J’ai (très) péniblement lu les deux premiers volumes de Psychometrer Eiji et je ne compte pas lire la suite tant la série est mauvaise.
Si l’idée d’utiliser la psychométrie dans une saga policière est séduisante, cela ne suffit pas à sauver du naufrage ce manga. L’humour lourdingue et vulgaire est omniprésent et casse complètement la tentative de l’auteur d’instaurer par moment une atmosphère de tension et de suspense. Les personnages sont d’une pauvreté psychologique affligeante, les rendant, dès le départ, aussi inintéressants qu’horripilants. Les différentes enquêtes sont plates et convenues, la faute à un scénario se contentant d’étaler les clichés du genre.
Bref, Psychometrer Eiji est l’exemple type du mauvais manga qui n’aurait jamais dû sortir des frontières de l’archipel nippon !
C’est le genre de récit très introspectif d’un citoyen de couleur qui se cherche encore. Il faut dire que le point culminant de son traumatisme est lié à un grand-père qu’il aimait et qui la traité de bâtard dans un accès de démence avant de se retrouver dans un hôpital psychiatrique. Par la suite, l’auteur aura conscience de sa petite différence et de ses difficultés d’intégration dans la société française catholique. Bon, on ne lui demande pas non plus de rejoindre le mouvement sens commun. L’humiliation suprême est effectivement de manger un plateau de charcuterie lors d’un entretien professionnel si j’ai bien compris.
Pour ma part, j’ai trouvé la narration omniprésente et pesante. Je ne suis pas parvenu à une démarche d’adhésion au propos trop bavard et peu illustré en image. Cela part un peu dans tous les sens. C’est le genre d’œuvre expiatoire pour chasser une espèce de mal-être. D’autres vont voir un psychologue pour tenter de régler ces problèmes. D’autres font des bd. Il est vrai que je suis dans une période où j’en ai un peu marre de ces œuvres qui nous pompent notre énergie pour satisfaire le besoin d'un auteur en proie à ses difficultés propres.
Je ne dis pas que le thème sur le partage entre deux cultures ne soit pas intéressant dans une société en pleine mutation. C’est juste la forme et le contenu qui ne m’a pas touché alors que j’aurais pu être également concerné au premier degré. L’auteur y a mis son cœur et ses tripes, cela se ressent pourtant. Cependant, cela n’a pas fonctionné sur moi. Peut-être sur d’autres lecteurs qui tomberont sur cette œuvre qui est la première de cette maison d’édition.
Et si c'était celui là, et si c'était ce comics qui allait faire que je n'en lise plus jamais ? Non je déconne mais presque pas, jamais vu un truc aussi foutraque, certains posteurs disent qu'il a fallu s'y reprendre à deux fois pour bien comprendre le truc. Désolé les gars mais j'ai autre chose à foutre que de me fader des inepties pareilles, dans l'ordre : préparer un festival de BD, aider mes camarades modérateurs, tondre ma pelouse, écrire des mails ici ou là, surtout là, etc...
Je sais, vous vous en moquez comme de votre première chaussette, ben laissez-moi exprimer mes sentiments sur cette suite apocalyptique, titre du premier opus de cette série, en même temps avec un nom comme ça j'aurais dû me méfier.
Rien de rien pour rattraper le truc, même le dessin est moche, un autre avis parle de dessin "Vectoriel", hey man arrête la drogue et explique moi quel est le concept ou le projet.
Sur ce m'en vais tondre ma pelouse, so long...
Je n'ai pas aimé ce cow-boy moustachu dans un genre hippie à San Francisco. Tout les garçons portent la moustache et draguent les femmes dans un genre plutôt lourd et très indigeste. Où sont passés le charme et la grâce ? Cette bd en est malheureusement tout simplement dépourvue.
Pour le reste, c'est d'un niveau très bas dans le genre qui ne dépasse pas un ado de 16 ans sans être méchant mais plutôt réaliste. J'ai rarement vu pire dans les dialogues. L'oisiveté règne en maître dans un monde dépourvu de certaines valeurs. Bref, je ne cautionnerai pas cette oeuvre pour rien au monde.
