Comme yannis, j'ai eu l'occasion de feuilleter cet après midi cet album en supermarché - où il ne dépareillait pas de ce que d'autres rayons proposaient : c'est un produit de consommation opportuniste et commercial, avec une date de péremption assez courte. Il est en effet clair qu'il ne laissera pas trop de trace dans les mémoires, et en tout cas pas dans la mienne !
Si j'ai fait l'effort de le lire jusqu'au bout (ce qui prend peu de temps en fait !), je n'en ai pas tiré trop de plaisir. Il faut dire que je ne suis que moyennement réceptif à l'humour des deux acteurs, et que je le suis généralement encore moins aux publications Jungle ou Bamboo, qui se spécialisent dans ces one shot ou séries au kilomètre, qui manquent cruellement d'ambition, si ce n'est mercantile...
Donc j'ai trouvé ça très peu drôle. Quant au dessin, il est passe partout. On reconnaît vaguement les acteurs (même si je trouve que Michelle Laroque y gagne ici...), ce qui est la moindre des choses, puisque cela semble le seul intérêt de cet album.
Voilà donc une lecture dont vous pouvez facilement vous dispenser, je pense même pour les fans des deux acteurs !
Je me rends compte maintenant que je n'ai pas avisé cette BD, mais je dois avouer que j'ai été rebuté au tome 2, alors...
N'ayant pas connu l'adaptation en dessin animé, je pense que je n'ai pas cette nostalgie (et ce générique) en tête, ce qui explique peut-être bien des choses. Mais j'ai vraiment détesté cette BD. Tout m'insupporte. Les personnages qui sont super clichés (en deux tomes, j'ai été dégoûté... C'est dire !), le dessin qui est sympathique pour les armures mais qui n'est vraiment pas ma tasse de thé sinon, et surtout... le scénario ! Ou son absence. C'est peut-être pire encore. Dans le genre inintéressant, j'ai jamais vu pire. Rien ! Le vide, le néant. On se tape dessus, on se retape dessus, je suis trop fort, et vas-y que je te refait la même attaque qu'avant mais que cette fois-ci tu meurs...
Bref, j'ai eu un dégoût au tome 2 de ce manga, j'ai tout revendu, je ne le lirai plus... Je ne pense pas que je le relirai un jour, je n'ai pas envie de savoir la suite. Non, vraiment, pour moi il n'y a rien dans ce manga !
Vraiment, je trouve cet album inabouti.
Côté dessin d'abord, car comme le dit Pierig, il n’y a aucun relief. Le trait, assez joli en soi, n’est du coup pas assez lisible.
Côté scénario, ensuite, l’idée est bonne, mais pas assez développée, et surtout, pas assez claire. Au début je me suis perdue dans les bulles (qui parle ?), et je n’ai pas tout compris à l’histoire, à cause des multiples ellipses du récit. En fait, on a l'impression qu'il s'agit d'un passage d'une série dont on n'aurait ni le début ni la fin.
C'est d'autant plus dommage qu'il y avait un beau potentiel.
Note : 1,5/5
C'est difficile d'avoir un avis objectif sur cette série, pour moi, car c'est la première série de manga que j'ai suivie, du début jusqu'à (malheureusement) la fin.
Et cette série comporte quand même pas mal de défauts.
Déjà, la série met de nombreux tomes (5 à peu près), pour se mettre véritablement en route, installer son univers et ses personnages et avant de proposer un début d'intrigue accrocheuse à suivre... Évidemment, cette intrigue ce sera donc un tournoi de baston, dans la plus pure lignée des clichés de nekketsu. Même si c'est une série pour pré-adolescent, une fois lancé, on arrive à la suivre sans grand déplaisir, même avec des yeux d'adultes car il y a quelques passages plus accrocheurs (les plus sombres).
Mais très vite, cette histoire de tournoi s'étire inutilement et l'auteur nous propose des rebondissements et une foultitude de combats officieux entre participants, il y a donc, dans la série, un passage de flottement où il ne se passe rien (d’intéressant) et où les lecteurs les moins obstinés pourront décrocher (autour du tome 14). Et puis, une fois que le récit est relancé, aux alentours du tome 20, la série s'enfonce à chaque tome dans des péripéties les plus stupides, invraisemblables, incongrues et inutiles au possible.
