecture manque de fluidité.
Mais c'est surtout la façon dont le récit tourne à la tragédie romantique à l'eau de rose sur les derniers tomes qui m'a déçu. Je me serais cru en train de lire un manga de Clamp (que je n'aime pas). L'intrigue devient confuse et les facilités s'enchainent. La grande confrontation finale qui remplit presque tout le dernier tome m'a paru complètement alambiquée, avec une Sumiré dont je n'ai vraiment pas compris le comportement, pas plus que celui des jumelles Lola et Laïla, sans parler de la motivation du méchant Aion et de la manière dont il utilise pour cela les deux héroïnes.
Tout cela m'a paru lourdement artificiel et a gâché tout mon ressenti sur la série dans son ensemble.
Mouais, pas convaincue la fille... je manque peut-être de référence vis à vis de tous les univers brassés dans ce premier tome, mais j'ai trouvé que la sauce ne prenait pas, que le mélange était un peu artificiel... une facilité pour les auteurs plus qu'une réelle alchimie qui fonctionne...
J'ai également trouvé que cela manquait un peu de liant entre le temps présent et les souvenirs, j'ai d'ailleurs mis du temps à repérer le code graphique (au départ j'avais trouvé très sympas ces cases aux bords flous, mais je n'ai pas percuté qu'il étaient devenus nets pour la trame principale, du coup j'étais un peu perdue avant de finalement me rendre compte de l'astuce... il faut dire que ça saute un peu du coq à l'âne rapidement dans la première partie du récit).
Autre point gênant à mes yeux (dont j'ai trouvé une explication sur la fin, mais donc un peu tard, et pas franchement convaincante), c'est la raison du saut dans le vide du héros : c'est bien pratique pour embrayer sur la suite, mais ça parait tellement incongru que ça sabote un peu la structure du récit.
Le dessin qui semble franchement pas vilain au feuilletage a quand même quelques perpectives et anatomies assez approximatives et, pour une fois que c'est un héros masculin qui est dans le plus simple appareil, il aurait peut-être fallu choisir un dessinateur qui sache (qui pense à) dessiner ce qui se trouve sous la ceinture (et pas que de dos ou de profil). Pas que ce soit le but de ma lecture non plus, mais c'est quand même assez ridicule. Certaines cases manquent de précision (celle où notre "écoute" le sable par exemple) et même si on découvre le fin mot quelques pages plus loin, le mal est fait... La couleur est très réussie par contre et les visages aussi.
Je lirai peut-être la suite si j'ai la possibilité de l'emprunter car je suis quand même intriguée par ce récit qui semble faire l'unanimité, mais ça ne me manquera pas de passer à côté !
L’éternel part d’une bonne idée. Malheureusement, Laurent Bidot incorpore trop d’éléments pour ce genre de court diptyque. Résultat : le scénario a du mal à se centrer et s’égare trop souvent dans d’inutiles voies annexes.
L’idée de départ, et le questionnement sur ce que fait d’un homme un saint, est intéressante. J’aurais préféré que l’auteur se centre sur ce thème, quitte à « oublier » un peu l’action au profit de la réflexion. Le profil de « l’éternel » manque lui aussi de développement pour que je m’attache au personnage.
Le dessin, lui, est très bon dans son style réaliste classique. Seul bémol : l'emploi d'un flou "artistique" peu convaincant pour les scènes d'action. Mais ce dessin est encore plus séduisant à mes yeux lorsque l’artiste se décide à changer de style pour illustrer le passé de son personnage central (à l’image de ce qui se faisait dans « Le Triangle Secret », sauf qu’ici, c’est le même auteur qui se charge de toutes les époques). Le trait gagne en chaleur et en profondeur.
Trop d’éléments à peine ébauchés m’empêchent d’attribuer plus qu’un triste « bof » à cette série qui officie dans une catégorie maintenant trop exploitée (le mystère religieux). C’est dommage car Laurent Bidot a beaucoup de talent, mais je pense qu’il a intérêt à se concentrer sur le dessin ou à améliorer son écriture (mieux centrer le sujet, mieux développer ses personnages, mieux exploiter ses connaissances historiques).