Passionné d'aviation, cela faisait longtemps que je l'avais dans ma liste sans jamais l'avoir achetée, un peu refroidi par les avis assez réservés sur bdtheque.com. Je l'ai donc feuilletée chez des amis.
Quelle déception ! Derrière des couvertures réussies et très accrocheuses, derrière l'idée séduisante de l'uchronie sur la deuxième guerre mondiale et celle des armes miracles des ingénieurs allemands, on trouve un "grand n'importe quoi" avec une dérive fantastico-mystique qui m'a totalement refroidi !
Si vous aimez les bonnes BD d'aviation récentes allez plutôt voir chez Paquet: Angel Wings, Au-delà des nuages, Le Grand Duc, Le Dernier Envol. C'est d'une autre trempe !
Ces contes fantastiques seraient plutôt des contes horrifiques. Je n'ai pas du tout apprécié ni le récit, ni le graphisme un peu trop vieillot. C'est noir, sombre et cruel. Je n'en retire rien de vraiment positif.
Il est vrai que du même auteur, je n'avais déjà pas apprécié les "Contes du Japon d'autrefois" que je retrouve au hasard de mes lectures. La qualité n'est pas au rendez-vous. On sent que l'éditeur a sorti de ses tiroirs des vieilles nouvelles datant de 1979.
Le graphisme manque de dynamisme ainsi que les récits qui restent très fades. Tout cela est très médiocre.
Là encore, je dirai que ce n'est pas ma tasse de thé. Le graphisme passe encore mais c'est le sens de ce récit qui part dans tous les sens et qui n'est surtout pas très sain d'esprit. C'est peuplé d'êtres bizarres et difformes qui dégoulinent comme des masses gluantes. C'est assez chaotique. Il n'y aura par exemple pas de scénario. Il faut le savoir.
Pour résumer: nous avons une belle bande d'obsédés sexuels. Il faut être un peu passionné par le sujet. Mais attention: on ne fera pas dans la grâce ou la beauté même du geste. Cela dégouline jusqu'à l'excès. Moi personnellement, je ne serai pas le lecteur qui rentre dans cette folie. Tout le monde peut faire des choix et les assumer.
Une oeuvre que je qualifierai de très visqueuse et dans tous les sens du terme.
Si j'avais commencé la bd par un titre comme celui-ci, je n'aurais sans doute jamais toucher une autre bd. Oui, c'est à se délaisser totalement de cette passion. Fort heureusement, cela n'a pas été le cas. Je crois qu'il y a des titres qui desservent ce noble art. Celui-ci en fait manifestement partie.
Il est difficile d'accès et plutôt brouillon. Quand on commence à lire, on n'a plus qu'une envie, c'est celle d'arrêter et de le mettre à la poubelle. Un gogo peut être attiré comme moi par la belle couverture. ce qu'il y a à l'intérieur peut être totalement différent et c'est là que la déception commence.
Une oeuvre que je qualifierais de très opaque dans un graphisme difficilement décryptable.
Pas grand chose à retenir pour cette BD issue de la plateforme de crowdfunding Sandawe.
Le gros défaut est le scénario en lui-même. J'ai une sainte horreur de ces histoires complètement alambiquées, au final incompréhensibles, auxquelles l'auteur n'apporte que peu voire pas d'éléments d'explications. A la fin, c'est un peu au lecteur de se faire sa propre interprétation: débrouille toi avec ça, mon cher. C'était bien, hein ? Euh...j'ai pas tout compris les trucs, là...C'est rien c'est magique, c'est fantastique, c'est du 3e degré.
Très peu pour moi.
Deuxième défaut non moins important, il y a un gros problème de rythme dans ce récit ! C'est plaaaaaaaaaaaaaaaaat, c'est mou, toute l'histoire, déjà difficile à avaler, est racontée d'une traite, sans cadence, et donc, on se fait chier...
