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Les dernier avis (87530 avis)

Couverture de la série Le Photographe
Le Photographe

J’ai lu cette BD car elle faisait partie des immanquables du site ; sans cela je serai sans doute passée à côté sans y prêter attention. Et même en la feuilletant je n’aurais sans doute pas eu envie d’aller plus loin, car le graphisme ne m’a pas attirée plus que ça au premier abord, et je ne suis pas forcément fan du mélange entre photographies et dessins. J’ai finalement trouvé cet aspect plutôt réussi, même si certaines photographies manquaient parfois un peu de lisibilité. Je suis donc contente d’avoir suivi les avis du site, car il aurait été dommage de passer à côté de cette série. La plongée au sein d’une mission de Médecins Sans Frontières est très intéressante, elle permet de mesurer la difficulté d’entreprendre de telles expéditions, mais également leur nécessité. C’est toujours passionnant de voyager, que ce soit en vrai ou par le biais de documentaires, notamment pour découvrir d’autres cultures. Ici l’auteur nous entraine dans des pays que l’on connait au final très mal, et que je n’aurai sans doute jamais l’occasion de visiter réellement. J’ai particulièrement apprécié le deuxième tome dans lequel le photographe côtoie de plus près la culture afghane, et où on est témoin de la dureté de la guerre en suivant les médecins qui soignent les patients. Je ne peux que recommander vivement cette lecture.

25/01/2020 (modifier)
Couverture de la série Dans la tête de Sherlock Holmes
Dans la tête de Sherlock Holmes

Quel plaisir d’avoir entre les mains un ouvrage d’aussi belle facture, et quel plaisir de constater que le contenu est largement à la hauteur de son écrin ! A mon sens, si la bande dessinée a été inventée c’est pour que ce genre d’ouvrage puisse voir le jour. On n’est pas ici en présence d’une énième adaptation des aventures du célèbre détective ; les auteurs semblent avoir réfléchi à ce que la bande dessinée pourrait apporter aux enquêtes de Sherlock, et tout au long de l’album ils utilisent au maximum le potentiel de la bande dessinée. Cela m’a rappelée par certains aspects l’excellente série Julius Corentin Acquefaques. La couverture a elle toute seule est déjà une franche réussite, et ne peut que donner envie de se plonger dans la bande dessinée. Une fois celle-ci ouverte, il est difficile de la lâcher, tant on prend plaisir à suivre les méandres du cerveau de Sherlock, à pénétrer au plus profond de son palais mental et à suivre le fil rouge de ses déductions. Chaque planche est un véritable régal pour les yeux, que ce soit par le découpage de toute beauté ou par la qualité du dessin, très stylisé et qui colle parfaitement à l’ambiance victorienne merveilleusement bien rendue. On sent qu’aucun détail n’a été laissé au hasard, à l’image du papier utilisé (l’ouvrage semble imprimé sur du papier vieilli, nulle place pour du papier glacé blanc, ce qui renforce l’ambiance recherchée). A noter qu’il s’agit d’une histoire inédite et non pas l’adaptation d’un récit d’Arthur Conan Doyle ; il faudra attendre la sortie du tome 2 pour se faire un avis plus précis de l’histoire, mais le tome 1 promet une suite intéressante. Assurément un de mes coups de cœur de 2019, je suis ravie qu’il soit sélectionné à Angoulême dans la catégorie polar.

25/01/2020 (modifier)
Couverture de la série Atar Gull ou le destin d'un esclave modèle
Atar Gull ou le destin d'un esclave modèle

Cette bande dessinée me faisait de l’œil depuis sa sortie, et la lecture du superbe Tyler Cross m’a encore plus donné envie de découvrir cet opus réalisé par le même duo d’auteurs. Techniquement, l’album est une réussite : Fabien Nury mène à merveille la narration ; quant à Brüno, personnellement j’aime beaucoup son dessin qu’on reconnait entre mille, son choix des couleurs et sa mise en scène. Cela peut sembler étrange, mais j’ai trouvé que son graphisme peu réaliste renforçait la dureté de certaines scènes. L’histoire est très intéressante, et le thème de l’esclavage m’a beaucoup touchée ; j’ai apprécié que les personnages ne soient pas trop caricaturaux, en particulier le maître d’Atar Gull. Mon seul regret est d’être restée un peu sur ma faim : j’ai trouvé la deuxième partie trop courte par rapport à la première, j’aurais aimé que le récit se focalise un peu plus sur le personnage d’Atar Gull. Quelques pages supplémentaires pour mieux recentrer l’histoire sur son personnage principal n’aurait pas été un luxe. Quoiqu’il en soit, j’ai beaucoup aimé cette bande dessinée que je recommande chaudement.

