Ma BD de reference, celle que je conseille a tout le monde mais qui est diversement appreciee.
C'est vrai que le dessin peut etre parfois cru mais qu'elle superbe idée de creer des personnages qui ne craignent que les animaux.
Decouverte un peu par hasard par une froide journee de decembre 1998, l'histoire de ces freres sorciers m'a tout de suite captivée. J'essayais de savoir quand sortirait le 3e tome lors du festival d'Angouleme mais la seule reponse etait : "cette annee" et bien oui, ils l'ont fait, la couverture est visible sur le site de delcourt et la sortie est prevue pour octobre 2002, tablons plutot pour les fetes. J'ai vraiment hate de lire la suite. D'apres le synopsis, les sorciers seront repousses par un tribu de guerriers.
Alors, toujours invincible ces guerriers...
Voila "LA" bd culte en Manga!
On retrouve evidement LE chef en la matière Katsuhiro Otomo, le maître incontesté de la destruction en tout genre!
13 tomes de bonheur, d'angoisse j'ai lu ça à 13 ans je crois, j'ai commencé par le tome 2 (qui est le meilleur à mes yeux), car malgré une violence que certains considéreront gratuite, Otomo évoque tellement de choses dans son recit : la religion , la guerre, les relations humaines, le science, bref, j'en passe!!
Akira est une bible de la bd, l'action est EXTRA, les positions des mecs quand ils commencent à sauter de partout, les cadrages bine caractéristiques de l'auteur de ce chef d'oeuvre!
Cette BD m'a rendu dingue, comment peut-on sortir tant de choses d'un cerveau ? les motos complètement explosées, les buldings totalement effondrés, le réalisme d'une explosion du type nucléaire, et enfin le monde post-apocalyptique de BASE, qui nous entraîne au fin fond de Neo Tokyo avec les deux frères ennemis Kanéda et Tetsuo!
Les décors sont géniallissimes , les personnages d'une profondeur remarquable!
C'est vraiment une grande oeuvre!
Par contre j'orienterai plus les gens a acheter la version noir et blanc, tout simplement parce que c'est sa forme originelle!
Avec en plus des planches en couleurs directes au début de chaque tome!
Je connaissais cette série depuis longtemps sous la format européen avec une colorisation pas franchement réussie. Dernièrement, j'ai chopé la réedition de Glénat en format original et en noir en blanc. Les dessins y sont beaucoup plus prenants et réalistes. Ainsi je conseillerais aux personnes qui souhaitent découvrir ce monument de la BD de se reporter à cette édition plus proche de l'édition originale.
La claque! Jamais j'aurais pu imaginer qu'un auteur puisse avoir l'audace et la liberté de réaliser une bd pareille. Et c'est de l'autre côté de l'atlantique que cela s'est passé! Chapeau bas!
Cages est le genre d'ouvrage dont la lecture des premières planches suffit pour comprendre que l'on est en face d'un truc rare, une oeuvre forte et exceptionnelle, le genre de livre dont l'auteur ne semble rien devoir à personne. Il y a certes par moment, un petit côté "Paul Auster" et le jazz a certainement dû être une source d'inspiration de premier plan, mais côté bande dessinée, on a bien l'impression que McKean défriche ici un terrain complètement nouveau.
Le sujet : "l'art" et la difficulté d'en faire. Le propos est troublant, Dave McKean ne cherche pas à nous asséner de grandes vérités ou à faire le malin façon : "regardez l'artiste que je suis!", non, il pose plus de questions qu'il n'en résout mais avec pertinence. Cages est son oeuvre la plus personnelle, la plus étrange, la plus difficile à lire aussi. Certains passages sont un peu abscons, mais en les lisant on est sûr d'y revenir un jour et d'en trouver le sens, rarement univoque. D'autres chapitres sont lumineux, ils vous prennent par la gorge, tant sont bien décrites la solitude et la détresse affective des personnages.
Ce pavé de 496 planches est l'édition intégrale d'une série publiées en plusieurs fascicules outre-atlantique. Delcourt a préféré tout éditer d'un coup, en un seul épais volume, du coup, ca coûte plutôt cher, mais Delcourt a eu la bonne idée de reproduire les différentes couvertures au début de l'album. En tout cas, le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il y a un gars, chez Delcourt, qui fait son boulot, je veux parler du chef éditorial qui s'occupe de la sélection des bds US. Ce gars ne choisit jamais n'importe quoi, on a pratiquement eu droit qu'à des bijoux : Watchmen, V pour Vendetta, Black hole, Les yeux à vif... Faudrait penser à l'augmenter, monsieur Delcourt! Et à engager son équivalent japonais pour les prochains mangas que vous comptez publier...
