A partir du moment ou une BD déchaine les foules c'est qu'elle a quelque chose, non ? L'un trouve que c'est super, l'autre atroce ! :-)
Moi j'ai bien aimé. L'histoire est certes confuse mais il parait que deux tomes supplémentaires suivront pour expliquer tout ça alors j'attends de voir. En ce qui concerne le dessin, je trouve qu'il a une réelle personnalité. Franc, esthétique et fouillé. La mise en couleur a peut-etre un peu de mal parfois à s'aligner mais il me semble que c'est un jeune qui la fait, alors laissons lui sa chance (d'ailleurs, vers la fin de l'album c'est déjà bien meilleur). Bref, attendons voir avant de tirer des conclusions hâtives. Et puis c'est toujours sympa d'avoir des questions à se poser sur une intrigue, y'en a un peu marre de ses séries qui donnent toutes les clés et ou le lecteur n'est qu'un spectateur.
Voila une excellente BD au scenario solide et au dessin excellent. D’habitude les trucs qui se passent dans l'espace ce n’est vraiment pas ma tasse de thé mais là, impossible de refermer la BD avant de savoir la suite! Les personnages sont assez caricaturaux (le pilote beau gosse/casse cou et son fidele mécanicien..... :) ) mais on oublie vite tout ça, pour se plonger dans l'histoire.
C’est la première fois que je me régale avec une BD dont je trouve le héros insupportable.
La résolution du paradoxe temporel c'est quand même quelque chose !
Ça mérite presque un 5/5 mais 4/5 pour Balty :)
La lecture du "Moine Fou" a été une belle surprise.
Une très bonne série, de magnifiques dessins,
une bonne histoire...
Une série que je relis ou feuillette avec beaucoup de plaisir régulièrement.
Premier tome de la série, je dois dire assez étrange. Peeters se met à la science-fiction, mais finalement reprend un thème cher : la description de relations humaines. Un huis-clos à trois se met en place petit à petit. Lupus, le gars qui a les pieds sur "terre", Tony, le gars impulsif et parfois violent, et l'enigmatique Saana, la fille un peu paumée.
Une atmosphère assez étrange s'installe, et finalement, les contextes SF s'estompent rapidement .
J'attends de voir la suite, mais cette BD ne m'a pas laissé indifférente, car particulière dans son histoire.
L'illustration, c'est de Frederik Peeters, rien à redire, je suis assez fan de son trait et de sa façon très minimaliste de rendre compte des émotions de ses personnages, un peu à la Pillule Bleue, mais dans un registre complètement différent.
A lire donc, mais peut-être attendre la suite pour l'acheter, je pense qu'elle ne plaira pas à tout le monde ...
Une très très bonne BD !
Une façon de raconter vraiment géniale.
L'illustration magistrale, on sent que l'illustrateur (pourtant scénariste d'oridnaire) est issu du cinéma. Il maitrise parfaitement la répétition des images, qui augmente l'atmosphère lourde, glauque ... L'histoire avance avec un rythme soutenu. Le mélange de photos d'époque et de dessins s'adapte parfaitement à l'histoire : Un vrai régal cette BD !
L'ambiance des Etats-Unis des années 30 est parfaitement rendu : la corruption, la misère, le contexte politique et ... Eliot Ness dans tout ca !
Vraiment je la conseille, un pur regal (bis)
Je trouve cette BD géniale !!
J'ai vraiment été agréablement surpris !
Le scénario est débile, je me demande où ils l'ont trouvé mais c'est super !
Franchement j'attends le 2 avec impatience , cet album m'a donné envie de lire les autres series de ces auteurs.
Kran est vraiment un personnage génial, carricaturant Conan et les autres et accompagné du petit moustachu Kunu, c' est a mourir de rire.
Le scenario est comme qui dirait ... on s' en balance en fait du scénar ! Les dialogues sont géniaux, remplis de jeux de mot et de vannes bien machos, cette serie est faite pour ce qui veulent rigoler un bon coup et pas pour les collectionneurs !
