La couverture ainsi que le titre semblaient attirants mais la lecture s’est révélée très plate. On a droit à un polar moderne assez geek et girly à la fois.
Les références sont assez pompeuses et même assez répétitives au point d’accentuer la lourdeur du propos. La construction de l’ensemble du récit me semble très classique. Il manque de l’originalité et de la créativité même si celle-ci semble présente. C’est comme quand on gratte et qu’il n’y a rien en-dessous. Bref, c’est sans saveur !
Je n’insisterais pas sur les dialogues de cette bande de jeunes qui doivent certainement refléter la société actuelle et dont je me garderais d’émettre tout jugement. Pour autant, je n’ai pas trop apprécié.
Cet ouvrage a eu raison de moi après lecture d'environ un tiers de son volume...
D'abord, je déteste le graphisme de Zarate. Je me demande bien d'ailleurs comment il arrive à trouver son public.
J'ai surtout tenté cette expérience pour le scénariste, Alan Moore, puisque j'avais déjà exècré le dessin de Trois artistes à Paris.
Ca pique aux yeux, ça fait mal aux rétines, ça donne la nausée. C'est anguleux (on dirait qu'il dessine avec une règle et une équerre), surréaliste, comme dans un cauchemar. Je trouve que tout est moche.
La galerie proposée ici montre sans doute les deux plus belles cases de cette BD.
Quant aux couleurs, elles sont criardes et décrédibilisent elles aussi ce dessin.
Malgré cette agression visuelle, je me suis quand même accroché, enfin, j'ai essayé...
Mais, comme dans Trois artistes à Paris, bien que le scénariste soit différent, on a là aussi droit à une histoire indigeste, hermétique, incompréhensible, dans laquelle je ne suis jamais rentré.
Au moment où je commençais à lacher, j'ai parcouru en diagonale le restant des pages, et je n'ai pas trouvé la motivation pour m'y recoller, tellement cette lecture fut désagréable.
Oui, c'est bien un Za-raté.
(applaudissement)
(195)
Cauvin produit énormément, ces femmes en blanc faisaient un peu l’effet de remplissage lorsqu’elles sont arrivées dans Spirou, et je ne sais par quel miracle elles ont pris leur indépendance pour former des albums seuls. Comme cela ne suffisait pas, elles ont envahi les étalages de nos supermarchés jusqu’au tome 34 à ce jour. (et même une spin-off étouffante Les Femmes en blanc présentent...)
J’avoue une circonspection devant un tel succès. La plupart des gags présentés me paraissent plats, patauds et forcés, le dessin sommaire ne présente pas des gages de plaisir pour l’œil. En fait j’aurais tendance à penser que ce style correspond à l’image que la bande dessinée a auprès d’un public large non averti. Ce n’est pas intelligent, reste au niveau du basique et pas franchement joli, cela confirme pour notre consommateur moyen que la BD c’est un truc sans intérêt pour les enfants fait par des artistes ratés. Et hop conforté dans son idée, notre consommateur achète et place la BD dans son ensemble sur l’étagère de ses idées reçues à la lecture de cet opus qui fait fureur dans son univers de culture à lui qu’est le centre commercial.
Forcément avec ce genre d’album, le discours du collectionneur de BD que je suis ne peut pas passer devant un public ayant ce genre de référentiel. A leur décharge, il n’a pas un accès facile à autre chose, de fait ce genre de production dessert la BD d’un point de vue reconnaissance, tandis qu’un éditeur ne manquerait pas de me dire qu’elle finance des publications plus intimistes. Certes, il n’empêche que je déteste…
Pour se faire une idée bien précise de Agape et si vous avez lu HK du même Trantkat c’est très simple de vous présenter cette bd…
Vous voyez les scènes de cul dans HK qui ne sont juste là que pour combler le vide et certains fantasmes de geeks masculins ? Ben il suffit de les reprendre telles quelles et de les compiler à la suite comme une longue suite sans queue ni tête…
Pour peu on pourrait croire qu’il s’agisse d’un Art Book condescendant mais ça manque cruellement de bon goût. Pour autant je ne condamne pas l’auteur qui a dû partir d’un sacré délire et se faire plaisir tout seul en couchant ses obsessions ou fantasmes tout en y ajoutant quelques idées intéressantes comme de tenter de recréer une bd d’animation avec du mouvement mais l’effet est vite vain et constitue simplement un caprice supplémentaire.
