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Couverture de la série Spider-Man - L'intégrale
Spider-Man - L'intégrale

Après avoir été présenté en France dans le magazine Fantask numéro 3 ou 4, Spider-man a été publié en France pour la première fois en 1969 (dans le magazine Marvel je crois). Intéressant ce que dit Bédélisse, je pense la même chose, si vous êtes tenté par les vieux Spider-man, préférez les tomes dessinés par John Romita sr. Même si Ditko a le mérite d'avoir "inventé"* Spider-man, je trouve que Romita sr a par la suite donné plus d'ampleur et de force au personnage, en fait il a posé les bases de ce qu'il est devenu aujourd'hui. Pour moi ça reste le Spidey de référence, même si le style de Ditko ne manque pas de qualités et est très dynamique pour l'époque. Ceci dit, il faut vraiment être un fan du Tisseur pour lire tout les volumes composant la série. Les histoires sont simples, les scénarios c'est du Stan Lee pur jus, avec les passages d'humour bien lourd et les joutes verbales autant que physiques entre Spidey et ses ennemis les plus "old school". Sans oublier bien sûr les clins d'oeil et tirades constantes que Stan Lee adresse au lecteur. Tout cela a beaucoup vieilli, les personnages sont très manichéens, et cela paraît tourner en rond : Flash est le caïd joli coeur éternel rival de Peter, Tante May doit mourir un épisode sur deux, Peter est amoureux de Gwen, le bouffon vert est génial et fou... On trouve aussi des ennemis de Spidey qui n'existent quasiment plus aujourd'hui comme le Caméléon, le Kangourou etc. Je me répète mais il faut vraiment être fan de l'araignée pour en lire "l'intégrale" même si quelques épisodes sont chargés d'un parfum de nostalgie qui touchera tous ceux qui autrefois lisaient les mythiques périodiques que sont Strange ou Nova, par exemple. Je mets la note de 4/5 tout en étant conscient que objectivement aujourd'hui elle n'est pas du tout représentative de la qualité de cette oeuvre. Quoi que l'on puisse en penser maintenant cela reste tout de même "Culte" pour pas mal de gens. * Ditko est mort, il s'était brouillé avec Stan Lee à ce sujet, tous deux revendiquaient la paternité de Spider-man.

04/04/2005 (modifier)
Couverture de la série Fables
Fables

Un comic qui a le mérite d'être original, en plus les deux premiers tomes sont traités différemment, l'univers varie d'un volume à l'autre, l'intérêt ne faiblit pas et l'histoire s'installe tranquillement. Pour l'instant c'est du bon, en plus c'est divertissant. Les dessins sont corrects sans être extraordinaires, le découpage nickel et niveau couleurs c'est conforme à l'ensemble, du travail soigné. Indépendamment la représentation des personnages me paraît idéalement retranscrite, tant au niveau graphique que descriptif, j'adore Barbe Bleue par exemple, on sent bien le danger potentiel qu'il véhicule sous ses airs respectables. La société des "Fables" est bien construite, tout fonctionne de façon très simple et les trouvailles originales fourmillent. Les rapports entre les personnages sont ambigus et complexes, ce qui n'est pas étonnant au regard de leur statut, différent de celui des simples "communs". Une lecture que j'ai fort apprécié, que je trouve assez riche. Seul petit bémol, les couvertures, qui même si elles se démarquent du style comic habituel, ne sont pas très accrocheuses.