Voilà une BD difficile à juger... Le propos est difficilement attaquable, l'auteur a l'air sincère, honnête... et en même temps, il y a pas mal de défauts, de trucs gênants...
Le premier a déjà été signalé par mon estimé confrère : dans le fond, cette BD ne touchera qu'un public a priori déjà acquis à la cause qu'elle défend. C'est pas Jean-Marie Messier, les gars du MEDEF ou l'électorat d'Alain Madelin qui va lire "Garduno", et ce n'est même pas parce qu'ils n'en ont pas envie, mais tout simplement parce qu'ils ignorent totalement son existence. La BD n'est pas forcément le médium le mieux choisi pour diffuser largement un message, et en plus Les Requins Marteaux sont une petite maison d'édition, aux tirages limite confidentiels... C'est sûr que publier ce livre chez un indépendant plutôt que chez Delcourt ou Casterman est cohérent avec le propos (et il est probable qu'une grosse boîte aurait refusé le bouquin de toutes façons), mais en même temps, ça limite considérablement sa portée, forcément.
Le choix de la BD comme moyen d'expression me paraît d'autant plus discutable que, contrairement à mon prédécesseur, je ne trouve pas le dessin extraordinaire, bien au contraire... Graphiquement, c'est très très moyen... Mais le propos du bouquin est intelligent, lucide ; l'auteur ne se contente pas de nous balancer des messages simplistes genre "la mondialisation, c'est mal" : il étaie ses dires avec des chiffres, des infos... Alors pourquoi une BD et pas un essai, hein ? Je reconnais que des essais sur le sujet, il y en a déjà un paquet, mais bon... je reste sceptique. Avec une BD, il touche les jeunes plus facilement, c'est vrai ; mais comme je viens de le dire, avec Les Requins Marteaux il n'en touche pas tellement, et puis les jeunes qui lisent de la BD indépendante ne sont pas forcément les plus mal informés sur les méfaits de l'ultralibéralisme et les plus durs à convaincre quant à la nécessité de réagir contre la mondialisation.
À part ça, l'auteur martèle avec conviction qu'il faut se réveiller, résister face à la situation actuelle... mais lui, là-dedans, il fait quoi ? Juste une BD ? Faire un bouquin qui va lui apporter, même en quantité limitée, prestige et droits d'auteurs, et qui ne prêchera quasiment que des convertis, c'est ça sa façon de lutter contre ce qu'il dénonce ? C'est déjà ça, c'est sûr, et il vaut mieux faire un tout petit peu que ne rien faire du tout, mais en même temps, ben... c'est quand même pas grand'chose. Ça me rappelle d'ailleurs un passage de la BD, où il parle de ce que l'on appelle le "commerce équitable", où il montre une pub pour une marque de café "équitable" qui dit "le café pour dormir tranquille". Le slogan résume ce qui me gêne dans tout ça : oui, le commerce équitable, c'est bien ; oui, il vaudrait mieux acheter son café à ces boîtes-là plutôt que filer encore plus de pognon aux groupes Nestlé ou Danone, et en même temps, s'il suffit à l'Occidental aisé de faire ce geste dérisoire pour pouvoir ensuite "dormir tranquille", comme le dit la pub, et oublier la misère dans laquelle vivent les pays du sud, ça montre quand même clairement à quel point, quoiqu'on en dise, quoiqu'on puisse sincèrement croire, la misère du monde, on s'en branle tous quand même suffisamment (je me mets dans le lot, hein, je ne me considère pas meilleur que n'importe qui) pour pouvoir "dormir tranquilles" après avoir fait une minuscule aumône à la cause...
Pour continuer sur les défauts, Squarzoni a un peu tendance à sauter du coq-à-l'âne. Certes, il veut nous montrer que, grosso modo, tous les malheurs du monde sont liés (je simplifie, hein ; dit comme ça, ça a l'air c**, mais l'auteur explique ça de façon plus intelligente que moi), et c'est pour ça qu'il ballade son récit du Chiapas à la Croatie en passant par la guerre du Golfe, mais je trouve que ça dessert son propos en donnant un côté décousu, brouillon à sa BD.
