Encore une nouvelle série pour Arleston, qui prend petit à petit l'habitude de proposer des albums sans goût, à l'humour douteux, et ce à toutes les sauces.
"Les naufragés d'Ythaq"... tout un programme. Similaire à Lanfeust des étoiles dans son univers (c'est à dire un faux univers de science fiction complètement cadré Heroic Fantasy.. les guerriers se battent à la hache, montent des créatures épiques, protégées par d'épaisses armures de bronze, le matos futuriste des héros ne fonctionne pas...), cet album possède tout de même un avantage de taille par rapport à la série best-seller du moment d'Arleston : ici, pas de jeu de mot merdeux sur 3 pages (le coup de "ta E.T. douche", je m'en rappellerai... longtemps), mais un humour plus fin (mais pas plus drôle), distillé au fil des pages.
On retrouve toujours et encore les mêmes personnages : L'héroïne possède un pouvoir inconnu qu'elle contrôle encore mal. Accompagnée d'un benêt au grand coeur, elle doit aussi supporter une des passagères du "Brume de comète", qui n'est finalement qu'un pâle reflet de Cixi : la belle brune machiavélique et espiègle, désagréable mais aussi exaspérante, hélas.
L'histoire en elle-même n'est pas des plus complexes, mais ne fonctionne pas si mal que ça. En reprenant encore et encore ce qui a fait le succès de ses albums passés, Arleston ne prend donc aucun risque ici... sauf celui de se répéter...
Au chapitre des gros hics de la série, nous pourrons donc relever :
- Les banfoos : race indigène d'Ythaq de morses ventripotents, qui ont la disgracieuse habitude de "fofotter" à cause de leur défense (et ce durant la moitié de l'album), afin d'asséner au lecteur leur humour catastrophique.
"V'ignore de quoi fous parlez. Les prévenus ne doifent de toute fafon avoir de contacts avec perfonne avant l'iffue du profès. Et les aftroporcs font vos complifes ? Etes-vous des aftrotruies ?". C'est vraiment insoutenable sur 20 pages.
- Des dialogues toujours aussi "rigolos" :
- "C'est pas le vert, c'est le rouge ! Je les confonds toujours, ça se ressemble tellement..."
- "Mon pied dans les fesses, tu ne le confondras pas ! Dépêche !"
Poilant.
Vous comprendrez aisément que tout ce qui peut sauver cet album, c'est finalement le dessin de Floch, assez sympa même si ultra formaté soleil. Il y a eu pas mal de travail sur les décors et les personnages (certaines planches sont vraiment chouettes), même si le design des véhicules n'est pas toujours terrible (le "Brume de comète" ressemble plus à un fer à repasser qu'à un vaisseau spatial).
De plus, la mise en couleur est tout à fait correcte, donnant pas mal de relief au dessin.
Vous l'aurez compris, ce n'est pas avec cet album que vous trouverez la paix intérieure.
Cet album devrait paraitre assez insipide même à un passionné de vélo. C'est tellement commercial et ça se veut tellement grand public qu'on stagne dans les anecdotes de bas étages, romancées au possible. Les gags peinent à arracher deux sourires sur 44 pages et encore, c'est parce que je me remémorais Gaston sur son vélo gagnant le Tour de France. Pas l'Alpe d'Huez du médiocre mais un bon Tourmalet.
Et bien que voilà une série de mauvais goût. J'ai lu ce truc chez un ami (si, si, c'est vrai !) et franchement j'ai eu du mal à finir ma lecture.
Les gags ne sont vraiment pas convaincants et le dessin est très banal.
Le plus marrant, c'est que cette bd est le genre de cadeau qu'on est susceptible de recevoir quand les gens ne savent pas quoi vous offrir. Horreur et damnation !
Que dire de plus ? A éviter !
