Dillies est très fort, y a pas à dire. Il nous ressort une histoire extrêmement proche de son déjà très bon "Betty Blues" et le charme fonctionne une nouvelle fois, presque à l'identique. Ses BD transpirent le jazz à toutes les pages, les sentiments sont subtils et touchants, évitant le pathos larmoyant. Le dessin est preque plus touchant que dans son premier album, notamment les pleines pages sur les quatre personnages, absolument superbes. Seule la fin apparait moins forte mais c'est vraiment pour chercher la petite bête. Une seule question au final: Dillies ne sera-t-il pas forcé de se renouveler un peu plus à l'avenir pour ne pas commencer à lasser?
J'aime beaucoup "la fontaine aux fables"... Tout d'abord c'est un régal graphique, on sent que les auteurs se font plaisir, notamment Turf, Plessix et Isabelle Dethan.
Et puis elles ont l'avantage de remettre au goût du jour les fables de La Fontaine dont les morales pas toujours très politiquement correctes sont toujours autant d'actualité. "Le chat, la belette et le petit lapin" est à cet égard édifiante !
Après, l'album est vite lu, et les fables sont de qualité inégale... Le 4* vaut pour les meilleurs, certaines comme celle de Tiburce Oger n'ont à mon avis pas grand intérêt.
L’avis de Doña Hermine exprime avec une grande justesse toutes les émotions qui se dégagent de ce conte adapté en bd. C’est effectivement une histoire très triste, celle d’une mère prête à tous les sacrifices pour sauver son enfant. C’est aussi une réflexion intéressante sur la vie après la mort comme le souligne Doña Hermine. Tout comme elle, j’avais repéré cette bd depuis un certain temps déjà, attiré d’abord par la couverture, interpellé ensuite par le titre et, pour finir, intrigué par l’histoire. Et je n’ai pas été déçu! Peter Madsen possède un réel talent pour mettre en image ce conte. Les planches sont vraiment superbes et le découpage est exemplaire.
La beauté des planches et l’intensité du récit compensent largement le temps de lecture qui peut paraître un peu court au vu du nombre de pages.
A découvrir!
Inclassable et étrange ! George Bess nous avait habitué à des récits étranges, avec Escondida ou encore Leela et Krishna, mais "Bobi" va encore au-delà. Le point de départ paraît simple : l'auteur griffonne dans son carnet et laisse aller son esprit. Ainsi naissent d'étranges dessins, et - au bout de plusieurs semaines - Bobi. Bobi, créature étrange, produit de l'esprit et de la main de l'auteur, mais qui lui échappe. Et lorsque George Bess tente de communiquer avec lui, s'agit-il d'un réel dialogue avec son inconscient, d'une fiction enchevêtrée mais finalement simple, ou encore d'une incroyable mise en abyme ? Un peu de tout cela sans doute. On ne peut qu'être admiratif devant l'inspiration de Bess : à partir d'un fatras de dessins, d'idées complexes et apparemment sans liens entre elles il parvient à élaborer un scénario qui n'en est pas un, mais qui fait sentir, ressentir, toucher du doigt les concepts et mécanismes de la création, de la représentation, les rapports entre le dessinateur et le monde, tout cela dans une formidable ambiance onirique, où réel et imaginaire se fondent. Sa façon d'écrire, au ryhtme envoûtant, y est pour beaucoup. Elle résonne dans l'esprit du lecteur, l'interpelle et l'immerge totalement dans ce monde...
Inclassable et étrange certes, mais aussi unique et magistral !
Pin-up est avant tout l’histoire de l’Amérique, au travers de l’histoire d’une Femme : Dottie.
Pendant la seconde guerre mondiale, Dottie pose comme Pin-up, pour des strips de comics patriotiques et elle en devient la superbe héroïne : Poison Ivy.
Outre les jolies Pin-up tout au long de ce premier cycle, c’est la dure vie des GI’s dans le pacifique que nous découvrons et l’effort de guerre fournit par les femmes aux Etats-Unis (je vous rassure elles n’étaient pas toutes Pin-up !)
