Les derniers avis (5269 avis)

Couverture de la série Majo No Michi
Majo No Michi

Non, clairement, ce n'est pas pour moi... En guise d'héroïne l'auteur nous propose une jeune femme qui trouve normal de vivre d'allocations sociales en ne foutant rien de ses journées à part glander à vélo. Pire, au travers de sa narration, l'auteur laisse même entendre qu'il trouve injuste qu'une allocation de ce genre soit assujettie à une véritable volonté de la part du bénéficiaire de trouver un travail et de parvenir à subvenir à ses besoins. Ce culte de l'assistanat sans contrepartie ne cadre absolument pas avec mes valeurs et provoque chez moi un rejet direct. Mais même si j'oubliais cet aspect de sa personnalité, l'héroïne du récit prétend que son travail est essentiel car elle équilibre les énergies sur son territoire. Sauf que, toute magicienne qu'elle est, rien dans ce premier tome ne permet de voir qu'elle disposerait d'une manière ou d'une autre d'un pouvoir magique. Monter sur un ancien bunker et dire "ouuuuhhh, je ne me sens pas bien", le premier crétin venu sait le faire. Qu'est-ce que ça a de magique ? En quoi est-ce utile ? Ce personnage principal, branleuse, voleuse, prétentieuse et geignarde, c'est exactement le genre de personnage qui m'énerve. Tony Concrete en aurait fait une looseuse sympathique et à côté de ses pompes, ça aurait pu marcher avec moi. Mais pas sur ce ton complaisant. En ce qui concerne l'univers, l'auteur semble avoir opté pour une dystopie. Certains éléments laissent supposer que nous nous situons dans un avenir proche mais Deliveroo semble juste avoir été inventé. Les changements climatiques montrent leurs effets avec notamment des inondations mais, si j'ai bien capté, des forces maléfiques enfouies en seraient la cause. Je ne crois pas en cet univers hybride et ne vois pas ce que le caractère dystopique de ce monde apporte au script. Pour quelle raison Tony Concrete n'a-t-il pas simplement opté pour un quotidien tel que nous le connaissons ou pour une anticipation basique de ce que nous allons connaitre ? Mystère et boule de gomme. Le dessin alterne poses plutôt bien maitrisées et scènes beaucoup plus brouillonnes. Surtout, je n'aime vraiment pas la manière dont Tony Concrete dessine les oreilles de ses personnages. Franchement, c'est quoi ce truc sans aspérité ? Outre ce détail récurrent, je trouve le dessin souvent maladroit et la rapide disparition de la colorisation accentue encore ses faiblesses. Désolé d'être aussi sévère mais là, sincèrement, je n'ai rien trouvé à quoi me raccrocher. Clairement, ce genre de personnage qui se prétend sorcière, qui prétend ressentir son environnement et les ondes négatives ou positives qui s'en dégagent et être capable de purifier son univers en faisant un dessin avec ses doigts, avec des cailloux ou avec les pneus de son vélo, mais qui semble surtout glander à longueur de journée en geignant, je le trouve juste pathétique. Sa copine, en étant un peu plus concrète, pragmatique, équilibre un peu les choses mais n'arrange rien au niveau de la dimension "magique" du récit puisqu'elle-même serait une sorcière très puissante alors que, comme pour l'héroïne, ses actions demeurent de l'ordre de l'invisible, de l'impalpable, de l'inutile. Pas pour moi, tout simplement.

10/06/2024 (modifier)
Par Gregory
Note: 1/5
Couverture de la série Idées Noires
Idées Noires

Les idées noires de Franquin sont pour moi le reflet de son esprit trop tourmenté. Je les ai découvertes fin des années 90 et pas aimées. Avec des cauchemars récurrents. Puis relues en partie cette année et j'en reste sur mes impressions premières. Le dessin est assez simplifié pour coller à ces idées noires justement. Franquin a réalisé beaucoup de séries différentes, mais celle-ci est vraiment révélatrice des tourments de l'auteur. Note 1 pour les mauvais souvenirs et cauchemars engendrés. Je ne comprends pas le classement humour, même si humour noir...