Difficile de porter un jugement définitif sur cet ouvrage car son idée de fond est légitime et son résultat aurait pu être parlant et intéressant. Il s'agit en effet de suivre le parcours de femmes ayant décidé de monter leurs propres entreprises ou du moins leurs projets professionnels. Une telle analyse aurait pu permettre de donner un aperçu de la situation spécifique des femmes dans le monde du travail, de leurs difficultés, de leurs forces mais aussi de l'état d'esprit de celles qui décident de se lancer ou de se relancer après des expériences difficiles. Le souci, c'est que le rendu de cette bande dessinée est tout simplement... ennuyeux... et relativement vide.
L'auteure fait en effet le choix de suivre durant quelques mois les participantes d'une formation d'aide à la reprise d'activité professionnelle.
Première interrogation pour ma part : pourquoi cette formation est-elle strictement réservée aux femmes ? A titre personnel, je ne comprends pas la logique d'une recherche d'égalité entre hommes et femmes en réalisant volontairement une telle ségrégation. Faut-il comprendre qu'une femme qui veut monter son entreprise ne doit pas réaliser la même chose qu'un homme ? Bon, j'imagine qu'il s'agit de mettre davantage en confiance ces femmes en évitant de les soumettre au jugement éventuel de yeux masculins, mais je ne suis pas convaincu par ce choix de formation.
Deuxième agacement personnel : l'auteure se met en scène en petite souris pour écouter discrètement les stagiaires, soit, mais elle se grime surtout en combattante, indiquant avec force froncements de sourcils permanents et autres qu'elle est là dans le cadre de la guerre contre le sexisme, qu'elle a un message à marteler, que les hommes n'ont qu'à bien se tenir. Mais comme les témoignages des stagiaires ne parlent finalement pas vraiment de sexisme ou de barrière à l'emploi, elle se trouve un peu déroutée et n'a plus comme solution que de citer quelques chiffres et de fournir des extraits d'articles de presse rappelant la situation qu'elle veut dénoncer. En résumé, le récit de cette formation ne sert pas de support au message social que l'auteure semble vouloir affirmer au début de son enquête.
Donc, au final, qu'apporte le récit de cette formation ? Vraiment peu de choses intéressantes hélas, du moins dans la manière dont il est présenté.
On constate qu'à quelques rares exceptions près, ce sont des femmes célibataires ou divorcées qui cherchent à lancer ainsi leurs projets professionnels, indiquant ainsi indirectement que, à l'inverse, les femmes en couple vivraient probablement de manière dépendante de leur conjoint. On observe également le flux et reflux de la motivation de ces stagiaires dans l'élaboration de leurs projets compliqués, mais c'est une problématique commune à tous dans de telles situations, qu'il s'agisse d'hommes ou de femmes.
Pour le reste, ce ne sont que des bribes de dialogues, des présentations succinctes des participantes et quelques phrases clés. L'auteure ne rapporte rien des différents stages effectués durant cette formation, elle n'a pas non plus accès aux entretiens individuels des stagiaires, il n'y a pas vraiment de conclusion ni d'analyse de fond, bref son enquête reste trop superficielle et n'apprend pas grand chose au lecteur.
Du coup, l'auteure se met surtout elle-même en scène, avec ses doutes, ses motivations, et surtout son propre jugement sur la situation du travail pour les femmes. Malgré une certaine sincérité d'ensemble, non seulement on est loin d'un récit impartial mais on est également loin d'un reportage clair, complet et bien rapporté.
Concrètement, malgré une curiosité initiale, je me suis simplement ennuyé à la lecture de cet ouvrage qui ne m'a presque rien apporté en terme d'informations ou d'éventuelles émotions.
Voilà un shojo dans la pure veine du genre.
La jeune héroïne, Ayumu, débarque toute fraiche dans une école de design et de couture parce qu'elle veut y retrouver celui qui ne la connait pas encore mais dont elle est éperdument amoureuse : Renji, un 3e année surdoué de la mode qui a déjà sa ligne de magasins à grand succès (que fout-il encore dans cette école, du coup ?). En une trentaine de pages, l'affaire est réglée : à force de lui sauter dessus, de lui déclarer sa flamme, de le coller sans arrêt, Renji... tombe amoureux et c'est un amour sincère qui s'entame... Hum... Quoique l'auteur explique cela par les dons de styliste d'Ayumu qui contrebalancent sa nullité en matière de couture et font d'elle une associée de choix pour le jeune entrepreneur qu'est Renji. Ah, l'amour !...
