L'Été des oubliés
L'histoire d'un film inachevé sur une mutinerie d’enfants prisonniers.
Cinéma Nouveautés BD, comics et manga
Belle-Île-en-Mer, 1934 : une révolte éclate au pénitencier pour enfants, durement réprimée. Témoin horrifié de cette traque, Jacques Prévert signe un poème, Chasse à l’enfant (mis en musique par Joseph Kosma et interprété par Marianne Oswald), qui fait scandale. Puis il en rédige un scénario de film : L’île des enfants perdus est son huitième scénario, un exposé sans dialogues ou presque, qu’il propose à Marcel Carné, jeune assistant réalisateur, qui n’a encore tourné aucun long métrage. Le tournage est annoncé en avril 1937. Mais le contenu du scénario effraie et le film est arrêté par la censure en juin 1939... Entre 1937 et 1946, Prévert et Carné tournent Drôle de drame, puis Le Quai des brumes, Le jour se lève, Les Visiteurs du soir, Les Enfants du Paradis et enfin Les Portes de la nuit. En août 1946, le projet de L’Île des enfants perdus, rebaptisé La Fleur de l’âge, refait surface lorsque le producteur Nicolas Vondas décide de le reprendre avec Arletty, à qui il voue une immense admiration. Prévert modifie son scénario et Carné se lance à nouveau dans l’aventure. Le premier tour de manivelle est donné le 28 avril 1947, à Belle-Île… Dès les premières prises, les ennuis commencent… Simon Rochepeau et Benjamin Bachelier racontent l’histoire méconnue de ce film qui va sceller la collaboration d’un des duos les plus célèbres du cinéma français.
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| Date de parution | 03 Juin 2026 |
| Statut histoire | One shot 1 tome paru |
Les avis
Bon jour, cette BD a au moins le mérite d'exister ; Quelle que soit sa qualité..."Artistique, dont chacun se fera un avis". Pour info : la révolte des enfants du "bagne pour enfant= tour à tour nommée ou renommée : maison spécialisée éducative, de redressement, d'éducation spécialisée et j'en passe, de Belle ile en mer à eu comme commencement, après un épisode sur plusieurs semaines de traitements très durs de répression envers les enfants et nombre de tours de "corrida = tourner en rond pendant des heures souvent nu pieds dans le froid, même la neige ou la pluie" un enfant à oser manger son morceau de fromage avant la soupe = coup en tous genres "pieds et mains" à le laisser presque mort sur le sol. Voilà ce qui a déclencher la révolte des enfants. Il existait en France, Pays des Droits de l'Homme de 1 jusqu'à 3 colonies pénitentiaires par département selon l'époque ; les plus célèbres sont Aniane, Belle île en mer, Eysses, Mettray, ect. La France avait tellement peur de ses enfants que par exemple le 1er décret signé par le maréchal Pétain en 1940, le 18 juin, fut de donner carte blanche aux gendarmes pour remettre entre les murs de la colonie pénitentiaire de Mettray les enfants évadés suite au bombardement d'un des murs d'enceinte par erreur par l'aviation allemande. Il faut savoir que l'idée des maisons d'éducation et rééducation des enfants date de la signature de l'édit de Nantes, Henri IV autorisant les moines et institution religieuse de rééduquer les enfants de parents protestant à les faire rentrer sur le droit chemin tant on pensait à l'époque que la mauvaise graine se transmettait par filiation... C'est le code Napoléon qui va faire prendre conscience législativement qu'il faille séparer les adultes des enfants dans les prisons et les bagnes...Mais il faut au moins toujours 30 ans pour que des mesures prises changent à minima dans les faits. C'est donc en 1830 que l'on va créer une prison séparée "la petite roquette" aussi grâce à un mouvement humaniste qui pensaient que les enfants avaient besoin d'être séparés, mais aussi surveillé : entre autres De Toqueville mais aussi Hugo "qui se réfutera en voyant les traitements infligés", le tout basé sur les préceptes de Bentham. les colonies pénitentiaires vont exister d'une façon ou d'une autre jusqu'à ce que l'Europe, par le Parlement européen oblige la France à les fermer de 1982 à 1983. à ce jour l'Allemagne, la Suisse, la Suède, la Finlande, la Belgique, les Pays-Bas, ont reconnu avoir eu des colonies pénitentiaires et certains pays ont commencé à dédommager les anciens enfants "ont-ils un jour été des enfants??? ; j'en doute fortement, très fortement" en France il ne se passe jamais rien de mal ; pas de nuage de Tchernobyl, pas d'eugénisme même si le dernier programme eugéniste immobilier en Alsace s'est terminé en 1987, pas non plus de dictature=Pétain et son régime ne sont pas