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Les dernier avis (87721 avis)

Par PAco
Note: 4/5
Couverture de la série Alice Matheson
Alice Matheson

Les livres sur les zombies, c'est comme les zombies : quand y'en a plus y'en a encore ! Cette fois-ci c'est Jean-Luc Istin qui quitte ses terrains de prédilections de la fantasy et le monde celte pour nous proposer du zombie à midi ! Il est accompagné d'un dessinateur que je ne connais pas Philippe Vandaële. Son trait tire un peu vers le comics, tout en gardant un style réaliste agréable. Son découpage est bon et donne tout l'élan nécessaire pour impulser le rythme soutenu à la narration. Car on va forcément aller de rebondissements en rebondissements, avec ce petit côté "qui va y passer avant la fin de la page ???" qu'avait imposé la référence du genre Walking Dead. Moi qui aime bien me faire surprendre de bout en bout par un album, je me suis surpris à apprécier la présentation des protagonistes proposée en 2e de couverture (autre point commun avec Walking Dead d'ailleurs). Alors, qu'est-ce qui fera la différence pour cet énième album du genre ? Peut-être l'attention portée à la psychologie des personnages. On sent qu'Istin a essayé d'y porter un grand soin. Peut-être le fait que notre héroïne soit une sociopathe patentée ? C'est sûr que c'est quand même con de ne vivre que pour faire et voir mourir les gens, et que tout à coup, ces derniers reviennent "à la vie" ^^ Ce premier album pose plutôt bien les choses, j'attends de voir la suite pour me faire un avis complet. *** tomes 2 à 6 *** Et bien voilà, je viens de finir cette série, et j'avoue que je l'ai trouvé prenante et réussie. On se laisse embarquer par ce personnage de psychopathe malmenée en pleine épidémie de zombie dans un Londres contemporain. Les personnages gravitant autour d'Alice sont bien trouvés et assez originaux. Le suspens quant à leur survie possible ou leur rôle plus ou moins secondaire dans l'intrigue sont gérés intelligemment et apportent souvent quelque chose au scénario. Car au fil de ses rencontres plus ou moins inopinées, Alice évolue non sans mal dans sa quête qui compose l'intrigue centrale ; ça avance doucement mais certainement au fil des tomes jusqu'à sa conclusion plutôt bien trouvée. Voilà donc une série qui aura su sortir son épingle du jeu de très belle manière dans la production actuelle de séries s'intéressant aux zombies.

09/06/2015 (MAJ le 17/02/2020) (modifier)
Par Erik
Note: 1/5
Couverture de la série Le Retour de l'éléphant
Le Retour de l'éléphant

Horrible ce dessin ligne claire réalisé pourtant par un Américain. Horrible ce scénario sans queue ni tête qui reste métaphysique. Horrible cette vacuité des mini-récits. Horrible cette réflexion philosophique sur le sens de la vie et qui n’a de sens que pour son auteur. Horrible cet ennui ressenti à la lecture. Horrible cette perte de temps. HORRIBLE et médiocre à la fois.

17/02/2020 (modifier)
Couverture de la série Cartes sur table
Cartes sur table

Baladi revient dans la collection Patte de Mouche, avec ce « Cartes sur table », dans lequel apparaît furtivement au début l’un des personnages de L'Histoire de la Balafre, publiée quelques années plus tôt dans la même collection (les couvertures des deux albums se font d’ailleurs un petit clin d’œil). Là aussi c’est une tranche de vie qui nous est contée, deux copines allant consulter une voyante, qui use d’un dialecte incompréhensible. Le découpage des planches – plus que des cases – est encore atypique et intéressant. Mais, même si cela dynamise un peu l’intrigue, cela peine quand même à en faire ressortir quelque chose, cette petite histoire manquant quand même de profondeur. Cela se laisse lire, mais je ne sais pas si tout le monde y trouvera assez de poésie, sera assez intrigué, à part les fans de cet auteur suisse. Note réelle 2,5/5.