Et mais voilà, c'est pas l'tout ma bonne dame, il faut maintenant raconter une histoire... Mince, l'auteure n'avait pas prévu ça... Alors, quoi ? Un rival de Renji qui tente de lui subtiliser sa nouvelle petite amie, une ancienne fiancée de Renji qui tente de virer sa nouvelle petite amie, une fausse amie d'Ayumu qui tente d'évincer la nouvelle petite amie de Renji... Oui, bon, ça tourne drôlement en rond. Le tout est saupoudré d'examens de couture, de défilés de mode, d'un séjour à Paris (Ah, Paris !...) et de tenues vestimentaires diverses et variées.
A chaque nouveau chapitre, ce sont des doutes. M'aime-t-il encore ? Ne préfère-t-il pas celle-là ? Pourquoi ne m'a-t-il pas souri ? Est-ce que je le mérite ? Bon alors, quand est-ce qu'on... fait l'amour ? Ah, la belle dramatique que voilà !...
C'est donc bien niais, prévisible et sans saveur. Le public visé doit être jeune, féminin et capable de s'émerveiller d'une amourette complètement artificielle du moment qu'elle est bien enrobée dans un écrin de robes en strass, de projecteurs et de design rococo. Pour ce public, OK, la lecture doit être plaisante car malgré une narration souvent embrouillée, l'histoire se lit bien. Le dessin est tout à fait correct (quoique les jambes anorexiques d'Ayumu soient à faire peur). Le récit coule simplement, il n'y a pas de surprise mais ça fait passer le temps. Disons que malgré la niaiserie de l'ensemble, il n'y a pas un mauvais fond.
Par contre, un lecteur adulte sera rapidement agacé par l'extrême soumission de l'héroïne, à la merci de son amoureux dominateur mais aussi de n'importe qui d'autre : le prof à peine plus âgé qui veut abuser d'elle, la rivale qui décide que si Ayumu perd un concours elle perdra aussi son fiancé (c'est comme ça, fallait pas perdre !), la fausse amie qui lui pique ses idées pour lui piquer son copain, etc... Tout ce qu'elle sait faire, c'est pleurnicher et attendre que son vaillant chevalier bien aimé arrive en sauveur et affirme bien qu'elle est sa propriété à lui, interdit d'y toucher !
Heureusement, tout sera bien qui finira bien, vous vous en doutez... On est content pour eux...
BD trop courte, trop rapidement lue et qui ne m'a pas touché. Il faut peut-être une sensibilité que je n'ai pas pour tomber sous le charme de cette étrange histoire d'amour que les deux personnages du récit vivent séparés.
Le dessin est plutôt joli même si son aspect figé rappelle plus l'illustration que la BD.
L'histoire aurait éventuellement pu être touchante si elle avait été plus développée ou légèrement moins absconse dans sa narration. Là, ça ressemble à une lettre poétique, une narration qu'on comprend mieux en deuxième lecture mais dont les émotions n'ont pas su m'atteindre. Une drôle d'histoire d'amour que je ne comprends pas, le genre de passion destructrice qui m'est vraiment étrangère.
Pas convaincu...
Je n'ai pas réussi à cerner cet album. Est-ce une parodie ? Est-ce sérieux ? Les textes sont-ils issus de romans ou autres ? J'ai cherché en vain des explications dans un épilogue, un texte d'avant-propos ou sur le quatrième de couverture mais non, rien.
Visiblement, il s'agit de textes de Régis Franc spécialement écrits pour cet album et donc sensés coller avec les images. Quant au sérieux de la chose, Dargaud l'a publiée dans la collection Humour, il faudrait donc en déduire que c'est drôle... Pourtant, ce n'est pas évident...