De surcroit les décors ne sont pas encore ce que l’on peut y trouver dans les récentes rééditions de HK au profit de corps tout droits sortis de cartoons mais au final ce qui me dérange le plus ce sont les couleurs criardes et hors propos ainsi que la mise en scène horriblement froide et détachée ce qui rend le récit complet ni excitant ni chaleureux, un comble ! Beurk…
Après tout reste histoire de gouts et de couleurs, ceux qui apprécient HK vont se régaler en considérant Agape comme une friandise supplémentaire, les autres comme moi vont sourire et surtout soupirer pour un talent indéniable gâché par trop d’excès… Bref je ne regrette pas l’emprunt mais ai définitivement renoncé à apprécier une œuvre de Trantkat.
Le hasard des lots m’a fait acquérir 4 tomes de cette série. Après lecture du premier tome, j’avais le second tome sous la main que j’ai lu. La semaine suivante j’ai été chercher les tomes 3 et 4 avec à la fin la certitude que je n’irai jamais chercher plus loin.
Le tome 1 nous présente des personnages de façon intéressante, mais il ne se passe au final pas grand-chose car la pseudo intrigue se dénoue finalement assez facilement. Le lecteur peut alors se dire que c’était une présentation d’univers et que les ingrédients peuvent être en place. Et avouons que le second tome fait illusion, pendant les 4/5 de l’album je me suis dit que j’avais bien fait de continuer. Une fin encore trop facile vient diminuer l’enthousiasme, mais franchement ce tome 2 est pas mal. Hélas les 3 et 4 souffrent d’un grand vide scénaristique de de grosses ficelles ne viennent pas masquer. Il ne se passe franchement pas grand-chose de passionnant, le lecteur ne se prend pas au jeu et reste dramatiquement en dehors ce qui tue tout l’intérêt d’un pseudo policier futuro-punk. Nos personnages ne sont bien que des vagues faires valoir sans aucune profondeur. Mention spéciale à cette jeune femme permettant de voir des tenues très saillantes des années 90 mais guère plus qu’un fantôme.
Graphiquement, le dessin fait sourire tant il semble daté, donc périmé et démodé. En fait on peut même se demander s’il a été à la mode à un moment. Les couleurs me semblent criardes et les traits manquent cruellement de finesse, l’environnement laisse à désirer par une certaine platitude malgré les efforts de décors qui font trop carton pâte.
Au final, la lecture du tome 2 fut la seule potable, mais on ne saurait qualifier une série sur un seul truc moyen.
Mon cœur balance entre un bof terrible de sens qui en ferait un truc sans aucun intérêt et un pas aimé plus dur sur ce site au niveau étoile mais qui en réalité est plus intéressant car au moins il en reste quelque chose. Dans ces cas là comment arbitrer. Le 1 bof, le 2 pas mal, les 3 et 4 pas aime, donc pas aimé… Achat évidemment inutile.
Effectivement nous avons là une BD pleine d'originalité. Mais qui dit originalité, dit forcément prise de risque, et soit ça plait... soit pas du tout. J’avais une légère appréhension avant d'attaquer cette lecture mais les avis précédents si élogieux m'ont plutôt donné bon espoir. Résultat : une histoire qui ne m'a pas plu du tout, rien ne m'a parlé et je me suis ennuyé d'un bout à l'autre.
Commençons par le dessin. Le trait est bon et le dessinateur a du talent, c'est indéniable. Mais alors les cases sont ultra chargées et les couleurs piquent hélas les yeux. Il y a quelques rares planches trop sombres pénibles à déchiffrer et à coté de ça il y en a une multitude ultra colorées. Ça flashe fort...
Cela aurait été anecdotique si j'avais trouvé l'histoire géniale. Ce n'est pas le cas. Pourtant les toutes premières péripéties n'étaient pas désagréables avec le jeune Irvi qui escalade tous les soirs les fenêtres d'un bordel et qui se retrouve contraint de satisfaire toutes les jeunes filles alors que sa bien aimée l'attend un peu plus haut. Et après ça part dans tous les sens.
