Sans aucune connaissance de cet auteur, je me suis lancé à la découverte. Au premier abord c’est le dessin qui marque : il s’agit de trait noir très simpliste, le genre à être fait sur une table de bistrot en papier du quartier latin avec un stylo bille. Il ne faut pas chercher de fioritures d’arrière plan, de technique de plis de vêtements, de perspective, ou même de finesse dans les expressions, il n’y a rien que du gras et du vulgaire.
Niveau scénario ça ne vole pas haut non plus, pire on a l’impression de lire un manifeste de ce qu’il faut penser et ne pas penser, de ce qui est bien et de ce qui ne l’est pas. La stigmatisation systématique de tout comportement n’entrant pas dans le mode de pensée de l’auteur est raillée. La méchanceté succède au matraquage gratuit. Alors certes ce n’est souvent pas la plus fine frange de l’espèce humaine qui est représentée, et bien souvent sont présentées des réactions humaines stupides. Est-ce pour autant une raison pour en tirer autant de violence ? Car honnêtement si nombre des situations évoquées sont stupidement banales, la façon dont elles sont présentées (souvent avec un point de vue unique qui parait parfois de très mauvaise foi) ressemble à de la justice de jury populaire digne des plus sombres heures révolutionnaires.
Je ne connaissais pas cet auteur, à mon sens la méchanceté gratuite des propos inintéressants qu’il nous présente n’a d’égale que la vacuité artistique de ses dessins. Se réfugier derrière je ne sais quel intellectualisme me parait de la pure mauvaise foi !
le tome 2 confirme les propos, mêmes propos gratuits, mêmes dessins bâclés.
A oublier.
Ce genre de sujet se caractérise par la difficulté de différencier le fond et la forme de la BD du sujet en lui-même.
Le sujet parle d’une histoire d’amour entre deux femmes, ou disons plutôt entre une adolescente et une post adolescente. Après un drame celle qui reste va, au gré de la lecture d’un journal intime, retrouver toute leur histoire et ses étapes.
Graphiquement le trait de qualité ressemble à celui de Sambre, au détail près que le rouge n’est pas ici la couleur magnifiée : c’est le bleu ! Tout ce qui concerne la femme se trouve joliment croqué, surtout lorsqu’il s’agit d’un moment débordant de pathos et d’eros. Le dessinateur prend le parti pris de rendre joli tout ce qui touche à l’amour de ces femmes et laid (ou disons moins beau) ce qui vient l’entraver. La colorisation bleue qui parsème le récit lorsque notre héroïne s’épanouit permet de rêver, cela fait ensuite tout drôle de voir la vraie couleur de cheveu de son amie lorsque leur relation vit des moments délicats (elle est tellement plus belle en bleue !)
En revanche le scénario me fait complètement pitié : on nage dans le grotesque pathos dégoulinant de couches de bon sentiment et de clichés présentés avec un angle si partial qu’ils en deviennent indigestes. Si l’idée de base était intéressante : à savoir présenter le fait qu’une relation amoureuse peut aussi bien être particulièrement vivante et forte entre deux femmes, le rendu me parait grotesque. Les situations s’enchaînent au rythme du journal avec en guise d’interrupteurs entre les scènes mélodramatiques d’amour charnel intériorisé de superbes critiques acerbes sur l’intolérance du père qui vient de perdre sa fille. Outre les multiples clichés des attitudes de ce père vis-à-vis de l’aimée de sa fille, il n’y a pas la moindre once de nuance dans la fait qu’il vient de perdre sa fille… Une exclusion en répond à une autre. Le récit s’embourbe également dans une succession de pleurs redondantes et d’images sensuelles parfois racolleuses, dommage.
Comme souvent, lorsqu’il n’y a que « l’eros » comme moteur d’une relation cela peut être très fort mais ne peut résister au temps, « l’agape » que ces deux corps féminin ont oublié de construire manquera cruellement et la déchéance finale en sera le résultat, sorte de combustion interne due au désespoir de l’éros découvrant ses manques. Hélas tout ceci nous sera présenté comme un drame presque indépendant des protagoniste, pire comme une conséquence des différentes pressions sociales hostiles alors que dans ce cas présent il ne s’agit bien que de deux êtres ayant une très forte et très belle attirance sexuelle mais dont la situation finale leur est totalement imputable.
