Série vraiment très sympa, dessin très agréable mais pas particulièrement original.
Les deux premiers tomes traitent d'histoires ponctuelles de différents protagonistes, ils paraissent donc sympathiques mais limités dans le scénario. Mais en lisant la suite (en V.O en ce qui me concerne donc avec beaucoup d'avance sur la VF), je peux vous assurer que l'histoire devient super prenante, les personnages des premiers tomes ré interviennent évidemment, on commence à comprendre ce qui se trame et l'histoire de fond qui n'apparaissait pas vraiment au début s'éclaircit véritablement.
On a donc un passe-passe entre trame de fond et histoires ponctuelles qui se complètent parfaitement.
A lire, je vous assure, mais ne vous arrêtez pas au premier tome, ce serait une erreur.
Et pour ceux qui aiment, et qui maitrisent un minimum l'anglais, la VO est encore mieux, beaucoup plus de réalisme dans les dialogues (le langage est très variable en fonction de qui parle, argotique, espagnol, français...) et elle vous permettra d'avancer beaucoup plus dans la série et donc dans le suspens.
Nain
Attention, voilà un album tout à fait remarquable ! Dès la couverture, superbe, avec au premier plan cet énigmatique personnage, de dos, vêtu de rouge, qui tranche avec la grisaille de New York en arrière plan. Dès les premières pages, l'histoire est captivante. Qui est cet homme ? Pourquoi cherche-t'il Ben Koch ? Autant de questions qui tiennent le lecteur en haleine.
La narration est exceptionnelle. L'histoire est divisée en 7 chapitres, et le découpage fait mouche. En effet chaque partie nous fait connaître davantage les personnages, leur passé et leurs liens. Mais chaque chapitre fait également avancer la trame principale de l'histoire de manière intelligente et le suspense augmente au fur et à mesure. Enfin chaque chapitre réserve son lot de surprises et de rebondissements pour le plus grand bonheur du lecteur.
Le dessin et les couleurs donnent une atmosphère qui plonge encore plus le lecteur dans l'ambiance du récit. Bref, que du bon ! Gros coup de cœur pour cet album.
La guerre en Irak, et surtout les conséquences du 11 septembre commencent timidement à être traitées dans le monde de la BD.
Ici, Smolderen nous offre un scénario qui nous fait voyager dans un futur très proche et assez réaliste, mais aussi qui nous ballade de pays en pays (Irak, Angleterre, Dubaï)
A l'image d'une des héroïnes, Chamza, tout va vite, très vite.
Le dessin réaliste de Bertail, que d'ailleurs j'avais apprécié dans la série "Shandy", colle parfaitement au scénario. Un grand nombre de notes de bas de pages nous ancre encore plus l'histoire dans la réalité.
Derrière une couverture élégante et soignée se cache une histoire digne d'intérêt, et qui, je pense, devrait être remarquée par plus d'un lors de cette rentrée.
WWOuahhh ! Quelle lumière dans ce dessin !
Sur les conseils de mon libraire, j'ai donc acheté cette BD, car il avait trouvé le dessin "sympa". C'est frais, coloré, chaleureux, lumineux... Bô, quoi ! Un dessin et des couleurs qui suivent le scénario pour rendre les ambiances qui se succèdent à merveille.
L'histoire quant à elle, tient (pour l'instant -tome 1 oblige-) toute ses promesses, et nous plonge dans un univers aux perspectives alléchantes. Une civilisation ambitieuse, confrontée par le truchement de ses émissaires au "barbares" dont sont issus nos 4 petits héros malgré-eux. Et c'est le périple de cette équipée, et le brutal passage à l'état d'esclave qui nous est relaté de façon admirable.
A suivre avec attention, donc !
L’auteur d’Horologiom nous revient avec ce superbe one shot qui bénéficie d’une présentation particulièrement soignée.
Le titre déjà titille notre curiosité. Mais qui est donc ce "mangeur d’histoires" ?
