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Jules B : l'histoire d'un Juste

Note: 2.5/5
(2.5/5 pour 2 avis)

Jules Badey, simple cordonnier, voit son destin bousculé par l'arrivée dans sa vie de jeunes orphelins juifs.


1939 - 1945 : La Seconde Guerre Mondiale Albums jeunesse : 10 à 13 ans Animalier Des Ronds dans L’O La BD au féminin Nazisme et Shoah

Jules Badey est un cordonnier bourguignon pendant la Seconde Guerre mondiale, un homme sans histoire qui essaie tant bien que mal d’exercer son métier dans un pays occupé. De la guerre, il ne pense pas grand-chose, hormis qu’elle l’empêche de traiter ses commandes correctement par le manque de matières premières, ces dernières étant souvent bloquées et/ou réquisitionnées par les Allemands. C’est un homme seul et abattu qui accuse le coup du départ de sa femme pour un autre homme, un « baron » qui possède un manoir à la sortie du village. Il noie sa détresse dans son vin quotidien. Des juifs, il ne pense rien non plus. A peine sait-il qui ils sont. De la déportation, il n’a jamais entendu parler et l’exode qui commence sous ses yeux est pour lui un simple défilé de voitures qui partent se mettre en lieu sûr plus au Sud. Alors quand il croise sur sa route 3 petits enfants juifs, il est décontenancé. Son cœur parle et lui demande de les protéger.

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 14 Septembre 2016
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Jules B : l'histoire d'un Juste
Les notes (2)
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14/09/2017 | Mac Arthur
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Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

Cette BD a pour vocation de faire découvrir à la jeunesse qui ont été les Justes parmi les nations, ces non-juifs qui ont sauvé des juifs durant la seconde guerre mondiale. Mais pourtant, je m'interroge sur l'adéquation entre le récit et l'âge cible du public visé. Je ne vois aucun soucis à parler de sujets graves et sérieux à des enfants, mais c'est l'écart entre la forme, le fond et l'ambition qui me laisse perplexe ici. Sur la forme, ça ressemble à une série pour les jeunes écoliers, avec des personnages animaliers ronds et assez mignons et des couleurs joyeuses. Sur le fond, par contre, je doute que le contexte du récit ne parle à des enfants de cet âge. Sur fond de réquisition, de collaboration, de traîtres et de police française réalisant les rafles à la place des Allemands, et comme la BD n'explique pas ce contexte, il faudra forcément un adulte pour aider un enfant à comprendre. Et puis ce n'est pas le genre de sujet qui va passionner les dits enfants. Du coup, on peut imaginer que l'album se destine plutôt aux jeunes adolescents, collégiens notamment, qui connaissent déjà un peu l'histoire de cette période, mais alors je doute que le dessin les séduise vraiment. Maintenant, en ce qui me concerne, j'ai trouvé cette lecture plutôt agréable. Elle reste à la surface des choses, ne rentre pas trop dans les explications, et je suis un peu frustré sur la fin car j'aurais aimé savoir ce qu'il allait advenir du héros après la dernière case, mais j'ai trouvé la lecture plaisante et plutôt bien racontée. Son intrigue ne surprend pas et se résume un peu vite mais c'est pas mal.

24/02/2020 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Hormis pour les jeunes lecteurs qui ne savent pas ce que c’est qu’un juste selon la définition juive, je ne vois pas trop où se situe l’intérêt de cet album. Non qu’il soit mal fait, mais il est tellement prévisible dans ses péripéties et caricatural dans ses personnages que la plupart des lecteurs auront vite fait le tour du propos. Au niveau du dessin, le trait d’Armelle Modéré est agréable et bien adapté à un jeune public. C’est très lisible et expressif au niveau des visages. L’auteure a opté pour des personnages animaliers, ce qui, vu le thème abordé, va directement entrainer des comparaisons avec Maus. La plus grande différence à mes yeux est que Maus s’adressait aux adultes et que Jules B. s’adresse aux enfants. A titre personnel, je le réserverais donc pour une lecture dans un cadre scolaire, avec d’autres supports (les classiques « Un sac de bille » ou « le journal d’Anne Franck » ont fait leurs preuves) pour nuancer le propos ici volontairement simple. Sinon, vraiment, j’ai trouvé ce récit trop basique.

14/09/2017 (modifier)