25/01/2020 (modifier)
Couverture de la série Victor Hugo, Aux frontières de l'exil
Victor Hugo, Aux frontières de l'exil

Ce qui m’a frappée d’entrée dans cet ouvrage, c’est la beauté du dessin. La couverture, très alléchante, s’ouvre sur des planches d’une qualité équivalente. Personnellement j’ai été plus que séduite par le dessin, j’ai savouré chaque case, chaque détail… les visages, les décors, tout est somptueux, je ne sais comment dire à quel point j’ai été subjuguée ! Et étrangement, ce dessin magnifique s’est révélé un handicap pour la lecture : je passais tellement de temps en admiration devant certaines cases que j’en perdais le fil de l’histoire, et que je devais retourner en arrière pour relire l’ensemble. Au-delà de ça, j’ai été très intéressée par l’ensemble de l’histoire, qui nous permet de suivre Victor Hugo alors qu’il cherche à découvrir dans quelles circonstances sa fille est morte. Les auteurs semblent être très bien renseignés sur la vie de l’écrivain, et beaucoup de détails sont a priori véridiques. Le seul bémol, en ce qui me concerne, est que je suis toujours un peu gênée lorsqu’on fait vivre à des personnages réels des événements imaginaires, on ne sait jamais trop où se situe la frontière entre la réalité et la fiction ; qui sait si Victor Hugo aurait validé l’histoire dans laquelle l’auteur l’a entrainé… d’un autre côté, cela incite à aller découvrir par nous-mêmes un peu plus de choses sur le personnage, ce qui est toujours intéressant. Donc je suis passée outre cet aspect. Autre petit point faible, c’est l’histoire parallèle qui finalement est peu exploitée, et la fin qui tombe un peu comme un cheveu sur la soupe. Quoiqu'il en soit, rien que pour le plaisir des yeux cette BD vaut le détour.

25/01/2020 (modifier)
Couverture de la série Nymphéas noirs
Nymphéas noirs

Vu les critiques dithyrambiques lues sur le site et ailleurs, je n’ai pas longtemps hésité à acheter cette BD. Je trouvais en plus la couverture et le titre beaux. J’avais lu que tout le monde avait été bluffé par le twist final, donc forcément j’attendais ce twist. Donc forcément j’y pensais pendant ma lecture… donc forcément j’ai vu le truc venir. Alors dans l’absolu ça ne me gêne pas forcément de deviner la fin d’une histoire. Mais ici ça me pose problème pour deux raisons. La première, c’est que même si j’avais deviné le retournement de situation avant qu’il n’arrive, j’avais des doutes parce que pour moi ça ne tenait pas debout. Je ne pourrais pas détailler ici les raisons qui font que selon moi ça ne fonctionne pas au risque de spoiler, mais je peux dire que j’ai relu entièrement la BD pour voir si ça se tenait. Autant je peux admirer le travail du duo d’auteurs pour adapter le récit en bande dessinée, autant parfois ça frise la malhonnêteté. La deuxième raison, c’est que j’ai trouvé la lecture peu passionnante. Pour moi, c’est un de ces polars où on ne lit que pour connaitre le fin mot de l’histoire, sans prendre vraiment de plaisir à lire. Le déroulement de l’histoire m’a paru sans grand intérêt (d’ailleurs soit je n’ai pas tout compris, soit il reste pas mal de choses en suspens, des pistes qui ne servent à rien… je ne vois même pas l’intérêt des peintures de Monet en fin de compte !) Enfin j’ai trouvé les personnages caricaturaux, sans réel intérêt, l’histoire entre le flic et l’institutrice n’est pas bien rendue, et plutôt que d’assembler les pièces du puzzle au fur et à mesure, on fait du surplace jusqu’aux 10 dernières planches. Finalement j’ai refermé cet album plutôt agacée, j’ai le sentiment que l’auteur triche pour manipuler ses lecteurs.

