Tout ce qui vient de Christophe Bec n'est pas forcément de l'or. Je suis plutôt déçu par ce thriller psychologique se déroulant dans le milieu des artistes et des galeries d'art. Tout d'abord par le dessin dont l'encrage noir envahit presque toutes les cases au point qu'on discerne à peine les silhouettes des différents protagonistes autour du chef de bande : un artiste imbu de sa personne, dominateur et plutôt désagréable avec la gente féminine.
Le gros point noir serait le cheminement de cette histoire dont je n'ai guère compris toutes les subtilités : c'est dommage. La narration me semblait pourtant fluide mais quelque chose passe véritablement mal. Une oeuvre totalement hermétique.
"Ted Bundy" ressemble à la série "Esprits criminels", sans le rythme, l'intérêt et la narration.
La BD se lit bien mais on reste en dehors du récit tant c'est insipide de la façon dont c'est amené.
Le support de la BD ne sert à rien si l'histoire n'est pas un minimum construite. On a le droit à une suite d'évènements mais l'aspect psychologique tant évoqué dans le récit m'a paru aux abonnés absents.
Le dessin est moyen, très froid et stéréotypé.
A la fermeture de la BD, je me suis demandé quel était le but de ce projet...
Ce genre de sujet a maintes fois été évoqué avec beaucoup plus de talent.
C'est juste du sensationnel morbide faisant un rationnel bide !
"Une ville, un mardi" n'est pas vraiment une BD mais un croisement entre plusieurs arts. C'est ultra artistique et surtout opaque pour mon petit cerveau cartésien.
Je ne suis pas préparé à ce genre d'expérience. Graphiquement je ne saisis pas les subtilités et je me retrouve contraint à l'apprécier au premier degré, c'est à dire pas du tout...
Les textes sont gonflants, etc... : un vrai calvaire.
Mes limites sont allègrement franchies avec ce smilblick !!!!
Je ne sais pas si il s'agissait d'un concours entre éditeurs mais je ne saisis pas l'intérêt de publier un auteur de 11 ans. Ce n'est pas de l'amateurisme, c'est encore avant...
L'histoire est complètement décousue, seul le final est correct ou du moins l'idée.
Pour le dessin, la page en galerie suffit pour se faire une impression...
Il n'y a aucune perspective, c'est étrange et peu lisible.
On pourra considérer cette BD comme expérimentale mais je suis quand même très déçu par le résultat.
Cette BD de SF est avant tout une BD érotique pour ados...
Crisse avait son style dès ce premier opus. Il n'a d'ailleurs pas évolué, les personnages sont toujours dessinés de la même façon.
C'est à croire qu'il n'a pas plus mûri que ses personnages féminins aux courbes importantes.
Le scénario est affligeant, le final est même ridicule.
C'est tape à l'oeil mais difficile de faire pire selon mes goûts.
Je serai quand même allé au bout des 32 pages ;)
Vous avez vu le nombre de scénaristes ? Il en a fallu trois pour pondre ça !
'L'Académie des chasseurs de primes' fait partie de ces récits où je sais dès la première page que je vais m'ennuyer. Malgré tous mes efforts, je ne suis pas rentré une seule seconde dans le récit et j'ai abandonné ma lecture à la moitié du livre. Les péripéties sont ennuyantes et les personnages sont stéréotypés au maximum, mais la principale raison de mon ennui est sans aucun doute le dessin.
Déjà à la base je ne suis pas fan de ce style, mais en plus les couleurs sont moches et on voit très bien qu'elles sont faites par l'ordinateur. Je ne sais comment expliquer ça, mais cela a fait en sorte que le dessin ne possède aucune personnalité et aucune 'âme'. J'avais l'impression de regarder un truc vide alors que lorsque je regarde du Tezuka, du Sfar ou du Franquin, je vois un monde imaginatif qui ne demande qu'à être lu...