La première histoire, qui donne son titre à l'album, m'a fait penser à une parodie de récits d'aventure exotique, dans l'ambiance moite en sensuelle des anciennes colonies, avec de la sueur, du sexe et des paysages langoureux. Le texte, tout en envolées lyriques, est presque ridicule, comme de la poésie de bazar qu'on improviserait en fin de soirée arrosée. Pourtant, malgré les clichés et la lourdeur du texte, j'ai trouvé l'atmosphère du récit dépaysante et plutôt réussie.
Je m'attendais donc un peu à la même chose sur les récits suivants. Mais ça m'a très rapidement gavé. Les textes m'ont toujours parus aussi pénibles, faussement poétiques, se donnant un genre comme dans les mauvais films d'auteur. Beaucoup se révélaient abscons, ou simplement ennuyeux au possible. Il s'en dégage une atmosphère narrative complètement démodée, une ambiance bobo de la fin des années 70, entre grandes discussions philosophiques, conflits de couples qui ne s'aiment plus et partouzes entre amis.
Qui plus est, le dessin semble parfois n'avoir quasiment rien à voir avec le texte. Sur certains récits, soit il servait d'illustration inutile, soit il racontait tout simplement autre chose, un ou plusieurs autres récits n'étant pas pour autant plus intéressant que le texte qui l'accompagne.
La lecture est très pénible, surtout quand on tente de lire l'album d'une traite.
Et puis surtout, ce n'est vraiment pas drôle. Était-ce vraiment sensé être humoristique ?
Pourtant, prises séparément, une partie de ces histoires a malgré tout titillé mon intérêt. Non pas pour le contenu ou la forme du récit, mais pour l'ambiance assez particulière qu'elles m'ont vaguement fait ressentir. Exotisme pour les premières histoires asiatiques, atmosphère post-soixante-huitarde pour les autres. Même si je n'aime pas cette dernière et si l'ensemble du texte m'a paru être une grosse esbroufe simili-artistique agaçante à la lecture, je reconnais une certaine âme et personnalité à ce recueil d'histoires courtes.
Mwouais, bof …
Cette variation sur un thème imposé ne m’a pas spécialement emballé. Régulièrement, les histoires ont recours à un humour noir très convenu. C’est à un point tel que, même avec des scénaristes différents et des idées de départ différentes, on a un peu le sentiment de tomber sur les mêmes structures de récit, sur les mêmes découpages.
De plus, ces récits sont loin d’être effrayants. Le plus malsain à mes yeux est le deuxième récit du premier tome qui, étrangement, n’a pas grand-chose à voir (sinon rien) avec le monde des vampires.
Au niveau des graphismes, rien d’exceptionnel non plus. J’aime plus ou moins chaque auteur, aucun ne m’a rebuté, aucun ne m’a emballé, les styles restent toujours accessibles pour le plus large public possible.
Dispensable, selon moi. A moins d’être un immense amateur d’histoires de vampires …
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Lautremer
Malgré un dessin (et une colorisation) que j’ai beaucoup aimé pour son élégance, sa douceur, son style caricatural très personnel et sa précision, je n’ai pas été emballé par ce récit. Je trouve en effet que celui-ci s’égare un peu et sous-exploite certaines idées ébauchées au départ pour retomber sur du fantastique très basique et sans surprise. Les passages en flash-back ne me sont pas apparus très utiles, l’usage d’un personnage tel qu’Aleister Crowley ne se justifie pas spécialement et sa personnalité propre est sous-employée. Une déception, donc, mais un trait élégant et caricatural et une colorisation chaude que j’avais déjà remarqués dans Winston Hoggart et qui m’apparaissent encore plus convaincants ici.
Ida
Après la lecture du premier tome. J'avais vraiment apprécié Groenland Manhattan de la même auteur et pourtant avec "Ida" ça ne le fait pas du tout. La faute revient surtout aux personnages insupportables, il est impossible de s'attacher à eux et surtout à Ida. L'histoire est un carnet de voyage mondain accéléré et non développé. Le dessin est beau case par case mais quelle cacophonie dans ces pages !!! La suite se fera sans moi, quelle déception de ne pas voir confirmer cette auteure pleine de talents.