08/06/2024 (modifier)
Par Emka
Note: 1/5
Couverture de la série Le Droit du sol
Le Droit du sol

À première vue, "Le Droit du Sol" semble être un projet ambitieux, abordant le sujet important du nucléaire que l’on pourrait même élargir à notre dépendance à l’énergie et notre rapport à la Terre et à son sol. Et bien entendu à notre manière de l'occuper. J’aime beaucoup Davodeau dans Lulu Femme Nue, Les Mauvaises Gens ou Les Ignorants, voilà un sujet qui change, voyons ce que cela donne. Eh bien, j’ai été particulièrement déçu par la manière dont il traite cette thématique. Bien que les interlocuteurs présentés soient intéressants et apportent des informations scientifiques sérieuses, l’absence totale de contradicteurs rend le récit déséquilibré et presque dogmatique. Critiquer un sujet aussi complexe sans offrir de perspective opposée, c’est un peu comme dire que l’on est contre la guerre : facile et consensuel, mais sans profondeur. Les personnes rencontrées par Davodeau sont certes passionnées et bien informées, mais leur présence unilatérale dans le récit donne une grosse impression de partialité. Et ce qui est excessif devient insignifiant. Les militants et experts partagent tous une même vision critique de l’enfouissement des déchets nucléaires, ce qui, sans contre-arguments, peut sembler un peu simpliste. Un débat plus nuancé aurait permis une compréhension plus complète et honnête du sujet. On retrouve ici le style de dessin de Davodeau que j’aime bien, c’est expressif et sert bien le propos documentaire. Néanmoins, ces qualités visuelles ne suffisent pas à compenser les lacunes du récit. Contrairement à ses autres livres, où Davodeau excelle dans la description de la vie quotidienne et des interactions humaines, ici, il s’aventure dans un domaine où son approche manque de la nuance nécessaire. Critiquer sans offrir de contre-arguments ni d’alternatives, c’est rester en surface des choses.

05/06/2024 (modifier)
Couverture de la série Les Catcheurs de l'extrême
Les Catcheurs de l'extrême

Je ne sais pas quel est le public visé par cette série "humour" mais sûrement pas moi. Les gags de Giovanni et Turalo sont d'une pauvreté déplorable. Comme le graphique très rudimentaire ne rattrape en rien la série, je me demande comment l'éditeur a pu rentrer dans ses fonds avec ces deux albums. Enfin tous les goûts sont dans la nature ! que dire de plus ? que certains gags du style "t'as une sœur ? - Tu me la donne pour ma collec' ?" représente bien le niveau d'humour proposé. A bannir si vous croisez cette triste lecture (?) dans un vide grenier.

05/06/2024 (modifier)
Par Emka
Note: 1/5
Couverture de la série Vivian Maier claire-obscure
Vivian Maier claire-obscure

Vivian Maier, claire obscure est une tentative ambitieuse de capturer la vie mystérieuse de la photographe Vivian Maier, mais le résultat laisse une impression mitigée. Marzena Sowa et Émilie Plateau tentent d’explorer une figure fascinante, mais l’album semble s’égarer en chemin. D’abord, le dessin. Il est minimaliste, voire un peu brut, et s’il peut plaire pour son approche dépouillée, il manque d’impact lorsqu’il s’agit d’un sujet aussi visuel que la photographie de Maier. Là où l’on aurait aimé ressentir la puissance, l’intimité et la profondeur de ses clichés, le trait reste trop plat, trop distant, comme s’il ne parvenait pas à rendre hommage à l’œil si acéré de la photographe. Les couleurs douces et ternes n’ajoutent pas assez d’intensité à l’histoire, et on se retrouve à regretter l’absence de contraste, d’ombre et de lumière, pourtant si essentiels dans l’univers photographique de Maier. Ensuite, le scénario. La structure narrative choisie par Sowa manque de cohésion. On a l’impression de découvrir Vivian Maier à travers des fragments éparpillés, sans véritable fil conducteur. Certes, la vie de Maier elle-même est remplie de mystères, mais ici, le découpage narratif ne permet pas de vraiment s’attacher à elle ou de comprendre pleinement sa complexité. On reste à la surface, à observer des bribes de sa personnalité sans jamais vraiment entrer dans le cœur de son énigme. Il y a un manque de profondeur qui frustre, surtout lorsqu’on connaît l’immensité de son travail et l’aura qu’elle dégage. Un autre point qui dérange : l’absence de ses photographies dans l’album. Certes, les droits d’auteur doivent être en cause, mais pour une BD sur une photographe aussi marquante, cette absence se fait cruellement ressentir. L’œuvre aurait sans doute gagné à être entrecoupée de ses clichés, à l’image de ce que l’on a pu voir dans des albums comme Le Photographe. Cela aurait permis de donner un relief supplémentaire au récit et de montrer véritablement ce qui faisait de Maier une artiste hors du commun. En résumé, Vivian Maier, claire obscure a le mérite de vouloir éclairer une figure fascinante, mais ne parvient pas à capturer pleinement la richesse de son sujet. Le dessin, trop léger pour un tel thème, et le scénario, trop décousu, laissent une impression d’inachevé. On reste sur sa faim, avec l’envie d’en savoir plus sur cette femme énigmatique, mais en ayant le sentiment que l’album n’a pas su vraiment rendre hommage à la photographe exceptionnelle qu’elle était.