Hormis cette belle idée de départ sur la beauté d’un amour quelqu’en soient les parties, il n’y a donc qu’une succession de clichés et de situations moralisatrices complètement partiales et à mon sens omettant complètement la partie non sexuelle d’une relation. Dommage.
Adapter un jeu vidéo en BD afin d'étoffer la trame de l'histoire et ravir les fans peut être une initiative intéressante. Encore faut-il s'en donner les moyens et réellement enrichir le scénario de base. En effet, ce dernier pourrait réellement tenir sur un timbre poste tant l'histoire est basique et déjà vue et revue : des méchants extraterrestres envahissent la Terre et les gentils Américains vont tenter de combattre la menace. Ce scénario, à priori, peut suffire à élaborer un jeu vidéo mais ne peut en aucun cas permettre d'aboutir à une BD intéressante. Si l'on ajoute à cela, des passages mêlant les époques très confus, le lecteur se retrouve rapidement perdu.
Au niveau du dessin, c'est plutôt grossier au niveau du trait et simpliste avec des décors très vides et des personnages dont les visages sont peu discernables les uns des autres.
En bref, une adaptation qui ressemble plus à un coup marketing et lucratif qu'à la véritable volonté d'enrichir le monde de Resistance.
SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 2/10
GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 2/10
NOTE GLOBALE : 4/20
Ce récit de science fiction nous montre un univers spatial colonisé. Comme dans beaucoup d’albums la vérité offerte aux populations officielles diffère d’une réalité de terrain. Notre expédition à priori banale va se retrouver au cœur d’un monde hostile, dangereux et peuplé d’illuminés de la grande espèce de gourou. L’expédition joint trois personnages ayant tout pour ne pas s’entendre : le vieux baroudeurs macho poivrot, la jeune inexpérimentée courageuse et le fils à papa.
Graphiquement, le style choisit des colorisations flashy mettant en valeur un dessin stylisé à l’extrême inhabituel pour de la science fiction. Nous aurions plutôt au début l’impression d’un style cartoon. Certaines colorisations me paraissent néanmoins franchement loupées tant l’œil ne s’en remet pas, en particulier dans la faune et la flore rencontrée. La faune et la flore locale m’ont également profondément déplu dans une précision de trait très relative.
La faiblesse de profondeur des personnages a eu raison de l’idée originale qui semble émaner de ce monde étrange au cycle de vie franchement louche. Je n’ai au final pas vraiment compris ce qui représentait l’âme ou l’animal, et les diverses formes de vie sur cette planète mais l’horripilante simplicité de nos différents protagonistes humains eut raison du plaisir de lecture. Hormis l’univers local franchement étrange que je n’ai pas vraiment compris, les relations humaines simplistes viennent faire ronronner l’histoire dans toutes les ornières de clichés qui peuvent lui tomber sous la main.
Au final tout le monde est sauf, il y a un petit humour avec l’alcool et notre éponge, mais on n’a pas du tout envie de se replonger dans cet univers à la fois trop manichéen pour les humains et trop confus pour la planète colonisée.
A oublier.
C'est une plaisanterie, c'est ça ?
Non parce que sinon, je ne comprends pas : c'est moche, c'est affligeant, ce n'est jamais drôle, à croire que les auteurs détestent leurs semblables au plus haut point pour dépeindre ainsi des personnages complètement haïssables tellement ils sont vides, arrogants ou imbus d'eux-mêmes. C'est même parfois vraiment méchant gratuitement et franchement dérangeant dans certains cas. Et le pire c'est qu'il existe probablement des gens comme ça…
Les auteurs nous proposent donc sept petites histoires mettant en scène des personnages dans leur vie quotidienne, le tout tournant autour de la drague, du cul et du non respect de l'autre. Certains d'entre eux se croisent entre deux histoires, comme pour tisser un lien qui ne sert vraiment à rien. La dernière scène semble être là pour faire écho à la première, et est tout aussi lamentable que le reste.
Attérant…
L'histoire peut se résumer en une phrase : c'est l'histoire d'un sympathique marin noir qui tombe malade sur un bateau en partance de Bombey pour les Açores. Pour le reste, c'est de la paraphrase dans d'horribles bulles avec une calligraphie tout à fait hideuse. Je n'avais jamais vu quelque chose de pire de mémoire de lecteur !