Comme tout le monde le sait, la série s'est interrompue après le tome 31, avec une simili-fin incompréhensible qui n'a convaincu personne... A presque 6€ chaque tome, Shaman King devient vite une arnaque.
Quelques années après, l'auteur a repris son histoire au japon, et des fans ont traduit ces nouvelles planches sur internet en français. Par acquis de conscience j'ai lu cette fin, assez minable et peu inspirée il faut bien l'avouer et dont le seul mérite est de proposer une fin décente à cette saga.
A oublier, malgré un dessin efficace (quoique trop anguleux et brouillon dans les scènes de combats à mon goût) dans le genre shônen, cette série, c'est jeter de l'argent en l'air inutilement.
Pas d'histoire, pas de sketch, juste un fil conducteur : la misère humaine ... car c'est bien de cela dont il s'agit pages après pages, jusqu'à ce que le lecteur termine sa lecture avec un petit gout amer dans la bouche.
Une BD bien trop trash, pas drôle , qui m'a personnellement presque choquée !
En 1975, sortait sur les écrans le film de Just Jaeckin d'après le livre de Pauline Réage qui fut à l'origine d'une vive indignation. La même année, Crepax entreprend l'adaptation du livre en BD en réussissant à donner plus d'impact à cette oeuvre jugée scandaleuse que le film lui-même. Il est vrai que le côté figé du dessin permettait au lecteur de s'attarder longuement sur les images, et que le graphisme raffiné de Crepax ajoutait un atout supplémentaire.
Ces jeux pervers et ce sado-masochisme exacerbé étaient à l'époque, aussi bien à l'écran qu'en BD, d'une audace extrême, on était en pleine révolution sexuelle, et ça s'adressait à un public averti. Quand j'ai vu le film, c'est vrai que j'ai pénétré dans un monde étrange, mais ce fut instructif. Pour ma part, je n'aime absolument pas ces pratiques sexuelles et je ne comprends pas qu'on puisse souffrir ou faire souffrir quelqu'un en prenant du plaisir, pour moi, l'amour est une fusion où 2 amants ne cherchent qu'à se faire du bien et non du mal; mais je me garde bien de juger ces pratiques et les personnes qui s'y adonnent, après tout, ils sont libres, et ça ne me dérange pas. Tout ça pour dire que ce genre de Bd ne m'attire pas du tout malgré la réputation de son auteur qui reste fidèle à l'esthétisme auquel il a habitué ses lecteurs avec ses bandes précédentes.
La sophistication du trait, le fétichisme, les jeux amoureux et bestiaux des personnages ainsi que les mises en page aux cadrages multiples et aux inévitables gros plans achèvent de donner un aspect encore plus sulfureux qu'à celui du film ou du roman, et me confortent dans la répugnance que j'éprouve pour le SM. Ceux qui veulent en essayer la lecture doivent se préparer à être un peu secoué.
Pour le dire clairement : je pense n’avoir strictement rien compris à ces aventures.
Attiré par le nom de Claude Renard (qui a souvent collaboré avec François Schuiten) et le côté fantastique et froid des couvertures, je pensais y trouver mon compte. La vérité est tout autre. Je n’ai jamais réussi à m’immerger dans cet univers, y restant désespérément hermétique. Les dialogues sont volontairement obscurs, et cela n’est pas pour m’aider à appréhender cette histoire.
Le dessin dégage un certain charme mais il demeure aussi très froid et souvent imprécis.
Mais, bon, quand je ne comprends rien à une histoire, je ne peux pas l’aimer.
La seule chose que j'ai aimé c'est le dessin qui sans être un chef d'œuvre est plutôt sympathique. Malheureusement, le scénario est vraiment ennuyeux. L'intrigue m'a semblé banale dès le début et je me suis vite emmerdé pour une raison assez simple : il y a trop de textes !
À la base, c'était un feuilleton radiophonique coécrit par Tardi une dizaine d'années avant la sortie en album et si les longs dialogues ne posent aucun problème à la radio, cela devient ennuyeux lorsque c'est en bande dessinée sauf si on est très bon avec les dialogues. Par exemple, l'album 120 rue de la gare de la série 'Nestor Burma' contient souvent des longs dialogues, mais Tardi réussit à rendre le tout captivant. Ici, c'est lourd et j'ai arrêté ma lecture au milieu de l'album parce que j'en avais marre.