03/06/2024 (modifier)
Par Emka
Note: 1/5
Couverture de la série Berlin 2.0
Berlin 2.0

Je me suis senti assez mal à l'aise en lisant ce livre avec l'impression que l'autrice crache beaucoup dans la soupe... Ca donne au final l'impression d'un récit facile qui dénonce les clichés classiques sur les startups, les bobos etc. Je me demande au final pourquoi elle y a passé tant de temps ?

03/06/2024 (modifier)
Par Emka
Note: 1/5
Couverture de la série Mise en bouche
Mise en bouche

Graphiquement, j’ai aimé le coup de crayon de Jean-Philippe Peyraud et la mise en couleurs simple et efficace de Laurence Croix : les tons sont choisis selon l’intensité dramatique du récit. Sur ce plan-là, ca marche bien pour moi. J'ai moins apprécié le drama entre les principaux protagonistes et me suis posé des questions sur leur rapport avec le preneur d'otages. C'est un parti pris avec lequel j'ai du mal à accrocher ou que je n'ai pas bien compris... un peu comme le titre... Au final je suis complètement passé à côté, j'ai trouvé cela vraiment mièvre au point que je me suis demandé si ce n'est pas du second degré, a priori non...

03/06/2024 (modifier)
Par Emka
Note: 1/5
Couverture de la série L'Échappée
L'Échappée

BD sans texte filant une allégorie sur le changement de vie. Je me suis demandé où était le fond et où l'auteur voulait nous amener à enfiler autant de clichés les uns à la suite des autres... Je n'ai pas trouvé de réponse à cette question ... Je suis clairement resté sur ma faim et me suis profondément ennuyé pendant cette lecture...

03/06/2024 (modifier)
Par Emka
Note: 1/5
Couverture de la série Beer revolution - Le Guide de la bière artisanale en BD
Beer revolution - Le Guide de la bière artisanale en BD

Assez déçu. On passe de brasserie en brasserie un peu partout en Europe mais on a plus l'impression de faire du tourisme en BD. Les échanges manquent beaucoup de profondeur je trouve sur la démarche des brasseurs, ce qui fait leur originalité, leurs convictions etc. La technique est rapidement évoquée sans évoquer les différents types de bières, ce qui les rend différentes dans le goût etc.

03/06/2024 (modifier)
Couverture de la série Spirou et Fantasio Classique - La Baie des Cochons
Spirou et Fantasio Classique - La Baie des Cochons