04/04/2005 (modifier)
Couverture de la série L'Ecole emportée
L'Ecole emportée

J'ai eu une bonne surprise à la lecture des deux premiers tomes de ce manga, je n'en attendais pas grand chose et le feuilletage ne m'a pas vraiment inspiré. J'ai donc acheté le premier, et une fois celui-ci lu je me suis immédiatement procuré le second. Personnellement cela m'agace aussi de voir la représentation des personnages en action ; idem au niveau narratif, certains dialogues paraissent redondants tant ils sont martelés, et j'ajoute que voir les personnages hurler à chaque page alourdit parfois la lecture. Ceci dit, vu que les protagonistes sont des enfants du primaire, il me paraît cohérent qu'ils agissent de la sorte, en plus cette œuvre commence à dater et sur la narration cela se ressent. On peut dire aussi que dans ce genre de récit, le fait de parler des menaces et dangers de façon répétitive et insistante est un moyen efficace de faire monter l'angoisse pour l'auteur. Tout cela pour dire que d'un certain point de vue ce défaut n'en est pas vraiment un ; puis niveau redondance il y a pire, je pense à Devil Man (une autre vieillerie culte) c'est autrement plus lourd. Cette histoire commence de façon rationnelle et plonge au fil des pages dans le surnaturel total, c'est en partie pour cela que la comparaison avec les bouquins de Stephen King fonctionnant sur ce même ressort me paraît naturelle. L'école se trouve "emportée" en un lieu étrange et les évènements dramatiques s'enchaînent, plus rien n'est impossible on tombe dans le fantastique le plus absolu. De plus, rien n'est expliqué, pourquoi cette école ? Le monde est-il mort ? Pourquoi n'y a-t-il personne d'autre ? Cela aussi peut passer pour de la facilité, en fait c'est bien plus subtil que cela ne le paraît, Umezu n'explique pas pourquoi certains évènements se sont produits, il préfère opposer les personnages aux conséquences de ces évènements. A la lecture cela n'en est que plus fort, on les accompagne, comme eux au fil des pages on découvre les horreurs générées par ce monde étrange. Il y a quelque chose d'intéressant : les personnages adultes, les professeurs, ceux qui sont censés éduquer et protéger leurs élèves les former pour être fort... sont très vite au second plan dans le récit, ceux-ci ne peuvent survivre dans une réalité qu'ils ne maîtrisent pas. Les enfants sont donc les seuls à pouvoir s'adapter à cet univers où les repères établis n'existent plus. Le message sous-jacent d'Umezu est pour moi significatif, il ne croit plus en sa génération. J'apprécie son doux délire... Cerise sur le gâteau, l'histoire malgré sa narration poussiéreuse fonctionne très bien au premier degré, de plus au niveau graphique si Umezu est plutôt mauvais pour les scènes d'action, en ce qui concerne la représentation des visages déformés par l'angoisse, l'horreur ou la folie il est très bon pour les illustrer. Un manga à lire, en plus six tomes au total ce n'est pas excessif. Le format Bunko est classe et le prix fort correct. Bref, que du bon (même les couvertures en ce qui me concerne !) lisez le !

04/04/2005 (modifier)
Par jere
Note: 5/5
Couverture de la série Gantz
Gantz

Bon et bien voilà un manga qui confirme la proximité des extrêmes. Je m'explique : à la fois l'histoire est affreusement facile (scènes de cul, supers pouvoirs), à la fois on sent que la manière de raconter et finalement de mettre en avant l'égocentrisme et le mépris du héros n'est pas anodine et même plus que ça : elle est géniale. Ayant lu les 10 premiers tomes, je confirme qu'en effet ce sentiment que je pressentais depuis le début et qui m'a poussé à continuer la lecture jusque là, est justifié. Déjà, l'histoire commence à changer de tournure aux alentours du tome 7. Enfin, au tome 10, c'est clair : pour moi le manga traduit directement une critique subtile de la société actuelle japonaise (voire même plus) (je ne livrerais pas le dénouement de ce tome pour ne pas spoiler). C'est un genre d'histoire, je suis d'accord, extrêmement dérangeant, très glauque et très sombre, mais qui expose tellement bien les fondations du malheur et de la misère humaine que l'œuvre dépasse finalement toutes les facilités qu'elle convoyait. Enfin, ce manga contient quand même une bonne dose d'humour, bien sûr il faut le prendre au 15eme degré (ex: quand l'alien débarque dans la salle de classe, et que le prof s'en va en disant : "Travaillez bien !") En conclusion une œuvre qui plaira, c'est sûr, à bien peu de monde, mais à ceux qui sont capable d'accepter la réalité dans ses meilleurs cotés comme dans ses pires défauts.

04/04/2005 (modifier)
Par Baalim
Note: 4/5
Couverture de la série Jessica Blandy
Jessica Blandy