Cette histoire de tournage de film pendant le siège de Stalingrad ne m’a pas particulièrement passionné. Pourtant, j’avais aimé le film Stalingrad et je sais que le sort de la Seconde Guerre Mondiale s’est joué en partie dans cette ville. L’idée était intéressante mais on s’ennuie très vite à la lecture. Les personnages enchaînent des dialogues et se disputent sous le fracas des balles ennemies etc…
On a très vite envie de sortir de cette bd stérile qui n’apporte pas grand-chose. On ne se sent pas impliqué et l’intérêt diminue très vite. Bref, il y a des œuvres qui sont passionnantes et d’autres qui ne le sont pas. Ce ne sont pas les lecteurs qui ont un problème mais la façon d’amener le récit. Bref, la réalisation serait en cause. Un comble pour une histoire de tournage…
Christophe Bec (que j'aime beaucoup aussi) signe ici une adaptation du "Monde perdu" de Conan Doyle (que j'adore). Tout était réuni pour que j'apprécie cette BD.
Malgré un dessin plutôt joli et maîtrisé (mais sans aucune inventivité, très classique), ce premier tome est d'un ennui mortel : présentation maladroite et ennuyeuse des personnages, aucune tension dans leur périple, battements du cœur constants lors de la "grande" scène. Peut-être la suite sera-t-elle meilleure (je ne le saurai jamais, et il n'y en aura jamais si le premier tome ne marche pas, vu que c'est Soleil l'éditeur), mais il est parfaitement clair qu'on pourra se passer de ce premier opus soporifique pour lire la suite des aventures.
Hop, directement ramené chez mon libraire et on ne m'en parlera plus jamais.
Et ça me fait mal d'écrire tout ça vu comment j'apprécie les deux auteurs, mais l'immense déception est bel et bien là.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Ils s'aiment
Comme yannis, j'ai eu l'occasion de feuilleter cet après midi cet album en supermarché - où il ne dépareillait pas de ce que d'autres rayons proposaient : c'est un produit de consommation opportuniste et commercial, avec une date de péremption assez courte. Il est en effet clair qu'il ne laissera pas trop de trace dans les mémoires, et en tout cas pas dans la mienne ! Si j'ai fait l'effort de le lire jusqu'au bout (ce qui prend peu de temps en fait !), je n'en ai pas tiré trop de plaisir. Il faut dire que je ne suis que moyennement réceptif à l'humour des deux acteurs, et que je le suis généralement encore moins aux publications Jungle ou Bamboo, qui se spécialisent dans ces one shot ou séries au kilomètre, qui manquent cruellement d'ambition, si ce n'est mercantile... Donc j'ai trouvé ça très peu drôle. Quant au dessin, il est passe partout. On reconnaît vaguement les acteurs (même si je trouve que Michelle Laroque y gagne ici...), ce qui est la moindre des choses, puisque cela semble le seul intérêt de cet album. Voilà donc une lecture dont vous pouvez facilement vous dispenser, je pense même pour les fans des deux acteurs !
Saint Seiya - Les Chevaliers du Zodiaque
Je me rends compte maintenant que je n'ai pas avisé cette BD, mais je dois avouer que j'ai été rebuté au tome 2, alors... N'ayant pas connu l'adaptation en dessin animé, je pense que je n'ai pas cette nostalgie (et ce générique) en tête, ce qui explique peut-être bien des choses. Mais j'ai vraiment détesté cette BD. Tout m'insupporte. Les personnages qui sont super clichés (en deux tomes, j'ai été dégoûté... C'est dire !), le dessin qui est sympathique pour les armures mais qui n'est vraiment pas ma tasse de thé sinon, et surtout... le scénario ! Ou son absence. C'est peut-être pire encore. Dans le genre inintéressant, j'ai jamais vu pire. Rien ! Le vide, le néant. On se tape dessus, on se retape dessus, je suis trop fort, et vas-y que je te refait la même attaque qu'avant mais que cette fois-ci tu meurs... Bref, j'ai eu un dégoût au tome 2 de ce manga, j'ai tout revendu, je ne le lirai plus... Je ne pense pas que je le relirai un jour, je n'ai pas envie de savoir la suite. Non, vraiment, pour moi il n'y a rien dans ce manga !
