Véritable témoignage d'un survivant des camps, Maus surpasse le domaine de la bande dessinée pour se poser en temps que véritable livre d'Histoire, constat effroyable de la vie d'un homme juif (Vladek Spiegelman) entrainé à Auschwitz comme des centaines de milliers de ses contemporains.
L'ensemble de l'oeuvre, magistral, est surtout dur psychologiquement. On ressent la frayeur et la douleur au fil des pages de ces deux albums, on a mal, on a peur, on recent une angoisse et une atmosphère très lourde que le peuple juif a enduré durant ces années noires de l'Holocauste.
Bien sûr, tout est traité sur un plan très personnel, et ce du fait de la narration : un survivant raconte, il s'en est donc sorti et semble presque honteux d'avoir survécu alors que tant d'autres sont tombés. C'est justement la force de ce livre, récompensé en 1992 du prix Pulitzer (La seule BD à ma connaissance ?) et du prix Alph'art à Angoulème en 1993. La vision est en effet presque égoiste, dans le sens ou l'on suit le chemin d'un homme et de sa petite famille en oubliant presque le nombre inimaginable de morts qu'a engendré la Shoah.
Le premier tome, qui pose une atmosphère assez dure, nous présente toute la période pré-Auschwitz, ou les juifs se cachaient comme ils le pouvaient dans des bunker artisanaux, redoutant a tout moment de se faire prendre. Mais le second tome quant à lui est bien plus Hard : on sent presque l'odeur des charniers des camps par les descriptions de Art Spiegelman, on comprend (sans comprendre bien sur, car il faut vivre cet enfer pour réaliser l'empleur du cauchemar) les conditions effroyables des différents prisonniers... c'est dur dur !
De par la narration à la premiere personne, Art s'est posé la question de savoir si la redaction de cette oeuvre allait "dans le bon sens", et nous en fait part au début du second tome. Plein d'humilité, il nous fait découvrir la vie brisée d'un homme qui, si il a bel et bien survécut au camp, n'a plus de vie, est détruit psychologiquement, à jamais.
Les illustrations sont etonnament particulières. Certains taxeront les dessins de "minimalistes" : c'est ma fois vrai. Et c'est ce qui fait la force de ce livre. Car on s'attarde beaucoup plus ainsi sur le fond de tout cela, se reposant toujours les memes questions, au lieu de s'attarder sur des détails telles qu'une mise en couleur splendide, etc...
Art Spiegelman nous propose donc un trait assez brouillon en noir et blanc, doté d'un charme impressionnant, et mettant tout a fait correctement en situation les divers évenement (et dieu sait si il y en a).
L'idée de représenter les différents personnages en animaux (Le juifs en souris, les Nazis en Chats, les polonais en Cochons, par exemple) est une sacrée bonne idée et permet de nous reperer très simplement dans cet univers froid, effroyable, qui a été le notre il n'y a pas si longtemps, et qui l'est encore dans beaucoup de pays.
Maus : une prise de conscience nécessaire, un chef d'oeuvre de la Bande dessinée que l'on se doit d'avoir lu.
C'est en connaissant notre passé qu'on préparera notre futur.
L'histoire commence sous un soleil éclatant. Les couleurs vives, les trais simples suffisent à faire vivre entre les pages ce petit coin de Provence. On entend presque les cigales, on sent presque la chaleur.
Puis, à la deuxième page, on voit apparaître un corbeau, oiseau de malheur, et l'histoire est lancée.
A travers Manfred, c'est à tout le petit village qu'on s'interresse, à leur façon de vivre, les haines enfouies depuis longtemps, les habitudes, les relations.
Ce qui est très bien réussi dans cet album, c'est toute cette vie au milieu de laquelle évoluent les personnages, qui semble si réelle, grace aux dialogues et aux dessins.
Quant à l'histoire principale, elle ne mérite peut-être pas autant d'enthousiasme de ma part, mais elle reste très bien.
Dessins excellents sans rien à reprocher. Le seul "hic" mais qui reste mon point de vue est la lenteur du sénario. Il n y a pas grand chose qui se passe, il est vrai que l humour est un point fort, mais je crois qu'il prend une trop grosse place et en conséquence pénalise le coté fantastique de celle-ci. Mis a part ca, ca reste une très bonne BD.
