Kane est un très bon western, cynique comme j'aime, dont l’inspiration cinématographique est plutôt à chercher du côté de Corbucci que de John Ford ou Sergio Leone.
Le personnage de l'indienne mutique qui suit les traces de ce cowboy qui ne veut pas d'elle est magnifique.
Seul bémol, un dessin qui ressemble un peu trop à celui de Swolfs. J'aurai souhaité un trait plus racé pour cette histoire qui n'épargne pas l'être humain et ses bassesses.
Le postulat de départ m'avait accroché :
Dans un futur proche, des tsunamis à répétition ont bouleversé la vie sur le littoral écossais.
Toutefois, ce contexte fictif reste largement inexploité. Ces vagues géantes sont à peine évoquées par les autochtones, sans même un flash-back. Et leurs conséquences sont survolées. Un peu frustrant...
Le focus sera donc mis sur l'enquête des frères Calloway pour élucider les circonstances de la mort de leur benjamin Wyatt. Plutôt classique, mais l'intrigue est suffisamment bien ficelée pour maintenir l'attention, entre polar et tranche de vie.
Iwan Lépingle sait raconter une histoire et j'apprécie l'ambiance mélancolique qu'il prend le temps d'installer.
Je doute néanmoins de m'en souvenir très longtemps.
Aujourd'hui, c'est bien connu, les humains et les vampires sont égaux. Les temps de l'oppression et de la domination vampirique sont révolus et tout se porte pour le mieux. Enfin, ça, c'est le discours officiel, car comme toujours, quand on se contente d'avancées de façade sans remise en question des problèmes systémiques, rien ne change véritablement.
Ici, on comprend très vite, l'histoire est une allégorie du sexisme au sein de notre société. Le sexisme et les violences qui l'accompagnent, dans toute leur terrifiante banalité, en mettant bien en lumière le caractère bien huilé de la machine sociale programmée pour écraser toute forme de remise en question des problèmes. Effacement des victimes, omniprésence du point de vue dominant dans les représentations médiatiques, politiques et culturelles, empowerement de façade, … bref, on cherche à mettre en avant un maximum de rouages qui constituent cette machine infernale.
L’œuvre est bonne, intéressante, et le dessin de Lou Lubie toujours bien travaillé (même si il m'a ici un peu moins charmé que sur ses précédentes œuvres).
Et pourtant, malgré ces qualités, vous voyez bien que je n'ai pas pu aller au delà de la moyenne contrairement à d'autres aviseur-euse-s.
La raison va sans doute paraître bizarre, en tout cas j'ai du mal à la formuler (j'ai surtout peur d'être mal interprétée), mais je vais essayer de vous transmettre l'idée. Je connais le sujet présenté, la cause défendue, je connais les statistiques transposées ici et je ne peux qu'apprécier la mise en avant de chacun de ces problèmes que beaucoup continuent d'ignorer simplement par conditionnement et habitude, et pourtant le tout m'a semblé… creux ? Je sais que ça ressemble fortement au début d'un discours type "rolala faut pas mettre tout le monde dans le même panier" ou "rolala mais on le sait déjà tout ça, il faut arrêter de jouer les alarmistes", mais non, j'insiste sur le fait que je suis 100% derrière le message défendu dans cet album, je ne me plaindrais jamais de voir la moindre mise en avant du caractère nauséabond de certains discours visant à maintenir le statu quo coûte que coûte. Sauf que voilà, ce n'est pas le fond que je remets en question. Je connais ce sujet, je traine déjà dans les milieux où ce genre de discours est connu et donc forcément que j'allais finir par lire cet album, mais est-ce que les gens qui en auraient besoin, celleux qui auraient le plus besoin d'être mis-es face à cet exemple "fantastique" pour enfin ouvrir les yeux face aux problèmes de notre monde bien réel, ces personnes vont-elles aller vers cet album et surtout vont elles réussir à passer outre l'aspect militant. Car c'est justement en diabolisant cette dimension militante que les défenseur-euse-s des oppressions continuent de faire fermer les yeux au plus grand nombre, et l'idée de transposer tout ça dans un monde différent mais dont les problématiques font parfaitement écho au nôtre m'avait semblé être une idée si bien trouvée, permettant de mettre en avant quasi-explicitement les problèmes sans pour autant l'annoncer par avance et surprendre les gens et ainsi toucher un public bien plus large. Mais ici rien de ça, la narration m'a semblé trop froide, mécanique, impersonnelle, et du coup je ne pense pas que les personnes qui auraient le plus besoin d'ouvrir les yeux et de changer leurs comportements et leur façon de voir le monde soient réceptives à l’œuvre.
En fait, le voilà mon problème avec ce genre de créations qui cherchent à mettre en avant un propos via une histoire mais qui finissent par en fait saboter l'histoire pour la mise en avant du discours : y avait-il besoin d'en faire une fiction ? Si le but recherché est de développer des idées en profondeur, d'étayer un propos, rien de tel qu'un discours ou un manuscrit pur et dur, pas besoin d'enrober le tout dans une fiction (ou alors simplement pour faire des exemples). Mais si l'on décide de créer une histoire autour d'une problématique, parce que la mise en avant de cette dernière nous tient à cœur et que l'on souhaite la faire incarner, l'humaniser pour faire constater tout ce qui l'entoure, l'idée n'est pas mauvaise pour autant. C'est même au contraire un outil puissant, permettant de cristalliser un discours et des problématiques dans la culture populaire, dans l'inconscient collectif même. Une histoire prenante abordant des sujets durs qui nous tiennent à cœur c'est un terreau fertile et un outil puissant, mais pour cela il ne faut pas oublier l'importance de ladite histoire et de sa qualité pour faire porter le fond. Ici, malheureusement, je n'ai pas vraiment senti que les personnages étaient vivants, concrets, réels, leur vécu et leurs drames m'ont parus si éloignés. C'est d'autant plus rageant quand le sujet me parait comme ici si important et que l'imager par une histoire, (d'autant plus une histoire fantastique) aurait pu, si mieux narré, servir de parabole très bien trouvée.
Alors est-ce que cet album a pour vocation de convaincre le plus grand nombre ou bien de réaffirmer des acquis auprès des personnes déjà concernées, proches de concernées et/ou qui ont déjà effectué un travail de réflexion pour enfin réaliser toute l'immensité du problème et ses ramifications ? Cherche-t-il à raconter une histoire et cristalliser une problématique en la faisant s'incarner, ou bien cherche-t-il à raconter une thèse ? Chacun de ses projets est intéressant, pourrait promettre un résultat de qualité, et pourtant, ici, l'album me parait avoir le cul entre deux chaises.