Un péplum noir, torturé, que je considère sans l'ombre d'un doute comme la meilleure oeuvre de Tardi.
C'est complètement atypique de Tardi, pourtant. Ca ne ressemble à aucun des autres albums qu'il a pu sortir, ça sort du style "14-18, avant, pendant, après", ou encore du polar à la der des ders, et autres burmas.
"Polonius" a toute la dimmension d'un mythe tragique, qui semble s'étendre sur tous les personnages, et sur toutes les situations : le desert, la prison, les luxurieuses orgies, les rues délabrées...
Du début jusqu'à la fin, on sent la tension constante de la mort, cette espèce de fatalité pesante... d'accord, cette bd est complètement décalée, peu connue, (peu aimée ?) mais moi, c'est celle à laquelle j'accroche le plus.
En feuilletant cette BD, il y a quelque temps de ça, je n'avais pas vraiment accroché. Drôle de tronche, ce petit bonhomme avec ses yeux trop grands pour lui... Paysages bizarres, dépouillés et déprimants... Créatures qui ne ressemblent à rien de connu en HF... Et puis j'ai franchi le pas. Pour découvrir une BD qui devait me tenir en haleine du début à la fin. La quête du Chninkel devient si vite la nôtre qu'il est impossible de le lâcher en cours de route. Et, ce qui n'arrive pas souvent, la fin est à la hauteur du reste.
Sans conteste l'oeuvre phare de Christian Godard et Julio Ribera. Mélange d'aventures, de space-opera et d'humour, le Vagabond des Limbes nous fait voyager aux confins de l'espace et du temps depuis 30 albums déjà.
Axle Munshine et Musky volent de planètes en planètes, vivent des aventures toujours étonnantes et développées de main de maître par Godard. Et il en profite pour aborder tout un tas de thèmes profonds(Dieu, le temps, l'amour, le sacrifice, le clônage, etc ...), ponctués par les insultes et grossièretés inventées pour l'occasion et mises dans la bouche du "petit clown" Musky.
Les références et clins d'oeil à notre société sont légions (personnages, accessoires, lieux, religions, traditions, etc ...), l'humour est omniprésent, et si parfois l'histoire stagne ou se complique trop, Godard trouve toujours l'idée au bon moment pour débloquer le récit.
Ribera pour sa part remplit très correctement sa part de travail, même si l'on ressent une perte de qualité dans les tous derniers albums. D'un style assez particulier, il s'est imposé comme le dessinateur tout à fait adéquat aux voyages et découvertes incessants des globe-trotters du cosmos.
Bien que quelques albums ressortent du lot (l'incontournable "Alchimiste suprême", l'excellent "Empire des Soleils noirs" par exemple), la saga est à prendre dans son ensemble et c'est véritablement en tant que telle que la série mérite ses 5 étoiles. Plutôt mal connu, le Vagabond des Limbes tient lieu de chef d'oeuvre à mes yeux.
Merci messieurs Godard et Ribera de faire vivre Axle, Musky, Muskie, Matt Gamon et les autres pour notre plus grand plaisir.
Je dois avouer que je n'aime pas trop donner la note maximale; mais en ce qui concerne Jeremiah, je suis obligé de faire une exception.
Je suis vraiment accro à cette série car Jeremiah et Kurdy sont probablement les persos de BD les plus attachants que je connaisse. Ils sont tellement humains avec leurs défauts, leurs humeurs et leurs petits travers.
C'est tout bonnement génial de les voir évoluer au fur et à mesure des albums (surtout Jeremiah) et des aventures qu'il traverse.
En plus le talent de l'auteur est indéniable, tant dans le dessin (sublime avec le passage à l'aquarelle dans les derniers épisodes) que dans les scénarios, toujours originaux, réalistes, bourrés de clins d'oeil et d'humour.
La galerie de persos est riche: les méchants sont méchants (sans jamais tomber dans la caricature), les gentils ne sont pas niais pour autant, quant aux autres, ils sont tout simplement criants de vérité et d'authenticité.
Enfin, l'ajout d'un brin d'érotisme dans les derniers tomes n'enlève rien au charme de cette série d'aventures.