Jessica Blandy : un nom bien connu des bédéphiles, une collection bien présente chez les libraires et, surtout, un scénariste assez célèbre. Pourquoi, alors, ne trouver que peu d'avis sur cette série ? Est-il possible que Dufaux et Renaud aient raté leur série tout en réalisant l'exploit d'en sortir 23 volumes ? L'indifférence injustifiée dans laquelle croupie cette série sur BDthèque m'a amené à sortir de mon silence pour dire tout le bien que je pense de cette magnifique série. Jessica Blandy, c'est avant tout un climat, une atmosphère très particulière... celle du sud des USA. Tout y est moite, lancinant, non dit. C'est également, et surtout, une héroïne fascinante, pleine de failles, qui semble toujours être à son point de rupture. On a affaire à un personnage en pleine évolution et qui, au cours de ces 23 volumes, vogue de galère en galère, perdant progressivement sa candeur et sa joie de vivre pour y gagner un sens de l'ironie et un pessimisme plus apte à assurer sa survie. La psychologie des personnages est d'ailleurs un des points forts de cette série et Dufaux fait beaucoup pour leur donner une certaine épaisseur malgré un format très court (les histoires tiennent généralement sur un seul volume et rares sont les personnages secondaires à avoir le droit à plusieurs apparitions. Enfin, il ne faut pas oublier la place que tient la musique dans cette série. Toujours très présente, principalement axée autour du jazz et du blues, elle renforce encore l'atmosphère très particulière distillée par cette série. Aussi réussie que soit cette série, il faut cependant relever certaines faiblesses. On l'a déjà dit plus bas: les albums ne se valent pas -ce qui est souvent l'apanage des séries avec une histoire par tome- et l'excellent alterne avec l'agréable ou le moyen. De même, si le personnage de Jessica est fascinant par le contraste existant entre son allure de poupée Barbie et sa psyché torturée et complexe, il faut bien admettre que les dessins de Renaud sont globalement assez moyens et ce, bien qu'ils s'améliorent au fil des ans. La série ayant commencé à la fin des années 70, il faut également s'habituer à un look 80's assez affirmé... on a le droit de ne pas aimer. Malgré ces menus défauts, je ne peux que vous encourager à lire cette série qui reste une de mes plus belles trouvailles en bibliothèque.

04/04/2005 (modifier)
Par Altaïr
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Leela et Krishna
Leela et Krishna

Tiens c'est marrant j'étais persuadée d'avoir posté un avis sur cette BD. Leela et Krishna est une excellente BD. Et pourtant, je n'aurais pas parié un centime dessus si on ne me l'avait pas prêtée, à cause des couvertures qui font croire à une BD vaguement post soixante-huitarde sous acide. Et franchement je serais passée à côté de quelque chose ! Mon avis est très proche de celui de Ro, en fait. Le dessin de Bess est superbe et vraiment mis en valeur par le noir et blanc. C'est marrant, je ne m'étais jamais rendue compte avant (dans le lama blanc par exemple) à quel point Georges Bess est un bon dessinateur, un digne héritier de Giraud qui n'a pas à rougir de la filiation. Ici, chaque page est un bonheur pour les yeux. Au niveau du scénario, tout l'intérêt et le charme de cette BD provient de l'aspect distancié et plein d'humour apporté par la femme de l'auteur. Si le procédé n'est pas nouveau, il est tout sauf gratuit ici et proprement passionnant. Bref, Leela et Krishna est jusqu'à présent la meilleure BD de Georges Bess, et une excellente BD tout court. Elle n'a malheureusement pas eu le succès qu'elle méritait, et ne se trouve à présent plus que dans les solderies. Quel gâchis !

04/04/2005 (modifier)
Par Altaïr
Note: 4/5
Couverture de la série Une épatante aventure de Jules
Une épatante aventure de Jules

Ralala qu'est-ce que c'est sympa, "Jules" ! L'histoire, les dialogues, les gags, tout est ciselé au millimètre ! De la première cas à la dernière il est impossible de lâcher le bouquin tant celui-ci est plaisant, drôle et bien rythmé. Un autre très bon point, c'est la grande densité des histoires et des dialogues, et la profusion de personnages tous bien caractérisés. Les albums de "Jules" sont pleins de bons mots, d'humour, de délires, et se lisent et se relisent sans lassitude aucune. Une excellente série, à mettre entre toutes les mains, et pas seulement celles des plus jeunes !

04/04/2005 (modifier)
Couverture de la série Spider-Man - L'intégrale
Spider-Man - L'intégrale

Pour ma part je ne parle que des volumes qui commencent à partir de 1966. Pourquoi 66 ? Parce que je pense que c’est un tournant dans les aventures de Spider-man, notamment avec un nouveau dessinateur en 67 et un scénario un peu plus approfondi avec quelques questions existentielles (que l’on retrouve par ailleurs dans les films) Il est vrai que les textes font un peu passés, mais remit dans le contexte de l’époque cela se comprend mieux. Si vous avez aimé les deux films et vous avez un petit budget à consacrer à « spidey », je pense qu’il faut acheter l’intégrale 62 (commencement) et ensuite sauter directement sur l’année 66, 67… enfin bon comme dirait certains c’est mon avis et je le partage !