Encore une fois, l'album n'est pas non plus mauvais, il me laisse simplement un arrière goût de trop peu, de trop éparpillé, de pas assez clair quant à son but.
J'espère sincèrement que mon détachement face à l'histoire trop portée sur les statistiques et pas assez sur les personnages et leur vécu à mon goût n'est pas dû à un rejet arbitraire de ma part.
3.5
Marc Cuadrado revient après une longue absence avec un album bien différent du reste de sa production. Même son dessin est différent, si je n'avais pas vu son nom sur la couverture, je ne me serais jamais douté que c'était lui l'auteur !
On n'est donc pas dans une bd humoristique à gros nez, mais un roman graphique autobiographique avec un style plus épuré. L'auteur rend hommage à sa femme qui a des problèmes de vision depuis longtemps et qui malgré tout essaie toujours de vivre pleinement et de se lancer des défis malgré son handicap. On sent la sincérité dans les anecdotes et l'admiration qu'il a pour sa femme. J'ai bien aimé découvrir comment était la vie avec une personne malvoyante. C'est touchant de voir à quel point Tanie essaie de rester positive malgré son handicap, qui rend difficiles des actions qui sont faciles pour la plupart d'entre-nous. J'ai bien aimé le nouveau style de Cuadrado qui va très bien pour ce type de récit.
Un roman graphique inspirant !
Frustration. C'est le mot qui me vient en tête au moment de refermer cette bande.
Slot Barr est un mélange de SF décomplexée et d'érotisme publié originalement en France au sein de la revue Spatial. Il existe une dizaine d'épisodes.
Michel Deligne publiera un unique épisode sous format cartonné en 1981 et ce n'est même pas le premier épisode.
Si on aime les séries type Storm et autres bonbons, ça passe crème. Le trait de Solano Lopez est celui d'un grand dessinateur de l'école espagnole.
On a droit à un cahier iconographique de 10 pages en fin d'album qui permet de constater les qualités visuelles de la série.
On va espérer qu'un éditeur se penche un jour sur le sujet et réédite le tout en une intégrale. J'y crois à mort (mais je suis le seul).
J’ai lu la série dans l’intégrale.
Disons que si je n’avais eu que le premier tome en main, je me serais sans doute arrêté là. En effet, le dessin ne m’attire pas plus que ça (même s’il est lisible), et je m’attendais à quelque chose de plus drôle – Fluide Glacial oblige. Au lieu de ça, à part quelques situations d’autodérision, et les séances d’Émilie chez sa vieille psy (qui finit par péter un plomb), il n’y a pas forcément d’humour.
Au milieu du récit il y a même des passages très sérieux, avec des pages documentaires sur tout un tas de situations, de pathologies, qui intéressent la psychanalyse…
Reste que peu à peu le personnage d’Émilie prend de la consistance, et qu’elle finit par être attachante – sans m’avoir non plus captivé. Mais en tout cas je suis arrivé au bout de cette intégrale sans m’ennuyer – ce que je craignais après avoir lu le premier tiers.
Note réelle 2,5/5.
Voilà un récit qui se laisse lire, et qui satisfera sans doute les amateurs de l’équipe de choc une nouvelle fois reconstituée. En effet, Brubaker au scénario, et les Phillips au dessin et à la colorisation connaissent leur boulot, et on n’est pas dépaysé ici.
Dessin et couleurs (toujours sombres) donnent un rendu lisible et agréable, fluide, même si sans trop de nuances. On est dans du comics plaisant à regarder.
Quant au scénario, Brubaker sait y faire pour ne pas laisser retomber le souffler. En effet, les rebondissements s’enchainent – de plus en plus rapidement d’ailleurs au fur et à mesure de l’avancée d’une histoire dans laquelle on peine à cerner les contours. A reconnaitre les « bons » des « méchants » aussi.
Cette surprise quasi constante, avec des airs vaguement horrifiques parfois, fait qu’on ne s’ennuie pas, et qu’on a envie de connaitre la suite.
Brubaker utilise des idées/univers forts – même si encore plus présents aux États-Unis je pense : scandales/complots satanistes ; omniprésence d’un arrière-plan religieux ; théories complotistes sur internet et les réseaux sociaux, etc.
L’intrigue se laisse lire, c’est fluide et agréable globalement donc. Mais elle est quand même un peu linéaire et légère, si l’on oublie les artifices qui dramatisent le récit.
Et plusieurs choses m’ont un peu gêné. D’abord la gamine qu’avait enlevée Nathalie Burns au départ et qui s’échappe a près lui avoir pété le nez, disparait totalement des radars (qu’est-elle devenue ?).
Ensuite toute la partie finale est quand même trop accélérée, trop brutale. Burns s’en sort trop miraculeusement dans la grotte. Et je n’ai pas compris comment elle pouvait avoir été mise au courant de ce qui s’y était passé par son frère (comme elle dit dans une « pensée », alors que celui-ci meurt dans ses bras sans avoir visiblement pu lui dire quoi que ce soit ?
Une série scénarisée par Alain Ayroles, voilà quelque chose qui a priori m’attire, tant il a déjà produit quelques petites pépites. Avec autant d’attente, le ressenti est quelque peu biaisé dès lors qu’on ne retrouve pas l’entièreté de ce que l’on espérait trouver. C’est un peu le cas ici.
L’histoire se laisse lire, plutôt agréablement – Ayroles sait quand même y faire pour construire une intrigue et l’habiter avec de bons dialogues. Mais elle m’a un peu laissé sur ma faim. J’espérais un peu plus de dialogues et de situations caustiques.
L’intrigue se développe au Groenland, dans le dernier quart du XVème siècle (et l'extrême fin du moyen-âge), alors que les dernières colonies scandinaves périclitent. Le hasard a voulu que je lise récemment le début d’une série se déroulant au même endroit quasiment au même moment (quelques décennies plus tôt), Greenlander, j’y ai retrouvé la même atmosphère de fin d’un monde – et la même menace exercée par les Inuits sur les Scandinaves (même s’il n’y a pas ici le fantastique qui semble vouloir se développer dans Greenlander.