La première pensée qui me vint, alors que j'atteignais difficilement le premier tiers de ce dernier voyage fut : "ai-je bien lu la même BD que les autres posteurs ? "…
Après une deuxième tentative, je peinais toujours à atteindre la fin, la faute principalement à l'histoire que je trouve décousue et la faute aussi au dessin souvent trop "flou" et qui n'aide pas à comprendre ce qu'il se passe. J'ai pourtant été éblouie par certaines planches, notamment celles où la jeune fille rêve d'Alexandre après le naufrage et le voit partir sur un espèce d'animal / engin ailé. Certaines planches représentant les reflets du soleil sur la mer sont magnifiques. Certaines astuces graphiques utilisées pour représenter le rêve ou l'imagination sont très sympathiques mais en dehors de ça, je ne me suis pas retrouvée dans ce dessin. De plus, les monologues sont parfois difficiles à attribuer à la bonne personne en première lecture (surtout pour quelqu'un comme moi qui commence souvent par lire le texte et regarde le dessin ensuite).
J'ai fait l'effort d'aller au bout, pensant trouver dans les dernières pages l'étincelle qui m'aurait fait voir tout le reste sous un autre angle, la pirouette qui balance toutes les certitudes et permet de tirer son chapeau devant l'inventivité des auteurs… Et bien non, parvenue à la dernière page je reste toujours aussi circonspecte… J'ai peut-être zappé des trucs, mais je ne m'explique pas comment le carnet est parvenu à la fille du disparu, comment le pingouin habillé en blanc était suffisamment au courant de tout pour filer d'aussi près cette dernière et Alexandre dans leur voyage, comment autant de choses ont pu se passer en quelques "lunes" alors que manifestement il faudrait des années pour ça (ou alors c'est la notion de durée qui est très mal rendue)… Bref, je n'ai pas été suffisamment emportée par la "magie" pour oublier les incohérences ou les facilités du récit…
Trop intello pour moi ? La suite ne me tente pas du tout…
J’ai rarement lu un recueil d’aussi mauvaise qualité. Il comporte sept récits, tous dans un genre de polar crasseux, avec une narration à la « Noir ». Déjà que j’ai du mal avec ce type de narration, toujours désabusé, cynique, là c’est le pompon. En effet la plupart des nouvelles reposent sur un ressort dramatique proche du néant, avec des chutes d’une platitude absolue. Pire, certains passages sont carrément incompréhensibles. On remarquera cependant des figures typiques du genre : la clope au bec de la plupart des personnages, des femmes fatales, une boîte de jazz, un port ou bien des taxis new-yorkais.
Au niveau graphique c’est très très moche. Morphologies aléatoires des personnages, planches poussiéreuses, ambiances noir et blanc sans la moindre nuance… Joos ne dessine pas trop mal les voitures des années 1970. C’est le seul point positif de l’album.
Je suis plutôt très déçu par ce Batman que je viens de lire. Effectivement, le scénario est très confus et le dessin est très imprécis à cause d'un encrage beaucoup trop appuyé certainement pour créer une certaine ambiance.
L'idée de départ de l'auteur était de faire basculer Batman dans le monde de l'horreur avec les zombies. Bonne idée mais assez mal exploitée. Dans le même registre, j'avais préféré nettement le combat que menait le chevalier noir contre Dracula par exemple.
L'univers de Batman est assez vaste pour contenir du bon et du moins bon. Ce titre fait partie d'une mauvaise pioche car pas du tout convaincant. On pourra se consoler en tant que fan en se rabattant sur les nombreux autres titres de la saga de l'homme chauve-souris.
Décidément, je n’apprécie pas du tout les dialogues de Millar !
Nous sommes en face de super-héros dotés d’une « super conscience » puisque émancipés de toute tutelle gouvernementale et décidant eux-mêmes de leurs interventions.
Et pourtant, la qualité sémantique de leur conversation ne dépasse pas celle d’une cour d’école primaire : outre le fait qu’il m’est désagréable de lire des vulgarités à chaque ligne (voir quelques exemples ci-dessous), la grossièreté du langage ne cadre pas du tout avec ce que ces supers-héros sont sensés être.
« Ils me fatiguent ces têtes de cons.
C’est qui que tu traites de têtes de cons ?
Et tête de nœud ca te convient mieux ? »
« Tu penses à quoi ?
