Que pouvait rendre en BD ce roman qui décrivait un monde absurde et angoissant, un monde où vous devenez accusé du jour au lendemain ? Céka et Clod se tirent avec adresse de ce challenge et nous proposent une œuvre très agréable à lire et réussissant l’exploit de résumer correctement cette œuvre en 46 planches. Le dessin épuré met habilement en situation les scènes et j’aime beaucoup la façon dont sont illustrées toutes les portes menant au tribunal comme un défi à notre perception du monde. Un moment agréable.
La suite sans vraiment être la suite de Big Bill est mort, mais c’est toujours aussi agréable à lire… enfin agréable n’est pas vraiment le terme adéquat au vu du scénario. Toutefois cet album est à placer sur votre liste d’achat.
L’histoire se déroule toujours à Rockwell Town et nous guide sur les pas d’un côté du fils de Big Bill et de sa mère Ada, et de l’autre de Travis de retour en ville après 10 années passées en prison. Leurs destins se croiseront mais ils vivent dans une société qui les rejette.
J’ai été captivé par l’histoire de ce petit bonhomme dont la vie est parfaitement résumée sur la couverture : il sera seul pour suivre les pas de son père … jusqu’à cet arbre où il fut pendu. Les auteurs nous guident avec talent jusqu’à cette scène poignante où il comprendra que cet arbre dans lequel il joue fut le théâtre du drame du précédent ouvrage.
Par le biais de ces trois acteurs, les auteurs nous présentent habilement leur vision de la vie campagnarde américaine raciste et encrée dans ses certitudes.
La première grande enquête est celle d’un clown qui est un tueur en série qui laisse sur chaque lieu de meurtre une disquette informatique qui contient les indices de son prochain meurtre.
Kurumi se retrouve donc seule sur les lieux des prochains crimes avant qu’ils ne soient commis.
Dans le 2ème tome, la psychologie de l’inspecteur Himuro est un peu plus approfondie, et notre héroïne Kurumi commence à prendre de la valeur et de l’assurance dans son enquête. Elle doit, cette fois ci, trouver le coupable qui a fait sauter la bombe dans un café, et qui a complètement fait prisonnier tous les élèves d’une école en mettant des bombes à toutes les sorties. Pour cela, elle se fait passer pour une élève de l’école. Mais les suspects sont nombreux, qu’ils soient simples élèves ou professeurs.
C’est une série facile à lire et on comprend très bien le scénario.
L’enquête est mise plus en avant que les personnages, ce qui donne un manga aux pages fluides et qui donne envie de le lire pour en connaître la fin.
Des enquêtes policières dignes des meilleurs Columbo.
Ce manga contient de très courtes histoires qui mettent en place des créatures et légendes urbaines qui n’étonnent plus personne.
Mais, en outre, on obtient des réponses à bien des questions que l’on se pose quand on est enfant, comme : que se passe t’il quand plus personne ne vous cherche, ou bien si on disparaît, si on traverse la rue hors des passages protégés.
Le pire est que si on possède un peu d’imagination et une ouverture d’esprit, on arrive à comprendre et à accepter les réponses apportées dans ce 1er tome d’une série bien prometteuse.
Une taupe toute noire, normal pour une taupe, vit dans une forêt avec ses amis poussins, écureuils, lapins…
Une taupe qui passe de cases en cases, subit les envies de son auteur, Aliceu, qui du bout de son crayon, nous pousse à rêver, à aimer ces petits animaux à qui il arrive bien des choses.
Par des courtes histoires, sans paroles, de 1 à 2 pages, on découvre des dessins simples ou parfois construits en œuvre pure comme celui de la bulle de savon qui monte dans le ciel à travers les branches des arbres.
On aime cet album par sa pureté originale, sa simplicité qui nous oblige à rester sur la page à observer chaque case les unes après les autres.
On aime, car le dessin nous ramène dans les souvenirs de notre enfance. La drôlerie, mise avec une facilité déconcertante, pousse à la tendresse face à cette petite taupe qui passe de la colère à la joie, de la solitude à l’amitié, du concret à l’absurde.
En noir et blanc, la couleur étant complètement inutile, ce livre, ce recueil de dessin, ne peut que plaire. Un enfant de 4 ans va l’ouvrir, tourner les pages et rester scotché dessus. Et un adulte va sentir le compteur des années faire demi-tour.
C’est un album à succès car il se démarque des autres.
Parfois il est de ces heureux hasards. En fouinant dans les bacs d’une bouquinerie (le Boulinier pour ne pas le citer), je tombe sur cette bd dont le sujet m’interpelle "oh, de la mythologie ? – tiens, mais c’est du Vanoli ? - et le prix est dérisoire ? - je prends !". C’est ainsi que, sans trop savoir à quoi m’attendre, j’ai acheté cette bd. Revenu de Paris dans mon cher pays qui est le mien, je me mis à le lire sans tarder (chose rare, comme peuvent en témoigner ceux qui me connaissent un peu). Eh bien, Vanoli a réussi à m’enthousiasmer comme rarement je ne l’ai été !