L’arrière-plan est intéressant, et donne une touche pathétique au héros, qui cherche à « se relancer » sur cette terre paumée et en décrépitude. Dès son arrivée il jour le rôle du coq, joue des coudes et à complote tout va, jouant les uns contre les autres tous ceux qui le gênent, jusqu’à arriver au pouvoir (étant entendu que le pouvoir au Groenland n’est pour lui qu’un marchepied pour retrouver un pouvoir perdu en Angleterre – qu’il a dû quitter de façon peu glorieuse). Mais il n’est en fait qu’un loser pathétique. Je m’attendais à ce qu’Ayroles donne une tournure plus picaresque et outrancière à ce personnage machiavélique de Richard.
Reste que sur la fin la tonalité shakespearienne domine, jusqu’au final, où Richard n’est plus qu’une statue de glace…
Le dessin de Tanquerrelle fait le travail, même si son esthétique (et ses menus défaut – pour les personnages et chevaux en déplacement par exemple) ne m’ont pas toujours attiré.
Une lecture sympathique donc, mais ça n’est pas le meilleur récit d’Ayroles.
Note réelle 3,5/5.
Je suis assez déçu de la BD, qui m'avait cueilli sur les premières pages avant de me lâcher en cours de route. C'est d'autant plus dommage que j'étais assez content de voir le début de la BD qui proposait une idée originale : une BD en vue subjective d'un SDF faisant la manche, qui commente le monde.
Là où j'étais intéressé, c'était l'idée qui permettait de se mettre à la place du personnage, tout en ayant un commentaire acide sur la société et l'hypocrisie de ces personnes laissées seules dehors qu'on ne veut plus voir, qu'on souhaiterai voir disparaitre, qui dérangent ...
Le hic, c'est que la BD part très vite sur une histoire personnelle, expliquant comment le type a fini dans la rue. Enfin, c'est plutôt une explication de sa vie, et on comprend qu'il a finit dans la rue suite à ce qu'il raconte. Le tout avec des métaphores jolies autour des étoiles et de l'astronomie, mais qui finissent par cantonner l'histoire à une seule représentation de la misère. Et c'est dommage, le début et tout le dialogue interne au SDF aurait pu continuer à être plus désincarné, plus universel. Car au final, aucune remise en question n'est faite de la société, ni de la façon dont s'organise la misère dans un monde capitaliste et libérale. Là, on a une histoire d'un type qui a fait les mauvais choix, point. C'est dommage que le potentiel de la BD ne soit jamais exploitée, et ça me fait baisser ma note.
Par contre, c'est bien dessiné et je reconnais qu'il y a une vraie recherche esthétique, notamment avec l'angle de vue et la multiplicité des personnages qui passent et regardent, qui donnent l'impression que l'auteur a regardé pendant des heures les gens dans la rue pour arriver à faire autant de portraits qui rendent si bien. Le dessin me fait encore plus regretter les choix narratifs, car il y avait quelque chose de vraiment excellent qui aurait pu être mis en image, il en reste une BD assez poétique mais à portée limitée. Dommage !
Bon jour,
cette BD a au moins le mérite d'exister ; Quelle que soit sa qualité..."Artistique, dont chacun se fera un avis".
Pour info : la révolte des enfants du "bagne pour enfant= tour à tour nommée ou renommée : maison spécialisée éducative, de redressement, d'éducation spécialisée et j'en passe, de Belle ile en mer à eu comme commencement, après un épisode sur plusieurs semaines de traitements très durs de répression envers les enfants et nombre de tours de "corrida = tourner en rond pendant des heures souvent nu pieds dans le froid, même la neige ou la pluie" un enfant à oser manger son morceau de fromage avant la soupe = coup en tous genres "pieds et mains" à le laisser presque mort sur le sol. Voilà ce qui a déclencher la révolte des enfants.
Il existait en France, Pays des Droits de l'Homme de 1 jusqu'à 3 colonies pénitentiaires par département selon l'époque ; les plus célèbres sont Aniane, Belle île en mer, Eysses, Mettray, ect.
La France avait tellement peur de ses enfants que par exemple le 1er décret signé par le maréchal Pétain en 1940, le 18 juin, fut de donner carte blanche aux gendarmes pour remettre entre les murs de la colonie pénitentiaire de Mettray les enfants évadés suite au bombardement d'un des murs d'enceinte par erreur par l'aviation allemande.
Il faut savoir que l'idée des maisons d'éducation et rééducation des enfants date de la signature de l'édit de Nantes, Henri IV autorisant les moines et institution religieuse de rééduquer les enfants de parents protestant à les faire rentrer sur le droit chemin tant on pensait à l'époque que la mauvaise graine se transmettait par filiation...
C'est le code Napoléon qui va faire prendre conscience législativement qu'il faille séparer les adultes des enfants dans les prisons et les bagnes...Mais il faut au moins toujours 30 ans pour que des mesures prises changent à minima dans les faits.
C'est donc en 1830 que l'on va créer une prison séparée "la petite roquette" aussi grâce à un mouvement humaniste qui pensaient que les enfants avaient besoin d'être séparés, mais aussi surveillé : entre autres De Toqueville mais aussi Hugo "qui se réfutera en voyant les traitements infligés", le tout basé sur les préceptes de Bentham.
les colonies pénitentiaires vont exister d'une façon ou d'une autre jusqu'à ce que l'Europe, par le Parlement européen oblige la France à les fermer de 1982 à 1983.
à ce jour l'Allemagne, la Suisse, la Suède, la Finlande, la Belgique, les Pays-Bas, ont reconnu avoir eu des colonies pénitentiaires et certains pays ont commencé à dédommager les anciens enfants "ont-ils un jour été des enfants??? ; j'en doute fortement, très fortement"
en France il ne se passe jamais rien de mal ; pas de nuage de Tchernobyl, pas d'eugénisme même si le dernier programme eugéniste immobilier en Alsace s'est terminé en 1987, pas non plus de dictature=Pétain et son régime ne sont pas considérés par la France comme une dictature, et, il aura fallu que des élites française soient contaminé par l'amiante pour que le gouvernement reconnaisse que cela a existé "le texte de loi de 1913 à l'Assemblée nationale française pourtant le disait déjà".
DONC CETTE BD À AU MOINS LE MÉRITÉ D'EXISTER...
La France devait en 1930 éradiquer les bagnes pour enfants
puis la France devait par la loi de 1945 éradiquer les bagnes/colonies pénitentiaires pour enfants.