Venus Versus Virus
Note : 2.5/5 A la lecture des premiers tomes de cette série, je la trouvais pas mal. Le concept est sans surprise mais efficace. Une jeune fille se découvre des dons particuliers et rejoint dans son combat contre d'étranges démons une autre fille combattante et son mentor plus âgé. S'ensuivent des enquêtes et des combats qui ne m'ont pas trop passionnés mais qui se lisent bien. En parallèle se dessine une trame plus complexe tandis que le mystère s'épaissit autour des personnages principaux et d'autres qui viennent s'ajouter au récit. Une grande part de l'intrigue se joue sur les relations parfois ambiguës entre les personnages, amitié, affection et haine. Le dessin, même s'il est un peu inégal sur certains tomes, est de bonne qualité, avec des personnages soignés. L'une des particularités de ce manga est son esthétique volontairement gothic lolita et il faut admettre que les vêtements (ou devrais-je dire costumes ?) sont jolis et bien rendus. Malheureusement, au fil des tomes, j'ai peu à peu lâché l'affaire et c'est presque avec désintérêt que je suis allé jusqu'au bout de la série. Le côté embrouillé de la narration a commencé à m'agacer. Certains passages manquent vraiment de clarté tandis que le passage du temps est régulièrement mal mis en scène. La lecture manque de fluidité. Mais c'est surtout la façon dont le récit tourne à la tragédie romantique à l'eau de rose sur les derniers tomes qui m'a déçu. Je me serais cru en train de lire un manga de Clamp (que je n'aime pas). L'intrigue devient confuse et les facilités s'enchainent. La grande confrontation finale qui remplit presque tout le dernier tome m'a paru complètement alambiquée, avec une Sumiré dont je n'ai vraiment pas compris le comportement, pas plus que celui des jumelles Lola et Laïla, sans parler de la motivation du méchant Aion et de la manière dont il utilise pour cela les deux héroïnes. Tout cela m'a paru lourdement artificiel et a gâché tout mon ressenti sur la série dans son ensemble.
3 Souhaits
Mouais, pas convaincue la fille... je manque peut-être de référence vis à vis de tous les univers brassés dans ce premier tome, mais j'ai trouvé que la sauce ne prenait pas, que le mélange était un peu artificiel... une facilité pour les auteurs plus qu'une réelle alchimie qui fonctionne... J'ai également trouvé que cela manquait un peu de liant entre le temps présent et les souvenirs, j'ai d'ailleurs mis du temps à repérer le code graphique (au départ j'avais trouvé très sympas ces cases aux bords flous, mais je n'ai pas percuté qu'il étaient devenus nets pour la trame principale, du coup j'étais un peu perdue avant de finalement me rendre compte de l'astuce... il faut dire que ça saute un peu du coq à l'âne rapidement dans la première partie du récit). Autre point gênant à mes yeux (dont j'ai trouvé une explication sur la fin, mais donc un peu tard, et pas franchement convaincante), c'est la raison du saut dans le vide du héros : c'est bien pratique pour embrayer sur la suite, mais ça parait tellement incongru que ça sabote un peu la structure du récit. Le dessin qui semble franchement pas vilain au feuilletage a quand même quelques perpectives et anatomies assez approximatives et, pour une fois que c'est un héros masculin qui est dans le plus simple appareil, il aurait peut-être fallu choisir un dessinateur qui sache (qui pense à) dessiner ce qui se trouve sous la ceinture (et pas que de dos ou de profil). Pas que ce soit le but de ma lecture non plus, mais c'est quand même assez ridicule. Certaines cases manquent de précision (celle où notre "écoute" le sable par exemple) et même si on découvre le fin mot quelques pages plus loin, le mal est fait... La couleur est très réussie par contre et les visages aussi. Je lirai peut-être la suite si j'ai la possibilité de l'emprunter car je suis quand même intriguée par ce récit qui semble faire l'unanimité, mais ça ne me manquera pas de passer à côté !
