Le cynisme, l'humour noir, macabre, d'habitude j'aime beaucoup.
Avant tout, il faut préciser que je n'ai lu qu'un seul tome de cette série (tome 3), il faut donc prendre mon avis avec des pincettes (non ce n'est pas sale!).
Le dessin en lui même est pas mal du tout, notamment les rats auxquels P'Tit Luc parvient à donner des expressions que je trouve très réussies. Les détails d'environnement sont parfois succulents (les vieilles bouteilles d'Evian, le moteur de la 4L 1100 GTL... ). Ce qui me gène vraiment sur le plan "graphique" ce sont les couleurs, fades, mornes. Je veux bien que ce soit dans l'esprit un peu noir de cet album mais c'est tellement lisse et impersonnel que ça ne donne pas envie de lire. A la limite une version noir et blanc aurait été bien plus judicieuse.
L'histoire en elle-même pourrait être honnête mais sans grand génie, sans trouvaille, bref, franchement moyenne. Et ce ne sont pas les petits apartés à la manière de Gotlib et de sa coccinelle qui vont y changer quelque chose. Au contraire même, cette petite parenthèse devient rapidement lourdingue, à l'image du reste des planches de la véritable histoire, et ne m'a jamais accroché, même à la relecture.
La voix off du narrateur qui se veut humouristique ne correspond pas à ce que j'attend d'une BD de ce type, elle ne m'arrache que rarement un sourire, et encore, fugace et vite oublié.
Bref, Pacush Blues n'est vraiment pas ma tasse de thé.
Pour réaliser Rural, Etienne Davodeau avait suivi pendant de nombreux mois des paysans dans l'aventure de l'agriculture bio. "Après une année entière passée sur le terrain" comme le vantait le quatrième de couverture de l'album, l'auteur avait su côtoyer le réel pour nous livrer un témoignage sans concession. Si "Ceux qui t'aiment" n'a aucune valeur de reportage (du moins, on l'espère) et est bien à classer dans les oeuvres de fictions, cette bd n'en reste pas moins affligeante par son propos, sa vision du foot et par les clichés antédiluviens qu'elle contient. Là où Jean Jacques Annaud et Jean Pierre Mocky avec "Coup de tête" ou "A mort l'arbitre" avaient su filmer sans concession mais avec tendresse ce sport, Etienne Davodeau se perd dans des circonvolutions d'une niaiserie déroutante. Dans sa volonté de dénoncer les errements du sport business et des beaufs éduqués à la Kro et aux rots, l'auteur réussit l’unique exploit de nous renvoyer à la gueule sa piètre vision éculée de contestataire éduqué. Comme dirait ma grand-mère, qui pourtant ne s'y connaît ni en foot, ni en bd : « c'est l'hôpital qui se fout de la charité ». Dans son récit sur le ballon rond et les billets verts, l’auteur oublie l'essentiel, l’évidence, la raison même de l’existence de tout sport : le simple plaisir de jouer. Si Davodeau a su démontrer qu'il connaissait le monde paysan, ou tout du moins une partie, en se rendant sur « le terrain », il est fort à parier qu'il n'a foulé justement aucun terrain de foot, pas même la pelouse du stade municipal du coin... Ici, seul une représentation sclérosée et condescendante de l'imagerie du foot ressort. Une bien piètre initiative qui aura pour laconique réussite de complaire les hordes de bien pensants qui comme l'auteur abhorre le football.
Comment gagner du bon pognon dans la BD quand on n'a pas plus d'idée que de talent ? Bah, facile, il suffit de piller le répertoire de ceux qui en ont un peu ou beaucoup...
Floc'h a donc pour seule idée de gag un truc piqué à "South Park", celui du gamin qui s'en prend plein la tronche à tous les épisodes. Sauf que dans "South Park", il y a plein d'autres gags et de vrais scénars autour.