Certaines scènes ne sont pas claires non plus, j'ai dû une fois revenir en arrière pour comprendre ce qu'il se passait.
Le seul point positif, mais qui ne sauvera pas les meubles, c'est le talent d'Anaïs Bernabé, de l'école Emile-Cohl, qui montre de belles choses en dessins et en couleurs. Certaines planches sont plutôt réussies. Malheureusement, son niveau s'avère assez inconstant tout au long de l'ouvrage, notamment à la fin, où elle semblerait presque s'épuiser.
Malheureusement l'univers de cette BD est très restreint, le cadre ne change pour ainsi dire quasiment pas tout au long de l'histoire, et 90% du récit se passe dans la maison des deux principaux personnages, ça lasse donc encore plus et empêche peut être notre dessinatrice d'en montrer d'avantage.
Bref, je pense que notre artiste n'est pas encore à pleine maturité mais qu'elle est peut être à suivre.
Au final, j'attendais beaucoup de cet album dont le synopsis paraissait très original, et je suis très déçu par cette histoire obscure, mal racontée, et ennuyeuse.
Désolé...
J'ai dû une fois jouer dans ma vie au jeu serpents et échelles bien qu'il ne soit pas très répandu dans notre pays. Alan Moore fait un essai aussi bien temporelle que psychologique dans une exploration psychogéographiques. Il y a un peu de magie et des rituels mais surtout des métaphores et des tournures poétiques.
Mais c'est surtout une narration très bavarde qui nous assomme littéralement. Il ne faudra pas perdre le fil sous peine d'une marche en arrière ce qui est le principe de ce jeu. Bref, une adaptation qui rester très difficile d'accès pour les lecteurs que nous sommes. Cette fois-ci, je ne parle pas que pour moi mais pour l'ensemble. Il n'y a rien de subjectif dans ma remarque. Bref, une oeuvre beaucoup trop incompréhensible.
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Psychometrer Eiji
J’ai (très) péniblement lu les deux premiers volumes de Psychometrer Eiji et je ne compte pas lire la suite tant la série est mauvaise. Si l’idée d’utiliser la psychométrie dans une saga policière est séduisante, cela ne suffit pas à sauver du naufrage ce manga. L’humour lourdingue et vulgaire est omniprésent et casse complètement la tentative de l’auteur d’instaurer par moment une atmosphère de tension et de suspense. Les personnages sont d’une pauvreté psychologique affligeante, les rendant, dès le départ, aussi inintéressants qu’horripilants. Les différentes enquêtes sont plates et convenues, la faute à un scénario se contentant d’étaler les clichés du genre. Bref, Psychometrer Eiji est l’exemple type du mauvais manga qui n’aurait jamais dû sortir des frontières de l’archipel nippon !
S'appartenir
C’est le genre de récit très introspectif d’un citoyen de couleur qui se cherche encore. Il faut dire que le point culminant de son traumatisme est lié à un grand-père qu’il aimait et qui la traité de bâtard dans un accès de démence avant de se retrouver dans un hôpital psychiatrique. Par la suite, l’auteur aura conscience de sa petite différence et de ses difficultés d’intégration dans la société française catholique. Bon, on ne lui demande pas non plus de rejoindre le mouvement sens commun. L’humiliation suprême est effectivement de manger un plateau de charcuterie lors d’un entretien professionnel si j’ai bien compris. Pour ma part, j’ai trouvé la narration omniprésente et pesante. Je ne suis pas parvenu à une démarche d’adhésion au propos trop bavard et peu illustré en image. Cela part un peu dans tous les sens. C’est le genre d’œuvre expiatoire pour chasser une espèce de mal-être. D’autres vont voir un psychologue pour tenter de régler ces problèmes. D’autres font des bd. Il est vrai que je suis dans une période où j’en ai un peu marre de ces œuvres qui nous pompent notre énergie pour satisfaire le besoin d'un auteur en proie à ses difficultés propres. Je ne dis pas que le thème sur le partage entre deux cultures ne soit pas intéressant dans une société en pleine mutation. C’est juste la forme et le contenu qui ne m’a pas touché alors que j’aurais pu être également concerné au premier degré. L’auteur y a mis son cœur et ses tripes, cela se ressent pourtant. Cependant, cela n’a pas fonctionné sur moi. Peut-être sur d’autres lecteurs qui tomberont sur cette œuvre qui est la première de cette maison d’édition.