C'est une loi provoquée par les USA qui fera fermer les bagnes adultes en 1948 et les derniers bagnards sont revenus en 1953 en France.
Des Bagnes pour adultes "il y en avait 38 sur tout le territoire français = territoire de la France, mais aussi Réunion, Guyane, Corse, et même Indochine.
Pour précision lorsque l'on parle du bagne de Cayenne ; il y avait 3 bagnes à Cayenne.
Voilà...Un peu de ce que je voulais un peu dire au sujet d'une BD sur le bagne/colonie pénitentiaire de Belle île en mer qui elle a fermé en 1977 la même année que Jacques Prévert qui a écrit une chanson "La chasse à l'enfant" au sujet de cette révolte à Belle île en mer.
il me faut rajouter que le film qui a failli se faire au sujet de cette révolte l'état de la France aura perdu tous les négatifs des pellicules du film commencé avant 1939 ; c'est la seule fois dans l'histoire que la bibliothèque de France perdait des pellicules de film "CELA DEVRAIT INTERROGER LE QUIDAM À DÉFAUT DE POSER QUESTIONS À LA CONSCIENCE DU CITOYEN ET DE L'ÉTAT QUI LE DIRIGE...Me semble-t-il
Par honnêteté, il me faut préciser que j'ai été un de ces enfants des colonies pénitentiaires de 8 1/2 à 17 ans 1/2 ; dans l'Eure, la Loire, le Rhône, l'Isère.
Et dû au fait que ma génitrice était mineure comme mon géniteur à ma naissance et qu'après l'assistance publique "établissement DASS" dirigée par des sœurs religieuses la France m'a envoyé dans ces belles maisons de France parce que ma génitrice enfin mariée ne voulait pas s'occuper de moi ni son mari gendarme "mais ils touchaient quand même des allocations familiales pour 3 enfants=paradoxe silencieux à ne pas dire et reconnaître permettant et à la France, à ses institutions comme aux parents, de sauver la face et les apparences"
Je pourrai en écrire des kilomètres...et donc par ce témoignage j'espère que les avis concernant cette BD ne seront pas aussi stéréotypé concernant la vie dans ces centres de détentions comme j'ai pu le lire sur certains avis des 2 BD, qui sont plutôt bien faites "Les innocents coupables" et "Le bagne de la honte"...Mais je dois avouer que je n'ai jamais lu un témoignage vraiment réel ou décrivant très précisément les conditions de vie dans ces endroits infâmes et infamantes à l'endroit de la devise de la France "PAYS DES DROITS DE L'HOMME"= "Liberté, égalité, fraternité"= comme quoi il suffit de mettre une devise sans s'y conformer et, de nommer ces établissements avec de jolis noms :
" les centres Guynemer Bayard Charles Péguy ou Jean Moulin par exemple
Ouvertement optimistes " les centres Arc-en-ciel" dans l’Ain mais aussi à Toulouse
Le centre "La Belle Etoile" à Mercury-Gemilly en Savoie
Ou jouant sur la symbolique affective ou familiale
En tous les cas amicale et hospitalière l'Étape" à Voglans et à Versailles
" Le Relais " à Saint-Genis-Laval, le centre " Carrefour " à Mérignac
D’autres enfin jouent pleinement sur la métaphore du foyer
Tels le centre " Chez nous "au Vieux-Boucau
" le Logis "à Saint-Germain-Laxis
Les centres appelés" Notre maison " est asile évangélique de Lemé
Ou " la Maison" de Bron et Versailles
" Beauregard " au Chevalon de Voreppe
L'institut médicopédagogique " Mon doux nid "à Geyssans
Ou "Les fontaines" à Orgeville et Vernon
Voilà, cette BD c'est aussi la mémoire de la Belle France et de son état et système judiciaire comme éducatif, de tous ces français, citoyens et éducateur-tortionnaires, juges pour enfants, institutions sociales et assistances sociales, ect...Nul ne pouvaient ignorer et, aujourd'hui nous enfants de ces centres ne pouvons être entendus car personne ne veut reconnaître que cela a existé tant chaque citoyen devrait questionner ses propres aïeux et institutions.
qui pouvait ignorer dans une ville de 5 à 10 000 habitants que le centre aux abords de la ville était une maison de correction des plus pires ni les gendarmes qui venaient à chaque problème dans la ville nous accuser de vol ou autre...Ni les commerçants qui vérifiaient nos achats dont il existait un seuil à ne pas dépasser, ni le maires et ses adjoints, ect...Il y a même eu un endroit où il y fut reconnu plus de 380 viols d'enfants et un procès à la clé et avant le procès les habitants de la ville ont défilé pour que l'établissement ne ferme pas ses portes car cela faisait vivre la ville et les commerces...
et j'ai aussi été dans un centre en Isère où les parents de la ville disaient à leur s enfants "Si tu n'es pas sage on te mettra à Boccacio, surnom de la colonie pénitentiaire dont en 1940 lors de la bataille contre les allemands l'armée française réquisitionnât les enfants pour qu'ils portent les munitions et obus = certains de ces enfants sont ports dans les combats mais ne figurent pas sur les morts pour la France ; mais qu'importe car dans ces maisons certains enfants y sont morts par les coups et malnutritions, d'autres devenus paralysés physiquement ou moralement pour d'autres=j'en ai connu et même certains en pleuraient encore tous les jours à 70 ans"
PERSONNE N'IGNORAIT, EN FRANCE ; PERSONNE NE POUVAIT IGNORER, ou pas grand monde !!!
CETTE BD, MÊME SI ELLE PEUT PARAÎTRE RUSTRE ARTISTIQUEMENT A AU MOINS INTÉRÊT D'EXISTER...Même si j'ai conscience qu'elle a oubliée pleins de choses en cours de récit "oublis ou volonté artistiques???".
Merci d'en tenir compte dans vos futurs avis concernant le côté social
L'histoire n'est pas ce que les livres nous racontent et, encore moins le récit national...IL FAUT, POUR MIEUX SAISIR L'HISTOIRE PENCHER SON REGARDS ET SES YEUX DANS LES ARCHIVES "militaires, économiques, industrielles, journalistiques, de la justice, de l'Assemblée nationale, ect. Moeurs et artistiques de l'époque...Et lire avec retenue et circonscription les journaux intimes des personnages entourant le personnage central où le fait central...à lors là on est plus dans la vérité, plus proche de l'exactitude...