En préambule, voici brièvement décrite la genèse de ce petit album ô combien plaisant à lire : Vanoli est parti de personnages puisés dans un dico de mythologie, les faisant se succéder les uns aux autres à la manière d’un relais qui passe de main en main. Cela donne une certaine spontanéité au récit, même si il déroute au début. Ainsi, cet exercice de style peut en rebuter plus d’un car Vanoli ne s’attarde pas sur le devenir de ces demi-dieux et déesses, ne faisant que de les effleurer en une succession d’instantanés. Bizarrement, j’ai été conquis par les choix narratifs de l’auteur qui ne m’ont nullement frustré.
Concernant les dessins, ça reste du Vanoli même si, il est vrai, on l’a déjà connu plus appliqué. Enfin, un détail amusant réside dans la construction particulière des phrases où Vanoli alterne caractères imprimés et manuscrits (parfois même dans le même mot !), chose qui m’avait échappé en première lecture.
A découvrir !
Une des meilleures séries de Sfar, si pas la meilleure, même si elle est moins connue que d'autres. Le dessin est similaire à ce que fait Sfar, et la reprise par Tanquerelle de celui-ci n'altère en rien sa qualité.
En ce qui concerne le scénario, celui-ci est excellent, original et s'améliore au fil des tomes. Les personnages acquièrent une profondeur insoupçonnée. J'attends avec impatience la suite... Ma note pourrait facilement passer à 5/5 si la qualité se maintient.
Cet album marque une renaissance du Choucas.
Bien loin des enquêtes du détective habillé en noir, et à l’occasion de l’aide de son ami taxi, les tribulations du Choucas ouvrent les portes du voyage, du rêve des autres continents.
Trekking payant est un coup payant. Pardon pour ce mauvais jeu de mot, mais j’imagine facilement qu’il ne fut pas facile pour l’auteur de trouver un nouveau souffle et un style pour cette série.
L’idée de porter la majorité des pages au Népal est une très bonne idée, et a sans doute permis à Lax de sortir des habitudes et de son foyer, car il a quand même poussé le vice de se rendre sur place et d’avoir à se confronter aux armes Maoïstes du Népal. Pour preuve, un reçu que les Maoïsants lui ont remis et qui lui permettra de recevoir un remboursement de la somme (qu’il a du donné sous la menace) quand ils auront pris le pouvoir.
Quand je parle de bouffée d’air, je ne fais pas dans l’imaginaire.
La page 9 par exemple, contient un dessin formidable qui donne envie de rencontrer les habitants. Et que penser des fabuleuses montagnes et des fantasmes qu’elles procurent quand le Choucas rencontre une belle blonde…
Je vous invite à vous plonger dans le Choucas, vous n’y perdrez ni votre temps ni vos plumes.
Remarquable !
La guerre est finie depuis plus de 60 ans à présent, et ceux qui l'ont vécu commencent à être âgés. Encore plus ceux qui ont combattu. Et comme le fait dire si justement Alex Nikolavitch à son héros, le temps passe et met un voile sur l'horreur.
Pourtant l'horreur demeure. Celle d'une guerre stupide (comme toutes les guerres), où des hommes sont envoyés au front pour en tuer d'autres (qui ne leur ont rien fait), où d'autres sont entassés dans des camps, gazés ou abattus, puis abandonnés. L'horreur des camps, où des milliers de personnes ont survécu physiquement, mais qui y ont laissé à jamais leur âme... La guerre s'est terminée en 1945, mais elle laisse des traces dans des millions de coeurs, de corps.
Mais la guerre a aussi permis la rencontre de Dorscheid et Tcherkiatov, deux hommes simples, ennemis pour leurs états-majors, mais deux hommes qui partagent une cigarette sous les bombardements, puis qui se retrouveront, trois ans plus tard, pour une autre cigarette, la dernière...
En très peu de pages, dans un album photo-réaliste avec une belle voix off, Alex Nikolavitch et Marc Botta nous montrent l'absurdité des hommes, et surtout de la guerre. En quelques vignettes, l'émotion suinte et envahit notre coeur.
Dessin de Bilal : Excellent.
Scénario de Christin : tout aussi excellent. Une bonne histoire de nostalgie et de passéisme sur un sujet relativement rare et beau : les brigades internationales de la guerre civile espagnole. Une histoire aussi du vieillissement.
A lire.