Il le met en scène dans des univers déjà très connus du public : Terminator, Alien, Matrix... Comme ça, le gogo moyen qui voit sa BD à la Fnac est immédiatement attiré par le gros Terminator sur la couv', puis il feuillette un peu sans lire, il voit Alien, Matrix, il se dit "ah, tiens, une parodie, c'est marrant les parodies", et il se laisse avoir...
Il en fait une BD pour enfants : les enfants, de nos jours, du moment que le personnage principal est un môme, ils lisent n'importe quoi, regardez "Titeuf".
J'ai lu un tome complet (heureusement que c'est vite lu et que ça m'a rien coûté), je n'ai pas souri une seule fois, j'ai trouvé ça c** et ultra-répétitif...
Si Katsura dessine les filles à la perfection, ses héros masculins sont ou moches ou infantilisé ou des vieillards croulants !!!
Mais bon, les filles sont supers !!! L'histoire elle, n'a rien de fondamentalement originale mais il y a quand meme une certaine fraicheur qui fait que ça peut être agreable à lire quand on est interessé...
Mais très vite ça devient quand meme vraiment trop niais !!! Alors, bon manga pour les fans du genre, mais sinon ça n'en vaut pas la peine !
Bonne idée à la base mais traitée avec un certain manque de finesse et de diplomatie qui sont, à mon avis, indispensable quand on veut faire autre chose que de la pub pour les préservatifs...
Les dessins sont sympas mais j'ai vécu cette bd comme une campagne contre le sida (louable intention) mais lecture assez décevante !
Le problème de cette bd, c'est qu'elle a horriblement vieillie, sortie en 1991, le contexte était différent... Maintenant, elle tombe un peu à plat...
L'interêt de cette histoire m'a complètement échappé. J'ai fini l'album sur un sentiment de frustration énorme, avec l'impression d'avoir été berné. J'aime Lovecraft et Poe, et cet album, qui semble s'inscrire dans cet veine, aurait du me plaire, mais ce n'est pas du tout le cas. L'auteur, à force de privilégier les effets de style a simplement oublié de nous donner certaines clés. De plus, le dessin de Sorel est peut-être impressionant par sa technique mais il ne me plaît qu'à moitié, je le trouve un peu trop maniéré et trop tape-à-l'oeil, il est du genre à dessiner trois fois plus de plis sur un vêtement que ce qu'il pourrait y en avoir dans la réalité. En résumé : je trouve qu'il en fait trop.
Attention la daube...Certes on parle de cul (qui a dit que c'est pour ça que je l'ai lu?) mais trop c'est trop (et pis on voit rien)...A part un ramassis d'insanités et de vulgarités y a rien à retenir...Les dessins ne sont pourtant pas si mal et la hache de Kran est carrément un objet d'art mais y a pas d'histoire et le scénario ne sert que de prétexte à une avalanche de blagues scatos niveau cm 2.
Les répliques "j'ai l'air d'une couille en métal" (authentique-tome5)ça va un moment et ça peut être sympa mais pas quand ça occupe 98% des dialogues...
Avec cette bd il y a un truc que j'ai pas compris... c'est...pourquoi??? Je ne suis pas persuadée que le monde de la bd ait besoin de Valérie et de ses problèmes...
Avec cette bd il y a aussi un truc que j'ai pas aimé...c'est...tout!!! L'histoire est inintéressante, voire même prise de tête, les dessins sont dignes de logos sur des packs de lessive...
Avec cette bd il y a un truc de potable c'est la couv', mais ça fait cher payé pour un dessin...
J'apprécie le premier cycle de Lanfeust, je trouve qu'Hébus est un chouette personnage, mais les histoires de trolls, ça me plait beaucoup moins. Si les dessins de Mourier sont tous simplement parfaits pour les têtes de débiles de troll ou leur tête de dégénerés (ça marche aussi), l'ensemble sent un peu le rechauffé...C'est vrai que les 4 premiers tomes sont un peu bidonnants mais les deux derniers deviennent trop commerciaux avec des vannes trop faciles et l'humour jeunesse branchée "star academy" ressort de plus en plus. On sent, du coup, de moins en moins d'efforts pour pondre les jeux de mots incisifs qui ont fait le succès de la série et qui commencent à manquer sérieusement...