La Fille du Vent
Vraiment, je trouve cet album inabouti. Côté dessin d'abord, car comme le dit Pierig, il n’y a aucun relief. Le trait, assez joli en soi, n’est du coup pas assez lisible. Côté scénario, ensuite, l’idée est bonne, mais pas assez développée, et surtout, pas assez claire. Au début je me suis perdue dans les bulles (qui parle ?), et je n’ai pas tout compris à l’histoire, à cause des multiples ellipses du récit. En fait, on a l'impression qu'il s'agit d'un passage d'une série dont on n'aurait ni le début ni la fin. C'est d'autant plus dommage qu'il y avait un beau potentiel.
Shaman King
Note : 1,5/5 C'est difficile d'avoir un avis objectif sur cette série, pour moi, car c'est la première série de manga que j'ai suivie, du début jusqu'à (malheureusement) la fin. Et cette série comporte quand même pas mal de défauts. Déjà, la série met de nombreux tomes (5 à peu près), pour se mettre véritablement en route, installer son univers et ses personnages et avant de proposer un début d'intrigue accrocheuse à suivre... Évidemment, cette intrigue ce sera donc un tournoi de baston, dans la plus pure lignée des clichés de nekketsu. Même si c'est une série pour pré-adolescent, une fois lancé, on arrive à la suivre sans grand déplaisir, même avec des yeux d'adultes car il y a quelques passages plus accrocheurs (les plus sombres). Mais très vite, cette histoire de tournoi s'étire inutilement et l'auteur nous propose des rebondissements et une foultitude de combats officieux entre participants, il y a donc, dans la série, un passage de flottement où il ne se passe rien (d’intéressant) et où les lecteurs les moins obstinés pourront décrocher (autour du tome 14). Et puis, une fois que le récit est relancé, aux alentours du tome 20, la série s'enfonce à chaque tome dans des péripéties les plus stupides, invraisemblables, incongrues et inutiles au possible. Comme tout le monde le sait, la série s'est interrompue après le tome 31, avec une simili-fin incompréhensible qui n'a convaincu personne... A presque 6€ chaque tome, Shaman King devient vite une arnaque. Quelques années après, l'auteur a repris son histoire au japon, et des fans ont traduit ces nouvelles planches sur internet en français. Par acquis de conscience j'ai lu cette fin, assez minable et peu inspirée il faut bien l'avouer et dont le seul mérite est de proposer une fin décente à cette saga. A oublier, malgré un dessin efficace (quoique trop anguleux et brouillon dans les scènes de combats à mon goût) dans le genre shônen, cette série, c'est jeter de l'argent en l'air inutilement.
Marie Rose and Co
Pas d'histoire, pas de sketch, juste un fil conducteur : la misère humaine ... car c'est bien de cela dont il s'agit pages après pages, jusqu'à ce que le lecteur termine sa lecture avec un petit gout amer dans la bouche. Une BD bien trop trash, pas drôle , qui m'a personnellement presque choquée !
Histoire d'O
En 1975, sortait sur les écrans le film de Just Jaeckin d'après le livre de Pauline Réage qui fut à l'origine d'une vive indignation. La même année, Crepax entreprend l'adaptation du livre en BD en réussissant à donner plus d'impact à cette oeuvre jugée scandaleuse que le film lui-même. Il est vrai que le côté figé du dessin permettait au lecteur de s'attarder longuement sur les images, et que le graphisme raffiné de Crepax ajoutait un atout supplémentaire. Ces jeux pervers et ce sado-masochisme exacerbé étaient à l'époque, aussi bien à l'écran qu'en BD, d'une audace extrême, on était en pleine révolution sexuelle, et ça s'adressait à un public averti. Quand j'ai vu le film, c'est vrai que j'ai pénétré dans un monde étrange, mais ce fut instructif. Pour ma part, je n'aime absolument pas ces pratiques sexuelles et je ne comprends pas qu'on puisse souffrir ou faire souffrir quelqu'un en prenant du plaisir, pour moi, l'amour est une fusion où 2 amants ne cherchent qu'à se faire du bien et non du mal; mais je me garde bien de juger ces pratiques et les personnes qui s'y adonnent, après tout, ils sont libres, et ça ne me dérange pas. Tout ça pour dire que ce genre de Bd ne m'attire pas du tout malgré la réputation de son auteur qui reste fidèle à l'esthétisme auquel il a habitué ses lecteurs avec ses bandes précédentes. La sophistication du trait, le fétichisme, les jeux amoureux et bestiaux des personnages ainsi que les mises en page aux cadrages multiples et aux inévitables gros plans achèvent de donner un aspect encore plus sulfureux qu'à celui du film ou du roman, et me confortent dans la répugnance que j'éprouve pour le SM. Ceux qui veulent en essayer la lecture doivent se préparer à être un peu secoué.