Je ne connais pas l'oeuvre originale. Je serai incapable de dire si cela correspond ou pas. Je voulais voyager dans ce bateau et je m'y suis littéralement ennuyé malgré la scène de la tempête que l'on retrouve si souvent dans ce genre d'aventure maritime. Cela ne marquera pas les esprits.
Que faire quand on déteste une bd dès les premières pages ? Eh bien, il faut se forcer à la lire même si elle comporte 110 pages ! C'est vrai que commence alors un long calvaire digne d'une violence inouie faite à soi-même. Mon côté masochiste a quand même ses limites.
Autant, je peux aimer dès les premières pages une oeuvre, autant je peux la mépriser lorsqu'elle ne m'apporte pas tous les bienfaits que j'attends d'une bd.
En gros, je ne suis pas entré dans l'histoire que j'ai trouvée assez saugrenue avec un graphisme repoussant ce qui était la cerise sur le gâteau. L'épuration des traits a également ses limites...
Maintenant, je ne vais pas faire mon méchant. Je n'ai pas aimé : c'est tout. Il n'y a plus rien à ajouter. Ceci dit, je ne repousse pas le message écologique sur le devenir de notre planère : loin de là. Simplement, cette histoire a eu du mal à me donner des émotions.
Non seulement le dessin et l'histoire sont insipides à mon sens, (et en plus, c'est court, remarque, tant mieux puisque je n'ai pas aimé) mais bon sang... Ils ne relisent pas leurs auteurs dans cette maison d'édition ? Il y a des fautes d'orthographe invraisemblables. "je m'apperçois", "je t'enmène", "ne craint plus"... De quoi faire passer la bande dessinée pour un loisir d'analphabètes...
J’ai hésité un temps entre 1/5 et 2/5, mais vu l’effort et le courage qu’il m’a fallu pour terminer cet album…
‘L’homme est-il bon ?’ regroupe une dizaine d’histoires courtes dont le nombre de planches varie d'un à seize. Les plus courtes d’entre elles n’ont, en général, pas le moindre intérêt. A vrai dire, même les récits les plus conséquents m’ont souvent ennuyé dès le départ. Si chacun des scénarios m’a semblé plus que léger, le dessin ne m’a pas non plus fait une très grande impression. À part pour ‘The long tomorrow’ et ‘Ballade’, dont le graphisme m’a semblé correct, ça varie du « pas très net » au « franchement brouillon ».
C’était ma première expérience avec Moebius. Si elle ne fut pas agréable du tout, je ne désespère pas pour autant et je laisserai encore une chance à l’auteur de me plaire. Peut-être était-ce une erreur de ma part de commencer avec ‘L’homme est-il bon ?’.
En conclusion, je déconseille franchement cet album aux néophytes de ma trempe !
On prend les mêmes, on les bouge et on recommence ! Cette nouvelle série reprend les mêmes personnages et les transporte dans un univers planétaire loin de leur Eckmühl natal. Le gros méchant est cette fois ci un monstre vraiment horrible et là où régnait une certaine logique dans le monde d’Eckmühl dans l’espace tout est permis. Alors les inventions raciales sont bien trouvées et jolies, les dessins sont fidèles à eux-mêmes, très colorés lumineux, mais cette fois ci le scénario part en vrille ! Ca devient très difficile de tout suivre, Hébus le troll si sympa devient trop puissant, trop présent. Bref la magie ne passe plus (!). Quand on pardonnait les lourdeurs dans la série mère elles nous énervent dans la série fille. Même les multiples allusions rigolotes dans Lanfeust De Troy deviennent lourdes ici. Et que dire du dernier tome où on a l’impression que les auteurs se sont complètement lâchés dans leur délire sans qu’aucun souci de cohérence ne vienne les perturber. Alors si on est dans le trip ça marche (j’ai vu des amis morts de rire sur les parodies d’Alien, Star Wars & co) moi j’avoue que bof.
L’achat ne me parait pas nécessaire, tant le scénario parait superficiel. Quant à la chute finale : pfff tout ça pour ça ! Effectivement il y a de l’humour et du second degré et on rit parfois. Mais ce n’est pas suffisant. En fait après relectures partielles je n'en peut plus de cette série, je n'arrive pas à finir un tome tant tout me parait médiocre.