Entre Premières chaleurs et "Les Filles", deux BD qui semblent sortir de la même photocopieuse à conneries, mon coeur balance : laquelle est la plus nulle, la plus creuse, la plus terriblement anecdotique, la plus dénuée du moindre intérêt et de la moindre originalité ?
Je détestais déjà celle-ci au bout de 2 pages et, au bout de 10, il était devenu évident que parvenir jusqu'au bout d'un tome me serait plus pénible que m'enfiler l'intégrale des films d'Éric Rohmer.
Le dessin est du niveau d'une affiche de pub pour le nouveau protège-slip Nana ou d'une illustration pour le dossier "comment trouver un mec cet été ?" de Elle (ou Jeune & Jolie), c'est-à-dire que ce n'est même pas moche, mais que ça témoigne d'un cruel manque de personnalité et d'ambition artistique. Parfois, l'auteur se permet une audace incroyable du style "Ce mec fait fondre Machine, alors du coup on voit Machine se transformer littéralement en flaque d'eau sur l'image"... Ouah, super, trop bien trouvé... Dommage que ce genre d'idée ait déjà été largement exploitée avant, dans des sitcoms comme "Ally McBeal", par exemple...
Mais ce n'est, hélas, même pas ça le pire !
Les situations ont déjà été mille fois vues ailleurs, ça n'apporte aucune nouveauté sur le sujet, on a déjà vu ou lu des milliards d'histoires de jeunes urbains paumés qui trouvent que les mecs/les nanas/la famille/le boulot/les enfants/la vie, c'est ‘achement compliqué quand même. Franchement, ce genre de choses, à un moment donné, ça va bien : votre VRAIE vie est déjà comme ça, alors quel besoin y a-t-il de revoir la même chose en BD, si ce n'est ni drôle et juste comme du Lapinot, ni touchant et sans complaisance comme du BSK ?
Les dialogues, qui se veulent visiblement légers, pleins d'esprit, drôles et justes, sont affligeants de platitude, de médiocrité et de bêtise, et remplis de lieux communs. On ne nous épargne hélas ni les inévitables aphorismes surpuissants ("C'est trop génial d'avoir un petit frère ou une petite soeur", "Tu apprendras, surtout avec le mec que t'as, qu'il faut toujours relever la lunette des toilettes", "Arrête ! C'est pas que ça le mariage ! C'est avant tout l'union de 2 êtres !") ni les gros clichés débiles et usés jusqu'à la corde ("Vite ! L'antidépresseur ! -Bien ! Infirmière Leïla, le chocolat ! -Méga-plaquette docteur ? -Au moins ! Et avec des morceaux de noisettes !", hahaha, je suis plié de rire, c'est vrai que les filles elles sont comme ça, elles se gavent de chocolat quand elles sont tristes à cause de leur mec, ouah, trop bien trouvé, mais quelle finesse, quel sens de l'observation incroyable de la part de l'auteur, j'applaudis !). Si on avait au moins l'impression que c'était à prendre au 14ème degré... mais non.
D'aucuns diront : oui, mais, toi t'es un mec, tu peux pas comprendre une BD de filles comme celle-ci. Arrrrgh, pitié, ne me faites pas croire que les filles ont si peu de goût en BD, c'est faux ! C'est pas parce que la majorité d'entre elles n'aime pas forcément les histoires de superhéros, de chevaliers, de tueurs, d'agents secrets ou de cowboys qu'il faut considérer que ce genre de navet insipide est forcément LA bd qui leur plaît !
Et en plus, tenez-vous bien : c'est cher ! 10,30 euros le tome ! Quand on pense qu'on peut avoir un Larcenet pour à peine 8,20 euros...
