J'ai découvert le premier tome en 2004 à sa sortie.
Il faut dire qu'à l'époque je commençais à chercher un autre type de BD, me sortir de mes vieux Tintin et mes Lucky Luke, puisque pour ma part je ne m'y intéressais pas plus que çà. J'ai pourtant passé des heures à chercher un nouveau style qui me convienne : en tombant sur ce livre, j'ai vraiment accroché. Le personnage principal me parlait, cette série était pour moi. Je me suis facilement identifié au héros à ce moment là. L'histoire dégage quelque chose d'humain, de vrai.
L'humour y est très présent même si certains passages plus durs dégagent d'autres émotions.
Les dessins relativement simplistes sont suffisants. Pas besoin de rentrer dans les détails, quelques coups de crayons et on ressent tout de suite l'atmosphère parfois léger, parfois pesant.
Après avoir débattu longuement avec d'autres lecteurs sur cette série, je peux comprendre qu'on accroche pas vraiment. En fait, je suis convaincu qu'on adhère à cette BD (ou non) en fonction du moment dans notre vie où on la découvre.
Si les premières pages ne vous parlent pas maintenant, repassez plus tard !
L’humour crétin est bien au rendez-vous mais, quand il est assumé (comme c’est le cas ici), c’est jouissif !
A l’inverse de Zorro qui saute des hauteurs de l’hacienda sans vérifier si Tornade l’attend en contrebas, Fabcaro et Fabrice Erre maitrisent bien leur sujet de bout en bout (-en-train). Comme le souligne Mac Arthur, le récit est découpé en strips qui forment une histoire complète. C’est un exercice périlleux car il faut trouver un juste équilibre entre les gags des strips et le développement du récit. Côté dessin, le trait de Fabrice Erre présente des similitudes avec celui de Jean-Claude Poirier (Horace Cheval de l'Ouest) : sobre mais efficace. Bref, j’ai passé un excellent moment de lecture !
A conseiller sans réserves.
MAJ du 23/11/2012 :
Le tome 2 me pose un cas de conscience que je peux traduire en ces termes :
Moi : Comment noter une série lorsque le deuxième opus est encore meilleur que le premier ?
Ma conscience : Bah, simple … on lui rajoute une étoile !
Moi : Ah oui mais ça en fera 5 … est-ce qu’on peut mettre « culte » pour une bd humoristique ?
Ma conscience : Tu risques de te faire décrédibiliser mais il faut assumer ses choix …
Moi : …
Moi : Et comment noter la série si le troisième opus est encore meilleur ?
Ma conscience : Tu lui ajouteras un coup de cœur en prime mais on n’y est pas encore …
Que dire ?! Quand le dessin magnifiquement maîtrisé met en lumière un scénario aussi prenant et bien huilé on ne peut que s'incliner devant tant de talent.
Tout y est : des personnages bien choisis aux traits psychologiques intéressants. Une histoire passionnante, une ambiance à couper le souffle. Jamais BD ne m'avait tant fait rentrer dans une histoire.
A ne pas rater!
Après avoir lu cette série j’ai eu quelques difficultés avec la plupart de mes autres lectures, les visuels me paraissant toujours pauvres, les décors inexistants et les couleurs fades, soupirant sans cesse car rien ou presque ne trouvait grâce à mes yeux. J’ai même été obligée de relire certaines B.D. qui m’avaient laissée totalement indifférente, incapable de rentrer dans les histoires tant les visuels étaient insignifiants comparativement à celui de Requiem.
Sans jouer l‘amoureuse transie d‘Olivier Ledroit, il faut bien admettre que peu d’auteurs peuvent rivaliser avec cette bête du pinceau, ce demi-fou des couleurs éclatantes et envoûtantes, ce découpeur de cases à l’arrache, que vous croyez, mais qui sont minutieusement millimétrées. Unique en son genre, Requiem ça ne se lit pas mais se regarde avant tout, car c’est le graphisme qui dicte le sens de lecture des planches.
Toute série, même culte, comportera toujours quelques défauts, ne serait-ce dû qu’à la subjectivité de chacun. Le principal défaut de cette série étant et de loin le plus gros, presque l’unique, que seuls trois tomes ont été édités en tirage de tête très grand format, alors que moi je les veux tous !
Ensuite, il est vrai que comme certains l’ont dit sur le tome 6 ou 7, il faudrait que je me replonge dedans pour être précise, apparaît un certain humour un peu malvenu et surtout trop décalé par rapport aux tomes précédents, il surprend et fait un peu tache, heureusement ça ne concerne qu’un seul tome, même si une vague de légèreté souffle sur les tomes suivants.
Il est vrai aussi, les auteurs l’ont confirmé eux-mêmes en interview, qu’aimant tant cette série ils ont eu tendance à vouloir développer trop de personnages, et ont été obligés de limiter leurs désirs. Effectivement parfois j’aurais bien aimé retourner aux sources de l’histoire, mais les nouveaux venus sont tout aussi intéressants, moi je prends tout, je ne suis pas difficile. D’autant que j’adore le monde créé par Mills avec, comme dit ironiquement Pasukare dans son avis : « les gentils méchants, les méchants pas beaux, les méchants sans honneur, les méchants avec honneur et les méchants méchants qui trahissent les méchants gentils », tout cela dans un monde ultra gothique où tout est inversé, où la cruauté est de rigueur et la pitié une tare interdite.
