Mmmmmmhhh... C’est du tout bon ça ! Même et SURTOUT si on s'intéresse à la science-fiction, cet album est vraiment à déconseiller. Histoire improbable. Et ce "travail" à l'ordinateur... une merveille du genre, je ne vous dis que ça. Il faudrait quand même comprendre une bonne fois pour toute que, pour faire du traitement informatique, savoir dessiner n'est pas superflu, ça reste la base de tout.
La différence entre les bd numériques et "traditionnelles" est souvent (pas toujours) comparable à la différence entre une boîte en conserve de fruits et des fruits frais. Ah, ce bon goût de fer-blanc... Ici j'ai carrément attrapé un rhume tellement les couleurs sont froides ! C'est bien simple, ouvrez l'album et la température de votre maison baisse de 10°.
Surtout que dans ce cas de bd, c'est le genre "la couleur camoufle les défauts du dessin".
Autant dire que pour lire l'histoire, c'est mal parti... Hislaire ne semble pas très en forme, et ses personnages sont plutôt antipathiques et "abracadabrantesques", sortis d'un sous-2001 Odyssée de l'espace.
Une mauvaise surprise, d'autant que les albums de la collection carrée se distinguent justement par leur qualité graphique et des histoires originales.
Je me demande d'ailleurs si ça ne fait pas concurrence à L'Affaire du siècle... Non, c'est trop cruel, ça !
Ah, XIII et ses complots, ses contre complots, ses renversements de situations renversants...
Au début, ça part plutôt pas mal (il faut préciser par honnêteté intellectuelle, que JVH ne s'est pas gêné pour copier/coller le roman de Ludlum), mais franchement, ce petit jeu de cache-cache d'identité me lasse assez vite. Je me dois de préciser que pour moi, les dés étaient pipés d'avance: depuis mon enfance, je n'ai jamais aimé le dessin de Vance. Certes, ses ambiances et ses illustrations sont remarquables de technique. Las, ses décors me rappellent invariablement les seventies, à croire qu'il est resté dedans.
Mais le pire, ce sont les personnages, H/F, semblables à des Big Jim à la tête interchangeable, et aussi expressifs qu'un boeuf musqué en décomposition depuis trois semaines. Même en faisant des efforts, je ne m'y fais pas, toutes mes excuses.
Jean-Marie Bigard ne cesse de le répéter, remplir le Stade de France ou vendre des millions de DVD lui rapporte tout juste de quoi payer ses employés et engraisser les méchants requins du fisc. Malgré le dénuement le plus total dans lequel il vit, il n'hésite pas à montrer son coeur à tous les passants avec son opération "Des bouchons en plastique dans ton cul" qui permet de payer des rustines pour les roues des fauteuils pour handicapés, mais comme cette année il voudrait que les enfants qu'il a fait à son épouse avec ses grosses couilles aient des cadeaux sous leur beau sapin grand comme sa pine (excusez-moi pour tout ça, hein, j'essaie de me mettre au niveau de Bigard), il a eu l'idée, pour se faire un peu d'argent de poche(-kangourou de slip, bien sûr), de sortir ce chouette produit dérivé que sont "Les Aventures de Bigard", une bande dessinée dont la finesse ne manquera pas de ravir ses nombreux fans.
Tous les ingrédients qui ont fait le succès populaire de ce comique populiste sont là : du gros gag qui tâche, du gros mot parce que les gros mots-c'est-grossier-mais-c'est-pas-vulgaire, et puis les intellos c'est des cons, et puis les garagistes c'est des escrocs, etc. Les petites histoires de l'album sont soit adaptées de ses sketchs (le fameux "Avant fallait écarter le maillot pour voir les fesses, avec le string faut écarter les fesses pour voir le maillot" par exemple), soit adaptées d'histoires drôles bien connues (et souvent déjà adaptées précédemment par Vuillemin dans "Les Sales Blagues", comme "T'es sympa mais quand tu te branles, fais-le avec TA bite"). Les répliques volent haut, parmi les meilleures je citerai "J'ai les doigts qui sentent un peu le cul parce que je me torche sans papier" ou "Quand on m'encule j'aime bien qu'on me caresse les tétons" ; c'est frais, c'est classe, c'est merveilleux. Les plus fins observateurs ne manqueront pas de remarquer, dans des rôles secondaires, une brochette d'animateurs-vedettes de TF1 : Laurence Boccolini, Nicolas Sarkozy ou encore Bataille et Fontaine. Avec un casting pareil, avouez que ça ne peut donner qu'un chef-d'oeuvre.