considérés par la France comme une dictature, et, il aura fallu que des élites française soient contaminé par l'amiante pour que le gouvernement reconnaisse que cela a existé "le texte de loi de 1913 à l'Assemblée nationale française pourtant le disait déjà". DONC CETTE BD À AU MOINS LE MÉRITÉ D'EXISTER... La France devait en 1930 éradiquer les bagnes pour enfants puis la France devait par la loi de 1945 éradiquer les bagnes/colonies pénitentiaires pour enfants. C'est une loi provoquée par les USA qui fera fermer les bagnes adultes en 1948 et les derniers bagnards sont revenus en 1953 en France. Des Bagnes pour adultes "il y en avait 38 sur tout le territoire français = territoire de la France, mais aussi Réunion, Guyane, Corse, et même Indochine. Pour précision lorsque l'on parle du bagne de Cayenne ; il y avait 3 bagnes à Cayenne. Voilà...Un peu de ce que je voulais un peu dire au sujet d'une BD sur le bagne/colonie pénitentiaire de Belle île en mer qui elle a fermé en 1977 la même année que Jacques Prévert qui a écrit une chanson "La chasse à l'enfant" au sujet de cette révolte à Belle île en mer. il me faut rajouter que le film qui a failli se faire au sujet de cette révolte l'état de la France aura perdu tous les négatifs des pellicules du film commencé avant 1939 ; c'est la seule fois dans l'histoire que la bibliothèque de France perdait des pellicules de film "CELA DEVRAIT INTERROGER LE QUIDAM À DÉFAUT DE POSER QUESTIONS À LA CONSCIENCE DU CITOYEN ET DE L'ÉTAT QUI LE DIRIGE...Me semble-t-il Par honnêteté, il me faut préciser que j'ai été un de ces enfants des colonies pénitentiaires de 8 1/2 à 17 ans 1/2 ; dans l'Eure, la Loire, le Rhône, l'Isère. Et dû au fait que ma génitrice était mineure comme mon géniteur à ma naissance et qu'après l'assistance publique "établissement DASS" dirigée par des sœurs religieuses la France m'a envoyé dans ces belles maisons de France parce que ma génitrice enfin mariée ne voulait pas s'occuper de moi ni son mari gendarme "mais ils touchaient quand même des allocations familiales pour 3 enfants=paradoxe silencieux à ne pas dire et reconnaître permettant et à la France, à ses institutions comme aux parents, de sauver la face et les apparences" Je pourrai en écrire des kilomètres...et donc par ce témoignage j'espère que les avis concernant cette BD ne seront pas aussi stéréotypé concernant la vie dans ces centres de détentions comme j'ai pu le lire sur certains avis des 2 BD, qui sont plutôt bien faites "Les innocents coupables" et "Le bagne de la honte"...Mais je dois avouer que je n'ai jamais lu un témoignage vraiment réel ou décrivant très précisément les conditions de vie dans ces endroits infâmes et infamantes à l'endroit de la devise de la France "PAYS DES DROITS DE L'HOMME"= "Liberté, égalité, fraternité"= comme quoi il suffit de mettre une devise sans s'y conformer et, de nommer ces établissements avec de jolis noms : " les centres Guynemer Bayard Charles Péguy ou Jean Moulin par exemple Ouvertement optimistes " les centres Arc-en-ciel" dans l’Ain mais aussi à Toulouse Le centre "La Belle Etoile" à Mercury-Gemilly en Savoie Ou jouant sur la symbolique affective ou familiale En tous les cas amicale et hospitalière l'Étape" à Voglans et à Versailles " Le Relais " à Saint-Genis-Laval, le centre " Carrefour " à Mérignac D’autres enfin jouent pleinement sur la métaphore du foyer Tels le centre " Chez nous "au Vieux-Boucau " le Logis "à Saint-Germain-Laxis Les centres appelés" Notre maison " est asile évangélique de Lemé Ou " la Maison" de Bron et Versailles " Beauregard " au Chevalon de Voreppe L'institut médicopédagogique " Mon doux nid "à Geyssans Ou "Les fontaines" à Orgeville et Vernon Voilà, cette BD c'est aussi la mémoire de la Belle France et de son état et système judiciaire comme éducatif, de tous ces français, citoyens et éducateur-tortionnaires, juges pour enfants, institutions sociales et assistances sociales, ect...Nul ne pouvaient ignorer et, aujourd'hui nous enfants de ces centres ne pouvons être entendus car personne ne veut reconnaître que cela a existé tant chaque citoyen devrait questionner ses propres aïeux et institutions. qui pouvait ignorer dans une ville de 5 à 10 000 habitants que le centre aux abords de la ville était une maison de correction des plus pires ni les gendarmes qui venaient à chaque problème dans la ville nous accuser de vol ou autre...Ni les commerçants qui vérifiaient nos achats dont il existait un seuil à ne pas dépasser, ni le maires et ses adjoints, ect...Il y a même eu un