C'est bien simple, Jer', j'adore et c'est tout!
J'ai eu une approche assez naïve de cet album. Je l'ai lu sans même en connaître le contenu, sans savoir si ça allait être drôle ou émouvant, sans savoir quel était le thème, mais juste en me basant sur les divers échos élogieux que j'ai pu avoir.
L'histoire commence simplement, un peu dans le style de Monsieur Jean. Un jeune homme nous fait une chronique de sa vie. Jusque là, c'est agréable sans pour autant être très original.
Jusqu'à la concrétisation de sa relation avec Cati. Là, le récit prend une toute autre tournure. L'histoire devient grave (en évitant le lourd, le tragique, la pitié et le misérabilisme)
Je crois qu'on a tous été un jour confronté à ce fléau. Cependant, j'ai été touché par la manière dont cela est traité ici.
Malgré cette maladie, on sort de ce livre un grand message d'espoir. C'est une leçon de vie, tout simplement.
J'ai découvert réellement le style de Trondheim par les formidables aventures de Lapinot, n'ayant pas encore lu un tome de Donjon à cette époque. Et que c'est bon !
L'humour est très fort, tout simplement ! Un humour etonnament naif et efficace, qui fait mouche à chaque fois.
Lorsque nos héros se rendent, frétillants d'impatience, au guichet des remontées mécaniques, qu'on leur demande "combien de forfait en tout ?" et qu'ils hurlent de concert à tue-tête "UN !!!!!", c'est fort :) (en tout cas, moi, ca me fait rire :))
Bref, Trondheim nous gratifie ici d'un humour poilant qui ne tombe jamais dans la vulgarité, jouant beaucoup sur les mots et sur l'innocence de ses mignons petits personnages (Perso, mon préféré est richard, trop mignon lui :)).
Le style graphique de Trondheim est vraiment particulier : on aime ou on n'aime pas, ça, c'est clair ! Le style est super brouillon, dessiné "à main levée", et la mise en couleur pleine est en fait vraiment sympathique. Moi, j'aime, et ca ajoute beaucoup au coté innocent de l'ensemble.
Lapinot, c'est frais, c'est fort, c'est bon !
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Le Serment de l'Ambre
Ma BD de reference, celle que je conseille a tout le monde mais qui est diversement appreciee. C'est vrai que le dessin peut etre parfois cru mais qu'elle superbe idée de creer des personnages qui ne craignent que les animaux. Decouverte un peu par hasard par une froide journee de decembre 1998, l'histoire de ces freres sorciers m'a tout de suite captivée. J'essayais de savoir quand sortirait le 3e tome lors du festival d'Angouleme mais la seule reponse etait : "cette annee" et bien oui, ils l'ont fait, la couverture est visible sur le site de delcourt et la sortie est prevue pour octobre 2002, tablons plutot pour les fetes. J'ai vraiment hate de lire la suite. D'apres le synopsis, les sorciers seront repousses par un tribu de guerriers. Alors, toujours invincible ces guerriers...
Akira
Voila "LA" bd culte en Manga! On retrouve evidement LE chef en la matière Katsuhiro Otomo, le maître incontesté de la destruction en tout genre! 13 tomes de bonheur, d'angoisse j'ai lu ça à 13 ans je crois, j'ai commencé par le tome 2 (qui est le meilleur à mes yeux), car malgré une violence que certains considéreront gratuite, Otomo évoque tellement de choses dans son recit : la religion , la guerre, les relations humaines, le science, bref, j'en passe!! Akira est une bible de la bd, l'action est EXTRA, les positions des mecs quand ils commencent à sauter de partout, les cadrages bine caractéristiques de l'auteur de ce chef d'oeuvre! Cette BD m'a rendu dingue, comment peut-on sortir tant de choses d'un cerveau ? les motos complètement explosées, les buldings totalement effondrés, le réalisme d'une explosion du type nucléaire, et enfin le monde post-apocalyptique de BASE, qui nous entraîne au fin fond de Neo Tokyo avec les deux frères ennemis Kanéda et Tetsuo! Les décors sont géniallissimes , les personnages d'une profondeur remarquable! C'est vraiment une grande oeuvre! Par contre j'orienterai plus les gens a acheter la version noir et blanc, tout simplement parce que c'est sa forme originelle! Avec en plus des planches en couleurs directes au début de chaque tome!