Non, bon, écoutez, sérieusement... Si vous aimez Bigard, je suppose que vous serez contents de retrouver dans cet album son humour si caractéristique... Pour ma part, j'ai pas réussi à prendre tout ça au 2ème, 3ème ou 112ème degré, j'ai trouvé ça gras, bas-du-front, beauf, macho ; ça affiche cette espèce de connerie crasse dont Bigard est fier sous prétexte qu'elle représenterait, selon lui, le "bon sens populaire des braves gens" (bien que la toute première histoire de l'album tendrait à trahir son mépris pour son propre public de braves gens), par opposition à la prétention des méchants bourgeois intellos qui se branlent le cerveau (d'ailleurs s'il lisait ce texte je suppose qu'il répondrait que si je n'aime pas sa BD c'est parce que je ne suis qu'un gros con d'intello qui se branle le cerveau, bien sûr). J'ai lu l'album en entier par curiosité, j'ai pas ri ou souri une seule fois, j'ai juste trouvé ça navrant... Je dois pas être le public ciblé par Jean-Marie de toutes façons.
Avant l'Incal, Après l'incal, il ne manque plus que pendant l'Incal et son grand-père!
Jodorowsky est certes un personnage rocambolesque plutôt original, qui a fait quelques bonnes histoires, mais les plus courtes sont les meilleures il me semble.
La lecture est rendue définitivement impossible grâce à la hideuse mise en couleur informatique qui achève un dessin de Moebius mi-figue mi-raisin...
Je pense que Van Hamme est un raconteur de talent, et au vu de ce qu'il dit dans le livre d'entretien paru chez Niffle, il a l'air sincère et proche de cette série.
Les premiers tomes sont bien fait niveau scénario, après je ne sais pas...
Le dessin dans son genre est très bien, quoique un peu impersonnel et lisse...
Mais:
1) L'univers "sea, sex and sun", les femme-objets, les gros machos qui trouvent le temps de plaisanter même lorsqu'ils sont attachés sur un lit clouté avec un bazooka pointé sur la tempe, c'est pas mon truc.
Et 2) Bon sang, qu'est-ce que j'aimerais BOTTER LES FESSES A CES TETES A CLAQUES que sont Largo et Simon!!!!!!! J'en rêve la nuit pour tout dire! Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaarggghh!!!
Oh que c'est mauvais...! Comment le dire gentiment?
C'est à la BD ce que Bernard Menez et Patrick Topaloff sont à la chanson française... franchouillard, beauf. Rien de marrant, des dessins insipides. A éviter ou à offrir à un ennemi.
Il est vrai que critiquer cette bd revient à mitrailler un corbillard... On m'en avait parlé et je l'ai tenu dans mes mains. Impossible de se retenir à ce moment, désolé : imaginez que l'on donne un matériel de dessin à un babouin enragé, qu'on le laisse faire, et vous aurez à peu près la même chose ! Et je me permets cette remarque quelque peu disgracieuse car on expose réellement des peintures de singes dans certaines galeries.
Le gaillard est storyboarder d'accord, c'est très estimable et il doit être compétent, mais la BD, c'est autre chose que son trait ligne "spaghetti mou"
Ensuite vient l'histoire : un ramassis de clichés intéressant, mais de toute façon un "dessin" pareil défigurerait n'importe quel scénario, donc difficile de juger plus avant. Enfin: les inénarrables bruitages (culte!).