Willem a deux obsessions. Les orifices et les trous. Voilà, en substance, ce qu'on pourrait retenir de cet album d'"humour". Pour la plupart publiées dans Psikopat, ces petites histoires (d'une à quatre planches), nous proposent des variations infinies, et pour la plupart cradingues, sur le thème du sexe (avec un peu d'amour dedans). Les histoires, pour la plupart, ne sont pas drôles du tout, juste politiquement incorrectes. Certaines sont carrément dérangeantes. Willem est un caricaturiste de presse caustique et talentueux, qui a ici pris une déviation sans le moindre intérêt.
Aie.
Je n'ai pas du tout aimé. Je précise que je n'ai lu que le tome 1 (et que je ne lirai jamais les suivants...)
Les dessins sont (dans un sens) magnifiques, c’est un fait.
L'histoire est tout à fait acceptable, ça j'en conviens aussi.
Mais personnellement je ne supporte PAS les BD 'animalières'
(C'est bizarre, mais je ne reconnais qu'à Trondheim le droit de dessiner comme ça, et chez lui je trouve ça génial)
J'ai trouvé cette BD d'un ridicule consommé. J'ai conscience d'avoir un avis peut-être à contre courant, mais bon...
Je conseille quand même de lire quelques pages avant de se ruer sur un éventuel achat.
Encore un scénario digne de Buronson, c'est à dire une histoire bien virile, remplie de pourris, de putes de yakuzas et de flics.
Tout ce joli monde passe son temps à se taper sur la gueule ou monter des plans foireux pour sauver leur peau ou devenir rois de la pègre.
Les femmes sont, comme d'habitude avec Buronson, des objets sans âmes et sans saveur, tout juste bonnes à se faire cogner ou baiser.
Les flics sont forcément des ripous, les mafieux sont commandés par de pauvres grabataires sans age portant le costume traditionnel... Quelle galerie digne du plus mauvais des nanars de série Z.
Mais la palme est pour le héros : Un bellâtre, tatoué et tout, un maître de la castagne qui ne recule devant rien, qui baise toutes les nanas qu'il veut et autant de fois qu'il le veut et qui se paye même le luxe de leur faire atteindre l'orgasme de leur vie... tout en ayant l'air décontracté et la clope au bec.
Au moins cette BD réussit à faire rire, j'espère que c'est le but recherché par Buronson parce que à chaque nouvelle série, le bougre va plus loin dans son délire. Sanctuary était déja pas mal, je croyais qu'il avait atteint le pompon avec Strain mais non, il fait encore plus fort avec Heat dans le bourrinage macho ponctué au flingue et rempli de phrases d'anthologie, un exemple : Un flic découvre Kurasawa à poil qui vient de sauter la femme du commissaire, admiratif devant le spectacle du fier Kurasawa encore au top de sa forme tandis que la femme est annéantie, il pense "Quel homme, il bande encore". Une scène culte les gars ! Finalement, je suis peut-être en train de devenir un fan de Buronson.
Les dessins d'Ikegami sont bons si on préfère le contemplatif à l'action. De toute façon, vu que le papier est de qualité pourrie et que l'impression est bien trop sombre, l'apect graphique ne sauve pas ce manga.
Bien sûr c'est à éviter, sauf si vous voulez le lire au second degré ou qu'une curiosité malsaine vous anime (c'est sûrement mon cas), quand vous voyez un manga qui propose de si belles têtes de glands poseurs sur les couvertures.
Ps: Buronson est aussi le scénariste des Ken le survivant et l'autre là, le blue sky.
Hum.
J'ai approché le degré zéro de l'intérêt en lisant cet album. Le dessin ? Très très bizarre. Difficile d'identifier ce que l'on voit la plupart du temps. A part des seins. Ca, il y en a. Et des croupes, aussi. Mais c'est pas vraiment joli, tout ça. Plutôt difficile à regarder. Quant à l'histoire, pffff... Si encore Nine poussait un peu sa réflexion sur la vanité, la solitude, ou s'il avait clairement fait du porno, il aurait pu y avoir un semblant d'intérêt, une étincelle d'intelligence chez le Spooky au regard torve, au nez qui le gratte et à l'envie d'aller voir les 6 minutes à la télé. Mais non, encéphalogramme plat.