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Pacush Blues
Le cynisme, l'humour noir, macabre, d'habitude j'aime beaucoup. Avant tout, il faut préciser que je n'ai lu qu'un seul tome de cette série (tome 3), il faut donc prendre mon avis avec des pincettes (non ce n'est pas sale!). Le dessin en lui même est pas mal du tout, notamment les rats auxquels P'Tit Luc parvient à donner des expressions que je trouve très réussies. Les détails d'environnement sont parfois succulents (les vieilles bouteilles d'Evian, le moteur de la 4L 1100 GTL... ). Ce qui me gène vraiment sur le plan "graphique" ce sont les couleurs, fades, mornes. Je veux bien que ce soit dans l'esprit un peu noir de cet album mais c'est tellement lisse et impersonnel que ça ne donne pas envie de lire. A la limite une version noir et blanc aurait été bien plus judicieuse. L'histoire en elle-même pourrait être honnête mais sans grand génie, sans trouvaille, bref, franchement moyenne. Et ce ne sont pas les petits apartés à la manière de Gotlib et de sa coccinelle qui vont y changer quelque chose. Au contraire même, cette petite parenthèse devient rapidement lourdingue, à l'image du reste des planches de la véritable histoire, et ne m'a jamais accroché, même à la relecture. La voix off du narrateur qui se veut humouristique ne correspond pas à ce que j'attend d'une BD de ce type, elle ne m'arrache que rarement un sourire, et encore, fugace et vite oublié. Bref, Pacush Blues n'est vraiment pas ma tasse de thé.
Ceux qui t'aiment
Pour réaliser Rural, Etienne Davodeau avait suivi pendant de nombreux mois des paysans dans l'aventure de l'agriculture bio. "Après une année entière passée sur le terrain" comme le vantait le quatrième de couverture de l'album, l'auteur avait su côtoyer le réel pour nous livrer un témoignage sans concession. Si "Ceux qui t'aiment" n'a aucune valeur de reportage (du moins, on l'espère) et est bien à classer dans les oeuvres de fictions, cette bd n'en reste pas moins affligeante par son propos, sa vision du foot et par les clichés antédiluviens qu'elle contient. Là où Jean Jacques Annaud et Jean Pierre Mocky avec "Coup de tête" ou "A mort l'arbitre" avaient su filmer sans concession mais avec tendresse ce sport, Etienne Davodeau se perd dans des circonvolutions d'une niaiserie déroutante. Dans sa volonté de dénoncer les errements du sport business et des beaufs éduqués à la Kro et aux rots, l'auteur réussit l’unique exploit de nous renvoyer à la gueule sa piètre vision éculée de contestataire éduqué. Comme dirait ma grand-mère, qui pourtant ne s'y connaît ni en foot, ni en bd : « c'est l'hôpital qui se fout de la charité ». Dans son récit sur le ballon rond et les billets verts, l’auteur oublie l'essentiel, l’évidence, la raison même de l’existence de tout sport : le simple plaisir de jouer. Si Davodeau a su démontrer qu'il connaissait le monde paysan, ou tout du moins une partie, en se rendant sur « le terrain », il est fort à parier qu'il n'a foulé justement aucun terrain de foot, pas même la pelouse du stade municipal du coin... Ici, seul une représentation sclérosée et condescendante de l'imagerie du foot ressort. Une bien piètre initiative qui aura pour laconique réussite de complaire les hordes de bien pensants qui comme l'auteur abhorre le football.