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La Vie secrète des jeunes
Sans aucune connaissance de cet auteur, je me suis lancé à la découverte. Au premier abord c’est le dessin qui marque : il s’agit de trait noir très simpliste, le genre à être fait sur une table de bistrot en papier du quartier latin avec un stylo bille. Il ne faut pas chercher de fioritures d’arrière plan, de technique de plis de vêtements, de perspective, ou même de finesse dans les expressions, il n’y a rien que du gras et du vulgaire. Niveau scénario ça ne vole pas haut non plus, pire on a l’impression de lire un manifeste de ce qu’il faut penser et ne pas penser, de ce qui est bien et de ce qui ne l’est pas. La stigmatisation systématique de tout comportement n’entrant pas dans le mode de pensée de l’auteur est raillée. La méchanceté succède au matraquage gratuit. Alors certes ce n’est souvent pas la plus fine frange de l’espèce humaine qui est représentée, et bien souvent sont présentées des réactions humaines stupides. Est-ce pour autant une raison pour en tirer autant de violence ? Car honnêtement si nombre des situations évoquées sont stupidement banales, la façon dont elles sont présentées (souvent avec un point de vue unique qui parait parfois de très mauvaise foi) ressemble à de la justice de jury populaire digne des plus sombres heures révolutionnaires. Je ne connaissais pas cet auteur, à mon sens la méchanceté gratuite des propos inintéressants qu’il nous présente n’a d’égale que la vacuité artistique de ses dessins. Se réfugier derrière je ne sais quel intellectualisme me parait de la pure mauvaise foi ! le tome 2 confirme les propos, mêmes propos gratuits, mêmes dessins bâclés. A oublier.
Le Bleu est une couleur chaude
Ce genre de sujet se caractérise par la difficulté de différencier le fond et la forme de la BD du sujet en lui-même. Le sujet parle d’une histoire d’amour entre deux femmes, ou disons plutôt entre une adolescente et une post adolescente. Après un drame celle qui reste va, au gré de la lecture d’un journal intime, retrouver toute leur histoire et ses étapes. Graphiquement le trait de qualité ressemble à celui de Sambre, au détail près que le rouge n’est pas ici la couleur magnifiée : c’est le bleu ! Tout ce qui concerne la femme se trouve joliment croqué, surtout lorsqu’il s’agit d’un moment débordant de pathos et d’eros. Le dessinateur prend le parti pris de rendre joli tout ce qui touche à l’amour de ces femmes et laid (ou disons moins beau) ce qui vient l’entraver. La colorisation bleue qui parsème le récit lorsque notre héroïne s’épanouit permet de rêver, cela fait ensuite tout drôle de voir la vraie couleur de cheveu de son amie lorsque leur relation vit des moments délicats (elle est tellement plus belle en bleue !) En revanche le scénario me fait complètement pitié : on nage dans le grotesque pathos dégoulinant de couches de bon sentiment et de clichés présentés avec un angle si partial qu’ils en deviennent indigestes. Si l’idée de base était intéressante : à savoir présenter le fait qu’une relation amoureuse peut aussi bien être particulièrement vivante et forte entre deux femmes, le rendu me parait grotesque. Les situations s’enchaînent au rythme du journal avec en guise d’interrupteurs entre les scènes mélodramatiques d’amour charnel intériorisé de superbes critiques acerbes sur l’intolérance du père qui vient de perdre sa fille. Outre les multiples clichés des attitudes de ce père vis-à-vis de l’aimée de sa fille, il n’y a pas la moindre once de nuance dans la fait qu’il vient de perdre sa fille… Une exclusion en répond à une autre. Le récit s’embourbe également dans une succession de pleurs redondantes et d’images sensuelles parfois racolleuses, dommage. Comme souvent, lorsqu’il n’y a que « l’eros » comme moteur d’une relation cela peut être très fort mais ne peut résister au temps, « l’agape » que ces deux corps féminin ont oublié de construire manquera cruellement et la déchéance finale en sera le résultat, sorte de combustion interne due au désespoir de l’éros découvrant ses manques. Hélas tout ceci nous sera présenté comme un drame presque indépendant des protagoniste, pire comme une conséquence des différentes pressions sociales hostiles alors que dans ce cas présent il ne s’agit bien que de deux êtres ayant une très forte et très belle attirance sexuelle mais dont la situation finale leur est totalement imputable. Hormis cette belle idée de départ sur la beauté d’un amour quelqu’en soient les parties, il n’y a donc qu’une succession de clichés et de situations moralisatrices complètement partiales et à mon sens omettant complètement la partie non sexuelle d’une relation. Dommage.