Après lecture des deux premiers tomes, j'ai trouvé cette série plutôt ennuyeuse et fouillis. En effet, on ne sait pas trop à quoi s'attendre, on ne comprend pas bien où l'auteur veut en venir, et les situations "comiques" ne le sont pas tant que ça...
De plus, de nombreuses choses dans l'histoire restent obscures et ne sont pas expliquées.
En bref, je n'ai pas trop aimé, et je ne conseille pas l'achat.
Au départ, cet album avait tout pour me plaire... Un sujet dramatique amenant son lot d'émotions, des critiques quasi unanimes (impressionnant le nombre de 5/5). A aucun moment je n'ai pensé que j'allais détester... Et pourtant, j'ai détesté.
Je ne vais pas m'étendre sur l'histoire mais sur les raisons qui ont fait que je n'ai pas mais alors pas du tout aimé cet album.
Il est plus facile d'émouvoir le lecteur lorsque l'on parle de la tragédie juive lors de la seconde guerre mondiale que lorsque l'on raconte la vie du poulpe marin géant à la même époque. Et pourtant, à aucun moment cet album ne m'a ému. Le récit est très froid, très distant et les sentiments des protagonistes ne sont pas vraiment retranscrits. Art Spiegelman raconte la guerre vue par son père, et on a l'impression d'être face à une énumération de faits (à l'instar d'une liste de courses) plutôt que face à un destin exceptionnel chargé d'horreurs et de peurs... C'est du style "je me suis caché là, puis j'ai dû partir à tel autre endroit, là j'ai vu un juif se faire tuer dans la rue, et puis j'ai vu la montée du nazisme et on a pris mon usine. Alors j'ai fais du marché noir, etc..." Où est retranscrite la monstruosité des faits ? L'auteur nous sert presque un album si froid que l'on pourrait trouver les agissement des nazis "normaux" ou du moins c'est banal (comme une liste de courses je vous dis).
Autre point noir, le récit des faits est coupé par la retranscription des échanges entre l'auteur et son père au moment de l'écriture de l'album. Ceci ne serait pas nuisible au récit si et seulement si le père d'Art arrêtait de parler comme maître yoda... Je ne sais pas si comme ça dans la vraie vie il parle (ou parlait), mais au possible c'est agaçant. Si bien, que pour lire ces passages de l'album parfois me forcer j'ai dû.
Concernant la réalisation graphique, les dessins de Spiegelman m'ont laissé de marbre... En gros, c'est bien mais pas top. Seule trouvaille que j'ai trouvé remarquable, c'est la représentation animale des personnages, différenciés selon leurs "ethnies". Cela devient remarquable lorsque les souris (les juifs) apparaissent avec un masque de porc parce qu'ils sont en train d’essayer de se faire passer pour des polonais... Vraiment c'est bien trouvé.
Il n'empêche que je n'ai pas aimé cet album et même si je me sens un peu seul parmi toutes ces fabuleuses critiques, j'affirme avec force que je ne suis pas un pauvre grincheux qui n'a rien compris et est passé à côté de l'histoire, mais bien un bédéphile qui n'a pas lu le même album que tout le monde et qui est sûr de sa note.
C'est magnifique, d'une qualité de travail du dessin comme pour Vincent et Van Gogh, qui m'a émerveillé.
Mais, ici, il n'y a pas de fil conducteur à l'histoire. De très belles et magnifiques images se succèdent. On finit par s'y perdre grandement !
C'est dommage, je pense que Mudja est capable de faire beaucoup mieux, peut-être lui a-t-il manqué un bon scénariste.