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Le Procès
Que pouvait rendre en BD ce roman qui décrivait un monde absurde et angoissant, un monde où vous devenez accusé du jour au lendemain ? Céka et Clod se tirent avec adresse de ce challenge et nous proposent une œuvre très agréable à lire et réussissant l’exploit de résumer correctement cette œuvre en 46 planches. Le dessin épuré met habilement en situation les scènes et j’aime beaucoup la façon dont sont illustrées toutes les portes menant au tribunal comme un défi à notre perception du monde. Un moment agréable.
Un Paradis distant
La suite sans vraiment être la suite de Big Bill est mort, mais c’est toujours aussi agréable à lire… enfin agréable n’est pas vraiment le terme adéquat au vu du scénario. Toutefois cet album est à placer sur votre liste d’achat. L’histoire se déroule toujours à Rockwell Town et nous guide sur les pas d’un côté du fils de Big Bill et de sa mère Ada, et de l’autre de Travis de retour en ville après 10 années passées en prison. Leurs destins se croiseront mais ils vivent dans une société qui les rejette. J’ai été captivé par l’histoire de ce petit bonhomme dont la vie est parfaitement résumée sur la couverture : il sera seul pour suivre les pas de son père … jusqu’à cet arbre où il fut pendu. Les auteurs nous guident avec talent jusqu’à cette scène poignante où il comprendra que cet arbre dans lequel il joue fut le théâtre du drame du précédent ouvrage. Par le biais de ces trois acteurs, les auteurs nous présentent habilement leur vision de la vie campagnarde américaine raciste et encrée dans ses certitudes.
Remote
La première grande enquête est celle d’un clown qui est un tueur en série qui laisse sur chaque lieu de meurtre une disquette informatique qui contient les indices de son prochain meurtre. Kurumi se retrouve donc seule sur les lieux des prochains crimes avant qu’ils ne soient commis. Dans le 2ème tome, la psychologie de l’inspecteur Himuro est un peu plus approfondie, et notre héroïne Kurumi commence à prendre de la valeur et de l’assurance dans son enquête. Elle doit, cette fois ci, trouver le coupable qui a fait sauter la bombe dans un café, et qui a complètement fait prisonnier tous les élèves d’une école en mettant des bombes à toutes les sorties. Pour cela, elle se fait passer pour une élève de l’école. Mais les suspects sont nombreux, qu’ils soient simples élèves ou professeurs. C’est une série facile à lire et on comprend très bien le scénario. L’enquête est mise plus en avant que les personnages, ce qui donne un manga aux pages fluides et qui donne envie de le lire pour en connaître la fin. Des enquêtes policières dignes des meilleurs Columbo.
Hanashippanashi
Ce manga contient de très courtes histoires qui mettent en place des créatures et légendes urbaines qui n’étonnent plus personne. Mais, en outre, on obtient des réponses à bien des questions que l’on se pose quand on est enfant, comme : que se passe t’il quand plus personne ne vous cherche, ou bien si on disparaît, si on traverse la rue hors des passages protégés. Le pire est que si on possède un peu d’imagination et une ouverture d’esprit, on arrive à comprendre et à accepter les réponses apportées dans ce 1er tome d’une série bien prometteuse.
Quelquepatte
Une taupe toute noire, normal pour une taupe, vit dans une forêt avec ses amis poussins, écureuils, lapins… Une taupe qui passe de cases en cases, subit les envies de son auteur, Aliceu, qui du bout de son crayon, nous pousse à rêver, à aimer ces petits animaux à qui il arrive bien des choses. Par des courtes histoires, sans paroles, de 1 à 2 pages, on découvre des dessins simples ou parfois construits en œuvre pure comme celui de la bulle de savon qui monte dans le ciel à travers les branches des arbres. On aime cet album par sa pureté originale, sa simplicité qui nous oblige à rester sur la page à observer chaque case les unes après les autres. On aime, car le dessin nous ramène dans les souvenirs de notre enfance. La drôlerie, mise avec une facilité déconcertante, pousse à la tendresse face à cette petite taupe qui passe de la colère à la joie, de la solitude à l’amitié, du concret à l’absurde. En noir et blanc, la couleur étant complètement inutile, ce livre, ce recueil de dessin, ne peut que plaire. Un enfant de 4 ans va l’ouvrir, tourner les pages et rester scotché dessus. Et un adulte va sentir le compteur des années faire demi-tour. C’est un album à succès car il se démarque des autres.