Il y a plein de personnages, on saute de l'histoire de l'un à celle de l'autre en à peine une case, comme ça sans prévenir. C'est assez déroutant. On utilise un personnage secondaire sans l'identifier, sans savoir d’où il vient. Puis on le laisse de coté et on le ressort 10 pages plus loin sans que cela soit plus clair. Ça va vite. Trop vite pour moi. J'avais l'impression de suivre une histoire et hop la page d'après on passe à autre chose. J'ai rapidement été désorienté ne sachant pas où l'auteur voulait m'emmener.
Je ne me suis attaché à aucun des protagonistes. La narration aussi m'a rebuté. L'essentiel est décrit en voix off. Bref une lecture laborieuse et j'ai eu beaucoup de mal à venir à bout du tome 1.
En conclusion, une BD qui plaira à certains (la preuve les 2 avis précédents) mais pas à tous. Personnellement je n'ai vraiment pas aimé.
Mouarf.....Qu'est-ce que c'est nul ! J'ai décroché après les deux premières petites histoires, je me suis forcé à poursuivre jusqu'à la moitié de l'intégrale pour pouvoir dignement poster mon avis, mais vraiment, ça n'en valait pas la peine...
C'est juste pas drôle....C'est bourrin, ça c'est sûr, en gros nos deux compères font leurs gros connards avec les gens, enflamment, pillent, tuent, insultent, et c'est tout. Même pas une once d'humour noir qui tienne la route.
Ces récits molassons sont accompagnés d'un dessin en noir et blanc qui n'est pas mauvais, mais dont les décors ne sont vraiment pas travaillés, et en fait souvent absents (fond blanc).
Côté dialogue, on a droit à l'argot des djeuns d'un autre temps, avec des phrases agrémentées d'un "genre" à tout bout de champ, et des expressions super à la mode du style "arrête ton char", bref, les formules typiquement utilisées à l'heure actuelle dans certaines caves du 93.
En résumé, un dessin honorable mais sans plus, des dialogues moisis, et un scénario inintéressant.
Passez votre chemin, même si le grand nom d'Alan Moore figure sur la couverture, ou alors pour empocher le trophée...
(191)
Je peux concevoir que certains aiment, c'est pour moi une trahison que ce bouquin.
A tout amateur du grand fabuliste, reportez vous sur les éditions illustrées (Doré/Oudry/Chagall), il en existe tant de si belles. Quand de tels illustrateurs ont déjà oeuvré sur cet auteur, il est impensable que l'on se satisfasse d'un dessin aussi médiocre. C'est là un gros coup de gueule, désolé ! Le texte est connu, il n'y a sur ce plan là rien à faire. A minima le dessin se doit d'être recherché.
Alors non, dommage qu'on ne puisse y coller 0.
Je suis décidemment très fermé au bloubiboulga quand il tourne à l'indigeste et à l'inutile.
J'attends d'un conte qu'il me fasse voyager dans l'imaginaire. En ce sens, un conte BD a déjà un handicap à mes yeux qu'il empêche cette notion de rêverie et d'imagination. Dès lors, pour trouver grace à mes yeux, il faut à tout le moins que l'histoire soit originale, bien pensée mais surtout pas une tambouille de plusieurs mythologies sans chercher à en faire une synthèse qui soit tangible et intéressante.
Excusez mon expression mais on est dans la masturbation cérébrale sans but, une sorte d'errance intellectuelle. Alors certains sont appétents à ce type de récit, je suis trop cartésien.
Et puis ensuite, puisqu'on nous impose des images à ce conte, il faut les travailler. Et là le travail n'est pas au rendez vous.
A éviter (du moins pour moi).
Bon, j'adore Vuillemin, je ne suis pas contre une bonne dose d'humour hard/trash/scato. Mais encore faut il qu'il y ait de l'humour justement.
Déjà que le dessin est d'un baclé (et c'est peu dire), mais en plus on ne trouve pas ici la patte que Reiser peut avoir sur d'autres volumes.
Ce bouquin est à fuir car il ne remplit ni son office humoristique, ni son office émoustillant. Alors quand on fait de l'humour sexy.....