Avec un trait délicieusement rétro et tout en finesse, Fabrice Lebeault rend hommage aux romans populaires du début XXème siècle (Arsène Lupin, Rocambole). Le récit évolue dans un décor style Belle Epoque et prend, dès les premières pages, une tournure fantastique sur lequel viendra se greffer une sombre histoire de tueur en série.
L’idée de faire interagir le héros de papier avec son créateur n’est pas neuve. Mais cette idée est exploitée ici de fort belle manière de sorte que ce sentiment de déjà-vu s’efface au profit d’un récit inédit et ma foi fort bien charpenté. Rien n’est laissé au hasard. On sent que l’auteur a passé beaucoup de temps à la préparation de cette bd. Et cela se traduit par un récit haletant à la conclusion imprévisible mais toutefois logique. Le lecteur attentif reconnaîtra quelques clins d’œil parsemés tout au long de l’histoire (à Fantomas notamment).
Ce one shot se retrouvera à n’en point douter dans le "top nouveauté" pour le plus grand bonheur d’Alix (et des autres bdphiles !). ;)
Une pure tranche de bonheur ! Cette association Durieux/Gibrat est vraiment une réussite ! Enfin, pour nous, car pour Philippe, c'est plutôt la fin du monde ; du moins du sien. Car en peu de temps tout s'écroule autour de lui (travail, santé, logement...) et la chute est brutale. Mais cette histoire emprunte d'humanité, sait faire rebondir son petit monde avec une touche d'humour, tout en mettant le doigt sur les travers et injustices de notre société.
Au final, on suit avec plaisir une histoire fluide, des personnages biens campés dans un univers qui nous est contemporain et tous leurs tracas quotidiens ; on se sentirait presque en famille. Le tout servi par un dessin sobre mais efficace qui colle parfaitement au sujet.
Espérons que la suite soit de la même trempe !
La couverture, avec ce type à l'oeil mort bizarrement vêtu, m'avait tapé dans l'oeil, si j'ose dire.
Je ne connais pas l'oeuvre de Julia Verlanger, mais en bon amateur de SF, je me suis dit que ce serait l'occasion de la découvrir. Je me suis retrouvé immergé dans un univers qui ne me semble pas très original, mais par contre plutôt bien construit, assez cohérent et vaste. Le premier tome nous plonge déjà pas mal dans l'action, j'espère que la suite sera aussi bonne.
Mais c'est surtout le dessin de Peyravernay qui m'a plu. Dans un style que ne renieraient pas les amateurs des oeuvres de Jodorowsky, c'est un dessin d'une grande puissance, déjà assez maîtrisé, malgré quelques erreurs anatomiques surprenantes pour un enseignant de dessin anatomique à l'Ecole Emile Cohl. Toutefois j'aime beaucoup ce trait, même si je trouve les couleurs trop sombres et peu nuancées. C'est mon véritable coup de coeur pour cette série.
J'ai hâte de lire la suite.
Dans la même veine que l’avis de JJJ dont je trouve la note peu généreuse, le tome 1 de Neandertal m’a beaucoup plu.
La hiérarchie au sein du clan, l’importance de la chasse et la place centrale des superstitions ou des croyances de ces hommes sont autant d’éléments en toile de fond qui rendent le récit fort intéressant. On suit l’aventure peu commune d’un marginal qui est appelé à prendre la route pour gagner le respect des autres membres du clan.
Le seul hic dans l’histoire serait peut-être les conversations élaborées qu’ont les personnages entre eux. Impossible de vérifier, mais je m’imagine mal un Néandertal tenir ce type de dialogue d’autant plus que les membres de la communauté scientifique ne sont pas unanime quant à l’usage du langage chez l’Homme de Néandertal. Sans faire un remake de Quest for Fire ou la Guerre du Feu où les hommes se comprenaient par onomatopées et différents bruits de bouches, l’auteur aurait pu élaguer les conversations et jouer sur le dessin qui aurait traduit les émotions des personnages…. N’est-ce pas l’essence même de la BD.