Umbrella Academy
Et si c'était celui là, et si c'était ce comics qui allait faire que je n'en lise plus jamais ? Non je déconne mais presque pas, jamais vu un truc aussi foutraque, certains posteurs disent qu'il a fallu s'y reprendre à deux fois pour bien comprendre le truc. Désolé les gars mais j'ai autre chose à foutre que de me fader des inepties pareilles, dans l'ordre : préparer un festival de BD, aider mes camarades modérateurs, tondre ma pelouse, écrire des mails ici ou là, surtout là, etc... Je sais, vous vous en moquez comme de votre première chaussette, ben laissez-moi exprimer mes sentiments sur cette suite apocalyptique, titre du premier opus de cette série, en même temps avec un nom comme ça j'aurais dû me méfier. Rien de rien pour rattraper le truc, même le dessin est moche, un autre avis parle de dessin "Vectoriel", hey man arrête la drogue et explique moi quel est le concept ou le projet. Sur ce m'en vais tondre ma pelouse, so long...
Cow-Boy Moustache
Je n'ai pas aimé ce cow-boy moustachu dans un genre hippie à San Francisco. Tout les garçons portent la moustache et draguent les femmes dans un genre plutôt lourd et très indigeste. Où sont passés le charme et la grâce ? Cette bd en est malheureusement tout simplement dépourvue. Pour le reste, c'est d'un niveau très bas dans le genre qui ne dépasse pas un ado de 16 ans sans être méchant mais plutôt réaliste. J'ai rarement vu pire dans les dialogues. L'oisiveté règne en maître dans un monde dépourvu de certaines valeurs. Bref, je ne cautionnerai pas cette oeuvre pour rien au monde.
Wunderwaffen
Passionné d'aviation, cela faisait longtemps que je l'avais dans ma liste sans jamais l'avoir achetée, un peu refroidi par les avis assez réservés sur bdtheque.com. Je l'ai donc feuilletée chez des amis. Quelle déception ! Derrière des couvertures réussies et très accrocheuses, derrière l'idée séduisante de l'uchronie sur la deuxième guerre mondiale et celle des armes miracles des ingénieurs allemands, on trouve un "grand n'importe quoi" avec une dérive fantastico-mystique qui m'a totalement refroidi ! Si vous aimez les bonnes BD d'aviation récentes allez plutôt voir chez Paquet: Angel Wings, Au-delà des nuages, Le Grand Duc, Le Dernier Envol. C'est d'une autre trempe !
Contes fantastiques
Ces contes fantastiques seraient plutôt des contes horrifiques. Je n'ai pas du tout apprécié ni le récit, ni le graphisme un peu trop vieillot. C'est noir, sombre et cruel. Je n'en retire rien de vraiment positif. Il est vrai que du même auteur, je n'avais déjà pas apprécié les "Contes du Japon d'autrefois" que je retrouve au hasard de mes lectures. La qualité n'est pas au rendez-vous. On sent que l'éditeur a sorti de ses tiroirs des vieilles nouvelles datant de 1979. Le graphisme manque de dynamisme ainsi que les récits qui restent très fades. Tout cela est très médiocre.