Alors là... nettement au-dessus de "partie de chasse" et autres... cet album de Bilal est splendide. Côté scénar, ce qu'il faut de glauque et de noirceur... et les dessins.. ahlala, ça me fend le souffle et me coupe le coeur ! Mais quels décors de fou furieux ! Mais quel univers de taré ! Ca oscille entre le rêve et le cauchemard. Le rêve, pour la beauté et l'originalité du dessin, le cauchemard, pour toute la malsainité qu'ils renferment... je compte cet album parmis les chefs d'oeuvre de Bilal.
"à travers le passé, ma mémoire t'embrasse." mais que c'est beau... j'étais tellement été marquée par cette histoire que je me suis amusée à refaire la promenade de stan dans paris lorsqu'il fait sa mystérieuse rencontre. on ne m'ôtera pas l'idée que cet album a des accents de "ballade au bout du monde"... ah si seulement le second tome voyait le jour ! mais c'est pas demain la veille. en attendant, je me régale avec ces décors sublimes, et cette histoire envoûtante.
ah mais c'est terrible, olivier rameau !gentiment délirant, c'estc parfait quand on est gosse, c'est frais, tout plein de couleurs, un dessin tout mignon avec pleins de petits détails foisonnant de partout. certes, colombe tiredaile est un peu co-conne parfois, mais olivier et mr.pertinent relève le niveau. niveau scénar, c'est comme si philémon restait habiter sur le "A". le message principal de cette série : restez dans le monde des rêves, la réalité sera votre perte...
fini les conneries de réincarnations, paradis, et autres nirvana! voici le réel devenir de notre âme, le désert et les squelettes, avec pour tout soleil un "melon blâfard" et comme carburant du... café. c'est original, c'est drôle, c'est captivant. c'est un dessin précis et personnel (doit en avoir marre, le mec, de dessiner tout plein d'os partout, à force... ça doit lasser ! :)) à se procurer, donc.
ce cher albert laforge... le français moyen pète un câble : c'est glauque, sinistre, refroidissant, et mortellement efficace. un dessin écorché vif, y'a pas d'autre terme. j'ai lu cette bd un peu plus jeunette qu'aujourd'hui et ça m'avait bien marqué. après relecture, les mêmes anciens frissons. ça reste en mémoire...
Sfar au scénar, ça marche vraiment vraiment bien. Un rythme super efficace, personnel, bien délirant, absurde, touchant... oscillant entre l'ambiance londonienne et les persos d'Égypte antique. Et le dessin ! Mais quelle merveille, ce dessin ! C’est beau, c'est parfaitement adapté à l'histoire. En définitive : un bon petit one-shot superbement ficelé, à posséder.
Après avoir terminé les 56 pages d' El Niño, j'avoue être resté muet. Il y a des séries comme ça qui vous laissent un "je ne sais quoi" d'indéfinissable mais qui vous procure un sentiment de bien-être et l'impression d'avoir participé une grande aventure.
Ici, pas de bagarres, ni de conte fantastique (quoique...!?) mais un récit plein de vie et surtout imprégné d'humanité. Une multitude de questions se bousculent dans votre tête sur le sujet en lui-même et sur les énigmes qui s'épaississent à vue d'oeil. On partage avec Véra, l'héroïne, des moments très intimes sur son passé, son présent et surtout son futur.
En deux mots, Elle s'est mise en tête de retrouver son frère jumeau qu'elle n'a jamais connu. Ses recherches vont s'avérer plus complexes qu'il ne paraît. Et de fait, la lecture se révèle plus intense au fur et à mesure que l'on avance dans l'histoire. Les intrigues se multiplient et donnent le ton. On nous fait voyager un peu partout sur la planète et une réflexion naît dans mon esprit : en chacun de nous peut se cacher un(e) aventurier(ière) surtout quand le but ultime de cette entreprise est de retrouver un proche.
Le dessin de Pavlovic est précis et efficace. L'héroïne est très sympathique (surtout physiquement, hé hé !) et on ne s'ennuie pas un seul instant. Peut-être un petit reproche au niveau des couleurs qui sont parfois un peu sombres mais ceci est un détail mineur par rapport à la qualité des albums. Donc, je dis oui à cette superbe série surtout que la suite me semble très prometteuse. Alors, j'en redemande !
A suivre !