Les personnages fourmillent et le rôle donné aux personnages historiques est judicieux et intéressant. De plus, les femmes ne sont pas que des potiches, elles ont aussi des rôles principaux et du caractère, ce qui est tout à fait jouissif.
Requiem c’est une série à tenter, même si ce n’est a priori pas dans vos goûts, il serait dommage de se priver d’un tel délice.
Tome 11
Je suis un peu déçue du visuel qui perd de façon significative en qualité sur de nombreuses cases, surtout les plus petites. Globalement je trouve la colorisation un peu moins travaillée que sur les tomes précédents, ça m'a un peu gâchée ma lecture, car pour moi Requiem c'est à 70 % du plaisir visuel.
L'histoire elle avance et reprend la trame principale.
Je laisse tout de même la note de culte en espérant que la suite sera à la hauteur de mes espérances.
Un mystère pour moi cette série. Je ne suis pas passéiste. J'exècre normalement les films et livres nostalgiques qui veulent donner l'impression de "c'était mieux avant" (style les enfants du marais). Et pourtant là je me régale.
Le pitch : Dans le Japon d'après guerre, Akihiro un jeune urbain est envoyé chez sa grand-mère à la campagne. Cette dernière est pauvre mais a un sacré tempérament, une philosophie et un mode de vie qui vont influencer et marquer durablement la vie du garçon.
Cette bd est divisée en courts chapitres qui chacun narre un événement, une anecdote. Tout est frais dans cette bd. Le graphisme sans être extraordinaire est mignon tout plein. C'est drôle, parfois émouvant. C'est la bd qui illustre idéalement la formule de 7 à 77 ans. Pour l'occidental, elle permet une plongée dans le mode de vie japonais. Elle est donc aussi très instructive. C'est un peu comme Nonombà sans le fantastique (et encore on est au Japon donc le folklore fantastique est parfois présent : fantôme etc).
J'en suis au tome 5 pour l'instant et pas de lassitude. Je pense que sur la longueur cela va sans doute se répéter un peu. C'est selon moi une série qu'il faut lire par petite dose, un tome ou chapitre par ci par là pour ne pas se lasser. Surtout pas d'indigestion. Un manga que ma femme dévore aussi. 4.5/5
J'ai découvert cet album à cause des différents articles polémiques lus sur le net (Figaro, l'Express, la Dépêche, etc). Si l'album plait plutôt aux journalistes, il déchaîne un torrent de haine de certains intégristes religieux et (ou) homophobes. Un site catho a même déposé une plainte pour faire interdire l'ouvrage. Il divise aussi beaucoup les amateurs du dessinateur Hergé. Je décide donc de me faire ma propre opinion. Surprise, je me rends compte que je connais un peu Laurent Colonnier. Je les ai croisés lui et ses avatars sur différents forums (bdparadisio, bulledair, bdgest) depuis les années que je navigue sur les sites de bandes dessinées. Ses interventions me l'ont souvent rendu assez antipathique. Partant du principe qu'il ne faut pas juger une œuvre sur son auteur mais sur son contenu et trouvant que Colonnier avait trouvé une très bonne idée, j'ai donc acheté hier cet album avec une légère angoisse. Une idée même en or ne fait pas forcément un bon ouvrage, l'auteur aura-t-il réussi à faire une bonne bd ?
Colonnier le fait et encore plus encore. J'ai lu hier soir un livre subtil, fin, émouvant, érudit, recherché, maitrisé et tout cela en rendant l'ouvrage limpide et indéniablement grand public. Certains s'étonnent de l'absence de réaction venant de Moulinsart. Quel mot pourrait-il venir du saint siège à part : MERCI.
Merci d'avoir remis en lumière le créateur souvent trop à l'ombre du mythe commercial Tintin. Je ne suis ni un tintinophile (bien qu'ayant lu tous les albums) ni un exégète d'Hergé. Pour le lecteur lambda que je suis, Hergé c'est souvent un nom qu'on m'a appris à prononcer avec des pincettes. "C'est bien gentil Tintin mais l'auteur était assez nauséeux avec ses pensées religieuses réactionnaires d’extrême droite" nous rabâche-t-on même à l'école.
Alors il est agréable de trouver un auteur qui cherche à faire percevoir l'homme qui était derrière ce pseudo Hergé : Georges Rémi. On retrouve un Rémi dans la galère dans le Bruxelles d'avant-guerre. D'ailleurs tout le décorum des années 30 est parfaitement rendu avec plein de détails assez fins. On va entrer dans sa vie et son processus créatif. On croisera aussi les personnages l'ayant inspiré pour la Castafiore, Tournesol, des références à Haddock. Je me fiche de savoir ce qui est vrai et ce qui ne l'est pas. L'important est que tout parait plausible, vraisemblable et à vrai dire à la fin de la lecture on espère que cela s'est effectivement passé comme cela.