A la manière dont je vais briser un à un tous les os de ce pitre et lui coller la masse d’armes de son pote si profond qu’il lui faudra huit ans d’hosto dans un bon service de proctologie pour pouvoir remarcher. »
« Et alors ? T’as toujours qu’une petite bite. »
etc.
De plus Millar, connu pour politiser le comics, ne cache pas son sentiment anti-français primaire, je l’avais déjà noté dans Ultimates, cela aussi bien sûr ne passe pas.
« Super Vilain 1 :
Ca fait zarb de buter des civils.
Super Vilain 2 :
Pour être civil, il faut être civilisé. Ces gens sont des français.
J’ai beau détester les mexicains, les asiatiques et les noirs, aucune race ne me débecte autant que ces bouffeurs de cheval.
Le Dr Kristein m’a promis que je pourrais faire une boîte à cigare avec le crâne de Chirac dès qu’on aura rasé l’Assemblée Nationale. »
Bref je n’aime pas du tout Millar, j’avais déjà été fortement déçu par son T2 Ultimates, sentiment confirmé avec la lecture de ce T1 The Authority que j’ai terminé à grand peine.
J’ai rapidement feuilleté le T2 The Authority, constaté que la vulgarité gratuite était toujours aussi présente et ai donc revendu toute la série.
Le comble c’est que les deux premiers tomes de la série peuvent être assez chers (environ 20 euros) car épuisés et difficiles à trouver.
Le dessinateur est cependant excellent.
Je reconnais que Millar tente de renouveler le genre en insufflant peps et nouveaux concepts.
Je mettrai donc 1 et pas 0.
A ceux qui veulent découvrir le comics, cherchez plutôt du côté de Bendis [Daredevil - L'homme sans peur (cycle de Bendis et Maleev), Sam and Twitch], Brubaker, Gaiman [L'Orchidée Noire (Black Orchid), Death], Rucka [Whiteout], Moore, Miller.
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Anna (Hotel particulier)
Tout ce qui vient de Christophe Bec n'est pas forcément de l'or. Je suis plutôt déçu par ce thriller psychologique se déroulant dans le milieu des artistes et des galeries d'art. Tout d'abord par le dessin dont l'encrage noir envahit presque toutes les cases au point qu'on discerne à peine les silhouettes des différents protagonistes autour du chef de bande : un artiste imbu de sa personne, dominateur et plutôt désagréable avec la gente féminine. Le gros point noir serait le cheminement de cette histoire dont je n'ai guère compris toutes les subtilités : c'est dommage. La narration me semblait pourtant fluide mais quelque chose passe véritablement mal. Une oeuvre totalement hermétique.
Ted Bundy
"Ted Bundy" ressemble à la série "Esprits criminels", sans le rythme, l'intérêt et la narration. La BD se lit bien mais on reste en dehors du récit tant c'est insipide de la façon dont c'est amené. Le support de la BD ne sert à rien si l'histoire n'est pas un minimum construite. On a le droit à une suite d'évènements mais l'aspect psychologique tant évoqué dans le récit m'a paru aux abonnés absents. Le dessin est moyen, très froid et stéréotypé. A la fermeture de la BD, je me suis demandé quel était le but de ce projet... Ce genre de sujet a maintes fois été évoqué avec beaucoup plus de talent. C'est juste du sensationnel morbide faisant un rationnel bide !
Une ville, un mardi
"Une ville, un mardi" n'est pas vraiment une BD mais un croisement entre plusieurs arts. C'est ultra artistique et surtout opaque pour mon petit cerveau cartésien. Je ne suis pas préparé à ce genre d'expérience. Graphiquement je ne saisis pas les subtilités et je me retrouve contraint à l'apprécier au premier degré, c'est à dire pas du tout... Les textes sont gonflants, etc... : un vrai calvaire. Mes limites sont allègrement franchies avec ce smilblick !!!!