Suckle, suivi de Crumple
Là encore, je dirai que ce n'est pas ma tasse de thé. Le graphisme passe encore mais c'est le sens de ce récit qui part dans tous les sens et qui n'est surtout pas très sain d'esprit. C'est peuplé d'êtres bizarres et difformes qui dégoulinent comme des masses gluantes. C'est assez chaotique. Il n'y aura par exemple pas de scénario. Il faut le savoir. Pour résumer: nous avons une belle bande d'obsédés sexuels. Il faut être un peu passionné par le sujet. Mais attention: on ne fera pas dans la grâce ou la beauté même du geste. Cela dégouline jusqu'à l'excès. Moi personnellement, je ne serai pas le lecteur qui rentre dans cette folie. Tout le monde peut faire des choix et les assumer. Une oeuvre que je qualifierai de très visqueuse et dans tous les sens du terme.
Stray toasters
Si j'avais commencé la bd par un titre comme celui-ci, je n'aurais sans doute jamais toucher une autre bd. Oui, c'est à se délaisser totalement de cette passion. Fort heureusement, cela n'a pas été le cas. Je crois qu'il y a des titres qui desservent ce noble art. Celui-ci en fait manifestement partie. Il est difficile d'accès et plutôt brouillon. Quand on commence à lire, on n'a plus qu'une envie, c'est celle d'arrêter et de le mettre à la poubelle. Un gogo peut être attiré comme moi par la belle couverture. ce qu'il y a à l'intérieur peut être totalement différent et c'est là que la déception commence. Une oeuvre que je qualifierais de très opaque dans un graphisme difficilement décryptable.
La Pluie des corps
Pas grand chose à retenir pour cette BD issue de la plateforme de crowdfunding Sandawe. Le gros défaut est le scénario en lui-même. J'ai une sainte horreur de ces histoires complètement alambiquées, au final incompréhensibles, auxquelles l'auteur n'apporte que peu voire pas d'éléments d'explications. A la fin, c'est un peu au lecteur de se faire sa propre interprétation: débrouille toi avec ça, mon cher. C'était bien, hein ? Euh...j'ai pas tout compris les trucs, là...C'est rien c'est magique, c'est fantastique, c'est du 3e degré. Très peu pour moi. Deuxième défaut non moins important, il y a un gros problème de rythme dans ce récit ! C'est plaaaaaaaaaaaaaaaaat, c'est mou, toute l'histoire, déjà difficile à avaler, est racontée d'une traite, sans cadence, et donc, on se fait chier... Certaines scènes ne sont pas claires non plus, j'ai dû une fois revenir en arrière pour comprendre ce qu'il se passait. Le seul point positif, mais qui ne sauvera pas les meubles, c'est le talent d'Anaïs Bernabé, de l'école Emile-Cohl, qui montre de belles choses en dessins et en couleurs. Certaines planches sont plutôt réussies. Malheureusement, son niveau s'avère assez inconstant tout au long de l'ouvrage, notamment à la fin, où elle semblerait presque s'épuiser. Malheureusement l'univers de cette BD est très restreint, le cadre ne change pour ainsi dire quasiment pas tout au long de l'histoire, et 90% du récit se passe dans la maison des deux principaux personnages, ça lasse donc encore plus et empêche peut être notre dessinatrice d'en montrer d'avantage. Bref, je pense que notre artiste n'est pas encore à pleine maturité mais qu'elle est peut être à suivre. Au final, j'attendais beaucoup de cet album dont le synopsis paraissait très original, et je suis très déçu par cette histoire obscure, mal racontée, et ennuyeuse. Désolé...
Serpents et Échelles
J'ai dû une fois jouer dans ma vie au jeu serpents et échelles bien qu'il ne soit pas très répandu dans notre pays. Alan Moore fait un essai aussi bien temporelle que psychologique dans une exploration psychogéographiques. Il y a un peu de magie et des rituels mais surtout des métaphores et des tournures poétiques. Mais c'est surtout une narration très bavarde qui nous assomme littéralement. Il ne faudra pas perdre le fil sous peine d'une marche en arrière ce qui est le principe de ce jeu. Bref, une adaptation qui rester très difficile d'accès pour les lecteurs que nous sommes. Cette fois-ci, je ne parle pas que pour moi mais pour l'ensemble. Il n'y a rien de subjectif dans ma remarque. Bref, une oeuvre beaucoup trop incompréhensible.