Le deuxième cycle redémarre sur la Guerre Froide. Dottie a refait sa vie avec un aviateur espion à la solde de la CIA. Nous faisons connaissance avec des agents doubles, le fanatisme des américains contre les gens suspecté à tord de collaborer avec les Russes, des producteurs de cinéma Hollywoodiens déjà très puissants et toujours l’amour, la haine et la Jalousie
Le Troisième cycle est sur l’univers du jeu : Las Vegas. Dottie est chargée d’identifier les tricheurs aux Jeux. A nouveau à travers les aventures de Dottie, nous découvrons le monde de la Mafia, des Jeux d’argent, du Magasine playboy, de la guerre du Vietnam, des Hippies et de la drogue.
J’ai beaucoup aimé cette Bd, pour le scénario qui se sert de faits et de personnages qui ont réellement existés (Frank Sinatra, Kennedy…) pour les aventures très réalistes de Dottie et aussi pour les dessins superbes de Berthet.
Enfin bref c’est un peu du « forest gump » sauf que là c’est avec une jolie fille pas niaise du tout.
Ajout du 18/12/05 :
Enfin un 9ième album de Pin-up : Venin. Voici une histoire en 1 album qui n’est pas très intéressante et passionnante. En plus je suis particulièrement surpris, de voir que notre Pin-up ne prend pas une ride… Quel age a-t-elle maintenant ? A-t-elle fait une cure de jouvence ? Elle parait même plus jeune que dans les albums précédent.
La rose de Jéricho, j’ai beaucoup beaucoup beaucoup aimé.
Le fantastique céleste de la fin, j’ai eu du mal à comprendre, voire à admettre car les morales sur l’humanité prônée par le dogme divin de la croyance universelle c’est assez olé olé comme point de vue. Je pense qu’Uriel aurait pu se contenter de garder l’histoire simplifiée en concordance avec le réel.
Les recherches scientifiques sur les modules pourquoi pas, ça correspond à de la science fiction probable, mais de là à mettre en scène et matérialiser dans une enveloppe certes recherchée mais concrète la Pensée démocratique et universelle comme un Mercure, une force c’est un peu bidon ou sinon j’ai vraiment rien compris.
Le reste rien à dire, ou plutôt tout le contraire.
Les dialogues sont très travaillés, avec humour, rapidité, psychologie, finesse, bref un véritable plaisir à lire. De mon point de vue, c’est assez rare d’avoir ce niveau d’écriture en BD. Les dessins sont aussi véritablement polissés. L’ambiance de l’avant guerre est superbe, les cadrages mettent vraiment tout en valeur.
Le scénario du grand « hold up » est digne de grands polars cinématographiés. Plusieurs groupes de protagonistes ont leur propre plan, chaque personnage tient un rôle angulaire dans chaque groupe.
Oh oui ! C’est un vrai bijou de scénar d’intrigue, et de rebondissement. C’est complexe, très complexe mais ça tient la route sans problème, y’a pas un instant ou une couille dans l’action apparaît. Tout s’enchaîne comme un défilé d’acteurs. La musique du « hold up » est superbement orchestrée par une véritable force de caractère qu’est Ursula, l’allemande émarouchée d’un petit français entêté de génie.
Je conseille fortement ce diptyque, même si la part de fantastique rend un petit peu le tout bancal.
Longtemps rebuté par le titre et la couverture, quelle heureuse surprise à la lecture (1er tome, pas encore lu les autres). C'est drôle (très drôle même), intelligent, sensible, émouvant, sans concession, attachant, cynique.
Et si cela existait en BD, je dirai que l'avant dernière scène de l'anniversaire du pépé... c'est de l'anthologie!
A déguster donc.
Pour un premier album d’un "jeune auteur", c’est une belle entrée en la matière !
Ce Western s’affranchit des autres productions du genre en proposant un récit à la fois insolite, plaisant et intelligemment construit. En effet, on est bien loin des récits de vengeance ou encore de guerres indiennes. L’originalité de l’histoire ne fait donc aucun doute même si la fin est plus conventionnelle. Toutefois, elle ne dénature en rien le début. Le "Miras scénariste" s’en sort donc plus qu'honorablement.
Quant au "Miras dessinateur", ses planches me plaisent dans l’ensemble même si elles sont de qualité irrégulière et un peu trop saturées. En tous les cas, cet auteur possède un bon coup de pinceau (la planche 1 en est un bel exemple!).