Après-midi torride
Je ne sais pas si il s'agissait d'un concours entre éditeurs mais je ne saisis pas l'intérêt de publier un auteur de 11 ans. Ce n'est pas de l'amateurisme, c'est encore avant... L'histoire est complètement décousue, seul le final est correct ou du moins l'idée. Pour le dessin, la page en galerie suffit pour se faire une impression... Il n'y a aucune perspective, c'est étrange et peu lisible. On pourra considérer cette BD comme expérimentale mais je suis quand même très déçu par le résultat.
Cosmos Milady
Cette BD de SF est avant tout une BD érotique pour ados... Crisse avait son style dès ce premier opus. Il n'a d'ailleurs pas évolué, les personnages sont toujours dessinés de la même façon. C'est à croire qu'il n'a pas plus mûri que ses personnages féminins aux courbes importantes. Le scénario est affligeant, le final est même ridicule. C'est tape à l'oeil mais difficile de faire pire selon mes goûts. Je serai quand même allé au bout des 32 pages ;)
L'Académie des chasseurs de primes
Vous avez vu le nombre de scénaristes ? Il en a fallu trois pour pondre ça ! 'L'Académie des chasseurs de primes' fait partie de ces récits où je sais dès la première page que je vais m'ennuyer. Malgré tous mes efforts, je ne suis pas rentré une seule seconde dans le récit et j'ai abandonné ma lecture à la moitié du livre. Les péripéties sont ennuyantes et les personnages sont stéréotypés au maximum, mais la principale raison de mon ennui est sans aucun doute le dessin. Déjà à la base je ne suis pas fan de ce style, mais en plus les couleurs sont moches et on voit très bien qu'elles sont faites par l'ordinateur. Je ne sais comment expliquer ça, mais cela a fait en sorte que le dessin ne possède aucune personnalité et aucune 'âme'. J'avais l'impression de regarder un truc vide alors que lorsque je regarde du Tezuka, du Sfar ou du Franquin, je vois un monde imaginatif qui ne demande qu'à être lu...
Le Dernier Voyage d'Alexandre de Humboldt
La première pensée qui me vint, alors que j'atteignais difficilement le premier tiers de ce dernier voyage fut : "ai-je bien lu la même BD que les autres posteurs ? "… Après une deuxième tentative, je peinais toujours à atteindre la fin, la faute principalement à l'histoire que je trouve décousue et la faute aussi au dessin souvent trop "flou" et qui n'aide pas à comprendre ce qu'il se passe. J'ai pourtant été éblouie par certaines planches, notamment celles où la jeune fille rêve d'Alexandre après le naufrage et le voit partir sur un espèce d'animal / engin ailé. Certaines planches représentant les reflets du soleil sur la mer sont magnifiques. Certaines astuces graphiques utilisées pour représenter le rêve ou l'imagination sont très sympathiques mais en dehors de ça, je ne me suis pas retrouvée dans ce dessin. De plus, les monologues sont parfois difficiles à attribuer à la bonne personne en première lecture (surtout pour quelqu'un comme moi qui commence souvent par lire le texte et regarde le dessin ensuite). J'ai fait l'effort d'aller au bout, pensant trouver dans les dernières pages l'étincelle qui m'aurait fait voir tout le reste sous un autre angle, la pirouette qui balance toutes les certitudes et permet de tirer son chapeau devant l'inventivité des auteurs… Et bien non, parvenue à la dernière page je reste toujours aussi circonspecte… J'ai peut-être zappé des trucs, mais je ne m'explique pas comment le carnet est parvenu à la fille du disparu, comment le pingouin habillé en blanc était suffisamment au courant de tout pour filer d'aussi près cette dernière et Alexandre dans leur voyage, comment autant de choses ont pu se passer en quelques "lunes" alors que manifestement il faudrait des années pour ça (ou alors c'est la notion de durée qui est très mal rendue)… Bref, je n'ai pas été suffisamment emportée par la "magie" pour oublier les incohérences ou les facilités du récit… Trop intello pour moi ? La suite ne me tente pas du tout…
Le Mal de l'espace
J’ai rarement lu un recueil d’aussi mauvaise qualité. Il comporte sept récits, tous dans un genre de polar crasseux, avec une narration à la « Noir ». Déjà que j’ai du mal avec ce type de narration, toujours désabusé, cynique, là c’est le pompon. En effet la plupart des nouvelles reposent sur un ressort dramatique proche du néant, avec des chutes d’une platitude absolue. Pire, certains passages sont carrément incompréhensibles. On remarquera cependant des figures typiques du genre : la clope au bec de la plupart des personnages, des femmes fatales, une boîte de jazz, un port ou bien des taxis new-yorkais. Au niveau graphique c’est très très moche. Morphologies aléatoires des personnages, planches poussiéreuses, ambiances noir et blanc sans la moindre nuance… Joos ne dessine pas trop mal les voitures des années 1970. C’est le seul point positif de l’album.