Qu'en est-il de cette pseudo polémique sur la relation Tchang et Georges ? J'y vois une très belle relation d'amitié. 2 hommes qui se sont trouvés et qui se sont enrichis et influencés l'un l'autre. On évoque à peine une hypothétique liaison amoureuse sur une planche assez subtile qui ne montre rien. Si on est choqué par cela alors on peut brûler La confusion des sentiments de Zweig. D'ailleurs cette bd m'a souvent fait penser à ce roman.
Y a-t-il d'autres choses qui pourraient choquer les ayants droits ? Le fait que Georges et sa femme emploient des expressions xénophobes ? C'est oublier l'état d'esprit des européens de cette époque. On lit bien pire chez ce génial écrivain qu'est Orwell. Peut-être parce que Georges Rémi apparaît très influençable à la fois aux idées catholiques par sa femme ou aux idées anti-japonaises de son ami Tchang ? Il n'en paraît que plus humain et ouvert à l'autre. Peut être car son évolution graphique ne serait pas de son seul fait mais grandement influencé par son ami chinois ? Il me semblait que c'était un fait acquis. Je ne vois que le fait d'apprendre que Rémi ne voulait pas d'enfant car il pensait ne pas être un bon père (entre autre de sa stérilité supposée). Je crois que c'est la peur de tous les hommes. La polémique est ridicule et montre un climat homophobe français. D'ailleurs, la trame générale de l'histoire s'attarde plus sur l'utilisation d'Hergé par les amis de Tchang en instrument de propagande anticapitaliste que sur cette pseudo relation amoureuse entre les deux hommes.
Graphiquement ce n'est pas réellement le style de dessins que j’apprécie habituellement. Je trouve d'ailleurs que pour un hommage au maître du mouvement qu'était Hergé, le dessin est trop figé, trop statique à mon goût. J'y retrouve d'ailleurs plus une influence de Jacobs que d'Hergé. Par contre, toutes les cases sont incroyablement composées et souvent fourmillent de détails. L'abord n'est pas facile mais une fois qu'on est dedans on profite pleinement. De la belle ouvrage en fait.
En conclusion, on tient là pour moi un des musts de cette année. Une bd qu'on sent mûrement réfléchie, pensée durant des années par l'auteur. Une bd hommage à un grand auteur de bande dessinée que je trouve beaucoup plus réussie que le Gringos locos paru aussi cette année. Une autre bd ayant soulevé une polémique. Est-ce un moyen marketing ? Dommage ?
4.5/5
Tout ayant sûrement déjà été dit sur cette BD, je ne peux que "plussoyer" les avis positifs sur cette série. Rien à redire sur le dessin évidemment, absolument génial, même si le dernier a un peu perdu de son atmosphère "film noir" avec le quatrième tome, Nouvelle-Orléans oblige.
Le premier tome est synonyme de découverte du personnage et du dessin, l'histoire y étant plutôt classique et convenue dans le genre enquête de détective, mais néanmoins agréable pour qui aime cette ambiance.
Le deuxième tome est clairement mon préféré, car il dispose de nombreux atouts : le trait se perfectionne un peu plus et me semble plutôt abouti, tout comme les personnages, qui malgré leur nombre ont chacun une histoire propre sinon un but et des motivations. L'apparition du personnage de Weekly apporte la touche d'humour qui manquait au premier tome, et la composition du duo avec Blacksad fonctionne avec merveille. Et l'histoire est absolument géniale et intelligente. Le fait de poser un caractère à un personnage en lui faisant prendre les traits d'un animal fonctionne parfaitement. A noter aussi que l'apparition de Blacksad en posture de Batman face à Gotham page 29 a achevé de me convaincre :)
Le troisième tome, bien que décrié par certains m'a aussi beaucoup plu, sachant parfaitement exploiter le thème de la folie lié à la guerre froide.
Le quatrième tome est peut-être le moins intéressant de la série à mon goût (enfin en le comparant aux autres tomes, car très bon tout de même), car pas assez sombre.
Allez, je me lance à l'occasion du concours (oui j'avoue), je poste mon premier avis ! Mais rassurez-vous je compte bien prendre l'habitude de donner mon avis sur les BD que je lis sur le long terme. Je commence donc par la BD qui m'a fait la plus forte impression ces dernières années : Siegfried.
Ce qui m'a le plus attiré vers cette BD en premier lieu, c'est le dessin (si celui-ci me rebute au premier feuilletage, j'élimine la BD, au risque de passer à côté de bonnes histoires, mais vu l'abondance des sorties ces temps-ci, ce n'est pas vraiment un souci). Je ne connaissais pas Alice auparavant, et je dois dire que son style résume à lui seul ce que je préfère dans le dessin de bd : fluide aussi bien dans le trait que dans le découpage, il sait nous offrir des paysages et des cadrages grandioses, et se concentrer quand il le faut sur les personnages et leurs expressions. De plus on notera une certaine originalité bienvenue sur certaines pages, notamment en début d'albums avec ces pleines pages ou ces bulles particulières à certains personnages. Bref, en deux mots : classe et époustouflant.