03/04/2005 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Superman - Identité secrète
Superman - Identité secrète

Une belle idée qu'a eu là l'auteur, Busiek, de reprendre l'idée de Superman mais de l'adapter dans notre monde (ou presque). En effet, l'histoire commence dans les années 90 sur une Terre comme la nôtre où Superman est un personnage de comics ou de télé, et où être un gamin du Kansas qui s'est fait appeler Clark Kent par ses parents à l'humour ravageur est une vraie misère car tous les autres gamins se foutent de ta gueule et te compare (à tes dépends) au super-héros imaginaire. Alors quand le jeune Clark découvre un jour qu'il a exactement les mêmes pouvoirs que le Superman des comics, il a soudainement beaucoup moins envie de sauver la veuve et l'orphelin et de devenir l'icône de l'Amérique triomphante. Au lieu de ça, il réfléchit longuement à son statut, il se demande s'il doit révéler sa nature au monde ou même à ses parents, il se cache, il est torturé car tout cela le rend encore plus solitaire, etc... Et malgré tout, comme il a bon fond et que sa super-vue et sa super-ouïe lui permettent de réaliser combien il pourrait être bénéfique en aidant les gens en danger, il aide un peu par-ci par-là, le plus discrètement possible. Partant sur cette idée, on accroche rapidement sans pouvoir deviner vers où l'auteur va nous mener. En effet, dans ce monde "réaliste", il n'y a pas de super méchants, pas d'extra-terrestres à combattre. Mais dans un monde comme le nôtre, qu'est-ce qui est plus dangereux et puissant finalement que... le gouvernement des Etats-Unis ? Et c'est cette voie là que choisit d'emprunter l'auteur, nous dévoilant des "Men in Black" qui cherchent à tout prix à découvrir l'identité de ce Superman discret, à le capturer, et qui semblent finalement en savoir presque plus que Clark Kent sur ses origines et l'origine de ses pouvoirs. Une vraie intrigue et de vrais mystères à résoudre donc, qui rendent l'histoire prenante. Et puis à côté de ça, ce Superman alternatif se trouve une femme au prénom de Loïs mais métisse, celle-là, et l'intrigue nous mène vers la paternité de Superman puis sa vieillesse. Bref, un super-héros non seulement réaliste mais qui en plus vit sa vie. Cette mini-série est excellente. Fourmillant d'idées, abordant le thème de Superman sous un angle novateur, ne sombrant jamais dans une intrigue banale, apportant beaucoup d'originalité au thème des super-héros, et le tout regroupé en 2 albums uniquement : lecture recommandée pour tout amateur d'histoire intelligente de super-héros et de Superman en particulier.

03/04/2005 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Leela et Krishna
Leela et Krishna

Sur le conseil d'Altaïr et de son mari, quand j'ai déniché cette BD assez introuvable autrement, je l'ai achetée sans hésiter alors que ça aurait été habituellement rigoureusement le style de BD que j'aurais évité. Et je ne le regrette pas du tout. Pour commencer, le dessin de Bess est superbe ! En noir et blanc, j'ai franchement eu l'impression de voir des planches de Moebius. Je ne sais pas si c'est moi qui n'y connais rien à la technique du dessin, si c'est juste une coïncidence ou si Bess a véritablement un style proche de celui de Moebius, mais en tout cas, je trouve qu'il a presque autant de talent. Il insiste d'ailleurs un peu plus sur les détails, ce qui me donne également parfois un style que je trouve proche de celui de Boucq. Boucq, Moebius, autant dire que j'apprécie le dessin de Bess dans cette BD ! Quant à l'histoire, si l'on s'en tenait au conte qui y est racontée, elle serait plutôt moyenne, relativement déjà vue en fait. Bess semble avoir gardé un peu des idées scénaristiques de Jodorowsky, tout en y mêlant une ambiance indienne très réussie. Bref, un conte simplement moyen. Mais c'est la façon dont il est abordé dans cette BD qui est vraiment sympa. On a l'impression de suivre la création d'un scénario de BD du début à la fin. Bess et sa femme discutent du scénario tout en se baladant en Inde, Bess raconte ses idées au fur et à mesure, la façon dont il compte tout mettre en page, la façon dont il veut représenter ses personnages, et sa femme l'écoute, le critique, se moque un peu de lui, lui demande de recommencer les morceaux d'histoires qui ne lui plaisent pas. Bref, c'est une histoire, un scénario, qui se crée sous nos yeux. Bess nous propose différentes alternatives, sa femme choisit celles qui lui plaisent le plus et critique les quelques oublis ou facilités scénaristiques possibles. Le tout est fait sur un tout léger, plein d'humour, parfois franchement hilarant (du style au moment où Bess est énervé en pensant aux Critiques de BD qui lui ont un jour déplu, il décide de se venger sur le Grand Méchant de son histoire, et vlan, ce dernier se reçoit une météorite sur la tronche alors qu'il était parti au toilettes). Une lecture très agréable, un conte auquel on s'accroche parce qu'on découvre exactement la façon dont il a été créé et raconté, un dessin excellent, un vraiment bon moment passé à lire ces 2 BDs.

03/04/2005 (modifier)