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Les Naufragés d'Ythaq
Encore une nouvelle série pour Arleston, qui prend petit à petit l'habitude de proposer des albums sans goût, à l'humour douteux, et ce à toutes les sauces. "Les naufragés d'Ythaq"... tout un programme. Similaire à Lanfeust des étoiles dans son univers (c'est à dire un faux univers de science fiction complètement cadré Heroic Fantasy.. les guerriers se battent à la hache, montent des créatures épiques, protégées par d'épaisses armures de bronze, le matos futuriste des héros ne fonctionne pas...), cet album possède tout de même un avantage de taille par rapport à la série best-seller du moment d'Arleston : ici, pas de jeu de mot merdeux sur 3 pages (le coup de "ta E.T. douche", je m'en rappellerai... longtemps), mais un humour plus fin (mais pas plus drôle), distillé au fil des pages. On retrouve toujours et encore les mêmes personnages : L'héroïne possède un pouvoir inconnu qu'elle contrôle encore mal. Accompagnée d'un benêt au grand coeur, elle doit aussi supporter une des passagères du "Brume de comète", qui n'est finalement qu'un pâle reflet de Cixi : la belle brune machiavélique et espiègle, désagréable mais aussi exaspérante, hélas. L'histoire en elle-même n'est pas des plus complexes, mais ne fonctionne pas si mal que ça. En reprenant encore et encore ce qui a fait le succès de ses albums passés, Arleston ne prend donc aucun risque ici... sauf celui de se répéter... Au chapitre des gros hics de la série, nous pourrons donc relever : - Les banfoos : race indigène d'Ythaq de morses ventripotents, qui ont la disgracieuse habitude de "fofotter" à cause de leur défense (et ce durant la moitié de l'album), afin d'asséner au lecteur leur humour catastrophique. "V'ignore de quoi fous parlez. Les prévenus ne doifent de toute fafon avoir de contacts avec perfonne avant l'iffue du profès. Et les aftroporcs font vos complifes ? Etes-vous des aftrotruies ?". C'est vraiment insoutenable sur 20 pages. - Des dialogues toujours aussi "rigolos" : - "C'est pas le vert, c'est le rouge ! Je les confonds toujours, ça se ressemble tellement..." - "Mon pied dans les fesses, tu ne le confondras pas ! Dépêche !" Poilant. Vous comprendrez aisément que tout ce qui peut sauver cet album, c'est finalement le dessin de Floch, assez sympa même si ultra formaté soleil. Il y a eu pas mal de travail sur les décors et les personnages (certaines planches sont vraiment chouettes), même si le design des véhicules n'est pas toujours terrible (le "Brume de comète" ressemble plus à un fer à repasser qu'à un vaisseau spatial). De plus, la mise en couleur est tout à fait correcte, donnant pas mal de relief au dessin. Vous l'aurez compris, ce n'est pas avec cet album que vous trouverez la paix intérieure.
Le Tour de France
Cet album devrait paraitre assez insipide même à un passionné de vélo. C'est tellement commercial et ça se veut tellement grand public qu'on stagne dans les anecdotes de bas étages, romancées au possible. Les gags peinent à arracher deux sourires sur 44 pages et encore, c'est parce que je me remémorais Gaston sur son vélo gagnant le Tour de France. Pas l'Alpe d'Huez du médiocre mais un bon Tourmalet.
Le Guide de...
Et bien que voilà une série de mauvais goût. J'ai lu ce truc chez un ami (si, si, c'est vrai !) et franchement j'ai eu du mal à finir ma lecture. Les gags ne sont vraiment pas convaincants et le dessin est très banal. Le plus marrant, c'est que cette bd est le genre de cadeau qu'on est susceptible de recevoir quand les gens ne savent pas quoi vous offrir. Horreur et damnation ! Que dire de plus ? A éviter !