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Le Tueur aux mangas
La couverture ainsi que le titre semblaient attirants mais la lecture s’est révélée très plate. On a droit à un polar moderne assez geek et girly à la fois. Les références sont assez pompeuses et même assez répétitives au point d’accentuer la lourdeur du propos. La construction de l’ensemble du récit me semble très classique. Il manque de l’originalité et de la créativité même si celle-ci semble présente. C’est comme quand on gratte et qu’il n’y a rien en-dessous. Bref, c’est sans saveur ! Je n’insisterais pas sur les dialogues de cette bande de jeunes qui doivent certainement refléter la société actuelle et dont je me garderais d’émettre tout jugement. Pour autant, je n’ai pas trop apprécié.
Une petite mort (Petits meurtres)
Cet ouvrage a eu raison de moi après lecture d'environ un tiers de son volume... D'abord, je déteste le graphisme de Zarate. Je me demande bien d'ailleurs comment il arrive à trouver son public. J'ai surtout tenté cette expérience pour le scénariste, Alan Moore, puisque j'avais déjà exècré le dessin de Trois artistes à Paris. Ca pique aux yeux, ça fait mal aux rétines, ça donne la nausée. C'est anguleux (on dirait qu'il dessine avec une règle et une équerre), surréaliste, comme dans un cauchemar. Je trouve que tout est moche. La galerie proposée ici montre sans doute les deux plus belles cases de cette BD. Quant aux couleurs, elles sont criardes et décrédibilisent elles aussi ce dessin. Malgré cette agression visuelle, je me suis quand même accroché, enfin, j'ai essayé... Mais, comme dans Trois artistes à Paris, bien que le scénariste soit différent, on a là aussi droit à une histoire indigeste, hermétique, incompréhensible, dans laquelle je ne suis jamais rentré. Au moment où je commençais à lacher, j'ai parcouru en diagonale le restant des pages, et je n'ai pas trouvé la motivation pour m'y recoller, tellement cette lecture fut désagréable. Oui, c'est bien un Za-raté. (applaudissement) (195)
Les Femmes en blanc
Cauvin produit énormément, ces femmes en blanc faisaient un peu l’effet de remplissage lorsqu’elles sont arrivées dans Spirou, et je ne sais par quel miracle elles ont pris leur indépendance pour former des albums seuls. Comme cela ne suffisait pas, elles ont envahi les étalages de nos supermarchés jusqu’au tome 34 à ce jour. (et même une spin-off étouffante Les Femmes en blanc présentent...) J’avoue une circonspection devant un tel succès. La plupart des gags présentés me paraissent plats, patauds et forcés, le dessin sommaire ne présente pas des gages de plaisir pour l’œil. En fait j’aurais tendance à penser que ce style correspond à l’image que la bande dessinée a auprès d’un public large non averti. Ce n’est pas intelligent, reste au niveau du basique et pas franchement joli, cela confirme pour notre consommateur moyen que la BD c’est un truc sans intérêt pour les enfants fait par des artistes ratés. Et hop conforté dans son idée, notre consommateur achète et place la BD dans son ensemble sur l’étagère de ses idées reçues à la lecture de cet opus qui fait fureur dans son univers de culture à lui qu’est le centre commercial. Forcément avec ce genre d’album, le discours du collectionneur de BD que je suis ne peut pas passer devant un public ayant ce genre de référentiel. A leur décharge, il n’a pas un accès facile à autre chose, de fait ce genre de production dessert la BD d’un point de vue reconnaissance, tandis qu’un éditeur ne manquerait pas de me dire qu’elle finance des publications plus intimistes. Certes, il n’empêche que je déteste…
Agapê
Pour se faire une idée bien précise de Agape et si vous avez lu HK du même Trantkat c’est très simple de vous présenter cette bd… Vous voyez les scènes de cul dans HK qui ne sont juste là que pour combler le vide et certains fantasmes de geeks masculins ? Ben il suffit de les reprendre telles quelles et de les compiler à la suite comme une longue suite sans queue ni tête… Pour peu on pourrait croire qu’il s’agisse d’un Art Book condescendant mais ça manque cruellement de bon goût. Pour autant je ne condamne pas l’auteur qui a dû partir d’un sacré délire et se faire plaisir tout seul en couchant ses obsessions ou fantasmes tout en y ajoutant quelques idées intéressantes comme de tenter de recréer une bd d’animation avec du mouvement mais l’effet est vite vain et constitue simplement un caprice supplémentaire. De surcroit les décors ne sont pas encore ce que l’on peut y trouver dans les récentes rééditions de HK au profit de corps tout droits sortis de cartoons mais au final ce qui me dérange le plus ce sont les couleurs criardes et hors propos ainsi que la mise en scène horriblement froide et détachée ce qui rend le récit complet ni excitant ni chaleureux, un comble ! Beurk… Après tout reste histoire de gouts et de couleurs, ceux qui apprécient HK vont se régaler en considérant Agape comme une friandise supplémentaire, les autres comme moi vont sourire et surtout soupirer pour un talent indéniable gâché par trop d’excès… Bref je ne regrette pas l’emprunt mais ai définitivement renoncé à apprécier une œuvre de Trantkat.