17/02/2020 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Tokyo therapy
Tokyo therapy

J’aime bien ce type de manga qui est presque de nature professionnelle sur l’exercice de la psychologie. Ceux qui font des études de psycho pourront aisément le lire. On fait tout de suite connaissance avec une thérapeute très sympathique qui ne veut que le bonheur de ses patients. On aura droit dans le premier volume à trois cas distincts, à savoir la mère de famille qui n’arrive pas à faire son deuil, l’homme qui est violent subitement dans son couple par rapport à un fait de son adolescence, et enfin la victime d’une prise d’otage à l’étranger qui s’est très mal passée. Si le premier cas était plutôt classique dans sa résolution, les deux autres seront moins simples et plus inattendus. Le graphisme est très beau avec des personnages et des décors assez bien réalisés avec une bonne qualité dans l'édition. Cela rend la lecture assez agréable par rapport à sa fluidité. Il est vrai que les différents personnages ont de la consistance, à commencer par notre psychologue clinicienne qui n'hésite pas à dévoiler sa vie privée ou bien à critiquer les dires de son prédécesseur sur un cas. Il est vrai que cela ne plaira pas forcément aux membres de cette confrérie. Le pompon est certainement la scène où elle visionne une scène de caméra vidéosurveillance au mépris des lois concernant la protection des données personnelles. Certains troubles psychologiques seront mis en avant comme par exemple le syndrome de Horner, la schizophrénie, le syndrome de Münchhausen, la résistance du surmoi, les troubles de stress post-traumatique... A noter que cela se termine au second tome alors que cela aurait pu continuer aisément. C’est un peu dommage pour une fois qu’un manga était assez intéressant à tous points de vue.

17/02/2020 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série WahcommO
WahcommO

2.5 Selon l'éditeur, c'est une oeuvre moderne qui renouvelle le genre fantasy. Moderne, je le vois bien. Il suffit de voir la narration très fluide. En revanche, je ne suis pas certain que cela renouvelle bien le genre. Je vois juste une autre histoire avec deux ados, dont une fille très garçon manqué qui veut afficher son indépendance et se rebelle contre un système patriarcal, partir dans une quête réputée dangereuse et au cours de leurs voyages ils affrontent des ennemis, se font des alliés et subissent des épreuves qui vont les faire grandir et entrer dans l'âge adulte. Ça se laisse lire et j'aime bien les révélations finales, mais ça ne m'a pas trop captivé, probablement parce que je ne suis pas un grand fan de fantasy et que le déroulement de l'intrigue m'a semblé un peu banal. L'auteur a travaillé dans l'animation et le jeux vidéo et ça se voit à la mise en scène très cinématographique de l'album. J'avais d'ailleurs deviné qu'il avait travaillé dans l'animation juste en regardant les scènes d'action. Le dessin a un style que je n'apprécie pas trop, c'est un peu froid et ça sent un peu trop l'ordi, mais c'est bien fait. À lire pour les fans de fantasy.

17/02/2020 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
Couverture de la série Shangri-La
Shangri-La

J'ai beaucoup de sympathie pour cet album qui possède beaucoup de qualités malgré ses quelques défauts assez visibles. Mais ceux-ci ne sont pas suffisants pour m'empêcher d'aimer cette BD sincèrement, parce que je la trouve réussie sur le message qu'elle porte et la volonté première, mais parce que j'ai un réel plaisir à la relire, pour la qualité de ses planches et son ambiance. C'est un ami qui me prêta la première fois cette BD, et je suis tombé sous le charme de cette histoire futuriste caricaturant à gros traits la nôtre. Entre les panneaux de publicités rappelant certains produits d'une société à la pomme bien connue, la classification des individus, le racisme (lié ici à une nouvelle race d'humains croisés avec des animaux) ou la politique, on sent les influences et les caricatures que l'auteur met en avant. Certes, elles sont parfois grossières ou très visibles, mais cela ne m'a pas dérangé, puisqu'on sent la volonté première de faire une histoire dans un contexte très identifiable. Ce monde est fait pour être détesté, et l'auteur ne prend pas de gant pour le faire. L'histoire est assez bien menée, même si je suis un peu déçu de la toute fin (les dernières pages réellement), qui ne m'ont pas satisfait au niveau de la conclusion du récit. Et c'est dommage, parce que tout ce qui tourne autour de la révolution et du chaos social m'a bien plu : ce n'est pas fait de façon manichéenne, en y allant à gros sabots : "la révolution c'est trop bien, faut la faire". Les scènes violentes et les réflexions qui sont menées nuancent le propos d'une révolution, surtout dans un espace tel que celui-ci. Et d'autres petits détails m'ont plu, notamment au niveau des personnages et de ce John, qui connait une évolution et un final surprenant. Pour le coup, je ne m'attendais réellement pas à cette fin pour lui. Le dessin m'accroche bien, à chaque relecture je me penche un peu plus sur les détails dans le fond, la façon de cadrer ou les mises en place dans la page. Régulièrement il renforce les scènes, notamment lors des violences ou des scènes finales, et la colorisation renforce le tout. Et c'est plaisant de voir un auteur s'être fait plaisir dans sa représentation de l'espace, d'une société en station spatiale et d'un futur. On sent plusieurs sources d'inspiration mais l'auteur les réarrange à sa sauce, et l'ensemble a une certaine homogénéité qui convient tout à fait au genre du récit. C'est une BD qui a de très belles qualités, comme je l'ai dit au début, et si certaines choses peuvent sembler grossières (la critique d'Apple n'est même pas déguisée, avec l'histoire de l'I-phone 6 et 7 sortis en même temps), j'aime bien le fait qu'il intègre pas mal de messages divers dans une BD de science-fiction qui prend le temps de poser un propos politique, des personnages crédibles et une ambiance de dictature voilée. C'est bien mené, et même si je n'ai pas été très fan des dernières pages du récit et de la façon un peu facile de conclure, je reste sur l'impression générale qui se dégage dans les relectures, et j'apprécie toujours de me refaire un petit tour dans l'espace !