Certes, cet album n’est pas exempt d’erreurs ou d’approximations mais replacé dans son contexte (premier album de l’auteur, je le répète), c’est franchement pas mal comme prouesse.
A noter une petite maladresse de l’éditeur qui franchit allègrement le pas en comparant Miras à Hermann. C’est un pas osé de leur part. Je préfère éviter toute comparaison.
La sortie des intégrales me permet de redécouvrir cette ancienne série. Et ma foi, c'est vraiment pas mal.
Les scénars de Greg se lisent bien, ils s'attardent harmonieusement sur les personnages tout en ne sacrifiant rien à l'action. Le graphisme de Herman n'est pas en reste. Précis, fouillé, il évoque sur bien des plans celui de Giraud dans Blueberry. Au fil des albums, il parvient toutefois à trouver sa propre voie et tout à la fin de la série, on pressent de manière insistante le travail que son auteur fera dans Jeremiah.
Comme beaucoup d'amateurs, j'ai une nette préférence pour les premiers albums. Je les trouve très plaisants.
Après, j'ai l'impression que les ficelles de scénariste de Greg deviennent un peu trop convenues.
Quoi qu'il en soit, cette série est loin d'être négligeable.
Bon moment de lecture à garantir à tous... des plus jeunes aux plus âgés.
Sûr, Mr Luke est une véritable légende, il n'y a pas à dire : Il est super, drôle, et unique, quoi. J'ai relu des dizaines de fois chaque album, j'adore "Ma Dalton", "Le Pony Express", "Sarah Bernhard", "La fiancée de Lucky Luke"...
MAIS !! Grosse déception lorsque j'ai fini le dernier tome, "Le Prophète". Lucky Luke, sa magie, sa personnalité n'y est plus... Diablevert, où est-elle passée ? Qui ose faire de nos séries cultes des BD commerciales ? Franchement déçue par ce dernier tome, le scénario est plat, sans action, sans suspens...
[Pourvu que ça ne continue pas comme ça.]
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Sumato
Dillies est très fort, y a pas à dire. Il nous ressort une histoire extrêmement proche de son déjà très bon "Betty Blues" et le charme fonctionne une nouvelle fois, presque à l'identique. Ses BD transpirent le jazz à toutes les pages, les sentiments sont subtils et touchants, évitant le pathos larmoyant. Le dessin est preque plus touchant que dans son premier album, notamment les pleines pages sur les quatre personnages, absolument superbes. Seule la fin apparait moins forte mais c'est vraiment pour chercher la petite bête. Une seule question au final: Dillies ne sera-t-il pas forcé de se renouveler un peu plus à l'avenir pour ne pas commencer à lasser?
La Fontaine aux fables
J'aime beaucoup "la fontaine aux fables"... Tout d'abord c'est un régal graphique, on sent que les auteurs se font plaisir, notamment Turf, Plessix et Isabelle Dethan. Et puis elles ont l'avantage de remettre au goût du jour les fables de La Fontaine dont les morales pas toujours très politiquement correctes sont toujours autant d'actualité. "Le chat, la belette et le petit lapin" est à cet égard édifiante ! Après, l'album est vite lu, et les fables sont de qualité inégale... Le 4* vaut pour les meilleurs, certaines comme celle de Tiburce Oger n'ont à mon avis pas grand intérêt.
L'Histoire d'une mère
L’avis de Doña Hermine exprime avec une grande justesse toutes les émotions qui se dégagent de ce conte adapté en bd. C’est effectivement une histoire très triste, celle d’une mère prête à tous les sacrifices pour sauver son enfant. C’est aussi une réflexion intéressante sur la vie après la mort comme le souligne Doña Hermine. Tout comme elle, j’avais repéré cette bd depuis un certain temps déjà, attiré d’abord par la couverture, interpellé ensuite par le titre et, pour finir, intrigué par l’histoire. Et je n’ai pas été déçu! Peter Madsen possède un réel talent pour mettre en image ce conte. Les planches sont vraiment superbes et le découpage est exemplaire. La beauté des planches et l’intensité du récit compensent largement le temps de lecture qui peut paraître un peu court au vu du nombre de pages. A découvrir!