Concernant le scénario, je ne connaissais pas le Ring de Wagner, ni d'ailleurs grand chose de la mythologie nordique, mais je dois dire que j'ai tout de suite été happé par cette histoire épique, qui ne se résume pas à de l'aventure ou du fantastique comme beaucoup d'autres séries s'en contentent. C'est une histoire d'apprentissage, de parcours initiatique, mais qui n'est pour une fois pas une marche déterminée et inéluctable vers le destin, car on se rend compte que les dieux eux-mêmes ne maîtrisent pas forcément le leur. A noter à ce propos que la fin est bouleversante et inattendue si l'on ne connaît pas déjà l'histoire.
Pour information, j'ai la chance d'avoir les deuxième et troisième tomes en éditions spéciales, et pour une fois, on ne se fiche pas de nous avec simplement 2 ou 3 croquis pour justifier un prix double : ces versions sont riches, intéressantes, et agrémentées d'illustrations qui enrichissent réellement l'univers de la série. J'attends avec impatience le prochain projet d'Alice où il sera seul aux commandes.
Le jeu de pourpre m’a envouté du début à la fin. C’est tout d’abord peut-être à cause de l’exotisme qui s’en dégage : nous sommes sur les hauteurs de l’Himalaya à une période ancestrale. Mais surtout à cause du caractère mystique de l’intrigue. Makyo a inventé toute une religion avec son histoire, sa mythologie et ses implications politiques. Et c’est proprement génial : non seulement c’est plein d’imagination et aussi délirant que dans un scénario de Jodorowsky mais c’est aussi parfaitement cohérent de a à z. Le tout est bouclé sans aucune longueur en quatre tomes qui peuvent se lire d’une traite.
Le dessin de Rocco est réaliste, classique et irréprochable. Il met en valeur avec sobriété ce très beau scénario.
Un chef d’œuvre en quatre tomes pour 15 € dans sa version intégrale petit format (les planches ne souffrent pas trop de la réduction), on peut difficilement faire mieux en rapport qualité/prix. Indispensable.
Je ne sais pas ce que je pourrais dire de plus sur cette série, vu que je ne suis pas le posteur le plus émérite que le monde de la bande dessinée ait connu (personne ne dira le contraire). En tout cas une chose est sûre, c'est que je ne ferai pas découvrir à qui que ce soit cette magnifique série car qui n'a jamais entendu parler du plus célèbre reporter "à la houpette" de la planète.
Je n'ai pas eu besoin de relire récemment l'intégralité de l'oeuvre d'Hergé car comme beaucoup de fans de bd ou d'amoureux de cette série , j'ai lu chaque album un nombre incalculable de fois .
Que pourrais-je dire pour aller vite et éviter d'ennuyer d'éventuels lecteurs de cette critique.
Dans un premier temps je présenterai rapidement le héros de cette cultissime série .
Tintin est un reporter qui lutte contre le mal en général . Dans Les Cigares du Pharaon, Le Lotus Bleu et Le Crabe aux Pinces d'Or il affronte des trafiquants de drogue . Dans Coke en Stock il lutte contre des marchands d'esclaves.
Sa curiosité le pousse à tenter d'élucider toutes sortes de mystères (comme dans Les Bijoux de la Castafiore).
C'est un personnage intelligent , imaginatif. Il sait se battre comme on a pu le contater dans Tintin Au Pays de l'or Noir.
Dans un second temps je présenterai encore plus rapidement Les Aventures de Tintin.
Les intrigues des albums mélangent les genres : des aventures d'un bout à l'autre de la planète, des enquêtes policières, de la science fiction, des histoires d'espionnage.
Il ne faut pas oublier de préciser que quand on parle de Tintin on pense aussi à Milou, au Capitaine Haddock, aux fameux Dupond et Dupont et au non moins célèbre Tryphon Tournesol et j'en passe.
Ces nombreux personnages qui accompagnent Tintin le jeune reporter tout au long de ses aventures sont devenus des héros à part entière.
Est-ce que je pourrais m'aventurer à essayer de dire lesquels de ces albums je préfère ?
Même si je les adore tous j'avoue avoir quelques préférences.
Le Secret de la Licorne et sa suite (dont je ne citerai pas le titre) sont parmi mes préférés .
C'est sans doute pour cela que je n'ai pas trop accroché avec le dernier long métrage reprenant ces deux albums, réalisé par Steven Spielberg, car cette adaptation ne suit pas à la lettre l'oeuvre originale.
J'ai également adoré Vol 714 Pour Sydney, Tintin et les Picaros. Bon je m'arrête là ou je vais tous les citer .
En ce qui concerne le dessin , il a évolué en bien au fur et à mesure des albums . Aujourd'hui certains peuvent le trouver dépassé mais ils n'en reste pas moins apprécié par un grand nombre de fans de la série ou de la bande dessinée en général.
Pour conclure je signalerai que c'est la première fois que je donne un 5 sur 5 à une série, mais je ne pouvais pas mettre moins à cette monumentale oeuvre même si certains points négatifs pourraient être cités ( en particulier le côté raciste d'Hergé qui peut faire son apparition dans certains albums dont je ne citerai pas les titres).