17/02/2020 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
Couverture de la série A sleeping man and a loving man
A sleeping man and a loving man

Le concept est celui de petites histoires courtes autour de l'attirance sexuelle. En effet, c'est celui d'un amour qui peut naître autour d'une simple attirance physique. La première histoire (la plus longue et donnant le titre à l'ouvrage) est celle d'un hétéro ayant des pulsions pendant son sommeil et faisant l'amour avec n'importe qui sans s'en souvenir. C'est vrai que je ne connaissais pas cette maladie qui est très étrange. Les conséquences peuvent être également assez inattendues surtout quand on fait de la colocation. Les récits jouent surtout sur l'érotisme des différentes situations. Mis à part les deux premiers chapitres constituant la même histoire, le reste ne sera pas très original au niveau du scénario, ou un peu trop bizarre (comme par exemple apprécier les aliments qu'on n'aime pas ou surmonter le traumatisme d'enfance lié à l'obscurité). C'est bien dessiné par la mangaka, avec un trait d'une grande finesse. A noter également une édition de qualité. Cependant, c'est pour un public très averti.

16/02/2020 (modifier)
Par Canarde
Note: 4/5
Couverture de la série Payer la terre
Payer la terre

Un documentaire complet sur le déracinement organisé par les pouvoirs publics du peuple Déné au Canada. Je n'avais jamais lu de BD de Sacco, et les sujets précédents me paraissaient tellement durs que je ne me sentais pas le courage de commencer par ça... En réalité, celui-ci l'est tout autant (dur). Le plus étonnant c'est qu'il m'a renvoyé finalement à ce qu'a dû subir ma mère née en Auvergne en 1945. Ses parents parlaient patois et à 7 ans, elle a été mise en pension chez les "bonnes sœurs", puis est partie étudier à Lyon. Avec ce nouveau formatage, il n'a plus été question pour elle de revenir à la ferme, elle est "montée dans l'échelle sociale" mais a perdu sa langue et la responsabilité de son territoire, dont elle héritera pourtant, et sans doute moi après elle.. Le parallèle peut sembler exagéré, mais regardons les choses en face, les auvergnates sont toutes parties à la ville, les hommes, en charge des fermes ont cherché des épouses sur les petites annonces du chasseur français (de l'est ou d'outre-mer), certains se suicident, bref, c'est n'est pas très reluisant quand-même. L'éducation forcée organisée par l'état canadien pour tous les enfants Dénés qui ont été arrachés à leur culture de chasseurs cueilleurs (et non d'éleveur comme en Auvergne) a créé un désastre culturel dont Joe Sacco et sa chauffeuse Shauna, sont venu observer les détails, et sonder les motivations. Les motivations : arracher les peuples à leur terre, pour pouvoir exploiter les forêts de manière industrielle. Les détails : Alcoolisme, chômage, incompréhensions et divisions à l'intérieur des familles, les enfants revenant incapables d'allumer un feu, de peler un orignal ou de construire une barque avec sa peau. Bref cette lourde somme de 263 pages d'interview d'autochtones de tous avis racontant leurs expériences, à l'âge de l'enfance dans le monde traditionnel et nomade, puis l'internement forcé dans des écoles "civilisatrices", et leur vies aujourd'hui, salariés dans des boîtes d'exploitation forestières ou minières, ou chômeurs, instituteurs, travailleurs sociaux, ... Le dessin, très précis, en noir et blanc, avec des visages en gros plan, des véhicules, des paysages, des machines d'extraction, est une représentation touffue et appliquée. On sent la volonté de faire référence, que tout cela soit visible à la face du monde. Lisez "Payer la terre", vous verrez que toutes nos familles paysannes françaises ont été soumises au même chantage au progrès : Votre culture va mourir, mais en échange vous aurez l'argent. So what ?