Akira
Je connaissais cette série depuis longtemps sous la format européen avec une colorisation pas franchement réussie. Dernièrement, j'ai chopé la réedition de Glénat en format original et en noir en blanc. Les dessins y sont beaucoup plus prenants et réalistes. Ainsi je conseillerais aux personnes qui souhaitent découvrir ce monument de la BD de se reporter à cette édition plus proche de l'édition originale.
Cages
La claque! Jamais j'aurais pu imaginer qu'un auteur puisse avoir l'audace et la liberté de réaliser une bd pareille. Et c'est de l'autre côté de l'atlantique que cela s'est passé! Chapeau bas! Cages est le genre d'ouvrage dont la lecture des premières planches suffit pour comprendre que l'on est en face d'un truc rare, une oeuvre forte et exceptionnelle, le genre de livre dont l'auteur ne semble rien devoir à personne. Il y a certes par moment, un petit côté "Paul Auster" et le jazz a certainement dû être une source d'inspiration de premier plan, mais côté bande dessinée, on a bien l'impression que McKean défriche ici un terrain complètement nouveau. Le sujet : "l'art" et la difficulté d'en faire. Le propos est troublant, Dave McKean ne cherche pas à nous asséner de grandes vérités ou à faire le malin façon : "regardez l'artiste que je suis!", non, il pose plus de questions qu'il n'en résout mais avec pertinence. Cages est son oeuvre la plus personnelle, la plus étrange, la plus difficile à lire aussi. Certains passages sont un peu abscons, mais en les lisant on est sûr d'y revenir un jour et d'en trouver le sens, rarement univoque. D'autres chapitres sont lumineux, ils vous prennent par la gorge, tant sont bien décrites la solitude et la détresse affective des personnages. Ce pavé de 496 planches est l'édition intégrale d'une série publiées en plusieurs fascicules outre-atlantique. Delcourt a préféré tout éditer d'un coup, en un seul épais volume, du coup, ca coûte plutôt cher, mais Delcourt a eu la bonne idée de reproduire les différentes couvertures au début de l'album. En tout cas, le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il y a un gars, chez Delcourt, qui fait son boulot, je veux parler du chef éditorial qui s'occupe de la sélection des bds US. Ce gars ne choisit jamais n'importe quoi, on a pratiquement eu droit qu'à des bijoux : Watchmen, V pour Vendetta, Black hole, Les yeux à vif... Faudrait penser à l'augmenter, monsieur Delcourt! Et à engager son équivalent japonais pour les prochains mangas que vous comptez publier...
Polonius
Un péplum noir, torturé, que je considère sans l'ombre d'un doute comme la meilleure oeuvre de Tardi. C'est complètement atypique de Tardi, pourtant. Ca ne ressemble à aucun des autres albums qu'il a pu sortir, ça sort du style "14-18, avant, pendant, après", ou encore du polar à la der des ders, et autres burmas. "Polonius" a toute la dimmension d'un mythe tragique, qui semble s'étendre sur tous les personnages, et sur toutes les situations : le desert, la prison, les luxurieuses orgies, les rues délabrées... Du début jusqu'à la fin, on sent la tension constante de la mort, cette espèce de fatalité pesante... d'accord, cette bd est complètement décalée, peu connue, (peu aimée ?) mais moi, c'est celle à laquelle j'accroche le plus.
Le Grand Pouvoir du Chninkel
En feuilletant cette BD, il y a quelque temps de ça, je n'avais pas vraiment accroché. Drôle de tronche, ce petit bonhomme avec ses yeux trop grands pour lui... Paysages bizarres, dépouillés et déprimants... Créatures qui ne ressemblent à rien de connu en HF... Et puis j'ai franchi le pas. Pour découvrir une BD qui devait me tenir en haleine du début à la fin. La quête du Chninkel devient si vite la nôtre qu'il est impossible de le lâcher en cours de route. Et, ce qui n'arrive pas souvent, la fin est à la hauteur du reste.