Bobi
Inclassable et étrange ! George Bess nous avait habitué à des récits étranges, avec Escondida ou encore Leela et Krishna, mais "Bobi" va encore au-delà. Le point de départ paraît simple : l'auteur griffonne dans son carnet et laisse aller son esprit. Ainsi naissent d'étranges dessins, et - au bout de plusieurs semaines - Bobi. Bobi, créature étrange, produit de l'esprit et de la main de l'auteur, mais qui lui échappe. Et lorsque George Bess tente de communiquer avec lui, s'agit-il d'un réel dialogue avec son inconscient, d'une fiction enchevêtrée mais finalement simple, ou encore d'une incroyable mise en abyme ? Un peu de tout cela sans doute. On ne peut qu'être admiratif devant l'inspiration de Bess : à partir d'un fatras de dessins, d'idées complexes et apparemment sans liens entre elles il parvient à élaborer un scénario qui n'en est pas un, mais qui fait sentir, ressentir, toucher du doigt les concepts et mécanismes de la création, de la représentation, les rapports entre le dessinateur et le monde, tout cela dans une formidable ambiance onirique, où réel et imaginaire se fondent. Sa façon d'écrire, au ryhtme envoûtant, y est pour beaucoup. Elle résonne dans l'esprit du lecteur, l'interpelle et l'immerge totalement dans ce monde... Inclassable et étrange certes, mais aussi unique et magistral !
Pin-up
Pin-up est avant tout l’histoire de l’Amérique, au travers de l’histoire d’une Femme : Dottie. Pendant la seconde guerre mondiale, Dottie pose comme Pin-up, pour des strips de comics patriotiques et elle en devient la superbe héroïne : Poison Ivy. Outre les jolies Pin-up tout au long de ce premier cycle, c’est la dure vie des GI’s dans le pacifique que nous découvrons et l’effort de guerre fournit par les femmes aux Etats-Unis (je vous rassure elles n’étaient pas toutes Pin-up !) Le deuxième cycle redémarre sur la Guerre Froide. Dottie a refait sa vie avec un aviateur espion à la solde de la CIA. Nous faisons connaissance avec des agents doubles, le fanatisme des américains contre les gens suspecté à tord de collaborer avec les Russes, des producteurs de cinéma Hollywoodiens déjà très puissants et toujours l’amour, la haine et la Jalousie Le Troisième cycle est sur l’univers du jeu : Las Vegas. Dottie est chargée d’identifier les tricheurs aux Jeux. A nouveau à travers les aventures de Dottie, nous découvrons le monde de la Mafia, des Jeux d’argent, du Magasine playboy, de la guerre du Vietnam, des Hippies et de la drogue. J’ai beaucoup aimé cette Bd, pour le scénario qui se sert de faits et de personnages qui ont réellement existés (Frank Sinatra, Kennedy…) pour les aventures très réalistes de Dottie et aussi pour les dessins superbes de Berthet. Enfin bref c’est un peu du « forest gump » sauf que là c’est avec une jolie fille pas niaise du tout. Ajout du 18/12/05 : Enfin un 9ième album de Pin-up : Venin. Voici une histoire en 1 album qui n’est pas très intéressante et passionnante. En plus je suis particulièrement surpris, de voir que notre Pin-up ne prend pas une ride… Quel age a-t-elle maintenant ? A-t-elle fait une cure de jouvence ? Elle parait même plus jeune que dans les albums précédent.