Sboub
Comment gagner du bon pognon dans la BD quand on n'a pas plus d'idée que de talent ? Bah, facile, il suffit de piller le répertoire de ceux qui en ont un peu ou beaucoup... Floc'h a donc pour seule idée de gag un truc piqué à "South Park", celui du gamin qui s'en prend plein la tronche à tous les épisodes. Sauf que dans "South Park", il y a plein d'autres gags et de vrais scénars autour. Il le met en scène dans des univers déjà très connus du public : Terminator, Alien, Matrix... Comme ça, le gogo moyen qui voit sa BD à la Fnac est immédiatement attiré par le gros Terminator sur la couv', puis il feuillette un peu sans lire, il voit Alien, Matrix, il se dit "ah, tiens, une parodie, c'est marrant les parodies", et il se laisse avoir... Il en fait une BD pour enfants : les enfants, de nos jours, du moment que le personnage principal est un môme, ils lisent n'importe quoi, regardez "Titeuf". J'ai lu un tome complet (heureusement que c'est vite lu et que ça m'a rien coûté), je n'ai pas souri une seule fois, j'ai trouvé ça c** et ultra-répétitif...
I"s
Si Katsura dessine les filles à la perfection, ses héros masculins sont ou moches ou infantilisé ou des vieillards croulants !!! Mais bon, les filles sont supers !!! L'histoire elle, n'a rien de fondamentalement originale mais il y a quand meme une certaine fraicheur qui fait que ça peut être agreable à lire quand on est interessé... Mais très vite ça devient quand meme vraiment trop niais !!! Alors, bon manga pour les fans du genre, mais sinon ça n'en vaut pas la peine !
Jo
Bonne idée à la base mais traitée avec un certain manque de finesse et de diplomatie qui sont, à mon avis, indispensable quand on veut faire autre chose que de la pub pour les préservatifs... Les dessins sont sympas mais j'ai vécu cette bd comme une campagne contre le sida (louable intention) mais lecture assez décevante ! Le problème de cette bd, c'est qu'elle a horriblement vieillie, sortie en 1991, le contexte était différent... Maintenant, elle tombe un peu à plat...
Mother
L'interêt de cette histoire m'a complètement échappé. J'ai fini l'album sur un sentiment de frustration énorme, avec l'impression d'avoir été berné. J'aime Lovecraft et Poe, et cet album, qui semble s'inscrire dans cet veine, aurait du me plaire, mais ce n'est pas du tout le cas. L'auteur, à force de privilégier les effets de style a simplement oublié de nous donner certaines clés. De plus, le dessin de Sorel est peut-être impressionant par sa technique mais il ne me plaît qu'à moitié, je le trouve un peu trop maniéré et trop tape-à-l'oeil, il est du genre à dessiner trois fois plus de plis sur un vêtement que ce qu'il pourrait y en avoir dans la réalité. En résumé : je trouve qu'il en fait trop.
Krän
Attention la daube...Certes on parle de cul (qui a dit que c'est pour ça que je l'ai lu?) mais trop c'est trop (et pis on voit rien)...A part un ramassis d'insanités et de vulgarités y a rien à retenir...Les dessins ne sont pourtant pas si mal et la hache de Kran est carrément un objet d'art mais y a pas d'histoire et le scénario ne sert que de prétexte à une avalanche de blagues scatos niveau cm 2. Les répliques "j'ai l'air d'une couille en métal" (authentique-tome5)ça va un moment et ça peut être sympa mais pas quand ça occupe 98% des dialogues...
La veuve blanche
Avec cette bd il y a un truc que j'ai pas compris... c'est...pourquoi??? Je ne suis pas persuadée que le monde de la bd ait besoin de Valérie et de ses problèmes... Avec cette bd il y a aussi un truc que j'ai pas aimé...c'est...tout!!! L'histoire est inintéressante, voire même prise de tête, les dessins sont dignes de logos sur des packs de lessive... Avec cette bd il y a un truc de potable c'est la couv', mais ça fait cher payé pour un dessin...
Trolls de Troy
J'apprécie le premier cycle de Lanfeust, je trouve qu'Hébus est un chouette personnage, mais les histoires de trolls, ça me plait beaucoup moins. Si les dessins de Mourier sont tous simplement parfaits pour les têtes de débiles de troll ou leur tête de dégénerés (ça marche aussi), l'ensemble sent un peu le rechauffé...C'est vrai que les 4 premiers tomes sont un peu bidonnants mais les deux derniers deviennent trop commerciaux avec des vannes trop faciles et l'humour jeunesse branchée "star academy" ressort de plus en plus. On sent, du coup, de moins en moins d'efforts pour pondre les jeux de mots incisifs qui ont fait le succès de la série et qui commencent à manquer sérieusement...