Ballade du Peloponnese
Parfois il est de ces heureux hasards. En fouinant dans les bacs d’une bouquinerie (le Boulinier pour ne pas le citer), je tombe sur cette bd dont le sujet m’interpelle "oh, de la mythologie ? – tiens, mais c’est du Vanoli ? - et le prix est dérisoire ? - je prends !". C’est ainsi que, sans trop savoir à quoi m’attendre, j’ai acheté cette bd. Revenu de Paris dans mon cher pays qui est le mien, je me mis à le lire sans tarder (chose rare, comme peuvent en témoigner ceux qui me connaissent un peu). Eh bien, Vanoli a réussi à m’enthousiasmer comme rarement je ne l’ai été ! En préambule, voici brièvement décrite la genèse de ce petit album ô combien plaisant à lire : Vanoli est parti de personnages puisés dans un dico de mythologie, les faisant se succéder les uns aux autres à la manière d’un relais qui passe de main en main. Cela donne une certaine spontanéité au récit, même si il déroute au début. Ainsi, cet exercice de style peut en rebuter plus d’un car Vanoli ne s’attarde pas sur le devenir de ces demi-dieux et déesses, ne faisant que de les effleurer en une succession d’instantanés. Bizarrement, j’ai été conquis par les choix narratifs de l’auteur qui ne m’ont nullement frustré. Concernant les dessins, ça reste du Vanoli même si, il est vrai, on l’a déjà connu plus appliqué. Enfin, un détail amusant réside dans la construction particulière des phrases où Vanoli alterne caractères imprimés et manuscrits (parfois même dans le même mot !), chose qui m’avait échappé en première lecture. A découvrir !
Professeur Bell
Une des meilleures séries de Sfar, si pas la meilleure, même si elle est moins connue que d'autres. Le dessin est similaire à ce que fait Sfar, et la reprise par Tanquerelle de celui-ci n'altère en rien sa qualité. En ce qui concerne le scénario, celui-ci est excellent, original et s'améliore au fil des tomes. Les personnages acquièrent une profondeur insoupçonnée. J'attends avec impatience la suite... Ma note pourrait facilement passer à 5/5 si la qualité se maintient.
Les Tribulations du Choucas
Cet album marque une renaissance du Choucas. Bien loin des enquêtes du détective habillé en noir, et à l’occasion de l’aide de son ami taxi, les tribulations du Choucas ouvrent les portes du voyage, du rêve des autres continents. Trekking payant est un coup payant. Pardon pour ce mauvais jeu de mot, mais j’imagine facilement qu’il ne fut pas facile pour l’auteur de trouver un nouveau souffle et un style pour cette série. L’idée de porter la majorité des pages au Népal est une très bonne idée, et a sans doute permis à Lax de sortir des habitudes et de son foyer, car il a quand même poussé le vice de se rendre sur place et d’avoir à se confronter aux armes Maoïstes du Népal. Pour preuve, un reçu que les Maoïsants lui ont remis et qui lui permettra de recevoir un remboursement de la somme (qu’il a du donné sous la menace) quand ils auront pris le pouvoir. Quand je parle de bouffée d’air, je ne fais pas dans l’imaginaire. La page 9 par exemple, contient un dessin formidable qui donne envie de rencontrer les habitants. Et que penser des fabuleuses montagnes et des fantasmes qu’elles procurent quand le Choucas rencontre une belle blonde… Je vous invite à vous plonger dans le Choucas, vous n’y perdrez ni votre temps ni vos plumes.
La Dernière cigarette
Remarquable ! La guerre est finie depuis plus de 60 ans à présent, et ceux qui l'ont vécu commencent à être âgés. Encore plus ceux qui ont combattu. Et comme le fait dire si justement Alex Nikolavitch à son héros, le temps passe et met un voile sur l'horreur. Pourtant l'horreur demeure. Celle d'une guerre stupide (comme toutes les guerres), où des hommes sont envoyés au front pour en tuer d'autres (qui ne leur ont rien fait), où d'autres sont entassés dans des camps, gazés ou abattus, puis abandonnés. L'horreur des camps, où des milliers de personnes ont survécu physiquement, mais qui y ont laissé à jamais leur âme... La guerre s'est terminée en 1945, mais elle laisse des traces dans des millions de coeurs, de corps. Mais la guerre a aussi permis la rencontre de Dorscheid et Tcherkiatov, deux hommes simples, ennemis pour leurs états-majors, mais deux hommes qui partagent une cigarette sous les bombardements, puis qui se retrouveront, trois ans plus tard, pour une autre cigarette, la dernière... En très peu de pages, dans un album photo-réaliste avec une belle voix off, Alex Nikolavitch et Marc Botta nous montrent l'absurdité des hommes, et surtout de la guerre. En quelques vignettes, l'émotion suinte et envahit notre coeur.
Les Phalanges de l'ordre noir
Dessin de Bilal : Excellent. Scénario de Christin : tout aussi excellent. Une bonne histoire de nostalgie et de passéisme sur un sujet relativement rare et beau : les brigades internationales de la guerre civile espagnole. Une histoire aussi du vieillissement. A lire.