Tintin a tout simplement fait de moi un passionné de la Bande Dessinée pour la vie.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Le Combat ordinaire
J'ai découvert le premier tome en 2004 à sa sortie. Il faut dire qu'à l'époque je commençais à chercher un autre type de BD, me sortir de mes vieux Tintin et mes Lucky Luke, puisque pour ma part je ne m'y intéressais pas plus que çà. J'ai pourtant passé des heures à chercher un nouveau style qui me convienne : en tombant sur ce livre, j'ai vraiment accroché. Le personnage principal me parlait, cette série était pour moi. Je me suis facilement identifié au héros à ce moment là. L'histoire dégage quelque chose d'humain, de vrai. L'humour y est très présent même si certains passages plus durs dégagent d'autres émotions. Les dessins relativement simplistes sont suffisants. Pas besoin de rentrer dans les détails, quelques coups de crayons et on ressent tout de suite l'atmosphère parfois léger, parfois pesant. Après avoir débattu longuement avec d'autres lecteurs sur cette série, je peux comprendre qu'on accroche pas vraiment. En fait, je suis convaincu qu'on adhère à cette BD (ou non) en fonction du moment dans notre vie où on la découvre. Si les premières pages ne vous parlent pas maintenant, repassez plus tard !
Z comme don Diego
L’humour crétin est bien au rendez-vous mais, quand il est assumé (comme c’est le cas ici), c’est jouissif ! A l’inverse de Zorro qui saute des hauteurs de l’hacienda sans vérifier si Tornade l’attend en contrebas, Fabcaro et Fabrice Erre maitrisent bien leur sujet de bout en bout (-en-train). Comme le souligne Mac Arthur, le récit est découpé en strips qui forment une histoire complète. C’est un exercice périlleux car il faut trouver un juste équilibre entre les gags des strips et le développement du récit. Côté dessin, le trait de Fabrice Erre présente des similitudes avec celui de Jean-Claude Poirier (Horace Cheval de l'Ouest) : sobre mais efficace. Bref, j’ai passé un excellent moment de lecture ! A conseiller sans réserves. MAJ du 23/11/2012 : Le tome 2 me pose un cas de conscience que je peux traduire en ces termes : Moi : Comment noter une série lorsque le deuxième opus est encore meilleur que le premier ? Ma conscience : Bah, simple … on lui rajoute une étoile ! Moi : Ah oui mais ça en fera 5 … est-ce qu’on peut mettre « culte » pour une bd humoristique ? Ma conscience : Tu risques de te faire décrédibiliser mais il faut assumer ses choix … Moi : … Moi : Et comment noter la série si le troisième opus est encore meilleur ? Ma conscience : Tu lui ajouteras un coup de cœur en prime mais on n’y est pas encore …
Universal War One
Que dire ?! Quand le dessin magnifiquement maîtrisé met en lumière un scénario aussi prenant et bien huilé on ne peut que s'incliner devant tant de talent. Tout y est : des personnages bien choisis aux traits psychologiques intéressants. Une histoire passionnante, une ambiance à couper le souffle. Jamais BD ne m'avait tant fait rentrer dans une histoire. A ne pas rater!
Requiem - Chevalier Vampire
Après avoir lu cette série j’ai eu quelques difficultés avec la plupart de mes autres lectures, les visuels me paraissant toujours pauvres, les décors inexistants et les couleurs fades, soupirant sans cesse car rien ou presque ne trouvait grâce à mes yeux. J’ai même été obligée de relire certaines B.D. qui m’avaient laissée totalement indifférente, incapable de rentrer dans les histoires tant les visuels étaient insignifiants comparativement à celui de Requiem. Sans jouer l‘amoureuse transie d‘Olivier Ledroit, il faut bien admettre que peu d’auteurs peuvent rivaliser avec cette bête du pinceau, ce demi-fou des couleurs éclatantes et envoûtantes, ce découpeur de cases à l’arrache, que vous croyez, mais qui sont minutieusement millimétrées. Unique en son genre, Requiem ça ne se lit pas mais se regarde avant tout, car c’est le graphisme qui dicte le sens de lecture des planches. Toute série, même culte, comportera toujours quelques défauts, ne serait-ce dû qu’à la subjectivité de chacun. Le principal défaut de cette série étant et de loin le plus gros, presque l’unique, que seuls trois tomes ont été édités en tirage de tête très grand format, alors que moi je les veux tous ! Ensuite, il est vrai que comme certains l’ont dit sur le tome 6 ou 7, il faudrait que je me replonge dedans pour être précise, apparaît un certain humour un peu malvenu et surtout trop décalé par rapport aux tomes précédents, il surprend et fait un peu tache, heureusement ça ne concerne qu’un seul tome, même si une vague de légèreté souffle sur les tomes suivants. Il est vrai aussi, les auteurs l’ont confirmé eux-mêmes en interview, qu’aimant tant cette série ils ont eu tendance à vouloir développer trop de personnages, et ont été obligés de limiter leurs désirs. Effectivement parfois j’aurais bien aimé retourner aux sources de l’histoire, mais les nouveaux venus sont tout aussi intéressants, moi je prends tout, je ne suis pas difficile. D’autant que j’adore le monde créé par Mills avec, comme dit ironiquement Pasukare dans son avis : « les gentils méchants, les méchants pas beaux, les méchants sans honneur, les méchants avec honneur et les méchants méchants qui trahissent les méchants gentils », tout cela dans un monde ultra gothique où tout est inversé, où la cruauté est de rigueur et la pitié une tare interdite. Les personnages fourmillent et le rôle donné aux personnages historiques est judicieux et intéressant. De plus, les femmes ne sont pas que des potiches, elles ont aussi des rôles principaux et du caractère, ce qui est tout à fait jouissif. Requiem c’est une série à tenter, même si ce n’est a priori pas dans vos goûts, il serait dommage de se priver d’un tel délice. Tome 11 Je suis un peu déçue du visuel qui perd de façon significative en qualité sur de nombreuses cases, surtout les plus petites. Globalement je trouve la colorisation un peu moins travaillée que sur les tomes précédents, ça m'a un peu gâchée ma lecture, car pour moi Requiem c'est à 70 % du plaisir visuel. L'histoire elle avance et reprend la trame principale. Je laisse tout de même la note de culte en espérant que la suite sera à la hauteur de mes espérances.