Ajoutons aussi l'abus d'effets visuels faciles, des raccourcis assez discutables sur certains sujets (il a, par exemple, une façon limite douteuse de comparer le génocide des Indiens d'Amérique du Sud à la Shoah...)...
Vous aurez compris que, pour moi, cette BD est loin d'être un chef-d'oeuvre, une grande réussite...
Néanmoins...
C'est quand même un bouquin assez fort ; il vous secoue dans votre fauteuil et, après l'avoir lu, on se sent honteux (parce qu'on accepte ce monde de m**** sans trop réagir) et déprimé (parce qu'il montre involontairement les limites de l'anti/alter-mondialisation : on peut agir et il faut agir, oui, mais la vraie révolution qui fera péter tout ce système, elle n'aura pas lieu, on ne peut faire que de toutes petites choses pour résister) MAIS un peu moins c**.
L'ambiance de ce manga est entre Matrix et Lain, on se pose donc souvent la question "est-ce réel ou virtuel?".
C'est là le point fort de l'histoire: on va découvrir que la terre est presque déserte et que des résistants ont scellé l'esprit d'un personnage important nommé Arissino dans un ordinateur en recréant la terre du passé...mais je m'arrète là sinon je vais tout raconter.
Côté dessins c'est MAGNIFIQUE: Toshiki Yui a un très bon style de base mais quand il se met à ajouter de l'image de synthèse, ça en jette!
En résumé c'est un super manga dont on ressort un peu déboussolé(au début on comprend rien puis on réalise et enfin on allucine...).
Tardi c'est poignant et ses héros ont des gueules ! Je suis un fan mais je peux comprendre que l'on soit déçu : l'intrigue traîne en longueur (surtout dans le tome 2). Pour ce qui est du point de vue historique là par contre c'est formidable. Tout y est : Vallès, Louise michel, le petit peuple... De plus c'est rigoureux. Bref, pédagogique (et militant), intelligent.
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Voyage sous les eaux
A partir du moment ou une BD déchaine les foules c'est qu'elle a quelque chose, non ? L'un trouve que c'est super, l'autre atroce ! :-) Moi j'ai bien aimé. L'histoire est certes confuse mais il parait que deux tomes supplémentaires suivront pour expliquer tout ça alors j'attends de voir. En ce qui concerne le dessin, je trouve qu'il a une réelle personnalité. Franc, esthétique et fouillé. La mise en couleur a peut-etre un peu de mal parfois à s'aligner mais il me semble que c'est un jeune qui la fait, alors laissons lui sa chance (d'ailleurs, vers la fin de l'album c'est déjà bien meilleur). Bref, attendons voir avant de tirer des conclusions hâtives. Et puis c'est toujours sympa d'avoir des questions à se poser sur une intrigue, y'en a un peu marre de ses séries qui donnent toutes les clés et ou le lecteur n'est qu'un spectateur.
Universal War One
Voila une excellente BD au scenario solide et au dessin excellent. D’habitude les trucs qui se passent dans l'espace ce n’est vraiment pas ma tasse de thé mais là, impossible de refermer la BD avant de savoir la suite! Les personnages sont assez caricaturaux (le pilote beau gosse/casse cou et son fidele mécanicien..... :) ) mais on oublie vite tout ça, pour se plonger dans l'histoire. C’est la première fois que je me régale avec une BD dont je trouve le héros insupportable. La résolution du paradoxe temporel c'est quand même quelque chose ! Ça mérite presque un 5/5 mais 4/5 pour Balty :)
Le moine fou
La lecture du "Moine Fou" a été une belle surprise. Une très bonne série, de magnifiques dessins, une bonne histoire... Une série que je relis ou feuillette avec beaucoup de plaisir régulièrement.