L'Éternel
L’éternel part d’une bonne idée. Malheureusement, Laurent Bidot incorpore trop d’éléments pour ce genre de court diptyque. Résultat : le scénario a du mal à se centrer et s’égare trop souvent dans d’inutiles voies annexes. L’idée de départ, et le questionnement sur ce que fait d’un homme un saint, est intéressante. J’aurais préféré que l’auteur se centre sur ce thème, quitte à « oublier » un peu l’action au profit de la réflexion. Le profil de « l’éternel » manque lui aussi de développement pour que je m’attache au personnage. Le dessin, lui, est très bon dans son style réaliste classique. Seul bémol : l'emploi d'un flou "artistique" peu convaincant pour les scènes d'action. Mais ce dessin est encore plus séduisant à mes yeux lorsque l’artiste se décide à changer de style pour illustrer le passé de son personnage central (à l’image de ce qui se faisait dans « Le Triangle Secret », sauf qu’ici, c’est le même auteur qui se charge de toutes les époques). Le trait gagne en chaleur et en profondeur. Trop d’éléments à peine ébauchés m’empêchent d’attribuer plus qu’un triste « bof » à cette série qui officie dans une catégorie maintenant trop exploitée (le mystère religieux). C’est dommage car Laurent Bidot a beaucoup de talent, mais je pense qu’il a intérêt à se concentrer sur le dessin ou à améliorer son écriture (mieux centrer le sujet, mieux développer ses personnages, mieux exploiter ses connaissances historiques).
Résurgences - Femmes en voie de resociabilisation
Difficile de porter un jugement définitif sur cet ouvrage car son idée de fond est légitime et son résultat aurait pu être parlant et intéressant. Il s'agit en effet de suivre le parcours de femmes ayant décidé de monter leurs propres entreprises ou du moins leurs projets professionnels. Une telle analyse aurait pu permettre de donner un aperçu de la situation spécifique des femmes dans le monde du travail, de leurs difficultés, de leurs forces mais aussi de l'état d'esprit de celles qui décident de se lancer ou de se relancer après des expériences difficiles. Le souci, c'est que le rendu de cette bande dessinée est tout simplement... ennuyeux... et relativement vide. L'auteure fait en effet le choix de suivre durant quelques mois les participantes d'une formation d'aide à la reprise d'activité professionnelle. Première interrogation pour ma part : pourquoi cette formation est-elle strictement réservée aux femmes ? A titre personnel, je ne comprends pas la logique d'une recherche d'égalité entre hommes et femmes en réalisant volontairement une telle ségrégation. Faut-il comprendre qu'une femme qui veut monter son entreprise ne doit pas réaliser la même chose qu'un homme ? Bon, j'imagine qu'il s'agit de mettre davantage en confiance ces femmes en évitant de les soumettre au jugement éventuel de yeux masculins, mais je ne suis pas convaincu par ce choix de formation. Deuxième agacement personnel : l'auteure se met en scène en petite souris pour écouter discrètement les stagiaires, soit, mais elle se grime surtout en combattante, indiquant avec force froncements de sourcils permanents et autres qu'elle est là dans le cadre de la guerre contre le sexisme, qu'elle a un message à marteler, que les hommes n'ont qu'à bien se tenir. Mais comme les témoignages des stagiaires ne parlent finalement pas vraiment de sexisme ou de barrière à l'emploi, elle se trouve un peu déroutée et n'a plus comme solution que de citer quelques chiffres et de fournir des extraits d'articles de presse rappelant la situation qu'elle veut dénoncer. En résumé, le récit de cette formation ne sert pas de support au message social que l'auteure semble vouloir affirmer au début de son enquête. Donc, au final, qu'apporte le récit de cette formation ? Vraiment peu de choses intéressantes hélas, du moins dans la manière dont il est présenté. On constate qu'à quelques rares exceptions près, ce sont des femmes célibataires ou divorcées qui cherchent à lancer ainsi leurs projets professionnels, indiquant ainsi indirectement que, à l'inverse, les femmes en couple vivraient probablement de manière dépendante de leur conjoint. On observe également le flux et reflux de la motivation de ces stagiaires dans l'élaboration de leurs projets compliqués, mais c'est une problématique commune à tous dans de telles situations, qu'il s'agisse d'hommes ou de femmes. Pour le reste, ce ne sont que des bribes de dialogues, des présentations succinctes des participantes et quelques phrases clés. L'auteure ne rapporte rien des différents stages effectués durant cette formation, elle n'a pas non plus accès aux entretiens individuels des stagiaires, il n'y a pas vraiment de conclusion ni d'analyse de fond, bref son enquête reste trop superficielle et n'apprend pas grand chose au lecteur. Du coup, l'auteure se met surtout elle-même en scène, avec ses doutes, ses motivations, et surtout son propre jugement sur la situation du travail pour les femmes. Malgré une certaine sincérité d'ensemble, non seulement on est loin d'un récit impartial mais on est également loin d'un reportage clair, complet et bien rapporté. Concrètement, malgré une curiosité initiale, je me suis simplement ennuyé à la lecture de cet ouvrage qui ne m'a presque rien apporté en terme d'informations ou d'éventuelles émotions.