Une sacrée mamie
Un mystère pour moi cette série. Je ne suis pas passéiste. J'exècre normalement les films et livres nostalgiques qui veulent donner l'impression de "c'était mieux avant" (style les enfants du marais). Et pourtant là je me régale. Le pitch : Dans le Japon d'après guerre, Akihiro un jeune urbain est envoyé chez sa grand-mère à la campagne. Cette dernière est pauvre mais a un sacré tempérament, une philosophie et un mode de vie qui vont influencer et marquer durablement la vie du garçon. Cette bd est divisée en courts chapitres qui chacun narre un événement, une anecdote. Tout est frais dans cette bd. Le graphisme sans être extraordinaire est mignon tout plein. C'est drôle, parfois émouvant. C'est la bd qui illustre idéalement la formule de 7 à 77 ans. Pour l'occidental, elle permet une plongée dans le mode de vie japonais. Elle est donc aussi très instructive. C'est un peu comme Nonombà sans le fantastique (et encore on est au Japon donc le folklore fantastique est parfois présent : fantôme etc). J'en suis au tome 5 pour l'instant et pas de lassitude. Je pense que sur la longueur cela va sans doute se répéter un peu. C'est selon moi une série qu'il faut lire par petite dose, un tome ou chapitre par ci par là pour ne pas se lasser. Surtout pas d'indigestion. Un manga que ma femme dévore aussi. 4.5/5
Georges & Tchang - Une histoire d'amour au vingtième siècle
J'ai découvert cet album à cause des différents articles polémiques lus sur le net (Figaro, l'Express, la Dépêche, etc). Si l'album plait plutôt aux journalistes, il déchaîne un torrent de haine de certains intégristes religieux et (ou) homophobes. Un site catho a même déposé une plainte pour faire interdire l'ouvrage. Il divise aussi beaucoup les amateurs du dessinateur Hergé. Je décide donc de me faire ma propre opinion. Surprise, je me rends compte que je connais un peu Laurent Colonnier. Je les ai croisés lui et ses avatars sur différents forums (bdparadisio, bulledair, bdgest) depuis les années que je navigue sur les sites de bandes dessinées. Ses interventions me l'ont souvent rendu assez antipathique. Partant du principe qu'il ne faut pas juger une œuvre sur son auteur mais sur son contenu et trouvant que Colonnier avait trouvé une très bonne idée, j'ai donc acheté hier cet album avec une légère angoisse. Une idée même en or ne fait pas forcément un bon ouvrage, l'auteur aura-t-il réussi à faire une bonne bd ? Colonnier le fait et encore plus encore. J'ai lu hier soir un livre subtil, fin, émouvant, érudit, recherché, maitrisé et tout cela en rendant l'ouvrage limpide et indéniablement grand public. Certains s'étonnent de l'absence de réaction venant de Moulinsart. Quel mot pourrait-il venir du saint siège à part : MERCI. Merci d'avoir remis en lumière le créateur souvent trop à l'ombre du mythe commercial Tintin. Je ne suis ni un tintinophile (bien qu'ayant lu tous les albums) ni un exégète d'Hergé. Pour le lecteur lambda que je suis, Hergé c'est souvent un nom qu'on m'a appris à prononcer avec des pincettes. "C'est bien gentil Tintin mais l'auteur était assez nauséeux avec ses pensées religieuses réactionnaires d’extrême droite" nous rabâche-t-on même à l'école. Alors il est agréable de trouver un auteur qui cherche à faire percevoir l'homme qui était derrière ce pseudo Hergé : Georges Rémi. On retrouve un Rémi dans la galère dans le Bruxelles d'avant-guerre. D'ailleurs tout le décorum des années 30 est parfaitement rendu avec plein de détails assez fins. On va entrer dans sa vie et son processus créatif. On croisera aussi les personnages l'ayant inspiré pour la Castafiore, Tournesol, des références à Haddock. Je me fiche de savoir ce qui est vrai et ce qui ne l'est pas. L'important est que tout parait plausible, vraisemblable et à vrai dire à la fin de la lecture on espère que cela s'est effectivement passé comme cela. Qu'en est-il de cette pseudo polémique sur la relation Tchang et Georges ? J'y vois une très belle relation d'amitié. 2 hommes qui se sont trouvés et qui se sont enrichis et influencés l'un l'autre. On évoque à peine une hypothétique liaison amoureuse sur une planche assez subtile qui ne montre rien. Si on est choqué par cela alors on peut brûler La confusion des sentiments de Zweig. D'ailleurs cette bd m'a souvent fait penser à ce roman. Y a-t-il d'autres choses qui pourraient choquer les ayants droits ? Le fait que Georges et sa femme emploient des expressions xénophobes ? C'est oublier l'état d'esprit des européens de cette époque. On lit bien pire chez ce génial écrivain qu'est Orwell. Peut-être parce que Georges Rémi apparaît très influençable à la fois aux idées catholiques par sa femme ou aux idées anti-japonaises de son ami Tchang ? Il n'en paraît que plus humain et ouvert à l'autre. Peut être car son évolution graphique ne serait pas de son seul fait mais grandement influencé par son ami chinois ? Il me semblait que c'était un fait acquis. Je ne vois que le fait d'apprendre