Courdialemen
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Kane - La Mort à mains nues
Kane est un très bon western, cynique comme j'aime, dont l’inspiration cinématographique est plutôt à chercher du côté de Corbucci que de John Ford ou Sergio Leone. Le personnage de l'indienne mutique qui suit les traces de ce cowboy qui ne veut pas d'elle est magnifique. Seul bémol, un dessin qui ressemble un peu trop à celui de Swolfs. J'aurai souhaité un trait plus racé pour cette histoire qui n'épargne pas l'être humain et ses bassesses.
Submersion
Le postulat de départ m'avait accroché : Dans un futur proche, des tsunamis à répétition ont bouleversé la vie sur le littoral écossais. Toutefois, ce contexte fictif reste largement inexploité. Ces vagues géantes sont à peine évoquées par les autochtones, sans même un flash-back. Et leurs conséquences sont survolées. Un peu frustrant... Le focus sera donc mis sur l'enquête des frères Calloway pour élucider les circonstances de la mort de leur benjamin Wyatt. Plutôt classique, mais l'intrigue est suffisamment bien ficelée pour maintenir l'attention, entre polar et tranche de vie. Iwan Lépingle sait raconter une histoire et j'apprécie l'ambiance mélancolique qu'il prend le temps d'installer. Je doute néanmoins de m'en souvenir très longtemps.
Saigneurs
Aujourd'hui, c'est bien connu, les humains et les vampires sont égaux. Les temps de l'oppression et de la domination vampirique sont révolus et tout se porte pour le mieux. Enfin, ça, c'est le discours officiel, car comme toujours, quand on se contente d'avancées de façade sans remise en question des problèmes systémiques, rien ne change véritablement. Ici, on comprend très vite, l'histoire est une allégorie du sexisme au sein de notre société. Le sexisme et les violences qui l'accompagnent, dans toute leur terrifiante banalité, en mettant bien en lumière le caractère bien huilé de la machine sociale programmée pour écraser toute forme de remise en question des problèmes. Effacement des victimes, omniprésence du point de vue dominant dans les représentations médiatiques, politiques et culturelles, empowerement de façade, … bref, on cherche à mettre en avant un maximum de rouages qui constituent cette machine infernale. L’œuvre est bonne, intéressante, et le dessin de Lou Lubie toujours bien travaillé (même si il m'a ici un peu moins charmé que sur ses précédentes œuvres). Et pourtant, malgré ces qualités, vous voyez bien que je n'ai pas pu aller au delà de la moyenne contrairement à d'autres aviseur-euse-s. La raison va sans doute paraître bizarre, en tout cas j'ai du mal à la formuler (j'ai surtout peur d'être mal interprétée), mais je vais essayer de vous transmettre l'idée. Je connais le sujet présenté, la cause défendue, je connais les statistiques transposées ici et je ne peux qu'apprécier la mise en avant de chacun de ces problèmes que beaucoup continuent d'ignorer simplement par conditionnement et habitude, et pourtant le tout m'a semblé… creux ? Je sais que ça ressemble fortement au début d'un discours type "rolala faut pas mettre tout le monde dans le même panier" ou "rolala mais on le sait déjà tout ça, il faut arrêter de jouer les alarmistes", mais non, j'insiste sur le fait que je suis 100% derrière le message défendu dans cet album, je ne me plaindrais jamais de voir la moindre mise en avant du caractère nauséabond de certains discours visant à maintenir le statu quo coûte que coûte. Sauf que voilà, ce n'est pas le fond que je remets en question. Je connais ce sujet, je traine déjà dans les milieux où ce genre de discours est connu et donc forcément que j'allais finir par lire cet album, mais est-ce que les gens qui en auraient besoin, celleux qui auraient le plus besoin d'être mis-es face à cet exemple "fantastique" pour enfin ouvrir les yeux face aux problèmes de notre monde bien réel, ces personnes vont-elles aller vers cet album et surtout vont elles réussir à passer outre l'aspect militant. Car c'est justement en diabolisant cette dimension militante que les défenseur-euse-s des oppressions continuent de faire fermer les yeux au plus grand nombre, et l'idée de transposer tout ça dans un monde différent mais dont les problématiques font parfaitement écho au nôtre m'avait semblé être une idée si bien trouvée, permettant de mettre en avant quasi-explicitement les problèmes sans pour autant l'annoncer par avance et surprendre les gens et ainsi toucher un public bien plus large. Mais ici rien de ça, la narration m'a semblé trop froide, mécanique, impersonnelle, et du coup je ne pense pas que les personnes qui auraient le plus besoin d'ouvrir les yeux et de changer leurs comportements et leur façon de voir le monde soient réceptives à l’œuvre. En fait, le voilà mon problème avec ce genre de créations qui cherchent à mettre en avant un propos via une histoire mais qui finissent par en fait saboter l'histoire pour la mise en avant du discours : y avait-il besoin d'en faire une fiction ? Si le but recherché est de développer des idées en profondeur, d'étayer un propos, rien de tel qu'un discours ou un manuscrit pur et dur, pas besoin d'enrober le tout dans une fiction (ou alors simplement pour faire des exemples). Mais si l'on décide de créer une histoire autour d'une problématique, parce que la mise en avant de cette dernière nous tient à cœur et que l'on souhaite la faire incarner, l'humaniser pour faire constater tout ce qui l'entoure, l'idée n'est pas mauvaise pour autant. C'est même au contraire un outil puissant, permettant de cristalliser un discours et des problématiques dans la culture populaire, dans l'inconscient collectif même. Une histoire prenante abordant des sujets durs qui nous tiennent à cœur c'est un terreau fertile et un outil puissant, mais pour cela il ne faut pas oublier l'importance de ladite histoire et de sa qualité pour faire porter le fond. Ici, malheureusement, je n'ai pas vraiment senti que les personnages étaient vivants, concrets, réels, leur vécu et leurs drames m'ont parus si éloignés. C'est d'autant plus rageant quand le sujet me parait comme ici si important et que l'imager par une histoire, (d'autant plus une histoire fantastique) aurait pu, si mieux narré, servir de parabole très bien trouvée. Alors est-ce que cet album a pour vocation de convaincre le plus grand nombre ou bien de réaffirmer des acquis auprès des personnes déjà concernées, proches de concernées et/ou qui ont déjà effectué un travail de réflexion pour enfin réaliser toute l'immensité du problème et ses ramifications ? Cherche-t-il à raconter une histoire et cristalliser une problématique en la faisant s'incarner, ou bien cherche-t-il à raconter une thèse ? Chacun de ses projets est intéressant, pourrait promettre un résultat de qualité, et pourtant, ici, l'album me parait avoir le cul entre deux chaises. Encore une fois, l'album n'est pas non plus mauvais, il me laisse simplement un arrière goût de trop peu, de trop éparpillé, de pas assez clair quant à son but. J'espère sincèrement que mon détachement face à l'histoire trop portée sur les statistiques et pas assez sur les personnages et leur vécu à mon goût n'est pas dû à un rejet arbitraire de ma part.