16/02/2020 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Max - Les Années 20
Max - Les Années 20

Lorsque les éditions du Long Bec ont annoncé leur disparition, je me suis rendu compte que je n'avais rien lu d'eux ! Il me fallut donc réparer cette erreur et j'ai commencé avec cette série qui était bien cotée sur internet. Max est le personnage d'un roman que je ne connais pas. Un rapide coup d’œil sur Google m'indique que le roman raconte l'histoire d'un gigolo danseur qui aime bien séduire les riches femmes pour ensuite les déposséder. C'est un spin-off qui est en fait une préquelle. On va suivre les aventures de Max dans les années 20 jusqu'en 1928, année où se déroule le roman. On va voir comment un pauvre gars qui semble être condamné à une vie de larbin va tomber dans le crime et il va subir des épreuves qui vont lui faire perdre sa naïveté et son innocence. Je n'ai pas lu le roman et ce n'est pas nécessaire pour comprendre le récit, mais j'ai l'impression que l'avoir lu m'aurait permis de mieux comprendre quelques éléments du scénario. Par exemple, les auteurs mettent souvent en avant la bague que Max a volée durant son premier crime et qui est très précieuse pour lui. J'imagine que cette bague joue un rôle important dans le roman ? C'est une bonne série quoique cela prit un moment avant d'embarquer dans le récit. Il faut dire que c'est un peu décousu par moment. Un des buts des auteurs est de montrer les années 20 et ils réussissent bien. On va avoir droit aux quartiers malfamés de Barcelone, aux combats qui sévissaient au Maroc et aussi au Paris de l'époque où Montparnasse supplante Montmartre comme le quartier artiste à la mode. Le résultat est pas mal, quoiqu'il manque quelque chose pour que ça sorte du lot. Il faut dire que le destin de Max est un peu cousu de fil blanc et les péripéties qu'il vit ne sont pas surprenantes. Je ne dis pas que je devinais ce qui allait se produire, mais lorsque Max subissait un événement dramatique, cela me semblait normal. Par exemple, lorsqu'il est dans l'armée, je me suis dis 'ah tiens c'est normal on va montrer comment un jeune comme lui s'est endurci !'. Le dessin est dynamique, quoique j'ai un peu de difficulté par moment avec la manière dont l'auteur dessine les visages. Ah oui il semble adorer dessiner des femmes nues avec des gros seins, quel homme de goût ! Chaque album est accompagné d'un dossier très instructif et intéressant.

16/02/2020 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Cauchemars de Neal Adams
Cauchemars de Neal Adams

2.5 Un vieil album intéressant si comme moi on adore le trait de Neal Adams. Toutefois, il faut clairement avouer que ce n'est pas un album indispensable. Déjà, du coté éditorial cet album a mal vieilli, lorsqu'on compare aux albums d'oeuvres patrimoniales et autres intégrales de vieilles bandes dessinées qui sortent de nos jours. On a droit à une préface qui explique pourquoi l'éditeur publie ces histoires et puis c'est tout. Il n'y a pas de dates sur la plupart des histoires, mais apparemment c'est en ordre chronologique. Contrairement à ce qu'indique la couverture, Adam n'est pas le seul auteur des histoires. La plupart ont un scénariste et parfois il ne fait qu'encrer des histoires selon la préface ! Ah oui certaines histoires n'ont pas de crédit donc aucune idée si Adams est le scénariste ou non ou s'il est dessinateur ou simplement encreur. Vraiment pratique, hein ? Sinon, c'est un recueil d'histoires fantastiques et de guerre (avec tout de même une histoire qui montre Clark Kent, l'identité secrète de Superman, au prise avec un problème qu'il ne peut pas simplement résoudre en devenant Superman) et la plupart finissent par un twist final. Il y a quelques réussites, mais la plupart du temps c'est trop court pour être mémorable et/ou la fin est vraiment clichée et parfois les éléments fantastiques ne sont pas très compréhensibles, hormis le fait que les auteurs voulaient surprendre leurs lecteurs. Ajoutons que si le dessin de Neal Adams est beau, je le préfère encore mieux en couleur (les couleurs des comics de l'époque, pas les couleurs moches modernes qu'on retrouve maintenant dans les Batman qu'il a dessinés). Donc un album dont la plupart du contenu est moyen, s'adresse surtout aux fans de l'auteur qui veulent tout posséder de lui et qui aujourd'hui semble valoir très cher alors que pour moi ça vaut au maximum 5 euros. Si vous trouvez l'album pour pas cher dans une bouquinerie, achetez-le sinon passez votre chemin.

16/02/2020 (modifier)