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Maus
Véritable témoignage d'un survivant des camps, Maus surpasse le domaine de la bande dessinée pour se poser en temps que véritable livre d'Histoire, constat effroyable de la vie d'un homme juif (Vladek Spiegelman) entrainé à Auschwitz comme des centaines de milliers de ses contemporains. L'ensemble de l'oeuvre, magistral, est surtout dur psychologiquement. On ressent la frayeur et la douleur au fil des pages de ces deux albums, on a mal, on a peur, on recent une angoisse et une atmosphère très lourde que le peuple juif a enduré durant ces années noires de l'Holocauste. Bien sûr, tout est traité sur un plan très personnel, et ce du fait de la narration : un survivant raconte, il s'en est donc sorti et semble presque honteux d'avoir survécu alors que tant d'autres sont tombés. C'est justement la force de ce livre, récompensé en 1992 du prix Pulitzer (La seule BD à ma connaissance ?) et du prix Alph'art à Angoulème en 1993. La vision est en effet presque égoiste, dans le sens ou l'on suit le chemin d'un homme et de sa petite famille en oubliant presque le nombre inimaginable de morts qu'a engendré la Shoah. Le premier tome, qui pose une atmosphère assez dure, nous présente toute la période pré-Auschwitz, ou les juifs se cachaient comme ils le pouvaient dans des bunker artisanaux, redoutant a tout moment de se faire prendre. Mais le second tome quant à lui est bien plus Hard : on sent presque l'odeur des charniers des camps par les descriptions de Art Spiegelman, on comprend (sans comprendre bien sur, car il faut vivre cet enfer pour réaliser l'empleur du cauchemar) les conditions effroyables des différents prisonniers... c'est dur dur ! De par la narration à la premiere personne, Art s'est posé la question de savoir si la redaction de cette oeuvre allait "dans le bon sens", et nous en fait part au début du second tome. Plein d'humilité, il nous fait découvrir la vie brisée d'un homme qui, si il a bel et bien survécut au camp, n'a plus de vie, est détruit psychologiquement, à jamais. Les illustrations sont etonnament particulières. Certains taxeront les dessins de "minimalistes" : c'est ma fois vrai. Et c'est ce qui fait la force de ce livre. Car on s'attarde beaucoup plus ainsi sur le fond de tout cela, se reposant toujours les memes questions, au lieu de s'attarder sur des détails telles qu'une mise en couleur splendide, etc... Art Spiegelman nous propose donc un trait assez brouillon en noir et blanc, doté d'un charme impressionnant, et mettant tout a fait correctement en situation les divers évenement (et dieu sait si il y en a). L'idée de représenter les différents personnages en animaux (Le juifs en souris, les Nazis en Chats, les polonais en Cochons, par exemple) est une sacrée bonne idée et permet de nous reperer très simplement dans cet univers froid, effroyable, qui a été le notre il n'y a pas si longtemps, et qui l'est encore dans beaucoup de pays. Maus : une prise de conscience nécessaire, un chef d'oeuvre de la Bande dessinée que l'on se doit d'avoir lu. C'est en connaissant notre passé qu'on préparera notre futur.
L'oiseau noir
L'histoire commence sous un soleil éclatant. Les couleurs vives, les trais simples suffisent à faire vivre entre les pages ce petit coin de Provence. On entend presque les cigales, on sent presque la chaleur. Puis, à la deuxième page, on voit apparaître un corbeau, oiseau de malheur, et l'histoire est lancée. A travers Manfred, c'est à tout le petit village qu'on s'interresse, à leur façon de vivre, les haines enfouies depuis longtemps, les habitudes, les relations. Ce qui est très bien réussi dans cet album, c'est toute cette vie au milieu de laquelle évoluent les personnages, qui semble si réelle, grace aux dialogues et aux dessins. Quant à l'histoire principale, elle ne mérite peut-être pas autant d'enthousiasme de ma part, mais elle reste très bien.
Troll
Dessins excellents sans rien à reprocher. Le seul "hic" mais qui reste mon point de vue est la lenteur du sénario. Il n y a pas grand chose qui se passe, il est vrai que l humour est un point fort, mais je crois qu'il prend une trop grosse place et en conséquence pénalise le coté fantastique de celle-ci. Mis a part ca, ca reste une très bonne BD.