Dans ses yeux
3.5 Marc Cuadrado revient après une longue absence avec un album bien différent du reste de sa production. Même son dessin est différent, si je n'avais pas vu son nom sur la couverture, je ne me serais jamais douté que c'était lui l'auteur ! On n'est donc pas dans une bd humoristique à gros nez, mais un roman graphique autobiographique avec un style plus épuré. L'auteur rend hommage à sa femme qui a des problèmes de vision depuis longtemps et qui malgré tout essaie toujours de vivre pleinement et de se lancer des défis malgré son handicap. On sent la sincérité dans les anecdotes et l'admiration qu'il a pour sa femme. J'ai bien aimé découvrir comment était la vie avec une personne malvoyante. C'est touchant de voir à quel point Tanie essaie de rester positive malgré son handicap, qui rend difficiles des actions qui sont faciles pour la plupart d'entre-nous. J'ai bien aimé le nouveau style de Cuadrado qui va très bien pour ce type de récit. Un roman graphique inspirant !
Slot Barr
Frustration. C'est le mot qui me vient en tête au moment de refermer cette bande. Slot Barr est un mélange de SF décomplexée et d'érotisme publié originalement en France au sein de la revue Spatial. Il existe une dizaine d'épisodes. Michel Deligne publiera un unique épisode sous format cartonné en 1981 et ce n'est même pas le premier épisode. Si on aime les séries type Storm et autres bonbons, ça passe crème. Le trait de Solano Lopez est celui d'un grand dessinateur de l'école espagnole. On a droit à un cahier iconographique de 10 pages en fin d'album qui permet de constater les qualités visuelles de la série. On va espérer qu'un éditeur se penche un jour sur le sujet et réédite le tout en une intégrale. J'y crois à mort (mais je suis le seul).
Emilie voit quelqu'un
J’ai lu la série dans l’intégrale. Disons que si je n’avais eu que le premier tome en main, je me serais sans doute arrêté là. En effet, le dessin ne m’attire pas plus que ça (même s’il est lisible), et je m’attendais à quelque chose de plus drôle – Fluide Glacial oblige. Au lieu de ça, à part quelques situations d’autodérision, et les séances d’Émilie chez sa vieille psy (qui finit par péter un plomb), il n’y a pas forcément d’humour. Au milieu du récit il y a même des passages très sérieux, avec des pages documentaires sur tout un tas de situations, de pathologies, qui intéressent la psychanalyse… Reste que peu à peu le personnage d’Émilie prend de la consistance, et qu’elle finit par être attachante – sans m’avoir non plus captivé. Mais en tout cas je suis arrivé au bout de cette intégrale sans m’ennuyer – ce que je craignais après avoir lu le premier tiers. Note réelle 2,5/5.
La Maison des impies
Voilà un récit qui se laisse lire, et qui satisfera sans doute les amateurs de l’équipe de choc une nouvelle fois reconstituée. En effet, Brubaker au scénario, et les Phillips au dessin et à la colorisation connaissent leur boulot, et on n’est pas dépaysé ici. Dessin et couleurs (toujours sombres) donnent un rendu lisible et agréable, fluide, même si sans trop de nuances. On est dans du comics plaisant à regarder. Quant au scénario, Brubaker sait y faire pour ne pas laisser retomber le souffler. En effet, les rebondissements s’enchainent – de plus en plus rapidement d’ailleurs au fur et à mesure de l’avancée d’une histoire dans laquelle on peine à cerner les contours. A reconnaitre les « bons » des « méchants » aussi. Cette surprise quasi constante, avec des airs vaguement horrifiques parfois, fait qu’on ne s’ennuie pas, et qu’on a envie de connaitre la suite. Brubaker utilise des idées/univers forts – même si encore plus présents aux États-Unis je pense : scandales/complots satanistes ; omniprésence d’un arrière-plan religieux ; théories complotistes sur internet et les réseaux sociaux, etc. L’intrigue se laisse lire, c’est fluide et agréable globalement donc. Mais elle est quand même un peu linéaire et légère, si l’on oublie les artifices qui dramatisent le récit. Et plusieurs choses m’ont un peu gêné. D’abord la gamine qu’avait enlevée Nathalie Burns au départ et qui s’échappe a près lui avoir pété le nez, disparait totalement des radars (qu’est-elle devenue ?). Ensuite toute la partie finale est quand même trop accélérée, trop brutale. Burns s’en sort trop miraculeusement dans la grotte. Et je n’ai pas compris comment elle pouvait avoir été mise au courant de ce qui s’y était passé par son frère (comme elle dit dans une « pensée », alors que celui-ci meurt dans ses bras sans avoir visiblement pu lui dire quoi que ce soit ?
La Terre verte
Une série scénarisée par Alain Ayroles, voilà quelque chose qui a priori m’attire, tant il a déjà produit quelques petites pépites. Avec autant d’attente, le ressenti est quelque peu biaisé dès lors qu’on ne retrouve pas l’entièreté de ce que l’on espérait trouver. C’est un peu le cas ici. L’histoire se laisse lire, plutôt agréablement – Ayroles sait quand même y faire pour construire une intrigue et l’habiter avec de bons dialogues. Mais elle m’a un peu laissé sur ma faim. J’espérais un peu plus de dialogues et de situations caustiques. L’intrigue se développe au Groenland, dans le dernier quart du XVème siècle (et l'extrême fin du moyen-âge), alors que les dernières colonies scandinaves périclitent. Le hasard a voulu que je lise récemment le début d’une série se déroulant au même endroit quasiment au même moment (quelques décennies plus tôt), Greenlander, j’y ai retrouvé la même atmosphère de fin d’un monde – et la même menace exercée par les Inuits sur les Scandinaves (même s’il n’y a pas ici le fantastique qui semble vouloir se développer dans Greenlander. L’arrière-plan est intéressant, et donne une touche pathétique au héros, qui cherche à « se relancer » sur cette terre paumée et en décrépitude. Dès son arrivée il jour le rôle du coq, joue des coudes et à complote tout va, jouant les uns contre les autres tous ceux qui le gênent, jusqu’à arriver au pouvoir (étant entendu que le pouvoir au Groenland n’est pour lui qu’un marchepied pour retrouver un pouvoir perdu en Angleterre – qu’il a dû quitter de façon peu glorieuse). Mais il n’est en fait qu’un loser pathétique. Je m’attendais à ce qu’Ayroles donne une tournure plus picaresque et outrancière à ce personnage machiavélique de Richard. Reste que sur la fin la tonalité shakespearienne domine, jusqu’au final, où Richard n’est plus qu’une statue de glace… Le dessin de Tanquerrelle fait le travail, même si son esthétique (et ses menus défaut – pour les personnages et chevaux en déplacement par exemple) ne m’ont pas toujours attiré. Une lecture sympathique donc, mais ça n’est pas le meilleur récit d’Ayroles. Note réelle 3,5/5.