Lupus
Premier tome de la série, je dois dire assez étrange. Peeters se met à la science-fiction, mais finalement reprend un thème cher : la description de relations humaines. Un huis-clos à trois se met en place petit à petit. Lupus, le gars qui a les pieds sur "terre", Tony, le gars impulsif et parfois violent, et l'enigmatique Saana, la fille un peu paumée. Une atmosphère assez étrange s'installe, et finalement, les contextes SF s'estompent rapidement . J'attends de voir la suite, mais cette BD ne m'a pas laissé indifférente, car particulière dans son histoire. L'illustration, c'est de Frederik Peeters, rien à redire, je suis assez fan de son trait et de sa façon très minimaliste de rendre compte des émotions de ses personnages, un peu à la Pillule Bleue, mais dans un registre complètement différent. A lire donc, mais peut-être attendre la suite pour l'acheter, je pense qu'elle ne plaira pas à tout le monde ...
Torso
Une très très bonne BD ! Une façon de raconter vraiment géniale. L'illustration magistrale, on sent que l'illustrateur (pourtant scénariste d'oridnaire) est issu du cinéma. Il maitrise parfaitement la répétition des images, qui augmente l'atmosphère lourde, glauque ... L'histoire avance avec un rythme soutenu. Le mélange de photos d'époque et de dessins s'adapte parfaitement à l'histoire : Un vrai régal cette BD ! L'ambiance des Etats-Unis des années 30 est parfaitement rendu : la corruption, la misère, le contexte politique et ... Eliot Ness dans tout ca ! Vraiment je la conseille, un pur regal (bis)
Lincoln
Je trouve cette BD géniale !! J'ai vraiment été agréablement surpris ! Le scénario est débile, je me demande où ils l'ont trouvé mais c'est super ! Franchement j'attends le 2 avec impatience , cet album m'a donné envie de lire les autres series de ces auteurs.
Krän
Kran est vraiment un personnage génial, carricaturant Conan et les autres et accompagné du petit moustachu Kunu, c' est a mourir de rire. Le scenario est comme qui dirait ... on s' en balance en fait du scénar ! Les dialogues sont géniaux, remplis de jeux de mot et de vannes bien machos, cette serie est faite pour ce qui veulent rigoler un bon coup et pas pour les collectionneurs !
Garduno, en temps de paix
Voilà une BD difficile à juger... Le propos est difficilement attaquable, l'auteur a l'air sincère, honnête... et en même temps, il y a pas mal de défauts, de trucs gênants... Le premier a déjà été signalé par mon estimé confrère : dans le fond, cette BD ne touchera qu'un public a priori déjà acquis à la cause qu'elle défend. C'est pas Jean-Marie Messier, les gars du MEDEF ou l'électorat d'Alain Madelin qui va lire "Garduno", et ce n'est même pas parce qu'ils n'en ont pas envie, mais tout simplement parce qu'ils ignorent totalement son existence. La BD n'est pas forcément le médium le mieux choisi pour diffuser largement un message, et en plus Les Requins Marteaux sont une petite maison d'édition, aux tirages limite confidentiels... C'est sûr que publier ce livre chez un indépendant plutôt que chez Delcourt ou Casterman est cohérent avec le propos (et il est probable qu'une grosse boîte aurait refusé le bouquin de toutes façons), mais en même temps, ça limite considérablement sa portée, forcément. Le choix de la BD comme moyen d'expression me paraît d'autant plus discutable que, contrairement à mon prédécesseur, je ne trouve pas le dessin extraordinaire, bien au contraire... Graphiquement, c'est très très moyen... Mais le propos du bouquin est intelligent, lucide ; l'auteur ne se contente pas de nous balancer des messages simplistes genre "la mondialisation, c'est mal" : il étaie ses dires avec des chiffres, des infos... Alors pourquoi une BD et pas un essai, hein ? Je reconnais que des essais sur le sujet, il y en a déjà un paquet, mais bon... je reste sceptique. Avec une BD, il touche les jeunes plus facilement, c'est vrai ; mais comme je viens de le dire, avec Les Requins Marteaux il n'en touche pas tellement, et puis les