Polka
Le hasard des lots m’a fait acquérir 4 tomes de cette série. Après lecture du premier tome, j’avais le second tome sous la main que j’ai lu. La semaine suivante j’ai été chercher les tomes 3 et 4 avec à la fin la certitude que je n’irai jamais chercher plus loin. Le tome 1 nous présente des personnages de façon intéressante, mais il ne se passe au final pas grand-chose car la pseudo intrigue se dénoue finalement assez facilement. Le lecteur peut alors se dire que c’était une présentation d’univers et que les ingrédients peuvent être en place. Et avouons que le second tome fait illusion, pendant les 4/5 de l’album je me suis dit que j’avais bien fait de continuer. Une fin encore trop facile vient diminuer l’enthousiasme, mais franchement ce tome 2 est pas mal. Hélas les 3 et 4 souffrent d’un grand vide scénaristique de de grosses ficelles ne viennent pas masquer. Il ne se passe franchement pas grand-chose de passionnant, le lecteur ne se prend pas au jeu et reste dramatiquement en dehors ce qui tue tout l’intérêt d’un pseudo policier futuro-punk. Nos personnages ne sont bien que des vagues faires valoir sans aucune profondeur. Mention spéciale à cette jeune femme permettant de voir des tenues très saillantes des années 90 mais guère plus qu’un fantôme. Graphiquement, le dessin fait sourire tant il semble daté, donc périmé et démodé. En fait on peut même se demander s’il a été à la mode à un moment. Les couleurs me semblent criardes et les traits manquent cruellement de finesse, l’environnement laisse à désirer par une certaine platitude malgré les efforts de décors qui font trop carton pâte. Au final, la lecture du tome 2 fut la seule potable, mais on ne saurait qualifier une série sur un seul truc moyen. Mon cœur balance entre un bof terrible de sens qui en ferait un truc sans aucun intérêt et un pas aimé plus dur sur ce site au niveau étoile mais qui en réalité est plus intéressant car au moins il en reste quelque chose. Dans ces cas là comment arbitrer. Le 1 bof, le 2 pas mal, les 3 et 4 pas aime, donc pas aimé… Achat évidemment inutile.
Les Contes de l'ère du Cobra
Effectivement nous avons là une BD pleine d'originalité. Mais qui dit originalité, dit forcément prise de risque, et soit ça plait... soit pas du tout. J’avais une légère appréhension avant d'attaquer cette lecture mais les avis précédents si élogieux m'ont plutôt donné bon espoir. Résultat : une histoire qui ne m'a pas plu du tout, rien ne m'a parlé et je me suis ennuyé d'un bout à l'autre. Commençons par le dessin. Le trait est bon et le dessinateur a du talent, c'est indéniable. Mais alors les cases sont ultra chargées et les couleurs piquent hélas les yeux. Il y a quelques rares planches trop sombres pénibles à déchiffrer et à coté de ça il y en a une multitude ultra colorées. Ça flashe fort... Cela aurait été anecdotique si j'avais trouvé l'histoire géniale. Ce n'est pas le cas. Pourtant les toutes premières péripéties n'étaient pas désagréables avec le jeune Irvi qui escalade tous les soirs les fenêtres d'un bordel et qui se retrouve contraint de satisfaire toutes les jeunes filles alors que sa bien aimée l'attend un peu plus haut. Et après ça part dans tous les sens. Il y a plein de personnages, on saute de l'histoire de l'un à celle de l'autre en à peine une case, comme ça sans prévenir. C'est assez déroutant. On utilise un personnage secondaire sans l'identifier, sans savoir d’où il vient. Puis on le laisse de coté et on le ressort 10 pages plus loin sans que cela soit plus clair. Ça va vite. Trop vite pour moi. J'avais l'impression de suivre une histoire et hop la page d'après on passe à autre chose. J'ai rapidement été désorienté ne sachant pas où l'auteur voulait m'emmener. Je ne me suis attaché à aucun des protagonistes. La narration aussi m'a rebuté. L'essentiel est décrit en voix off. Bref une lecture laborieuse et j'ai eu beaucoup de mal à venir à bout du tome 1. En conclusion, une BD qui plaira à certains (la preuve les 2 avis précédents) mais pas à tous. Personnellement je n'ai vraiment pas aimé.