Ivan Casablanca
Pour le dire clairement : je pense n’avoir strictement rien compris à ces aventures. Attiré par le nom de Claude Renard (qui a souvent collaboré avec François Schuiten) et le côté fantastique et froid des couvertures, je pensais y trouver mon compte. La vérité est tout autre. Je n’ai jamais réussi à m’immerger dans cet univers, y restant désespérément hermétique. Les dialogues sont volontairement obscurs, et cela n’est pas pour m’aider à appréhender cette histoire. Le dessin dégage un certain charme mais il demeure aussi très froid et souvent imprécis. Mais, bon, quand je ne comprends rien à une histoire, je ne peux pas l’aimer.
Le Perroquet des Batignolles
La seule chose que j'ai aimé c'est le dessin qui sans être un chef d'œuvre est plutôt sympathique. Malheureusement, le scénario est vraiment ennuyeux. L'intrigue m'a semblé banale dès le début et je me suis vite emmerdé pour une raison assez simple : il y a trop de textes ! À la base, c'était un feuilleton radiophonique coécrit par Tardi une dizaine d'années avant la sortie en album et si les longs dialogues ne posent aucun problème à la radio, cela devient ennuyeux lorsque c'est en bande dessinée sauf si on est très bon avec les dialogues. Par exemple, l'album 120 rue de la gare de la série 'Nestor Burma' contient souvent des longs dialogues, mais Tardi réussit à rendre le tout captivant. Ici, c'est lourd et j'ai arrêté ma lecture au milieu de l'album parce que j'en avais marre.
Stalingrad Khronika
Cette histoire de tournage de film pendant le siège de Stalingrad ne m’a pas particulièrement passionné. Pourtant, j’avais aimé le film Stalingrad et je sais que le sort de la Seconde Guerre Mondiale s’est joué en partie dans cette ville. L’idée était intéressante mais on s’ennuie très vite à la lecture. Les personnages enchaînent des dialogues et se disputent sous le fracas des balles ennemies etc… On a très vite envie de sortir de cette bd stérile qui n’apporte pas grand-chose. On ne se sent pas impliqué et l’intérêt diminue très vite. Bref, il y a des œuvres qui sont passionnantes et d’autres qui ne le sont pas. Ce ne sont pas les lecteurs qui ont un problème mais la façon d’amener le récit. Bref, la réalisation serait en cause. Un comble pour une histoire de tournage…
Le Monde Perdu (Soleil)
Christophe Bec (que j'aime beaucoup aussi) signe ici une adaptation du "Monde perdu" de Conan Doyle (que j'adore). Tout était réuni pour que j'apprécie cette BD. Malgré un dessin plutôt joli et maîtrisé (mais sans aucune inventivité, très classique), ce premier tome est d'un ennui mortel : présentation maladroite et ennuyeuse des personnages, aucune tension dans leur périple, battements du cœur constants lors de la "grande" scène. Peut-être la suite sera-t-elle meilleure (je ne le saurai jamais, et il n'y en aura jamais si le premier tome ne marche pas, vu que c'est Soleil l'éditeur), mais il est parfaitement clair qu'on pourra se passer de ce premier opus soporifique pour lire la suite des aventures. Hop, directement ramené chez mon libraire et on ne m'en parlera plus jamais. Et ça me fait mal d'écrire tout ça vu comment j'apprécie les deux auteurs, mais l'immense déception est bel et bien là.