Le Vagabond des Limbes
Sans conteste l'oeuvre phare de Christian Godard et Julio Ribera. Mélange d'aventures, de space-opera et d'humour, le Vagabond des Limbes nous fait voyager aux confins de l'espace et du temps depuis 30 albums déjà. Axle Munshine et Musky volent de planètes en planètes, vivent des aventures toujours étonnantes et développées de main de maître par Godard. Et il en profite pour aborder tout un tas de thèmes profonds(Dieu, le temps, l'amour, le sacrifice, le clônage, etc ...), ponctués par les insultes et grossièretés inventées pour l'occasion et mises dans la bouche du "petit clown" Musky. Les références et clins d'oeil à notre société sont légions (personnages, accessoires, lieux, religions, traditions, etc ...), l'humour est omniprésent, et si parfois l'histoire stagne ou se complique trop, Godard trouve toujours l'idée au bon moment pour débloquer le récit. Ribera pour sa part remplit très correctement sa part de travail, même si l'on ressent une perte de qualité dans les tous derniers albums. D'un style assez particulier, il s'est imposé comme le dessinateur tout à fait adéquat aux voyages et découvertes incessants des globe-trotters du cosmos. Bien que quelques albums ressortent du lot (l'incontournable "Alchimiste suprême", l'excellent "Empire des Soleils noirs" par exemple), la saga est à prendre dans son ensemble et c'est véritablement en tant que telle que la série mérite ses 5 étoiles. Plutôt mal connu, le Vagabond des Limbes tient lieu de chef d'oeuvre à mes yeux. Merci messieurs Godard et Ribera de faire vivre Axle, Musky, Muskie, Matt Gamon et les autres pour notre plus grand plaisir.
Jeremiah
Je dois avouer que je n'aime pas trop donner la note maximale; mais en ce qui concerne Jeremiah, je suis obligé de faire une exception. Je suis vraiment accro à cette série car Jeremiah et Kurdy sont probablement les persos de BD les plus attachants que je connaisse. Ils sont tellement humains avec leurs défauts, leurs humeurs et leurs petits travers. C'est tout bonnement génial de les voir évoluer au fur et à mesure des albums (surtout Jeremiah) et des aventures qu'il traverse. En plus le talent de l'auteur est indéniable, tant dans le dessin (sublime avec le passage à l'aquarelle dans les derniers épisodes) que dans les scénarios, toujours originaux, réalistes, bourrés de clins d'oeil et d'humour. La galerie de persos est riche: les méchants sont méchants (sans jamais tomber dans la caricature), les gentils ne sont pas niais pour autant, quant aux autres, ils sont tout simplement criants de vérité et d'authenticité. Enfin, l'ajout d'un brin d'érotisme dans les derniers tomes n'enlève rien au charme de cette série d'aventures. C'est bien simple, Jer', j'adore et c'est tout!
Pilules bleues
J'ai eu une approche assez naïve de cet album. Je l'ai lu sans même en connaître le contenu, sans savoir si ça allait être drôle ou émouvant, sans savoir quel était le thème, mais juste en me basant sur les divers échos élogieux que j'ai pu avoir. L'histoire commence simplement, un peu dans le style de Monsieur Jean. Un jeune homme nous fait une chronique de sa vie. Jusque là, c'est agréable sans pour autant être très original. Jusqu'à la concrétisation de sa relation avec Cati. Là, le récit prend une toute autre tournure. L'histoire devient grave (en évitant le lourd, le tragique, la pitié et le misérabilisme) Je crois qu'on a tous été un jour confronté à ce fléau. Cependant, j'ai été touché par la manière dont cela est traité ici. Malgré cette maladie, on sort de ce livre un grand message d'espoir. C'est une leçon de vie, tout simplement.
Les Formidables Aventures de Lapinot
J'ai découvert réellement le style de Trondheim par les formidables aventures de Lapinot, n'ayant pas encore lu un tome de Donjon à cette époque. Et que c'est bon ! L'humour est très fort, tout simplement ! Un humour etonnament naif et efficace, qui fait mouche à chaque fois. Lorsque nos héros se rendent, frétillants d'impatience, au guichet des remontées mécaniques, qu'on leur demande "combien de forfait en tout ?" et qu'ils hurlent de concert à tue-tête "UN !!!!!", c'est fort :) (en tout cas, moi, ca me fait rire :)) Bref, Trondheim nous gratifie ici d'un humour poilant qui ne tombe jamais dans la vulgarité, jouant beaucoup sur les mots et sur l'innocence de ses mignons petits personnages (Perso, mon préféré est richard, trop mignon lui :)). Le style graphique de Trondheim est vraiment particulier : on aime ou on n'aime pas, ça, c'est clair ! Le style est super brouillon, dessiné "à main levée", et la mise en couleur pleine est en fait vraiment sympathique. Moi, j'aime, et ca ajoute beaucoup au coté innocent de l'ensemble. Lapinot, c'est frais, c'est fort, c'est bon !