Jean-Jacques Beinex veut sans doute devenir le Ed Wood de la bande dessinée. Et pourquoi pas, c'est une façon comme une autre de rentrer dans l'histoire.
Je n'ai ressenti que du dégoût à cette lecture. Tatsumi prend un malin plaisir à dépeindre des histoires malsaines, des déviances assez gênantes. Le style "gekiga", fondé par l'auteur ne me convient décidément pas, la violence de son propos m'indisposant fortement. Dans le genre, je trouve que d'autres auteurs japonais sont quand même plus intéresants. Et comme je n'accroche pas du tout au dessin, le rejet est presque total...
Un premier album d’une jeune dessinatrice (23 ans) qui n’a, malheureusement, pas encore le niveau qu’on est en droit d’attendre d’un auteur publié. Côté scénario, c’est assez moyen mais rien de dramatique, le rythme est soutenu et malgré certains inconsistances et des personnages très typés, ça vaut au moins Luuna, par exemple… Soit une intrigue facile mais qu’on suit sans peine.
Mais d’un point de vue graphique, pardon d’être aussi sec : cet album est une vraie catastrophe. Cristina De Arcos a encore bien des choses à apprendre. Son album est plein de perspectives foireuses, de corps mal proportionnés, de scènes d’action mal découpées, de cadrages ratés et d’une absence assez criante de tout sens de la mise en scène… On ne peut pas dire que Paquet nous ait tellement habitué à meilleur mais on tombe rarement aussi bas…
Je ne vais pas tirer sur Paquet, l’éditeur Suisse est loin d’être le seul à mettre des albums si peu aboutis sur le marché. Dans le genre, Carabas fait aussi très fort. Et puis les jeunes auteurs, il faut bien qu’ils commencent quelque part, et depuis la disparition des magazines qui permettaient aux apprentis dessinateurs de s’essayer sur des récits courts, ils sont bien forcés de proposer des albums complets et des projets de séries pour être publié, même quand ils sont encore très loin d’avoir le niveau…
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L'Impondérable
Mmmmmmhhh... C’est du tout bon ça ! Même et SURTOUT si on s'intéresse à la science-fiction, cet album est vraiment à déconseiller. Histoire improbable. Et ce "travail" à l'ordinateur... une merveille du genre, je ne vous dis que ça. Il faudrait quand même comprendre une bonne fois pour toute que, pour faire du traitement informatique, savoir dessiner n'est pas superflu, ça reste la base de tout.
3 Vierges
La différence entre les bd numériques et "traditionnelles" est souvent (pas toujours) comparable à la différence entre une boîte en conserve de fruits et des fruits frais. Ah, ce bon goût de fer-blanc... Ici j'ai carrément attrapé un rhume tellement les couleurs sont froides ! C'est bien simple, ouvrez l'album et la température de votre maison baisse de 10°. Surtout que dans ce cas de bd, c'est le genre "la couleur camoufle les défauts du dessin". Autant dire que pour lire l'histoire, c'est mal parti... Hislaire ne semble pas très en forme, et ses personnages sont plutôt antipathiques et "abracadabrantesques", sortis d'un sous-2001 Odyssée de l'espace. Une mauvaise surprise, d'autant que les albums de la collection carrée se distinguent justement par leur qualité graphique et des histoires originales. Je me demande d'ailleurs si ça ne fait pas concurrence à L'Affaire du siècle... Non, c'est trop cruel, ça !
XIII
Ah, XIII et ses complots, ses contre complots, ses renversements de situations renversants... Au début, ça part plutôt pas mal (il faut préciser par honnêteté intellectuelle, que JVH ne s'est pas gêné pour copier/coller le roman de Ludlum), mais franchement, ce petit jeu de cache-cache d'identité me lasse assez vite. Je me dois de préciser que pour moi, les dés étaient pipés d'avance: depuis mon enfance, je n'ai jamais aimé le dessin de Vance. Certes, ses ambiances et ses illustrations sont remarquables de technique. Las, ses décors me rappellent invariablement les seventies, à croire qu'il est resté dedans. Mais le pire, ce sont les personnages, H/F, semblables à des Big Jim à la tête interchangeable, et aussi expressifs qu'un boeuf musqué en décomposition depuis trois semaines. Même en faisant des efforts, je ne m'y fais pas, toutes mes excuses.