D.R. & Quinch
Mouarf.....Qu'est-ce que c'est nul ! J'ai décroché après les deux premières petites histoires, je me suis forcé à poursuivre jusqu'à la moitié de l'intégrale pour pouvoir dignement poster mon avis, mais vraiment, ça n'en valait pas la peine... C'est juste pas drôle....C'est bourrin, ça c'est sûr, en gros nos deux compères font leurs gros connards avec les gens, enflamment, pillent, tuent, insultent, et c'est tout. Même pas une once d'humour noir qui tienne la route. Ces récits molassons sont accompagnés d'un dessin en noir et blanc qui n'est pas mauvais, mais dont les décors ne sont vraiment pas travaillés, et en fait souvent absents (fond blanc). Côté dialogue, on a droit à l'argot des djeuns d'un autre temps, avec des phrases agrémentées d'un "genre" à tout bout de champ, et des expressions super à la mode du style "arrête ton char", bref, les formules typiquement utilisées à l'heure actuelle dans certaines caves du 93. En résumé, un dessin honorable mais sans plus, des dialogues moisis, et un scénario inintéressant. Passez votre chemin, même si le grand nom d'Alan Moore figure sur la couverture, ou alors pour empocher le trophée... (191)
Jean de la Fontaine en bandes dessinées (Les Fables en BD)
Je peux concevoir que certains aiment, c'est pour moi une trahison que ce bouquin. A tout amateur du grand fabuliste, reportez vous sur les éditions illustrées (Doré/Oudry/Chagall), il en existe tant de si belles. Quand de tels illustrateurs ont déjà oeuvré sur cet auteur, il est impensable que l'on se satisfasse d'un dessin aussi médiocre. C'est là un gros coup de gueule, désolé ! Le texte est connu, il n'y a sur ce plan là rien à faire. A minima le dessin se doit d'être recherché. Alors non, dommage qu'on ne puisse y coller 0.
Du Graal plein la bouche
Je suis décidemment très fermé au bloubiboulga quand il tourne à l'indigeste et à l'inutile. J'attends d'un conte qu'il me fasse voyager dans l'imaginaire. En ce sens, un conte BD a déjà un handicap à mes yeux qu'il empêche cette notion de rêverie et d'imagination. Dès lors, pour trouver grace à mes yeux, il faut à tout le moins que l'histoire soit originale, bien pensée mais surtout pas une tambouille de plusieurs mythologies sans chercher à en faire une synthèse qui soit tangible et intéressante. Excusez mon expression mais on est dans la masturbation cérébrale sans but, une sorte d'errance intellectuelle. Alors certains sont appétents à ce type de récit, je suis trop cartésien. Et puis ensuite, puisqu'on nous impose des images à ce conte, il faut les travailler. Et là le travail n'est pas au rendez vous. A éviter (du moins pour moi).
Dessins Cochons
Bon, j'adore Vuillemin, je ne suis pas contre une bonne dose d'humour hard/trash/scato. Mais encore faut il qu'il y ait de l'humour justement. Déjà que le dessin est d'un baclé (et c'est peu dire), mais en plus on ne trouve pas ici la patte que Reiser peut avoir sur d'autres volumes. Ce bouquin est à fuir car il ne remplit ni son office humoristique, ni son office émoustillant. Alors quand on fait de l'humour sexy.....