endroit où il y fut reconnu plus de 380 viols d'enfants et un procès à la clé et avant le procès les habitants de la ville ont défilé pour que l'établissement ne ferme pas ses portes car cela faisait vivre la ville et les commerces... et j'ai aussi été dans un centre en Isère où les parents de la ville disaient à leur s enfants "Si tu n'es pas sage on te mettra à Boccacio, surnom de la colonie pénitentiaire dont en 1940 lors de la bataille contre les allemands l'armée française réquisitionnât les enfants pour qu'ils portent les munitions et obus = certains de ces enfants sont ports dans les combats mais ne figurent pas sur les morts pour la France ; mais qu'importe car dans ces maisons certains enfants y sont morts par les coups et malnutritions, d'autres devenus paralysés physiquement ou moralement pour d'autres=j'en ai connu et même certains en pleuraient encore tous les jours à 70 ans" PERSONNE N'IGNORAIT, EN FRANCE ; PERSONNE NE POUVAIT IGNORER, ou pas grand monde !!! CETTE BD, MÊME SI ELLE PEUT PARAÎTRE RUSTRE ARTISTIQUEMENT A AU MOINS INTÉRÊT D'EXISTER...Même si j'ai conscience qu'elle a oubliée pleins de choses en cours de récit "oublis ou volonté artistiques???". Merci d'en tenir compte dans vos futurs avis concernant le côté social L'histoire n'est pas ce que les livres nous racontent et, encore moins le récit national...IL FAUT, POUR MIEUX SAISIR L'HISTOIRE PENCHER SON REGARDS ET SES YEUX DANS LES ARCHIVES "militaires, économiques, industrielles, journalistiques, de la justice, de l'Assemblée nationale, ect. Moeurs et artistiques de l'époque...Et lire avec retenue et circonscription les journaux intimes des personnages entourant le personnage central où le fait central...à lors là on est plus dans la vérité, plus proche de l'exactitude... Courdialemen
Quand on parle de film inachevé, on pense surtout au « Don Quichotte » de Terry Gilliam, qui sortit finalement en salles 18 ans après le début d’un tournage marqué par des péripéties de tous ordres. On connaît moins l’histoire entourant « La Fleur de l’âge », qu’avait entrepris de tourner Marcel Carné avec une brochette d’actrices et d’acteurs prestigieux : Paul Meurisse, Arletty, Martine Carol, Serge Reggiani et Anouk Aimée, qui elle faisait ses débuts au cinéma. Le réalisateur souhaitait raconter, sur un scénario de Jacques Prévert, les circonstances de la révolte d’adolescents détenus au bagne d’enfants de Belle-Île-en-Mer en 1934 (cela paraît difficile à croire, mais il y avait des bagnes pour enfants à cette époque !). Tout avait très mal commencé, puisqu’un premier tournage, en 1937, fut interrompu pour des raisons diverses, notamment la censure et les prises de position controversées de Prévert, pour reprendre dix ans plus tard. Mais de nouveau, les déboires ne firent que s’accumuler (aléas financiers, météo défavorable, tensions au sein de l’équipe, caprices de stars, grèves diverses... ), le projet s’avéra alors un fiasco total. C’est donc une histoire dans l’histoire que nous propose Simon Rochepeau, tout en se centrant plus particulièrement sur les circonstances du tournage. Si au départ, il évoque la façon dont la révolte de ces gamins s’est déclenchée, le récit bifurque assez vite sur l’arrivée de l’équipe du film à Belle-Île. Le sujet est potentiellement intéressant, mais force est de constater que la narration, avec sa structure kaléidoscopique égrenant des anecdotes diverses et variées, peut être déstabilisante. On pourra seulement dire qu’elle est réussie si l’objectif de Rochepeau était de retranscrire le contexte chaotique du tournage… En outre, que dire de la fin dont le propos poético-mystique m’a laissé au bord du chemin ? Il faut admettre que le dessin de Benjamin Bachelier n’en facilite pas la compréhension. Si certaines planches recèlent une beauté poétique évidente, grâce surtout à l’emploi de l’aquarelle pour les scènes nocturnes, on restera plus mesuré quant au trait à main levée, peu engageant selon mes critères et pour tout dire trop brouillon, mais qui surtout freine l’identification des personnages, par ailleurs assez nombreux. On ne comprend pas non plus le choix du découpage, parfois confus. Certains apprécieront sans doute les qualités poétiques de « L’Été des oubliés », mais celles-ci ne suffiront malheureusement pas pour en faire un ouvrage appréciable et suffisamment marquant, pour tout bédéphile amateur de narration un tant soit peu élaborée. Dommage, car la lecture s’annonçait plutôt digne d’intérêt.
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