Poignées d'amour
Willem a deux obsessions. Les orifices et les trous. Voilà, en substance, ce qu'on pourrait retenir de cet album d'"humour". Pour la plupart publiées dans Psikopat, ces petites histoires (d'une à quatre planches), nous proposent des variations infinies, et pour la plupart cradingues, sur le thème du sexe (avec un peu d'amour dedans). Les histoires, pour la plupart, ne sont pas drôles du tout, juste politiquement incorrectes. Certaines sont carrément dérangeantes. Willem est un caricaturiste de presse caustique et talentueux, qui a ici pris une déviation sans le moindre intérêt.
Blacksad
Aie. Je n'ai pas du tout aimé. Je précise que je n'ai lu que le tome 1 (et que je ne lirai jamais les suivants...) Les dessins sont (dans un sens) magnifiques, c’est un fait. L'histoire est tout à fait acceptable, ça j'en conviens aussi. Mais personnellement je ne supporte PAS les BD 'animalières' (C'est bizarre, mais je ne reconnais qu'à Trondheim le droit de dessiner comme ça, et chez lui je trouve ça génial) J'ai trouvé cette BD d'un ridicule consommé. J'ai conscience d'avoir un avis peut-être à contre courant, mais bon... Je conseille quand même de lire quelques pages avant de se ruer sur un éventuel achat.
Heat
Encore un scénario digne de Buronson, c'est à dire une histoire bien virile, remplie de pourris, de putes de yakuzas et de flics. Tout ce joli monde passe son temps à se taper sur la gueule ou monter des plans foireux pour sauver leur peau ou devenir rois de la pègre. Les femmes sont, comme d'habitude avec Buronson, des objets sans âmes et sans saveur, tout juste bonnes à se faire cogner ou baiser. Les flics sont forcément des ripous, les mafieux sont commandés par de pauvres grabataires sans age portant le costume traditionnel... Quelle galerie digne du plus mauvais des nanars de série Z. Mais la palme est pour le héros : Un bellâtre, tatoué et tout, un maître de la castagne qui ne recule devant rien, qui baise toutes les nanas qu'il veut et autant de fois qu'il le veut et qui se paye même le luxe de leur faire atteindre l'orgasme de leur vie... tout en ayant l'air décontracté et la clope au bec. Au moins cette BD réussit à faire rire, j'espère que c'est le but recherché par Buronson parce que à chaque nouvelle série, le bougre va plus loin dans son délire. Sanctuary était déja pas mal, je croyais qu'il avait atteint le pompon avec Strain mais non, il fait encore plus fort avec Heat dans le bourrinage macho ponctué au flingue et rempli de phrases d'anthologie, un exemple : Un flic découvre Kurasawa à poil qui vient de sauter la femme du commissaire, admiratif devant le spectacle du fier Kurasawa encore au top de sa forme tandis que la femme est annéantie, il pense "Quel homme, il bande encore". Une scène culte les gars ! Finalement, je suis peut-être en train de devenir un fan de Buronson. Les dessins d'Ikegami sont bons si on préfère le contemplatif à l'action. De toute façon, vu que le papier est de qualité pourrie et que l'impression est bien trop sombre, l'apect graphique ne sauve pas ce manga. Bien sûr c'est à éviter, sauf si vous voulez le lire au second degré ou qu'une curiosité malsaine vous anime (c'est sûrement mon cas), quand vous voyez un manga qui propose de si belles têtes de glands poseurs sur les couvertures. Ps: Buronson est aussi le scénariste des Ken le survivant et l'autre là, le blue sky.
Saubón le petit canard (Le Canard qui aimait les poules)
Hum. J'ai approché le degré zéro de l'intérêt en lisant cet album. Le dessin ? Très très bizarre. Difficile d'identifier ce que l'on voit la plupart du temps. A part des seins. Ca, il y en a. Et des croupes, aussi. Mais c'est pas vraiment joli, tout ça. Plutôt difficile à regarder. Quant à l'histoire, pffff... Si encore Nine poussait un peu sa réflexion sur la vanité, la solitude, ou s'il avait clairement fait du porno, il aurait pu y avoir un semblant d'intérêt, une étincelle d'intelligence chez le Spooky au regard torve, au nez qui le gratte et à l'envie d'aller voir les 6 minutes à la télé. Mais non, encéphalogramme plat.