Fashion doll
Voilà un shojo dans la pure veine du genre. La jeune héroïne, Ayumu, débarque toute fraiche dans une école de design et de couture parce qu'elle veut y retrouver celui qui ne la connait pas encore mais dont elle est éperdument amoureuse : Renji, un 3e année surdoué de la mode qui a déjà sa ligne de magasins à grand succès (que fout-il encore dans cette école, du coup ?). En une trentaine de pages, l'affaire est réglée : à force de lui sauter dessus, de lui déclarer sa flamme, de le coller sans arrêt, Renji... tombe amoureux et c'est un amour sincère qui s'entame... Hum... Quoique l'auteur explique cela par les dons de styliste d'Ayumu qui contrebalancent sa nullité en matière de couture et font d'elle une associée de choix pour le jeune entrepreneur qu'est Renji. Ah, l'amour !... Et mais voilà, c'est pas l'tout ma bonne dame, il faut maintenant raconter une histoire... Mince, l'auteure n'avait pas prévu ça... Alors, quoi ? Un rival de Renji qui tente de lui subtiliser sa nouvelle petite amie, une ancienne fiancée de Renji qui tente de virer sa nouvelle petite amie, une fausse amie d'Ayumu qui tente d'évincer la nouvelle petite amie de Renji... Oui, bon, ça tourne drôlement en rond. Le tout est saupoudré d'examens de couture, de défilés de mode, d'un séjour à Paris (Ah, Paris !...) et de tenues vestimentaires diverses et variées. A chaque nouveau chapitre, ce sont des doutes. M'aime-t-il encore ? Ne préfère-t-il pas celle-là ? Pourquoi ne m'a-t-il pas souri ? Est-ce que je le mérite ? Bon alors, quand est-ce qu'on... fait l'amour ? Ah, la belle dramatique que voilà !... C'est donc bien niais, prévisible et sans saveur. Le public visé doit être jeune, féminin et capable de s'émerveiller d'une amourette complètement artificielle du moment qu'elle est bien enrobée dans un écrin de robes en strass, de projecteurs et de design rococo. Pour ce public, OK, la lecture doit être plaisante car malgré une narration souvent embrouillée, l'histoire se lit bien. Le dessin est tout à fait correct (quoique les jambes anorexiques d'Ayumu soient à faire peur). Le récit coule simplement, il n'y a pas de surprise mais ça fait passer le temps. Disons que malgré la niaiserie de l'ensemble, il n'y a pas un mauvais fond. Par contre, un lecteur adulte sera rapidement agacé par l'extrême soumission de l'héroïne, à la merci de son amoureux dominateur mais aussi de n'importe qui d'autre : le prof à peine plus âgé qui veut abuser d'elle, la rivale qui décide que si Ayumu perd un concours elle perdra aussi son fiancé (c'est comme ça, fallait pas perdre !), la fausse amie qui lui pique ses idées pour lui piquer son copain, etc... Tout ce qu'elle sait faire, c'est pleurnicher et attendre que son vaillant chevalier bien aimé arrive en sauveur et affirme bien qu'elle est sa propriété à lui, interdit d'y toucher ! Heureusement, tout sera bien qui finira bien, vous vous en doutez... On est content pour eux...