À hauteur d'homme
Je suis assez déçu de la BD, qui m'avait cueilli sur les premières pages avant de me lâcher en cours de route. C'est d'autant plus dommage que j'étais assez content de voir le début de la BD qui proposait une idée originale : une BD en vue subjective d'un SDF faisant la manche, qui commente le monde. Là où j'étais intéressé, c'était l'idée qui permettait de se mettre à la place du personnage, tout en ayant un commentaire acide sur la société et l'hypocrisie de ces personnes laissées seules dehors qu'on ne veut plus voir, qu'on souhaiterai voir disparaitre, qui dérangent ... Le hic, c'est que la BD part très vite sur une histoire personnelle, expliquant comment le type a fini dans la rue. Enfin, c'est plutôt une explication de sa vie, et on comprend qu'il a finit dans la rue suite à ce qu'il raconte. Le tout avec des métaphores jolies autour des étoiles et de l'astronomie, mais qui finissent par cantonner l'histoire à une seule représentation de la misère. Et c'est dommage, le début et tout le dialogue interne au SDF aurait pu continuer à être plus désincarné, plus universel. Car au final, aucune remise en question n'est faite de la société, ni de la façon dont s'organise la misère dans un monde capitaliste et libérale. Là, on a une histoire d'un type qui a fait les mauvais choix, point. C'est dommage que le potentiel de la BD ne soit jamais exploitée, et ça me fait baisser ma note. Par contre, c'est bien dessiné et je reconnais qu'il y a une vraie recherche esthétique, notamment avec l'angle de vue et la multiplicité des personnages qui passent et regardent, qui donnent l'impression que l'auteur a regardé pendant des heures les gens dans la rue pour arriver à faire autant de portraits qui rendent si bien. Le dessin me fait encore plus regretter les choix narratifs, car il y avait quelque chose de vraiment excellent qui aurait pu être mis en image, il en reste une BD assez poétique mais à portée limitée. Dommage !
L'Été des oubliés
Bon jour, cette BD a au moins le mérite d'exister ; Quelle que soit sa qualité..."Artistique, dont chacun se fera un avis". Pour info : la révolte des enfants du "bagne pour enfant= tour à tour nommée ou renommée : maison spécialisée éducative, de redressement, d'éducation spécialisée et j'en passe, de Belle ile en mer à eu comme commencement, après un épisode sur plusieurs semaines de traitements très durs de répression envers les enfants et nombre de tours de "corrida = tourner en rond pendant des heures souvent nu pieds dans le froid, même la neige ou la pluie" un enfant à oser manger son morceau de fromage avant la soupe = coup en tous genres "pieds et mains" à le laisser presque mort sur le sol. Voilà ce qui a déclencher la révolte des enfants. Il existait en France, Pays des Droits de l'Homme de 1 jusqu'à 3 colonies pénitentiaires par département selon l'époque ; les plus célèbres sont Aniane, Belle île en mer, Eysses, Mettray, ect. La France avait tellement peur de ses enfants que par exemple le 1er décret signé par le maréchal Pétain en 1940, le 18 juin, fut de donner carte blanche aux gendarmes pour remettre entre les murs de la colonie pénitentiaire de Mettray les enfants évadés suite au bombardement d'un des murs d'enceinte par erreur par l'aviation allemande. Il faut savoir que l'idée des maisons d'éducation et rééducation des enfants date de la signature de l'édit de Nantes, Henri IV autorisant les moines et institution religieuse de rééduquer les enfants de parents protestant à les faire rentrer sur le droit chemin tant on pensait à l'époque que la mauvaise graine se transmettait par filiation... C'est le code Napoléon qui va faire prendre conscience législativement qu'il faille séparer les adultes des enfants dans les prisons et les bagnes...Mais il faut au moins toujours 30 ans pour que des mesures prises changent à minima dans les faits. C'est donc en 1830 que l'on va créer une prison séparée "la petite roquette" aussi grâce à un mouvement humaniste qui pensaient que les enfants avaient besoin d'être séparés, mais aussi surveillé : entre autres De Toqueville mais aussi Hugo "qui se réfutera en voyant les traitements infligés", le tout basé sur les préceptes de Bentham. les colonies pénitentiaires vont exister d'une façon ou d'une autre jusqu'à ce que l'Europe, par le Parlement européen oblige la France à les fermer de 1982 à 1983. à ce jour l'Allemagne, la Suisse, la Suède, la Finlande, la Belgique, les Pays-Bas, ont reconnu avoir eu des colonies pénitentiaires et certains pays ont commencé à dédommager les anciens enfants "ont-ils un jour été des enfants??? ; j'en doute fortement, très fortement" en France il ne se passe jamais rien de mal ; pas de nuage de Tchernobyl, pas d'eugénisme même si le dernier programme eugéniste immobilier en Alsace s'est terminé en 1987, pas non plus de dictature=Pétain et son régime ne sont pas considérés par la France comme une dictature, et, il aura fallu que des élites française soient contaminé par l'amiante pour que le gouvernement reconnaisse que cela a existé "le texte de loi de 1913 à l'Assemblée nationale française pourtant le disait déjà". DONC CETTE BD À AU MOINS LE MÉRITÉ D'EXISTER... La France devait en 1930 éradiquer les bagnes pour enfants puis la France devait par la loi de 1945 éradiquer les bagnes/colonies pénitentiaires pour enfants. C'est une loi provoquée par les USA qui fera fermer les bagnes adultes en 1948 et les derniers bagnards sont revenus en 1953 en France. Des Bagnes pour adultes "il y en avait 38 sur tout le territoire français = territoire de la France, mais aussi