La Rose de Jéricho
La rose de Jéricho, j’ai beaucoup beaucoup beaucoup aimé. Le fantastique céleste de la fin, j’ai eu du mal à comprendre, voire à admettre car les morales sur l’humanité prônée par le dogme divin de la croyance universelle c’est assez olé olé comme point de vue. Je pense qu’Uriel aurait pu se contenter de garder l’histoire simplifiée en concordance avec le réel. Les recherches scientifiques sur les modules pourquoi pas, ça correspond à de la science fiction probable, mais de là à mettre en scène et matérialiser dans une enveloppe certes recherchée mais concrète la Pensée démocratique et universelle comme un Mercure, une force c’est un peu bidon ou sinon j’ai vraiment rien compris. Le reste rien à dire, ou plutôt tout le contraire. Les dialogues sont très travaillés, avec humour, rapidité, psychologie, finesse, bref un véritable plaisir à lire. De mon point de vue, c’est assez rare d’avoir ce niveau d’écriture en BD. Les dessins sont aussi véritablement polissés. L’ambiance de l’avant guerre est superbe, les cadrages mettent vraiment tout en valeur. Le scénario du grand « hold up » est digne de grands polars cinématographiés. Plusieurs groupes de protagonistes ont leur propre plan, chaque personnage tient un rôle angulaire dans chaque groupe. Oh oui ! C’est un vrai bijou de scénar d’intrigue, et de rebondissement. C’est complexe, très complexe mais ça tient la route sans problème, y’a pas un instant ou une couille dans l’action apparaît. Tout s’enchaîne comme un défilé d’acteurs. La musique du « hold up » est superbement orchestrée par une véritable force de caractère qu’est Ursula, l’allemande émarouchée d’un petit français entêté de génie. Je conseille fortement ce diptyque, même si la part de fantastique rend un petit peu le tout bancal.
Léon La Came
Longtemps rebuté par le titre et la couverture, quelle heureuse surprise à la lecture (1er tome, pas encore lu les autres). C'est drôle (très drôle même), intelligent, sensible, émouvant, sans concession, attachant, cynique. Et si cela existait en BD, je dirai que l'avant dernière scène de l'anniversaire du pépé... c'est de l'anthologie! A déguster donc.
Un Western dans la poche
Pour un premier album d’un "jeune auteur", c’est une belle entrée en la matière ! Ce Western s’affranchit des autres productions du genre en proposant un récit à la fois insolite, plaisant et intelligemment construit. En effet, on est bien loin des récits de vengeance ou encore de guerres indiennes. L’originalité de l’histoire ne fait donc aucun doute même si la fin est plus conventionnelle. Toutefois, elle ne dénature en rien le début. Le "Miras scénariste" s’en sort donc plus qu'honorablement. Quant au "Miras dessinateur", ses planches me plaisent dans l’ensemble même si elles sont de qualité irrégulière et un peu trop saturées. En tous les cas, cet auteur possède un bon coup de pinceau (la planche 1 en est un bel exemple!). Certes, cet album n’est pas exempt d’erreurs ou d’approximations mais replacé dans son contexte (premier album de l’auteur, je le répète), c’est franchement pas mal comme prouesse. A noter une petite maladresse de l’éditeur qui franchit allègrement le pas en comparant Miras à Hermann. C’est un pas osé de leur part. Je préfère éviter toute comparaison.
Comanche
La sortie des intégrales me permet de redécouvrir cette ancienne série. Et ma foi, c'est vraiment pas mal. Les scénars de Greg se lisent bien, ils s'attardent harmonieusement sur les personnages tout en ne sacrifiant rien à l'action. Le graphisme de Herman n'est pas en reste. Précis, fouillé, il évoque sur bien des plans celui de Giraud dans Blueberry. Au fil des albums, il parvient toutefois à trouver sa propre voie et tout à la fin de la série, on pressent de manière insistante le travail que son auteur fera dans Jeremiah. Comme beaucoup d'amateurs, j'ai une nette préférence pour les premiers albums. Je les trouve très plaisants. Après, j'ai l'impression que les ficelles de scénariste de Greg deviennent un peu trop convenues. Quoi qu'il en soit, cette série est loin d'être négligeable. Bon moment de lecture à garantir à tous... des plus jeunes aux plus âgés.
Lucky Luke
Sûr, Mr Luke est une véritable légende, il n'y a pas à dire : Il est super, drôle, et unique, quoi. J'ai relu des dizaines de fois chaque album, j'adore "Ma Dalton", "Le Pony Express", "Sarah Bernhard", "La fiancée de Lucky Luke"... MAIS !! Grosse déception lorsque j'ai fini le dernier tome, "Le Prophète". Lucky Luke, sa magie, sa personnalité n'y est plus... Diablevert, où est-elle passée ? Qui ose faire de nos séries cultes des BD commerciales ? Franchement déçue par ce dernier tome, le scénario est plat, sans action, sans suspens... [Pourvu que ça ne continue pas comme ça.]