Résistance
Adapter un jeu vidéo en BD afin d'étoffer la trame de l'histoire et ravir les fans peut être une initiative intéressante. Encore faut-il s'en donner les moyens et réellement enrichir le scénario de base. En effet, ce dernier pourrait réellement tenir sur un timbre poste tant l'histoire est basique et déjà vue et revue : des méchants extraterrestres envahissent la Terre et les gentils Américains vont tenter de combattre la menace. Ce scénario, à priori, peut suffire à élaborer un jeu vidéo mais ne peut en aucun cas permettre d'aboutir à une BD intéressante. Si l'on ajoute à cela, des passages mêlant les époques très confus, le lecteur se retrouve rapidement perdu. Au niveau du dessin, c'est plutôt grossier au niveau du trait et simpliste avec des décors très vides et des personnages dont les visages sont peu discernables les uns des autres. En bref, une adaptation qui ressemble plus à un coup marketing et lucratif qu'à la véritable volonté d'enrichir le monde de Resistance. SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 2/10 GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 2/10 NOTE GLOBALE : 4/20
Bestioles
Ce récit de science fiction nous montre un univers spatial colonisé. Comme dans beaucoup d’albums la vérité offerte aux populations officielles diffère d’une réalité de terrain. Notre expédition à priori banale va se retrouver au cœur d’un monde hostile, dangereux et peuplé d’illuminés de la grande espèce de gourou. L’expédition joint trois personnages ayant tout pour ne pas s’entendre : le vieux baroudeurs macho poivrot, la jeune inexpérimentée courageuse et le fils à papa. Graphiquement, le style choisit des colorisations flashy mettant en valeur un dessin stylisé à l’extrême inhabituel pour de la science fiction. Nous aurions plutôt au début l’impression d’un style cartoon. Certaines colorisations me paraissent néanmoins franchement loupées tant l’œil ne s’en remet pas, en particulier dans la faune et la flore rencontrée. La faune et la flore locale m’ont également profondément déplu dans une précision de trait très relative. La faiblesse de profondeur des personnages a eu raison de l’idée originale qui semble émaner de ce monde étrange au cycle de vie franchement louche. Je n’ai au final pas vraiment compris ce qui représentait l’âme ou l’animal, et les diverses formes de vie sur cette planète mais l’horripilante simplicité de nos différents protagonistes humains eut raison du plaisir de lecture. Hormis l’univers local franchement étrange que je n’ai pas vraiment compris, les relations humaines simplistes viennent faire ronronner l’histoire dans toutes les ornières de clichés qui peuvent lui tomber sous la main. Au final tout le monde est sauf, il y a un petit humour avec l’alcool et notre éponge, mais on n’a pas du tout envie de se replonger dans cet univers à la fois trop manichéen pour les humains et trop confus pour la planète colonisée. A oublier.
Les Gens urbains
C'est une plaisanterie, c'est ça ? Non parce que sinon, je ne comprends pas : c'est moche, c'est affligeant, ce n'est jamais drôle, à croire que les auteurs détestent leurs semblables au plus haut point pour dépeindre ainsi des personnages complètement haïssables tellement ils sont vides, arrogants ou imbus d'eux-mêmes. C'est même parfois vraiment méchant gratuitement et franchement dérangeant dans certains cas. Et le pire c'est qu'il existe probablement des gens comme ça… Les auteurs nous proposent donc sept petites histoires mettant en scène des personnages dans leur vie quotidienne, le tout tournant autour de la drague, du cul et du non respect de l'autre. Certains d'entre eux se croisent entre deux histoires, comme pour tisser un lien qui ne sert vraiment à rien. La dernière scène semble être là pour faire écho à la première, et est tout aussi lamentable que le reste. Attérant…
Vent Debout
L'histoire peut se résumer en une phrase : c'est l'histoire d'un sympathique marin noir qui tombe malade sur un bateau en partance de Bombey pour les Açores. Pour le reste, c'est de la paraphrase dans d'horribles bulles avec une calligraphie tout à fait hideuse. Je n'avais jamais vu quelque chose de pire de mémoire de lecteur ! Je ne connais pas l'oeuvre originale. Je serai incapable de dire si cela correspond ou pas. Je voulais voyager dans ce bateau et je m'y suis littéralement ennuyé malgré la scène de la tempête que l'on retrouve si souvent dans ce genre d'aventure maritime. Cela ne marquera pas les esprits.