jeunes qui lisent de la BD indépendante ne sont pas forcément les plus mal informés sur les méfaits de l'ultralibéralisme et les plus durs à convaincre quant à la nécessité de réagir contre la mondialisation. À part ça, l'auteur martèle avec conviction qu'il faut se réveiller, résister face à la situation actuelle... mais lui, là-dedans, il fait quoi ? Juste une BD ? Faire un bouquin qui va lui apporter, même en quantité limitée, prestige et droits d'auteurs, et qui ne prêchera quasiment que des convertis, c'est ça sa façon de lutter contre ce qu'il dénonce ? C'est déjà ça, c'est sûr, et il vaut mieux faire un tout petit peu que ne rien faire du tout, mais en même temps, ben... c'est quand même pas grand'chose. Ça me rappelle d'ailleurs un passage de la BD, où il parle de ce que l'on appelle le "commerce équitable", où il montre une pub pour une marque de café "équitable" qui dit "le café pour dormir tranquille". Le slogan résume ce qui me gêne dans tout ça : oui, le commerce équitable, c'est bien ; oui, il vaudrait mieux acheter son café à ces boîtes-là plutôt que filer encore plus de pognon aux groupes Nestlé ou Danone, et en même temps, s'il suffit à l'Occidental aisé de faire ce geste dérisoire pour pouvoir ensuite "dormir tranquille", comme le dit la pub, et oublier la misère dans laquelle vivent les pays du sud, ça montre quand même clairement à quel point, quoiqu'on en dise, quoiqu'on puisse sincèrement croire, la misère du monde, on s'en branle tous quand même suffisamment (je me mets dans le lot, hein, je ne me considère pas meilleur que n'importe qui) pour pouvoir "dormir tranquilles" après avoir fait une minuscule aumône à la cause... Pour continuer sur les défauts, Squarzoni a un peu tendance à sauter du coq-à-l'âne. Certes, il veut nous montrer que, grosso modo, tous les malheurs du monde sont liés (je simplifie, hein ; dit comme ça, ça a l'air c**, mais l'auteur explique ça de façon plus intelligente que moi), et c'est pour ça qu'il ballade son récit du Chiapas à la Croatie en passant par la guerre du Golfe, mais je trouve que ça dessert son propos en donnant un côté décousu, brouillon à sa BD. Ajoutons aussi l'abus d'effets visuels faciles, des raccourcis assez discutables sur certains sujets (il a, par exemple, une façon limite douteuse de comparer le génocide des Indiens d'Amérique du Sud à la Shoah...)... Vous aurez compris que, pour moi, cette BD est loin d'être un chef-d'oeuvre, une grande réussite... Néanmoins... C'est quand même un bouquin assez fort ; il vous secoue dans votre fauteuil et, après l'avoir lu, on se sent honteux (parce qu'on accepte ce monde de m**** sans trop réagir) et déprimé (parce qu'il montre involontairement les limites de l'anti/alter-mondialisation : on peut agir et il faut agir, oui, mais la vraie révolution qui fera péter tout ce système, elle n'aura pas lieu, on ne peut faire que de toutes petites choses pour résister) MAIS un peu moins c**.
It
L'ambiance de ce manga est entre Matrix et Lain, on se pose donc souvent la question "est-ce réel ou virtuel?". C'est là le point fort de l'histoire: on va découvrir que la terre est presque déserte et que des résistants ont scellé l'esprit d'un personnage important nommé Arissino dans un ordinateur en recréant la terre du passé...mais je m'arrète là sinon je vais tout raconter. Côté dessins c'est MAGNIFIQUE: Toshiki Yui a un très bon style de base mais quand il se met à ajouter de l'image de synthèse, ça en jette! En résumé c'est un super manga dont on ressort un peu déboussolé(au début on comprend rien puis on réalise et enfin on allucine...).
Le Cri du Peuple
Tardi c'est poignant et ses héros ont des gueules ! Je suis un fan mais je peux comprendre que l'on soit déçu : l'intrigue traîne en longueur (surtout dans le tome 2). Pour ce qui est du point de vue historique là par contre c'est formidable. Tout y est : Vallès, Louise michel, le petit peuple... De plus c'est rigoureux. Bref, pédagogique (et militant), intelligent.