Malgré cet écueil, bravo!!! Je sais déjà que les 2 autres tomes de cette trilogie auront leur place dans ma bdthèque.
(Avis sur le premier cycle de 5 tomes)
Comme vous le dites tous si bien dans vos avis, la particularité de cette BD est le fait que le tueur passe son temps à penser, à réfléchir aux conséquences de ce qu’il fait, à philosopher sur la nature humaine, sur la vie et la mort, … C’est vraiment fascinant de voir un assassin penser de façon aussi… humaine.
Du coup on s’attache vraiment au personnage au fil des tomes. On apprend à le connaître, lui, sa compagne, ses amis, … un mot sur ses amis tient. La façon dont il devient pote avec d’autres gars le rend encore plus humain. On a vraiment l’impression qu’il pourrait faire partie de nos proches sans que nous nous doutions de rien.
Le scénario est bon, vraiment captivant, et assez facile à suivre (ça tombe bien, j’aime pas les séries de ce genre ou l’auteur rend l’intrigue volontairement compliquée, ça m’énerve). En plus, 5 tomes, c'est une longueur idéale, et la fin est très bien...
Bref, que du bon. Le tome 1 m’avait que moyennement convaincu, peut être parce que les pensées du tueur y sont un peu plus « bateau » que dans les tomes suivant. Mais au fil de la lecture, j’ai été envoûté. Allez, si vous aimez le genre, achetez la série complète !
C'est surréaliste et très zarbi, très original.
C'est sûr que c'est pour un public averti, Crepax fait tout pour dérouter le lecteur, le plonger dans un univers surréaliste.
Là où érotisme rime souvent avec mignon ou carrément porno, Crepax propose une alternative : non-sens, ouverture totale, déroute, irrationalisme.
A lire pour tout vrai amateur de littérature érotique :
Celui ou celle qui cherche simplement à gonfler sa libido en lisant de la bédé érotique ou porno, passez votre chemin !
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Série vraiment très sympa, dessin très agréable mais pas particulièrement original. Les deux premiers tomes traitent d'histoires ponctuelles de différents protagonistes, ils paraissent donc sympathiques mais limités dans le scénario. Mais en lisant la suite (en V.O en ce qui me concerne donc avec beaucoup d'avance sur la VF), je peux vous assurer que l'histoire devient super prenante, les personnages des premiers tomes ré interviennent évidemment, on commence à comprendre ce qui se trame et l'histoire de fond qui n'apparaissait pas vraiment au début s'éclaircit véritablement. On a donc un passe-passe entre trame de fond et histoires ponctuelles qui se complètent parfaitement. A lire, je vous assure, mais ne vous arrêtez pas au premier tome, ce serait une erreur. Et pour ceux qui aiment, et qui maitrisent un minimum l'anglais, la VO est encore mieux, beaucoup plus de réalisme dans les dialogues (le langage est très variable en fonction de qui parle, argotique, espagnol, français...) et elle vous permettra d'avancer beaucoup plus dans la série et donc dans le suspens. Nain
Les serpents aveugles
Attention, voilà un album tout à fait remarquable ! Dès la couverture, superbe, avec au premier plan cet énigmatique personnage, de dos, vêtu de rouge, qui tranche avec la grisaille de New York en arrière plan. Dès les premières pages, l'histoire est captivante. Qui est cet homme ? Pourquoi cherche-t'il Ben Koch ? Autant de questions qui tiennent le lecteur en haleine. La narration est exceptionnelle. L'histoire est divisée en 7 chapitres, et le découpage fait mouche. En effet chaque partie nous fait connaître davantage les personnages, leur passé et leurs liens. Mais chaque chapitre fait également avancer la trame principale de l'histoire de manière intelligente et le suspense augmente au fur et à mesure. Enfin chaque chapitre réserve son lot de surprises et de rebondissements pour le plus grand bonheur du lecteur. Le dessin et les couleurs donnent une atmosphère qui plonge encore plus le lecteur dans l'ambiance du récit. Bref, que du bon ! Gros coup de cœur pour cet album.