Cashgirl
Après lecture des deux premiers tomes, j'ai trouvé cette série plutôt ennuyeuse et fouillis. En effet, on ne sait pas trop à quoi s'attendre, on ne comprend pas bien où l'auteur veut en venir, et les situations "comiques" ne le sont pas tant que ça... De plus, de nombreuses choses dans l'histoire restent obscures et ne sont pas expliquées. En bref, je n'ai pas trop aimé, et je ne conseille pas l'achat.
Maus
Au départ, cet album avait tout pour me plaire... Un sujet dramatique amenant son lot d'émotions, des critiques quasi unanimes (impressionnant le nombre de 5/5). A aucun moment je n'ai pensé que j'allais détester... Et pourtant, j'ai détesté. Je ne vais pas m'étendre sur l'histoire mais sur les raisons qui ont fait que je n'ai pas mais alors pas du tout aimé cet album. Il est plus facile d'émouvoir le lecteur lorsque l'on parle de la tragédie juive lors de la seconde guerre mondiale que lorsque l'on raconte la vie du poulpe marin géant à la même époque. Et pourtant, à aucun moment cet album ne m'a ému. Le récit est très froid, très distant et les sentiments des protagonistes ne sont pas vraiment retranscrits. Art Spiegelman raconte la guerre vue par son père, et on a l'impression d'être face à une énumération de faits (à l'instar d'une liste de courses) plutôt que face à un destin exceptionnel chargé d'horreurs et de peurs... C'est du style "je me suis caché là, puis j'ai dû partir à tel autre endroit, là j'ai vu un juif se faire tuer dans la rue, et puis j'ai vu la montée du nazisme et on a pris mon usine. Alors j'ai fais du marché noir, etc..." Où est retranscrite la monstruosité des faits ? L'auteur nous sert presque un album si froid que l'on pourrait trouver les agissement des nazis "normaux" ou du moins c'est banal (comme une liste de courses je vous dis). Autre point noir, le récit des faits est coupé par la retranscription des échanges entre l'auteur et son père au moment de l'écriture de l'album. Ceci ne serait pas nuisible au récit si et seulement si le père d'Art arrêtait de parler comme maître yoda... Je ne sais pas si comme ça dans la vraie vie il parle (ou parlait), mais au possible c'est agaçant. Si bien, que pour lire ces passages de l'album parfois me forcer j'ai dû. Concernant la réalisation graphique, les dessins de Spiegelman m'ont laissé de marbre... En gros, c'est bien mais pas top. Seule trouvaille que j'ai trouvé remarquable, c'est la représentation animale des personnages, différenciés selon leurs "ethnies". Cela devient remarquable lorsque les souris (les juifs) apparaissent avec un masque de porc parce qu'ils sont en train d’essayer de se faire passer pour des polonais... Vraiment c'est bien trouvé. Il n'empêche que je n'ai pas aimé cet album et même si je me sens un peu seul parmi toutes ces fabuleuses critiques, j'affirme avec force que je ne suis pas un pauvre grincheux qui n'a rien compris et est passé à côté de l'histoire, mais bien un bédéphile qui n'a pas lu le même album que tout le monde et qui est sûr de sa note.
Le Cabaret des Muses (Le Bordel des Muses)
C'est magnifique, d'une qualité de travail du dessin comme pour Vincent et Van Gogh, qui m'a émerveillé. Mais, ici, il n'y a pas de fil conducteur à l'histoire. De très belles et magnifiques images se succèdent. On finit par s'y perdre grandement ! C'est dommage, je pense que Mudja est capable de faire beaucoup mieux, peut-être lui a-t-il manqué un bon scénariste.