que Rémi ne voulait pas d'enfant car il pensait ne pas être un bon père (entre autre de sa stérilité supposée). Je crois que c'est la peur de tous les hommes. La polémique est ridicule et montre un climat homophobe français. D'ailleurs, la trame générale de l'histoire s'attarde plus sur l'utilisation d'Hergé par les amis de Tchang en instrument de propagande anticapitaliste que sur cette pseudo relation amoureuse entre les deux hommes. Graphiquement ce n'est pas réellement le style de dessins que j’apprécie habituellement. Je trouve d'ailleurs que pour un hommage au maître du mouvement qu'était Hergé, le dessin est trop figé, trop statique à mon goût. J'y retrouve d'ailleurs plus une influence de Jacobs que d'Hergé. Par contre, toutes les cases sont incroyablement composées et souvent fourmillent de détails. L'abord n'est pas facile mais une fois qu'on est dedans on profite pleinement. De la belle ouvrage en fait. En conclusion, on tient là pour moi un des musts de cette année. Une bd qu'on sent mûrement réfléchie, pensée durant des années par l'auteur. Une bd hommage à un grand auteur de bande dessinée que je trouve beaucoup plus réussie que le Gringos locos paru aussi cette année. Une autre bd ayant soulevé une polémique. Est-ce un moyen marketing ? Dommage ? 4.5/5
Blacksad
Tout ayant sûrement déjà été dit sur cette BD, je ne peux que "plussoyer" les avis positifs sur cette série. Rien à redire sur le dessin évidemment, absolument génial, même si le dernier a un peu perdu de son atmosphère "film noir" avec le quatrième tome, Nouvelle-Orléans oblige. Le premier tome est synonyme de découverte du personnage et du dessin, l'histoire y étant plutôt classique et convenue dans le genre enquête de détective, mais néanmoins agréable pour qui aime cette ambiance. Le deuxième tome est clairement mon préféré, car il dispose de nombreux atouts : le trait se perfectionne un peu plus et me semble plutôt abouti, tout comme les personnages, qui malgré leur nombre ont chacun une histoire propre sinon un but et des motivations. L'apparition du personnage de Weekly apporte la touche d'humour qui manquait au premier tome, et la composition du duo avec Blacksad fonctionne avec merveille. Et l'histoire est absolument géniale et intelligente. Le fait de poser un caractère à un personnage en lui faisant prendre les traits d'un animal fonctionne parfaitement. A noter aussi que l'apparition de Blacksad en posture de Batman face à Gotham page 29 a achevé de me convaincre :) Le troisième tome, bien que décrié par certains m'a aussi beaucoup plu, sachant parfaitement exploiter le thème de la folie lié à la guerre froide. Le quatrième tome est peut-être le moins intéressant de la série à mon goût (enfin en le comparant aux autres tomes, car très bon tout de même), car pas assez sombre.
Siegfried
Allez, je me lance à l'occasion du concours (oui j'avoue), je poste mon premier avis ! Mais rassurez-vous je compte bien prendre l'habitude de donner mon avis sur les BD que je lis sur le long terme. Je commence donc par la BD qui m'a fait la plus forte impression ces dernières années : Siegfried. Ce qui m'a le plus attiré vers cette BD en premier lieu, c'est le dessin (si celui-ci me rebute au premier feuilletage, j'élimine la BD, au risque de passer à côté de bonnes histoires, mais vu l'abondance des sorties ces temps-ci, ce n'est pas vraiment un souci). Je ne connaissais pas Alice auparavant, et je dois dire que son style résume à lui seul ce que je préfère dans le dessin de bd : fluide aussi bien dans le trait que dans le découpage, il sait nous offrir des paysages et des cadrages grandioses, et se concentrer quand il le faut sur les personnages et leurs expressions. De plus on notera une certaine originalité bienvenue sur certaines pages, notamment en début d'albums avec ces pleines pages ou ces bulles particulières à certains personnages. Bref, en deux mots : classe et époustouflant. Concernant le scénario, je ne connaissais pas le Ring de Wagner, ni d'ailleurs grand chose de la mythologie nordique, mais je dois dire que j'ai tout de suite été happé par cette histoire épique, qui ne se résume pas à de l'aventure ou du fantastique comme beaucoup d'autres séries s'en contentent. C'est une histoire d'apprentissage, de parcours initiatique, mais qui n'est pour une fois pas une marche déterminée et inéluctable vers le destin, car on se rend compte que les dieux eux-mêmes ne maîtrisent pas forcément le leur. A noter à ce propos que la fin est bouleversante et inattendue si l'on ne connaît pas déjà l'histoire. Pour information, j'ai la chance d'avoir les deuxième et troisième tomes en éditions spéciales, et pour une fois, on ne se fiche pas de nous avec simplement 2 ou 3 croquis pour justifier un prix double : ces versions sont riches, intéressantes, et agrémentées d'illustrations qui enrichissent réellement l'univers de la série. J'attends avec impatience le prochain projet d'Alice où il sera seul aux commandes.