Les Filles
Entre Premières chaleurs et "Les Filles", deux BD qui semblent sortir de la même photocopieuse à conneries, mon coeur balance : laquelle est la plus nulle, la plus creuse, la plus terriblement anecdotique, la plus dénuée du moindre intérêt et de la moindre originalité ? Je détestais déjà celle-ci au bout de 2 pages et, au bout de 10, il était devenu évident que parvenir jusqu'au bout d'un tome me serait plus pénible que m'enfiler l'intégrale des films d'Éric Rohmer. Le dessin est du niveau d'une affiche de pub pour le nouveau protège-slip Nana ou d'une illustration pour le dossier "comment trouver un mec cet été ?" de Elle (ou Jeune & Jolie), c'est-à-dire que ce n'est même pas moche, mais que ça témoigne d'un cruel manque de personnalité et d'ambition artistique. Parfois, l'auteur se permet une audace incroyable du style "Ce mec fait fondre Machine, alors du coup on voit Machine se transformer littéralement en flaque d'eau sur l'image"... Ouah, super, trop bien trouvé... Dommage que ce genre d'idée ait déjà été largement exploitée avant, dans des sitcoms comme "Ally McBeal", par exemple... Mais ce n'est, hélas, même pas ça le pire ! Les situations ont déjà été mille fois vues ailleurs, ça n'apporte aucune nouveauté sur le sujet, on a déjà vu ou lu des milliards d'histoires de jeunes urbains paumés qui trouvent que les mecs/les nanas/la famille/le boulot/les enfants/la vie, c'est ‘achement compliqué quand même. Franchement, ce genre de choses, à un moment donné, ça va bien : votre VRAIE vie est déjà comme ça, alors quel besoin y a-t-il de revoir la même chose en BD, si ce n'est ni drôle et juste comme du Lapinot, ni touchant et sans complaisance comme du BSK ? Les dialogues, qui se veulent visiblement légers, pleins d'esprit, drôles et justes, sont affligeants de platitude, de médiocrité et de bêtise, et remplis de lieux communs. On ne nous épargne hélas ni les inévitables aphorismes surpuissants ("C'est trop génial d'avoir un petit frère ou une petite soeur", "Tu apprendras, surtout avec le mec que t'as, qu'il faut toujours relever la lunette des toilettes", "Arrête ! C'est pas que ça le mariage ! C'est avant tout l'union de 2 êtres !") ni les gros clichés débiles et usés jusqu'à la corde ("Vite ! L'antidépresseur ! -Bien ! Infirmière Leïla, le chocolat ! -Méga-plaquette docteur ? -Au moins ! Et avec des morceaux de noisettes !", hahaha, je suis plié de rire, c'est vrai que les filles elles sont comme ça, elles se gavent de chocolat quand elles sont tristes à cause de leur mec, ouah, trop bien trouvé, mais quelle finesse, quel sens de l'observation incroyable de la part de l'auteur, j'applaudis !). Si on avait au moins l'impression que c'était à prendre au 14ème degré... mais non. D'aucuns diront : oui, mais, toi t'es un mec, tu peux pas comprendre une BD de filles comme celle-ci. Arrrrgh, pitié, ne me faites pas croire que les filles ont si peu de goût en BD, c'est faux ! C'est pas parce que la majorité d'entre elles n'aime pas forcément les histoires de superhéros, de chevaliers, de tueurs, d'agents secrets ou de cowboys qu'il faut considérer que ce genre de navet insipide est forcément LA bd qui leur plaît ! Et en plus, tenez-vous bien : c'est cher ! 10,30 euros le tome ! Quand on pense qu'on peut avoir un Larcenet pour à peine 8,20 euros...