Ghost money
La guerre en Irak, et surtout les conséquences du 11 septembre commencent timidement à être traitées dans le monde de la BD. Ici, Smolderen nous offre un scénario qui nous fait voyager dans un futur très proche et assez réaliste, mais aussi qui nous ballade de pays en pays (Irak, Angleterre, Dubaï) A l'image d'une des héroïnes, Chamza, tout va vite, très vite. Le dessin réaliste de Bertail, que d'ailleurs j'avais apprécié dans la série "Shandy", colle parfaitement au scénario. Un grand nombre de notes de bas de pages nous ancre encore plus l'histoire dans la réalité. Derrière une couverture élégante et soignée se cache une histoire digne d'intérêt, et qui, je pense, devrait être remarquée par plus d'un lors de cette rentrée.
L'Education des assassins
WWOuahhh ! Quelle lumière dans ce dessin ! Sur les conseils de mon libraire, j'ai donc acheté cette BD, car il avait trouvé le dessin "sympa". C'est frais, coloré, chaleureux, lumineux... Bô, quoi ! Un dessin et des couleurs qui suivent le scénario pour rendre les ambiances qui se succèdent à merveille. L'histoire quant à elle, tient (pour l'instant -tome 1 oblige-) toute ses promesses, et nous plonge dans un univers aux perspectives alléchantes. Une civilisation ambitieuse, confrontée par le truchement de ses émissaires au "barbares" dont sont issus nos 4 petits héros malgré-eux. Et c'est le périple de cette équipée, et le brutal passage à l'état d'esclave qui nous est relaté de façon admirable. A suivre avec attention, donc !
Le Mangeur d'Histoires
L’auteur d’Horologiom nous revient avec ce superbe one shot qui bénéficie d’une présentation particulièrement soignée. Le titre déjà titille notre curiosité. Mais qui est donc ce "mangeur d’histoires" ? Avec un trait délicieusement rétro et tout en finesse, Fabrice Lebeault rend hommage aux romans populaires du début XXème siècle (Arsène Lupin, Rocambole). Le récit évolue dans un décor style Belle Epoque et prend, dès les premières pages, une tournure fantastique sur lequel viendra se greffer une sombre histoire de tueur en série. L’idée de faire interagir le héros de papier avec son créateur n’est pas neuve. Mais cette idée est exploitée ici de fort belle manière de sorte que ce sentiment de déjà-vu s’efface au profit d’un récit inédit et ma foi fort bien charpenté. Rien n’est laissé au hasard. On sent que l’auteur a passé beaucoup de temps à la préparation de cette bd. Et cela se traduit par un récit haletant à la conclusion imprévisible mais toutefois logique. Le lecteur attentif reconnaîtra quelques clins d’œil parsemés tout au long de l’histoire (à Fantomas notamment). Ce one shot se retrouvera à n’en point douter dans le "top nouveauté" pour le plus grand bonheur d’Alix (et des autres bdphiles !). ;)
Les gens honnêtes
Une pure tranche de bonheur ! Cette association Durieux/Gibrat est vraiment une réussite ! Enfin, pour nous, car pour Philippe, c'est plutôt la fin du monde ; du moins du sien. Car en peu de temps tout s'écroule autour de lui (travail, santé, logement...) et la chute est brutale. Mais cette histoire emprunte d'humanité, sait faire rebondir son petit monde avec une touche d'humour, tout en mettant le doigt sur les travers et injustices de notre société. Au final, on suit avec plaisir une histoire fluide, des personnages biens campés dans un univers qui nous est contemporain et tous leurs tracas quotidiens ; on se sentirait presque en famille. Le tout servi par un dessin sobre mais efficace qui colle parfaitement au sujet. Espérons que la suite soit de la même trempe !