Himalaya vaudou
Que faire quand on déteste une bd dès les premières pages ? Eh bien, il faut se forcer à la lire même si elle comporte 110 pages ! C'est vrai que commence alors un long calvaire digne d'une violence inouie faite à soi-même. Mon côté masochiste a quand même ses limites. Autant, je peux aimer dès les premières pages une oeuvre, autant je peux la mépriser lorsqu'elle ne m'apporte pas tous les bienfaits que j'attends d'une bd. En gros, je ne suis pas entré dans l'histoire que j'ai trouvée assez saugrenue avec un graphisme repoussant ce qui était la cerise sur le gâteau. L'épuration des traits a également ses limites... Maintenant, je ne vais pas faire mon méchant. Je n'ai pas aimé : c'est tout. Il n'y a plus rien à ajouter. Ceci dit, je ne repousse pas le message écologique sur le devenir de notre planère : loin de là. Simplement, cette histoire a eu du mal à me donner des émotions.
Halloween
Non seulement le dessin et l'histoire sont insipides à mon sens, (et en plus, c'est court, remarque, tant mieux puisque je n'ai pas aimé) mais bon sang... Ils ne relisent pas leurs auteurs dans cette maison d'édition ? Il y a des fautes d'orthographe invraisemblables. "je m'apperçois", "je t'enmène", "ne craint plus"... De quoi faire passer la bande dessinée pour un loisir d'analphabètes...
L'Homme est-il bon ?
J’ai hésité un temps entre 1/5 et 2/5, mais vu l’effort et le courage qu’il m’a fallu pour terminer cet album… ‘L’homme est-il bon ?’ regroupe une dizaine d’histoires courtes dont le nombre de planches varie d'un à seize. Les plus courtes d’entre elles n’ont, en général, pas le moindre intérêt. A vrai dire, même les récits les plus conséquents m’ont souvent ennuyé dès le départ. Si chacun des scénarios m’a semblé plus que léger, le dessin ne m’a pas non plus fait une très grande impression. À part pour ‘The long tomorrow’ et ‘Ballade’, dont le graphisme m’a semblé correct, ça varie du « pas très net » au « franchement brouillon ». C’était ma première expérience avec Moebius. Si elle ne fut pas agréable du tout, je ne désespère pas pour autant et je laisserai encore une chance à l’auteur de me plaire. Peut-être était-ce une erreur de ma part de commencer avec ‘L’homme est-il bon ?’. En conclusion, je déconseille franchement cet album aux néophytes de ma trempe !
Lanfeust des Etoiles
On prend les mêmes, on les bouge et on recommence ! Cette nouvelle série reprend les mêmes personnages et les transporte dans un univers planétaire loin de leur Eckmühl natal. Le gros méchant est cette fois ci un monstre vraiment horrible et là où régnait une certaine logique dans le monde d’Eckmühl dans l’espace tout est permis. Alors les inventions raciales sont bien trouvées et jolies, les dessins sont fidèles à eux-mêmes, très colorés lumineux, mais cette fois ci le scénario part en vrille ! Ca devient très difficile de tout suivre, Hébus le troll si sympa devient trop puissant, trop présent. Bref la magie ne passe plus (!). Quand on pardonnait les lourdeurs dans la série mère elles nous énervent dans la série fille. Même les multiples allusions rigolotes dans Lanfeust De Troy deviennent lourdes ici. Et que dire du dernier tome où on a l’impression que les auteurs se sont complètement lâchés dans leur délire sans qu’aucun souci de cohérence ne vienne les perturber. Alors si on est dans le trip ça marche (j’ai vu des amis morts de rire sur les parodies d’Alien, Star Wars & co) moi j’avoue que bof. L’achat ne me parait pas nécessaire, tant le scénario parait superficiel. Quant à la chute finale : pfff tout ça pour ça ! Effectivement il y a de l’humour et du second degré et on rit parfois. Mais ce n’est pas suffisant. En fait après relectures partielles je n'en peut plus de cette série, je n'arrive pas à finir un tome tant tout me parait médiocre.