Réunion, Guyane, Corse, et même Indochine. Pour précision lorsque l'on parle du bagne de Cayenne ; il y avait 3 bagnes à Cayenne. Voilà...Un peu de ce que je voulais un peu dire au sujet d'une BD sur le bagne/colonie pénitentiaire de Belle île en mer qui elle a fermé en 1977 la même année que Jacques Prévert qui a écrit une chanson "La chasse à l'enfant" au sujet de cette révolte à Belle île en mer. il me faut rajouter que le film qui a failli se faire au sujet de cette révolte l'état de la France aura perdu tous les négatifs des pellicules du film commencé avant 1939 ; c'est la seule fois dans l'histoire que la bibliothèque de France perdait des pellicules de film "CELA DEVRAIT INTERROGER LE QUIDAM À DÉFAUT DE POSER QUESTIONS À LA CONSCIENCE DU CITOYEN ET DE L'ÉTAT QUI LE DIRIGE...Me semble-t-il Par honnêteté, il me faut préciser que j'ai été un de ces enfants des colonies pénitentiaires de 8 1/2 à 17 ans 1/2 ; dans l'Eure, la Loire, le Rhône, l'Isère. Et dû au fait que ma génitrice était mineure comme mon géniteur à ma naissance et qu'après l'assistance publique "établissement DASS" dirigée par des sœurs religieuses la France m'a envoyé dans ces belles maisons de France parce que ma génitrice enfin mariée ne voulait pas s'occuper de moi ni son mari gendarme "mais ils touchaient quand même des allocations familiales pour 3 enfants=paradoxe silencieux à ne pas dire et reconnaître permettant et à la France, à ses institutions comme aux parents, de sauver la face et les apparences" Je pourrai en écrire des kilomètres...et donc par ce témoignage j'espère que les avis concernant cette BD ne seront pas aussi stéréotypé concernant la vie dans ces centres de détentions comme j'ai pu le lire sur certains avis des 2 BD, qui sont plutôt bien faites "Les innocents coupables" et "Le bagne de la honte"...Mais je dois avouer que je n'ai jamais lu un témoignage vraiment réel ou décrivant très précisément les conditions de vie dans ces endroits infâmes et infamantes à l'endroit de la devise de la France "PAYS DES DROITS DE L'HOMME"= "Liberté, égalité, fraternité"= comme quoi il suffit de mettre une devise sans s'y conformer et, de nommer ces établissements avec de jolis noms : " les centres Guynemer Bayard Charles Péguy ou Jean Moulin par exemple Ouvertement optimistes " les centres Arc-en-ciel" dans l’Ain mais aussi à Toulouse Le centre "La Belle Etoile" à Mercury-Gemilly en Savoie Ou jouant sur la symbolique affective ou familiale En tous les cas amicale et hospitalière l'Étape" à Voglans et à Versailles " Le Relais " à Saint-Genis-Laval, le centre " Carrefour " à Mérignac D’autres enfin jouent pleinement sur la métaphore du foyer Tels le centre " Chez nous "au Vieux-Boucau " le Logis "à Saint-Germain-Laxis Les centres appelés" Notre maison " est asile évangélique de Lemé Ou " la Maison" de Bron et Versailles " Beauregard " au Chevalon de Voreppe L'institut médicopédagogique " Mon doux nid "à Geyssans Ou "Les fontaines" à Orgeville et Vernon Voilà, cette BD c'est aussi la mémoire de la Belle France et de son état et système judiciaire comme éducatif, de tous ces français, citoyens et éducateur-tortionnaires, juges pour enfants, institutions sociales et assistances sociales, ect...Nul ne pouvaient ignorer et, aujourd'hui nous enfants de ces centres ne pouvons être entendus car personne ne veut reconnaître que cela a existé tant chaque citoyen devrait questionner ses propres aïeux et institutions. qui pouvait ignorer dans une ville de 5 à 10 000 habitants que le centre aux abords de la ville était une maison de correction des plus pires ni les gendarmes qui venaient à chaque problème dans la ville nous accuser de vol ou autre...Ni les commerçants qui vérifiaient nos achats dont il existait un seuil à ne pas dépasser, ni le maires et ses adjoints, ect...Il y a même eu un endroit où il y fut reconnu plus de 380 viols d'enfants et un procès à la clé et avant le procès les habitants de la ville ont défilé pour que l'établissement ne ferme pas ses portes car cela faisait vivre la ville et les commerces... et j'ai aussi été dans un centre en Isère où les parents de la ville disaient à leur s enfants "Si tu n'es pas sage on te mettra à Boccacio, surnom de la colonie pénitentiaire dont en 1940 lors de la bataille contre les allemands l'armée française réquisitionnât les enfants pour qu'ils portent les munitions et obus = certains de ces enfants sont ports dans les combats mais ne figurent pas sur les morts pour la France ; mais qu'importe car dans ces maisons certains enfants y sont morts par les coups et malnutritions, d'autres devenus paralysés physiquement ou moralement pour d'autres=j'en ai connu et même certains en pleuraient encore tous les jours à 70 ans" PERSONNE N'IGNORAIT, EN FRANCE ; PERSONNE NE POUVAIT IGNORER, ou pas grand monde !!! CETTE BD, MÊME SI ELLE PEUT PARAÎTRE RUSTRE ARTISTIQUEMENT A AU MOINS INTÉRÊT D'EXISTER...Même si j'ai conscience qu'elle a oubliée pleins de choses en cours de récit "oublis ou volonté artistiques???". Merci d'en tenir compte dans vos futurs avis concernant le côté social L'histoire n'est pas ce que les livres nous racontent et, encore moins le récit national...IL FAUT, POUR MIEUX SAISIR L'HISTOIRE PENCHER SON REGARDS ET SES YEUX DANS LES ARCHIVES "militaires, économiques, industrielles, journalistiques, de la justice, de l'Assemblée nationale, ect. Moeurs et artistiques de l'époque...Et lire avec retenue et circonscription les journaux intimes des personnages entourant le personnage central où le fait central...à lors là on est plus dans la vérité, plus proche de l'exactitude... Courdialemen