Horlemonde
La couverture, avec ce type à l'oeil mort bizarrement vêtu, m'avait tapé dans l'oeil, si j'ose dire. Je ne connais pas l'oeuvre de Julia Verlanger, mais en bon amateur de SF, je me suis dit que ce serait l'occasion de la découvrir. Je me suis retrouvé immergé dans un univers qui ne me semble pas très original, mais par contre plutôt bien construit, assez cohérent et vaste. Le premier tome nous plonge déjà pas mal dans l'action, j'espère que la suite sera aussi bonne. Mais c'est surtout le dessin de Peyravernay qui m'a plu. Dans un style que ne renieraient pas les amateurs des oeuvres de Jodorowsky, c'est un dessin d'une grande puissance, déjà assez maîtrisé, malgré quelques erreurs anatomiques surprenantes pour un enseignant de dessin anatomique à l'Ecole Emile Cohl. Toutefois j'aime beaucoup ce trait, même si je trouve les couleurs trop sombres et peu nuancées. C'est mon véritable coup de coeur pour cette série. J'ai hâte de lire la suite.
Neandertal
Dans la même veine que l’avis de JJJ dont je trouve la note peu généreuse, le tome 1 de Neandertal m’a beaucoup plu. La hiérarchie au sein du clan, l’importance de la chasse et la place centrale des superstitions ou des croyances de ces hommes sont autant d’éléments en toile de fond qui rendent le récit fort intéressant. On suit l’aventure peu commune d’un marginal qui est appelé à prendre la route pour gagner le respect des autres membres du clan. Le seul hic dans l’histoire serait peut-être les conversations élaborées qu’ont les personnages entre eux. Impossible de vérifier, mais je m’imagine mal un Néandertal tenir ce type de dialogue d’autant plus que les membres de la communauté scientifique ne sont pas unanime quant à l’usage du langage chez l’Homme de Néandertal. Sans faire un remake de Quest for Fire ou la Guerre du Feu où les hommes se comprenaient par onomatopées et différents bruits de bouches, l’auteur aurait pu élaguer les conversations et jouer sur le dessin qui aurait traduit les émotions des personnages…. N’est-ce pas l’essence même de la BD. Malgré cet écueil, bravo!!! Je sais déjà que les 2 autres tomes de cette trilogie auront leur place dans ma bdthèque.
Le Tueur
(Avis sur le premier cycle de 5 tomes) Comme vous le dites tous si bien dans vos avis, la particularité de cette BD est le fait que le tueur passe son temps à penser, à réfléchir aux conséquences de ce qu’il fait, à philosopher sur la nature humaine, sur la vie et la mort, … C’est vraiment fascinant de voir un assassin penser de façon aussi… humaine. Du coup on s’attache vraiment au personnage au fil des tomes. On apprend à le connaître, lui, sa compagne, ses amis, … un mot sur ses amis tient. La façon dont il devient pote avec d’autres gars le rend encore plus humain. On a vraiment l’impression qu’il pourrait faire partie de nos proches sans que nous nous doutions de rien. Le scénario est bon, vraiment captivant, et assez facile à suivre (ça tombe bien, j’aime pas les séries de ce genre ou l’auteur rend l’intrigue volontairement compliquée, ça m’énerve). En plus, 5 tomes, c'est une longueur idéale, et la fin est très bien... Bref, que du bon. Le tome 1 m’avait que moyennement convaincu, peut être parce que les pensées du tueur y sont un peu plus « bateau » que dans les tomes suivant. Mais au fil de la lecture, j’ai été envoûté. Allez, si vous aimez le genre, achetez la série complète !
Anita
C'est surréaliste et très zarbi, très original. C'est sûr que c'est pour un public averti, Crepax fait tout pour dérouter le lecteur, le plonger dans un univers surréaliste. Là où érotisme rime souvent avec mignon ou carrément porno, Crepax propose une alternative : non-sens, ouverture totale, déroute, irrationalisme. A lire pour tout vrai amateur de littérature érotique : Celui ou celle qui cherche simplement à gonfler sa libido en lisant de la bédé érotique ou porno, passez votre chemin !