25/01/2020 (modifier)
Couverture de la série Phoolan Devi, reine des bandits
Phoolan Devi, reine des bandits

Que dire sur cet ouvrage qui n’a pas déjà été dit dans les précédentes critiques ? J’ai découvert l’histoire de Phoolan Devi grâce à Pénélope Bagieu qui en avait fait le portrait dans un des tomes de Culotées. Ici Claire Fauvel nous permet de suivre plus en détails le parcours de cette femme qui n’a décidément jamais eu la vie facile, mais qui a su garder la tête haute en toutes circonstances. L’auteure a décidé de ne pas raconter la dernière partie de sa vie durant laquelle elle était députée d’Inde, c’est un choix que j’ai aimé, l’objectif étant plus de montrer quel a été son chemin pour arriver à une sorte de Robin des Bois moderne. Pour autant elle n’édulcore pas le personnage, montrant la violence dont elle peut faire preuve. Mais quand on est témoin des multiples atrocités qu’elle a elle-même subi depuis son enfance, on peut comprendre ses actes. Certaines scènes sont à la limite du soutenable, heureusement le trait délicat de Claire Fauvel permet de rendre l’ensemble supportable. Une lecture marquante sur une personne au destin hors normes.

25/01/2020 (modifier)
Couverture de la série Yoko Tsuno
Yoko Tsuno

Yoko Tsuno est, et restera probablement la bande dessinée la plus importante dans ma vie. Je ne sais pas si j’aurais eu un tel amour pour la bande dessinée si je n’avais pas, enfant, ouvert un de ses albums. Yoko Tsuno, c’est ma madeleine de Proust ; chaque album que j’ouvre fait remonter en moi tous les sentiments qu’ils m’inspiraient à l’époque. Je ne suis absolument pas objective quand il s’agit de cette série, mais pour autant je pense pouvoir affirmer qu’elle a de réelles qualités. En tant que femme, je ne peux qu’apprécier que Roger Leloup ait donné vie à un tel personnage féminin : Yoko est intelligente, maîtrise des technologies et sports en tout genre, elle est jolie mais n’est pas l’archétype de l’héroïne hyper sexualisée. Elle est sûrement trop parfaite, ce qui peut rebuter les lecteurs qui la découvrent adultes, mais ce qui a sans doute contribué à ce que je l’adore étant enfant. Au-delà de ça, Yoko Tsuno ce sont des histoires très bien dessinées, dans des décors documentés d’un incroyable réalisme (je pourrais me perdre des heures dans les planches des albums se déroulant outre-Rhin, ou dans le château de La Proie et l’ombre), des aventures spatiales passionnantes, et surtout des histoires toujours très humaines. J’aime beaucoup également ses voyages dans le temps, même si j’ai l’impression qu’elles ne sont pas toujours très cohérentes. Alors on pourra reprocher à Roger Leloup de vouloir mettre trop de choses dans chaque album, rendant certaines histoires difficilement compréhensibles (en toute honnêteté je n’y comprenais pas grand-chose étant enfant…), mais l’avantage c’est qu’on peut relire plusieurs fois chaque histoire pour y découvrir de nouveaux détails. Il faut aussi avouer que la qualité des albums a tendance à diminuer, les derniers albums étant encore plus incompréhensibles, les personnages entourant Yoko devenant trop nombreux, et le dessin révélant de plus en plus d’imperfections. Voilà, je pourrais parler pendant des heures de Yoko Tsuno, mais ce ne serait pas bien raisonnable sous peine de faire une crise aigüe de nostalgie. Alors je n’ajouterai qu’une chose : merci, merci monsieur Leloup d’avoir donné vie à cette héroïne, vous n’avez pas idée des rêves que vous avez fait germer dans ma tête d’éternelle petite fille, et des émotions à jamais gravées en moi.

25/01/2020 (modifier)
Couverture de la série The End
The End

De Zep je n’avais lu jusqu’à aujourd’hui que quelques albums de Titeuf, j’étais donc curieuse de découvrir un album destiné à un public plus mature. Graphiquement j’aime beaucoup son trait, sa maîtrise du dessin ne peut être remise en question, et c’est intéressant de le voir exceller dans un style réaliste très loin de celui qui l’a rendu célèbre. Concernant l’histoire, il est question d’écologie, et étant sensible à ce sujet j’ai apprécié ma lecture. L’idée de la communication entre les arbres est intéressante, d’autant plus qu’elle s’appuie sur une réalité scientifique, même si je pense que Zep a pris quelques libertés avec le sujet (mais c’est bien le principe d’une fiction). J’ai suivi avec intérêt le déroulement des événements, mais après avoir refermé l’album je suis restée un peu sur ma faim. On a un peu l’impression que le groupe de chercheurs vit hors du monde ; par exemple la scène du début est évoquée à un moment, mais on a l’impression que c’est un simple fait divers qu’un village tout entier soit mort sans raison apparente… Il me semble qu’avec un sujet pareil, il y avait moyen de proposer un récit plus dense, avec des points de vue à différents endroits du monde. J’ai été un peu surprise par la fin qui ne m’a pas convaincue, et j’ai la sensation que cette lecture ne me marquera pas plus que ça.