Les Aventures de Bigard
Jean-Marie Bigard ne cesse de le répéter, remplir le Stade de France ou vendre des millions de DVD lui rapporte tout juste de quoi payer ses employés et engraisser les méchants requins du fisc. Malgré le dénuement le plus total dans lequel il vit, il n'hésite pas à montrer son coeur à tous les passants avec son opération "Des bouchons en plastique dans ton cul" qui permet de payer des rustines pour les roues des fauteuils pour handicapés, mais comme cette année il voudrait que les enfants qu'il a fait à son épouse avec ses grosses couilles aient des cadeaux sous leur beau sapin grand comme sa pine (excusez-moi pour tout ça, hein, j'essaie de me mettre au niveau de Bigard), il a eu l'idée, pour se faire un peu d'argent de poche(-kangourou de slip, bien sûr), de sortir ce chouette produit dérivé que sont "Les Aventures de Bigard", une bande dessinée dont la finesse ne manquera pas de ravir ses nombreux fans. Tous les ingrédients qui ont fait le succès populaire de ce comique populiste sont là : du gros gag qui tâche, du gros mot parce que les gros mots-c'est-grossier-mais-c'est-pas-vulgaire, et puis les intellos c'est des cons, et puis les garagistes c'est des escrocs, etc. Les petites histoires de l'album sont soit adaptées de ses sketchs (le fameux "Avant fallait écarter le maillot pour voir les fesses, avec le string faut écarter les fesses pour voir le maillot" par exemple), soit adaptées d'histoires drôles bien connues (et souvent déjà adaptées précédemment par Vuillemin dans "Les Sales Blagues", comme "T'es sympa mais quand tu te branles, fais-le avec TA bite"). Les répliques volent haut, parmi les meilleures je citerai "J'ai les doigts qui sentent un peu le cul parce que je me torche sans papier" ou "Quand on m'encule j'aime bien qu'on me caresse les tétons" ; c'est frais, c'est classe, c'est merveilleux. Les plus fins observateurs ne manqueront pas de remarquer, dans des rôles secondaires, une brochette d'animateurs-vedettes de TF1 : Laurence Boccolini, Nicolas Sarkozy ou encore Bataille et Fontaine. Avec un casting pareil, avouez que ça ne peut donner qu'un chef-d'oeuvre. Non, bon, écoutez, sérieusement... Si vous aimez Bigard, je suppose que vous serez contents de retrouver dans cet album son humour si caractéristique... Pour ma part, j'ai pas réussi à prendre tout ça au 2ème, 3ème ou 112ème degré, j'ai trouvé ça gras, bas-du-front, beauf, macho ; ça affiche cette espèce de connerie crasse dont Bigard est fier sous prétexte qu'elle représenterait, selon lui, le "bon sens populaire des braves gens" (bien que la toute première histoire de l'album tendrait à trahir son mépris pour son propre public de braves gens), par opposition à la prétention des méchants bourgeois intellos qui se branlent le cerveau (d'ailleurs s'il lisait ce texte je suppose qu'il répondrait que si je n'aime pas sa BD c'est parce que je ne suis qu'un gros con d'intello qui se branle le cerveau, bien sûr). J'ai lu l'album en entier par curiosité, j'ai pas ri ou souri une seule fois, j'ai juste trouvé ça navrant... Je dois pas être le public ciblé par Jean-Marie de toutes façons.
Après l'Incal
Avant l'Incal, Après l'incal, il ne manque plus que pendant l'Incal et son grand-père! Jodorowsky est certes un personnage rocambolesque plutôt original, qui a fait quelques bonnes histoires, mais les plus courtes sont les meilleures il me semble. La lecture est rendue définitivement impossible grâce à la hideuse mise en couleur informatique qui achève un dessin de Moebius mi-figue mi-raisin...