La Ville qui n'existait pas
Alors là... nettement au-dessus de "partie de chasse" et autres... cet album de Bilal est splendide. Côté scénar, ce qu'il faut de glauque et de noirceur... et les dessins.. ahlala, ça me fend le souffle et me coupe le coeur ! Mais quels décors de fou furieux ! Mais quel univers de taré ! Ca oscille entre le rêve et le cauchemard. Le rêve, pour la beauté et l'originalité du dessin, le cauchemard, pour toute la malsainité qu'ils renferment... je compte cet album parmis les chefs d'oeuvre de Bilal.
Sasmira
"à travers le passé, ma mémoire t'embrasse." mais que c'est beau... j'étais tellement été marquée par cette histoire que je me suis amusée à refaire la promenade de stan dans paris lorsqu'il fait sa mystérieuse rencontre. on ne m'ôtera pas l'idée que cet album a des accents de "ballade au bout du monde"... ah si seulement le second tome voyait le jour ! mais c'est pas demain la veille. en attendant, je me régale avec ces décors sublimes, et cette histoire envoûtante.
Olivier Rameau
ah mais c'est terrible, olivier rameau !gentiment délirant, c'estc parfait quand on est gosse, c'est frais, tout plein de couleurs, un dessin tout mignon avec pleins de petits détails foisonnant de partout. certes, colombe tiredaile est un peu co-conne parfois, mais olivier et mr.pertinent relève le niveau. niveau scénar, c'est comme si philémon restait habiter sur le "A". le message principal de cette série : restez dans le monde des rêves, la réalité sera votre perte...
Monsieur Mardi-Gras Descendres
fini les conneries de réincarnations, paradis, et autres nirvana! voici le réel devenir de notre âme, le désert et les squelettes, avec pour tout soleil un "melon blâfard" et comme carburant du... café. c'est original, c'est drôle, c'est captivant. c'est un dessin précis et personnel (doit en avoir marre, le mec, de dessiner tout plein d'os partout, à force... ça doit lasser ! :)) à se procurer, donc.
Mémoires d'un incapable
ce cher albert laforge... le français moyen pète un câble : c'est glauque, sinistre, refroidissant, et mortellement efficace. un dessin écorché vif, y'a pas d'autre terme. j'ai lu cette bd un peu plus jeunette qu'aujourd'hui et ça m'avait bien marqué. après relecture, les mêmes anciens frissons. ça reste en mémoire...
La fille du professeur
Sfar au scénar, ça marche vraiment vraiment bien. Un rythme super efficace, personnel, bien délirant, absurde, touchant... oscillant entre l'ambiance londonienne et les persos d'Égypte antique. Et le dessin ! Mais quelle merveille, ce dessin ! C’est beau, c'est parfaitement adapté à l'histoire. En définitive : un bon petit one-shot superbement ficelé, à posséder.
El Niño
Après avoir terminé les 56 pages d' El Niño, j'avoue être resté muet. Il y a des séries comme ça qui vous laissent un "je ne sais quoi" d'indéfinissable mais qui vous procure un sentiment de bien-être et l'impression d'avoir participé une grande aventure. Ici, pas de bagarres, ni de conte fantastique (quoique...!?) mais un récit plein de vie et surtout imprégné d'humanité. Une multitude de questions se bousculent dans votre tête sur le sujet en lui-même et sur les énigmes qui s'épaississent à vue d'oeil. On partage avec Véra, l'héroïne, des moments très intimes sur son passé, son présent et surtout son futur. En deux mots, Elle s'est mise en tête de retrouver son frère jumeau qu'elle n'a jamais connu. Ses recherches vont s'avérer plus complexes qu'il ne paraît. Et de fait, la lecture se révèle plus intense au fur et à mesure que l'on avance dans l'histoire. Les intrigues se multiplient et donnent le ton. On nous fait voyager un peu partout sur la planète et une réflexion naît dans mon esprit : en chacun de nous peut se cacher un(e) aventurier(ière) surtout quand le but ultime de cette entreprise est de retrouver un proche. Le dessin de Pavlovic est précis et efficace. L'héroïne est très sympathique (surtout physiquement, hé hé !) et on ne s'ennuie pas un seul instant. Peut-être un petit reproche au niveau des couleurs qui sont parfois un peu sombres mais ceci est un détail mineur par rapport à la qualité des albums. Donc, je dis oui à cette superbe série surtout que la suite me semble très prometteuse. Alors, j'en redemande ! A suivre !