Le Jeu de Pourpre
Le jeu de pourpre m’a envouté du début à la fin. C’est tout d’abord peut-être à cause de l’exotisme qui s’en dégage : nous sommes sur les hauteurs de l’Himalaya à une période ancestrale. Mais surtout à cause du caractère mystique de l’intrigue. Makyo a inventé toute une religion avec son histoire, sa mythologie et ses implications politiques. Et c’est proprement génial : non seulement c’est plein d’imagination et aussi délirant que dans un scénario de Jodorowsky mais c’est aussi parfaitement cohérent de a à z. Le tout est bouclé sans aucune longueur en quatre tomes qui peuvent se lire d’une traite. Le dessin de Rocco est réaliste, classique et irréprochable. Il met en valeur avec sobriété ce très beau scénario. Un chef d’œuvre en quatre tomes pour 15 € dans sa version intégrale petit format (les planches ne souffrent pas trop de la réduction), on peut difficilement faire mieux en rapport qualité/prix. Indispensable.
Les Aventures de Tintin
Je ne sais pas ce que je pourrais dire de plus sur cette série, vu que je ne suis pas le posteur le plus émérite que le monde de la bande dessinée ait connu (personne ne dira le contraire). En tout cas une chose est sûre, c'est que je ne ferai pas découvrir à qui que ce soit cette magnifique série car qui n'a jamais entendu parler du plus célèbre reporter "à la houpette" de la planète. Je n'ai pas eu besoin de relire récemment l'intégralité de l'oeuvre d'Hergé car comme beaucoup de fans de bd ou d'amoureux de cette série , j'ai lu chaque album un nombre incalculable de fois . Que pourrais-je dire pour aller vite et éviter d'ennuyer d'éventuels lecteurs de cette critique. Dans un premier temps je présenterai rapidement le héros de cette cultissime série . Tintin est un reporter qui lutte contre le mal en général . Dans Les Cigares du Pharaon, Le Lotus Bleu et Le Crabe aux Pinces d'Or il affronte des trafiquants de drogue . Dans Coke en Stock il lutte contre des marchands d'esclaves. Sa curiosité le pousse à tenter d'élucider toutes sortes de mystères (comme dans Les Bijoux de la Castafiore). C'est un personnage intelligent , imaginatif. Il sait se battre comme on a pu le contater dans Tintin Au Pays de l'or Noir. Dans un second temps je présenterai encore plus rapidement Les Aventures de Tintin. Les intrigues des albums mélangent les genres : des aventures d'un bout à l'autre de la planète, des enquêtes policières, de la science fiction, des histoires d'espionnage. Il ne faut pas oublier de préciser que quand on parle de Tintin on pense aussi à Milou, au Capitaine Haddock, aux fameux Dupond et Dupont et au non moins célèbre Tryphon Tournesol et j'en passe. Ces nombreux personnages qui accompagnent Tintin le jeune reporter tout au long de ses aventures sont devenus des héros à part entière. Est-ce que je pourrais m'aventurer à essayer de dire lesquels de ces albums je préfère ? Même si je les adore tous j'avoue avoir quelques préférences. Le Secret de la Licorne et sa suite (dont je ne citerai pas le titre) sont parmi mes préférés . C'est sans doute pour cela que je n'ai pas trop accroché avec le dernier long métrage reprenant ces deux albums, réalisé par Steven Spielberg, car cette adaptation ne suit pas à la lettre l'oeuvre originale. J'ai également adoré Vol 714 Pour Sydney, Tintin et les Picaros. Bon je m'arrête là ou je vais tous les citer . En ce qui concerne le dessin , il a évolué en bien au fur et à mesure des albums . Aujourd'hui certains peuvent le trouver dépassé mais ils n'en reste pas moins apprécié par un grand nombre de fans de la série ou de la bande dessinée en général. Pour conclure je signalerai que c'est la première fois que je donne un 5 sur 5 à une série, mais je ne pouvais pas mettre moins à cette monumentale oeuvre même si certains points négatifs pourraient être cités ( en particulier le côté raciste d'Hergé qui peut faire son apparition dans certains albums dont je ne citerai pas les titres). Tintin a tout simplement fait de moi un passionné de la Bande Dessinée pour la vie.