25/01/2020 (modifier)
Couverture de la série Joe Shuster - Un rêve américain
Joe Shuster - Un rêve américain

Au risque de passer pour une inculte, je n’avais aucune idée de qui était Joe Shuster avant d’ouvrir cette BD. J’ai d’abord été attirée par le dessin, avant de lire la quatrième de couverture et de comprendre que cette histoire devait avoir un rapport plus ou moins lointain avec le plus célèbre des super-héros. Et c’est encore un peu après que j’ai remarqué les détails (pourtant bien visibles) sur la couverture qui font allusion à Superman. Donc, pour les lecteurs qui l’ignorent, Joe Shuster était un dessinateur de comics, et surtout le co-créateur de Superman. Cette bande dessinée retrace sa vie, expliquant les conditions dans lesquelles lui et Jerry Siegel ont créé le premier super-héros qui a ensuite inspiré la naissance de tous les autres. On assiste à son enfance, ses débuts de dessinateur, jusqu’à la première publication d’une histoire de Superman. Une fois l’euphorie des débuts, la réalité du monde des affaires finit par les rattraper lorsqu’ils réalisent qu’ils ont signé un contrat peu avantageux... On assiste petit à petit au déclin de Joe Shuster, et la misère dans laquelle il se retrouve est révoltante quand on sait que le succès de Superman ne s’est jamais démenti durant toute sa vie, et que des bénéfices énormes ont été générés auxquels les deux créateurs n’ont pas eu réellement droit. J’ai lu l’ensemble avec intérêt, même si j’ai trouvé la dernière partie du récit un peu fastidieuse. La lettre écrite par Jerry Siegel pour dénoncer l’injustice dont ils ont été victimes est retranscrite dans son intégralité et mérite d’être lue, même si je trouve que sa présence au milieu des planches casse la lecture (personnellement je ne l’ai pas lue sur le coup, mais seulement après avoir terminé la BD). L’histoire est complétée à la fin de nombreuses notes plus ou moins intéressantes qui ont le mérite de préciser certains points, et montrent que les auteurs de l’ouvrage se sont énormément documentés. Il aurait toutefois été judicieux de la part de l’éditeur de numéroter les pages de l’ouvrage pour faciliter la lecture de ces notes. Concernant le dessin je n’ai rien à redire, je le trouve très agréable et il sert à merveille l’histoire, l’immersion dans les Etats-Unis des années 30/40 est très réussie. Une lecture intéressante, qui en dit long sur un système où deux jeunes hommes qui ont eu un impact indéniable sur la culture populaire des États-Unis et une grande partie du monde (à quoi ressemblerait la programmation des cinémas aujourd’hui si ces deux jeunes hommes n’avaient pas eu l’idée de mettre en scène un homme doté de super pouvoirs ?) sont laissés sur le bord de la route par des hommes d’affaire sans état d’âme.

25/01/2020 (modifier)
Couverture de la série Dans la combi de Thomas Pesquet
Dans la combi de Thomas Pesquet

C’est la première bande dessinée de Marion Montaigne que je lis ; je dois avouer que je n’ai jamais été très attirée par son travail, n’aimant pas du tout son dessin au premier abord. Mais j’avais très envie de lire cette histoire, d’une part pour en savoir plus sur l’aventure du célèbre astronaute français, d’autre part parce que j’en ai entendu le plus grand bien. Et bien je ne regrette pas du tout d’être passée au-delà de mon avis sur son dessin ! Au fil de ma lecture j’ai fini par l’apprécier ; c’est un dessin simple qui retranscrit bien les idées de l’auteur, et qui fonctionne très bien avec l’humour du propos. Et surtout suivre Thomas Pesquet durant sa préparation puis sa mission est passionnant ! L’ouvrage est truffé d’anecdotes plus ou moins loufoques, et Marion Montaigne a un formidable talent de narratrice pour les raconter. C’est drôle, instructif, on découvre notamment tout ce qui est attendu d’un astronaute (et c’est hallucinant !). J’ai beaucoup apprécié aussi l’auto-dérision dont fait preuve Thomas Pesquet. Une lecture rafraichissante et qui fait rêver.

25/01/2020 (modifier)