Largo Winch
Je pense que Van Hamme est un raconteur de talent, et au vu de ce qu'il dit dans le livre d'entretien paru chez Niffle, il a l'air sincère et proche de cette série. Les premiers tomes sont bien fait niveau scénario, après je ne sais pas... Le dessin dans son genre est très bien, quoique un peu impersonnel et lisse... Mais: 1) L'univers "sea, sex and sun", les femme-objets, les gros machos qui trouvent le temps de plaisanter même lorsqu'ils sont attachés sur un lit clouté avec un bazooka pointé sur la tempe, c'est pas mon truc. Et 2) Bon sang, qu'est-ce que j'aimerais BOTTER LES FESSES A CES TETES A CLAQUES que sont Largo et Simon!!!!!!! J'en rêve la nuit pour tout dire! Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaarggghh!!!
Le Guide de...
Oh que c'est mauvais...! Comment le dire gentiment? C'est à la BD ce que Bernard Menez et Patrick Topaloff sont à la chanson française... franchouillard, beauf. Rien de marrant, des dessins insipides. A éviter ou à offrir à un ennemi.
L'Affaire du siècle
Il est vrai que critiquer cette bd revient à mitrailler un corbillard... On m'en avait parlé et je l'ai tenu dans mes mains. Impossible de se retenir à ce moment, désolé : imaginez que l'on donne un matériel de dessin à un babouin enragé, qu'on le laisse faire, et vous aurez à peu près la même chose ! Et je me permets cette remarque quelque peu disgracieuse car on expose réellement des peintures de singes dans certaines galeries. Le gaillard est storyboarder d'accord, c'est très estimable et il doit être compétent, mais la BD, c'est autre chose que son trait ligne "spaghetti mou" Ensuite vient l'histoire : un ramassis de clichés intéressant, mais de toute façon un "dessin" pareil défigurerait n'importe quel scénario, donc difficile de juger plus avant. Enfin: les inénarrables bruitages (culte!). Jean-Jacques Beinex veut sans doute devenir le Ed Wood de la bande dessinée. Et pourquoi pas, c'est une façon comme une autre de rentrer dans l'histoire.
Les Larmes de la bête
Je n'ai ressenti que du dégoût à cette lecture. Tatsumi prend un malin plaisir à dépeindre des histoires malsaines, des déviances assez gênantes. Le style "gekiga", fondé par l'auteur ne me convient décidément pas, la violence de son propos m'indisposant fortement. Dans le genre, je trouve que d'autres auteurs japonais sont quand même plus intéresants. Et comme je n'accroche pas du tout au dessin, le rejet est presque total...
À l'ombre de l'aigle
Un premier album d’une jeune dessinatrice (23 ans) qui n’a, malheureusement, pas encore le niveau qu’on est en droit d’attendre d’un auteur publié. Côté scénario, c’est assez moyen mais rien de dramatique, le rythme est soutenu et malgré certains inconsistances et des personnages très typés, ça vaut au moins Luuna, par exemple… Soit une intrigue facile mais qu’on suit sans peine. Mais d’un point de vue graphique, pardon d’être aussi sec : cet album est une vraie catastrophe. Cristina De Arcos a encore bien des choses à apprendre. Son album est plein de perspectives foireuses, de corps mal proportionnés, de scènes d’action mal découpées, de cadrages ratés et d’une absence assez criante de tout sens de la mise en scène… On ne peut pas dire que Paquet nous ait tellement habitué à meilleur mais on tombe rarement aussi bas… Je ne vais pas tirer sur Paquet, l’éditeur Suisse est loin d’être le seul à mettre des albums si peu aboutis sur le marché. Dans le genre, Carabas fait aussi très fort. Et puis les jeunes auteurs, il faut bien qu’ils commencent quelque part, et depuis la disparition des magazines qui permettaient aux apprentis dessinateurs de s’essayer sur des récits courts, ils sont bien forcés de proposer des albums complets et des projets de séries pour être publié, même quand ils sont encore très loin d’avoir le niveau…