La baie des cochons : pas un Spirou classique mais... moisi, sans âme si ce n'est celle pillée, plagiée sur Franquin et les autres Après le succès autant public que critique (chez Branchés Culture aussi) du Spirou chez les Soviets de Fred Neidhardt et Fabrice Tarrin, voilà le one-shot converti en une collection : Les aventures de Spirou et Fantasio - Classiques. La deuxième équipe à se mouiller, dans une baie des cochons survoltée en cette année 1961, est composée du dessinateur caméléon Elric (déjà repreneur d'Iznogoud, entre autres albums) et des quasi-inconnus Mickaël Baril et Clément Lemoine, spécialistes de Lucky Luke. Sans arriver à se séparer de l'ombre de Franquin avec une histoire resucée et grossière. Le vintage, c'était mieux avant. Et le lecteur de rêver à l'aventure cubaine avortée par Tome & Janry. Changement total de latitude et de longitude. Après la Russie enneigée, retour sous des températures plus clémentes, d'autant plus que les esprits s'échauffent, à Cuba, pour Spirou et Fantasio. Qui ? Pas le Spirou et Fantasio de la série originelle, ni de la collection "vu par" (encore que cette nouvelle anthologie parallèle pourrait très bien être un spin-off du spin-off), mais ceux des "classiques". Soit ce que l'éditeur Dupuis identifie comme l'âge d'or. Celui de Franquin qui, après Rob-Vel et Jijé, inventa la mythologie et la bible du groom le plus célèbre du Neuvième Art. Avec ses amis, son bestiaire (le Marsu!), ses gadgets, son phrasé, sa dynamique. Puis, l'esthétique d'une maquette, pas de dos rond mais bleu avec son lettrage vertical et une quatrième de couverture grise. Le vintage à fond, dont on accommode les (excellents) restes soixante ans plus tard. Tantôt du côté de Chaland, tantôt du côté de Bravo, s'amusant et parodiant ses aînés, Elric n'a jamais caché son intérêt pour Spirou. Il en partage des émanations et fulgurances régulièrement sur son mur Facebook. Si on lui avait dit, il y a près de 20 ans, que son rêve se réaliserait, il aurait sans aucun doute signé des deux mains. En 2024, le voilà à signer cette aventure inespérée d'une main de... Franquin et de l'autre de... Tarrin (qui a conseillé Elric sur son dessin). Dès les premières planches, et un premier attentat au cigare désamorcé par Fidel, Elric se fait fidèle à Franquin, dans le design des personnages et des décors dans lesquels ils vont se balader ou être jetés. Car, très vite, les reporters vont être pris pour des traîtres à la Revolución et le dépaysement va être total. Bon, en bande dessinée, surtout européenne, on a l'habitude de voir des auteurs-repreneurs devoir surfer sur les codes initiés par les créateurs des héros perpétués. Astérix, Les Schtroumpfs, Alix et bien d'autres comme Lucky Luke (tiens, puisqu'on en parle, lui aussi apparaît dans cet album travesti en un autre personnage). Spirou est en fait un de ces cas à part qui ont pu s'affranchir de leur enveloppe originelle pour évoluer au fil des époques et du style, souvent tranché, de ses parrains successifs (Fournier, Chaland, Tome & Janry, Yoann et désormais Schwartz, sans parler de tous les auteurs de "vu par..."). Voilà, après Tarrin, dans une moindre mesure qui laissait tout de même parler sa particularité (comme dans les Astérix qu'il réalise), qu'Elric se force ou est forcé à faire du Franquin, sans s'en tirer aussi bien. Oh, il ne se débrouille pas trop mal, mais quand on compare avec le maître qu'il doit faire un peu plus que recopier, jamais il n'y a l'étincelle. N'en déplaise aux gardiens du temple qui attendent ce moment depuis cinquante-cinq ans (et ne se retiennent jamais de massacrer sur la place publique le travail de ceux qui tentent de nouvelles choses avec les personnages iconiques), ça ne tient pas la route. Encore moins 62 planches d'un album complètement vide et empilant les clichés. Voire les plagiats. Bien sûr, on peut s'amuser à parodier la BD, et les séries rivales du groom-reporter, mais encore faut-il le faire de manière subtile. Ce n'est pas franchement la subtilité qui habite cet album. Visez la couverture. Elle vous rappelle quelque chose? Non, deux