À Renaud
BD trop courte, trop rapidement lue et qui ne m'a pas touché. Il faut peut-être une sensibilité que je n'ai pas pour tomber sous le charme de cette étrange histoire d'amour que les deux personnages du récit vivent séparés. Le dessin est plutôt joli même si son aspect figé rappelle plus l'illustration que la BD. L'histoire aurait éventuellement pu être touchante si elle avait été plus développée ou légèrement moins absconse dans sa narration. Là, ça ressemble à une lettre poétique, une narration qu'on comprend mieux en deuxième lecture mais dont les émotions n'ont pas su m'atteindre. Une drôle d'histoire d'amour que je ne comprends pas, le genre de passion destructrice qui m'est vraiment étrangère. Pas convaincu...
Le Marchand d'opium
Je n'ai pas réussi à cerner cet album. Est-ce une parodie ? Est-ce sérieux ? Les textes sont-ils issus de romans ou autres ? J'ai cherché en vain des explications dans un épilogue, un texte d'avant-propos ou sur le quatrième de couverture mais non, rien. Visiblement, il s'agit de textes de Régis Franc spécialement écrits pour cet album et donc sensés coller avec les images. Quant au sérieux de la chose, Dargaud l'a publiée dans la collection Humour, il faudrait donc en déduire que c'est drôle... Pourtant, ce n'est pas évident... La première histoire, qui donne son titre à l'album, m'a fait penser à une parodie de récits d'aventure exotique, dans l'ambiance moite en sensuelle des anciennes colonies, avec de la sueur, du sexe et des paysages langoureux. Le texte, tout en envolées lyriques, est presque ridicule, comme de la poésie de bazar qu'on improviserait en fin de soirée arrosée. Pourtant, malgré les clichés et la lourdeur du texte, j'ai trouvé l'atmosphère du récit dépaysante et plutôt réussie. Je m'attendais donc un peu à la même chose sur les récits suivants. Mais ça m'a très rapidement gavé. Les textes m'ont toujours parus aussi pénibles, faussement poétiques, se donnant un genre comme dans les mauvais films d'auteur. Beaucoup se révélaient abscons, ou simplement ennuyeux au possible. Il s'en dégage une atmosphère narrative complètement démodée, une ambiance bobo de la fin des années 70, entre grandes discussions philosophiques, conflits de couples qui ne s'aiment plus et partouzes entre amis. Qui plus est, le dessin semble parfois n'avoir quasiment rien à voir avec le texte. Sur certains récits, soit il servait d'illustration inutile, soit il racontait tout simplement autre chose, un ou plusieurs autres récits n'étant pas pour autant plus intéressant que le texte qui l'accompagne. La lecture est très pénible, surtout quand on tente de lire l'album d'une traite. Et puis surtout, ce n'est vraiment pas drôle. Était-ce vraiment sensé être humoristique ? Pourtant, prises séparément, une partie de ces histoires a malgré tout titillé mon intérêt. Non pas pour le contenu ou la forme du récit, mais pour l'ambiance assez particulière qu'elles m'ont vaguement fait ressentir. Exotisme pour les premières histoires asiatiques, atmosphère post-soixante-huitarde pour les autres. Même si je n'aime pas cette dernière et si l'ensemble du texte m'a paru être une grosse esbroufe simili-artistique agaçante à la lecture, je reconnais une certaine âme et personnalité à ce recueil d'histoires courtes.
Vampyres - Sable noir
Mwouais, bof … Cette variation sur un thème imposé ne m’a pas spécialement emballé. Régulièrement, les histoires ont recours à un humour noir très convenu. C’est à un point tel que, même avec des scénaristes différents et des idées de départ différentes, on a un peu le sentiment de tomber sur les mêmes structures de récit, sur les mêmes découpages. De plus, ces récits sont loin d’être effrayants. Le plus malsain à mes yeux est le deuxième récit du premier tome qui, étrangement, n’a pas grand-chose à voir (sinon rien) avec le monde des vampires. Au niveau des graphismes, rien d’exceptionnel non plus. J’aime plus ou moins chaque auteur, aucun ne m’a rebuté, aucun ne m’a emballé, les styles restent toujours accessibles pour le plus large public possible. Dispensable, selon moi. A moins d’être un immense amateur d’histoires de vampires …