Batman - Gotham county line
Je suis plutôt très déçu par ce Batman que je viens de lire. Effectivement, le scénario est très confus et le dessin est très imprécis à cause d'un encrage beaucoup trop appuyé certainement pour créer une certaine ambiance. L'idée de départ de l'auteur était de faire basculer Batman dans le monde de l'horreur avec les zombies. Bonne idée mais assez mal exploitée. Dans le même registre, j'avais préféré nettement le combat que menait le chevalier noir contre Dracula par exemple. L'univers de Batman est assez vaste pour contenir du bon et du moins bon. Ce titre fait partie d'une mauvaise pioche car pas du tout convaincant. On pourra se consoler en tant que fan en se rabattant sur les nombreux autres titres de la saga de l'homme chauve-souris.
The Authority (Mark Millar)
Décidément, je n’apprécie pas du tout les dialogues de Millar ! Nous sommes en face de super-héros dotés d’une « super conscience » puisque émancipés de toute tutelle gouvernementale et décidant eux-mêmes de leurs interventions. Et pourtant, la qualité sémantique de leur conversation ne dépasse pas celle d’une cour d’école primaire : outre le fait qu’il m’est désagréable de lire des vulgarités à chaque ligne (voir quelques exemples ci-dessous), la grossièreté du langage ne cadre pas du tout avec ce que ces supers-héros sont sensés être. « Ils me fatiguent ces têtes de cons. C’est qui que tu traites de têtes de cons ? Et tête de nœud ca te convient mieux ? » « Tu penses à quoi ? A la manière dont je vais briser un à un tous les os de ce pitre et lui coller la masse d’armes de son pote si profond qu’il lui faudra huit ans d’hosto dans un bon service de proctologie pour pouvoir remarcher. » « Et alors ? T’as toujours qu’une petite bite. » etc. De plus Millar, connu pour politiser le comics, ne cache pas son sentiment anti-français primaire, je l’avais déjà noté dans Ultimates, cela aussi bien sûr ne passe pas. « Super Vilain 1 : Ca fait zarb de buter des civils. Super Vilain 2 : Pour être civil, il faut être civilisé. Ces gens sont des français. J’ai beau détester les mexicains, les asiatiques et les noirs, aucune race ne me débecte autant que ces bouffeurs de cheval. Le Dr Kristein m’a promis que je pourrais faire une boîte à cigare avec le crâne de Chirac dès qu’on aura rasé l’Assemblée Nationale. » Bref je n’aime pas du tout Millar, j’avais déjà été fortement déçu par son T2 Ultimates, sentiment confirmé avec la lecture de ce T1 The Authority que j’ai terminé à grand peine. J’ai rapidement feuilleté le T2 The Authority, constaté que la vulgarité gratuite était toujours aussi présente et ai donc revendu toute la série. Le comble c’est que les deux premiers tomes de la série peuvent être assez chers (environ 20 euros) car épuisés et difficiles à trouver. Le dessinateur est cependant excellent. Je reconnais que Millar tente de renouveler le genre en insufflant peps et nouveaux concepts. Je mettrai donc 1 et pas 0. A ceux qui veulent découvrir le comics, cherchez plutôt du côté de Bendis [Daredevil - L'homme sans peur (cycle de Bendis et Maleev), Sam and Twitch], Brubaker, Gaiman [L'Orchidée Noire (Black Orchid), Death], Rucka [Whiteout], Moore, Miller.