choses! Le célèbre cliché d'Alberto Korda immortalisant Che Guevara et qui deviendra viral (on n'utilisait pas encore cette expression à l'époque) à la mort de celui-ci. Il date de 1960, le photographe est décédé en 2001. Ça ne fait pas assez longtemps, j'ai l'impression, que pour que l'oeuvre soit tombée dans le domaine public et que le champ d'action de la propriété intellectuelle soit éteint. Deuxième élément, la couverture, le fond rouge, les personnages principaux en bas à droite dans un nuage blanc, et un personnage exotique en plus grand: c'est le concept de la couverture qu'avait donnée Franquin au 11e tome de la série-mère: Le gorille a bonne mine. Ce choix et cette mise en relation sont assez curieux, on crée une collection pour s'évader de la série phare pour y revenir avec une couverture plagiée... Le tout en faisant référence à un autre album, le tome 14, Le prisonnier du bouddha (fond rouge aussi), dont La baie des cochons est une suite indirecte, incarnée par l'insaisissable Harold W. Longplaying et son invention, le générateur. Un petit bouton sur ce gadget révolutionnaire, le G.A.G., qui vous donne la force de Benoît Brisefer, déplaçant des montagnes. Le hic? Pas d'astérisque, pas de renvoi vers la vénérable oeuvre de Franquin (à part une allusion en quatrième de couverture), c'est comme si les auteurs s'appropriaient ce personnage, cet appareil... dont le lecteur qui aurait perdu de vue Le prisonnier du bouddha se demandera s'il n'a pas loupé un épisode? Quitte à chercher les pages manquantes dans ce nouvel album qui font que des éléments tombent comme des cheveux dans la soupe. Sans cohérence. Déjà, le lecteur part un peu perdu, et les auteurs le semblent aussi. Et ce n'est pas fini. De gag à plat en gag à plat (même si on sous-emploie le rebondissant Marsupilami), on dirait que cette aventure sait qu'elle court à sa perte et ne vaut pas la chandelle allumée dans les yeux des afficionados du Spirou des premières heures. Alors, elle perd du temps. Ça blablate, ça blablate, oui mais en Espagnol, oui mais en Anglais, ou en espagnolisant le franchais. Quitte à ne plus rien comprendre à ce charabia - on demande la VOST -, encore moins quand, tout d'un coup, un peu plus loin, tous les personnages semblent enfin parler la même langue. Rien n'a de sens, et c'est surtout lourdingue. Bon, on a parlé de ces bons vieux Longplaying et Marsupilami (ah oui, tiens, il y a Spip, en planche 20, qui se "demande quand il allait servir à quelque chose dans cette aventure", aveu d'oubli des scénaristes obligés au fourre-tout ?) mais quid des autres personnages ? Alors, il y a Fidel Castro et Che Guevara, plutôt bien campés dans leur idéalisme, leur grandiloquence et leur furie, puis Kennedy et, dans le reste de la galerie... on croise un Lucky Luke, une descendante de Bonnemine aux cheveux noirs, des ersatz d'Abdallah et des Dupondt. Ce n'est pas qu'ils sont cités, qu'on leur rend hommage, c'est qu'on les utilise facilement. Hop, un personnage gratuit et qui fonctionne. Tout le monde, il est là, tout le monde y fait pitié dans une histoire amenée au forceps, absolument pas passionnante, éculée, épuisante, déprimante et énervante. Ne vous méprenez pas, cette baie des cochons est vraiment une cochonnerie. Un album en apparence bien fait, mais sans âme puisque pillant tout l'amour qu'a mis Franquin dans cette série. C'est de loin le pire album de Spirou qu'il m'ait été donné de lire. Ce n'est pas un Spirou classique, c'est un Spirou moisi, indigeste, indigne et indigent. N'y a-t-il pas de pilote dans ce missile éditorial, ce monstre de Franquinstein ? Notons que cette collection va se poursuivre avec au moins deux tomes annoncés en 4e de couverture. Elric, Lemoine & Baril ont déjà manifestement signé pour Zorgrad tandis que Lewis Trondheim (qui a déjà goûté à du Spirou avec Panique en Atlantique) et Fabrice Tarrin (ce sera son troisième après Les géants pétrifiés et Spirou chez les Soviets, donc) signeront Le trésor de San Inferno. Je ne vous cache pas que je suis plus tenté par l'un que par l'autre.

01/06/2024 (modifier)